Etats Unis (115) Armée de Terre (5)

Armement

Armement de l’infanterie (1) pistolets, revolvers et pistolets mitrailleurs

Revolver Colt New Service

Colt New Service 2.jpg
Ce revolver adopté par l’US Army en 1892 est issu du Colt New Navy, revolver adopté en 1889 par l’US Navy.

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Grande Bretagne (79) Armée de terre (4)

Fusil-mitrailleurs

Avant-Propos

Membre du terrifiant tryptique MTB (Mitrailleuse-Tranchées-Barbelés) qui coûta la vie à des millions d’hommes durant le premier conflit mondial, la mitrailleuse avait pourtant été à l’origine conçue pour épargner des vies, les vies de ses hommes et non de l’ennemi.

En réduisant le nombre d’hommes sous les drapeaux, on espérait limiter les pertes au combat mais également les pertes liées à la maladie, la majorité des pertes au combat jusqu’au 20ème siècle étaient davantage causées par les épidémies ou des soins inadaptés plutôt que du fait de l’ennemi.

Cette noble intention fût vite jetée aux oubliettes et l’arrivée de la mitrailleuse marqua l’entrée de la guerre dans une phase industrielle où la quantité prime sur la qualité.

Utilisée en position fixe, la mitrailleuse pouvait certes appuyer une offensive mais elle était davantage une arme défensive capable de briser un assaut ennemi.

Pour couvrir un assaut, la légèreté est une donnée essentielle. Aussi germa rapidement l’idée d’un mitrailleuse légère capable d’accompagner les groupes d’assaut.

C’est l’acte de naissance du fusil-mitrailleur, l’arme d’appui par excellente, utilisant le plus souvent un chargeur de 25 à 32 coups plutôt qu’alimentation par bande.

Si l’Allemagne s’illustra en adoptant une mitrailleuse polyvalente capable d’être à la fois mitrailleuse et fusil-mitrailleur, d’autres pays comme la France et la Grande-Bretagne préféraient conserver le diptyque fusil-mitrailleur/mitrailleuse moyenne.

Si le Bren était l’arme dominante au sein de l’infanterie britannique, d’autres fusils mitrailleurs comme le Vickers-Berthier furent mis en oeuvre en plus ou moins grand nombre.

Bren Light Machine Gun

Bren Light Machine Gun Mk I

Bren Light Machine Gun Mk I

Au sortir du premier conflit mondial, l’infanterie britannique dispose de deux armes d’appui, la mitrailleuse Vickers et la mitrailleuse légère Lewis à l’origine mise au point pour l’aviation. La première arme était trop lourde et la seconde était plus légère mais surtout son canon ne pouvait être remplacé en cas de surchauffe ce qui pouvait poser problème sur le champ de bataille.

En 1922, le Small Arms Comitee (Comité des Armes Légères) lança un appel à candidature pour un fusil-mitrailleur. Ce comité évalua le fusil-mitrailleur danois Madsen, le fusil automatique Browning (Browning Automatic Rifle BAR), un projet Hotchkiss, un projet proposé par Beardmore-Farquhar et la Lewis.

L’adoption du BAR fût recommandée mais en raison de problèmes financiers et de la présence d’un grand nombre de Lewis, aucune suite concrète ne fût donnée.

Régulièrement de nouveaux modèles furent étudiés comme la SIG Neuhausen KE7, le Vickers-Berthier ou le ZB vz.27, le second modèle cité étant adopté par l’armée indienne.

En 1935, la Grande-Bretagne adopta un dérivé du vz.27, le ZB vz.26. Une licence de production fût acquise pour produire une arme adaptée aux besoins britanniques, la principale modification étant le changement du calibre, au 7.92mm tchèque, la nouvelle arme préféra le 7.7mm (0.303) britannique. Cette nouvelle arme fût baptisée Bren (BRno ENfield).

Le Bren fonctionne par emprunt de gaz, dispose d’un chargeur de trente-deux cartouches avec un canon facilement remplaçable en cas de surchauffe.

Au sein de l’armée britannique, le Bren était utilisé au niveau de la section du peloton de combat qui est organisé en un état-major avec un mortier de 51mm (2-inch mortar), des équipes antichars équipés de PIAT et trois sections (groupes en français) avec sept fusiliers et un fusil-mitrailleur Bren servit par un trio (tireur, pourvoyeur, chef de pièce) ce qui donne trois Bren par peloton et neuf au niveau de la compagnie.

Au niveau de la compagnie de combat, l’Admin Platoon dispose de trois Bren supplémentaires ce qui porte le nombre de Bren par compagnie à douze armes.

Le Carrier Platoon qui dispose de chenillettes Universal Carrier qui sont armées d’un fusil-mitrailleur Bren pour l’auto-défense mais également pour l’appui des troupes transportées.

Si le Bren ne pouvait être employé comme arme coaxiale dans les tourelles blindées en raison de son mode d’alimentation, le fusil-mitrailleur britannico-tchèque pouvait être utilisée comme arme antiaérienne soit sur un tripode ou sur les tourelles des chars et des automitrailleuses. Dans ce rôle, un chargeur de 100 coups était utilisé.

La production du Bren Mark I s’arrêta en septembre 1942 et lui succéda le Mark II plus simple à produire. Cette version était toujours en production en septembre 1948, des commandes régulières permettant d’augmenter les stocks et de remplacer les armes détruites ou trop endommagées pour être réparées.

Suite à la création à l’automne 1948 de la 1st Airborne Brigade (devenue ensuite division), une version allégée désignée Mark III est produite.

Le Bren fût largement exporté en Australie (où une chaine de montage fût installée à Canberra), en Bulgarie (en calibre 7.92mm), en Chine (en calibre 7.92mm), en Grèce, en Irlande, au Canada (une chaine de montage), en Nouvelle-Zélande, en Afrique du Sud.

Caractéristiques Techniques du Light Machine Gun Bren

Calibre : 0.303 (7.7mm) Longueur totale 1156mm Longueur du canon 635mm Poids (à vide) 10.35kg (chargé) 11.25kg Portée maximale (pratique) 550m (maximale théorique) 1690m Cadence de tir : 500/520 coups par minute Alimentation : chargeurs de 30 ou de 100 coups

Vickers-Berthier Light Machine Gun

Vickers-Berthier Light Machine Gun

Vickers-Berthier Light Machine Gun

A l’origine de fusil-mitrailleur figure un projet de mitrailleuse pour avion développé par la célèbre firme Hotchkiss. Ce projet n’à pas abouti mais en 1925 la firme Vickers acquis la licence pour produire cette arme en remplacement de la mitrailleuse Lewis.

Dans la longue marche vers l’adoption d’un fusil-mitrailleur moderne, le Vickers-Berthier fût évalué par l’armée britannique mais cette dernière préféra une arme tchèque qui “britannisée” devint le célèbre Bren.

En 1932, l’armée indienne évalua le Vickers-Berthier et le Bren pour s’équiper d’un fusil mitrailleur, choisisant le premier nommé, une chaine de montage étant établit à l’Ishapore Rifle Factory.

Extérieurement le Vickers-Berthier était semblable au Bren mais il était un peu plus long, un plus lourd mais avec une cadence de tir plus élevée. La seule vraie qualité du Vickers-Berthier par rapport au Bren était sa fabrication plus facile.

Outre l’Inde, le fusil-mitrailleur Vickers-Berthier fût vendu en Lettonie. Un dérivé appelé Vickers K fût utilisé comme mitrailleuse d’aviation.

Caractéristiques Techniques du Vickers-Berthier Mk 3

Calibre : .303 (7.7mm) Poids (à vide) 9.41kg (chargé) 11.1kg Longueur totale 1156mm Longueur du canon 607mm Portée maximale : nc Cadence de tir : 450/600 coups par minute Alimentation : chargeurs de trente coups

Autres fusils-mitrailleurs

Browning Automatic Rifle (BAR)

Browning Automatic Rifle (BAR)

-En septembre 1939, des Browning Automatic Rifle (BAR) furent acquis en urgence. Ces armes furent confiés à la Territorial Army avec l’incovénient d’un calibre différent du calibre utilisé par le Bren.

Mitrailleuses

Avant-propos

Si les américains avec la Gatling et les français avec la Reynie mirent en oeuvre les premières mitrailleuses, il fallut attendre Hiram Maxim, un inventeur britannique d’origine américaine pour aboutir à la mitrailleuse moderne.

En utilisant le recul émis par un premier tir, il pouvait le répéter à l’infini. Sa mitrailleuse fût produite par la firme Vickers-Maxim, des licences furent également vendues à l’Allemagne, donnant naissance à la MG-08.

La Vickers-Maxim modèle 1912 allait devenir la mitrailleuse standard de l’armée britannique. Elle était toujours en service en septembre 1948 car donnant entière satisfaction.

La seule autre mitrailleuse utilisée fût la mitrailleuse BESA mais cette arme d’origine tchèque était utilisée sur véhicules blindés en calibre 7.92 et de 15mm qui cohabitait avec la Vickers .50, une version 12.7mm de la mitrailleuse standard de l’armée britannique.

Vichers Machine Gun model 1912

mitrailleuse Vickers modèle 1912 mise en oeuvre en ambiance chimique

mitrailleuse Vickers modèle 1912 mise en oeuvre en ambiance chimique

C’est le 26 novembre 1912 que l’armée britannique adopta la mitrailleuse Vickers-Maxim comme mitrailleuse standard.

Durant le premier conflit mondial, la mitrailleuse Lewis remplaça la Vickers comme mitrailleuse d’infanterie. Les Vickers modèle 1912 ne furent pas retirées du service mais furent transférées au Machine Gun Corps (Corps des Mitrailleuses).

Si cette entité fût dissoute à la fin du premier conflit mondial, le principe de concentrer les mitrailleuses moyennes au sein d’unités spécialisées persista. C’est ainsi qu’au sein des divisions d’infanterie on trouvait un bataillon disposant de trois compagnies de mitrailleuses et d’une compagnie de mortiers lourds (mortiers de 107mm).

Cette unité qui existait toujours en septembre 1948 n’était pas engagée en blocs mais détachait des mitrailleuses et des mortiers aux trois brigades d’infanterie de la division. Cette arme fût également embarquée sur des avions.

