Scandinavie (11) Norvège (11)

Sous-marins

Sous-marins type A

KNM_A-4

Le sous-marin A-4

En 1909, les norvégiens ont mis en service le HNoMS Kobben, leur premier sous-marin. Ce navire n’à été désarmé qu’en 1933 mais dès avant le premier conflit mondial Oslo passe commande auprès de Krupp Germania de Kiel de quatre sous-marins baptisés A-2, A-3,A-4 et A-5.

Seuls les trois premiers sont mis en service par la marine norvégienne, le A-5 saisi par les allemands quand éclate le premier conflit mondial devenant le SM UA (utilisé pour la défense côtière, sous-marin d’entrainement en 1916, se rend aux alliés en 1918 puis est démantelé).

Les sous-marins A-2, A-3 et A-4 mis en service en 1914 sont maintenus en service jusqu’au début des années quarante quand il devient évident que leur usure rend leur utilisation problématique voir dangereuse.

Le A-2 est désarmé en septembre 1940. Il coule au mouillage à Oslo suite à une tempête le 17 septembre 1945. L’épave dangereuse pour la navigation est relevée puis démantelé.

Le A-3 sert de ponton-école après son désarmement survenu en mai 1941. Il est démoli en juin 1944 alors que le A-4 désarmé en juin 1942 est toujours en septembre 1948. Il est coulé par l’aviation allemande lors des bombardements préliminaires de l’opération Weserübung (épave relevée en 1949 par les allemands et démolie).

Caractéristiques Techniques

Déplacement : surface 270 tonnes plongée 342 tonnes

Dimensions : longueur 46.7m largeur 4.78m tirant d’eau 2.8m

Propulsion : deux diesels de 700ch, deux moteurs électriques de 380ch

Performances : vitesse maximale en surface 14.2 nœuds en plongée 9 nœuds distance franchissable 1600 miles nautiques à 9 nœuds en surface 100 miles nautiques à 3 nœuds en plongée Immersion 50m

Armement : un canon de 76mm, trois tubes lance-torpilles de 450mm

Equipage : 16 hommes

Sous-marins type B

B-4

Les six sous-marins de classe B sont des sous-marins type L américain construits sous licence aux chantiers navals Karljohansvern à Horten et mis en service en 1922 (B-1), en 1923 (B-2 B-3 B-4) et en 1929 (B-5 et B-6).

Ces sous-marins sont clairement dépassés en septembre 1939 alors pensez donc en septembre 1948. Leur remplacement à été étudié mais les budgets n’ont pas été débloqués, la marine royale norvégienne donnant la priorité à la modernisation de sa flotte de surface et de son aéronavale.

Quand les allemands attaquent la Norvège le 5 septembre 1948, quatre sous-marins type B sont «opérationnels», le B-1 et le B-5 étant hors service à Trondheim. Ils sont touchés par l’aviation, gravement endommagés et finalement sabordés par leurs équipages.

Les B-2, B-3, B-4 et B-6 sont en théorie en service mais en réalité pas vraiment opérationnels, les autorités norvégiennes renonçant à les envoyer au combat. Ils vont être sabordés à Narvik (B-3), à Kristiansand (B-2) et Bergen (B-4 et B-6).

Leurs équipages vont être immédiatement évacués en Grande-Bretagne et vont armer les deux sous-marins type U transférés par les britanniques à la Norvège. Les épaves des sous-marins vont être relevés par les allemands et démantelés.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : surface 365 tonnes plongée 545 tonnes

Dimensions : longueur 51m largeur 5.3m tirant d’eau 3.5m

Propulsion : deux moteurs diesels Sulzer de 900ch deux moteurs électriques de 700ch

Performances : vitesse maximale 15 nœuds en surface 8.9 nœuds en plongée distance franchissable 2900 miles nautiques à 9 nœuds en surface 150 miles nautiques à 3 nœuds

Armement : un canon de 76mm, quatre tubes lance-torpilles de 450mm

Equipage : 23 hommes

Sous-marins classe Undine (type U)

HMS Ursula

HMS Ursula

A l’origine, le sous-marin type U devait être un sous-marin d’entrainement non armé, destiné notamment à remplacer les type H mais très rapidement on décide de les armer de tubes lance-torpilles et d’un canon de pont à l’exception des deux premiers ce qui explique que l’Undine et l’Unity bien qu’intégré à une flottille resteront sous-marins d’entrainement en septembre 1948.

