Mitteleuropa Balkans (136) Yougoslavie (24)

Fusils

Mannlicher modèle 1895

Ce fusil austro-hongrois à été mis en service à la fin du XIXème siècle. Exporté dans les Balkans, il va être également utilisé par l’Italie soit via des armes capturées sur le terrible front de l’Isonzo ou cédées au titre des réparations de guerre.

Après le premier conflit mondial il à été utilisé par les pays ayant succédé à la Double-Monarchie mais également la Bulgarie voir des pays extra-européens. La production totale est estimée à 3.7 millions d’exemplaires, un chiffre plus que respectable.

Outre la version standard, une version courte à été mise sur pied pour les chasseurs et autres unités d’élite ayant besoin d’une arme moins encombrante. On trouve également un fusil destiné aux tireurs de précision.

Après guerre, certains fusils furent transformés pour tirer une cartouche plus puissante en l’occurence le 8x56mm. Les armes transformées ont été essentiellement utilisées par l’Autriche et la Bulgarie

Pour résumer ce fusil à été utilisé par l’Autriche-Hongrie, l’Italie, l’Albanie, la Bulgarie, la Tchécoslovaquie, la Finlande, l’Ethiopie (ex-armes italiennes), l’Allemagne, la Grèce, la Hongrie, la Turquie, la Pologne, le Portugal, la Chine, l’Espagne (républicains durant la guerre d’Espagne),la Roumanie, la Russie, la Yougoslavie, la Somalie (ex-fusils italiens).

La Yougoslavie à donc récupéré des Mannlicher modèle 1895 pour armer ses unités d’infanterie à la création de son armée. Ils ont d’abord tiré la cartouche d’origine avant d’être modifié pour tirer la nouvelle cartouche standard de l’armée royale yougoslave à savoir le 7.92x57mm Mauser. Certains de ces fusils furent exportés en Grèce, capturés en 1949 par les allemands qui les rétrocédèrent à leurs unités supplétives. Une façon de boucler la boucle en quelque sorte.

Avec la mise en service des fusils ZB modèle 1924, les Mannlicher modèle 1895 même rechambrés quittèrent peu à peu le devant de la scène mais pas complètement le service, les fusils disposant encore d’un bon potentiel étant soigneusement stockés. Ils sont ressortis lors des manœuvres et surtout lors de la mobilisation générale de 1948.

En théorie ces fusils devaient être une situation transitoire en attendant la livraison de fusils plus modernes mais les retards ont fait que certaines unités de l’armée royale yougoslave ont combattu les italiens, les allemands ou les hongrois avec des fusils vieux de plus de cinquante ans.

Quelques fusils sont parvenus jusqu’en Egypte mais bien entendus ils ont été retirés du service et remplacés par des fusils plus modernes en l’occurence des MAS-36.

Le Mannlicher modèle 1895 était un fusil de conception et de fabrication austro-hongroise pesant 3.78kg mesurant 1272mm de long dont 765mm pour le canon et tirant initialement la cartouche 8x50mmR Mannlicher. A l’aide de clips de cinq cartouches insérés à l’intérieur du corps de l’armé, ce fusil pouvait toucher une cible à 2000m (800m en pratique) avec une cadence de tir de 20 à 25 coups par minute.

Mannlicher-Carcano modèle 1891

Le Mannlicher-Carcano modèle 1891 est une création du lieutenant-colonel Carcano de l’Arsenal de Turin qui s’inspira du système Mauser et pour être plus précis du Mauser modèle 1889 utilisé par l’armée belge.

C’était une arme fiable, son seul point faible étant sa cartouche de 6.5mm qui bien que stable et précise manquait de puissance d’arrêt. Les italiens en étaient conscients mais il faudra du temps pour commencer le passage à la cartouche de 7.35mm, une cartouche à l’utilisation très limitée.

C’est avec ce fusil que la jeune armée italienne va participer à différentes interventions coloniales mais aussi au premier conflit mondial, à la guerre italo-abyssinienne, à la guerre d’Espagne, à l’expédition d’Albanie et bien entendu au second conflit mondial.

Au modèle standard se sont ajoutés une version carabine (Moschetto Mannlicher-Carcano modelo 1938), version plus courte avec un levier d’armement coudé, une petite hausse et une baïonnette repliable sous le canon.

Comme toutes les carabines, le recul est plus violent car l’arme est plus courte. La deuxième version est une version courte à crosse repliable mise au point pour les parachutistes mais sa production à été très limitée.

Ce fusil était toujours en service en septembre 1948 bien que depuis 1943 la décision avait été prise de remplacer le 6.5 par le 7.35mm plus puissant.

Ce fusil va donc participer à son second conflit mondial, étant toujours en service en avril 1954 moins dans l’armée co-belligérante (rééquipée par les anglo-saxons) que dans l’armée du régime pro-allemand largement rééquipée avec des armes saisies lors de l’opération Asche, les armes italiennes les plus modernes étant utilisées par les allemands qui n’avaient qu’une confiance limitée dans les troupes italiennes.

Cette arme à été utilisée également par l’Albanie, la Yougoslavie, la Libye, l’Ethiopie, la Grèce, généralement des armes capturées sur le champ de bataille ou dans l’immédiat après guerre notamment lors de la liquidation dans des circonstances douteuses des surplus militaires.

La Yougoslavie à récupéré des armes de ce type dans le chaos de l’immédiat après guerre en prennant sous son autorité les stocks laissés par l’armée austro-hongroise qui avait capturé des fusils de ce type notamment lors de la déroute de Caporetto.

A la différence du Mannlicher modèle 1895, ce fusil n’à pas été utilisé durablement dans l’armée yougoslave notamment en raison d’une cartouche peu courante et surtout de l’impossibilité de les transformer en 7.92mm. Ces fusils furent soit mis en réserve ou utilisés pour la parade. Son utilisation durant le second conflit mondial par les yougoslaves à été anecdotique.

Le Mannlicher-Carcano modèle 1891 était un fusil de conception et de fabrication italienne pesant 3.9kg à vide mesurant 1290mm de long (780mm pour le canon). Tirant la cartouche 6.5x52mm, il pouvait toucher une cible à 800m avec une cadence de tir de quinze coups par minute sachant que l’alimentation se fait par des magasins de six cartouches.

Mosin-Nagant modèle 1891-30

Le Mosin-Nagant modèle 1891 (et son évolution le modèle 1891-30) était le fusil standard de l’armée russe en 1914 mais aussi de la RKKA en septembre 1939. En juin 1950 lors du déclenchement de l’opération BARBAROSSA il était loin d’avoir dit adieu aux armes.

Tirant les leçons de la guerre russo-ottomane de 1877/1878 la Russie lance en 1882 un programme de mise au point d’un nouveau fusil. Après un processus d’évaluation délicat, le gouvernement russe décide de combiner les éléments du projet du colonel Mosin et ceux du célèbre Léon Nagant donnant naissance au Mosin-Nagant.

La production est assurée par quatre sites, trois en Russie (Tula, Izhevsk,Sestrovyetsk) et le quatrième en France, la Manufacture d’Armes de Chatelleraut (500000 exemplaires).

Cette arme participe à la guerre russo-japonaise puis à la première guerre mondiale, des armes étant même produites aux Etats-Unis. Des armes ayant été capturées par les ennemis de la Russie, certains Mosin-Nagant vont être rechambrés pour tirer des munitions plus famillières à leurs nouveaux propriétaires.

