Le Conflit (49) Europe Occidentale (15)

Ordre de Bataille (3) : France Armée de l’Air

Les Groupements d’Aviation (GRAVIA)

Comme nous l’avons vu plus haut, ces groupements d’aviation d’armée sont détachés par l’Armée de l’Air au profit des différentes armées.

Pour les partisans de l’Air intégral c’est une hérésie mais il fallait également contenter les partisans d’une conception plus traditionnelle de l’usage des forces aériennes qui pour certains avaient probablement encore du mal à accepter une Armée de l’Air indépendante !

Chaque armée possède donc des unités de chasse (une ou deux escadres), des groupes de bombardement, des groupes d’assaut et un groupe de reconnaissance.

Ces GRAVIA peuvent également prendre sous leurs ailes les différents GAO même si l’usage voudrait qu’ils restent sous le contrôle du corps d’armée dont ils portent le numéro augmenté de 500.

Cela nous donne au 10 mai 1949 le panorama suivant :

-Groupement d’Aviation de la 7ème Armée (GRAVIA-VIIA)

-8ème Escadre de Chasse : 81 Bloch MB-157 et 27 Lockheed H-322 Eclair

-Deux groupes de bombardement d’assaut, les GBA I/35 et II/35 volant respectivement sur Bréguet Br691 et Bréguet Br693 (27 appareils par groupe).

-Un Groupe de Bombardement en Piqué, le GB I/40 volant sur 27 Loire-Nieuport LN-430

-Un Groupe de Bombardement Median, le GB II/12 volant sur 27 Lioré et Olivier Léo 451

-Un Groupe de Reconnaissance, le GR I/35 volant sur 36 Bloch MB-176

Total : 252 appareils (81 Bloch MB-157, 27 bimoteurs Lockheed H-322 Eclair, 27 Bréguet Br691, 27 Bréguet Br693, de 27 bombardiers en piqué Loire-Nieuport LN-430, 27 bombardiers moyens Lioré et Olivier Léo 451 et 36 Bloch MB-176).

En ajoutant les appareils des deux GAO, le total est porté à 322 appareils (81 Bloch MB-157, 27 bimoteurs Lockheed H-322 Eclair, 27 Bréguet Br691, 27 Bréguet Br693, de 27 bombardiers en piqué Loire-Nieuport LN-430, 27 bombardiers moyens Lioré et Olivier Léo 451, 44 Bloch MB-176 8 Bloch MB-175, 24 Dewoitine D-720 et 30 ANF-Les Mureaux ANF-123).

-Groupement d’Aviation de la 1ere Armée (GRAVIA-IA)

-2ème Escadre de Chasse : 81 Arsenal VG-33 et 27 Lockheed H-322 répartis en trois groupes de trente-six appareils

-3ème Escadre de Chasse : 81 Dewoitine D-520 et 27 Bréguet Br700C2 répartis en trois groupes de trente-six appareils

-Deux groupes de bombardement d’assaut, les GBA II/35 et II/51 volant respectivement sur 27 Bréguet Br695 et 27 Bréguet Br693

-Deux groupes de bombardement en piqué, les GB I/42 et GB II/42 volant sur un total de 54 Bréguet Br698

-Un groupe de bombardement moyen, le GB II/12 volant sur 27 Lioré et Olivier Léo 451

-Un Groupe de reconnaissance, le GR II/35 volant sur 36 Bloch MB-176

Total : 387 appareils (81 Arsenal VG-33, 81 Dewoitine D-520, 27 Lockheed H-322, 27 Bréguet Br700C2, 27 Bréguet Br693, 27 Bréguet Br695, 54 Bréguet Br698, 27 Lioré et Olivier Léo 451 et 36 Bloch MB-176)

En ajoutant les appareils des trois GAO le nombre d’appareils est porté à 492 appareils (81 Arsenal VG-33, 81 Dewoitine D-520, 27 Lockheed H-322, 27 Bréguet Br700C2, 27 Bréguet Br693, 27 Bréguet Br695, 54 Bréguet Br698, 27 Lioré et Olivier Léo 451, 52 Bloch MB-176, 8 Bloch MB-175, 36 Dewoitine D-720 et 45 ANF-Les Mureaux ANF-123)

-Groupement d’Aviation de la 9ème Armée (GRAVIA-IXA)

-1ère Escadre de Chasse : 81 Arsenal VG-33 et 27 Bréguet Br700C2 répartis en trois groupes de trente-six appareils (vingt-sept monomoteurs et neuf bimoteurs)

-Un groupe de bombardement en piqué, le GB II/40 volant sur 27 Loire-Nieuport LN-430

-Un groupe de bombardement d’assaut, le GBA I/51 volant sur 9 Bréguet Br691 et 18 Br693

-Un groupe de bombardement médian, le GB III/12 volant sur 27 Lioré et Olivier Léo 451

-Un groupe de reconnaissance, le GR III/35 volant sur 36 Bloch MB-176

Total : 225 appareils (81 Arsenal VG-33, 27 Bréguet Br700C2, 27 Loire-Nieuport LN-430, 9 Bréguet Br691, 18 Bréguet Br693, 27 Lioré et Olivier Léo 451 et 36 Bloch MB-176).

En ajoutant les appareils des groupes aériens d’observation, le total est porté à 330 appareils (81 Arsenal VG-33, 27 Bréguet Br700C2, 27 Loire-Nieuport LN-430, 9 Bréguet Br691, 18 Bréguet Br693, 27 Lioré et Olivier Léo 451, 44 Bloch MB-176, 16 Bloch MB-175, 36 Dewoitine D-720 et 45 ANF-Les Mureaux ANF-123)

-Groupement d’Aviation de la 2ème Armée (GRAVIA-IIA)

-4ème Escadre de Chasse (4ème EC) : 81 Curtiss H-81 et 27 Lockheed H-322 soit 108 appareils répartis en trois groupes de trente-six chasseurs (vingt-sept monomoteurs et neuf bimoteurs)

-Deux groupes de bombardement léger, les GB I/32 et GB II/32 volant sur un total de 54 Douglas DB-7D

-Un groupe de bombardement médian, le GB I/34 volant sur 27 Amiot 351

-Un groupe de reconnaissance, le GR IV/35 volant sur 36 Bloch MB-176

Total 225 appareils (81 Curtiss H-81, 27 Lockheed H-322, 54 Douglas DB-7D, 27 Amiot 351 et 36 Bloch MB-176).

En ajoutant les appareils des trois GAO rattachés à la 2ème armée, le total passe à 330 appareils (81 Curtiss H-81, 27 Lockheed H-322, 54 Douglas DB-7D, 27 Amiot 351 52 Bloch MB-176, 8 Bloch MB-175, 36 Dewoitine D-720 et 45 ANF-Les Mureaux ANF-123).

