Scandinavie (80) Finlande (18)

Armes de l’infanterie (2) : fusils mitrailleurs et mitrailleuses

Fusils mitrailleurs

-Au cours de la guerre d’Hiver la France fournit des armes à la Finlande, des armes puisés dans un stock prévu pour l’Europe de l’Est. Parmi ces armes figure 5000 fusils mitrailleurs modèle 1915 CSRG, le tristement célèbre Chauchat.

FM CSRG 15 Chauchat-VD-WEB2

Le fusil mitrailleur Chauchat

Mis en service dans l’armée française en 1916, il à également été utilisé par l’armée américaine en 1917/18 en calibre .30. Des Chauchat furent ensuite convertis en calibre 7.65mm pour la Belgique et en 7.92mm Mauser pour la Pologne et la Yougoslavie.

Arme légère d’un poids et d’un encombrement limité, le Chauchat se révéla une arme médiocre pour rester poli en raison de l’utilisation de matériaux de mauvaise qualité, de problèmes de fabrication et de l’inadaptation de la cartouche de 8mm au tir automatique. De plus il s’échauffait très rapidement ce qui faisait qu’on privilégiait le tir semi-automatique et par courtes rafales.

Pas étonnant qu’après la mise au point de la cartouche de 7.5mm la priorité de l’armée de terre française fût la mise au point d’un fusil mitrailleur plus que d’un nouveau fusil. 262000 CSRG (Chauchat Sutter Ribeyrolles et Gladiator soit successivement les deux concepteurs, le directeur de l’usine et l’entreprise produisant majoritairement l’arme) furent produits en trois ans.

Le Chauchat fonctionne par un long recul du canon selon un principe breveté par John Browning en 1900. Il était refroidit par air et comporte un radiateur en aluminium. La crosse, la poignée-pistolet et la poignée antérieure cylindrique sont en bois.

Outre la France le Chauchat à été utilisé par la Belgique (6900 armes), la Grèce (3900 armes), la Pologne (11000 armes) et les Etats-Unis (39000 modèle 1915 et 18000 modèle 1918).

Les finlandais ont utilisé les Chauchat faute de mieux durant la guerre d’Hiver puis durant la guerre de Continuation même si peu à peu le DP Degtyarev l’à remplacé. Quelques dizaines exemplaires étaient encore disponibles en avril 1954 mais ils sont rapidement ferraillés.

Le Chauchat était un fusil mitrailleur de 8mm tirant la cartouche 8x50mm Mauser. Pesant 9kg chargé, il mesurait 1.14m de long dont 470mm pour le canon. Sa portée maximale était de 2000m (630m en pratique), la cadence de tir était de 240 coups par minute avec pour système d’alimentation les caractéristiques chargeurs en demi-lune de 20 cartouches (16 à 19 en pratique).

Lahti-Saloranta M-26 8

Lahti-Saloranta M/26

-Autre fusil mitrailleur utilisé, une arme de conception et de fabrication finlandaise le Lahti-Saloranta M/26, une arme apparue en 1927 et produite à 6200 exemplaires. Conçue par Aimo Lahti et Arvo Saloranta, elle pouvait utiliser des chargeurs de 20 coups ou des chargeurs tambours de 75 coups même si visiblement seul le premier chargeur à été utilisé opérationnellement parlant par l’armée de terre finlandaise.

Cette arme automatique était la principale arme d’appui de l’infanterie et remporta un seul succès à l’export en l’occurrence une commande de 30000 exemplaires pour la Chine mais cette production fût stoppée après la sortie de 1200 exemplaires chambrés en 7.92x57mm Mauser suite à des pressions japonaises

Arme lourde, difficile à entretenir (188 pièces) il reçut le surnom de Kootut virheet (erreurs assemblées) même si il ne s’agissait pas d’une arme ratée, certains soldats finlandais appréciaient sa robustesse et sa fiabilité.

Rapidement on lui préféra le fusil mitrailleur soviétique Degtyarev capturé en très grand nombre au point qu’une version dérivée fût mise au point par les finlandais. Le Lahti-Saloranta M/26 était encore en service en avril 1954 mais il à été rapidement retiré du service dans les unités de première ligne.

Le Lahti-Saloranta M/26 était un fusil mitrailleur fonctionnant par court recul et refroidissement par air, pesant 10.4kg en ordre de combat, d’un calibre de 7.62mm tirant la cartouche de 7.62x54mmR. Mesurant 1109mm de long (500mm pour le canon), il avait une portée maximale de 1400m (400m en pratique) et une cadence de tir de 450 à 550 coups par minute, l’alimentation se faisait par des chargeurs droits de 20 coups ou des chargeurs tambours de 75 coups.

FM Degtyarev 13

fusil mitrailleur Degtyarev

Aux côtés du fusil mitrailleur finlandais on trouvait donc le fusil mitrailleur Degtyarev modèle 1927 soit en version originale le Degtyareva Pekhotnyi modèle 1927 (DP modèle 1927). Cette arme acceptée en 1927 à été finalement mise en service en 1928 ce qui explique qu’en URSS il est connu comme DP-28.

Fonctionnant par emprunt de gaz et refroidit par air, ce fusil mitrailleur reconnaissable entre tous avec son chargeur circulaire de 47 coups monté au dessus de l’arme. Connaissant son baptême de feu lors de la guerre d’Espagne (où il à été évalué au combat), il à été employé lors de la guerre d’Hiver où les finlandais en capturèrent un tel nombre qu’ils purent l’utiliser sans trop de soucis de pièces et de munitions.

Le Degtyarev est aussi utilisée par l’armée chinoise dans le cadre de la guerre civile, dans la guerre sino-japonaise, durant le second conflit mondial et dans la guerre civile d’après guerre (1955-1958).

Certaines armes utilisées par les chinois se sont retrouvées au Vietnam, des Degtyarev DP-27 (ou 28) étant capturés par les français (première guerre du Vietnam 1960-1967) et même par les américains (deuxième guerre du Vietnam 1970-1977).

Comme l’arme était toujours en service en septembre 1948, des fusils mitrailleurs Degtyarev ont été capturés par les allemands, les hongrois et les roumains et réutilisés quand les munitions étaient en quantité suffisante. La Hongrie et la Roumanie l’ont produit après guerre une fois que leurs gouvernements avaient basculé dans l’orbite communiste.

Cette arme à naturellement évolué durant sa longue carrière (qui se poursuit d’ailleurs aujourd’hui en Asie et en Afrique).

On trouve d’abord le Degtyarev DPM, une version modernisée adoptée en 1945 avec un bipied plus robuste, un système de refroidissement amélioré, un système de démontage du canon plus simple.

Une version destinée à l’aviation à également été mise au point (DA = Degtyaryova Aviatsionny) tout comme une version destinée aux véhicules (DT = Degtyaryova Tankoy et son évolution baptisée DTM).

L’ultime version étant le Degtyarev RP-46 qui utilisait des bandes de 150 coups pour augmenter le volume de feu et disposait d’un canon plus lourd pour supporter l’échauffement produit. Au total 1.7 millions de fusils mitrailleurs Degtyarev ont été produits en URSS et à l’étranger (Hongrie et Chine notamment).

La Finlande à utilisé tous les modèles produits par l’URSS et en à dérivé son propre modèle, le Lahti-Saloranta M/50 qui était au début une simple copie avant de prendre sa propre route avec un chargeur différent, un bipied plus solide et un canon lourd facilement démontable. Cette arme à été remplacée au cours des années soixante.

