URSS (33) Sous-Marins (1)

SOUS-MARINS

Shchuka class submarine.jpg

Sous-Marins type Sch 

Avant-propos

Le sous-marin ou plutôt le torpilleur submersible apparaît à la fin du XIXème siècle sous l’impulsion notamment de deux pionniers, Maxime Laubeuf en France et John Holland aux Etats.

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Italie (35) Sous-Marins (1)

SOUS-MARINS

Avant-propos

Si le sous-marin à fait son apparition dès le début du XIXème siècle et qu’il à participé à la guerre de Sécession avec des succès d’estime, les torpilleurs submersibles de l’époque étaient plus dangereux pour leurs utilisateurs que pour l’ennemi.

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Japon (46) Navires de soutien (3)

Ravitailleurs d’hydravions

Avant-propos

Pendant longtemps, l’observation en mer était limitée par les capacités des vigies dans le nid de pie. Même avec un regard perçant, même avec des optiques perfectionnées, les «yeux de la flotte» étaient limitées par la ligne d’horizon liée à la rotondité de la terre.

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Grande-Bretagne (52) sous-marins (1)

SOUS-MARINS

Avant-propos

Après avoir combattu sur les flots et avant de combattre au dessus des flots, l’homme combattit sous les mers avec l’invention du sous-marin qui fit cahin-caha ses premières armes durant la guerre de Sécession quand les confédérés tentaient par tous les moyens de desserrer le blocus nordiste mis en place par le plan Anaconda.

Il faut attendre la fin du 19ème siècle pour voir l’arrivée de sous-marins réellement efficaces avec l’action de pionniers comme John Holland ou Maxim Laubeuf.

Néanmoins quand éclate le premier conflit mondial si les performances du sous-marin sont connues, bien peu sont les amiraux qui imaginent que ce drôle d’engin qui fait ce que tout navire ne doit pas faire (à savoir couler) puisse bouleverser la guerre navale.

Le KMS U-9 qui coula trois croiseurs cuirassés britanniques en une seule attaque

Le KMS U-9 qui coula trois croiseurs cuirassés britanniques en une seule attaque

Malheureusement, c’est la Royal Navy qui la première fit les frais avec la destruction de trois croiseurs cuirassés, les HMS Aboukir Hogue et Cressy au large des Pays-Bas le 22 septembre 1914 par le U-9.

La victoire tactique allemande n’ayant pas contrebalancé la victoire stratégique britannique au Jutland le 31 mai/1er juin 1916, la Kaiserliche Marine abandonna tout espoir de triompher avec ses cuirassés et préféra tout miser sur une guerre au commerce menée par les U-Boot.

Celle-ci échoua de peu à isoler la Grande-Bretagne mais entraina les Etats-Unis dans la guerre avec les conséquences que l’on sait.

Avec un tel impact sur sa flotte de commerce, la Grande-Bretagne chercha à de multiples reprises à interdire le sous-marin mais échoua toujours devant la détermination des autres puissances maritimes qui en avaient besoin dans leur stratégie globale.

Pour la France et l’Italie, il s’agissait de compenser le manque de cuirassés alors que pour les Etats-Unis et le Japon, il s’agissait d’affaiblir la flotte de bataille ennemie durant sa longue traversée en direction des Philippines où la bataille décisive était censée se dérouler.

N’ayant pu bannir le torpilleur submersible des océans, la Royal Navy construisit de nombreux sous-marins, des sous-marins de moyenne et de longue patrouille, des sous-marins mouilleurs de mines et succomba elle aussi au concept du croiseur sous-marin.

En septembre 1939, la Royal Navy dispose de soixante-deux submersibles, treize anciens et quarante-neufs modernes soir la plus faible des trois belligérants de la guerre de Pologne, l’Allemagne disposant de cinquante-sept submersibles et la France de soixante dix-huit.

Onze sous-marins type T sont en construction en septembre 1939 pour permettre le renouvellement et l’expansion de la flotte.

Une commande massive de vingt-quatre sous-marins est passée en septembre 1939 mais la guerre de Pologne s’étant terminé beaucoup plus rapidement que prévu, cette commande est étalée, étalement qui s’explique aussi par la charge importante de chantiers navals dont les méthodes de travail sont loin d’être à la pointe de la modernité.
Sur le plan de l’organisation, les sous-marins de la marine britannique sont répartis entre la Home Fleet (2nd Submarine Flottilla avec onze unités à Dundee, 6th Submarine Flottilla avec sept sous-marins à Blyth, Northumberland), la Mediterranean Fleet (1st Submarine Flottilla avec dix sous-marins) et la China Station (4th Submarine Flottilla avec quinze submersibles). Quatre sous-marins sont déployés dans l’Atlantique soit 47 sous-marins, les autres étant en réserve ou en entretien à l’époque.

