22-Armée de terre : armement et matériel (13)

Canon de 120mm modèle 1878 De Bange

Canon de 120mm De Bange modèle 1878

Canon de 120mm De Bange modèle 1878

Ce canon de 120mm à été développé après la défaite de 1870 pour armer les nouveaux forts du système Seré de Rivières. En 1916, il à été modifié pour la traction automobile.

Matériel vétuste, il est mobilisé en septembre 1939 faute de mieux pour équiper les régiments d’artillerie de position (RAP) en l’occurence 80 pièces répartis entre les 150ème 151ème et 156ème (8 pièces chacun), les 161ème et 165ème RAP disposant de 24 pièces, les 169ème et 170ème RAP disposant eux de quatre pièces.

A l’issue de la démobilisation, les régiments maintenus en ligne remisent ces pièces qui sont ferraillées, leur vétusté ainsi qu’un stock d’obus limité rendant peu profitable leur remise en ligne.

Caractéristiques Techniques du canon de 120mm modèle 1878 De Bange

Calibre : 120mm Longueur du tube : 3.25m Poids de la pièce : 2700kg Poids de l’obus 19.2kg Cadence de tir : maximum 5 coups durant douze minutes Portée maximale : environ 11000m Pointage en site -17° à +30° Pointage en azimut : 0°  

Canon de 155C Saint Chamond modèle 1915

Canon de 155mm Saint Chamond modèle 1915

Canon de 155mm Saint Chamond modèle 1915

Comme nous l’avons déjà vu, l’artillerie française entre dans le premier conflit mondial avec un manque cruel de pièces d’artillerie lourde. Après avoir fait feu de tout bois en remettant en service des pièces dépassées, en vidant les forts littoraux ou en désarmant les forts de Verdun, l’artillerie française se voit doter de pièces modernes comme le canon de 155 C  Saint Chamond modèle 1915.

Ce canon dérivé d’une pièce mise au point pour le Mexique est sans être un échec avait des qualités balistiques bien inférieures au canon Schneider notamment une portée inférieure de 2600m ce qui explique qu’il était présent en faible nombre au sein des unités d’artillerie durant le premier conflit mondial. Il allait néanmoins participer à la guerre de Pologne et au second conflit mondial au sein des Régiments d’Artillerie Portée en l’occurence quatre-vingt huit pièces répartis entre sept RAP du Nord-Est.

Ainsi le 150ème RAP dispose de huit pièces, les 159ème 163ème 166ème et 170ème RAP disposent de douze pièces alors que les 160ème et 168ème RAP disposent de seize pièces. Ce canon est également utilisé dans les Régiments d’Artillerie Portée (R.A.P) déployés dans les Alpes à raison de cinquante-deux pièces répartis entre le 154ème RAP (8), le 157ème RAP (4), le 158ème RAP (12), le 162ème RAP (8), le 164ème RAP (12) et le 167ème RAP (8).

Une fois la démobilisation passée, les canons de ce type sont maintenus en service et étaient toujours en ligne en septembre 1948 y compris dans les régiments dissous à l’été 1940 et réactivés huit ans plus tard.

Caractéristiques Techniques du canon de 155C modèle 1915

Calibre : 155mm Poids de la pièce 3400kg Poids de l’obus : 40 à 43kg selon les modèles Longueur de la pièce : 2.51m largeur 1.85 Portée maximale : 7200 à 9800m en fonction du poids de l’obus Pointage en site : 0 à +40° Pointage en azimut : 6° Cadence de tir : 10 coups en 5 minutes Equipe de pièce : inconnue

Canon de 155C Schneider modèle 1917

Canon de 155C Schneider modèle 1917

Canon de 155C Schneider modèle 1917

Comme je l’ai déjà mentionné à plusieurs reprises, la confiance aveugle faite au «75» avant le début du premier conflit mondial handicape sévèrement l’artillerie française qui passe à côté de la possibilité d’adopter des pièces lourdes de siège mais également des pièces puissantes de campagne.

Elle étudie sans les adopter des projets de canons et d’obusiers de 120mm tout comme un obusier de 105 de la firme Schneider. Elle refuse également un obusier de 155mm estimé comme trop lourd pour le tir antipersonnel contre des troupes en campagne et trop léger pour la guerre de siège.

L’échec de la guerre de mouvement de l’été 1914 et la stabilisation du front à l’automne prouve l’inanité de ses conceptions. La guerre des tranchées outre une dépense absolument colossale de munitions nécessite des matériels nouveaux notamment des obusiers pour tirer à contre-pente.

Saint Chamond est le premier à dégainer avec son modèle de 155mm modèle 1915 commandé dès 1914 à 400 exemplaires mais Schneider ne va pas tarder à refaire son retard en présentant un nouvel obusier de 155mm commandé dès le mois de septembre 1915 à 112 exemplaires.

Le canon de Schneider est une vrai réussite qu’il s’agisse du modèle 1915 ou du modèle 1917, le premier tirant avec des douilles, le second avec des gargousses. Pas moins de 1600 canons de ce modèle vont être produits ce qui explique qu’il est encore en service dans l’armée française quand éclate la guerre de Pologne.

Il équipe aussi bien les RAMF (108 exemplaires) que les RAP (24 exemplaires) mais également au sein des RAD qui disposent de deux groupes de 155C généralement équipé de la pièce Schneider, certains RAD notamment les motorisés ont reçu un groupe de 105C à la place d’un des deux groupes de 155C.

Les quatre Régiments d’Artillerie Coloniale (RAC) et les quatre Régiments d’Artillerie Nord-Africain (RANA) disposaient également de deux groupes lourds à trois batteries de quatre Schneider modèle 1917.

Cela nous donne donc en métropole avant la mobilisation de septembre 1939, un total de vingt-quatre groupes pour douze RAD soit un total de soixante-douze batteries et 288 canons. Ce nombre se réduit au printemps 1940 quand le 201ème RALD issu du 1er RAD (15ème DIM) reçoit un groupe de 105C. On trouve également seize groupes pour les RAC et RANA soit un total de 132 canons de 155mm.

Des groupes dispersés existent également dans l’Empire notamment un puis deux groupes au sein du 66ème RAA de la Division d’Oran.

A la mobilisation, les RAD se dédoublent en RALD, les RAC en RAC et RALC, les RANA en RANA et RALNA, les régiments lourds disposant pour la plupart de deux groupes de 155C modèle 1917.

Suite à la démobilisation, ce canon reste en service au sein RAD mais leur place se réduit. En effet, le RAD type 1943 voit l’augmentation du nombre de groupes à six, trois de 75mm, deux de 105mm et un groupe de 155mm, même chose pour les RAC de métropole et les RANA.

Ce canon équipe donc seulement vingt-six régiments d’artillerie de campagne (dix huit RAD, quatre RAC et quatre RANA) avec vingt-six groupes à trois batteries de quatre pièces soit un total de 312 pièces.

Ce canon va être progressivement remplacé par un dérivé modernisé, le 155C modèle 1946S qui va remplacer ce canon dans les RAD, RAC et RANA mais pas dans les unités de position et les unités mobiles de forteresse. Les RALD, RALNA et RALC mobilisés vont pour certains recevoir le 155C modèle 1917 en attendant la disponibilité de pièces modernes.

