Pologne et Pays Neutres (10) Espagne (10)

Organisation durant le second conflit mondial

Généralités

Quand éclate le second conflit mondial l’Espagne décide de mobiliser pour faire face à toute éventualité. Le 1er Corps d’Armée (Madrid) comprend deux divisions d’infanterie tout comme le 3ème CA de Séville, le 5ème CA de Saragosse et le 6ème CA de Burgos alors que le 2ème CA (Barcelone), le 4ème CA (Valence), le 7ème CA (Valladolid) et le 8ème CA (La Corogne).

A cela s’ajoute le 9ème Corps d’Armée de Grenade qui prend sous son aile une réserve générale ccomposée de trois divisions d’infanterie en attendant une division blindée.

L’état-major de l’armée de terre prend sous son aile la division de cavalerie et deux brigades de montagne.

Division d’Infanterie

-Un état-major

-Une unité logistique

-Une compagnie de transmissions

-Une compagnie montée

-Une compagnie du génie

-Une compagnie antichar et antiaérienne

-Trois régiments d’infanterie

-Un régiment d’artillerie

Division de cavalerie

-Un état-major

-Une unité logistique

-Une compagnie de transmissions

-Une compagnie antichar et antiaérienne

-Une compagnie du génie

-Trois régiments montés

-Un régiment d’artillerie

Division Blindée «Brunete»

Créée durant le second conflit mondial, cette division à défaut d’être pleinement opérationnelle va permettre aux militaires espagnols de s’initier vraiment au combat mécanisé.

Puissance neutre, bénéficiant d’attachés militaires côté allié comme côté de l’Axe, l’armée espagnole à pu connaître ce qu’il fallait faire et ce qu’il ne fallait pas faire. Ce n’est que dans les années soixante que l’unité va devenir vraiment opérationnelle.

Alors qu’on aurait pu s’attendre à ce que la division de cavalerie soit mécanisée c’est une division d’infanterie du 1er CA qui est transformée en division blindée. A sa création la division est organisée de la façon suivante :

-Un état-major

-Un groupement logistique

-Une compagnie de transmissions

-Une compagnie d’autos blindées

-Un régiment de chars

-Deux régiments d’infanterie

-Un régiment d’artillerie

Cette organisation ne va pas évoluer jusqu’à la fin du conflit. Il faudra attendre les années soixante pour que la division soit réorganisée et rééquipée avec l’aide notamment des américains.

Brigade de montagne

-Un état-major

-Un détachement d’éclaireurs

-Deux régiments d’infanterie de montagne

-Un régiment d’artillerie de montagne

-Une compagnie du génie

Mitteleuropa Balkans (191) Grèce (35)

Artillerie

Artillerie de campagne

8cm Feldkanone C/80

Le 8cm Feldkanone C/80 était un canon de conception et de fabrication allemande mis au point par Krupp à la fin du XIXème siècle (1880).

Cette arme à été utilisée par l’armée allemande mais aussi es pays étrangers à savoir l’Albanie, la Bulgarie, le Brésil, le Chili, la Grèce, le Monténégro, l’Etat libre d’Orange, l’empire ottoman, la Roumanie et la Serbie. Au total 1880 pièces ont été produites pour l’Allemagne et pour l’export.

L’armée de terre grecque à utilisé ce canon au cours de la désastreuse guerre gréco-ottomane de 1897, durant les deux guerres balkaniques, durant le premier conflit mondial et durant la guerre gréco-turque de 1919 à 1922, le canon étant retiré du service au cours des années vingt puis envoyé à la casse, aucun canon n’ayant fait le coup de feu durant le second conflit mondial.

Le 8cm Feldkanone C/80 était une pièce d’artillerie de campagne de conception et de fabrication allemande de 75mm pesant 850kg et disposant d’un tube de 27 calibres (longueur du tube 2m) permettant le tir d’un obus de type séparé de 4.3 (standard ou shrapnel) ou 4.9kg (canister) à une distance maximale de 6000m à raison de dix coups par minute. L’équipe de pièce peut pointer le canon en site de -8° à +24° (la pièce est fixé en azimut).

Canon de 75mm Krupp modèle 1904/10

Ce canon de conception et de fabrication allemande à été acquis en 1910 par l’armée grecque à raison de 128 exemplaires. Elle va connaître le feu durant les deux guerres balkaniques, le premier conflit mondial, la guerre gréco-turque et même le second conflit mondial en dépit de son obsolescence pour une grande partie du parc.

En effet une partie du parc à été modernisée avec des pneumatiques pour permettre le remorquage par véhicule, un nouveau bouclier, de nouveaux viseurs mais à part deux prototypes, le tube d’origine fût conservé. Sur les 128 pièces livrées en 1910 moins de quarante canons ont ainsi été modernisés.

Quelques canons ont survécu à l’ouragan de la Campagne de Grèce. Elles ont été installées en position fixe pour défendre le front du Péloponnèse. Elles ont été retirées du service au cours du printemps 1952 après le quasi-épuisement des munitions. Un canon à été préservé et les autres envoyés à la casse.

Le Canon de 75mm Krupp modèle 1904/10 était un canon de conception et de fabrication allemande pesant 1070kg en position de tir mais 1770kg en configuration transport (traction hippomobile).

Avec son tube de 30 calibres (longueur 2.25m) ce canon tirait des obus de 6.35kg à une distance maximale de 8000m à raison de huit coups par minute. L’équipe de pièce de sept hommes protégée par un bouclier de 4mm d’épaisseur pouvait pointer en site de -5° à +15° en site et sur 6° en azimut.

Canon de 75mm Schneider modèle 1908

Ce canon de campagne de conception et de fabrication française à été acquis par l’armée grecquee comme son nom l’indique en 1908. Cinquante-six exemplaires qui ont été utilisés durant les deux guerres balkaniques, la première guerre mondiale et la guerre gréco-turque.

Toujours en service en septembre 1948 mais à l’époque totalement obsolète ce canon va participer à la Campagne de Grèce, servant aussi bien de canon de campagne que de canon antichar improvisé en dépit d’une inadaptation totale à ce rôle. Quelques pièces sont parvenues jusque dans le Péloponnèse mais elles étaient tellement usées qu’elles ont été rapidement envoyées à la casse.

Le canon de 75mm Schneider modèle 1908 était un canon léger de campagne hippomobile de conception et de fabrication française pesant 1040kg en position de tir mais 1798kg en configuration transport. Avec son tube de 31.4 calibres (longueur 2.350m), il pouvait tirer un obus explosif (75x280R) de 6.5kg à une distance maximale de 7300m à raison de douze coups par minute. Protégée par un bouclier de 4mm d’épaisseur, l’équipe de pièce de sept hommes pouvait pointer le canon en site de -8° à +16° et en azimut sur 6°.

Canon de 75mm modèle 1917

Le 75mm M1917 est un canon intérimaire destiné à l’armée américaine après l’entrée en guerre des Etats-Unis dans le premier conflit mondial. L’équipement reposant sur les alliés et notamment la France, le canon de campagne standard de l’American Expeditionnary Force doit être notre célébrissime «75».

Comme l’industrie française en dépit de prodiges peinait à fournir suffisamment de canons, les américains voulurent produire le modèle 1897 outre-Atlantique. Cela se heurta à de nombreux problèmes : plans incomplets et inadaptés, problèmes liés à l’utilisation du système métrique alors que l’industrie américaine utilisait le système impérial.

A l’époque les Etats-Unis avaient produit 851 canons QF-18 pounder pour l’armée britannique et devant les difficultés citées plus haut les américains réagirent de façon très pragmatique en décidant de rechambrer les QF 18 pounder pour pouvoir utiliser les munitions françaises. Il se distinguait extérieurement par un tube plus court et naturellement plus étroit.

Ironie de l’histoire le canon arriva trop tard pour participer au premier conflit mondial. L’US Army l’utilisa donc en temps de paix jusqu’à son remplacement par des canons plus modernes et d’un calibre plus élevé, les américains privilégiant le canon de 105mm pour l’artillerie divisionnaire.

La Grèce acheta 74 canons de ce type aux Etats-Unis et les utilisa durant la seconde guerre mondiale notamment durant l’invasion du pays par les italiens (opération CAESAR 5 mai 1949) puis lors de l’invasion allemande destinée à sécuriser le flanc sud de la future opération BARBAROSSA et accessoirement secourir une armée italienne dans la panade (opération MARITSA 7 juillet 1949).