Une variante calibre .50 fût également produite initialement pour la défense antiaérienne des navires de la Royal Navy ainsi que pour les chars légers. Cette arme fût ensuite au cours du conflit par l’infanterie qui l’utilisa notamment depuis ses Universal Carrier.

Cette mitrailleuse fût produite sous licence aux Etats-Unis sous le nom de Colt M.1915 et si cette mitrailleuse n’était plus en service en 1939, elle l’était aux Philippines et aux Indes Néerlandaises.

La Vickers modèle 1912 connu un très grand succès à l’exportation puisqu’elle fût utilisée par l’Albanie, l’Australie, la Belgique, la Bolivie, le Canada, la Chine nationaliste, la Tchécoslovaquie, l’Egypte, la France (uniquement sur ses chasseurs SPAD IX et XIII), en Inde, en Irlande, en Italie, au Luxembourg, au Mexique, au Népal, en Nouvelle-Zélande, en Inde, au Paraguay, au Portugal, en Afrique du Sud.

Caractéristiques Techniques de la Vickers modèle 1912

Calibre : .303 (7.7mm) Poids total : 11 à 14kg Poids du tripode 18 à 23kg Longueur du canon 1120mm Portée maximale 4100m Cadence de tir 450 à 600 coups/minute Alimentation : bandes souples de 250 cartouches

Lewis Automatic Machine Gun

Des Marines américains utilisant la mitrailleuse Lewis, une arme reconnaissable entre toutes

Des Marines américains utilisant la mitrailleuse Lewis, une arme reconnaissable entre toutes

A l’origine de cette mitrailleuse au look inimitable figure le colonel Isaac Newton Lewis de l’US Army qui échouant à faire adopter son arme dans son pays d’origine quitta les Etats-Unis en 1913 et s’installa en Belgique pour commercialiser une arme de son invention, une mitrailleuse à refroidissement par air fonctionnant par emprunt de gaz.

L’armée belge commanda un petit nombre de ces armes et la firme Birmingham Smalls Arms Company (BSA) finit par acquérir la licence en 1914, la production massive de l’arme mettant le colonel Lewis à l’abri du besoin.

Le déclenchement du premier conflit mondial entraina une production importante notamment pour les forces armées britanniques qui adoptèrent la BSA Model 1914 sous le nom de Gun Lewis .303-cal. Outre la firme de Birmingham, l’entreprise Savage Arms la produisit aux Etats-Unis pour l’armée américaine.

D’abord utilisée comme mitrailleuse d’infanterie en remplacement de l’efficace mais lourde Vickers, elle fût ensuite utilisée comme mitrailleuse d’aviation.

Quand éclate la guerre de Pologne, la Lewis à largement été remplacé par le Bren dans l’infanterie et par la Vickers K pour l’aviation. Quelques mitrailleuses furent ressorties des stocks à la mobilisation liée à la guerre de Pologne mais retournèrent vite dans les magasins.

La Royal Air Force (RAF) l’utilisa comme arme de défense antiaérienne rapprochée pour protéger ses terrains des mitraillages à très basse altitude, un rôle semblable fût attribué aux Lewis utilisés par la Royal Navy.

En septembre 1948, la Lewis n’est plus en service au sein des forces armées britanniques mais elle l’est encore dans les forces armées des Dominions et dans d’autres pays qui l’ont acquis.

En effet l’arme à été utilisée par l’Australie, la Belgique, le Canada, le Chili, la République de Chine, la Colombie, la Tchécoslovaquie, l’Estonie, la Finlande, la Géorgie, l’Allemagne (quelques exemplaires capturés durant le premier conflit mondial), le Honduras, l’Irlande, l’Italie, le Japon (qui la copia sous le nom de Type 92), le Mexique, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, Terre-Neuve (qui fût un dominion jusqu’en 1937), les Philippines, la Pologne, le Portugal, la Russie Imperial, la Yougoslavie et la Lettonie.

Caractéristiques Techniques

Calibre: .303 (existe aussi en .30 et en 7.92mm) Longueur totale 1280mm Longueur du canon 670mm Poids total : 13kg Cadence de tir pratique 500/600 coups par minute Portée maximale 800m (pratique) 3200m (théorique) Alimentation : chargeurs tambours de 47 ou 97 cartouches chargeurs type Bren de 30 cartouches

BESA Machine Gun

mitrailleuse Besa

mitrailleuse Besa

La mitrailleuse Vickers et le fusil-mitrailleur Bren étaient d’excellentes armes mais absolument pas adaptées à l’utilisation dans une tourelle de char ou de véhicule blindée.

La British Small Arms Company (BSA) avait signé un accord avec la Ceskoslovenska Zbrojovka pour la production en Grande-Bretagne de la mitrailleuse ZB-53 en calibre 7.92mm. La mitrailleuse est commandée en 1938 et la production commençe en 1939 après un certain nombre de modifications.

Curieusement le calibre resta celui d’origine et ne fût pas modifié en .303. L’imminence du conflit et le coût dissuada le War Office de retarder la production. Même la Pax Armada ne remit pas en cause ce choix.

Non seulement cela aurait compliqué davantage le ravitaillement en munitions mais en plus l’utilisation du calibre 7.92mm permettrait l’utilisation des stocks ennemis capturés.

La Besa Mk I céda la place à la Mk II en septembre 1942, cette dernière se distinguait par un sélecteur de tir permettant de choisir deux cadences de tir, une élevée (800 coups/minute) et une basse (500 coups/minute) suivit d’une Mk III au design simplifiée pour permettre la production de masse, la production de la Mk III commençant en mars 1947.

Cette mitrailleuse de 7,92mm fût utilisée comme arme coaxiale par tous les blindés britanniques qu’il s’agisse des autos blindées ou des chars de combat.

Outre la mitrailleuse moyenne en calibre 7.92mm, les britanniques produisirent une version en 15mm. Là aussi il s’agissait d’une version “britannisée” d’une mitrailleuse tchèque, la ZB vz60.

Cette mitrailleuse fût utilisée sur le char léger Mk VIC et des autos blindés comme la Humber Armoured Car Mk I, II et III. Elle fût également utilisé comme arme antiaérienne à basse altitude après la mise en place de bandes souples en remplacement des bandes métalliques de 25 cartouches.

Caractéristiques Techniques de la BESA Machine Gun

Calibre : 7.92x57mm ou 15x104mm Poids à vide 21kg (57kg pour la mitrailleuse 15mm) Longueur totale (7.92mm) 1100mm Longueur du canon (7.92mm) 740mm Cadence de tir maximale : 500 à 800 coups/minute Alimentation: bandes de 225 cartouches pour la 7.92mm, lamelles métalliques de 25 cartouches puis bandes de 150 cartouches pour la mitrailleuse de 15mm.

23-Armée de terre ligne Maginot (40)

Corse

-Pour la défense des plages, on trouve un point fortifié autour de Porto-Vecchio avec deux casemates d’artillerie (L’Aréna et Saint Cyprien) dont les feux se recoupent pour défendre la rade et deux casemates d’infanterie pour défendre les plages, l’un étant implanté à Georges-Ville et l’autre à Ziglione.

-Une casemate d’infanterie isolée interdisant la baie de Santa-Giulia

-Un point fortifié interdisant le Golfe de Santa-Manza avec une casemate d’artillerie à Santa-Manza appuyant les casemates de Rondinara, Capo Bianco Nord et Capo Bianco Sud

-Un point fortifié défendant la plage de Ventilegne et la route Sartène-Bonifacio avec une casemate d’infanterie à Ventilegne et un autre à Catarello.

Casemate de Spinella près de Bonifaccio

Casemate de Spinella près de Bonifaccio

-Pour la défense du front de terre de Bonifacio est organisé un barrage de route entre Porto-Vecchio et Bonifaccio, barrage s’appuyant sur les fortifications de Ventilègne et de Santa-Manza ainsi que sur deux casemates d’infanterie (Spinella est et ouest)

-Pour la défense de Pertusato, on trouve un point fortifié sur le plateau du même nom avec deux casemates d’infanterie (Pertusato I et V), cinq abris (Pertusato II III IV VI et VII) et deux batteries côtières disposant de quatre canons de 138mm modèle 1893 et six canons de 164mm, l’ensemble ayant été construit en 1928.

-Durant la guerre de Pologne et jusqu’à la démobilisation de l’été/automne 1940, sont construits d’autres ouvrages pour compléter le dispositif de défense de la Corse.

Le nord de l’île jusque là négligé voit la construit de deux casemates doubles sur les plages de Saint Florent et de l’Arinella près de Bastia plus deux petits blockhaus.

La plateau de Corbo au sud est également mis en état de défense. C’est ainsi qu’entre les casemates de Spinella et de Catarello, trente-cinq créneaux pour arme automatique et quinze abris enterrés sont réalisés, le tout étant baptisé «Ligne Mollard» du nom du commandant supérieur de la défense de l’île.

La construction de la base aérienne de Solenzara sur la plaine orientale entraine également la construction par la CEZF d’ouvrages destinés à protéger ce véritable porte-avions pointé directement sur l’Italie.

L’entrée terrestre de la base est protégée par deux casemates type STG avec deux créneaux, un créneau équipé d’un jumelage de mitrailleuses de 7.5mm et un créneau combinant un canon antichar de 47mm et une mitrailleuse de 7.5mm.

La défense depuis la plage est assurée par six petits casemates armés d’un jumelage de mitrailleuses de 7.5mm.

Tunisie

Si depuis le début, la défense des côtes tunisiennes à été prise en compte, ce n’est pas le cas des défenses terrestres qui vont rester longtemps, très longtemps négligées. Il faut en effet attendre 1928 pour qu’un programme défensif soit lancé avec quatre points :

-Organisation défensive de Bizerte

-Organisation antiaérienne de Tunis

-Organisation défensive du Sud-Tunisien

-Organisation de barrages défensifs

La priorité est donné à Bizerte dont l’emplacement stratégique en fait une cible naturelle pour les italiens qui pourraient être tentés d’y mener un raid amphibie pour s’emparer ou au moins neutraliser la base, opération qui rappelerait les «descentes» du temps de la marine à voile.