Outre les pays déjà cités, le fusil mitrailleur Degtyarev à été utilisé par l’Afghanistan, l’Albanie, l’Algérie, l’Angola, le Bénin, la Bulgarie, la République Centrafricaine, les Comores, le Congo-Brazzaville, Cuba, l’Egypte, la Guinée Equatoriale, l’Ethiopie, l’Irak, le Laos, la Libye, le Nigéria, la Pologne (unités polonaises de l’Armée Rouge puis nouvelle armée polonaise), les Seychelles, la Somalie, le Sri Lanka, le Soudan, la Syrie, la Tanzanie, le Togo, le Vietnam (groupes irréguliers), le Yemen et la Zambie.

Le Degtyarev DP-27/28 était un fusil mitrailleur pesant 9.12kg à vide et 11.5kg chargé mesurant 1270m de long (1272mm pour le RP-46) dont 604mm pour le canon (605mm pour le RP-46). D’un calibre de 7.62mm et tirant la cartouche 7.62x54mmR, il avait une portée maximale effective de 800m avec une cadence de tir de 550 coups par minute avec une alimentation se faisant avec des chargeurs circulaires (47 cartouches pour la version initiale, 60 cartouches pour les DT/DTM) ou des bandes de cartouches (RP-46).

Mitrailleuses

Comme dans d’autres catégories, l’armée finlandaise va disposer de plusieurs modèles de mitrailleuses. Ce n’est pas une tare en soi mais cela pose évidemment de nombreux problèmes quand ces mitrailleuses ont des calibres différents. Nous allons d’abord parler des mitrailleuses peu présents avant de terminer par le modèle dominant.

Schwarzlose MG 19

Schwarlose

-Parmi les mitrailleuses utilisées par les soldats finlandaises nous trouvons une mitrailleuse issue d’un pays disparu, la Schwarlose la mitrailleuse standard de l’armée austro-hongroise.

L’origine de la présence de ces mitrailleuses dans l’armée finlandaise est peu claire. Il s’agit soit d’achats effectués dans les années vingt ou alors d’armes capturées sur les russes qui les avaient eux mêmes obtenus des austro-hongrois.

Une source est certaine c’est que certaines armes en calibre 6.5x55mm ont été cédées par les volontaires suédois à leur retour au pays au printemps 1940.

En septembre 1948 cette arme était obsolète mais elle était robuste et fiable ce qui fait qu’elle était tout de même appréciée par ses servants qui ne rechignaient pas à la remplacer par une arme plus moderne comme la Maxim voir une mitrailleuse allemande type MG-34 ou MG-42.

Ces armes ont donc participé à la guerre d’Hiver puis pour certaines à la guerre de Continuation mais sans être une arme de première ligne, étant davantage utilisée pour protéger les plots logistiques et pour armer des blockhaus de campagne. Elle à été très logiquement retirée du service à la fin du conflit.

La Schwarlose était une mitrailleuse pesant 41.4kg avec son tripode, utilisant sous les couleurs finlandaises deux calibres (le 6.5mm avec la cartouche 6.5x55mm et le 8mm avec la cartouche 8x50mmR Mannlicher). Mesurant 945mm de long (dont 530mm pour le canon), elle pouvait ticher 400 à 580 coups par minute via une alimentation réalisée par des bandes de 250 cartouches.

Lewis Machine Gun US Marines

Des Marines américains utilisant la mitrailleuse Lewis, une arme reconnaissable entre toutes

-Les finlandais ont également utilisé quelques mitrailleuses Lewis, une arme reconnaissable entre toutes par son large canon et son chargeur tambour monté sur le dessus de l’arme ce qui explique son succès limité ou disons moins important comme mitrailleuse terrestre mais son succès très important pour armer les avions qu’ils soient de chasse, de bombardement ou de reconnaissance.

Cette arme qui fit la fortune de son inventeur, le colonel Lewis (qui du pour cela vendre la licence à la British Small Arms Company (BSA) faut de trouver preneur dans son pays d’origine les Etats-Unis). Les royalties touchées sur chaque arme vendue le mettant à l’abri du besoin jusqu’à la fin de ses jours.

Les finlandais ont utilisé l’arme en deux calibre, celui d’origine le .30.06 (7.7mm) et le 7.62mm, les armes ayant pour origine la Russie qui reçut de nombreuses armes de la par des alliés durant le premier conflit mondial. D’autres armes ont été capturées sur les gardes rouges au court de la guerre civile finlandaise et d’autres encore acquises en profitant des surplus du premier conflit mondial.

Cette arme fût utilisée durant la guerre d’Hiver puis durant la guerre de Continuation même si comme la Schwarlose elle était clairement dépassée. Elle ne fit d’ailleurs pas de vieux os une fois le second conflit mondial terminé.

Quelques unes furent cependant redécouvertes dans des stocks d’unités de réserve en 1977 suite à un grand inventaire provoqué par le scandale de vente illégales d’armes à des groupes terroristes par des militaires finlandais peu scrupuleux. A l’issue de cet inventaire elles furent immédiatement ferraillées pour la plupart mais une poignée fût neutralisée pour pouvoir être exposée sans danger dans des musées.

La Lewis était une mitrailleuse légère pesant 13kg en ordre de combat, mesurant 1280mm de long (670mm pour le canon), fonctionnant par emprunt de gaz et ayant une portée maximale théorique de 3200m (800m en pratique) avec une cadence de tir de 500 à 600 coups par minute, l’alimentation se faisant par des chargeurs tambours de 47 ou de 97 cartouches.

MG08

mitrailleuse MG-08

-La Finlande à également utilisé la Maxim sMG-08, la version allemande de la mitrailleuse inventée par Hiram Maxim. Ce dernier à vendu de nombreuses licences de production à des pays européens, la Vickers modèle 1912 par exemple étant la cousine de la MG-08 de l’armée du Deuxième Reich.

L’efficacité des mitrailleuses allemandes contre les soldats français en pantalon garance et capote bleue aurait pu faire croire que cette nouvelle arme à été accueillie avec enthousiasme par les cadres de l’armée allemande. Ce ne fût pas le cas et les premières armes acquises par l’Allemagne furent payées par l’empereur Guillaume II en personne.

-Ce n’est qu’au début du vingtième siècle que l’Allemagne et la firme Maxim signèrent un accord pour la fabrication de la mitrailleuse Maxim sous licence par l’entreprise Deutsche Waffen und Munitionsfabriken installée à Spandau près de Berlin d’où le nom générique de «Spandau» données aux mitrailleuses allemandes.

-Après plusieurs modèles, le premier modèle standard fût la Schwere Maschinegewehr 08 ou SMG 08. Cette arme solidement construite montée sur trepied fût un véritable cauchemar pour les alliés, stoppant les offensives entre les no-man’s land.

Cette arme dont fût extrapolée un fusil-mitrailleur resta en service après guerre, l’Allemagne comme on l’à vu ne pouvant développer officiellement de nouvelles armes.

-La mise au point de la MG-15 et surtout de la MG-34 provoqua le retrait du service actif des sMG 08 qui étaient encore disponibles dans les dépôts en septembre 1939 et en septembre 1948 en compagnie d’armes polonaises, tchèques et autrichiennes, certaines mitrailleuses ressortant des stocks pour armer les unités de mobilisation faute de MG-34/42 et 45 en nombre suffisant.

La Finlande à récupéré des armes de ce type via les troupes allemandes envoyées pour appuyer les Blancs dans la guerre civile finlandaise et pour faire de l’ancien grand-duché un protectorat allemand, projet qui se fracassa sur la défaite allemande de novembre 1918.

Ces armes ont été utilisées jusqu’au milieu des années trente avant d’être retirées du service et stockées. Certaines ont été ressorties au moment de la guerre d’Hiver mais aussi durant la guerre de Continuation généralement pour entrainement des jeunes recrues en attendant l’arrivée de mitrailleuses plus modernes. Elle à également utilisé une version évoluée baptisée Maxim M/09-21.