Caractéristiques Techniques du canon de 155C modèle 1917

Calibre : 155mm Poids de la pièce : 3750kg Poids de l’obus : 40.6 ou 43kg Longueur du tube : 2.33m (15 calibres) Largeur 1.89m Portée maximale : 9900 à 11900m en fonction de l’obus Pointage en site : 0° à +42° Pointage en azimut 6° Cadende de tir : 10 coups par cinq minutes Equipe de pièces : nc

Canon de 155C Schneider modèle 1946

Ce canon est en fait une reprise du modèle 1917. En 1944 se posa la question du remplacement du vénérable canon modèle 1917. Ce canon vieillissait mais était toujours apprécié par ses servants ce qui explique la décision de reprendre la production pour remplacer les pièces les plus anciennes.

Impossible de reprendre la production de la pièce originale mais Schneider soucieux de rentabiliser les machines et ne pas épuiser ses capacités de production _déjà fortement sollicitées_ , elle reprend la production de la pièce en apportant un certain nombre de modifications la rendant plus légère et plus efficace.

Parmi les modifications, on trouve un bouclier plus léger, des roues plus adaptées à la traction automobile rapide et un tube plus long en l’occurence un tube de 21 calibres au lieu de 15.

Adoptée officiellement en janvier 1946, cette pièce rééquipa en priorité les régiments d’artillerie divisionnaire (R.A.D), le conflit éclatant avant que les R.A.P ne reçoivent des pièces.

Caractéristiques Techniques du canon de 155C modèle 1946

Calibre : 155mm Poids de la pièce : 3400kg Poids de l’obus : 44kg (obus explosif) Longueur du tube : 3.255m (21 calibres) Largeur 1.86m Portée maximale : 13250m  Pointage en site : 0° à +45° Pointage en azimut 10° Cadence de tir : 8 coups par cinq minutes Equipe de pièces : huit hommes

Canon de 155L De Bange modèle 1877

Canon de 155mm long De Bange modèle 1877

Canon de 155mm long De Bange modèle 1877

La défaite de 1870 et l’optique de la Revanche pousse la France à investir massivement dans son armement car tout ou presque est à reconstruire. L’une des priorités est l’artillerie et la mise au point de pièces lourdes non pas pour le tir en campagne (une grave lacune de nos armées en 1914) mais pour équiper l’artillerie de siège (attaque des fortifications ennemies) et l’artillerie de place (pour leur défense).

Le projet ouvert par le comité d’artillerie le 2 février 1874 aboutit trois ans plus tard à l’adoption du projet proposé par le capitaine De Bange qui devient donc le 155L modèle 1877, premier canon d’un système complet, le système De Bange qui comptera au final neuf canons allant du 80mm de montagne au monstrueux mortier de siège de 270mm.

En 1914, la pièce De Bange connait enfin son baptême du feu non pas pour défendre les places fortes de l’est mais pour compenser le manque de pièces d’artillerie lourde au sein de nos armées. La  pièce conçu quarante ans plus tôt à encore de beaux restes, rendant hommage à son concepteur mort peu avant le début du premier conflit mondial.

Au cours de celle qui aurait du être la «Der des ders», des pièces plus modernes vont être mises en service mais à la fin du conflit, l’ainé était encore en ligne bien qu’ayant subit des modifications avec un affût rendu plus mobile, l’utilisation d’obus plus puissants lui permettant notamment de passer en terme de portée maximale de 9800 à 11700m.

En dépit de ces efforts de modernisation, la pièce De Bange avait une portée trop limitée pour le tir de contre-batterie et une cadence de tir bien trop faible avec tout juste un coup par minute. Cela ne l’empêche pas d’être toujours en service en septembre 1939 au sein des régiments d’artillerie de position.

Il équipe ainsi sur le front Nord-Est à raison de douze régiments d’artillerie de position qui se répartissent 168 pièces.

Si les 150ème 152ème et 166ème RAP disposent de huit pièces, les 160ème et 170ème RAP disposent de dix pièces alors que le 155ème RAP dispose de douze pièces. Les 159ème 163ème et 168ème RAP disposent eux de seize pièces, les 151ème et 153ème ont eux vingt pièces alors que le 161ème RAP aligne pas moins de vingt-quatre pièces.

Sur le front des Alpes, 137 pièces de ce type sont encore en service en septembre 1939 répartis entre six RAP avec douze canons au sein du 154ème RAP, trente-trois au sein du 157ème RAP, seize au sein du 158ème RAP, douze au sein du 162ème RAP, trente-deux au sein du 164ème RAP et au sein du 167ème RAP.

Ce canon est encore en service en septembre 1948, armant toujours les régiments d’artillerie de position en ligne en dépit d’un âge canonique, une caractéristique commune à de nombreux matériels mis en service par les RAP/RAMF à tel point que les artilleurs de ces régiments se surnommèrent eux même «Les Antiquaires».

Caractéristiques Techniques du canon de 155L modèle 1877

Calibre : 155mm Poids de la pièce : 5700kg Poids de l’obus : 40 à 43kg Longueur du tube : 4.20m Largeur : 1.86m Portée maximale : 10000 à 12700m en fonction du poids de l’obus Pointage en site : 0 à +28° Pointage en azimut : 0° Cadende ce tir : un coup par minute Equipe de pièce : inconnue.

Canon de 155mm modèle 1877/14 Schneider

Canon de 155mm modèle 1877/14

Canon de 155mm modèle 1877/14

Comme nous venons de le voir, le canon de 155L De Bange était une excellente pièce balistiquement parlant. Elle vieillissait cependant et il fallait envisager son remplacement. En 1909, on lança un programme destiné à fournir à l’armée, les pièces à longue portée futures.

Ce programme qui allait donner naissance au remarquable 155 GPF (Grande Puissance Filloux) va également permettre au De Bange de connaître une deuxième carrière en associant le canon modèle 1877 avec un affût à frein et récupérateur, une technique mise au point à la fin du 19ème siècle et qui connu sa première application sur le célébrissime «75» et qui fût à l’origine de l’affaire Dreyfus.

En 1910, la firme Schneider avait présenté au gouvernement espagnol un canon de 150mm issu d’un canon de 152.4mm mis au point pour la Russie tsariste. Testé par la France, il n’est pas adopté comme tel mais son affût va être adopté pour moderniser le 155L modèle 1877 De Bange devenant le 155L modèle 1877/14 dont la production allait se révéler chaotique, la mobilisation ayant perturbé la production des usines.

Il faut ainsi attendre février 1916 pour que les premiers matériels de série sortent d’usine et avril pour que les premiers groupes arrivent sur le front d’abord au sein de l’ALT ou Artillerie Lourde à Tracteurs (treize groupes et 108 pièces) avant que l’arrivée de pièces longues comme le 155 GPF n’entraine leur transfert à l’Artillerie Lourde Hippomobile.

Au final seulement 120 exemplaires sont produits ce qui ne l’empêche d’être encore en service au début de la guerre de Pologne au sein de certains RALH en l’occurence les 112ème, 113ème, 114ème, 116ème et 117ème RALH ainsi que les 110ème et 11ème RALHC soit un total de douze groupes et 96 pièces en ligne auxquelles s’ajoutent huit pièces en service au sein des 154ème et 157ème RAP (quatre pièces chacun).

