Pologne et Pays Neutres (11) Espagne (11)

Armes et Véhicules

Armes de l’infanterie (1) : armes individuelles

Pistolets et Revolvers

-L’armée espagnole à utilisé le Bergmann-Bayard modèle 1903 adopté par l’armée espagnole en 1905. Les 3000 exemplaires sont commandés en 1908 fabriqués en Belgique et livrés entre 1908 et 1910. Ce Pistola Bergmann de 9mm modelo 1908 pesait 1.02kg, mesurait 254mm de long (dont 101mm pour le canon), tirant à 100m la cartouche espagnole standard (9x23mm Largo) sachant que l’alimentation se faisait par des chargeurs contenant six à dix cartouches.

-Pistolets Ruby

-Pistolets Beretta M-1923 et M-1934

-Revolver Nagant modèle 1895

-L’armée espagnole à utilisé également plusieurs modèles de pistolets de conception nationale. Outre le Ruby mentionné plus haut on trouve également plusieurs modèles Astra.

Pistolet Ruby

L’Astra modelo 400 apparu en 1921 et produit à environ 106000 exemplaires était un pistolet de 1.14kg mesurant 225mm de long (dont 150mm pour le canon) et étant alimenté par des chargeurs droits de huit coups. Si cette arme tire la cartouche espagnole standard (9x23mm Largo), le modelo 600 tirait la cartouche 9x19mm Parabellum, la cartouche standard de l’armée allemande.

Si la majeure partie des pistolets fabriqués ont été utilisés par l’Allemagne, quelques exemplaires se sont retrouvés dans les rangs espagnols avec une bande rouge sur la crosse pour éviter les incidents liées à une erreur de munitions. Ce modèle pesait 1.08kg mesurait 205mm de long dont 135mm pour le canon, son alimentation se faisait toujours par des chargeurs de huit coups.

L’Astra modelo 900 était une copie du Mauser C-96. 35076 exemplaires ont été produits, cette arme pesant 1.275kg, mesurait 308mm de long (dont 160mm pour le canon), tirant soit la cartouche 7.63x25mm Mauser ou 9x23mm Largo à une portée maximale de 100m avec des chargeurs de 10 ou 20 coups.

-Le JO.LO.AR était un pistolet semi-automatique destiné normalement aux missions de police mais qui fût également utilisé pour des missions militaires durant la guerre d’Espagne. C’était une arme disponible en plusieurs calibres comme le 6.35x16mm (.25 ACP), le 7.65x17mm (.32 ACP), le 9x17mm (.380ACP), le 9x23mm Largo ou encore pour un contrat péruvien le 11.43x25mm (.45ACP)

Pistolets mitrailleurs

MP-28

-MP-28

-MP-35

-MP-40 (quelques exemplaires fournis par les allemands + copie pirate)

Suomi KP-31

-Suomi KP-31

Star

-L’armée espagnole va également utiliser un pistolet mitrailleur de conception nationale, le Star model Z45, une arme fortement inspirée du MP-40 (mais qui n’est pas une simple copie).

Cette arme pèse 3.5kg à vide (et 4.54kg chargée), mesure crosse déployée 850mm (mais 610mm quand la crosse est rentrée) avec un canon de 210mm. Tirant la cartouche espagnole 9x23mm Largo, elle était alimentée par des chargeurs de 30 coups tout en sachant que la portée maximale était de 100 à 200m et la cadence de tir de 450 coups par minute.

-Après leur victoire du printemps 1939 les franquistes vont mettre la main sur une partie du stock d’armes de feu l’armée républicaine et notamment quelques exemplaires d’un pistolet mitrailleur de conception catalane, le Labora-Fontberrat M-1938, une arme pesant 4.38kg à vide, mesurant 806mm de long (dont 202mm pour le canon), tirant la cartouche de 9x23mm Largo via des chargeurs de 36 cartouches sachant que la cadence de tir était de 750 coups par minute.

Fusils

-Mannlicher modèle 1888

-Mosin-Nagant modèle 1891

-Mauser modèle 1893 («Spanish Mauser»)

-Mauser Gewehr modèle 1895

-Mauser Geweher modèle 1898

-Karabiner 98K

-ZB vzor 1924 (achetés par l’URSS pour les républicains)

-En plus de ces différents modèles d’autres armes plus anciennes ont également utilisées comme le Remington Rolling Block Rifle, un fusil produit de 1867 à 1918 dans de nombreux calibres, les armes acquises par l’Espagne l’étant en calibre .43 Spanish (11.15x58mmR). C’était un fusil pesant 4.20kg mesurant 1280mm à 1350mm de long selon les modèles avec un canon de 910 à 950mm.

L’Ejercito de Tierra à utilisé cette arme de 1869 à 1893 dans ses unités de première ligne et ensuite dans la réserve. Les quelques fusils utilisés ont visiblement été récupérés par les milices républicaines lors du pillage des casernes insurgées mais sans que cela soit sur. Quelques témoignages attestent de son utilisation par les franquistes mais visiblement dans la fièvre du champ de bataille.

Le Fucile Tigre (Fusil Tigre) était une copie basque espagnole produite à Eibar de 1915 à 1898 de la carabine Winchester modèle 1892. Cette arme de 2.9kg mesurant 995mm de long (dont 552mm pour le canon) était normalement réservée à des missions de police mais elle fût brièvement utilisée militairement parlant sur le champ de bataille de la guerre d’Espagne.

Armes de l’infanterie (2) : armes collectives

Fusils mitrailleurs

Fusil mitrailleur Hotchkiss modèle 1922

-Fusil mitrailleur Hotchkiss modèle 1922 (3000 exemplaires en 7x57mm)

-Fusil mitrailleur Madsen modèle 1922

Soldats tchecoslovaques servant un fusil mitrailleur ZB vz.26

-ZB vz.26 et sa copie espagnole le Fucile Ametrallador Oviedo

-Fusil mitrailleur Degtyarev DP modèle 1927

Mitrailleuses

-Schwarzlose M.7

– sMG-08

-Maxim M1910

Mitrailleuse Hotchkiss modèle 1914

-Hotchkiss modèle 1914

-Ckm wz.30a (copie pirate polonaise de la Browning M1917A1)

-Mitrailleuses lourdes de 13.2mm Hotchkiss modèle 1929 et Breda modèle 1931 (ce dernier modèle est la version produite sous licence de la Hotchkiss)

-Les espagnols ont également mis au point une mitrailleuse de conception nationale, l’Alfa M-44.

Développée durant la Pax Armada, elle avait pour base technique le fusil mitrailleur ZB vz.26 et devait remplacer les Hotchkiss modèle 1914 encore en service. Tout comme le fusil mitrailleur tchécoslovaque, elle utilisait le 7.92x57mm Mauser. Cette mitrailleuse qui fût ensuite rechambrée en 7.62mm à été exportée en Egypte.