Le fusil participe naturellement à la guerre civile russe et ce dans les deux camps. Il participe ensuite à la guerre de Pologne et enfin à la deuxième guerre mondiale, les nouveaux fusils étant en nombre trop faible pour permettre aux Mosin-Nagant de prendre leur retraite.

La production continuait toujours à cadence réduite quand le second conflit mondial éclate et augmente après juin 1950 pour fournir la quantité colossale d’armes nécessaires à la guerre moderne. On estime à 48 millions le nombre de fusil produits de 1891 à 1956.

Durant le second conflit mondial, le Mosin-Nagant dans ses différentes versions fût utilisé pour les unités régulières, par les partisans mais aussi par les tireurs d’élite. Les allemands ont capturé des armes de ce modèle mais les ont surtout cédés à leurs alliés ou à des unités de recrutement local.

Le second conflit mondial terminé, le Mosin-Nagant dans ses différents versions à été rapidement remplacé par des fusils plus modernes. Ce n’était pas pour autant la fin de sa carrière, le vénérable fusil étant utilisé dans de nombreux conflits en Amérique du Sud, en Afrique et en Asie.

D’autres pays ont mis au point des variantes locales plus ou moins modifiées comme l’Estonie, la Finlande, la Tchécoslovaquie, la Chine, la Hongrie, la Roumanie et la Pologne.

Les autres utilisateurs sont l’Afghanistan, l’Angola (irréguliers), le Bangladesh (irréguliers), la Bulgarie, le Camdodge, Cuba, Egypte, Indonésie (irréguliers), Irak, Laos, Lettonie,Lituanie, Mongolie,Népal,Phillipines (armes américaines), Vénézuela, Albanie, Autriche-Hongrie, Autriche, Ethiopie, Italie (armes austro-hongroises reçues en dommages de guerre), Japon (armes russes capturées), Yougoslavie, l’Espagne (république) et la Turquie sans compter les différents groupes irréguliers alimentés par différents trafiquants.

La Yougoslavie à récupéré des Mosin-Nagant modèle 1891 via les stocks de l’armée austro-hongroise (armes capturées) ou dans l’immédiat après guerre quand des intermédiaires peu scrupuleux vendaient des armes au plus offrant. En ce qui concerne les Mosin-Nagant modèle 1891-30 on ignore comment ils sont arrivés dans les mains yougoslaves.

Rechambrée au calibre 7.92x57mm, cette arme cohabite un temps avec le Mannlicher modèle 1895 et avec le Puska M.1924. Tout comme le modèle 1895, le Mosin-Nagant à été ensuite stocké en réserve pour ressortir en cas de besoin. Néanmoins si la réutilisation de Mannlicher modèle 1895 durant l’opération MARITSA est attestée et documentée, celle des Mosin-Nagant est incertaine et sujette à caution.

Le Mosin-Nagant modèle 1891 était un fusil à répétition belgo-russe pesant 4.06kg mesurant 1302mm de long (dont 800mm pour le canon) tirant la cartouche 7.92x57mm à une distance maximale théorique de 1200m (900m en pratique) à raison de cinq à dix coups par minute sachant que l’alimentation en munitions se faisait soit par des magasins internes de cinq cartouches ou des lame-chargeurs de même capacité.

PUŠKA M.1924

Sous sa désignation yougoslave se cache le fusil FN (Fabrique Nationale d’Armes) modèle 1924, une évolution belge du Mauser Gewehr 98. Sembable au fusil tchèque vz.24, il fût décliné en plusieurs calibres, donnant naissance à une famille de fusils adaptés aux besoins de ses différents clients.

Exporté dans le monde entier il participa à la guerre du Chaco entre la Bolivie et le Paraguay (1932-1935), la deuxième guerre italo-abyssinienne, la guerre civile chinoise, la deuxième guerre sino-japonaise, la guerre de Pologne, la guerre entre l’Equateur et le Pérou et bien entendu le second conflit mondial.

L’armée royale yougoslave fût un utilisateur majeur de ce fusil puisqu’elle l’acheta directement à la Belgique avant de le produire sous licence à l’Arsenal de Kragujevac. Si les fusils achetés en Belgique étaient désignés modèle 1924 ceux produits en Yougoslavie étaient des M.24.

La production se poursuivit en Yougoslavie jusqu’en 1945 et bien que la Yougoslavie n’acheta aucun modèle 1930 un certain nombre d’améliorations ont été intégrées aux M.24 produits en très grand nombre pour équiper les unités d’active et préparer les stocks destinés aux soldats mobilisés en cas de combat.

Le chiffre total de la production est incertain mais il tourne autour de 210000 exemplaires. Le fusil standard de l’armée yougoslave va cohabité avec un fusil étroitement dérivé le Puskha M.1948.

Après la fin de la Campagne de Yougoslavie, ce fusil à accompagné les soldats yougoslaves évacués en Egypte pour permettre la reconstitution de l’armée royale. Ce fusil fût remplacé par le MAS-36 français (en attendant d(hypothétiques MAS-40 qui n’arrivèrent jamais).

Cependant certains tireurs de précision conservèrent leurs M.24. Sur le territoire yougoslave ce fusil fût utilisé aussi bien par les unités appuyant les allemands, les italiens et les hongrois que les maquisards et les partisans. Le second conflit mondial terminé, quelques fusils furent conservés pour la parade et la garde des monuments.

Le PUŠKA M.1924 était un fusil à répétition belgo-yougoslave pesant 4.2kg chargé, mesurant 1100mm de long (dont 590mm pour le canon), tirant la cartouche 7.92x57mm à une distance maximale de 2000m (500m en pratique) à raison de 15 coups par minute sachant que l’alimentation se faisait par des clips de 5 cartouches.

PUŠKA M.1948

Le PUŠKA M.1948 est une évolution du précédent. Contrairement au M.1924 ce projet est 100% yougoslave. Il est lancé en 1941 et à pour objectif d’améliorer la précision et la cadence de tir du modèle 1924. La question de la production et de l’entretien sont également abordées.

Le nouveau fusil est prêt en septembre 1944 après un long processus. Les tests sont menés par la troupe jusqu’au printemps 1945 et se révèlent dans l’ensemble satisfaisants. La production est lancée fin 1945 et va se poursuivre jusqu’en 1949 s’achevant après la sortie de 49000 exemplaires.

Ces fusils vont participer à la campagne de Yougoslavie entre les mains des unités de l’armée royale yougoslave puis dans la guerre entre partisans et forces de répression des M.1948 servant au sein des unités de l’Etat indépendant de Croatie tout comme au sein des unités de maquisards et de partisans.

La carrière du fusil s’est poursuivie après guerre, la production reprennant même à l’Arsenal de Kragujevac, une mesure transitoire le temps qu’un fusil moderne marquant une nette rupture ne prenne le relais.

Ce sera chose faite en 1962 quand la Yougoslavie communiste obtient l’autorisation de produire sous licence l’AK-57. Au totla on estime le nombre de PUŠKA M.1948 produits à 78000 exemplaires.

Des fusils sont encore utilisés pour la parade et la garde symbolique de bâitiments officiels, d’autres ont rejoint les musées tandis que certains ont été transformés en arme de tir sportif.

Le PUŠKA M.1948 était un fusil à répétition de conception et de fabrication yougoslave pesant 4kg chargé, mesurant 1050mm de long (dont 570mm pour le canon), tirant la cartouche 7.92x57mm à une distance maximale de 2000m (6800m en pratique) à raison de 15 coups par minute sachant que l’alimentation se faisait par des clips de 5 cartouches.