Si les canons des RAP restent en service, les RALH vont remplacer ce canon par des 155L modèle 1945.

Caractéristiques Techniques du canon de 155L modèle 1877 modifié 1914

Calibre : 155mm Poids de la pièce 7940kg Poids de l’obus : 40 à 43kg selon les modèles Longueur de la pièce : 4.20m largeur 1.56 Portée maximale : 11600 à 13600m en fonction du poids de l’obus Pointage en site : -5° à +40° Pointage en azimut : 5° Cadence de tir : 8 coups par cinq minutes Equipe de pièce : inconnue

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22-Armée de terre : armement et matériel (9)

C-Artillerie de campagne

Préambule

L’artillerie de campagne française dispose de nombreuses pièces en septembre 1939 avec un puis deux régiments dans chaque division. Chaque division de combat déployée en métropole peut ainsi compter sur le soutien de trois groupes de 12 canons de 75mm et de deux groupes de 12 canons de 155mm.

Les RAD conservent les canons de 75mm comme nous l’avons vu, les RALD mettant en oeuvre les canons de 155mm, certains régiments disposant déjà d’un groupe de 105mm équipés d’obusiers de 105C modèle 1934 ou 1935.

Quand éclate le second conflit mondial en septembre 1948, les RAD disposent de trois groupes de 75mm, de deux groupes de 105mm et d’un groupe de 155mm, les RAD mettant en oeuvre les canons de 75mm, les RALD alignant les canons de 105 et de 155mm.

Sur le plan matériel, la modernisation est notable avec des canons de 75, de 105 et de 155mm plus modernes même si les «anciens» (le 75mm modèle 1897, le 105mm modèle 1913 et les différents modèles de 155mm) font de la résistance notamment dans les RAP et les RAMF.

Canon de 75mm modèle 1897

canon de 75mm modèle 1897 équipé de pneumatiques

canon de 75mm modèle 1897 équipé de pneumatiques

Le fameux «75» est toujours en service en septembre 1939 avec plusieurs milliers de pièces, certaines disposant encore des roues en bois d’origine alors que d’autres avaient reçut un train de roulement pneumatique pour être remorqués par des véhicules motorisés.

Véritable couteau suisse de l’artillerie, il va être utilisé comme canon antiaérien durant le premier conflit mondial et bien après la fin de la «Der des der», comme pièce de char, comme canon de forteresse sans parler de son utilisation comme pièce de marine.

Dans le domaine de l’artillerie de campagne, le canon de 75mm modèle 1897 équipe des régiments d’artillerie divisionnaire à raison de trois groupes à trois batteries de quatre pièces soit un total de 36 pièces.

Le modèle 1897 équipe également les régiments d’artillerie mobile de forteresse (RAMF) avec au plus fort de la mobilisation, un total de 240 canons (24 en version hippomobile et 216 sur pneumatiques) et les régiments d’artillerie de position (RAP) avec un total de 268 canons.

A partir du printemps 1941, les canons de 75mm modèle 1897 des RAD commencent à être remplacés par les TAZ modèle 1939, les divisions d’active étant totalement rééquipées en septembre 1944.

C’est au tour des RAMF/RAP qui vont remplacer progressivement leurs vénérables «75» par des pièces plus modernes, les derniers modèle 1897 étant remplacés au printemps 1948 à l’exception des 161ème, 162ème et 167ème RAP.

Les pièces en meilleur état sont cependant stockées pour équiper les régiments d’artillerie mobilisés en août 1948 en attendant que des pièces modernes sortent d’usine. En effet, en septembre 1948, seuls un tiers des RAD de mobilisation sont équipés de TAZ modèle 1939.

A noter que les RAA (Régiments d’Artillerie d’Afrique) déployés en Afrique du Nord restent équipés de canons de 75mm modèle 1897 montés sur pneumatiques.

Caractéristiques du canon de 75mm modèle 1897

Calibre : 75mm Longueur de la pièce : 2.720m Poids : en ordre de route 1970kg en batterie 1140kg Poids de l’obus 6.195kg  Cadence de tir : 20 coups/minute Portée 11100m Pointage en site : -11° à +18° Pointage en direction : 6° Vitesse initiale de l’obus 575 m/s Equipe de pièce : 7 hommes

Canon de 75mm TAZ modèle 1939

Canon de 75mm TAZ modèle 1939

Canon de 75mm TAZ modèle 1939

A la fin des années trente, l’armée de terre envisagea l’acquisition d’une nouvelle pièce de 75mm pour remplacer le vénérable, l’historique «75».

Elle mit au point le canon de 75mm TAZ modèle 1939, TAZ signifiant «Tous Azimut» ce qui signifie que la pièce peut pointer à 360° ce qui est une qualité indéniable pour la lutte antichar où il faut passer rapidement d’une cible à une autre.

Les premières pièces sortent d’usine en avril 1940 et intensivement testées durant le printemps et l’été à la fois pour le tir antipersonnel et pour le tir antichar.

La production en série commence à l’automne 1940 et au printemps 1941, les premières pièces commencent à remplacer les canons de 75mm au sein des DLM et des DC qui conservent des pièces tractées en plus des canons d’assaut.

Ils remplacent ensuite les canons de 75mm modèle 1897 au sein des RAD des DI, des DIM, des DIC et des DINA à raison de trois groupes à trois batteries de quatre pièces soit un total 36 pièces par régiment.
En juillet 1948, on trouve un total de  2860 canons de 75mm TAZ modèle 1939 répartis entre les Régiments d’Artillerie Divisionnaire (960 exemplaires), les Régiments d’Artillerie Coloniale (528 exemplaires), les Régiments d’Artillerie Nord-Africain (372 exemplaires), les Régiments Légers d’Artillerie (216 exemplaires), les Régiments d’Artillerie Tractée Tout-Terrain (240 exemplaires), les Régiments d’Artillerie Mobile de Forteresse (288 exemplaires) et les Régiments d’Artillerie de Position (256 exemplaires).

Caractéristiques techniques du canon de 75mm TAZ modèle 1939

Calibre : 75mm Longueur du canon 2.995m Poids  en batterie 2000kg Poids de l’obus : 7.250kg Cadence de tir : 20 coups/minute Portée : 12500m Pointage en site : -11° à +25° Pointage en azimut sur 15° Vitesse initiale de l’obus : 700 m/s Equipe de pièce : sept hommes

Canon de montagne de 75mm modèle 1919 et 1928

Ces canons _quasiment identiques_ ont été mis au point pour remplacer le canon de 65mm modèle 1909. Comme toute pièce de montagne qui se respecte, elle peut être fractionnable en sept fardeaux.

Équipant les RAM, ils vont être progressivement remplacés par l’obusier de montagne de 75mm modèle 1942 même si les pièces étaient religieusement stockées au cas où.

Caractéristiques Techniques des canons de montagne de 75mm modèle 1919 et 1928

Calibre : 75mm Poids : du canon au combat 660kg en version transport 721kg de l’obus 6.33kg Elevation en site : -10° à +40° Portée maximale : 9025m

Obusier de montagne de 75mm modèle 1942

Quand éclate la guerre de Pologne, les régiments d’artillerie de montagne disposent de différentes pièces comme le 75mm de montagne modèle 1919 ou 1928. La priorité donnée aux régiments d’artillerie de campagne bloque tout processus de remplacement jusqu’au printemps 1942 quand la firme Saint Chamond propose un obusier de montagne de 75mm modèle 1942.

