21-Armée de terre (74)

Les escadrons antichars portés (EAP)/les batteries divisionnaires antichars (BDAC)

Toute l’histoire militaire est une course perpétuelle entre le boulet et la cuirasse, entre l’attaquant et le défenseur. Dès qu’une nouvelle arme apparaît, une autre arme est mise au point pour s’y opposer.

C’est ainsi qu’au char, on ne tarda pas à opposer une arme antichar. Ce fût le fait des allemands, les premiers confrontés à ce char, les chars allemands étant peu efficients, une leçon qui sera retenue vingt-ans plus tard au détriment de la malheureuse Pologne.

Outre l’élargissement des tranchées et l’installation de pièces de campagne au plus près des premières lignes, les soldats allemands reçurent le Gewehr T, un fusil tirant une balle perforante de 13mm, suffisante pour pénétrer l’épaisse cuirassé des chars Mark.

Dans l’immédiat après guerre, le dévellopement des armes antichars continua. Si certains pays persévèrent dans le domaine du fusil  antichar, la plupart dévellopèrent des canons antichars, de taille modeste d’un calibre allant de 25 à 47mm, le but étant d’équiper l’infanterie pour lui permettre de se protéger des chars ennemis en l’absence de chars pour repousser les mastodontes ennemis. Il fallait donc une arme compacte pour faciliter son déplacement, sa mise en oeuvre et son camouflage.

Canon de 47mm modèle 1937

Canon de 47mm modèle 1937

Quand éclata la guerre de Pologne, la France n’était pas le pays le plus mal loti en matière de lutte antichar, disposant de canons de 25 et de 47mm sans parler que le canon de 75mm modèle 1939 appelé à remplacer le vénérable modèle 1897 était tout azimut ou TAZ, un atout indéniable dans la lutte antichar.

Sur le plan de l’organisation, il était prévu que chaque division dispose d’une batterie divisionnaire antichar (BDAC) équipée de douze canons de 47mm tandis que les unités d’infanterie devaient également disposer au niveau régimentaire de canons de 25mm, le RI type Nord-Est devant disposer de deux canons de 25mm au sein de la section d’engins de la compagnie d’accompagnement comprise dans chaque bataillon d’infanterie, le régiment disposant de six canons de 25mm au sein de la Compagnie Régimentaire d’Engin.

Canon de 25mm Hotchkiss

Canon de 25mm Hotchkiss

Comme partout la «révolution villeneuvienne» impacta les structures à défaut de l’équipement même si le canon de 25mm fût progressivement retiré du service des unités antichars des unités appelées à combattre des unités allemandes.

Quand éclate la seconde guerre mondiale, la lutte antichar est structurée de la façon suivante :

-Les divisions d’infanterie disposent toutes d’une batterie divisionnaire antichar à douze canons de 47mm, des BDAC numérotés dans la série 600 et suivants (il porte le numéro de leur division, exemple la 25ème DIM dispose de la 625ème BDAC).

-Les régiments d’infanterie dispose toujours de deux canons antichars dans la section d’engins de la compagnie d’accompagnement de chaque bataillon et dans la compagnie régimentaire d’engins. Si dans les DIAlp et les divisions d’infanterie déployées dans l’Empire, on trouve toujours des canons de 25mm, toutes les divisions de métropole les ont remplacés par des canons de 47mm.

-En ce qui concerne l’artillerie, la mise en place de régiments antichars indépendants est prévue à la mobilisation à l’aide de matériel stocké pour cet usage.

-Pour l’arme blindée cavalerie, les DLM et les DC disposent d’escadrons antichars portés intégrés aux BLM et aux BB pour appuyer directement les dragons portés.

L’escadron antichar porté est destiné à fournir une défense antichar aux dragons portés lors des phases défensives et l’absence de chars à proximité. Si les escadrons antichars portés des DLM sont équipés de véhicules à roues Laffly W 15 TCC, les DC sont équipés de véhicules chenillés, des Lorraine 39L ou des Renault VBCP40, ces trois véhicules disposant d’un canon de 47mm SA37, SA 39 ou SA 41.

L’escadron antichar porté des DC est organisé en un peloton de commandement (un véhicule de commandement type Lorraine ou Renault accompagné par deux motos de liaison soit trois véhicules et 7 hommes), trois pelotons de quatre véhicules avec un canon antichar de 47mm tirant vers l’arrière soit douze véhicules et quarante-huit hommes, chaque peloton disposant de deux ravitailleurs (quatre hommes), de deux motos de liaison (deux hommes) et d’un camion (deux hommes) et un peloton de fusiliers voltigeurs avec trois  véhicules chenillés ou à roues transportant chacun un groupe de combat (trente-six hommes).
L’escadron antichar porté des DC dispose donc au total de 34 véhicules et de 126 hommes.

L’escadron antichar porté des DLM est organisé en un peloton de commandement (un Laffly W15 PC accompagné par deux motos de liaison soit trois véhicules et 9 hommes), trois pelotons de quatre Laffly W15 TCC avec un canon antichar de 47mm tirant en chasse soit douze véhicules et quarante-huit hommes, chaque peloton disposant de deux ravitailleurs (quatre hommes), de deux motos de liaison (deux hommes) et d’un camion (deux hommes) et un peloton de fusiliers voltigeurs avec trois Laffly S20T transportant chacun un groupe de combat (trente-six hommes)

L’escadron antichar porté des DLM dispose donc au total de 34 véhicules et de 126 hommes

Les escadrons antichars portés des DLM portent les numéros 1 à 16, la 1ère DLM disposant des 1er et 2ème escadrons antichars portés, la 2ème DLM des 3ème et 4ème escadrons antichars portés, la 3ème DLM des 5ème et 6ème escadrons, la 4ème DLM des 7ème et 8ème escadrons, la 5ème DLM des 9ème et 10ème, la 6ème DLM du 11ème et du 12ème, la 7ème DLM du 13ème et du 14ème  et la 8ème DLM des 15ème et 16ème escadrons antichars portés.

Les escadrons antichars portés des DC portent les numéros 17 à 28, la 1ère DC disposant des 17ème et 19ème escadrons équipés de Lorraine 39L, la 2ème DC dispose des 18ème et 20ème escadrons équipés de Renault VBCP40 (appelés également Renault DAJ 1), la 3ème DC dispose des 21ème et 23ème escadrons équipés de Lorraine 39L, la 4ème DC dispose des 22ème et 24ème escadrons équipés de Renault VBCP40, la 5ème DC dispose des 25ème et 27ème escadrons équipés de Lorraine 39L alors que la 6ème DC dispose des 26ème et 28ème escadrons équipés de Renault VBCP 40/DAJ 1.