MAS-36

MAS 36

La France sort victorieuse du premier conflit mondial avec un gigantesque stock d’armes en calibre 8mm. En ces temps de paix, de pacifisme et de crise économique, rien ne presse pour changer d’arme et de calibre en dépit des défauts de la munition Lebel.

Outre sa surpuissance, la forme de sa cartouche la rend inadaptée à son utilisation par des armes automatiques comme l’avait démontré le calamiteux Chauchat.

L’étude d’une nouvelle cartouche est lancée, la cartouche 7.5×58 avec comme première arme utilisatrice, le fusil-mitrailleur modèle 1924. Suite à plusieurs incidents de tir, la cartouche est modifiée et raccourcie devenant le 7.5×54 modèle 1929C, le fusil-mitrailleur devenant le modèle 1924 modifié 1929.

Après un long processus de mise au point le 17 mars 1936 le fusil de la Manufacture d’Armes de Saint Etienne soit adopté sous le nom de fusil de 7.5mm modèle 1936 plus connu sous le nom de MAS 36.

Les débuts de la fabrication sont très lents et en septembre 1939, seulement 63000 exemplaires ont été livrés aux unités de combat, chiffre qui passe à 430000 à la fin du mois de juin 1940. La production se poursuit pour rééquiper la majeure partie des unités de combat avec son lot de variantes.

On trouve ainsi le MAS 36/39, une version courte, l’équivalent d’un mousqueton destiné à équiper la cavalerie et l’artillerie ou encore le MAS 36 CR à crosse repliable destiné à l’infanterie de l’air.

La production du MAS 36 continua jusqu’en juin 1948 et atteignant le chiffre plus que respectable de 4.5 millions de fusils produits dont une grande partie est stockée pour la mobilisation des unités de réserve.

Quand éclate le second conflit mondial, le MAS-36 est encore en service, le MAS-40 et le MAS-44 étant réservés en priorité aux chasseurs et aux dragons portés des DC et des DLM même si certaines des meilleurs divisions d’infanterie l’ont également reçu notamment la 1ère DIM et la 1ère DINA.

Quand la Yougoslavie remet sur pied son armée la question du fusil se pose. Comme la France s’est chargée de rééquiper l’infanterie yougoslave, Belgrade espère recevoir le MAS-40 mais c’est finalement le MAS-36 qui va rééquiper les fusiliers yougoslaves.

Espérant qu’il s’agit d’une première étape, le gouvernement yougoslave accepte mais jamais les MAS-40 n’équiperont l’infanterie yougoslave. Le MAS-36 va rester en service en Yougoslavie jusqu’à la fin des années cinquante et rapidement mis en réserve pour une potentielle réutilisation ultérieure.

Le MAS-36était un fusil de conception et de fabrication française pesant 3.720kg à vide et 3.850kg chargé, mesurant 1020mm (1290mm avec baïonnette), disposant d’un canon de 575mm. D’un calibre de 7.5mm, il pouvait atteindre une cible à un portée pratique utile de 400m à raison de 10 à 15 coups par minute sachant que l’alimentation se faisait par des magasins internes de cinq cartouches.

Mitteleuropa Balkans (100) Roumanie (30)

Artillerie antiaérienne

TUNUL ANTIAERIAN 2cm Mod. 1938

Le canon antiaérien de 2cm modèle 1938 est un canon de conception et de fabrication allemande plus connu sous le nom de 2cm Flak 38, une pièce d’artillerie légère utilisée en affûts simples, doubles ou quadruples.

Pour les pièces de DCA légère, les allemands sélectionnèrent non pas un ni deux mais trois calibres à savoir 20,37 et 50mm même si dernier connu un dévellopement limité.

A l’origine de ces deux canons de 20mm _le second étant une version améliorée du premier figure le Flak 28_, un canon mis au point à la fin du premier conflit mondial. Mises hors la loi par le traité de Versailles, ces armes furent vendues à la Suisse.

Le Flak 30 à pour origine le Solothurn ST-5, un canon conçu pour la Kriegsmarine qui l’adopta sous le nom de 20mm C/30 avant que Rheinmetall ne produise une version adaptée pour l’armée de terre qui l’adopta sous le nom de 2cm Flak 30.

L’affût était composé de deux roues mais pour le tir, il reposait sur le sol sur une plate-forme qui permettait un tir plus précis car le tir était plus stable.

Seul problème, la cadence de tir 120 coups/minute était faible pour une arme de ce calibre. D’où le lancement du modèle Flak 38 qui affichait une cadence quasiment doublée avec 220 coups/minute avec un poids légèrement plus faible (420 au lieu de 450kg).

Le Flak 38 est mis en service en 1939 et la Kriegsmarine l’adopte également sous le nom du C/38.

2cm Gebirgsflak, version allégée du 2cm Flak 38

Une version allégée destinée aux troupes de montagne et aux parachutistes baptisée Gebirgsflak 38 (2cm GebFlak 38) est également mise au point par Mauser, les performances étant identiques mais le poids nettement plus faible avec seulement 276kg. Les premières pièces sont produites en 1942.

Ces canons de 20mm sont utilisés en affûts simples, en affûts doubles et en affûts quadruples pour améliorer les performances en concentrant davantage de munitions dans un plus petit périmètre.

Ces affûts étaient montés sur des camions et des semi-chenillés, des prototypes de canons antiaériens chenillés étant mis au point en installant un affût quadruple sur un chassis de Panzer III. Les trains blindés étaient également équipés de ces canons.

Outre l’Allemagne, la Finlande, la Lituanie et la Roumanie ont reçu ces canons. L’Armata Regala Romana à reçut 300 pièces commandées en septembre 1940 et livrées à partir de mai 1941, des canons eux aussi connus sous le nom de Gustloff du nom d’un des constructeurs de ces canons.

Ces canons sont remorqués par des véhicules légers mais vont aussi être montés sur des camions pour augmenter leur mobilité même si jamais la Roumanie ne mit en service de véritables canons automoteurs antiaériens. Ce canon à aussi été utilisé comme arme sol-sol en appui de l’infanterie, l’obus de 20mm (20x138R) étant redoutable contre les cibles molles et contre l’infanterie à découvert. Il à été retiré du service en 1961 et remplacé par des canons de 23mm d’origine soviétique.

Caractéristiques Techniques (2cm Flak 38)

Calibre : 20mm (20x138R) Poids : 751 en configuration transport 405kg en position de tir Projectile 0.136kg Longueur du tube : 1.3m (65 calibres) Champ de tir vertical : -20° à +90° Champ de tir horizontal : 360° Cadence de tir maximale : 180 coups/minute en pratique (450 coups théorique) Portée effective : 2697m en tir sol-sol 2134 en tir antiaérien Alimentation : chargeurs de vingt-coups Equipe de pièce 5 hommes protégés par un bouclier de 5mm d’épaisseur.

TUNUL ANTIAERIAN 2.5cm Mod. 1939

Canon de 25mm antiaérien

Sous cette désignation se cache un autre produit de la firme Hotchkiss, le canon de 25mm modèle 1938, canon qui n’allait être adopté par l’armée française qu’en 1940 sous le nom de canon de 25mm CA (Contre-Avions) modèle 1940 soit après plusieurs ventes à l’export comme la Roumanie qui commanda soixante-douze exemplaires en 1939, exemplaires livrés courant 1940.

