Le Conflit (61) Europe Occidentale (27)

Rappel (4) : ordre de bataille des unités de la Heer engagées contre la Belgique

HeeresGruppe A

5ème Armée

  1. ArmeeKorps : un régiment d’artillerie lourde de corps d’armée, un bataillon du génie, un bataillon de soutien logistique et un bataillon de reconnaissance de corps d’armée (Aufklärung Abteilung)

-12ème division d’infanterie (12.ID InfanterieDivision) 13ème division d’infanterie (13.ID InfanterieDivision) et 1. S.S Division «Leibstandarte Adolf Hitler»

  1. ArmeeKorps : Unités d’appui et de soutien : un régiment d’artillerie lourde de corps d’armée, un bataillon du génie, un bataillon de soutien logistique, un bataillon de reconnaissance de corps d’armée (Aufklärung Abteilung)

-30ème division d’infanterie (30. InfanterieDivision), 2. S.S Division «Deutschland» et 27ème division d’infanterie (27.InfanterieDivision)

Réserve d’armée : une Flak-Brigade, un bataillon de lance-roquettes multiples (Wurfgranate Abteilung), deux divisions d’infanterie en cours de montée en puissance, les 262. et 264 InfanterieDivision.

12ème Armée

  1. S.S ArmeeKorps : un régiment d’artillerie lourde de corps d’armée, un bataillon du génie, un bataillon de soutien logistique, un bataillon de reconnaissance de corps d’armée (Aufklärung Abteilung)

-4. S.S Division «Der Fuhrer» et 1. S.S Panzerdivision

  1. ArmeeKorps : un régiment d’artillerie lourde de corps d’armée, un bataillon du génie, un bataillon de soutien logistique, un bataillon de reconnaissance de corps d’armée (Aufklärung Abteilung)

-51ème division d’infanterie (51. InfanterieDivision) 53ème division d’infanterie (53. InfanterieDivision) et 55ème division d’infanterie (55. InfanterieDivision)

  1. ArmeeKorps : un régiment d’artillerie lourde de corps d’armée, un bataillon du génie, un bataillon de soutien logistique, un bataillon de reconnaissance de corps d’armée (Aufklärung Abteilung)

-57ème division d’infanterie (57.InfanterieDivision), 59ème division d’infanterie (59. InfanterieDivision) et 61ème division d’infanterie (61. InfanterieDivision)

-Réserve d’armée : une Flak-Brigade, un bataillon de lance-roquettes multiples (Wurfgranate Abteilung), deux divisions d’infanterie en cours de montée en puissance, les 266. et 268 InfanterieDivision.

HeeresGruppe B

4ème Armée

-9. ArmeeKorps : un régiment d’artillerie lourde de corps d’armée, un bataillon du génie, un bataillon de soutien logistique, un bataillon de reconnaissance de corps d’armée (Aufklärung Abteilung)

-15ème division d’infanterie (15.InfanterieDivision), 17ème division d’infanterie (17.InfanterieDivision) et 19ème division d’infanterie (19.InfanterieDivision)

-11. ArmeeKorps : un régiment d’artillerie lourde de corps d’armée, un bataillon du génie, un bataillon de soutien logistique, un bataillon de reconnaissance de corps d’armée (Aufklärung Abteilung)

-16ème division d’infanterie (16.InfanterieDivision), 18ème division d’infanterie (18.InfanterieDivision) et 29ème division d’infanterie (29.InfanterieDivision)

-3. Panzerkorps : un régiment d’artillerie lourde de corps d’armée, un bataillon du génie, un bataillon de soutien logistique, un bataillon de reconnaissance de corps d’armée (Aufklärung Abteilung)

-4ème division blindée (4. Panzerdivision) (Panzer V Panther + un bataillon de chars Tigre), 9ème division blindée (9. Panzerdivision) (Panzer III et IV + un bataillon de chars Tigre) et 11ème division blindée (11. Panzerdivision) (Panzer III et IV + bataillon de chars Tigre)

-Réserve d’armée : Réserve d’armées : une Flak-Brigade, un bataillon de lance-roquettes multiples (Wurfgranate Abteilung), deux divisions d’infanterie en cours de montée en puissance, les 265. et 267 InfanterieDivision.

6ème Armée

  1. ArmeeKorps : un régiment d’artillerie lourde de corps d’armée, un bataillon du génie, un bataillon de soutien logistique, un bataillon de reconnaissance de corps d’armée (Aufklärung Abteilung)

-33ème division d’infanterie (33. InfanterieDivision), 37ème division d’infanterie (37. InfanterieDivision) et 3ème division S.S «Germania»

13.ArmeeKorps : un régiment d’artillerie lourde de corps d’armée, un bataillon du génie, un bataillon de soutien logistique, un bataillon de reconnaissance de corps d’armée (Aufklärung Abteilung)

-39ème division d’infanterie (39. InfanterieDivision), 41ème division d’infanterie (41. InfanterieDivision) et 43ème division d’infanterie (43. InfanterieDivision)

-14. ArmeeKorps : un régiment d’artillerie lourde de corps d’armée, un bataillon du génie, un bataillon de soutien logistique, un bataillon de reconnaissance de corps d’armée (Aufklärung Abteilung)

-45ème division d’infanterie (45. InfanterieDivision), 47ème division d’infanterie (47. InfanterieDivision) et 49ème division d’infanterie (49. InfanterieDivision)

-Réserve d’armée : une Flak-Brigade, un bataillon de lance-roquettes multiples (Wurfgranate Abteilung), deux divisions d’infanterie en cours de montée en puissance, les 269. et 271 InfanterieDivision.

8ème Armée

  1. ArmeeKorps : un régiment d’artillerie lourde de corps d’armée, un bataillon du génie, un bataillon de soutien logistique, un bataillon de reconnaissance de corps d’armée (Aufklärung Abteilung)

-63ème division d’infanterie (63. InfanterieDivision), 65ème division d’infanterie (65. InfanterieDivision) et 67ème division d’infanterie (67. InfanterieDivision)

  1. ArmeeKorps : un régiment d’artillerie lourde de corps d’armée, un bataillon du génie, un bataillon de soutien logistique, un bataillon de reconnaissance de corps d’armée (Aufklärung Abteilung)

-54ème division d’infanterie (54. InfanterieDivision) 56ème division d’infanterie (56. InfanterieDivision) et 5ème division S.S «Totenkopf»

  1. ArmeeKorps : un régiment d’artillerie lourde de corps d’armée, un bataillon du génie, un bataillon de soutien logistique, un bataillon de reconnaissance de corps d’armée (Aufklärung Abteilung)

-58ème division d’infanterie (58. InfanterieDivision) 60ème division d’infanterie (60. InfanterieDivision) et 62ème division d’infanterie (62. InfanterieDivision)

-Réserve d’Armées : une Flak-Brigade, un bataillon de lance-roquettes multiples (Wurfgranate Abteilung), deux divisions d’infanterie en cours de montée en puissance, les 270. et 272 InfanterieDivision.

Rappel (5) : ordre de bataille des unités de la Luftwaffe engagées contre la Belgique

XIV. FliegerKorps

-Six grupen de chasse : les I. et II/JG-52 volant sur Focke-Wulf Fw-190G, les I. et II./JG-2 volant sur Focke-Wulf Fw-190E, les II. et IV./JG-54 volant sur Messerschmitt Me-109F.

-Trois gruppen de chasse lourde : les I./ZG-76 (Me-110G), I./ZG-2 (Me-110D) et I./ZG-3 (Me-210B).

-Sept gruppen de bombardement et d’attaque : III./Kpfg-1 (Dornier Do-217), I./Kpfg-2 (Dornier Do-217), I./Kpfg-3 (Junkers Ju-188) III./Kpfg-53 : (Heinkel He-111) III./Kpfg-41 : (Focke-Wulf Fw-190D), III./Kpfg-42 (Focke-Wulf Fw-190D) et I./Kpfg-45 (Focke-Wulf Fw-190D)

-Deux gruppen de bombardement en piqué en l’occurrence les I./Stkpfg-2 et I./Stkpfg-3 volant respectivement sur Ju-87B et Ju-87D.

-Un gruppen de reconnaissance le Aufklarunggruppe 32 : Focke-Wulf Fw-189 et Fieseler Fi-156

-Deux groupes de transport, le III./TrG-1 volant sur Junkers Ju-90 et le II./TrG-2 disposant de Messerschmitt Me-323 Giant et de Focke-Wulf Fw-200 Condor

XV. FliegerKorps

-Six gruppen de chasse : I. II. III./JG-27 : Messerschmitt Me-109F, IV./JG-53 : Focke-Wulf Fw-190A et
I. et II./JG-77 : Messerschmitt Me-109F

-Trois gruppen de chasse lourde : II./ZG-2 : (Me-110D), III./ZG-2 : (Me-110D) et IV./ZG-2 : (Me-110D)

-Neuf gruppen d’attaque et de bombardement : II./Kpfg-2 : Dornier Do-217, III./Kpfg-2 : Dornier Do-217, II./Kpfg-53 : Heinkel He-111, I./Kpfg-4 : Dornier Do-217, IV./Kpfg-41 : Focke-Wulf Fw-190D, I./Kpfg-42 : Focke-Wulf Fw-190D, II./Kpfg-45 : Focke-Wulf Fw-190D, II./Kpfg-46 : Henschel Hs-129 et II./Kpfg-47 : Heinkel He-179.

-Deux groupes de bombardement en piqué : IV./Stkpfg-1 et IV./Stkpfg-2 volant respectivement sur Ju-87D et Ju-87B.

-Un gruppen de reconnaissance, l’Aufklärunggruppe 122 : Focke-Wulf Fw-189 et Fieseler Fi-156

-Un gruppen de transport, le III./TransportGeschwader 3 volant sur Junkers Ju-52/3m

Des combats symboliques : le Luxembourg

Le Grand-Duché du Luxembourg est depuis 1867 un pays neutre sans armée digne de ce nom. De toute façon sa position géographique rend impossible toute défense durable. Impossible que le pays reste un ilôt d’indépendance si la France ou l’Allemagne décide de l’envahir.

Au 10 mai 1949 rappelons le volume des forces armées luxembourgeoises :

Quand les allemands attaquent la défense du Grand-Duché est assuré par le Corps des Volontaires Luxembourgeois (CVL), petite unité d’infanterie composée des éléments suivants :

-Un état-major de 25 hommes (plus destiné à l’administration et à l’approvisionnement qu’au commandement au combat)

-Une compagnie montée (cavalerie à cheval) de 75 hommes

-Quatre Compagnies d’infanterie de 110 hommes chacune avec pour armement des revolvers, des fusils et des mitrailleuses

En face l’Allemagne mobilise une partie de la 8ème Armée (Heeresgruppe B) pour neutraliser le plus vite possible le grand-duché et obtenir une nouvelle base de départ pour pourquoi pas déboder les alliés en les frappant dans une zone plus difficile d’accès.

A l’aube le 10 mai l’artillerie lourde du 22.ArmeeKorps (22.AK) ouvre le feu sur le territoire grand-ducal jugé trop petit pour être bombardé par l’aviation. Ces tirs sont davantage destinés à effrayer plutôt qu’à détruire.

Sous ces tirs d’artillerie les sapeurs tentent de supprimer les obstacles installés par le Luxembourg pour tenter d’empêcher les allemands d’envahir le territoire. Ils subissent quelques pertes sous les tirs des volontaires luxembourgeois bien décidés à résister au moins symboliquement.

Des itinéraires sont ouverts permettant le passage du bataillon d’éclairage (Aufklärung Abteilung) et notamment des autos blindées qui équipe l’unité, les Panzer III Ausf L à canon de 20mm étant gardés en réserve prêts à intervenir moins contre les luxembourgeois que contre les belges et les français qui pourraient intervenir plus vite que prévu par la planification militaire allemande.

Face à ces autos blindées, les luxembourgeois n’ont aucune arme «légale» à y opposer mais certains volontaires débrouillard parviendront à détruire l’un de ces véhicules à l’aide d’un cocktail molotov de leur composition.

A lui tout seul l’Aufklärung Abteilung ne pouvait occuper tout le grand-duché. Voilà pourquoi est engagée le 58.InfanterieDivision (58.ID), cette division d’infanterie occupant en fin de journée le Grand-Duché du Luxembourg.

Elle tente de déboucher en France pour obtenir une tête de pont sur le territoire français mais elle est sérieusement accrochée par les unités du 7ème Corps d’Armée (7ème CA) 36ème DI et 1ère Division d’Infanterie Polonaise (1ère DIP) (3ème Armée, GA n°2) et par les ouvrages Maginot des Secteurs Fortifiés de la Crusnes et de Thionville qui bloquent toute avancée allemande en France. Inutile de préciser que ce n’était que partie remise.

Le 22ème Corps d’Armée allemand occupe la totalité du Luxembourg qui à son corps défendant redevient le «Gibraltar du Nord».

Le Conflit (39) Europe Occidentale (5)

Luftwaffe

Ordre de Bataille global en septembre 1948

Luftflotte 1 (Berlin)

-Jagdgeschwader 3 : quatre gruppen volant sur Messerschmitt Me-109G

-Jagdgeschwader 26 : quatre gruppen volant sur Messerschmitt Me-109H

-Jagdgeschwader 51 : quatre gruppen volant sur Focke-Wulf Fw-190E

-Jagdgeschwader 52 : quatre gruppen volant sur Focke-Wulf Fw-190G

-Zerstörergeschwader 26 : quatre gruppen de Messerschmitt Me-110G

-Zerstörergeschwader 76 : quatre gruppen de Messerschmitt Me-110G

-Kampfgeschwader 1 : trois gruppen de Dornier Do-217E

-Kampfgeschwader 76 : trois gruppen de Junkers Ju-88A et Junkers Ju-188A

-Kampfgeschwader 2 : trois gruppen de Dornier Do-217G

-Kampfgeschwader 3 : trois gruppen de Junkers Ju-188A

-Sturzkampfgeschwader 1 : quatre gruppen de Junkers Ju-87D

-Sturzkampfgeschwader 3 : quatre gruppen de Junkerrs Ju-87D

-Aufklärunggeschwader 31 : trois gruppen de Dornier Do-217P

-Aufklärrunggruppe 121 : Focke-Wulf Fw-189 et Fieseler Fi-156

-TransportGeschwader 1 : deux gruppen de Junkers Ju-90 et un gruppen de Ju-52/3m

Luftflotte 2 (Braunschweig)

-Jagdgeschwader 54 : quatre gruppen de Messerschmitt Me-109F

-Jagdgeschwader 2 : quatre gruppen de Focke-Wulf Fw-190E

-Jagdgeschwader 27 : quatre gruppen de Messerschmitt Me-109F

-Jagdgeschwader 53 : quatre gruppen e Focke-Wulf Fw-190A

-Jagdgeschwader 77 : quatre gruppen de Messerschmitt Me-109F

-Jagdgeschwader 4 : quatre gruppen de Messerschmitt Me-109F


-Zerstörergeschwader 2 : quatre gruppen de Messerschmitt Me-110D

-Zerstörergeschwader 3 : quatre gruppen de Messerschmitt Me-210B

-Kampfgeschwader 53 : trois gruppen de Heinkel He-111H

-Kampfgeschwader 4 : trois gruppen de Dornier Do-217E

-Kampfgeschwader 27 : trois gruppen de Heinkel He-111H

-Kampfgeschwader 40 : trois gruppen de Heinkel He-179 (cette escadre intègre également les Focke-Wulf Ta-400)

-Sturzkampfgeschwader 2 : quatre gruppen de Junkers Ju-87B

-Kampfgeschwader 41 : quatre gruppen de chasseurs-bombardiers Focke-Wulf Fw-190D

-Kampfgeschwader 42 : quatre gruppen de chasseurs-bombardiers Focke-Wulf Fw-190D

-Aufklarungruppe 32 : Focke-Wulf Fw-189 et Fieseler Fi-156

-TransportGeschwader 2 : Focke-Wulf Fw-200 et de Messerschmitt Me-323 Giant

Luftflotte 3 (Munich)

-Jagdgeschwader 1 : quatre gruppen de Messerschmitt Me-109E

-Jagdgeschwader 5 : quatre gruppen de Focke-Wulf Fw-190D

-Jagdgeschwader 28 : quatre gruppen de Messerschmitt Me-109F

-Jagdgeschwader 29 : quatre gruppen de Focke-Wulf Fw-190D

-Zerstörergeschwader 4 : quatre gruppen de Messerschmitt Me-210B

-Kampfgeschwader 43 : trois gruppen disposant de Junkers Ju-88D et de Ju-188

-Kampfgeschwader 44 : trois gruppen disposant de Junkers Ju-88D et de Ju-188

-Sturzkampfgeschwader 77 : quatre gruppen de Junkers Ju-87R

-Kampfgeschwader 45 : quatre gruppen de Focke-Wulf Fw-190D

-Kampfgeschwader 46 : trois gruppen de Henschel Hs-129

-Aufklärunggeschwader 33 : trois gruppen de Junkers Ju-188R

-Aufklarunggruppe 122 : Focke-Wulf Fw-189 et Fieseler Fi-156

-TransportGeschwader 3 : deux gruppen de Junkers Ju-90 et un gruppen de Junkers Ju-52/3m

Luftflotte 4 (Vienne)

-Jagdgeschwader 6 : quatre gruppen de Messerschmitt Me-109E

-Jagdgeschwader 30 : quatre gruppen de Focke-Wulf Fw-190B

-Zerstörergeschwader 5 : quatre gruppen de Messerschmitt Me-410A

-Kampfgeschwader 47 : trois gruppen de Heinkel He-179

-Kampfgeschwader 48 : trois gruppen de Dornier Do-217G

-Sturzkampfgeschwader 78 : quatre gruppen de Junkers Ju-87R

-Aufklärunggruppe 123 : Focke-Wulf Fw-189 et Fieseler Fi-156

FallschirmjägerKorps

-3rd FliegerDivision

-5th FliegerDivision

-7th FliegerDivision

Ordre de Bataille de la Luftwaffe pour l’opération FALL GELB

Comme nous l’avons vu dans le volume précédent, des Fliegerkorps temporaires ont été créés pour combattre au dessus du Danemark et de la Norvège.

Initialement il était prévu que ces Fliegerkorps soient démantelés pour reconstituer les geschwader du temps de paix mais au final, décision est prise de les pérenniser ce qui va nécessité la réorganisation des unités, certains gruppens (la majorité) affectés aux Fliegerkorps Danmark et Norge étaient recréés au sein de leurs unités d’origine.

Es-ce la fin ? Pas vraiment car de nouveaux Fliegerkorps vont être créés comme le FliegerKorps Korsika regroupant les moyens destinés à l’opération MERKUR au dessus de la Corse.

Au final la Luftwaffe va imaginer une double chaine de commandement, une chaine administrative et une chaine opérationnelle avec des Luftflotte tactiques engerbant plusieurs Fliegerkorps de moins en moins occasionnels et de plus en plus pérennes.

Pour la grande offensive à l’ouest, l’armée de l’air allemande va engager d’importants moyens pour éclairer, appuyer et couvrir les troupes au sol, sachant parfaitement qu’elle aura fort à faire pour affronter moins les aviations belges et néerlandaises que la Royal Air Force et l’Armée de l’Air.

Entre septembre 1948 et mai 1949 de nouvelles unités de chasse, de chasse-bombardement, de bombardement, de reconnaissance sont mises sur pied mais leur montée en puissance est compliquée car les ressources ne sont pas extensibles à l’infini et que les unités de combat sont prioritaires.

Elles sont cependant jugées suffisamment mures pour assurer la défense du territoire contre les incursions de bombardiers et d’avions de reconnaissance alliées en liaison avec la Flak.

Pour ce qui est de l’opération FALL GELB, les Luftflotte 1 (Berlin) et Luftflotte 2 (Braunschweig) sont surtout solicitées même si des unités venant des Luftflotte 3 (Munich) et 4 (Vienne) seront engagées.