La Schwere Maschinegewehr 08 était une mitrailleuse moyenne pesant 62kg en ordre de combat (dont 37.650kg pour l’affût-traineau) d’un calibre de 7.92mm. Mesurant 1170mm de long et 710mm pour le canon, elle tirait 300 à 450 coups par minute via des bandes-chargeurs de 250 cartouches.

La Maxim M/09-21 produite à 1065 exemplaires était une mitrailleuse moyenne servie par cinq hommes. Pesant 58.1kg en ordre de combat (26.5kg pour l’arme, 27.6kg pour l’affût et 4kg pour l’eau.

Fonctionnant par court recul, elle était d’un calibre de 7.62mm en utilisant la cartouche standard russe 7.62x54mmR.

Mesurant 1100mm de long dont 720mm pour le canon, elle pouvait tirer 350 à 580 coups par minute avec une portée maximale théorique de 2700m et de 1000m pour la portée maximale pratique, l’alimentation se faisant par des bandes-chargeurs de 250 cartouches.

-Logiquement la majorité des mitrailleuses utilisées par les finlandais étaient des mitrailleuses russes qu’il s’agisse de la robuste et vénérable Maxim ou de la plus moderne mais pas moins efficace SG-43 Goryunov.

Maxim M1910 26

-La mitrailleuse finlandaise standard en novembre 1939 et encore en septembre 1948 était la Maxim modèle 1910, une arme inventée par Hiram Maxim qui avait eu une volonté humanitaire en créant cette arme alors que la mitrailleuse symbolise la tuerie de masse, l’abominable guerre industrielle qui broie les hommes, les âmes et les consciences.

En effet à l’époque où il créé son arme les soldats meurent davantage des épidémies que des combats et en remplaçant dix fusils par une mitrailleuse on espérait réduire le nombre d’hommes en ligne et donc le nombre de victimes potentielles des épidémies. Ai-je besoin de préciser que cette noble intention est vite tombée en désuétude…… .

Dès 1887 l’arme est testée par les russes mais elle n’est adoptée en raison d’un calibre (4.2 lignes Berdan soit 10.67mm) inadapté pour une arme automatique. En 1893 en revanche les essais avec une arme calibre 3 lignes Berdan (7.62mm) sont réussis mais il faut attendre 1899 pour que des armes soient commandées d’abord à l’usine de Spandau en Allemagne puis à une usine située à Tula en Russie.

La mitrailleuse Maxim est officiellement adoptée en 1903 et l’année suivante la première Maxim est fabriquée en Russie. Cette Maxim modèle 1905 est employée dans la guerre russo-japonaise où elle fait merveille.

A la même époque la Russie achète des mitrailleuses Maxim/Vickers modèle 1906 puis la licence de fabrication. De cette mitrailleuse découle la Maxim modèle 1910 reconnaissable entre toutes avec son affût monté sur roues et un bouclier.

Par rapport à la modèle 1905, le réservoir d’eau est en acier cannelé. Un couvercle sur le canon permet d’y glisser de la neige pour le refroidir. Le dit canon doit être changé tous les 10000 coups.

Robuste et fiable, cette arme est utilisée durant le premier conflit mondial, la guerre civile russe, la guerre de Pologne, la guerre d’Hiver et même durant les premières opérations du premier conflit mondial.

Sa production cesse en Russie en 1943 mais la production de sa remplaçante (la SG-43 Goryunov, la Degtyarev DS-39 ayant été un échec) étant insuffisante elle était encore largement en service lors du déclenchement de l’opération BARBAROSSA par les allemands et de la guerre de Continuation par les finlandais.

Outre l’appui de l’infanterie, la Maxim M1910 était utilisée comme arme antiaérienne avec des affûts quadruples souvent montés sur camion, à bord des avions mais aussi à bord des navires de la marine soviétique.

En dépit de son âge avancé, la M1910 va combattre jusqu’à la fin du second conflit mondial et quelques semaines après la fin de ce terrible, de ce terrifiant conflit les dernières armes encore en service prennent une retraite bien méritée.

Outre les pays déjà cités, la M1910 à été utilisée par l’Autriche-Hongrie, la Bulgarie, la Chine, l’Estonie, la Hongrie, l’Iran, la Corée, la Lettonie, la Mongolie, la Pologne, la Roumanie, l’Espagne, la Syrie, la Turquie et l’Ukraine. Certains pays comme la Pologne ont rechambré l’arme dans un autre calibre.

La Finlande à donc utilisé la M1910 mais aussi la M-32/33, une version modernisée et aux performances accrues du modèle 1910. Ces deux mitrailleuses vont cohabiter durant le second conflit mondial aux côtés de SG-43 Goryunov capturées en nombre important au début de la guerre de Continuation.

Les dernières Maxim ont été retirées du service courant 1956 entièrement remplacées par des SG-43 Goryunov fournies cette fois de leur plein gré par les soviétiques.

La Maxim M1910 était une mitrailleuse moyenne pesant 23.8kg à vide mais 69kg en comptant le poids de la mitrailleuse et de l’affût mais sans les munitions. D’un calibre de 7.62mm et tirant la cartouche 7.62x54mmR, elle mesurait 1107mm de long dont 721mm pour le canon, sa cadence de tir étant de 550 coups par minute, l’alimentation se faisant par des bandes souples de 250 cartouches.

-La Maavoimat à donc également utilisé la remplaçante de la vénérable Maxim en l’occurence la SG-43 Goryunov.

SG-43 Goryunov 2

SG-43 Goryunov

La mitrailleuse Maxim modèle 1910 était une arme efficace, solide, increvable même mais dans le domaine militaire rien n’est éternel et son remplacement est jugé nécessaire au cours des années trente, aboutissant à la Stankovvy pulemet sistemi Goryunova ce qui donne dans la langue de Molière «mitrailleuse moyenne conçue par Goryunov». Comme un hommage à sa devancière la future SG-43 va reprendre l’affût à roues et le bouclier.

Elle à été conçue pour pouvoir être produit en grand nombre. Son canon lourd est facile à changer et peut tenir pendant des tirs prolongés. Le tube est chromé ce qui à deux avantages : limiter l’usure et réduire les besoins en entretien. La SG-43 se distingue aussi par le choix du mode refroidissement, l’ai remplaçant l’eau.

Outre l’affût à roues, la SG-43 peut utiliser un trépied de conception plus classique et encore plus stable que l’affût à roues. Au cours du conflit une version améliorée du trépied permettra à la mitrailleuse d’être utilisée comme arme antiaérienne.

L’arme est testée intensivement en 1943 avec d’abord des tests officiels puis des essais en corps de troupes dans différents régiments avec douze armes de pré-série. Les essais sont concluants et l’arme est adoptée en novembre 1943.

La production commence presque aussitôt mais suite à un changement de priorité, toutes les Maxim modèle 1910 n’ont pas été remplacées en juin 1950 quand l’Allemagne et ses alliés attaquent.

Globalement néanmoins les unités de première ligne ont perdu leurs vieilles Maxim pour de rutilantes SG-43.

Au cours du conflit une version modernisée est mise en production et donc en service. Baptisée SGM, elle se distingue par un canon plus lourd, plus simple à fabriqué et à changer, un mode d’alimentation permettant d’engager des bandes souples de 500 cartouches contre 200 pour la SG-43.

La SGM va être aussi dévellopée en une version spécialisée adaptée à l’usage à bord des véhicules blindés et des chars, version baptisée SGMT (T = Tankovy).

Durant le second conflit mondial l’arme à été utilisée par l’URSS, par l’Allemagne, la Finlande, la Hongrie, la Roumanie et la Bulgarie. La deuxième guerre mondiale terminée, l’arme est massivement livrée aux pays du bloc communiste comme la Pologne, la Tchécoslovaquie, la Hongrie, la Roumanie, la Bulgarie, l’Albanie en attendant la Yougoslavie.