Léger et maniable (il peut être tracté par quatre hommes à l’aide de sangles spéciales), il est démontable en six fardeaux pour faciliter son transport à dos de mulet.

Deux prototypes effectuent plusieurs écoles à feux dans les Alpes à l’été 1942. Les essais sont concluants et moins quelques modifications de détails, le canon de Saint Chamond est adopté sous le nom d’obusier de montagne modèle 1942.

Il va équiper d’ici à septembre 1948, quatre régiments d’artillerie de montagne disposant de trois groupes à deux batteries de quatre obusiers de 75mm soit un total de 24 obusiers par RAM auxquels doivent être ajouté un groupe du 56èmeRAD, celui équipant la 31ème DIAlp de Montpelier ce qui porte le nom de canons en ligne à 108 pièces.

A noter que ce canon va également équipé la version d’appui rapprochée de l’AM modèle 40P et va très vite intéresser l’infanterie de l’air après ses premiers combats contre les Fallschirmjäger allemands.

Caractéristiques Techniques de l’obusier de montagne de 75mm modèle 1942

Calibre : 75mm Longueur de la pièce 1.32m longueur du canon 1.19m Poids complet : 587,900kg Poids du projectile : 6.241kg Pointage en site : -5° à +50° Pointage en azimut sur 8° Portée maximale 8925m

Canon de 90mm De Bange modèle 1877

Quatre de ces vieux canons sont mobilisés en septembre 1939 au sein du 170ème Régiment d’Artillerie de Position plus précisément au sein du 2ème groupe affecté au Secteur Fortifié du Jura.

A la démobilisation, ce groupe est dissous et les vénérables canons sont feraillés, leur usure et leur obsolescence rendant peu profitable un futur réarmement sans parler d’un stock de munitions très réduit.

Caractéristiques Techniques du canon de 90mm De Bange modèle 1877

Calibre : 90mm Poids (canon) 1400kg (obus) 12kg Portée maximale 9800m Cadence de tir : un coup/minute Champ de tir vertical : -10°/+24°

22-Armée de terre : armement et matériel (1)

22)° Armée de terre : l’armement et le matériel

Préambule

Dans cette partie, je vais donner un peu plus de chair à ma description de l’armée de terre en abordant non plus les structures et les unités mais l’armement et l’équipement de nos soldats qui en 1948 n’à rien à envier à son adversaire allemand. Mieux même, il le surpasse dans certains domaines comme les Fritz ne tarderont pas à s’en rendre  compte.

Je vais d’abord aborder l’armement de la «reine des batailles», l’infanterie sur laquelle porte l’effort principal de la bataille. Comme le dira un lieutenant anonyme excédé par les prétentions des unités de l’Arme Blindée-Cavalerie «C’est bien beau les chars mais après pour occuper le terrain ils auront besoin de nous !».

Sur le plan de l’armement, l’une des évolutions majeures est un changement de calibre. Le 8mm apparu à la fin du 19ème siècle avec le fusil Lebel disparaît au profit du 7.5mm inspiré de la cartouche allemande de 7.92mm.

Du moins en métropole, dans l’Empire où le besoin d’une cartouche moderne se fait moins sentir, le 8mm est encore assez présent.

Ce changement de calibre s’explique par l’inadaptation de la cartouche à bourellet pour le tir automatique, le lamentable Chauchat étant encore dans toutes les mémoires……. .

Le nouveau fusil standard de l'armée de terre, le MAS 36

Le nouveau fusil standard de l’armée de terre, le MAS 36

Qui dit changement de calibre dit nouvelles armes. Le MAS 36 de 7.5mm devient le fusil standard de l’infanterie française, étant également décliné en une version à crosse repliable pour l’infanterie de l’air, une version courte (équivalent d’un mousqueton utile pour la cavalerie et l’artillerie), en version tireur de précision.

Le MAS modèle 1940 est un fusil semi-automatique qui n'à rien à envier au Garand américain

Le MAS modèle 1940 est un fusil semi-automatique qui n’à rien à envier au Garand américain

On trouve également un fusil semi-automatique, le MAS-40 avec un chargeur à dix coups et le MAS 44 avec un chargeur à vingt-cinq coups, l’ancêtre du fusil d’assaut.

Ces deux armes furent d’abord réservées aux dragons portés des DLM et chasseurs portés des DC avant d’équiper les meilleures divisions d’infanterie recevant ultérieurement le MAS 40 qui aurait totalement remplacé le MAS 36 sans le déclenchement de la guerre qui comme partout à bouleversé bien des plannings.

Pour ce qui est des armes de poings _pistolets et pistolets mitrailleurs_, le 8mm cède la place au 7.65mm mais il est rapidement concurrencé par un calibre jugé meilleur en l’occurence le 9mm qui équipe pistolets et pistolets mitrailleurs. On trouve également du 11.43mm pour les mitraillettes Thompson livrées par les Etats-Unis au printemps 1940.

Mitrailleuse Hotchkiss modèle 1914

Mitrailleuse Hotchkiss modèle 1914

Les armes automatiques lourdes type fusil-mitrailleur et mitrailleuses utilisent principalement le 7.5mm mais on trouve encore du 8mm pour les inusables Hotchkiss modèle 1914 présentes dans l’Empire et du 13.2mm utilisées pour l’armement de certains ouvrages de la ligne Maginot et certains véhicules, le 9mm pour la mitrailleuse MAC 37 n’ayant pas été produite, l’arme étant restée à l’état de prototype.

Pour ce qui est des armes plus lourdes, on trouve des canons antichars de 25 et de 47mm. Si le premier canon est de moins en moins apte à détruire les chars allemands, il fait plus que bonne figure face aux chars italiens et même japonais.

Il y à bien entendu le canon antichar de 75mm TAZ modèle 1939 mais ce dernier appartient à l’artillerie tout comme un canon antichar de 90mm _adaptation du canon antiaérien modèle 1939_ connait une production limitée.

On trouve également des armes singulières comme plusieurs modèles de fusils antichars, des PIAT ainsi qu’un lance-fusée Brandt de 50mm et une série de grenades antichars Brandt qui allaient déboucher sur une toute autre arme une fois le conflit déclenché.

Pour ce qui est des mortiers, les mortiers de 60mm sont toujours là mais le 81mm à cédé la place au moins en Métropole à une arme nettement plus redoutable de 120mm soit une puissance de feu supplémentaire pour l’infanterie française. Seule l’infanterie soviétique avec son mortier de 120mm modèle 1938 pour supporter la comparaison.

Après l’infanterie, nous nous intéresseront au cas de l’artillerie qui à connu entre 1940 et 1948 une modernisation spectaculaire.

Certes des pièces antiques sont encore présents (notamment dans les colonies et au sein des RAP/RAMF) mais l’artillerie de campagne aligne des pièces modernes de 75mm (le TAZ modèle 1939 plus ses cousins de l’artillerie légère et de montagne), de 105mm (obusiers modèle 1934S et modèle 1935B, canons de 105mm modèle 1936S et modèle 1941T) ou de 155mm (Schneider modèle 1946, GPF et GPFT). On trouve également des canons d’assaut et des canons automoteurs pour accompagner au plus près les chars.