Le modèle imaginé pour l’opération WESERÜBUNG est reproduit ici avec des FliegerKorps regroupant des gruppen qui vont être combinés et recombinés jusqu’à plus soif.

On trouve le XIII. FliegerKorps pour les opérations au dessus des Pays-Bas, les XIV. et XV. FliegerKorps pour les opérations au dessus de la Belgique et de la France.

Pour l’opération TIGER en Alsace, un XVI. FliegerKorps va être engagé avec essentiellement des unités novices et peu expérimentées ce qui permettra aux aviateurs alliés de remporter quelques beaux succès.

XIII. FliegerKorps(FliegerKorps Nederland)

Comme son nom l’indique ce 13ème corps aérien (qui terminera la guerre en Scandinavie comme nous le savons mais ceci est une autre histoire) est destiné à opérer au dessus des Pays-Bas pour couvrir, appuyer, éclairer et soutenir les troupes au sol.

Des avions de transport vont également se charger de larguer les Fallschirmjäger de la 5. FliegerDivision sur les aérodromes néerlandais et sur les fortifications belges avec le succès mitigé que l’on connait.

-On trouve tout d’abord six gruppen de chasse, les I./JG-3 volant sur Messerschmitt Me-109G, les II et III/JG-26 volant sur Messerschmitt Me-109H, le I./JG-52 volant sur Focke-Wulf Fw-190G, le I./JG-54 volant sur Messerschmitt Me-109F et le I./JG-77 volant sur Messerschmitt Me-109F.

-Pour compléter les unités de monomoteurs, le 13ème corps aérien engage quatre gruppen de chasse lourde, des gruppen de dix-huit et non de vingt-sept appareils soit soixante-douze bimoteurs.

On trouve les II./ZG-26 et IV./ZG-26 volant sur Messerschmitt Me-110G, le IV./ZG-76 volant lui aussi sur Me-110G et le IV./ZG-4 volant sur Me-210.

-En ce qui concerne les unités d’attaque et de bombardement, le XIII. FliegerKorps dispose de pas moins de huit gruppen :

-II./Kpfg-1 : Dornier Do-217

-I. et III./Kpfg-27 : Heinkel He-111

-I./Kpfg-41 : Focke-Wulf Fw-190D (chasse-bombardement)

-I. et III./Kpfg-46 : Henschel Hs-129 d’appui rapproché et de lutte antichar

-I./Kpfg-53 : Heinkel He-111 (la transformation sur Heinkel He-119 tardant en raison d’une mise au point interminable)

-II./Kpfg-76 : Junkers Ju-188 (le Ju-88 à été retiré du service)

-On trouve également des Sturzkampfgruppen, des groupes de bombardement en piqué destinés à appuyer au plus près les troupes au sol. Au sein du 13ème Corps Aérien, on trouve les II./StKpfg-1 et IV./Stkpfg-3 volant sur Junkers Ju-87D.

-Un groupe de transport, le II./TrG-1 équipé de Junkers Ju-52/3m. Ce groupe va intégrer des planeurs remorqués par des bombardiers déclassés.

-Un groupe de transport, le I./TrG-2 équipé de Messerschmitt Me-323 Giant

XIV. FliegerKorps

Couvrant les unités déployées dans le nord de la Belgique, le 14ème corps aérien assure essentiellement des missions de couverture, d’éclairage et d’appui.

-On trouve également six grupen de chasse, les I. et II/JG-52 volant sur Focke-Wulf Fw-190G, les I. et II./JG-2 volant sur Focke-Wulf Fw-190E, les II. et IV./JG-54 volant sur Messerschmitt Me-109F.

-On trouve également (bis) trois gruppen de chasse lourde, les I./ZG-76 (Me-110G), I./ZG-2 (Me-110D) et I./ZG-3 (Me-210B).

-Le 14ème Corps Aérien comprend sept gruppen de bombardement et d’attaque à savoir les suivants :

-III./Kpfg-1 : Dornier Do-217

-I./Kpfg-2 : Dornier Do-217

-I./Kpfg-3 : Junkers Ju-188

-III./Kpfg-53 : Heinkel He-111

-III./Kpfg-41 : Focke-Wulf Fw-190D

-III./Kpfg-42 : Focke-Wulf Fw-190D

-I./Kpfg-45 : Focke-Wulf Fw-190D

-Ces unités de bombardement et d’attaque sont appuyées par des gruppen de bombardement en piqué en l’occurence les I./Stkpfg-2 et I./Stkpfg-3 volant respectivement sur Ju-87B et Ju-87D.

-Aufklarunggruppe 32 : Focke-Wulf Fw-189 et Fieseler Fi-156

-Deux groupes de transport, le III./TrG-1 volant sur Junkers Ju-90 et le II./TrG-2 disposant de Messerschmitt Me-323 Giant et de Focke-Wulf Fw-200 Condor

XV. FliegerKorps

Couvrant les unités déployées dans le sud de la Belgique et le nord de la France, le 15ème corps aérien comprend des unités de chasse, d’attaque (chasse-bombardement, bombardement en piqué, bombardement horizontal) et de reconnaissance.

-Les six gruppen de chasse déployés au sein de ce Corps Aérien sont les suivants :

-I. II. III./JG-27 : Messerschmitt Me-109F

-IV./JG-53 : Focke-Wulf Fw-190A

-I. et II./JG-77 : Messerschmitt Me-109F

-Les trois gruppen de chasse lourde déployés au sein du 15ème corps aérien sont les suivants :

-II./ZG-2 : Me-110D

-III./ZG-2 : Me-110D

-IV./ZG-2 : Me-110D

-Les neuf gruppen d’attaque et de bombardement de corps aérien sont les suivants :

-II./Kpfg-2 : Dornier Do-217

-III./Kpfg-2 : Dornier Do-217

-II./Kpfg-53 : Heinkel He-111

-I./Kpfg-4 : Dornier Do-217

-IV./Kpfg-41 : Focke-Wulf Fw-190D

-I./Kpfg-42 : Focke-Wulf Fw-190D

-II./Kpfg-45 : Focke-Wulf Fw-190D

-II./Kpfg-46 : Henschel Hs-129

-II./Kpfg-47 : Heinkel He-179

-Deux groupes de bombardement en piqué sont également présents au sein de ce corps aérien en l’occurrence les IV./Stkpfg-1 et IV./Stkpfg-2 volant respectivement sur Ju-87D et Ju-87B.


-Aufklärunggruppe 122 : Focke-Wulf Fw-189 et Fieseler Fi-156

-Un groupe de transport, le III./TransportGeschwader 3 volant sur Junkers Ju-52/3m

XVI. FliegerKorps

Ce corps aérien engagé uniquement à partir de 22 juin 1949 pour l’opération TIGER avec initialement cinq gruppen de chasse :

-III./JG-3 : Messerschmitt Me-109G

-II. Et III./JG-4 : Messerschmitt Me-109F

-II./JG-52 : Focke-Wulf Fw-190G

-IV./JG-77 : Messerschmitt Me-109F

-Aux côtés de ces cinq gruppen de chasse on trouve trois gruppen de chasse lourde, tous issus du ZG-5 à savoir le I./ZG-5, III./ZG-5 et IV./JG-5 volant tous sur Me-410A, le dernie né des chasseurs lourds allemands.

-Dans le domaine des unités d’attaque et de bombardement, on trouve six gruppen :

-III./Kpfg-4: Dornier Do-217E

-II./Kpfg-27 : Heinkel He-111

-II./Kpfg-42 : Focke-Wulf Fw-190D

-IV./Kpfg-42 : Focke-Wulf Fw-190D

-III./Kpfg-45 : Focke-Wulf Fw-190D

-III./Kpfg-47 : Heinkel He-179

-On trouve également des gruppen de bombardement en piqué en l’occurence les III./Stkpfg-1, III./Stkpfg-2 et II./Stkpfg-3 volant respectivement sur Ju-87D, Ju-87B et Ju-87D.

-Un groupe de reconnaissance, le Aufklarunggruppe 123 volant sur Focke-Wulf Fw-189 et Fieseler Fi-156

-Un groupe de transport, le I./TransportGeschwader 3 volant sur Junkers Ju-90 qui va intégrer des planeurs remorqués par des bombardiers déclassés (Do-17 notamment)

Réserve stratégique

Sous ce vocable se trouve les unités maintenues en Allemagne pour faire face à toute éventualité et ne pas «mettre tous ces œufs dans le même panier». On trouve des unités de chasse, de bombardement, de reconnaissance et de transport.

Ces unités sont pour certaines composées de pilotes novices mais certaines sont composées de pilotes confirmés et expérimentés même si avec l’évolution du conflit les meilleurs pilotes vont naturellement rallier les unités de première ligne.

Dans le domaine de la chasse sur monomoteur, on trouve six groupes de chasse, trois d’entre-eux ralliant ultérieurement le XVI. FliegerKorps pour appuyer les troupes engagées dans l’opération TIGER :

-III./JG-3 : Messerschmitt Me-109G (engagé ultérieurement dans l’opération Tiger)

-II./JG-26 : Messerschmitt Me-109H

-II./JG-52 : Focke-Wulf Fw-190G (engagé ultérieurement dans l’opération Tiger)

-II./JG-53 : Focke-Wulf Fw-190A remplacés progressivement par des Fw-190G

-I./JG-4 : Messerschmitt Me-109F

-II./JG-4 : Messerschmitt Me-109F (engagé dans l’opération Tiger)

En ce qui concerne les unités de chasse lourde (Zerstörergeschwader) pas moins de six groupes sont chargés de la défense du Vaterland :

-III./ZG-26 : Messerschmitt Me-110G

-II./ZG-76 : Messerschmitt Me-110G

-II./ZG-3 : Messerschmitt Me-210B

-II./ZG.3 : Messerschmitt Me-210B

-II./ZG-4 : Messerschmitt Me-210B

-III./ZG-4 : Messerschmitt Me-210B

En ce qui concerne les unités de bombardement et d’attaque, les groupes concernés sont à la fois destinés à renforcer si besoin un FliegerKorps engagé à l’ouest ou mener d’éventuelles missions stratégiques même si les allemands n’ont jamais vraiment eu de stratégie globale comme l’ont eu les alliés. On trouve donc les unités suivantes :

-I./Kampfgeschwader 40 : Heinkel He-179 (avec une escadrille de Focke-Wulf Ta-400)

-II./Kampfgeschwader 40 : Heinkel He-179

-II./Kampfgeschwader 40 : Heinkel He-179

-II./Kampfgeschwader 41 : chasseurs-bombardiers Focke-Wulf Fw-190D

-II./Kampfgeschwader 43 : Junkers Ju-188 (quelques Ju-88 encore en service)

II./Kampfgeschwader 44 : Junkers Ju-188 (quelques Ju-88 encore en service)

-I./Kampfgeschwader 47 : Heinkel He-179

-II./Kampfgeschwader 48 : Dornier Do-217G

-Aufklärunggeschwader 31 : trois gruppen de Dornier Do-217P

-TransportGeschwader 3 : deux gruppen de Junkers Ju-90 et un gruppen de Junkers Ju-52/3m

Fallschirmjäger Korps

Ce corps parachutiste comprend trois puis quatre divisions plus une brigade de parachutiste S.S. Ce corps qui devait engager en bloc toutes ces divisions s’est vu dépouiller de ses unités, devenant pour ainsi dire une coquille vide en attendant mieux (ou pas).

-1st FliegerDivision : créée à l’automne 1948 pour une future opération hors combats à l’ouest. Ce sera donc l’opération MERKUR où les novices vont s’illustrer faisant taire les craintes d’engager une division tout juste créée.

-3rd Fliegerdivision : prévue pour l’opération MARITSA, l’invasion de la Yougoslavie et de la Grèce

-5th Fliegerdivision : doit être engagée dans FALL GELB plus précisément pour s’emparer des aérodromes néerlandais et pour une partie pour neutraliser les forts belges et faciliter ainsi la progression des unités au sol.

-7th Fliegerdivision : doit être engagée dans l’opération MERKUR

-S.S Fallschirmjäger Brigade : reste en réserve, son engagement n’est pas prévu dans l’immédiat.

A noter qu’en septembre 1949 les Fliegerdivision vont devenir des Fallschirmjäger Division.

Flak

Dans cette partie je vais parler des unités territoriales de DCA chargées de protéger les grandes villes, les industries vitales pour l’effort de guerre allemand.

Au début de la guerre, douze divisions de la Flak (FlakDivision) couvre le territoire allemande, la 1ère à Berlin, la 2ème à Munich, la 3ème à Hambourg, la 4ème à Vienne, la 5ème Prague, la 6ème Brème, la 7ème Varsovie, la 8ème à Francfort, la 9ème à Suttgart, la 10ème à Nuremberg, la 11ème à Leipzig et la 12ème à Stettin.

Après une décennie de joyeuse anarchie, un modèle unique à été mis en place en septembre 1947, modèle qui bon an mal an va tenir jusqu’à la fin du conflit. Cette organisation est la suivante :

-Un état-major

-Un bataillon de communication

-Un bataillon de transport motorisé

-Un bataillon de soutien logistique

-Un bataillon de projecteurs

-Un bataillon de ballons de barrage

-Deux régiments de Flak organisés en un état-major, un bataillon de transport et de soutien logistique, une compagnie de communication et cinq bataillons d’artillerie (un bataillon super-lourd avec des canons de 128mm trois batteries de quatre pièces soit 12 canons, deux bataillons médians quatre batteries de six pièces de 88 ou de 105mm soit 48 canons et deux bataillons légers _cinq batteries de six pièces de 20 ou de 37mm soit 60 canons) soit 240 pièces par division et 2880 pièces pour l’ensemble des Flak-Division soit en apparence un mur de feu infranchissable mais en apparence seulement.

Kriegsmarine

Pour l’opération FALL GELB, la marine de guerre allemande va engager essentiellement des unités légères en raison de l’étroitesse de La Manche d’ailleurs barrée au niveau du détroit du Pas de Calais par un champ de mines marines d’ailleurs imparfaitement en place en mai 1949 , de l’importance de bloquer les grosses unités alliées en mer du Nord et de la crainte d’offrir aux aviations ennemies des cibles de valeur.

La Kriegsmarine va engager essentiellement des destroyers, des escorteurs, des vedettes lance-torpilles, des sous-marins, quelques navires de transport, en clair de la «poussière navale» associée à quelques unités plus importantes.

En clair ces moyens doivent couvrir le flanc exposé des troupes allemandes (18ème Armée) mais seraient bien incapables de s’opposer à une intervention décidée de la Home Fleet et de la 7ème Escadre.

Les deux plus grosses unités engagées sont les croiseurs légers Postdam et Magdeburg chargées de protéger les côtes où progressent les unités de la 18.Armee. Ces deux navires doivent également traquer les navires néerlandais et belges qui pourraient être tentés par un baroud d’honneur pour défendre leur pays.

Ces deux croiseurs légers vont s’appuyer sur plusieurs destroyers pardon Zerstörer. Ces derniers doivent avec les torpilleurs et différents navires légers escorter des convois transportant moins des renforts que du ravitaillement pour les troupes avançant sur le territoire néerlandais.

Les KMS Z.21 Z.22 Z.23 Z.24 Z.26 Z.27 Z.28 vont ainsi être engagés au large des côtes néerlandaises prêts à traquer les navires néerlando-belges voir britanniques et français.

Pour relayer les destructeurs on trouve des torpilleurs, tout d’abord les quatre navires de la 10. Torpedobooteflottille à savoir les T.43, les T.44, les T.45 et T.46 mais aussi les T.11 T.12 T.26 T.31 T.33 T.35 T.37 T.38 qui sont issus des différentes flottilles de torpilleurs déployées depuis les ports allemands.

-Les sous-marins de la 31. U-Flottille sont également engagées en l’occurence les U-199 U-200 U-201 U-202 U-203 et U-204 basés en temps normal à Wesermunde. D’autres submersibles vont par la suite être engagés même si le haut-commandement des U-Boot sera réticent à détourner quelqu’uns de ces précieux submersibles pour une mission considérée comme secondaire.

Des escorteurs, des patrouilleurs, des vedettes lance-torpilles, des R-Boote sont également engagés dans cette opération :

-Patrouilleurs Weser et Elbe utilisés en temps de paix comme garde-pêches et en temps de guerre comme patrouilleur côtier.

-Dragueurs de mines M.13 M.19 M.1 M.8 M.58 M.60

-Vedettes lance-torpilles : S.17 S.19 S.21 S.23 S.25 S.29 S.31 S.81 formant la 2. SchnellBoote Flottille

-Vedettes type R-Boote : R.14 R.16 R.18 R.20 R.22 R.24 formant la 4. Raum-Boote Flottille
-Escorteurs (Geleitboote) : G.2 G.4 G.6 G.8 G.10 G.12 G.14 G.16 G.18 G.20 G.22 G.24


Le Kriegsmarine FliegerKorps déploie également des unités pour couvrir la flotte et contrer une intervention des marines alliées avec les unités suivantes :

Le 2. Kriegsmarine Fliegerkorps Geschwader est stationné à Nordenay en Frise Orientale. Il dispose des unités suivantes :

-Une unité de reconnaissance maritime à long rayon d’action le 2. Kriegsmarine Fernaufklärungsgruppe équipé de vingt-quatre Heinkel He-179M, version de patrouille maritime du bombardier Heinkel He179, cette unité étant organisée en trois staffel de huit appareils.

-Une unité de reconnaissance et d’observation maritime la 4. KFK-Aufklärungsgruppe équipée de vingt-sept Focke-Wulf Fw-200 Neue Condor, ce groupe disposant de trois staffel de neuf appareils .

-Deux unités de bombardement-torpillage les 6. et 8. KFK-Kampfgruppe disposant chacune de vingt-quatre Junkers Ju-188 répartis en deux staffel de douze appareils.


-12. Marine Aufklärung Staffel : unité de surveillance maritime stationnée sur l’île de Sylt avec pour équipement douze Blohm & Voss Bv138.

-18. Marine Kampf Staffel : unité de bombardement-torpillage stationnée sur l’île de Sylt avec pour équipement seize Heinkel He-117

Le Conflit (33) Norvège (33)

Jutland et Danemark

Fortifications allemandes

Plus encore que la Norvège la position du Danemark est stratégique pour la défense allemande puisque le pays des Dans contrôle le Skagerrak et le Kattegat permettant d’accéder à la mer Baltique, une mer censée être une mare germanicum ce qui est moins vrai avec la montée en puissance de la Flotte de la Baltique.

De solides fortifications vont protéger la côte occidentale du Danemark et les accès à la mer Baltique en liaison avec des fortifications situées dans le sud de la Norvège notamment du côté de Kristiansand et d’Oslo.

10, 5 cm Krupp, Odderøya

La défense du Skagerrak est assuré côté danois par plusieurs batteries comme les deux Batteries de Hirtshals qui comprennent quatre canons de 105mm sous béton, le tout associé à des postes d’observation, des soutes à munitions souterraines, des abris pour les troupes.

La défense rapprochée est assurée par des pièces légères de DCA (20 et 37mm) et par des tourelles de char démontées, des tourelles de Panzer II (canon de 20mm et mitrailleuse de 7.92mm).

Batterie de 380mm de quoi calmer bien des témérités (ou pas)

A Hanstholm se trouve une puissance batterie de défense côtière qui verrouille le Skagerrak avec la batterie de Vara en Norvège. Elle comprend quatre canons de 380mm sous béton.

Des pièces plus légères sont également présentes comme quatre canons de 170mm, quatre canons de 105mm et quatre canons de 88mm, le tout sous béton. On trouve également des postes de commandement et d’observation sous béton, des abris pour troupes, des dépôts de munitions, des blockhaus d’infanterie disposant de mitrailleuses et de canons antichars associés à des tourelles de char déclassées.