-Groupement d’Aviation de la 3ème Armée (GRAVIA-IIIA)

-5ème Escadre de Chasse (5ème EC) : 81 Curtiss H-81 et 27 Bréguet Br700C2 soit 108 appareils répartis en trois groupes de vingt-sept monomoteurs et de neuf bimoteurs.

-7ème Escadre de Chasse (7ème EC) : 81 Dewoitine D-520 et 27 Bréguet Br700C2 soit 108 appareils répartis en trois groupes de vingt-sept monomoteurs et de neuf bimoteurs.

-Un Groupe de Bombardement en Piqué, le GB III/40 volant sur 27 Loire-Nieuport LN-430

-Un Groupe de Bombardement d’Assaut, le GBA III/51 volant sur 27 Bréguet Br695

-Deux Groupes de Bombardement Médian, les GB II/34 et GB III/34 volant sur 54 Amiot 351

-Un Groupe de Reconnaissance, le GR I/33 volant sur 36 Bloch MB-175

Total : 360 appareils (81 Curtiss H-81, 81 Dewoitine D-520, 54 Bréguet Br700C2, 27 Loire-Nieuport LN-430, 27 Bréguet Br695, 54 Amiot 351 et 36 Bloch MB-176)

En ajoutant les appareils des trois GAO rattachés à la 3ème armée, le total passe à 465 appareils (81 Curtiss H-81, 81 Dewoitine D-520, 54 Bréguet Br700C2, 27 Loire-Nieuport LN-430, 27 Bréguet Br695, 54 Amiot 351, 44 Bloch MB-176, 16 Bloch MB-175, 36 Dewoitine D-720 et 45 ANF-Les Mureaux ANF-123)

-Groupement d’Aviation de la 4ème Armée (GRAVIA-IVA)

-6ème Escadre de Chasse (6ème EC) : 81 Dewoitine D-520 et 27 Lockheed H-322 Eclair soit 108 appareils répartis en trois groupes de trente-six appareils (vingt-sept monomoteurs et neuf bimoteurs).

-19ème Escadre de Chasse (19ème EC) : 81 Dewoitine D-551, 9 Lockheed H-322 Eclair et 18 Bréguet Br700C2

-41ème Escadre de Bombardement d’Assaut (41ème EBA) volant sur 81 Bréguet Br696

-21ème Escadre de Bombardement Médian (21ème EBM) volant sur 27 Amiot 354 et 54 Amiot 356.

-Un Groupe de Reconnaissance, le GR II/33 volant sur 36 Bloch MB-175

Total : 414 appareils (81 Dewoitine D-520, 81 Dewoitine D-551, 36 Lockheed H-322 Eclair, 18 Bréguet Br700C2, 81 Bréguet Br696, 81 Amiot 354 et 36 Bloch MB-175).

En ajoutant les trois GAO rattachés à la 4ème Armée, le nombre d’appareils passe à 519 appareils (81 Dewoitine D-520, 81 Dewoitine D-551, 36 Lockheed H-322 Eclair, 18 Bréguet Br700C2, 81 Bréguet Br696, 81 Amiot 354, 36 Bloch MB-175, 24 Bloch MB-176, 36 Dewoitine D-720 et 45 ANF-Les Mureaux ANF-123)

-Groupement d’Aviation de la 6ème Armée (GRAVIA-VIA)

-14ème Escadre de Chasse (14ème EC) : cinquante-quatre Arsenal VG-33, vingt-sept VG-36 et vingt-sept Bréguet Br700C2 soit 108 appareils répartis en trois groupes de trente-six appareils (vingt-sept monomoteurs et neuf bimoteurs).

-Un Groupe de Bombardement léger, le GB III/32 volant sur 27 Douglas DB-7

-Un Groupe de Bombardement léger, le GB I/62 volant sur 18 Glenn-Martin 167F et 9 Glenn-Martin 187F

-Deux Groupes de Bombardement Median, les GB I/11 et III/11 volant sur un total de 54 Lioré et Olivier Léo 458

-Un Groupe de Reconnaissance, le GR III/33 volant sur 36 Bloch MB-175

Total : 252 appareils (54 Arsenal VG-33 27 Arsenal VG-36, 27 Bréguet Br700C2, 27 Douglas DB-7, 18 Glenn-Martin 167F, 9 Glenn-Martin 187F, 54 Lioré et Olivier Léo 458 et 36 Bloch MB-175)

En ajoutant les appareils des trois GAO rattachés à la 6ème armée, le nombre d’appareils passe à 357 (54 Arsenal VG-33 27 Arsenal VG-36, 27 Bréguet Br700C2, 27 Douglas DB-7, 18 Glenn-Martin 167F, 9 Glenn-Martin 187F, 54 Lioré et Olivier Léo 458, 44 Bloch MB-175, 16 Bloch MB-176, 36 Dewoitine D-720 et 45 ANF-Les Mureaux ANF-123)

-Groupement d’Aviation de la 8ème Armée (GRAVIA-VIIIA)

-15ème Escadre de Chasse (15ème EC) : deux groupes volant sur Arsenal VG-36 et Bréguet Br700C2, un troisième groupe volant sur Arsenal VG-39 et Bréguet Br700C2 soit un total de 54 Arsenal VG-36, 27 Arsenal VG-39 et 27 Bréguet Br700C2.

-Un Groupe de Bombardement Médian, le GB III/11 volant sur 27 Lioré et Olivier Léo 458

-Deux Groupes de Bombardements légers, les GB II et III/62 volant sur un total de 54 Glenn-Martin 167F et 187F (respectivement 36 187F et 18 167F)

-Un Groupe de Reconnaissance, le GR IV/33 volant sur 36 Bloch MB-175

Total : 225 appareils (54 Arsenal VG-36, 27 Arsenal VG-39, 27 Bréguet Br700C2, 27 Lioré et Olivier Léo 458, 18 Glenn-Martin 167F, 36 Glenn-Martin 187F et 36 Bloch MB-175)

En ajoutant les appareils des GAO de la 8ème Armée, le nombre d’appareils passe à 330 appareils (54 Arsenal VG-36, 27 Arsenal VG-39, 27 Bréguet Br700C2, 27 Lioré et Olivier Léo 458, 18 Glenn-Martin 167F, 36 Glenn-Martin 187F 44 Bloch MB-175, 16 Bloch MB-176, 36 Dewoitine D-720 et 45 ANF-Les Mureaux ANF-123)

-Groupement Aviation de la 5ème Armée (GRAVIA-VA)

-16ème Escadre de Chasse : trois groupes de chasse avec vingt-sept Arsenal VG-39 et neuf Bréguet Br700C2 chacuns soit un total de 81 Arsenal VG-39 et vingt-sept Bréguet Br700C2

-33ème Escadre de Bombardement Léger : trois groupes de bombardement volant sur Douglas DB-7D soit un total de 81 appareils

-Un Groupe de Reconnaissance, le GR I/39 volant sur 36 Bloch MB-176

Total : 225 appareils (81 Arsenal VG-39, 27 Bréguet Br700C2, 81 Douglas DB-7D et 36 Bloch MB-176).