Après les trois premiers conçus à l’origine comme sous-marins non armés, on trouve douze sous-marins appartenant au groupe II avant que dix-sept sous-marins appartenant au groupe III portant le total à trente deux navires qui sont répartis en quatre flottilles de huit sous-marins.

Une déployée en mer du Nord (double rôle : missions de combat et entrainement des nouveaux sous-mariniers) (2nd Submarine Flottilla), deux en Méditerranée (Malte et Alexandrie) (4th & 6th Submarine Flottilla) et la dernière à Hong Kong (8th Submarine Flottilla).

La 2nd Submarine Flottilla aligne ainsi les HMS Undine Unity Ursula Umpire Una Unbeaten Undaunted et Union.

La 4th Submarine Flottilla aligne les HMS Unique Upholder Upright Urchin Urge Usk Ulmost et Uproar.

La 6th Submarine Flottilla dispose des sous-marins HMS Ultimatum Umbra Unbending Unbroken Unison United Unrivalled et Unruffied.

La 8th Submarine Flottilla dispose des sous-marins HMS Unruly Unseen Ultor Unshaken Unsparing Usurper Universal Untaned

Comme nous l’avons vu plus haut, les norvégiens ont rapidement expédié les équipages de leurs sous-marins en Grande-Bretagne.

Cela ne se fit pas sans mal ni sentiment de culpabilité, nombre de sous-mariniers norvégiens se considérant comme des déserteurs alors que leurs camarades de l’aéronavale et des navires de surface faisaient tout leur possible pour tenter de repousser les allemands.

Ces équipages entraînés furent une aubaine pour le gouvernement en exil qui demanda le transfert d’un ou plusieurs sous-marins à la marine britannique. Après de longues et fastidieuses négociations, les britanniques acceptent de transférer deux sous-marins type U de la 2ème flottille, les HMS Ursula et Unbeaten qui sont rebaptisés respectivement Ula et Urred, le transfert ayant lieu en septembre 1949.

Si ces sous-marins sont placés sous le commandement opérationnel de la Norwegian Task Force [Royal Navy] ils dépendaient toujours de la 2ème flottille pour des raisons techniques et logistiques.

Le HNoMS Ula survit au conflit après avoir mené la vide dure à la navigation allemande, après avoir déposé des commandos et des armes pour la Résistance norvégienne. Désarmé en mars 1960, il sert de ponton-école jusqu’en 1970 quand il est vendu à la démolition et démantelé.

Son sister-ship, le HNoMS Urred à moins de chance puisqu’il est coulé le 4 janvier 1953. Alors qu’il venait d’attaquer un convoi de six navires entre Bergen et Oslo, le sous-marin type U est surpris à faible profondeur par un hydravion Arado Ar196 en patrouille.

Arado Ar196A-2

Arado Ar-196

Ce dernier lance deux charges de profondeur qui sont fatales au sous-marin qui comme c’est souvent le cas avec les submersibles coule sans laisser de survivants.