La presqu’ile de Skagen qui marque la limite entre la mer du Nord et la mer Baltique est défendue par une batterie disposant de quatre canons de 120mm modèle 1913, des canons danois retrouvés dans les dépôts de la marine danoise.

Montés sur plate-formes rotatives protégées par du béton, elles disposaient comme de coutumes de postes d’observation, de postes de commandement, d’abris pour la troupe et pour les munitions.

La défense rapprochée de cette batterie est assurée par deux tourelles de Panzer II et par quatre blockhaus d’infanterie disposant chacun d’un canon antichar de 47mm et de deux mitrailleuses de 7.92mm, le tout couvert par des mortiers de 81mm.

En septembre 1952 en raison de la pénurie d’obus de 120mm, ces canons sont remplacés par des canons de 127mm allemands.

Au sud de Skagen on trouve la ville de Frederikshvan avec un dispositif étoffé se composant de soixante-douze bunkers de différente taille, des postes d’observation, des postes de commandement, des abris pour servants, des soutes à munitions bétonnées et bien entendu des blockhaus d’infanterie pour défendre les canons contre un coup de main.

La puissance de feu est conséquente avec six canons de 120mm danois puis six canons de 150mm allemands, des canons antiaériens de 105mm, des canons antiaériens de 20 et de 37mm, des blockhaus d’infanterie disposant d’un canon antichar et de deux mitrailleuses, des tourelles de chars déclassées.

La côte occidentale du Danemark, le Jutland est naturellement sérieusement modifiée car vue comme le meilleur moyen pour les alliés de prendre pied au Danemark (comme nous l’avons vu ce n’est pas si évident que cela).

Des batteries sont implantées à Thyboron, à Agger, à Stavning, à Esjberg, à Oxby et sur l’île de Fano.

A Thyboron on trouve deux canons de 105mm sous masque avec des pièces légères de DCA, des blockhaus d’infanterie et des tourelles de chars déclassées.

A Agger on trouve deux canons de 150mm sous masque, deux canons de 75mm belges eux aussi sous masque, des pièces légères de DCA (20 et de 37mm), deux blockhaus d’infanterie (canon antichar de 37mm tchèque et une mitrailleuse de 7.92mm) et deux tourelles de Panzer II.

A Stavning on trouve quatre canons de 105mm sous masque montés sur plate-formes rotatives le tout protégées par une épaisse couche de béton armé.

On trouve deux postes d’observation, un poste de commandement, quatre abris pour les servants, quatre soutes à munitions (une par pièce) associées à une soute centrale.

On trouve également huit canons de 37mm antiaériens et deux blockhaus d’infanterie (un canon antichar de 37mm tchèque et une mitrailleuse de 7.92mm).

Le port d’Esjberg est couvert par six points d’appui disposant chacun de deux canons de 105mm associés à des pièces légères de DCA (37 et 20mm), des blockhaus d’infanterie (canons antichars et mitrailleuses), des mortiers de 81mm en fosse et des tourelles de Panzer III.

A Oxby il était prévu deux tourelles doubles de 380 et de 406mm mais au final seule une tourelle de 380mm à été aménagée pour repousser au loin la flotte ennemie. L’action de ces canons est relayé par deux canons de 170mm et quatre canons de 150mm.

Cette position est protégée par une solide DCA (canons de 88mm, de 37 et de 20mm), des blockhaus d’infanterie et des tourelles de char déclassées.

Sur l’île de Fano, on trouve quatre canons de 105mm et deux canons de 150mm sous masque montés sur plate-formes rotatives, le tout protégé par du béton. Ces canons sont associés à des pièces de DCA légère (20 et 37mm) et des blockhaus d’infanterie.

A Aalborg une base de sous-marine bétonnée devait être construite mais quand les alliés attaquent on trouve simplement deux alvéoles immergeables et asséchables plus quatre autres encore en travaux, travaux stoppés et qui ne seront jamais repris.

Après guerre la marine danoise envisage d’utiliser cette installation mais y renonce rapidement en raison de nombreuses malfaçons. Les installations sont abandonnées puis détruites non sans mal dans les années quatre-vingt.

La défense de cette base sous-marine est assurée par deux batteries légères à l’entrée du port d’Aalborg, chacune disposant de deux canons de 105mm, de pièces de DCA légères et de blockhaus d’infanterie.

Sur le papier ce dispositif est impressionant, rassurant les allemands et inquiétant les alliés même si on le saura plus tard toutes les batteries ne furent pas toutes armées faute de personnel disponible.

Unités allemandes déployées

Le destroyer Z.15 Erich Steinbrick

-Destroyer Z.15 Erich Steinbrick basé à Aalborg

-Torpilleur T.52 stationné à Aalborg

-Escorteur G.27 stationné à Copenhague

-17. R.-Flottille : R.86 R.90 R.92 à Aalborg R.88 R.94 R.96 à Copenhague

-Dragueurs de mines M.63 M.66 M.107 à Copenhague, M.67 et M.68 à Aalborg

-1. U-Flottille stationnée à Aalborg : U-32 U-34 U-48 U-248 U-250 U-252 U-289 U-290

-Un transport armé et un forceur de blocus

-MIS-6 à Copenhague MIS-7 à Aalborg

-12. Marine Aufklärung Staffel : douze Blohm & Voss Bv-138M stationnés à Esjberg

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Les forces aériennes allemandes déployées au Danemark sont regroupées au sein du X. Fliegerkorps appelé également Fliegerkorps Danmark. Il regroupe les moyens suivants :

Schéma d’un Me-109K

-Jagdgeschwader 10 : 1er groupe volant sur Messerschmitt Me-109K, 2ème groupe volant sur Messerschmitt Me-109L, 3ème groupe volant sur Messerschmitt Me-109L, 4ème groupe volant sur Messerschmitt Me-410 Hornisse.

Dornier Do-217 en vol

-Kampfgeschwader 10 : 1er groupe volant sur Dornier Do-217, 2ème groupe volant sur Dornier Do-217, 3ème groupe volant sur Junkers Ju-388, 4ème groupe volant sur Heinkel He-119

-Aufklärunggeschwader 10 : 1er groupe volant sur Focke-Wulf Fw-189 2ème groupe volant sur Focke-Wulf Fw-189, 3ème groupe volant sur Fieseler Fi-156 Storch 4ème groupe volant sur Focke-Wulf Fw-189

-Transport Gruppen Danmark : Junkers Ju-52/3m et Junkers Ju-90

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Les troupes de la Heer assurant la défense du Danemark sont placées sous le commandement de la 6.Armee. Ces moyens sont les suivants :

-Un état-major implanté à Copenhague

Panzer VI Tiger

-La 34. PanzerDivision une unité créé au printemps 1953 et donc largement inexpérimentée et à l’équipement largement perfectible puisqu’elle ne dispose que de 70% de ses chars 45% de ses semi-chenillés ou encore 54% de son artillerie. Son positionnement loin du Jutland sera critique après guerre mais pas certain que sa présence y aurait changé quoi que ce soit.

canon automoteur Hummel

Sur le plan matériel l’unité dispose de Panzer V Panther et de Panzer VI Tiger, de semi-chenillés Sdkfz 250 et d’automoteurs de 150mm Hummel.

-60ème Corps d’Armée (LX. ArmeeKorps) : 275ème division d’infanterie, 277ème division d’infanterie, le 717ème bataillon de canons d’assaut, un régiment d’artillerie lourde, un régiment antiaérien, un régiment antichar et un bataillon du génie

-61ème Corps d’Armée (LXI ArmeeKorps) : 276ème division d’infanterie, 278ème division d’infanterie, le 718ème bataillon de canons d’assaut, un régiment d’artillerie lourde, un régiment antiaérien, un régiment antichar et un bataillon du génie.

Si le 60ème CA couvre le Jutland, le 61ème est davantage déployé sur la frontière en couverture des unités qui combattent les alliés en Allemagne.

-Festung Copenhaguen : «garnison» de Copenhague composée de deux bataillons composites de faible valeur militaire associé à deux batteries d’artillerie lourde et une compagnie du génie. Les fortifications sont essentiellement celles héritées du Danemark avec quelques blockhaus mais rien de bien extraordinaire.

-Des garnisons dispersées sur les îles danoises là aussi de faible valeur militaire, ne dépassant le volume de la compagnie renforcée.

Ces garnisons sont présentes à Laeso et Anholt (Kattegat), à Samso Endelave et Sejero (entre la péninsule du Jutland et l’île de Sjaelland) ainsi qu’à Bornholm en Baltique.

Unités alliées déployées

La Jutland Task Force placée sous commandement américain comprend les moyens navals suivants :

USS Arizona (BB-39)

-Cuirassés USS Arizona (BB-39) et HMS Iron Duke

-Porte-avions USS Block Island (CVL-34)

-Croiseur lourd USS Toledo (CA-78)

Le USS Brooklyn (CL-40)

-Croiseurs légers USS Brooklyn (CL-40) USS Raleigh (CL-113) HMS Minotaur Defence et Duquesne

-Escorteur d’escadre (ex-Contre-torpilleur) Guepratte

-Destroyers USS Farragut (DD-348) USS Worden (DD-352) USS Aylwin (DD-355) USS Preston (DD-379) HDMS Zealand Bornholm et HMCS Chippewa

-Sous-marins Martinique Mayotte HMS Virtus et Visigoth

-Transport et escorte de la force d’assaut : quatre transports d’assaut  USS Craighead (AK-144) USS Dodridge (AK-145) USS Faribaut (AK-148) Fentress (AK-149), douze LST (dont six canadiens), sept LCI et six LCT canadiens, huit LSL et six LSM le tout escortés par quatre type Hunt IV (HMS Answer Antaeus Ardent Argosy) et deux frégates de classe River, les HMS Plym et Wye.

-Pétrolier RFA Arndale

-Transports rapide HMS Latonna et RFA Fort Beauharnais

Le dispositif aérien est étoffée avec des moyens fournis par la Grande-Bretagne et surtout par les Etats-Unis.

Consolidated Catalina britannique approchant de l’île de Malte

La couverture de la force de combat et de transport est assurée par le Coastal Command avec les hydravions du squadron 212 en l’occurrence des Consolidated Catalina et des bimoteurs du squadron 269 en l’occurence les Blackburn Buccaneer.

Grumman F8F Bearcat

A bord du USS Block Island (CVL-34) on trouve le Carrier Air Group Thirty-Four (CAG-34) qui se composait de deux flottilles de chasse volant sur Grumman F8F Bearcat, une flottille de bombardement en piqué volant sur Curtiss SB2C Helldiver et une flottille de bombardement-torpillage volant sur Grumman TBF Avenger.

Des unités aériennes basées à terre sont également de la partie pour couvrir, éclairer et appuyer les troupes au sol. Ces unités sont fournies par les Etats-Unis et le Danemark.

Republic P-47 Thunderbolt

Côté américain on trouve d’abord quatre groupes de chasse, le 48th Fighter Group volant sur Republic P-47 Thunderbolt, le 361th Fighter Group volant sur Lockheed P-38 Lightning, le 364th Fighter Group volant sur North American P-51 Mustang et le 406th Fighter Group volant sur Bell P-39 Airacobra.

Douglas A-26 Invader

Deux unités d’attaque sont également engagées, le 394th Attack Group volant sur Douglas A-26 Invader et le 410th Attack Group volant sur Republic P-47 Thunderbolt.

North American B-25 Mitchell

Deux unités de bombardement médian sont également engagées, le 44th Combat Bombardement Group volant sur North American B-25 Mitchell et le 467th Combat Bombardement Group volant sur Martin B-26 Marauder.

Lockheed F.7 Lightning

Une unité de reconnaissance est également engagée, le 10th Photo Reconnaissance Group volant sur Lockheed F.7 Lightning.

Supermarine Spitfire Mk IX

Les deux unités danoises de la RAF sont également engagées, le N°464 Squadron (Danish)  volant sur Supermarine Spitfire Mk IX et le N°465 Squadron (Danish)  volant sur des Bristol Beaumont Mk IIID.

Les unités terrestres engagées au Danemark sont les suivantes :

-1ère Brigade mobile danoise (1. Dansk Mobilbrigade)

-Un régiment blindé indépedant, le Régiment des Dragons du Jutland

-Un régiment d’artillerie danois et un groupe d’artillerie norvégien

-1er bataillon de Rangers

-31st Infantry Division (US)

-Eléments blindés fournis par la 1ère division blindée française, un groupement de marche composé de deux escadrons de chars moyens Renault G-2R (appelation officielle : char moyen modèle 1949R), un bataillon d’infanterie mécanisée disposant de VBCI Renault modèle 1949 et un groupe d’artillerie automotrice de 105mm.

-La 11ème division parachutiste (11ème DP) est transportée par voie maritime pour l’exploitation et non parachutée à la grande déception des rivaux de la 25ème DP.

A l’assaut ! (épisode 5)

La préparation du débarquement est classique pour une opération amphibie avec de nombreuses frappes aériennes menées depuis la Grande-Bretagne et même depuis l’Allemagne pour obliger les allemands à disperser leurs moyens de défense.

Les aérodromes sont pilonnés tout comme les sites stratégiques. Les défenses côtières sont naturellement visées via notamment des raids commandos pour neutraliser le maximum de pièces, des opérations «choc et effroi» mais aussi des opérations plus subtiles comme le sabotage des groupes électrogènes, des optiques, des réservoirs de carburant…… .

A l’aube l’aviation en remet une couche pour secouer les défenses allemandes, perturber les communications et gener les mouvements des troupes allemandes.

Les alliés ont envisagé l’engagement des bombardiers lourds de la 8th Air Force pour créer un effet sidération avant d’y renoncer pour une raison obscure. Plusieurs hypothèses peuvent être émises comme la crainte de toucher les civils danois, de trop bouleverser le terrain sans compter les réticences des « gros» à être gaspillés sur le plan tactique.

Alors que les batteries côtières sont à peine remises d’un bombardement aérien plus efficace qu’ailleurs, la flotte ouvre le feu. Les deux cuirassés peuvent quasiment vider leurs soutes pour neutraliser les batteries lourdes, laissant aux croiseurs les batteries médianes et légères.

Enfin les troupes au sol sont mises à terre. Politique oblige c’est la Dansk Mobilbrigade qui est mise à terre en premier pour s’emparer d’une tête de pont dans la direction d’Esjberg.

Les combats sont violents mais les soldats danois submergent les défenses côtières et s’installent solidement en défense. En deuxième vague des éléments blindés fournis par la 1ère Division Blindée française sont mis à terre en compagnie d’éléments du régiment d’artillerie danois.

Cela permet de contrer plusieurs contre-attaques allemandes avec l’aide de l’aviation et de l’artillerie de marine. Très vite les allemands renoncent à rejeter les alliés à la mer préférant couvrir les accès en direction de la frontière allemande et de Copenhague. En clair ils s’enterrent pour contrer l’attaque alliée qui ne vient pas immédiatement.

En effet les alliés décident d’attendre la mise à terre de la 31st Infantry Division (US) mais aussi du régiment de Dragons du Jutland et même de la 11ème Divisison Parachutiste (11ème DP) qui va opérer comme une unité d’infanterie de ligne ce qui ne plut guère aux principaux intéressés.

Ce n’est que le 15 octobre 1953 que les alliés vont reprendre leur avancée sous la forme de trois groupements, un groupement Nord, un groupement Centre et un groupement Sud.

On trouve un groupement Nord sous commandement danois comprenant la 1. Danske Brigade associé à un escadron de dragons, à un régiment d’infanterie américain, un régiment de paras français et un groupe d’artillerie danois.

Ce groupe nord va mettre cap sur Herning puis sur Alborg pour sécuriser tout le nord du Danemark. Il va réaliser également des coups de main vers les îles de Laeso et d’Anholt. Il y rencontre moins de résistance qu’ailleurs et peu ensuite renforcer les deux autres groupes qui se heurtent à davantage de résistance.

Un groupement Centre sous commandement américain comprend un régiment d’infanterie américain, un régiment de parachutistes français un escadron de dragons, quelques éléments de la 1ère division blindée française ainsi que le groupe d’artillerie norvégien. Il met cap sur Vejle et Arhus.

Un groupement Sud sous commandement américain comprend un régiment d’infanterie américain, le reliquat du régiment de dragons, un régiment de paras français et des éléments d’appui américains et danois (notamment le reste du régiment d’artillerie danois). Ses objectifs sont Odense et Copenhague.

Le temps du débarquement est terminé, le temps de l’exploitation est venu.

Revenons un peu en arrière et parlons des pertes navales dans les deux camps. Des pertes lourdes chez les allemands, plus légères chez les alliés.

Côté allemand, les forces navales sont pour ainsi dire anéanties sous les coups de l’aviation et des navires alliés.

Le destroyer Z.15 Erich Steinbrick appareille à l’aube dans l’espoir de surprendre une partie de la flotte alliée, de détruire le maximum de navire et tel un corsaire de disparaître en direction d’eaux moins mal fréquentées. Il n’en aura pas le temps. Son appareillage n’à pas échappé aux alliés qui vont l’attendre de pied ferme.

Après avoir tiré quelques obus de 127mm et lancé une torpille qui ne toucha aucune cible, le destroyer est coulé par les avions du USS Block Island (CVL-34), les F8F Bearcat mitraillant les pièces d’artillerie pendant que les avions d’assaut Curtiss SB2C Helldiver et Grumman Avenger ne passent à l’attaque, le destroyer disparaissant dans un énorme boule de feu, touché selon toute vraisemblance par quatre bombes et deux torpilles !

Le torpilleur T.52 stationné à Aalborg est capturé par les danois, coulé droit dans le port après avoir été sabordé par les allemands dans l’espoir de bloquer le port. Le navire est relevé, inspecté en vue d’une éventuelle remise en service mais très vite les danois comprennent que ce serait un gaspillage de temps et d’argent et préfèrent donc l’envoyer directement à la casse.

L’escorteur G.27 est coulé le 11 octobre 1953 par des Spitfire danois qui le surprennent en plein mer, le détruisant à l’aide de roquettes et de bombes perforantes.

En ce qui concerne les R-Boot, deux sont capturés par les danois et réutilisés par ces derniers (R.86 R.94), deux autres sont victimes de l’aviation américaine (R.88 R.90), le R.92 est frappé par une bombe qui ne lui laisse aucune chance alors que le R.96 est sabordé.

En ce qui concerne les dragueurs de mines, les M-Boote, le M.63 est coulé par un Blackburn Buccaneer du Coastal Command, les M.66 et M.67 sont victimes de mines posées par la Luftwaffe sans que la Kriegsmarine soit au courant (!), le M.68 capturé est remis en service et utilisé par la Danske Marinen jusqu’en 1967 alors que le M.107 est surpris et coulé par le destroyer HDMS Zealand.

Les sous-marins stationnés à Aalborg ne sont comme leurs homologues norvégiens pas tous engagés dans l’opération BOREALIS.

Le U-32 en mer surprend un LST qu’il coule à la torpille. Hélas pour les allemands non seulement ce navire était vide mais en plus le sous-marin est victime des charges de profondeur d’un Consolidated Catalina qui veillait au grain (ou presque).

Le U-34 est lui aussi victime d’un Catalina le 11 octobre 1953 alors qu’il tentait de trouver une position de tir dans l’espoir de couler le USS Faribaut (AK-148) et si jamais l’hydravion américain n’avait pas fait mouche, plusieurs escorteurs fonçaient à pleine vitesse en direction l’importun.

Le U-48 immobilisé pour réparations est sabordé à Aalborg. L’épave est relevée après guerre mais trop dégradée, elle est rapidement envoyée à la ferraille.

Les autres sous-marins sont déployés loin du Danemark que ce soit dans l’Atlantique (U-248 et U-250 coulés respectivement les 5 et 9 novembre 1953) ou dans l’Arctique (U-252 U-289 U-290), ces trois derniers sous-marins étant coulés respectivement le 2 décembre 1953 (un hydravion soviétique), le 21 novembre 1953 (mine) et entre le 8 et le 13 octobre 1953 (cause inconnue)

-Le transport armé et le forceur de blocus incapables de prendre la mer sont sabordés pour embouteiller le port d’Aalborg.