Pour l’artillerie lourde, la situation est plus contrastée mais les canons de 194, 220 et 280mm restent malgré leur âge redoutable tout comme les pièces d’artillerie sur voie ferrée appelées à appuyer la Ligne Maginot en attendant de matraquer la ligne Siegfried.

Nous aborderons la question des uniformes. Si les chasseurs alpins et à pieds restent en bleu nuit, les autres unités adoptent au milieu des années trente le kaki moins voyant que le bleu horizon.

Quand à la silhouette du soldat, elle ressemble fortement à celle de son ainé de 14-18 jusqu’à l’arrivée du général Villeneuve à la tête de l’armée qui souhaite une armée jeune et sportive.

C’est ainsi que progressivement, l’équipement individuel du soldat va être allégé. Les dragons et les chasseurs portés sont ainsi en pointe dans ce domaine et par capillarité, les nouveaux équipements, de nouvelles «modes» vont irriguer l’armée de terre.

Une nouvelle tenue apparaît en 1947 mais est loin d’avoir remplacé la tenue modèle 1935. Cette nouvelle tenue garde le pantalon bouffant ou pantalon de golfe mais la veste est repensée et les bandes molletières sont remplacées par l’ensemble chaussures montantes (comparables à nos actuelles chaussures de randonnée) et guêtres en cuir. Un ceinturon d’un nouveau type et un sac mieux pensé complète le tout. Le béret remplace dans toutes les unités le calot comme coiffure standard.

En ce qui concerne les véhicules, l’évolution entre la guerre de Pologne et le début du second conflit mondial est spectaculaire.

Quand la guerre de Pologne éclate en septembre 1939, les chars et véhicules blindés français sont repartis grosso modo en deux catégories : les véhicules de cavalerie généralement rapides pour la percée et les missions traditionnelles de la cavalerie et les chars d’accompagnement de l’infanterie lents et bien protégés, censés accompagnés au plus près les fantassins.

Cette répartition simpliste va être bouleversée par la «révolution villeneuvienne» qui renoue avec les mannes du général Estienne en adoptant une attitude résolument offensive, symbolisée par une motorisation à outrance et par les fameux Corps d’Armée Cuirassés, placé sous les ordres directs du CEMAT et censé être les poings blindés pour percer le front et aboutir avec le soutien des Corps de Cavalerie et des groupes d’armées à la percée décisive tant cherchée et tant souhaitée durant le premier conflit mondial.

Un bon char est un savant compromis _compromis souvent imparfait_ entre vitesse, protection et armement. Le second paramètre était souvent mis en avant pour les chars d’infanterie alors que les automitrailleuses de combat de la cavalerie devaient être surtout rapides. On assiste à un rapprochement de ces trois facteurs dans les différentes catégories qu’il s’agisse des chars de bataille, des chars de combat et des chars légers ou chars d’accompagnement.

En septembre 1939, les chars/automitrailleuses de combat français sont globalement supérieurs à ceux alignés par l’Allemagne. En effet, les chars français étaient généralement plus rapides, mieux protégés et mieux armés.

Si le Renault R-35 était bien plus lent qu’un Panzer I ou II, il était nettement mieux protégé et nettement mieux armé (canon de 37mm face à deux mitrailleuses de 7.92mm ou un canon de 20mm et une mitrailleuse de 7.92mm).

L'Automitrailleuse de Combat (AMC) modèle 1935S dit Somua S-35

L’Automitrailleuse de Combat (AMC) modèle 1935S dit Somua S-35

Le Somua S-35 était aussi rapide, mieux protégé et mieux armé que le Panzer III. Seul le Panzer IV était mieux armé que les chars légers et médians français mais son canon de 75mm court était plus adapté à l’appui de l’infanterie et de plus il était disponible en faible nombre.

Le B1bis lui était insurpassable, son blindage le mettait l’abri de la plupart des canons allemands (à l’exception du 88mm) et son armement mixte (canon de 47 en tourelle et de 75mm en casemate) lui donnait une puissance de feu sans équivalent.

Tout n’était cependant pas rose dans le domaine des chars/automitrailleuses de combat. Plusieurs carences auraient pu avoir des conséquences dramatiques si les allemands avaient attaqué à l’ouest qu’il s’agisse de la configuration monoplace de la tourelle (chars légers biplaces ou chars moyens triplaces) ce qui obligeait le chef de char à être pointeur et tireur en même temps, d’un canon de 37mm SA18 dépassé (il équipait notamment le R-35 et le FCM-36) et de l’absence de radio qui empêchait les unités de chars à pouvoir manoeuvrer rapidement et exploiter la moindre opportunité.

Fort heureusement, les huit années de paix armée vont permettre de résoudre ces carences même si seule l’expérience du feu pouvait valider ou pas les modifications effectuées.

Sur le plan des modèles de véhicules, un grand nombre d’entre-eux en service en septembre 1939 sont encore en service en septembre 1948.

Si les Renault FT, D-2 et les B1bis ont tous été retirés du service (ou peu s’en faut pour le FT qui assurent quelques missions secondaires notamment la défense des aérodromes), on trouve encore des Renault R-35, des Hotchkiss H-39 (neufs ou H-35 modifiés), des Somua S-35, des FCM-36.

De nouveaux modèles sont également mis en service qu’il s’agisse de dérivés de véhicules existants comme le Renault R-40 dérivé du R-35, le FCM-42 issu du FCM-36 ou le Somua S-40 dérivé du S-35 ou de véhicules de conception nouvelle comme l’ARL-44 remplaçant des B1bis ou le Renault G1 qui va remplacer les Hotchkiss H-39 au sein des DC.

Le Somua S-45 en dépit d’une dénomination qui laisserai apparaître un lien de parenté avec le S-35 et le S-40 est un char différent, l’équivalent du G1 pour les DLM. Il est mis en service en février 1945 et en septembre 1948 équipe cinq des huit DLM.

On trouve également l’AMX-42 et l’AMX-44, derniers nés de la famille des chars légers qui allaient devoir se concentrer sur les missions de reconnaissance faute de pouvoir réellement peser dans un combat de char à char. A l’autre bout du spectre, on trouve une poignée de chars de forteresse FCM F1 qui remplacent les antédiluviens FCM-2C issus du premier conflit mondial.

Les chars (automitrailleuses de combat pour la cavalerie) ne sont pas les seuls véhicules en service, on trouve également des canons d’assaut type Somua SAu40 ou ARL V-39, des automitrailleuses de reconnaissance AMR-33 et 35, des automitrailleuses de reconnaissance à roues AMD-178 et AM modèle 1940 P.

Parallèlement, aux véhicules de combat, les DC et les DLM vont disposer de véhicules spécialisés qu’il s’agisse de dérivés de chars et de véhicules de combat ou d’engins spécialement conçus pour le soutien notamment logistique. Dans cette catégorie figurent également les transports destinés aux armes lourdes et aux fantassins, les dragons et les chasseurs portés notamment.