Les escadrons antiaériens portés

Comme nous l’avons vu plus haut, la défense antiaérienne de l’armée de terre à connu sous l’impulsion du général Villeneuve, un véritable bouleversement organisationnel lié en partie avec le dévellopement des unités mécanisées (2 DLM en septembre 1939, 8 DLM, 6 DC  en septembre 1948) nécessitant une DCA nettement plus musclée.

Les DLM et les DC qui ne disposaient que d’une simple batterie antiaérienne de 25mm vont disposer au final de deux escadrons antiaériens portés, portant les mêmes numéros que les escadrons antichars portés. Leur organisation est d’ailleurs similaire :

L’escadron antiaérien porté type DLM dispose d’un peloton de commandement (un Laffly W15 PC accompagné de deux motos de liaison soit trois véhicules et 7 hommes) et de quatre pelotons de six Laffly W15 munis d’un bitube de 25mm Hotchkiss sur plate-forme arrière soit vingt-quatre véhicules et cent-vingt hommes, chaque peloton disposant également de deux ravitailleurs (quatre hommes), de deux motos de liaison (deux hommes) et un camion (deux hommes)

L’escadron antiaérien porté type DC dispose d’un peloton de commandement (un Lorraine 39L ou un Renault DAJ-1 accompagné de deux motos de liaison soit trois véhicules et 7 hommes) et de quatre pelotons de six Lorraine 39L ou Renault DAJ-1 munis d’un bitube de 25mm Hotchkiss sur plate-forme arrière soit vingt-quatre véhicules et cent-vingt hommes, chaque peloton disposant également de deux ravitailleurs type Lorraine 39L ou Renault DAJ-1 (quatre hommes), de deux motos de liaison (deux hommes) et un camion (deux hommes)

Publicités

21-Armée de terre (30)

6ème Division Légère Mécanique (6ème D.L.M.)

Le 7 mars 1943, la 6ème Division Légère Mécanique est officiellement mise sur pied à Orange (Vaucluse) avec du personnel fournit par les cinq D.L.M existantes, essentiellement des cadres, la majorité des sous-officiers et des hommes du rang étant de jeunes engagés et des appelés.

Cette division doit être mise à la disposition en temps de guerre à l’armée des Alpes pour lui fournir une unité à base de chars. Sa mission peut être défensive notamment en cas d’attaque amphibie italienne (pour tourner les puissants ouvrages de la ligne Maginot alpine) mais également offensive.

La création de cette division est l’occasion d’expérimenter pour ce type de division une nouvelle organisation. En effet, les nombreuses manoeuvres et exercices menés par les D.L.M au format originel ont montré un certain nombre de failles à corriger pour que les D.L.M tirent la quitescence de leur force :

-transmissions trop légères

-absence d’une puissante DCA

-lacune en matière antichar

-infanterie trop peu nombreuse.

L’organisation adoptée pour cette 6ème Division Légère Mécanique (6ème D.L.M) qui tire la leçon de ces organisation est la suivante :

-Un état-major divisionnaire

-Un régiment de découverte à deux escadrons d’automitrailleuses puissantes, deux escadrons motocyclistes et un escadron antichar porté.

-Deux brigades de combat (brigades légères mécaniques) à deux régiments, un régiment de chars et un régiment de dragons portés auxquels sont associés un groupe de canons d’assaut, un escadron antichar porté, un escadron antiaérien porté et un groupe de reconnaissance.

-Un régiment d’artillerie tractée appelé Régiment d’Artillerie de Division Légère Mécanique (RADLM)

-quatre compagnies du génie formant bataillon

-deux compagnies de transmission (le détachement colombophile est supprimé

-Deux compagnies du train (compagnie automobile du QG et compagnie automobile de transport)

-Un bataillon sanitaire divisionnaire

-Un groupe d’exploitation divisionnaire

Ce modèle expérimenté avec succès aux manoeuvres de septembre 1943 est généralisé aux cinq premières D.L.M et va servir de modèle aux deux dernières D.L.M créées avant guerre, les 7ème et 8ème D.L.M. .

Etat-major divisionnaire :

Par rapport aux cinq premières D.L.M, l’état-major, le quartier général divisionnaire dispose de la même organisation mais les moyens sont augmentés pour faire face à l’ajout d’un deuxième régiment de dragons portés, de deux groupes de canons d’assaut et de deux groupes de reconnaissance. L’état-major passe à 305 hommes et 72 véhicules dont deux véhicules antiaériens (bitube de 25mm)

Régiment de découverte : 2ème régiment de cuirassiers

Le 2ème régiment de cuirassiers avait été dissous le 15 août 1919. Il est recréé le 8 mars 1943 pour servir de régiment de découverte à la division avec des motocyclistes et des automitrailleuses puissantes (AMP) Panhard AM modèle 40P. Il est organisé de la façon suivante :

-Un état-major et un peloton de commandement avec un groupe de commandement et un groupe chargé de transmissions

-Un escadron hors-rang avec un 1er peloton (commandement et services de l’escadron), un 2ème peloton chargé des approvisionements et des services du corps, un 3ème peloton chargé du soutien sanitaire, un 4ème peloton chargé des réparations et un 5ème peloton composé de pionniers et d’ouvriers de ponts.

L’EM, le peloton de commandement et l’EHR dispose au total de 280 hommes, 24 motos solos, 2 motos side-cars, 18 véhicules légers, une AMP TSF, 42 camions (dont un camion-atelier, un camion magasin, un camion machines-outils et deux camionettes sanitaires) trois tracteurs de dépannage, deux remorques porte-chars et deux cuisines-remorques soit un total de 94 véhicules.

-Deux groupes d’escadrons disposant chacun d’un état-major, un escadron d’automitrailleuses puissantes et un escadron de fusiliers motocyclistes.