Le MIS-6 capturé par les américains est cédé aux britanniques alors que le MIS-7 est coulé par les Bristol Beaumont Mk IIID.

Les alliés souffrent aussi des coups de l’ennemi mais naturellement à un degré moindre. Le destroyer HMCS Chippewa à pour triste privilège d’être la seule unité à être coulée. Le responsable est un bimoteur Junkers Ju-388, ultime déclinaison (le Ju-488 ne dépassa pas le stade prototypal) du Ju-88. Surgissant d’un trou dans la couche nuageuse, le bimoteur place deux bombes dont l’une explose sur une plate-forme lance-torpilles. Le navire coule rapidement après avoir été coupé en deux.

Deux LSM et un LST sont également coulés par des batteries côtières, les coastal battery représentant jusqu’au bout une menace ou du moins une nuisance. D’autres navires amphibies sont perdus notamment un LST canadien, deux LCI, un LST et quatre LCM eux aussi canadiens.

Un certain nombre de navires vont être endommagés comme le croiseur léger USS Raleigh (CL-113) ou encore le HDMS Zealand.

D’autres navires sont endommagés que ce soit accidentellement (échouage sans gravité du destroyer américain Aylwin) ou sous les coups de l’ennemi comme le croiseur léger français Duquesne touché par une bombe et des roquettes ce qui lui impose plusieurs semaines de réparations.

Le sous-marin Mayotte est secoué par l’explosion d’une mine. Il parvient à rallier non sans mal Chatham mais la guerre est finie pour lui, les travaux se terminant en juin 1954 et sa carrière sera naturellement raccourcie par rapport à d’autres submersibles.

Le Conflit (29) Norvège (29)

De violents combats qui ne font guère de doutes

Narvik

Fortifications allemandes

Le grand port du nord-norvégien était naturellement bien protégé par de solides défenses côtières, une noix dure à casser en quelque sorte.

On trouvait par exemple la Batterie du Nord qui disposait de deux canons de 127mm et de deux canons de 150mm, des canons provenant d’unités endommagées dont le rapatriement en Allemagne pour réparations était devenu beaucoup trop aléatoire. Les navires étaient désarmés puis coulés comme blockships, les canons récupérés et installés à terre avec leurs canonniers.

La Batterie du Sud était plus puissante avec des pièces plus lourdes en l’occurrence quatre canons de 203mm montés sur des plate-formes mobiles protégées par de solides protection en béton tout comme les postes de commandement, les postes d’observation, les casernement et les soutes à munitions.

Les allemands auraient voulu construire des défenses bien plus solides mais les projets de batteries de 240, de 305, de 406 voir de 510mm (!) n’ont pas aboutit faute de temps, en raison de changements de priorités sans compter l’action de la résistance norvégienne.

Des batteries auxiliaires ont été construites pour protéger les approches de la ville en cas de débarquement au sud et au nord pour une prise en tenaille et un encerclement de la ville, une tactique dont usaient et abusaient les allemands.

Ces batteries portaient des numéros, pairs au nord et impairs au sud. Les installations sont plus sommaires que pour les batteries nord et sud.

Pour comparer avec un modèle français on peut dire que les Nördliche et Südliche Batterie sont des ouvrages CORF et que les batteries auxiliaires de défense côtière (Hilfsbatterie der Küstenverteidigung) sont des ouvrages CEZF.

Des batteries auxiliaires sont également installées dans les Lofotens pour couvrir les approches de Narvik.

Curieusement aucune unité d’infanterie n’y est installée, les allemands estimant non sans raison que la prise de cette presqu’île permettrait certes aux alliés de prendre pied en Norvège mais cela ne sera pas d’un grand recours pour une manœuvre d’ampleur.

De toute façon comme les allemands n’avaient pas des moyens illimités il fallait bien faire des choix et si le sort des combats se montrait favorable on pourrait toujours récupérer

Les batteries auxiliaires dans les Lofoten comprennent quatre canons de 105mm et deux de 127mm sur des emplacements découverts, les seuls zones protégées étant les casernements, les soutes à munitions et les postes de commandement.

Au nord de Narvik, deux batteries (I et III) assurent la défense des approches de la ville par voie terrestre, chaque batterie disposant de deux canons de 152mm soviétiques avec des stocks munitions importants, les allemands ayant choisit de produire des munitions en Allemagne pour des canons robustes et fiables.

Au sud de Narvik, trois batteries assurent la défense des approches de la ville par voie terrestre, la batterie II située à proximité du littoral comprend deux canons de 152mm, la batterie IV comprend deux canons de 105mm et deux canons de 75mm français, la batterie VI comprenant elle deux canons de 105mm. Le tout est accompagné d’abris pour l’infanterie, de postes de commandement et de diverses installations souterraines.

A ces batteries s’ajoutent les moyens d’artillerie du 21ème CA notamment un régiment d’artillerie lourde qui comprend des pièces de 150mm pouvant aussi bien tirer contre terre qu’en direction des flots. Néanmoins dès le début de l’opération BOREALIS les allemands choisissent de préserver cette artillerie pour frapper les troupes dès leur mise à terre.

Unités allemandes déployées

La Kriegsmarine est aussi présente à Narvik mais ces moyens sont bien plus faible que ceux de l’armée de l’air :

Zerstörer Z.9 Wolfgang Zenker

-Destroyers Z.9 Wolfgang Zenker et Z.14 Friedrich Ihn

-Torpilleur T.53

-Raum-Boot (R-Boot) R-50/52/54/56/58/60 formant la 10. R-Flottille

-Dragueurs de mines (M-Boot) M-84 M-97 et M-101

-MarineInfanterieSchift (MIS) MIS-1 et 3

-Un transport armé

18. Marine Aufklärung Staffel avec seize Heinkel He-117

Blohm & Voss Bv138

24. Marine Aufklärung Staffel avec douze Blohm & Voss Bv-138M

La Luftwaffe bien que sérieusement affaiblie regroupe des moyens importants en Norvège avec pas moins de trois Corps Aériens ou FliegerKorps.

Le nord du pays est ainsi couvert par le XI. FliegerKorps qui comprend les moyens suivants :

Focke-Wulf Fw-190G

-Jagdgeschwader 11 : 1er groupe volant sur Focke-Wulf Fw-190G, 2ème groupe volant sur Focke-Wulf Fw-190G, 3ème groupe volant sur Focke-Wulf Fw-190F, 4ème groupe volant sur Messerschmit Me-410 Hornisse

Messerschmitt Me-410 Hornisse (Frelon)

-Kampfgeschwader 11 : 1er groupe volant sur Heinkel He-119, 2ème groupe volant sur Dornier Do-217 et 3ème groupe volant sur Junkers Ju-288

Focke-Wulf Fw-189

-Aufklärunggeschwader 11 : 1er groupe volant sur Focke-Wulf Fw-189 2ème groupe volant sur Focke-Wulf Fw-189 et 3ème groupe volant sur Fieseler Fi-156 Storch.

-Transport Gruppen Norge : Junkers Ju-52/3m et Junkers Ju-90

Panzer IV Ausf G

La défense de Narvik est la mission prioritaire du 21. ArmeeKorps (21. AK) qui comprend deux divisions d’infanterie (214. InfanterieDivision et 7. Gebirgsdivision), le 212 PanzerBataillon équipé de de Panzer IV Ausf G à canon de 75mm, le 712 StugBataillon équipé de Stug III Ausf F à canon de 75mm long mais aussi un régiment d’artillerie lourde disposant de 36 pièces de 150mm et un régiment du génie.

Le 21ème Corps d’Armée peut également compter sur les moyens disponibles au niveau de l’armée même si dans un premier temps l’état-major allemand va répugner à engager notamment le Kampfgruppe Tielmans voir dépouiller le 20ème Corps d’Armée qui doit empêcher une offensive soviétique voir un nouveau débarquement allié.

Unités alliées déployées

Le débarquement à Narvik est confié aux américains ce qui aurait provoqué une déception côté français qui aurait aimé combattre à nouveau pour ce port, théâtre d’un nouveau moment de gloire pour les hommes à la tarte.

Qui dit débarquement dit donc moyens navals et ces moyens sont importants mais sans être énormes montrant clairement que la prise de Narvik correspond davantage à la couverture de la manœuvre générale qu’à un Schwerpunkt pour reprendre une expression allemande.

Ces moyens sont les suivants :

USS New Mexico (BB-40)

-Cuirassés USS New Mexico (BB-40) et HMS Saint Andrew

-Porte-avions USS Cowpens (CV-31) avec à son bord le Carrier Air Group Thirty-One (CAG-31) composé de deux flottilles de chasse volant sur Grumman F8F Bearcat, d’une flottille de bombardement en piqué volant sur Curtiss SB2C Helldiver et d’une flottille de bombardement-torpillage volant sur Grumman TBF/TBM Avenger.

-Croiseur lourd USS Minneapolis (CA-36)

USS Flint (CL-64)

-Croiseurs légers USS Pasadena (CL-101) USS Flint (CL-64) HMNLS Jacob van Heermskerck Leopold 1er HMS Newcastle et Birmingham

-Destroyers HMS Jupiter Express USS Gridley (DD-380) USS Maury (DD-401) HMNoS Otto Sverdrup et HMNoS Thor Heyrerdhal

-Torpilleurs HMNLS Hermelyn Bulhond Jackhal

-Sous-marin HNoMS Ula (ex-HMS Ursula) et Sirène

-Le transport de la force d’assaut est assuré par des cargos rapides mais aussi et surtout par la formidable batelerie construite depuis 1950 avec les célèbres LST qui conçus pour transporter des chars vont jouer un rôle bien plus important que prévu.

Pour la Narvik Task Force le transport des unités terrestres est assuré par deux cargos rapides en l’occurrence les USS Alcona (AK-126) et USS Beaverhead (AK-130) et surtout huit LST (deux canadiens), douze LCI (quatre canadiens), huit LCT (deux canadiens) et douze LCM.

La protection de la force d’assaut est assurée à la fois par les destroyers que nous avons vu plus haut mais aussi et surtout par des escorteurs, des Destroyer Escort (DE) de Classe Island, les USS Aghiyuk (DE-5) USS Adugak (DE-4) USS Adak (DE-1) et USS Alameda Island (DE-9) mais aussi le HMNoS Draug (type Hunt IV)

Le ravitaillement en carburant des navires est assuré par le RFA Blue Ranger, un pétrolier britannique comme on peut le deviner.

L’aviation n’est pas oubliée avec des unités américaines mais aussi norvégiennes, ces dernières étant visiblement là plus pour des raisons politiques que pour des raisons militaires même si les pilotes norvégiens étaient loin d’être des manchots.

Au dessus de Narvik, les alliés vont engager le jour J les unités de chasse, de bombardement et de reconnaissance suivantes :

Curtiss P-40 en vol

370th Fighter Group volant sur Curtiss P-40M Warhawk

474th Fighter Group volant sur Republic P-47J Thunderbolt

Martin B-26 Marauder

93th Combat Bombardement Group volant sur Martin B-26D Marauder

389th Combat Bombardement Group volant sur North American B-25 Mitchell

N°455 Squadron (Norge), un squadron de chasse volant sur Hawker Fury II

N°458 Squadron (Norge) un squadron de reconnaissance volant sur De Havilland Mosquito

En ce qui concerne les troupes terrestres, le groupe occasionnel de Narvik dispose des principales unités suivantes :

-1ère brigade légère norvégienne (1. Norske Lysbrigader)

Insigne de la 3ème division d’infanterie américaine

-3ème division d’infanterie américaine (3rd US Infantry Division)

-Un groupement blindé fournit par la 6th US Armoured Division

-Des unités d’artillerie et du génie notamment un groupement de marche norvégien avec des canons-obusiers de 25 livres et des canons de 17 livres.

Assaut !

Dès le 1er octobre 1953 les alliés ont intensifié leurs frappes aériennes sur la Norvège bien conscients que la noix allait être particulièrement dure à casser. Le dispositif naval se met progressivement en place avec des bombardements navals qui commencent de manière sporadique dès le 9 octobre moins pour écraser que pour neutraliser les liaisons et ainsi faciliter le travail des troupes mises à terre le 11 octobre date prévue pour l’opération BOREALIS.

La veille les allemands sont mis en alerte dans toute la Norvège mais on se demande si cela sera suffisant pour faire face aux troupes alliées.

A l’aube sur les coups de 05.45 l’aviation donne le LA. Venus de Grande-Bretagne, les B-25 Mitchell et les B-26 Marauder vont tenter d’écraser les batteries côtières et le port de Narvik sous un tapis de bombe, le carpet bombing.

Sans surprise, cette attaque aérienne n’est pas un succès important. Il y à certes une perturbation, un dérangement profond des liaisons et des communications, quelques unités secouées par ce qu’on appelait jadis le shock shell (choc de l’obus) mais les espoirs américains d’écraser la résistance allemande sous les bombes est comme à chaque fois ou presque déçue.

Pour ne rien arranger la chasse allemande est intervenue, abattant plusieurs bombardiers malgré la présence d’une escorte de chasse en dépit des réticences américaines.

A 06.55 précise c’est le début du bombardement naval, bombardement guidé par l’aviation notamment les Hawker Fury II norvégiens dont les pilotes étaient formés au guidage des tirs de l’artillerie navale.

Ecole à feu pour le New Mexico

Si le bombardement aérien avait simplement secoué les batteries côtières en revanche le bombardement naval neutralise nombre de pièces que ce soit à cause des canons de 356mm du New Mexico, des canons de 406mm du Saint Andrew ou encore des canons de 203mm du Minneapolis.

En revanche les destroyers conservent leur puissance de feu intacte pour appuyer les troupes dès leur mise à terre. Ils ne sont pas les seuls dans ce cas car l’aviation embarquée du USS Cowpens (CVL-31) est elle aussi conservée en retrait.

Cette mise à terre à lieu sur les coups de 07.30 alors que les allemands ont été passablement secoués par un bombardement naval précis.

Couvert par le tir de barrage des destroyers et par l’action des avions embarqués, les norvégiens de la 1ère brigade légère sont engagés en premier, un geste certes très politique mais qui avait aussi un sens militaire, le haut-commandement allié comptant sur sa motivation et son agressivité pour l’emporter rapidement sur des troupes allemandes que l’on pense démoralisées.

Ils sont ensuite suivis par les chars de la 6th Armoured Division et les fantassins de la 3ème division d’infanterie américaine dont c’est le baptême du feu, les projets de l’envoyer ailleurs pour l’aguerrir n’ayant pas aboutit.

Es-ce à dire que le débarquement allié va se transformer en promenade de santé ?

Hélas non pour les troupes américano-norvégiennes qui à leur grande surprise et à leur grand désarroi vont se heurter à une solide résistance allemande marquée notamment par l’engagement des chars et des canons d’assaut conservés en réserve à l’abri des bombardements.

Hélas les allemands après un court moment d’espoir ne vont pas pouvoir rejeter les alliés à la mer en raison de l’engagement plus rapide que prévu de la 6th Airborne, une division aéroportée britannique qui une fois n’est pas coutume n’est pas parachutée mais transportée par des croiseurs en l’occurrence le Minneapolis détaché pour l’occasion en compagnie des HMS Southampton et Newcastle.

Effectuant trois aller et retour entre la Grande-Bretagne et la Norvège, ces trois croiseurs vont débarquer ces combattants d’élite, agressifs et motivés qui vont faire basculer le sort des armes en faveur des alliés dès le soir du 12 octobre 1953.

Le port de Narvik est sécurisé le lendemain 13 octobre et la ville aux mains des alliés le 14 octobre au matin.

En ce qui concerne les allemands, les pertes ont été lourdes mais nombre d’entre-eux ont choisit de ne pas combattre jusqu’à la mort ce qui leur à sauvé la vie.

Nombre d’entre-eux sont faits prisonniers et sont d’abord regroupés à Narvik avant de rallier rapidement des bateaux prisons, le gouvernement norvégien refusant officiellement pour des raisons de sécurité la présence des anciens occupants sur leur sol.

La prise de Narvik ne signifie naturellement pas pour les troupes américano-norvégiennes la fin de la guerre puisqu’il va rester l’étape de l’exploitation depuis la tête de pont la plus septentrionale. En effet un certain nombre d’unités allemandes ont choisit de se replier en dehors de la ville pour bloquer la phase d’exploitation depuis la tête de pont la plus septentrionale.

Les combats ont provoqué de lourdes pertes au sein des troupes au sol, au sein du XI. Fliegerkorps mais aussi au sein des moyens navals stationnés à Narvik.

Le destroyer Z.9 appareille dès les premiers bombardements aériens pour échapper à la destruction et dans l’espoir de surprendre la flotte alliée. Il est surpris par les destroyers HMS Express et Jupiter qui vont l’exécuter à coup d’obus de 120mm et de deux torpilles.

Le Z.14 à moins de chance. Sérieusement endommagé par le bombardement naval, il est finalement sabordé par son équipage pour ne pas tomber aux mains des alliés. Son épave sera relevée après guerre et démantelée.

Le torpilleur T.53 qui est parvenu à appareiller pour tenter de répérer la flotte alliée et attaquer des cibles à sa portée échoue dans sa mission. Après plusieurs engagements confus, il tente de se replier vers la côte. Il n’aura pas le temps d’atteindre un fjord puisqu’il est coulé par deux torpilles de 550mm lancées par le sous-marin français Sirène.

Les R-Boote R.50 R.52 R.54 R.56 R.58 R.60 sont tous coulés ou détruits. Le R.50 et le R.52 sont détruits par les bombardements aériens préliminaires de l’opération BOREALIS, le R.54 sérieusement endommagé par le bombardement naval est sabordé par son équipage, le R.56 est victime de l’aviation en haute-mer alors qu’elle tentait de fuir Narvik.

Le R.58 est détruit le 13 octobre 1953. Ayant échappé à la vigilance alliée, le petit navire avait tenté de se faufiler à travers le dispositif allié en profitant du mauvais temps qui la secouait comme une vulgaire barcasse. Une lame plus forte qu’une autre le jette à la côte. Enfin le R.60 est détruit par l’aviation le 14 octobre 1953 dans un fjord où tapi le navire espérait s’échapper dès que l’occasion se présenterait.

Le dragueur de mines M-84 est coulé à quai par l’aviation alliée, une bombe provoquant le naufrage du M-Boot. Le M-97 est capturé par les britanniques mais au cours de son remorquage vers la Grande-Bretagne il sombre sans que l’on sache si cela est accidentel ou intentionel. Le M -107 pris à l’abordage par les norvégiens sombre sous les coups d’une terrible tempête qui s’abat quelques jours après le débarquement.

Le MIS-1 se réfugie à Lofoten où il est sabordé alors que le MIS-3 est coulé le 12 octobre 1953 par des roquettes lancées par les Hawker Fury II norvégiens alors qu’il tentait de quitter son abri au sud de Narvik dans l’espoir de rejoindre une zone encore tenue par les allemands. Quant au transport armé il à été coulé par l’aviation.

HMS Jupiter

Des navires alliés sont également coulés et endommagés à Narvik. Le HMS Jupiter est victime de la Batterie du Nord.

Cette dernière loin d’avoir êté neutralisée par l’aviation et par le bombardement naval est toujours opérationnel pour le plus grand malheur du destroyer britannique qui après un bref duel coule après avoir encaissé deux obus de 127mm et quatre obus de 150mm. Le navire chavire et coule quelques minutes.

La Batterie du Nord n’aura pas l’occasion de savourer cette victoire puisqu’elle est durement chatiée par l’aviation embarquée américaine, des Helldiver plaçant plusieurs bombes perforantes et plusieurs bombes explosives pour faire taire définitivement cette batterie.

