23-Armée de terre Ligne Maginot (34)

Secteur Défensif du Rhône

Le Secteur Défensif du Rhône est le plus long (180km), le plus accidenté (nous sommes le long de la frontière suisse) et le moins bien organisé de toute la ligne Maginot, la faute à l’absence de menaces crédibles.

Des travaux sont finalement réalisés à partir de 1939 lors de la mobilisation liée à la guerre de Pologne pour barrer les grands axes en provenance de Suisse entre le Mont Blanc et la Faucille afin de protéger le flanc nord de l’armée des Alpes en liaison avec le Secteur fortifié de Jura.

C’est en janvier 1937 que les premiers travaux sont envisagés selon les projets dessinés par la 14ème Région Militaire avec trois zones prioritaires :

-L’ouvrage de Crêt Mourex au nord-ouest du lac Léman (une tourelle de 75mm)

-Quatre ouvrages à une tourelles et trois casemates de 75mm entre le lac et le Mont Blanc

-Un ouvrage implanté dans l’Argentière avec une casemate de 75 dans la vallée de l’Arve Supérieure-Chamonix.

La menace d’une percée allemande par la Suisse étant faible et les crédits pas illimités, ce projet n’est pas réalisé, le général Mittelhauser préfère des bouchons plutôt qu’un véritable réseau tendu le long de la frontière.

On trouve deux positions en Haute-Savoie avec une position frontalière Saint Gingolph-La Chapelle d’Abondance, une position de résistance dite des Dranses avec six blockhaus et onze tourelles démontables.

Ce projet est réalisé sans empressement à l’aide de la Maim d’Oeuvre Militaire (MOM) avec des blockhaus modèle 1936 pour canon antichar ou mitrailleuse et des blockhaus Briançon ou «pilule» avec mitrailleuse ou FM.

Cloche GFM en position

Cloche GFM en position

Quelques blockhaus STG vont également être réalisés entre 1943 et 1945, une douzaine armés d’un créneau JM/AC 47, d’un créneau JM, d’une cloche GFM et d’un emplacement pour mortier de 60mm sous la forme d’une cuvette bétonnée.

Ce secteur est tenu par la 230ème demi-brigade alpine de forteresse (230ème DBAF) qui dispose de trois bataillons, le 179ème bataillon alpin de forteresse déployé dans le sous-secteur de la Faucille, le 189ème bataillon alpin de forteresse déployé dans le sous-secteur du Chablais et le 199ème bataillon de chasseurs de haute montagne déployé dans le sous-secteur de l’Avre Supérieure.

Suite à la démobilisation de l’été et l’automne 1940, la 230ème DBAF est dissoute et seul le 179ème BAF est maintenu en ligne pour tenir le secteur. Ce secteur est organisé et fortifié de la façon suivante :

Sous-secteur Faucille-Fort l’Ecluse

-Le Fort-L’Ecluse est destiné à barrer la route Lyon-Nantua-Genève et la voie ferrée Genève-Grenoble qui franchit le Rhône une centaine de mètres plus bas à la hauteur du fort par le viaduc de Longeray.

Il se compose d’un fort inférieur reconstruit de 1816 à 1828 (le fort précédent avait été démantelé en 1815) est un ouvrage d’interdiction qui jusqu’en 1939 était traversé par la RN 84. Après sa déviation via un tunnel, le fort à été modernisé avec la construction d’une casemate dite casemate du Tinnel avec deux canons de 47mm et deux FM. Un fort supérieur couvre le fort inférieur, il à été construit de 1834 à 1848.

De petits ouvrages de campagne sont réalisés à proximités pour recevoir des mitrailleuses, des mortiers et des canons antichars, faisant du Fort-L’Ecluse, un endroit difficile à dépasser.

Sous-secteur du Chablais

-Défense du Leman assurée par onze blockhaus/ouvrages fortifiés avec un emplacement pour arme antichar, cinq blockhaus pour arme antichar et cinq blockhaus pour FM

-La défense de la vallée venant du Pas de Morgins est assurée par un emplacement pour arme antichar, deux blockhaus modèle 1936 et un blockhaus FM.

-La défense de la rocade Thonon-les-bains-les Gets-vallée de l’Arve est assurée par cinq blockhaus ou emplacements antichars.

