Italie (86) Regia Aeronautica (8)

Les avions de la Regia Aeronautica (5) : entrainement et transport

Caproni Ca-100

Caproni Ca.100 4.jpg

Avant l’apparition du Breda Ba-25, le Caproni Ca-100 est l’appareil d’entrainement de base standard de la Regia Aeronautica. Le premier prototype effectue son vol inaugural en 1928 et l’armée de l’air italienne va recevoir 675 exemplaires de ce biplan biplace inspiré du De Havilland DH-60 Moth.

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Italie (81) Regia Aeronautica (3)

Les avions de la Regia Aeronautica (1) : les chasseurs

Avant-propos

Quand éclate la guerre de Pologne en septembre 1939 la chasse italienne est encore largement composée de biplans, des Fiat CR-32 et des Fiat CR-42 autant dire des appareils totalement dépassés, surclassés par le Messerschmitt Me-109, le Hawker Hurricane ou encore le Supermarine Spitfire.

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Italie (71) Regio Esercito (21)

Les Armes du Regio Esercito Italiano (4) : artillerie lourde

Obice 100/17 modello 14 (obusier de 100mm Skoda modèle 1914)

Škoda 100 mm Model 14 mod.19 9.jpg

Comme nombre de pièces d’artillerie, l’obusier de 100mm modèle 1914 était une arme austro-hongroise, un obusier connu initialement sous le nom de 10cm M.14 Feldhaubitze ou obusier de campagne de 100mm modèle 1914, une arme produite par la célèbre firme Skoda, l’Arsenal de la Double-Monarchie.

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Italie (58) Regio Esercito (8)

La deuxième guerre italo-abyssinienne ou la revanche d’Adoua

Prélude

Comme nous l’avons vu plus haut l’Italie une fois unifiée décide de se lancer dans des expéditions coloniales pour une volonté de grandeur mais également une volonté de trouver un échappatoire à la surpopulation rurale, aux problèmes du prolétariat italien.

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Italie (8) Histoire (7)

Marche sur Rome, dictature fasciste et Second conflit mondial (1920-1954)

Un certain Benito Mussolini

Jusqu’à sa mise en minorité et sa mort dans des circonstances troubles en mars 1953 à l’âge de soixante-neuf ans un homme va symboliser l’Italie, le Duce Benito Mussolini.

Mussolini

Né le 29 juillet 1883 à Dovia di Predappio près de Forli en Romagne, Benito Mussolini est issu d’un milieu modeste. Plus tard il se dira «fils du peuple» mais si il n’est pas issu des couches les plus élevées, il n’est pas issu d’un milieu misérable.

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Grande-Bretagne (4) Politique (4)

Une abdication et la politique «d’apeasement» (1936-1940)

-Comme les opinions publiques des autres pays européens, l’opinion publique britannique est traumatisée par le premier conflit mondial qui plus que jamais doit être la «Der des Der»

-Aussi quand les nazis arrivent au pouvoir et commencer à montrer leurs muscles, les différents gouvernements britanniques préfèrent jouer l’apaisement plutôt que de risquer une épreuve de force qui risquerait de conduire l’Europe à un nouveau conflit dramatique.

-Dès 1935, un accord naval anglo-allemand est signé, validant le réarmement de la marine allemande à un niveau qui ne peut menacer la supériorité britannique mais qui pourrait à terme poser des problèmes.

-Les clauses du traité de Versailles sont dénoncées les unes après les autres par Hitler mais le gouvernement britannique se contente de protestations verbales vues par les allemands comme autant de preuves de faiblesse. C’est la tristement célèbre politiquement de l’apeasement incarnée par le premier ministre Neville Chamberlain.

-En août 1938, seulement six mois après l’Anschluss, l’Allemagne jette son regard menaçant sur la région des Sudètes, l’ouest de la Tchécoslovaquie, une région peuplée d’une importante minorité de langue allemande qui n’avait jamais appartenu à l’Allemagne mais qui jusqu’en 1918 était sous souveraineté austro-hongroise.