Le USS Maury (DD-401) à plus de chance car il n’est qu’endommagé, encaissant un obus de 127mm qui lui impose un passage auprès d’un navire-atelier pour des réparations sommaires, le destroyer américain étant de retour au combat dès le 13 octobre 1953.

Autre perte alliée, le USS Aghiyuk (DE-5) un destroyer d’escorte surpris par un chasseur-bombardier Focke-Wulf Fw-190 qui place une bombe de 500kg. Cet unique projectile casse le navire en deux qui coule en quelques minutes.

Le HMNoS Draug est lui victime du sous-marin U-217 venu de Bergen. Le sous-marin allemand qui sera coulé par un hydravion américain en maraude lance trois torpilles, une se perd en Mer du Nord, la deuxième touche le destroyer norvégien et la troisième frappe un LST canadien qui sombre avec ses chars. On perd également d’autres navires amphibies de différentes tailles notamment un LCI canadien et deux LCM eux aussi armés par des canadiens.

En ce qui concerne le contrôle de l’espace aérien sans surprises les alliés parviennent à s’en emparer même si la Luftwaffe parvient à donner encore quelques coups de griffe. Très vite l’action des avions portant la Baldenkreuze intègrent le niveau de la nuisance plus que de la menace.

Elle sera néanmoins fatale au HMNLS Jacob van Heermskerck qui coule après avoir encaissé deux bombes de 250kg, coulant en quelques minutes après avoir été cassé en deux.

Le Conflit (27) Norvège (27)

Luftwaffe

Depuis la conquête du Danemark et de la Norvège, deux Fliegerkorps assurent la défense aérienne des deux pays mais aussi les opérations offensives menées depuis les aérodromes danois et norvégiens en l’occurrence des opérations de reconnaissance et d’attaque antisurface.

Les unités engagées dans l’opération Weserübung sont toujours là en octobre 1953 aux côtés d’autres unités, l’Allemagne ayant renforcé son dispositif en Scandinavie à la fois pour défendre les deux royaumes scandinaves mais aussi parce que l’avancée des troupes alliées en Allemagne faisait perdre un certain nombre d’aérodromes.

Il y avait également l’idée chimérique de créer un bastion scandinave d’où partirait une contre-attaque dévastatrice pour les alliés. On connait la suite….. .

En ce qui concerne l’équipement il à naturellement évolué même si le Me-109 et le Fw-190 sont toujours là, le Me-110 ayant cédé la place au Me-410, le Ju-88 et le Ju-188 au Ju-288, le He-111 au He-119. En revanche le Do-217 est toujours là.

En ce qui concerne les unités les dénominations ont changé, les geschwader créées pour Weserübung ayant été au final pérénisés alors ce n’était pas ce qui était prévu à l’origine.

X Fliegerkorps (Fliegerkorps Danmark)

Messerschmitt Me-109K

-Jagdgeschwader 10 : 1er groupe volant sur Messerschmitt Me-109K, 2ème groupe volant sur Messerschmitt Me-109L, 3ème groupe volant sur Messerschmitt Me-109L, 4ème groupe volant sur Messerschmitt Me-410 Hornisse.

Dornier Do-217 en vol

-Kampfgeschwader 10 : 1er groupe volant sur Dornier Do-217, 2ème groupe volant sur Dornier Do-217, 3ème groupe volant sur Junkers Ju-388, 4ème groupe volant sur Heinkel He-119

Focke-Wulf Fw-189

-Aufklärunggeschwader 10 : 1er groupe volant sur Focke-Wulf Fw-189 2ème groupe volant sur Focke-Wulf Fw-189, 3ème groupe volant sur Fieseler Fi-156 Storch 4ème groupe volant sur Focke-Wulf Fw-189

Junkers Ju-90

-Transport Gruppen Danmark : Junkers Ju-52/3m et Junkers Ju-90

Luftflotte Norge

La Luftflotte Norge regroupe tous les moyens aériens de la Luftwaffe déployés en Norvège. Pas moins de trois corps aériens sont déployés en Norvège, les XI. XII. et XIII. FliegerKorps

XI. FliegerKorps (nord du pays)

Maquette d’un Focke-Wulf Fw-190G

-Jagdgeschwader 11 : 1er groupe volant sur Focke-Wulf Fw-190G, 2ème groupe volant sur Focke-Wulf Fw-190G, 3ème groupe volant sur Focke-Wulf Fw-190F, 4ème groupe volant sur Messerchmit Me-410 Hornisse

Messerschmitt Me-410 Hornisse

-Kampfgeschwader 11 : 1er groupe volant sur Heinkel He-119, 2ème groupe volant sur Dornier Do-217 et 3ème groupe volant sur Junkers Ju-288

-Aufklärunggeschwader 11 : 1er groupe volant sur Focke-Wulf Fw-189 2ème groupe volant sur Focke-Wulf Fw-189 et 3ème groupe volant sur Fieseler Fi-156 Storch.

Junkers Ju-52/3m

-Transport Gruppen Norge : Junkers Ju-52/3m et Junkers Ju-90

XII. FliegerKorps (centre du pays)

Me-109

-Jagdgeschwader 12 : 1er groupe volant sur Messerchmit Me-109K, 2ème groupe volant sur Messerchmit Me-109H, 3ème groupe volant sur Messerchmit Me-109H et 4ème groupe volant sur Messerchmit Me-410 Hornisse

Ju-288

-Kampfgeschwader 12 : 1er groupe volant sur Heinkel He-119, 2ème groupe volant sur Junkers Ju-288 et 3ème groupe volant lui aussi sur Ju-288.

-Aufklärunggeschwader 12 : 1er groupe volant sur Focke-Wulf Fw-189 2ème groupe volant sur Focke-Wulf Fw-189 et 3ème groupe volant sur Fieseler Fi-156 Storch.

XIII. FliegerKorps (sud du pays)

Me-109H

-Jagdgeschwader 13 : 1er groupe volant sur Messerchmit Me-109K, 2ème groupe volant sur Messerchmit Me-109H, 3ème groupe volant sur Messerchmit Me-109H et 4ème groupe volant sur Messerchmit Me-410 Hornisse

-Kampfgeschwader 13 : 1er groupe volant sur Heinkel He-119, 2ème groupe volant sur Junkers Ju-288 et 3ème groupe volant lui aussi sur Ju-288.

-Sturzkampfgeschwader 13 : 1er groupe volant sur Junkers Ju-188, 2ème groupe volant sur Junkers Ju-287, 3ème groupe volant sur Junkers Ju-287

Mitteleuropa Balkans (205) Grèce (49)

Les avions de l’Elleniki Vassiliki Aeroporia (4) : transport

Junkers G.24he

Le Junkers G.24he est un avion de ligne trimoteur de conception et de fabrication allemande qui effectua son vol inaugural le 19 septembre 1924. Mis en service en 1925 il fût également mis au point en version monomoteur pour tromper la commission de contrôle alliée.

L’appareil à été produit en Allemagne de 1925 à 1929 (environ 72 exemplaires) mais aussi en Suède à partir de 1924 avec 20 G-24 et 23 K-30 une variante militarisée.

L’appareil à été utilisé par des entités civiles et militaires en Afghanistan, en Autriche, au Brésil, au Chili, en Finlande, en Allemagne, en Grèce (SCHA), en Italie, en Pologne, en Espagne, en Suède, en Suisse, en Turquie, en URSS et en Yougoslavie.

Les quatre appareils acquis par la Grèce sont réquisitionnés par l’armée de l’air au début du conflit pour du transport logistique, de la liaison et du transport de personnalités. Ces appareils sont tous détruits durant l’opération MARITSA.

Caracteristiques Techniques

Type : avion de ligne monoplan trimoteur

Masse à vide 4330kg en charge 7200kg

Dimensions : longueur 15.8m envergure 29.37m hauteur 5.80m

Motorisation : trois moteurs Junkers L5 6 cylindres de 310ch

Performances : vitesse maximale 210km/h vitesse de croisière 170km/h distance franchissable 660km plafond opérationnel 4000m

Equipage : deux pilotes et quatorze passagers

Junkers Ju-52/3m

Junkers Ju-52/3m

Le trimoteur Junkers Ju-52 fût conçu au début des années trente comme un appareil commercial, une évolution du Junkers W33. C’est dans cette configuration qu’il fût produit jusqu’en 1935 avant que des versions militaires ne prennent le relais.

Si sa carrière de bombardier fût fort courte en raison de performance médiocres dans ce domaine, sa carrière de transporteur militaire fût fort longue puisqu’il était encore en service en septembre 1948.

Sa célébrité fût également accentué par le transport de VIP, “Tante Ju” ayant été l’appareil personnel d’Hitler jusqu’à sa mort ainsi que celui du leader nationaliste chinois Tchang Kai Chek.

Au sein de la Luftwaffe, il équipait deux escadres de transport en compagnie du Junkers Ju-90 plus moderne, appareil qui aurait du le remplacer mais en raison de goulots d’étranglement dans la production, Tante Ju alias Iron Annie étaient encore en service quand l’opération Weserübung est déclenchée, les Ju-52 étant en première ligne pour les opérations aéroportées lancées contre le Danemark et la Norvège.

L’appareil connu un grand succès à l’export, étant vendu au Portugal, en Espagne, en Suisse, en Argentine, en Autriche, en Bolivie, en Bulgarie, en Colombie, en Equateur, en Grèce, en Norvège, au Perou, en Roumanie et en Suède.

En septembre 1948 l’armée de l’air grecque dispose de quatre appareils, des appareils commerciaux réquisitionnés. Ceux-ci vont être utilisés durant le conflit pour le transport logistique, les liaisons et les évacuations sanitaires.

Un appareil est abattu durant la guerre italo-grecque par la chasse italienne, un autre s’écrase à l’aterrissage en raison du mauvais temps, les deux autres étant toujours là quand débute la Campagne de Grèce.

Les deux dernières «Tante Ju» disparaissent au cours de cette campagne, le premier étant abattu par la chasse allemande alors que le second est victime d’un bombardement aérien sur l’aérodrome de Corinthe où il venait de se poser.

Caracteristiques Techniques du Junkers Ju-52/3m

Type : avion de transport et de bombardement trimoteur

Masse : à vide 5970kg maximale au décollage 9210kg

Dimensions : longueur 18.90m envergure 29.25m hauteur 6.10m

Motorisation : trois moteurs BMW Hornet de 525ch chacun

Performances : vitesse maximale 271 km/h à 900m vitesse de croisière 222 km/h Distance franchissable 950km Plafond opérationnel 5200m

Armement : deux mitrailleuses MG-15 de 7.92mm (dorsale et ventrale) et 500kg de bombes en configuration bombardier

Equipage : deux pilotes et jusqu’à 17 passagers ou 12 parachutistes équipés.

Douglas C-47

Douglas C-47 Skytrain

Le Douglas C-47 Skytrain (plus connu sous le surnom de Dakota attribué par les britanniques) est la version militaire du Douglas DC-3. C’est un bimoteur à ailes basses utilisé pour le transport de passagers, la liaison, le transport de fret et le largage de parachutistes.

Par rapport au DC-3, le C-47 disposait d’une porte cargo, d’harnachements pour le fret, d’un plancher renforcé, d’un système de remorquage de planeurs, d’une bulle plastique (astrodome) pour l’observation.

Ultérieurement, les réservoirs devinrent auto-obturants pour améliorer la survie de l’appareil.

Le premier prototype du Skytrain décolle pour la première fois le 23 décembre 1941. Le deuxième décolle le 14 février 1942. Après une campagne d’évaluation jusqu’en mai 1942, l’appareil est commandé en série.

Les grecs vont recevoir 20 C-47D Skytrain pour équiper leur unique escadrille de transport, escadrille qui dépendait de la 2ème Escadre grecque. Ces appareils vont essentiellement réaliser du transport logistique, de la liaison et des missions d’évacuation sanitaire avec parfois quelques largages au profit de troupes avancées manquant de ravitaillement.

Il n’est pas impossible qu’à l’instar de leurs homologues yougoslaves, les Dakota grecs aient largué des conteneurs au profit de la résistance ou des unités commandos nomadisant en territoire contrôlé par l’ennemi.

Les Dakota ont d’abord opéré depuis la Crète puis la Grèce continentale, terminant la guerre dans le sud de la Croatie. L’unité est rentrée au pays à temps pour participer à la guerre civile grecque servant pour le transport logistique, l’évacuation sanitaire mais aussi le largage de colis logistique et le transport rapide de troupes (pas de largage de parachutistes à notre connaissance). Ces avions ont servit dans l’armée de l’air grecque jusqu’en 1969 quand ils ont été remplacés par des Fairchild C-123 Provider.

Caractéristiques Techniques du Douglas C-47B Skytrain

Type : avion de transport bimoteur

Masse à vide 8226kg en chage 11793kg maximale au décollage 14061kg

Dimensions : longueur 19.43m envergure 29.41m hauteur 5.18m

Motorisation : deux moteurs radiaux Pratt & Whitney R-1830-90C Twin Wasp de 1200ch chacun

Performances : vitesse maximale 360 km/h à 3050m vitesse de croisière 257 km/h distance franchissable 2575km (5795km en convoyage) plafond opérationnel 8045m

Capacités : quatre hommes d’équipage (pilote, copilote, navigateur et opérateur radio) 28 soldats ou 2700kg de fret.

Mitteleuropa Balkans (148) Yougoslavie (36)

L’armée de l’air yougoslave dans le second conflit mondial (1) : l’opération MARITSA

Organisation sommaire de l’armée de l’air royale yougoslave en juillet 1949

Comme les autres composantes de l’armée yougoslave, l’armée de l’air commence sa mobilisation à partir du 30 août 1948.

Les réservistes sont rappelés, les unités partent vers leurs terrains de déserrement pour éviter les frappes aériennes surprises, des appareils de réserve sont remis en état en attendant de devoir remplacer au pied levé les appareils en première ligne. La mobilisation terminée, l’armée de l’air yougoslave affiche le visage suivant :

-Un état-major

-Un commandement de la logistique et du soutien opérationnel

Lioré et Olivier Léo 451 en vol

-Brigade Aérienne Stratégique (BAS) sous le contrôle direct du commandant en chef de l’armée de l’air avec le 2ème régiment de bombardement volant sur Lioré et Olivier Léo 451 et 458, le 1er régiment de chasse volant sur Ikarus IK-7, le 10ème régiment de bombardement disposant de dix-huit Savoia-Marchetti SM.79,

le 12ème régiment de bombardement volant sur dix huit Rogorzarski R-313, le 9ème régiment de reconnaissance et de coopération qui disposait de six Caproni Ca-310 et douze ANF-Les Mureaux ANF-123 et le 21ème régiment de reconnaissance et de coopération qui disposait de douze Caproni Ca.313 et six ANF-Les Mureaux ANF-123.

Focke-Wulf Fw-190 en vol

-1ère brigade aérienne multirôle (ex-1ère brigade de chasse) avec le 2ème régiment de chasse volant sur Focke-Wulf Fw-190 et Messerschmitt Me-109, le 6ème régiment de chasse volant sur Hawker Hurricane, le 8ème régiment de bombardement volant sur Bristol Blenheim et le 11ème régiment de reconnaissance et de coopération volant sur Potez 25 et ANF-Les Mureaux ANF-123.

Hawker Hurricane Mk II

-2ème brigade aérienne multirôle (ex-2ème brigade mixte) avec le 3ème régiment de chasse volant sur Hawker Hurricane, le 4ème régiment de chasse volant sur Rogozarski IK-3, le 3ème régiment de bombardement volant sur Dornier Do-17K et le 15ème régiment de reconnaissance volant sur Ikarus IK-5R

Rogozarski IK-3

-3ème brigade aérienne multirôle (ex-3ème brigade mixte) avec le 5ème régiment de chasse volant sur Rogozarski IK-3 et Ikarus IK-5, le 7ème régiment de chasse volant sur Ikarus IK-7, le 4ème régiment de bombardement volant sur Lioré et Olivier Léo 451 et 458 et le 17ème régiment de reconnaissance volant sur ANF-Les Mureaux ANF-123 et Potez 25.

Potez 25TOE (Théâtre des Opérations Extérieures)

-4ème brigade aérienne multirôle (ex-4ème brigade de bombardement) avec le 8ème régiment de chasse volant sur Focke-Wulf Fw-190 et Messerschmitt Me-109, le 9ème régiment de chasse volant sur Hawker Hurricane et Ikarus IK-5, le 1er régiment de bombardement volant sur Bristol Blenheim, le 7ème régiment de bombardement volant sur Dornier Do-17K et le 19ème régiment de reconnaissance volant sur Rogorzarski RK-5R et Potez 25.

A ces vingt régiments de première ligne s’ajoute plusieurs unités de transport, de liaison et d’entrainement. Les avions civils sont également réquisitionnés pour le transport et l’évacuation sanitaire.

La JRKV au combat

Bien que neutre jusqu’au mois de juillet 1949 la Yougoslavie à attentivement étudié les combats menés en Scandinavie, en Méditerranée et en Europe de l’Ouest.

Elle connait donc parfaitement le modus operandi de la Luftwaffe qui à l’aube lance tous ses moyens pour écraser l’aviation ennemie au sol.

Dès que la guerre semble inevitable, l’armée de l’air royale yougoslave construit de nouveaux terrains pour disperser toujours plus ses forces au risque que son effort au moment voulu soit dilué.

Les terrains voient leur camouflage et leurs défenses être améliorées. Des patrouilles de chasse sont organisés mais la JRKV n’à pas les moyens de maintenir une permanence aérienne pour éviter d’être surprise par l’ennemi.

Il y aurait bien le radar mais les yougoslaves sont très sceptiques sur son utilité et le seul radar acquis pour expérimentation en 1947 n’est plus utilisé faute d’opérateurs formés et de pièces détachées ! De quoi donner raison aux attachés militaires étrangers qui considèrent les officiers yougoslaves comme d’indécrottables conservateurs.

Le 7 juillet 1949 débute l’opération MARITSA. Il s’agit de sécuriser le flanc sud de la future opération BARBAROSSA et accessoirement porter assistance aux italiens enlisés, enbourbés dans une opération militairement incensée contre les grecs.

A l’aube la Luftwaffe est la première à entrer en action. Des dizaines de bombardiers, de chasseurs et de chasseurs-bombardiers décollent des aérodromes autrichiens pour tenter d’anéantir l’aviation yougoslave en vol.

Comme dix-mois plus tôt en Scandinavie, comme trois mois plutôt en France, en Belgique et aux Pays-Bas, les résultats sont contrastés. Le mauvais temps (plafond bas, averses), le grand nombre cibles et une réaction rapide de l’ennemi à rendu l’impact de ses frappes préliminaires moindre qu’escompté.

A moins que le véritable objectif ne soit pas de détruire tous les avions au sol mais de provoquer chaos et confusion, que l’ennemi mette du temps à prendre la mesure de ce qui se passait et que les troupes allemandes en profite pour avancer vite et frapper fort.

Un Friedrich (Me-109F) en vol

Des avions yougoslaves sont détruits au sol mais de nombreux combats aériens ont lieu. Le fait que des Me-109 et des Fw-190 soient en service dans la JKRV provoque à plusieurs reprises confusion et incertitudes dans les rangs allemands ce qui allait parfois profiter aux pilotes yougoslaves.

De leur côté les unités de bombardement tentent de freiner l’avancée des colonnes allemandes, subissant de lourdes pertes sous les coups de la chasse et de la Flak qui n’à en rien perdu de sa mortelle efficacité.

Des bombardiers yougoslaves notamment les Léo (que leurs équipages surnommaient Lavca ou lionne) tentèrent de frapper l’arrière du dispositif ennemi avec des résultats positifs mais cela ne pouvait être au mieux que des piqures d’aiguille, une simple nuisance plutôt qu’une vraie menace.

Les unités de reconnaissance et de coopération volant souvent sur des appareils déclassés voir obsolètes faisaient preuve d’un grand courage pour renseigner le haut-commandement et éviter d’être surpris par l’ennemi.

