Etats Unis (90) Bases et Arsenaux (4)

Naval Base Pearl Harbor

Base navale de Pearl Harbor 2.jpg

Entre 1795 et 1810, l’archipel hawaïen jusque là divisé en plusieurs royaumes est unifié sous l’autorité du royaume de l’île d’Hawaï. Cette dynastie va dominer l’archipel jusqu’au 17 janvier 1893 quand un coup d’état soutenu par les Etats-Unis renverse la dernière reine et établit un gouvernement provisoire.

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Etats Unis (53) destroyers (13)

USS Ammen (DD-518)

USS Ammen (DD-527) 8

-Le USS Ammen (DD-518) est mis en service le 28 juin 1947 après vingt-six mois de construction, la mise sur cale ayant eu lieu le 15 avril 1945.

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Etats Unis (49) destroyers (9)

Destroyers classe Fletcher

USS Fletcher (DD-445) 5

Avant-propos

Comme nous l’avons vu, les américains entament la reconstitution de leur flotte de destroyers par les huit Farragut, des destroyers comparables à leurs contemporains étrangers (les Fleet Destroyer britanniques, les Bourrasque et Adroit étant plus anciens) armés de cinq canons de 127mm, le 5 pouces devenant à cette occasion le calibre standard des destroyers américains, une situation qui n’à pas changé depuis….. .

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Etats-Unis (35) croiseurs légers (3)

Croiseurs légers classe Brooklyn

USS Brooklyn 2

USS Brooklyn

Avant propos

Le traité de Washington (1922) avait stoppé la course aux armements entre Washington et Tokyo mais n’avait pas éteint la rivalité entre américains et japonais qui considéraient le Pacifique comme leur zone d’influence naturelle.

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Etats-Unis (21) Porte-avions (2)

Porte-avions lourds classe Lexington

USS Lexington 1929

Avant-propos

La guerre russo-japonaise en 1904-05 consacre la domination japonaise sur le nord du Pacifique, domination renforcée par l’alliance passée en 1902 avec la Grande-Bretagne. Tokyo va entrer en concurrence avec les Etats-Unis pour le contrôle de cet immense océan découvert par Magellan qui l’appela ainsi en raison de son calme apparent comparé aux eaux furieuses du détroit qui porte son nom.

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Etats-Unis (3) Histoire (2)

Les Etats-Unis au 20ème siècle (2) : isolationisme ou interventionisme ?(1919-1939)

 
-Durant la période qui sépare le premier conflit mondial de la guerre de Pologne (ou Three Months War pour certains historiens), quatre présidents se succèdent, Warren Harding (1921-1923) Calvin Coolidge (1923-1929), Herbert Hoover (1929-1933) et enfin Franklin Delano Roosevelt, le seul et unique président à avoir fait trois mandats puis qu’élu en 1932, il est réélu en 1936 et en 1940.
-Sur le plan politique,on assiste donc au triomphe de l’isolationisme, les américains se retirent des affaires du monde ou plutôt de l’Europe, se consacrant à leur propre pays mais également à leur domaine réservé à savoir l’Amérique Latine, une véritable diplomatie de la canonnière héritière du Big Stick cher à Teddy Roosevelt.
-Sur le plan économique, la situation est difficile comme dans de nombreux pays en raison de la reconversion des industries de guerre sans compter que des millions d’anciens combattants retournent sur le marché du travail.
-Des grèves éclatent dans tous le pays (4.1 millions de grévistes en 1919), des grèves doublées d’attentats anarchistes. La peur du «Rouge» s’installe entraînant notamment une réduction drastique de l’immigration sous forme de quotas nationaux. C’est dans ce contexte houleux que sont exécutés deux anarchistes italiens, Sacco et Vanzetti.
-Une forme de réaction puritaine se fait jour avec la mise en place de la Prohibition (Volstead Act) en 1919, treize années durant lesquelles la fabrication, l’importation et la vente d’alcool furent interdites, faisant la fortune de la pègre notamment un certain Al Capone.
-La reprise s’amorce au milieu des années vingt. Cette reprise n’est cependant pas homogène, l’agriculture continue de souffrir alors que de nouvelles industries voient le jour ou connaissent une importante croissance.
-Les 20 et 21 mai 1927, Charles Linbergh est officiellement le premier homme à relier New-York et Paris par la voie des airs à bord du Spirit of Saint Louis. La confiance est là, des gratte-ciel se construisent comme le Chrystler Building ou l’Empire State Building.
-Tout vole en éclat avec la Grande Dépression provoqué par le krach de Wall Street survenu lors du jeudi Noir le 24 octobre 1929. Cette crise est provoquée par un équipement productif surdimensionné pour un marché pas assez mature. L’économie américaine est aussi trop dépendante de certains secteurs comme le BTP et l’automobile.
-Le chômage explose (24% de la population active soit 13 millions de personnes en sous-emploi), un investissement négligeable, des prix et des salaires en chure libre.