-La défense d’Annecy aménagée tardivement (printemps 1940) est assurée par quatre blockhaus modèle 1936 pour arme antichar et dix-sept Briançon armés d’un ou deux fusils-mitrailleurs (ligne Groisy-Chervonnex) alors que l’axe La Clusaz-Annecy l’est par un abri sous roc à un créneau pour un FM et un abri sous roc avec trois créneaux dont un pour canon de 25mm et un blockhaus type Briançon.

Sous-secteur de l’Arve

-La défense face à l’Italie est assurée par un blockhaus pour arme antichar, quatre blockhaus pour FM et un abri sous rocher, bientôt renforcés par six blockhaus STG tels que décrits plus hauts.

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22-Armée de terre : armement et matériel (85) ordre de bataille (19)

-11ème Corps d’Armée

Ce Corps d’Armée couvre le Secteur Fortifié du Jura, l’extrémité sud du Groupe d’Armées n°2. Il dispose de deux divisions d’infanterie mais également d’unités placées directement sous son commandement :

-611ème régiment de pionniers

Le Hotchkiss H-39

Le Hotchkiss H-39

-11ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (11ème GRCA) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 (en attendant la disponibilité des FCM-42) et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-114ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (114ème RALH) équipé de deux groupes de 105mm avec des 105L Schneider modèle 1936 et des groupes de 155mm avec des 155L modèle 1917.

-Des unités du génie, des transmissions, de soutien

-L’armée de l’air détache pour emploi auprès du 11ème CA du Groupe Aérien d’Observation n°511 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 54ème Division d’Infanterie est une division de mobilisation, de série B qui dispose de trois
régiments d’infanterie de ligne (302ème, 317ème et 330ème RI), de deux régiments d’artillerie (44ème RAD et 244ème RALD), la 654ème Batterie Divisionnaire Antichar, le 654ème Bataillon de défense antiaérienne, un bataillon du génie et diverses unités de soutien.

Elle bénéficie du soutien du 44ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (44ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-La 57ème Division d’Infanterie est une division de série B qui dispose de deux régiments d’infanterie de ligne (235ème et 261ème RI), d’un régiment d’infanterie alpine (96ème RIA); de deux régiments d’artillerie (47ème RAD et 247ème RALD), de la 657ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 657ème Bataillon de défense antiaérienne, du 89ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.
Elle bénéficie également du soutien du 62ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (62ème GRDI) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-27ème Corps d’Armée

A la différence de tous les corps d’armée que nous venons de voir, le 27ème CA est placé en réserve stratégique pour une possible intervention en Suisse à la demande du gouvernement helvétique en cas d’agression allemande.

Ce corps d’armée dispose de deux divisions, une division d’infanterie de série A et une division d’infanterie alpine de mobilisation. Il dispose également d’unités qui lui sont rattachés :

-627ème régiment de pionniers

-27ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (27ème GRCA) équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-116ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (116ème RALH) qui dispose de deux groupes de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155L modèle 1917S.

-Des unités du génie, des transmissions, de soutien

-L’armée de l’air détache pour emploi auprès du 27ème CA du Groupe Aérien d’Observation n°527 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 7ème Division d’Infanterie est une unité de série A qui dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (93ème, 102ème et 130ème RI), de deux régiments d’artillerie (31ème RAD et 231ème RALD), de la 607ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 607ème Bataillon de défense antiaérienne, du 90ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 40ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (40ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-La 28ème Division d’Infanterie Alpine est elle aussi une unité de mobilisation qui dispose de trois régiments d’infanterie alpine (97ème, 140ème et 203ème RIA), de deux régiments d’artillerie (2ème RAM et 202ème RALM), de la 28ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 28ème Bataillon de défense antiaérienne, du 91ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie également du soutien du 45ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (45ème GRDI) qui dispose de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses de découverte.

3ème Corps de Cavalerie

Le 3ème CC (connu également sous le nom de 37ème CA) regroupe les trois Divisions Légères Mécaniques affecté au soutien des quatre armées du GA n°2. Il regroupe la 2ème, la 4ème et la 8ème DLM.

Si les deux premières sont des unités expérimentées (bien que n’ayant pas été engagées au combat), la 8ème DLM est encore novice car créée seulement un an plus tôt en septembre 1947.

