Dominions (7) Canada (7)

LA ROYAL CANADIAN NAVY (RCN) MARINE ROYALE CANADIENNE

 

 

Les origines

Au début du 20ème siècle l’Empire britannique est traversé par un débat sur le poids de la défense et le rôle que pourraient jouer les Dominions. Le domaine clé est le domaine naval, la Grande-Bretagne s’étant lancée dans une course aux armement avec l’Allemagne, une course coûteuse.

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Japon (19) Cuirassés et croiseurs de bataille (3)

Cuirassés classe Fuso

Fuso (1915) 5.jpg

Genèse

A la différence de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne ou même des Etats-Unis mais comme la France, le Japon passa rapidement du dreadnought ou superdreadnought. Après une seule et unique classe de navires comparable au HMS Dreadnought, la Nihon Kaigun passa à l’équivalent du HMS Orion, le premier superdreadnought de l’histoire avec ses dix canons de 343mm.

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Japon (20) Cuirassés et croiseurs de bataille (4)

Cuirassés classe Yamato

Yamato (1941) 6

Avant-propos

La marine japonaise à été jusqu’à la bataille du Jutland la seule marine à avoir remporté une bataille suite à un combat entre cuirassés aux capacités comparables en l’occurrence la bataille de Tsushima.

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Japon (18) Cuirassés et Croiseurs de bataille (2)

Croiseurs de bataille classe Kongo

Kongo (1913) 2

En guise d’avant-propos

En 1904, l’amiral Fisher devient premier lord de l’amirauté. Arrivé à la tête d’une belle endormie, d’une marine consciente de sa puissance mondiale (britannia rules the waves), le bouillant lord Fisher ru dans les brancards, mettant de nombreux navires à la retraite et surtout innovant dans de nombreux domaines, imposant par exemple la turbine.

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Grande-Bretagne (64) Fleet Air Arm (4)

Tactiques et stratégie

Considérations générales

Quand le second conflit mondial, la Royal Navy dispose de treize porte-avions, onze porte-avions d’escadre et deux porte-avions légers.

La répartition de ces navires aux capacités encore imparfaitement reconnues trahit les priorités de la Royal Navy.

Avec six porte-avions (trois Illustrious et trois Malta soit théoriquement 348 appareils), la Home Fleet dispose du plus grand nombre de ponts plats.

Cette situation s’explique à la fois par son statut métropolitain qui en fait la flotte la plus prestigieuse (ce qui ne fût pas toujours le cas, la Mediterranean Fleet lui disputant longtemps ce statut) mais également par la puissance nouvelle de la Kriegsmarine et de ces quatre porte-avions (deux porte-avions d’escadre et deux porte-avions légers).

En cas de nouvelle bataille du Jutland, les Illustrious et les Malta disputeront au Graf Zeppelin et aux trois autres porte-avions allemands la suprématie aérienne

En cas de nouvelle bataille du Jutland, les Illustrious et les Malta disputeront au Graf Zeppelin et aux trois autres porte-avions allemands la suprématie aérienne

Souhaitant ou redoutant une nouvelle bataille du Jutland, les amiraux britanniques avaient intégré la présence des porte-avions dans leur stratégie générale pour couvrir la flotte et ralentir la ligne de bataille allemande, les escadres brito-françaises et allemandes étant composées de cuirassés rapides.

La Mediterranean Fleet ne dispose que de trois porte-avions paradoxalement plus que la France qui est la nation dominante de la Mare Nostrum. Ces trois porte-avions ont des rôles différents en fonction de leur stationnement.

Le HMS Ark Royal premier porte-avions moderne (ou digne de ce nom) de la Royal Navy stationné à Malte à pour mission de couvrir l’ile forteresse contre les bombardements italiens et plus généralement de participer à la couverture des convois passant par le détroit de Sicile qu’il s’agisse des convois ravitaillant le Moyen-Orient (Egypte, Chypre, Levant) ou l’Extrême-Orient, le passage par la Méditerranée leur évitant l’éreintant passage par le Cap de Bonne Espérance.

