URSS (61) Armée de Terre (9)

Organisation

Structures générales

L’organisation de la RKKA est classique avec un un état-major organisé en cinq sections (opérations, organisation-mobilisation, communications, renseignements, préparation au combat et règlement de combat _cette dernière section correspondant aux inspections dans d’autres armées_).

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Italie (68) Regio Esercito (18)

Les Armes du Regio Esercito Italiano (2) : les armes collectives de l’infanterie

Avant-propos

En matière d’armes collectives de l’infanterie, l’armée de terre italienne ne se distingue pas des autres armées, disposant comme les armées allemandes, françaises et britanniques de fusils mitrailleurs, de mitrailleuses moyennes et lourdes, de mortiers.

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Italie (66) Regia Esercito (16)

Armes du Regio Esercito Italiano (1) : les armes individuelles

Avant-propos

Comme nous l’avons vu plus haut l’Italie est le belligérant le moins bien préparé en septembre 1948 la faute à de nombreux facteurs qu’ils soient structurels ou résultant de choix politiques et idéologiques.

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Japon (65) Armée de Terre (5)

Armes collectives de l’infanterie (1) : fusils-mitrailleurs

Avant-Propos

Quand on interroge des gens sur la première guerre mondiale, les premières images qui surgissent sont les tranchées, les barbelés, le no-man’s land balayé par le feu des mitrailleuses, les soldats tués pour des avancées de quelques mètres.

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Etats Unis (115) Armée de Terre (5)

Armement

Armement de l’infanterie (1) pistolets, revolvers et pistolets mitrailleurs

Revolver Colt New Service

Colt New Service 2.jpg
Ce revolver adopté par l’US Army en 1892 est issu du Colt New Navy, revolver adopté en 1889 par l’US Navy.

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Grande Bretagne (79) Armée de terre (4)

Fusil-mitrailleurs

Avant-Propos

Membre du terrifiant tryptique MTB (Mitrailleuse-Tranchées-Barbelés) qui coûta la vie à des millions d’hommes durant le premier conflit mondial, la mitrailleuse avait pourtant été à l’origine conçue pour épargner des vies, les vies de ses hommes et non de l’ennemi.

En réduisant le nombre d’hommes sous les drapeaux, on espérait limiter les pertes au combat mais également les pertes liées à la maladie, la majorité des pertes au combat jusqu’au 20ème siècle étaient davantage causées par les épidémies ou des soins inadaptés plutôt que du fait de l’ennemi.

Cette noble intention fût vite jetée aux oubliettes et l’arrivée de la mitrailleuse marqua l’entrée de la guerre dans une phase industrielle où la quantité prime sur la qualité.

Utilisée en position fixe, la mitrailleuse pouvait certes appuyer une offensive mais elle était davantage une arme défensive capable de briser un assaut ennemi.

Pour couvrir un assaut, la légèreté est une donnée essentielle. Aussi germa rapidement l’idée d’un mitrailleuse légère capable d’accompagner les groupes d’assaut.

C’est l’acte de naissance du fusil-mitrailleur, l’arme d’appui par excellente, utilisant le plus souvent un chargeur de 25 à 32 coups plutôt qu’alimentation par bande.

Si l’Allemagne s’illustra en adoptant une mitrailleuse polyvalente capable d’être à la fois mitrailleuse et fusil-mitrailleur, d’autres pays comme la France et la Grande-Bretagne préféraient conserver le diptyque fusil-mitrailleur/mitrailleuse moyenne.

Si le Bren était l’arme dominante au sein de l’infanterie britannique, d’autres fusils mitrailleurs comme le Vickers-Berthier furent mis en oeuvre en plus ou moins grand nombre.

Bren Light Machine Gun

Bren Light Machine Gun Mk I

Bren Light Machine Gun Mk I

Au sortir du premier conflit mondial, l’infanterie britannique dispose de deux armes d’appui, la mitrailleuse Vickers et la mitrailleuse légère Lewis à l’origine mise au point pour l’aviation. La première arme était trop lourde et la seconde était plus légère mais surtout son canon ne pouvait être remplacé en cas de surchauffe ce qui pouvait poser problème sur le champ de bataille.