Herbert Hoover, président des Etats-Unis de 1928 à 1932

-Contrairement à ce qu’on à longtemps écrit, le président Hoover n’est pas inactif face à cette crise même si sa phrase malheureuse («la prospérité est au coin de la rue») allait plomber le bilan de son action et rendre impossible sa réélection en 1932.
Il mène une politique protectioniste qui aggrave les effets de la crise car tous les pays imitent les Etats-Unis ce qui réduit encore les échanges. Des décrets tentent de maintenir les prix agricoles et un programme de grands travaux sont lancés pour tenter de résorber le chomage mais ces actions sont sans effet immédiat, la crise s’aggrave.
L’agitation sociale est importante et la crainte de la subversion communiste entraine une violente répression qui augmente le ressentiment vis à vis de l’administration Hoover. L’élection du démocrate Franklin Delano Roosevelt _cousin de Teddy_ en novembre 1932 est donc tout sauf une surprise.
Habile communiquant avec ses causeries au coin du feu, le 32ème président des Etats-Unis aidé de ses brillants conseillers (le Brain Trust, le trust des cerveaux) une politique de la Nouvelle Donne ou New Deal.
Pendant des années cette politique fût vu comme révolutionnaire mais depuis trente ans les historiens ont revu leur jugement, cette politique de la Nouvelle Donne étant une prolongation de la politique de Hoover.
L’amélioration n’est pas immédiate puisque l’apogée de la crise est atteinte en 1933. On assiste à la migration vers l’ouest de plus de trois millions d’agriculteurs victimes du Dust Bowl, de violentes tempêtes de poussière qui ravagaient tout sur leur passage. Cette crise à été magnifiquement dépeinte par le roman de John Steinbeck, Les Raisins de la Colère.
La situation s’améliore peu à peu mais il faudra attendre la fin de la décennie et les commandes massives françaises et anglaises ainsi que le début du réarmement américain pour que la situation s’améliore franchement.
-Le 16 février 1933 alors qu’il n’est pas encore entré en fonction (à l’époque le président élu devenait président de plein exercice le 6 mars de l’année suivante), il échappe à un attentat commis par un déséquilibré italien Anthony Zangara, attentat qui coûte la vie à Anton Cermak.
-Le 6 mars 1933, Franklin D. Roosevelt devient officiellement le 32ème président des Etats-Unis
-En avril 1933, le Volstead Act qui imposait depuis 1920 la Prohibition est abrogé ce qui entrave le crime organisé et permet au gouvernement américain de lever de nouvelles taxes.
-Injection massive de capitaux dans l’économie avec par exemple 3.3 milliards de dollars injectés via le National Industry Recovery Act (NIRA) soit environ 50 milliards de dollars au cours actuel.