Comme pour les autres catégories de navires la flotte en service en septembre 1939 évolue jusqu’en septembre 1948 avec le désarmement des navires les plus anciens et la mise en service de sous-marins neufs. A noter que durant la guerre de Pologne, le HMS Oxley est coulé par le HMS Triton au cours d’une terrible méprise.

Les sous-marins de classe Odin (type O), Parthian (type P) et Rainbow (type R) sont désarmés et remplacés notamment par les type S, cette classe devenant la classe majeure, la classe standard de la flotte sous-marine britannique mais pas numériquement la plus nombreuse, les type U la devançant.

Douze sous-marins sont en service en septembre 1939 et cinq sont commandés en septembre 1939 dans le cadre de la commande de vingt-quatre sous-marins que nous avons vu plus haut.

Sept nouveaux sous-marins sont commandés en septembre 1940 portant le total à vingt-quatre submersibles dont le dernier entre en service au printemps 1945.

Le HMS Clyde, un des trois sous-marins de classe River

Le HMS Clyde, un des trois sous-marins de classe River

La classe River composée de trois sous-marins d’escadre (River Thames Clyde) aurait du être désarmée en 1945 mais au final ils sont prolongés et déployés en Extrême-Orient depuis Singapour.

-Les six sous-marins mouilleurs de mines de classe Grampus sont toujours en service en septembre 1948. Dès le début du conflit, ils vont mouiller des bouchons de mine au large des ports allemands.

HMS Taurus, sous-marin type T

HMS Taurus, sous-marin type T

-La classe T est composée de sous-marins à long rayon d’action normalement destinés à combattre en Extrême-Orient mais dans la réalité, ils vont également combattre en mer du Nord.

Quinze sous-marins sont commandés avant guerre mais seulement quatre sont en service en septembre 1939, onze autres étant en construction et sont mis en service entre 1941 et 1943.

Sept nouveaux sous-marins de ce type sont commandés en septembre 1939, sous-marins mis en service en 1942 et 1943

Cela porte la flotte à vingt-deux exemplaires, deux navires commandés en septembre 1943 sont mis en service en 1948, juste à temps pour participer au conflit.

-La classe U est la dernière classe de sous-marins mise au point avant le début du second conflit mondial.

Trois sont en service en septembre 1939 mais douze sont commandés en septembre 1939 suivis de dix-sept autres en 1941 (huit), en 1942 (sept) et en 1943 (deux), portant la flotte totale à trente-deux sous-marins en 1947.

Quand le second conflit mondial éclate, la flotte sous-marine de la Royal Navy affiche le visage suivant :

un sous-marin de type S

un sous-marin de type S

-Vingt-quatre sous-marins type S répartis en trois flottilles de huit submersibles (deux en mer du Nord une à Rosyth et la seconde à Chatham _7th Submarine Flottilla 11th Submarine Flottilla, une en Méditerranée à Malte la 9th Submarine Flottilla)

 

-Les six sous-marins mouilleurs de mines classe Grampus sont déployés hors rang, quatre en mer du Nord et deux en Méditerranée orientale

-Les trois sous-marins de classe River sont déployés depuis Singapour. Ils vont pouvoir s’appuyer sur les bases alliées de la région pour attaquer la flotte de guerre et la marine marchande de l’Empire du Japon. Ils sont placés hors-rang.

-Vingt-quatre sous-marins type T répartis en trois flottilles de huit submersibles, une déployée en mer du Nord (1st Submarine Flottilla), une dans l’Océan Indien depuis Aden (3rd Submarine Flottilla) et la troisième en Extrême-Orient depuis Singapour ou la Malaisie (5th Submarine Flottilla).

HMS Ultor (type U)

HMS Ultor (type U)

-Trente-deux sous-marins type U répartis en quatre flottilles de huit sous-marins, une déployée en mer du Nord (double rôle : missions de combat et entrainement des nouveaux sous-mariniers) (2nd Submarine Flottilla), deux en Méditerranée (Malte et Alexandrie) (4th & 6th Submarine Flottilla) et la dernière à Hong Kong (8th Submarine Flottilla).

Cela nous donne un total de 89 sous-marins en service en septembre 1948. Dès le début du conflit, les sous-marins en patrouille et ceux prêts à appareiller, prennent la mer pour s’attaquer moins au trafic commercial allemand puis italien qu’aux navires de guerre. Les sous-marins en Extrême-Orient reçoivent des consignes de vigilances mais comme le Japon se tient pour le moment tranquille….. .