En 1922, le Small Arms Comitee (Comité des Armes Légères) lança un appel à candidature pour un fusil-mitrailleur. Ce comité évalua le fusil-mitrailleur danois Madsen, le fusil automatique Browning (Browning Automatic Rifle BAR), un projet Hotchkiss, un projet proposé par Beardmore-Farquhar et la Lewis.

L’adoption du BAR fût recommandée mais en raison de problèmes financiers et de la présence d’un grand nombre de Lewis, aucune suite concrète ne fût donnée.

Régulièrement de nouveaux modèles furent étudiés comme la SIG Neuhausen KE7, le Vickers-Berthier ou le ZB vz.27, le second modèle cité étant adopté par l’armée indienne.

En 1935, la Grande-Bretagne adopta un dérivé du vz.27, le ZB vz.26. Une licence de production fût acquise pour produire une arme adaptée aux besoins britanniques, la principale modification étant le changement du calibre, au 7.92mm tchèque, la nouvelle arme préféra le 7.7mm (0.303) britannique. Cette nouvelle arme fût baptisée Bren (BRno ENfield).

Le Bren fonctionne par emprunt de gaz, dispose d’un chargeur de trente-deux cartouches avec un canon facilement remplaçable en cas de surchauffe.

Au sein de l’armée britannique, le Bren était utilisé au niveau de la section du peloton de combat qui est organisé en un état-major avec un mortier de 51mm (2-inch mortar), des équipes antichars équipés de PIAT et trois sections (groupes en français) avec sept fusiliers et un fusil-mitrailleur Bren servit par un trio (tireur, pourvoyeur, chef de pièce) ce qui donne trois Bren par peloton et neuf au niveau de la compagnie.

Au niveau de la compagnie de combat, l’Admin Platoon dispose de trois Bren supplémentaires ce qui porte le nombre de Bren par compagnie à douze armes.

Le Carrier Platoon qui dispose de chenillettes Universal Carrier qui sont armées d’un fusil-mitrailleur Bren pour l’auto-défense mais également pour l’appui des troupes transportées.

Si le Bren ne pouvait être employé comme arme coaxiale dans les tourelles blindées en raison de son mode d’alimentation, le fusil-mitrailleur britannico-tchèque pouvait être utilisée comme arme antiaérienne soit sur un tripode ou sur les tourelles des chars et des automitrailleuses. Dans ce rôle, un chargeur de 100 coups était utilisé.

La production du Bren Mark I s’arrêta en septembre 1942 et lui succéda le Mark II plus simple à produire. Cette version était toujours en production en septembre 1948, des commandes régulières permettant d’augmenter les stocks et de remplacer les armes détruites ou trop endommagées pour être réparées.

Suite à la création à l’automne 1948 de la 1st Airborne Brigade (devenue ensuite division), une version allégée désignée Mark III est produite.

Le Bren fût largement exporté en Australie (où une chaine de montage fût installée à Canberra), en Bulgarie (en calibre 7.92mm), en Chine (en calibre 7.92mm), en Grèce, en Irlande, au Canada (une chaine de montage), en Nouvelle-Zélande, en Afrique du Sud.

Caractéristiques Techniques du Light Machine Gun Bren

Calibre : 0.303 (7.7mm) Longueur totale 1156mm Longueur du canon 635mm Poids (à vide) 10.35kg (chargé) 11.25kg Portée maximale (pratique) 550m (maximale théorique) 1690m Cadence de tir : 500/520 coups par minute Alimentation : chargeurs de 30 ou de 100 coups

Vickers-Berthier Light Machine Gun

Vickers-Berthier Light Machine Gun

Vickers-Berthier Light Machine Gun

A l’origine de fusil-mitrailleur figure un projet de mitrailleuse pour avion développé par la célèbre firme Hotchkiss. Ce projet n’à pas abouti mais en 1925 la firme Vickers acquis la licence pour produire cette arme en remplacement de la mitrailleuse Lewis.

Dans la longue marche vers l’adoption d’un fusil-mitrailleur moderne, le Vickers-Berthier fût évalué par l’armée britannique mais cette dernière préféra une arme tchèque qui “britannisée” devint le célèbre Bren.

En 1932, l’armée indienne évalua le Vickers-Berthier et le Bren pour s’équiper d’un fusil mitrailleur, choisisant le premier nommé, une chaine de montage étant établit à l’Ishapore Rifle Factory.