-L’Etat-major dispose d’un AMP TSF, de quinze motos, de treize VL et de six camionettes     soit un total de 35 véhicules

-L’escadron d’automitrailleuses puissantes dispose d’un peloton de commandement avec une
AMP et quatre pelotons de cinq AMP, de deux AMP-S, une voiture légère, trois motos, sept     camionnettes, deux tracteurs de ravitaillement et une cuisine remorque soit un total de 55     véhicules et de 175 hommes (cinq officiers, trente-six officiers et 134 hommes)

-L’escadron de fusiliers-motocyclistes avec un peloton de commandement (comprennant un
mortier de 60mm) et quatre pelotons de fusiliers.

Chaque peloton de fusiliers motocyclistes dispose d’un groupe de commandement (six     hommes et trois motos side-cars) et deux groupes de commandement disposant chacun de     dix hommes, cinq motos side-cars et deux FM soit un total par peloton de 26 hommes, treize     motos side-cars et 4 FM.

Au total l’escadron dispose de 150 hommes (cinq officiers, dix-neuf sous-officiers et cent-    vingt six hommes), 66 motos, deux véhicules légers, six camionettes et une cuisine     remorque.

Au total, le régiment de découverte dispose de 930 hommes et 354 véhicules

-11ème brigade légère mécanique : 4ème régiment de dragons et 9ème régiment de dragons portés

-un régiment d’automitrailleuses/chars de combat : le 4ème régiment de dragons

-Un état-major et un peloton de commandement avec un char Somua S-40 à tourelle FCM et quatoze véhicules soit un total de 70 hommes

-Un escadron hors rang organisé comme celui du régiment de découverte    avec un 1er peloton (commandement et services de l’escadron), un 2ème peloton chargé des approvisionements et des services du corps, un 3ème peloton chargé du soutien sanitaire, un 4ème peloton chargé des réparations et un 5ème peloton composé de pionniers et d’ouvriers de ponts.

L’EM, le peloton de commandement et l’EHR dispose au total de 280 hommes, 24 motos solos, 2 motos side-cars, 18 véhicules légers, un char Somua S-40, 42 camions (dont un camion-atelier, un camion magasin, un camion machines-outils et deux camionettes sanitaires) trois tracteurs de dépannage, deux remorques porte-chars et deux cuisines-remorques soit un total de 94 véhicules.

-Deux groupes d’escadron de chars avec un état-major comprenant un char Somua S-40 et deux escadrons de chars.

Chaque escadron de chars dispose d’un peloton de commandement avec un Somua S-40 pour le capitaine commandant de l’escadron et de quatre pelotons de cinq chars Somua S-40.

Au total chaque escadron de chars dispose de 136 hommes et de 57 véhicules soit pour l’ensemble du régiment de chars, un total de 805 hommes et de 259 véhicules dont 85 chars Somua S-40

-Un régiment de dragons portés, le 9ème régiment de dragons portés (9ème RDP)

-Un état-major, un peloton de commandement et un escadron hors-rang (ce dernier identique au régiment de découverte). Ces trois entités regroupe au total de 337 hommes et 122 véhicules

-Deux bataillons de dragons portés (un troisième est activé à la mobilisation) dont l’organisation comme le matériel n’évolue pas par rapport aux D.L.M précédentes, la monture des dragons portés restant le Laffly S20T.

Chaque bataillon dispose donc d’un état-major et d’un peloton de commandement, d’un escadron d’AMR, d’un escadron de fusiliers motocyclistes et de deux escadrons de fusiliers voltigeurs portés.

L’état-major et le peloton de commandement dispose des mêmes moyens qu’une D.L.M ancienne version

L’escadron d’AMR en revanche connait une spectaculaire augmentation de sa puissance puisque les AMR-33 sont remplacés par de véritables chars légers à canon de 47mm, l’AMX-42.

Leur nombre n’évolue pas mais leur puissance est sans commune mesure par rapport aux AMR-33 et 35 armées d’une mitrailleuse de 7.5mm, d’une mitrailleuse de 13.2mm voir pour quelques unes d’un canon antichar de 25mm.

L’escadron de fusiliers motocyclistes organisé comme celui du régiment de découverte et ne connait aucun changement par rapport à son homologue ancienne version.

Les deux escadrons de fusiliers voltigeurs portés sont organisés en un peloton de commandement (qui dispose d’un mortier de 60mm), de trois pelotons de combat avec une VDP de commandement et trois VDP transportant chacune un groupe de combat soit 10 hommes et deux fusils mitrailleurs et d’un peloton de mitrailleuses (deux groupes de deux plus une pour le tir antiaérien)

L’escadron de mitrailleuses et d’engins (EME) dispose d’un peloton de commandement, de deux pelotons de mitrailleuses (identiques à ceux des escadrons de FV), d’un peloton de mortiers de 120mm à deux groupes de deux mortiers et de deux groupes de canons antichars de 47mm (quatre pièces).

Si l’armement évolue, les effectifs restent identiques tout comme les dotations en véhicules soit un total de 3088 hommes et 957 véhicules dont soixante-trois automitrailleuses de reconnaissance

-11ème groupe de canons d’assaut

Dès l’origine, il était prévu dans les D.L.M deux groupes de canons d’assaut équipés de Somua Sau40, un véhicule issu du S-35 mais équipé en casemate d’un puissant canon de 75mm.

A l’origine, ces deux groupes dépendaient directement de la division, complétant le régiment d’artillerie tractée. La répartition des rôles était claire : l’appui général au RADLM et l’appui rapproché des chars aux canons d’assaut.

Quand la mise sur pied de la 6ème D.L.M à été décidée ainsi qu’une nouvelle organisation interne, décision à été prise d’intégrer les groupes de canons d’assaut aux B.L.M pour permettre aux chars de disposer d’un puissant appui-feu immédiatement disponible.

Le groupe de canons d’assaut prend le numéro de sa BLM, la 6ème DLM dispose donc des 11ème et 12ème groupes équipés de Somua Sau40.

Chaque groupe dispose d’un véhicule de commandement _un Sau40 équipé d’un canon factice, seule la présence de plus d’antennes radios trahissant son rôle véritable_ et de trois batteries de quatre pièces.

A ces treize véhicules s’ajoutent par batterie, deux ravitailleurs d’artillerie type Lorraine 37L,  Chaque groupe dispose donc de 29 véhicules et de 85 hommes

-11ème escadron antichar porté

Cet escadron antichar est destiné non pas à appuyer les chars mais à fournir une défense anti-blindée aux dragons portés en l’absence des Somua S-40. Montés sur véhicules à roues, ces canons de 47mm seraient également chargés de mener des combats retardateurs pour permettre le repli de l’ensemble du dispositif.