Les différentes classes de sous-marins

Classe Odin (type O)

HMS Oberon

HMS Oberon

Ces sous-marins de moyenne patrouille comparable à nos Redoutable (les fameux “1500 tonnes”) sont conçus pour combattre en Extrême-Orient. Sept sous-marins sont commandés par la Royal Navy et deux par la Royal Australian Navy mais la carrière de ces derniers est fort courte et sont rapidement intégrés à la marine britannique. Trois sont exportés au Chili où ils vont servir jusqu’au milieu des années soixante.

L’Oberon est mis en service en août 1927, c’est le seul exemplaire de son type, il est donc considéré comme un prototype, le groupe 1 regroupant les deux sous-marins destinés à l’Australie, les AO-1 et AO-2 ainsi que les trois sous-marins vendus au Chili (Almirante Simpson Capitan O’Brien Capitan Thompson) mis en service en 1929.

HMS Oxley

HMS Oxley

Le premier mis en service en juillet 1927 arrive en Australie en février 1928, est désarmé pour des raisons budgétaires en mai 1930 avant d’être remis en service dans la marine britannique sous le nom d’Oxley en avril 1931. Sorti de sa zone de patrouille, il est coulé par le Triton le 10 septembre 1939 au large de la Norvège.

Le second connait la même courte carrière dans la marine australienne (septembre 1927-mai 1930 avec une arrivée en Australie en février 1928). Il est remis en service dans la Royal Navy en avril 1931 sous le nom d’Olway.

HMS Osiris

HMS Osiris

Le groupe 2 se compose de six sous-marins mis en service en 1929 (Osiris en février, Otus et Oswald en juillet, l’Orpheus en septembre et l’Odin en décembre) et en 1930 (Olympus en juin).

Ces sous-marins dérivés des type L connaissent des fuites de carburant fréquentes pouvant révéler leur position. Ils sont les premiers sous-marins à recevoir un Asdic.

Peu à peu rélégués à des missions d’entrainement, ils sont désarmés en 1945 (Oberon en janvier, Olway en mars, Osiris en avril, Otus en juin) et 1946 (Oswald en février, Odin en mars, Olympus en mai et Orpheus en septembre 1946)

Mouillés dans le loch Ewe en Ecosse, ils attendent un potentiel réarmement, effectif en septembre 1948 pour l’Oberon et l’Osiris, réarmement motivé pour permettre aux type U de mener des opérations de guerre. Les autres sont feraillés ou utilisés comme leurres, trop usés pour être réarmés même pour des missions de formation.

Caractéristiques Techniques des sous-marins de classe Odin

Déplacement : surface 1311 tonnes plongée 1892 tonnes (Oberon) standard 1349 tonnes plongée 1872 tonnes (australiens/groupe I) standard 1781 tonnes pleine charge 2030 tonnes (groupe II)

Dimensions longueur 83.8m (84.9m pour les australiens 86.4m pour le groupe II) largeur 8.5m (9.1m pour le groupe II) tirant d’eau : nc

Propulsion : deux moteurs diesels de 4600ch pour la propulsion en surface et deux moteurs électriques de 1350ch pour la propulsion en plongée. Deux hélices

Performances : vitesse maximale 15.5 noeuds en surface (15 noeuds pour les australiens 17.5 noeuds pour le groupe II) 9 noeuds en plongée rayon d’action 8400 miles nautiques à 10 noeuds en surface 70 miles à 4 noeuds en plongée Immersion 91.4m

Armement : un canon de 4 pouces (102mm) sur le pont à l’avant, deux mitrailleuses Lewis de 7.7mm, six tubes lance-torpilles avant et deux arrière avec seize torpilles.

Equipage : 54 officiers et marins
Classe Parthian (type P)

Les six Parthian sont une version améliorée des Odin et destinés à opérer en Extrême-Orient. Plus longs de deux mètres, leurs habitabilité à été améliorée par rapport à leurs devanciers.

HMS Pandora

HMS Pandora

Six navires sont mis en service en 1929 (Pandora Parthian Perseus Phoenix Poseidon Proteus) mais le Poseidon est coulé le 9 juin 1931 lors d’une collision avec un navire marchand.

Les cinq sous-marins survivants sont désarmés en 1946 (Pandora Phoenix Proteus) et 1947 (Parthian Perseus) et sont mouillés à Scapa Flow attendant un hypothétique réarmement.