Si la production cesse en URSS en 1961, elle va se poursuivre jusqu’à la fin des années soixante en Tchécoslovaquie et en Pologne, la Chine produisant l’arme sous licence jusqu’à la fin des années soixante-dix.

Le chiffre exact des SG-43/SGM produit est inconnu mais l’ordre est admis de plusieurs centaines de milliers d’armes. La carrière de la SG-43 s’achève en Russie à la fin des années soixante quand elle est remplacée par une nouvelle mitrailleuse, la PK plus proche de la mitrailleuse polyvalente allemande de la seconde guerre mondiale qu’une mitrailleuse moyenne «classique».

Cette arme à aussi été utilisée par d’autres états pas forcément communistes au sens strict. Ces pays ont soit utilisé cette arme lors des combats de la décolonisation ou ont reçu cette arme dans l’espoir qu’ils adhèrent à l’idéologie en vogue à Moscou.

On trouve ainsi dans cette catégorie l’Afghanistan, le Burundi, la république centrafricaine, Cuba, Chypre, le Congo-Brazzaville et le Congo-Kinshasa (armes chinoises), l’Egypte, l’Indonésie, l’Irak, la Libye, le Mali, la Mongolie, la Somalie, la Syrie, la Tanzanie, le Yémen et le Zimbawe.

La Finlande à donc utilisé cette mitrailleuse comme arme de prise appréciant sa fiabilité et sa robustesse au point qu’Helsinki envisagea de produire une arme dérivée, une sorte de copie pirate mais ce projet n’aboutit pas faute de temps mais aussi parce que les allemands vont fournir à l’armée de terre finlandaise une quantité appréciable de MG-34 et de MG-42.

Après guerre l’URSS à fournit à la Finlande d’autres SG-43 qui vont être utilisées par l’armée finlandaise jusqu’à la fin des années soixante quand elle est remplacée par la mitrailleuse PK plus moderne.

La SG-43 Goryunov était une mitrailleuse moyenne calibre 7.62mm fonctionnant par emprunt de gaz, utilisant la cartouche standard russe 7.62x54mmR. Pesant 13.5kg à vide et 36.6kg avec l’affût mais sans munitions, elle mesurait 1120mm de long (719mm pour le canon) et affichait une portée maximale de 1100mm (théorique 1500mm) avec une cadence de tir de 500 à 650 coups sachant que l’alimentation se faisait par des bandes souples de 200 cartouches.

Durant la Pax Armada les finlandais vont préparer la revanche contre l’URSS avec pour objectif de récupérer les «provinces perdues». Déçus par les démocraties occidentales, les finlandais vont se tourner vers l’Allemagne qui bien que lié par un pacte de non-agression avec l’URSS accepta de livrer des armes pour renforcer l’armée finlandaise.

Cela passa naturellement par la fourniture d’armes automatiques et donc de mitrailleuses. Signe d’une certaine confiance, Berlin décida de fournir non pas des mitrailleuses déclassées comme la MG-15 mais des MG-34 et même de rutilantes MG-42.

MG-34 45

MG-34

La Maschinegewehr modell 34 (MG-34) à été mise au point pour remplacer la MG-15 qui était une bonne mitrailleuse mais largement perfectible.

Les allemands décidèrent également une rupture technique. Jusqu’ici il y avait la mitrailleuse et le fusil mitrailleur.

La première lourde et encombrante était servie par plusieurs hommes et était surtout efficace en phase statique comme durant la première guerre mondiale alors que la seconde servie par un voir deux hommes était très efficace pour accompagner l’assaut même si certaines light machine gun avaient une forte proportion à surchauffer ce qui obligeait les soldats à modérer leur tir ce qui n’était pas toujours simple à faire dans le feu de l’action.

Les allemands décidèrent de développer une arme polyvalente pouvant servir de fusil mitrailleur avec bipied et de mitrailleuse moyenne avec un trépied. Un double système d’alimentation permet d’utiliser soit des chargeurs tambour double de 75 cartouches (déjà utilisés par la MG-15) ou un système de bandes de 50 coups qui pouvaient être liées pour augmenter l’alimentation en munitions.

-Cette nouvelle mitrailleuse rencontra un succès immédiat même si sa fabrication prenait du temps et était très coûteuse. Le coût était aggravé par un trépied complexe et par une multitude d’accessoires certes conçus dans une bonne intention mais qui étaient semble-t-il superflus. Elle connu son baptême du feu en Espagne où elle fût utilisée par la Légion Condor et par les nationalistes du général Franco.

Des variantes furent rapidement développées avec la MG-34m (appelée également MG-34 Panzerlauf) destinée à servir d’arme coaxiale sur les chars et les véhicules blindés, les MG-34s à canon plus court et uniquement pour le tir automatique avec une cadence de tir moins élevée pour réduire la dispersion.

Si la première arme fût produite en grande quantité (d’autant que la MG-42 n’était pas adaptée au montage coaxial), la seconde fût produite dans une quantité limitée, la MG-39/41 et prototype de la MG-42 se révélant nettement plus prometteuse.

La MG-34 servit également de base au développement d’une nouvelle mitrailleuse destinée à l’aviation, la MG-81 (ainsi que sa variante double la MG-81Z), mitrailleuse destinée à remplacer la MG-15.

La Finlande va recevoir plusieurs milliers de MG-34 qui va être utilisé dans les unités de première ligne mais aussi à bord des blindés et dans certains blockhaus.

La Maschinegewehr modell 34 était une mitrailleuse polyvalente pesant 11.5kg mesurant 1219mm de long dont 627mm pour le canon. D’un calibre de 7.92mm, elle pouvait tirer 800 à 900 coups par minute avec un double système d’alimentation (bandes de 50 cartouches ou double chargeur-tambour de 75 cartouches).

-La MG-34 était une arme excellente mais cette excellence se payait au prix d’une sophistication et d’un coût trop important pour être produite en très grande quantité, une obligation pour le temps de guerre aux contraintes bien différentes du temps de paix.

Les allemands cherchèrent donc à mettre au point une mitrailleuse efficace mais que l’on pouvait fabriquer plus rapidement et à un coût moindre. On s’inspira des méthodes de fabrication du MP-40 (estampage) et on bonifia le mode de fonctionnement de la MG-34 en exploitant les modes de fonctionnement de mitrailleuses tchèques et de projets polonais.

MG-42 2

MG-34 et MG-42

-Tout cela aboutit à la MG-39/41, version de pré-série de la Maschinegewehr modell 42. Cette arme à servit essentiellement dans l’infanterie mais à également servir sur les positions fortifiées en affût double et pour la défense antiaérienne avec deux ou quatre mitrailleuses pour la défense antiaérienne à basse altitude pour protéger les terrains d’aviation.

Cette arme très efficace donna ultérieurement naissance à la MG-45, un modèle amélioré à la cadence de tir plus élevée. Extérieurement, elle était identique à la MG-42.

La Finlande à reçut des MG-42 en 1947/48 puis en 1950 peu avant le début de la guerre de Continuation. Le nombre est incertain, les sources donnant entre 12500 à 25000 exemplaires de cette arme surnommée la «Scie sauteuse» par les soldats alliés. Les MG-34 et MG-42 ont été retirées du service à la fin des années cinquante.

MG-42 3

La Maschinegewehr modell 42 était une mitrailleuse moyenne pesant 11.5kg comme sa devancière, mesurant 1220mm de long (530mm pour le canon). D’un calibre de 7.92mm, elle pouvait tirer jusqu’à 1500 coups par minute avec une alimentation assurée par des bandes de 50 coups.

22-Armée de terre : armement et matériel (4)

NdA Suite à un compliment de Schmit Pit qui m’à fait remarqué que j’avais oublié de poster une partie sur l’armement de l’infanterie française je profite de cette « semaine blanche » pour poster cette partie.