Durant la première semaine, l’armée de l’air yougoslave va clairement contester le contrôle de l’espace aérien aux allemands, aux italiens et aux hongrois. Passé cette première semaine, la JKRV va être trop affaiblie pour représenter une véritable menace et quand celle-ci ressurgissait, elle était impitoyablement chatiée par les allemands (et secondairement par les italiens et les hongrois).

Des avions yougoslaves vont continuer à voler et à combattre mais essentiellement de nuit ce qui leur permettait d’échapper à une partie des défenses allemandes.

C’est donc sur le tas que l’armée de l’air yougoslave va apprendre la navigation et le combat de nuit qui n’avait été qu’éfleuré avant guerre. Bien entendu cela allait générer son lot de problèmes, d’accidents mais aussi de surprises notamment chez l’ennemi.

Après un mois de lutte on peut dire que la Jugoslovensko Kraljevsko Ratno Vazduhoplovsto (JKRV) à cessé d’exister comme entité constituée et surtout comme menace militaire crédible pour les italiens, les allemands et les hongrois.

Avant même cette période, les autorités yougoslaves se sont préoccupés de préserver les pilotes, les navigants et les mécaniciens qui avaient survécu à cette terrifiante ordalie.

Dès le 17 juillet soit à J+10, le gouvernement ordonne à ce que les pilotes ne pouvant disposer immédiatement d’un appareil ou des pilotes en formation soient rapidement évacués vers la Grèce par voie aérienne ou maritime.

Les alliés bien conscients qu’un pilote nécessite plus de temps de formation qu’une autre fonction (NdA on ne citera personne pour éviter de froisser les susceptibilités) prêteront bien volontiers leurs concours n’hésitant à débaucher certains pilotes yougoslaves qui intégreront des unités de l’Armée de l’Air (sous contrat Légion Etrangère) ou de la RAF au grand dam du gouvernement yougoslave.

Les alliés s’excuseront, sacrifieront quelques lampistes mais meneront cette politique jusqu’à ce que la reconstitution d’une armée de l’air yougoslave crédible prenne le dessus sur des considérations locales (remplumer des unités ne pouvant être rapidement relevées).

Parallèlement certains pilotes croates font défection après la proclamation de l’Etat indépendant de Croatie. Ils rallieront les allemands avec leurs appareils et participeront à la création d’une armée de l’air croate indépendante.

Quand la Campagne de Yougoslavie se termine à la fin du mois de septembre, la Jugoslovensko Kraljevsko Ratno Vazduhoplovsto (JKRV) à subit de lourdes pertes mais à acquis une expérience iremplaçable qui va être utilisée pour recréer une nouvelle JKRV.

L’armée de l’air de l’Etat indépendant de Croatie

Ante Pavelic

Le 15 juillet 1949, le Povglanik Ante Palevic proclame l’Etat indépendant de Croatie, un état satellite de l’Allemagne que l’Italie aurait bien vu en royaume confié à la Maison de Savoie mais le chef croate n’était pas du genre à partager le pouvoir. Il n’avait de plus pas digéré le retrait du soutien de Rome en 1937.

Qui dit état même à souveraineté limité dit armées. C’est ainsi que l’Etat indépendant de Croatie va posséder sa propre armée de l’air plutôt ses armées de l’air puisque deux organismes vont se concurrencer avant que l’un absorbe l’autre.

La Zrakorplovstvo Nezavisme Drzave Hrvatske (ZNDH) est l’armée de l’air officielle de l’Etat indépendant de Croatie. Elle est officiellement créée le 24 juillet 1949 soit seulement neuf jours après la proclamation de l’indépendance croate.

Elle met d’abord en place des structures d’entrainement et de soutien. On trouve une Ecole de formation à Rajhovac près de Sarajevo (l’Etat indépendant de Croatie à une superficie bien plus vaste que la Croatie actuelle), école qui déménage ensuite à Velika Gorica et à Plesa près de Zagreb, la Bosnie devenant très vite une terre hostile pour les croates face aux partisans communistes et aux maquisards royalistes. On trouve également une Ecole de parachutisme à Koprivnica.

En ce qui concerne le matériel c’est d’abord le système D avec la récupération d’équipements, de matériel et d’avions capturés par les allemands et les italiens.

Ces derniers ne sont pas emballés à l’idée de mettre sur pied la ZNDH et ne font montre ni d’un enthousiasme ni d’une activisme débordant.

Voilà pourquoi la mise sur pied effective à lieu plutôt à la fin 1949 et au début de 1950 à une époque où émerge une concurrente, la Légion aérienne croate en version originale Hrvatska Zrakoplovna Legija.

Cette unité est mise sur pied avec des croates clairement pro-allemands voir pro-nazis du genre qui trouvent que Pavelic est trop mou (sic). Certains étaient membres de l’armée de l’air yougoslave et avaient déserté avant même le 7 juillet 1949 avec ou sans leur appareil.

Violement anticommuniste et antisémite, cette unité se voit comme de nouveaux croisés qui ne luttent plus contre les ottomans ou les arabes mais contre les «judéo-bolcbeviques».

Cela explique leur emploi exclusif sur le front de l’est où ils se tailleront une belle réputation, le meilleur pilote de l’unité, le capitaine Mako Dukovac étant crédité de 47 victoires plus 15 probables soit 62 victoires en combat aérien ce qui le place parmi les meilleurs as du conflit.

Dornier Do-217 en vol

A son apogée, elle va disposer de deux groupes de chasse volant sur Messerschmitt Me-109G, deux groupes de bombardement volant sur Do-17 puis Do-217, un groupe de reconnaissance volant sur Junkers Ju-188R et un groupe de transport disposant de Junkers Ju-52 et Junkers Ju-90.

Cette unité va rester sur le front russe même après le rapatriement des troupes terrestres en Croatie. En août 1952 le gouvernement de Pavelic obtient son rapatriement au pays puis sa fusion avec la ZNDH.

La ZNDH commence d’abord par mettre sur pied toute la structure arrière avec la mise en place d’un raison de guetteurs, la mise en place d’unités de DCA avec des canons de différentes provenance, essentiellement capturés par les allemands ce qui provoque des migraines c’est les responsables de la logistique.

A noter que du personnel allemand détaché par la Luftwaffe participe à cette montée en puissance (il s’agissait essentiellement de personnel entre deux déploiements ou de convalescents).

La ZNDH va rapidement mettre sur pied quatre groupes de chasse, deux groupes de bombardement et deux groupes de reconnaissance.

Ces groupes vont réutiliser les aérodromes de Zagreb, de Sarajevo, de Mostar, de Banja Luka et de Zemun sans compter de nombreux terrains secondaires, terrains de déserrement qui deviennent des bases de premier plan.

Sur le plan des missions si les chasseurs doivent parfois décoller pour intercepter des bombardiers et surtout des avions de reconnaissance ennemis, l’essentiel des missions concerne la lutte antiguérilla où les papys font de la résistance, des Bréguet 19 et des Potez 25 sortis des stocks de la JKRV vont être utilisés pour attaquer maquisards et partisans mais aussi pour ravitailler les postes isolés.

Bréguet 19 de l’Aéronautique Militaire en vol

Deux groupes vont ainsi être créés après une période de tatonement où plusieurs organisations ont été expérimentées avec plus ou moins de bonheur.

En ce qui concerne l’équipement les débuts sont marqués par la réutilisation d’appareils anciens ayant appartenus à la JKRV et remis en état par les allemands ou par le personnel des usines Ikarus et Rogorzarski.

On trouve des chasseurs Me-109 et Rogozarski IK-3, des bombardiers Dornier Do-17, des avions de reconnaissance Caproni Ca-313, ANF-123 Les Mureaux et des Fieseler Fi-156. Pas de quoi faire basculer le conflit dans le camp de l’Axe mais à l’époque les alliés sont bloqués dans le Péloponnèse et n’ont pas encore lancé des opérations aériennes massives pour frapper le flanc sud de l’Axe.

Fieseler Fi-156 Storch

Le 21 janvier 1950 est créée sur l’aérodrome de Koprivnica à la frontière croato-hongroise la 1ère Compagnie Légère d’Infanterie Parachutiste ce qui donne en version originale Prva Laka Padobranska Satnija.

Composée de 120 hommes elle dispose à demeure d’un Avia-Fokker F.7 pour l’entrainement au parachutisme, d’autres appareils pouvant être affectés en cas de besoin. Elle est organisée en une section de commandement et de soutien, trois sections d’assaut et une section d’armes lourdes (mitrailleuses et mortiers).

Le 6 juillet 1951 elle effectue une démonstration de ses capacités sur l’aérodrome de Zagreb en présence du chef de l’Etat croate. La compagnie est rapidement engagée contre les partisans communistes et les maquisards royalistes.

Son baptême du feu à lieu le 12 juillet 1951 avec un saut près de Banja Luka pour tenter d’intercepter une colonne de maquisards royalistes qui avait brièvement occupé la ville.

C’est une réussite et très vite les paras croates vont se tailler une solide réputation chez leurs alliés comme chez leurs ennemis. On verra mêmes des groupes de résistants se replier en voyant les corolles des parachutes.

En face l’armée yougoslave en exil possédant son propre bataillon de parachutiste mais il ne sera jamais engagé dans une mission aéroportée.

On ne verra donc jamais paras yougoslaves contre paras croates combattant l’un contre l’autre après avoir sauté de leurs appareils respectifs.

Ironie de l’histoire certains se retrouveront au sein des Bataillons Etrangers Parachutistes (BEP) de la Légion Etrangère française et combattront ensemble en Indochine.

La compagnie légère d’infanterie parachutiste devient un bataillon à l’été 1952 alors que la compagnie à déjà réalisé une vingtaine de missions en étant parachutée ou transportée par planeur.

Ce bataillon est organisé en une compagnie de commandement, de transmission et de soutien, trois compagnies de combat et une compagnie d’armes lourdes (canons antichars légers, canons sans recul, mortiers de 81mm et mitrailleuses).

Ce bataillon va aussi combattre les troupes régulières alliés. Si les français et les britanniques avaient une piètre opinion des autres unités de l’armée croate, en revanche les paras ne furent jamais sous-estimés.

Comme le dira le lieutenant Francesci du Corps Franc des Balkans (CFB) qui les à affrontés à plusieurs reprises : «Ces types étaient des guerriers, rudes, solides et endurants. Pas du genre à détaler comme les autres soldats croates quand cela devenait un peu dur. Je me suis retrouvé en Indochine en 1961 à la tête du 1er BEP composé essentiellement d’anciens Fallschirmjager et de paras croates. J’étais plus impressionné par les seconds que par les premiers».

Avec la poussée irresistible des alliés, le bataillon parachutiste croate (qui à la fin du conflit possédait six compagnies de combat au lieu de trois) était sur tous les fronts servant de pompier mais aussi de père-fouettard pour maintenir la discipline au sein d’une armée croate de moins en moins motivée.

Jusqu’à la fin du conflit le bataillon parachutiste croate va conserver son unité et sa capacité de combat.

Pas étonnant que les français qui les ont fait prisonniers en Autriche ont refusé avec la dernière énergie de livrer ses hommes au gouvernement yougoslave, bien conscient du sort terrible qui les attendait en cas de retour en Yougoslavie car bien entendu au delà de cette mentalité de troupe d’élite, les paras croates ont commis leur lot de massacres et d’atrocités.

Tout juste Paris acceptera de livrer les plus compromis, libérant les autres qui pour beaucoup allaient se retrouver au sein des BEP à combattre à nouveau une résistance nationale au cours d’une guerre qui se termina mieux pour eux.

A l’été 1952 la ZNDH reçoit enfin des appareils modernes. Il faut dire que la pression alliée se fait de plus en plus fortes sur les Balkans annonçant la reprise d’une offensive en bonne et due forme. Les allemands passent outre les protestations italiennes et vont livrer la partie la plus moderne de leur arsenal.

Messerschmitt Me-110 en vol

C’est ainsi que les Messerschmitt Me-109 livrés sont du modèle K, appareils qui vont combattre aux côtés de quelques bimoteurs Messerschmitt Me-110E et F, des appareils issus des stocks stratégiques de la Luftwaffe.

Les bombardiers Dornier Do-17 encore en état sont remplacés par des Junkers Ju-288, nouvelle déclinaison du Ju-88 après le Ju-188 et en attendant le Ju-388.

La reconnaissance est assurée par des Junkers Ju-188R alors que la lutte antiguérilla est menée par des Fieseler Fi-167 et par des Henschel Hs-123 qui vont remplacer les Bréguet 19 et Potez 25 à bout de potentiel.

Fieseler Fi167 en vol

Début 1953 la ZNDH atteint son apogée avec huit groupes de chasse (dont issus de l’ancienne Légion Croate que nous avons vu plus haut), quatre de bombardement (dont deux issus de l’ancienne Légion Croate), deux de lutte antiguérilla, deux de reconnaissance ainsi qu’un groupe de transport et de liaison.

Les combats contre les alliés sont très durs. La ZNDH ne va pas démériter mais l’opposition est clairement trop forte. Elle va perdre peu à peu de sa substance mais gardera sa cohérence opérationnelle bien plus longtemps que les troupes terrestres.

Le sort des pilotes sera variable, certains seront condamnés à mort et exécutés (voir exécuté sommairement), d’autres s’échapperont vers l’occident, s’engageant dans des armées étrangères après naturalisation tandis que d’autres peu ou pas compromis intégreront l’armée de l’air royalr yougoslave reconstituée, certains restant même sous le régime communiste soit par apolitisme ou par simple discipline militaire.

L’armée de l’air yougoslave dans le second conflit mondial (2) : la renaissance

Comme nous l’avons vu plus haut, le gouvernement yougoslave comprend très vite que pour des raisons politiques il est capital de reconstituer une armée de l’air même réduite. Voilà pourquoi les pilotes sont rapidement évacués vers la Grèce d’abord puis vers l’Egypte où des unités de chasse, de bombardement et de reconnaissance doivent être reconstituées.

L’Armée de l’Air Libre Royale Yougoslave (Kraljevsko jugoslavensko ratno zrakoplovstvo)ou Free Royal Yugoslavian Air Force (FRYAF) est officiellement créée le 9 novembre 1949 sur la base aérienne d’Ismalia en Egypte.

Le gouvernement yougoslave en exil alors installé à Jerusalem est à l’époque très amibitieux puisque voulant une armée de l’air plus forte que celle de juillet 1949 ! Les projets les plus fous sont imaginés et certains officiers alliés ont pu se demander si leurs alliés slaves n’avaient pas perdu la raison. Peu à peu la raison et le pragmatisme vont l’emporter et on ne verra pas comme envisagé des unités de bombardiers lourds au sein de la FRYAF.

Elle va disposer de quatre groupes de chasse monomoteurs, deux groupes de chasse lourde, trois groupes de chasse-bombardement, un groupe de bombardement, deux groupes de reconnaissance et de coopération, un groupe de transport soit un total de treize groupes qui disposent de vingt-sept appareils en ligne soit un total de 351 appareils en ligne. A cela s’ajoute des appareils de liaison et d’entrainement portant le nombre d’appareils en ligne à environ 400 appareils.

Bréguet Br700C2, l’un des chasseurs biplaces de l’armée de l’air

En ce qui concerne la chasse, la FRYAF choisit le même appareil que l’aéronavale à savoir l’Arsenal VG-40 qui va équiper les groupes de chasse sur monomoteurs. Les groupes de chasse lourde vont voler pour l’un sur Bréguet Br700C2 et pour le second sur des De Havilland Hornet.

Les trois groupes de chasse-bombardement vont voler sur Hawker Tempest alors que l’unique groupe de bombardement va disposer de Bristol Beaumont. Les deux groupes de reconnaissance vont voler sur Bloch MB-176 et Dewoitind D-720Y, le groupe de transport volant sur des Douglas C-47 Skytrain (as usual).

A la différence de l’armée de terre, la montée en puissance de la FRYAF est assez rapide puisqu’elle est considérée comme opérationnelle au printemps 1950. Ces unités vont d’abord opérer depuis la Crète et le Péloponnèse.

La chasse assure la couverture globale du territoire contrôle par les alliés, les monomoteurs assurant également l’escorte des bombardiers qu’il s’agisse de bombardiers yougoslaves, grecs, britanniques, français ou américains.

Les bimoteurs de chasse vont mener à la fois des missions de chasse de nuit pour contrer les raids de harcèlement menés par la Luftwaffe (bombardement, mouillage de mines) ou des missions de chasse-bombardement avec bombes et roquettes.

Les chasseur-bombardiers Hawker Tempest vont opérer sur le front pour empêcher l’ennemi de trop renforcer son dispositif. Ils vont aussi harceler les convois de caboteurs ravitaillant les îles occupées par les allemands et les italiens.

Les bombardiers bimoteurs Bristol Beaumont (choisit de préférence aux Amiot Berry et au B-25) vont opérer pour des missions opératives pas vraiment stratégiques mais au delà du domaine tactique. Ils vont s’acharner sur les infrastructures grecques (routes, voies ferrées, ponts, gares…..) mais aussi les positions militaires italiennes et allemandes.

Les avions de reconnaissance Bloch MB-176 vont assurer depuis leurs bases crétoises des missions de reconnaissance et de renseignement. Il s’agit d’alimenter les SR alliés en photos fraiches pour améliorer les cartes et alimenter les bases de données sur les unités allemandes et italiennes.

Ils vont également mener des missions d’éclairage (Pathfinder), larguant des fusées éclairantes pour marquer des cibles au profit des chasseur-bombardiers et des bombardiers.

Les Dewoitine D-720Y vont opérer au profit direct des troupes au sol avec la surveillance immédiate des mouvements ennemis, le contrôle aérien avancé et le réglage des tirs de l’artillerie.

Enfin les C-47 vont assurer des missions de transport logistique et d’évacuation sanitaire. Initialement les appareils pouvaient effectuer des transports urgents entre l’Egypte et la Crète puis une fois les unités majoritairement déployées au Péloponnèse, les bimoteurs américains assuraient le brouettage entre la Crète où des convois déplosaient armes, munitions et carburant qui ensuite étaient envoyés directement sur les bases opérationnelles.

L’équipement des unités va rapidement évoluer. L’Arsenal VG-40 va être remplacé par des VG-52, les Bréguet Br700C2 vont être remplacés par de nouveaux De Havilland Hornet alors que l’unité volant déjà sur cet appareil vont recevoir des appareils du même type mais plus moderne.

Les Hawker Tempest vont être remplacés par d’autres Arsenal VG-52 (pour simplifier la logistique) alors que les Bristol Beaumont vont être remplacés par des appareils plus modernes mais du même type.

Dewoitine D-720

Les Bloch MB-176 vont rester en service jusqu’à la fin de la guerre tout comme le Dewoitine D-720Y et le C-47 Skytrain.

Les unités yougoslaves vont opérer depuis la Crète jusqu’en mars 1952 avant de rallier au moins partiellement la péninsule du Péloponnèse. Ils vont notamment opérer depuis Patras pour matraquer les positions germano-italiennes sur l’île de Céphalonie, île qui sera évacuée sans réels combats lors de l’opération SLEDGEHAMMER (mai 1953).

Elle va ensuite se déployer en Attique à l’ouest d’Athènes opérant essentiellement au dessus de la Grèce avec des incursions en direction de la Macédoine. Elles vont couvrir l’avancée des troupes alliées (grecques, yougoslaves, britanniques et sud-africains) affrontant la Luftwaffe dans de bien meilleurs conditions.

Plusieurs pilotes yougoslaves vont s’illustrer, l’as des as étant le capitaine Ezra Simonovic crédité de 32 victoires certifiées et 8 probables jusqu’à sa mort survenu aux commandes de son Arsenal VG-52 le 4 janvier 1954 au dessus de Zagreb.

Les différents groupes vont effectuer des sauts de puce, gagnant des bases dans le nord de la Grèce à portée de la Bulgarie avant de s’installer à la fin de l’automne 1953 dans le sud de la Serbie.