Extérieurement le Vickers-Berthier était semblable au Bren mais il était un peu plus long, un plus lourd mais avec une cadence de tir plus élevée. La seule vraie qualité du Vickers-Berthier par rapport au Bren était sa fabrication plus facile.

Outre l’Inde, le fusil-mitrailleur Vickers-Berthier fût vendu en Lettonie. Un dérivé appelé Vickers K fût utilisé comme mitrailleuse d’aviation.

Caractéristiques Techniques du Vickers-Berthier Mk 3

Calibre : .303 (7.7mm) Poids (à vide) 9.41kg (chargé) 11.1kg Longueur totale 1156mm Longueur du canon 607mm Portée maximale : nc Cadence de tir : 450/600 coups par minute Alimentation : chargeurs de trente coups

Autres fusils-mitrailleurs

Browning Automatic Rifle (BAR)

Browning Automatic Rifle (BAR)

-En septembre 1939, des Browning Automatic Rifle (BAR) furent acquis en urgence. Ces armes furent confiés à la Territorial Army avec l’incovénient d’un calibre différent du calibre utilisé par le Bren.

Mitrailleuses

Avant-propos

Si les américains avec la Gatling et les français avec la Reynie mirent en oeuvre les premières mitrailleuses, il fallut attendre Hiram Maxim, un inventeur britannique d’origine américaine pour aboutir à la mitrailleuse moderne.

En utilisant le recul émis par un premier tir, il pouvait le répéter à l’infini. Sa mitrailleuse fût produite par la firme Vickers-Maxim, des licences furent également vendues à l’Allemagne, donnant naissance à la MG-08.

La Vickers-Maxim modèle 1912 allait devenir la mitrailleuse standard de l’armée britannique. Elle était toujours en service en septembre 1948 car donnant entière satisfaction.

La seule autre mitrailleuse utilisée fût la mitrailleuse BESA mais cette arme d’origine tchèque était utilisée sur véhicules blindés en calibre 7.92 et de 15mm qui cohabitait avec la Vickers .50, une version 12.7mm de la mitrailleuse standard de l’armée britannique.

Vichers Machine Gun model 1912

mitrailleuse Vickers modèle 1912 mise en oeuvre en ambiance chimique

mitrailleuse Vickers modèle 1912 mise en oeuvre en ambiance chimique

C’est le 26 novembre 1912 que l’armée britannique adopta la mitrailleuse Vickers-Maxim comme mitrailleuse standard.

Durant le premier conflit mondial, la mitrailleuse Lewis remplaça la Vickers comme mitrailleuse d’infanterie. Les Vickers modèle 1912 ne furent pas retirées du service mais furent transférées au Machine Gun Corps (Corps des Mitrailleuses).

Si cette entité fût dissoute à la fin du premier conflit mondial, le principe de concentrer les mitrailleuses moyennes au sein d’unités spécialisées persista. C’est ainsi qu’au sein des divisions d’infanterie on trouvait un bataillon disposant de trois compagnies de mitrailleuses et d’une compagnie de mortiers lourds (mortiers de 107mm).

Cette unité qui existait toujours en septembre 1948 n’était pas engagée en blocs mais détachait des mitrailleuses et des mortiers aux trois brigades d’infanterie de la division. Cette arme fût également embarquée sur des avions.

Une variante calibre .50 fût également produite initialement pour la défense antiaérienne des navires de la Royal Navy ainsi que pour les chars légers. Cette arme fût ensuite au cours du conflit par l’infanterie qui l’utilisa notamment depuis ses Universal Carrier.

Cette mitrailleuse fût produite sous licence aux Etats-Unis sous le nom de Colt M.1915 et si cette mitrailleuse n’était plus en service en 1939, elle l’était aux Philippines et aux Indes Néerlandaises.

La Vickers modèle 1912 connu un très grand succès à l’exportation puisqu’elle fût utilisée par l’Albanie, l’Australie, la Belgique, la Bolivie, le Canada, la Chine nationaliste, la Tchécoslovaquie, l’Egypte, la France (uniquement sur ses chasseurs SPAD IX et XIII), en Inde, en Irlande, en Italie, au Luxembourg, au Mexique, au Népal, en Nouvelle-Zélande, en Inde, au Paraguay, au Portugal, en Afrique du Sud.

