Mitteleuropa Balkans (104) Roumanie (24)

Autoblindat model 1941

L’Autoblindat model 1941 est fortement inspirée de la célèbre Panhard AMD-178

L’Autoblindat model 1941 est une tentative partiellement réussie de produire une auto blindée si ce n’est 100% roumaine du moins offrant à Bucarest une relative autonomie qui doit éviter une trop grande dépendance à l’Allemagne mais aussi montrer à Berlin souvent injustement sceptique que ses alliés balkaniques investissaient dans le domaine militaire.

Le projet émerge en 1941 et bien que la désignation laisse supposer une adoption en 1941 naturellement celle-ci est bien plus tardive. Ce n’est en effet qu’en septembre 1947 que les premiers véhicules sont enfin mis en service après une interminable mise au point liée en partie à l’inexpérience des ouvriers et des ingénieurs responsables.

La production de ce véhicule inspiré (mais point copié) de la célèbre «Pan Pan» française est très lente et en septembre 1948 seulement vingt-quatre exemplaires sont en service mais à peine la moitié est opérationnelle !

Après un temps d’hésitation, l’armée roumaine décide de commander un lot de quarante-huit véhicules d’un modèle amélioré baptisé model 1949. Ces véhicules vont être livrés à un train de sénateur entre septembre 1949 et juin 1953 soit quarante-cinq mois pour livrer 48 véhicules !

Au combat ce véhicule se révéla pourtant bon sans être excellent. En somme un honnête véhicule sans qualités extraordinaires mais sans défauts qui rendaient ses utilisateurs circonspects.

Sur les soixante-douze véhicules livrés à l’armée royale roumaine, cinquante-deux ont été détruits au combat ne laissant que vingt-deux véhicules quand la Roumanie change de camp après le désastre provoqué par l’opération PIOTR VELIKYI.

Ces véhicules sont stockés pour des raisons politiques, Moscou tenant à montrer les limites de son indépendance au nouveau gouvernement roumain d’obédience communiste ce qui ne chagrine pas encore les principaux intéressés.

Maintenus en réserve jusqu’en 1975, ces véhicules sont envoyés à la casse sauf deux exemplaires conservés à l’entrée d’une caserne de Brasov pour l’un et dans un musée de Constansa pour le second.

Caractéristiques Techniques de l’Autoblindat model 1941

Poids en ordre de combat : 8.5 tonnes

Dimensions : longueur 4.84m largeur hors tout 2.20m hauteur sans tourelle 1.75m (2.45m avec tourelle)

Motorisation : moteur essence dévellopant 105ch à 2200 tours/min

Performances : vitesse maximale sur route 70 km/h moyenne 45 km/h Autonomie : 300km sur route avec 140 litres d’essence

Blindage : 20mm maximum

Armement : tourelle biplace disposant d’un canon de 37mm tchèque et d’une mitrailleuse de 7.92mm

Equipage : quatre hommes (chef de voiture et tireur en tourelle, conducteur avant et inverseur en caisse)

BA-10

La Broneavtomobil 10 est une auto blindée soviétique mise au point en 1938 et produite jusqu’en 1945. Au final se sont 5600 véhicules qui sont sortis des chaines de montage en trois versions, la version de base BA-10, une version améliorée baptisée BA-10M (avec notamment de nouvelles radios) et la BA-10ZhD destinée à rouler sur les voies de chemin de fer.

La BA-10 est une descendante de la BA-6 avec un dessin de caisse différent, une plus grande puissance moteur ce qui permet une augmentation des performances du véhicules. Pour permettre aux autos blindées BA-10 d’opérer en tout terrain, les deux roues arrières peuvent recevoir des chenilles pour améliorer leurs performances en tout terrain.

La BA-10 connait son baptême du feu en Mandchourie contre les japonais lors de la bataille de Khalkin-Gol en 1939. Elle est également engagée dans la guerre d’Hiver même durant le second conflit mondial.

Progressivement remplacée par la BA-11, la BA-10 cesse globalement d’opérer en première ligne à l’été 1953. Elle est reléguée aux troupes du ministère de l’intérieur (NKVD) pour des missions de sécurité sur les arrières.

Au combat un certain nombre de véhicules à été capturée par les finlandais, les allemands, les hongrois et les roumains. Ces véhicules ont été généralement retournés contre leur ancien propriétaire après avoir plus ou moins de modifications.

Les roumains qui pour une fois ne manquent pas d’autos blindées vont d’abord les utiliser à l’arrière du front pour escorter des convois et protéger les dépôts logistiques contre les premières actions des partisans, actions qui seront plus du domaine de la nuisance que de la véritable menace sur la structure du front.

Vingt-cinq véhicules ont été capturés durant les premières semaines de BARBAROSSA mais seulement seize ont pu être remises en état et remises en service. Elles vont être utilisées jusqu’en décembre 1952 quand la dernière des seize à été perdue suite à sa destruction par une mine posée par des partisans ukrainiens alors qu’elle protégeait l’arrivée d’un convoi à Odessa.

Caractéristiques Techniques

Type : auto blindée

Poids : 5.14 tonnes

Dimensions : longueur 4.65m largeur 2m hauteur 2.20m

Motorisation : moteur essence GAZ-MM de 50ch

Performances : vitesse maximale 53km/h distance franchissable 300km

Blindage : 6 à 15mm

Armement : un canon de 45mm 20-K avec 49 coups et deux mitrailleuses de 7.62mm DT avec 2079 coups

Equipage : 4 hommes

BA-64

Au sein de l’armée rouge les chars sont très employés pour les missions de reconnaissance plus que dans certaines armées, la RKKA engageant aussi bien des chars conçus pour cette mission (T-60 et T-70 par exemple) que des chars dont ce n’était normalement pas le rôle premier (T-34).

En dépit de cette situation l’Armée Rouge décide en 1950 de développer une auto blindée pour des missions d’éclairage en liaison avec les chars. C’est l’acte de naissance de la Bronirovaniy Avtomobil 64 (BA-64) qui s’inspire clairement de la Sdkfz 221 en utilisant pour basse le châssis de deux véhicules comparables à la Jeep américaine à savoir la GAZ-64 ou de la GAZ-67.

Deux prototypes sont livrés au printemps 1951. Après quelques modifications mineures, la production est lancée. Elle est très rapide, les composants de base sont largement disponibles, le design conçu pour faciliter la production de masse.

Voilà pourquoi entre l’été 1951 et l’automne 1956, 9000 véhicules sont sortis, véhicules utilisés jusqu’au milieu des années soixante-dix quand elle est définitivement remplacée par les BRDM-1 et 2, des autos blindées amphibies.

Rapides, à l’aise sur tout type de terrain mais peu armées, ces autos blindées étaient destinés à l’éclairage, évitant les points de résistance, découvrant les faiblesses du dispositif ennemi pour faciliter l’avancée des chars et de l’infanterie et limiter l’impact de la «friction» chère à ce bon vieux Claus (Nda le penseur militaire prussien pas votre serviteur) .

Outre la reconnaissance et l’observation, la BA-64 était parfois chargée d’escorter des convois logistiques qui pouvaient tomber sur des éléments ennemis isolés. Elle pouvait également être utilisée pour la liaison en transportant sur le front des officiers.

Les 3780 premiers exemplaires sont produits sur le châssis du GAZ-64 avant que la production des BA-64 passe à un nouveau châssis le GAZ-67B qui possédait des essieux plus large. Cela entraine un changement de désignation, les nouveaux véhicules étant désignés BA-64B, certains véhicules remplaçant la mitrailleuse de 7.62mm par un fusil antichar automatique de 14.5mm.

Cette arme ne donnant pas franchement satisfaction, les BA-64M qui sont les derniers véhicules produits recevaient une mitrailleuse de 12.7mm et une mitrailleuse de 7.62mm dans une tourelle fermée.

Sur les 9000 exemplaires produits on trouve donc 3780 BA-64, 1250 BA-64B et 3970 BA-64M. Des projets de variantes (transport de troupes, appui-feu à canon de 37 ou de 45mm, version ferroviaire, semi-chenillé) ne dépassèrent pas le stade du projet.

Après guerre des BA-64 de différents modèles furent cédés à l’Albanie, la Bulgarie, la Chine communiste, la Tchécoslovaquie, la Pologne, la Roumanie et la Yougoslavie.

Jusqu’ici on pensait que les roumains n’avaient employé la BA-64 qu’après guerre mais en 1995 la découverte de photos et de documents dans les archives du ministère de la Défense à Bucarest à modifié notre perception en montrant clairement que trente-deux BA-64 ont été utilisés par l’armée royale roumaine.

Ces véhicules ont engagés sur le front où elles ont été toutes détruites voir pour certaines recapturées par les soviétiques qui généralement se contentaient de les cannibaliser pour récupérer des pièces.

Caractéristiques Techniques

Type : auto blindée

Poids : 2.4 tonnes

Dimensions : longueur 3.66m largeur 1.74m hauteur 1.9m

Motorisation : un moteur GAZ-MM de 50ch

Performances : vitesse maximale 80km/h distance franchissable 500km

Blindage : inconnu

Armement : une mitrailleuse de 7.62mm DT (1070 coups)

Equipage : 2 ou 3 hommes

Autres véhicules

Dans cette partie je vais parler rapidement des autres véhicules employés par l’Armata Regala Romana. Il s’agit essentiellement de véhicules de soutien et de ravitaillement.

MALAXA Tip UE

Renault UE avec des marques allemandes.

-L’armée royale roumaine à ainsi utilisé 126 Malaxa Tip UE, une chenillette de ravitaillement plus connue sous son nom français de Renault UE. Ces véhicules ont été produits sous licence en Roumanie.

D’abord utilisé comme tracteur d’artillerie pour une autre création française, le canon antichar de 47mm Schneider mais aussi comme ravitailleur au profit de l’infanterie. La Roumanie essaya d’en commander d’autres durant la Pax Armada voir de relancer la production sous licence mais ces deux projets ne se concrétisèrent pas.

Durant le conflit il semble que quelques chenillettes de ce type capturées par les allemands dans le nord de la France mais aussi en Belgique ont été rétrocédées aux roumains. Le chiffre de ces livraisons tardives est cependant très incertain, les sources donnant entre 12 et 72 véhicules !

Durant le second conflit mondial ces véhicules outre les rôles cités plus haut vont être utilisés pour évacuer des blessés mais aussi servir de canon antichar automoteur en installant dans le compartiment logistique un canon de 47mm ou de 50mm. Ces aménagements étant des bricolages de terrain elles n’ont fait l’objet d’aucune mise en service officielle.

A la fin du conflit il restait une trentaine de ces véhicules en service. Une partie à été réutilisée par les soviétiques à l’arrière du front comme engin de remorquage pour des véhicules légers endommagés ou comme tracteur d’aérodrome. Tous ces véhicules ont été rapidement ferraillés.

Caractéristiques Techniques

Type : chenillette de ravitaillement et de remorquage

Poids à vide 2640kg (3300kg en ordre de combat) remorque d’un poids total de 776kg qui pèse 1276kg à pleine charge

Dimensions : longueur 2.80m largeur 1.74m hauteur 1.25m. La remorque mesure 2.59m de long sur 1.62m de large pour 0.77m de haut.

Motorisation : un moteur essence Renault de 40ch à 2800 tours par minute

Performances : vitesse maximale 30km/h distance franchissable 100km Autonomie 5h

Blindage : 6 à 9mm

Armement : théoriquement aucun

Equipage : 2 hommes

FORD RUSESC DE CAPTURA

Tracteur d’artillerie Komsomolets capturé et réutilisé par les finlandais

Sous ce nom nous trouvons un tracteur léger d’artillerie de conception et de fabrication soviétique le Komsomolets. Les roumains ont capturé un grand nombre de ces véhicules solides et robustes mais pas toujours en très bon état.

Voilà pourquoi sur le total des véhicules capturés seulement une quarantaine (certaines sources disent 40 d’autres 46) à été remise en service pour remorquer des canons et des charges lourdes. Quelques véhicules ont survécu au conflit mais ont été rapidement envoyés à la ferraille.

Caractéristiques Techniques

Type : tracteur d’artillerie léger

Poids en ordre de combat 3460kg

Dimensions : longueur 6.22m largeur 2.35m hauteur 2.74m

Motorisation : un moteur essence

Performances : vitesse maximale 48km/h sur route et 12 km/h en tout-terrain distance franchissable 200km sur route 150km en tout terrain

Protection : 7 à 16mm

Armement : une mitrailleuse de 7.62mm DT

Equipage : deux hommes plus l’équipe de pièce du canon remorqué

Tracteur T-1

Le Tracteur T-1 (appelé également DT-1 pour Directia Tehnica 1) est un tracteur d’artillerie conçu pour tracter le canon de 75mm Resista. 1000 exemplaires furent commandés en décembre 1952 mais après la production de cinq prototypes et de vingt-cinq exemplaires l’armée roumaine ordonne l’arrêt du projet en juin 1953 pour privilégier la sortie du chasseur de char Maresal avec le succès que l’on sait.

Les trente exemplaires sont réceptionnés par l’Armée Royale Roumaine et employés pour remorquer des pièces d’artillerie mais aussi des remorques pour le ravitaillement de l’avant. Des exemplaires sont capturés par les soviétiques et au moment du grand basculement l’armée roumaine n’aligne plus que huit exemplaires qui sont stockés et ferraillés une fois le conflit terminé.