Ce canon est toujours en service en septembre 1948 et va faire le coup de feu sur le front russe en protégeant les unités de mêlée mais aussi en appuyant l’infanterie en frappant cibles molles et personnel au sol. Peu de canons ont survécu au second conflit mondial et les survivants ont été rapidement envoyés à la ferraille.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 25mm (25x163mm) Poids en configuration transport 1150kg Poids en batterie 850kg Poids du projectile 2.50kg (explosif) 3kg (perforant) Longueur du tube 3m (60 calibres) Champ de tir horizontal 360° Champ de tir vertical -5° à +80° Cadence de tir 260 coups par minute (110 coups en pratique) Portée maximale 1600m en tir antiaérien 2500m en tir sol-sol Alimentation chargeurs de 15 coups Equipe de pièce : neuf hommes

TUNUL ANTIAERIAN 3.7cm Mod. 1939

Le Tunul Antiaerian 3.7cm Mod.1939 est une version produite sous licence par la Roumanie du 3.7cm Flak 36/37, un canon mis au point par la célèbre firme Rheinmetall.

Les premières pièces d’artillerie antiaériennes légères allemandes étaient des canons de 20mm, un calibre modeste mais utilisé par d’autres pays. Néanmoins, les allemands estimèrent ce calibre trop faible pour être efficace, imposant un calibre léger plus important.

Comme la France, les allemands sélectionnèrent le calibre 37mm et dévellopèrent plusieurs modèles.

Le premier est le 3.7cm Flak 18, un canon de 57 calibres qui lui offre une portée maximale de 4800m. Ce modèle est produit en faible quantité, la production étant stoppée dès 1936.

Au Flak 18 succède le 3.7cm Flak 36, un canon semblable au précédent mais la cadence de tir augmentée. Dès 1937, un modèle amélioré baptisé Flak 37 lui succède, ces deux variantes étant les canons de 37mm les plus produits.

Le 3.7cm Flak 43 est le dernier modèle de canon de ce calibre, un canon à la cadence de tir améliorée.

Quelque soit le modèle, ces canons étaient utilisés en affûts simples, affûts doubles et en affûts quadruples, certains étant montés sur des semi-chenillés ou des camions.

La Roumanie va produire 540 exemplaires de ce canon antiaérien, une partie étant utilisée pour défendre les champs pétroliers de Ploesti aux côtés de canons de 75mm. Le reste fût utilisé sur le champ de bataille pour protéger les troupes au sol contre l’aviation soviétique. Ces canons ont été retirés du service au début des années soixante quand des canons plus modernes les ont remplacés.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 37mm (37×263) Poids en configuration transport 2414kg Poids en position 1544kg Poids du projectile 0.742kg Longueur du tube 2.112m (57 calibres) Champ de tir horizontal 360° Champ de tir vertical -5° à +85° Cadence de tir 160 coups par minute (120 coups en pratique) Portée maximale 6585m en tir sol-sol et 4800m en tir antiaérien Alimentation chargeurs de huit coups Equipe de pièce : onze hommes (protégés par un bouclier de 10mm).

TUNUL ANTIAERIAN 4cm Mod. 1930

Sous cette désignation roumaine se cache le célèbre canon de 40mm Bofors, une véritable légende de l’armement puisqu’il suffit de dire «Bofors» pour que l’on sache de quel arme on parle. Ce canon à été mis au point initialement pour la marine suédoise mais cette dernière préféra un canon de 25mm.

C’est donc d’abord à l’export que le canon de 40mm va connaître le succès aux Pays-Bas pour sa version navale et en Belgique pour sa version terrestre. Très vite les commandes vont se multiplier et le Bofors devient une valeur sure de l’artillerie légère antiaérienne.

La Roumanie va produire le canon sous licence avec 665 exemplaires plus 54 exemplaires livrés par les allemands (il s’agissait essentiellement de canons capturés en Pologne et en Scandinavie), des canons utilisés essentiellement sur le front et pour couvrir les grandes villes de Roumanie contre les bombardements soviétiques et alliés. Quelques canons ont survécu au second conflit mondial mais n’ont pas réalisé une très longue carrière.

Caracteristiques Technique

Calibre : 40mm (40x311R) Poids en configuration transport 2400kg en position de tir 1730kg Poids du projectile 0.907kg Longueur du tube 2.24m (56 calibres) Champ de tir horizontal 360° Champ de tir vertical -5° à +85° Cadence de tir maximale 120 coups par minute (90 en pratique) Portée maximale 2800m en tir antiaérien et 4275m en tir sol-sol Alimentation : clips de quatre obus Equipe de pièce : neuf à onze hommes.

TUNUL ANTIAERIAN 7.5cm Mod. 1936/39

Canon antiaérien de 75mm Vickers mis en oeuvre par des artilleurs néerlandais

En 1931 la firme Vickers dévellopa un canon antiaérien d’un calibre inhabituel pour les britanniques à savoir 75mm, un calibre assez courant en revanche sur le continent européen.

C’est l’acte de naissance du Vickers model 1931 qui allait connaître un grand succès à l’exportation puisqu’il fût vendu au Danemark (qui le produisit sous licence), aux Pays-Bas, à la Belgique, à la Lituanie, à la Turquie, au Portugal, à la Suisse, à la Finlande, à la Chine et donc à la Roumanie qui en 1936 acheta la licence pour produire 100 canons, la production se poursuivant jusqu’en 1950 avec la sortie de 450 exemplaires.

Principale pièce antiaérienne medium de l’armée roumaine, le Tunul Antiaérian 7.5cm Mod.1936/39 fût principalement utilisé pour la défense antiaérienne territoriale, protégeant les grandes villes, les centres industriels et naturellement les puis de pétrole et les raffinerie de Ploesti.

Quelques canons ont aussi combattu sur le front russe servant comme c’est souvent le cas avec ce type de pièce à la fois de canon antichar et de canon antiaérien.

A la fin du second conflit mondial il restait quarante-huit canons en service dans l’armée roumaine soit à peine 10% du parc d’origine. Ces canons furent stockés jusqu’en 1975 quand ils furent envoyés à la ferraille sauf quelques exemplaires conservés à titre patrimonial.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 75mm (75x495R) Poids en position de tir 2825kg Poids du projectile 6.5kg Longueur du tube 3.225m (45 calibres) Champ de tir horizontal 360° Champ de tir vertical 0° à +90° Cadence de tir 12 à 15 coups minute Portée maximale 5000m en tir antiaérien 10000m en tir sol-sol Equipe de pièce : onze hommes.

Mitteleuropa Balkans (61) Bulgarie (25)

Artillerie antiaérienne

2cm Flak 30/38

2cm Flak 38

La pièce antiaérienne la plus légère de l’armée allemande était le 20mm, un calibre que l’on peut considérer comme international à la différence du 25mm français par exemple.

A l’origine de ces deux modèles de canons de 20mm figure le Flak 28, un canon mis au point à la fin du premier conflit mondial. Le traité de Versailles ayant interdit à l’Allemagne de dévelloper de nouvelles armes, les bureaux d’études allemands soient vende leurs projets ou alors continue leur dévellopement à l’étranger notamment en Suisse.

Comme les choses ne sont jamais simples, le Flak 30 à également pour origine le Solothurn ST-5 un canon suisse adopté par la Kriegsmarine sous l’a désignation de 20mm C/30 avant que Rheinmetall ne produise une version adaptée pour l’armée de terre qui l’adopta sous le nom de 2cm Flak 30.

L’affût était composé de deux roues mais pour le tir, il reposait sur le sol sur une plate-forme qui permettait un tir plus précis car le tir était plus stable. Seul problème, la cadence de tir 120 coups/minute était faible pour une arme de ce calibre.