Si on ajoute les avions des GAO de l’Armée des Alpes, le nombre d’appareils passe à 330 avions (81 Arsenal VG-39, 27 Bréguet Br700C2, 81 Douglas DB-7D, 52 Bloch MB-176, 8 Bloch MB-175, 36 Dewoitine D-720 et 45 ANF-Les Mureaux ANF-123).

Groupes Aériens d’Observation (GAO)

Chaque corps d’armée dispose d’un Groupe Aérien d’Observation (GAO) composé de huit bimoteurs de reconnaissance tactique (Bloch MB-175 ou 176), de douze Dewoitine D-720 d’observation et de quinze ANF-Les Mureaux AN-123 des petits monomoteurs qui servent à renseigner les unités de première ligne notamment en phase offensive.

Groupes Aériens d’Observations rattachés à des Corps d’Armée en Ligne

-Groupe Aérien d’Observation n°501 (GAO n°501) : Huit Bloch MB-176, Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-Groupe Aérien d’Observation n°518 : Huit Bloch MB-176 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-Groupe Aérien d’Observation n°502 (GAO-502) : Huit Bloch MB-176 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-Groupe Aérien d’Observation n°519 (GAO-519) : Huit Bloch MB-175 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-Groupe Aérien d’Observation n°520 (GAO-520) : Huit Bloch MB-176, Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-Groupe Aérien d’Observation 503 (GAO-504) : Huit Bloch MB-175 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-Groupe Aérien d’Observation 504 (GAO-504) : Huit Bloch MB-175 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-Groupe Aérien d’Observation 521 (GAO-521) : Huit Bloch MB-175 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-Groupe Aérien d’Observation n°505 (GAO-505) : Huit Bloch MB-175, Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-Groupe Aérien d’Observation n°506 (GAO-506) : Huit Bloch MB-176 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-Groupe Aérien d’Observation n°522 (GAO-522) : Huit Bloch MB-176 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-Groupe Aérien d’Observation n°507 (GAO-507) : Huit Bloch MB-175 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123.

-Groupe Aérien d’Observation n°523 (GAO-523) : Huit Bloch MB-175, Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-Groupe Aérien d’Observation 524 (GAO-524) : Huit Bloch MB-176 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-Groupe Aérien d’Observation n°508 (GAO-508) : Huit Bloch MB-176 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-Groupe Aérien d’Observation n°525 (GAO-525) : Huit Bloch MB-176, Douze Dewoitine D-720 et de Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-Groupe Aérien d’Observation n°526 (GAO-526) : Huit Bloch MB-176 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-Groupe Aérien d’Observation n°509 (GAO-509) : Huit Bloch MB-175 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-Groupe Aérien d’Observation 512 (GAO n°512) : Huit Bloch MB-176 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-Groupe Aérien d’Observation n°528 (GAO-528) : Huit Bloch MB-176 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-Groupe Aérien d’Observation n°510 (GAO-510) : Huit Bloch MB-176 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-Groupe Aérien d’Observation n°511 (GAO-511) : Huit Bloch MB-175, Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-Groupe Aérien d’Observation n°527 (GAO-527) : Huit Bloch MB-176, Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-Groupe Aérien d’Observation n°513 (GAO-513) : Huit Bloch MB-175 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-Groupe Aérien d’Observation n°529 (GAO-529) : Huit Bloch MB-176, Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-Groupe Aérien d’Observation n°530 (GAO-530) : Huit Bloch MB-176 Douze Dewoitine D-720 et Quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

GAO rattachés aux corps d’armées de la réserve stratégique

-Groupe Aérien d’Observation n°514 (GAO-514) disposant de huit Bloch MB-176, douze Dewoitine D-720 et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123.

-Groupe Aérien d’Observation 515 (GAO n°515) disposant de huit Bloch MB-175, de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Les Mureaux ANF-123.

-Groupe Aérien d’Observation 516 (GAO n°516) disposant de huit Bloch MB-176, douze Dewoitine D-720 et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123.

-Groupe Aérien d’Observation 517 (GAO-517) disposant de huit Bloch MB-176, de douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Les Mureaux ANF-123.

-Groupe Aérien d’Observation 531 (GAO-531) : disposant de huit Bloch MB-176, douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Les Mureaux ANF-123.

-Groupe Aérien d’Observation 532 (GAO-532) : disposant de huit Bloch MB-176, douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Les Mureaux.

-Groupe Aérien d’Observation 533 (GAO-533) : disposant de huit Bloch MB-176, douze Dewoitine D-720 et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

-Groupe Aérien d’Observation 534 (GAO-534) : disposant de huit Bloch MB-176, douze Dewoitine D-720 et de quinze ANF-Les Mureaux ANF-123.

-Grroupe Aérien d’Observation 538 (GAO-538) (ex-Groupement e Reconnaissance et d’Observation de Corse) : huit Bloch MB-176, douze Dewoitine D-720 et quinze ANF-Les Mureaux ANF-123

Total : 1225 appareils (192 Bloch MB-176, 88 Bloch MB-175, 420 Dewoitine D-720 et 625 ANF-Les Mureaux ANF-123)

Groupes Indépendants de Reconnaissance (GIR)

A la mobilisation les quatre groupes indépendants de reconnaissance destinés à éclairer les deux Corps d’Armées Cuirassés (CAC) sont regroupés au sein d’une 22ème Escadre de Reconnaissance (22ème ER) même si cette escadre aura une existence essentiellement administrative.

Le 1er groupe indépendant de reconnaissance devenu le 9 septembre 1948, le GR I/22

Le 2ème groupe indépendant de reconnaissance devenu le 9 septembre 1948 le GR II/22

Le 3ème groupe indépendant de reconnaissance devenu le 9 septembre 1948 le GR III/22

Le 4ème groupe indépendant de reconnaissance devenu le 9 septembre 1948 le GR IV/22

Ces quatre groupes disposent tous de quatre escadrilles de neuf Bréguet Br694, un triplace de reconnaissance issue d’une demande étrangère (Suède et Belgique), triplace issu du Bréguet Br690 qui finira par équiper une Armée de l’Air qui l’avait dans un premier temps boudé préférant le duo Bloch MB-175/176.