Les HMS Indomitable et Furious stationnés à Alexandrie ont un rôle plus lié au corps de bataille de la Mediterranean Fleet (1st Battle Squadron) composé de trois divisions de cuirassés, la 6th Battleship Division avec les vénérables cuirassés Nelson et Rodney, la 7th Battleship Division qui met en oeuvre les modernes Prince of Wales et Duke of York alors que la 8th Battleship Division dispose des Barham et Valiant.

Ils doivent assurer la couverture aérienne, l’éclairage de la flotte et comme leurs homologues de la Home Fleet doivent ralentir la ligne de bataille italienne qui pourrait également être attaquée par les deux porte-avions français, le Joffre basé à Toulon et le Commandant Teste à Mers-El-Kébir.

Ils pourraient également être engagés dans la couverture de convois, d’opérations de bombardement sur les côtes libyennes ou du Dodécanèse voir le transport d’avions en direction de Malte.

Le stationnement de deux porte-avions à Singapour au sein de la British Eastern Fleet nous parait être aujourd’hui une évidence mais à l’époque ce fût l’occasion de vifs débats.

Si l’envoi des vétérans Queen Elizabeth Warspite Malaya était acquise, l’envoi de deux porte-avions pour en assurer éclairage, appui et protection fût l’objet de débats, certains ne voyant pas l’utilité de disperser la flotte de ponts plats.

Ces deux porte-avions doivent appuyer les cuirassés, en assurer l’éclairage en liaison avec les hydravions des cuirassés et des croiseurs, l’appui avec les bombardiers en piqué et les avions torpilleurs et la couverture avec leurs chasseurs Seafire.

La construction de porte-avions d’escadre prennant du temps, émergea comme on l’à vu l’idée de porte-avions économiques, quasi-consommables pouvant être construits par des chantiers habitués à construires cargos et pétroliers.

Après la commande de deux porte-avions par la France, la Royal Navy sauta également le pas en passant commande des Colossus et Glory.

Ces deux navires furent déployés respectivement à Freetown et Aden étaient chargés en temps de guerre de couvrir les convois passant dans leurs zones de responsabilité, le premier couvrant les convois Liverpool-Freetown-Le Cap (avec des branches vers Casablanca et Dakar) alors que le second couvrait l’Océan Indien et le passage en Méditerranée des convois venus d’Océanie et d’Extrême-Orient et inversement, convois transportant des marchandises, du pétrole mais également des troupes venues d’Australie et de Nouvelle-Zélande.

La menace était ici le sous-marin mais également le raider soit un croiseur auxiliaire ou un véritable navire de guerre, le porte-avions guidant sur sa cible les croiseurs voir les cuirassés qui pourraient être engagés dans cette mission.

Tactiques

Bien qu’ayant inventé le porte-avions, la Royal Navy ne se montra guère inventive dans le domaine tactique la faute à un sous-investissement lié à un manque d’intérêt, un manque de débouchés pour les brillants officiers et un manque de croyance dans ce navire.

Grâce à un investissement nettement plus important dans la période 1939/48 (six porte-avions en service en septembre 1939 dont certains dépassés et obsolètes, treize ponts plats opérationnels en septembre 1948), la Royal Navy pu prendre en compte le facteur porte-avions dans sa stratégie.

Sur le plan tactique, impossible d’imaginer le porte-avions au coeur de la stratégie navale comme de nos jours. L’Aircraft Carrier est un auxiliaire destiné à appuyer les cuirassés véritables capital ship.

Le porte-avions est en premier lieu une plate-forme de reconnaissance. Pas étonnant que le premier porte-avions britannique à pont continu fût baptisé Argus, le gardien aux 100 yeux de la mythologie grecque (c’est aussi un rappel de la bataille du Jutland dont les résultats mitigés étaient en partie lié à un manque de renseignement sur la flotte allemande).

Pourtant à la différence des américains qui développèrent le concept de Scout Bomber (à la fois bombardier en piqué et avion de reconnaissance ce qui permettait de mener des attaques d’opportunité), les britanniques tardèrent à disposer d’un avion de reconnaissance.