L’escadron antichar porté est organisé en un peloton de commandement (un Laffly W15 PC accompagné par deux motos de liaison soit trois véhicules et 9 hommes, trois pelotons de quatre Laffly W15 TCC avec un canon antichar de 47mm tirant en chasse soit douze véhicules et quarante-huit hommes, chaque peloton disposant de deux ravitailleurs (quatre hommes), de deux motos de liaison (deux hommes) et d’un camion (deux hommes) et un peloton de fusiliers voltigeurs avec trois Laffly S20T transportant chacun un groupe de combat (trente-six hommes)

L’escadron antichar porté disposant donc au total de 33 véhicules et de 126 hommes

-11ème escadron antiaérien porté

Cet escadron antiaérien porté est destiné à la protection de toute la brigade contre l’aviation d’assaut ennemie, offrant une ombrelle minimale en attendant l’intervention de la chasse pour balayer les bombardiers horizontaux et les bombardiers en piqué ennemis.

Cet escadron dispose d’un peloton de commandement (un Laffly W15 PC accompagné de deux motos de liaison soit trois véhicules et 7 hommes) et de quatre pelotons de six Laffly W15 munis d’un bitube de 25mm Hotchkiss sur plate-forme arrière soit vingt-quatre véhicules et cent-vingt hommes, chaque peloton disposant également de deux ravitailleurs (quatre hommes), de deux motos de liaison (deux hommes) et un camion (deux hommes)

L’escadron antiaérien porté dispose au total de 48 véhicules et 185 hommes

-11ème groupe de reconnaissance

Ce groupe de reconnaissance est rattaché à la B.L.M est destiné à l’éclairage de la brigade dont il porte le numéro à la différence du régiment de découverte qui lui travaille pour la division, dans une dimensions nettement plus stratégique.

Après avoir envisagé d’armer cette unité avec ces véhicules à roues, l’Arme Blindée-Cavalerie décida de l’équiper de chars légers qui en plus de leur chassis chenillé pouvait renforcer la capacité de combat du régiment de char de la brigade légère mécanique.

Chaque groupe de reconnaissance dispose d’un peloton de commandement (un char pour le commandant du groupe, deux motos et une camionette soit quatre véhicules et sept hommes) et trois pelotons de quatre chars légers AMX-42 (un canon de 47mm, une mitrailleuse de 7.5mm coaxiale, un pilote à l’avant, tourelle biplace avec le tireur et le chef de char) soit un total de dix-sept véhicules et de quarante-trois hommes.

La 11ème BLM dispose en configuration mobilisation (c’est à dire un RDP à trois bataillons) de 4402 hommes et 1361 véhicules

-12ème brigade légère mécanique

-Un état-major de brigade

-Un régiment de chars, le 11ème régiment de chasseurs (à cheval)

-Un régiment de dragons portés, le 10ème régiment de dragons portés

-Le 12ème groupe d’assaut

-Le 12ème escadron antichar porté

-Le 12ème escadron antiaérien porté

-Le 12ème groupe de reconnaissance lui aussi équipé d’AMX-42

-Un régiment d’artillerie : le 70ème régiment d’artillerie de division légère mécanique

A première vue, le maintien d’un régiment tracté dans une division mécanique peut paraître incongru mais il répond à des missions différentes. En effet, ce régiment doit appuyer les dragons portés et effectuer des tirs de barrage et des tirs d’interdiction à la fois pour ouvrir une brèche au profit des chars mais également en phase défensive.

L’organisation ne change pas par rapport à un RADLM «ancienne version» mais une partie de l’équipement évolue, les vénérables canons de 75mm modèle 1897 cédant la place à des canons de 75mm TAZ (Tous Azimuts) modèle 1939, utilisable à la fois pour le tir sol-sol que pour la lutte antichar.

Le régiment d’artillerie de division légère mécanique est organisé de la façon suivante :

-Un état-major et une batterie hors-rang totalisant 131 hommes et 31 véhicules

-Deux groupes de 75mm avec un état-major, trois batteries de tir et une colonne de ravitaillement

L’état-major de chaque groupe dispose de 90 hommes et de 29 hommes, chaque batterie de tir dispose de quatre canons de 75mm, 30 véhicules et 103 hommes et la colonne de ravitaillement dispose de 139 hommes et de 36 véhicules.

Chaque groupe de 75mm dispose donc de 538 hommes, 12 canons de 75mm et 155 véhicules de type divers soit pour deux groupes un total de 1076 hommes, 24 canons de 75mm et 310 véhicules.

-Un groupe de canons de 105mm avec un état-major, trois batteries de quatre obusiers de 105C modèle 1935B et une colonne de ravitaillement. Effectifs identiques au groupe de 75mm.

Au total, le régiment d’artillerie dispose de 1746 hommes, 36 canons (24 de 75mm et de 12 de 105mm) et 528 véhicules.

-Un bataillon du génie

Ce bataillon du génie qui prend le numéro de leur division soit du 1er au 8ème bataillons du génie avec quatre compagnies, trois compagnies de sapeurs mineurs et une compagnie d’équipage de pont.

Chaque compagnie de sapeurs mineurs dispose d’une section motocycliste (37 hommes et 36 motos dont trois à side-cars), une section portée sur camionette (64 hommes, 3 motos et 6 camionettes) et une section portée tout terrain (44 hommes et 9 véhicules dont 3 motos) soit un total de 193 hommes et 85 véhicules par compagnie soit pour trois compagnies un total de 579 hommes et 255 véhicules.

La compagnie d’équipage de pont dispose de 134 hommes et de 78 véhicules dont 32 remorques de pont.

-deux compagnies de transmission

La compagnie télégraphique prend le numéro de la première BLM (ici donc le numéro 11) et dispose de 228 hommes et 63 véhicules

La compagnie radio prend le numéro de la deuxième BLM (ici donc le numéro 12) et dispose de 241 hommes, 60 véhicules et 39 postes radios
-Deux compagnies du train (compagnie automobile du QG et compagnie automobile de transport)

La compagnie automobile de quartier général prend le numéro de la division augmenté de 300 ce qui donne les 301ème 302ème 303ème 304ème 305ème 306ème 307ème et 308ème compagnies automobiles de quartier général (les autres divisions _DC, DI,DINA……._ suivant ensuite).