Total : 144 appareils

Groupes Indépendants d’Appui Rapproché (GIAR)

Les quatre GIAR sont équipés de Potez 640, un bimoteur blindé lourdement armé destiné à assurer un rôle équivalent à celui du Henschel Hs-129 au sein de la Luftwaffe.

-1er Groupe Indépendant d’Appui Rapproché (1er GIAR)

-2ème Groupe Indépendant d’Appui Rapproché (2ème GIAR)

-3ème Groupe Indépendant d’Appui Rapproché (3ème GIAR)

-4ème Groupe Indépendant d’Appui Rapproché (4ème GIAR)

Chaque groupe dispose de vingt-sept appareils répartis en trois escadrilles de neuf appareils.

Total : 108 appareils

Unités dépendants directement de l’armée de l’air

Dans cette partie je vais parler des unités qui restent sous le contrôle direct et exclusif de l’Armée de l’Air pour un usage «stratégique».

Ces unités sont regroupés au sein d’un Commandement Stratégique d’Action (CSA) qui regroupe des unités de chasse de jour, de chasse de nuit, de bombardement médian et de bombardement lourd mais aussi de reconnaissance.

Chasse de jour

-9ème Escadre de Chasse (9ème EC) : Avec ses trois groupes de chasse (GC I/9 II/9 et III/9) volant sur Bloch MB-157 et Bréguet Br700C2, elle assure la couverture du Sud-Ouest du territoire mais va très vite s’employer ailleurs à partir d’un certain 10 mai 1949.

-17ème Escadre de Chasse (17ème EC) : Avec ses trois groupes de chasse (GC I/17 II/17 III/17) volant sur Bloch MB-159 et Bréguet Br700C2, elle assure la couverture du Sud-Est contre une potentielle/probable/possible action italienne sur les Alpes, la Provence et la Corse.

-18ème Escadre de Chasse (18ème EC) : Avec ses trois groupes de chasse (GC I/18 GC II/18 GC III/18) volant sur Bloch MB-159 et Bréguet Br700C2 cette escadre assure la couverture du Sud-Est contre une potentielle/probable/possible action italienne sur les Alpes, la Provence et la Corse.

Total : 324 appareils (81 Bloch MB-157, 162 Bloch MB-159 et 81 Bréguet Br700C2)

Chasse de Nuit

Quatre Escadre de Chasse de Nuit (ECN) assurent la couverture du territoire national et de l’Afrique du Nord. Leur équipement est uniforme avec de rutilants bimoteurs Hanriot NC-600.

-24ème Escadre de Chasse de Nuit (24ème ECN) : couvre le nord-ouest du pays et la région parisienne depuis sa base de Melun-Villaroche.

-25ème Escadre de Chasse de Nuit (25ème ECN) : couvre l’est du pays depuis sa base de Metz-Chambières

-26ème Escadre de Chasse de Nuit (26ème ECN) : couvre le sud du pays depuis sa base d’Istres

NdA la 27ème ECN couvrant l’Afrique du Nord je ne la cite que pour information car elle n’est pas concernée par la Campagne de France

Total : 243 appareils

Bombardement Médian

-31ème Escadre de Bombardement Médian (31ème EBM) : 81 bombardiers bimoteurs Lioré et Olivier Léo 451 répartis en trois groupes de vingt-sept appareils.

-23ème Escadre de Bombardement Médian (23ème EBM) : 81 bombardiers bimoteurs Lioré et Olivier Léo 451 répartis en trois groupes de vingt-sept appareils.

-38ème Escadre de Bombardement Médian (38ème EBM) : 81 bombardiers bimoteurs Lioré et Olivier Léo 451 répartis en trois groupes de vingt-sept appareils.

-47ème Escadre de Bombardement Médian (47ème EBM) : 54 bombardiers bimoteurs Amiot 356 et 27 Amiot 357

-GB I/49 : groupe aérien indépendant de bombardement volant sur Lioré et Olivier Léo 457, version bombardement haute-altitude du «451» (27 appareils)

Total : 351 appareils (243 Lioré et Olivier Léo 451, 27 Lioré et Olivier Léo 457, 54 Amiot 356, 27 Amiot 357)

Bombardement Lourd

-15ème Escadre de Bombardement Lourd (15ème EBL) : trois groupes de vingt-sept bombardiers lourds Consolidated modèle 32F Géant soit un total de 81 appareils

-17ème Escadre de Bombardement Lourd (17ème EBL) : trois groupes équipés de vingt-sept bombardiers lourds Bloch MB-162 soit un total de 81 appareils

NdA : la 27ème EBL stationnée en Afrique du Nord n’est pas concernée par la Campagne de France, je ne la cite que pour information.

Total : 162 appareils (81 Consolidated modèle 32F Géant et 81 Bloch MB-162)

Reconnaissance

-39ème Escadre de Reconnaissance Tactique (39ème ERT) : stationnée essentiellement au sud de la Loire, elle est organisée en quatre groupes de trente-six Bloch MB-176 soit 144 appareils

-55ème Escadre de Reconnaissance Tactique (55ème ERT) : stationnée dans l’ouest de la France, cette escadre volant également sur Bloch MB-176 doit gagner la région parisienne et l’est de la France pour opérer au dessus de l’Allemagne. Elle est organisée en quatre groupes de trente-six Bloch MB-176 soit 144 appareils

-14ème Escadre de Reconnaissance Stratégique (14ème ERS) : cette escadre stationnée en temps à Reims dispose de trois groupes de vingt-quatre Bloch MB-178 soit un total de soixante-douze appareils.

-36ème Escadre de Reconnaissance Stratégique (36ème ERS) : cette escadre stationnée en temps de paix à Orange dispose de trois groupes de vingt-quatre Bloch MB-178 soit un total de soixante-douze appareils.

Total : 432 appareils (288 Bloch MB-176 et 144 Bloch MB-178)

Escadrilles Régionales de Chasse (ERC)

NdA je ne vais parler ici que des ERC stationnées en métropole

-Quatre ERC sont déployées pour couvrir la région parisienne, les ERC-500 505 507 et 510 disposant chacune de douze appareils respectivement des Dewoitine D-551 pour la première, des Arsenal VG-36 pour les deux suivantes et du Bloch MB-157 pour la dernière.

-ERC-501 : avec ses douze Arsenal VG-36 cette escadrille couvre le port du Havre, ses raffineries, des chantiers navals et quelques usines de la défense nationale.

-ERC-502 : avec ses douze Dewoitine D-551, elle assure la défense de la région de Nantes, vitale pour la défense nationale avec ses usines aéronautiques, ses chantiers navals et des unités de matériel terrestre notamment dans le nord de la ville au lieu-dit les Batignolles.