La mission de ce troisième corps de cavalerie est en phase défensive d’appuyer les quatre armées en repoussant les percées ennemies et les brèches dans notre dispositif et en phase offensive d’appuyer notamment le 2ème CAC.

-Outre l’état-major, elle dispose de moyens de combat et de soutien qui lui sont propres comme le 637ème régiment de pionniers (travaux d’infrastructures, garde du QG), du 37ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (35ème GRCA) équipé de chars légers AMX-42 et d’automitrailleuses de découverte en attendant les automitrailleuses puissantes, du 339ème régiment d’artillerie tout-terrain tracté équipé de trois groupes de 105mm tractés (105C modèle 1935B) ainsi que diverses unités du génie et de soutien.

-2ème Division Légère Mécanique (2ème DLM)

-Un état-major de division

-Un régiment de découverte, le 8ème cuirassiers

-3ème brigade légère mécanique avec un régiment de chars, le 13ème régiment de dragons et le 1er régiment de dragons portés accompagnés et appuyés par le 3ème groupe de canons d’assaut, le 3ème escadron antichar, le 3ème escadron antiaérien porté et le 3ème groupe de reconnaissance.

-4ème brigade légère mécanique avec un régiment de chars, le 29ème régiment de dragons et le 6ème régiment de dragons portés accompagnés et appuyés par le 4ème groupe de canons d’assaut, le 4ème escadron antichar porté, le 4ème escadron antiaérien porté et le 4ème groupe de reconnaissance.

-Un régiment d’artillerie tractée tout terrain, le 71ème régiment d’artillerie de division légère mécanique (71ème RADLM)

-Le 12ème escadron de réparation divisionnaire rattaché administrativement au 29ème régiment de dragons

-quatre compagnies du génie formant bataillon, le 2ème bataillon du génie

-deux compagnies de transmission

-Deux compagnies du train (compagnie automobile du QG et compagnie automobile de transport)

-Un bataillon sanitaire divisionnaire

-Un groupe d’exploitation divisionnaire

-4ème Division Légère Mécanique (4ème DLM)

-Un état-major de division

-Un régiment de découverte, le 5ème cuirassiers

-7ème brigade légère mécanique avec un régiment de chars le 8ème régiment de dragons et le 3ème régiment de dragons portés accompagnés par le 7ème groupe de canons d’assaut, le 7ème escadron antichar porté, le 7ème escadron antiaérien porté et le 7ème groupe de reconnaissance.

-8ème brigade légère mécanique avec un régiment de chars le 18ème régiment de chasseurs à cheval et le 7ème régiment de dragons portés accompagnés et appuyés par le 8ème groupe de canons d’assaut, le 8ème escadron antichar porté, le 8ème escadron antiaérien porté et le 8ème groupe de reconnaissance.

-Un régiment d’artillerie, le 73ème régiment d’artillerie de division légère mécanique (73ème RADLM)

-Le 14ème escadron de réparation divisionnaire rattaché administrativement au 8ème régiment de dragons

-quatre compagnies du génie formant bataillon, le 4ème bataillon du génie (trois compagnies de sapeur mineur et une compagnie d’ouvriers de pont)

-deux compagnies de transmission

-Deux compagnies du train (compagnie automobile du QG et compagnie automobile de transport)

-Un bataillon sanitaire divisionnaire

-Un groupe d’exploitation divisionnaire

-8ème Division Légère Mécanique (8ème DLM)

-Un état-major de division

-Un régiment de découverte, le 3ème cuirassiers

-La 15ème brigade légère mécanique avec un régiment de chars, le 2ème régiment de hussards et le 13ème régiment de dragons portés accompagnés et appuyés par le 15ème groupe de canons d’assaut, le 15ème escadron antichar porté, le 15ème escadron antiaérien porté et le 15ème groupe de reconnaissance.

-La 16ème brigade légère mécanique avec un état-major, un régiment de chars le 3ème régiment de chasseurs à cheval, un régiment de dragons portés le 14ème régiment de dragons portés, le 16ème groupe de canons d’assaut, le 16ème escadron antichar porté, le 16ème escadron antiaérien porté et le 16ème groupe de reconnaissance équipé d’AMX-44.