Après inspection seul le Pandora sera réarmé pour servir de but sonar à l’Ecole des détecteurs implantée à Aberdeen. Les autres en trop mauvais état vont servir de leurres pour les reconnaissance ou être démolis.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : en surface 1790 tonnes en plongée 2070 tonnes

Dimensions : longueur 88m largeur 9.1m tirant d’eau 4.9m

Propulsion : deux moteurs diesels Amirauté dévellopant 4640ch et deux moteurs électriques dévellopant 1635ch entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 17.5 nœuds en surface 8.6 nœuds en plongée

Armement : un canon de 102mm (4 pouces) QF Mk II sur le pont à l’avant, huit tubes lance-torpilles de 533mm (six avant deux arrières) avec 14 recharges, torpilles qui peuvent être remplacées par des mines

Equipage : 53 officiers et marins

Grande-Bretagne (16) Royal Navy (8)

Sous-Marins

Avant-Propos

Le sous-marin apparait au cours de la guerre de Sécession quand les confédérés cherchent l’arme magique pour déserrer l’étau du blocus nordiste. Le premier submersible, le CSS Hunley détruit un navire nordiste mais finit par couler en rade.

Après cette première tentative, il faut attendre la fin du 19ème siècle pour qu’apparaisse le sous-marin moderne sous l’impulsion d’ingénieurs de talents comme John Holland aux Etats-Unis ou Maxime Laubeuf en France.

Les performances de ces drôles d’engins sont encore largement nimbées de mystère quand commence le premier conflit mondial.

Le réveil est cinglant. Les U-Boot de la Kaiserliche Marine coulent le même jour trois croiseurs cuirassés au large des Pays-Bas avant de se lancer dans une guerre au commerce, provoquant l’entrée en guerre des Etats-Unis après avoir faillit étrangler l’économie britannique, fort dépendante des importations.

Voilà pourquoi durant les négociations dans les traités de limitation des armements navals, les britanniques tentèrent d’obtenir l’abolition, l’interdiction du sous-marin, chose que ne pouvait accepter les français, les japonais et les américains qui pour des raisons différentes avaient besoin du submersible.

Ne pouvant obtenir gain de cause, la Grande-Bretagne continue de construire des sous-marins disposant en septembre 1939 de soixante-deux sous-marins de différents modèles. Onze sous-marins de type T étaient en construction.

Vingt-quatre sous-marins s’y ajoutent au cours d’un programme de guerre décidé en septembre 1939. La fin prématurée de la guerre de Pologne entraine un étalement de cette commande massive.

Les sous-marins sont stationnés à Dundee (2nd Submarine Flottilla 11 sous-marins), à Blyth (6th Submarine Flotilla 7 sous-marins), en Méditerranée est déployée la 1st Submarine Flottilla avec 10 sous-marins alors que la China Station disposait de la 4th Submarine Flottilla avec quinze sous-marins. Quatre sous-marins sont déployés dans l’Atlantique soit 47 sous-marins, les autres étant en réserve ou en entretien à l’époque.

Comme pour les autres catégories de navires la flotte en service en septembre 1939 évolue jusqu’en septembre 1948

Evolution de la flotte

Le HMS Oberon classe Odin

Le HMS Oberon classe Odin

-La classe Odin ou type O était composée de neufs navires mis en service en 1926, 1928 et 1929. Le HMS Oxley est coulé le 10 septembre 1939 par le HMS Triton au cours d’une méprise. Les onze autres navires sont désarmés en 1945/46.

Le HMS Parthian

Le HMS Parthian

-La classe Parthian ou type P composée de six navires mis en service en 1929 (cinq après la perte du Poseidon en 1931) n’est plus en service en septembre 1948.

HMS Regent classe Rainbow

HMS Regent classe Rainbow

-La classe Rainbow ou type R composée de quatre sous-marins mis en service en 1930 n’est plus en service en septembre 1948.

Le HMS Seahorse type S

Le HMS Seahorse type S

-La classe S va devenir la classe “standard” de la flotte sous-marine britannique. Douze sous-marins sont en service en septembre 1939 et cinq sont commandés dans le cadre du programme de guerre décidé en septembre 1939 alors que l’on s’attend à un conflit long.

Cela porte la flotte à dix-sept sous-marins, sept nouveaux sous-marins sont commandés en septembre 1940 portant le total à vingt-quatre submersibles dont le dernier entre en service au printemps 1945.

HMS Clyde classe River (ou classe Thames)

HMS Clyde classe River (ou classe Thames)

-La classe River composée de trois sous-marins d’escadre (River Thames Clyde) aurait du être désarmée en 1945 mais au final ils sont prolongés et déployés en Extrême-Orient depuis Singapour.

-Les six sous-marins mouilleurs de mines de classe Grampus sont toujours en service en septembre 1948. Dès le début du conflit, ils vont mouiller des bouchons de mine au large des ports allemands.

Le HMS Tally Ho ou type T

Le HMS Tally Ho ou type T

-La classe T est composée de sous-marins à long rayon d’action normalement destinés à combattre en Extrême-Orient mais dans la réalité, ils vont également combattre en mer du Nord.

Quinze sous-marins sont commandés avant guerre mais seulement quatre sont en service en septembre 1939, onze autres étant en construction et sont mis en service entre 1941 et 1943.