Aucun canon n’à survécu à la campagne de Grèce qui s’achève en avril 1950 avec l’occupation d’une bonne partie du pays.

Le 75mm M1917 était un canon de 75mm de conception et de fabrication américaine pesant 1310kg (dont 450kg pour le seul canon) tirant via un tube de 28 calibres (2.24m) un obus QF 75x350mm de 7.3kg (shrapnel) ou de 5.6kg (explosif) à une distance maximale de 5938m (shrapnel) 7400m (explosif fusée courte) ou 6810m (fusée courte) à raison de 4 à 20 coups par minute. L’affût permet au canon de pointer en site de -5° à +16° et en azimut sur 4.5°.

Canon de 75mm modèle 1897

Pour renouveler son parc d’artillerie, la Grèce à choisit une nouvelle pièce d’artillerie française, le canon de 75mm TAZ (Tous Azimut) modèle 1939 mais en attendant que les pièces soient livrées, la France accepte de céder des canons de 75mm modèle 1897 de seconde main qui ont été reconditionnés par Schneider avant livraison à un bon client.

Le canon de 75mm modèle 1897 est une légende à tel point que l’on parle du «75» pour le désigner, une pièce qui à fait l’objet d’un véritable culte au point d’empêcher l’acquisition en masse de pièces lourdes ce que la France allait amèrement regretter en 1914.

Ce canon utilisé comme pièce de campagne, pièce antichar, pièce antiaérienne et pièce navale reste en service après 1918, une partie du parc est modernisée et adaptée à la traction automobile. La pièce reste capable de combattre même si elle est clairement en voie de déclassement.

Outre la France, ce canon va être utilisé par la Chine, les Etats-Unis, la Pologne, la Belgique, la Serbie, la Roumanie, l’Allemagne (pièces capturées), la Finlande, le Portugal, l’Espagne, la Grande-Bretagne, le Mexique et bien entendu la Grèce.

La Grèce va recevoir 92 canons de 75mm reconditionnés ainsi qu’un stock appréciable d’obus. Elles sont utilisées en compagnie d’autres pièces plus anciennes. Elles vont cohabiter avec leur successeur, Athènes n’ayant pas le luxe de se priver de canons même déclassés ou en voie de l’être.

Le «75» va être utilisé sous les couleurs grecques durant le second conflit mondial contre les italiens puis contre les allemands et les bulgares. Les italiens vont capturer huit pièces, les allemands six et les bulgares quatre soit un total de dix-huit canons capturés. Leur réutilisation est incertaine mais ce qui est certain c’est que ces pièces ont toutes disparu dans la fournaise du second conflit mondial.

Le canon de 75mm modèle 1897 était un canon de conception et de fabrication française pesant 1140kg en position de tir mais 1970kg en ordre de route. Avec un tube de 36 calibres (longueur 2.69m), il peut tirer un obus de 6.195kg à une distance maximale de 11100m à raison de vingt coups par minute. L’équipe de pièce de sept hommes peut pointer la pièce en site de -11° à +18° et en azimut sur 6°

Canon de 75mm TAZ modèle 1939

Canon de 75mm TAZ modèle 1939

Ce canon Tous Azimut est le successeur du célébrissime «75», le canon de 75mm modèle 1897, une pièce moderne et polyvalente car capable de servir à la fois de pièce d’artillerie de campagne mais aussi de canon antichar.

En effet il disposait d’une capacité de pointage en azimut sur 360° ce qui était une qualité indéniable pour la lutte antichar où il faut passer rapidement d’une cible à une autre.

Les premières pièces sortent d’usine en avril 1940 et intensivement testées durant le printemps et l’été à la fois pour le tir antipersonnel et pour le tir antichar.

La production en série commence à l’automne 1940 et au printemps 1941, les premières pièces commencent à remplacer les canons de 75mm au sein des DLM et des DC qui conservent des pièces tractées en plus des canons d’assaut.

Ils remplacent ensuite les canons de 75mm modèle 1897 au sein des RAD des DI, des DIM, des DIC et des DINA à raison de trois groupes à trois batteries de quatre pièces soit un total 36 pièces par régiment.

En juillet 1948, on trouve un total de 2860 canons de 75mm TAZ modèle 1939 répartis entre les Régiments d’Artillerie Divisionnaire (960 exemplaires), les Régiments d’Artillerie Coloniale (528 exemplaires), les Régiments d’Artillerie Nord-Africain (372 exemplaires), les Régiments Légers d’Artillerie (216 exemplaires), les Régiments d’Artillerie Tractée Tout-Terrain (240 exemplaires), les Régiments d’Artillerie Mobile de Forteresse (288 exemplaires) et les Régiments d’Artillerie de Position (256 exemplaires).

La Grèce à commandé 48 pièces en septembre 1944, pièces livrées entre janvier et juin 1946. Une deuxième commande est passée en juin 1947 pour 32 pièces qui sont livrées entre septembre 1947 et avril 1948.

Ces canons vont équiper les régiments d’artillerie des divisions d’active. Ils vont être utilisés comme pièce de campagne et comme canon antichar pour compenser le manque de canons antichars au sein de l’armée grecque.

Sur les 80 pièces livrées avant guerre, 36 ont survécu à la guerre italo-grecque puis à la Campagne de Grèce. Elles restent en ligne au sein des unités grecques défendant le Péloponnèse et l’isthme de Corinthe, livrant un duel intense avec l’artillerie italienne.

Pour reconstituer l’artillerie divisionnaire des cinq DI la Grèce à acquis de nouveaux canons dans un modèle amélioré qui intégrait les leçons des premières opérations du second conflit mondial mais aussi un certain nombre de solutions techniques pour accélérer la production, accélération d’autant plus nécessaire que la France par l’invasion de son territoire avait perdu une partie de son tissu industriel et seulement une partie puisque dès avant guerre un plan de déménagement des «usines stratégiques» devait préserver l’essentiel.

L’AGL à reçu 164 pièces de ce type sachant que chaque régiment d’artillerie divisionnaire disposait de vingt-quatre pièces. Cela faisait un total de 128 pièces en ligne sachant que les cinq DI et les trois DLI disposaient de seize pièces pour leur RAD. Si les trois DLI (6ème et 7ème DLI, 14ème DI) ne possédaient que des canons de 75mm, les cinq DI disposaient au sein de leur RAD de deux groupes de 75mm (quatre batteries de quatre pièces) et d’un groupe de 105mm (deux batteries de quatre pièces).

Comme durant la Campagne de Grèce (1949-1950) ce canon va appuyer les fantassins héllènes pour la libération de leur territoire. Assurant leur appui-feu, neutralisant des points durcis et coulant même des navires légers (certains canons placés sur la côte détruisant de la «poussière navale» qui cherchait soit à harceler les troupes au sol ou à évacuer des soldats isolés). Ces canons ont également servit de pièces antichars en dépit d’un armement plus fourni qu’en 1949/50.

A la fin du conflit il devient clair que le 75mm est un calibre trop faible même pour l’artillerie divisionnaire. Ces canons vont ainsi être remplacés au cours des années soixante par des canons de 105mm américains. Quatre canons de 75mm ce type sont toujours utilisés à Athènes comme canons de salut et deux pièces ont été préservés dans le musée de la guerre à Athènes.

Le canon de 75mm TAZ modèle 1939 est un canon de 40 calibres (longueur du tube 2.995m), pesant 2000kg en batterie, tirant des obus de 7.250kg à une distance maximale de 12500m à raison de vingt coups par minute (une cadence théorique, en pratique c’était plus faible et surtout il fallait se mettre à l’abri de la contre-batterie ennemie).

Son affût permettait un pointage en site de -11° à +25° et en azimut sur 360° sur la plate-forme prévue était adaptée. Si cette plate-forme n’était pas utilisée, le pointage en azimut était limitée à 15° de part et d’autre de l’axe.

Canon de 85(mm) modèle 1927 Schneider

Exhibit at the War Museum in Athens, Greece.