Oh certes il y avait bien les Fairey Swordfish et Albacore officiellement TSR (Torpedo Scout Reconnaissance) mais ils étaient bien davantage des avions torpilleurs que des éclaireurs.

Ce manque fût compensé par la présence de bombardiers en piqué Doublas SBD Dauntless et comblé par la mise en service sur certains porte-avions de Blackburn Buccaneer, des bimoteurs de reconnaissance inspirés des CAO-600 français.

Une fois la flotte ennemie repérée, il faut la ralentir pour permettre aux cuirassés amis de la rattraper et de la détruire.

Là encore, la Fleet Air Arm fait preuve de classicisme avec l’emploi de bombardiers en piqué pour amoindrir les défenses et d’avions-torpilleurs qui doivent porter le coup de grace, l’estocade avant que n’entre en jeu les canons des cuirassés.

L’avion étant vu comme une menace, il faut aussi couvrir la flotte et protéger les avions d’attaque, les chasseurs sont très présents sur les ponts des porte-avions. Certes, on pense qu’une escadre disposant d’une solide DCA peut tenir dans des eaux où l’ennemi à acquis le contrôle des cieux (ce que la campagne de Norvège se chargera de démentir) mais la présence d’un porte-avions est un plus indéniable.

Grumman Martlet Mk I

Grumman Martlet Mk I

Outre l’escorte des avions d’attaque ainsi que la riposte à un raid ennemi, les chasseurs embarqués sur les porte-avions britanniques (Grumman Martlet mais surtout Supermarine Seafire) effectuent des Combat Air Patrol (CAP), des patrouilles ou des patrouilles doubles (deux ou quatre avions) qui surveillent un secteur précis pour anticiper une attaque ennemie ou abattre des éclaireurs.

Grande Bretagne (63) Fleet Air Arm (3)

Mediterranean Command

Le Commandement Méditerranéen de la Fleet Air Arm (FAA-MC) est un groupe important de l’aéronavale britannique avec pas moins de trois groupes aériens embarqués, deux groupements d’hydraviation et des unités de soutien/servitude.

2nd Carrier Air Group (2nd CAG)

HMS Ark Royal en 1939

HMS Ark Royal en 1939

Ce groupe aérien stationné à Malte est celui embarqué sur le HMS Ark Royal, un véritable prototype des porte-avions blindés type Illustrious/Indefatigable. Il se compose des squadron suivants :

-Squadron 848 : huit Supermarine Seafire Mk V

-Squadron 849 : huit Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 850 : huit Supermarine Seafire Mk V

-Squadron 851 : huit Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 852 : quatre Blackburn Buccaneer

-Squadron 853 : six Douglas Dauntless Mk I

Soit un total de quarante-deux appareils.

4th Carrier Air Group (4th CAG)

Ce groupe aérien stationné à Alexandrie quand il n’est pas embarqué est rattaché au porte-avions HMS Indomitable, un porte-avions de classe Illustrious, le seul qui n’est pas déployé au sein de la Home Fleet.

-Squadron 854 : huit Supermarine Seafire Mk V

-Squadron 855 : huit Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 856 : huit Supermarine Seafire Mk V

-Squadron 857 : huit Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 858 : squadron fantôme destiné à prendre sous son aile des avions de reconnaissance venant en renfort

-Squadron 859 : six Douglas Dauntless Mk I

-Squadron 861 : six Douglas Dauntless Mk I

6th Carrier Air Group (6th CAG)

Ce troisième groupe aérien de la Mediterranean Fleet est embarqué sur le HMS Furious ou basé à Alexandrie quand le porte-avions est stationné dans sa base égyptienne.