-ERC-503 : avec ses douze Arsenal VG-36 l’escadrille couvre la ville de Strasbourg

-ERC-504 : avec ses douze Dewoitine D-551 l’escadrille couvre la ville de Marseille

-ERC-506 : avec ses douze Dewoitine D-551 l’escadrille couvre la ville de Lyon

-ERC-508 : avec ses douze Bloch MB-157, elle couvre la ville de Bordeaux, ses usines aéronautiques et ses chantiers navals implantés dans la capitale girondine

-ERC-509 : avec ses douze Arsenal VG-39 elle couvre la ville de Toulouse, haut-lieu de la production aéronautique française

-ERC-511 : avec ses douze Arsenal VG-36 elle couvre la ville de Montpellier

-Groupe Régional de Chasse de Corse (GRCC) : trente-six Dewoitine D-520

Défense Antiaérienne du Territoire (DAT)

Le territoire métropolitain est couvert par de nombreuses batteries légères et lourdes au sein d’un dispositif qui comprend des guetteurs et les premiers radars français.

Ces batteries sont destinées à contrer une offensive de bombardement stratégique allemande, offensive qui n’aura pas lieu.

Avec l’offensive allemande de mai 1949, des batteries vont être redéployées et certaines vont être engagées dans les combats contre l’aviation allemande mais aussi et ce n’était pas vraiment prévu dans les combats terrestres.

Avec la glaciation du front sur La Seine et l’évolution des menaces, des batteries vont être redéployées que ce soit des batteries qui se sont repliés du nord et de l’est ou des batteries rapatriées du sud où leur présence n’était pas ou plus nécessaire.

-Paris et région parisienne : dix batteries légères (six de 40mm, quatre de 37mm, quatre de 25mm) et cinq batteries lourdes (cinq de 90mm)

-Le Havre : deux batteries antiaériennes légères de 37mm et une batterie lourde de 75mm

-Rouen : une batterie de six canons de 40mm Bofors pour protéger le port à pétrole et une batterie lourde de 75mm

-Dunkerque : deux batteries antiaériennes légères de 25mm et une batterie lourde de 90mm

-Lille : quatre batteries antiaériennes légères de 25mm et une batterie lourde de 90mm

-Caen : deux batteries antiaériennes légères de 37mm

-Rennes : deux batteries antiaériennes légères de 37mm

-Nantes : quatre batteries antiaériennes légères de 37mm et deux batteries lourdes de 90mm

-Saint-Nazaire : deux batteries antiaériennes légères de 25mm et une batterie lourde de 75mm

-La Rochelle : deux batteries antiaériennes légères de 25mm

-Bordeaux : deux batteries antiaériennes légères de 25mm et deux batteries lourdes de 75mm

-Toulouse : deux batteries antiaériennes légères de 37mm

-Pau : une batterie antiaérienne légère de 25mm

-Marseille : deux batteries antiaériennes légères de 25mm et deux batteries lourdes de 90mm

-Port-Vendres : une batterie antiaérienne de 37mm et une batterie lourde de 75mm

-Ajaccio : une batterie antiaérienne de 37mm et une batterie lourde de 75mm

-Bastia : une batterie antiaérienne de 37mm et une batterie lourde de 75mm

-Nice : deux batteries antiaériennes de 25mm et une batterie lourde de 75mm

-Lyon : deux batteries antiaériennes de 25mm et une batterie lourde de 90mm

-Strasbourg : deux batteries antiaériennes légères (une de 25mm et une de 37mm) et une batterie lourde de 75mm

-Metz : deux batteries antiaériennes légères de 37mm et une batterie lourde de 75mm

-Nancy : deux batteries antiaériennes légères de 37mm et une batterie lourde de 75mm

La Défense Aérienne du Territoire (DAT) comprend au total 24 batteries lourdes et 51 batteries légères.

Infanterie de l’Air

En septembre 1948 comme en septembre 1939 l’Armée de l’Air possède deux unités parachutistes, deux Groupes d’Infanterie de l’Air (GIA) qui vont être ultérieurement transférés à l’Armée de Terre ce qui suscitera bien des remous et bien des critiques.

Ces deux GIA sont organisés en deux compagnies d’infanterie, chaque compagnie étant organisée en un groupe de commandement, une section d’engins avec mitrailleuses et mortiers et trois sections voltigeurs.

A la mobilisation d’août 1948, le G.I.A n°601 rallie la base aéronavale de Calais-Marck soutenus par des Douglas Transporteur de la 1ère ETM pour un saut éventuel sur les bouches de l’Escaut ou l’embouchure du Rhin dans le cadre de la manœuvre d’ensemble.

Quand au G.I.A n°602, il rallie la base aérienne de Tunis pour mener une opération aéroportée contre la Libye italienne à moins que l’île de Lampedusa puisse être l’occasion d’un raid de ce qu’on appelle par encore les commandos.

Contrairement à 1939, le Centre d’Instruction Parachutiste (C.I.P) d’Avignon-Pujaut reste ouvert pour former de nouveaux parachutistes, l’armée de l’air ayant obtenu de pouvoir former deux nouveaux G.I.A d’un nouveau type.

Le 603ème G.I.A dont la base définitive doit être Reims (pour pouvoir opérer en Rhénanie) est organisé en une section de commandement, une compagnie d’engins (section de mitrailleuses de 7.5mm, section de mortiers de 81mm et section antichar équipée de canons de 25mm) et deux compagnies de combat.

Le 604ème G.I.A dont la base définitive doit être Calvi en Corse pour pouvoir opérer contre des objectifs italiens est organisé comme le 603ème G.I.A.

Ces deux Groupes d’Infanterie de l’Air ne seront néanmoins pas opérationnels avant la fin de l’année 1948.

Le 601ème GIA ne sautera finalement pas sur les Pays-Bas à la différence du 602ème GIA qui va participer à l’opération BAYARD. Le 603ème GIA lui ne sera engagé qu’à la fin de la Campagne de France pour couvrir le repli du GA n°2 alors qu’ironie de l’histoire le 604ème GIA basé à Calvi participera à la défense de la Corse comme infanterie de choc lors de l’opération MERKUR.

Début 1950 l’infanterie de l’air sera transférée à l’armée de terre marquant le début du Commandement des Troupes Légères et Parachutistes avec deux divisions, les 11ème et 25ème DP, la première reprenant le numéro de la 11ème DLI à l’éphémère existence alors que la seconde à repris le numéro de la 25ème DIM.