Secteur Fortifié de Bizerte : organisation et équipement

Position de Remel-Menzel-Djemil

Cette position couvre l’isthme séparant le lac de Bizerte et la mer à l’est de la ville de Bizerte. Elle dispose pour cela des constructions suivantes :

-Quatre blockhaus armés de deux mitrailleuses

-Trois blockhaus armés de deux fusils-mitrailleurs

-Un observatoire

-Trois abris

-Les deux points forts de cette position sont representés par les blockhaus de Zarzouna et de Reme qui disposent de trois mitrailleuses dont une sous coupole pour le tir frontal et de deux FM.

-Entre 1944 et 1948, la MOM réalisé quatre blockhaus plus spécifiquement orientés antichars avec un créneau muni d’un canon de 47mm modèle 1937, un créneau disposant de deux mitrailleuses et une cloche GFM.

Canon de 47mm modèle 1937

Canon de 47mm modèle 1937 utilisé également sous casemate pour la défense antichar

Position de l’Oued Gareck

Cette position défend l’accès oriental à Ferryville et dispose pour cela des ouvrages suivants :

-Sept blockhaus armés de deux mitrailleuses

-Un blockhaus armé d’une mitrailleuse et d’un fusil-mitrailleur

-En 1944, deux blockhaus antichars semblables à ceux décrits plus hauts sont construits.

Position de Metline-Zebib

Cette position est situé sur le cap Zebib couvre à l’est la position de Remel-Menzel-Djemil avec pour cela sept blockhaus, cinq étant armés de deux mitrailleuses, un étant armé d’une mitrailleuse et d’un FM et le dernier étant muni de deux mitrailleuses et d’un FM.

On trouve également un poste de commandement, un observatoire mais surtout le blockhaus de Béni-Ata disposant de cinq mitrailleuses dont une sous coupole pour le tir frontal.

En 1945, trois blockhaus antichars (un créneau AC/47, un créneau JM à deux mitrailleuses et une cloche GFM) sont construits

Place de Bizerte

Sous-secteur Est

Le môle de résistance du Djebel Hakima-Djerissa situé à trois kilomètres au NE d’El Atia dispose de cinq blockhaus armés de deux mitrailleuses, quatre blockhaus armés de trois FM, trois blockhaus disposant d’une unique mitrailleuse, trois postes de commandement et deux observatoires.

Le môle de résistance du Djebel Touiba-Kechabta dispose de cinq blockhaus armés de deux mitrailleuses dont deux équipés d’un observatoire ainsi que deux postes de commandement.

Canon antichar de 47mm en position. Le canon est mobile, pouvant être remplacé si nécessaire par un JM

Canon antichar de 47mm en position. Le canon est mobile, pouvant être remplacé si nécessaire par un JM

-Quatre blockhaus antichars (un créneau AC/47, un créneau JM à deux mitrailleuses et une cloche GFM) sont construits entre 1944 et 1946, deux au niveau du mole et deux au niveau du village d’El Alia.

Sous-secteur Ouest

Le môle de résistance du Djebel Soumeur et de l’oued Damous est composé d’un blockhaus armé de quatre mitrailleuses, de trois blockhaus disposant de deux mitrailleuses et de deux FM, trois disposant de deux mitrailleuses et d’un fusil-mitrailleur, de deux blockhaus disposant d’une mitrailleuse sous coupole de tir frontal, un poste de commandement et un observatoire.

Les deux gros morceaux sont cependant les ouvrages de Sidi Salem et de Bir Kerba armés pour le premier de trois mitrailleuses (dont une en coupole de tir frontal) et d’un FM et le second de trois mitrailleuses (dont une en coupole de tir frontal) et de deux FM.

Le Mole de Cheniti-Ouitina est réalisé seulement en 1946 avec trois blockhaus disposant de deux mitrailleuses et d’un FM et un blockhaus antichar (un créneau AC/47, un créneau JM à deux mitrailleuses et une cloche GFM)

Sous-secteur Sud :

Le mole de Dekounia-Berna est construit seulement en 1945 avec quatre blockhaus disposant de deux mitrailleuses et d’un FM et un blockhaus antichar (un créneau AC/47, un créneau JM à deux mitrailleuses et une cloche GFM).

Les barrages défensifs

Le projet approuvé en janvier 1931 et se limite au stockage du matériel destiné à la réalisation de défenses pour barrer la route de Bizerte à des forces ennemies ayant débarqué dans le Golfe de Tunis et pour barrer la route de Tunis à des forces ayant débarqué dans le golfe d’Hammamet.

Golfe de Tunis-Sousse

sous-secteur de Tunis : Neuf points d’appui sont construits pour protéger Tunis, points d’appui armés de canons antichars de 25 et de 47mm ainsi que de mitrailleuses :

PA 1 et 2 : un canon de 47mm et un groupe de mitrailleuses

PA 4 : un canon de 47mm et deux groupes de mitrailleuses

PA 6 : deux canons de 47mm et un groupe de mitrailleuses

PA7 et PA 8: deux canons de 47mm et deux groupes de mitrailleuses

PA 9 : deux canons de 47mm et trois groupes de mitrailleuses

PA 5 : un canon de 25mm et un groupe de mitrailleuses

PA 3 : deux groupes de mitrailleuses

sous-secteur d’Hammamet : cinq points d’appuis armés de groupes de mitrailleuses ainsi que quatre groupes équipés chacun d’un canon de 75mm, canons mis en oeuvre par la 2ème batterie du 162ème régiment d’artillerie d’Afrique (162ème RAA)

sous-secteur de Sousse : cinq points d’appui équipés de mitrailleuses et une section équipée de deux canons de 75mm (2ème batterie 162ème RAA)

La défense de Sfax

Elle est assurée par huit points d’appui équipés de groupes de mitrailleuses et par des positions d’artillerie, des canons de 75mm de la 3ème batterie du 162ème RAA et par la batterie mobile de marine équipée de Schneider 155L.

La défense de Gabès et la ligne Mareth

Défense de Gabès

Elle est assurée par une ceinture fortifiée entourée la ville avec dix blockhaus équipés de mitrailleuses (un créneau JM et une cloche GFM), un observatoire et ultérieurement, quatre blockhaus destinés à la lutte antichar avec un créneau AC 47, un créneau JM et une cloche GFM.

La ligne Mareth

La Ligne Mareth n’à qu’à une apparence lointaine avec la ligne Maginot. On dénombre deux lignes avec une Ligne Principale de Résistance (LPR) disposant d’ouvrages numérotés P1 à P28 et une Ligne d’arrêt disposant d’ouvrages numérotés A1 à A20 avec un A12bis.

L’ensemble représente 45 blockhaus d’infanterie (quarante dans la plaine et cinq dans la partie montagneuse), 28 postes de commandement (vingt-six dans la plaine et deux en montagne) et huit casemates à canon. L’armement antichar est assuré par des canons de 75mm ou de 47mm de marine soit sous des emplacements bétonnés (27) ou dans des emplacements à ciel ouvert.

Les points d’appui disposent de deux types d’équipement avec d’abord le matériel de position avec des fusils-mitrailleurs modèle 1924 modifié 29, la mitrailleuse Hotchkiss de 8mm modèle 1914, le canon de 47mm de marine modèle 1885 ou 1902, le canon de 47mm modèle 1937, le canon de 75mm modèle 1897, le canon de 80mm modèle 1877, le canon de 90M modèle 1916 et le canon de 75mm sous tourelle C2 et ensuite le matériel mobile à savoir des canons de 25mm antichar modèle 1934, le canon de 37TR modèle 1916 et le 47mm modèle 1937.

23-Armée de terre ligne Maginot (39)

Sous-secteur Authion

Quartier Forca

Avant-poste du Col-de-Raus

Avant-poste du Col-de-Raus

-L’Avant-poste du Col-de-Raus est un avant-poste à cinq blocs disposant d’un bloc 1 (entrée nord) défendu par un FM, un bloc 2 (entrée sud) défendu par un FM, une casemate pour une mitrailleuse ou bloc 3, un observatoire ou bloc 4 et une casemate pour deux mitrailleuses ou bloc 5.

-L’ouvrage CORF de Baisse-de-Saint-Veran est un ouvrage d’infanterie à trois blocs disposant d’une entrée ou bloc 1 avec trois FM, une casemate d’infanterie ou bloc 2 armé d’un créneau JM et deux créneaux FM ainsi qu’un bloc 3 qui est l’observatoire de l’ouvrage avecune cloche GFM. Sont également coulées des cuves pour mortiers de 81mm dont les armes doivent être installées en temps de guerre uniquement, une bache protégeant les cuves en temps de paix.

-Le vieux (1897-1900) blockhaus de Pointe-des-Trois-Communes est réarmé en 1941 avec deux fusils-mitrailleurs

-Un blockhaus liant les feux des ouvrages de Saint Veran et de Plan-Caval est réalisé en 1942 avec un JM/AC 47, un JM et une cloche GFM.

-Les vieux fort de La Lorca et de Mille-Fourches (construits en 1889-91) auraient du recevoir un abri actif avec deux coffres d’entrée et une cloche GFM mais ce projet n’à eu aucune suite concrète.

Au final, de petits blocs type Briançon au nombre de six sont réalisés pour un FM pour chacun de ces deux forts.

Quartier Cabanes-Vieilles

-L’ouvrage de Plan-Caval est un ouvrage mixte à cinq blocs et une entrée disposant d’une entrée ou bloc 1 avec trois créneaux FM et une cloche FM, une casemate d’artillerie flanquant vers le sud avec deux créneaux pour des mortiers de 75mm modèle 1931, une cloche GFM et une cloche LG, une bloc 3 disposant d’une tourelle de 81mm et d’une cloche GFM, une casemate d’infanterie ou bloc 4 armé d’un créneau JM, deux créneaux FM et une cloche M, un observatoire ou bloc 5 avec une cloche GFM et une casemate d’infanterie ou bloc 6 avec pour armement deux créneaux JM dans des niches blindées.

-L’ouvrage de la Béole est un ouvrage d’infanterie à trois blocs avec un bloc 1 combinant une entrée et une casemate d’infanterie disposant de deux créneaux JM, un bloc 2 qui est une entrée avec un créneau FM et un bloc 3 qui l’observatoire de l’ouvrage avec une cloche GFM.