L’épave n’à été retrouvé qu’en 2000, reposant à 175m de profondeur en deux morceaux et plutôt en bon état. Classée tombe de guerre, la plongée y est interdite même si la profondeur met l’épave à l’abri des pilleurs et autres plongeurs indélicats. Chaque 4 janvier, une gerbe est lancée par un hélicoptère de la marine norvégienne.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : surface pleine charge 630 tons (571 tonnes) plongée 730 tons (662 tonnes)

Dimensions : longueur 58m largeur 4.90m tirant d’eau 4.62m

Propulsion : deux moteurs diesels Paxman Ricardo de 615ch deux moteurs électriques deux hélices

Performances : vitesse maximale 11.25 noeuds en surface 10 noeuds en plongée

Armement : un canon de 76mm (3 pouces) (sauf sur les trois premiers) six tubes lance-torpilles à l’avant (quatre internes deux externes) 8 à 10 torpilles, deux mitrailleuses de 7.7mm antiaériennes

Equipage : 27 à 31 hommes

Patrouilleurs et canonnières

Farm

Un patrouilleur norvégien

Quand les allemands déclenchent l’opération Weserübung le 5 septembre 1948, la flotte norvégienne dans le domaine des patrouilleurs est assez ancienne et surtout très hétéroclite. Les marins norvégiens vont donc faire ce qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont.

-On trouve tout d’abord de vieux torpilleurs transformés en patrouilleurs. Les plus gros sont d’anciens torpilleurs de première classe, des navires baptisés Brand Hai Sael et Storm.

Ce sont des navires de 107 tonnes, mesurant 39.9m de long sur 4.9m de large et un tirant d’eau de 2.7mm, une machine à vapeur à expansion de 1100ch, une vitesse maximale de 21 nœuds et une distance franchissable de 900 miles nautiques à 12 nœuds, un armement composé de deux canons de 37mm et de deux tubes lance-torpilles de 450mm puis de deux canons de 37mm, deux canons de 20mm, deux mitrailleuses de 7.92mm et des grenades ASM.

Aucun de ces navires ne survit à la campagne de Norvège, le Brand et le Storm sont coulés par l’aviation allemande respectivement les 6 et 21 septembre, le Hai gravement endommagé par un torpilleur allemand étant sabordé par son équipage alors que le Sael à été sabordé dans le port de Namsos peu avant son évacuation par les alliés.

-Les patrouilleurs Lyn Glimt Orm Oter Skerv Kjeli Hvas et Kjaerk sont d’anciens torpilleurs de 2ème classe. Ils sont donc plus petits puisqu’ils ne déplacent que 43 tonnes, disposent d’un équipage de 11 hommes avec un armement composé d’un canon de 37mm et d’un tube lance-torpilles.

Le Lyn et le Glimt présents à Oslo prennent la mer à l’aube du 5 septembre dès qu’une flotte non identifiée apparaît à l’entrée du fjord. Ils n’ont pas le temps de faire quelque chose quand ils sont pris à partie par des chasseurs-bombardiers allemands.

Le Lyn est touché par une bombe de 250kg et explose, son sister-ship est victime lui d’un mitraillage qui le pousse à l’échouage. L’épave est évacuée par son équipage et va servir de cible de tir à d’autres avions allemands qui vont ne prendre aucun risque.

Le Orm et l’Oster en patrouille au large des îles Lofoten repère un croiseur auxiliaire chargé de s’emparer cet archipel stratégique. Après un bref mais violent combat, les deux navires désemparés sont évacués et finissent par couler dans l’après midi.

Le Skerv sur slipway à Horten pour carénage et remis à l’eau le 6 septembre mais faute de marins disponibles et surtout pour éviter un massacre est sabordé. Le Kjeli lui parvient à se réfugier en Angleterre où il servira symboliquement de navire pour les prises d’armes de la marine norvégienne en exil.

Le Hvas est détruit par erreur par une batterie côtière norvégienne défendant les approches de Namsos le 5 septembre 1948 alors que le Kjaerk se réfugie en Suède où il est interné.

-Les patrouilleurs Trygg Snogg et Stegg sont également d’anciens torpilleurs transformés en patrouilleurs. Mis en service en 1921, ils déplacent 256 tonnes, mesurent 53m de long sur 5.50m avec un tirant d’eau de 1.58m, une puissance propulsive de 3000ch lui permettant d’atteindre la vitesse de 33 nœuds. Ses trentre-trois hommes d’équipage mettaient initialement en œuvre deux canons de 76mm, un canon de 20mm et deux affûts doubles de 450mm. En patrouilleur ces navires disposaient d’un canon de 76mm, de deux canons de 20mm et de quatre mitrailleuses de 7.62mm.