Fusils

Préambule

Quand éclate le premier conflit mondial, le fusil standard du poilu est le Lebel modèle 1886 modifié 1893, un fusil tirant la cartouche de 8mm. Le Lebel qualifié par sa longueur de «canne à pèche» devait être rechargé cartouche par cartouche dans un magasin tubulaire alors que le soldat allemand dispose du fusil Mauser qui peut recevoir d’un seul coup cinq cartouches soit une puissance de feu inférieure.

Lire la suite

Benelux (57) Belgique (18)

Armes de l’Infanterie (2) : fusils mitrailleurs, mitrailleuses et mortiers

Fusils mitrailleurs

Les mitrailleuses du premier conflit mondial étaient des armes d’une mortelle efficacité mais cette efficacité se payait avec un poids qui la rendait impropre à accompagner les troupes à l’assaut des tranchées ennemies. D’où l’idée d’inventer une sorte de mitrailleuse légère pouvant faire baisser la tête de l’ennemi.

Lire la suite

URSS (69) Armée de Terre (17)

Les armes de l’Armée Rouge (2) : armes collectives de l’infanterie

Fusils mitrailleurs

Fedorov_Avtomat

Fedorov Avtomat.JPG

Le fusil automatique Fedorov est un peu l’équivalent russe du Browning Automatic Rifle (BAR) américain à savoir une arme hybride entre le fusil d’infanterie et le fusil mitrailleur.

Lire la suite

Japon (65) Armée de Terre (5)

Armes collectives de l’infanterie (1) : fusils-mitrailleurs

Avant-Propos

Quand on interroge des gens sur la première guerre mondiale, les premières images qui surgissent sont les tranchées, les barbelés, le no-man’s land balayé par le feu des mitrailleuses, les soldats tués pour des avancées de quelques mètres.

Lire la suite

Etats Unis (115) Armée de Terre (5)

Armement

Armement de l’infanterie (1) pistolets, revolvers et pistolets mitrailleurs

Revolver Colt New Service

Colt New Service 2.jpg
Ce revolver adopté par l’US Army en 1892 est issu du Colt New Navy, revolver adopté en 1889 par l’US Navy.

Lire la suite

23-Armée de terre Ligne Maginot (14)

Les armes du béton : mitrailleuses, canons, fusils-mitrailleurs, mortiers et lance-bombes

Le béton c’est bien, avec du cuirassement c’est mieux mais sans armement, cela ne sert à rien, un obstacle non battu par les feux ne va ralentir l’ennemi que quelques minutes, quelques heures tout au plus.

La Ligne Maginot va donc recevoir un armement puissant même si la non réalisation des canons de 145mm (portée : 30km) va réduire la puissance de la Muraille de France.

Cette puissance ne devant surtout pas être amoindrie, il est décidé de l’équiper d’un armement spécifique pour éviter ce qui c’était passé en 1915 à savoir le désarmement des forts notamment de Verdun qui avait mis en difficulté l’armée française en 1916 lors de l’offensive de février.

L’armement peut être divisé en deux catégories : l’artillerie chargée de missions d’interdiction lointaine et l’infanterie chargée de missions de défense rapprochée, au contact direct avec l’ennemi.

 Les matériels d’artillerie (1) : les matériels de 75mm

En ce qui concerne ce calibre historique de l’artillerie française avec le fameux «75» de 1897, on trouve un total de huit modèles pour casemates et tourelles dont deux réservés aux fortifications du Nord Est.

-Le premier modèle est un canon-obusier modèle 1929 qui dont le tube est dérivé du canon de 75mm modèle 1897 avec un berceau auquel il est relié par un frein de tir et un récupérateur.

Au Nord-Est, ce matériel équipe cinq casemates de flanquement (quatre à trois pièces et une à deux pièces) alors que le Sud-Est dispose de douze pièces et que la Corse dispose de quatre pièces.

La portée maximale à +40° est de 12900m (11000m à +30°) avec une cadence de tir de douze coups à la minute en tir normal, de 24 en tir accéléré, des tests ayant permis une cadence de 36 coups à la minute en séries d’une dizaine de coups.

Portée maximale : 12100m Cadence de tir : douze coups à la minute Longueur du tube : 2.721m Pointage : en direction 45° de chaque côté et en site de -8° à +40° (limité à 30° pour certains casemates)

-Le second modèle est un obusier de 75mm modèle 1932. C’est un matériel à tir rapide et court recul destiné à armer certaines casemates de flanquement. Par rapport au précédent, le tube est raccourci de 30cm ce qui réduit la volée à 0.45m contre 1.50m. Vingt-trois matériels sont livrés entre mars 1933 et mai 1934. Les performances sont semblables à celle du matériel précédent.

Portée maximale : 11900m Cadence de tir : douze coups à la minute Longueur du tube : 2.421m Pointage : en direction 45° de chaque côté et en site de -9° à +40° (limité à 30° pour certains casemates)

-Le troisième modèle est un obusier de 75mm modèle 1932R. Il s’agit d’un matériel à tir rapide et court recul destiné à équiper initialement les coffres flanquants des ouvrages de la fortification permanente puis certains blocs de flanquement.

Il se compose d’un tube de 75mm modèle 1905 raccourci avec une culasse Nordenfeld. Comme les coffres de flanquement ont été abandonnés, seuls neufs matériels vont être livrés pour équiper les ouvrages de Billig, du Hackenberg et du Hochwald.

Il aurait du remplacer le mortier de 75mm modèle 1931 de portée insuffisante. Dans les autres ouvrages (Soetrich, Mont-des-Welches et Schoenenbourg), les casemates prévus ont été remplacés par des tourelles.

Portée maximale : 9200m Cadence de tir : douze coups à la minute Longueur du tube : 1.555m Pointage : en direction 45° de chaque côté et en site de -3° à +35°

-Le quatrième matériel est l’un des deux réservés aux fortifications Maginot implantés dans les Alpes. Il s’agit du canon-obusier modèle 1933 destiné à équiper certains casemates en terrain rocheux.

Considéré comme une excellente arme, il est destiné à équiper les casemates d’action frontale et ne présente aucune volée vulnérable à un coup ennemi. Pour ce qui est de ses caractéristiques techniques, elles sont identiques au modèle 1932 exception faite de sa portée qui est de 12000m.

-Le deuxième matériel spécifique aux ouvrages du Sud-Est est le mortier de 75mm modèle 1931. Construit par l’Atelier de Puteaux, il dispose d’un tube très court tourillonnant à la bouche et monté sur un affût poutre. Trente exemplaires de ce matériel destiné à battre les défilements aux abords des ouvrages. Un projet de mortier sous tourelle à été abandonné et remplacé _uniquement en Alsace-Lorraine_ par les tourelles de 75mm modèle 1932R.

Portée maximale : 5900m Cadence de tir : douze coups à la minute Longueur du tube : 1.371m Pointage : en direction 45° de chaque côté et en site de -5° à +35°

-Le canon-obusier de 75mm modèle 1933 sous tourelle est en fait un canon-obusier modèle 1929 raccourci de 30cm et utilisé en jumelage de deux tubes avec des caractéristiques techniques identiques. Au total vingt et un tourelles ont été installées, seize dans le Nord-Est et cinq dans le Sud-Est.

Portée : 11900m Cadence de tir : 26 coups par minute par tourelle Longueur du tube : 2,421m Pointage en direction : 360° en site -2° à +40°

-Le canon-obusier de 75mm modèle 1932R en tourelle est identique à son homologue en casemate. Vingt-quatre canons en douze tourelles ont été installés dans le Nord-Est

-Le canon-obusier de 75mm modèle 1905R est une version modifiée/modernisée de ces tourelles installées sur les forts de la génération précédente. Une seule tourelle à été installée, tourelle dont l’angle de tir est passé de +12°45′ à +30°.