Cette arme pesait 13kg, mesurait 1450mm de long (dont 750mm pour le seul canon), fonctionnant par emprunt de gaz avec une alimentation par bandes et une cadence de tir de 780 coups par minute.

Mortiers

Soldats français maniant un mortier de 81mm. Comme le dira un chasseur alpin anonyme engagé en Norvège « Vous ne pouvez pas savoir ce que c’est la guerre sans avoir été pris sous un tir de mortiers. L’enfer c’est une partie de rigolade à côté ».

-Mortier de 81mm modèle 1942 (évolution du Brandt modèle 1927-31)

Mitteleuropa Balkans (216) Slovaquie (10)

Armes de l’Infanterie

Armes de Poing

Roth-Steyr M1907

Roth-Steyr M1907

Le Roth-Steyr M1907 était un pistolet automatique de conception et de fabrication austro-hongroise même si son inventeur était l’ingénieur tchèque Karel Krnka. Destinée initialement à la cavalerie, cette arme était le premier pistolet semi-automatique développé en Europe.

La production est assurée par la Österreichische Waffenfabriksgesellschaft (OEWG) à Steyr et par la FEG à Budapest.

De 1908 à 1914 environ 99000 armes furent produites. Suite à la disparition de l’Autriche-Hongrie l’arme fût réutilisée par les pays successeurs comme l’Autriche, la Hongrie, la Tchécoslovaquie ou encore la Pologne et la Yougoslavie. L’Italie à également reçut des exemplaires au titre des dommages de guerre

La Tchécoslovaquie à récupéré ces armes suite à la disparition de la Double-Monarchie. Cette arme à été le pistolet standard de l’armée tchécoslovaque jusqu’à l’apparition du vz.22.

Le Roth-Steyr M1907 était un pistolet semi-automatique d’un calibre de 8mm pesant 1.03kg chargé et mesurant 230mm (130mm pour le canon). D’une portée maximale oscillant entre 50 et 100m, il pouvait tirer 10 à 20 coups par minute via un chargeur de 10 coups.

ARMÁDNI PISTOLE VZOR.22

Le Pistolet d’Armée modèle 1922 est le premier pistolet automatique standard de l’armée tchécoslovaque, une arme issue des travaux menés par le chef design de la firme Mauser qui produisit un pistolet en 1915, copie quasi-conforme du futur modèle 1922.

Bien que rapidement remplacé par le modèle 1924, il était encore présent dans les rangs de l’armée tchécoslovaque en 1939 puisque la Slovenska Armada en à récupéré 7000 exemplaires qui vont être utilisés essentiellement pour armer les officiers mais aussi les opérateurs radios et les servants d’armes lourdes. Elle était toujours en service à la fin de la guerre.

L’Armadni Pistole vzor.22 était un pistolet automatique de conception et de fabrication tchécoslovaque pesant 560g à vide mais 634g chargé. Mesurant 124mm de long, disposant d’un canon de 87mm, il tirait la cartouche 9x17mm (.380ACP) à une distance maximale efficace de 50mm sachant que l’alimentation se faisait par un chargeur de huit coups.

ARMÁDNI PISTOLE VZOR.24

Le Pistolet d’Armée modèle 1924 adopté en 1923 était l’arme de poing principale pour les officiers tchécoslovaques puis des officiers slovaques. Ce pistolet à succédé au vz.22 ce qui signifie pas forcément que toutes les armes ont été remplacées puisque comme nous l’avons la Slovaquie en à récupéré 7000 exemplaires, un chiffre tout sauf négligeable.

Au cours du conflit certaines de ces armes ont été utilisées par les fantassins notamment quand le fusil était trop encombrant. Selon les sources 189000 à 215000 exemplaires ont été produits.

L’Armadni Pistole vzor.24 est un pistolet automatique de conception et de fabrication tchécoslovaque pesant 0.680kg chargé, mesurant 155mm de long (dont 90mm pour le canon). Il tire à une distance maximale effective de 50m une cartouche de 9mm à raison de 20 coups par minute sachant que l’alimentation se faisait par des chargeurs de 8 coups.

CZ vzor.27

Le CZ vzor.27 est un pistolet semi-automatique de conception et de fabrication tchécoslovaque d’un calibre peu courant de 7.65mm (Browning/32.ACP).

Après l’occupation de la Tchécoslovaquie par les allemands à la mi-mars 1939, le pistolet est récupéré par les allemands pour équiper leurs unités de police. La production se poursuit jusqu’en 1954 et reprend même après guerre. Entre 720 et 750000 exemplaires ont été produits, les allemands récupérant environ 400000 exemplaires. L’arme à été exportée dans 28 pays.

Le CZ vzor.27 était un pistolet semi-automatique de conception et de fabrication tchécoslovaque pesant 0.67kg chargé, mesurant 155mm de long dont 99mm pour le canon. La portée maximale est de 50m avec une cadence de tir de vingt coups par minute sachant que l’alimentation se fait par des chargeurs de huit coups.

ČZ vzor. 38

Le CZ vzor.38 est un pistolet semi-automatique de conception et de fabrication tchécoslovaque, une arme chambrée en .380ACP (9x17mm Browning Short).

Cette arme n’à cependant pas été utilisée par l’armée tchécoslovaque faute de temps. Les armes déjà produites ont été récupérées par les allemands qui en cédèrent quelques exemplaires à leurs alliés (Bulgarie, Finlande, Yougoslavie) moins pour leurs unités militaires que pour leurs unités de police. La production s’est poursuivie jusqu’en 1944 permettant à l’armée slovaque de récupérer 5650 exemplaires pour son armée, ses forces de police ainsi que les unités paramilitaires.

Le CZ vzor.38 était un pistolet semi-automatique de conception et de fabrication tchécoslovaque pesant 0.910kg chargé, mesurant 206.4mm de long dont 117.5mm pour le canon. La portée maximale est de 50m avec une cadence de tir de vingt coups par minute sachant que l’alimentation se fait par des chargeurs de huit coups.

Autres armes de poing

Tokarev TT-33

L’armée slovaque en Russie à réutilisé quelques Tokarev TT-33 de prise mais son usage à été local et strictement limité. L’armée tchécoslovaque en exil à utilisé comme arme de poing standard (officiers, opérateurs radios, opérateurs armes lourdes), le pistolet automatique SACM modèle 1935S en 7.65mm.

Pistolet automatique SACM modèle 1935

Pistolet mitrailleur

ZK-383

Le pistolet mitrailleur est apparu à la fin du premier conflit mondial. Il s’agissait à l’époque de résoudre le problème du combat dans les tranchées ou plus que la précision c’était la puissance de feu qui comptait.