On trouve par exemple des chars de commandement, de tout type. Ils sont soient dépourvus de canon ou alors pourvu d’une radio si encombrante (technologie de l’époque) que la dotation en munitions est généralement réduite de 10%.

Les véhicules de dépannage sont généralement des chars de première série auxquels on à enlevé la tourelle pour le remplacer par une petite superstructure avec des moyens de levage et de remorquage.

Dans cette catégorie, nous trouvons également des véhicules de liaison, des véhicules chenillés comme les AMR-33 présentées plus haut ou des véhicules à roues comme la Panhard 178L (Liaison) qui sera ultérieurement complété par des Daimler Dingo livrés par la Grande-Bretagne.

Pour ce qui est du transport de troupes, on trouve des véhicules toutes roues motrices (hélas non blindés) et vrai nouveauté, des chenillés spécialement conçus pour le transport d’hommes en armes, les Lorraine 39L et les Renault DAJ-1.

Nous enchaineront ensuite par l’ordre de bataille de l’armée de terre en septembre 1948 avec en métropole, trois groupes d’armées, un détachement sur les Pyrénées, deux CAC, trois Corps de Cavalerie et une DLM indépendante. Quand aux troupes déployées dans l’Empire, elles sont nettement plus nombreuses, mieux entrainées et mieux armées.

Enfin, la dernière partie sera consacrée aux plans de défense et d’attaque mis au point par le généralissime Villeneuve qui reprend à son compte la manoeuvre Dyle-Breda imaginée par son prédécesseur tout en ayant mis au point des plans offensifs contre l’Allemagne avec une attaque par la Belgique, le Luxembourg, par le Rhin….. .

Une hypothèse suisse est envisagée tout comme des plans pour contre l’Italie par une attaque dans les Alpes voir par une opération amphibie en Sardaigne et en Sicile voir directement contre la Péninsule.

Les autres fronts ne sont pas oubliés. Face à l’Espagne, il est prévu une posture de défense ferme avec les bataillons de chasseurs pyrénéens chargés de tenir les cols appuyés par la 31ème DIAlp de Montpelier.
En cas d’agression espagnole, les troupes stationnées au Maroc ont pour mission d’occuper le Maroc espagnol. Sur le front Tunisien, il est prévu une défense ferme mais une conquête de l’ASI n’est pas exclue pour sécuriser le flanc sud du dispositif allié et servir de base opérationnelle pour une poussée dans les Balkans.

En Scandinavie et dans les Balkans, des interventions en soutien des gouvernements légitimes sont possibles et planifiées.

Quand à l’Asie du Sud-Est, c’est la défensive qui prévaut, une défense ferme pour rendre le plus indigeste possible une probable offensive japonaise en direction des colonies européennes du Sud-Est asiatique pour s’y emparer des ressources naturelles.

21-Armée de terre (57)

Régiments d’Artillerie de Région Fortifiée/Mobile de Forteresse

-23ème régiment d’artillerie mobile de forteresse

-39ème régiment d’artillerie de région fortifiée de Metz

-46ème régiment d’artillerie de région fortifiée de Thionville

-59ème régiment d’artillerie de région fortifiée de Sarrebourg

-60ème régiment d’artillerie mobile de forteresse

-Le 69ème régiment d’artillerie mobile de forteresse

-Le 99ème régiment d’artillerie mobile de forteresse hippomobile

Régiments d’Artillerie de Position

-151ème régiment d’artillerie de position

-154ème régiment d’artillerie de position

-155ème régiment d’artillerie de position

-156ème régiment d’artillerie de position

-157ème régiment d’artillerie de position

-159ème régiment d’artillerie de position

-160ème régiment d’artillerie de position

-161ème régiment d’artillerie de position

-163ème régiment d’artillerie de position

-164ème régiment d’artillerie de position

-166ème régiment d’artillerie de position

-168ème régiment d’artillerie de position

-170ème régiment d’artillerie de position

Régiments non endivisionnés

– 6ème régiment d’artillerie nord-africain de Lyon

-10ème régiment d’artillerie coloniale tractée tout-terrain de Rueil

– 11ème régiment d’artillerie lourde coloniale hippomobile de Lorient

Réserve générale

Comme leur nom l’indique, ces régiments sont placés en réserve pour renforcer les unités en cas de besoin. Rapidement des régiments sont rattachés aux corps d’armée. Une fois la guerre de Pologne terminée et la démobilisation achevée, les régiments existants et quelques régiments de mobilisation sont maintenus.

-2ème régiment d’artillerie de montagne de Grenoble

-17ème régiment d’artillerie légère de Sedan

-34ème régiment d’artillerie légère de Rouen

-36ème régiment d’artillerie légère d’Issoire

-43ème régiment d’artillerie légère de Caen

-103ème régiment d’artillerie lourde tractée de Rouen

-107ème  régiment d’artillerie lourde tractée de Belfort

-108ème  régiment d’artillerie lourde tractée de Dijon

-180ème régiment d’artillerie lourde tractée maintenu après démobilisation.

-182ème  régiment d’artillerie lourde tractée de Commercy

-183ème régiment d’artillerie lourde tractée

-184ème  régiment d’artillerie lourde tractée de Valence

-185ème régiment d’artillerie lourde tractée

-188ème  régiment d’artillerie lourde tractée de Belfort

-190ème régiment d’artillerie lourde tractée

-192ème régiment d’artillerie lourde tractée

-196ème  régiment d’artillerie lourde tractée de Bordeaux

-197ème régiment d’artillerie lourde tractée

-172ème régiment d’artillerie lourde à grande puissance

-105ème régiment d’artillerie lourde hippomobile de Bourges

-106ème régiment d’artillerie lourde hippomobile du Mans

-109ème régiment d’artillerie lourde hippomobile de Châteaudun

-112ème régiment d’artillerie lourde hippomobile de Limoges

-113ème régiment d’artillerie lourde hippomobile de Nimes

-115ème régiment d’artillerie lourde hippomobile de Castres

-117ème régiment d’artillerie lourde hippomobile de Toulouse

-355ème régiment d’artillerie lourde portée de Nantes

-363ème  régiment d’artillerie lourde portée de Draguignan

-364ème régiment d’artillerie lourde coloniale portée

-370ème régiment d’artillerie lourde sur voie ferrée : régiment de service sans aucun canons

-371ème  régiment d’artillerie lourde sur voie ferrée

-372ème régiment d’artillerie lourde sur voie ferrée de Châlons sur Marne

Régiments antiaériens

-401ème régiment d’artillerie de défense contre-avions (401ème RADCA) intégré à la 31ème brigade de défense contre-avions.

-402ème régiment d’artillerie de défense contre-avions (402ème RADCA) intégré à la 32ème brigade de défense contre-avions

-403ème régiment d’artillerie de défense contre-avions (403ème RADCA) intégré à la 32ème brigade de défense contre-avions

-404ème régiment d’artillerie de défense contre-avions (404me RADCA) intégré à la 31ème brigade de défense contre-avions.

-405ème régiment d’artillerie de défense contre-avions (405ème RADCA) intégré à la 32ème brigade de défense contre-avions

-406ème régiment d’artillerie de défense contre-avions (406ème RADCA) intégré à la 31ème brigade de défense contre-avions.