Naturellement les pertes vont être lourdes d’autant que les yougoslaves se montraient particulièrement agressifs, prennant des risques jugés inconsidérés par leurs confrères mais comme le dira un pilote serbe «Nos alliés ne combattaient pas pour libérer leur patrie».

Comme les effectifs ne pouvaient être facilement complétés, des unités furent dissoutes. C’est ainsi qu’au 30 avril 1954 la FRYAF ne possédaient plus que trois groupes de chasse de jour, deux groupes de chasse lourde, deux groupes de chasse-bombardement, un groupe de bombardement, un groupe de reconnaissance et un groupe de transport soit dix groupes au lieu des treize, les groupes dissous étant un groupe de chasse de jour, un groupe de chasse-bombardement et un groupe de reconnaissance ce qui est tout sauf étonnant.

La FRYAF redevient le 15 septembre 1954 l’Armée de l’Air du Royaume de Yougoslavie ou Jugoslovensko Kraljevsko Ratno Vazduhoplovsto (JKRV).

En ce qui concerne l’équipement il ne va pas immédiatement évoluer, l’Arsenal VG-52, le De Havilland Hornet et le Bristol Beaumont vont rester en service. En revanche le Bloch MB-176 va être remplacé par des De Havilland Mosquito, les Dewoitine D-720Y sont retirés du service sans être remplacés. Les Douglas C-47 Skytrain restent eux aussi en service.

Es-ce le temps de la sérenité retrouvée ? Pas vraiment puisque le temps des épreuves n’est pas terminé, Pierre II tout heureux de retrouver son royaume ne veut ou ne peut voir que le royaume de Yougoslavie est déjà condamné par l’histoire. Ceci est cependant une autre histoire……. .

Mitteleuropa Balkans (112) Roumanie (42)

Avions de transport et de liaison

Junkers Ju-52/3m

Junkers Ju-52/3m

Le trimoteur Junkers Ju-52 fût conçu au début des années trente comme un appareil commercial, une évolution du Junkers W33. C’est dans cette configuration qu’il fût produit jusqu’en 1935 avant que des versions militaires ne prennent le relais.

Si sa carrière de bombardier fût fort courte en raison de performance médiocres dans ce domaine, sa carrière de transporteur militaire fût fort longue puisqu’il était encore en service en septembre 1948.

Sa célébrité fût également accentué par le transport de VIP, “Tante Ju” ayant été l’appareil personnel d’Hitler jusqu’à sa mort ainsi que celui du leader nationaliste chinois Tchang Kai Chek.

Au sein de la Luftwaffe, il équipait deux escadres de transport en compagnie du Junkers Ju-90 plus moderne, appareil qui aurait du le remplacer mais en raison de goulots d’étranglement dans la production, Tante Ju alias Iron Annie étaient encore en service quand l’opération Weserübung est déclenchée, les Ju-52 étant en première ligne pour les opérations aéroportées lancées contre le Danemark et la Norvège.

L’appareil connu un grand succès à l’export, étant vendu au Portugal, en Espagne, en Suisse, en Argentine, en Autriche, en Bolivie, en Bulgarie, en Colombie, en Equateur, en Grèce, en Norvège, au Perou, en Roumanie et en Suède.

La Roumanie va acquérir un certain nombre d’appareils de ce type qui à défaut de transporter des parachutistes (ce n’est que sous le régime communiste qu’une unité parachutiste allait voir le jour et ce en dépit de plusieurs projets) vont assurer le transport de personnel entre la Roumanie et les aérodromes avancés. Ils vont également du transport de fret, remorquant parfois des planeurs chargés de matériel, d’armes et de munitions. Il y eut également une utilisation comme appareil de transport VIP pour le roi et le conducator mais aussi comme appareil sanitaire.

Caractéristiques Techniques du Junkers Ju-52/3m

Type : avion de transport et de bombardement trimoteur

Masse : à vide 5970kg maximale au décollage 9210kg

Dimensions : longueur 18.90m envergure 29.25m hauteur 6.10m

Motorisation : trois moteurs BMW Hornet de 525ch chacun

Performances : vitesse maximale 271 km/h à 900m vitesse de croisière 222 km/h Distance franchissable 950km Plafond opérationnel 5200m

Armement : deux mitrailleuses MG-15 de 7.92mm (dorsale et ventrale) et 500kg de bombes en configuration bombardier

Equipage : deux pilotes et jusqu’à 17 passagers ou 12 parachutistes équipés.

Savoia Marchetti SM.83

Cet appareil est un trimoteur à ailes basses qui effectua son premier vol le 19 novembre 1937 avant d’être mis en service en 1938.

Vingt-trois exemplaires de cet appareil issu du bombardier trimoteur SM-79 sont sortis des chaines de montage, équipant les compagnies LATI et Sabena.

Les avions italiens sont réquisitionnés par la Regia Aeronautica à l’automne 1948 et sont tous détruits, seize exemplaires succombant à la DCA, à la chasse ennemie voir à de malheureux accidents.

Le reliquat à été utilisé par la SABENA (quatre exemplaires, détruits au sol en mai 1949) et par la Roumanie qui perdit ses avions lors de différents bombardements soviétiques durant le second conflit mondial (un à Odessa, à un à Constansa et le dernier à Bucarest).

Aucun SM-83 n’à donc survécu au conflit. Une épave récupérée en Roumanie à bien été rachetée par un italien passionné d’aviation mais par une malchance incroyable, l’épave à brûlé dans l’incendie du hangar la stockant avant le retour en Italie (il s’agissait de l’avion détruit à Constanza).

Caracteristiques Techniques

Type : avion de transport trimoteur

Masse à vide 6800kg en charge 10300kg

Dimensions : longueur 16.2m envergure 21.2m hauteur 4.1m

Motorisation : trois moteurs radiaux Alfa-Romeo 126 RC 349 de 750ch

Performances : vitesse maximale 444km/h à 4000m vitesse de croisière 400km/h à 5000m rayon d’action 1500km autonomie 4h plafond opérationnel 8400m

Equipage : trois ou quatre hommes et dix passagers

Potez 651

Potez 650

Le Potez 650 est un avion de transport militaire de conception et de fabrication française. Dérivé du Potez 62 il à été spécifiquement conçu pour larguer des parachutistes ce qui est à ma connaissance le premier appareil conçu pour le faire.

Le Potez 62 était un bimoteur monoplan à aile haute de construction mixte bois/métal avec un train d’aterrissage retractable. Les passagers pouvaient profiter de l’insonorisation et du chauffage.

L’appareil à cependant été rapidement dépassé par d’autres appareils français comme le Bloch MB.220 et le Dewoitine D.338.

Le Potez 650 se distingue du Potez 62 par des moteurs en ligne Hispano-Suiza en lieu et place des moteurs radiaux Gnome-Rhône 14K, une cabine pouvant accueillir 14 parachutistes et leur équipement ou 10 blessés avec une large porte pour pouvoir embarquer du fret.

Comme le concept parachutiste était peu en vogue durant les années trente seulement quinze appareils ont été fabriqués. Il faudra attendre le milieu des années quarante pour que cette nouvelle race de guerrier soit prise au sérieux par la France.

Entre temps fin 1936 l’appareil est sélectionné par l’aviation militaire roumaine. Comme le Gnome-Rhône était déjà produit sous licence par IAR elle demande à ce que l’appareil soit modifié. C’est l’acte de naissance du Potez 651 qui va être produit à six exemplaires toujours en service en septembre 1948 mais en octobre 1953 il ne restait que deux appareils qui sont rapidement ferraillés car trop usés pour être d’une quelconque utilité.

Caractéristiques Techniques (Potez 650)

Type : avion de transport militaire bimoteur

Masse à vide 4632kg en charge 7500kg

Dimensions : longueur 17.32m envergure 22.45m hauteur 3.9m

Motorisation : un moteur Hispano-Suiza 12Xgrs à gauche et un moteur Hispano-Suiza 12Xhrs à droite, deux moteurs dévellopant 720ch

Performances :vitesse maximale 300km/h à 2000m vitesse de croisière 250km/h à 2000m distance franchissable 1200km

Equipage : deux pilotes, quatorze parachutistes équipés ou vingt soldats ou dix blessés

Messerschmitt Bf108 Taifun

Le Messerschmitt Bf 108 Taifun est un petit avion de sport et de tourisme quadriplace qui trouva dans la liaison la possibilité de participer à des opérations militaires. Mis au point par Willy Messerschmitt, il effectua son premier vol en 1934 avant d’être mis en service en 1935, l’appareil étant utilisé aussi bien par des opérateurs civils que par des opérateurs militaires.

885 appareils ont été produits et le design fût repris après guerre par la France sous la forme du Nord 1000 Pinguin mais ceci est une autre histoire.

Le Taifun à été au final utilisé par la compagnie brésilienne Varig, par la Bulgarie, par la Chine, la Croatie, la Tchécoslovaquie (après guerre), la France (appareils capturés à la fin de la guerre), l’Allemagne, la Hongrie, l’Italie, le Japon, le Manchukuo, la Norvège (après guerre), la Pologne (après guerre), l’Espagne, la Suisse, l’URSS, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, la Yougoslavie et donc la Roumanie qui reçut durant la Pax Armada neuf appareils destinés aux liaisons et au transport de personnalités. Aucun appareil n’à survécu au second conflit mondial.

Caractéristiques Techniques

Type : avion léger quadriplace monomoteur de transport et de liaison

Masse à vide 806kg en charge 1350kg

Dimensions : longueur 8.29m envergure 10.5m hauteur 2.3m

Motorisation : un moteur Argus As10C de 233ch entrainant une hélice bipale à pas variable

Performances : vitesse maximale 305km/h vitesse de croisière 260km/h distance franchissable 1000km à 250km/h plafond opérationnel 6200m (avec trois passagers et 50kg de passagers)

Equipage : un ou deux pilotes avec deux ou trois passagers

Avions d’entrainement

Bücker Bu-131 Jungmann

Bucker Bu131 Jungmann

Le Bücker Bü131 Jungmann est un avion d’entrainement de base apparu en 1932 alors que l’Allemagne effectuait un réarmement encore clandestin. C’est un appareil d’écolage classique, un petit biplan biplace à train fixe. A partir de 1936, une version améliorée (Bü131B) est produite, cette version se distinguant par un moteur plus puissant (105ch contre 80ch).

Cet appareil fût exporté en Roumanie et en Bulgarie (respectivement 40 et 15 exemplaires), en Yougoslavie, aux Pays-Bas, en Afrique du Sud et produit sous licence en Suisse, en Espagne, en Hongrie, en Tchécoslovaquie (avant les annexions en 1938/39) et au Japon.

La Roumanie disposait donc de quarante exemplaires qui vont former durant tout le conflit des pilotes et des navigateurs pour une force aérienne qui avait besoin en permanence de sang frais.

En théorie un appareil d’entrainement opère loin du front et donc est à l’abri des coups mais dans la guerre moderne plus personne n’est à l’abri.

C’est ainsi que quinze appareils ont été détruits (usix abattu par la chasse, cinq détruits lors d’un bombardement allié et quatre autres à l’aterrissage). Les appareils restants ont été brièvement réutilisés par l’armée de l’air roumaine d’obédience communiste.

Caractéristiques Techniques du Bücker Bü-131B

Type : biplan biplace d’entrainement

Masse : à vide 380kg en charge 670kg

Dimensions : longueur 6.62m envergure 7.40m hauteur 2.35m

Motorisation : un moteur quatre cylindres Hirt HM-504 dévellopant 105ch

Performances : vitesse maximale 183 km/h Vitesse de croisière 170 km/h Distance franchissable 628km Plafond opérationnel 4050m

Armement : aucun

Gotha Go-145

Gotha Go145 sous les couleurs espagnoles (camp national)

Le Gotha Go-145 est un avion d’entrainement biplan biplace créée par la firme Gotha qui renait de ses cendres en octobre 1933 après avoir été démantelé ou du moins mise en sommeil à la fin du premier conflit mondial. L’appareil prend l’air pour la première fois en février 1934 et rentre en service l’année suivante au sein de la Luftwafe.

Plusieurs compagnies allemandes fabriquèrent l’appareil ,l’avion étant également produit sous licence en Espagne et en Turquie. Rien que pour la production allemande, 2000 appareils ont été construits en plusieurs versions, le Go145B disposant d’un cockpit fermé, le Go145C destiné à l’entrainement au tir disposant d’une MG-15 de 7.92mm.

L’appareil à été utilisé par l’Autriche avant l’Anschluss, la Roumanie et la Slovaquie en plus des pays où il à été construit sous licence.

Caractéristiques Techniques du Gotha Go-145A

Masse : à vide 800kg en charge 1380kg

Dimensions : longueur 8.7m envergure 9m hauteur 2.9m

Motorisation : un moteur en ligne Argus As10 de 240ch entrainant une hélice bipale à pas fixe

Performances : vitesse maximale 212 km/h vitesse de croisière 180km/h Distance franchissable 630km plafond opérationnel 3700m

Armement : aucun

Focke-Wulf Fw-44 Stieglitz

Focke-Wulf Fw-44 Stieglitz

Le Focke-Wulf Fw-44 est un biplan biplace d’entrainement dont le prototype effectue son premier vol en 1932, l’appareil de série ayant subit un certain de modifications. Le Fw-44B se distingue par un moteur plus puissant, le Fw-44C principale version de série et le Fw-44J, une version destinée à être produite sous licence à l’étranger.

L’appareil à été exporté en Argentine, en Autriche (1927-38), en Bolivie, au Brésil, en Bulgarie, en Chine, au Chili, en Colombie,en Finlande, en Hongrie, en Pologne, en Roumanie, en Slovaquie, en Espagne, en Suède, en Suisse et en Turquie.

Caractéristiques Techniques du Focke-Wulf Fw-44

Type : biplan biplace d’entrainement

Masse : à vide 565kg en charge 770kg maximale au décollage 785kg

Dimensions : longueur 7.30m envergure 9.0m hauteur 2.80m

Motorisation : un moteur radial Siemens de 160ch

Performances : vitesse maximale 185 km/h distance franchissable 550km plafond opérationnel 3900m

Focke-Wulf Fw-56 Stosser

Focke-Wulf Fw-56 Stosser

Le Focke-Wulf Fw-56 Stösser est un avion d’entrainement avancé, un monoplan à aile haute destiné non pas à l’entrainement au pilotage mais à la chasse. Il est d’ailleurs conçu comme un chasseur de défense locale. Le premier prototype décolle pour la première foi en novembre 1933 suivit d’un second et d’un troisième en février 1934.

Après s’être imposé face à l’Arado Ar76 et le Heinkel He 74, le Focke-Wulf Fw-56 est produit à plus de 1000 exemplaires, certains étant exportés en Autriche, en Hongrie, en Bolivie, en Bulgarie, en Hongrie, aux Pays-Bas, en Roumanie et en Espagne. L’appareil était toujours en service en septembre 1948.

Caractéristiques Techniques du Focke-Wulf Fw-56A-1

Masse : à vide 755kg en charge 985kg

Dimensions : longueur 7.6m envergure 10.5m hauteur 2.6m

Motorisation : un moteur radial Argus As 10C de 236ch

Performances : vitesse maximale : 278 km/h vitesse de croisière 255 km/h Distance franchissable 385km Plafond opérationnel 6200m

Armement : deux mitrailleuses de 7.92mm MG-17

Focke-Wulf Fw-58 Weihe

Le Focke-Wulf Fw-58 Weihe était un bimoteur utilisé comme avion d’entrainement multirôle (pilotes, mitrailleurs et opérateurs radios) mais aussi comme avion de transport, avion de liaison et avion sanitaire.

Le premier vol à lieu en 1935 et la mise en service en 1937. Il à été produit à 1350 exemplaires utilisés quasiment exclusivement par les allemands. Il à néanmoins été exporté en Autriche, au Brésil, en Argentine, en Tchécoslovaquie, en Croatie (durant la seconde guerre mondiale), la Finlande, les Pays-Bas, la Norvège (après guerre), la Pologne (après guerre), la Roumanie, la Slovaquie, l’Espagne, la Turquie et l’URSS.

Caracteristiques Techniques

Type : bimoteur monoplan d’instruction et de transport

Masse à vide 2000kg en charge 2930kg

Dimensions : longueur 14.1m envergure 21m hauteur 4.2m

Motorisation : deux moteurs radiaux Argus As 10C de 240ch entrainant deux hélices bipales de 2.5m de diamètre à pas variable

Performances : vitesse maximale 254km/h vitesse de croisière 238km/h distance franchissable 690km plafond opérationnel 5400m

Armement : deux mitrailleuses de 7.92mm MG-15

Equipage : quatre hommes

Polikarpov Po-2

Le Polikarpov Po-2 (appelé également U-2 en raison de son rôle initial d’avion d’entrainement uchebnyy en russe, le nom Po-2 à été adopté en 1944, deux ans après la mort de Vladimir Polikarpov) était un avion d’usage général mis au point à la fin des années vingt et utilisés pendant près de vingt-cinq avant, pendant et même après le second conflit mondial !

Outre l’entrainement, il fût utilisé également pour l’attaque au sol, la reconnaissance, la guerre psychologique, les liaisons, l’évacuation sanitaire……. . Entre 1928 et 1959, ont été produit plus de 30000 Po-2.

A l’origine de cette sucess story russe figure la volonté de remplacer le U-1, la copie de l’Avro 504 britannique. Le vol inaugural à lieu le 7 janvier 1928, les essais menés au cours de l’année avant de lancer la production en série en 1929.

La production cesse dès 1956 en URSS mais se poursuit jusqu’en 1959 en Pologne et en en Tchécoslovaquie, les deux pays achetant la licence dès 1955 pour relancer la production aéronautique le plus rapidement possible.

A la version de base désignée U-2 s’ajoute les U-2A U-2AO et U-2AP pour les travaux agricoles (futurs Po-2A, Po-2AO et Po-2AP), les appareils expérimentaux U-2G, U-2PL et U-2KL, des versions d’attaque au sol U-2LSh et U-2LNB, des versions hydravion U-2M et U-2P, une version ambulance U-2S, une version liaison U-2ShS, des versions de transports civils U-2SP et U-2SPL, la version d’entrainement U-2UT, la version utilitaire U-2VS, une version d’observation nocturne d’artillerie U-2NAK, des versions améliorées U-3 et U-4.

Outre l’URSS, l’appareil à été utilisé par l’Albanie, la Bulgarie, la Chine, la Tchécoslovaquie, la Pologne, la Finlande, l’Allemagne (appareils capturés), la Hongrie, la Mongolie, la Roumanie (appareils capturés), la Turquie et la Yougoslavie.

Caractéristiques Techniques

Type : biplan biplace d’usage général

Masse à vide 770kg en charge 1030kg maximale au décollage 1350kg charge utile 260kg

Dimensions : longueur 8.17m envergure 11.40m hauteur 3.10m

Motorisation : un moteur radial Shvetsov M-11D de 125ch

Performances : vitesse maximale 152km/h vitesse de croisière 110km/h distance franchissable 630km plafond opérationnel 3000m

Armement (U-2VS/LNB) une mitrailleuse de 7.62mm ShKAS et six bombes de 50kg

Les autres avions d’entrainement

-Le Miles M.2 Hawk Trainer est un biplace de tourisme et de course développé à partir du Miles Hawk Major et ayant donné naissance au Miles Magister. Il à été produit à 27 exemplaires utilisés par la RAF mais également par la Roumanie. Ces appareils ne sont cependant plus en service en septembre 1948 au moins de la RAF.

-Le Miles M.7A Nighthawk qui effectue son premier vol le 18 décembre 1935 est un avion d’entrainement quadriplace développé à partir du Miles Falcon Six. Il n’est produit qu’à quatre exemplaires pour la RAF utilisés au final pour les liaisons et le transport de VIP auxquels il faut ajouter deux appareils vendus à la Roumanie.