La première division comprendra un 3ème Régiment de Chasseurs Parachutistes (3ème RCP) (ex-602ème GIA), le 4ème RCP (ex-604ème GIA) et le 1er Régiment Parachutiste Colonial (ex-1er Régiment d’Infanterie Parachutiste Coloniale) alors que la 25ème DP disposera au final du 1er RCP (ex-603ème GIA), du 2ème RCP (601ème GIA) et du 1er BEP (Bataillon Etranger Parachutiste) qui va très vite devenir le 1er REP.

Autres unités

Polonais

-1ère Escadre Polonaise de Chasse (21ème Escadre de chasse)

-GC I/21 «Varsovie» Bloch MB-700P

-GC II/21 «Cracovie» Bloch MB-700P

-GC III/21 «Poznan» Bloch MB-700P

-GC IV/21 «Lublin» Bloch MB-700P

Total : 108 appareils

-2ème Escadre Polonaise de Chasse (23ème Escadre de chasse)

-GC I/23 «Gdansk» Supermarine Spitfire Mk V

-GC II/23 «Szczecin» Supermarine Spitfire Mk V

-GC III/23 «Wroclaw» Supermarine Spitfire Mk V

-GC IV/23 «Wilno» Supermarine Spitfire Mk V

Total : 108 appareils

-Escadre polonaise de bombardement (37ème Escadre de Bombardement Léger)

-GB I/37 «Poméranie» : Douglas DB-7

-GB II/37 «Silésie» : Douglas DB-7

-GB III/37 «Haute Pologne» : Douglas DB-7

Total : 81 appareils

-Groupes de reconnaissance polonais

-GR polonais n°1 puis GR «Cracovie» : 27 Bloch MB-175

-GR polonais n°2 puis GR «Poznan» : 27 Bloch MB-175

Total : 54 appareils

Tchècoslovaques

-La 1ère Escadre de Chasse Tchèque (22ème Escadre de Chasse)

-GC «Cechy» (Bohème) (GC I/22) : Bloch MB-700CS Blesk

-GC «Rus» (Ruthènie) (GC II/22) : Bloch MB-700CS Blesk

-GC «Karpathy» (Carpathes) (GC III/22) : Bloch MB-700CS Blesk

-GC «Tatras» (GC IV/22)] : Bloch MB-700CS Blesk

Total : 81 appareils

-1ère Escadre de Bombardement Tchèque (50ème Escadre de Bombardement de Moyen)

-GB I/50 «Praha» (Prague) : 27 Amiot 351

-GB II/50 «Bracislava» (Bratislava) : 27 Amiot 351

-GB III/50 «Liberec»] : 27 Amiot 351.

Total : 81 Amiot 351

-Deux groupes indépendants de Reconnaissance (GIR)

Ces deux groupes disposent chacun de douze Bloch MB-176

Commandement de Soutien et de Logistique (CSL)

Unités de transport en métropole

-1ère Escadre de Transport Militaire (1ère ETM) stationnée sur la BA 112 de Reims

-2ème Escadre de Transport Militaire (2ème ETM) stationnée à Orléans sur la BA 123

Ces deux escadres disposent chacune de deux groupes de trois escadrilles de neuf appareils soit un total de 108 appareils en l’occurence 36 Douglas DC-3 Transporteur, 36 Bloch MB-161 et 36 Bloch MB-165.

Unités d’entrainement

En temps de paix, les unités d’entrainement de l’armée de l’air sont installées sur tout le territoire national même si l’Ecole de l’Air est installée à Salon de Provence (BA 130) avec une part non négligeable de la flotte d’entrainement.

En temps de guerre, la situation évolue, une partie non négligeable des écoles se replie au delà de la Méditerranée pour permettre aux jeunes pilotes d’apprendre loin des bombes allemandes et italiennes et libérer de la place sur les aérodromes pour les unités de combat.

Avant la mobilisation de septembre 1948, le panorama de la formation des pilotes de l’armée de l’air était le suivant :

-Ecole de l’Air à Salon de Provence chargée de la formation initiale de tous les pilotes quelque soit le cursus choisit grâce au GEI ou Groupement d’Entrainement Initial (GEI).

A partir de 1944, neuf Groupements Régionaux d’Entrainement (GRE) sont créés pour décentraliser la formation, six en métropole et trois en Afrique du Nord.

-Les GRE de métropole sont implantés à Le Havre-Octeville (BA 147), Rochefort (BA 113), Romorantin (BA 114), Chateaudun (BA 120) Chartres (BA 122) et Marcilloles (BA 188) alors que ceux d’Afrique du Nord sont implantés à Marrakech (BA 207), Guelmine (BA 208) et sur la base aérienne 201 de Blida.

-Le Groupe d’Entrainement à la Chasse (GEC) dispose de quatre bases : Salon de Provence, Etampes (BA 110), Lyon-Bron (BA 105) et Meknès où est implantée la BA 206.

Comme son nom l’indique, il forme les pilotes des chasseurs monomoteurs et des chasseurs bimoteurs, les pilotes de ces derniers effectuant en sus un passage préliminaire au Groupe d’Entrainement sur Multimoteurs.

-Le Groupe d’Entrainement sur Multimoteurs ou GEM assure la formation des pilotes de chasseurs bimoteurs, de bombardiers, d’avions de reconnaissance et de transport. Il est installé à Saint Cyr l’Ecole sur la base aérienne 116.

En août 1948 alors que le conflit semble imminent, décision est prise de décentraliser encore davantage la formation et les GEC/GEM rallient la base aérienne de Meknès au Maroc pour bénéficier de conditions d’entrainement encore plus favorables qu’en Provence.

La base marocaine se révélant vite saturée, des terrains annexes sont aménagés pour la désengorger, terrains baptisés Meknès I à VI.

Les GRE restent eux installés en métropole même si leur activité est sensiblement réduite notamment pour ceux situés au nord de la Loire. Leur activité cesse avec le début du conflit.

Benelux (68) Belgique (29)

Bombardement et Attaque au Sol

Avant-propos

Douglas DB-7 Armée de l'Air 2

Douglas DB-7

En septembre 1948, le 3ème régiment de l’Aéronautique Militaire est le régiment chargé des missions de bombardement avec quatre groupes de seize appareils. Si le groupe équipé de seize Douglas DB-7 peut faire pale figure, les trois équipés chacun de seize Lioré et Olivier Léo 451 impressionne par ses lignes et ses performances même si l’appareil est en voie de déclassement.

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24-Armée de l’air (17)

F-Les avions de l’armée de l’air (4) : les bombardiers légers

Préambule

A la fin des années trente, la flotte de bombardement de l’armée de l’air est composé d’appareils dépassés, vulnérables que leurs équipages auraient eu bien du mal à passer au travers des mailles de la Flak et de la chasse qu’elle soit allemande, japonaise voir même italienne.

