22-Armée de terre : armement et matériel (97) ordre de bataille (31)

Commandement Militaire en Algérie (COMMAL) (Algérie)

Le COMMAL succède en septembre 1945 au 19ème Corps d’Armée qui gérait les troupes stationnées en Algérie

-Infanterie

-Situation en septembre 1939

Dans la seule colonie de peuplement, on trouve le 19ème Corps d’Armée d’Alger avec trois divisions territoriales, des divisions qui sont circonscriptions territoriales disposant de brigades d’infanterie.

La Division d’Alger dispose d’une 1ère brigade d’infanterie algérienne à deux régiments d’infanterie (9ème régiment de zouaves et 13ème régiment de tirailleurs sénégalais), de la 5ème brigade d’infanterie algérienne à trois régiments de tirailleurs algériens (1er, 5ème et 9ème RTA) .

La Division d’Oran dispose comme son homologue d’Alger de deux brigades et d’un régiment d’artillerie, la 2ème brigade d’infanterie algérienne alignant le 1er REI (jusqu’à son intégration à la 4ème DLI basée au Maroc), le 2ème régiment de zouaves et le 11ème régiment de tirailleurs sénégalais, la 4ème brigade d’infanterie algérienne dispose des 2ème et 6ème régiments de tirailleurs algériens.

La Division de Constantine dispose elle de la 3ème brigade d’infanterie algérienne avec le 3ème régiment de zouaves et le 15ème régiment de tirailleurs sénégalais, de la 7ème brigade d’infanterie algérienne avec les 3ème, 7ème et 11ème régiments de tirailleurs algériens.

A la mobilisation de septembre 1939, ces «divisions territoriales» sont organisées en divisions opérationnelles :

-La 81ème DIA est issue de la transformation de la 5ème brigade d’infanterie algérienne de la Division d’Alger et aligne d’abord trois régiments de tirailleurs algériens, les 1er, 5ème et 9ème RTA avant que le 5ème RTA ne soit transféré à la 180ème DIA et remplacé par le 218ème RI formé en France.

-La 82ème DIA est mise sur pied par la Division d’Oran et aligne trois régiments d’infanterie, le 1er régiment de zouaves, le 4ème régiment de tirailleurs marocains et le 6ème régiment de tirailleurs algériens.

-La 83ème DIA est l’ancienne 7ème brigade d’infanterie algérienne de la Division de Constantine avec les 3ème, 7ème et 11ème régiments de tirailleurs algériens qui à son arrivée en Tunisie troque le 11ème RTA contre le 344ème RI.

-La 86ème DIA est formée à Alger le 30 août 1939 avec deux régiments de zouaves (3ème et 9ème régiment) ainsi qu’un régiment de tirailleurs tunisiens, le 20ème RTT. Sa composition aurait du évoluer mais au final, cette division resta en l’état et fût envoyée au Levant.

-La 87ème DIA devait être formée du 9ème régiment de zouaves et des 17ème et 18ème régiments de tirailleurs algériens mais au final lors de son envoi en métropole en octobre, elle ne dispose que des deux RTA, le 9ème zouave restant au sein de la 86ème DIA.

-La 181ème DIA aligne le 29ème régiment de zouaves, le 11ème régiment de tirailleurs sénégalais et le 13ème régiment de tirailleurs sénégalais

-La 182ème DIA aligne le 1er régiment étranger d’infanterie, le 22ème régiment de zouaves et deux bataillons sénégalais détachés en Afrique occidentale.

-La 183ème DIA aligne le 23ème régiment de zouaves, le 15ème régiment de tirailleurs sénégalais et un bataillon de marche sénégalais.

Au final donc, seules cinq divisions sont déployées en Algérie à savoir les 81ème 82ème, 181ème, 182ème et 183ème DIA.

-Evolution

Suite à la démobilisation, les Divisions d’Infanterie d’Afrique sont réorganisées sous la forme des Divisions Légères d’Infanterie (D.L.I) avec deux régiments d’infanterie :

-La 81ème DIA remplace la Division d’Alger et aligne pour cela les 1er et 9ème RTA.

-La 82ème DIA remplace la Division d’Oran avec le 1er régiment de zouaves et le 6ème régiment de tirailleurs algériens.

-La 83ème DIA remplace la Division de Constantine avec le 3ème et le 7ème régiments de tirailleurs algériens.