-Des grands projets d’aménagement sont menés comme la mise en valeur de la vallée du Tennessee ou des commandes pour l’armée et surtout la marine ce qui permet à la fois de préserver un savoir-faire et d’entamer timidement le réarmement même si en 1934, il était difficile d’imaginer qu’une nouvelle guerre allait éclater en septembre 1939.
-L’action de Roosevelt est décuplée après les élections de mi-mandat de 1934 qui donnent une majorité démocrate confortable au Sénat comme à la Chambre des Représentants.
-Bien que la situation soit encore très délicate, Roosevelt est triomphalement réélu en novembre 1936 avec onze million de voix et une victoire dans 46 états sur 48 face au républicain Alfred Landon, un candidat sans envergure alors que le parti républicain était divisé. Autant dire que le pauvre Landon à été envoyé au casse-pipe.
-L’économie connait d’ailleurs une rechute avec une panique bancaire à l’été 1937, le chômage remontant à 19% de la population active en 1938.
-On assiste à une montée des oppositions et si les démocrates conservent la majorité au Congrès après les élections de mi-mandat de 1938, l’alliance pratique des républicains et des démocrates conservateurs du sud stoppe dans les faits le New Deal à la fin de 1938.
-En matière de politique extérieure, Roosevelt s’inscrivait plutôt dans les pas de Wilson mais sous la pression de l’opinion, il dut faire un virage vers l’isolationnisme, se contentant de condamnations morales vis à vis des agressions italiennes, allemandes et japonaises.
-En Amérique Latine, il inaugure une politique de bon voisinage (good-neighbouring policy) qui s’éloigne un peu de la doctrine Monroe et du Big Stick. Il abroge en 1934 l’amendement Platt qui permettait à Washington d’intervenir dans les affaires intérieures de Cuba et rapatrie les Marines déployés à Haïti depuis 1915.
Les Philippines obtiennent plus d’autonomie mais il faudra attendre le 14 mars 1945 pour que le Commonwealth of Phillipina soit proclamé, les Etats-Unis assurant néanmoins la défense du pays le temps que l’armée philippine monte en puissance.
Enfin en 1936, le droit d’intervention au Panama est aboli mais les américains conservent la souveraineté sur la zone du canal, situation qui perdurera jusque dans les années 90.
-Les lois isolationnistes se multiplient au grand dam de Roosevelt qui aurait souhaité une intervention plus active des Etats-Unis dans les affaires du monde.
-Quand éclate la guerre de Pologne, les Etats-Unis réaffirment leur neutralité vis à vis du conflit qui démarre. Sa fin rapide dès le mois de décembre fait néanmoins bouger les lignes puisque les isolationnistes commencent à être vus comme des égoïstes se désintéressant du sort du monde.
Il faudra néanmoins attendre plusieurs années avant que les Etats-Unis commencent à envisager de réintégrer véritablement le concert international.
Les Etats-Unis au 20ème siècle (3) : Pax Armada (1939-1948)
-La tradition voulait qu’un président ne fasse que deux mandats. Pourtant à l’automne 1940, Franklin D. Roosevelt voulut se présenter pour un troisième mandat. Il profitait de l’incertitude à l’international et de la division de son opposition. Il fût réélu avec 55% des suffrages et la victoire dans 38 états sur 48.
-Il consacra surtout son troisième mandat au réarmement et à la politique extérieure, le congrès qui allait basculer côté républicain en 1940 bloquant toute réforme jugée trop progressiste.

-Alors que le climat international se dégrade (offensive japonaise victorieuse en Chine au printemps 1943, coup d’état S.S et guerre civile en Allemagne), Roosevelt obtient les crédits nécessaires pour sérieusement moderniser les forces armées américaines notamment l’US Navy qui peut financer de nouveaux porte-avions et de nouveaux cuirassés, la priorité étant donné à la guerre contre le Japon.
-Alors que s’annonce les élections de 1944, on se demande ce que va faire Roosevelt. Sa maladie est de notoriété publique et si ses facultés intellectuelles sont intactes, le physique ne suit plus.
-La convention républicaine de Chicago du 26 au 28 juin 1944 avait investit Charles Lingbergh comme candidat aux élections présidentielles de 1944 avec Thomas Dewey _son plus sérieux rival_ comme colistier. Auréolé de sa traversée de l’Atlantique, sanctifié par l’enlèvement et le meurtre de son jeune fils, il représentait un candidat redoutable bien que ses sympathies pour l’Allemagne nazie interrogent les plus lucides.
-Personne ne se bouscule chez les démocrates pour défier un tel monument national. Roosevelt qui se sait condamné à brève échéance doit se résoudre à se présenter une quatrième fois avec Harry S. Truman comme colistier.
Cet attelage est logiquement défait par le duo républicain qui joue davantage sur la forme que sur le fond. Charles Linbergh devient le 33ème président des Etats-Unis avec 57% des voix et une victoire dans 42 états sur 48.
Investit en janvier 1945, le nouveau président eut comme première décision de proposer un amendement limitant à deux mandats consécutifs ou non le nombre de mandats présidentiels, cet amendement, le 22ème étant validé en septembre 1945. Le vote de cet amendement était une façon de calmer ses détracteurs qui voyaient en lui un futur dictateur.
Sa politique intérieure fût à rebours de Roosevelt même si contrairement aux souhaits de nombreux républicains, il refusa de revenir sur tous les acquis de New Deal qui donnèrent enfin leur pleine mesure. Sur le plan extérieur, il poursuivit une politique isolationniste tout en préparant les Etats-Unis à la guerre.