Caractéristiques Techniques

Type : tracteur d’artillerie

Poids : 7 tonnes charge utile 4 tonnes masse remorquable 6 tonnes

Dimensions : nc

Motorisation : moteur de 75ch à 1800 tours par minute

Performances : 32km/h

Blindage : aucun

Armement : aucun

Equipage : 2 hommes

Miscellanées

Comme la majorité des armées du second conflit mondial, l’armée roumaine n’était que très partiellement motorisée et n’alignait que fort peu de camions. Il s’agissait essentiellement de camions Ford produits en Allemagne, de camions Renault, Latil et Berliet importés de France et de camions tchécoslovaques Praga. Il y eut quelques tests de semi-chenillés mais son usage au sein de l’armée roumaine fût très limité.

Mitteleuropa Balkans (98) Roumanie (28)

Artillerie lourde

NdA Comme pour les autres volumes j’ai décidé de classer comme pièce d’artillerie lourde tout canon ou tout obusier d’un calibre supérieur à 105mm et ce quelque soit son usage (artillerie divisionnaire ou artillerie de corps d’armée).

OBUZIERUL 15cm Mod. 1934

Sous l’empire austro-hongrois, la firme tchèque Skoda était déjà réputée pour la qualité de ses productions dans le domaine de l’artillerie. Cette réputation se poursuivit sous la Tchécoslovaquie indépendante qui exportait des canons et des obusiers légers et lourds avec le même succès qu’auparavant.

Après avoir exploité l’expérience accumulée au cours du premier conflit mondial, Skoda commença à dévelloper des armes vraiment nouvelles dont le K1, un obusier de 149.1mm. Cet obusier fût modifié et amélioré pour aboutir au K4 qui fût adopté par l’armée tchécoslovaque sous le nom de 15cm hruba houfnize vzor 37.

Alors que la production commença à peine, les Sudètes furent annexées par les allemands privant Prague de ses fortifcations, la mettant à la merci d’une invasion allemande qui eut lieu au printemps suivant.

Connaissant la qualité des armes tchèques, les allemands firent tourner les usines d’armement à leur profit. Après avoir récupéré les K4 tchèques, ils continuèrent la production de ce modèle pour leur profit. Ces obusiers étaient naturellement toujours en service en septembre 1948.

La Roumanie à acheté 184 pièces entre 1936 et 1939. Si elle ne put produire l’obusier sous licence elle pu fabriquer de nouveaux tubes et quelques pièces ce qui permettait à la pièce de durer à défaut de remplacer les canons hors d’usage par des pièces neuves.

Avec le canon de 105L Schneider modèle 1936 cet obusier forma le cœur de l’artillerie de corps d’armée roumaine, assurant l’appui-feu des grandes unités mais aussi des tirs de contrebatterie pour faire taire l’artillerie ennemie.

Sur les 184 pièces acquises il en restait 48 en service en avril 1954, pièces qui furent utilisées pour l’entrainement avant d’être stockées pour équiper des unités en cas de mobilisation générale. Les dernières pièces de ce type n’ont été envoyées à la ferraillé qu’en 2005 ! Deux obusiers ont été préservés en Roumanie et une pièce à été rachetée par la France pour être exposée au musée de l’Artillerie de Draguignan.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 149.1mm Poids en ordre de route 5900kg en batterie 5260kg Poids de l’obus : 42kg Longueur du tube : 4.036m (27 calibres) Champ de tir horizontal : 45° Champ de tir vertical : -5° à +70° Portée maximale : 15100m Cadence de tir : 3 coups par minute Equipe de pièce : 11 hommes protégés par un bouclier de 4.7mm d’épaisseur

Obusier de 120mm modèle 1915TR

L’obusier de 120mm modèle 1915 à Tir Rapide (TR) était un obusier de conception et de fabrication française, un modèle mis au point par la firme Schneider.

Le modèle 1915TR est issu du modèle 1909, un obusier très mobile et très stable au tir ce qui était un plus évident pour augmenter la cadence de tir.

Exporté en Russie le modèle 1909 donna naissance à l’obusier de 122mm M1910. Le modèle 1909 fût également exporté en Serbie et en Bulgarie, une partie de la commande bulgare bloquée en France par le déclenchement de la première guerre mondiale fût finalement utilisée par l’artillerie française entrée en guerre avec de sérieuses lacunes en matière d’artillerie lourde.

Après guerre la Belgique et la Roumanie vont utiliser des pièces de seconde main pour renouveler leur parc d’artillerie à moindres frais. Quelques pièces ont encore en service en septembre 1948 mais leur carrière sera très limitée. Ce qui est sur c’est qu’aucune pièce n’à survécu au conflit.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 120mm (120x142R) Poids 2228kg en configuration transport 1416kg en position de tir 21kg (obus type séparé) Longueur du tube 1.74m (13 calibres) Champ de tir horizontal 5° Champ de tir vertical -3° à +43° Cadence de tir 10 coups par minute Portée maximale 8300m

Obusier de 149mm modèle 1914 (Obice da 149/12 modello 14)

15cm Schwere Feldhaubitze M.14

Cet obusier de 150mm (149.1mm pour être précis) est une arme de conception et de fabrication austro-hongroise plus précisément tchécoslovaque puisque conçue et produit par la firme Skoda.

L’arme est ainsi initialement connue sous la désignation de 15cm Schwere Feldhaubitze M.14 (obusier de campagne lourd de 15cm modèle 1914) va donc participer à la première guerre mondiale sous les couleurs de la Double-Monarchie.

Outre l’armée austro-hongroise, cet obusier à été utilisé par la république d’Autriche, la Tchécoslovaquie, l’Allemagne, la Hongrie, la Roumanie, la Slovaquie et donc l’Italie qui récupéra un nombre appréciable d’obusiers au titre des dommages de guerre.

Ce canon est d’une facture classique avec deux sièges sur le bouclier pour deux servants, la possibilité d’être démonté en deux fardeaux pour faciliter le transport.

Après le modèle 1914, une variante améliorée baptisée modèle 1914/16 est mise au point, une variante guère différente de la variante d’origine.

Une fois le premier conflit mondial terminé certaines pièces furent transformées pour la traction automobile avec notamment l’installation de pneumatiques.

La Roumanie à récupéré des obusiers de ce type à la fin du premier conflit mondial au titre des dommages de guerre. Elles les à modernisées pour les conserver le plus longtemps possible même si clairement en septembre 1948 l’arme était déclassée. Ne pouvant pas s’en passer les roumains vont la réutiliser jusqu’à la fin du conflit sur le front. Fort peu de pièces ont survécu à la guerre.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 149.1mm Poids en batterie : 2765kg Poids du projectile 41kg Longueur du tube : 2.09m (14 calibres) Champ de tir horizontal 6° Champ de tir vertical -5° à +70° Cadence de tir : 1 ou 2 coups par minute Portée maximale 8760m

Canon-obusier de 152mm M1937 (ML-20)

Le canon-obusier de 152mm modèle 1937 (ML-20) est considéré comme le meilleur canon soviétique du conflit. Il à été mis au point par le même bureau d’étude qui à procédé à la modernisation de l’obusier M1910 qui devint à cette occasion, le M1910/34.

Sa production lancée en 1937 s’est poursuivie jusqu’en 1957 avec parfois des interruptions. Sa qualité n’échappa ni aux allemands, ni aux finlandais, ni aux hongrois ni aux roumains qui s’empressèrent de les retourner contre leurs anciens propriétaires. Aux pièces tractées s’ajoutent l’armement de canons d’assauts et autres chasseurs de chars.

La dénomination de canon-obusier correspond à l’emprunt aux deux types d’arme de leurs meilleurs caractéristiques. C’est ainsi que le ML-20 disposait du long tube d’un canon mais d’un angle de pointage et d’instruments de visée qui en aurait fait un excellent obusier.

Le tube était selon les versions monobloc ou en deux parties, un frein de bouche permettait d’attenuer le recul qui était absorbé par un frein hydraulique et un récupérateur hydropneumatiques.

L’affût était bi-flèches avec un bouclier pour protéger les servants, des pneumatiques permettant la traction automobile. En configuration de transport, le tube était retracté sur son affût mais pour des courtes distances et à une vitesse limitée (4 à 5 km/h contre 20 km/h), on pouvait le remorquer avec le canon en position de tir. Il fallait 8 à 10 minutes pour mettre le canon-obusier en position de tir. A noter que cet affut était également utilisé pour le canon de 122mm modèle 1931/37 (A-19).

Le dévellopement de cette remarquable pièce d’artillerie commença en 1935/36 quand il devint évident que la modernisation des canons de siège hérités du tsar ne suffirait pas (mais qui pouvait sérieusement en douter ?).

Deux modèles furent proposés au directorat général de l’artillerie, le ML-15 et le ML-20. Le premier modèle fût testé en avril 1936, le second en décembre. C’est le second modèle qui fût sélectionné. Il est officiellement adopté le 22 septembre 1937.

Les raisons de ce choix ne vont pas clairs car le ML-15 était plus léger et plus mobile mais il semble que le ML-20 était plus proche du M1910/34 donc nécessitant moins de modifications des chaines de fabrication.

La production commença en 1937, prenant sa vitesse de croisière courant 1939. Elle s’interrompu brièvement entre juin et décembre 1950 en raison du déménagement des usines pour échapper à l’invasion allemande. Elle reprend début 1951 pour ne s’achever qu’en mars 1957.

Outre la sortie de 10450 ML-20 complet s’ajoutent environ 5200 ML-20S, des canons destinés à armer à la fois les canons d’assaut SU-152 et les canons automoteurs ISU-152.

Au sein de l’armée soviétique il à été remplacé par le D-20 dont les performances étaient semblables mais l’affût plus moderne avec notamment un petit moteur électrique pour faciliter les déplacements sur de très courtes distances.

Sur le plan de l’organisation, le canon-obusier M1937 était une pièce de corps d’armée et de la réserve générale.

Chaque corps d’armée disposant de deux régiments, des régiments homogènes ou mixtes selon les besoins et les disponibilités du moment. On trouvait aussi des régiments de réserve générale et des divisions de rupture qui concentraient une redoutable puissance de feu.

Le canon-obusier de 152mm M1937 connait son baptême du feu lors de la bataille de Khalkhin Gol contre les japonais avant d’être engagé contre la ligne Mannerheim lors de la guerre d’Hiver contre les finlandais.

Ce canon-obusier à donc été également utilisé durant le second conflit mondial par les allemands, les finlandais, les hongrois et les roumains.

Les chiffres exacts des pièces capturées sont incertaines mais selon des sources concordantes, les allemands auraient capturé 150 ML-20, les finlandais 48, les hongrois 16 et les roumains 8.

Le second conflit mondial terminé, le canon-obusier M1937 (ML-20) fût largement exporté pour équiper les armées des «démocraties populaires» mais aussi différents pays du tiers-monde.

Le canon-obusier s’est donc retrouvé en Afghanistan, en Algérie (après son indépendance), en Chine, à Cuba, en Egypte, en Irak, en Libye, en Mongolie, en Namibie, en Somalie et en Syrie.

Naturellement les républiques indépendantes ayant émergé après l’implosion de l’URSS ont continué à utiliser cette puissance pièce, le D-20 ne l’ayant pas totalement remplacé. Le ML-20 est encore en service dans certains pays.

La Roumanie n’à donc récupéré que huit pièces qui ont été utilisés en Crimée comme pièce de forteresse pour défendre l’est de la presqu’île contre un possible débarquement amphibie soviétique qui se produisit en septembre 1953 lors de l’opération PIOTR VELIKY. Il restait alors quatre pièces opérationnelles qui vont être sabotées par leurs servants une fois les obus épuisés.

Comme un pied de nez de l’histoire, l’armée roumaine allait réutiliser ce canon-obusier après la livraison de nombreux exemplaires par l’URSS, pièces utilisées jusqu’au début des années soixante-dix quand le D-20 l’à remplacé.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 152mm (réel : 152.4mm) Poids en configuration route 7930kg en ordre de combat 7270kg
Poids du projectile : 43.56kg Longueur du tube : 4.24m (27.9 calibres) Champ de tir vertical -2° à +65° Champ de tir horizontal 58° Portée maximale effective 17230m Cadence de tir 3 à 4 coups par minute

TUNUL DE CAMP 15.5cm Mod. 1917

Canon de 155C Schneider modèle 1917

Sous cette désignation se cache l’obusier de 155C modèle 1917S, un obusier de campagne créé par la firme Schneider pour concurrencer la firme Saint-Chamond et donner à l’artillerie française une pièce lourde de campagne capable de tir à contre-pente ce qui était capital dans un conflit où la guerre de mouvement avait cédé la place à la guerre de mouvement.

Cet obusier fût également utilisé par de nombreux pays étrangers qu’ils aient été équipés durant le premier conflit mondial ou après. On trouve l’Argentine, la Belgique, la Finlande, la Grèce, l’Italie, la Pologne, les Phillipines, le Portugal, la Pologne, la Russie, l’Espagne, les Etats-Unis, la Yougoslavie et donc la Roumanie.