Caractéristiques Techniques de la Vickers modèle 1912

Calibre : .303 (7.7mm) Poids total : 11 à 14kg Poids du tripode 18 à 23kg Longueur du canon 1120mm Portée maximale 4100m Cadence de tir 450 à 600 coups/minute Alimentation : bandes souples de 250 cartouches

Lewis Automatic Machine Gun

Des Marines américains utilisant la mitrailleuse Lewis, une arme reconnaissable entre toutes

Des Marines américains utilisant la mitrailleuse Lewis, une arme reconnaissable entre toutes

A l’origine de cette mitrailleuse au look inimitable figure le colonel Isaac Newton Lewis de l’US Army qui échouant à faire adopter son arme dans son pays d’origine quitta les Etats-Unis en 1913 et s’installa en Belgique pour commercialiser une arme de son invention, une mitrailleuse à refroidissement par air fonctionnant par emprunt de gaz.

L’armée belge commanda un petit nombre de ces armes et la firme Birmingham Smalls Arms Company (BSA) finit par acquérir la licence en 1914, la production massive de l’arme mettant le colonel Lewis à l’abri du besoin.

Le déclenchement du premier conflit mondial entraina une production importante notamment pour les forces armées britanniques qui adoptèrent la BSA Model 1914 sous le nom de Gun Lewis .303-cal. Outre la firme de Birmingham, l’entreprise Savage Arms la produisit aux Etats-Unis pour l’armée américaine.

D’abord utilisée comme mitrailleuse d’infanterie en remplacement de l’efficace mais lourde Vickers, elle fût ensuite utilisée comme mitrailleuse d’aviation.

Quand éclate la guerre de Pologne, la Lewis à largement été remplacé par le Bren dans l’infanterie et par la Vickers K pour l’aviation. Quelques mitrailleuses furent ressorties des stocks à la mobilisation liée à la guerre de Pologne mais retournèrent vite dans les magasins.

La Royal Air Force (RAF) l’utilisa comme arme de défense antiaérienne rapprochée pour protéger ses terrains des mitraillages à très basse altitude, un rôle semblable fût attribué aux Lewis utilisés par la Royal Navy.

En septembre 1948, la Lewis n’est plus en service au sein des forces armées britanniques mais elle l’est encore dans les forces armées des Dominions et dans d’autres pays qui l’ont acquis.

En effet l’arme à été utilisée par l’Australie, la Belgique, le Canada, le Chili, la République de Chine, la Colombie, la Tchécoslovaquie, l’Estonie, la Finlande, la Géorgie, l’Allemagne (quelques exemplaires capturés durant le premier conflit mondial), le Honduras, l’Irlande, l’Italie, le Japon (qui la copia sous le nom de Type 92), le Mexique, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, Terre-Neuve (qui fût un dominion jusqu’en 1937), les Philippines, la Pologne, le Portugal, la Russie Imperial, la Yougoslavie et la Lettonie.

Caractéristiques Techniques

Calibre: .303 (existe aussi en .30 et en 7.92mm) Longueur totale 1280mm Longueur du canon 670mm Poids total : 13kg Cadence de tir pratique 500/600 coups par minute Portée maximale 800m (pratique) 3200m (théorique) Alimentation : chargeurs tambours de 47 ou 97 cartouches chargeurs type Bren de 30 cartouches

BESA Machine Gun

mitrailleuse Besa

mitrailleuse Besa

La mitrailleuse Vickers et le fusil-mitrailleur Bren étaient d’excellentes armes mais absolument pas adaptées à l’utilisation dans une tourelle de char ou de véhicule blindée.

La British Small Arms Company (BSA) avait signé un accord avec la Ceskoslovenska Zbrojovka pour la production en Grande-Bretagne de la mitrailleuse ZB-53 en calibre 7.92mm. La mitrailleuse est commandée en 1938 et la production commençe en 1939 après un certain nombre de modifications.

Curieusement le calibre resta celui d’origine et ne fût pas modifié en .303. L’imminence du conflit et le coût dissuada le War Office de retarder la production. Même la Pax Armada ne remit pas en cause ce choix.

Non seulement cela aurait compliqué davantage le ravitaillement en munitions mais en plus l’utilisation du calibre 7.92mm permettrait l’utilisation des stocks ennemis capturés.