-La guerre semble proche mais est évitée par une nouvelle reculade de Paris et de Londres qui au mépris d’accords avec Prague participe à un premier dépeçage.

Edouard Daladier en 1924

Edouard Daladier en 1924

Si Daladier semble sans illusions («Les cons si ils savaient» à la foule l’acclamant à son retour au Bourget), Chamberlain prétend avoir «amené la paix pour notre temps» ce qui lui vaut cette saillie sarcastique de Churchill «Vous aviez le choix entre le déshonneur et la guerre, vous aurez le déshonneur et vous aurez la guerre» ce qui se produit un an plus tard avec la guerre de Pologne.

-Ce conflit se termine brutalement par l’assassinat d’Hitler le 9 novembre 1939, le conflit se terminant officiellement le 15 décembre 1939 quand le vieux kaiser Guillaume II rappelé d’exil par le triumvirat Himmler-Goering-Borman annonce la fin du conflit.

Martin Borman

Martin Borman

-Reste à régler le sort de la Pologne partagée au titre du pacte germano-soviétique entre Berlin et Moscou.

-L’ancien Kaiser propose la réunion d’une conférence internationale à Coblence pour décider du sort final de la patrie de Chopin.

-Cette conférence organisée du 27 au 30 décembre 1939 fût une conférence pour la forme car avant toute discussion sérieuse sur les frontières ou d’éventuelles réparations, les alliés exigent l’évacuation du territoire polonais de toutes les forces étrangères, le maintien de l’ordre devant être assuré par une force internationale composée de soldats espagnols, irlandais, argentins et suédois.

-Suite à l’échec de cette conférence, Paris et Londres reconnaissent officiellement le gouvernement polonais en exil, gouvernement installé à Nantes.

Allemagne (67) Armée de Terre (24)

WAFFEN S.S
D’une force de protection à une force de combat : une brève histoire de l’ordre noir

Les S.S ou Schutz Staffel (échelons de protection) voit le jour le 9 novembre 1925. Ils sont recrutés au sein du parti nazi pour servir de force de sécurité interne au profit notamment d’Adolf Hitler, le chef du parti nazi.

A l’origine de la Waffen S.S (littéralement S.S de combat) figure la sélection de 120 hommes en mars 1933 par Sepp Dietrich pour former le Sonderkommando Berlin, cette force atteignant 800 hommes en novembre devenant le Leibstandarte Adolf Hitler (LAH) chargée de la sécurité du leader nazi, l’unité étant rebaptisée Leibstandarte SS Adolf Hitler (LSSAH) en avril 1934.

1935 Adolf Hitler passe en revue sa garde personne, la LSSAH (Leibstandarte S.S Adolf Hitler)

1935 Adolf Hitler passe en revue sa garde personne, la LSSAH (Leibstandarte S.S Adolf Hitler)

Le poids était cependant insignifiant par rapport aux S.A dont le poids numérique était nettement plus important.

L'Oberstgruppenführer S.S Sepp Dietrich commanda la S.S quand Himmler devint Führer et Heydrich chancelier

L’Oberstgruppenführer S.S Sepp Dietrich commanda la S.S quand Himmler devint Führer et Heydrich chancelier

Bien que certains S.S étaient issus des S.A, les deux organisations étaient rivales ce qui explique que l’un des chefs des S.S, Sepp Dietrich fût le bras armé de la purge sanglante du 30 juin 1934, la tristement célèbre «nuit des longs couteaux» qui élimine des ennemis politiques des nazis mais également de vieux camarades comme Ernst Röhm, le chef des S.A.

Ernst Röhm une des victimes de la "Nuit des Longs Couteaux"

Ernst Röhm une des victimes de la « Nuit des Longs Couteaux »

L’élimination des S.A permet aux S.S de s’imposer comme la principale force de sécurité de l’appareil d’état nazi.

En septembre 1934, une branche militaire de la S.S est mise sur le pied, le S.S-Verfügungstruppe (SS-VT), cette branche assurant le recrutement de leurs troupes mais dépendant de l’Oberkommado der Wehrmacht (OKW) pour la fourniture d’armement et l’entrainement.