Créneau pour Jumelage de Mitrailleuses (JM)

Créneau pour Jumelage de Mitrailleuses (JM)

-A La Déa est implanté un abri actif à trois blocs disposant d’une entrée nord ou bloc 1, une entrée sud ou bloc 2, un observatoire ou bloc 3 muni d’une cloche GFM et une casemate d’infanterie ou bloc 4 avec un créneau JM/AC 25 et deux créneaux JM.

-Au Col-D’Agnon est implanté un autre abri actif à trois blocs avec une entrée nord ou bloc 1, une entrée est ou bloc 2 et un observatoire ou bloc 3 avec une cloche Obs/VDP, cet abri pouvant accueillir une section tout en observant la vallée de la Roya.

-Des casemates d’intervalles ont également été réalisés, deux étant armés d’une mitrailleuse et de trois fusils-mitrailleurs et un troisième d’une mitrailleuse et d’un fusil-mitrailleur.

Sous-secteur Sospel

Quartier Brouis

-A La Croix de Cougoule est implanté une avant-poste à quatre blocs pour assurer la défense des débouchés du Breil et de la vallée de la Roya. Pour ce faire, cet AP dispose d’un bloc 1 qui sert à la fois d’entrée et d’observatoire, un bloc 2 qui est l’entrée sud de l’avant-poste et enfin les blocs 3 et 4 qui sont des casemates pour une mitrailleuse.

-Au Col de Brouis, on trouve un ouvrage d’infanterie à trois blocs, l’entrée ou bloc 1 disposant de deux créneaux FM et une cloche GFM. Le casemate mixte flanquant vers le nord est le bloc 2 de l’ouvrage, disposant d’un créneau JM/AC 47, d’un créneau JM, de deux mortiers de 81mm, d’une cloche M, d’une cloche GFM et d’une cloche Obs/VDP alors que le casemate mixte flanquant vers le sud ou bloc 3 dispose de deux mortiers de 81mm, une cloche M, une cloche GFM et une cloche LG. Son rôle est d’interdire le col de Brouis et la RN 204 tout en assurant le flanquement avec le Monte-Grosso.

Cloche LG de l'ouvrage du Latiremont

Cloche LG de l’ouvrage du Latiremont

-L’ouvrage du Monte Grosso est un ouvrage mixte à sept blocs et une entrée soit le plus gros ouvrage du Sud-Est. Il est organisé de la façon suivante :

-Le Bloc 1 est l’entrée de l’ouvrage avec pour la défendre deux créneaux FM, une cloche GFM et une cloche LG.

-Le Bloc 2 devait être une casemate d’artillerie flanquant vers le sud avec deux mortiers de 75mm modèle 1931 (utilisés à Plan-Caval) et une cloche GFM. Il est finalement réalisé sous la forme d’un casemate allégé assez unique, un abri défendu par une cloche GFM abritant les servants de deux mortiers de 81mm en cuves, une au nord et l’autre au sud.

-Le Bloc 3 est une casemate d’artillerie flanquant vers le nord avec deux obusiers de 75mm modèle 1929, un créneau JM/AC 25, une cloche GFM et un créneau FM/Obs.

-Le Bloc 4 est également une casemate d’artillerie avec pas moins de quatre mortiers de 81mm et une cloche GFM.

-Le Bloc 5 est équipé d’une tourelle de 75mm modèle 1933 et d’une cloche GFM

-Le Bloc 6 est équipé d’une tourelle de 135mm et d’une cloche LG

-Le Bloc 7 est une casemate d’infanterie armé d’un créneau JM, d’une cloche M, d’une cloche GFM et d’une cloche Obs/VDP

-Le Bloc 8 est une casemate d’infanterie disposant d’un créneau JM, d’une cloche GFM et d’une cloche Obs/VDP.

Quartier Braus

-Sur le Vallon de Nieva était prévu un ouvrage CORF avec une entrée et un bloc actif. Non réalisé, ce vallon est finalement muni d’un casemate STG allégé avec un créneau JM/AC 25 et un créneau FM.

-Une casemate armée d’une mitrailleuse et de deux fusils mitrailleurs est implanté pour prendre en enfilade la rive nord du Vallon de la Nieva.

-L’ouvrage de l’Agaisen est un ouvrage mixte à trois puis quatre blocs et une entrée avec un bloc 1 (entrée) défendue par deux créneaux FM, une cloche GFM et une cloche LG, un bloc 2 qui est une casemate d’artillerie flanquant vers le sud avec deux mortiers de 75mm modèle 1931, deux mortiers de 81mm en sous-sol, un créneau JM, une cloche M et une cloche GFM.

Le bloc 3 est une casemate d’artillerie flanquant vers le nord avec un créneau JM, deux mortiers de 81mm, un poste optique, une tourelle de 75mm modèle 1933 et deux cloches GFM alors que le bloc 4 est l’observatoire de l’ouvrage avec un créneau FM, un créneau FM/Obs et une cloche Obs/VDP

Le Bloc 5 qui aurait du compter quatre mortiers de 81mm est finalement construit sous la forme d’un casemate allégé assez unique, un abri défendu par une cloche GFM abritant les servants de deux mortiers de 81mm en cuves dont le tir peut flanquer le bloc 2.

-A Champ-de-Tir-de-l’Agaisen, la MOM réalise un abri actif à trois blocs jalonnant la ligne d’arrêt avec un bloc 1 (entrée nord) défendue par un créneau FM, un bloc 2 (entrée sud) défendue par un créneau FM et une casemate d’infanterie ou bloc 3 disposant d’un créneau JM et d’une cloche GFM.

-A La Tourraque, un abri actif à trois blocs identique à celui cité juste au dessus

-Deux casemates barrent le lit de la Beverra, un implanté dans l’arche du pont dispose d’un simple fusil-mitrailleur mais l’autre est armé d’une mitrailleuse, d’un canon antichar de 25mm et d’un fusil mitrailleur

-La trouée de Sospel le long de la voie ferrée est barrée par une casemate armée de deux fusils-mitrailleurs

-A Caste-Ruines est implanté un avant-poste à cinq blocs avec une entrée nord ou bloc 1, une entrée sud ou bloc 2, une casemate pour deux mitrailleuses ou bloc 3, une casemate pour une mitrailleuse ou bloc 4, un observatoire ou bloc 5 avec une cloche Obs/AP et pour couvrir le tout un bloc 6 réalisé sous la forme d’une tourelle FM.

-Deux casemates armés chacun d’une mitrailleuse et de deux FM battent la RN-205 et la voie ferrée à l’ouest de Sospel.

-L’ouvrage de Saint Roch est un ouvrage mixte à trois blocs et une entrée avec une entrée (bloc 1) disposant de deux créneaux FM et d’une cloche GFM, un bloc 2 chargé de la défense des abords avec une cloche GFM.

Le bloc 3 qui l’observatoire de l’ouvrage avec une cloche Obs./VDP et une cloche LG et enfin une casemate d’artillerie agissant en flanquement et en action frontale ou bloc 4.

Il dispose ainsi d’un créneau JM, un mortier de 81mm et un poste optique pour le flanquement vers l’Agaisen, un créneau de 75mm modèle 1929, trois créneaux de 81mm, deux cloches AM et une cloche M pour l’action frontale et un créneau JM pour le flanquement vers la vallée du Merlanson.

Le Bloc 5 équipé d’une cloche GFM est ajourné mais finalement réalisé en 1942 sous la forme d’un bloc indépendant, une casemate armée d’un créneau JM sans liaison avec le reste de l’ouvrage.

-La casemate de Campaost chargé du flanquement de l’ouvrage de Saint Roch dispose d’une mitrailleuse et de deux FM.

-Le Fort Suchet installé sur le Barbonnet et construit entre 1883 et 1886 est le seul ouvrage à tourelles d’avant 1914 intégré à la ligne Maginot, remplaçant l’ouvrage initialement prévu à La Lavina.

Cet ouvrage dispose de deux tourelles de 155mm modèle 1877 en fonte dure (type Mougin) baptisée Bayard pour la tourelle sud et Jeanne d’Arc pour la nord ainsi que dix canons de 95mm et des mortiers à l’air libre.

La CORF va réaliser un certain nombre de travaux dans l’emprise du vieux fort en l’occurence un ouvrage CORF avec une entrée ou bloc 1 disposant de trois créneaux FM et une cloche GFM, d’une casemate d’artillerie flanquant vers le sud ou bloc 2 avec deux canons-obusiers de 75mm modèle 1929, deux mortiers de 81mm en sous-sol, deux créneaux FM, une cloche GFM et une cloche LG

Le bloc d’infanterie initialement prévu mais ajourné est finalement construit dans une forme allégée en 1943/44 avec deux créneaux JM et une cloche GFM alors que la casemate d’artillerie de flanquement nord semblable au bloc 2 est finalement réalisé sous une forme semblable à celle des casemates d’artillerie du nord est avec deux emplacements pour deux canons de 75mm et une cloche GFM.

-Des travaux complémentaires sont menés entre septembre 1939 et septembre 1940 avec une casemate pour renforcer la défense sud du Barbonet (une mitrailleuse et deux fusils-mitrailleurs) et des casemates dans les intervalles de la LPR avec trois casemates armées d’une mitrailleuse et deux FM et une casemate armée d’une mitrailleuse, d’un fusil-mitrailleur et d’un canon antichar de 25mm.

Quartier Saint Jean : pas d’organisations bétonnées

Sous-secteur des Corniches

Quartier Castillon

-Cinq casemates MOM construits en 1939/40, trois avec une mitrailleuse et deux FM et deux avec une unique mitrailleuse

-L’Avant-poste de Baisse-de-Scuvion est un avant-poste à trois blocs avec une entrée en bloc 1, un observatoire avec cloche obs/VDP pour bloc 2 et une casemate pour mitrailleuse comme bloc 3.

-L’Avant-poste de Pierre-Pointue est un avant-poste à cinq blocs avec une entrée nord (bloc 1), une entrée sud (bloc 2), un observatoire (bloc 3) et deux casemates pour une mitrailleuse (bloc 4 et 5).