D’où le lancement du modèle Flak 38 qui affichait une cadence quasiment doublée avec 220 coups/minute avec un poids légèrement plus faible (420 au lieu de 450kg). Le Flak 38 est mis en service en 1939 et la Kriegsmarine l’adopte également sous le nom du C/38.

Une version allégée destinée aux troupes de montagne et aux parachutistes baptisée Gebirgsflak 38 (2cm GebFlak 38) est également mise au point par Mauser, les performances étant identiques mais le poids nettement plus faible avec seulement 276kg. Les premières pièces sont produites en 1942.

Ces canons de 20mm sont utilisés en affûts simples, en affûts doubles et en affûts quadruples pour améliorer les performances en concentrant davantage de munitions dans un plus petit périmètre.

Ces affûts étaient montés sur des camions et des semi-chenillés, des prototypes de canons antiaériens chenillés étant mis au point en installant un affût quadruple sur un châssis de Panzer III. Les trains blindés étaient également équipés de ces canons.

Outre l’Allemagne, la Finlande et la Lituanie et donc la Bulgarie ont reçu ces modèles de canons et ce à partir de 1937/38 avec une première commande de 250 exemplaires suivit d’une deuxième de 162 exemplaires.

D’autres canons de ce type vont être commandés ce qui fait qu’en septembre 1948 l’armée bulgaire possédait 550 pièces de ce type. La majorité était tractée mais certaines pièces furent installées sur des camions. Ce n’est pas pleinement documenté mais il semble que d’autres canons de ce type ont été livrés durant le second conflit mondial en dépit du fait qu’elles étaient clairement déclassées.

Quand le second conflit mondial se termine l’armée bulgare possède encore environ 120 pièces de ce type, canons utilisées aussi bien pour le tir antiaérien que pour le tir sol-sol. Ces canons de 20mm ont été conservés en réserve, utilisés un temps pour l’entrainement et la formation de nouveaux artilleurs de la nouvelle armée bulgare en attendant l’arrivée de canons d’origine soviétiques.

Le 2cm Flak 30 était un canon léger antiaérien de 20mm de conception et de fabrication allemande pesant 470kg en configuration transport et 364kg en batterie et disposant d’un tube de 65 calibres (longueur : 1.3m) permettant le tir d’un projectile (20x138B) de 0.136kg à une distance maximale de 4800m en tir sol-sol et de 2134m en tir antiaérien à raison de 280 coups par minute (120 en pratique) sachant que l’alimentation se faisait par des chargeur de vingt coups. A noter que l’obus perforant pouvait percer 20mm à 500m (30°).L’équipe de pièce de sept hommes pouvait pointer le canon en site de -20° à +90° et en azimut sur 360°

3.7cm Flak 36/37/43

3.7cm Flak 37

Tous les pays à ma connaissance disposaient d’une DCA légère composée de deux calibres assez proches. Le duo standard était souvent composé du 20 et du 40mm mais d’autres pays préféraient le 25 et le 37mm ou encore le 20 et le 37mm pour l’Allemagne.

L’armée allemande à mis en service plusieurs modèles de canons de ce calibre dont le 3.7cm Flakabwehrkanone 36 (3.7cm Flak 36), une évolution du 3.7cm Flak 18 avec une cadence de tir améliorée. La production est lancée en 1936 mais dès l’année suivante en 1937 un modèle amélioré baptisé logiquement Flak 37 lui succède sur les chaines de montage. En 1943 lui succède le 3.7cm Flak 43.

Quelque soit le modèle, ces canons étaient utilisés en affûts simples, affûts doubles et en affûts quadruples, certains étant montés sur des semi-chenillés ou des camions.

La Bulgarie reçoit en 1943 vingt-sept Flak 36 suivis en 1945 de trente-deux Flak 37 et enfin en 1949 de soixante-douze Flak 43 soit un total de 131 pièces. La Bulgarie aurait voulu plus de canons de ce type mais Berlin n’à pas donné suite à la demande de Sofia probablement pour des raisons politiques.

A la fin du second conflit mondial la Bulgarie possédait encore selon un rapport de janvier 1954 un parc composé de quatre Flak 36, douze Flak 37 et quarante-deux Flak 43 soit un total de 59 pièces ce qui n’était pas négligeable.

Ces pièces ont été mises en réserve au moment du désarmement de l’armée bulgare, stockées jusqu’en 1969 quand décision est prise de détruire ce qui ressemblait à des antiquités militaires impropres à la guerre moderne.

Le 3.7cm Flakabwehrkanone 43 (3.7cm Flak 43) était un canon léger antiaérien automatique de 37mm. Pesant 2000kg en configuration transport, il disposait d’un tube de 57 calibres (longueur du tube 2.109m) permettant le tir d’un projectile d’un poids variant de 0.623 à 0.659 kg à une portée maximale de 6500m (4800m en pratique) à raison de 250 coups par minute (150 en pratique) sachant que l’alimentation se faisait par des chargeurs de huit coups. L’équipe de pièce peut pointer le canon en site de -7°30′ à +90° et en azimut sur 360°

8cm PL kanon vz.37

8cm PL kanon vz.37

Le 8cm PL kanon vz.37 est comme son nom l’indique un canon de conception et de fabrication tchécoslovaque. Autre création de la firme Skoda, ce canon médian fit partie des nombreuses armes capturées par les allemands lors du démantèlement de la Tchécoslovaquie, les pièces capturées étant rebaptisées 7.65cm Flak M 37(t).

Quatre-vingt dix-huit pièces étaient disponibles au moment de la crise de Munich en septembre 1938. La production s’est poursuivie mais le nombre de pièces sorties des usines est inconnue, une partie des archives ayant été détruite durant le second conflit mondial.

La Bulgarie reçoit un certain nombre de pièces durant la Pax Armada en l’occurrence un premier lot de douze pièces suivit d’un deuxième lot de seize pièces et d’un troisième et dernier lot de quatorze pièces soit un total de quarante-deux canons utilisées principalement pour la défense territoriale en Bulgarie mais aussi en Macédoine et en Grèce.

Tout comme les canons de 88mm allemands, les canons tchèques d’un calibre de 76.5mm furent utilisées pour le tir antiaérien mais aussi pour le tir sol-sol avec les résultats que l’on peut aisement imaginer face à des chars ennemis.

A la fin du conflit il restait neuf pièces en état mais avec fort peu de munitions. Voilà pourquoi ces canons ont été rapidement ferraillés, une pièce étant conservée dans un musée à Sofia.

Le 8cm PL kanon vz.37 était un canon antiaérien lourd de 76.5mm de conception et de fabrication tchèque. Pesant 3800kg en position de tir, il disposait d’un tube de 52.8 calibres (longueur du tube 4.04m) perrmettant le tir d’un obus de 8kg (obus encartouché 76.5x346mm) à une distance maximale en tir antiaérien de 11470m à raison de dix à quinze coups par minute. Grâce à un affût cruciforme, l’équipe de pièce pouvait pointer en site de 0° à +85° et en azimut sur 360°

8.8cm Flak 18/36/37/45

Canon de 88mm Flak 36 préservé devant l’ouvrage du Fermont, un ouvrage sérieusement endommagé par les combats du printemps 1949 mais qui fût restauré dans les années soixante pour être transformé en musée et ainsi perpétuer la mémoire des soldats tombés dans les combats sur la Muraille de France.

Comme nous le savons maintenant le traité de Versailles signé le 28 juin 1919 imposait de sérieuses limitations à l’Allemagne sur le plan militaire que ce soit en terme d’effectifs ou en terme d’armement.