-La 87ème DIA fût un temps menacée de dissolution mais elle est préservée avec ses 17ème et 18ème régiments de tirailleurs algériens et déployée dans le Sud Algérien comme division de souveraineté.

-La 182ème DIA est maintenue après avoir été un temps menacée de dissolution et aligne le 1er régiment étranger d’infanterie ainsi que les 22ème et 23ème régiment de zouaves. En septembre 1944, elle quitte l’Algérie pour le Maroc avec les 22ème et 23ème régiments de zouaves, le 1er REI ayant rejoint la 4ème DLI.

On trouve également la 3ème Division Légère d’Infanterie (3ème DLI) qui est issue de la 1ère Demi-Brigade d’Infanterie Légère (1ère DBIL). Transformée en division en septembre 1943, ses quatre bataillons sont amalgamés pour former deux régiments.

En l’occurence, les 15ème et 19ème Bataillons d’Infanterie Légère d’Afrique deviennent le 1er régiment d’infanterie légère d’Afrique alors que les 16 et 18ème Bataillons d’Infanterie Légère d’Afrique forment le 2ème RILA

Avant la mobilisation de septembre 1948, on trouve six Divisions d’Infanterie d’Afrique déployées en Algérie. Ce nombre est réduit à cinq avec l’envoi en Tunisie de la 87ème Division d’Infanterie d’Afrique.

La 85ème DIA réactivée en Algérie avec deux régiments de tirailleurs (11ème et 19ème régiments de tirailleurs algériens) est elle aussi transférée en Tunisie laissant en Algérie, les 81ème, 82ème, 83ème et 182ème DIA ainsi que la 3ème DLI soit cinq divisions.

-Cavalerie et Chars

Le dispositif cavalerie déployé dans la seule colonie de peuplement de l’Empire est réorganisé entre septembre 1940 et septembre 1948.

En mars 1945, la 3ème brigade de spahis voit le jour avec les 1er, 2ème et 3ème régiments de spahis algériens, régiments qui restent montés. Ils sont organisés de la façon suivante :

-Un état-major et un peloton de commandement (PC, transmissions,renseignement, éclaireurs motocyclistes et pionniers sapeurs)

-Un escadron hors rang (ravitaillement, approvisionnement, dépannage, sanitaire)

-Un escadron de mitrailleuses et d’engins (4 canons de 25mm, 8 mitrailleuses de 8mm puis de 7.5mm et 4 mortiers de 60mm)

-Deux groupes d’escadrons avec deux escadrons disposant chacun d’un état-major, d’un peloton de commandement de quatre pelotons de fusiliers.

Les 2ème, 3ème et 5ème RCA déjà partiellement motorisés sont totalement motorisés et transformés en régiment d’automitrailleuses selon le schéma des régiments de découverte des DLM avec pour équipement des Panhard AMD 178 à canon de 25mm ou à canons de 47mm.

-64ème Bataillon de Chars de Combat équipé de Renault R-35

-Cinq Groupements de Reconnaissance de Division d’Infanterie (GRDI) en l’occurence le 81ème GRDI (81ème DIA), le 82ème GRDI (82ème DIA), le 83ème GRDI (83ème DIA), le 87ème GRDI (87ème DIA) et le 182ème GRDI (182ème DIA).

-Artillerie

-Le 65ème régiment d’artillerie d’Afrique de Blida est intégré à la Division d’Alger puis à la 81ème DIA qui la remplace

-Le 66ème régiment d’artillerie d’Afrique de Tlemcen est intégré à la Division d’Oran puis à la 82ème DIA qui la remplace

-Le 67ème régiment d’artillerie d’Afrique de Constantine est intégré à la Division de Constantine puis à la 83ème DIA qui la remplace

-Le 87ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 87ème DIA

-Le 2ème Régiment d’Artillerie Coloniale de Tunisie intègre la 182ème DIA

-1er Régiment léger d’Artillerie d’Afrique (1er RLAA) intégré à la 3ème DLI.

-Génie et autres unités de soutien

-Un bataillon du génie par division numéroté entre 45 et 52 soit le 45ème BG pour la 81ème, le 46ème BG pour la 82ème, le 49ème BG pour la 87ème DIA. La 3ème DLI dispose du 55ème bataillon du génie.