-L’ouvrage du Castillon est un ouvrage mixte à quatre blocs et une entrée construit à la place d’un village détruit par un tremblement de terre en 1887. Il dispose des blocs et des constructions suivantes :

Le Bloc 1 est une entrée avec trois créneaux FM; le bloc 2 est une casemate d’artillerie de flanquement sud avec deux mortiers de 75mm modèle 1931 et une cloche FM alors que le bloc 3 est une casemate d’artillerie de flanquement nord avec deux canons-obusiers de 75mm modèle 1929, deux mortiers de 81mm en sous-sol, deux créneaux FM (défense des arrières et du puit de ventilation), une cloche GFM et une cloche LG.

Le Bloc 4 est une casemate d’infanterie avec un créneau JM, une cloche M, une cloche GFM et une cloche obs/VDP tout comme le bloc 5 qui est armé d’un créneau JM, d’une cloche M et une cloche GFM.

Le bloc 6 est une casemate d’artillerie flanquant vers le sud avec deux mortiers de 81mm, un créneau FM et une cloche GFM. Le bloc 7 qui devait être un observatoire n’est pas construit.

-A Pic-de-Garuche est implanté un observatoire à deux blocs avec une entrée ou bloc 1 et un bloc 2 équipé d’une cloche Obs/VP.

-Sur la cote 902 était prévu un ouvrage CORF différé jusqu’en 1942 quand la MOM réalisé un ouvrage de campagne avec un abri actif disposant de deux créneaux JM, une cloche GFM et deux cuves pour mortiers de 81mm, flanquant ainsi les ouvrages du Castillon et de Saint Agnès.

Quartier Sainte-Agnès

-Au-Col-des-Blanquettes est installé un abri actif à trois blocs avec une entrée nord ou bloc 1 disposant d’un créneau FM, une entrée sud (le bloc qui couvre n’est pas construit) et un bloc 3 ou casemate active avec deux créneaux JM et une cloche GFM.

-A La Péna est implanté un avant-poste à trois blocs disposant d’une entrée nord ou bloc 1, une entrée sud ou bloc 2 et d’une casemate pour mitrailleuse ou bloc 3.

-L’Avant-poste de La Colletta est un avant-poste à cinq blocs avec un bloc 1 (entrée nord), un bloc 2 (sud-est), un bloc 3 (poste optique), un bloc 4 (observatoire) et un bloc 5 qui est une casemate pour deux mitrailleuses.

-Le sentier reliant le gorbio au col de la Madone est couvert par deux casemates type T1 armés chacun d’une mitrailleuse

-L’ouvrage de Saint-Agnès est un ouvrage mixte à trois blocs et une entrée + deux blocs non reliés organisé de la façon suivante :

Le Bloc 1 est l’entrée de l’ouvrage défendue par trois créneaux FM et une cloche LG alors que le bloc 2 est une casemate d’artillerie flanquant vers le sud armée de deux mortiers de 75mm modèle 1931, deux lance-bombes de 135mm, deux mortiers de 81mm en sous-sol, un créneau JM, deux créneaux FM pour la défense arrière, une cloche GFM, une cloche obs/VDP et une cloche LG.

Le Bloc 3 est une casemate d’artillerie flanquant vers le nord disposant de deux mortiers de 75mm modèle 1931, deux mortiers de 81mm en sous-sol, un créneau JM, une cloche GFM et une cloche Obs/VDP alors que le bloc 4 est un observatoire disposant d’une cloche Obs/VDP et de deux créneaux FM.

Le Bloc 5 est une casemate non reliée pour défendre le sud de l’ouvrage disposant pour cela d’un créneau FM alors que le bloc 6 est l’équivalent pour le nord de l’ouvrage.

-Au Castellar, on trouve un point d’appui composé de six abris bétonnés disposant d’un créneau FM alors qu’au Gorbio, on trouve deux casemates type T1 armés d’une mitrailleuse et de deux fusils-mitrailleurs.

-L’ouvrage du Col de Garde est un ouvrage d’infanterie à quatre blocs disposant d’une entrée ouest ou bloc 1 avec un créneau FM, une entrée est ou bloc 2 avec un créneau JM, un bloc 3 muni d’une cloche GFM et un bloc 4 ou casemate d’infanterie disposant d’un créneau JM/AC 37 et d’un créneau JM.

-Au Vallon de Gorbio était prévu un ouvrage CORF avec une entrée et un bloc actif. Non réalisé, est finalement construit une casemate STG avec un créneau JM, un créneau JM/AC 47 et une cloche GFM.

-L’ouvrage du Mont Agel est un ouvrage d’artillerie à quatre blocs et trois entrées avec une entrée des hommes ou bloc 1, une entrée des camions ou bloc 2, une entrée téléphérique ou bloc 3, un bloc 4 chargé de la défense des entrées avec deux créneaux FM et une cloche GFM, les blocs 5 et 6 sont chacun armés d’une tourelle de 75mm modèle 1933 alors que le bloc 7 est une cloche isolée battant les dessus (une cloche GFM). On trouve également un observatoire isolé avec une cloche obs/VDP et une cloche GFM appelé bloc 8.

Quartier Menton

-L’avant poste du Collet-du-Pilon est un avant poste à cinq blocs avec une entrée nord ou bloc 1, une entrée sud ou bloc 2, un poste optique ou bloc 3, un observatoire ou bloc 4 et une casemate pour une mitrailleuse ou bloc 5.

-L’observatoire du Mont-Gros-de Roquebrune est destiné à suppléer l’observatoire du Mont-Agel quand celui-ci est dans le brouillard. Il comprend une entrée ou bloc 1 et un bloc 2 équipé d’une cloche obs/VDP.

-L’ouvrage de Roquebrune est un ouvrage mixte à trois blocs et une entrée avec une entrée ou bloc 1 disposant de deux créneaux FM, une cloche GFM et une cloche LG, une casemate d’artillerie flanquant vers le sud ou bloc 2 disposant de deux mortiers de 75mm modèle 1931, deux mortiers de 81mm en sous-sol, une cloche M et deux cloches GFM, une casemate d’artillerie flanquant vers le nord ou bloc 3 armé de deux mortiers de 75mm modèle 1931, deux mortiers de 81mm en sous-sol, un créneau JM, un créneau FM/obs, deux cloches GFM et une cloche LG.

Le bloc 4 est une casemate d’infanterie sud armé d’un créneau FM, une cloche M et une cloche GFM.

Deux autres blocs étaient prévus, un bloc D armé de quatre mortiers de 81mm et un bloc E qui est un bloc d’infanterie. Ils sont remplacés en 1941 par deux casemate d’infanterie indépendants avec un créneau JM, un créneau JM/AC 47 et une cloche GFM.

-A La Croupe du Réservoir est installé un abri actif avec un bloc 1 qui sert d’entrée et dispose pour sa défense d’un créneau FM et d’un bloc 2 qui dispose d’une cloche GFM.

-Un abri passif est réalisé au carrefour des Corniches en 1942 ainsi que deux casemates de flanquement armé d’une mitrailleuse et d’un FM, le premier pour flanquer Roquebrune et le second pour flanquer Cap-martin. On trouve également une casemate armée d’une mitrailleuse, d’un canon antichar de 25mm et un fusil-mitrailleur.

-L’ouvrage de Cap-Martin est un ouvrage mixte à trois blocs disposant d’un bloc 1 (entrée par puits et cheminée) avec un créneau FM associé à une casemate d’artillerie d’action frontale armée de deux mortiers de 81mm, deux cloches GFM et une cloche LG.

Le Bloc 2 est un bloc de barrage avec un canon-obusier de 75mm modèle 1929, un créneau JM/AC 25, deux créneaux JM dont un flanquant l’ouvrage de Roquebrune, une cloche obs./VDP et un poste optique.

Le Bloc 3 est une casemate d’artillerie flanquant vers le nord armée de deux canons-obusiers de 75mm modèle 1929, deux mortiers de 81mm et deux cloches GFM.

-A Pont-Saint-Louis est implanté un barrage de route pour couper la route reliant Menton et Vintimille. Ce barrage est défendu par un bloc actif qui dispose d’un créneau JM/AC 37.

-La LPR est renforcée en 1939-40 par la MOM qui construit un certain nombre de casemates de campagne, deux étant armés d’une mitrailleuse et de deux FM, trois armés d’une unique mitrailleuse, deux disposant d’une mitrailleuse et de trois FM, un armé de quatre fusils-mitrailleurs, un armé de trois fusils-mitrailleurs, un disposant d’une mitrailleuse, deux FM et un canon antichar de 25mm, un autre disposant d’un canon de 25mm et d’un FM et un dernier armé d’un canon de 25mm et de trois fusils-mitrailleurs.

-Le SFAM à également réalisé une deuxième position de résistance à base de casemates type STG (Service Technique du Génie) armés d’une ou deux mitrailleuses et d’un canon de 25mm voir d’une simple mitrailleuse. Quelques vieux forts et chiuses anciennes furent intégrées au dispositif.

23-Armée de terre Ligne Maginot (38)

Secteur Fortifié des Alpes Maritimes (SFAM)

Le secteur le plus méridional de la ligne Maginot s’étend sur plus de cent kilomètres entre la région de Restefond-les-Fourches à la mer Méditerranée n’en est pas moins l’un des plus cruciaux du dispositif, couvrant notamment Nice revendiqué par l’Italie fasciste.

Ce secteur est marqué par une importante dualité. En effet du Restefond au massif de l’Authion, la haute montagne est encore très présent et le dispositif de défense choisit présente d’importantes similitudes avec les secteurs septentrionaux : barrage des vallées et interdiction des cols.

Au delà de l’Authion couvert par plusieurs forts construits avant le premier conflit mondial, le terrain est moins favorable à la défense ce qui nécessite une défense du type Nord-Est avec un recoupement des feux destiné à compenser l’absence d’obstacles naturels infranchissables. Il s’agit d’empêcher les italiens d’emprunter le littoral et le col de la Tende pour menacer Nice.

Gros ouvrage de Rimplac, Secteur Fortifié des Alpes Maritimes

Gros ouvrage de Rimplas, Secteur Fortifié des Alpes Maritimes

Les rodomontades mussoliniennes bousculent le programme et dès 1928 est lancé le programme réduit de défense de Nice avec la construction de l’ouvrage du Rimplas, construction théâtre d’improvisations et d’expérimentations, les plans n’étant même pas terminés !