Il continue la politique de bon voisinage en Amérique du Sud en proposant de financer le réarmement des pays d’Amérique Latine pour empêcher l’Europe d’importer un conflit potentiellement iminent dans le sous-continent sud-américain.
Outre la livraison d’armes terrestres ainsi que d’avions, les Etats-Unis financent la modernisation des marines brésiliennes et argentines en réarmant les cuirassés de canons plus modernes, des canons de 356mm britanniques fabriqués sous licence, identiques à ceux équipant le cuirassé turc Suleiman livré en 1942 mais qui ne sera au final opérationnel qu’en 1945. Ils financent partiellement ou totalement l’acquisition de porte-avions.
Quand le second conflit mondial éclate en septembre 1948, le président Linbergh en piste pour son deuxième mandat décide de maintenir les Etats-Unis neutres tout en se montrant plus souple sur les livraisons d’armes à la France, la Grande-Bretagne et la Chine notamment.

Harry Truman. Président des Etats-Unis de 1952 à 1960. Après son échec en 1944 comme vice-président, il succède à Charles Linbergh

Opposé à Harry Truman, Charles Linbergh est réelu à une confortable majorité, 55% et 40 états sur 48. Les élections à la chambre des représentants lui sont également favorables avec une majorité solide.

Il peut ainsi se montrer plus ferme avec le Japon. Il impose un embargo sur le matériel militaire, sur l’acier et le pétrole venant des Etats-Unis ce qui oblige Tokyo à se tourner vers d’autres ressources venant des Indes Néerlandaises et d’URSS, Moscou voulant à tout prix éviter une guerre avec Tokyo ignorant que l’option Nord et continentale à été abandonnée depuis longtemps.
Le président Linbergh décide de renforcer les moyens des forces armées américaines, une partie de la Battle Fleet est déployée à Pearl Harbor tandis que les moyens de l’Asiatic Fleet déployée aux Phillipines sont renforcés (croiseurs et destroyers modernes notamment).
La tension monte en Asie et dans le Pacifique mais il faudra attendre le printemps 1950 pour que la guerre éclate dans cette partie du monde alors qu’elle fait rage depuis bientôt deux ans en Europe.

Grande Bretagne (99) Armée de l’Air (10)

Les avions de la RAF (5) : les hydravions

Avant-propos

Les différentes armées de terre des principales puissances du début du vingtième siècle ne furent pas les seules à expérimenter le “plus lourd que l’air”. Les marines furent également intéressée pour voir ce qui se passait au delà de l’horizon, au delà des vigies et de leurs longues vues.

Le problème c’est que les premiers avions étaient de fragiles constructions de bois et de toile et que les éléments de l’océan étaient bien plus rudes que les éléments au dessus des terres.

D’où la concurrence d’un drôle d’engin, l’ornythorinque du monde aéronautique, l’hydravion, un avion pouvant décoller et aterrir sur l’eau ce qui permettait aux différentes marines d’avoir des yeux loin au delà de l’horizon.

Néanmoins l’utilisation de l’hydravion depuis des navires se heurta à un certain nombre de problèmes. Si le décollage fût résolu par la catapulte à poudre puis hydraulique, la récupération resta un problème insoluble, la récupération à la grue rendant le navire vulnérable aux sous-marins et le tapis séduisant sur le papier se révéla calamiteux sur le terrain.

L’utilisation d’hydravions depuis la terre posait nettement moins de problèmes. Mis à part la vulnérabilité au mouillage et la dangerosité de l’amerissage, l’utilisation d’hydravions à terre était assez facile surtout quand ils étaient amphibies et pouvant si besoin est se poser sur une piste d’avion.

Si en France et en Allemagne, les hydravions appartiennent tous à la marine, en Grande-Bretagne ce n’est pas le cas. Si les hydravions embarqués sur les cuirassés et les croiseurs dépendaient de la Fleet Air Arm, les hydravions basés à terre appartenaient au Coastal Command de la RAF.

En septembre 1939, le Coastal Command dispose d’un squadron de Supermarine Stranaer, deux équipés de Short Singapore et quatre équipés de Short Sunderland. Sur ces sept unités, quatre sont déployées hors de Grande-Bretagne.