Berlin ne pouvait par exemple par développer de nouvelles armes lourdes. Impossible donc de développer de nouvelles pièces d’artillerie antiaériennes. Ces limitations furent rapidement contournées en installant des bureaux d’études à l’étranger (Pays-Bas, Suède, Suisse, Finlande, Espagne……).

C’est ainsi que pour remplacer les canons de 88mm du premier conflit mondial, l’Allemagne installa un bureau d’études de la firme krupp en Suède qui travailla avec la firme Bofors.

Un canon de 75mm fût mis au point mais la Reichswher ne fût pas satisfaite et demandant la prise du projet ce qui permis aux ingénieurs d’aboutir à un canon de 88mm, le 8.8cm Flugabwehrkanone 18, canon qui entra en service à partir de 1933.

Il était toujours en service en septembre 1939 mais commençait déjà à être remplacé par des canons plus modernes, les 8.8cm Flak 36 et Flak 37. Ces deux derniers modèles se distinguaient par leur tube démontable en trois éléments pour faciliter la maintenance et la présence sur le second nommé d’un calculateur.

Les Flak 18, 36 et 37 furent utilisés en campagne par la Heer et la S.S, en emplacements statiques par la Luftwaffe et la Kriegsmarine. Outre la guerre de Pologne, il participa à la guerre d’Espagne où on découvrit à cette occasion son efficacité dans la lutte antichar.

Suite à ces trois modèles les allemands tentèrent de mettre au point l’arme parfaite, l’arme polyvalente capable d’être aussi bonne pour la lutte antichar que pour la lutte antiaérienne. Cela donnait naissance à une arme très complexe, trop complexe pour le temps de guerre.

A rebours des traditions militaires et industrielles allemandes, les ingénieurs de Krupp décidèrent de faire simple, une arme performante mais simple à utiliser, ne nécessitant pas des semaines d’entrainement pour l’utiliser correctement.

Plutôt que de développer une arme polyvalente, ils mirent au point deux modèles, un modèle antichar (Panzerabwehrkanone 45) et un modèle antiaérien (Fliegerabwehrkanone 45) qui partageaient néanmoins un grand nombre de pièces.

Le 8.8cm Flak 45 fût produit en grand série à partir du printemps 1946, la priorité allant à la Flakartillerie de la Luftwaffe, l’équivalent de notre DAT.

La Heer fût servie après ce qui généra rancœurs et jalousies au point qu’il y eut des détournements de matériel, des canons destinés à la Luftwaffe se retrouvant dans la Heer ou la S.S.

Cette situation s’aggrava durant le conflit au point que les convois sortant des usines devaient être escortés pour éviter les détournements !

Outre la version tractée, le 8.8cm Flak 45 fût monté sur des semi-chenillés, des camions, installé sur des positions fixes mais également sur des wagons plats pour assurer la défense du Reich.

La Bulgarie commande vingt 8.8cm Flak 18 en 1936 suivis de soixante-six 8.8cm Flak 36 puis par cinquante 8.8cm Flak 37 et enfin vingt-quatre 8.8cm Flak 45 soit un total de 160 pièces essentiellement destinées à la défense territoriale de la Bulgarie notamment les villes de Sofia, de Burgas et de Varna. Quelques pièces sont utilisées sur les arrières du champ de bataille.

Quand le conflit se termine il reste six Flak 18, douze Flak 36, seize Flak 37 et huit Flak 45 soit un total de quarante-deux pièces qui furent stockées et pour beaucoup démolies dans l’immédiat après guerre faute d’utilité, les soviétiques fournissant à leur nouvel allié bulgare des pièces de 85 et de 100mm.

Le 8.8cm Flak 18 était un canon antiaérien lourd de 88mm pesant 5150kg en batterie et 6861kg en ordre de route et disposant d’un tube de 56 calibres (longueur du tube 4.93m) permettant le tir d’un obus de 9.24kg à une distance maximale de 8000m. L’affût permettait le pointage du canon en site de -3° à +85° et en azimut sur 360°

Le 8.8cm Flak 45 était un canon antiaérien lourd de 88mm pesant 7500kg en batterie et 8790kg en ordre de route et disposant d’un tube de 70 calibres (longueur du tube 6.10m) permettant le tir d’un obus de 9.4kg à une distance maximale de 14700m à raison de 15 à 20 coups par minute. L’affût permettait le pointage du canon en site de -3° à +90° et en azimut sur 360°

Mitteleuropa Balkans (54) Bulgarie (18)

Armement

Armes de l’infanterie (1) : armes individuelles

Pistolets et Revolvers

Comme souvent à l’époque l’armée bulgare disposait de plusieurs modèles de pistolets et de revolvers. Ces armes de poing étaient l’apanage des officiers, des sous-officiers et des servants d’armes lourdes.

En théorie les hommes du rang n’avaient pas le droit à avoir une arme de poing mais des photos et des témoignages montrent que le haut-commandement bulgare faisait preuve d’une grande souplesse dans ce domaine.

La principale arme de poing utilisé par les bulgares était le célèbre Luger P.08, un pistolet automatique reconnaissable entre tous au point qu’il faisait parti des reliques les plus recherchés par les soldats alliés sur le champ de bataille.

Vous pouviez être sur qu’un prisonnier allemand qui possédait encore un P.08 sur lui le perdait rapidement au profit du soldat le fouillant.

Pas moins de 12500 exemplaires de ce pistolet furent livrés à l’armée bulgare à partir de 1912, armée qui l’utilisa jusqu’à la fin du second conflit mondial. En revanche quand l’armée bulgare fût reconstituée sous le régime communiste, le Luger n’eut plus loisir de servir, remplacé par des Tokarev TT.33 et son successeur le Makarov.

Le Luger P.08 était un pistolet automatique calibre 9mm (9x19mm Parabellum) mesurant 222mm de long (dont 130mm pour le canon) tirant une cartouche de 9.8g à une distance maximale effective de 50m à raison de vingt coups par minute sachant que le chargeur comprend théoriquement huit cartouches.

-L’autre pistolet automatique utilisé par l’armée bulgare est une autre arme allemande, le Walter PP. Le modèle original baptisé Walter Polizeipistole (Walter PP) est apparu en 1929 et avait pour fonction première l’équipement des forces de police.

Très vite les armées du monde entier se sont montrées intéressées par ce pistolet de bon facture ce qui entraîna la mise au point de plusieurs modèles comme le Walter PPK (Polizeipistole Kriminal) plus compact pour pouvoir être porté discrètement sous une tenue civile. D’autres modèles ont vu ensuite le jour en fonction des besoins et des désidératas des clients.

L’armée bulgare n’à d’abord utilisé que le Walter PP mais il semble que quelques PPK ont été exportés en Bulgarie pour équiper certaines unités de police notamment celles assurant la protection rapprochée de personnalités menacées.

Le Walter PP pesait 665g à vide et tirait pour l’armée bulgare non pas la célèbre cartouche 9x19mm Parabellum, un calibre et une cartouche devenus pour ainsi dire des standards mais la 9x17mm Short. Mesurant 170mm de long (155mm pour le PPK) dont 98mm pour le canon (83mm pour le canon du PPK), il pouvait toucher une cible à 50m avec pour système d’alimentation un chargeur de sept cartouches.

-Outre ces deux pistolets les soldats bulgares ont utilisé des revolvers et des pistolets automatiques de prise que ce soit le Tokarev TT-33 soviétique, le Webley britannique ou même le SACM modèle 1935S français.

Pistolets mitrailleurs

Le pistolet mitrailleur est apparu à la fin du premier conflit mondial. Il s’agissait à l’époque de résoudre le problème du combat dans les tranchées ou plus que la précision c’était la puissance de feu qui comptait.