-Squadron 860 : huit Supermarine Seafire Mk VII

-Squadron 862 : huit Supermarine Seafire Mk VII

-Squadron 863 : huit Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 864 : huit Supermarine Seafire Mk VII

-Squadron 865 : huit Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 866 : huit Supermarine Seafire Mk VII

-Squadron 867 : huit Douglas Dauntless Mk I

-Squadron 868 : huit Blackburn Buccaneer

-Squadron 869 : huit Douglas Dauntless Mk I

2nd Seaplane Group (Malta Seaplane Group)

Le croiseur léger HMS Arethusa avec sur catapulte un Fairey IIIF

Le croiseur léger HMS Arethusa avec sur catapulte un Fairey IIIF

Ce Deuxième Groupe d’hydravions appelé également squadron 708 regroupe les hydravions des croiseurs légers stationnés à Malte en l’occurrence trois des quatre croiseurs légers de classe Arethusa (l’Aurora ne disposa jamais de catapulte) soit six hydravions Supermarine Walrus.

4th Seaplane Group (Alexandria Seaplane Group)

Ce quatrième groupe d’hydravions regroupe les hydravions des cuirassés et des croiseurs déployés depuis Alexandrie.

Le squadron 709 regroupe les six hydravions destinés aux deux cuirassés de classe Queen Elisabeth (Barham Valiant), le squadron 710 regroupe les huit hydravions destinés aux deux cuirassés de classe King George V (Prince of Wales Duke of York)

Le squadron 711 regroupe les hydravions des croiseurs lourds (six appareils) et le squadron 712 regroupe les hydravions des croiseurs légers (quatre appareils).

Unités de servitude

Douglas C-47 de l'USAAC

Douglas C-47 de l’USAAC (Douglas DC-3 pour son constructeur)

-Squadron 902 : unité de servitude équipée d’avions de liaison et de transport stationnée à Malte avec quatre Lockheed Hudson de liaison, quatre Douglas DC-3 et quatre SNCAO SO-30P de transport

Supermarine Stranraer

Supermarine Stranraer

-Squadron 904 : unité de servitude équipée d’hydravions de transport et d’EVASAN stationnée à Alexandrie avec huit Supermarine Stranraer ex-RAF

-Squadron 906 : unité de servitude équipée d’avions de liaison et de transport stationnée à Alexandrie équipée de quatre Lockheed Hudson de liaison, deux Vickers VC.1 Viking et six Vickers Valetta

-Squadron 908 : unité de servitude équipée d’hydravions de servitude stationnée à Malte avec huit Supermarine Stranaer ex-RAF

Far East Command

Par ordre d’importance, le Fleet Air Arm Far East Command (FAA-FEC) est le troisième plus important commandement de l’Aéronavale britannique puisqu’il dispose de deux porte-avions avec leurs groupes aériens, de l’hydraviation nécessaire pour les cuirassés et les croiseurs déployés sans oublier les avions et hydravions de servitude.

8th Carrier Air Group (8th CAG)

Le HMS Implacable à la mer

Le HMS Implacable à la mer

Ce groupe aérien composé de quarante-huit appareils est embarqué en temps normal sur le HMS Implacable, l’un des deux porte-avions de la British Eastern Fleet .

-Squadron 870 : huit Supermarine Seafire Mk V

-Squadron 871 : huit Fairey Barracuda

-Squadron 872 : huit Supermarine Seafire Mk V

-Squadron 873 : six Douglas Dauntless Mk I

-Squadron 874 : huit Supermarine Seafire Mk V

-Squadron 875 : six Douglas Dauntless Mk I

-Squadron 876 : quatre Blackburn Buccaneer

10th Carrier Air Group (10th CAG)

Ce groupe aérien est le jumeau du précédent et embarque sur le HMS Indefatigable, le deuxième porte-avions de la British Pacific Fleet.