-19ème régiment du génie à Alger

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22-Armée de terre : armemet et matériel (73) ordre de bataille (7)

9ème Armée

La 9ème Armée est déployée à l’est de la 1ère armée entre Fourmies et Sedan et doit elle aussi participer à la manoeuvre Dyle-Breda en se portant sur la Meuse avec pour mission de la tenir en liaison avec les forces belges notament les chasseurs ardenais.

Comme la 1ère armée, elle dispose de trois corps d’armée à deux divisions plus une division d’infanterie de forteresse, la 102ème DIF chargée avec ses unités à tenir fermement la frontière franco-belge pour permettre un éventuel repli des trois corps d’armée de manoeuvre.

La 9ème armée dispose comme les autres d’unités qui lui sont directement rattachées avec quatre régiments de pionniers (402ème, 403ème, 445ème et 481ème régiments de pionniers), les 9ème et 19ème compagnies de garde du quartier général, le 482ème régiment de pionniers détaché à la 102ème DIF.

Elle dispose également du groupement de bataillons de chars n°509 avec le 5ème BCC (45 Renault R-35 modernisés), le 16ème BCC (45 Renault R-40), le 29ème BCC (45 Renault R-40) et le 39ème BCC (Renault R-40), ces deux derniers étant des bataillons de mobilisation.

-La 3ème brigade de spahis est rattaché directement à l’état-major de la 9ème armée mais peut être mis à disposition pour emploi à l’un des trois corps d’armée.

On trouve également une unité de DCA en l’occurence le 9ème Groupe Anti-Aérien de Campagne (9ème GAAC) disposant d’un état-major, d’une batterie hors rang et de quatre batteries, deux batteries équipées de canons de 75mm et deux batteries équipées de canons de 37mm Schneider, canons remorqués par des véhicules tout-terrains Laffly.

-Dans le domaine du soutien, on trouve des unités dépendant de l’artillerie (parc de réparations d’artillerie n°9, parc de réparation des équipages et des ferrures n°9, le parc de réparation automobile n°9, le parc d’essence et ingrédients d’armée n°9 et le parc de munitions d’armée n°9).

-On trouve également des unités du génie notamment trois bataillons de sapeurs mineurs, des compagnies d’électromécaniciens ou un parc de génie d’armée. Les transmissions sont représentées par le 809ème bataillon de sapeurs télégraphistes d’armée et le 824ème parc de transmissions d’armée.

Le train dispose de quatre compagnies automobiles et d’une compagnie hippomobile pour le transport et le soutien sanitaire; l’intendance déployant une compagnie de ravitaillement en viande, deux détachements et une section de transport tout comme le service de santé qui dispose de plusieurs unités spécialisées pour l’évacuation et le traitement des blessés.

La gendarmerie dispose d’une force prévôtale avec notamment deux compagnies pour assurer l’ordre et la gestion des prisonniers.

L’armée de l’air déploie au profit de la 9ème armée, un groupement d’aviation (GRAVIA-IXA) et des Groupes Aériens d’Observation (GAO) plus spécifiquement destinés à l’éclairage des trois Corps d’Armée.

Le Groupement d’Aviation de la 9ème Armée dispose des moyens suivants :

Bréguet Br700C2, l'un des chasseurs biplaces de l'armée de l'air

Bréguet Br700C2, l’un des chasseurs biplaces de l’armée de l’air

-1ère Escadre de Chasse (1ère EC) stationnée à Laon-Couvron avec trois groupes et douze     escadrilles équipés d’Arsenal VG-33 (neuf escadrilles sur douze) et de Bréguet Br700C2     (trois escadrilles su douze) soit un total de 108 chasseurs (81 monomoteurs et 27 bimoteurs).

-Un groupe de bombardiers en piqué, le GB II/40 équipé de Loire-Nieuport LN-430 stationné à Villers-Les Guise.

-Un groupe de bombardement d’assaut, le GBA I/51 stationné lui aussi à Villers-Les Guise
équipé de Bréguet Br691 et Br693

Lioré et Olivier LéO 451 de l'armée de l'air

Lioré et Olivier LéO 451 de l’armée de l’air

-Un groupe de bombardement moyen, le GB III/12 équipé de Lioré et Olivier Léo 451 quitte sa base du temps de paix à Persant Baumont pour rejoindre sa base du temps de guerre, la base aérienne d’Athiès où il cohabite avec le GAO-504.