Sept nouveaux sous-marins de ce type sont commandés en septembre 1939, sous-marins mis en service en 1944 et 1945. Cela porte la flotte à vingt-deux exemplaires, deux navires commandés en septembre 1943 sont mis en service en 1948, juste à temps pour participer au conflit.

Le HMS Upholder ou type U

Le HMS Upholder ou type U

-La classe U est la dernière classe de sous-marins mise au point avant le début du second conflit mondial. Trois sont en service en septembre 1939 mais douze sont commandés en septembre 1939 suivis de dix-sept autres en 1941 (huit), en 1942 (sept) et en 1943 (deux), portant la flotte totale à trente-deux sous-marins en 1947.

Quand le second conflit mondial éclate, la flotte sous-marine de la Royal Navy affiche le visage suivant :

-Vingt-quatre sous-marins type S répartis en trois flottilles de huit submersibles (deux en mer du Nord, une en Méditerranée à Malte)

-Les six sous-marins mouilleurs de mines classe Grampus sont déployés hors rang, quatre en mer du Nord et deux en Méditerranée orientale

-Les trois sous-marins de classe River sont déployés depuis Singapour. Ils vont pouvoir s’appuyer sur les bases alliées de la région pour attaquer la flotte de guerre et la marine marchande de l’Empire du Japon. Ils sont placés hors-rang.

-Vingt-quatre sous-marins type T répartis en trois flottilles de huit submersibles, une déployée en mer du Nord, une dans l’Océan Indien depuis Aden et la troisième en Extrême-Orient depuis Singapour ou la Malaisie.

-Trente-deux sous-marins type U répartis en quatre flottilles de huit sous-marins, une déployée en mer du Nord (double rôle : missions de combat et entrainement des nouveaux sous-mariniers), deux en Méditerranée (Malte et Alexandrie) et la dernière à Hong Kong.

Cela nous donne un total de 89 sous-marins en service en septembre 1948. Dès le début du conflit, les sous-marins en patrouille et ceux prêts à appareiller, prennent la mer moins pour s’attaquer au trafic commercial allemand puis italien que pour lutter contre les navires de guerre. Les sous-marins en Extrême-Orient reçoivent des consignes de vigilances mais comme le Japon se tient pour le moment tranquille….. .

Allemagne (16) sous-marins (1)

SOUS-MARINS

Avant-Propos

-Le sous-marin moderne apparait à la fin du 19ème siècle avec des inventeurs talentueux comme John Holland ou Maxime Laubeuf.

-Premiers sous-marins construits en Allemagne pour la Russie en 1904, le premier sous-marin allemand entre en service dans la Kaiserliche Marine deux ans plus tard.

-Arme méconnue quand le premier conflit mondial éclate. Les allemands ont mis le couteau sous la gorge de la Grande-Bretagne mais provoque par leur guerre anti-sous-marine à outrance l’entrée en guerre des Etats-Unis qui provoquera leur défaite.

-Le conflit terminé, les sous-marins allemands sont livrés aux alliés qui se les partagent, beaucoup servant ensuite de cible de tir ou étant simplement démolis.

-Le traité de Versailles interdit à l’Allemagne de posséder des submersibles. Cela n’empêche pas la marine allemande de contourner l’interdiction en installant des bureaux d’études à l’étranger (Argentine, Suède, Pays-Bas) qui vont produire des sous-marins pour l’exportation (Argentine,Finlande,Espagne,Turquie) tout en préparant la renaissance de l’U-Bootwafe.

Le sous-marin finlandais Vesikkoa précurseur des type II

Le sous-marin finlandais Vesikkoa précurseur des type II

-Le programme secret de réarmement du 15 novembre 1932 prévoit la construction de dix sous-marins océaniques de 800 tonnes et dix-huit sous-marins côtiers de 300 tonnes. En attendant que le traité de Versailles soit dénoncé, les sous-marins sontdésignés comme des « bateaux à moteur d’expérimentation (Motorenversuchsboot)

-Il faut attendre l’arrivée des nazis au pouvoir pour que la marine allemande entame réellement son réarmement, la tranche 1933/34 finançant la construction de deux type IIB de 275 tonnes et de six type IIA.

Le U-25, sous-marin type IA

Le U-25, sous-marin type IA

-En septembre 1939, la Kriegsmarine aligne cinquante-deux sous-marins plus cinq autres en essais ou sur le point d’être mis en service répartis entre deux type IA, six type IIA, dix-huit IIB, six IIC, dix VIIA, huit VIIB et 7 IXA.

-Le plan Z de septembre 1939 prévoyait la construction d’un grand nombre de sous-marins pour mener la guerre de convois en l’occurence vingt-sept sous-marins océaniques dont quatre croiseurs sous-marins, soixante-deux sous-marins de grande croisière type IX, cent sous-marins de 550 tonnes (type IA, VIIA, B et C) et soixante sous-marins côtiers destinés à opérer dans la Baltique contre la flotte soviétique (type II) soit un total de 249 sous-marins.