-Squadron 878 : huit Supermarine Seafire Mk V

-Squadron 877 : huit Fairey Barracuda

-Squadron 880 : huit Supermarine Seafire Mk V

-Squadron 879 : six Douglas Dauntless Mk I

-Squadron 882 : huit Supermarine Seafire Mk V

-Squadron 881 : six Douglas Dauntless Mk I

-Squadron 884 : quatre Blackburn Buccaneer

Groupement d’hydraviation (5th Seaplane Group)

Supermarine Walrus hissé à bord du HMS Warspite

Supermarine Walrus hissé à bord du HMS Warspite

Squadron 713 : neuf hydravions Supermarine Walrus destinés aux cuirassés Queen Elisabeth Warspite Malaya stationnés à Singapour

Squadron 714 : sept hydravions Supermarine Walrus pour les croiseurs stationnés à Hong Kong

-Squadron 715 : six hydravions Supermarine Walrus pour les trois croiseurs lourds stationnés à Alor Setar

Unités de servitude

-Squadron 909 : unité d’entrainement stationnée à Alor Setar

-Squadron 910 : unité d’entrainement avec quatre hydravions Saro Lerwick et quatre Supermarine Stranaer stationné à Kuching (Bornéo)

-Squadron 911 : unité de transport et de liaison stationnée à Singapour avec quatre Lockheed Hudson et huit Vickers Valetta

-Squadron 912 : unité d’hydravions de servitude déployée à Singapour avec quatre Douglas DC-3 et six Vickers VC.1 Viking

India Command

Le Commandement “Indes” de la Fleet Air Arm n’est créée qu’en mars 1948 pour soulager le Far East Command et anticiper sur le déploiement de porte-avions dans la région en plus du Glory, l’un des deux Colossus de la Royal Navy.

14th Carrier Air Group (14th CAG)

Embarqué sur le deuxième porte-avions léger de classe Colossus, le HMS Glory ce groupe aérien était basé à terre à Aden. Il dispose des unités suivantes :

Fairey Albacore à l'appontage

Fairey Albacore à l’appontage

-Squadron 883 : six Fairey Albacore (torpillage et lutte anti-sous-marine)

-Squadron 885 : quatre Douglas Dauntless Mk I (bombardement en piqué/reconnaissance)

-Squadron 886 : six Grumman Martlet Mk III

-Squadron 888 : six Grumman Martlet Mk III

6th Seaplane Group (groupement d’hydravions)

Appelé également Squadron 716, il regroupe les quatre Supermarine Walrus des croiseurs Fiji et Jamaica quand ces derniers sont à quai. Deux autres appareils arrivent avant le début du conflit comme réserve de fonctionnement.

Unités de soutien et de servitude

Lockheed Hudson de la Royal Canadian Air Force (RCAF)

Lockheed Hudson de la Royal Canadian Air Force (RCAF)

Squadron 913 : unité équipée d’avions de transport et de liaison avec deux Lockheed Hudson et quatre Vickers Valetta

Squadron 914 : unité équipée d’hydravions de liaison avec quatre Supermarine Walrus

West Indies Command

Ce commandement qui couvre les Antilles (Indes Occidentales) est lui aussi une création du printemps 1948 pour anticiper sur le déploiement d’un ou plusieurs porte-avions pour couvrir cette région cruciale pour l’effort de guerre allié à la fois en raison du pétrole qui y extrait mais également en raison de la présence du canal de Panama (bien que ce dernier soit sous souveraineté américaine).

Il ne dispose pas de groupes aériens mais dispose du 7th Seaplane Group/squadron 717 qui dispose des hydravions des croiseurs lourds York Shropshire et Berwick soit six Supermarine Walrus auxquels s’ajoute le squadron 915 équipée d’avions de liaison et de transport (deux Lockheed Hudson et deux Douglas DC-3) ainsi que du squadron 918 équipé d’hydravions de servitude (quatre Supermarine Walrus).

South Atlantic Command

Ce commandement créé en février 1948 à comme fleuron le porte-avions léger HMS Colossus chargé avec son 12th Carrier Air Group (12th CAG) et le 8th Seaplane Group, un groupe d’hydravions qui peut être embarqué sur des croiseurs de passage.