-Un groupe de reconnaissance tactique, le GR III/35 stationné sur la base aérienne d’Attigny     équipé de Bloch MB-176 où ils cohabitent avec  les avions du GAO-521.

Le GRAVIA IX-A dispose de 108 chasseurs (81 Arsenal VG-33 et 27 Bréguet Br700C2), de 27 bombardiers en piqué Loire-Nieuport LN-430, de 27 avions d’assaut Bréguet 691/693, de 27 Lioré et Olivier Léo 451 et de 36 Bloch MB-176 soit un total de 225 avions.

A ce total peut s’ajouter les trois GAO de la 9ème armée, le GAO 503 qui dispose de  huit Bloch MB-175, de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Mureaux ANF-123, le GAO 504 qui dispose de  huit Bloch MB-176, de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Mureaux ANF-123 et du GAO 521 qui dispose de huit Bloch MB-175, de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Mureaux ANF-123 soit un total de 16 Bloch MB-175, 8 Bloch MB-176, 36 Dewoitine D-720 et 45 ANF-Les Mureaux ANF-123 soit un total de 105 appareils.

Le total d’appareils disponibles pour la 9ème armée est donc de 330 appareils.

-La force de manoeuvre de la 9ème Armée est composée de trois Corps d’Armée à deux divisions d’infanterie, le 3ème CA formé par la 3ème région militaire (Rouen), le 4ème et le 21ème CA étant mis sur pied par la 4ème région militaire (Nantes).

-3ème Corps d’Armée

-Comme les autres Corps d’Armée, le 3ème CA dispose d’unités qui lui sont directement rattachés :

-Le 603ème régiment de pionniers

-Le 3ème Groupement de Reconnaissance de Corps d’Armée (3ème GRCA) mis sur pied par le CMC n°20 d’Alençon équipé de chars légers Hotchkiss H-39 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-102ème Régiment d’Artillerie Lourde Automobile/à Tracteurs (102ème RALA/RALT) avec  deux groupes de 105mm (Schneider modèle 1936) et deux groupes de 155mm (GPF-T).

-361ème Régiment d’Artillerie Lourde Portée avec trois groupes, deux groupes de 105  équipés de 105L41 de l’Etablissement de Tarbes et un groupe équipé de 155GPFT.

-Des unités du génie, des transmissions, du train

-503ème Groupe Aérien d’Observation détaché par l’armée de l’air et équipé de huit Bloch MB-175 de reconnaissance armée, de douze Dewoitine D-720 de coopération et de quinze ANF-Mureaux ANF-123 d’observation et de réglage de tir soit un total de trente-cinq appareils.

-La 5ème Division d’Infanterie Motorisée (5ème DIM) est une unité d’active dont l’état-major est installé en temps de paix à Caen qui dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (8ème, 39ème et 129ème RI), deux régiments d’artillerie (le 11ème RAD et le 211ème RALD), de la 605ème batterie divisionnaire antichar, du 605ème bataillon de défense antiaérienne, du 17ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Il bénéficie également du soutien du 1er Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (1er GRDI) équipé de chars légers FCM-42 et d’automitrailleuses puissantes AM modèle 1940P.

-La 18ème Division d’Infanterie est une unité de mobilisation, plus précisément de série A composée de jeunes réservistes c’est à dire d’anciens conscrits libérés récemment de leur engagement.

Cette division dispose de trois régiments d’infanterie de ligne (66ème, 77ème et 125ème RI), de deux régiments d’artillerie (19ème et 219ème RALD), de la 618ème batterie divisionnaire antichar, du 618ème bataillon de défense antiaérienne, du 70ème bataillon du génie et de diverses unités de soutien.

Il bénéficie également du soutien du 30ème Groupement de Reconnaissance de Division d’Infanterie (30ème GRDI) qui doit disposer de chars légers FCM-42 et d’automitrailleuses de découverte AMD 178 à canon de 47mm en attendant de recevoir des automitrailleuses puissantes.

A sa mobilisation, il reçoit des Hotchkiss H-39 sortis des stocks en attendant la disponibilité de FCM-42 neufs. Il reçoit des AM modèle 1940P dès la mi-septembre.