Elles disposent toutes d’une section de commandement et de quatre détachements (QG, intendance, santé et circulation routière) qui totalisent 444 hommes et 262 véhicules. Cette compagnie fournit les véhicules nécessaires à l’état-major de la division

La compagnie automobile de transport prend le numéro de la division augmenté de 400 ce qui donne les 401ème 402ème 403ème 404ème 405ème 406ème 407ème et 408ème compagnies automobiles de transport (les autres divisions _DC, DI,DINA……._ suivant ensuite).

Cette compagnie est organisée en une section de commandement, services généraux et atelier, une section sanitaire automobile, une section de ravitaillement en munitions d’infanterie et une section de camions de 5 tonnes soit un total de 211 hommes et 98 véhicules divers dont sept motos.

-Un bataillon sanitaire divisionnaire

Chaque D.L.M disposait à l’origine d’un groupe sanitaire divisionnaire numérotés 37 à 41. Ces groupes deviennent bataillons qui gardent leurs numéros, la 6ème D.L.M héritant du 42ème bataillon sanitaire divisionnaire, la 7ème D.L.M héritant du 43ème bataillon et la 8ème D.L.M du 44ème bataillon.

Ce passage au statut bataillon s’explique par la réorganisation en deux BLM de taille équivalente, les moyens augmentent mais sont loin d’être doublés comme ce fût initialement prévu.

Le bataillon sanitaire divisionnaire dispose avant mobilisation de 190 hommes et 25 véhicules sanitaires de différentes types

-Un groupe d’exploitation divisionnaire qui dispose de 68 hommes et de 6 véhicules

-Un Escadron de réparation divisionnaire (numérotés 11 à 18, le 11ème pour la 1ère D.L.M et le 18ème pour la 8ème DLM ) rattaché à l’un de deux régiments de chars mais opérant pour toute la division.

Il est organisé en un peloton de commandement, trois pelotons de dépannage, deux pelotons de réparation et un groupe de volant (blindés de remplacement). Ses effectifs sont de 305 hommes et de 116 véhicules plus deux chars de remplacement pour chaque escadron (quatre AMP, 16 Somua S-35/40/45 et 6 AMX-42/AMX-44/FCM-42).

21-Armée de terre (28)

2ème Division Légère Mécanique (2ème DLM)

-Un état-major de division

-3ème brigade légère mécanique avec un état-major et deux régiments de chars : le 13ème régiment de dragons et le 29ème régiment de dragons qui sont équipés de Somua S-35 et de Hotchkiss H-35

-4ème brigade légère mécanique avec un état-major, un régiment de découverte, le 8ème régiment de cuirassiers équipés d’automitrailleuses de découverte Panhard 178 et de motocyclistes et le 1er régiment de dragons portés.

Panhard AMD-178 affectueusement surnomée "Pan Pan" à cause du bruit de son moteur deux temps

Panhard AMD-178 affectueusement surnommée « Pan Pan » à cause du bruit de son moteur deux temps

-Un régiment d’artillerie tractée tout terrain, le 71ème régiment d’artillerie de division légère mécanique (71ème RADLM)

-20ème batterie antichar divisionnaire

-1021/405ème batterie antiaérienne

-21ème escadron antichar divisionnaire

-12ème escadron de réparation divisionnaire rattaché au 29ème régiment de dragons

-Trois compagnies de sapeurs mineurs portés, les 1er, 2ème et 3ème compagnies du 38ème bataillon du génie. Une 4ème compagnie assure le franchissement des coupures humides.

-Une compagnie télégraphique, une compagnie radio et un détachement colombophile

-Une compagnie automobile de quartier général

-Une compagnie automobile de transport

-Un groupe d’exploitation divisionnaire

-Un groupe sanitaire divisionnaire

Suite à la réorganisation entamée en mars 1944, la 2ème Division Légère Mécanique adopte l’organisation suivante :

-Un état-major de division

-Le 8ème régiment de cuirassiers est le régiment de découverte de la division

-3ème brigade légère mécanique avec le 13ème régiment de dragons entièrement rééquipé de Somua S-35/S-40 et le 1er régiment de dragons portés qui dispose de Laffly S20T, le 3ème groupe de canons d’assaut équipés de Somua Sau40, le 3ème escadron antichar porté équipé de Laffly W 15 TCC, le 3ème escadron antiaérien porté équipé de Laffly W 15 munis d’un affût double de 25mm et le 3ème groupe de reconnaissance équipés d’un peloton de commandement et de trois pelotons de quatre AMX-42.

-4ème brigade légère mécanique avec le 29ème régiment de dragons entièrement rééquipé de Somua S-35/S-40, le 6ème régiment de dragons portés _créé à partir du 1er RDP_, le 4ème groupe de canons d’assaut équipés de Somua Sau40, le 4ème escadron antichar porté équipé de Laffly W15 TCC, le 4ème escadron antiaérien porté équipé de Laffly W 15 munis d’un affût double de 25mm et le 4ème groupe de reconnaissance équipés d’un peloton de commandement et de trois pelotons de quatre AMX-42.

-Un régiment d’artillerie tractée tout terrain, le 71ème régiment d’artillerie de division légère mécanique (71ème RADLM) rééquipé de canons de 75mm TAZ modèle 1939 et des obusiers de 105C modèle 1935B

-12ème escadron de réparation divisionnaire rattaché au 29ème régiment de dragons

-quatre compagnies du génie formant bataillon

-deux compagnies de transmission (le détachement colombophile est supprimé

-Deux compagnies du train (compagnie automobile du QG et compagnie automobile de transport)

-Un bataillon sanitaire divisionnaire

-Un groupe d’exploitation divisionnaire

Au niveau de l’équipement, les 13ème et 29ème régiments de dragons troquent leurs S-35/S-40 contre des S-45 et ce entre janvier et juin 1946.

3ème Division Légère Mécanique (3ème D.L.M.)

La 3ème D.L.M est la transformation de la 1ère Division de Cavalerie, une division mixte devenue une division entièrement motomécanique. Elle est organisée à l’origine de la façon suivante :

-Un état-major de division

-5ème brigade légère mécanique avec un régiment de découverte le 1er régiment de hussards et un régiment de dragons portés, le 5ème régiment de dragons portés issu de la transformation du 5ème BDP.