Le nombre d’unités d’hydravion augmente ainsi que la qualité du matériel. Les Short Singapore et les Supermarine Stranaer sont remplacés par des Consolidated Catalina et des Supermarine Walrus, les Short Sunderland restant en service.

En septembre 1948, le Coastal Command dispose de huit squadrons d’hydravions en Métropole (quatre équipés de Sunderland, deux de Catalina et deux de Walrus), trois étant déployé en Méditerranée (un de Catalina à Gibraltar, un de Walrus à Malte et un de Sunderland en Egypte), deux au Moyen-Orient (un en Palestine et un à Aden, tous équipés de Catalina), deux en Inde (Bombay et Calcutta, le premier équipé de Sunderland, le second de Walrus), quatre en Extrême-Orient (deux à Singapour, un à Kuching et un à Alor Setar respectivement équipés de Catalina et de Sunderland, de Catalina et de Walrus), un à Hong-Kong équipé de Walrus et un aux Bermudes équipé de Catalina soit un total de vingt et un squadrons d’hydravions.

NdA : Pour le Supermarine Stranaer, voir la partie consacrée à la Fleet Air Arm (FAA) tout comme le Supermarine Walrus, le Saro London et le Saro Lerwick

Short Singapore

Short Singapore

Short Singapore

Effectuant son premier vol le 15 juin 1934, ce hydravion à coque biplan propulsé par quatre moteurs (deux tractifs deux propulsifs) était en réalité le Singapore III, le Singapore I apparut en 1926 n’ayant pas été produit au delà d’un exemplaire alors que Singapore II n’à servit qu’à l’évaluation dans le cadre de l’Air Ministry Specification R.3/33 avant que le Singapore III ne soit produit dans le cadre de la Specification R.14/34.

Déjà obsolète, l’appareil ne fût produit qu’à 37 exemplaires, la production cessant dès juin 1937 deux ans et demi après la mise en service survenue en janvier 1935.

En septembre 1939, deux squadrons sont équipés de cet appareil. Ces hydravions sont remplacés par des Supermarine Walrus et des Consolidated Catalina. Douze hydravions furent utilisés pour l’entrainement jusqu’en juin 1947 quand leur usure provoqua leur interdiction de vol.

Caractéristiques du Short Singapore III

Type : hydravion quadrimoteur de patrouille maritime

Masse : à vide 9237kg en charge 12773kg maximale au décollage 14692kg

Dimensions : longueur 19.56m envergure 27.43m hauteur 7.19m

Motorisation : quatre moteurs Rolls-Royce Kestrel VIII/IX de 675ch dans deux nacelles entrainant à chaque fois une hélice tractive et une hélice propulsive.

Performances : vitesse maximale 219 km/h à 5000 pieds vitesse de croisière 198 km/h distance franchissable 1610km Endurance 6h15 Plafond opérationnel 4570m

Armement : plus de trois mitrailleuses Lewis de 7.7mm plus de 500kg de bombes sous les ailes.

Equipage : six hommes

Short S.25 Sunderland

Short Sunderland

Short Sunderland

Short Sunderland survolant un convoi

Short Sunderland survolant un convoi

Surnommé le “porc-épic volant” (Fliegendes Stachelschwein) par les allemands, le Short S.25 Sunderland est l’un des plus célèbres hydravions du second conflit mondial. Il était issu du Short S.23 Empire, un hydravion commercial mais il serait réducteur de considérer le S.25 comme une version militarisée du S-23.

Outre la traque des submersibles allemands, italiens et japonais, l’hydravion géant mouilla des mines, ravitailla des mouvements irréguliers et servir d’appareil de transport qu’il s’agisse de personnel ou de fret.

C’est l’Air Ministry Specification R.2/33 qui encadra le dévellopement du S.25 Sunderland. Publiée en 1933, elle déboucha en 1934 sur la présentation de projets par les firmes Saunders-Roe, Supermarine, Blackburn et Shorts mais seuls Short et Saunders-Roe (Saro) furent sélectionnés pour produire respectivement le Sunderland et le Lerwick. Le prototype du S.25 effectue son premier vol le 16 octobre 1937.

En septembre 1939, quatre squadrons sont équipés de Sunderland, deux déployés en Grande-Bretagne, un en Egypte et le quatrième à Singapour.