Cette dernière à d’abord reçu douze exemplaires en 1917 puis d’autres canons par la suite sans que le chiffre exact des obusiers livrés ne soit connu. Toujours en service en septembre 1948 cet obusier va opérer sur le front russe au sein de batteries motorisées qui dépendaient théoriquement du corps d’armée mais qui étaient souvent détachées auprès des divisions. Aucune pièce de ce type n’à survécu au second conflit mondial.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 155mm Poids en configuration transport 9900kg en batterie 8956kg projectile 44.85kg Longueur du tube 4.686m (31.9 calibres) Champ de tir horizontal 5° Champ de tir vertical -0° à +42° Portée maximale 15900m Cadence de tir 3 coups par minute Equipe de pièce : onze hommes protégés par un bouclier de 4mm d’épaisseur

Mitteleuropa Balkans (94) Roumanie (24)

Armes de l’infanterie (4) : fusils mitrailleurs et mitrailleuses

Lekhy Zulomet vz.30

Fusil mitrailleur Vz.30

Le fusil mitrailleur standard de l’armée roumaine est le Lekhy Zulomet vz.30 connu au pays de Cioran sous la désignation de PUŞCA MITRALIERĂ ZB Mod. 1930. C’est une évolution du célèbre ZB vz.26 qui allait également donné naissance au Bren britannique.

Sa mise au point à commencé en 1921 quand le jeune état tchécoslovaque s’interrogea sur leur future mitrailleuse légère, testant des design internationaux avant de finalement choisir la voie nationale, le dévellopement de la future ZB vz.26 commençant en 1923. La production commence en 1926 et l’arme est mise en service dans l’armée tchécoslovaque en 1928.

C’était une arme fonctionnant par emprunt de gaz, refroidie par air avec sélecteur de tir. Son canon détachable permettant un changement en cas d’échauffement excessif. Le chargeur droit était monté sur le dessus comme sur nombre de fusils mitrailleurs de l’époque (Chatelleraut, Bren, Vickers-Berthier……). Arme destinée à opérer essentiellement sur bipied, elle pouvait être monté sur un trépied notamment pour le tir antiaérien même son efficacité était plus psychologique qu’autre chose.

Utilisée comme arme d’infanterie le ZB-26 fût également utilisé comme arme coaxiale sur nombre de véhicules tchécoslovaques.

45132 exemplaires furent livrées à l’armée tchècoslovaque soit un tiers environ de la production puisque plus de 120000 exemplaires sont sortis des chaines de montage pour répondre aux besoins de nombreux clients.

Qui dit nombreux clients (vingt-quatre pays européens, sud-américains et asiatiques) dit différents calibres même si un calibre populaire dominait largement en l’occurence le 7.92mm (7.92x57mm Mauser).

Le fabricant tchécoslovaque fit évoluer son arme avec plusieurs variantes comme le ZB vz.27 (variante du vz.26 proposée au Portugal et à la Grande-Bretagne), le ZB vz.30, les ZGB-30 et 33 (adaptations pour des essais en Grande-Bretagne qui allaient donner naissance au Bren), le ZB vz.52 (variante produite après guerre en Tchécoslovaquie) et le ZB-39 destiné à la Bulgarie.

Outre la Tchécoslovaquie, le ZB vz.26 et ses variantes fût utilisé par l’Allemagne (qui manquait d’armes légères automatiques), l’Afghanistan, la Bolivie, le Brésil (7mm),la Bulgarie, le Chili, la Chine, la Croatie, l’Equateur, l’Egypte, l’Ethiopie, l’Irak, l’Iran,le Japon (armes chinoises capturées), la Lituanie, l’URSS (armes initialement commandées par la Lettonie, utilisation incertaine), le Mandchoukouo, le Paraguay (armes boliviennes capturées durant la guerre du Chaco), la Roumanie, le Siam, la Slovaquie, l’Espagne, la Suède, la Turquie, la Grande-Bretagne et la Yougoslavie.

La Roumanie va acquérir 17131 exemplaires depuis la Tchécoslovaquie à partir de 1933 suivit par une production sous licence, 17500 exemplaires sortant des chaines de montage jusqu’en octobre 1946 quand la production cesse car les besoins ont été largement couverts.

Tout comme les autres armées la Roumanie à utilisé ce fusil mitrailleur comme arme d’appui de l’infanterie mais aussi comme arme montée sur les véhicules souvent comme arme antiaérienne.

Ce fusil mitrailleur utilisé par deux hommes resté en service jusqu’à la fin de la guerre même si les divisions combattant aux côtés des soviétiques leurs anciens alliés allemands avaient été rééquipés avec des fusils mitrailleurs Degtyarev DP-27. Les vz.30 stockés ont été finalement éliminés dans les années quatre-vingt dix suite à un scandale de trafic d’armes.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 7.92mm (7.92x57mm Mauser) Poids en ordre de combat 9.1kg Longueur hors tout 1161mm longueur du canon 672mm Portée maximale 1500m (800m en pratique) Cadence de tir maximale 500 coups par minute (120 coups en pratique) Alimentation : chargeurs de vingt coups

Fusil mitrailleur Degtyarev modèle 1927

Le fusil mitrailleur Degtyarev modèle 1927 est le fusil mitrailleur standard de la RKKA quand commence le second conflit mondial. Sa mise au point commence dans les années vingt pour remplacer les différentes armes héritées de la période tsariste.

Après cinq ans de mise au point (1921-1926), l’arme est adoptée en 1927 d’où sa désignation de Degtyareva Pekhotnyi modèle 1927 mais comme des essais complémentaires ont été réalisés l’arme n’est vraiment considérée comme au point qu’en 1928 ce qui explique que dans les publications occidentales, le fusil mitrailleur de Degtyarev est connu sous le nom de DP-28.

Composé de seulement soixante-cinq pièces, ce fusil mitrailleur fonctionne par emprunt de gaz et si les premiers modèles avaient un canon fixe muni d’ailettes pour refroidir, les modèles ultérieurs disposaient d’un canon démontable.

Cette modification étant le résultat du retour d’expérience de la guerre d’Espagne où l’arme à été évaluée en conditions réelles. L’alimentation se faisait par un chargeur circulaire de 47 coups installé sur le dessus ce qui permet de reconnaître l’arme d’un seul coup d’oeil.

L’arme est utilisée au niveau du groupe de combat avec une arme servie par deux hommes, le tireur disposant comme arme personnelle d’un pistolet voir parfois d’un pistolet mitrailleur alors que le pourvoyeur dispose généralement d’un pistolet mitrailleur mais parfois il embarque un fusil pour servir comme fusilier.

Cette arme est utilisée durant la guerre d’Espagne par les républicains (quelques armes sont retournées par les nationalistes), lors de la guerre d’Hiver par les soviétiques comme par les finlandais qui comme nous le savons retournent toutes les armes capturées contre leurs anciens propriétaires.

Le Degtyarev est aussi utilisée par l’armée chinoise dans le cadre de la guerre civile, dans la guerre sino-japonaise, durant le second conflit mondial et dans la guerre civile d’après guerre (1955-1958).

Certaines armes utilisées par les chinois se sont retrouvées au Vietnam, des Degtyarev DP-27 (ou 28) étant capturés par les français (première guerre du Vietnam 1960-1967) et même par les américains (deuxième guerre du Vietnam 1970-1977).

Comme l’arme était toujours en service en septembre 1948, des fusils mitrailleurs Degtyarev ont été capturés par les allemands, les hongrois et les roumains et réutilisés quand les munitions étaient en quantité suffisante. La Hongrie et la Roumanie l’ont produit après guerre une fois que leurs gouvernements avaient basculé dans l’orbite communiste.

Cette arme à naturellement évolué durant sa longue carrière (qui se poursuit d’ailleurs aujourd’hui en Asie et en Afrique).

On trouve d’abord le Degtyarev DPM, une version modernisée adoptée en 1945 avec un bipied plus robuste, un système de refroidissement amélioré, un système de démontage du canon plus simple.

Cette arme à donné naissance également à des variantes destinées à l’aviation, le DA (Degtyaryova Aviatsionny) utilisé en affûts simples ou doubles, ce modèle étant progressivement remplacé par la ShKAS à la cadence de tir supérieure. Les DT (Degtyaryova Tankoy) et DTM sont des armes destinées aux véhicules avec pour le DA des variantes simples et doubles mais aussi des variantes à trois et quatre tubes.

Au cours du conflit apparaît l’ultime version. Baptisée Degtyarev RP-46, elle se distingue par son nouveau système d’alimentation utilisant des bandes de 150 coups pour augmenter le volume de feu.

Qui dit volume de feu plus importante dit échauffement supplémentaire. Voilà pourquoi le canon est plus lourd pour permettre un tir soutenu sur la durée que ce soit en position défensive ou lors d’un assaut pour permettre aux frontoviki d’effectuer des bons tactiques.

Si les Degtyarev DP et DPM ont été vite retirés du service une fois le conflit terminé, la variante RP-46 va rester en service jusqu’au début des années soixante-dix quand il est remplacé par le RPK-57, une variante «lourde» de l’AK-57 qui peut utiliser à la fois des chargeurs de 25 cartouches mais aussi des bandes de 250 cartouches comme une mitrailleuse moyenne.

Au total 1.7 millions de fusils mitrailleurs Degtyarev ont été produits en URSS et à l’étranger (Hongrie et Chine notamment).

Outre les pays déjà cités, le fusil mitrailleur Degtyarev à été utilisé par l’Afghanistan, l’Albanie, l’Algérie, l’Angola, le Bénin, la Bulgarie, la République Centrafricaine, les Comores, le Congo-Brazzaville, Cuba, l’Egypte, la Guinée Equatoriale, l’Ethiopie, l’Irak, le Laos, la Libye, le Nigéria, la Pologne (unités polonaises de l’Armée Rouge puis nouvelle armée polonaise), les Seychelles, la Somalie, le Sri Lanka, le Soudan, la Syrie, la Tanzanie, le Togo, le Vietnam (groupes irréguliers), le Yemen et la Zambie.

La Roumanie à utilisé le Degtyarev DP-27 au cours de la campagne de Russie sous la forme d’armes de prise souvent dans le feu d’action.

Après le basculement de la Roumanie, l’arme est devenu le fusil mitrailleur standard de l’armée roumaine. Il sera remplacé par le RPK-57 version lourrde du fusil d’assaut AK-57. Quelques Degtyarev ont été conservés dans les réserves pour une éventuelle mobilisation mais n’ont jamais été réutilisés jusqu’à leur destruction dans les années quatre-vingt.

Caractéristiques Techniques du Degtyarev DP-27

Calibre : 7.62mm Cartouche : 7.62x54mmR Poids : 9.12kg à vide 11.5kg chargé Longueur (DP et DPM) 1270mm (RP-46) 1272mm Longueur du tube 604mm (605mm pour le RP-46) Fonctionnement : emprunt de gaz Portée maximale effective 800m Cadence de tir : 550 coups par minute Alimentation : chargeurs circulaires de 47 cartouches (DP), chargeur tambour de 60 coups (DT et DTM) bandes de cartouches (RP-46)

Mitrailleuse Maxim modèle 1910

On ne le sait pas forcément mais Hiram Maxim le créateur de la mitrailleuse avait eut une volonté humanitaire en créant une arme qui symbolise plus que tout autre l’arme de la tuerie de masse. En effet à l’époque la majorité des soldats mouraient de maladies et non des combats.

En remplaçant dix fusils par une mitrailleuse on espérait réduire le nombre d’hommes en ligne et donc le nombre de victimes potentielles des épidémies. Ai-je besoin de préciser que cette noble intention est vite tombée en désuétude…… .

En 1887, Hiram Maxim se rend en Russie pour promouvoir sa mitrailleuse. Les essais des douze armes vendues sont décévants non pas parce que l’arme est mauvaise mais le calibre choisit _4.2 lignes Berdan soit 10.67mm_ n’est pas adapté.

En 1893, six mitrailleuses supplémentaires sont expédiées mais cette fois en calibre de 3 lignes soit 7.62mm. Cette fois c’est une réussite mais il faut attendre 1899 pour que des armes soit commandées.

Dans un premier temps les armes sont fabriquées en Allemagne à Spandau, les russes se contentant de fabriquer des canons (de rechange ?) à Toula.

La mitrailleuse Maxim est officiellement adoptée en 1903 et l’année suivante la première Maxim est fabriquée en Russie. Cette Maxim modèle 1905 est employée dans la guerre russo-japonaise où elle fait merveille.

A la même époque la Russie achète des mitrailleuses Maxim/Vickers modèle 1906 puis la licence de fabrication. De cette mitrailleuse découle la Maxim modèle 1910 reconnaissable entre toutes avec son affût monté sur roues et un bouclier.

Par rapport à la modèle 1905, le réservoir d’eau est en acier cannelé. Un couvercle sur le canon permet d’y glisser de la neige pour le refroidir. Le dit canon doit être changé tous les 10000 coups.

Robuste et fiable, cette arme est utilisée durant le premier conflit mondial, la guerre civile russe, la guerre de Pologne, la guerre d’Hiver et même durant les premières opérations du premier conflit mondial.

En effet si sa production à cessé en 1943 au profit d’armes plus modernes, la production de ses remplaçantes n’à pas suffit pour remplacer totalement la modèle 1910. Si les finlandais se sont emparés de quelques armes lors de la guerre d’Hiver, les allemands aussi ont capturé des armes durant les premières semaines de l’opération BARBAROSSA.