21-Armée de terre (42)

Les Groupements de Reconnaissance de Corps d’Armée (G.R.C.A)

Les GRCA sont GRDI mais au niveau stratégique au niveau du Corps d’Armée. A la différence des GRDI, tous les GRCA sont dissous en août 1940, les corps d’armée n’existant pas en temps de paix. Vingt-trois GRCA sont mis sur pied.

GRCA type normal

-Un état-major et un peloton de commandement (PC, transmissions, renseignement, éclaireurs motocyclistes et pionniers sapeurs)

-Escadron Hors Rang (ravitaillement, approvisionnement, dépannage, sanitaire)

-Un groupe d’escadrons hippomobiles avec un état-major, un groupe de deux canons de 25mm et deux escadrons de fusiliers composés d’un peloton de commandement (avec un mortier de 60mm), quatre peloton de fusiliers et un groupe de deux mitrailleuses

-Un groupe d’escadrons motorisés avec un état-major, un escadron de fusiliers motocyclistes (un peloton de commandement et quatre pelotons de fusiliers motocyclistes) et un escadron de mitrailleuses et de canons antichars avec deux pelotons de quatre mitrailleuses et un groupe de deux canons de 25mm tractés puis portés.

GRCA type motorisé

-Un état-major et un peloton de commandement (PC, transmissions, renseignement, éclaireurs motocyclistes et pionniers sapeurs)

-Escadron Hors Rang (ravitaillement, approvisionnement, dépannage, sanitaire)

-Un groupe d’escadrons avec un état-major et deux escadrons de fusiliers motocyclistes (peloton de commandement et quatre pelotons de fusiliers motocyclistes)

-Un groupe d’escadrons avec un état-major, un escadron de fusiliers motocyclistes et un escadron de mitrailleuses et de canons antichars (peloton de commandement, deux pelotons de quatre mitrailleuses et deux pelotons de deux canons de 25mm tractés puis portés)

Liste des GRCA

-1er GRCA (motorisé sans automitrailleuses) : mis sur pied à partir du CMC 2 de Compiègne, il est affecté au 11ème puis au 2ème Corps d’Armée

-2ème GRCA (motorisé sans automitrailleuses) : mis sur pied à partir du 7ème chasseurs et du CMC 3 d’Evreux, il est affecté au 1er Corps d’Armée

-3ème GRCA (motorisé sans automitrailleuses) : mis sur pied à partir du Centre Mobilisateur de Cavalerie d’Orléans, il est affecté au 5ème Corps d’Armée

-6ème GRCA (type normal) : mis sur pied à partir du 7ème chasseurs et du CMC 3 d’Evreux, il est affecté au 3ème Corps d’Armée

-7ème GRCA (type normal) : mis sur pied par le CMC 4 d’Alençon, il est affecté au 4ème Corps d’Armée

-8ème GRCA (type normal) : mis sur pied par le 30ème dragons de Metz et par le CMC 26 d’Epernay, il est affecté au 6ème Corps d’Armée

-9ème GRCA (type normal) : mis sur pied par le 11ème régiment de chasseurs à cheval et le CMC 7, il est affecté au 7ème Corps d’Armée

-10ème GRCA (type normal) : mis sur pied par le 9ème régiment de dragons, le CMC 26 d’Epernay et le CMC 8 de Beaune, il est affecté au 8ème Corps d’Armée

-11ème GRCA (type normal) : mis sur pied par le centre mobilisateur de cavalerie de Niort, il est affecté au 9ème Corps d’Armée

-12ème GRCA (type normal) : mis sur pied par le CMC de Dinan, il est affecté au 10ème Corps d’Armée

-13ème GRCA (type normal) : mis sur pied par le CMC 17 de Montauban, il est affecté au 17ème Corps d’Armée

-14ème GRCA : (type normal) mis sur pied par le CMC 3 de Saint Lô et par le CMC 61 de Saint Germain en Laye, il est affecté au 21ème Corps d’Armée

-15ème GRCA (type normal) : mis sur pied par le CMC 20 (Sarreguemines-Baccarat), il est affecté au 20ème Corps d’Armée

-16ème GRCA (type normal) : mis sur pied par le CMC 18 et le 2ème hussard installés à Tarbes, il est affecté au 18ème Corps d’Armée

-17ème GRCA (type normal) : mis sur pied par le CMC 11 de Pontivy, il est affecté au 11ème Corps d’Armée