Si ce terrifiant conflit se termine avant la mise en service massive de ce que les anglo-saxons appellent une submachine gun en revanche ce concept est largement dévellopé durant l’entre-deux-guerre, rares étant les armées à snober le pistolet mitrailleur.

Certains pays vont cependant mettre du temps à l’adopter à la fois par crainte de ne pouvoir fournir suffisament de munitions ou par une volonté de perfectionnisme qui pouvait confiner à l’absurde (NdA je ne vais citer aucun pays pour éviter de froisser les fiertés nationales)

Cette arme était souvent utilisée par les sous-officiers et les servants d’armes lourdes mais très vite au combat, nombre de soldats notamment en combat urbain n’hésitaient pas à abandonner leur lourd et encombrant fusil pour un pistolet mitrailleur nettement plus maniable.

Sous l’empire austro-hongrois, la firme Skoda était rénomée pour la qualité de ses armes notamment dans le domaine de l’artillerie.

Cette réputation se poursuivit sous l’égide de la République Tchécoslovaque qui continua à faire confiance à ce fabriquant tout en laisser se développer d’autres manufacturiers comme la Československá zbrojovka akc.spol, installée à Brno. Cette dernière proposa un pistolet mitrailleur à l’armée tchécoslovaque qui l’accepta.

Arme de facture classique la ZK-383 elle se distinguait par la présence d’un bipied en vue d’une utilisation comme mitrailleuse légère ! Ai-je besoin de préciser que cet usage n’aurait été guère concluant au combat…….. .

Outre l’armée tchécoslovaque, cette arme à été utilisée par l’Allemagne (reprise de la production après la disparition de la Tchécoslovaquie), la Bulgarie, la Bolivie, le Brésil, la Roumanie, la Slovaquie, le Venezuela mais aussi différents groupes de partisans et de maquisards qui réutilisaient toutes les armes capturées.

La production totale est estimée à 57000 armes. Cette arme à donc d’abord été utilisée par les servants d’armes lourdes, les sous-officiers voir les officiers mais au combat certains fantassins (unités d’assaut, éclaireurs, infanterie portée) n’hésitèrent pas à l’employer surtout quand ils avaient besoin davantage de puissance de feu que de portée et de précision.

Le nombre de pistolets mitrailleurs utilisés par les slovaques est incertaine, les sources donnant entre 2200 et 4100 exemplaires.

Le ZK-383 était un pistolet mitrailleur de conception et de fabrication tchécoslovaque pesant 4.83kg chargé, mesurant 875mm de long (dont 325mm pour le canon) tirant la cartouche 9x19mm Parabellum à une distance maximale de 70m (250m en théorie) à une cadence de tir de 500 à 700 coups par minute sachant que l’alimentation se faisait via des chargeurs de 30 ou 40 cartouches.

Autres pistolets mitrailleurs

MP-40

Aux côtés du ZK-383 l’armée slovaque à utilisé d’autres pistolets mitrailleurs en l’occurence des MP-40 allemands et visiblement des armes capturées sur le front russe, des armes à l’utilisation éphémère.

Pistolet mitrailleur MAT 42

L’armée tchécoslovaque en exil à utilisé comme principal pistolet mitrailleur le MAT-42 français et secondairement le MAS-38.

Pistolet mitrailleur MAS 38

Fusils

Zbrojovka Brno Vzor.24

Le fusil ZB vzor.1924 est comme son nom l’indique un fusil conçu et produit en Tchécoslovaquie à partir de 1928 et ce jusqu’en 1944 soit cinq ans après le démantèlement du pays.

Ce fusil n’est pas né de rien car il à eu pour base de travail le Gewehr modèle 1898 ce qui en fait un cousin de la Karabiner 98K.

Succédant au vz.98/22 (qui lui était un dérivé direct du Gewehr mod.1898), il est choisit pour devenir le fusil standard de l’armée tchécoslovaque en remplacement des Mannlicher modèle 1888 et 1895.

De 1924 à 1938 la Tchécoslovaquie à produit 775600 fusils de ce type qui sont entrés en service à partir de 1926. La production se poursuit alors pour la Slovaquie, un état en théorie indépendant mais en réalité véritable protectorat allemand. Le nombre d’exemplaires produits est incertain mais on l’estime à un peu moins de 15000 exemplaires jusqu’en 1944.

Le modèle initial tirait la cartouche 7.92x57mm Mauser mais les variantes exportation ont été adaptées aux besoins des clients, le vz.24 tirant également la cartouche 7x57mm mais aussi la cartouche 7.65x53mm.

L’Amérique du Sud à été un marché phare pour le fusil tchécoslovaque puisqu’il fût exporté en Bolivie (101000 exemplaires dont une partie allait être utilisée par les paraguayens qui capturèrent certains exemplaires durant la guerre du Chaco [1932-35]), en Colombie (10000 exemplaires), au Venezuela (nombre inconnu), au Brésil (15000 exemplaires), au Pérou (5000 exemplaires), en Equateur (30000 exemplaires) et en Uruguay (6000 exemplaires). Le fusil à aussi été exporté en Amérique Centrale (4000 au Guatemala, 1000 au Nicaragua, 300 au Salvador).

Ce fusil à aussi été exporté en Europe comme en Lituanie, en Yougoslavie, en Lettonie (15000 exemplaires troqués contre des Lee-Enfields de seconde main, fusil anciennement britanniques qui remis en état furent réexportés en Irak) et en Espagne (40000 exemplaires achetés par l’URSS et livrés aux républicains).

Le grand client à l’export fût la Chine qui acheta pas moins de 195000 exemplaires du vz.24 qui furent utilisés durant la deuxième guerre sino-japonaise. Ces armes furent pour beaucoup d’entre-elles capturées par les japonais qui les réutilisèrent pour eux mais surtout pour les unités chinoises pro-japonaises. Ces fusils furent également utilisés durant les phases finales de la guerre civile.

Le vz.24 à aussi été exporté en Iran avec 30000 exemplaires commandés en 1929 et prélevés sur les stocks de l’armée tchécoslovaque. 240000 exemplaires ont été commandés en 1930 dans une variante modifié suivit 30000 exemplaires en version raccourcie. Tous les exemplaires n’ont pas été livrés avant la disparition de la république de Tchécoslovaquie. Des exemplaires ont été produits sous licence en Iran.

Après le démantèlement de la Tchécoslovaquie les allemands réutilisèrent toutes les armes qu’ils purent récupérer. Le vz.24 devenu le Gewehr 24(t) n’échappa pas à la règle même si il fût surtout utilisé par les unités de seconde ligne et non les unités de combat.

La Slovaquie à naturellement réutilisé cette arme pour équiper son armée aux côtés de fusils plus modernes. Ces armes ont été utilisées jusqu’à la fin du conflit à une époque où il commençait à accuser le poids des ans.