La Besa Mk I céda la place à la Mk II en septembre 1942, cette dernière se distinguait par un sélecteur de tir permettant de choisir deux cadences de tir, une élevée (800 coups/minute) et une basse (500 coups/minute) suivit d’une Mk III au design simplifiée pour permettre la production de masse, la production de la Mk III commençant en mars 1947.

Cette mitrailleuse de 7,92mm fût utilisée comme arme coaxiale par tous les blindés britanniques qu’il s’agisse des autos blindées ou des chars de combat.

Outre la mitrailleuse moyenne en calibre 7.92mm, les britanniques produisirent une version en 15mm. Là aussi il s’agissait d’une version “britannisée” d’une mitrailleuse tchèque, la ZB vz60.

Cette mitrailleuse fût utilisée sur le char léger Mk VIC et des autos blindés comme la Humber Armoured Car Mk I, II et III. Elle fût également utilisé comme arme antiaérienne à basse altitude après la mise en place de bandes souples en remplacement des bandes métalliques de 25 cartouches.

Caractéristiques Techniques de la BESA Machine Gun

Calibre : 7.92x57mm ou 15x104mm Poids à vide 21kg (57kg pour la mitrailleuse 15mm) Longueur totale (7.92mm) 1100mm Longueur du canon (7.92mm) 740mm Cadence de tir maximale : 500 à 800 coups/minute Alimentation: bandes de 225 cartouches pour la 7.92mm, lamelles métalliques de 25 cartouches puis bandes de 150 cartouches pour la mitrailleuse de 15mm.

23-Armée de terre ligne Maginot (40)

Corse

-Pour la défense des plages, on trouve un point fortifié autour de Porto-Vecchio avec deux casemates d’artillerie (L’Aréna et Saint Cyprien) dont les feux se recoupent pour défendre la rade et deux casemates d’infanterie pour défendre les plages, l’un étant implanté à Georges-Ville et l’autre à Ziglione.

-Une casemate d’infanterie isolée interdisant la baie de Santa-Giulia

-Un point fortifié interdisant le Golfe de Santa-Manza avec une casemate d’artillerie à Santa-Manza appuyant les casemates de Rondinara, Capo Bianco Nord et Capo Bianco Sud

-Un point fortifié défendant la plage de Ventilegne et la route Sartène-Bonifacio avec une casemate d’infanterie à Ventilegne et un autre à Catarello.

Casemate de Spinella près de Bonifaccio

Casemate de Spinella près de Bonifaccio

-Pour la défense du front de terre de Bonifacio est organisé un barrage de route entre Porto-Vecchio et Bonifaccio, barrage s’appuyant sur les fortifications de Ventilègne et de Santa-Manza ainsi que sur deux casemates d’infanterie (Spinella est et ouest)

-Pour la défense de Pertusato, on trouve un point fortifié sur le plateau du même nom avec deux casemates d’infanterie (Pertusato I et V), cinq abris (Pertusato II III IV VI et VII) et deux batteries côtières disposant de quatre canons de 138mm modèle 1893 et six canons de 164mm, l’ensemble ayant été construit en 1928.

-Durant la guerre de Pologne et jusqu’à la démobilisation de l’été/automne 1940, sont construits d’autres ouvrages pour compléter le dispositif de défense de la Corse.

Le nord de l’île jusque là négligé voit la construit de deux casemates doubles sur les plages de Saint Florent et de l’Arinella près de Bastia plus deux petits blockhaus.

La plateau de Corbo au sud est également mis en état de défense. C’est ainsi qu’entre les casemates de Spinella et de Catarello, trente-cinq créneaux pour arme automatique et quinze abris enterrés sont réalisés, le tout étant baptisé «Ligne Mollard» du nom du commandant supérieur de la défense de l’île.

La construction de la base aérienne de Solenzara sur la plaine orientale entraine également la construction par la CEZF d’ouvrages destinés à protéger ce véritable porte-avions pointé directement sur l’Italie.

L’entrée terrestre de la base est protégée par deux casemates type STG avec deux créneaux, un créneau équipé d’un jumelage de mitrailleuses de 7.5mm et un créneau combinant un canon antichar de 47mm et une mitrailleuse de 7.5mm.