Alors que la CORF s’occupe de la ligne principale de résistance, l’Armée des Alpes via la MOM réalisa une ligne quasiment continue d’avant-postes au plus près de la frontière. Les budgets allant en diminuant (ils étaient de toute façon insuffisants au départ), une partie des ouvrages CORF vont être supprimés et leur réalisation confiée pour partie à la MOM.

Le Secteur Fortifié des Alpes-Maritimes (SFAM) dispose au printemps 1940 de nombreuses unités d’infanterie avec trois demi-brigades alpines de forteresse, la 40ème DBAF à trois bataillons alpins de forteresse numérotés 75ème 85ème et 95ème, la 58ème DBAF à trois bataillons (76ème 86ème et 96ème) et enfin la 61ème DBAF qui dispose des 74ème 84ème et 94ème BAF. On peut y ajouter le 450ème régiment de pionniers à trois bataillons et les 9ème et 10ème bataillons de mitrailleurs ainsi que la 65ème DI qui inclut deux DBCA.

A l’issue de la démobilisation, on trouve qu’un bataillon alpin de forteresse par sous-secteur, unité qui tient le secteur, unité souvent renforcée pour tenir compte de l’entretien et de la surveillance d’ouvrages non gardés en permanence.

C’est ainsi qu’on retrouve dans le sous-secteur Mounier le 74ème BAF (Bataillon Alpin de Forteresse), dans le sous-secteur Tinée-Vésubie, on trouve le 84ème BAF, une unité mobilisée à partir du 74ème BAF mais maintenue en ligne après l’automne 1940, le sous-secteur d’Authion est gardé par le 75ème BAF _une unité d’active_, le sous-secteur de Sospel est gardé par le 85ème BAF, une unité de mobilisation issue du 75ème BAF et le sous-secteur des Corniches est occupé après la démobilisation par le 76ème BAF _une unité d’active_.

Sous-secteur Mounier

Quartier du Haut Var

-Avant poste de Saint-Dalmas-Selvage qui est un avant-poste à cinq blocs destiné à interdire la route du col de la Moutière avec un bloc 1 servant d’entrée au sud, un bloc 2 qui sert d’issue de secours au nord, un bloc 3 qui sert d’observatoire avec une cloche obs/AP et les blocs 4 et 5 chacun armés d’une mitrailleuse.

-Si les ouvrages du Col-de-Jallorgues et du Col-de-Pal ne sont pas construits, celui du Col-de-Crous l’est. Cet ouvrage d’infanterie à quatre blocs dispose donc de deux entrées tardivement réalisées (bloc 1 entrée nord et bloc 2 entrée est), un observatoire ou bloc 3 muni d’une cloche obs/VDP et une casemate d’infanterie ou bloc 4 armé de deux créneaux JM. Ultérieurement une cuve pour mortier est réalisée.

-A noter qu’à proximité on trouve deux abris alpins pouvant chacun abriter une section.

Quartier Beuil

-L’Avant-poste d’Isola est un AP à quatre blocs avec une entrée ou bloc 1 disposant d’une mitrailleuse, d’une sortie de secours ou bloc 2, d’un bloc 3 qui est une casemate pour une mitrailleuse et d’un bloc 4 qui est un observatoire avec une cloche obs/VDP.

-L’ouvrage du Col-de-la-Valette est un ouvrage d’infanterie à quatre blocs disposant de deux entrées (une entrée ouest ou bloc 1 et une entrée est ou bloc 2) un observatoire ou bloc 3 muni d’une cloche obs/VDP et un bloc 4 qui est une casemate d’infanterie avec deux JM dont est ultérieurement modifié en JM/AC 47.

-Est rattaché à cet ouvrage un abri alpin pour une section

Sous-secteur Tinée-Vesubie

Quartier Gaudissart

-L’avant-poste de Valabres Nord est un avant-poste à trois blocs disposant d’une entrée appelée bloc 1, d’un bloc 2 équipé d’une cloche Pamart pour une mitrailleuse et d’un bloc 3 qui est une casemate pour une mitrailleuse.

-L’avant-poste de Valabres Sud est un avant-poste monobloc armé d’une mitrailleuse

-L’ouvrage de Fressinea est un ouvrage d’infanterie à trois blocs avec un bloc 1 muni d’une entrée avec un fusil-mitrailleur, un bloc 2 muni d’une cloche GFM et d’une prise d’air et une casemate d’infanterie flanquant vers le nord ou bloc 3 avec un créneau JM/AC 47, un créneau JM et un créneau projecteur. Si la transformation du créneau JM en créneau pour arme mixte n’à jamais eu lieu, on à installé deux cuves pour mortier de 81mm.

-L’ouvrage du Rimplas est un ouvrage mixte à cinq blocs et une entrée. Le premier ouvrage de la ligne Maginot à avoir été mis en chantier (1928) dispose d’un bloc mixte ou bloc 1 avec deux créneau de 81mm, deux créneaux JM et une cloche LG, un bloc 2 qui est un accès à une plate-forme extérieure pour mortiers de 81mm et un créneau FM, un bloc 3 qui est un bloc d’infanterie armé d’une cloche M, d’une cloche GFM.

Créneau pour Jumelage de Mitrailleuses (JM)

Créneau pour Jumelage de Mitrailleuses (JM)

Le bloc 4 est un bloc d’artillerie flanquant vers l’ouest avec deux canon-obusiers de 75mm modèle 1933 et un mortier de 75mm modèle 1931 en casemates cuirassées, trois créneaux FM, une cloche M et une cloche obs/VDP.

Le bloc 5 est un bloc d’artillerie flanquant vers l’est avec deux canons-obusiers modèle 1933 et un mortier de 75mm modèle 1931 en casemates cuirassées, trois créneaux FM, une cloche GFM et une cloche obs/VDP. Le bloc 6 est un poste optique et le bloc 7 l’entrée de l’ouvrage défendue par trois FM.

-L’ouvrage de Valdeblore est un ouvrage d’infanterie à trois blocs disposant donc d’un bloc 1 ou entrée défendue par un FM, un bloc 2 qui dispose d’une cloche GFM et d’une prise d’air et d’un bloc 3 ou casemate d’infanterie armé d’un créneau JM/AC 47 et d’un créneau projecteur.

Quartier Tournairet-Vesubie

-L’ouvrage de La Séréna est un ouvrage d’infanterie à trois blocs avec une entrée ouest ou bloc 1, une entrée est de type réduite ou bloc 2 et enfin une casemate active ou bloc 3 disposant d’un créneau JM/AC 25, d’un jumelage FM et d’une cloche obs/VDP.

-A La Petite Têtière et à La Bollinette sont implantés des casemates type STG allégé disposant pour le premier de deux mitrailleuses et de deux FM et pour le second d’une mitrailleuse et de deux FM.

-L’ouvrage du Care-Gros est un ouvrage d’infanterie à quatre blocs disposant d’une entrée ou bloc 1, d’une entrée est ou bloc 2 disposant d’un FM, d’un bloc 3 ou observatoire et d’un bloc 4 qui est la casemate active de l’ouvrage avec trois jumelages de FM.

-L’ouvrage installlé aux Conchetas est un avant-poste à sept blocs destinés à interdire le col de la Colmiane. Pour cela, il dispose donc de deux entrées ouest (bloc 1) et est (bloc 2), d’un poste optique (bloc 3), d’une casemate pour deux mitrailleuses (bloc 4), d’une casemate pour une mitrailleuse (bloc 5), un observatoire (bloc 6) avec une cloche obs/AP et une casemate pour un fusil-mitrailleur appelé bloc 7.

-A Venanson, on trouve une casemate type STG allégé

-L’ouvrage du Col-du-Fort est un ouvrage d’infanterie à quatre blocs disposant d’un bloc 1 qui est l’entrée ouest avec un fusil-mitrailleur, un bloc 2 qui est l’entrée est armée d’un créneau JM, un bloc 3 disposant d’une cloche Obs/VDP pour servir d’observatoire et un bloc 4 qui est une casemate active avec deux fusils-mitrailleurs.

-Au Castel-Vieil est implanté un avant-poste à cinq blocs disposant d’une entrée sud (bloc 1), d’une entrée nord (bloc 2), un observatoire avec une cloche Obs/VDP (bloc 3) et une casemate pour une mitrailleuse (bloc 4).

-Au lieu-dit appelé Roquebillière est implanté une casemate type STG allégé armée d’une mitrailleuse et de deux fusils-mitrailleurs pour barrer la vallée de la Vésubie en avant de Roquebilière.

-L’ouvrage du Gordolon est un ouvrage mixte à deux blocs et une entrée disposant d’une entrée et d’un puit d’évacuation ou bloc 1 armé d’une cloche GFM et un créneau FM, un bloc mixte appelé bloc 2 avec un créneau JM/AC 47, deux mortiers de 81mm, un créneau FM de défense des dessus, une cloche M, une cloche GFM et une cloche LG, un autre bloc mixte appelé bloc 3 disposant de deux mortiers de 75mm modèle 1931 en casemates cuirassées, deux mortiers de 81mmn une cloche M, une cloche AM, une cloche GFM et une cloche Obs/VDP alors que le bloc 4 seulement réalisé en 1942 avec deux FM sous niches blindées.

-L’ouvrage bas de Gordolon envisagé en janvier 1933 avec deux casemates de mitrailleuses de part et d’autre de la rivière Vésubie est finalement réalisé en 1943 avec deux petits blocs disposant chacun d’un créneau JM.

-A la Chapelle Saint-Sauveur est réalisé pendant la guerre de Pologne une casemate type 1bis avec une mitrailleuse.

-Au Planet est implanté un avant-poste à six blocs disposant d’une entrée ouest (bloc 1), d’une entrée est (bloc 2), un poste optique (bloc 3), un observatoire avec une cloche Obs/AP (bloc 4) et deux casemates pour une mitrailleuse (blocs 5 et 6).

-A Flaut est implanté un ouvrage mixte à quatre blocs et une entrée avec une entrée (bloc 1) disposant d’un créneau JM/AC 25, de deux créneaux JM, une cloche GFM et une cloche LG; un bloc 2 disposant de deux mortiers de 81mm et une cloche GFM; une casemate d’artillerie d’action frontale ou bloc 3 disposant de deux canon-obusiers de 75mm modèle 1933 en casemates cuirassées, de deux cloches M, de deux cloches GFM et d’une cloche Obs./VDP; une casemate mixte ou bloc 4 armé de deux mortiers de 81mm, un créneau JM, une cloche JM et une cloche GFM; une casemate d’infanterie et postes optiques ou bloc 5 avec un créneau JM, une cloche GFM et un observatoire (une cloche obs/VDP).