Si ce terrifiant conflit se termine avant la mise en service massive de ce que les anglo-saxons appellent une submachine gun en revanche ce concept est largement développé durant l’entre-deux-guerre, rares étant les armées à snober le pistolet mitrailleur.

Cette arme était souvent utilisée par les sous-officiers et les servants d’armes lourdes mais très vite au combat, nombre de soldats notamment en combat urbain n’hésitaient pas à abandonner leur lourd et encombrant fusil pour un pistolet mitrailleur nettement plus maniable.

Sous l’empire austro-hongrois, la firme Skoda était rénomée pour la qualité de ses armes notamment dans le domaine de l’artillerie.

Cette réputation se poursuivit sous l’égide de la République Tchécoslovaque qui continua à faire confiance à ce fabriquant tout en laisser se développer d’autres fabricants comme la Československá zbrojovka akc.spol, installée à Brno. Cette dernière proposa un pistolet mitrailleur à l’armée tchécoslovaque qui l’accepta.

Arme de facture classique la ZK-383 elle se distinguait par la présence d’un bipied en vue d’une utilisation comme mitrailleuse légère ! Ai-je besoin de préciser que cet usage n’aurait été guère concluant au combat……….. .

Outre l’armée tchécoslovaque, cette arme à été utilisée par l’Allemagne (reprise de la production après la disparition de la Tchécoslovaquie), la Bulgarie, la Bolivie, le Brésil, la Roumanie, la Slovaquie, le Venezuela mais aussi différents groupes de partisans et de maquisards qui réutilisaient toutes les armes capturées.

Au sein de l’armée bulgare qui reçut 6500 armes de ce type (sur une production globale estimée 57000 armes) elle était surtout utilisée par les sous-officiers même si au combat on verra quelques fantassins utiliser ce pistolet mitrailleur qui resta en service jusque dans les années soixante-dix, cohabitant avec des armes d’origine soviétique.

Pistolet standard de la Bulgaria Armiya, le ZK-383 était une arme pesant 4.83kg d’un calibre de 9mm (9x19mm Parabellum), mesurant 875mm de long (325mm pour le canon) et pouvant toucher une cible à une distance maximale théorique de 250m (70m en pratique) à raison de 500 à 700 coups par minute (120 coups en pratique) sachant que le chargeur comprend 30 à 40 cartouches.

-Outre ce pistolet mitrailleur tchèque l’armée bulgare à utilisé d’autres armes de ce type que ce soit des armes acquises légalement ou des armes capturées sur le champ de bataille.

Parmi les armes de la première catégorie nous trouvons le MP-34 mais pas l’arme qui vous croyez puisqu’il s’agit d’une armes autrichienne fabrquée par la célèbre firme Steyr. C’est une évolution du MP-18 qui allait être utilisée par la suite par de nombreux pays.

Le traité de Versailles interdisant la production d’armes automatiques (pas d’arme disposant d’un canon de plus de 102mm et d’un chargeur de plus de huit cartouches), la firme Rheinmetall s’exila en achetant la compagnie suisse Waffenfabrik Solothurn en 1929 et entama la production de cette arme sous la désignation de Solothurn S-1-100.

Comme l’usine suisse ne pouvait fabriquer en masse, Rheinmetall acheta la firme Steyr et installa une usine dédiée en Autriche. Fusionnant son usine suisse et son usine allemande, la firme rhénane donna naissance à Steyr-Solothurn Waffen AG.

Le premier client fût la police autrichienne qui mit en service cette arme sous la désignation de Steyr MP-30 avec pour calibre celui standard en autriche à savoir le 9x23mm Steyr. Cette arme allait ensuite connaître un grand succès à l’export avec des calibres adaptés aux besoins des différents clients.

Après la police c’est la Bundesheer, l’armée de la République d’Autriche qui adopta cette arrme sous la désignation de Steyr MP-34 avec pour calibre toujours le 9mm mais avec une munition différente le 9x25mm Mauser.

Après l’Anschluss cette arme fût utilisée par l’Allemagne qui adapta les armes à sa cartouche standard (9x19mm) donnant naissance au MP-34(ö).

La firme Steyr produit cette arme jusqu’au milieu des années quarante, passant à partir de 1944 à la production du MP-40 plus moderne ou du moins moins long et moins coûteux à produire.

Outre l’Autriche et l’Allemagne, cette arme à été utilisée par la Grèce, le Portugal, le Japon, la Bolivie, le Chili, la Chine, le Salvador, l’Ethiopie, le Pérou, la Suède, l’Uruguay, le Venezuela, la Croatie et donc la Bulgarie.

Le nombre d’armes acquis par Sofia est inconnu mais nombre de spécialistes de la question s’accordent sur une fourchette comprise entre 2500 et 4000 armes qui tiraient les mêmes cartouches que le ZK-383 pour d’évidentes raisons de communauté logistique.

Son utilisation fût identique mais contrairement au ZK-383, la MP-34 fût retirée du service dès la fin du second conflit mondial.

Le MP-34 était un pistolet mitrailleur pesant 4.25kg à vide et 4.48kg en ordre de combat, mesurant 850mm de long (dont 200mm pour le canon), d’un calibre 9mm tirant la cartouche 9x19mm Parabellum. D’un portée maximale pratique de 150 à 200m, cette arme pouvait tirer en théorie jusqu’à 600 coups par minute sachant que le chargeur contient 20 ou 32 cartouches.

La Bulgarie à également utilisé le Maschinenpistole 40 (MP-40), un pistolet mitrailleur qui marquait une rupture avec les PM précédents dont l’aspect extérieur devait encore beaucoup aux fusils à répétition à savoir un fût en bois et un extérieur soignée.

Le MP-40 utilisait uniquement de la tolle emboutie ce qui faisait sursauter d’horreur les plus conservateurs. Issu du MP-38, le MP-40 fût ensuite décliné dans différentes variantes comme le MP-40/I et le MP-41. Près de deux millions d’armes ont été produites de 1940 à 1954.

Cette arme à été initialement utilisée par les sous-officiers, les servants d’armes lourdes ainsi que les équipages de blindés. Très vite les fantassins vont l’utiliser en combat rapproché et dans le combat urbain. L’évolution du MP-40 au sein de l’armée bulgare est assez similaire.

Cette arme fût utilisée également par la Chine, la Croatie, Chypre, la Tchécoslovaquie (après guerre), la France (armes capturées), la Grèce, le Guatemala (ex-Tchécoslovaquie), la Hongrie, l’Indonésie, le Japon, la Norvège, la Pologne, la Roumanie, l’URSS, l’Espagne (copie pirate et quelques exemplaires fournis par l’Allemagne), le Vietnam, la Corée, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis (armes capturées).

Le MP-40 était un pistolet mitrailleur pesant 3.97kg à vide, mesurant 833mm crosse déployée (630mm crosse rentrée) avec un canon de 251mm permettant le tir d’une cartouche de 9x19mm Parabellum. La portée maximale est de 250m (100 à 200m) en pratique avec une cadence de tir de 500 à 550 coups. L’alimentation est assurée par un chargeur de 32 ou de 64 cartouches.

-L’armée bulgare à aussi utilisé des pistolets mitrailleurs soviétiques comme le PPSh-41 mais aussi le MAT-49 et la Sten, ces dernières armes étant capturées sur le front balkanique.

Fusils

-En dépit d’une modernisation de son armement durant la Pax Armada, l’armée bulgare avait encore en septembre 1948 comme fusil standard une arme datant du XIXème siècle en l’occurrence une évolution du Mannlicher M.1895, le fusil standard de l’armée austro-hongroise.