Le Trygg parvient à s’échapper de Bergen au nez et à la barbe des allemands pour rallier le nord du pays. Il participe à la campagne de Norvège et parvient à fuir en Grande-Bretagne où il va servir de navire-école pour les jeunes marins norvégiens. Il est modernisé entre 1955 et 1956, désarmé en 1962 et démoli.

Le Snogg saute sur une mine au large de Trondheim le 8 septembre 1948 et coule rapidement alors que le Stegg sérieusement endommagé par l’aviation doit être sabordé pour échapper aux allemands.

-Le patrouilleur HNoMS Heimdal mis en service en 1892 est toujours en service quand éclate le second conflit mondial. C’est un navire de 578 tonnes, mesurant 55m de long sur 8.2m de large et un tirant d’eau de 4.5m, une vitesse maximale de 12 nœuds atteinte grâce aux 650ch de la machine verticale à triple expansion, un armement composé de quatre canons de 76mm et de deux canons de 37mm, l’équipage se composant de 62 hommes. Le navire est coulé par un sous-marin allemand le 17 septembre 1948 (deux torpilles).

-Le patrouilleur HNoMS Honningsvag à une histoire particulière puisqu’il s’agissait d’un chalutier de grande pêche allemand le Malanger capturé à Narvik le 5 septembre 1948 alors qu’il était immobilisé pour une avarie.

Saisi par les norvégiens et réparé, il est utilisé comme patrouilleur, survivant au second conflit mondial puisqu’il est vendu à un armateur de pêche en 1957 avant d’être démoli en 1973.

C’était un navire de 487 tonnes, mesurant 54.01m de long sur 8.38m de large et un tirant d’eau de 4.97m, une vitesse maximale de 11 nœuds et une distance franchissable de 5000 miles nautiques à 10 nœuds (grâce à une machine verticale à triple expansion de 1000ch entrainant une hélice), un armement composé initialement d’un canon de 47mm et deux mitrailleuses de 12.7mm puis de deux canons de 40mm, de quatre canons de 20mm et de deux mitrailleuses de 12.7mm.

-Les HNoMS Nordkapp et Senja étaient deux patrouilleurs de surveillance de pêche qui après le 5 septembre 1948 furent utilisés comme patrouilleurs-escorteurs. Le Nordkapp est coulé à Trondheim par l’aviation allemande (deux bombes de 250kg) alors que le Senja parvient à se réfugier en Grande-Bretagne. Survivant au conflit, il est désarmé en 1959 et démoli.

Il s’agissait de navires de 234 tonnes, mesurant 39.78m de long sur 6.55m de large et un tirant d’eau de 2.29m. Propulsés par deux moteurs diesel de 580ch qui entrainent une hélice, ces navires pouvaient atteindre la vitesse respectable de 13.7noeuds et franchit 3200 miles nautiques à 11 nœuds.

Son équipage de 28 hommes mettait en œuvre un canon de 47mm (remplacé ultérieurement par un canon de 76mm), un canon de 20mm, quatre mitrailleuses de 12.7mm et douze grenades anti-sous-marines.

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HNoMS Pol III

-Le HNoMS Pol III était lui aussi un navire de garde-pêche mis en service en 1926. Réquisitionné une première fois en 1939/40, il l’est à nouveau en 1948. Ce navire de 214 tonnes, propulsé par une machine verticale à triple expansion pouvait atteindre la vitesse maximale de 11 nœuds et disposait d’un armement composé d’un canon de 76mm et de deux mitrailleuses.

Endommagé le 5 septembre 1948 au large d’Oslo, il rentre au port et était en réparation quand décision est prise d’évacuer la ville. Pour une raison qu’on ignore, le navire n’est pas sabordé. Les allemands s’en emparent, procède aux réparations et vont le réutiliser comme patrouilleur-escorteur jusqu’au 27 septembre 1949 quand il est coulé par un sous-marin britannique en maraude au large de Bergen, deux torpilles ne laissant aucune chance au petit navire anciennement norvégien.