Le bloc 6 non réalisé dans les travaux initiaux devait disposer d’une tourelle de 75mm modèle 1905 ou modèle 1932R. Il est finalement réalisé sous la forme d’un blockhaus d’artillerie type RFM avec emplacement pour deux canons de 75mm à installer au moment de la mobilisation. Ce bloc dispose d’une cloche GFM pour l’observation et la défense rapprochée.

-Durant la guerre de Pologne et bien après la mobilisation, la MOM réalise à La Bollène, deux casemates type STG allégé armés pour le premier d’une mitrailleuse et de deux FM et pour le second pour une mitrailleuse et un FM. Quatre autres ouvrages destinés à renforcer l’intervalle de la LPR ont également été construits avec une mitrailleuse et deux FM (deux) ou une unique mitrailleuse (deux).

23-Armée de terre Ligne Maginot (36)

Sous-secteur du Palet-Vanoise

-A La Vanoise, on trouve un avant-poste comprenant un abri alpin, deux entrées (dont une de secours) et trois blocs. Le bloc 1 est armé de deux mitrailleuses, le bloc 2 dispose d’une seule mitrailleuse alors que le bloc 3 est armé d’un fusil-mitrailleur.

-Une deuxième position est aménagée durant la guerre de Pologne pour donner de la profondeur au dispositif.

Vallée de l’Arly

On trouve ainsi au Chalets de Rafforts cinq Briançon pour mitrailleuses ou FM et un bloc pour canon antichar de 25mm destiné à appuyer les avant-postes. Sur la rive droite de la vallée on trouve six Briançon et cinq sur la rive gauche.

Vallée du Doron de Beaufort

A Billord, deux Briançon dont les tirs se recoupent au travers de la vallée, deux Briançon pour FM à Martel et au Le Billord, un bloc pour canon antichar de 25mm.

Vallée de la Tarentaise (position de la Villette)

La vallée de l’Isère se resserant, plusieurs petits blocs sont réalisés pour barrer la vallée et les routes qui la traversent. On trouve sept Briançon à Charves et Plan Villard, sur la rive droite un total de trois blocs pour deux mitrailleuses, deux blocs Briançon et un bloc antichar pour canon de 25mm.

Vallée du Doron de Bozel

On trouve un bloc pour deux mitrailleuses et un Briançon pour couvrir l’axe Notre Dame des Grâces à la Perrière alors que la rive droite est équipée de deux Briançon et un petit bloc pour FM et que la rive gauche dispose de huit Briançon.

Sous-secteur de la Haute-Maurienne

Quartier du Mont-Cenis

-Deux abris de section

-Deux blockhaus pour deux mitrailleuses associés à un abri

-Un blockhaus type A2 équipé d’une mitrailleuse et d’une arme antichar

-Un blockhaus type A3 équipé d’une mitrailleuse et d’une arme antichar

-Un abri

-Les Revets est un avant-poste à trois blocs et une entrée destiné à interdire le col du Mont Cenis avec une entrée défendue par un créneau FM, des blocs 1 et 2 équipés chacun d’une mitrailleuse et un bloc 3 qui sert d’observatoire. On trouve également un barrage antichar et un bloc avec barrière antichar.

-Le Fort de la Turra est un fort construit entre 1897 et 1910 qui dispose en 1939-40 de deux mitrailleuses, deux canons de 75mm modèle 1897 sous roc et quatre mortiers de 81mm à l’air libre.

Quartier du Val d’Ambin

On y trouve le fort de Mont Froid qui dispose des blockhaus Est et Ouest construits de 1897 à 1905 et utilisés comme position d’avant poste. On trouve également quatre abris de différents types, un barrage antichar à trois rangées est ébauché à l’été 1940 sur deux lacets successifs de la route.

Sous-secteur de Moyenne-Maurienne

L’avant-projet du 25 novembre 1930 «d’organisation défensive de la Savoie» établi par le colonel Caillod prévoit six ouvrages mixtes autour de Modane. Seul le renforcement du fort de Replaton, non retenu par le général Belhague et rejeté en deuxième urgence n’est pas réalisé ainsi que le projet de tourelle longue portée au Sapey.

Quartier d’Amodon

On y trouve deux abris de type alpin, un abri caverne, un observatoire et surtout un bloc de combat disposant d’un bloc de mortiers de 81mm (deux armes) et un bloc de mitrailleuses avec deux jumelages pour mitrailleuses et une cloche GFM. Des tourelles démontables sont installées en 1943 et 1945 pour augmenter le périmètre de sécurité.

Quartier de l’Arc

-On trouve un central téléphonique type caverne installé au Freney

-Le Sapey est un ouvrage d’artillerie à quatre blocs et une entrée qui dispose donc de deux casemates cuirassées d’action frontale avec un canon obusier de 75mm modèle 1933 (blocs 1 et 2), un observatoire équipé d’une cloche obs./VDP et deux créneaux optiques (bloc 3) , une casemate d’artillerie flanquant vers le sud ou bloc 4 disposant de deux canons-obusiers de 75mm modèle 1929 et enfin une Entrée mixte disposant d’un créneau JM/AC 25 et d’une cloche GFM.

Canon-obusier de 75mm modèle 1929

Canon-obusier de 75mm modèle 1929

L’Issue de secours est aménagée par un ancien magasin à munitions d’avant 1914, cet ouvrage étant aménagé dans l’emprise de l’ancien fort du Sapey qui existe encore avec des abris.

-Le Fort du Replaton à été construit entre 1884 et 1892 pour interdire le tunnel de Fréjus fraichement percé. Il dispose de huit canons de 95mm modèle 1888 et de deux canons de 155C. Un projet de casemate équipé de canons-obusiers de 75mm n’aboutit pas et le fort sert de base pour huit canons de 75mm modèle 1897 armés par le 164ème RAP.

-L’ouvrage de Saint Gobain est un ouvrage mixte à quatre blocs et une entrée avec successivement une casemate d’artillerie flanquant vers le sud équipé de deux mortiers de 81mm et une cloche GFM (bloc 1), une casemate mixte ou bloc 2 avec un créneau JM/AC 47, un créneau JM, deux mortiers de 81mm, une cloche M et une cloche GFM.

Canon antichar de 47mm en position. Le canon est mobile, pouvant être remplacé si nécessaire par un JM

Canon antichar de 47mm en position. Le canon est mobile, pouvant être remplacé si nécessaire par un JM

Le bloc 3 est un observatoire disposant d’un créneau FM, un créneau optique et une cloche GFM alors que le bloc 4 est une casemate d’infanterie disposant de deux créneaux JM et d’une cloche GFM, l’Entrée mixte est défendue par un créneau JM/AC 37 et une cloche GFM.

-L’ouvrage Saint Antoine est un ouvrage d’artillerie à deux blocs et une entrée disposant comme bloc 1 d’une casemate d’artillerie flanquant vers le nord avec deux mortiers de 75mm modèle 1931, quatre mortiers de 81mm, un créneau optique et deux cloches GFM alors que le bloc 2 est une casemate d’infanterie armée de deux cloches M et d’une cloche obs./VDP et que l’Entrée mixte est défendue par un créneau JM/AC 25.

On trouve également une casemate annexe au fort Saint Antoine en l’occurence une casemate d’infanterie flanquant à gauche avec deux créneaux JM et une cloche GFM.

Le tunnel de Modane est sécurisé par un blockhaus-magasin avec un dispositif de mine dans le tunnel défendu par deux FM et un corps de garde avec un canon de 47mm et un fusil-mitrailleur.

Quartier des Cols Sud

-Quatre observatoires de campagne, un central téléphonique et surtout l’ouvrage du Lavoir qui est un ouvrage d’artillerie à cinq blocs et deux entrées.

Cet ouvrage dispose d’une casemate flanquant vers le sud ou bloc 1 disposant de deux mortiers de 75mm modèle 1931 et une cloche M, une casemate cuirassée d’artillerie d’action frontale ou bloc 2 équipé de deux mortiers de 75mm modèle 1931, un observatoire ou bloc 3 avec une cloche obs./VDP, une casemate d’infanterie ou bloc 4 avec deux cloches M et une cloche LG, une casemate cuirassée d’action frontale ou bloc 5 équipée de deux mortiers de 75mm, quatre mortiers de 81mm et deux cloches GFM, une Entrée supérieure (EH) disposant de deux créneaux FM et une Entrée inférieure (EM) défendue par un créneau JM/AC 25, un créneau JM, une cloche AM et une cloche GFM.

-L’ouvrage du Pas du Roc est un ouvrage d’artillerie à quatre blocs et une entrée mixte disposant comme bloc 1 d’une casemate d’infanterie armée d’un créneau JM, de deux cloches M, d’une cloche GFM et d’une cloche LG, comme bloc 2 d’un observatoire disposant d’une cloche obs/VDP, comme bloc 3 d’une casemate d’artillerie flanquant vers le Lavoir avec deux mortiers de 75mm modèle 1931 et deux postes FM, d’un bloc 4 qui est une casemate d’artillerie d’action frontale bi-directionnelle (Fréjus et Arrondaz) disposant de quatre mortiers de 81mm, d’un mortier de 50mm et d’une cloche GFM. L’Entrée mixte achevée en 1942 est défendue par trois FM et une cloche GFM.

-Un avant poste sur Le Frejus est un avant-poste à cinq blocs bétonnés destiné à l’interdiction du col du même nom. Il comprend un bloc d’entrée défendu par un créneau FM, un bloc 1 disposant de deux fusils-mitrailleurs, un bloc 2 disposant d’une mitrailleuse, un bloc 3 bloc-observatoire avec quatre fusils-mitrailleurs et une cloche obs/AP, le bloc sortie de secours est défendu par deux créneaux FM.

-Un avant poste destiné à interdire le col de la Roue est un avant poste à cinq blocs bétonnés avec un bloc d’entrée disposant d’un créneau fusil-mitrailleur, un bloc 1 bloc observatoire avec une cloche obs/AP, un bloc 2 armé d’une casemate pour une mitrailleuse et un fusil mitrailleur, un bloc 3 armé d’une mitrailleuse et un bloc sortie de secours armé d’un créneau fusil-mitrailleur.