Ce canon de campagne d’un calibre assez inhabituel est un autre produit issu des bureaux d’études de la firme Schneider. Utilisé uniquement par l’armée grecque, il aurait été évalué par le Japon pour permettre la mise au point du canon de 75mm type 90 mis en service en 1931.

Les grecs vont utiliser ces 48 canons au niveau de leurs corps d’armée durant le second conflit mondial contre les italiens, les bulgares et les allemands qui capturèrent un certain nombre de pièces mais visiblement ces canons n’ont pas été réutilisés.

Quelques pièces (douze exemplaires au total) ont survécu à la terrible ordalie que constitua la Campagne de Grèce, servant depuis des positions fixes dans l’isthme de Corinthe. Ces canons livrèrent des duels avec l’artillerie italienne jusqu’à ce que le manque de munitions entraine leur retrait du service actif et leur envoi à la ferraille (septembre 1951).

Le canon de 85 modèle 1927 Schneider était un canon de conception et de fabrication française pesant 1985kg en configuration de tir et 2330kg en configuration transport (hippomobile avec huit chevaux ou motorisé avec un tracteur Somua MCG-5). Avec son tube de 34.8 calibres (longueur 2.96m) il pouvait tirer un obus de 8.8 ou de 10kg à une distance maximale de 15150m à raison de six coups par minute. L’équipe de pièce de sept hommes protégée par un bouclier de 3.5mm d’épaisseur peut pointer le canon en site de -6° à 65° et en azimut sur 54°.

Obusier léger de 100mm modèle 1914

Die gro

L’obusier léger de 100mm modèle 1914 est une arme conçue par la firme Skoda pour l’armée austro-hongroise.

Outre l’Autriche-Hongrie, cet obusier va être utilisé par l’Autriche, l’Albanie, la Tchécoslovaquie, l’Allemagne (après l’Anschluss et le démenbrement de la Tchécoslovaquie), la Hongrie, la Pologne, la Yougoslavie, l’Italie et la Grèce.

Cet obusier à été d’abord conçu avec un tube en bronze mais les derniers exemplaires produits disposaient d’un tube en acier.

Initialement cette pièce était hippomobile, six chevaux étant nécessaires pour remorquer l’obusier jusqu’à sa position de tir. Si nécessaire, cet obusier pouvait être divisé en trois fardeaux pour le transport en terrain difficile.

Après le premier conflit mondial certains obusiers furent munis de pneumatiques pour être remorqués par des camions, les sièges montés sur l’affût qui avaient leur raison d’être lors du remorquage hippomobile mais qui étaient inutiles pour le remorquage automobile furent alors démontés.

Dans l’immédiat après la firme Skoda devenue tchécoslovaque mit au point une version très améliorée, le modèle 1914/19 (10cm houfnice vz. 14/19) qui va être exportée en Pologne, en Grèce et en Yougoslavie.

L’armée grecque disposait d’un nombre inconnu de ces obusiers quand les italiens attaquent en mai 1949. Ce n’était pas leur baptême du feu puisqu’entre septembre 1948 et mai 1949 au cours de violents incidents de frontière ces obusiers légers ont participé à des duels d’artillerie avec des pièces italiennes et peut être des cousines.

Ces obusiers vont participer également à la Campagne de Grèce, certaines pièces parvenant jusqu’en territoire grec libre mais le manque de munitions et l’usure des obusiers déjà anciens rendit leur utilisation limitée et surtout problématique.

Après la livraison d’obusiers de 105mm américains, les quelques survivants ont rejoint la ferraille sans passer par les écoles d’artillerie.

Le 10cm Leichte Feldhaubitze mod.14 était un obusier de conception et de fabrication tchécoslovaque pesant 1350kg en position de tir, disposant d’un tube de 19 calibres (1.93m) lui permettant de tirer un obus de type séparé (100x183mm) pesant 14kg à une distance maximale de 8400m à raison de six à huit coups par minute. L’équipe de pièce composée de six hommes pouvait pointer l’obusier en site de -8° à +50° et en azimut sur 6°.

105mm Howitzer M-2A1

En dépit d’une puissante industrie, l’armée américaine fût largement équipée d’armes françaises après son entrée dans le premier conflit mondial. C’est ainsi que les DIUS disposaient de canons de 155mm Schneider.

Dans les années vingt après analyse de l’utilisation de l’artillerie dans le premier conflit mondial, l’armée américaine estime avoir besoin au niveau divisionnaire d’un obusier de 105mm.

Comme souvent dans cette période, les commandes de matériel modernes sont remis à des jours meilleurs et l’US Army continue d’utiliser des armes issues du premier conflit mondial soit des canons français et britanniques.

Il faut attendre le début des années quarante pour voir enfin l’artillerie divisionnaire américaine être régénérée par la mise au point de nouveaux canons et de nouveaux obusiers. Parmi ces armes figurent le 105mm Howitzer M2A1.

Il fait suite au M2 testé à Fort Still en 1932 et construit à moins d’une centaine d’exemplaires. Le M2A1 qui lui succède est fort proche de son ainé mais montre un certain nombre de différences notamment une élévation verticale accrue et un affût renforcé pour permettre un remorquage automobile à plus grande vitesse.

Les premières commandes sont passées à l’automne 1940. Elles augmentent significativement à partir de l’automne 1945 avant de littéralement explosées après septembre 1948 pour permettre d’équiper les groupes divisionnaires mais également les groupes de la Réserve Générale.

Au final ce sont 9750 obusiers de 105mm HM2 qui sont produits avant la fin du conflit, 8536 pour les forces armées américaines et 1214 pour les alliés.

La Grèce à reçu des obusiers de ce type pour équiper les RAD de ces cinq divisions d’infanterie à raison de huit pièces par régiment soit quarante obusiers auxquels il faut ajouter seize pièces pour les tests et l’entrainement.

Ces obusiers vont opérer en appui des troupes grecques soit en préparant le terrain pour l’assaut ou pour contrer une offensive ennemie en déclenchant un tir de barrage ou un contre-barrage.

Ces obusiers sont restés en service jusqu’en 1977 quand ils sont remplacés par des obusiers légers de 155mm.

Le 105mm Howitzer M-2A1 est un obusier de conception et de fabrication américaine pesant 2260kg en configuration de tir. Disposant d’un tube de 22 calibres (longueur 2.310m), il tirait un obus explosif de 19kg à une distance maximale de 11720m à raison de deux à quatre coups par minute. L’équipe de pièce peut pointer l’obusier en site de -5° à +66° et en azimut sur 46°.

Mitteleuropa Balkans (186) Grèce (30)

Organisation

Division d’infanterie (1) : divisions d’active

Les dix divisions d’active de l’armée grecque en septembre 1948 sont organisées de la façon suivante :

-Un état-major et des unités de soutien

-Trois régiments d’infanterie organisés en une compagnie de commandement et de soutien, trois bataillons à quatre compagnies à trois pelotons et une compagnie d’armes lourdes avec un peloton de mortiers et deux pelotons de mitrailleuses.

-Une compagnie de cavalerie avec soit une compagnie entièrement montée (2ème, 4ème, 5ème, 7ème, 8ème et 9ème DI) ou une compagnie mixte avec un peloton d’autos blindées et deux pelotons montés (1ère, 6ème et 10ème DI) ou luxe suprême une compagnie d’autos blindées (3ème DI).

-Un régiment d’artillerie divisionnaire à trois escadrons mais en temps de guerre le troisième escadron est détaché auprès du corps d’armée.

-Une compagnie antiaérienne et antichar avec dix-pièces soit 6 antichars et 12 antiaériennes ou 12 antichars et 6 antiaériennes ou neuf de chaque type. Cette configuration concerne la majorité des divisions mais les 2ème, 7ème et 10ème DI possèdent une compagnie antiaérienne et une compagnie antichar à douze pièces chacune.

-Deux compagnies du génie

Division d’Infanterie (2) : unités de mobilisation

Comme nous l’avons vu plus haut dans l’historique, les divisions de mobilisation disposent de moins de moyens que les divisions d’active.

Le gouvernement grec aidé par les alliés tentera de combler les dits manques mais en mai 1949 quand les italiens attaquent si l’entrainement s’est amélioré, l’équipement laisse encore partiellement à désirer. Ces divisions qui doivent compléter/remplacer les divisions en ligne sont organisées de la façon suivante :

-Un état-major et des unités de soutien

-Trois régiments d’infanterie organisés en une compagnie de commandement et de soutien, deux bataillons à trois compagnies à trois pelotons plus une compagnie d’armes lourdes avec un peloton de mortiers et un peloton de mitrailleuses.