-6ème brigade légère mécanique avec deux régiments de chars les 1er et 8ème régiments de chasseurs (à cheval)

-Le 75ème régiment d’artillerie de division légère mécanique (75ème RADLM)

-Le 19ème régiment de dragons et le 1er groupe d’automitrailleuses sont dissous

-30ème batterie antichar divisionnaire

-1022/405ème batterie antiaérienne

-31ème escadron antichar divisionnaire

-13ème escadron de réparation divisionnaire rattaché au 1er régiment de chasseurs (à cheval)

-Trois compagnies de sapeurs mineurs portés, les 1er, 2ème et 3ème compagnies du 39ème bataillon du génie. Une 4ème compagnie assure le franchissement des coupures humides.

-Une compagnie télégraphique, une compagnie radio et un détachement colombophile

-Une compagnie automobile de quartier général

-Une compagnie automobile de transport

-Un groupe d’exploitation divisionnaire

-Un groupe sanitaire divisionnaire

La 3ème Division Légère Mécanique (3ème D.L.M.) est réorganisée entre septembre 1944 et janvier 1945 selon le même modèle que celui de la 6ème D.L.M. Suite à la réorganisation, elle est donc organisée de la façon suivante :

-Un état-major de divisionnaire

-Un régiment de découverte, le 1er régiment de hussards

-5ème brigade légère mécanique avec un état-major de brigade, le 1er régiment de chasseurs à cheval équipé de Somua S-40, le 5ème régiment de dragons portés, le 5ème groupe de canons d’assaut équipés de Somua Sau40, le 5ème escadron antichar porté, le 5ème escadron antiaérien porté et le 5ème groupe de reconnaissance équipés d’un peloton de commandement et de trois pelotons de quatre FCM-44.

-6ème brigade légère mécanique avec un état-major de brigade, le 8ème régiment de chasseurs à cheval, le 19ème régiment de dragons portés (qui reprend les traditions du 19ème régiment de dragons),  le 6ème groupe de canons d’assaut, le 6ème escadron antichar, le 6ème escadron antiaérien porté  et le 6ème groupe de reconnaissance.

-Le 75ème régiment d’artillerie dispose de canons de 75mm TAZ modèle 1939 et d’obusiers de 105C modèle 1935B

-13ème escadron de réparation divisionnaire rattaché au 29ème régiment de dragons

-quatre compagnies du génie formant bataillon

-deux compagnies de transmission (le détachement colombophile est supprimé

-Deux compagnies du train (compagnie automobile du QG et compagnie automobile de transport)

-Un bataillon sanitaire divisionnaire

-Un groupe d’exploitation divisionnaire

Au niveau de l’équipement, les deux régiments de chars de la division sont transformés sur Somua S-45 entre juillet 1946 et février 1947.

21-Armée de terre (27)

1ère Division Légère Mécanique (1ère D.L.M)

Quartier Général de la division

L’état-major de division dispose de 45 officiers, 32 sous-officiers et 20 hommes auxquels s’ajoute les 11 officiers, les 12 sous-officiers et les 145 hommes de la compagnie de quartier général qui met à la disposition du QG 63 véhicules.

Un Régiment de découverte : le 6ème régiment de cuirassiers

-Un état-major et un peloton de commandement (un groupe de commandement et un groupe de transmissions)

-Un escadron hors-rang avec le 1er peloton chargé du commandement et des services, le 2ème peloton chargé de l’approvisionnement et des services du corps, un 3ème peloton qui est le peloton sanitaire, un 4ème peloton chargé des réparations et un 5ème peloton (pionniers et matériel de franchissement).

L’EHR dispose de 12 officiers, de 29 sous-officiers, 228 hommes, 24 motos solos, 2 motos side-cars, dix-huit véhicules légers, une AMD puis AMP TSF, 42 camions, 2 tracteurs de dépannage, une remorque porte-char et deux cuisines remorques.

-Deux groupes d’escadron composés chacun d’un état-major, d’un escadron d’automitrailleuses et d’un escadron motocycliste

L’état-major dispose de 35 véhicules alors que chaque escadron dispose d’un peloton de commandement (un véhicule PC), quatre pelotons à cinq voitures blindées, un véhicule léger et trois motos de liaison soit un total de 153 hommes, 21 AMD, 24 motos, 6 véhicules, 7 camions, un tracteur de ravitaillement et une cuisine-remorque.
L’escadron de fusiliers motocycliste dispose d’un peloton de commandement et de quatre pelotons de fusiliers.

Le peloton de fusiliers motocyclistes aligne un groupe de commandement (6 hommes dans trois motos side-car) et deux groupes de combat (10 hommes, deux motos side-car et deux fusils-mitrailleurs) soit un total de 26 hommes, treize motos side-car et quatre fusiliers-mitrailleurs.

Au total l’escadron de fusiliers motocyclistes dispose de 150 hommes et 75 véhicules

Au final, le 6ème cuirassiers dispose de 919 hommes, 45 AMD, 224 motos, 36 véhicules légers, 70 camions, deux tracteurs de ravitaillement, deux tracteurs de dépannage, une remorque porte-char et six cuisines remorques.

Suite à la réorganisation de janvier 1944, la structure du 6ème Cui ne change pas mais son équipement évolue, le changement le plus notable étant le remplacement des «Pan Pan» par des Panhard AM modèle 1940P nettement plus puissante, la 1ère DLM et donc le 6ème Cui étant rééquipé à partir de septembre 1942, les GRDI ayant été servis en priorité.

L’escadron d’automitrailleuses dispose toujours de pelotons de cinq AMP mais à cela s’ajoute des AMP-S ou Support, le peloton disposant désormais de cinq automitrailleuses à canon de 47mm et deux automitrailleuses équipés d’un canon de 75mm court inspiré de l’obusier de montagne modèle 1942.

Cette augmentation des moyens matériels et des effectifs des pelotons entraine donc une augmentation plus générale des effectifs et des moyens du régiment selon le schéma suivant :

-Un état-major et un peloton de commandement (un groupe de commandement et un groupe de transmissions)

-Un escadron hors-rang avec le 1er peloton chargé du commandement et des services, le 2ème peloton chargé de l’approvisionnement et des services du corps, un 3ème peloton qui est le peloton sanitaire, un 4ème peloton chargé des réparations et un 5ème peloton (pionniers et matériel de franchissement).

L’EHR dispose de 14 officiers, de 31 sous-officiers, 232 hommes, 26 motos solos, 2 motos side-cars, vingt-deux véhicules légers, une AMP TSF, 45 camions, 4 tracteurs de dépannage, deux remorque porte-char et trois cuisines remorques.