La flotte de Short Sunderland connu ensuite une expansion importante puisqu’en septembre 1948 un total de sept squadron vont être équipés de ce formidable hydravion, nombre qui allait augmenter avec la mobilisation puisqu’il était prévu pas moins de douze squadron équipés de Sunderland.

Quand le second conflit mondial éclate, deux squadrons sont encore équipés de Mk I, deux disposent de Mk II et trois de Mk III.

Les Mk I doivent être remplacés par des Mk IV disposant de moteurs plus puissant et d’un armement renforcé, les mitrailleuses de 7.7mm devant être remplacé par des mitrailleuses de 12.7mm plus puissantes et à la portée accrue.

Voyant loin, la firme Short avait pensé au successeur du Sunderland. Baptisé initialement Sunderland Mk V, le Short Seaford ne devait entrer en production qu’en 1951.

A noter qu’une version hexamoteur du Sunderland, baptisée Sunderland Mk VI fût étudiée mais le projet ne fût pas mené à son terme.

Quand à la désignation Short Sunderland Mk VII, elle désignait les Sunderland de la Royal Australian Air Force (RAAF), des appareils adaptés pour opérer sous les tropiques tout comme les Sunderland de la RAF déployés à Singapour sans que ces derniers ne disposent d’une désignation particulière.

Les appareils de transport adoptés durant le conflit ne reçurent d’abord qu’une astérisque derrière leur numéro (par exemple Mk I*) avant de devenir des Mk VIII suivit d’une * pour le Mk I, deux ** pour les Mk II, trois *** pour le Mk III et enfin quatre **** pout le Mk IV. Ces appareils étaient dépourvus d’armement mais la soute n’était pas scellée pour parachuter conteneurs et sacs de courrier.

En ce qui concerne les utilisateurs étrangers, on trouve la RAAF avec trois squadrons, le Canada avec deux, la Nouvelle-Zélande avec trois, la Norvège (après la reconstitution d’une aviation libre après l’invasion du pays par l’Allemagne, un squadron) et l’Afrique du Sud avec un squadron.

Caractéristiques Techniques du Short Sunderland Mk III

Type : hydravion de patrouille maritime quadrimoteur multiplace

Masse : à vide 15663kg en charge 26332kg

Dimensions : longueur 26m envergure 34.39m hauteur 10m

Motorisation : quatre moteurs radiaux Bristol Pegasus XVIII de 1065ch chacun

Performances : vitesse maximale 336 km/h à 2000m vitesse de croisière 285 km/h à 1500m distance franchissable 2848km plafond opérationnel 4880m

Armement : seize mitrailleuses de 7.7mm en tourelles avant (quadruple) dorsale (quadruple) et arrière (quatre), quatre mitrailleuses sont installés dans des postes latéraux arrières en affût doubles plus une grande variante de charges offensives (bombes, mines, torpilles, charges de profondeur) en soute et sous les ailes.

Equipage : onze hommes (deux pilotes, opérateur radio, navigateur,ingénieur de vol, opérateur armement cinq mitrailleurs)

Consolidated PBY Catalina

Consolidated Catalina britannique approchant de l'île de Malte

Consolidated Catalina britannique approchant de l’île de Malte

Après avoir forcé le Japon à s’ouvrir au monde (1853), les Etats-Unis commencèrent peu à peu à voir dans l’Empire du Soleil Levant une menace pour le contrôle du Pacifique. En jouant les modérateurs lors des négociations suivant la guerre russo-japonaise de 1904/05, ils privèrent selon Tokyo des fruits politiques d’une victoire militairement incontestable notamment sur mer.

Néanmoins à l’époque, l’alliance anglo-japonaise de 1902 interdisait toute aventure militaire américaine. Le traité de Washington de 1922 vit l’abandon par Londres de cette alliance au nom d’une certaine solidarité anglo-saxonne.

La question était de savoir désormais non pas si il y aurait un conflit entre Washington et Tokyo mais quand.

Ce conflit devait avoir pour théâtre le Pacifique, une zone immense où les contraintes logistiques pésaient presque plus que les forces militaires. Le contrôle des bases et des voies de communication étaient donc des facteurs cruciaux tout comme l’attaque de lignes de communication de l’ennemi.