-Un peloton monté pour la reconnaissance et l’éclairage (11ème, 12ème, 14ème, 15ème, 16ème et 17ème DI), la 13ème DI disposant d’un escadron monté à trois pelotons plus un peloton de mitrailleuses lourdes et de mortiers alors que la 17ème DI possède un escadron mixte à deux pelotons montés et un peloton d’autos blindées.

-Une compagnie antichar et antiaérienne à douze pièces (soit six de chaque type ou huit et quatre)

-Un régiment d’artillerie à deux escadrons (le troisième est placé sous l’autorité de la réserve générale. A noter que les III/13, III/14 et III/16 n’ont pas de pièces et serviront de réservoirs pour d’autres unités d’artillerie)

-Une compagnie du génie

Division d’infanterie (3) : Les DI de l’Armée Grecque de Libération (AGL)

Les cinq divisions d’infanterie reconstituées en Egypte et en Libye sont organisées de la façon suivante :

-Un état-major

-Un groupement logistique

M-8 Greyhound

-Un bataillon de reconnaissance disposant de chars légers et d’autos blindées est organisé en une compagnie de commandement et de transmissions, une compagnie de chars légers (un peloton de commandement et de soutien et trois pelotons de cinq chars légers) et deux compagnies d’autos blindées.

-Trois régiments d’infanterie organisés en une compagnie de commandement et de soutien, trois compagnies de combat (un peloton de commandement et de soutien, quatre pelotons de combat et un peloton de mortiers) et une compagnie régimentaire d’engins (un peloton de canons antichars, un peloton de mortiers et un peloton de mitrailleuses)

Canon de 75mm TAZ modèle 1939

-Un régiment d’artillerie organisé en un état-major, une batterie de conduite de tir, une batterie de soutien logistique et trois groupes de tir à trois batteries de quatre canons tractés soit un total de vingt-quatre pièces

-Un bataillon antichar et antiaérien organisé en une compagnie de commandement et de soutien (essentiellement le ravitaillement en munitions), deux compagnies antiaériennes à trois pelotons de quatre pièces et deux compagnies antichars à trois peloton de quatre pièces soit un total de 24 canons antiaériens et 24 canons antichars

-Un bataillon du génie organisé en une compagnie de commandement et de soutien, une compagnie de pontonniers, une compagnie de sapeurs-mineurs et deux compagnies d’aménagement

-Une compagnie de transmissions

Division légère d’infanterie

Pour assurer des missions de défense et de sécurité, deux divisions de sécurité sont créées dès l’été 1950. C’est à la fois une façon de soulager une armée malmenée par les combats et symboliquement marquer le début de la rennaissance militaire grecque.

En janvier 1951 les 1ère et 2ème division de sécurité sont rebaptisées 6ème et 7ème Division Légère d’Infanterie pour éviter la confusion avec la Force de Sécurité du général Soriotis, le gouvernement fantôche pro-allemand installé à Athènes.

Ultérieurement la 14ème DI sera réorganisée sur ce modèle et encore aujourd’hui on ignore pourquoi la 14ème DI n’est pas devenue la 8ème DLI.

Selon l’hypothèse la plus probable c’est en hommage à cette division qui s’est valeureusement battue même ceux n’approuvant pas cette hypothèse ne tardent pas à repliquer par un argument habile : pourquoi ne pas l’avoir reconstitué sur le modèle d’une DI de première ligne ?

Les DLI sont réparties entre l’île de Zakynthos où la 14ème DI relève la 1ère DLI française et la brigade de montagne polonaise, la Crète où la 7ème DLI assure la défense des institutions et la 6ème DLI qui assure la défense du Dodécannèse.

-Un état-major

-Une compagnie d’autos blindées à trois peloton de quatre soit quatorze véhicules

-Deux régiments d’infanterie

-Un régiment d’artillerie organisé en une batterie de commandement et de soutien, deux groupes à deux batteries de quatre pièces et une batterie de conduite de tir

-Une compagnie antichar à douze pièces (trois pelotons de quatre)

-Une compagnie antiaérienne à douze pièces (trois pelotons de quatre)

-Une compagnie du génie

Division de cavalerie

Cavalerie grecque en 1926. L’équipement à pu évoluer jusqu’en 1948

En septembre 1948 l’armée grecque possède deux divisions de cavalerie plus un bataillon de cavalerie pour chaque corps d’armée.

En dépit de multiples handicaps, Athènes à effectué un certain effort pour maintenir des unités montées moins par hippophilie que par lucidité sur la capacité de l’armée grecque à posséder des unités motomécaniques puissantes.

La divison de cavalerie type 1948 (NdA désignation des historiens, aucun texte ne précise le modèle d’organisation des deux divisions de cavalerie) est organisée de la façon suivante :

-Un état-major

-Des éléments de soutien

-Une compagnie d’autos blindées (quatorze véhicules _trois pelotons de quatre plus un véhicule pour le commandant et son adjoint_)

-Deux régiments montés à trois escadrons montés (trois pelotons montés et un peloton de mitrailleuses) et un escadron de mitrailleuses lourdes et de mortiers (un peloton de mitrailleuses lourdes et un peloton de mortiers)

-Un régiment d’artillerie hippomobile organisé en un escadron de commandement et de soutien et deux escadrons à deux batteries de quatre pièces soit seize pièces pour l’ensemble du régiment

-Un escadron du génie

Division blindée

M-4 Sherman

Quand l’armée grecque à été reconstituée à partir du printemps 1950 la question de la création d’une division blindée s’est posée. Le gouvernement de Paul 1er replié à Heraklion en à fait sa priorité ayant bien compris que c’était un outil tout autant politique que militaire.

En ce qui concerne l’organisation les hésitations ont été nombreuses entre des projets proches des DLM françaises d’avant guerre à celles intégrant totalement les différents éléments.

Finalement c’est un habile compromis qui à permis la création de la 1ère division blindée grecque, division intégrée au 3ème Corps d’Armée «Epire» en compagnie de la 3ème division d’infanterie. Elle est organisée de la façon suivante :

-Un état-major

-Un groupement de soutien logistique

-Un régiment de reconnaissance équipé de chars légers et d’autos blindées organisé en un escadron de commandement et de soutien et quatre escadrons à deux pelotons de chars légers et deux pelotons d’autos blindés.

Comme chaque peloton possède cinq véhicules, cela nous donne vingt véhicules par escadron plus un char léger pour le commandant de l’escadron et deux chars légers pour le commandant du régiment et son adjoint. Cela nous donne un total de 46 chars légers et de 40 autos blindées

-Deux régiments de chars moyens organisés en un état-major, un escadron de commandement et de soutien et quatre escadrons de chars, chaque escadron de chars disposant d’un peloton de commandement et de soutien avec deux chars, un peloton d’autos blindées avec six voitures et quatre pelotons de quatre chars.

Cela nous donne un total de 144 chars de combat pour les deux régiments de chars moyens auxquels il faut ajouter les chars légers de reconnaissance et les chars lourds du bataillon (voir ci-après)

ARL-44

-Un bataillon de chars lourds organisé en un état-major, un escadron de commandement et de soutien, un escadron de reconnaissance et trois escadrons de chars organisés en un peloton de commandement et de soutien, un peloton d’éclairage à quatre voitures et trois pelotons de quatre chars lourds. Le bataillon possède un total de quatorze chars par escadron et de quarante-quatre chars au total.

La division blindée grecque possède au moins sur le papier 44 chars lourds, 144 chars médians et 46 chars légers soit un total de 234 chars, un chiffre plus que correct.