Deux nouveaux régiments sont créés par la suite, des régiments baptisés S.S Germania et S.S Deutschland. Ces trois régiments sont les premières unités de combat de la Waffen S.S.

Peu à peu l’ordre noir prend son autonomie, des écoles de formation sont mises sur pied (SS-Junkerschule Bad Tölz et Braunschweig) et en 1936, le Lieutenant General Paul Hausser est nommé inspecteur de la SS-VT avec le grade de Brigadefuhrer.

Des éléments de la SS-VT participent à l’Anschluss et à l’occupation des Sudètes. Ces opérations n’ayant pas débouché sur des combats, la SS-VT ne peut pas se faire les dents avant le déclenchement de la guerre de Pologne.

Quand le conflit éclate, la SS-VT dispose de quatre régiments, le régiment «Der Führer» ayant été recruté en Autriche après l’Anschluss et encore en formation quand la guerre éclate. Ces unités placées sous le commandement de l’armée pour des opérations de sécurité qui démontrèrent le faible niveau de la SS-VT qui s’illustra davantage par ses crimes de guerre que par son talent au combat.

Sepp Dietrich décorant des hommes de la S.S Leibstandarte

Sepp Dietrich décorant des hommes de la S.S Leibstandarte

Le conflit terminé, un conflit éclata entre la S.S et la Wehrmacht. La première souhaitait une autonomie totale avec ses propres divisions et son propre commandement, la seconde le démantèlement de la S.S-VT. Hitler choisit une voit médiane : la S.S-VT devait former ses propres divisions qui seront placées sous le commandement de l’armée.

En octobre 1939, le LSSAH devient un régiment motorisé alors que les régiments «Deutschland», «Germania» et «Der Fuhrer» deviennent des divisions, les divisions recevant les numéros 2, 3 et 4, étant rejoints par une cinquième division «Totenkopf» issue des personnels des camps de concentration puis une sixième division «S.S-Polizei» car issue des forces de sécurité de l’ordre noir.

Cette situation n’évolue pas jusqu’en 1945 quand deux nouvelles divisions sont mises sur pied portant le nombre de G.U de la S.S à huit. La septième division «Das Reich» est créée au printemps 1945, la huitième baptisée «Nordland» étant mise sur pied en septembre 1946.

volontaires finlandais de la division Nordland lors de la campagne de Norvège où seuls des détachements S.S furent engagés

volontaires finlandais de la division Nordland lors de la campagne de Norvège où seuls des détachements S.S furent engagés

Ce dernier s’explique par la présence de volontaires scandinaves en compagnie d’allemands. Des suédois, des norvégiens, des danois et des finlandais sont ainsi recrutés comme volontaires pour compléter les effectifs de cette division.

En janvier 1947, le bataillon «Walkyria» est mis sur pied pour des opérations spéciales, la protection d’Himmler ainsi que tous les coups fourrés imaginés par le duo Himmler/Heydrich. Il est suivi en juin par une brigade parachutiste «S.S-Fallschirmjagerbrigade» puis en septembre par deux divisions blindées.

Si la 1. SS. Panzerdivision est issue du régiment Leibstandarte, la 11.SS Hitler Jugend est formée à partir de rien ou presque.

Quand le second conflit mondial éclate, la Waffen S.S (la S.S-VT change de nom en septembre 1945) dispose de huit divisions d’infanterie, d’un bataillon spécial, d’une brigade parachutiste et de deux divisions blindées même si ces deux divisions et la brigade sont loin d’être opérationnelles.

Organisation

-Les divisions S.S dépendent d’un Etat-major particulier distinct de celui de l’armée notamment au temps de paix. En temps de guerre, les divisions S.S doivent être placées sous l’autorité de l’armée même si durant le conflit, il y aura toujours des frictions.

-Les huit divisions d’infanterie sont regroupés au sein de quatre corps d’armée de deux divisions, les I. II. II. Et IV. S.S Korps.