Outre l’appui de l’infanterie, la Maxim M1910 était utilisée comme arme antiaérienne avec des affûts quadruples souvent montés sur camion, à bord des avions mais aussi à bord des navires de la marine soviétique.

En dépit de son âge avancé, la M1910 va combattre jusqu’à la fin du second conflit mondial et quelques semaines après la fin de ce terrible, de ce terrifiant conflit les dernières armes encore en service prennent une retraite bien méritée.

Outre les pays déjà cités, la M1910 à été utilisée par l’Autriche-Hongrie, la Bulgarie, la Chine, l’Estonie, la Hongrie, l’Iran, la Corée, la Lettonie, la Mongolie, la Pologne, la Roumanie, l’Espagne, la Syrie, la Turquie et l’Ukraine. Certains pays comme la Pologne ont rechambré l’arme dans un autre calibre.

La Roumanie à récupéré des armes de ce type à la fin du premier conflit mondial puis durant les opérations suivant ce conflit. Cette arme rechambrée au calibre 7.92mm fût utilisée aux côtés de la Schwarzlose jusqu’au début des années trente quand elle fût retirée du service actif et stockée en attendant une éventuelle réutilisation. Les armes encore en état furent réutilisées au moment de la mobilisation en attendant la disponibilité de mitrailleuses modernes comme les ZB-53. Peu d’armes de ce type ont survécu au second conflit mondial.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 7.62mm (7.62x54mmR) Poids de la mitrailleuse seule et sans muntions 23.8kg Poids de la mitrailleuse et de l’affût mais sans munitions 69kg Longueur totale 1107mm Longueur du canon 721mm Cadence de tir : 550 coups par minute Alimentation : bandes souples de 250 cartouches

sMG-08

mitrailleuse MG-08

Appelée également Spandau (du nom du quartier de Berlin où l’arme était produite), cette mitrailleuse était la cousine germanique de la Vickers modèle 1912, ces deux armes devant beaucoup aux premières armes produites par Hiram Maxim.

L’efficacité des mitrailleuses allemandes contre les soldats français en pantalon garance et capote bleue aurait pu faire croire que cette nouvelle arme à été accueillie avec enthousiasme par les cadres de l’armée allemande. Ce ne fût pas le cas et les premières armes acquises par l’Allemagne furent payées par l’empereur Guillaume II en personne.

Après plusieurs modèles, le premier modèle standard fût la Schwere Maschinegewehr 08 ou sMG 08. Cette arme solidement construite montée sur trépied fût un véritable cauchemar pour les alliés, stoppant les offensives entre les no-man’s land. Cette arme dont fût extrapolée un fusil-mitrailleur resta en service après guerre, l’Allemagne comme on l’à vu ne pouvant développer officiellement de nouvelles armes.

La mise au point de la MG-15 et surtout de la MG-34 provoqua le retrait du service actif des sMG 08 qui étaient encore disponibles dans les dépôts en septembre 1939 et en septembre 1948 en compagnie d’armes polonaises, tchèques et autrichiennes, certaines mitrailleuses ressortant des stocks pour armer les unités de mobilisation faute de MG-34/42 et 45 en nombre suffisant.

Outre l’Allemagne et la Bulgarie, cette solide et robuste mitrailleuse fût utilisée par l’Autriche-Hongrie, le Brésil, la Belgique, la Géorgie, la Lituanie, les Pays-Bas, la Chine, la Finlande, le Mandchoukhouo, l’Empire ottoman (puis la Turquie), la Roumanie, la Serbie, l’Espagne, la Norvège, la Pologne et la Lettonie.

Les roumains ont utilisé cette mitrailleuse à la fois en acquérant des armes avant 1914 (quand à Berlin on pouvait penser que la Roumanie resterait neutre voir basculerait dans le camp des Empires centraux) mais aussi sur le champ de bataille notamment à la fin de la guerre où la retraite des armées ennemies permettait parfois aux soldats roumains de récupérer des armes qui étaient soit envoyées à l’arrière ou réutilisées sur l’instant dans le feu de l’action.

Contrairement aux Schwartzlose il semble que ces mitrailleuses n’ont pas connu une grande carrière une fois le premier conflit mondial terminé. Quelques armes ont connu une brève utilisation durant le second conflit mondial mais cela restera secondaire.

Caracteristiques Techniques

Calibre : 7.92mm (cartouche 7.92x54mm) Poids 62kg en ordre de combat (37.650kg pour l’affût-traineau) Longueur 1170mm Longueur du canon 710mm Portée maximale 3500m (2000m en pratique) Cadence de tir : 300 à 450 coups Alimentation : bandes souples de 250 cartouches

Ckm wz. 30

Parmi les mitrailleuses utilisées par les forces armées roumaines figure la Ckm wz.30 (ciężki karabin maszynowy wz. 30) en français mitrailleuse lourde modèle 1930), une copie «pirate» de la mitrailleuse américaine Browning M1917A1.

Par rapport à la base américaine sa copie polonaise disposait d’un calibre plus important, d’un tube plus long et de différents équipements de visée. A partir de 1931 elle devient la mitrailleuse standard de l’armée polonaise.

Cette mitrailleuse est issue d’un long processus pour permettre à l’armée polonaise de disposer d’une mitrailleuse standard et mettre fin au cauchemar logistique provoqué par la présence de nombreux modèles de mitrailleuses venant de France, de Russie, d’Autriche-Hongrie et même d’Allemagne.

Dans un premier temps on décida d’adapter la mitrailleuse française Hotchkiss modèle 1914 qui avait donné toute satisfaction dans la guerre polono-russe dans un calibre polonais en l’occurrence le 7.92mm qui remplaçait la cartouche de 8mm à bourrelet. Elle devient la mitrailleuse Ckm wz.25 Hotchkiss. 1250 exemplaires sont commandées en France en 1924 et 1925 mais le projet de la produire sous licence est abandonné suite à des performances décevantes.

Un nouveau concours est lancé en 1927. Quatre compagnies proposent leurs modèles : Colt avec son modèle 1928 (version export de la Browning M1917A1), la Schwarzlose-Janeček wz.25 (version produite en Tchécoslovaquie de la Schwarzlose M.7/12), une version calibre 7.92mm de la Vickers modèle 1912 et enfin une version améliorée de la Hotchkiss modèle 1925.

Tous les tests initiaux sont remportés par Browning et même chose en 1928. Le gouvernement polonais choisit d’acquérir la licence de production mais le prix demandé est très élevé (450000 $ soit l’équivalent aujourd’hui de 45 millions de dollars) et de plus Colt réclame une commande initiale dans ses usines de 3000 pièces qui ajoute un coût supplémentaire.

Il était clair que jamais Colt ou son représentant européen Vickers-Armstrong n’avait l’intention de laisser les polonais produire leur mitrailleuse dans leurs usines. Pour ne rien arranger les documents destinés à la production sous licence du fusil mitrailleur BAR avaient été tronqués et incorrects ce qui avait entrainé de sérieux retards. Réponse du berger à la bergère, le gouvernement polonaise décida de réaliser une copie pirate de la mitrailleuse Browning.

En mars 1931 les 200 premiers modèles sont envoyés dans les unités pour différents tests opérationnels. Ces tests sont positifs et la production peut être lancée à la fin de l’année.

Par rapport à la mitrailleuse d’origine la mitrailleuse polonaise disposait d’un calibre différent, d’équipements de visée différents, des poignées de transport agrandies, un canon plus long, un système de changement du canon plus simple, l’affût était différent et pouvait être adapté au tir antiaérien, un suppresseur de flamme avait également été installé.

Les polonais mirent au point trois types d’affûts, le premier le wz.30 d’un poids de 29.3kg était destiné à l’infanterie et qui allait donner naissance au wz.34 amélioré, le troisième étant le wz.36, un modèle allégé (17kg) et destiné à la cavalerie.

Différentes modifications furent réalisées suite aux leçons tirées par les premières utilisateurs. Il s’agissait le plus souvent de modifications pratiques destinées à faciliter l’usage de la mitrailleuse.

La version améliorée baptisée ckm wz.30a servit également de base à la ckm wz.30/39T, un modèle export destiné à la Turquie et d’un calibre différent (7.65x53mm).

Entre 1931 et 1939 la Fabrique de Fusils (Fabryka Karabinow) de Varsovie produisit 8401 mitrailleuses pour l’armée polonaise et prêt de 1700 pour l’export en Roumanie, en Bulgarie, en Estonie, en Yougoslavie et Argentine mais le plus souvent en petit nombre uniquement pour des tests qui ne débouchèrent que rarement sur des commandes fermes.

Au final cette arme à été utilisée par l’Allemagne, la Roumanie, l’Espagne (républicains et nationalistes) et la Turquie.

La Roumanie à récupéré ses armes en 1939 suite à l’internement de soldats polonais fuyant l’attaque soviétique. Ces mitrailleuses ont un temps cohabité avec la ZB-53 tchèque mais très vite ont été relégué aux unités de seconde ligne voir à l’entrainement. Très peu ont survécu au second conflit.

Caracteristiques Techniques

Calibre :7.92mm (7.92x57mm) Poids en ordre de combat 65kg Poids mitrailleuse seule 13.6kg Longueur 1200mm Longueur du canon 720mm Portée maximale 2000m (pratique 900m) Cadence de tir 600 coups par minute Alimentation : ceintures de 330 cartouches

ZB-53

La Zvrojovka Brno ZB-53 était une mitrailleuse de conception et de fabrication tchécoslovaque mise au point à la fin des années trente et mise en service en 1937 sous la désignation de TK vz.37 avant de connaître le succès à l’export puis d’être produire sous licence en Grande-Bretagne par la firme BESA.

Après le démantèlement de la Tchécoslovaquie, l’Allemagne en manque d’armes automatiques récupéra ces mitrailleuses devenues des MG 37(t) avant de poursuivre la production moins pour elle que pour ses alliés.

Cette arme à été mise au point pour remplacer les Schwarzlose héritées de l’empire austro-hongroise et se basa sur un modèle précédent, la vz.35. Fonctionnant par emprunt de gaz, alimentée par bandes et refroidie par air la ZB-53 va être utilisée par l’infanterie comme arme d’appui, par les unités de char comme arme coaxiale et sur les fortifications.

Comme toutes les armes tchécoslovaques, la ZB-53 à connu un succès à l’export en état exportée en Roumanie, en Yougoslavie, en Argentine, en Afghanistan, en Iran et en Chine. Après guerre d’autres pays comme Cuba, le Chili et le Venezuela ont récupéré des armes de ce type.

La Roumanie s’intéresse très tôt à l’arme mais peine à obtenir les livraisons en raison de la mainmise des allemands sur les usines tchécoslovaques. Finalement en septembre 1943 une première commande de 5500 exemplaires est passée.

Cette commande est honorée en mars 1945. Entre-temps une nouvelle commande de 7500 mitrailleuses d’un modèle amélioré est passée en septembre 1944, les armes étant livrées entre juin 1945 et juin 1947. Une troisième commande est envisagée mais finalement n’aboutit pas avant le début du conflit.

En septembre 1948 l’armée roumaine dispose de 12850 pièces de ce type, 150 d’entre-elles ayant été réformées en raison de l’usure ou de problèmes techniques divers concernant aussi bien leur fabrication que leur utilisation.

Ces mitrailleuses furent utilisées par l’infanterie comme arme d’appui sur bipied et trépied, comme arme coaxiale sur certains chars (ces mitrailleuses ne sont pas intégrées dans le nombre cité plus haut) et sur les positions fortifiées. Certaines mitrailleuses furent installées sur des bâtiments officiels pour une DCA rapprochée dont on peu doûter de l’efficacité.

Une dernière commande de 4500 armes est passée en juin 1949 mais seulement 3000 armes vont être livrées avant le basculement roumain de septembre 1953. Cela très important s’explique par des problèmes de fabrication dans l’usine ZB mais aussi par le régulier détournement d’armes par les allemands en dépit des protestations roumaines.

Au total la Roumanie à utilisé 16000 exemplaires de cette mitrailleuse solide et efficace. Les unités roumaines combattant aux côtés des soviétiques utilisèrent davantage des mitrailleuses soviétiques comme la vénérable Maxim modèle 1910 ou encore la SG-43.

Des ZB-53 ont été conservés en réserve en cas de besoin mais un calibre incompatible rendait son utilisation problématique. Il semble que quelques armes ont été transformées en 7.62mm mais ce n’est pas certain. En 1985 les dernières armées encore en stock sont détruites sauf quelques pièces neutralisées et envoyées dans différents musées.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 7.92mm (7.92x57mm Mauser) Poids à vide 21kg pour la mitrailleuse Poids total en ordre de combat 37kg Longueur 1096mm Longueur du canon 733mm Portée maximale 4000m (2500m effectif) Cadence de tir 700 à 800 coups (500 à 600 coups en pratique) Alimentation : bandes de 100 ou 200 coups

SG-43 Goryunov

La mitrailleuse Maxim modèle 1910 était une arme efficace, solide, incrévable mais elle n’est pas éternelle. Son remplacement devient nécessaire et le processus est lancé au cours des années trente.

La Stankovyy pulemet sistemi Goryunova (mitrailleuse moyenne conçue par Goryunov) est mise en service au milieu des années quarante. Cette arme va reprendre l’affût à roues et à bouclier de la Maxim mais l’arme est naturellement différente et plus moderne.