Le ZB vzor.24 était un fusil de conception et de fabrication tchécoslovaque pesant 4.08kg chargé mesurant 1100mm (dont 590mm pour le canon). D’un calibre de 7.92mm (7.92x57mm), il pouvait toucher une cible à 2000m (800m en pratique) à raison de quinze coups par minute sachant que l’alimentation se faisait par un clip de cinq cartouches.

ZB vz.33

Le Puska vz.33 parfois appelé Hratka puska vz.33 (fusil court modèle 1933) était un fusil type Mauser de conception et de fabrication tchécoslovaque.

Ce fusil à été mis au point pour remplacer les carabines Mannlicher modèle 1895 de la Cetnictvo (gendarmerie tchécoslovaque) mais aussi de la Financni Straz (Garde Financière).

Si pour l’armée tchécoslovaque la désignation de cette arme était le ZB vz.33 pour son constructeur (Zbrojovka Brno) c’était le fusil vz. Modèle 16/33. Une autre version baptisée vz.12/33 à été mise au point pour le marché latino-américain (Mexique, Colombie, Equateur, Salvador, Nicaragua, Paraguay, Brésil et Uruguay).

25300 vz.33 sont produits jusqu’en 1940 livrés à la Gendarmerie (20011), à la Garde Financière (4300) et le reliquat exporté (Pérou, Guatemala).

Les allemands saisissent de nombreux exemplaires au printemps 1940. Ils vont réutiliser une partie des exemplaires et céder le reste à l’armée slovaque pour équiper notamment leurs unités de police. La production se poursuit avec un nouveau modèle le Gewehr 33/40, un fusil court produit selon les sources entre 120 et 270000 exemplaires.

La Slovaquie va conserver cette arme jusqu’à la fin du conflit. La Tchécoslovaquie va réutiliser ce fusl dans l’immédiat après guerre. La date de retrait est incertaine.

Le Fusil vz.33 était un fusl à répétition de conception et de fabrication tchécoslovaque pesant 3.1kg chargé (3.45kg pour le Gewehr 33/40), mesurant 1000mm (950mm pour le vz.33) dont 490mm pour le canon, tirant la cartouche 7.92x57mm (7x57mm pour l’Amérique du Sud) à une distance maximale théorique de 1000m, l’alimentation se faisant par des chargeurs tubulaires de cinq cartouches.

Autres fusils

Si le ZB vzor.24 était le fusil standard de l’armée slovaque, si le zB vz.33 tenait une place secondaire mais tout de même importante, ce n’était pas les seules armes utilisées.

En effet d’autres fusils étaient disponibles, des fusils essentiellement utilisés pour l’entrainement, par les unités paramilitaires et plus généralement sur le front de l’intérieur. On trouvait des Mosin-Nagant modèle 1891, des Mannlicher modèle 1895 et des Karabiner 98K. En ce qui concerne l’armée tchécoslovaque en exil, son fusil standard était le MAS-36.

Mitteleuropa Balkans (187) Grèce (31)

Armes de l’infanterie

Pistolets et Revolvers

Nagant modèle 1895

Le revolver Nagant modèle 1895 est une arme de conception belge destinée à l’armée impériale russe mais qui en septembre 1939 était l’arme de poing standard de la RKKA (l’Armée Rouge des Ouvriers et Paysans ou Rabochny Krest’yanskaya Krasnaya Armiya).

Arme fonctionnant à l’emprunt de gaz, il est l’oeuvre de Léon Nagant qui avec son frère Emile avait participé à la mise au point du célèbre fusil Mosin-Nagant modèle 1891.

La production de ce puissant revolver commença à Liège mais dès 1898 l’Arsenal de Tula prit le relais, produisant 20000 exemplaires par an.

Jusqu’en 1918 le revolver fût produit en deux versions : une version à double action pour les officiers et une à simple action pour les hommes du rang.

La production continua après le changement de régime. La datation des armes est facile puisque les armes produites sous la période soviétique ont une étoile gravée dans la crosse, symbole que ne possèdent bien entendu pas les armes produites sous les Romanov.

A partir de 1933, le pistolet semi-automatique Tokarev commence à remplacer le vénérable revolver dont la production cesse en 1945 après la sortie de 2 millions d’exemplaires.

Si les Nagant russes utilisaient le 7.62mm, d’autres armes furent produites dans des calibres différents, certains en calibre .32, d’autres en 7.5mm pour la Suède.

L’arme à été utilisée par la Russie et l’URSS, la Suède, la Norvège, la Pologne, la Grèce, l’Afghanistan, la Belgique, le Canada (armes capturées sur des bolchéviques lors de la guerre civile russe), la Géorgie, la Biélorussie, l’Iran, le Japon (armes capturées lors de la guerre russo-japonaise et de l’intervention en Sibérie), le Laos, la Lettonie, la Lituanie, la Mongolie, l’Allemagne (armes capturées durant les deux conflits mondiaux), la Corée, la Pologne, la Roumanie, la Serbie, l’Espagne, le Vietnam, la Yougoslavie.

La Grèce à récupéré cette arme durant le premier conflit mondial et surtout après quand la liquidation des surplus du conflit qui venait de s’achever offrait la possibilité de récupérer à bas prix des armes en grande quantité. L’autre possibilité fût l’intervention grecque en Crimée.

Comme souvent à l’époque cette arme étant quasi-exclusivement utilisée par les officiers pour mener leurs troupes à l’assaut voir pour faire cesser un début de panique.

En dépit de son âge cette arme était toujours en service en septembre 1948. Employée dans l’opération MARITSA mais aussi durant la guerre gréco-italienne, elle ne fût pas employée dans la nouvelle armée grecque remplacée par des armes plus modernes.

Le revolver Nagant modèle 1895 était un revolver à barillet de 7.62mm, pesant 0.8kg à vide, mesurant 235mm de long dont 114mm pour le tube, tirant la cartouche russe standard de 7.62x38mmR (barillet de sept cartouches) à une distance maximale de 46m pour une cadence de tir de 14 à 21 coups par minute.

FN modèle 1910 et modèle 1922

En juillet 1949 au moment de l’opération MARITSA, le principal pistolet de l’armée grecque est le FN M.1922 plus connu sous le nom de Pistolet Automatique FN modèle 1922. Il est issu du FN modèle 1910, une autre création de l’armurier prolifique que fût John Browning.

D’abord produite aux Etats-Unis par la Colt Firearms, elle est ensuite produite en Europe, le Vieux Continent devenant la seule zone de production de cette arme au fonctionnement semblable à celui des Walter PPK et Makarov.