Les différents plans de réarmement prévoyaient bien un renforcement et une modernisation de cette force mais comme pour la chasse, comme pour la reconnaissance et la coopération, les retards se sont accumulés.

D’où le choix de commander massivement des avions aux Etats-Unis et plusieurs modèles de bombardiers légers pour disposer d’une masse critique de bombardiers en attendant que les appareils français soient disponibles.

Ces deux catégories outre une différenciation en terme de masse (quoique parfois relative) ont un rôle opérationnel différent, les bombardiers légers devant participer à l’appui direct des troupes au sol (un peu comme les GBA) alors que les bombardiers moyens (que nous verrons dans la rubrique suivante) sont davantage chargés de frapper l’arrière de front, de s’en prendre aux installations logistiques, aux axes de transport voir aux bases aériennes.

A ces deux catégories, s’ajoute également celle des bombardiers en piqué, deux escadres totalement équipées de bombardiers français et chargées de l’appui au front avec les Bréguet Br698 et Loire-Nieuport LN-430.

Sur le plan de l’organisation, le Commandement des Forces Aériennes Tactiques (CFAT) dispose des unités de bombardiers suivants :

Douglas DB-7

Douglas DB-7

-Sept escadres de bombardement léger soit vingt et un groupes et soixante-trois escadrilles soit un total de 567 appareils américains type Douglas DB-7/Martin 167/Martin 187. Trois escadres sont stationnées en Métropole, une au Maroc, une en Algérie, une en Tunisie et une au Levant.

-Deux escadres de bombardement en piqué soit huit groupes et ving-quatre escadrilles soit un total de 216 appareils répartis à égalité entre les monomoteurs LN-430 (108 appareils) et bimoteurs Bréguet 698 (108 appareils), toutes stationnées en Métropole jusqu’en juin 1948.

En juillet 1948, deux groupes sont retirés de Métropole soit six escadrilles et 54 appareils sont envoyés en Indochine, un groupe étant équipé de Bréguet 698 et un groupe étant équipé de Loire-Nieuport LN-430. La mobilisation devant permettre de reconstituer ces groupes en métropole.

Douglas DB-7

Douglas DB-7

Le Douglas DB-7 (Douglas Bomber model 7) est issue d’une initiative de la firme de Santa Monica et de son bureau d’études dérivé par Edouard Heinneman qui allait bientôt concevoir le chasseur-bombardier Skyraider et son successeur à réaction baptisé Skyhawk.

Les ingénieurs de la Douglas Aircraft Company eurent l’idée de créer un bombardier léger à hautes performances qui intégrait un certain nombre d’avancée avec une configuration multiplace, un train tricycle et surtout la possibilité de changer la pointe avant en fonction des missions.

Le prototype effectua son premier vol le 26 octobre 1938 mais contrairement aux espoirs de Douglas, l‘United States Army Air Corps (USAAC)  ne porta aucun intérêt à cet avion et Douglas décida de le proposer à la France.

La France essaie l’appareil et en dépit d’un crash durant les essais le 23 juin 1939, l’armée de l’air est suffisamment impressionnée pour commander 100 appareils, devenant le premier client de l’appareil avant même l’USAAC.

Une deuxième commande fût passée en octobre 1939 pour 170 appareils avec une motorisation différente est passée même si ce n’est qu’à partir du 131ème appareil que cette motorisation fût disponible.

Une fois construits les appareils étaient montés, embarqués sur bateau et rejoignaient Casablanca où une chaine de montage avait été installée. Si le premier DB-7 est officiellement pris en compte par l’armée de l’air le 31 octobre 1939, le rééquipement et l’équipement des groupes n’à lieu qu’à partir de janvier 1940.

En mai 1940, deux groupes sont entièrement équipés de cet appareil et trois autres étaient en cours de transformation, quittant le Bloch MB-210 pour recevoir le nouvel appareil. Cette transformation fût achevée en septembre 1940.

Ces cinq groupes étaient équipés chacun de 16 appareils soit un total de 80 appareils en ligne en métropole comme en Afrique du Nord.

A partir de septembre 1941, les groupes de bombardement passent à 27 appareils repartis en trois escadrilles de neuf appareils ce qui porte le nombre d’appareils en ligne à 135 appareils en ligne pour un total de 270 appareils commandés et livrés soit un taux de remplacement de 50%.

Trois groupes de bombardement légers supplémentaires sont mis sur pied au printemps 1941 avec pour équipement le Douglas DB-7 soit 81 appareils en ligne, des DB-7A de la troisième commande passée à l’hiver 1939 (100 appareils) et honorée entre septembre 1940 et juillet 1941.

Une quatrième et dernière commande de 250 exemplaires est passée en octobre 1940 pour un nouveau modèle le DB-7C, les appareils étant livrés entre août 1941 et septembre 1943 .

Quatre groupes de bombardement légers supplémentaires sont mis sur pied en septembre 1941 avec un total de 108 appareils en ligne, les autres étant stockés notamment en Afrique du Nord pour remplacer les appareils perdus en exercices.

En septembre 1948, les douze groupes de bombardement légers sont équipés de 324 Douglas DB-7 tous portés au standard DB-7D et jugés encore tout à fait capable de mener des opérations de guerre moderne, ces douze groupes étant répartis en quatre escadres, deux en métropole, une au Maroc, et la quatrième en Algérie.

La France ayant reçu un total de 620 appareils et 32 appareils ayant été perdus jusqu’en août 1948, il reste en stock en métropole et dans l’Empire un total de 248 appareils.

Néanmoins, en juin 1948, la Pologne reçoit 81 Douglas DB-7 pour équiper une Escadre de Bombardement Léger baptisé ”Escadre Grande Pologne” (37ème EBLg pour l’armée de l’air) ce qui réduit le stock d’appareils disponibles à 167 appareils.

Martin B-26 Marauder

Martin B-26 Marauder

De nouvelles commandes ne sont pas passées, la France ayant décidé de commander un nouveau modèle de bombardier léger, le Martin model 179 (B-26 Marauder) pour rééquiper les unités équipées de DB-7 puis à terme celles équipées de Glenn-Martin 167F et 187F.

Quatre Escadres sont équipées de ce bombardier quand éclate le second conflit mondial en septembre 1948, deux en métropole, les 32ème et 33ème EBLg avec trois groupes chacune (GB I/32, GB II/32 et GB III/32 pour la premiere, GB I/33, II/33 et III/33 pour la seconde), une au Maroc, la 45ème EBLg (GB I/45, GB II/45 et GB III/45) et la quatrième en Algérie, la 36ème EBLg

(GB I/36, GB II/36 et GB III/36).