21-Armée de terre (53)

Régiments d’Artillerie de Région Fortifiée/Mobile de Forteresse

-Le 23ème régiment d’artillerie mobile de forteresse est mis sur pied par le CMA 46 de Metz et affecté au Secteur Fortifié du Boulay

-39ème régiment d’artillerie de région fortifiée de Metz

-46ème régiment d’artillerie de région fortifiée de Thionville

-49ème régiment d’artillerie mobile de forteresse (RAMF) est mis sur pied par le CMA 40 de Neufchâteau et affecté au Secteur Fortifié de Sarre.

-59ème régiment d’artillerie de région fortifiée de Sarrebourg affecté au SF de Rorbach

-Le 60ème régiment d’artillerie mobile de forteresse est mis sur pied par le CMA 220 de Sarrebourg et affecté au 43ème Corps d’Armée de Forteresse

-Le 69ème RARF/RAMF est mis sur pied par le CMA 220 de Sarrebourg et affecté au Secteur fortifié d’Haguenau

-Le 70ème régiment d’artillerie mobile de forteresse est mis sur pied par le CMA 206 de Thionville et affecté au SF de Thionville

-Le 99ème régiment d’artillerie mobile de forteresse hippomobile est mis sur pied par le CMA 2 de Sedan et affecté au SF de Montmedy

Régiments d’Artillerie de Position

-150ème régiment d’artillerie de position mis sur pied par le CMA 220 de Sarrebourg et affecté au Secteur Fortifié de Rorbach

-151ème régiment d’artillerie de position est affecté au Secteur Fortifié de Thionville

-152ème régiment d’artillerie de position mis sur pied par le CMA 206 de Thionville et affecté au 42ème Corps d’Armée de Forteresse.

-153ème régiment d’artillerie de position mis sur pied par le CMA 46 de Metz et affecté au Secteur Fortifié de Boulay.

-154ème régiment d’artillerie de position de Grenoble

-155ème régiment d’artillerie de position d’Haguenau est affecté au Secteur Fortifié du Bas-Rhin

-156ème régiment d’artillerie de position est mis sur pied par le CMA 220 de Sarrebourg et affecté au Secteur Fortifié de Haguenau.

-157ème régiment d’artillerie de position de Nice et affecté au Secteur Fortifié des Alpes Maritimes

-158ème régiment d’artillerie de position est mis sur pied par le CMA 215 de Saint Laurent du Var et affecté au Secteur Fortifié des Alpes Maritimes

-159ème régiment d’artillerie de position est mis sur pied par le CMA 327 de Belfort et affecté à la 105ème DIF (un groupe), le 45ème CAF (deux groupes) et le SF de Montbeliard (deux groupes)

-160ème régiment d’artillerie de position est mis sur pied par le CMA 306 de Verdun et affecté à la 102ème DIF

-161ème régiment d’artillerie de position est mis sur pied par le CMA 1 de Douai et affecté au SF Escaut, à la 101ème DIF et au SD Flandres

-162ème régiment d’artillerie de position est mis sur pied par le CMA 214 de Grenoble et affecté au Secteur Fortifié du Dauphiné

-163ème régiment d’artillerie de position de Metz affecté au Secteur Fortifié de Faulquemont

-164ème régiment d’artillerie de position est mis sur pied par le CMA 214 de Grenoble et affecté au SF de Savoie sauf la 1ère batterie affecté au SF du Rhône.

-166ème régiment d’artillerie de position de Morhange affecté au Secteur Défensif de la Sarre

-167ème régiment d’artillerie de position est mis sur pied par le CMA 215 de Saint Laurent du Var et affecté au Secteur Fortifié des Alpes Maritimes.

-168ème régiment d’artillerie de position est mis sur pied par le CMA 220 de Sarrebourg et affecté au 43ème CAF

-169ème régiment d’artillerie de position est mis sur pied par le CMA 2 de Sedan et affecté au Secteur Fortifié de Montmedy

-170ème régiment d’artillerie de position est mis sur pied par le CMA 27 de Chaumont et affecté à la 104ème DIF et au 45ème CAF

-312ème  régiment d’artillerie de position mis sur pied par le CMA 29 d’Angoulême et affecté à la 103ème DIF

-388ème régiment d’artillerie de position de Tunisie est affecté au Front Sud de Tunisie

-391ème régiment d’artillerie tractée affectée à la 102ème DIF

21-Armée de terre (3)

Évolution générale de l’armement et des équipements

Le fusil Manufacture d'Armes de Saint-Etienne modèle 1936 dit MAS 36, fusil standard de l'armée de terre en 1948

Le fusil Manufacture d’Armes de Saint-Étienne modèle 1936 dit MAS 36, fusil standard de l’armée de terre en 1948

L’une des évolutions majeures est un changement de calibre. Le 8mm apparu à la fin du 19ème siècle avec le fusil Lebel disparaît au profit du 7.5mm inspiré de la cartouche allemande de 7.92mm. Du moins en Métropole, dans l’Empire où le besoin d’une cartouche moderne se fait moins sentir, le 8mm est encore assez présent.

Pour ce qui est des armes de poings _pistolets et pistolets mitrailleurs_, le 8mm cède la place au 7.65mm. Le 9mm est présent de façon marginale pour équiper certains pistolets mitrailleurs de prise ou certaines armes héritées du premier conflit mondial. On trouve également du 11.43mm pour les mitraillettes Thompson livrées par les Etats-Unis au printemps 1940.

Le fusil mitrailleur Manufacture d'Armes de Chatellerault modèle 1924 modifié 29 dit FM modèle 1924/29

Le fusil mitrailleur Manufacture d’Armes de Châtellerault (MAC) modèle 1924 modifié 29 dit FM modèle 1924/29

Les armes automatiques lourdes type fusil-mitrailleur et mitrailleuses utilisent principalement le 7.5mm mais on trouve encore du 8mm pour les inusables Hotchkiss modèle 1914 présentes dans l’Empire et le 13.2mm utilisées pour l’armement de certains ouvrages de la ligne Maginot et de certains véhicules.

Les canons antichars sont de trois calibres : 25, 47 et 75mm. Si le premier semble largement dépassé face aux chars allemands les plus lourds, de nouvelles munitions lui donnent un punch bienvenue face aux blindés légers qu’il pourrait rencontrer. Le 47mm reste encore redoutable et ne parlons pas du 75mm TAZ modèle 1939, une pièce que la Panzerwafe allait apprendre à redouter.

A noter qu’un projet de canon antichar de 90mm inspiré du canon de 90mm modèle 1939 fût étudié mais ne se concrétisa pas totalement . Toutefois les essais furent suffisamment poussés pour que la production en grande série soit rapidement lancée si le besoin s’en faisait sentir.
On trouve également des armes singulières comme des fusils antichars qui n’allaient pas tarder à être utilisés pour un tout autre usage que celui d’origine, un lance-fusée Brandt de 50mm et des grenades à fusils du même constructeur.

Pour ce qui est des mortiers, les mortiers de 60mm sont toujours là mais le 81mm à cédé la place à une arme nettement plus redoutable de 120mm soit une puissance de feu supplémentaire pour l’infanterie française.