Après le modèle 1910 est apparu un modèle 1910/22 puis le modèle 1922. Outre la Belgique pays producteur, le pistolet automatique allait être utilisé par la Yougoslavie, les Pays-Bas, la Grèce, la Turquie, la Roumanie, la France, la Finlande, le Danemark, le Japon, le Pérou et le Venezuela ainsi qu’après guerre les Nouveaux Pays Allemands.

L’armée grecque disposait en septembre 1948 de 9980 pistolets de ce type. C’était la principale arme de poing des officiers de l’armée de terre. Il semble que si un pistolet plus moderne avait été acquis, ce modèle aurait été rétrocédé aux servants d’armes lourdes.

Le FN modèle 1922 était un pistolet automatique pesant 700g à vide, mesurant 178mm (114mm pour le canon) et tirant la cartouche 9x17mm Browning, l’alimentation se faisant par des chargeurs de 6 à 9 coups selon les modèles et les calibres. La portée maximale effective est de 40m et la cadence de tir pratique est de 18 coups par minute.

Pistolet Ruby

-Le pistolet Ruby était un pistolet de poche originellement acquis par la France via l’Espagne. En effet au début du premier conflit mondial l’armée française fait feu de tout bois pour s’équiper en armes, la guerre courte (nombre de soldats espéraient être rentrés pour les moissons voir au pire pour Noël) se transformant en une abominable guerre d’usure qui allait marquer les acteurs mais aussi leurs descendants.

Paris se tourne vers des pays encore neutres comme les Etats-Unis (au point d’acheter des carabines Winchester !) et l’Espagne, Madrid fournissant une quantité colossale de pistolets et de revolvers.

A la fin du premier conflit mondial l’armée française possédait encore 580000 pistolets automatiques de 7.65mm genre Ruby.

Ce pistolet apparu en 1905 s’inspirait d’un pistolet compact inventé par le prolifique John Browning. Avec une telle production inutile de préciser que la qualité n’était pas toujours au rendez-vous avec notamment des problèmes au niveau des chargeurs (impossibilité d’insérer un autre chargeur, chargeur se détachant en plein combat, finition extérieure médiocre).

Le Ruby à aussi été utilisé par la Belgique, l’Allemagne, la Grèce, l’Italie, la Lituanie, la Pologne, la Roumanie, la Yougoslavie, la Finlande et l’Espagne. Le nombre acquis par la Grèce est inconnu et si quelques officiers l’ont conservé lors de la création de l’AGL c’était plus par coquetterie et snobisme qu’autre chose.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 7.65mm Projectile : 7.65x17mm (.32ACP) Poids : 0.850kg Longueur 170 à 210mm selon les versions (80 à 120mm pour le canon) Portée maximale : nc Cadence de tir : nc Alimentation : chargeur détachable de 9 cartouches

Pistolets mitrailleurs

MP-34

Le Maschinenpistole 34 (pistolet mitrailleur modèle 1934) est un pistolet mitrailleur de conception allemande, essentiellement fabriqué par la société d’armes Steyr (Waffenfabrik Steyr) sous la désignation initiale de Steyr-Solothurn S1-100 en raison des restrictions imposées à l’Allemagne par le traité de Versailles.

Cette arme initialement utilisée par la gendarmerie autrichienne va connaître une longue carrière dans différents pays que ce soit l’Allemagne, la Bolivie (dans la guerre du Chaco), le Chili, la Chine, la Grèce (police et gendarmerie), le Salvador, l’Ethiopie, la Hongrie, le Japon, le Pérou, le Portugal, la Suède, l’Uruguay, le Venezuela, l’Etat indépendant de Croatie et les différents mouvements de résistance yougoslave.

Ce pistolet mitrailleur solidement construit ressemblant davantage à un fusil à répétition qu’à un pistolet mitrailleur moderne à été utilisé en Grèce par le gendarmerie qui fit le coup de feu contre les unités de l’Axe, la gendarmerie grecque étant une unité militaire avant d’être une force de police.

Un certain nombre d’armes à été capturé par les allemands mais il n’est pas certain que ces derniers les aient réutilisées. Il est plus vraisemblable que les armes grecques ont été démontées pour alimenter le stock de pièces détachées.

Le MP-34 pesait 4.25kg à vide (et 4.48kg chargé), mesurait 850mm de long (dont 200m pour le canon) et tirait la cartouche de 9x19mm Luger à une distance maximale de 150 à 200m à raison de 600 coups par minute sachant que l’alimentation se faisait par des chargeurs de 20 à 32 cartouches.

MP-40

MP-40

Jusqu’à une période relativement récente les armes à feu étaient produites en masse mais tout en respectant un cahier des charges imposant l’utilisation de matériaux de première ordre et une faible tolérance.

Cela donnait des armes parfaitement construites, très robustes mais avec pour inconvénient d’en renchérir sérieusement le coût.

Déjà durant le premier conflit mondial on assista à l’utilisation de techniques de fabrication favorisant la simplicité et la rapidité au détriment de la finition ce qui donnait des armes dont l’esthétisme n’était pas la qualité première. Cela avait tendance à faire sursauter d’horreur les amoureux des belles armes même si cela virait parfois à un snobisme de mauvais aloi.

Le MP-40 faisait partie de cette catégorie d’arme, une arme utilisant la tole et l’emboutissage ce qui permettait de produire rapidement une arme solide, robuste et mine de rien pas si moche que cela.

Comme tous les pistolets mitrailleurs de l’époque, cette arme à été initialement conçue pour être utilisée par les sous-officiers, les servants d’armes lourdes ainsi que les équipages de blindés. Très vite les fantassins vont l’utiliser en combat rapproché et dans le combat urbain. L’évolution du MP-40 au sein de l’armée roumaine est assez similaire.

Cette arme fût utilisée également par la Chine, la Croatie, Chypre, la Tchécoslovaquie (après guerre), la France (armes capturées), la Grèce, le Guatemala (ex-Tchécoslovaquie), la Hongrie, l’Indonésie, le Japon, la Norvège, la Pologne, la Roumanie, l’URSS, l’Espagne (copie pirate et quelques exemplaires fournis par l’Allemagne), le Vietnam, la Corée, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis (armes capturées).

Les grecs ont reçu un petit lot de ces armes courant 1941 avant d’en récupérer davantage notamment durant la campagne de Grèce. Certaines de ces armes sont parvenues jusqu’en Egypte mais n’ont pas connu une grande carrière puisque l’AGL avait choisit comme pistolet mitrailleur la Sten Mk III.

Le Maschinenpistole 40 (MP-40) était un pistolet de conception et de fabrication allemande pesant 3.97kg à vide mesurant 833mm de long (630mm crosse repliée) dont 251mm pour le canon. Tirant la cartouche 9x19mm Parabellum, l’arme pouvait toucher sa cible à 200m (portée effective) à raison de 500 à 550 coups par minute sachant que l’alimentation se faisait par des chargeurs de 32 ou 64 cartouches.