-Le Thorold à une histoire complexe puisqu’il s’agissait à l’origine d’un chalutier français de 1919 acquis par un armateur norvégien en 1924. Réquisitionné par la marine norvégienne en 1948, il est coulé à son quai à Kristiansand, l’aviation allemande plaçant deux bombes de 125kg qui provoquent le naufrage du navire norvégien. Son épave est relevée par les allemands qui procède à sa démolition.

Il s’agissait d’un navire de 406 tonnes de jauge brute, mesurant de 42.70m de long sur 7.65m de large et un tirant d’eau 3.96m et un armement composé d’un canon de 37mm, de deux canons de 20mm et de deux mitrailleuses de 7.92mm.

Navires de guerre des mines

-En 1884 la marine norvégienne met en service cinq canonnières de classe Vale (Vale Brage Nor Ullar et Vidar). En 1948, les Vale et Nor sont toujours en service même si en 1940 ces deux canonnières ont été transformées en mouilleur de mines. Ces deux navires mouillent quelques champs de mines défensifs mais sont détruits par l’aviation allemande.

Ces navires déplacent 260 tonnes, mesurent 28m de long, peuvent atteindre 8.5 nœuds avec leur machine à expansion de 220ch. L’armement en version mouilleur de mines était composé d’un canon de 100mm, trois canons de 37mm et des mines.

-Pour assurer le mouillage de mines, la marine norvégienne met en service en 1916 deux unités de classe Glommen, des navires baptisés Glommen et Laugen. Ces navires déplaçaient 357 tonnes, mesuraient 42m de long sur 8.5m de large et un tirant d’eau de 2.3m. Propulsé par une machine verticale à triple expansion de 340ch, ils pouvaient atteindre la vitesse maximale de 9.9 nœuds, l’équipage de 39 hommes disposait pour sa défense de deux canons de 76mm et pouvaient transporter 120 mines.

Ces deux navires participent à la campagne de Norvège où ils sont plus (Glommen) ou moins (Laugen) endommagés. Ils servent de mouilleurs de mines pour protéger les accès aux ports de Norvège avant d’être transformés en escorteurs avec un canon de 105mm, quatre canons de 37mm, six canons de 20mm et des grenades ASM.

Aucun navire ne survit au second conflit mondial, le Glommen étant victime de l’aviation britannique le 27 septembre 1952 alors qu’il était mouillé à Narvik alors que le Laugen est torpillé par un sous-marin soviétique dans l’Océan Glacial Arctique le 14 mars 1953.

-Les deux vieilles canonnières de classe Gor (Gor et Tyr) sont transformés en mouilleurs de mines avant le second conflit mondial. Désarmées en 1946, elles sont réactivées en août 1948 mais n’auront pas le temps de faire grand chose, étant coulées le 5 septembre 1948 par l’aviation allemande.

Ces navires déplaçaient 295 tonnes, mesuraient 31.27m de long, une puissance propulsive de 450ch, une vitesse maximale de 10 nœuds, un armement composé d’un canon de 120mm, un canon de 57 ou de 76mm, deux canons de 37mm et 55 mines.

-Le HNoMS Freya mis en service en juillet 1918 est le premier mouilleur de mines conçu spécifiquement pour cette mission pour la Norvège.

Ce navire déplaçait 595 tonnes, mesurait 75.3m de long sur 8.2m de large et un tirant d’eau de 2.8m, une puissance propulsive de 6000ch dévellopée par deux VTE, une vitesse maximale de 22 nœuds, un armement composé de quatre canons de 100mm, deux tubes lance-torpilles de 460mm et 180 mines.

Gravement endommagé le 15 septembre 1948 au large de Namsos, il est échoué et doit être sabordé pour ne pas être pris par les allemands.