Ce plan ne sera pas mené à bien, un nouveau plan Z plus raisonable sera mis sur pied pour rationnaliser davantage la production.

Il est intéressant de remarquer que la construction des sous-marins menée avec célérité jusqu’en 1943 connait une éclipse de plusieurs années. Les raisons sont multiples : priorité de la flotte de surface, influence encore faible des sous-mariniers par rapport aux surfaciers, impact de la guerre civile.

-En septembre 1948, la U-Bootwafe aligne un total de cent-soixante dix-huit sous-marins de différents types :

-Quatre croiseurs sous-marins type XI à quatre canons de 127mm

-Quatre ravitailleurs type XIV utilisables également comme transport de troupes

-Soixante-trois sous-marins type VII

-Soixante sous-marins type IX

-Quatre mouilleurs de mines type XB

-Trente-six sous-marins type II et III destinés à opérer en Baltique

Des projets de sous-marins à haute performance sont prévus, des prototypes sont construits et la production en série à démarré avec douze type XII de 2000 tonnes comparable _toutes proportions gardées_ aux Rolland Morillot et douze type XVII de 900 tonnes comparable aux Aurore/Phenix.

Sans la guerre civile, ils auraient du être en service dès 1946 mais en septembre 1948, les plus avancés entament simplement leurs essais à la mer.

Au moment où est déclenchée l’opération Weserübung, des sous-marins sont déployés sur les différentes mers de l’hémisphère nord.

Les quatre type XI (croiseurs sous-marins armés de deux tourelles doubles de 127mm) sont déployés dans l’Atlantique pour mener une guerre de course en liaison avec des corsaires de surface.

Des sous-marins type II et III _version améliorée du précédent_ sont déployés en Baltique alors que des type VII et des type IX sont déployés à la fois en mer du Nord pour soutenir l’invasion de la Norvège et du Danemark et mener une guerre de course dans l’Atlantique.

13-Sous-marins (1)

13°) SOUS-MARINS

En guise d’introduction……..

Avec un ingénieur de la trempe de Maxime Laubeuf, la France peut être légitimement considérée comme une nation pionnière dans le domaine du sous-marin ou plutôt du torpilleur submersible.

Notre pays à en effet été le premier à croire dans ce drôle d’engin qui faisait ce qu’un navire ne doit jamais faire à savoir couler………. .

Néanmoins et jusqu’au second conflit mondial, le véritable sous-marin n’existe pas, la présence d’un ou de plusieurs canons de moyen calibre sur le pont indiquant clairement que le navire combat aussi bien en surface qu’en plongée sans oublier que la fiabilité des torpilles à été longtemps un problème épineux pour nos sous-marins comme ceux des pays étrangers.

La Jeune Ecole si elle eut quelques lubies fumeuses crut dès le début dans le torpilleur submersible/sous-marin et en dévellopa clairement l’usage au sein de la Royale.

Sous-marins Germinal et Ventôse à quai

Sous-marins Germinal et Ventôse à quai

Quand le premier conflit mondial éclate, notre marine dispose de 45 sous-marins, 28 en construction et 9 en voie d’achèvement soit une flotte de 82 sous-marins mais si certains étaient modernes, d’autres fonctionnaient encore à la vapeur (18). Le début du premier conflit mondial stoppe net le programme de 1912 qui prévoyait la construction de 25 sous-marins de haute mer et 69 sous-marins défensifs.

Au final, notre marine à engagé 66 sous-marins bien loin de la marine allemande (373) et de la marine britannique (200) mais avec un taux de perte de 20% bien inférieur à celui des anglais (33%) et des allemands (54%).

Le premier conflit mondial avait clairement montré l’efficacité du sous-marin et son utilisation dans une grande variété de mission. Le fait que plusieurs unités de premier rang aient été coulé par des sous-marins (cuirassés Gaulois Suffren Danton sans oublier le croiseur cuirassé Léon Gambetta) fût un argument massue pour convaincre l’état-major de laisser une place de choix aux sous-marins dans la marine de l’après guerre.

Les premières études furent esquissées dès 1916 mais le début officiel des études est fixé au 21 février 1917 quand l’état-major de la marine demanda à la Direction Militaire des Services de Travaux l’étude et la mise en chantier de quatre catégories de sous-marins : un sous-marin garde-côte de 300 tonnes, un sous-marin d’escadre de 2000 tonnes et de 25 noeuds (la vitesse maximale des cuirassés à cette époque était de 20-21 noeuds), un sous-marin de haute-mer de 1000 tonnes et un sous-marin mouilleur de mines de 1200 tonnes.