La défense depuis la plage est assurée par six petits casemates armés d’un jumelage de mitrailleuses de 7.5mm.

Tunisie

Si depuis le début, la défense des côtes tunisiennes à été prise en compte, ce n’est pas le cas des défenses terrestres qui vont rester longtemps, très longtemps négligées. Il faut en effet attendre 1928 pour qu’un programme défensif soit lancé avec quatre points :

-Organisation défensive de Bizerte

-Organisation antiaérienne de Tunis

-Organisation défensive du Sud-Tunisien

-Organisation de barrages défensifs

La priorité est donné à Bizerte dont l’emplacement stratégique en fait une cible naturelle pour les italiens qui pourraient être tentés d’y mener un raid amphibie pour s’emparer ou au moins neutraliser la base, opération qui rappelerait les «descentes» du temps de la marine à voile.

Secteur Fortifié de Bizerte : organisation et équipement

Position de Remel-Menzel-Djemil

Cette position couvre l’isthme séparant le lac de Bizerte et la mer à l’est de la ville de Bizerte. Elle dispose pour cela des constructions suivantes :

-Quatre blockhaus armés de deux mitrailleuses

-Trois blockhaus armés de deux fusils-mitrailleurs

-Un observatoire

-Trois abris

-Les deux points forts de cette position sont representés par les blockhaus de Zarzouna et de Reme qui disposent de trois mitrailleuses dont une sous coupole pour le tir frontal et de deux FM.

-Entre 1944 et 1948, la MOM réalisé quatre blockhaus plus spécifiquement orientés antichars avec un créneau muni d’un canon de 47mm modèle 1937, un créneau disposant de deux mitrailleuses et une cloche GFM.

Canon de 47mm modèle 1937

Canon de 47mm modèle 1937 utilisé également sous casemate pour la défense antichar

Position de l’Oued Gareck

Cette position défend l’accès oriental à Ferryville et dispose pour cela des ouvrages suivants :

-Sept blockhaus armés de deux mitrailleuses

-Un blockhaus armé d’une mitrailleuse et d’un fusil-mitrailleur

-En 1944, deux blockhaus antichars semblables à ceux décrits plus hauts sont construits.

Position de Metline-Zebib

Cette position est situé sur le cap Zebib couvre à l’est la position de Remel-Menzel-Djemil avec pour cela sept blockhaus, cinq étant armés de deux mitrailleuses, un étant armé d’une mitrailleuse et d’un FM et le dernier étant muni de deux mitrailleuses et d’un FM.

On trouve également un poste de commandement, un observatoire mais surtout le blockhaus de Béni-Ata disposant de cinq mitrailleuses dont une sous coupole pour le tir frontal.

En 1945, trois blockhaus antichars (un créneau AC/47, un créneau JM à deux mitrailleuses et une cloche GFM) sont construits

Place de Bizerte

Sous-secteur Est

Le môle de résistance du Djebel Hakima-Djerissa situé à trois kilomètres au NE d’El Atia dispose de cinq blockhaus armés de deux mitrailleuses, quatre blockhaus armés de trois FM, trois blockhaus disposant d’une unique mitrailleuse, trois postes de commandement et deux observatoires.

Le môle de résistance du Djebel Touiba-Kechabta dispose de cinq blockhaus armés de deux mitrailleuses dont deux équipés d’un observatoire ainsi que deux postes de commandement.

Canon antichar de 47mm en position. Le canon est mobile, pouvant être remplacé si nécessaire par un JM

Canon antichar de 47mm en position. Le canon est mobile, pouvant être remplacé si nécessaire par un JM

-Quatre blockhaus antichars (un créneau AC/47, un créneau JM à deux mitrailleuses et une cloche GFM) sont construits entre 1944 et 1946, deux au niveau du mole et deux au niveau du village d’El Alia.

Sous-secteur Ouest

Le môle de résistance du Djebel Soumeur et de l’oued Damous est composé d’un blockhaus armé de quatre mitrailleuses, de trois blockhaus disposant de deux mitrailleuses et de deux FM, trois disposant de deux mitrailleuses et d’un fusil-mitrailleur, de deux blockhaus disposant d’une mitrailleuse sous coupole de tir frontal, un poste de commandement et un observatoire.