-18ème GRCA (type normal) : mis sur pied par le CMC 16 de Carcassonne, il est affecté au 16ème Corps d’Armée

-19ème GRCA (type normal) : mis sur pied par le dépôt de cavalerie 29 de Limoges et le CODP d’Angers, il est affecté au 23ème Corps d’Armée
-20ème GRCA (type normal) : mis sur pied par le 9ème régiment de cuirassiers et le CMC 14 de Lyon, il est affecté au 14ème Corps d’Armée

-21ème GRCA (type normal) mis sur pied par le CMC 15 de Tarrascon et par le 10ème dragons,il est affecté au 15ème Corps d’Armée

-22ème GRCA (type normal) mis sur pied par le CMC 3 de Saint Lo et par le CMC 61 à Pontoise, il est affecté au Corps d’Armée colonial

-23ème GRCA (type normal) mis sur pied par le CMC 19 et par le 20ème dragons installés à Limoges, il est affecté au 13ème Corps d’Armée

-24ème GRCA (type normal) mis sur pied par le CMC 29 de Bellac, il est affecté au 12ème Corps d’Armée

-25ème GRCA (type normal) mis sur pied par le dépôt de cavalerie 21 et par des éléments du 65ème GRDI, il est affecté au 24ème Corps d’Armée

En août 1948, lorsque l’armée française commence à mobiliser, les GRDI de métropole vont commencer à mettre sur pied les GRCA avec l’aide des Centres Mobilisateurs de Cavalerie et des Dépôts de Cavalerie, Le GRCA prenant le numéro de son Corps d’Armée de rattachement soit des GRCA numérotés de 1 à 39 (34 Corps d’Armée à divisions d’infanterie, 35, 36 et 37 pour les Corps de Cavalerie, 38 et 39 pour les deux CAC).

Les unités de cavalerie dans l’Empire  

En Afrique du Nord, la cavalerie continue de déployer des unités montées, des unités mixtes pétrole-picotin et des unités mécaniques. Certaines unités restent montées mais d’autres sont entièrement motorisées.

Algérie

Le dispositif cavalerie déployé dans la seule colonie de peuplement de l’Empire est réorganisé entre septembre 1940 et septembre 1948.

En mars 1945, la 3ème brigade de spahis voit le jour avec les 1er, 2ème et 3ème régiments de spahis algériens, régiments qui restent montés. Ils sont organisés de la façon suivante :

-Un état-major et un peloton de commandement (PC, transmissions,renseignement, éclaireurs motocyclistes et pionniers sapeurs)

-Un escadron hors rang (ravitaillement, approvisionnement, dépannage, sanitaire)

-Un escadron de mitrailleuses et d’engins (4 canons de 25mm, 8 mitrailleuses de 8mm puis de 7.5mm et 4 mortiers de 60mm)

-Deux groupes d’escadrons avec deux escadrons disposant chacun d’un état-major, d’un peloton de commandement de quatre pelotons de fusiliers.

Les régiments de chasseurs d’Afrique (2ème, 3ème et 5ème) déjà partiellement motorisés sont totalement motorisés et transformés en régiment d’automitrailleuses selon le schéma des régiments de découverte des Divisions Légères Mécaniques avec pour équipement des Panhard AMD 178 à canon de 25mm, certaines disposant de canons de 47mm.

Maroc

-Le 1er régiment de chasseurs d’Afrique qui reste partiellement motorisé, sa motorisation complète est réalisée en 1944.

-Le 2ème régiment de spahis marocain reste une unité montée

-Le 3ème régiment de spahis marocains reste une unité montée

-Le 8ème régiment de spahis algériens reste une unité montée

-2ème régiment étranger cavalerie : régiment monté puis régiment motorisé à partir du printemps 1947 pour appuyer le 3ème REI dans le Sud marocain. C’est un régiment comparable aux régiments de découverte des DLM avec AMD.

-Une compagnie montée saharienne transformée en compagnie portée sur véhicules tout terrain Laffly avec quelques AM-39 Gendron-Somua.