-Deux régiments d’infanterie portée organisés en une compagnie de commandement et de soutien, trois compagnies de combat à trois pelotons à trois groupes et une compagnie régimentaire d’appui

M-7 Priest

-Un régiment d’artillerie automotrice organisée en un état-major, une batterie de conduite de tir, une batterie de soutien logistique et trois groupes de tir à trois batteries de quatre canons automoteurs soit un total de vingt-quatre pièces

-Un bataillon antichar et antiaérien organisé en une compagnie de commandement et de soutien (essentiellement le ravitaillement en munitions), deux compagnies antiaériennes à trois pelotons de quatre pièces et deux compagnies antichars à trois peloton de quatre pièces soit un total de 24 canons antiaériens et 24 canons antichars

-Un bataillon du génie organisé en une compagnie de commandement et de soutien, une compagnie de pontonniers, une compagnie de sapeurs-mineurs et deux compagnies d’aménagement

-Une compagnie de transmissions

Régiment d’infanterie

Régiment d’infanterie grec en 1948

-Une compagnie de commandement et de soutien

-Trois bataillons à quatre compagnies de combat à trois pelotons et une compagnie d’armes lourdes avec un peloton de mortiers et deux pelotons de mitrailleuses.

Régiment d’infanterie grec en 1950 (AGL)

-Une compagnie de commandement et de soutien

-Trois compagnies de combat organisées en un peloton de commandement et de soutien, quatre pelotons de combat à trois groupes de combat et un peloton de mortiers

-Une compagnie régimentaire d’engins disposant d’un peloton de canons antichars (utilisé également pour l’appui de l’infanterie), d’un peloton de mortiers de 81mm et d’un peloton de mitrailleuses.

Régiment de cavalerie

-Un état-major

-Trois escadrons montés à trois pelotons montés et un peloton de mitrailleuses

-Un escadron de mitrailleuses lourdes et de mortiers (un peloton de mitrailleuses et un peloton de mortiers)

Régiment de chars

Régiment de reconnaissance

-Un escadron de commandement et de soutien

Humber Armoured Car

-Quatre escadrons à deux pelotons de chars légers et deux pelotons d’autos blindées. Si les pelotons d’autos blindées sont équipées de Humber Armoured Car les pelotons de chars légers ont reçu des FCM-44 français (qui après guerre seront remplacés par des M-24)

Regiment de chars moyens

-Un état-major

-Un escadron de commandement et de soutien

-Quatre escadrons de char, chaque escadron disposant d’un peloton de commandement et de soutien avec deux chars (un pour le commandant de l’escadron un autre pour son adjoint), un peloton d’autos blindées avec six voitures et quatre pelotons de quatre chars.

Régiment d’artillerie

Régiment divisionnaire

-Un état-major

-Une batterie de conduite de tir

-Une batterie de soutien logistique

-Trois groupes de tir à trois batteries de quatre canons tractés soit un total de vingt-quatre pièces répartis entre deux groupes de 75mm (quatre batteries de quatre pièces) et un groupe de 105mm (deux batteries de quatre pièces).

Régiment d’artillerie lourde

-Un état-major

-Une batterie de conduite de tir

-Une batterie de soutien logistique

-Deux groupes de tir à trois batteries de quatre pièces soit un total de vingt-quatre pièces

Régiment d’artillerie antiaérienne

-Un état-major

-Une batterie de conduite de tir et de soutien

-Trois groupes de tir disposant de trois batteries lourdes à quatre pièces chacune soit un total de trente-six pièces par régiment.

Régiment d’artillerie antichar

-Un état-major

-Une batterie de conduite de tir et de soutien

-Trois groupes de tir disposant de trois batteries de quatre pièces lourdes soit 36 canons

Bataillon d’evzones

-Un état-major

-Une compagnie de commandement et de soutien

-Trois compagnies de combat organisées en un peloton de commandement et de tranmissions, trois pelotons de combat et un peloton de mitrailleuses

-Une compagnie d’appui organisé en un peloton de mortiers, un peloton de mitrailleuses et un peloton de lance-roquettes antichars

Bataillon sacré

-Un état-major

-Une compagnie de commandement et de soutien

-Une compagnie d’éclaireurs

-Une compagnie d’assaut direct

-Une compagnie de reconnaissance motorisée

Mitteleuropa Balkans (140) Yougoslavie (28)

Artillerie

Artillerie de campagne

7.5cm M.1912

Le 7.5cm M.1912 était le canon de 75mm Schneider modèle 1912, un canon léger destiné à la cavalerie, une pièce livrée à la Serbie avant le premier conflit mondial, pièce également utilisée par la France et la Pologne.

La Yougoslavie à reçu au total 100 exemplaires de cette pièce pour équiper l’artillerie de sa puis de ses divisions de cavalerie. Une partie du parc fût modernisée ce qui explique que des canons de ce type ont fait le coup de feu contre les allemands et les italiens lors de l’opération MARITSA.

Aucun canon de ce type n’à été évacué vers la Grèce ou l’Egypte. Les allemands ont capturé douze pièces qu’ils ont rétrocédé à l’Etat indépendant de Croatie, les hongrois six et les italiens vingt, Budapest ne les réutilisant visiblement pas faute de munitions alors que les italliens les ont utilisé depuis des positions fixes. Aucun canon de ce type n’à survécu au second conflit mondial.

Le 7.5cm M.1912 était un canon de conception et de fabrication française pesant 960kg en batterie et 1550kg en configuration transportant, disposant d’un tube de 1.905m soit 25.4 calibres tirant un projectile explosif de 5.5kg (75x350R) à une distance maximale de 7500m à raison de 15 coups par minute. Protégé par un bouclier de 3.5mm d’épaisseur, l’équipe de pièce de sept hommes peut pointer le canon en site de -8° à +17° et en azimut sur 9°.

7.5cm Gebirgskanone M.15

Connu en version originale sous le nom de Skoda 7.5cm Gebirgskanone M.15, le canon de 75mm Skoda modèle 1915 est comme son nom l’indique un canon de montagne dont le caractère démontable entraina un fragilité préjudiciable lors des remorquages en terrain difficile.

Utilisé durant le premier conflit mondial par les austro-hongrois et par les allemands (ces derniers comme canon d’infanterie), il à été utilisé une fois le conflit terminé par l’Italie qui à reçu ces canons au titre des dommages de guerre.

Il à été naturellement utilisé par les pays ayant succédé à la Double-Monarchie à savoir l’Autriche, la Tchécoslovaquie, la Hongrie, la Pologne et la Yougoslavie mais aussi la Bulgarie, la Roumanie et la Turquie.

La mise au point de ce ce canon à été longue en raison des incertitudes des services techniques qui hésitaient entre un canon démontable en multiples fardeaux ou un canon démontable en ensembles plus gros.

Voilà pourquoi ce canon dont l’étude à été lancé en 1911 n’à été mis en service qu’en avril 1915 soit un an de retard sur le planning initial. Après guerre une version améliorée baptisée modèle 1928 à été mise au point.

Ce canon était toujours en service dans l’armée yougoslave en juillet 1949, étant utilisé principalement par l’artillerie de montagne mais aussi par certaines unités de campagne. Ces canons furent appréciés pour leur discrétion et leur maniabilité ce qui à permis également leur évacuation vers l’Egypte où leur utilisation ne dépassa pas le stade de l’entrainement. Certaines pièces furent réutilisés par les croates ou par les résistants yougoslaves.

Le 7.5cm Gebirgskanone M.15 était un canon de conception et de fabrication austro-hongroise (tchèque) pesant 614kg en position de tir et tirant avec son tube de 15.4 calibres (longueur du tube 1.15m) un projectile de 6.35kg (75x129R) à une distance maximale de 8250m à raison 6 à 8 coups par minute. L’équipe de pièce de six hommes peut pointer le canon en site de -10° à +50° et en azimut sur 7°.

Canon de 75mm Skoda modèle 1928

Le canon de 75mm Skoda modèle 1928 est comme son nom l’indique un canon de conception et de fabrication tchécoslovaque. C’est un canon principalement destiné aux troupes de montagne mais également utilisable comme pièce d’artillerie de campagne légère.

Cette pièce à été utilisée par la Tchécoslovaquie, la Yougoslavie, l’Allemagne, l’Etat indépendant de Croatie, la Roumanie et la Colombie.

La Yougoslavie à reçut 250 pièces suite à une première commande suivit de 450 autres au milieu des années trente soit un total de 700 canons.

Ces pièces furent utilisées par l’artillerie de montagne et par l’artillerie de campagne. Occasionellement durant l’opération MARITSA certains canons furent utilisés pour la lutte antichar.