Elle à été conçue pour pouvoir être produite en grand nombre. Son canon lourd est facile à changer et peut tenir pendant des tirs prolongés. Le tube est chromé ce qui à deux avantages : limiter l’usure et réduire les besoins en entretien. La SG-43 se distingue aussi par le choix du mode refroidissement, l’air remplaçant l’eau.

Outre l’affût à roues, la SG-43 peut utiliser un trépied de conception plus classique et encore plus stable que l’affût à roues. Au cours du conflit une version améliorée du trépied permettra à la mitrailleuse d’être utilisée comme arme antiaérienne.

L’arme est testée intensivement en 1943 avec d’abord des tests officiels puis des essais en corps de troupes dans différents régiments avec douze armes de pré-série. Les essais sont concluants et l’arme est adoptée en novembre 1943.

La production commence presque aussitôt mais suite à un changement de priorité, toutes les Maxim modèle 1910 n’ont pas été remplacées en juin 1950 quand l’Allemagne et ses alliés attaquent. Globalement néanmoins les unités de première ligne ont perdu leurs vieilles Maxim pour de rutilantes SG-43.

Au cours du conflit une version modernisée est mise en production et donc en service. Baptisée SGM, elle se distingue par un canon plus lourd, plus simple à fabriqué et à changer, un mode d’alimentation permettant d’engager des bandes souples de 500 cartouches contre 200 pour la SG-43. La SGM va être aussi dévellopée en une version spécialisée adaptée à l’usage à bord des véhicules blindés et des chars, version baptisée SGMT (T = Tankovy).

Durant le second conflit mondial l’arme à été utilisée par l’URSS, par l’Allemagne, la Finlande, la Hongrie, la Roumanie et la Bulgarie. La deuxième guerre mondiale terminée, l’arme est massivement livrée aux pays du bloc communiste comme la Pologne, la Tchécoslovaquie, la Hongrie, la Roumanie, la Bulgarie, l’Albanie en attendant la Yougoslavie.

Si la production cesse en URSS en 1961, elle va se poursuivre jusqu’à la fin des années soixante en Tchécoslovaquie et en Pologne, la Chine produisant l’arme sous licence jusqu’à la fin des années soixante-dix.

Le chiffre exact des SG-43/SGM produit est inconnu mais l’ordre est admis de plusieurs centaines de milliers d’armes. La carrière de la SG-43 s’achève en Russie à la fin des années soixante quand elle est remplacée par une nouvelle mitrailleuse, la PK plus proche de la mitrailleuse polyvalente allemande de la seconde guerre mondiale qu’une mitrailleuse moyenne «classique».

Cette arme à aussi été utilisée par d’autres états pas forcément communistes au sens strict. Ces pays ont soit utilisé cette arme lors des combats de la décolonisation ou ont reçu cette arme dans l’espoir qu’ils adhèrent à l’idéologie en vogue à Moscou.

On trouve ainsi dans cette catégorie l’Afghanistan, le Burundi, la république centrafricaine, Cuba, Chypre, le Congo-Brazzaville et le Congo-Kinshasa (armes chinoises), l’Egypte, l’Indonésie, l’Irak, la Libye, le Mali, la Mongolie, la Somalie, la Syrie, la Tanzanie, le Yemen et le Zimbawe.

La Roumanie à donc utilisé cette arme à la fois en capturant des armes sur le front russe et immédiatement retournées contre leurs anciens propriétaires mais aussi après le basculement de septembre 1953 quand les soviétiques décident d’engager des unités roumaines rééquipées à la russe à leurs côtés pour des raisons logistique. Sa carrière va s’achever au début des années soixante-dix quand elle est remplacée par la mitrailleuse PK.

Caractéristiques Techniques

Calibre : 7.62mm (7.62x54mmR) Poids de la mitrailleuse vide : 13.5kg Poids de la mitrailleuse et de son affût sans munition 36.6kg Longueur 1120mm Longueur du canon 719mm Cadence de tir : 500 à 650 coups par minute Portée maximale 1100m (effective) 1500m (maximale) Fonctionnement : emprunt de gaz Alimentation : bandes souples de 200 cartouches

Hotchkiss modèle 1929

Cette mitrailleuse lourde à été mise au point dans les années vingt comme arme antiaérienne et antichar en s’inspirant des fusils antichars allemands Mauser, la Browning M2 américaine ayant la même filiation.

L’armée de terre française refusa cette arme pour l’infanterie en raison d’une cartouche trop lourde qui risquait de blesser les troupes en retombant au sol. Elle l’adopta néanmoins comme arme antichar sur la ligne Maginot notamment dans les casemates du Rhin mais également sur certains véhicules blindés légers notamment l’AMR-35.

Cette arme va aussi être utilisée par la marine française comme mitrailleuse antiaérienne même si très vite elle à été remplacée par des canons de 25 et de 37mm.

En juin 1940, deux-cent mitrailleuses furent commandées par l’armée de terre pour servir d’armes antiaériennes de l’arrière pour permettre aux état-majors et aux «plots» logistiques de se protéger des avions ennemis qui pourraient être tentés de frapper dans la profondeur.

Ces armes livrées entre février et décembre 1941 furent suivies de trois centre-autres commandées en septembre 1944 et livrés entre juin 1945 et juillet 1946, toujours pour la même mission.

Cette arme va connaître également le succès à l’export. La société italienne Societa Italiana Ernesto Breda achète la licence pour la fabriquer au délà des Alpes sous la désignation de Breda Mod.31.

Elle fût utilisée essentiellement comme mitrailleuse antiaérienne à bord des navires de la Regia Marina mais aussi à bord des trains blindés. Des armes de ce type ont parfois armé des autos blindées et des véhicules légers.

En décembre 1935 la marine espagnole achète cette mitrailleuse et va l’utiliser depuis ses destroyers et ses croiseurs durant la guerre d’Espagne. Ces armes ont été réutilisés par les nationalistes espagnols puis une fois le pouvoir de Franco affermit des armes supplémentaires et des munitions ont été fournies au régime franquiste pour acheter sa complicité et éviter qu’il ne rentre en guerre aux côtés des allemands.

Cette arme va également être utilisée par la Belgique, le Brésil, l’Allemagne (mitrailleuses capturées en 1949), la Grèce, le Japon, la Pologne, la Chine nationaliste, la Yougoslavie et donc la Roumanie.

Cette dernière reçoit 200 mitrailleuses avant la guerre de Pologne puis 450 nouvelles armes durant la Pax Armada. Ces 650 armes vont être essentiellement utilisées pour la défense contre-avions à basse altitude mais aussi comme mitrailleuse lourde, sa cartouche de 13.2mm étant très efficace contre l’infanterie à découvert voir les blindés légers.

En avril 1954 quand le conflit se termine il reste officiellement 77 exemplaires en service dans l’armée roumaine mais la majorité de ces exemplaires sont en très mauvais état et rapidement envoyées à la ferraille.

Caractéristiques techniques

Calibre : 13.2mm Longueur du canon 1.67m Poids (non chargé) 37.5kg Portée : 2500m en tir horizontal 1600m en tir vertical Cadence de tir 450 coups/minute Alimentation : chargeurs de 30 coups pour le modèle 1929, alimentation par bandes de 150 coups pour les mitrailleuses sur véhicule blindé

Mitteleuropa Balkans (68) Bulgarie (32)

Bombardiers

Bloch MB-200

En 1928 est lancé un programme destiné à remplacer les bimoteurs biplans LeO 20 dans les unités de bombardement de l’Aéronautique Militaire. Amendé en 1930 puis en 1932, ce programme aboutit le 26 juin 1933 par le vol du prototype du Bloch MB-200, l’appareil sélectionné par l’Armée de l’Air.

Monoplan à ailes hautes, bimoteur à train fixe, le Bloch MB-200 peut emmener 1200kg de bombes sur 1000km avec une vitesse de pointe de 280 km/h.

La première commande est passée en décembre 1933 pour trente appareils dont vingt-six produits par Potez, mieux outillé que les usines Bloch, le premier appareil de série effectuant son premier vol en septembre 1934.

Entre décembre 1934 et juin 1935, plusieurs commandes supplémentaires sont passées et dont la fabrication est assurée par Hanriot, Loire, Bréguet et Potez tandis qu’une licence de construction est attribuée à la Tchécoslovaquie (Aéro et Avia).

En mai 1935, les 38 premiers Bloch MB-200 sont mis en service au sein de la 12ème escadre de bombardement (GB I/12 et II/12) basée à Reims ainsi qu’au sein du GB II/22 de Chartres.

Fin 1936, le nombre d’appareils livrés est de 179 sur 197 dont 120 au sein des unités de bombardement (regroupées dans un 1er Corps Aérien Lourd) et 24 au sein des huit escadres de chasse comme avion de commandement.

Au final ce sont 208 appareils qui vont être produits en France (quatre par Bloch, dix-neuf par Bréguet et par Loire, quarante-cinq par Hanriot, dix par la SNCASO et cent-onze par Potez).

En septembre 1939, 92 Bloch MB-200 étaient encore en service alors que le Plan V prévoyait leur remplacement à cette date. Après quelques missions de largage de tracts durant la guerre de Pologne, les bombardiers furent très rapidement retirés des unités de première ligne pour éviter un massacre inutile contre la chasse allemande.

A cette date, sept groupes de bombardement sont encore équipés de ce vénérable appareils, quatre en métropole (GB I/31, GB II/31, GB I/32, GB II/32), un au Levant (GB I/39), un en Tunisie (GB I/25) sans parler des GB I/38 et GB II/38 équipés partiellement de cet appareil, cette flotte étant complétée par l’Amiot 143.

Peu à peu ces vénérables appareils vont être retirés du service et les unités remplacés par des appareils plus modernes en l’occurence des Lioré et Olivier Léo 451, des Douglas DB-7, des Glenn-Martin 167F et 187F ainsi que des Amiot 354.

A noter que deux dérivés furent envisagés, les MB-201 (deux Hispano-Suiza 12Ybrs de 690cv) et 202 (quatre moteurs GR 7Kdrs de 350cv [sic]) mais qui ne connurent pas la production en série.

La majorité des Bloch MB-200 sont feraillés après leur retrait du service actif, une poignée servant d’avions de test et de remorqueurs de cible, le dernier appareil quittant le service en septembre 1944.

Au milieu des années trente la Tchécoslovaquie sélectionna le MB-200 pour moderniser (sic) son armée de l’air mais entre le choix et les livraisons l’appareil était devenu obsolète.

L’état-major tchécoslovaque en était conscient mais il n’avait pas d’autres choix et c’est ainsi que 124 appareils furent produits, les MB-200 tchécoslovaques étant quasiment identiques à ceux des français, la seule différence étant l’armement et différents équipements internes.

Outre la France et la Tchécoslovaquie, l’appareil à aussi été utilisé par l’Espagne (trente-deux appareils tous détruits durant la guerre d’Espagne) et la Bulgarie qui récupéra douze appareils tchèques initialement pour l’entrainement mais qui à la mobilisation furent remis en ligne au sein de la Réserve Stratégique.

Ces appareils ne vont mener aucune mission de combat (probablement au grand soulagement de leurs équipages) et vont être rapidement remplacés par des appareils plus modernes en l’occurrence des Junkers Ju-88 supplémentaires. Aucun MB-200 bulgare n’à survécu au conflit tous ayant été soit détruits au sol par des bombardements ou envoyés à la ferraille.

Caractéristiques Techniques du Bloch MB-200

Type : bombardier bimoteur monoplan quadriplace (B4)

Poids : à vide 4474kg maximal 7280kg

Dimensions : Envergure 22.45m Longueur 16m Hauteur 3.90m

Motorisation : deux Gnôme-Rhône 14 Kirs 14 cylindres en étoile refroidis par air et dévellopant 870ch.

Performances : vitesse maximale 285 km/h à 4300m Autonomie maximale 1000km Plafond pratique 7000m

Armement : trois mitrailleuses MAC 1934 de 7.5mm (une en tourelle frontale, une en tourelle frontale et une sur affût ventral) et une charge militaire allant de 900 à 1200kg.

Caproni Ca-313

Caproni Ca-313 de l’armée de l’air suédoise

Le Caproni Ca-313 est une évolution du Caproni Ca-310. Effectuant son premier vol le 22 décembre 1939, l’appareil est essentiellement à l’origine un Ca-310 simplifié avec de nouveaux moteurs. Au final il sera plus proche du Ca-311 avec néanmoins des moteurs en ligne.

Comme ces moteurs avaient une surface frontale inférieure à celle des Piaggio, la trainée aérodynamique était plus faible ce qui permettait une vitesse supérieure avec pourtant une puissance propulsive inférieure.

L’appareil fût commandé par l’Italie et connu un grand succès à l’export même si les commandes françaises et britanniques un temps envisagées ne se concretisèrent pas avec la fin rapide de la guerre de Pologne.

L’appareil fût néanmoins vendu en Suède (64 exemplaires), en Belgique (32 exemplaires), en Norvège (16 exemplaires curieusement désignés Ca-312), en Yougoslavie (douze exemplaires), en Hongrie (seize exemplaires), en Bulgarie (seize exemplaires) soit un total de 156 exemplaires exportés sur une production globale de 350 exemplaires, le reliquat allant à l’Italie puis partiellement au cours du conflit à l’Allemagne pour des tâches secondaires (entrainement, liaison, remorquage de cibles).