Les deux gros morceaux sont cependant les ouvrages de Sidi Salem et de Bir Kerba armés pour le premier de trois mitrailleuses (dont une en coupole de tir frontal) et d’un FM et le second de trois mitrailleuses (dont une en coupole de tir frontal) et de deux FM.

Le Mole de Cheniti-Ouitina est réalisé seulement en 1946 avec trois blockhaus disposant de deux mitrailleuses et d’un FM et un blockhaus antichar (un créneau AC/47, un créneau JM à deux mitrailleuses et une cloche GFM)

Sous-secteur Sud :

Le mole de Dekounia-Berna est construit seulement en 1945 avec quatre blockhaus disposant de deux mitrailleuses et d’un FM et un blockhaus antichar (un créneau AC/47, un créneau JM à deux mitrailleuses et une cloche GFM).

Les barrages défensifs

Le projet approuvé en janvier 1931 et se limite au stockage du matériel destiné à la réalisation de défenses pour barrer la route de Bizerte à des forces ennemies ayant débarqué dans le Golfe de Tunis et pour barrer la route de Tunis à des forces ayant débarqué dans le golfe d’Hammamet.

Golfe de Tunis-Sousse

sous-secteur de Tunis : Neuf points d’appui sont construits pour protéger Tunis, points d’appui armés de canons antichars de 25 et de 47mm ainsi que de mitrailleuses :

PA 1 et 2 : un canon de 47mm et un groupe de mitrailleuses

PA 4 : un canon de 47mm et deux groupes de mitrailleuses

PA 6 : deux canons de 47mm et un groupe de mitrailleuses

PA7 et PA 8: deux canons de 47mm et deux groupes de mitrailleuses

PA 9 : deux canons de 47mm et trois groupes de mitrailleuses

PA 5 : un canon de 25mm et un groupe de mitrailleuses

PA 3 : deux groupes de mitrailleuses

sous-secteur d’Hammamet : cinq points d’appuis armés de groupes de mitrailleuses ainsi que quatre groupes équipés chacun d’un canon de 75mm, canons mis en oeuvre par la 2ème batterie du 162ème régiment d’artillerie d’Afrique (162ème RAA)

sous-secteur de Sousse : cinq points d’appui équipés de mitrailleuses et une section équipée de deux canons de 75mm (2ème batterie 162ème RAA)

La défense de Sfax

Elle est assurée par huit points d’appui équipés de groupes de mitrailleuses et par des positions d’artillerie, des canons de 75mm de la 3ème batterie du 162ème RAA et par la batterie mobile de marine équipée de Schneider 155L.

La défense de Gabès et la ligne Mareth

Défense de Gabès

Elle est assurée par une ceinture fortifiée entourée la ville avec dix blockhaus équipés de mitrailleuses (un créneau JM et une cloche GFM), un observatoire et ultérieurement, quatre blockhaus destinés à la lutte antichar avec un créneau AC 47, un créneau JM et une cloche GFM.

La ligne Mareth

La Ligne Mareth n’à qu’à une apparence lointaine avec la ligne Maginot. On dénombre deux lignes avec une Ligne Principale de Résistance (LPR) disposant d’ouvrages numérotés P1 à P28 et une Ligne d’arrêt disposant d’ouvrages numérotés A1 à A20 avec un A12bis.

L’ensemble représente 45 blockhaus d’infanterie (quarante dans la plaine et cinq dans la partie montagneuse), 28 postes de commandement (vingt-six dans la plaine et deux en montagne) et huit casemates à canon. L’armement antichar est assuré par des canons de 75mm ou de 47mm de marine soit sous des emplacements bétonnés (27) ou dans des emplacements à ciel ouvert.

Les points d’appui disposent de deux types d’équipement avec d’abord le matériel de position avec des fusils-mitrailleurs modèle 1924 modifié 29, la mitrailleuse Hotchkiss de 8mm modèle 1914, le canon de 47mm de marine modèle 1885 ou 1902, le canon de 47mm modèle 1937, le canon de 75mm modèle 1897, le canon de 80mm modèle 1877, le canon de 90M modèle 1916 et le canon de 75mm sous tourelle C2 et ensuite le matériel mobile à savoir des canons de 25mm antichar modèle 1934, le canon de 37TR modèle 1916 et le 47mm modèle 1937.