Sten Mk III

Sten et Thompson

La Sten est issue d’une demande de l’armée de terre britannique pour une arme facile à produire et à utiliser, la British Army choisissant une autre position que celle de la Royal Navy et de la Royal Air Force (RAF) qui avait préféré demander à la firme Sterling une copie de la MP-28, la Lanchester, une bonne arme sans aucune doute mais qui demandait beaucoup de temps pour être produite. Ce choix s’explique probablement par le fait que la marine comme l’armée de l’air n’avaient pas des besoins gigantesques à satisfaire.

C’est l’acte de naissance de la Sten Mk I, ce nom venant des initiales des concepteurs (Shepperd Turpin) avec les deux premières lettres de la manufacture d’Enfield.

C’est une arme usinée, de facture moderne _laide dirons certains à l’époque_ rappelant le MP-40 allemand dont les premiers exemplaires sont livrés au printemps 1941, la manufacture d’arme d’Enfield ayant d’autres productions plus urgentes à exécuter.

Avant le déclenchement du conflit, plusieurs modèles furent produits (Mk II, Mk III et IV) mais en septembre 1948,un Mk V était en cours de production avec la possibilité de fixer une baïonnette ou un silencieux ainsi que de changer la crosse pleine introduite avec le Mk III par une crosse repliable.

Cette arme à également été vendue aux Dominions (Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud), à l’armée indienne, à l’Irlande, à la Grèce, à la Force Publique du Congo Belge et au Danemark.

Comme souvent à l’époque cette arme fût d’abord destinée aux servants d’armes lourdes et aux opérateurs radios qui ne pouvaient s’encombrer d’un fusil avant de voir son champ d’utilisation élargie en direction des fantassins pour le combat rapproché.

Après avoir évalué la M-1 (évolution de la Thompson dont quelques exemplaires équipait la police grecque avant guerre) et le MAT-49, la Grèce choisit la Sten. Les premiers hommes équipés sont ceux du Bataillon Sacré avant que les evzones, les servants d’armes lourdes, les opérateurs radios, les conducteurs et les officiers ne suivent.

Le nombre exact d’arme livré à l’Armée Grecque de Libération (AGL) est incertain mais selon les différentes sources ont tournerait entre 7500 et 11250 armes.

La Sten Mk III pèse à vide 3.16kg (3.86kg chargé), est d’un calibre de 9mm, mesure 762mm de long dont 196 pour le canon, peut toucher une cible à 50m avec une cadence de tir maximale de 550 coups par minute sachant que le chargeur peut contenir au maximum 32 cartouches.

Mitteleuropa Balkans (135) Yougoslavie (23)

Armes de l’infanterie

Armes de poing

Nagant modèle 1895

Le revolver Nagant modèle 1895 est une arme de conception belge destinée à l’armée impériale russe mais qui en septembre 1939 était l’arme de poing standard de la RKKA (l’Armée Rouge des Ouvriers et Paysans ou Rabochny Krest’yanskaya Krasnaya Armiya).

Arme fonctionnant à l’emprunt de gaz, il est l’oeuvre de Léon Nagant qui avec son frère Emile avait participé à la mise au point du célèbre fusil Mosin-Nagant modèle 1891.

La production de ce puissant revolver commença à Liège mais dès 1898 l’Arsenal de Tula prit le relias, produisant 20000 exemplaires par an.

Jusqu’en 1918 le revolver fût produit en deux versions : une version à double action pour les officiers et une à simple action pour les hommes du rang.

La production continua après le changement de régime. La datation des armes est facile puisque les armes produites sous la période soviétique ont une étoile gravée dans la crosse, symbole que ne possèdent bien entendu as les armes produites sous les Romanov.

A partir de 1933, le pistolet semi-automatique Tokarev commence à remplacer le vénérable revolver dont la production cesse en 1945 après la sortie de 2 millions d’exemplaires.

Si les Nagant russes utilisaient le 7.62mm, d’autres armes furent produites dans des calibres différents, certains en calibre .32, d’autres en 7.5mm pour la Suède.

L’arme à été utilisée par la Russie et l’URSS, la Suède, la Norvège, la Pologne, la Grèce, l’Afghanistan, la Belgique, le Canada (armes capturées sur des bolchéviques lors de la guerre civile russe), la Géorgie, la Biélorussie, l’Iran, le Japon (armes capturées lors de la guerre russo-japonaise et de l’intervention en Sibérie), le Laos, la Lettonie, la Lituanie, la Mongolie, l’Allemagne (armes capturées durant les deux conflits mondiaux), la Corée, la Pologne, la Roumanie, la Serbie, l’Espagne, le Vietnam, la Yougoslavie.

La Yougoslavie à acquis cette arme via l’armée austro-hongroise qui avait capturé des exemplaires pendant le premier conflit mondial mais aussi via la police quand cette dernière saisissait des armes lors de descentes de police dans les milieux communistes.

En raison d’un calibre peu courant, cette arme ne devint jamais une arme standard ou de diffusion importante. Elle fût réservée aux officiers généraux qui avaient peu de chance de l’utiliser pour se défendre.

Quelques exemplaires ont survécu à l’opération MARITSA et quand la Yougoslavie bascula dans le camp communiste, quelques vénérables Nagant furent pieusement ressortis par les nouveaux maitres du pays des Slaves du Sud.

Le revolver Nagant modèle 1895 était un revolver à barillet de 7.62mm, pesant 0.8kg à vide, mesurant 235mm de long dont 114mm pour le tube, tirant la cartouche russe standard de 7.62x38mmR (barillet de sept cartouches) à une distance maximale de 46m pour une cadence de tir de 14 à 21 coups par minute.

Roth-Steyr M1907

Le Roth-Steyr M1907 était un pistolet automatique de conception et de fabrication austro-hongroise même si son inventeur était l’ingénieur tchèque Karel Krnka. Destinée initialement à la cavalerie, cette arme était le premier pistolet semi-automatique dévellopé en Europe.

La production est assurée par la Österreichische Waffenfabriksgesellschaft (OEWG) à Steyr et par la FEG à Budapest.

De 1908 à 1914 environ 99000 armes furent produites. Suite à la disparition de l’Autriche-Hongrie l’arme fût réutilisée par les pays successeurs comme l’Autriche, la Hongrie, la Tchécoslovaquie ou encore la Pologne et la Yougoslavie. L’Italie à également reçut des exemplaires au titre des dommages de guerre.

L’armée yougoslave à donc récupéré cette arme de feu l’armée austro-hongroise. Il n’à pas été longtemps l’arme de poing standard car très vite remplacée par des FN modèle 1910 et modèle 1922. Il à cependant été conservé par certains officiers qui le préférait au Nagant voir au Browning.