C’est dans ce contexte que les américains rédigèrent une série de plan Orange préparant la bataille décisive entre les deux marines. Ces plans qui situaient la bataille entre Okinawa et les Phillipines auraient été précédée de frappes aériennes contre la “queue”, la logistique adverse.

D’où le dévellopement du concept du “Patrol Bomber”, du patrouilleur-bombardier, un aéronef à très long rayon d’action capable de détecter l’ennemi et de l’attaquer à la bombe ou à la torpille.

Comme à l’époque l’hydravion semblait mieux adapté à la guerre aéronavale que l’avion, nombre de PB étaient des hydravions comme le Consolidated PBY Catalina, le Y désignant la firme constructrice.

A l’origine directe du Catalina figure une demande d’octobre 1933 pour des prototypes de patrouilleur-bombardiers,demande transmise à Consolidated, Martin et Douglas. Le ou les appareils dévellopés dans le cadre de cette demande devaient remplacés les imparfaits Consolidated P2Y et Martin P3M mis en service seulement en 1931.

La compétition finale opposa Consolidated et son XP3Y-1 à Douglas et son XP3D-1. Bien que l’appareil Douglas soit meilleur, le projet de Consolidated moins cher lui fût préféré.

Le vol inaugural du Consolidated XP3Y-1 eut lieu le 28 mars 1935. Bien que prometteur l’appareil fût renvoyé chez Consolidated pour quelques modifications (moteurs plus puissants notamment).

Rebaptisé XPBY-1, l’appareil effectua un nouveau vol inaugural le 19 mai 1936 avant que les premiers appareils de série ne soit livrés en octobre 1936. Jusqu’en 1939, le Catalina évolua avec des modifications successives.

Bien que possédant de très bons constructeurs d’hydravions, la Grande-Bretagne et plus précisément le Coastal Command de la RAF s’enticha du Catalina pour renouveler et acroitre sa puissance.

En juillet 1939, un exemplaire est acquis par le ministère de l’Air pour expérimentations et essais, une campagne abrégée par le déclenchement de la guerre de Pologne. Cet appareil est la version amphibie (capable de se poser sur l’eau ou sur une piste) du Catalina soit le PBY-5, la seule différence se situant au niveau de l’armement.

L’expérimentation reprend dès janvier 1940 et confirme tout le bien que les équipages du Marine Aircraft Experimental Establishment de Felixstowe pensent de l’appareil qui ne tarde pas à être commandé en série sous le nom de Catalina Mk I (PBY-5).

Trois squadrons (deux en métropole et un à Gibraltar) sont équipés de cet appareil utilisé pour la patrouille maritime, la lutte anti-sous-marine, le mouillage de mines et le sauvetage en mer.

Suite à l’apparition du PBY-6, la RAF décide d’abandonner la commande de nouveaux PBY-5 au profit de cette nouvelle version qui va équiper deux squadrons déployés au Moyen-Orient, un en Palestine et le second à Aden sous le nom de Catalina Mk II.

Les deux derniers squadrons déployés en Extrême-Orient (un à Singapour et à Kuching) sont équipés de Catalina Mk III, la version la plus moderne du Catalina, cette version disposant de la capacité de lancer deux torpilles aéroportées.

Outre leur pays d’origine et la Grande-Bretagne, le Catalina à été exporté en Argentine, en Australie, en France, au Brésil, au Canada, au Chili, en Chine nationaliste, aux Pays-Bas, en Nouvelle-Zélande, en Suède et en Afrique du Sud.

Caractéristiques Techniques du Consolidated Catalina Mk I

Type : hydravion de patrouille maritime à long rayon d’action

Masse : à vide 9485kg maximale au décollage 16066kg

Dimensions : longueur 19.46m envergure 31.70m hauteur 6.15m

Motorisation : deux moteurs radiaux Pratt & Whitney R-1830-92 Twin Wasp de 1200ch chacun

Performances : vitesse maximale 314 km/h vitesse de croisire 201 km/h distance franchissable 4030km plafond opérationnel 4000m

Armement : cinq mitrailleuses Browning ou Vickers de 7.7mm (deux en tourelle de nez, une ventrale à l’arrière et deux dans chaque postes arrières) 1814kg de charge militaire (bombes, charges de profondeurs voir torpilles)

Equipage : dix hommes (pilote, copilote, mitrailleur tourelle avant, ingénieur de vol, opérateur radio, navigateur, opérateur radar, trois mitrailleurs _deux latéraux et un ventral_)