12th Carrier Air Group (12th CAG)

-Squadron 887 : six Fairey Albacore (torpillage et lutte anti-sous-marine)

-Squadron 889 : quatre Douglas Dauntless (bombardement en piqué/reconnaissance)

-Squadron 890 : six Grumman Martlet Mk III

-Squadron 892 : six Grumman Martlet Mk III

8th Seaplane Group

Appelé également le squadron 718, il dispose de huit Supermarine Walrus de reconnaissance et de surveillance maritime

Unités de soutien et de servitude

Squadron 917 équipé d’avions de liaison et de servitude avec deux Lockheed Hudson et quatre SNCAO SO-30P

Squadron 918 équipé d’hydravions de servitude avec quatre Saro London

Grande Bretagne (41) destroyers (4)

Destroyers classe H

Avant-propos

Les destroyers type H constituent la huitième et avant dernière classe de Fleet Destroyer puisque comme nous l’avons vu à la classe I succéda la classe Tribal, des navires plus proches de nos contre-torpilleurs que des Fleet Destroyer construit depuis la fin des années vingt.

Sur le plan technique, ils sont très proches même si naturellement, il existe des évolutions plus ou moins marquées comme un nouveau bloc-passerelle rendu nécessaire notamment pour le Hereward qui reçut pour essais un affût double de 120mm.

A noter que l’Hyperion à reçu un nouveau type de chaudière plus compact et plus économique que le modèle Amirauté.

Tout comme les flottilla leader type E et F, le HMS Hardy à reçu un cinquième canon une marque extérieure de son statut de navire de commandement.

Ce modèle à également été exporté au Brésil. Quand la guerre de Pologne éclate, les six navires sont en construction. La Royal Navy envisage de les réquisitionner pour augmenter rapidement sa flotte de destroyers mais y renonce pour deux raisons.

La première c’est que le conflit va s’achever rapidement ou du moins connaître une longue pause suite à l’assassinat d’Hitler et la seconde c’est que les britanniques se sont rappelés du précédent ottoman, la réquisition de deux cuirassés en construction pour la Sublime Porte jouant un rôle non négligeable dans le basculement d’Istanbul dans le camp de la Triplice.
Ces navires sont donc livrés comme prévus à leur client sud-américain, navires qui pourraient affronter des type G utilisés par la marine argentine (classe Buenos Aires).

Carrière opérationnelle

Le HMS Hardy en 1936

Le HMS Hardy en 1936

-Le HMS Hardy (H87) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird & Company de Birkenhead le 30 mai 1935 lancé le 7 avril 1936 et mis en service le 11 décembre 1936

-Le HMS Hasty (H24) est mis sur cale aux chantiers navals William Denny & Borthers de Dumbarton le 15 avril 1935 lancé le 5 mai 1936 et mis en service le 11 novembre 1936.

-Le HMS Havock (H43) est mis sur cale aux chantiers navals William Denny & Borthers de Dumbarton le 15 mai 1935 lancé le 5 juillet 1936 et mis en service le 16 janvier 1937.

HMS Hereward

HMS Hereward

-Le HMS Hereward (H93) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Walker le 28 février 1935 lancé le 10 mars 1936 et mis en service le 9 décembre 1936.

-Le HMS Hero (H99) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Walker le 28 février 1935 lancé le 10 mars 1936 et mis en service le 21 octobre 1936.

-Le HMS Hostile (H55) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding & Engineering Company de Greenock le 27 février 1935 lancé le 24 janvier 1936 et mis en service le 10 septembre 1936.

-Le HMS Hotspur (H01) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding & Engineering Company de Greenock le 27 février 1935 lancé le 23 mars 1936 et mis en service le 29 décembre 1936.

-Le HMS Hunter (H35) est mis sur cale aux chantiers navals Swan Hunter de Wallsend le 27 mars 1935 lancé le 25 février 1936 et mis en service le 30 septembre 1936.

HMS Hyperion

HMS Hyperion

-Le HMS Hyperion (H97) est mis sur cale aux chantiers navals Swan Hunter de Wallsend le 27 mars 1935 lancé le 8 avril 1936 et mis en service le 3 décembre 1936.