Pour ce qui est de la défense antiaérienne, on trouve deux canons de moyen calibre, le Hotchkiss modèle 1939-40 de 25mm et le Schneider modèle 1941, certaines pièces étant tractées mais d’autres étaient montées sur camions, sur semi-chenillées voir même sur des châssis de chars déclassés.

L’artillerie de campagne connait également une profonde modernisation avec l’arrivée de nouveaux canons comme le canon de 75mm TAZ (Tous Azimut) modèle 1939  utilisable aussi bien pour le tir sol-sol que pour le tir antichar ou encore le canon de 155mm court Schneider modèle 1946, une variante remise au goût du jour du modèle 1917. De nombreuses pièces anciennes restent en service notamment dans les RAMF et les RAP chargés de soutenir les ouvrages de la ligne Maginot.

Pour ce qui est de l’ALVF (Artillerie Lourde sur Voie Ferrée), aucune pièce moderne n’est mise en service, seules les pièces les moins usées du premier conflit mondial sont maintenues en service au cas où il aurait fallut percer la ligne Siegfried ou les fortifications alpines défendant l’Italie.

Évolution générale des véhicules

char léger modèle 1935R dit Renault R-35

char léger modèle 1935R dit Renault R-35

Quand la guerre de Pologne éclate en septembre 1939, les chars et véhicules blindés français sont repartis grosso modo en deux catégories : les véhicules de cavalerie généralement rapides pour la percée et les missions traditionnelles de la cavalerie et les chars d’accompagnement de l’infanterie lents et bien protégés, censés accompagnés au plus près les fantassins.

Cette répartition simpliste va être bouleversée par la «révolution villeneuvienne» qui renoue avec les mannes du général Estienne en adoptant une attitude résolument offensive, symbolisée par une motorisation à outrance et par les fameux Corps d’Armée Cuirassés, placé sous les ordres directs du CEMAT et censé être les poings blindés pour percer le front et aboutir avec le soutien des groupes d’armées à la percée décisive tant cherchée et tant souhaitée durant le premier conflit mondial.

Un bon char est un savant compromis _compromis souvent imparfait_ entre vitesse, protection et armement. Le second paramètre était souvent mis en avant pour les chars d’infanterie alors que les automitrailleuses de combat de la cavalerie devaient être surtout rapides. On assiste à un rapprochement de ces trois facteurs dans les différentes catégories qu’il s’agisse des chars de bataille, des chars de combat et des chars légers ou chars d’accompagnement.

Quand éclate la guerre de Pologne le 1er septembre 1939, les chars/automitrailleuses de combat français sont globalement supérieurs à ceux alignés par l’Allemagne. En effet, les chars français étaient généralement plus rapides, mieux protégés et mieux armés.

Si le Renault R-35 était bien plus lent qu’un Panzer I ou II, il était nettement mieux protégé et nettement mieux armé. Le Somua S-35 était aussi rapide, mieux protégé et mieux armé que le Panzer III. Seul le Panzer IV était mieux armé que les chars légers et médians français mais son canon de 75mm court était plus adapté à l’appui de l’infanterie et de plus il était disponible en faible nombre.

L'Automitrailleuse de Combat (AMC) modèle 1935S dit Somua S-35

L’Automitrailleuse de Combat (AMC) modèle 1935S dit Somua S-35

Le B1bis lui était insurpassable, son blindage le mettait l’abri de la plupart des canons allemands (à l’exception du 88mm) et son armement mixte (canon de 47 en tourelle et de 75mm en casemate) lui donnait une puissance de feu sans équivalent.

Tout n’était cependant pas rose dans le domaine des chars/automitrailleuses de combat. Plusieurs carences auraient pu avoir des conséquences dramatiques si les allemands avaient attaqué à l’ouest qu’il s’agisse de la configuration monoplace de la tourelle (chars légers biplaces ou chars moyens triplaces) ce qui obligeait le chef de char à être pointeur et tireur en même temps, d’un canon de 37mm SA18 dépassé (il équipait notamment le R-35 et le FCM-36) et de l’absence de radio qui empêchait les unités de chars à pouvoir manoeuvrer rapidement et exploiter la moindre opportunité.

Fort heureusement, les huit années de paix armée vont permettre de résoudre ces carences même si seule l’expérience du feu pouvait valider ou pas les modifications effectuées.

Sur le plan des modèles de véhicules, un grand nombre d’entre-eux en service en septembre 1939 sont encore en service en septembre 1948.

Si les Renault FT, D-2 et les B1bis ont tous été retirés du service (ou peu s’en faut pour le FT qui assure quelques missions secondaires), on trouve encore des Renault R-35, des Hotchkiss H-39 (neufs ou H-35 modifiés), des Somua S-35, des FCM-36.

De nouveaux modèles sont également mis en service qu’il s’agisse de dérivés de véhicules existants comme le Renault R-40 dérivé du R-35, le FCM-42 issu du FCM-36 ou le Somua S-40 dérivé du S-35 ou de véhicules de conception nouvelle comme l’ARL-44 remplaçant des B1bis ou le Renault G1 qui va remplacer les Hotchkiss H-39 au sein des DC.

Le Somua S-45 en dépit d’une dénomination qui laisserai apparaître un lien de parenté avec le S-35 et le S-40 est un char différent, l’équivalent du G1 pour les DLM. Il est mis en service en juin 1946 et en septembre 1948 équipe cinq des huit DLM.

On trouve également l’AMX-42 et l’AMX-44, derniers nés de la famille des chars légers qui allaient devoir se concenter sur les missions de reconnaissance faute de pouvoir réellement peser dans un combat de char à char. A l’autre bout du spectre, on trouve une poignée de chars de forteresse FCM F1 qui remplacent les antédiluviens FCM-2C issus du premier conflit mondial.

Les chars (automitrailleuses de combat pour la cavalerie) ne sont pas les seuls véhicules en service, on trouve également des canons d’assaut type Somua SAu40 ou ARL V-39, des automitrailleuses de reconnaissance AMR-33 et 35, des automitrailleuses de reconnaissance à roues AMD-178 et AM Panhard modèle 1940.

Parallèlement, aux véhicules de combat, les DC et les DLM vont disposer de véhicules spécialisés qu’il s’agisse de dérivés de chars et de véhicules de combat ou d’engins spécialement conçus pour le soutien notamment logistique. Dans cette catégorie figurent également les transports destinés aux armes lourdes et aux fantassins, les dragons et les chasseurs portés notamment.

On trouve par exemple des chars de commandement, de tout type. Ils sont soient dépourvus de canon ou alors pourvu d’une radio si encombrante (technologie de l’époque) que la dotation en munitions est généralement réduite de 10%.

Les véhicules de dépannage sont généralement des chars de première série auxquels on à enlevé la tourelle pour le remplacer par une petite superstructure avec des moyens de levage et de remorquage.
Dans cette catégorie, nous trouvons également des véhicules de liaison, des véhicules chenillés comme les AMR-33 présentées plus haut ou des véhicules à roues comme la Panhard 178L (Liaison) qui sera ultérieurement complété par des Daimler Dingo livrés par la Grande-Bretagne.

Pour ce qui est du transport de troupes, on trouve des véhicules toutes roues motrices (hélas non blindées) et vrai nouveauté, des chenillés spécialement conçus pour le transport d’hommes en armes, les Lorraine 39L et les Renault DAJ-1.