Au combat l’appareil fût utilisé pour la reconnaissance et le bombardement léger. Il se montra efficace même si en présence d’une chasse mordante et décidé, le Ca-313 n’était pas forcément à son aise.

Toujours en service au moment du grand basculement de mars 1953, l’appareil est utilisé par l’ANR comme bombardier léger, avion de reconnaissance. Quelques missions de bombardement en piqué sont menées après le crash d’un appareil (rupture de l’aile gauche), ce type de mission fût strictement interdit.

Du côté de l’aviation co-bélligérante, les Ca-313 furent utilisés loin du front pour des missions de liaison, de remorquage de cibles et d’évacuation sanitaire.

Une douzaine d’appareils à survécu au conflit. Beaucoup ont été feraillés mais certains ont rejoint des musées (un en Italie, un en France, un en Grande-Bretagne et un aux Etats-Unis). L’appareil à été retiré du service en Suède en 1960 alors que dans les autres pays ils ont disparu dans l’ouragan de feu et de fer qu’à été le second conflit mondial.

La Bulgarie à donc acquis seize Caproni Ca-313 qui vont équiper le yato de bombardement du 3. Orlyak. Ces appareils vont être utilisés pour le bombardement léger, l’appui rapproché et la reconnaissance.

Dépassé en septembre 1948 il était encore en service faute de mieux, des tentatives d’évolution menées par l’industrie bulgare n’ayant pas débouché. La flotte subissant de lourdes pertes, les quatre Ca-313 sont retirés du service en mars 1950 et l’unité dissoute. Elle sera reconstituée avec des Junkers Ju-88 livrés par l’Allemagne, des appareils certes de seconde main mais Sofia ne pouvait (et surtout ne devait) pas trop faire la fine bouche. Aucun Ca-313 n’à survécu au second conflit mondial.

Caractéristiques Techniques

Type : bimoteur triplace de reconnaissance et de bombardement léger

Masse à vide 4072kg en charge 5672kg

Dimensions : longueur 11.80m envergure 16.65m hauteur 3.70m

Motorisation : deux Isotta Fraschini Delta R.C 35 I-DS de 730ch

Performances : vitesse maximale 430 km/h rayon d’action 1700km plafond opérationnel 8500m

Armement : trois mitrailleuses de 7.7mm Breda-SAFAT 400kg de bombes

Avia B-71

L’Avia B-71 est la version produite sous licence du Tupolev SB

L’Avia B-71 est un bombardier bimoteur monoplan, la version produite sous licence d’un bombardier soviétique, le Tupolev SB (Skorostnoi Bombardirovschik bombardier rapide), un bombardier triplace qui effectua son premier vol le 7 octobre 1934 et mis en service en 1936.

Le Tupolev SB est un bimoteur à aile haute propulsé par deux moteurs en ligne Klimov aux faux airs du Glen Martin 167F bien connu par notre armée de l’air. Produit en très grand nombre (2980 exemplaires) en URSS et aurait du être produit sous licence en Tchécoslovaquie.

L’appareil est engagé au combat dans la guerre d’Espagne, dans la deuxième guerre sino-japonaise sous les couleurs chinoises, en Mongolie lors des incidents de frontière entre l’URSS et le Japon, durant la guerre de Pologne, durant la guerre d’Hiver contre la Finlande.

Toujours en service en juin 1950, il était totalement obsolète ce qui explique les lourdes pertes subies par cet appareil relégué au printemps 1951 à l’entrainement voir à quelques missions de bombardement de nuit jusqu’à ce que la Nachtjagd, la chasse de nuit soit pleinement opérationnelle côté allemand.

Il quitte définitivement le service actif en 1954, la majorité des appareils survivants étant ferraillées mais quelques uns ont été préservés dans des musées ou sur des mémoriaux.

A l’origine de ce rapide bimoteur figure un appel à projet lancé par le ministère de l’Air soviétique (UVVS) pour un bombardier rapide. Le dévellopement commence en janvier 1934 au sein de l’OKB dirigé par Andrei Tupolev et plus précisément par l’équipe dirigée par Arkhangelski.

Deux version sont envisagées, la première propulsée par des moteurs radiaux Wright Cyclone (ANT-40RT) et la seconde propulsée par des moteurs en ligne Hispano-Suiza 12Y (ANT-40 IS). Le premier prototype décolle pour la première fois le 7 octobre 1934, le second effectue son vol inaugural le 30 décembre 1934, les performances du second étant supérieures à celles du premier mais tout n’était pas réglé pour autant.

Si le premier appareil de série sort des chaines de montage fin 1935 ce n’est qu’en 1936 que la production de masse est véritablement lancée dans l’usine d’Etat n°22 implantée à Moscou et dans l’usine n°125 à Irkutsk.

En une année, 400 appareils sont livrés aux VVS mais une partie est détournée vers l’Espagne pour renforcer l’aviation républicaine (et aussi tester l’appareil au combat).

En 1937 la Tchécoslovaquie commande des appareils et acquiert la licence de fabrication en échange de l’achat par l’URSS de la licence de production du canon de montagne Skoda modèle 1936 de 75mm.

Baptisée Avia B-71, cette version «tchéquisée» disposait de moteurs Hispano-Suiza produits par Avia, une mitrailleuse de 7.92mm Zb-30 en remplacement des deux mitrailleuses dans le nez, des Zb-30 remplaçant également les autres mitrailleuses embarquées.

Malheureusement pour la Československé letectvo si soixante appareils furent livrés par l’URSS, aucun Avia B-71 ne fût produit en raison de la crise des Sudètes et surtout du démantèlement de ce qui restait de la Tchécoslovaquie au printemps 1939.

Ces appareils ne vont pas être perdus. Saisis par les allemands qui n’en ont pas vraiment besoin ils vont les rétrocéder à la Bulgarie qui va ainsi mettre en ligne trente-deux appareils en fait plutôt vingt-huit avec seize au sein du yato de bombardement du 4. Orlyak et enfin douze au sein au sein d’un yato de la Réserve Stratégique.

Ces appareils vont opérer au dessus de l’URSS et surtout au dessus de la Grèce, certains attaquant Athènes et le Péloponnèse. La flotte va subir de lourdes pertes puisque seulement quatre appareils vont survivre au conflit, trois étant envoyés à la ferraille et le dernier préservé.

Caracteristiques Techniques (Tupolev SB-2M103)

Type : bombardier bimoteur médian triplace

Masse à vide 4768kg en charge 6308kg maximale au décollage 6308kg

Dimensions : longueur 12.57m envergure 20.33m hauteur 3.60m

Motorisation : deux moteurs en ligne Klimov M-106 de 960ch

Performances : vitesse maximale 450km/h à 4100m distance franchissable 2300km plafond opérationnel 9300m

Armement : quatre mitrailleuses de 7.92mm Zb-30 (deux dans le nez, une en tourelle dorsale et une en position ventrale) six bombes de 100kg ou six de 50kg en soute avec deux bombes de 250kg sous les ailes.

Junkers Ju-88

Junkers Ju-88 en vol

Quand les nazis arrivent au pouvoir, le réarmement est lancé à grande échelle. En ce qui concerne la future Luftwaffe, il faut partir de zéro. Un appel d’offres est lancé pour un bombardier moyen, la firme Junkers travaillant sur deux modèles, le Ju-85 à double-dérive et le Ju-88 avec dérive unique.

Les spécifications demandées par le RLM réclamaient un bombardier triplace rapide non-armé avec jusqu’à une tonne de bombes. Cinq prototypes donnant naissance au Ju-88 furent produits, le premier prototype effectuant son premier vol le 21 décembre 1936.

Au total neuf prototypes furent produits, certains modifiés pour servir de bombardier en piqué qui démontrèrent la polyvalence du modèle de base qui devait à terme être décliné en chasseur lourd (Ju-88C) et en bombardier en piqué (Ju-88B) mais ces versions ne furent pas produites.

Au Junkers Ju-88A succéda le Ju-88D une version améliorée avec un armement défensif renforcé, les Ju-88E étant des appareils destinés à l’export (Espagne, Finlande, Hongrie, Roumanie et Bulgarie) et le Ju-88F un projet de bombardier-torpilleur qui ne vit pas le jour mais qui servit de base de travail pour une version dédiée du Ju-188.

Le Ju-88G est une version de reconnaissance tactique qui équipa une escadre en attendant la disponibilité d’une version adaptée du Ju-188.

Si une poignée de Ju-88 est en service en septembre 1939 avec un rôle négligeable durant la guerre de Pologne, neuf ans plus tard, quatre escadres de bombardement sont équipés de Ju-88, une avec des Ju-88A et les trois autres avec des Ju-88D.

Quand le conflit éclate, une nouvelle version baptisée Ju-88H doit entrer en production pour remplacer les Ju-88A puis à terme équiper de nouvelles escadres.

Par rapport à ces prédécesseurs, l’appareil dispose de moteurs plus puissants, de nouveaux équipements radios et d’un armement défensif renforcé avec deux mitrailleuses de 7.92mm dans le poste vitré, mitrailleuses qui peuvent être remplacés par un canon de 20mm.

Les appareils en service eux vont mener des raids contre le Danemark et la Norvège, visant les ports, les aérodromes, les voies de communication pour faciliter les opérations aéroportées en attendant les débarquements amphibies.

En dépit de la présence des Ju-188, des Ju-288 et des Ju-388, le Ju-88 va rester en service jusqu’à la fin du conflit même si au printemps 1954 son rôle est secondaire pour ne pas dire négligeable.

La Bulgarie va donc utiliser le Junkers Ju-88 pour équiper ses yatos de bombardement. Elle commande en mars 1943 quarante Junkers Ju-88D destinés à équiper un yato du 1. Orlyak (seize appareils) et deux yatos de douze appareils de la Réserve Stratégique.

Ces appareils livrés entre septembre 1943 et juin 1944 sont suivis d’un nombre équivalents pour servir de volant de fonctionnement au grand dam du yato volant sur Bloch MB-200 et sur un yato de reconnaissance maritime volant sur Dornier Do-11D.

Ces unités vont recevoir des Junkers Ju-88H durant le second conflit mondial, la première unité recevant douze appareils en mars 1949 et la seconde recevant douze autres appareils en octobre de la même année.

Au final la Bulgarie à reçut quatre-vingt Junkers Ju-88D et quarante-huit Ju-88H soit un total 128 exemplaires.

Ces appareils vont être utilisés comme «bombardiers stratégiques» mais aussi comme avion de reconnaissance et d’assaut aéromaritime notamment en mer Noire où les appareils bulgares tentèrent en vain de faire basculer le contrôle de la mer Noire du côté de l’Axe. Il n’y eut au plus qu’une domination locale mais jamais le contrôle soviétique de la mer Noire fût mis en danger.

A la fin du conflit il restait douze Ju-88D et huit Ju-88H. Ces appareils ont été stockés puis réutilisés un temps pour réentrainer de nouveaux aviateurs bulgares en attendant l’arrivée d’avions plus adaptés que ce soit sur le plan technique et idéologique. Tous ces bimoteurs ont été envoyés à la ferraille sauf deux Ju-88D et un Ju-88H qui ont été exposé pour le premier Ju-88D en Bulgarie alors que le deuxième Ju-88D et l’unique Ju-88H ont été exposés respectivement en Pologne et en Suède.

Caractéristiques Techniques du Junkers Ju-88D

Type : bombardier rapide bimoteur multiplace

Masse à vide 9600kg en charge 14000kg

Dimensions : longueur 14.36m envergure 20.08m hauteur 5.07m

Motorisation : deux moteurs en ligne Junkers Jumo 211J de 1420ch chacun

Performances : vitesse maximale 510 km/h à 5300m en configuration lisse réduite à 433 km/h avec des bombes sous les ailes Distance franchissable 2430km Plafond opérationnel 9000m

Armement : une mitrailleuse de 7.92mm MG-81J à l’avant avec 1000 coups, une autre mitrailleuse avec 1000 coups en position ventrale arrière, une mitrailleuse MG-81J en position ventrale avant avec 1000 coups et deux mitrailleuses de 7.92mm MG-81Z à l’arrière avec 1000 coups.1400kg de bombes dans deux soutes à bombes internes ou 3000kg à l’extérieur

Equipage : quatre hommes (pilote, bombardier-mitrailleur, opérateur radio-mitrailleur arrière et navigateur-mitrailleur ventral)

Dornier Do-17

Dornier Do-17 finlandais

A l’origine du “crayon volant” figure un appel d’offres lancé en 1932 pour un courrier postal destiné à la Lufthansa et un avion cargo pour la Deutschebahn. La firme Dornier dont l’usine était installée à Friedrichshafen sur les rives du lac de Constance emporte le morceau.

Le projet lancé en août 1932 puis accéléré par l’arrivée des nazis au pouvoir. La construction des prototypes ne commencent que le 20 mai 1934 et le 23 novembre, le Do-17V1 décolle pour la première fois.

Ce prototype est muni d’une dérive unique à la différence des deux autres, la configuration à double dérive se révélant plus stable et est donc sélectionnée. Au total neuf prototypes furent produits.

L’appareil est mis en service début 1937 avec le Do-17E suivit d’une variante pour la reconnaissance tactique baptisée Do-17F mais cette variante est produite en petit nombre, la Luftwaffe préférant utiliser le Focke-Wulf Fw-189 et des variantes de la famille Ju-88/Ju-188 pour la reconnaissance.