En septembre 1939, la classe H est déployée en Méditerranée (2nd Destroyer Flottilla). Cette flottille est réaffectée en Extrême-Orient et plus précisément à Singapour pour assurer notamment l’escorte des trois cuirassés (Queen Elizabeth Warspite Malaya) et des deux porte-avions (Implacable Indefatigable) qui vont y être déployé à partir de 1945.

En théorie en septembre 1948 Le Hunter et le Hostile assurent la protection du cuirassé Queen Elizabeth, le Hero et le Hasty protègent le cuirassé Warspite, les Hardy et Hereward protègent le cuirassé Malaya, les Hyperion et Hotspur protègent le porte-avions Implacable alors que le Havock reste hors-rang.

Dans la pratique la situation le 5 septembre 1948 est la suivante :

-Le Havock est en théorie hors rang mais le Hunter étant immobilisé pour un carénage, il assure la protection du Queen Elisabeth avec l’Hostile.

-Le Hero et le Hasty qui protègent le Warspite sont pleinement opérationnels

-Le Hardy qui sort de grand carénage et le Hereward sont eux aussi opérationnels même si ce dernier aurait bien besoin d’un carénage.

-L’Hyperion et le Hotspur sont orphelins de leur protégé en grand carénage et pourrait donc renforcer l’escorte ou mener des missions en voltigeur.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 1361 tonnes (1478 tonnes pour le Hardy) pleine charge 1888 tonnes

Dimensions : longueur 98.5m (103m pour le Hardy) largeur 10.1m (10m pour le Hardy) tirant d’eau 3.8m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par trois chaudières Amirauté (Johnson pour l’Hyperion, Yarrow pour le Hardy) dévellopant 34000ch et entrainant deux hélices. Le Hardy dispose de 38000ch

Performances : vitesse maximale 36 nœuds distance franchissable 5530 miles nautiques à 15 nœuds

Armement : quatre canons de 120mm en affûts simples et le Hardy qui dispose de cinq canons, deux affûts quadruples de 12.7mm remplacés par huit canons de 20mm Oerlikon, deux plate-formes quadruples lance-torpilles de 533mm, vingt grenades ASM avec un grenadeur axial et deux projecteurs.

De janvier à mars 1937, le Hereward à disposé d’un affût double installé en position «B» en remplacement des deux affûts simples. Il s’agissait du prototype de l’affût double destiné aux Tribal ainsi qu’aux destroyers à venir type J, K et N.

Equipage : 137 officiers et marins (146 en temps de guerre) 175 officiers et marins pour le Hardy

Destroyers classe I

Les derniers

Les neuf destroyers de classe I sont les derniers Fleet Destroyer construits sur un modèle introduit par le type A, modèle développé sur les destroyers prototypes Amazone et Ambuscade.

Non seulement les suivants (Tribal, J, K et N) ne disposeront plus de flottilla leader mais ils délaisseront l’affût simple de 120mm au profit d’un affût double permettant l’embarquement de six canons au lieu de quatre ou de cinq, les Tribal avec leurs huit canons étant des cas à part.

A part cette position particulière, ces navires construits au titre des 1935 Naval Estimates sont semblables aux type H avec néanmoins dix tubes lance-torpilles en deux plate-formes quintuples (au lieu de huit en deux plate-formes quadruples pour les précédents) et pour la première fois un système de dragage de mines, un Asdic et des grenades ASM.

Cette surcharge provoqua des problèmes de stabilité nécessitant un ballastage quand les réservoirs étaient peu remplis. Ils pouvaient également être convertis en mouilleur de mines à condition de débarquer les canons “A” et “Y”, les tubes lance-torpilles ainsi que le système de dragage de mines.

Ce modèle à été exporté en Turquie avec quatre navires construits en Grande-Bretagne (les deux premiers auraient du être rachetés par la Royal Navy mais le projet n’alla pas au bout) et quatre en Turquie.

Avant le début du conflit, ils reçurent un certain nombre de modifications pour améliorer leur stabilité avec le débarquement des systèmes de dragage de mines et le remplacement des mitrailleuses par des Oerlikon. Quand des radars furent embarqués, une plate-forme quintuple fût d’abord débarquée avant que les deux plate-formes ne soient remplacés par deux plate-formes triples.

