Le Conflit (36) Europe Occidentale (2)

EN GUISE D’INTRODUCTION……

Situation géopolitique et militaire en mai 1949

Le 10 mai 1949 l’Allemagne déclenche l’opération FALL GELB (plan Jaune), l’offensive tant attendue et tant redoutée à l’ouest.

Pour les allemands c’est l’ Entscheidungsschlacht (la bataille décisive parfois appelée Vernichtungssclacht bataille d’anéantissement) qui doit décider du sort de la guerre alors les économies modernes sont bien trop résilientes pour cela.

Très vite les allemands vont se rendre compte que cela va être bien plus compliqué que prévu mais jusqu’au bout Himmler et Heydrich vont espérer une victoire militaire telle que les alliés seront forcés de signer la paix.

Quelle est la situation militaire en mai 1949 ? Si on devait emprunter une métaphore sportive on pourrait dire que les allemands mènent aux points.

Que s’est-il passé depuis septembre 1948 ? comment résumer rapidement les huit premiers mois de guerre ?

Carte résumant les débarquements alliés et allemands à l’automne 1948

Pour le moment les alliés comptent davantage de défaites que de victoires avec une défaite en Norvège, une victoire éphémère en Sardaigne dans le cadre de l’opération SCIPION, une nouvelle défaite en Méditerranée dans le cadre de l’opération MERKUR avec la perte de la Corse, la reconquête par les germano-italiens de la Sardaigne et seule lueur d’espoir le sanglant échec italien à Malte, la conquête de l’île-forteresse aurait sans aucun doute bouleversé le cours de la guerre et pourquoi pas dissuader les français de lancer leur future opération BAYARD contre la Libye.

Lueur d’espoir pour les alliés l’échec de l’opération CAESAR, une offensive italienne contre la Grèce, la dernière tentative de Mussolini de mener une «guerre parallèle».

Attaquant le 5 mai 1949 sans prévenir son allié allemand (qui en conçu une vive et légitime irritation mais Rome se défendit en disant que l’opération WESERÜBUNG avait été déclenchée sans que l’Italie soit au courant), l’Italie se heurte à une vive résistance qui nécessitera à l’été une intervention allemande dans le cadre de l’opération MARITSA, une intervention qui n’était pas prévue dans les plans opérationnels initiaux des allemands…. .


Encore que on imagine mal Berlin laisser le flanc méridional de sa future opération BARBAROSSA à la merci moins d’une attaque grecque que d’une attaque franco-britannique depuis la Grèce, les militaires allemands se souvenant parfaitement que c’est en Macédoine qu’à commencé la fin des Empires Centraux avec l’offensive du Vardar.

Résumer l’opération MARITSA à une opération de secours d’un allié en déconfiture est donc a minima un raccourci au maximum une vision erronée de l’histoire.

Après cette longue introduction faisons le point sur les territoires conquis/occupés/dominés _rayez les mentions inutiles_:

Dessin représentant la base sous-marine allemande de Trondheim

-La Norvège et le Danemark sont occupés par les allemands et peu à peu transformés en véritables forteresses et bases opérationnelles. Les deux pays se couvrent de casernes, d’aérodromes, de bases navales et sous-marines, de fortifications diverses et variées.

-La Corse est tombée aux mains des allemands et des italiens. Rome espère en faire un tremplin pour une offensive majeure dans le sud de la France, certains plans italiens retrouvés en 1980 dans une masse d’archives non classée imaginait un débarquement amphibie dans le Golfe du Lion combiné à une offensive frontale dans les Alpes le tout en liaison avec une offensive allemande dans le nord-est ! Autant dire un plan grandiose, un délice d’officier d’état-major mais un plan qui semble totalement chimérique et hors de portée de l’Axe tant par les moyens demandés que par les relations difficiles entre Berlin et Rome.

En réalité l’île de Beauté va très vite poser plus de problèmes qu’apporter de solution à l’Axe avec des infrastructures déjà médiocres (et encore il y eu des travaux entre 1940 et 1948 !) mais ravagées par l’opération MERKUR, une population hostile, une résistance vigoureuse sans compter les alliés qui maintiennent la pression sur l’île par des raids aériens, des bombardements navals et des opérations commandos.

-La Sardaigne avait été brièvement occupée par les français à l’automne 1948. l’espoir d’en faire une base de départ pour envahir la Sicile s’éteignit bien vite devant la nécessité de ne pas trop dégarnir le front du Nord-Est ou le front alpin.

De plus les infrastructures tout comme les mentalités militaires n’étaient pas prêtes avant plusieurs mois pour une opération amphibie de grand style. L’opération MERKUR se chargea de chasser les français de la deuxième plus grande île de la Méditerranée.