Le Roth-Steyr M1907 était un pistolet semi-automatique d’un calibre de 8mm pesant 1.03kg chargé et mesurant 230mm (130mm pour le canon). D’une portée maximale oscillant entre 50 et 100m, il pouvait tirer 10 à 20 coups par minute via un chargeur de 10 coups.

FN modèle 1910 et modèle 1922

En juillet 1949 au moment de l’opération MARITSA, le principal pistolet de l’armée yougoslave est le FN M.1922 plus connu sous le nom de Pistolet Automatique FN modèle 1922. Il est issu du FN modèle 1910, une autre création de l’armurier prolifique que fût John Browning.

D’abord produite aux Etats-Unis par la Colt Firearms, elle est ensuite produite en Europe, le Vieux Continent devenant la seule zone de production de cette arme au fonctionnement semblable à celui des Walter PPK et Makarov.

Après le modèle 1910 est apparu un modèle 1910/22 puis le modèle 1922. Outre la Belgique pays producteur, le pistolet automatique allait être utilisé par la Yougoslavie, les Pays-Bas, la Grèce, la Turquie, la Roumanie, la France, la Finlande, le Danemark, le Japon, le Pérou et le Venezuela ainsi qu’après guerre les Nouveaux Pays Allemands.

La Yougoslavie à acquis 60000 exemplaires de cette arme (principalement des modèle 1922 mais aussi des modèle 1910 qui était utilisé principalement par les officiers et par les servants d’armes lourdes.

Certains officiers ont conservé cette arme au moment de la reconstitution de l’armée yougoslave en Egypte mais plus par snobisme qu’autre chose.

Le FN modèle 1922 était un pistolet automatique pesant 700g à vide, mesurant 178mm et tirant la cartouche 9x17mm Browning, l’alimentation se faisant par des chargeurs de 6 à 9 coups selon les modèles et les calibres. La portée maximale effective est de 50m et la cadence de tir pratique est de 18 coups par minute.

Beretta M1923

Ce pistolet automatique à été utilisé par l’armée de terre italienne de 1923 à 1954. C’est une version améliorée du Beretta M-1915. Sa production à cependant cessée en 1945. Outre l’Italie le pistolet à été utilisé par l’Allemagne, l’Espagne et la Yougoslavie. Il à principalement remplacé le Beretta M-1915.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 9mm (9mm Gisenti) Poids : 800g Longueur total 177mm longueur du tube 87mm Portée maximale effective 50mm

MAC modèle 1950

Comme nous l’avons vu plus haut les alliés se partagent les rôles pour reconstituer une armée yougoslave digne de ce nom. La France reçoit comme principale tâche de reconstituer des unités d’infanterie en l’occurence quatre divisions.

Qui dit divisions dit armements. La première arme à laquelle on pense quand on parle des fantassins peut être le fusil mais on peut aussi penser au pistolet automatique et au revolver.

Les besoins yougoslaves sont importants puisque désormais il s’agit de doter chaque fantassin qu’il soit fusilier, grenadier, porteur d’armes lourdes d’un pistolet. Après évaluation le choix yougoslave se porte sur le MAC (Manufacture d’Armes de Chatelleraut) modèle 1950.

Ce pistolet est une évolution du MAS modèle 1935S, un pistolet automatique caibre 7.65mm long qui allait compléter le SACM modèle 1935A avec un peu de moins de 15000 exemplaires produits en raison de la surcharge de la Manufacture d’Armes de Saint Etienne (MAS).

Le MAC modèle 1950 se distingue par son calibre, la France ayant abandonné le 7.65mm au profit du 9mm plus puissant. Les premières armes sortent début 1950, les belges étant les premiers servis avant même les français, les yougoslaves suivant peu après les premières unités françaises.

Arme fiable et robuste, elle était très appréciée par le troupier yougoslave qui aimait savoir qu’en cas de perte du fusil il pouvait toujours compter sur un pistolet qui ne lâcherait pas au moment voulu.

Ce pistolet est resté en service en Yougoslavie jusqu’au début des années soixante quand le basculement dans le camp communiste entraina son remplacement par une arme plus compatible avec la nouvelle orientation idéologique du pouvoir en place à Belgrade.

Le MAC modèle 1950 est un pistolet automatique de 9mm mesurant 195mm de long (dont 111mm pour le canon), un poids à vide de 0.860kg (et 1.047kg chargé), un chargeur droit de 9 cartouches, une cadence pratique de 18 coups par minute et une portée pratique de 50m.

Pistolets mitrailleurs

Beretta Modèle 1938

Appelé également MAB 38 (Moschetto Automatico Beretta Modello 1938), le Beretta modèle 1938 est un élégant pistolet mitrailleur mis en service comme son nom l’indique en 1938 au sein des forces armées italiennes.

L’arme fût très appréciée tant de ses utilisateurs que de ses ennemis qui n’hésitèrent pas à retourner les modello 1938 contre leurs anciens propriétaires. Outre l’Italie, l’arme à été utilisée de manière officielle par la Roumanie, l’Argentine et l’Allemagne.

Après une première variante appelée modèle 1938, des variantes simplifiées furent produites comme le modèle 1938/42 mis en service comme son nom l’indique en 1942 et le modèle 1938/49 mis en service au printemps 1949.

Cette arme fût distribuée en prioritée aux Paracadutisti, aux Alpini et aux bersaglieri des divisioni corazzate où ils servaient comme infanterie portée. Le bataillon «San Marco» fût également équipé tout comme certaines unités de Chemises Noires ou mêmes certaines unités d’infanterie de ligne.

En dépit d’une production importante, les usines Beretta furent dans l’incapacité de produire suffisamment d’armes pour les forces armées italiennes.

Voilà pourquoi des projets d’armes beaucoup plus simples furent lancés, projets aboutissant après le basculement italien dans le camp allié au profit du Nouvel Etat Fasciste. Quand au Beretta modèle 1938/49, la production se poursuivit pour les forces allemandes déployées en Italie qui recevaient de moins en moins d’armes d’Allemagne.

A la fin du conflit la production de cette arme fût brièvement interrompue mais reprit dès le printemps 1955 pour équiper la nouvelle armée italienne qui préférait le MAB 38 à des pistolets mitrailleurs qui pour les plus esthètes ressemblaient davantage à des outils de garagiste qu’à de véritables armes.

Outre l’Italie, le MAB 38 à été utilisé par l’Albanie, le Costa Rica, la République Dominicaine, le Japon (petit nombre pour tests), l’Ethiopie, l’Allemagne, le Maroc (surplus italiens dans les années soixante), Roumanie, Yougoslavie, Yemen et Syrie, ces deux états utilisant des armes de troisième main puisqu’il s’agissait d’armes italiennes capturées par les yougoslaves et livrées à des guerilla via d’obscurs intermédiaires.