Le calibre initial était le 8mm avec la cartouche 8x50mmR Mannlicher mais très vite d’autres calibres ont été dévellopés pour satisfaire aux demandes de clients étrangers. Même les armes en calibre 8mm furent modifiées pour utiliser une cartouche plus puissante (8x56mmR).

Si le premier client fût l’armée de la Double-Monarchie le fusil à très vite connu le succès à l’export, le premier et plus important client étranger étant l’armée bulgare qui l’utilisa durant les deux guerres balkaniques et les deux conflits mondiaux.

Après la disparition de l’Autriche-Hongrie le fusil à équipé les armées des pays ayant succédé à la Double-Monarchie mais aussi certains anciens pays ennemis comme l’Italie. Des armes ont également été livrées à différents groupes irréguliers.

Outre le fusil standard, le Mannlicher M1895 à été dévellopé en une version courte (Stutzen), en version carabine et en version tireur de précision.

Dans les années trente les fusils furent modernisés par leurs différents utilisateurs comme l’Autriche qui met au point le M95/30 qui utilisait la cartouche 8x56mmR. Ce fusil fût utilisé par la Bundesheer jusqu’à l’Anschluss. Après la dissolution de l’armée de la Deutsche Osterreich, les fusils ne furent pas réutilisés par les allemands mais cédés à la Bulgarie. On trouve également le M95/31 ou 31.M hongrois et le M95M ou M95/24 yougoslave rechambré en 7.92x57mm Mauser.

Le Mannlicher M.1895 et ses variantes va être utilisé également par l’Albanie, la Tchécoslovaquie, la Slovaquie, le protectorat de Bohème-Moravie, la Finlande, l’Ethiopie, l’Allemagne (force de police uniquement), la Grèce, le Kenya, l’empire ottoman, la Pologne, le Portugal, la Chine, l’Espagne, la Roumanie, la Russie,la Serbie, la Somalie et le Yémen.

La Bulgarie va acquérir ses premiers M.1895 en 1898 en important des armes produites d’abord en Cisleithanie puis Transleithanie.

Environ 83000 fusils et 2000 carabines ont été importées par Sofia pour équiper ses troupes. D’autres armes ont été ensuite récupérées et en septembre 1948 l’armée bulgare possédait 225000 exemplaires.

Le Puskha M.95 était un fusil à répétition de 3.78kg mesurant 1272mm de long (765mm pour le canon), tirant la cartouche 8x56mmR à une distance maximale de 2000m (800m en pratique) à raison de 15 coups par minute sachant que l’alimentation se faisant par des clips de cinq cartouches.

L’armée bulgare va également utilisé 73000 Carabiner M.95, la version carabine de cavalerie du M.1895. Cette carabine pesait 3.09kg mesurant 1003mm de long (dont 500mm pour le canon) tirant la cartouche de 8x56mmR à une distance maximale de 1800m (600m pour le canon) à raison de 15 coups par minute, l’alimentation se faisant également par des clips de cinq cartouches soit le même système que le fusil Mannlicher.

-Aux côtés des Mannlicher M.1895 l’armée bulgare va utiliser des fusils allemands en l’occurrence le Karabiner 98K, une version raccourcie du fusil standard de l’armée impériale allemande durant la première guerre mondiale, le Gewehr M.1898, une autre réussite de la maison Mauser.

Ce fusil reste en service dans la Reichswehr mais à partir de 1935 une version raccourcie et modernisée baptisée Karabiner 98K est mise en service. Cette carabine est issue de modèles plus anciens baptisés Karabiner 98a et b.

Es-ce la fin de la carrière du modèle 1898 ? Oui et non puisque le remplacement dans les unités de première ligne va prendre du temps et quand la mobilisation sera entamée en 1948 des unités de création récente recevront des Gewehr modèle 1898 en attendant des armes plus modernes.

Encore que c’est même plus compliqué puisque la variante tir de précision était toujours en service en septembre 1948.

La Karabiner 98K sera l’ultime déclinaison du Mauser modèle 1898. Cette arme qui sera exportée dans différents pays avec un calibre adapté aux désideratas des clients qu’il s’agisse de la Turquie, de la Chine, de la Belgique, de la Tchécoslovaquie, Espagne,Suède, Serbie,Chili ou du Mexique sera toujours en service en septembre 1948.

Arme clairement inférieure au MAS-40 et au MAS-44 elle sera partiellement remplacée au cours du second conflit mondial par des armes plus modernes. Outre la version standard, une version tireur d’élite et pour parachutiste fût également produite.

La production ne cessa qu’en 1953 suite à la destruction de l’usine par un bombardement aérien mais dès 1950 un modèle de guerre dit Kriegsmodell avait remplacé le modèle d’origine, le «modèle de guerre» étant simplifié en supprimant tout ce qui était accessoire et en utilisant des matériaux de moindre qualité ce qui en faisait des armes inférieures.

Outre l’Allemagne et la Bulgarie, cette arme à été utilisée par le Portugal, la Chine, le Japon, la Suède, l’URSS (armes capturées dont certaines allaient se retrouver aux mains des guerilleros vietnamiens et yougoslaves), l’Autriche, la Bolivie, la Croatie, la Tchécoslovaquie, le Danemark, l’Egypte (armes tchèques), la Finlande, l’Irak, l’Italie,le Luxembourg, le Mandchoukouo, les Pays-Bas, la Norvège, la Pologne, le Roumanie, le Salvador, la Serbie, la Slovaquie, la Turquie.

La Bulgarie à utilisé la Karabiner 98K jusqu’à la fin du second conflit mondial au sein des unités de première ligne puis après guerre comme arme de parade et ce jusqu’en 1995 quand il à été remplacé comme arme de parade par des carabines soviétiques SKS.

La Karabiner 98K pesait 3.50kg, mesurant 11110mm de long (600mm) tirant une cartouche de de 7.92mm à une distance maximale efficace de 500m (1000m avec une optique de précision) avec pour système d’alimentation un chargeur interne de cinq coups.

-D’autres fusils ont été utilisés par la Bulgarie mais il s’agissait d’armes capturées dont l’utilisation fût temporaire sur le champ de bataille. Des photos et des témoignages prouvent sans l’ombre d’un doute que les bulgares ont utilisé des Mosin-Nagant modèle 1891/30 soviétiques, des Lee-Enfield Mk 4 britanniques et des MAS-36 et MAS-40 français.

Scandinavie (15) Norvège (15)

Armes et Véhicules

Armes individuelles de l’Infanterie

Pistolets et Revolvers

Nagant M1895

 

-En septembre 1948, l’une des principales armes de poing de l’armée norvégienne est le Revolver Nagant modèle 1895, un revolver d’origine belge, Léon Nagant étant également connu pour avoir participé à la mise au point du fusil standard de l’armée russe, le Mosin-Nagant modèle 1891. Les armes norvégiennes utilisaient comme calibre le 7.5mm comme la Suède.

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Italie (67) Regio Esercito (17)

Fusils

Avant-propos

A la différence de la France, des Etats-Unis et de l’Allemagne, l’Italie ne possédait pas en septembre 1948 de fusils semi-automatiques se contentant de fusils à répétition globalement dépassés, des fusils d’un calibre de 6.5 ou de 7.35mm, une cartouche aux performances proches du 7.5mm français mais disponible en quantités insuffisantes pour permettre le remplacement complet du 6.5mm, une cartouche totalement dépassée.

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