-Un avant poste destiné à interdire le col de Vallée-Etroite composé d’un abri alpin relié à trois émergences actives (bloc 2 : bloc observatoire et sortie de secours; bloc 3 avec une casemate pour deux mitrailleuses et bloc 4 lui aussi armé de deux mitrailleuses), une casemate isolée avec deux FM et un emplacement extérieur pour un mortier Stokes.

-L’ouvrage d’Arrondaz est un ouvrage d’infanterie en deux ouvrages disposant d’un ouvrage mitrailleuses composé d’un bloc 1 armé d’une cloche obs/VDP, d’un bloc 2 disposant de deux créneaux JM et une Entrée défendue par un fusil-mitrailleur sur porte tout comme l’est l’issue de secours et d’un ouvrage mortiers avec deux blocs armés chacun d’un mortier de 81mm Stokes puis Brandt et d’une cloche JM plus une Entrée et une Issue de Secours défendue par un créneau FM.

Quartier de la Bissorte : pas d’ouvrages spécifiques

 Sous-secteur de Basse-Maurienne

Quartier de Valmeiner

-Deux casemates légères pour fusils mitrailleurs

Quartier de Valloire

-On trouve ici l’ouvrage des Rochilles, un ouvrage d’infanterie à trois blocs et une entrée qui dispose comme bloc 1 d’un observatoire avec une cloche Obs/VDP, comme bloc 2 d’une casemate d’infanterie équipée d’un créneau JM, d’un bloc 3 de même nature avec le même équipement et de deux entrées (une principale et une sortie de secours) munies d’un FM sur porte.

Deuxième position

Le barrage de Basse-Maurienne réalisé par le génie du SF Savoie comprend du nord au sud trois verrous : col de la Porte, vallée de l’Arc au pas du Roc et le col des Trois Croix au dessus de Valloire.

Le premier verrou est armé de trois blocs à deux étages, le premier dispose d’une mitrailleuse et d’un fusil-mitrailleur, le deuxième de deux mitrailleuses et le troisième d’une mitrailleuse et d’un canon de 25mm).

Le deuxième verrou dispose de deux blocs, le bloc sur la rive droite est à trois niveaux et adossé à une falaise avec deux mitrailleuses superposées alors que sur la rive gauche, l’ouvrage à la fome d’une casemate sous roc avec façade en béton armé, le tout équipé d’une mitrailleuse et d’un canon de 25mm.

Le troisième verrou dispose d’un seul bloc à deux étages armé de deux mitrailleuses associés à trois Briançon.

Cette deuxième position bénéficie également de l’appui du vieux fort du Télégraphe construit entre 1885 et 1890 avec pour armement six canons de 155L modèle 1877 et quatre canons de 95mm modèle 1888.

Canon de 155mm long De Bange modèle 1877

Canon de 155mm long De Bange modèle 1877

23-Armée de terre Ligne Maginot (35)

Secteur Fortifié de Savoie

Avant-propos

Le SFS s’etend de la frontière suisse au col des Rochilles, englobant les trois vallées savoyardes du Beaufortin, de la Tarentaise et de la Maurienne.

La défense de la Tarentaise et du Beaufortin à pour but de couvrir les directions de Bourg-Saint-Maurice et d’Albertville au débouché du col du Petit-Saint Bernard encadré par les cols muletiers de la Seigne et du Mont.

Dans un premier temps, la CORF ne s’intéresse pas à cette position et jusqu’en 1930, sa défense repose sur de vieux ouvrages de la génération précédente. En 1937, un barrage rapide est établit à Versoyen et de deux petits ouvrrages à Chatelard et à Cave-à-canon.

La défense de la Maurienne à pour but de couvrir la ville de Modane devant laquelle à été établit la position de résistance, s’appuyant au massif de la Vanoise et laissant la haute vallée de la Maurienne au delà de la zone des avant-postes.

Jusqu’en 1930, la défense de la Maurienne repose sur un barrage échelonné en profondeur pour tenir compte des différentes voies de communication de l’époque.

L’essentiel de la défense se consacre autour de Modane avec un barrage de vallée en avant de la ville (ouvrages de Saint-Antoine et Saint-Gobain) et l’interdiction des cols du Sud (Vallée-Etroite, La Roue et Fréjus) débouchant vers la vallée par l’implantation de deux ouvrages d’artillerie et d’un ouvrage d’infanterie.

Au centre du dispositif et implanté sur le vieux fort du même nom, l’ouvrage du Sapey assure l’interdiction lointaine dans les deux directions. La position se termine aux Rochilles (un ouvrage d’infanterie) où elle se raccorde au Secteur fortifié du Dauphiné.

En 1930, l’armée des Alpes entreprend d’établir sur la frontière une série d’Avant-Postes (AP) qui couvrent notamment les espaces de la Maurienne délaissées par le CORF.

En 1939-40, la création d’un barrage fortifié sur la 2ème position est l’oeuvre originale du génie du Secteur Fortifié de Savoie, un barrage fortifié est établi dans toutes les vallées.

Au niveau organisationnel, le SFS est subdivisé en six sous-secteurs, le sous-secteur du Beaufortin , le sous-secteur de Tarentaise, le sous-secteur du Palet-Vannoise, le sous-secteur de la Haute Maurienne, le sous-secteur de Moyenne Maurienne et le sous-secteur de Basse Maurienne

Ce Secteur Fortifié dispose à la mobilisation de septembre 1939, deux demi-brigades alpines de forteresse, la 16ème DBAF qui dispose des 70 et 80ème BAF ainsi que du 6ème BCM alors que la 30ème DBAF aligne les 71ème 81 èmeet 91ème BAF. Ces unités se répartissent de la façon suivante :

-Sous-secteur du Beaufortin : 80ème BAF et troisième bataillon du 215ème RI

-Sous-secteur de Tarentaise : premier bataillon du 215ème RI, 6ème BCM et 3ème CEO du 70ème BAF

-Sous-secteur du Palet-Vannoise : 1ère et 2ème compagnie du 70ème BAF

-Sous-secteur de la Haute Maurienne : 1er bataillon du 281ème RI et un détachement fournit par le 71ème BAF

-Sous-secteur de Moyenne Maurienne : deuxième bataillon du 281ème RI, le 71ème et le 81ème BAF plus des éléments du 343ème RI.

-Sous-secteur de Basse Maurienne : 1er bataillon du 343ème RI et le 91ème BAF

Suite à la démobilisation, seule la 30ème DBAF est maintenue avec les 70 et 71ème BAF qui vont se repartir la garde des différents secteurs, les trois premiers pour le 70ème et les trois autres pour le 71ème.

Sous-secteur du Beaufortin

-L’ouvrage des Séloges est un avant-poste à sept blocs actifs et une entrée destinée à tenir les débouchés du col de la Seigne. Les blocs 1 et 2 sont des casemates pour un fusil-mitrailleur, le bloc 3 est un observatoire muni d’une cloche obs/AP, les bloc 4 et 6 sont des casemates pour une mitrailleuse, le bloc 5 est une issue de secours, le bloc 7 est une casemate pour deux fusils-mitrailleurs alors que le bloc 8 ne dispose que d’un fusil-mitrailleur. On trouve également des baraquements au lieu dit des Chapieux.

Sous-secteur de Tarentaise

A la différence du précédent, ce sous-secteur dispose d’installations fortifiées nettement plus nombreuses et nettement plus diversifiées. On trouve donc les constructions suivantes :

-Un abri d’avant poste et un barrage antichar de la côte 1909

-Le Fort de la Redoute-Ruinée construit entre 1891 et 1894 est renforcé en 1932 avec un abri de bombardement et un créneau au saillant ouest du fort disposant d’une mitrailleuse sous-casemate et de deux mortiers de 81mm à l’air libre. De petits abris FM sous roc sont égalemnt réalisés.

Cloche GFM en position

Cloche GFM en position

-Un avant-poste disposant d’une casemate de mitrailleuse (deux créneaux simples pour une mitrailleuse de 7.5mm) associé à une cloche GFM et un emplacement pour mortier de 60mm à l’air libre.

-Deux abris d’avant-poste

 Position de barrage de Bourg Saint Maurice

Cette position fortifiée dispose d’un barrage de route armé d’un créneau JM/AC 47 pour battre la vallée, un créneau FM/AC 25 (fusil mitrailleur et canon de 25mm) et deux FM défendant un fossé antichar qui est un fossé sec à profil trapézoïdal longé par un mur de 650m.

On trouve également deux ouvrages d’infanterie à un bloc actif qui est pour le premier est une casemate d’infanterie flanquant vers le sud alors que le second est une casemate d’infanterie flanquant vers le nord, les deux étant armés d’un créneau JM/AC 47, deux créneaux JM, une cloche GFM et un créneau projecteur.

Enfin on trouve un ouvrage d’action frontale à Villaroger armé d’un bloc FM et de deux casemates mitrailleuses frontales, un central téléphonique, des tourelles démontables en lisière de la forêt de Malgovert ainsi que la batterie du Leuchelet qui doit recevoir des mitrailleuses et des canons des troupes de campagne.

Organisation Seré de Rivières

Comme dans l’Est, la Tarentaise à été fortifié par Seré de Rivières et les forts construits avant le premier conflit sont intégrés au dispositif.

On trouve ainsi le fort de Vulmix/Vulmis construit de 1890 à 1891 avec 6 canons de 120mm, 2 canons de 95mm sous casemate, deux tourelles de mitrailleuses et un projecteur photo-électrique.

En 1940, le fort est armé par le 164ème RAP qui y déploie quatre canons de 75mm modèle 1897 et deux canons de 95mm modèle 1888 puis six canons de 75mm et deux de 155mm en remplacement des canons de 95mm.

Le fort Le Truc construit de 1891 à 1894 disposait en 1940 de quatre canons de 105L modèle 1913 remplacés ultérieurement par des canons de 155mm modèle 1917.

Le blockhaus de La Platte construit de 1892 à 1894 dispose de deux canons de 155mm Saint Chamond.

La batterie d’artillerie bétonnée du Courbaton dispose de deux canons de 75mm modèle 1897