Les yougoslaves ont en effet utilisé ce pistolet mitrailleur en le capturant sur le champ de bataille durant l’opération MARITSA. Le nombre n’est pas connu avec certitude mais le recoupement de différents témoignages fait état d’un bon millier d’armes ce qui énorme surtout pour un pays attaqué et qui résistait à grand peine à l’assaut germano-italo-hongrois.

Avec des munitions en quantité suffisante (via notamment la capture de convois logistiques), les yougoslaves purent utiliser ces armes contre l’ennemi et même un temps après la reconstitution des forces armées le temps que les français fournissent suffisamment de pistolets mitrailleurs.

Le Beretta modèle 1938 était un pistolet mitrailleur pesant 4.2kg à vide et 5kg chargé d’un calibre de 9mm, mesurant 946mm de long dont 315mm pour le canon, tirant la cartouche aujourd’hui standard 9x19mm Parabellum à une distance maximale effective de 200m, la cadence de tir atteignant 600 coups par minute via des chargeurs de dix, vingt, trente ou quarante coups.

TZ-45

Le pistolet mitrailleur TZ-45 est apparu dès 1945 mais sa production n’à été lancée en masse qu’à partir de 1950 quand il devint évident que Beretta ne pourrait fournir suffisamment de MAB modèle 1938.

Produite entre 1950 et 1954 à 8000 exemplaires, cette arme à été utilisée par l’Italie, l’Allemagne, la Yougoslavie, la Hongrie, la Roumanie et après guerre par la Birmanie et la Thaïlande.

Le pistolet mitrailleur TZ-45 à aussi été utilisé de manière détournée par les yougoslaves qui capturèrent des exemplaires sur le champ de bataille. Son utilisation est cependant moins documentée que celle du Beretta. Son utilisation cessa à la fin de la Campagne de Yougoslavie.

Le pistolet mitrailleur TZ-45 était un pistolet mitrailleur de 3.2kg d’un calibre de 9mm (9mm Parabellum ou Fiocchi) mesurant 845mm (crosse déployée) et 550mm (crosse repliée), disposant d’un canon de 230mm, tirant les quarante cartouches de son chargeur à une distance maximale effective de 150m pour une cadence de tir de 800 coups par minute.

Manufacture d’Armes de Tulle (MAT) modèle 1942

Le pistolet mitrailleur MAT 42

Contrairement à ce qu’on lit parfois l’armée française avait parfaitement cerné les potentialités du pistolet mitrailleur mais une volonté absurde de perfectionnisme avait conduit au fait qu’en septembre 1939 aucun PM n’était en service dans les rangs français, le MAS-38 ayant vu sa production tout juste lancé et pour faire face au conflit qui venait de débuter on commanda des Thompson aux américains et on récupéra les armes laissées par les républicains espagnols qui s’étaient réfugiés en France lors de la Gran Retirada (La Grande Retraite).

Cela va changer durant la Pax Armada. Le MAS-38 était une arme fiable mais difficile à produire en masse en temps de guerre. De plus des doutes sur la puissance de la cartouche de 7.65mm s’était fait jour. Parallèlement, quelques MP-40 capturés au cours d’une descente contre un entrepôt clandestin d’armes en Alsace furent étudiés avec intérêt par l’armée française.

Tout ces facteurs allaient concourir à la naissance d’un pistolet mitrailleur fiable et facile à produire, le principal reproche qu’on pourrait lui faire étant un esthétisme qui tranchait avec les armes antérieures.

C’est la Manufacture d’Armes de Tulle (MAT) qui est chargée de mettre au point une arme destinée surtout aux sous-officiers et aux servants d’armes lourdes, les MAS-38 devant être rétrocédés à la Gendarmerie pour des tâches de sécurité.

Les premiers prototypes sont présentés en septembre 1941. Les tests officiels sont concluants mais une véritable ordalie attend la nouvelle arme qui va être littéralement maltraitée par les hommes du 65ème RI de Nantes et du 601ème GIA.

Cette fois pas de simples tests au champ de tir mais des tests en condition réelle lors de manœuvres où la consigne est claire : ne pas ménager les armes. Quelques problèmes sont relevés mais aucun qui menace l’avenir de l’arme.

La production en série est lancée en septembre 1942, les premières armes étant livrées avant la fin de l’année.

Le nouveau pistolet mitrailleur est baptisé MAT modèle 1942 rapidement simplifié en MAT-42. Il va principalement équiper le chef de section des compagnies d’infanterie, les corps francs _unités créées uniquement en temps de guerre avec les meilleurs éléments du régiment_, et les GRDI. De plus chaque régiment d’infanterie recevait à la mobilisation un stock à utiliser selon le bon vouloir du chef de corps.

Les yougoslaves vont recevoir des MAT-42 quand leur armée est reconstituée en Afrique du Nord en 1950. Les troupes de Belgrade ne vont pas faire preuve d’innovation dans l’utilisation de cette arme puisqu’elle va équiper les sous-officiers, les porteurs d’armes lourdes, des unités de choc comme l’infanterie portée. Toujours en service à la fin du conflit ce pistolet mitrailleur à été remplacé en 1960 par des armes de conception soviétique.

Le MAT-42 était un pistolet de conception et de fabrication française pesant 3.5kg à vide mais 4kg chargé, mesurant 630mm de long 220mm pour le canon. Tirant la cartouche 9x19mm Parabellum, cette arme pouvait toucher une cible à 200m (100m en pratique) à raison de 600 coups par minute sachant que l’alimentation se faisait par des chargeurs de trente-deux cartouches.

Scandinavie (79) Finlande (17)

Fusils

Fusil Mosin-Nagant 13

-En septembre 1939 le principal fusil de l’armée finlandaise est toujours le vénérable Mosin-Nagant modèle 1891 hérité de l’armée tsariste. Certes des modèles améliorés ont vu le jour mais la base technique reste la même.

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Scandinavie (78) Finlande (16)

Armes

Avant-propos

Comme nous l’avons vu à plusieurs reprises, l’armée finlandaise était une armée pauvrement équipée avec un manque cruel d’armes modernes, une pénurie permanente des armements nécessaires à une guerre de haute intensité.

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Scandinavie (15) Norvège (15)

Armes et Véhicules

Armes individuelles de l’Infanterie

Pistolets et Revolvers

Nagant M1895

 

-En septembre 1948, l’une des principales armes de poing de l’armée norvégienne est le Revolver Nagant modèle 1895, un revolver d’origine belge, Léon Nagant étant également connu pour avoir participé à la mise au point du fusil standard de l’armée russe, le Mosin-Nagant modèle 1891. Les armes norvégiennes utilisaient comme calibre le 7.5mm comme la Suède.

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