-Le Klemm Kl35 est un biplace d’aérotourisme de conception et de fabrication allemande acquis pour l’entrainement à la voltige par les FARR.

-Le Nardi FN.305 est un biplace de conception et de fabrication italienne destiné à la liaison et à l’entrainement à la chasse. La Roumanie à acquis 31 exemplaires mais le projet de le produire en grand nombre sous licence n’à finalement pas vu le jour.

-En septembre 1939 cinquante sept RWD-8 polonais se réfugient en Roumanie pour échapper à la destruction. Quelques appareils sont remis en état et réutilisés par les roumains mais aucun n’à survécu au second conflit mondial. La Roumanie à aussi récupéré huit RWD-17 et là encore aucun appareil n’à survécu.

-Des avions de tourisme RWD-13 échappant à l’enfer de la guerre de la Pologne se sont aussi réfugiés en Roumanie et quelques exemplaires ont repris du service au sein des FARR notamment comme ambulances volantes, ambulances pilotées par des femmes pilotes au sein de l’Escadrille Blance (Escadrila Alba).

-Les FARR utilisent également comme avion d’entrainement le SET-7 initialement utilisé comme avion de reconnaissance (premier vol en 1931) mais vite dépassé par les progrès de la technique aéronautique. Il est donc rélégué à l’entrainement durant la Pax Armada.

-En revanche le SET-3 est un vrai avion d’entrainement produit à trente exemplaires et donc quelques appareils sont encore là en septembre 1948 même si leur utilisation est plus que restreinte.

FIN

Mitteleuropa Balkans (70) Bulgarie (34)

Avions de transport et d’entrainement

Junkers Ju-52/3m

Junkers Ju-52/3m

Le trimoteur Junkers Ju-52 fût conçu au début des années trente comme un appareil commercial, une évolution du Junkers W33. C’est dans cette configuration qu’il fût produit jusqu’en 1935 avant que des versions militaires ne prennent le relais.

Si sa carrière de bombardier fût fort courte en raison de performance médiocres dans ce domaine, sa carrière de transporteur militaire fût fort longue puisqu’il était encore en service en septembre 1948.

Sa célébrité fût également accentué par le transport de VIP, “Tante Ju” ayant été l’appareil personnel d’Hitler jusqu’à sa mort ainsi que celui du leader nationaliste chinois Tchang Kai Chek.

Au sein de la Luftwaffe, il équipait deux escadres de transport en compagnie du Junkers Ju-90 plus moderne, appareil qui aurait du le remplacer mais en raison de goulots d’étranglement dans la production, Tante Ju alias Iron Annie étaient encore en service quand l’opération Weserübung est déclenchée, les Ju-52 étant en première ligne pour les opérations aéroportées lancées contre le Danemark et la Norvège.

L’appareil connu un grand succès à l’export, étant vendu au Portugal, en Espagne, en Suisse, en Argentine, en Autriche, en Bolivie, en Bulgarie, en Colombie, en Equateur, en Grèce, en Norvège, au Perou, en Roumanie et en Suède.

La Bulgarie va acquérir douze appareils en 1938, appareils utilisés au sein d’un yato de la Réserve Stratégique. Ces appareils vont servir pour le transport de personnalités, le ravitaillement et les liaisons. A la fin du conflit il restait quatre appareils qui en mauvais état sont envoyés à la casse sans autre forme de procès.

Caracteristiques Techniques du Junkers Ju-52/3m

Type : avion de transport et de bombardement trimoteur

Masse : à vide 5970kg maximale au décollage 9210kg

Dimensions : longueur 18.90m envergure 29.25m hauteur 6.10m

Motorisation : trois moteurs BMW Hornet de 525ch chacun

Performances : vitesse maximale 271 km/h à 900m vitesse de croisière 222 km/h Distance franchissable 950km Plafond opérationnel 5200m

Armement : deux mitrailleuses MG-15 de 7.92mm (dorsale et ventrale) et 500kg de bombes en configuration bombardier

Equipage : deux pilotes et jusqu’à 17 passagers ou 12 parachutistes équipés.

Bücker Bu-131 Jungmann

Bucker Bu131 Jungmann

Le Bücker Bü131 Jungmann est un avion d’entrainement de base apparu en 1932 alors que l’Allemagne effectuait un réarmement encore clandestin. C’est un appareil d’écolage classique, un petit biplan biplace à train fixe. A partir de 1936, une version améliorée (Bü131B) est produite, cette version se distinguant par un moteur plus puissant (105ch contre 80ch).

Cet appareil fût exporté en Roumanie et en Bulgarie (respectivement 40 et 15 exemplaires), en Yougoslavie, aux Pays-Bas, en Afrique du Sud et produit sous licence en Suisse, en Espagne, en Hongrie, en Tchécoslovaquie (avant les annexions en 1938/39) et au Japon.

La Bulgarie disposait donc de quinze exemplaires qui vont former durant tout le conflit des pilotes et des navigateurs pour une force aérienne qui avait besoin en permanence de sang frais.

En théorie un appareil d’entrainement opère loin du front et donc est à l’abri des coups mais dans la guerre moderne plus personne n’est à l’abri. C’est ainsi que cinq appareils ont été détruits (un abattu par la chasse, deux détruits lors d’un bombardement allié et un autre à l’atterrissage).

En avril 1954 il reste donc dix appareils de disponible. Après inspection quatre sont conservés servant d’appareils de liaison pour les autorités soviétiques jusqu’à leur retrait définitif du service en 1962.

Caractéristiques Techniques du Bücker Bü-131B

Type : biplan biplace d’entrainement

Masse : à vide 380kg en charge 670kg

Dimensions : longueur 6.62m envergure 7.40m hauteur 2.35m

Motorisation : un moteur quatre cylindres Hirt HM-504 développant 105ch

Performances : vitesse maximale 183 km/h Vitesse de croisière 170 km/h Distance franchissable 628km Plafond opérationnel 4050m

Armement : aucun

Heinkel He-46

Heinkel He-46

Comme le Heinkel He-51, le Heinkel He-46 est un avion d’entrainement de seconde main, l’appareil cessant d’être un avion de reconnaissance et de coopération quand les premières lignes devinrent trop dangereuses pour lui.

L’appareil est un sesquiplane (aile supérieure et aile inférieure de taille différente) biplace qui effectue son premier vol fin 1931. Suite à une profonde modification, il devient un monoplan parasol (aile haute) avec un moteur plus puissant. La production est lancée en 1933 et en 1936, toutes les unités de reconnaissance sont équipés de cet avion qui va également participer à la guerre d’Espagne.

Dès 1938, le Henschel Hs126 le remplace et en septembre 1939, seulement deux unités sont encore équipées, les derniers appareils quittant les unités de première ligne courant 1940.

Il est alors rélégué aux unités d’entrainement, rôle ingrat, obscur mais vital, rôle qu’il remplissait toujours en septembre 1948 même si en raison de l’usure, le nombre d’appareils ne cessait de se réduire. L’appareil à également été utilisé par la Bulgarie et la Hongrie.

La Bulgarie à acquis douze appareils en 1936. Ces avions sont utilisés pour l’entrainement mais il semble qu’au cours de manœuvres certains He-46 ont été utilisés pour la coopération. Ils sont utilisés par les forces aériennes bulgares jusqu’en 1950 quand ils sont retirés du service et détruits en servant de leurres sur les différents aérodromes du pays.

Caractéristiques Techniques du Heinkel He-46C-1

Type : monoplan biplace de reconnaissance, de coopération et d’entrainement

Masse : à vide 1765kg en charge 2300kg

Dimensions : longueur 9.5m envergure 14m Hauteur 3.4m

Motorisation : un moteur radial Bramo de 660ch

Performances : vitesse maximale 250 km/h distance franchissable 1000km plafond opérationnel 6000m

Armement : une mitrailleuse MG-15 de 7.92mm en poste arrière et plus de 20 bombes de 10kg

Heinkel He-51

Heinkel He-51 sous les couleurs bulgares

Le Heinkel He-51 est un biplan monoplace conçu initialement comme un chasseur mais qui allait être également décliné en version hydravion et en version d’attaque au sol.

C’est une évolution d’un appareil plus ancien le Heinkel He-49. Avec l’Arado Ar68, il constitua l’équipement initial en chasseurs de la jeune Luftwaffe.

Effectuant son premier vol en mai 1933 il est mis en service dans la Luftwaffe en juillet 1934 pour une carrière très courte (mais finalement normale pour un appareil de cette époque) puisqu’il est retiré des unités de première ligne en 1939. 700 exemplaires ont été produits et outre l’Allemagne, l’appareil va être utilisé par l’Espagne et par Bulgarie.

Au total 150 He-51A, 450 He-51B (dont 46 en version hydravion) et 100 He-51C (version attaque au sol) furent produits pour la Luftwaffe. Il est engagé au sein de la Légion Condor durant le conflit espagnol.

La Bulgarie à acquis douze appareils qu’elle va utiliser pour l’entrainement à la chasse et l’entrainement à la voltige. Ces appareils acquis en 1936 vont être utilisés jusqu’en 1944 quand usés ils ont été retirés du service et envoyés à la ferraille.

Caracteristiques Techniques (Heinkel He51B-1)

Type : biplan monomoteur monoplace

Masse à vide 1460kg en charge 1900kg

Dimensions : longueur 8.4m envergure 11m hauteur 3.2m

Motorisation : un moteur en ligne BMW VI 7.3 de 750ch entrainant une hélice bipale à pas variable

Performances : vitesse maximale 330km/h vitesse de croisière 280km/h distance franchissable 570km plafond opérationnel 7700m

Armement : deux mitrailleuses de 7.92mm MG-17 dans le nez avec 500 coups par arme, six bombes de 10kg

Heinkel He-72 Kadett

Heinkel He-72 Kadett

Le He-72 est un biplan biplace d’entrainement initial répondait à un besoin emis en 1933. L’appareil entre en service au sein du National-Socialist Flyers Korps (NSSK), l’ancètre de la Luftwaffe avant d’équiper l’armée de l’air allemande, devenant l’appareil d’entrainement standard de la Luftwaffe.

L’appareil était toujours en service en septembre 1948 et à l’étranger il à été utilisé par la Bulgarie, la Slovaquie et le Japon avec un unique appareil. Six appareils ont été acquis par Sofia, appareils qui vont être utilisés jusqu’en 1950 quand le dernier appareil encore en état de vol est définitivement cloué au sol suite à la découverte de criques dangereuses. L’appareil est envoyé à la casse.

Caractéristiques Techniques du Heinkel He-72B-1

Type : biplace d’entrainement biplan

Masse : à vide 540kg maximale au décollage 865kg

Dimensions : longueur 7.50m envergure 9.00m hauteur 2.70m

Motorisation : un moteur radial BMW-Bramo de 160ch

Performances : vitesse maximale 185 km/h vitesse de croisière 170 km/h Distance franchissable : 3500m

Armement : aucun

Focke-Wulf Fw-44 Stieglitz

Focke-Wulf Fw-44 Stieglitz

Le Focke-Wulf Fw-44 est un biplan biplace d’entrainement dont le prototype effectue son premier vol en 1932, l’appareil de série ayant subit un certain de modifications. Le Fw-44B se distingue par un moteur plus puissant, le Fw-44C principale version de série et le Fw-44J, une version destinée à être produite sous licence à l’étranger.

L’appareil à été exporté en Argentine, en Autriche (1927-38), en Bolivie, au Brésil, en Bulgarie, en Chine, au Chili, en Colombie,en Finlande, en Hongrie, en Pologne, en Roumanie, en Slovaquie, en Espagne, en Suède, en Suisse et en Turquie.

Avec 109 appareils le Stieglitz va être le principal avion d’entrainement des forces aériennes bulgares. Quelques appareils furent utilisés également pour la liaison. Il restait cinquante-quatre appareils à la fin du conflit, la plupart en mauvais état. Quelques appareils ont été visiblement réutilisés par les forces d’occupation soviétiques avant d’être envoyés à la ferraille sans autre forme de procès.

Caractéristiques Techniques du Focke-Wulf Fw-44

Type : biplan biplace d’entrainement

Masse : à vide 565kg en charge 770kg maximale au décollage 785kg

Dimensions : longueur 7.30m envergure 9.0m hauteur 2.80m

Motorisation : un moteur radial Siemens de 160ch

Performances : vitesse maximale 185 km/h distance franchissable 550km plafond opérationnel 3900m

Focke-Wulf Fw-56 Stosser

Focke-Wulf Fw-56 Stosser

Le Focke-Wulf Fw-56 Stösser est un avion d’entrainement avancé, un monoplan à aile haute destiné non pas à l’entrainement au pilotage mais à la chasse. Il est d’ailleurs conçu comme un chasseur de défense locale. Le premier prototype décolle pour la première foi en novembre 1933 suivit d’un second et d’un troisième en février 1934.

Après s’être imposé face à l’Arado Ar76 et le Heinkel He 74, le Focke-Wulf Fw-56 est produit à plus de 1000 exemplaires, certains étant exportés en Autriche, en Hongrie, en Bolivie, en Bulgarie, en Hongrie, aux Pays-Bas, en Roumanie et en Espagne. L’appareil était toujours en service en septembre 1948. La Bulgarie à utilisé six appareils de 1936 à 1944.

Caractéristiques Techniques du Focke-Wulf Fw-56A-1

Type : monoplan monoplace d’entrainement avancé

Masse : à vide 755kg en charge 985kg

Dimensions : longueur 7.6m envergure 10.5m hauteur 2.6m

Motorisation : un moteur radial Argus As 10C de 236ch

Performances : vitesse maximale : 278 km/h vitesse de croisière 255 km/h Distance franchissable 385km Plafond opérationnel 6200m

Armement : deux mitrailleuses de 7.92mm MG-17

Focke-Wulf Fw-58 Weihe

Le Focke-Wulf Fw-58 Weihe était un bimoteur utilisé comme avion d’entrainement multirôle (pilotes, mitrailleurs et opérateurs radios) mais aussi comme avion de transport et avion sanitaire.

Le premier vol à lieu en 1935 et la mise en service en 1937. Il à été produit à 1350 exemplaires utilisés quasiment exclusivement par les allemands, seule

La Bulgarie utilisa 34 exemplaires dont 22 exemplaires étaient encore disponibles en avril 1954. Seule une poignée de ces appareils à été préservée dans des musées. Il à également été exporté en Autriche, au Brésil, en Argentine, en Tchécoslovaquie, en Croatie (durant la seconde guerre mondiale), la Finlande, les Pays-Bas, la Norvège (après guerre), la Pologne (après guerre), la Roumanie, la Slovaquie, l’Espagne, la Turquie et l’URSS.

Caracteristiques Techniques

Type : bimoteur monoplan d’instruction et de transport

Masse à vide 2000kg en charge 2930kg

Dimensions : longueur 14.1m envergure 21m hauteur 4.2m

Motorisation : deux moteurs radiaux Argus As 10C de 240ch entrainant deux hélices bipales de 2.5m de diamètre à pas variable

Performances : vitesse maximale 254km/h vitesse de croisière 238km/h distance franchissable 690km plafond opérationnel 5400m

Armement : deux mitrailleuses de 7.92mm MG-15

Equipage : quatre hommes

Caproni Ca-100

Avant l’apparition du Breda Ba-25, le Caproni Ca-100 est l’appareil d’entrainement de base standard de la Regia Aeronautica. Le premier prototype effectue son vol inaugural en 1928 et l’armée de l’air italienne va recevoir 675 exemplaires de ce biplan biplace inspiré du De Havilland DH-60 Moth.

Outre l’Italie l’appareil va être utilisé par le Pérou, le Portugal, l’Autriche, l’Espagne et va inspirer la Bulgarie dans la mise au point d’un avion d’entrainement national, le KB-1 Peperuda (sept exemplaires produits).

Toujours en service en octobre 1948, le Ca-100 est utilisé durant tout le conflit. La guerre terminée un grand nombre d’appareils est encore disponible mais beaucoup sont très usés. Voilà pourquoi tous sont feraillés et aucun avion n’est aujourd’hui exposé dans un musée.

Le Pérou à utilisé l’appareil jusqu’en 1960, le Portugal et l’Espagne jusqu’en 1961, les appareils autrichiens ayant été récupérés par la Luftwafe et broyés par le second conflit mondial.

Vingt-quatre appareils ont été utilisés par la Bulgarie de 1938 à 1954, les appareils survivants (huit exemplaires) très usés par un usage intensif étant envoyés à la casse à la fin des années cinquante.

Caracteristiques Techniques

Type : biplace biplan d’entrainement

Masse à vide 400kg en charge 650kg

Dimensions : longueur 7.30m envergure 10m hauteur 2.75m

Motorisation : De Havilland Gispy de 85ch

Performances : vitesse maximale 165 km/h rayon d’action 700km plafond opérationnel 4000m

Polikarpov Po-2

Le Polikarpov Po-2 (appelé également U-2 en raison de son rôle initial d’avion d’entrainement uchebnyy en russe, le nom Po-2 à été adopté en 1944, deux ans après la mort de Vladimir Polikarpov) était un avion d’usage général mis au point à la fin des années vingt et utilisés pendant près de vingt-cinq avant, pendant et même après le second conflit mondial !

Outre l’entrainement, il fût utilisé également pour l’attaque au sol, la reconnaissance, la guerre psychologique, les liaisons, l’évacuation sanitaire……. . Entre 1928 et 1959, ont été produit plus de 30000 Po-2.

A l’origine de cette sucess story russe figure la volonté de remplacer le U-1, la copie de l’Avro 504 britannique. Le vol inaugural à lieu le 7 janvier 1928, les essais menés au cours de l’année avant de lancer la production en série en 1929.

La production cesse dès 1956 en URSS mais se poursuit jusqu’en 1959 en Pologne et en en Tchécoslovaquie, les deux pays achetant la licence dès 1955 pour relancer la production aéronautique le plus rapidement possible.

A la version de base désignée U-2 s’ajoute les U-2A U-2AO et U-2AP pour les travaux agricoles (futurs Po-2A, Po-2AO et Po-2AP), les appareils expérimentaux U-2G, U-2PL et U-2KL, des versions d’attaque au sol U-2LSh et U-2LNB, des versions hydravion U-2M et U-2P, une version ambulance U-2S, une version liaison U-2ShS, des versions de transports civils U-2SP et U-2SPL, la version d’entrainement U-2UT, la version utilitaire U-2VS, une version d’observation nocturne d’artillerie U-2NAK, des versions améliorées U-3 et U-4.

Outre l’URSS, l’appareil à été utilisé par l’Albanie, la Bulgarie, la Chine, la Tchécoslovaquie, la Pologne, la Finlande, l’Allemagne (appareils capturés), la Hongrie, la Mongolie, la Roumanie, la Turquie et la Yougoslavie.

Caractéristiques Techniques

Type : biplan biplace d’usage général

Masse à vide 770kg en charge 1030kg maximale au décollage 1350kg charge utile 260kg

Dimensions : longueur 8.17m envergure 11.40m hauteur 3.10m

Motorisation : un moteur radial Shvetsov M-11D de 125ch

Performances : vitesse maximale 152km/h vitesse de croisière 110km/h distance franchissable 630km plafond opérationnel 3000m

Armement (U-2VS/LNB) une mitrailleuse de 7.62mm ShKAS et six bombes de 50kg

FIN

Mitteleuropa Balkans (36) Hongrie (36)

Transport

Fiat G-12

Fiat G.12

Le Fiat G-12 est un avion de transport trimoteur commercial qui effectua son premier vol le 15 octobre 1940. 104 exemplaires vont être produits et utilisés par l’Italie, l’Allemagne et la Hongrie.

Il est d’abord utilisé comme avion commercial puis comme avion de transport militaire par l’armée de l’air hongroise puis par la Regia Aeronautica qui réquisitionne 48 appareils en octobre 1948 pour des missions de transport de troupes et de transport logistique.

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