-Deux groupes d’escadron composés chacun d’un état-major, d’un escadron d’automitrailleuses et d’un escadron motocycliste

L’état-major dispose de 35 véhicules alors que chaque escadron dispose d’un peloton de commandement (deux véhicule PC selon le principe qu’un commande et que le second se déplace), quatre pelotons à cinq voitures blindées et deux voitures blindées d’appui, deux véhicules légers et quatre motos de liaison soit un total de 180 hommes, 22 AMP, 8 AMP-S, 24 motos, 6 véhicules, 7 camions, deux tracteur de ravitaillement et deux cuisine-remorque soit un total de 71 véhicules.

L’escadron de fusiliers motocycliste dispose d’un peloton de commandement et de quatre pelotons de fusiliers. Le peloton de fusiliers motocyclistes aligne un groupe de commandement (6 hommes dans trois motos side-car) et deux groupes de combat (10 hommes, deux motos side-car et deux fusils-mitrailleurs) soit un total de 26 hommes, treize motos side-car et quatre fusils-mitrailleurs.

Au total l’escadron de fusiliers motocyclistes dispose de 150 hommes et 75 véhicules

Au final, le 6ème cuirassiers dispose de 995 hommes, 46 AMP, 16 AMP-S, 224 motos, 36 véhicules légers, 70 camions, deux tracteurs de ravitaillement, deux tracteurs de dépannage, une remorque porte-char et six cuisines remorques soit 407 véhicules

-1ère Brigade légère mécanique avec un état-major de 59 hommes et de 18 véhicules qui engerbe, deux régiments de chars, le 4ème régiment de cuirassiers et le 18ème régiment de dragons.

L'Automitrailleuse de Combat (AMC) modèle 1935S dit Somua S-35

L’Automitrailleuse de Combat (AMC) modèle 1935S dit Somua S-35

Les deux régiments ont la même organisation qui est la suivante :

-Un état-major et un peloton de commandement qui dispose d’un char Somua S-35

-Un escadron hors rang

-Deux groupes d’escadrons à un état-major (un char S), deux escadrons (Somua S-35 ou Hotchkiss H-35) à un peloton de commandement (un char pour le capitaine) et quatre pelotons de cinq chars

L’escadron S dispose au total de 136 hommes, 21 chars, 16 motos et 21 véhicules divers alors que l’escadron H dispose de 115 hommes,23 chars, 16 motos et 19 véhicules divers, la différence d’effectifs s’expliquant en partie par le faire le Hotchkiss était un biplace et que le Somua était un char triplace.

Au total le régiment de combat dispose de 827 hommes, 94 chars (47 Somua et 46 Hotchkiss), 159 motos (dont 40 side-cars), 26 VL et VLTT, 74 camions, 6 tracteurs de ravitaillement, deux tracteurs de dépannage, une remorque porte-char et six cuisines remorques.

A la suite de la réorganisation de janvier 1944, le 4ème régiment de cuirassiers reste au sein de la 1ère BLM étant rejoint par le 15ème RDP, le 18ème régiment de dragons rejoignant la 2ème brigade légère mécanique en compagnie du 4ème régiment de dragons portés.

Le 4ème régiment de cuirassiers reste organisé de la même façon mais entre-temps, les Hotchkiss ont été remplacés par des Somua S-40 pour homogénéiser l’équipement ce qui augmente les effectifs à 852 hommes.

Néanmoins entre juin et décembre 1945, le S-40 cède la place au S-45 ce qui augmente les effectifs du régiment, le S-45 disposant de quatre hommes soit un homme de plus par rapport au S-35 et au S-40.

-2ème brigade légère mécanique (4ème régiment de dragons portés et 6ème cuirassiers puis 18ème régiment de dragons et 4ème régiment de dragons portés).

-Un état-major identique à celui de la 1ère BLM

-Le 4ème régiment de dragons portés est pendant longtemps le seul «régiment d’infanterie» de la 1ère DLM. Issus des chasseurs cyclistes, les dragons portés doivent coller aux chars, les protéger de l’infanterie adverse et de ses armes antichars, de nettoyer et d’occuper le terrain. Il est organisé de la façon suivante :

-Un état-major

-Un peloton de commandement
-Un escadron hors-rang identique à celui du 6ème régiment de cuirassiers

-Trois bataillons avec un état-major et un peloton de commandement, un escadron d’AMR, un escadron de fusiliers motocyclistes, deux escadrons de fusiliers voltigeurs portés et un escadron de mitrailleuses et d’engins (EME) (deux bataillons en temps paix, le troisième étant mobilisé en temps de guerre) .

L’escadron d’AMR dispose d’un  peloton de commandement avec une AMR de commandement et quatre pelotons de cinq AMR soit un total de 115 hommes et 55 véhicules dont 21 AMR.

L’escadron de fusiliers motocyclistes à la composition identique à celui du régiment de découverte

Les deux escadrons de fusiliers voltigeurs portés disposant d’un peloton de commandement (avec un mortier de 60mm), trois pelotons de combat avec un VDP (Voiture de Dragons Portés) de commandement et trois VDP emportant chacune un groupe de combat (dix hommes et deux fusils-mitrailleurs), un peloton de mitrailleuses (deux groupes de deux mitrailleuses et une mitrailleuse contre-avions).

L’escadron de fusiliers voltigeurs portés dispose au final de 198 hommes et 39 véhicules dont 20 VDP.

-Un escadron de mitrailleuses et d’engins (EME) avec un peloton de commandement, deux pelotons de mitrailleuses (identique à celui de l’escadron de fusiliers voltigeurs portés), un peloton de mortiers à deux groupes de deux pièces, deux groupes de deux canons de 25mm soit un total de 181 hommes et de 49 véhicules dont dix-huit VDP.

Le bataillon de dragons portés dispose de 917 hommes et de 279 véhicules dont 21 AMR et 67 voitures tout-terrain.

Au total le régiment de dragons portés aligne 3088 hommes et 957 véhicules (mobilisation).

La réorganisation de janvier 1944 n’entraine pas un grand changement dans l’organisation mais l’équipement évolue. Les AMR sont remplacés par des chars légers  et les VDP Lorraine 28 ont été depuis longtemps remplacés par des véhicules Laffly S20TL .