Le 28 juillet, une Commission d’études Pratiques du sous-marin (CEPSM) est créée pour centraliser les expériences de la guerre et les demandes des commandants.

Sur le plan numérique, le Statut Naval de 1912 prévoyait un total de 94 sous-marins mais il n’y avait 75 en service et 11 à remplacer ce qui nous laissait un déficit de trente submersibles, chiffre qui passait à 50 en tenant compte du délai entre la décision de construction et la mise en service.

Le 22 septembre 1917, l’amiral de Bon, chef d’état-major de la marine demandait la construction de 50 sous-marins en dix ans répartis en trois catégories : deux sous-marins «conventionnels» à canons et torpilles et une troisième catégorie, une classe de sous-marins mouilleur de mines.

Le CEPSM va donc orienter ses recherches autour d’un sous-marin de grande patrouilles (1000 tonnes 15 noeuds 10 tubes lance-torpilles et un canon de 120mm), un sous-marin de petite patrouille (500 tonnes, 13 noeuds, 6 tubes et 1 canon de 100mm), un sous-marin mouilleur de mines (500 tonnes 11 noeuds 4 tubes 1 canon de 100mm et 18 mines) et enfin un sous-marin d’escadre (2500 tonnes, 25 noeuds, 15 tubes et 2 canons de 138mm).

Dans le cas d’un programme de 94 sous-marins, le CEPSM recommandait 12 sous-marins mouilleur de mines, 25 de grande patrouille, 55 de petite patrouille.

Le Jean Autric ex-U 105

Le Jean Autric ex-U 105

Les projets se multiplièrent et pour faire la jonction entre sous-marins anciens et sous-marins encore dans les limbes des mesures transitoires furent prises comme la modernisation des sous-marins existants et la remise en service de sous-marins saisis en Allemagne et en Autriche-Hongrie.

C’est ainsi qu’en 1922, notre marine nationale disposait de 48 sous-marins : quatorze anciens non refondus (cinq type Verrier cinq type Atalante, deux de type Clorinde et deux mouilleurs de mines, les Maurice Callot et Pierre Chailley), dix-sept sous-marins refondus ou en cours de refonte (deux de type Neréide, deux de type Fulton quatre de type Lagrange, deux type Sané, trois type Atalante et trois type Gorgone et Daphné), six sous-marins en construction pour l’étranger réquisitionnés au début de la guerre et enfin onze sous-marins ex-allemands.

Les différents projets arrivèrent à maturité au printemps 1920 et le 1er avril 1920, le Conseil supérieur de la Marine décida de faire procéder immédiatement à la construction de 12 sous-marins, la construction de ses submersibles étant intégré au projet 171.

Le Requin

Le Requin

Sur ces douze unités, six étaient des sous-marins de grande patrouille de type Requin (projet C4) et six des sous-marins de moyenne patrouille de type Ondine, les premiers étant construits par les Arsenaux et les seconds par l’Industrie.

Cette première commande fût suivie de beaucoup d’autres. Ne pouvant construire de nombreux cuirassés en raison des traités, notre pays vit dans le sous-marin un moyen se doter d’une puissante marine, suffisamment dissuasive vis à vis de l’Italie, notre principal adversaire qui avait obtenu la parité à Washington en 1922.

Dans la catégorie des sous-marins de grande patrouille, la classe Requin composée de neuf sous-marins financés à la tranche 1922 et au contingent de 1923 furent complétés par l’imposante série des «1500 tonnes» soit trente et une unités que l’on peut répartir entre la classe Redoutable (M5) composée de deux unités financée à la tranche 1925 et la classe Pascal (M6) composée de vingt-neuf unités dont le financement s’est étalé sur  les tranches 1925 (sept) 1926 (cinq) 1927 (cinq) 1929 (six) et 1930 (six) mais deux ont été perdus avant le 1er septembre 1939 : le Promethée en 1932 au large de Cherbourg et le Phenix en 1939 au large de l’Indochine.

Le Casabianca, un sous-marin de 1500 tonnes type Pascal

Le Casabianca, un sous-marin de 1500 tonnes type Pascal

Aux trente-huit sous-marins de grande patrouille s’ajoutèrent des sous-marins de deuxième classe répartis en trois classes différentes :

-La classe Ondine/Sirène composée de douze sous-marins financés à la tranche 1922 (six) et     au contingent 1923 (six)

-La classe Argonaute composée de seize sous-marins financés au titre de la défense des côtes     aux contingents 1926, 1927, 1928 et 1929.