La variante Do-17L n’est pas produite en série à la différence de la variante Do-17M qui abandonnait les moteurs radiaux pour des moteurs en ligne. Une autre variante de reconnaissance baptisée Do-17P est envisagée mais non produite.

Quand commence la guerre de Pologne, cinq escadres sont équipées des différentes variantes du Do-17, trois équipées de Do-17E et deux équipées de Do-17M.

A l’origine il était prévu la production du Dornier Do-17Z mais les allemands préférèrent passer au Do-217, un appareil étroitement issu du Do-17.

Résultat en septembre 1948, les Do-17 ne sont plus en service sous les couleurs allemandes. Des appareils sont utilisés pour les liaisons, l’entrainement, le remorquage des cibles et les expérimentations.

Il est encore en service en Yougoslavie, en Espagne, en Bulgarie, en Finlande, en Hongrie et en Roumanie.

La Bulgarie va commander trente-six Dornier Do-17E en septembre 1941 pour initialement équiper deux yatos de bombardement mais au final seule une unité de seize appareils intégrée au 2. Orlyak allait être mise sur pied ce qui laissait vingt appareils en réserve. Réserve ne veut pas dire stockage certains appareils étant utilisés pour des essais techniques et tactiques, des missions de liaison voir de transport de personnalités.

L’unité en question va utiliser le Do-17 jusqu’à la fin du conflit en dépit du fait qu’il à très vite été déclassé obligeant les pilotes bulgares à préférer la nuit au jour pour éviter les pertes.

Quand le conflit se termine il ne reste que quatre appareils en service, appareils tellement usés qu’ils sont immédiatement ferraillés.

Caractéristiques Techniques du Dornier Do-17

Type : bombardier moyen bimoteur quadriplace

Masse : à vide 5210kg à vide équipé 5963kg maximale au décollage 8837kg
Dimensions : longueur 15.8m envergure 18m hauteur 4.56m

Motorisation : deux moteurs radiaux Bramo 323P 9 cylindres dévellopant 986ch et entrainant des hélices tripales.

Performances : vitesse maximale 350 km/h au niveau de la mer vitesse de croisière 300km/h Distance franchissable 600km avec 1540 litres de carburant et 1000kg de bombes Plafond opérationnel 8200m

Armement : six mitrailleuses MG-15 de 7.92mm, 1000kg de bombes en soute, la charge pouvant être emportée à l’extérieur

PZL P.43

Le PZL P.43 est un bombardier léger et avion de reconnaissance monoplan monomoteur développé au milieu des années trente. C’est une version export du PZL.23 Karas qui allait donc être utilisé notamment par la Bulgarie sous la désignation de Chaika (mouette).

Le vol initial à lieu en février 1937. Cinquante-quatre exemplaires ont été produits entre 1937 et 1939, cinquante pour la Bulgarie et quatre pour la Pologne (ce qui n’était pas initialement prévu).

La mise au point du P.43 s’explique par les mêmes raisons que pour le PZL P.24 à savoir l’impossibilité d’exporter des appareils propulsés par des Bristol Pegasus. En place du groupe motopropulseur britannique les polonais installèrent un Gnome-Rhône 14K. L’appareil fût d’abord proposé à la Roumanie qui préféra des appareils de conception nationale et fût exporté en Bulgarie.

Le PZL P.43 est un monomoteur monoplan à aile basse et train fixe. Son équipage se compose de trois hommes (pilote, bombardier et un observateur-mitrailleur), les deux premiers protégées par une verrière mais le mitrailleur est à l’air libre.

En mars 1938 la Bulgarie va commander quarante-deux exemplaires qui suivent douze exemplaires produits en 1938. Sur les quarante-deux exemplaires commandés par Sofia seulement trente-six seront achevés avant la chute de la Pologne. Ultérieurement quatorze appareils capturés par les allemands sont cédés à la Bulgarie qui va disposer de cinquante appareils.

Ces appareils sont d’abord utilisés pour le bombardement mais très vite ils sont relégués à des missions de reconnaissance, équipant un yato de reconnaissance soit seize appareils. Ces avions étaient encore en service en septembre 1948 bien que totalement dépassés. Ils vont être remplacés durant le conflit par des Focke-Wulf Fw-189 de réserve. Aucun P.43 ne survit au conflit.

Caracteristiques Techniques

Type : monomoteur monoplan triplace de bombardement léger et de reconnaissance

Masse à vide 2200kg en charge 3100 à 3300kg maximale au décollage 3525kg

Dimensions : longueur 9.95m envergure 13.95m hauteur 3.3m

Motorisation : un moteur radial Gnome-Rhône 14N-01 de 970ch entrainant une hélice à trois pales et pas variable Gnome-Rhône.

Performances : vitesse maximale 365km/h distance franchissable 1400km plafond opérationnel 8500m

Armement : deux mitrailleuses de 7.92mm dans le fuselage sur les côtés et une mitrailleuse de même calibre en poste arrière. Charge supérieure à 700kg de bombes sous les ailes.

Mitteleuropa Balkans (55) Bulgarie (19)

Armes de l’infanterie (2) : armes collectives

Fusil-mitrailleurs

soldats tchécoslovaques et un ZB vz.26

Le fusil mitrailleur standard de l’armée bulgare est le ZB-39, une arme tchècoslovaque, un dérivé du ZB vz.26. C’est ce fusil mitrailleur qui allait donner naissance au Bren et d’ailleurs le ZB-39 peut être considéré comme identique au BR[no]EN[field].

Le ZB vz.26 est connu pour l’excellence de sa fabrication, sa fiabilité et la facilité à changer le canon de l’arme, un atout précieux au combat.

Sa mise au point à commencé en 1921 quand le jeune état tchécoslovaque s’interrogea sur leur future mitrailleuse légère, testant des design internationaux avant de finalement choisir la voie nationale, le développement de la future ZB vz.26 commençant en 1923. La production commence en 1926 et l’arme est mise en service dans l’armée tchécoslovaque en 1928.

C’était une arme fonctionnant par emprunt de gaz, refroidie par air avec sélecteur de ttir. Son canon détachable permettant un changement en cas d’échauffement excessif. Le chargeur droit était monté sur le dessus comme sur nombre de fusils mitrailleurs de l’époque (Chatelleraut, Bren, Vickers-Berthier……). Arme destinée à opérer essentiellement sur bipied, elle pouvait être monté sur un trépied notamment pour le tir antiaérien même son efficacité était plus psychologique qu’autre chose.

Utilisée comme arme d’infanterie le ZB-26 fût également utilisé comme arme coaxiale sur nombre de véhicules tchécoslovaques.

45132 exemplaires furent livrées à l’armée tchècoslovaque soit un tiers environ de la production puisque plus de 120000 exemplaires sont sortis des chaines de montage pour répondre aux besoins de nombreux clients.

Qui dit nombreux clients (vingt-quatre pays européens, sud-américains et asiatiques) dit différents calibres même si un calibre populaire dominait largement en l’occurence le 7.92mm (7.92x57mm Mauser). Le fabricant tchécoslovaque fit évoluer son arme avec plusieurs variantes comme le ZB vz.27 (variante du vz.26 proposée au Portugal et à la Grande-Bretagne), le ZB vz.30, les ZGB-30 et 33 (adaptations pour des essais en Grande-Bretagne qui allaient donner naissance au Bren), le ZB vz.52 (variante produite après guerre en Tchécoslovaquie) et donc le ZB-39.

Outre la Tchécoslovaquie et la Bulgarie (5000 exemplaires acquis), le ZB vz.26 et ses variantes fût utilisé par l’Allemagne (qui manquait d’armes légères automatiques), l’Afghanistan, la Bolivie, le Brésil (7mm), le Chili, la Chine, la Croatie, l’Equateur, l’Egypte, l’Ethiopie, l’Irak, l’Iran,le Japon (armes chinoises capturées), la Lituanie, l’URSS (armes initialement commandées par la Lettonie, utilisation incertaine), le Mandchoukouo, le Paraguay (armes boliviennes capturées durant la guerre du Chaco), la Roumanie, le Siam, la Slovaquie, l’Espagne, la Suède, la Turquie, la Grande-Bretagne et la Yougoslavie.

L’acquisition bulgare fût compliquée. Une première commande de 3000 armes fût passée avant le dépeçage de la Tchécoslovaquie mais seulement 100 armes furent livrées avant le printemps 1939.

Après des négociations houleuses avec Berlin les livraisons ont repris, la première commande étant honorée au printemps 1942. Une nouvelle commande de 2000 exemplaires fût passée en septembre 1943 et honorée en juin 1946.

Une chaîne de montage est mise en place en septembre 1947 pour produire une évolution du ZB-39, évolution baptisée ZB-47 qui allait être produite jusqu’en juin 1953 à 2500 exemplaires.

Arme très appréciée par les soldats, le ZB-39 fût utilisée principalement comme arme d’infanterie mais aussi sur des positions fixes et sur des véhicules notamment pour la défense antiaérienne.

A la fin du conflit cette arme était naturellement toujours en service. Selon une note de septembre 1955 le stock était de 2950 ZB-39 et 1500 ZB-47.

Nombre d’entre-eux furent envoyés à la fonderie, d’autres revendues à certains pays voir à des acteurs non-étatiques. Il n’est pas impossible que quelques armes aient été conservés en réserve pour ressortir en cas de conflit majeur en Europe.

Le fusil mitrailleur ZB-39 était une arme pesant 10.5kg, mesurant 1150mm de long (672mm pour le canon) d’un calibre de 8mm (8x56mm) d’une portée maximale effective de 2000m (1000m en pratique) avec une cadence de tir de 600 coups par minute (120 en pratiquant) sachant que l’alimentation se faisait par un chargeur de 20 coups.

-Les bulgares ont également utilisé des fusils-mitrailleurs de prise comme le Degtyarev DP-27 soviétique, le Bren britannique (qu’il s’agisse d’armes britanniques ou vendues à la Yougoslavie) voir le Chatelleraut français.

Mitrailleuses

Comme dans d’autres domaines l’armée bulgare utilisait plusieurs modèles de mitrailleuses, certains anciens et fiables mais d’autres étaient nettement plus modernes.

Mitrailleuse Schwartzlose

-Le modèle le plus ancien en service est la mitrailleuse M07/14 (modèle 1907 modifiée 14), la variante bulgare de la célèbre mitrailleuse austro-hongroise Schwartzlose.

1000 exemplaires furent ainsi acquis par Sofia pour son armée et en septembre 1948 en dépit de la présence de modèles plus modernes, l’increvable mitrailleuse à refroidissement par eau était encore présente et pas uniquement dans les unités de deuxième ligne, certaines unités de première ligne combattant les alliés ou les russes avec cette arme sans que la raison soit réellement claire. L’arme quitta le service actif durant le conflit et seuls quelques rares exemplaires ont échappé à la fournaise du second conflit mondial.

La mitrailleuse M07/14 était une mitrailleuse refroidie par eau, servie par cinq hommes et qui pese 43.9kg en ordre de combat (20kg pour la mitrailleuse, 19.9kg pour l’affût, 4kg pour l’eau), mesurant 945mm de long (dont 530mm pour le canon), tirant des cartouches d’un calibre de 8mm (8x56mmR) à une distance maximale de 3500m (1800m en pratique) à raison de 520 coups par minute (350 en pratique), l’alimentation se faisant par des bandes de 100 à 250 cartouches.

sMG-08

-La Bulgarie va également utiliser la sMG-08 allemande. Appelée également Spandau (du nom du quartier de Berlin où l’arme était produite), elle était la cousine germanique de la Vickers modèle 1912, ces deux armes devant beaucoup aux premières armes produites par Hiram Maxim.

L’efficacité des mitrailleuses allemandes contre les soldats français en pantalon garance et capote bleue aurait pu faire croire que cette nouvelle arme à été accueillie avec enthousiasme par les cadres de l’armée allemande. Ce ne fût pas le cas et les premières armes acquises par l’Allemagne furent payées par l’empereur Guillaume II en personne.

Après plusieurs modèles, le premier modèle standard fût la Schwere Maschinegewehr 08 ou sMG 08. Cette arme solidement construite montée sur trépied fût un véritable cauchemar pour les alliés, stoppant les offensives entre les no-man’s land. Cette arme dont fût extrapolée un fusil-mitrailleur resta en service après guerre, l’Allemagne comme on l’à vu ne pouvant développer officiellement de nouvelles armes.

La mise au point de la MG-15 et surtout de la MG-34 provoqua le retrait du service actif des sMG 08 qui étaient encore disponibles dans les dépôts en septembre 1939 et en septembre 1948 en compagnie d’armes polonaises, tchèques et autrichiennes, certaines mitrailleuses ressortant des stocks pour armer les unités de mobilisation faute de MG-34/42 et 45 en nombre suffisant.

Outre l’Allemagne et la Bulgarie, cette solide et robuste mitrailleuse fût utilisée par l’Autriche-Hongrie, le Brésil, la Belgique, la Géorgie, la Lituanie, les Pays-Bas, la Chine, la Finlande, le Mandchoukhouo, l’Empire ottoman (puis la Turquie), la Roumanie, la Serbie, l’Espagne, la Norvège, la Pologne et la Lettonie.