Quelques canons furent évacués vers la Crète puis vers l’Egypte, canons utilisés pour l’entrainement pour former de nouveaux artilleurs en attendant la livraison de nouveaux canons par les britanniques chargés du rééquipement des yougoslaves dans le domaine de l’artillerie et du génie.

Quelques pièces ont été récupérées par les italiens, les allemands et les croates, pièces souvent utilisées depuis des positions fixes au sein de bases d’appui-feu. Les maquisards et les partisans même si ils préféraient être légers et furtifs ont parfois utilisé ce canon. Quelques pièces ont été préservées après guerre comme canon de salut.

Le Canon de 75mm Skoda modèle 1928 était un canon de conception et de fabrication tchécoslovaque pesant 1816kg en batterie (2977kg en transport en configuration hippomobile, 2086kg en configuration automobile), disposant d’un tube de 40 calibres (3.060m) lui permettant de tirer un obus explosif de 8kg (75x174R) à une distance maximale de 13500m à raison de douze coups par minute. L’équipe de pièce de six hommes protégée par un bouclier de 4.2mm peut pointer en site de -8° à +80° et en azimut sur 8°.

8cm M.05/08

Le 8cm Feldkanone M.5 est un canon de campagne (Feldkanone) mis en service en 1907/08 au sein de l’armée austro-hongroise. Si son aspect extérieur est conventionnel, le tube n’est pas en acier mais en bronze.

Ce choix anachronique s’explique par le fait que l’Autriche-Hongrie peinait à fournir suffisamment d’acier de bonne qualité. La mise au point à été longue ce qui explique que bien que le canon soit de modèle 1905 il à en fait été mis en service en 1907/08. Peu après un modèle amélioré baptisé M.05/08 à été mis en service avec un tube en acier.

Outre l’Autriche-Hongrie, ce canon à été utilisé par l’Autriche, la Tchécoslovaquie, la Hongrie, l’Italie et la Yougoslavie. Outre le premier et le second conflit mondial, le canon de 76.5mm à été utilisé par les italiens lors de la guerre italo-abyssinienne (1935/36).

Outre les rôles d’artillerie de campagne et d’artillerie de montagne ce canon à été utilisé pour la défense antiaérienne, le canon étant installé sur une plate-forme permettant au canon de pointer sur 360°. Les canons ainsi modifiés étaient baptisés 8 cm Luftfahrzeugabwehr-Kanone M 5/8 MP dans l’armée austro-hongroise et Cannone da 77/28 CA (contraereo) dans l’armée italienne.

L’armée royale yougoslave à reçu 270 exemplaires de cette arme, un canon déjà déclassé dans les années vingt.

Ce canon était encore en service en septembre 1948 à une époque où il était totalement obsolète et le canon ne fût pas d’une grande utilité face à l’offensive germano-italo-hongroise.

Le 8cm Feldkanone M.5 est un canon pesant 1816kg (2977kg en configuration transport) disposant d’un tube de 2.285m (30 calibres) permettant le tir d’un obus encartouché QF 76.5x283mm pesant 8.31kg à une distance maximale de 13500m à raison de 12 coups par minute. L’équipe de pièce qui sert ce canon se compose de sept hommes protégés par un bouclier de 3.5mm et peut pointer en site de -5° à +23° et en azimut sur 8°.

QF-25 Pounder (canon-obusier de 25 livres)

Dès la fin de la Campagne de Yougoslavie, le gouvernement yougoslave en exil s’empressa de soliciter les alliés pour permettre la remise sur pied d’une armée digne de ce nom. Plus facile à dire qu’à faire.

Non seulement les troupes yougoslaves étaient dispersées en Grèce mais en plus les alliés étaient divisés sur la question. Il fallut un peu de temps pour que tout le monde accorde ses violons.

Finalement la remise sur pied de quatre divisions d’infanterie et d’une division blindée est décidée, l’équipement devant être assurée par la France (infanterie), la Grande-Bretagne (artillerie et génie) et les Etats-Unis (blindés).

Chaque division d’infanterie yougoslave devant disposer d’un régiment d’artillerie à vingt-quatre pièces Londres accepta de fournir l’équipement nécessaire sous la forme du canon-obusier de 25 livres ou en version originale, le QF 25 Pounder.

Cette arme remarquable qui n’à rien à envier avec le canon de 75mm TAZ modèle 1939 est un canon-obusier puisque si il à été conçu comme obusier (canon court, angle d’élévation important) il fût davantage utilisé comme canon voir même comme canon antichar en attendant l’arrivée massive d’un canon de 17 livres spécifiquement dédié à la destruction des blindés ennemis (encore que ce canon pouvait également être utilisé en artillerie sol-sol).

Les premiers canons-obusiers de 25 livres mis en service en 1940 reprennaient l’affût du QF 18 Pounder Mk IV avec tout de même une différence majeure à savoir une plate-forme permettant de pivoter sur 360° ce qui facilitait le passage d’une cible à l’autre.

Au printemps 1942 le Mk II entre en production avec un nouvel affût qui ne devait rien au canon de 18 livres. En 1945 le Mk III remplace le Mk II sur les chaines de montage alors qu’en Australie le Mk IV ou Mk I Short était une version allégée et démontable en plusieurs fardeaux produite uniquement en Australie pour permettre son emploi en terrain difficile comme la jungle.

Outre l’Australie (qui disposait également de Mk I et II), le canon-obusier à été exporté au Canada (qui à ensuite décidé de le produire sous licence), en Afrique du Sud, en Irlande, au Portugal, en Norvège au Danemark et en Yougoslavie.

96 QF 25 Pounder Mk III sont livrés pour équiper les régiments d’artillerie plus 16 QF 25 Pounder Mk II de seconde main pour permettre l’entrainement des artilleurs yougoslaves.

Ces canons vont accompagner les troupes yougoslaves dans la reconquête des Balkans et la libération du royaume de Yougoslavie. Ils vont rester en service jusqu’au milieu des années soixante, étant remplacé par des obusiers D-30 de 122mm.

Le Ordnance QF 25 pounder était un canon de 25 livres (87.6mm) tirant via un tube de 31 calibres (2.715m) un obus de 11.340kg (qu’il soit explosif, fumigène, éclairant ou chimique) à une distance maximale de 12253m à raison de six à huit coups par minute. L’équipe de pièce se compose de six hommes (même si en cas d’urgence quatre personnes peuvent le mettre en œuvre) et peut grâce à l’affût pointer en azimut sur 360° (8° en n’utilisant que l’affût) et en site de -5° à +40°.

10cm Leichte Feldhaubitze M.14

L’obusier léger de 100mm modèle 1914 est une arme conçue par la firme Skoda pour l’armée austro-hongroise.

Outre l’Autriche-Hongrie, cet obusier va être utilisé par l’Autriche, l’Albanie, la Tchécoslovaquie, l’Allemagne (après l’Anschluss et le démembrement de la Tchécoslovaquie), la Grèce, la Hongrie, la Pologne, la Yougoslavie et donc l’Italie au titre notamment des dommages de guerre.

Cet obusier à été d’abord conçu avec un tube en bronze mais les derniers exemplaires produits disposaient d’un tube en acier.

Initialement cette pièce était hippomobile, six chevaux étant nécessaires pour remorquer l’obusier jusqu’à sa position de tir. Si nécessaire, cet obusier pouvait être divisé en trois fardeaux pour le transport en terrain difficile.

Après le premier conflit mondial certains obusiers furent munis de pneumatiques pour être remorqués par des camions, les sièges montés sur l’affût qui avaient leur raison d’être lors du remorquage hippomobile mais qui étaient inutiles pour le remorquage automobile.

A noter que la Tchécoslovaquie à mis au point une version très améliorée, le modèle 1914/19 (10cm houfnice vz. 14/19) qui va être exportée en Pologne, en Grèce et en Yougoslavie.

L’armée royale yougoslave à utilisé cet obusier principalement au sein de son artillerie divisionnaire mais aussi au sein de son artillerie d’armée. Cet obusier bien qu’ancien était toujours bon pied bon œil et joua son rôle pour appuyer les fantassins yougoslaves ou repousser les troupes ennemies.

Aucun obusier n’à été évacué en direction de la Grèce ou de l’Egypte mais les allemands, les italiens et les croates ont récupéré des obusiers de ce type pour être réutilisés notamment au combat contre les partisans, les maquisards mais aussi contre les troupes régulières alliées.