-Un régiment d’artillerie, Le 77ème régiment d’artillerie de DLM (77ème RADLM)

-un bataillon du génie, le 8ème BG (trois compagnies de sapeurs-mineurs et une compagnie d’ouvriers de pont)

-Une compagnie télégraphique et une compagnie radio

-Deux compagnies du train (compagnie automobile de quartier général et compagnie automobile de transport

-Un bataillon sanitaire divisionnaire

-Un groupe d’exploitation divisionnaire

-Le 19ème escadron de réparations divisionnaire rattaché administrativement au 2ème hussards

22-Armée de terre : armement et matériel (84) ordre de bataille (18)

8ème Armée

La 8ème Armée est la quatrième armée appartenant du Groupe d’Armées n°2. Elle couvre le Secteur Fortifié de Montbéliard et le Secteur Fortifié du Jura avec trois corps d’armée à deux divisions ce qui permet de réserver un corps d’armée à une intervention éventuelle en Suisse.

La mission de cette armée est donc double : assurer la défense de la frontière et se préparer à une éventuelle intervention en Suisse sur demande du gouvernement helvétique.

-Comme les autres armées, la 8ème Armée dispose d’unités placées directement sous son commandement :

-Quatre régiments de pionniers : 408ème, 418ème, 428ème et 438ème régiments de     pionniers.

-Un groupement de bataillons de chars, le groupement de bataillons de chars 508  avec le     9ème BCC (45 FCM-42), le 22ème BCC (45 Hotchkiss H-39), le 33ème BCC (45 AMX-44)     et le 48ème BCC (45 Renault R-40), ces deux derniers bataillons étant des bataillons de mobilisation.

Si le 48ème BCC dispose de sa pleine dotation en chars, le 33ème BCC reste un bataillon de     papier jusqu’au début du mois d’octobre quand il reçoit ses premiers AMX-44 tout justes     sortis des chaines de montage de Gien.

On trouve le 8ème Groupement Antiaérien de Campagne (6ème GAAC) disposant d’un état-    major, d’une batterie hors rang et de quatre batteries, deux batteries équipées de canons de 75mm et deux batteries équipées de canons de 37mm Schneider, canons remorqués par des     véhicules tout-terrains Laffly.

-Dans le domaine du soutien, on trouve des unités dépendant de l’artillerie (parc de     réparations d’artillerie n°8, parc de réparation des équipages et des ferrures n°8, le parc de     réparation automobile n°8, le parc d’essence et ingrédients d’armée n°8 et le parc de     munitions d’armée n°8).

-Le génie aligne diverses unités de sapeurs mineurs et de sapeurs routiers, une compagnie     d’électro-mécaniciens et un parc de génie d’armée.

-En ce qui concerne les transmissions, on trouve le 808me bataillon de sapeurs     télégraphistes d’armée, le 821ème parc de transmissions d’armée et diverses unités associées.

-Le train soutien la huitième armée avec sept compagnies hippomobiles et six compagnies     automobiles dont deux sanitaires ainsi qu’une compagnie citerne.

-L’intendance, le service de santé, le service vétérinaire, le service des remontes dispose     également d’unités intervenant en soutien de la 6ème Armée.

-La gendarmerie déploie pour maintenir l’ordre sur l’arrière et gérer les prisonniers un commandement de la gendarmerie et forces prévôtales de la 8ème armée.

-L’armée de l’air déploie plusieurs unités de chasse, de reconnaissance et d’appui tactique en soutien de la 8ème armée, le GRAVIA-VIIIA et des GAO destinés eux à l’éclairage des Corps d’Armée.

Le GRAVIA VIII-A dispose pour assurer la couverture aérienne, l’appui-feu et la reconnaissance des moyens suivants :

-La 15ème Escadre de Chasse stationnée à Chissey dispose de deux groupes équipés d’Arsenal VG-36 et de Bréguet Br700C2 et d’un groupe équipé d’Arsenal VG-39 et de Bréguet Br700C2.

-L’appui-feu est assurée depuis la base aérienne de Malbouhans par un groupe de bombardiers moyens, le GB III/11 équipé de Lioré et Olivier Léo 458 et deux groupes de bombardement légers, les GB II et GB III/62 équipés de Glenn-Martin 167/187F.

-La reconnaissance est assurée depuis la base aérienne de Dole-Tavaux par le GR IV/33 équipée de 36 Bloch MB-175.