Carrière opérationnelle

HMS Inglefield

HMS Inglefield

-Le HMS Inglefield (D02) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird & Company de Birkenhead le 29 avril 1939 lancé le 15 octobre 1936 et mis en service le 25 juin 1937.

-Le HMS Icarus (D03) est mis sur cale aux chantiers navals John Brown & Company le 9 mars 1936 lancé le 26 novembre 1936 et mis en service le 3 mai 1937.

-Le HMS Ilex (D61) est mis sur cale aux chantiers navals John Brown & Company le 9 mars 1936 lancé le 28 janvier 1937 et mis en service le 7 juillet 1937

HMS Imogen

HMS Imogen

-Le HMS Imogen (D44) est mis sur cale aux chantiers navals Hawthorn Leslie & Company de Hebburn le 18 janvier 1936 lancé le 30 octobre 1936 et mis en service le 2 juin 1937.

-Le HMS Imperial (D09) est mis sur cale aux chantiers navals Hawthorn Leslie & Company de Hebburn le 29 janvier 1936 lancé le 11 décembre 1936 et mis en service le 30 juin 1937.

-Le HMS Impulsive (D11) est mis sur cale aux chantiers navals J. Samuel White Cowes le 9 mars 1936 lancé le 1er mars 1937 et mis en service le 29 janvier 1938.

HMS Intrepid

HMS Intrepid

-Le HMS Intrepid (D10) est mis sur cale aux chantiers navals John Thornycroft & Company de Woolston le 6 janvier 1936 lancé le 17 décembre 1936 et mis en service le 29 juillet 1937.

-Le HMS Isis (D87) est mis sur cale aux chantiers Yarrow & Company de Scotsoun le 5 février 1936 lancé le 12 décembre 1936 et mis en service le 2 juin 1937.

-Le HMS Ivanhoe (D16) est mis sur cale aux chantiers navals Yarrow & Company de Scotsoun le 12 février 1936 lancé le 11 février 1937 et mis en service le 24 août 1937.

En septembre 1939, la classe I est déployée en Méditerranée avec Malte pour port d’attache, situation qui ne change pas jusqu’en septembre 1948. Elle forme la 3rd Destroyer Flottilla.

Théoriquement, en septembre 1948, L’Icarus assure l’escorte du Duke of York avec le Grenville, l’Imogen et l’Isis assurent l’escorte du Barham, l’Inglefield et l’Imperial assure la protection du Valiant. L’Ilex et l’Intrepid assurent l’escorte du porte-avions Furious, l’Ivanhoe et l’Impulsive assurent l’escorte de l’Indomitable, ces quatre derniers sont donc détachés à Alexandrie.

Sur le papier, le 5 septembre 1948, la situation est la suivante :

-L’Icarus était en entretien à flot à la différence de l’autre escorteur du Duke of York à savoir le Grenville.

-Les Imogen et Isis achevaient de petits carénage calés sur l’entretien à flot du Barham

-L’Inglefied est immobilisé pour avarie à la différence de l’Imperial pleinement opérationnel

-L’Ilex et l’Intrepid sont pleinement opérationnels

-L’Ivanhoe est immobilisé pour un grand carénage, ayant succédé dans la forme de radoub à l’Impulsive.

HMS Intrepid (D-10) 3

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 1391 tonnes pleine charge 1918 tonnes

Dimensions : longueur 98m largeur 10m tirant d’eau 3.8m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par trois chaudières Amirauté dévellopant 34000ch et entrainant deux hélices.

Performances : vitesse maximale 35.6 noeuds distance franchissable 5530 miles nautiques à 15 noeuds

Armement : quatre canons de 120mm en affûts simples sous masque (deux avant et deux arrière), deux affûts quadruples de 12.7mm remplacés ultérieurement par des canons de 20mm, deux plate-formes quintuples lance-torpilles de 533mm et jusqu’à soixante mines

Equipage : 145 officiers et marins