Le 10cm Leichte Feldhaubitze était un obusier de conception et de fabrication tchécoslovaque pesant 1350kg en position de tir, disposant d’un tube de 1.93m (19 calibres) lui permettant de tirer un obus de type séparé (100x183mm) pesant 14kg à une distance maximale de 8400m à raison de six à huit coups par minute. L’équipe de pièce composée de six hommes pouvait pointer l’obusier en site de -8° à +50° et en azimut sur 6°.

Obusier de montagne de 100mm Skoda modèle 1916

L’obusier de montagne de 100mm Skoda modèle 1916 est une pièce d’artillerie mise au point pour l’armée austro-hongroise mais qui va connaître une très longue carrière dans de nombreux pays.

Outre son pays d’origine il à été utilisé par l’Autriche, la Tchécoslovaquie, l’Allemagne, la Grèce, la Hongrie, l’Italie, la Pologne, la Roumanie, la Yougoslavie et la Turquie, cette dernière dans une variante en calibre 105mm.

Cet obusier fût utilisé par l’artillerie de campagne mais aussi par l’artillerie de montagne. Quelques pièces ont été évacuées vers la Grèce mais n’ont pas été réutilisées par l’armée yougoslave reconstituée faute de munitions adaptées. Les pièces stockées dans le Péloponnèse ont été ferraillées après guerre.

L’obusier de montagne de 100mm Skoda modèle 1916 était une pièce de conception et de fabrication tchécoslovaque pesant 1235kg en position de tir disposant d’un tube de 1.9m (19 calibres) permettant le tir d’un obus explosif de 14kg (100x132R) à une distance maximale de 8490m à raison de cinq coups par minute. L’équipe de pièce composée de 11 hommes était protégée par un bouclier de 4.2mm et pouvait pointer en site de -8° à +70° et en azimut sur 5°.

10cm M.1928

L’obusier de 100mm modèle 1928 était une arme de conception et de fabrication tchécoslovaque, une autre réalisation de la célèbre firme Skoda. Vingt exemplaires ont été commandés et livrés à la Yougoslavie.

L’objectif était de créer une arme combinant les qualités d’un obusier et d’un canon de montagne sur une seule arme. Au premier il empruntait une grande élévation en site et au second la légèreté et une capacité à être démontée en trois fardeaux. Si l’armée tchécoslovaque ne le commanda pas, elle prit livraison d’un grand nombre de son successeur, le modèle 1930.

Cet obusier va participer à l’opération MARITSA appuyant l’infanterie yougoslave en phase offensive comme en phase défensive. Quelques pièces se retrouvèrent en Grèce, étant mises en œuvre par leurs servants en soutien des troupes grecques. Malheureusement quand il fallu évacuer la Grèce continentale en direction du Péloponnèse on décida de saboter les pièces.

Quelques pièces (bis) ont été capturées par les allemands qui les ont remis en état avant de les céder à leurs alliés croates qui bénéficièrent de pièces neuves issus des stocks de l’armée tchécoslovaque et un temps utilisé par les allemands.

Le 10cm M.1928 était un obusier de campagne léger de conception et de fabrication tchécoslovaque de 100m pesant 1798kg en position de tir (3077kg en configuration transport) et disposant d’un tube de 25 calibres (longueur 2.5m) ce qui lui permet de tirer un projectile de type séparé de 16kg (100x132R) à une distance maximale de 10600m à raison de huit coups par minute. L’équipe de pièce de dix hommes protégée par un bouclier de 4.2mm peut pointer l’obusier en site de -8° à +80° et en azimut sur 8°.

10.5cm M.1913

Canon de 105mm modèle 1913S dans un musée finlandais

Le 10.5cm M.1913 est tout simplement le canon de 105L modèle 1913S, un produit de la maison Schneider qui devait beaucoup à un canon de 107mm de la firme Putilov où la maison Schneider avait beaucoup investit avant guerre.

Ce canon fût utilisé par la France mais aussi par ses alliés comme la Belgique et l’Italie. Après guerre la Pologne et la Yougoslavie ont récupéré des canons pour équiper leur armée.

C’est ainsi que l’armée royale yougoslave va récupérer 60 canons de ce type, des canons d’abord à traction hippomobile puis utilisés via une traction automobile. Ces canons étaient utilisés au niveau de l’armée, l’équivalent yougoslave de notre ALCA (Artillerie Lourde de Corps d’Armée).

Aucune pièce n’à pu être évacuée vers la Grèce mais les italiens ont récupéré douze pièces qu’ils vont réutiliser au profit de leurs troupes déployées dans les Balkans. Aucune des soixante pièces n’à survécu au second conflit mondial.

Le 10.5cm M.1913 était un canon lourd de conception et de fabrication française pesant 2350kg en position de tir mais 2750kg en configuration de tir. Avec son tube de 28.5 calibres (soit 2.987m) il pouvait tirer un obus explosif de 15.74kg à une distance maximale de 12000m à raison de 6 coups par minute. L’équipe de pièce composée de huit hommes pouvait derrière son bouclier de 4.5mm d’épaisseur pointer le canon en site de -5° à +37° et en azimut sur 6°.

10.5cm M.1936

Le 10.5cm M.1936 est la désignation yougoslave d’un autre canon tchèque, le 10.5cm hruby kanon vz.35 (canon de 105mm lourd modèle 1935). Sa carrière dans l’armée tchécoslovaque est courte mais elle va continuer au sein des armées allemandes, slovaques et yougoslaves.

Bien que désigné modèle 1936 il à été en réalité mis en service en 1937 dans l’armée royale yougoslave qui après avoir acquis 120 canons directement auprès de Prague se lança dans une production sans licence, la production chaotique et difficile s’achevant en septembre 1946 après la sortie de 160 pièces supplémentaires pour équiper essentiellement l’artillerie d’armée (équivalent en Yougoslavie de notre Artillerie Lourde de Corps d’Armée).

Ces canons furent surtout utilisés pour des missions de contrebatterie et pour gêner les derniers préparatifs des attaques et des offensives alliées.

En raison d’un poids important, son évacuation et sa sortie de batterie fût délicate pour ne pas dire impossible ce qui explique le grand nombre de pièces sabotées par leurs servants quand il fallait échapper à l’ennemi. Certains de ces canons furent volontairement (?) mal sabotés et réutilisés ultérieurement par les allemands essentiellement pour la défense côtière.

Une poignée de canons à pu être évacué par les yougoslaves en direction de la Crète où ils furent utilisés pour défendre le port de La Sude contre un éventuel débarquement amphibie ennemi. Son utilisation à cessé au printemps 1953 en raison de l’épuisement des stocks de munitions.

Le 10.5cm M.1936 était un canon lourd de campagne de 105mm de conception et de fabrication tchécoslovaque pesant 4200kg en batterie (mais 4600kg en configuration transport) disposant d’un tube de 42 calibres (longueur 4.4m) lui permettant de tirer un obus de 18kg à une distance maximale de 18100m à raison de 8 coups par minute. L’équipe de pièce composée de huit hommes protégé par un bouclier de 4.7mm peut pointer le canon en site de -6° à +42° et en azimut sur 50° de part et d’autre de l’axe.

Mitteleuropa Balkans (53) Bulgarie (17)

Organisation

Avant-propos

L’armée bugare du second conflit mondial va aligner un grand nombre de divisions jusqu’à seize divisions d’infanterie sans compter les unités motomécaniques et autres unités particulières comme les brigades de chasseurs tristement célèbres pour leur férocité au combat notamment contre les partisans et les maquisards.

Ces divisions ne sont pas regroupées en corps d’armée comme dans la plupart des armées mais directement sous l’autorité d’une armée.

C’était la même situation durant le premier conflit mondial mais à l’époque les effectifs d’une divsion bulgare étaient proches de celles d’un corps d’armée.

Ce n’est plus le cas en 1948. La raison pour laquelle les bulgares n’ont pas mis sur pied de corps d’armée est incertaine mais il semble que le manque d’officiers d’état-major soit la raison principal et entre une armée et un corps d’armée, politiquement et sur le plan de la propagande c’est nettement plus gratifiant d’avoir cinq armée qu’un certain nombre de corps d’armée.