Portée : 8200m Cadence de tir : 20 coups par minute par tourelle Longueur du tube : 1.555m Pointage en direction : 360° en site 0° à +30°

Pour ce qui est de munitions, on trouve des obus explosifs, des obus de rupture, des obus à balles ou encore des boites à mitraille. Généralement, la proportion est de 25% d’obus à balles, 70% d’obus explosifs, 3% d’obus de rupture et 2% de boites à mitrailles.

Les matériels d’artillerie (2) : matériels de 135 et de 81mm

Tourelle de 135mm à éclipse

Tourelle de 135mm à éclipse

-Le lance-bombes de 135mm modèle 1932 est une arme spécifiquement étudié pour la fortification pour être utilisé indifférement sous casemate ou sous tourelle. Il se compose d’un tube très court de 1.145m avec une culasse à coin, à déplacement horizontal, l’ouverture étant automatique et l’affût est à sélette.

Ce système ayant été long à mettre au point, il à été installé sur la Ligne Maginot à seulement quarante-trois exemplaires, neuf en casemates (7 dans le Nord-Est et 2 dans le Sud-Est) et trente-quatre en tourelles (32 dans le Nord-Est et 2 dans le Sud-Est).

Portée : 5600m Cadence ce tir : 6 coups/min (casemate) et 2 coups/min (tourelle) Longueur
du tube : 1.145m Pointage : en direction 360° en tourelle 45° en casemate 0 à +40° en site
pour les lance-bombes en casemate et +9° à +45° pour les lance-bombes en tourelle

-Comme les différentes pièces de 75mm, le mortier de 81mm modèle 1932 est dérivé d’une  arme existante en l’occurence le mortier Stokes-Brandt modèle 1927-31. Son tube est cependant lisse avec une portée limitée à 3600m.

Cette arme va être utilisée sous casemate à 86 exemplaires, seulement dix-huit pièces pour le Nord-Est et soixante-huit pour le Sud-Est et sous tourelle à 42 exemplaires en vingt et une tourelles confiées uniquement aux ouvrages du Nord-Est.

mortier de 81mm modèle 1932  jadis installé dans la Ligne Maginot

mortier de 81mm modèle 1932 jadis installé dans la Ligne Maginot

Portée : 3600m Cadence ce tir : 13 coups/minute (casemate) et 26 coups/minute (tourelle, treize par tube) Longueur du tube : 1.575m Pointage : en direction 360° en tourelle 45° en casemate en site 45° (site fixe)

Si les ouvrages du Nord-Est sont équipés de matériels neufs, les ouvrages du Sud-Est, dans les Alpes ont bénéficié de l’appui de matériels anciens issus des forts du 19ème siècle comme le canon de 95mm modèle 1888 sous casemate (portée : 7000m 45° en direction 40° en site) et le canon de 155mm modèle 1877 monté sous tourelle Mougin ou sous casemates.

Les matériels d’infanterie

Le flanquement par feux d’infanterie et la défense rapprochée des ouvrages dévolus aux armements d’infanterie vont, en raison de l’évolution des menaces, se scinder en deux : antipersonnel et antichar.

-En ce qui concerne l’armement antipersonnel, on trouve d’abord le fusil-mitrailleur de 7.5mm modèle 1924/29. Fabriqué par la Manufacture d’Armes de Chatelleraut (MAC), ce fusil-mitrailleur qui à succédé au calamiteux Chauchat va armer les cloches GFM, les caponnières de défense rapprochée, les portes blindées et les blockaus de défense intérieure monté sur créneaux (type A) ou sur rotules (type B) dans les cloches ou les créneaux sous bétons ou encore sur un collier pour les créneaux de porte.

Calibre : 7.5mm Longueur du canon : 50cm Portée pratique : 600m Cadence de tir : 500
coups par minute (200 dans la pratique) Alimentation : chargeurs droits de vingt coups

-La mitrailleuse MAC 31 de 7.5mm est montée en jumelages, des jumelages dit Reibel du nom du général ayant fait adopter cet équipement (16 octobre 1930). Il équipe les cloches de mitrailleuses, les tourelles et les créneaux sous béton, les ouvrages puissants du Nord-Est disposant de 61 tourelles.

Calibre : 7.5mm Longueur du canon : 60cm Portée pratique : 1200m (600m en tir rasant) Cadence de tir : 500 coups par minute Alimentation : chargeurs camenbert de 150 coups

L’action de ces armes à tir tendu est complétée par diverses armes spécialement étudiées pour couvrir les défilements ou les angles morts : les goulottes et les mortiers.

goulotte lance-grenades pour la défense des fossés diamants

goulotte lance-grenades pour la défense des fossés diamants

-La goulotte lance-grenades est destinée à assurer la défense des fossés diamants qui couvrent l’arrière des ouvrages. Les premiers ouvrages sont équipés d’un créneau de pied pour fusil-mitrailleur mais rapidement, une solution moins couteuse est adoptée à savoir un tube d’un mètres de long incliné à 45° qui permet d’envoyer dans le fossé une grenade F1 à bouchon allumeur modèle 1916B

-Il était prévu également un mortier de 60mm modèle 1931 installé dans une cloche lance grenades mais en 1940, ce système est loin d’être au point et seuls les ouvrages CEZF seront équipés de cette arme destinée à battre les angles morts aux abords du bloc.

 Calibre : 60mm Portée : 200 à 1700m Cadence de tir : 15 coups/minute Alimentation : une noria permet de livrer au mortier 25 coups à la minute Angle de tir : +55° à +90° Poids du projectile : 1.1kg

-A la différence du précédent, le mortier de 50mm modèle 1935 à lui équiper les «vieux ouvrages» de la ligne Maginot. Il à ainsi été produit à 1600 exemplaires dont seulement quatorze installés hors cloche, neuf pour la défense des fossés (Nord-Est) et cinq en flanquement de position (Sud-Est).

Calibre : 50mm Longueur du tube : 45cm Poids du matériel : 11kg Portée maximale : 695m
(+20° site fixe) Cadence de tir : 10 à 15 coups par minute

A l’origine, il n’était pas prévu d’armement antichar mais dès 1931, l’évolution des menaces implique l’installation d’obstacles et d’armes spécifiquement conçues pour contrer les blindés.

Cette mise en place ne se fit pas sans mal car la seul façon d’équiper les blocs d’infanterie d’armes antichar était de se priver d’un jumelage de mitrailleuses ce qui réduisait sensiblement la puissance de feu des blocs.

On à donc adopté une position pragmatique avec une alternance selon les besoins entre un canon et des mitrailleuses. Monté sur rails fixés au toit , le canon pouvait tirer depuis l’un des deux créneaux après effacement du jumelage de mitrailleuses.

Deux canons vont être utilisés dans cette position. Le premier est le canon antichar de 47mm modèle 1934. Ce canon de 50 calibres tirait des obus de 1.67kg ou de 2kg (boulets de marine modèle 1902…..) à une distance maximale utile de 1000m où il peut perforer 56mm de blindage (les premiers Panzer III avaient 15mm de blindage) à raison de vingt coups par minute. Il peut pointer en hauteur de -15° à +10° et en direction sur 45° à droite et à gauche.

Le second est le canon antichar de 37mm modèle 1934. Ce canon de 47 calibres tirait des obus de 0.9kg (boulets modèle 1936) à une distance maximale utile de 1000m où il peut perforer 30 à 40mm de blindage à raison de 20 coups par minute. Il peut pointer en hauteur de -15° à +10° et en direction sur 45° à droite et à gauche.

Les canons antichars de 47 et de 37mm sont destinés à équiper des chambres de tir pour le tir en flanquement mais ne répond pas à la problématique de défense antichar depuis les organes dépourvus de chambre de tir et pour le tir frontal.