-un régiment d’artillerie tractée tout terrain : le 74ème RADLM

obusier de 105C modèle 1935B

obusier de 105C modèle 1935B

Les Divisions Légères Mécaniques disposent bien évidement d’un régiment d’artillerie pour assurer leur appui-feu. Cette artillerie à tracteurs reprend les traditions de l’artillerie à cheval, les «volants» ayant une longue tradition derrière eux.

En mai 1929, l’artillerie des cinq divisions de cavalerie acquiert le statut de régiment, les RADC (Régiments d’Artillerie de Division de Cavalerie) prenant pour numéro celui de leur division augmenté de 70.

La 4ème DC dispose donc à ce moment là du 74ème RA qui lors de la transformation en D.L.M passe d’un régiment hippomobile à un régiment d’artillerie à tracteurs avec pour principal canon, l’immortel «75» bientôt rejoint par un jeu premier plein de fougue, l’obusier de 105C modèle 1935B (Bourges). Ce régiment est organisé de la façon suivante :

-Un état-major et une batterie hors rang avec 131 hommes et 31 véhicules

-Deux groupes de 75 avec un état-major (90 hommes et 29 véhicules), trois batteries de tir à quatre pièces de 75mm avec chacun 103 hommes et 30 véhicules) et une colonne de ravitaillement avec 139 hommes et 36 véhicules dont 18 camions et 2 tracteurs lourds de dépannage.

Chaque groupe de 75mm dispose de 538 hommes, de 12 canons de 75mm et 137 véhicules dont 37 tracteurs légers et 45 camionnettes et camions.

-Un groupe de 105mm avec un état-major, trois batteries de tir à quatre pièces  et une colonne de ravitaillement, les effectifs et le matériel étant identiques aux groupes de 75mm.

Le régiment d’artillerie dispose au total de 1745 hommes, 36 canons et obusiers ainsi que 401 véhicules et 95 caissons/remorques

A ces effectifs, s’ajouteront ultérieurement la 10ème batterie antichar divisionnaire disposant d’une section de commandement et de quatre sections de 2 canons de 47mm soit un total de 8 canons de 47mm, 44 véhicules et 173 hommes et une batterie antiaérienne, la 1020/405ème batterie antiaérienne avec une section de commandement et trois sections de deux canons de 25mm soit un total de 107 hommes et 21 véhicules.

Pour la défense antichar, on trouve également jusqu’en janvier 1944, le 11ème escadron divisionnaire antichar qui dépend du 4ème RDP avec 12 canons de 25mm, 45 véhicules et 175 hommes. Cet escadron est dissous mais sert de cadre aux deux escadrons antichars intégrés aux BLM.

La réorganisation de janvier 1944 voit les batteries antichars et antiaériennes se dédoublées et rejoindre les deux BLM et devenir des escadrons. Au plan du matériel, l’obusier de 105mm reste en service mais peu à peu, les canons de 75mm modèle 1897 vont être remplacés par des canons de 75mm TAZ modèle 1939.

Génie et transmissions

-Le génie dispose dispose de trois compagnies de sapeurs mineurs portés qui alignent un total de 579 hommes et 255 véhicules et une compagnie d’équipage de ponts (134 hommes et 78 véhicules)

-Les transmissions disposent d’une compagnie télégraphique (63 véhicules et 228 hommes), d’une compagnie radio (60 véhicules, 39 postes radios et 241 hommes) et un détachement colombophile (19 hommes, 120 pigeons et 9 véhicules)

Train,santé et intendance

-Une compagnie automobile de quartier général (fournit les véhicules de l’état-major)

-Une compagnie automobile de transport avec une section de commandement, services généraux et ateliers, une section sanitaire automobile, une section de ravitaillement en munitions d’infanterie et une section de camions représentant 211 hommes et 98 véhicules.

-Un groupe d’exploitation divisionnaire (intendance) avec 68 hommes et 6 véhicules

-Un groupe sanitaire divisionnaire de 151 hommes et 36 véhicules

-11ème escadron de réparation divisionnaire (ERD) rattaché au 18ème dragons dispose d’un peloton de commandement, trois pelotons de dépannage, deux pelotons de réparation et un groupe de volant (blindés de remplacement).

Le 11ème ERD dispose au total de 305 hommes, 116 véhicules plus l’équivalent de deux chars de remplacement par escadron. Parmi les 116 véhicules on trouve notamment 24 tracteurs de dépannage Somua MCG et MCL et 12 remorques porte-char.

En janvier 1944, la 1ère DLM entame le processus de réorganisation visant à la transformer selon le même modèle que la toute jeune 6ème DLM.

La DLM s’appuie désormais sur deux brigades identiques avec un régiment de chars, un régiment de dragons portés, le 1er  et le 2ème groupe de canons d’assaut, le 1er et le 2ème escadron antichar porté, le 1er et le 2ème escadron antiaérien porté et le 1er et le 2ème groupe de reconnaissance. Le régiment de découverte reste indépendant.

L’organisation du régiment de chars et de dragons portés ne changent pas par rapport à l’organisation antérieure.

Le groupe de canons d’assaut est équipé de 12 Somua Sau40 répartis en trois batteries de quatre véhicules alors que l’escadron antichar porté équipé de douze Laffly W15 TCC équipé de canons de 47mm, un véhicule identique équipant l’escadron antiaérien qui dispose de vingt-quatre véhicules armés d’un affût double de 25mm (quatre pelotons de six).

Quand au groupe de reconnaissance, il dispose d’un peloton de commandement et de trois pelotons de quatre chars légers FCM-44 (1ère DLM ainsi que la 3ème, la 5ème et la 7ème; l’AMX-42 équipant les 2ème, 4ème et 6ème; l’AMX-44 version améliorée du précédent équipant la 8ème DLM).

Les autres unités restent inchangées qu’il s’agit du régiment de découverte ou du régiment d’artillerie mais les unités de soutien connaissent un certain nombre de changement :

-quatre compagnies du génie formant bataillon

-deux compagnies de transmission (le détachement colombophile est supprimé)

-Deux compagnies du train (compagnie automobile du QG et compagnie automobile de transport)

-Un bataillon sanitaire divisionnaire

En temps de guerre, un Groupe Aérien d’Observation peut lui être  rattaché ainsi que des unités de chasse et d’appui. Un bataillon de quartier général équipé de B1ter puis d’ARL-44 peut être rattaché si besoin est à la division.