Division Folgore. Date et lieu inconnue

-Malte aurait pu devenir italienne mais il aurait fallu pour cela selon les allemands que les italiens se montrent à la hauteur. Ce jugement est naturellement injuste, les paras de la division Folgore et les fantassins volants de la 83ème division d’infanterie ont fait preuve d’un grand héroïsme tout comme la Regia Marina qui subit de lourdes pertes en tentant d’amener sur l’île les renforts indispensables à la conquête de l’île-forteresse.

-Sur le front occidental, la situation est calme avec tout de même quelques duels d’artillerie, des coups de main menés de part et d’autre mais rien de comparable à une guerre ouverte.

-En revanche dans les Balkans, le territoire grec est secoué par de violents combats entre troupes hellènes et troupes italiennes, la promenade militaire promise au fante italien par la propagande du régime s’évanouissant comme le mirage du désert.

-Des territoires sont également occupés par les alliés mais pour éviter une conquête par l’Axe, des territoires danois à savoir l’Islande et les Iles Féroé.

Dominions (99) Nouvelle-Zélande (10)

La New Zealand Army dans le second conflit mondial

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Soldats néo-zélandais  dans le Pacifique. Vu la décontraction des kiwis, les combats semblent très loin

Mobilisation

La mobilisation des réservistes _il n’est pas encore question de conscription_ commence dès le début du mois d’août. Ils vont compléter les soldats en service permanent. Comme il manque un certain nombre de spécialistes à des postes clés, des australiens mais aussi des britanniques vont intégrer des unités néo-zélandaises le temps que des nationaux prennent le relais.

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Italie (86) Regia Aeronautica (8)

Les avions de la Regia Aeronautica (5) : entrainement et transport

Caproni Ca-100

Caproni Ca.100 4.jpg

Avant l’apparition du Breda Ba-25, le Caproni Ca-100 est l’appareil d’entrainement de base standard de la Regia Aeronautica. Le premier prototype effectue son vol inaugural en 1928 et l’armée de l’air italienne va recevoir 675 exemplaires de ce biplan biplace inspiré du De Havilland DH-60 Moth.

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Italie (81) Regia Aeronautica (3)

Les avions de la Regia Aeronautica (1) : les chasseurs

Avant-propos

Quand éclate la guerre de Pologne en septembre 1939 la chasse italienne est encore largement composée de biplans, des Fiat CR-32 et des Fiat CR-42 autant dire des appareils totalement dépassés, surclassés par le Messerschmitt Me-109, le Hawker Hurricane ou encore le Supermarine Spitfire.

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Italie (74) Regia Esercito (24)

Fiat L-6/40

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Appelé également Carro Armato L-6/40, ce char léger était l’équivalent pour la Panzerwafe du Panzer II sauf que son homologue allemand est apparu au début des années trente et non en 1940 comme pour son homologue italien.

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Italie (71) Regio Esercito (21)

Les Armes du Regio Esercito Italiano (4) : artillerie lourde

Obice 100/17 modello 14 (obusier de 100mm Skoda modèle 1914)

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Comme nombre de pièces d’artillerie, l’obusier de 100mm modèle 1914 était une arme austro-hongroise, un obusier connu initialement sous le nom de 10cm M.14 Feldhaubitze ou obusier de campagne de 100mm modèle 1914, une arme produite par la célèbre firme Skoda, l’Arsenal de la Double-Monarchie.

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Italie (64) Regio Esercito (14)

Le Regio Esercito Italiano dans le second conflit mondial (3) Les différentes opérations

Avant-propos

Quand le second conflit mondial éclate, l’Italie est de loin le belligérant le moins bien préparé à un conflit qui s’annonce long et compliqué. Les raisons sont nombreuses, des raisons structurelles comme des choix douteux du régime fasciste qui semble avoir fini par croire sa propre propagande, une sorte d’auto-intoxication.

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Italie (61) Regio Esercito (11)

Le Regio Esercito Italiano dans le second conflit mondial (1)

Avant-propos

A partir du printemps 1948 les tensions deviennent telles en Europe que la question n’est pas de savoir si la guerre allait éclater mais quand.

L’Italie bien que liée à l’Allemagne hésite à s’engager, craignant probablement de ne pas pouvoir suivre son allié allemand n’en déplaise à Benito et à ses coups de menton.

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Italie (47) Bases Navales (2)

Base Navale de Tarente

Tarente 6.jpg

Tarente en 2018

Brève historique

En 1861 suite à l’expédition des Mile menée par Garibaldi, le royaume de Naples est annexée au royaume de Piemont Sardaigne, donnant à l’Italie un format quasi-définitif, ne manquant plus que Rome et le Latium ainsi que la Vénétie.

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Italie (46) Bases Navales (1)

BASES NAVALES

Avant-propos

Qui dit marine de guerre dit bases navales et la Regia Marina possède un certain nombre d’installations plus ou moins développées. Possédant 7400 km de côtes, l’Italie est particulièrement vulnérable aux offensives ennemies.

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