On décide d’équiper la Ligne Maginot de canons antichars de 25mm Hotchkiss modèle 1934 en modifiants certains cuirassements pour qu’ils puissent recevoir une version adaptée à la forteresse de ce canon de 25mm déjà adopté par les unités de campagne.

En ce qui concerne les cloches, outre la modification des cloches JM (Jumelage de Mitrailleuses), on trouve des cloches spécifiques appelés cloches AM (Arme Mixte).

En ce qui concerne les tourelles, certaines tourelles d’avant 1914 seron modifiées tout comme d’autres tourelles de mitrailleuses. D’autres seront conçus spéciacelement combinant canon de 25mm et mortiers de 50mm.

Le canon de 25mm modèle 1934 était un canon ayant un tube allant de 1.00m (tourelles et cloches avec mitrailleuses) à 1.50m (tourelle AM) en passant par 1.18m pour les cloches AM. Il tire des projectiles de 0.320kg à une distance maximale allant de 500 (cloche) à 800m (tourelle AM).

Au total, les ouvrages de la ligne Maginot (non comptés ceux de la CEZF) vont disposer de douze tourelles à armes mixtes (toutes dans le Nord-Est) et sept tourelles à une arme mixte + mortier de 50mm, elles aussi toutes présentes dans le Nord-Est.

Enfin signalons la présence de mitrailleuses de 13.2mm Hotchkiss modèle 1930 dans les ouvrages des Basse-Vosges ou du Rhin dont on peut douter de l’efficacité antichar sauf contre des véhicules légers.

 

mitrailleuse de 13.2mm Hotchkiss modèle 1930

mitrailleuse de 13.2mm Hotchkiss modèle 1930

22-Armée de terre : armement et matériel (63)

Étuis pour armes de poing et équipement associé au fusil-mitrailleur

Comme dans les autres domaines, il existe différent type d’étuis pour arme de poing, certains récents, d’autres plus anciens sans oublier les anciens modèles adaptés à une nouvelle arme ou au nouvel équipement modèle 1935.

On trouve l’étui de pistolet automatique modèle 1916 _spécialement conçu pour le pistolet Ruby_, l’étui de pistolet automatique modèle 1916 modifié 1937 (pour s’adapter au grand équipement modèle 1935) et l’étui de pistolet automatique modèle 1937 _conçu pour les PA modèle 1935 A et S_.

Pour ce qui est des révolvers, on trouve un étui modèle 1893 modifié 1909 destiné à toutes les armes sauf la cavalerie qui utilise un étui modèle 1916. Ces étuis sont modifiés pour s’adapter à l’équipement modèle 1935.

Des cartouchières destinées aux pistolets mitrailleurs sont également mises au point.

La mise au point de l’équipement modèle 1935 permet d’unifier l’équipement au niveau du groupe de combat quelque soit la fonction du combattant au sein du groupe de combat.

Auparavant, des effets spécifiques sont mis au point pour adapter tant bien que mal l’équipement ancien modèle au fusil-mitrailleur modèle 1924 modifié 1929 et pour quelques rares unités encore équipées du Chauchat.

Pour le fusil mitrailleur modèle 1915 (nom officiel du Chauchat), on voit l’introduction d’une musette porte-cartouches fabriquée dans le même matériau que celui utilisé pour le havresac en l’occurence de la forte toile. Elle peut contenir quatre chargeurs et une trousse ou huit chargeurs.

On trouve également un havresac pour fusil mitrailleur (BO du 25 mai 1917) qui peut contenir huit chargeurs et une trousse de 64 cartouches ou douze chargeurs. Comme pour la musette décrite plus haut, ce matériel existe en une version pour le Châtellerault modèle 1924 modifié 1929.

Pour le fusil-mitrailleur de la Manufacture d’Armes de Châtellerault, on trouve un havresac modèle 1924 porté par le chargeur de l’arme avec un total de huit chargeurs et par les trois pourvoyeurs qui emportent quatre chargeurs chacun alors que la musette modèle 1924 est portée par le caporal adjoint ou chef de groupe, par le tireur et par le chargeur avec deux ou trois chargeurs dans la musette.

Les cavaliers et les dragons portés utilisent une cartouchière modèle 1924 pouvant transporter deux chargeurs de FM avec les balles vers le bas.

 

On trouve pour toutes les armes des musettes porte-grenades apparues durant le premier conflit mondial. Chaque groupe de combat disposent de deux musettes par groupe de combat d’infanterie, transportées dans les voiturettes à munitions et 80 musettes par régiment de cavalerie, transportées sur la voiture à grenades régimentaire.

Les outils

Devant vivre sur le terrain, les fantassins et les cavaliers embarquent des outils pour creuser, couper et aménager le terrain surtout à une époque où la guerre des tranchées est dans toutes les têtes et où l’un des premiers réflexes du combattant est de s’enterrer. Quand aux hommes du génie, les outils sont leur raison de vivre.

Parmi les outils individuels on trouve la pelle ronde portative modèle 1916, la pioche portative d’infanterie modèle 1916 (qui remplace un modèle antérieur plus petit), la pelle-pioche modèle 1909, le pic à tête portatif, la bêche portative emmanchée, la hache portative à main emmanchée, la hache portative ordinaire emmanchée, la serpe portative et le coupe-coupe sénégalais.

On trouve également une scie égoïne portative, une scie égoïne modèle 1929, une scie articulée modèle 1879 et plusieurs modèles de cisailles portatives.

Le génie utilise un pic à tête, une pioche portative ordinaire, une pelle ronde portative, une hache de parc, une pince à main, un exploseur boulanger et enfin une trousse d’artificier avec tout le nécessaire pour manipuler les explosifs.

Les différents outils sont répartis de la façon suivante au sein de l’infanterie, de la cavalerie et du génie :

-Au sein du groupe de combat d’infanterie, le sergent-chef de groupe dispose d’une cisaille renforcée, le caporal adjoint une hache portative à main, le grenadier VB (puis un voltigeur) une pelle pioche, les quatre voltigeurs disposent de chacun d’une pelle, le tireur FM une bêche, le chargeur une pelle pioche et les trois pourvoyeurs disposent de deux bêches et une serpe.

-Au niveau de la section, l’agent de transmission dispose d’une bêche, l’observateur d’une pelle-pioche et le caporal VB une scie égoïne et un mètre pliant en cuivre.

-Au niveau de la section de commandement de compagnie, le sergent transmissions/renseignements dispose d’une scie égoïne, le sergent comptable dispose d’une cisaille renforcée, le caporal comptable d’une cisaille à main, les quatre agents de transmissions se partagent deux bêches et deux pelles-pioches, un signaleur à une pelle modèle 1916 et son collègue une hache portative à main, un observateur à une pelle modèle 1916 et son collègue une hache portative à main, le caporal d’ordinaire dispose d’une serpe, les quatre cuisiniers se partagent deux pelles modèle 1916, une pioche modèle 1916 et une hache portative ordinaire, le tailleur, le coiffure et l’ordonnance d’un officier monté ont une pelle modèle 1916, le cordonnier une pioche modèle 1916.

-Au niveau de la section de commandement du régiment, les sous-officiers de liaison possèdent
chacun une cisaille à main portative, le sergent téléphoniste une scie égoïne, les quatre caporaux téléphonistes se partagent deux serpes et deux cisailles renforcées.

Les vingt téléphonistes se partagent huit bêches, huit pelles-pioches et quatre haches portatives à main, le sergent radio dispose d’une scie égoïne, les trois caporaux radio se partagent deux serpes et une cisailles renforcée et les onze radios se partagent quatre bêches, quatre pelles-pioches et trois haches portatives à main.
Le sous-officier renfort transmissions dispose d’une cisaille renforcée, les deux caporaux renfort transmissions disposent chacun d’une serpe et les vingt-six soldats renfort transmissions se partageaient onze bêches, onze pelles-pioches et quatre haches portatives à main.