Les bulgares ont récupéré des armes durant le premier conflit mondial pour compléter leurs Schwartzlose. Leur nombre est incertain mais ce qui est certain c’est que cette mitrailleuse était encore là en septembre 1948 pas pour équiper des unités de première ligne mais pour des unités de l’arrière et pour armer des positions fixes. Aucune arme n’à été préservée après guerre, les rares disponibles promptement envoyées à la ferraille.

La sMG-08 était une mitrailleuse moyenne refroidit par eau pesant 62kg en ordre de combat (dont 37.650kg pour l’affût-traîneau) mesurant 1170mm de long (710mm pour le canon), d’un calibre de 7.92mm ayant une portée maximale de 3500m (2000m en pratique) avec une cadence de tir de 300 à 450 coups par minute sachant que l’alimentation se faisait par des bandes souples de 250 cartouches.

Maxim M1910

-L’armée bulgare à utilisé une cousine de la sMG-08 en l’occurrence la Maxim M1910, une arme reconnaissable entre-toutes avec son affût monté sur roues et son bouclier.

Ces armes n’ont pas été acquises «légalement» mais capturées sur le champ de bataille durant le premier conflit mondial sur les troupes russes combattant sur le front roumain sans compter que dans l’immédiat après guerre les immenses surplus ont pu faire la fortune de marchands d’armes peu scrupuleux.

La Maxim M1910 à été adoptée en 1910 après de longs essais puisque les premiers ont été lancés en 1887 et les premières armées livrées seulement en 1899. Le modèle 1910 fait suite au modèle 1905 qui lui était assez proche même si le modèle 1910 devait davantage à la Maxim/Vickers modèle 1906 qu’au modèle 1905 stricto sensu.

Robuste et fiable, cette arme est utilisée durant le premier conflit mondial, la guerre civile russe, la guerre de Pologne, la guerre d’Hiver et même durant les premières opérations du premier conflit mondial.

En effet si sa production à cessé en 1943 au profit d’armes plus modernes, la production de ses remplaçantes n’à pas suffit pour remplacer totalement la modèle 1910. Si les finlandais se sont emparés de quelques armes lors de la guerre d’Hiver, les allemands aussi ont capturé des armes durant les premières semaines de l’opération BARBAROSSA.

Outre l’appui de l’infanterie, la Maxim M1910 était utilisée comme arme antiaérienne avec des affûts quadruples souvent montés sur camion, à bord des avions mais aussi à bord des navires de la marine soviétique.

En dépit de son âge avancé, la M1910 va combattre jusqu’à la fin du second conflit mondial et quelques semaines après la fin de ce terrible, de ce terrifiant conflit les dernières armes encore en service prennent une retraite bien méritée.

Outre les pays déjà cités, la M1910 à été utilisée par l’Autriche-Hongrie, la Bulgarie, la Chine, l’Estonie, la Hongrie, l’Iran, la Corée, la Lettonie, la Mongolie, la Pologne, la Roumanie, l’Espagne, la Syrie, la Turquie et l’Ukraine. Certains pays comme la Pologne ont rechambré l’arme dans un autre calibre.

Les Maxim bulgares conservèrent leur calibre de 7.62mm ce qui pouvait poser problème en matière de soutien logistique. Voilà pourquoi elles ont été surtout utilisées en position fixes depuis par exemple les blockaus de la Ligne Kubrat. Elle n’à pas survécu à la fin du second conflit mondial.

La Maxim M1910 était une mitrailleuse moyenne de 7.62mm (7.62x54mmR) refroidit par eau pesant 23.8kg à vide (69kg avec l’affût mais sans munitions) mesurant 1107mm (721mm pour le canon). La portée maximale est de 2000m avec une cadence de tir de 550 coups par minute sachant que l’alimentation se fait par des bandes souples de 250 cartouches.

MG-30

-Destinée à remplacer la Schwartzlose, la Maxim M1910 et la MG-08, la Maschinengewehr 30 (MG-30) ne les remplaça pas totalement au sein de l’armée bulgare. De cette mitrailleuse furent issues deux armes destinées à la Luftwaffe, les MG-15 et les MG-17. Elle va également servir de base de travail pour deux futurs «Rolls», les MG-34 et 42 (armes également utilisées par la Bulgarie voir ci-après).

Cette MG-30 mise au point en Allemagne allait être produite en Suisse par la Waffenfabrik Solothurn AG, une compagnie dont Rheinmetall avait pris la majorité des parts. Cette arme ne fût pas adoptée par la Reichswehr qui préféra la MG-13. Pour compenser Rheinmetall vendit des licences de production à l’étranger comme Steyr-Daimler-Puch en Autriche.

Cette arme entra en service dans différents pays sous différentes désignations comme la Solothurn S2-200,la Maschinengewehr Solothurn 1930 ou MG-30 et la Solothurn 31.M Golyószóró produite à 2 à 3000 exemplaires pour l’armée hongroise.

Cette arme était une mitrailleuse à refroidissement par air, fonctionnement avec le système du court-recul, tirant la cartouche allemande standard (7.92x57mm) via un chargeur cylindrique de 30 coups installé sur le côté gauche.

La MG-30 pouvait tirer en automatique et semi-automatique via non pas un sélecteur mais par un système de double gachette. Un bipied stabilisait l’arme pour le tir.

Cette mitrailleuse à été utilisée par l’Autriche, la Hongrie, la Bulgarie, le Salvador, l’Allemagne (ex-armes autrichiennes) et la Suisse. La Bulgarie à été utilisé cette mitrailleuse comme arme d’infanterie au sein d’unités de mitrailleuses et à plusieurs reprises au sein d’unités d’infanterie en remplacement par exemple des ZB-39/47. Cette arme à été conservée en réserve au sein de l’armée bulgare communiste jusqu’en 1975.

La Maschinengewehr MG-30 était une mitrailleuse moyenne pesant 9.5kg mesurant 1162mm de long dont 600mm pour le canon, tirant pour l’armée bulgare la cartouche 8x56mmR à une distance maximale de 2500m à raison de 700 à 900 coups par minute via un chargeur cylindrique de 25 coups.

-Les bulgares vont également utiliser les deux mitrailleuses standards de l’armée allemande quand éclate le second conflit mondial en l’occurrence les Maschinengewehr 34 (MG-34) et les Maschinengewehr 42 (MG-42).

Jusqu’ici on trouvait la mitrailleuse, une arme assez lourde mise en oeuvre par plusieurs hommes et le fusil-mitrailleur ou mitrailleuse légère, une arme mise en oeuvre par une ou deux personnes, très efficace pour accompagner l’assaut.

En partant de la MG-30 les allemands mirent au point la mitrailleuse polyvalente pouvait être utilisé sur bipied (configuration FM) et sur trépied (configuration mitrailleuse).

La nouvelle arme appelée Maschinegewehr modell 34 et plus connue sous le nom de MG-34 pouvait donc servir sur bipied ou sur tripied avec même une double système d’alimentation, un chargeur tambour double de 75 cartouches déjà utilisé par la MG-15 ou un système de bandes de 50 coups.

Là encore les allemands innovèrent avec la possibilité de lier rapidement plusieurs bandes pour augmenter l’alimentation en munitions.

Cette nouvelle mitrailleuse rencontra un succès immédiat même si sa fabrication prenait du temps et était très coûteuse. Le coût était aggravé par un trépied complexe et par une multitude d’accessoires certes conçus dans une bonne intention mais qui étaient semble-t-il superflus.

Cette arme adoptée comme son nom l’indique en 1934 fût un succès immédiat et s’illustra dans la guerre d’Espagne où elle fût utilisée par les troupes allemandes appuyant les nationalistes du général Franco.

Des variantes furent rapidement développées avec la MG-34m (appelée également MG-34 Panzerlauf) destinée à servir d’arme coaxiale sur les chars et les véhicules blindés, les MG-34s à canon plus court et uniquement pour le tir automatique avec une cadence de tir moins élevée pour réduire la dispersion.

Si la première arme fût produite en grande quantité (d’autant que la MG-42 n’était pas adaptée au montage coaxial), la seconde fût produite dans une quantité limitée, la MG-39/41 et prototype de la MG-42 se révélant nettement plus prometteuse.

La MG-34 servit également de base au développement d’une nouvelle mitrailleuse destinée à l’aviation, la MG-81 (ainsi que sa variante double la MG-81Z), mitrailleuse destinée à remplacer la MG-15.

La Bulgarie va recevoir 1200 exemplaires de la MG-34 pour équiper essentiellement les troupes devant opérer sous commandement allemand pour des questions logistiques. Cette arme va servir jusqu’à la fin du second conflit mondial mais ne joue pas les prolongations sous le régime communiste.

La Maschinegewehr Modell 34 (MG-34) était une mitrailleuse polyvalente pesant 12.1kg (32kg avec un tripode) mesurant 1219mm (627mm avec le canon). D’un calibre de 7.92mm (7.92x57mm), elle pouvait toucher sa cible à 4700m (2000m en pratique) à raison de 600 à 1000 coups par minute. L’alimentation se fait par des bandes attachables de 50 cartouches voir un un double chargeur-tambour de 75 cartouches.

La MG-34 est une excellente arme mais cette excellence se paye au prix d’un sophistication et d’un coût trop important pour être produite en très grande quantité, une obligation pour le temps de guerre aux contraintes bien différentes du temps de paix.

D’où le lancement d’une étude pour une mitrailleuse tout aussi efficace mais moins coûteuse à produire. On s’inspira des méthodes de fabrication du MP-40 (estampage) et on bonifia le mode de fonctionnement de la MG-34 en exploitant les modes de fonctionnement de mitrailleuses tchèques et de projets polonais.

Tout cela aboutit à la MG-39/41, version de pré-série de la Maschinegewehr modell 42. Cette arme à servit essentiellement dans l’infanterie mais à également servir sur les positions fortifiées en affût double et pour la défense antiaérienne avec deux ou quatre mitrailleuses pour la défense antiaérienne à basse altitude pour protéger les terrains d’aviation.

Cette arme très efficace donna ultérieurement naissance à la MG-45, un modèle amélioré à la cadence de tir plus élevée. Extérieurement, elle était identique à la MG-42.

La Bulgarie va recevoir 800 exemplaires de la MG-42 pour compléter la MG-34. Tout comme son aînée, la MG-42 était surtout destinée aux unités bulgares devant opérer sous commandement allemand. Cette arme va servir jusqu’à la fin du second conflit mondial mais ne joue pas les prolongations sous le régime communiste.

La Maschinegewehr modell 42 était une mitrailleuse polyvalente pesant 11.6kg mesurant 1220mm de long (dont 530mm pour le canon). D’un calibre de 7.92mm (7.92x57mm), elle pouvait toucher sa cible à 4700m (2000m en pratique) à raison de 900 à 1500 coups par minute. L’alimentation se faisait par des chargeurs tambours de cinquante coups ou des bandes de 250 cartouches attachables.

-L’armée bulgare à également utilisé en très petit nombre la nouvelle mitrailleuse moyenne soviétique, la Goryunov SG-43 ainsi que quelques mitrailleuses lourdes DSKh M1938, la première étant d’un calibre de 7.62mm et la seconde étant d’un calibre de 12.7mm.

Mitteleuropa Balkans (27) Hongrie (27)

Autos blindées

Avant-propos

Tout comme dans le domaine des chars et des canons d’assaut, l’armée hongroise à utilisé des autos blindées de conception nationale mais aussi des modèles étrangers qu’ils aient été acquis légalement ou capturés sur le champ de bataille.

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Mitteleuropa Balkans (24) Hongrie (24)

T-26

T-26 18

Le T-26 est un char léger d’infanterie issu d’un char britannique, le Vickers 6-Ton (parenté qu’il partage avec le char polonais 7TP).

Plus de 11000 exemplaires ont été produits en de nombreuses variantes (33 sur les 53 étudiées !) et outre les chars de combat on trouve notamment un char lance-flammes, un véhicule de combat du génie, un canon automoteur, un tracteur d’artillerie, un transport blindé et même un char radiocommandé.

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Mitteleuropa Balkans (22) Hongrie (22)

Véhicules

Chars de combat

Avant-propos

Dans ce domaine, les hongrois vont utiliser à la fois des chars étrangers (livrés de bonne grâce ou capturés sur le champ de bataille) mais aussi des véhicules nationaux. Néanmoins à par les Panzer IV et les quelques Tigre livrés à la fin du conflit, les chars de combat livrés aux hongrois étaient inférieurs à leur adversaire notamment en terme d’armement.

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Mitteleuropa Balkans (20) Hongrie (20)

Artillerie antiaérienne

En matière de canons antiaériens, l’armée hongroise ne se distingue pas particulièrement disposant de canons légers automatiques pour protéger les unités de combat au front et des canons plus lourds pour protéger l’arrière (à une époque où le front et l’arrière sont facilement à distinguer).

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Mitteleuropa Balkans (19) Hongrie (19)

Artillerie lourde

Avant-Propos

Bien que la seconde guerre mondiale ait été vue comme un combat blindé-mécanisé de très grande ampleur l’artillerie n’à jamais été marginalisée bien au contraire.

En effet non seulement les chars avaient besoin de la protection de l’infanterie et de l’appui de l’artillerie mais en plus la présence de nombreuses lignes de fortification de campagne ou permanente rendait obligatoire la présence de pièces lourdes voir très lourdes pour les neutraliser.

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