Le GRAVIA VIIIA dispose au total de 108 chasseurs, de 81 bombardiers et 36 avions de reconnaissance soit un total de 225 avions.

A ces avions s’ajoute trois Groupes Aériens d’Observation, les GAO-510, GAO-511 et GAO-527.

-Le Groupe Aérien d’Observation 510 stationné à Malbouhans dispose de dispose de huit Bloch MB-176 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

-Le Groupe Aérien d’Observation 511 stationné à Dole-Tavaux dispose de huit Bloch MB-175 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

-Le Groupe Aérien d’Observation 527 stationné à Chissey dispose de huit Bloch MB-176 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir.

Le nombre d’avions disponibles pour le GRAVIA VIII-A atteint le chiffre de 330 appareils avec 108 chasseurs (81 monomoteurs _54 Arsenal VG-36 et 27 Arsenal VG-39_ et 27 Bréguet Br700C2), 81 bombardiers (27 Lioré et Olivier Léo 458, 36 Glenn-Martin 167F et 18 Glenn-Martin 187F), de 44 Bloch MB-175, de 16 Bloch MB-176, de 36 Dewoitine D-720 et de 45 ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La force vive de la 8ème armée est composé de trois corps d’armée, le 10ème Corps d’Armée déployé dans le Secteur Fortifié de Montbéliard avec deux divisions d’infanterie, le 11ème Corps d’Armée déployé dans le Secteur Fortifié du Jura avec deux divisions d’infanterie et le 27ème Corps d’Armée, gardé en réserve pour une éventuelle intervention en Suisse avec une division d’infanterie et une division d’infanterie alpine.

-10ème Corps d’Armée

Couvrant le Secteur Fortifié de Montbéliard, le 10ème CA dispose de deux divisions d’infanterie mais également d’autres éléments de combat et de soutien :

-610ème régiment de pionniers

-10ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (10ème GRCA) équipé de chars  légers AMX-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

Automitrailleuse Puissante modèle 1940

Automitrailleuse Puissante modèle 1940

-113ème Régiment d’Artillerie Lourde Hippomobile (113ème RALH) disposant de deux     groupes de 105L modèle 1936S et deux groupes de 155L modèle 1917.

-Des unités du génie, des transmissions, de soutien

-L’armée de l’air détache pour emploi auprès du 10ème CA du Groupe Aérien d’Observation     n°510 équipé de Bloch MB-175, de Dewoitine D-720 et d’ANF-Les Mureaux ANF-123.

-La 58ème Division d’Infanterie est une division de mobilisation, de série B disposant de trois régiments d’infanterie de ligne (204ème, 227ème et 334ème RI); de deux régiments d’artillerie (48ème et 248ème RALD), de la 658ème Batterie Divisionnaire Antichar, du 658ème Bataillon de défense antiaérienne, du 87ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Elle bénéficie de l’appui  du 61ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (61ème GRDI) disposant de chars légers Hotchkiss H-39 (en attendant la disponibilité d’AMX-44) et d’automitrailleuses de découverte en attendant la disponibilité d’automitrailleuses puissantes.

-La 1ère Division d’Infanterie Tchécoslovaque (1ère DIT) à été formée entre septembre 1939 et mai 1940 au camp d’Agde.

Un temps, elle devait restée stationnée dans le sud de la France pour dissuader l’Espagne d’une attaque surprise dans les Pyrénées (qui apparaît hautement improbable en 2014 mais c’était autre chose à l’époque) mais finalement, elle va rejoindre en septembre 1948 le 10ème Corps d’Armée.

Cette division est organisée comme les Divisions d’Infanterie françaises avec trois régiments d’infanterie (1er régiment tchèque, 2ème régiment tchèque et 3ème régiment tchèque), deux régiments d’artillerie (1er régiment d’artillerie tchèque et 2ème régiment d’artillerie tchèque, le 1er étant l’équivalent d’un RAD et le second l’équivalent d’un RALD), la 1ère Batterie Divisionnaire Antichar tchèque, le 1er Bataillon de défense antiaérienne tchèque, le 88ème bataillon du génie et diverses unités de soutien.

Un GRDI monté, le 1er groupe de cavalerie tchèque complète le dispositif, sa motorisation prévue n’à pas été réalisé avant septembre 1948.