Rauma (1939) 3

Le dragueur de mines Rauma

-Qui dit mouillage de mines dit dragage et pour cela la marine norvégienne va faire construire six dragueurs de mines de classe Otra (Otra, Rauma, Abjora, Julussa, Latselvia et Sana).

Il s’agissait de navires de 355 tonnes, mesurant 51m de long sur 7m de large et un tirant d’eau de 1.8m, une puissance propulsive de 900ch avec deux machines verticales à triple expansion entrainant deux hélices, une vitesse maximale de 15 nœuds, une distance franchissable de 1400 miles nautiques à 9 nœuds, un armement composé d’un canon de 76mm et de deux mitrailleuses, un équipage de 25 hommes.

L’Otra saute sur une mine qu’il cherchait à désamorcer le 7 septembre 1948 mais les cinq autres survivent à la campagne de Norvège et se réfugient en Grande-Bretagne. Tous ne survivent pas au conflit puisque l’Abjora est coulé par un destroyer allemand attaquant un convoi de l’Océan Glacial Arctique le 14 septembre 1951 et que le Sana est victime d’une mine qu’il essayait de désamorcer le 7 mars 1952.

Les trois autres (Rauma Julussa Latselvia) survivent au conflit, sont modernisés en 1954 puis utilisés jusqu’en 1970 même si entre-temps de nouveaux dragueurs de mines financés par les américains les avaient largement remplacés.

Navires auxiliaires

-Le cargo mixte S.S Oster était un navire de 167 tonnes de jauge brute, un petit caboteur en somme qui mesurait 36.1m de long et pouvait atteindre la vitesse maximale de 10 nœuds, 100 passagers pouvant monter à bord.

Réquisitionné par la marine norvégienne en août 1948, il est capturé par les allemands qui vont le transformer un patrouilleur lourd avec deux canons de 105mm, huit canons de 37mm et douze canons de 20mm.

Retrouvé par les norvégiens à Oslo, il est transformé en bâtiment-base pour la marine norvégienne, rôle qu’il va assurer jusqu’en 1975 quand après une nouvelle avarie mécanique il est désarmé puis vendu à la démolition.

-Un pétrolier le Nordmark est mis en service en octobre 1945. Un sister-ship baptisé Telemark était prévu mais il ne fût jamais mis sur cale.

C’était un pétrolier de 15000 tonnes, mesurant 142m de long sur 17m de large, un tirant d’eau de 2.40m, une propulsion assurée par des moteurs diesels, une vitesse correcte de 15 nœuds, l’armement se composant de deux canons de 100mm et de huit canons de 37mm, tous antiaériens.

Ce navire est surtout un transport pétrolier puisqu’il ne peut ravitailler les navires qu’au mouillage (il semble qu’aucun essai de ravitaillement à la mer n’à été mené par la marine norvégienne avant le début du conflit).

Il participe aux débuts de la campagne de Norvège mais le 1er octobre 1948 il est torpillé par un sous-marin allemand qui lance deux anguilles fatales au navire qui disparaît dans une immense boule de feu, ne laissant aucun survivant.

-Un cargo Finnmark construit au Danemark et mis en service en septembre 1944, un navire de 17500 tonnes, mesurant 150m de long sur 17m de large, un tirant d’eau de 4.50m, une propulsion par moteurs diesels permettant une vitesse de 12 nœuds, l’armement se composant de deux canons de 100mm, quatre canons de 37mm et six de 20mm.

Survivant à la campagne de Norvège, il se réfugie en Grande-Bretagne. Transformé en croiseur auxiliaire avec un armement renouvelé (deux canons de 152mm, quatre canons de 102mm, nombre variable de canons de 20 et de 37mm), il va servir à mener des raids commandos mais aussi à récupérer des norvégiens et des norvégiennes voulant continuer la lutte.

Survivant au conflit, il est modernisé en 1957 et transformé en ravitailleur pour la nouvelle marine norvégienne qui fait un effort dans le soutien logistique pour moins dépendre de ses bases. Il est désarmé en 1975 et démoli.

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