Levant

-Le 1er régiment de spahis marocains reste un régiment monté

-Le 8ème groupe d’automitrailleuses reste un groupe d’automitrailleuses, les Laffy-White étant remplacés par des AM-39 Gendron Somua

-Le 3ème groupe d’escadrons du 4ème régiment de spahis tunisiens est rebaptisé 5ème régiment de spahis tunisiens suite à la transformation du 4ème RST en régiment motorisé. Le 5ème RST reste une unité montée

-dix sept escadrons de ligne Alaouites, Druzes et Tcherkesses. Ils restent des unités montées

Indochine

-Un escadron d’automitrailleuses à Hanoï

-Un peloton devenu escadron à Saïgon

Ces deux escadrons longtemps équipés de vieilles White reçoivent en 1947/48 des AMD 178 Panhard ayant appartenus à des unités de métropole et reconditionnées par leur constructeur. Si la plupart ont conservé leur canon de 25mm d’origine, une poignée à reçut un canon de 47mm.

21-Armée de terre (24)

Dans l’Empire

Si en métropole, le nombre d’unités va se réduire à seulement deux brigades de spahis, dans l’Empire, c’est différent, l’absence de réelle menace militaire (à l’exception de la Tunisie) justifiant le maintien d’unités montées. L’autre justification est la nécessité de couvrir de vastes territoires avec de faibles troupes et là encore une unité montée est plus efficace qu’une unité d’infanterie non motorisée.

Algérie

-1ère brigade de cavalerie d’Afrique avec le 5ème régiment de chasseurs d’Afrique (partiellement motorisé) et le 1er régiment de spahis algériens

-2ème brigade de cavalerie d’Afrique avec le 2ème régiment de chasseurs d’Afrique (partiellement motorisé) et le 2ème régiment de spahis algériens

-3ème brigade de cavalerie d’Afrique avec le 3ème régiment de chasseurs d’Afrique (partiellement motorisé), le 3ème régiment de spahis algériens et cinq compagnies montées sahariennes.

Ce dispositif est totalement chamboulé au printemps 1945. Les trois brigades de cavaleries sont dissoutes pour permettre une réorganisation du dispositif.

Une 3ème brigade de spahis est créée regroupant les trois régiments de spahis, cette brigade pouvant soit être engagée sur place ou envoyée en métropole.

Les trois régiments de chasseurs d’Afrique sont totalement motorisés et forment trois régiments de découverte sur AMD, régiments qui restent indépendants pour être engagés en soutien d’une DIA.

Tunisie

-La 4ème brigade de cavalerie d’Afrique regroupe le 4ème régiment de chasseurs d’Afrique (partiellement motorisé), le 4ème régiment de spahis tunisiens et le 1er régiment étranger cavalerie.

Cette brigade devient en septembre 1945, la 1ère Division Légère de Cavalerie, la DLC modèle 1945 étant une version allégée de la D.L.M avec un régiment de découverte (le 4ème RST), un régiment de combat (1er REC) et un régiment d’infanterie, le 4ème RCA devient l’équivalent tunisien des dragons portés.

Maroc

-1er régiment de chasseurs d’Afrique qui reste partiellement motorisé, sa motorisation complète prévue ne fût pas réalisée en raison du déclenchement du second conflit mondial

-2ème régiment de spahis marocain

-3ème régiment de spahis marocains

-8ème régiment de spahis algériens

Ces trois régiments reste en configuration montée sans que leur motorisation n’ait semble-t-il été envisagée

-2ème régiment étranger cavalerie : régiment monté puis régiment motorisé à partir du printemps 1947 pour appuyer le 3ème REI dans le Sud marocain. C’est un régiment comparable aux régiments de découverte avec AMD.

-Une compagnie montée saharienne transformée en compagnie portée sur véhicules tout terrain avec quelques AM-39 Gendron-Somua.

Levant

-1er régiment de spahis marocains: reste un régiment monté

-8ème groupe d’automitrailleuses

-Le 3ème groupe d’escadrons du 4ème régiment de spahis tunisiens est rebaptisé 5ème régiment de spahis tunisiens suite à la transformation du 4ème RST en régiment motorisé.

-dix sept escadrons de ligne Alaouites, Druzes et Tcherkesses.

Indochine

-Un escadron d’automitrailleuses à Hanoï

-Un peloton devenu escadron à Saïgon

Ces deux escadrons longtemps équipés de vieilles White reçoivent  des AMD 178 Panhard ayant appartenus à des unités de métropole et reconditionées par leur constructeur. .