Le sous-marin Ceres de classe Minerve

Le sous-marin Ceres de classe Minerve

-La classe Amirauté (ou Minerve) composée de six sous-marins financés au contingent 1930     (quatre) et au contingent 1936 (deux).
Enfin, nous trouvons deux classes de sous-marins mouilleur de mines, la classe Saphir (six navires) financés à la tranche 1925 (deux), à la tranche 1926  1927 1929 et 1930 (un chacun) et classe Émeraude financé pour le premier d’entre-eux à la tranche 1937 et pour les trois autres à la tranche 1938 bis.

Le croiseur sous-marin Surcouf resta unique en son genre et sa mise au point interminable fût probablement à l’origine de l’abandon d’un nouveau type de sous-marin croiseur aux capacités plus réalistes (projet W) au profit de sous-marins plus «conventionnels».

Quand éclate la guerre de Pologne, notre marine nationale dispose de 77 sous-marins en service alors que de nombreux autres sont en construction pour remplacer les unités les plus anciennes comme les Requin et les Sirène.

Pour remplacer les Requin, les Redoutable et les premiers Pascal, avait été développé le projet Z2, un sous-marin à coque épaisse soudée de 1810 tonnes en surface soit trois cents tonnes de plus que les M5/6 et 700 de plus que les C4.

Ces nouveaux sous-marins de grande patrouille sont financés à la tranche 1934 (Rolland Morillot), au contingent 1937 (La Praya), à la tranche 1938 (La Martinique) et à la tranche 1938 bis (La Guadeloupe La Réunion).

Le renouvellement s’accélère avec le décret-loi du 1er avril 1940 qui finance la construction de six nouveaux submersibles (Ile de France Ile de Ré Ile d’Yeu Kerguelen Crozet Belle-Ile).

L’impulsion est encore accélérée avec le programme naval de 1941 qui finance à  la tranche 1943 trois submersibles ( Ile d’Oleron Ile de Brehat Ile d’Aix), la tranche 1944 finance six autres submersibles (Saint Marcouf; Ile de Molène; Aber Wrach; Ile de Batz; Ile de Porquerolles et Ile d’If) et la tranche 1945 six nouveaux «1800 tonnes» (Mayotte Nouvelle Calédonie Tromelin Wallis et Futuna Clipperton et St Pierre et Miquelon)

26 submersibles de type Rolland Morillot sont donc commandés auxquels s’ajoutent un total de quatre sous-marins d’un type approchant mais dont les différences sont suffisamment grandes pour justifier l’existence d’une classe autonome.

En effet, la tranche 1947 des constructions navales finance la construction de quatre sous-marins de grande patrouille de type Rolland Morillot mod. Ils reprennent les noms des anciens submersibles allemands récupérés en 1920 et portant le nom de marins morts durant le premier conflit mondial (Jean Autric Jean Corre René Audry Trinité Schillemans).

A ces trente sous-marins de grande patrouille s’ajoutent deux sous-marins expérimentaux reprenant la coque des Rolland Morillot et destinés à des essais et des expérimentations mais pouvant si nécessaires mener des missions de guerre.

Financés à la tranche 1945, les Laubeuf  et Roquebert vont être les fleurons du Groupe d’Action Sous-Marine (GASM) créé en 1943 et destiné à mener à grande échelle des expérimentations techniques et tactiques.

En temps de guerre, le GASM doit récupérer le retour d’expérience des commandants pour proposer des solutions tactiques ou résoudre des problèmes techniques relevés durant les patrouilles de guerre.

Le sous-marin Aurore type Y3

Le sous-marin Aurore type Y3

Le remplacement des 600 tonnes est prévu par de nouveaux sous-marins. Comme pour les 1500 tonnes, les remplaçant des Ondine, Argonaute et Minerve étaient plus gros avec un déplacement standard de 800 tonnes.

Un premier sous-marin baptisé Aurore est financé à la tranche 1934. Il est suivi par quatre autres submersibles financés à la tranche 1937 (La Créole La Bayadère La Favorite L’Africaine), quatre autres submersibles sont financés à la tranche 1938 (L’Astrée L’Andromède L’Antigone L’Andromaque).

Deux submersibles sont financés par la tranche 1938bis (L’Artemis L’Armirde) et ces deux sous-marins sont suivis par quatre autres sous-marins financés à la tranche 1938ter (Hermione Gorgone Clorinde Cornelie)

Le 24 juin 1939, un décret autorise la construction d’un sous-marins pour remplacer le Phenix perdu en Indochine. Le modèle choisit est le Y4, une version tropicalisée du Y3. Il reprend le nom du sous-marin perdu au large de Cam-Ranh Le 29 décembre 1939, un nouveau décret finance la construction de douze submersibles qui seront du type Y4.

C’est ainsi que quand la seconde guerre mondiale éclate, notre marine dispose de 84 sous-marins soit une augmentation quantitative mais également qualitative de notre sous-marinade.