Caractéristiques Techniques du Douglas DB-7

Type : bimoteur de bombardement léger triplace (B3)

Poids : à vide 4875kg en charge 6875kg

Dimensions : Envergure 18.70m Longueur 14.30m Hauteur 5.35m

Motorisation : deux Pratt & Whitney R-1830 SC3G (puis S3C4G) 14 cylindres en double étoile, refroidis par air et développant 910ch à 3500m

Performances : vitesse maximale 495 km/h à 2500m Autonomie maximale 840km Plafond pratique 7650m

Armement : deux mitrailleuses MAC modèle 34 de 7.5mm en poste arrière et quatre mitrailleuses Browning de même calibre tirant en chasse dans le nez. 800Kg de bombes en soute ventrale.

Glenn-Martin 167F et 187F

Glenn-Martin 167F

Glenn-Martin 167F

En 1937, l’United States Army Air Corps (USAAC) lança un programme de bombardier, réclamant un bimoteur triplace volant au minimum à 322 km/h et pouvant emporter 544kg de bombes sur 1930 km.

Cinq constructeurs répondirent à ce concours. Si le Bell 9 et le Boeing Stearman X-100 restèrent à l’état de projet, trois constructeurs présentèrent des projets qui aboutirent à une production en série : le North American NA-40 plus connu sous le nom de B-25 Mitchell, le Douglas model 7 et le Glenn-Martin 167W, les deux derniers équipant l’armée de l’air sous les noms respectifs de Douglas DB-7 et Glenn-Martin 167F.

Cet appareil bimoteur à ailes basses qui effectua son premier vol le 14 mars 1939 répondait au même programme que le Douglas DB-7 mais contrairement au futur Havoc, le Glenn-Martin 167F n’est pas retenu par l’USAAC.

Une première commande de 115 Glenn-Martin 167F est passée à l’hiver 1938-39 suivie par de nouvelles commandes portant sur 130 appareils passées durant la guerre de Pologne auxquels s’ajoutèrent 200 Glenn-Martin 187, une version améliorée du 167 soit un total de 445 appareils.

Comme le DB-7, le Glenn-Martin 167F et le cousin le 187F sont construits aux Etats-Unis mais franchissent l’Atlantique en caisse et sont assemblés à Casablanca où ils sont pris en charge par l’armée de l’air.

Les premiers appareils sont livrés à l’armée de l’air en mars 1940, les six premiers mois les livraisons sont assez chaotiques et en juin 1940, l’armée de l’air n’à pris en compte que 57 appareils.

Peu à peu, la situation s’améliore et la cadence de livraison s’accélère. 129 Glenn-Martin 167F sont ainsi disponibles en décembre 1940, 189 en juin 1941 et enfin 245 en décembre 1941.

Les 200 Glenn-Martin 187F sont livrés à partir d’octobre 1940 à raison de quinze appareils par mois, les cadences très régulières permettant au constructeur américain d’honorer la commande en décembre 1941.

Ce sont donc au total 445 Glenn-Martin 167/187F qui sont livrés à la France, 405 pour l’armée de l’air et 40 pour l’aéronavale.

Neuf groupes de 16 puis 27 appareils repartis entre trois escadres sont mis en oeuvre par l’armée de l’air soit un total de 243 appareils, la proximité technique du 167F et 187F permettant de mélanger les deux appareils. 162 appareils sont donc stockés comme volant de fonctionnement.

Au 1er septembre 1948, 32 appareils ont été perdus par accident, au cours d’exercices ou réformés suite à l’usure. Les appareils en réserve ne sont donc plus que 120, stock jugé suffisant, cet appareil en voie de déclassement devant être remplacés par des appareils plus modernes.

Sur le plan organisationnel, le Glenn-Martin 167F équipe trois Escadres de Bombardement Léger (EBLg) :

-La 39ème Escadre de Bombardement Léger (39ème EBLg) est déployée au Levant avec trois groupes à équipement mixte, chaque GB disposant de deux escadrilles de 167F et une escadrille 187F soit cinquante-quatre Glenn-Martin 167F et vingt-sept Glenn-Martin 187F.

-La 62ème Escadre de Bombardement Léger (62ème EBLg) est déployée en Métropole avec trois groupes à équipement mixte, chaque GB disposant de deux escadrilles de 167F et une escadrille 187F soit cinquante-quatre Glenn-Martin 167F et vingt-sept Glenn-Martin 187F.

-La 63ème Escadre de Bombardement Léger (63ème EBLg) est déployée en Tunisie avec trois groupes à équipement mixte, chaque GB disposant de deux escadrilles de 167F et une escadrille 187F soit cinquante-quatre Glenn-Martin 167F et vingt-sept Glenn-Martin 187F.

Cela nous donne un total en ligne de 162 Glenn-Martin 167F et 81 Glenn-Martin 187F laissant en stock un total de 83 Glenn-Martin 167F et 119 Glenn-Martin 187F soit 202 appareils.

32 appareils ayant été perdus ou réformés (20 167F et 12 187F) et 40 cédés à l’Aéronavale, le stock est tombé à 130 appareils, suffisant alors que cet appareils est en voie de déclassement.

Caractéristiques Techniques du Martin 167F

Type : bimoteur triplace de reconnaissance et de bombardement

Poids : à vide 4890kg maximal 7124kg

Dimensions : Envergure18.69m Longueur 14.22m Hauteur 5.01m

Motorisation : deux moteurs radiaux Pratt & Whitney R-1830-SC-3G de 1065ch entrainant une hélice tripale Curtiss
Performances : vitesse maximale 489 km/h vitesse de croisière 408 km/h Autonomie 1800 à 2800km Plafond pratique 8830m

Armement : quatre mitrailleuses FN de 7.5mm dans le bord d’attaque des ailes, une mitrailleuse de 7.5mm en tourelle dorsale et une autre dans le poste de tir inférieur. 800kg de charge militaire composé de bombes de 10 ou de 50kg.

Caractéristiques Techniques du Glenn-Martin 187F

Type : bimoteur quadriplace de bombardement léger et de reconnaissance

Poids à vide 7253kg en charge 10900kg

Dimensions : Envergure 18.7m Longueur 14.8m Hauteur 4.32m

Motorisation : deux moteurs radiaux Wright GR-2600-A5B 14 cylindres en double étoile de 1700ch chacun

Performances : vitesse maximale 488 km/h à 3540m vitesse de croisière 360 km/h Distance franchissable 1577km

Armement : quatre mitrailleuses de 7.5mm MAC 34 montées dans les ailes, deux mitrailleuses identiques dans la tourelle dorsale et deux mitrailleuses en poste arrière. 910Kg de bombes en soute.