-Les S.S sont placés sous l’autorité de Himmler qui devenu Führer commence à déléguer à ses subordonnés. En septembre 1945, le commandement de la branche militaire de la S.S est assurée par le S.S Oberstgruppenführer Sepp Dietrich, l’ancien commandant du Sonderkommando Berlin.

-Les divisions d’infanterie de la Waffen S.S sont organisées comme les divisions d’infanterie de l’armée :

-Un état-major

-Un groupe de reconnaissance divisionnaire équipé de chars légers Panzer II, d’automitrailleuses Sdkfz 234 et de motocyclistes

-Un groupe logistique (ravitaillement et maintenance)

-Trois régiments d’infanterie à trois bataillons, chaque bataillon disposant de trois compagnies de fusiliers, une compagnie de mortiers et une compagnie antichar.

-Un régiment d’artillerie à trois groupes de trois batteries (Abteilungen I,II et III) équipée chacune de quatre obusiers de 105mm soit un total de trente-six pièces et un groupe lourd équipé de trois batteries de quatre obusiers de 150mm.

-Un bataillon de canons d’assaut équipés de Stug III.

-Un détachement de transmissions

-Un bataillon du génie

-Un groupe antichar motorisé équipé de canons antichars de 50 et de 75mm

-Un groupe antiaérien motorisé équipé de canons de 20 et de 37mm, des pièces tractées remorquées par des semi-chenillés.

-Un groupe d’observation d’artillerie

-Un détachement de santé

-Les Deux divisions Panzer en formation en septembre 1948 dont une issue du régiment motorisé Leibstandarte S.S Adolf Hitler(1. SS. Panzerdivision «Leibstandarte» et 11. SS Panzerdivision «Hitler Jugend»).

L’organisation de ces divisions est différente des Panzerdivision de l’armée :

-Un état-major divisionnaire

-Un groupement logistique autonome

-Un groupe de reconnaissance motorisé (une compagnie motocycliste, une compagnie d’auto-blindées, une compagnie lourde équipés de chars légers Lynx (Panzer II mod.) et une compagnie d’appui _canons antichars et antiaériens_)

-Deux brigades de chars organisées en un état-major, deux régiments de chars _un équipé de Panther et un équipé de Tigre I_ , un bataillon d’artillerie d’assaut équipé de Stug III, un bataillon de grenadier d’assaut sur semi-chenillé, une compagnie antichar et une compagnie antiaérienne.

-Une brigade de grenadiers (état-major, deux régiments de grenadiers, une compagnie motocycliste, une compagnie antichar et une compagnie antiaérienne) avec le projet d’en créer une deuxième.

-Un régiment d’artillerie autopropulsé équipé de Wespe et de Hummel

-Un bataillon motorisé du génie

-Un détachement de transmissions.

-La S.S Fallschimrjäger-Brigade est mise sur pied en juin 1947. Sepp Dietrich aurait souhaiter une division mais Himmler soucieux de ne pas heurter la Luftwafe limita provisoirement son ambition à une brigade parachutiste.

Elle est organisé en un état-major, un groupe de transmissions, un groupe de soutien logistique, deux bataillons de Fallschimrjäger et un bataillon d’appui (canons sans recul, mortiers, mitrailleuses lourdes).

En ce qui concerne les volontaires étrangers, priorité est donné aux Volksdeutsche et aux nordiques, les scandinaves et  les flamands essentiellement. Certains auteurs ont comparé la Waffen S.S à une Légion Etrangère allemande mais la comparaison me semble exagérée.

Ce recrutement de volontaires motivés par le frisson de l’aventure, l’appât du gain ou des motivations idéologiques est le théâtre d’une guerre de l’ombre entre services secrets britanniques, français et allemands, des filières de recrutement étant régulièrement démantelées par les services de sécurité alliés ou dont la neutralité penche du côté de Paris ou de Londres.

Quand le second conflit mondial éclate, les volontaires étrangers sont ultra-minoritaires, représentant selon les chiffres entre 1 et 2% des effectifs au point que contrairement à la promesse qui leur à été faite, aucune marque distinctive de nationalité n’est présente sur leur uniforme