Le sergent signaleur dispose d’une cisaille renforcée, le caporal signaleur une serpe et les quatre signaleurs se partagent deux pelles modèle 16, une pioche modèle 16 et une hache portative à main.

Les deux colombophiles disposent d’une bêche ou d’une pelle-pioche, le sous-officier adjoint OR dispose d’une cisaille renforcée, le sergent observateur dispose d’une cisaille renforcée, le caporal observateur dispose d’une serpe, les quatre soldats observateurs disposent de deux pelles modèle 16, une pioche modèle 16 et une hache portative à main, les six ordonnances d’officier montés se partageant trois pelles modèle 16 et trois pioches modèle 16.

-Au niveau de la section de commandement du bataillon, le caporal adjoint dispose d’une cisaille à main portative, le caporal téléphoniste dispose d’une cisaille renforcée, les cinq téléphonistes se partagent deux bêches, deux pelles-pioches et une hache portative à main.

Le caporal radio dispose d’une serpe, les trois radios se partagent une bêche, une pelle-pioche et une hache portative à main; les quatre signaleurs, les deux colombophiles et les deux coureurs se partagent deux pelles modèle 16, une pioche modèle 16, deux bêches, deux pelles-pioches et une hache portative à main.

Le sergent renseignement dispose d’une cisaille renforcée, les quatre observateurs se partagent deux pelles modèle 16, une pioche modèle 16 et une hache portative à main; les deux cuisiniers disposent pour l’un une pelle modèle 16 et une hache portative ordinaire; le caporal manutentionnaire dispose d’une serpe, les quatre manutentionnaires se partagent trois pelles modèle 16 et une pioche modèle 16; les quatre sous-officiers en réserve disposent chacun d’une cisaille renforcée et les dix caporaux en réserve se partagent cinq haches portatives à main et cinq pioches modèle 16.

-au sein du groupe de combat (monté) de cavalerie, tous les cavaliers possèdent une pelle-pioche, quatre hommes disposant d’un second outil.

Le brigadier chef d’escouade disposent d’une cisaille à main ou d’une pince universelle; l’un des pourvoyeurs dispose d’une serpe, le brigadier chef de l’escouade d’éclaireurs dispose d’une scie articulée modèle 1879 et l’un des trois éclaireurs dispose d’une cisaille renforcée.

Des pelles portatives du génie, des haches portatives à main et des pioches portatives petites sont transportées dans les voitures et peuvent transportées attachés à la selle, les autres outils sont fixés sur le ceinturon au côté droit pour le combat à pied. Les chasseurs d’Afrique et les spahis disposent également de coupe-coupe sénégalais.

-La compagnie de sapeurs mineurs dispose au total de 24 haches portative ordinaire, 16 scies articulées, 8 cisailles portatives modèle 1930, 4 pinces à pied de biche de 0.60m, 48 pelles rondes portative, 48 pioche portative ordinaire, 8 pic à tête portatif modèle 1929, 4 hache à main d’ouvrier en bois, 12 scies égoïnes modèle 1929, 8 tarières, 4 marteaux et tenailles de charpentier, 4 clés à molette de 30mm d’ouverture et pince universelle, 4 masses à tranche avec burin et 4 trousses d’artificier.

-La compagnie de mineurs artificiers dispose au total de 24 haches portatives ordinaires, 1é scies articulées, 8 cisailles portatives modèle 1930, 4 pinces à pied de biche de 0.60m, 4 pistolets de mine de 0.70 et curette de 0.70m, 44 pelles rondes portatives, 44 pioches portatives ordinaires, 8 pic à tête portatif modèle 1929, 4 hache à main d’ouvrier en bois, 12 scies égoïne modèle 1929, 8 tarières, 4 marteau et tenaille de charpentier, 4 clé à molette de 30mm d’ouverture et pince universelle, 4 masses à tranche avec burin et 12 trousses d’artificier.

-La compagnie de sapeurs pontonniers dispose au total de 24 haches portatives ordinaires, 1é scies articulées, 8 cisailles portatives modèle 1930, 4 pinces à pied de biche de 0.60m, 40 pelles rondes portatives, 40 pioches portatives ordinaires, 8 pic à tête portatif modèle 1929, 8 hache à main d’ouvrier en bois, 16 scies égoïne modèle 1929, 12 tarières, 8 marteau et tenaille de charpentier, 8 clé à molette de 30mm d’ouverture et pince universelle, 4 masses à tranche avec burin et 4 trousses d’artificier.

Le matériel de campement

A part l’équipement apparu avec le modèle 1935, tous les effets décrits dans ce chapitre étaient déjà en service avant 1914, ou depuis la fin de la première guerre mondiale pour la boite à vivres.

Outre le matériel individuel, on trouve du matériel collectif comme une gamelle de campement (deux par groupe de combat), une marmite de campement (deux par groupe de combat), un sceau en toile (deux par groupe de combat), un moulin à café (un par section), une lanterne pliante (une par section), un couteau à conserves (un pour trois hommes), une brosse à habits, une brosse à laver et une brosse à chaussures pour trois hommes.

-On trouve ainsi des sacs et sachets pour vivres en différents modèles plus ou moins grand avec un sac à distribution, un sachet à vivres collectifs (artillerie), un sachet à pain de guerre et un sachet pour vivres de réserve.

-On trouve également une serviette (60x70cm), un seau en toile apparu en 1876 avec une hauteur de 30cm pour un diamètre extérieur de 23cm. Pour le campement, on trouve des lanternes pliante système Montjardet fabriquée en fer blanc et lucarnes en mica.

-Pour le campement, les hommes disposent d’un morceau de tente individuelle modèle 1897. Cela permet de réaliser un abri de fortune mais pour réaliser une vraie tente pour six soldats, il faut six toiles (quatre pour le toit et deux pour les portes). Une tente individuelle apparaît en 1935 mais ce nouveau modèle est quasiment identique à son devancier.

-Les soldats bénéficient également d’une demi-couverture de campement (couvre-pieds) est destiné à protéger la partie de l’homme qui n’est pas abritée par la capote d’où le nom de couvre-pieds. Elle mesure 180 sur 135cm en laine marron.

-Pour les repas, les hommes disposent de gamelle individuelle modèle 1852 _remplacée progressivement par une gamelle modèle 1935_, un quart ou tasse modèle 1865 qui accompagne le bidon de deux litres modèle 1877 et le quart modèle 1935 qui accompagne la marmite modèle 1935.

-Pour boire, le bidon de deux litres modèle 1877 défini pour les troupes d’Afrique et généralisé pour tous en 1915. Un nouveau bidon modèle 1935 apparaît avec le nouvel équipement pour remplacer son ainé.

-On trouve la gamelle et marmite pour quatre hommes (bouthéon) et un moulin à café filtre klepper modèle 1866 et une boite à vivres de réserve apparue en 1918.
Cette dernière contient la ration de réserve qui se compose 450 grammes de pain de guerre, 80 grammes de sucre, 36 grammes de café torréfié en tablettes, 175 grammes de chocolat en tablette type commerce, 20 grammes de tabac et deux boites de 300g de viande stockée au fond du havresac. On trouve également un peu d’alcool (thé pour les nord-africains, café et sucre pour les indigènes).

L’allocation normale est de deux rations sauf dans l’infanterie qui reçoit une ration et un repas composé de 200 grammes de pain de guerre, 300 grammes de viande en conserve et 125 grammes de chocolat.

-Les soldats bénéficient également d’une trousse garnie pour des travaux de couture, un sac de petite monture pour les travaux de cirage avec tout le matériel nécessaire.