Sur le plan de l’organisation les divisions d’infanterie bulgares comme nous le verrons ont adopté la structure triennale avec trois régiments d’infanterie et un régiment d’artillerie pour ne parler que des principaux éléments. Les autres unités sont organisées de manière différentes mais il n’y à pas vraiment d’énormes différences avec les pays voisins.

Division d’infanterie

-Un état-major

-Trois régiments d’infanterie

-Un régiment d’artillerie

-Un escadron monté de cavalerie ou un escadron mixte d’autos blindées et de motocyclistes

-Un bataillon antiaérien et antichar ou une compagnie renforcée antiaérienne et antichar

-Une compagnie du génie

-Une compagnie de transmissions

-Un régiment de service

Division de cavalerie

-Un état-major

-Deux régiments montés

Auto blindée Sdkfz-2222

-Un régiment motorisé (blindés légers et autos blindées)

-Un régiment d’artillerie hippomobile

-Une compagnie antiaérienne

-Une compagnie antichar

-Une compagnie du génie

-Une compagnie de transmissions

-Un régiment de service

Sturmgeschütz IV

A noter qu’à partir de septembre 1953 la 1ère division de cavalerie à reçu deux compagnie de seize Sturmgeschütz IV.

Brigade blindée

-Un état-major

-Un bataillon d’autos blindées

Sturmgeschütz III

-Un bataillon de canons d’assaut Sturmgeschütz III

-Une compagnie antiaérienne

-Un régiment de chars moyens

-Un régiment de chars légers

-Un régiment d’infanterie portée

-Un régiment d’artillerie motorisée

-Un régiment du génie

-Une compagnie de transmissions

-Un régiment de soutien logistique

Brigade de chasseurs

-Un état-major

-Deux régiments d’infanterie légère

-Un régiment d’artillerie légère

-Une compagnie d’autos blindées

-Une compagnie antichar

-Une compagnie antiaérienne

-Une compagnie du génie

-Une compagnie de transmissions

-Un bataillon de soutien logistique

Unités élémentaires

Régiment d’infanterie

-Un état-major

-Une compagnie de commandement et de soutien

5cm Granatwerfer M.36

-Trois compagnies de combat organisées en un état-major de compagnie (un capitaine commandant de l’unité, son adjoint ayant le grade de lieutenant, un sergent major et deux ordonnances), trois pelotons avec un état-major (un lieutenant commandant le peloton, un sergent comme adjoint au commandant, un soldat comme ordonnance et une équipe de trois hommes servant un mortier de 50mm M.36) et trois sections d’infanterie comprenant chacune un caporal chef de section, un mitrailleur, un Lance Corporal et sept soldats.

Panzerfaust

-Une compagnie d’appui disposant d’un peloton de mortiers de 81mm, un peloton de mitrailleuses et un peloton antichar avec fusils antichars puis pour certains des Panzerschreck ou des Panzerfaust.

Régiment de cavalerie

-Un état-major

-Un escadron de commandement et de soutien

-Trois escadrons montés composés chacun d’un état-major d’escadron, de trois pelotons (un état-major et trois sections montées) et un peloton de mitrailleuses

Mortier de 81mm modèle 1927/31 mis en oeuvre par des soldats français

-Un escadron d’appui avec mortiers de 81mm, mitrailleuses et canons antichars légers

Régiment de chars

-Un état-major

-Un escadron de commandement et de soutien

Panzer IV Ausf G

-Trois escadrons de chars composés d’un état-major, de trois pelotons de chars (un état-major et trois sections de chars) et un peloton d’autos blindées

-Un escadron de reconnaissance et d’appui disposant d’un état-major, un peloton d’autos blindées et deux pelotons de canons d’assaut

Régiment d’artillerie

-Un état-major

-Une batterie de commandement et de soutien

Canon de 120mm Schneider-Canet

-Deux bataillons d’artillerie comprenant chacun trois batteries de quatre pièces soit un total de vingt-quatre pièces par régiment. Certains régiments possédait un troisième bataillon portant le nombre de pièces à 36 et sans que ce soit une règle établie on trouvait généralement 24 canons de 75mm et 12 pièces de 105 ou de 120mm.

-Une batterie d’appui-protection (infanterie et quelques autos blindées)

-Outre les RAD (Régiments d’Artillerie Divisonnaire), l’armée bulgare possédait des régiments d’artillerie lourde d’abord indépendants puis regroupés au sein de trois brigades.

Chaque brigade disposait de trois régiments à trois bataillons de douze pièces (trois batteries de quatre) soit un total de 81 batteries lourdes équipées de canons ou d’obusiers de 105mm, de 120mm et de 150mm.

Régiment du génie

-Un état-major

-Une compagnie de commandement et de soutien

-Une compagnie de déminage

-Une compagnie de pionniers

-Une compagnie de pontonniers

Scandinavie (86) Finlande (24)

Artillerie lourde

Canon de 107mm M1910

107-mm gun M1910

Ce canon de 107mm apparu en 1910 est une co-création de l’usine Putilov et de l’usine Schneider qui au début du vingtième siècle devint un investisseur important dans l’entreprise russe. Les cerveaux russes et français permirent le développement d’un canon de 107mm destiné à remplacer les canons de 107 et de 152mm les plus anciens.

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22-Armée de terre : armement et matériel (13)

Canon de 120mm modèle 1878 De Bange

Canon de 120mm De Bange modèle 1878

Canon de 120mm De Bange modèle 1878

Ce canon de 120mm à été développé après la défaite de 1870 pour armer les nouveaux forts du système Seré de Rivières. En 1916, il à été modifié pour la traction automobile.

Matériel vétuste, il est mobilisé en septembre 1939 faute de mieux pour équiper les régiments d’artillerie de position (RAP) en l’occurence 80 pièces répartis entre les 150ème 151ème et 156ème (8 pièces chacun), les 161ème et 165ème RAP disposant de 24 pièces, les 169ème et 170ème RAP disposant eux de quatre pièces.

A l’issue de la démobilisation, les régiments maintenus en ligne remisent ces pièces qui sont ferraillées, leur vétusté ainsi qu’un stock d’obus limité rendant peu profitable leur remise en ligne.

Caractéristiques Techniques du canon de 120mm modèle 1878 De Bange

Calibre : 120mm Longueur du tube : 3.25m Poids de la pièce : 2700kg Poids de l’obus 19.2kg Cadence de tir : maximum 5 coups durant douze minutes Portée maximale : environ 11000m Pointage en site -17° à +30° Pointage en azimut : 0°  

Canon de 155C Saint Chamond modèle 1915

Canon de 155mm Saint Chamond modèle 1915

Canon de 155mm Saint Chamond modèle 1915

Comme nous l’avons déjà vu, l’artillerie française entre dans le premier conflit mondial avec un manque cruel de pièces d’artillerie lourde. Après avoir fait feu de tout bois en remettant en service des pièces dépassées, en vidant les forts littoraux ou en désarmant les forts de Verdun, l’artillerie française se voit doter de pièces modernes comme le canon de 155 C  Saint Chamond modèle 1915.

Ce canon dérivé d’une pièce mise au point pour le Mexique est sans être un échec avait des qualités balistiques bien inférieures au canon Schneider notamment une portée inférieure de 2600m ce qui explique qu’il était présent en faible nombre au sein des unités d’artillerie durant le premier conflit mondial. Il allait néanmoins participer à la guerre de Pologne et au second conflit mondial au sein des Régiments d’Artillerie Portée en l’occurence quatre-vingt huit pièces répartis entre sept RAP du Nord-Est.

Ainsi le 150ème RAP dispose de huit pièces, les 159ème 163ème 166ème et 170ème RAP disposent de douze pièces alors que les 160ème et 168ème RAP disposent de seize pièces. Ce canon est également utilisé dans les Régiments d’Artillerie Portée (R.A.P) déployés dans les Alpes à raison de cinquante-deux pièces répartis entre le 154ème RAP (8), le 157ème RAP (4), le 158ème RAP (12), le 162ème RAP (8), le 164ème RAP (12) et le 167ème RAP (8).

Une fois la démobilisation passée, les canons de ce type sont maintenus en service et étaient toujours en ligne en septembre 1948 y compris dans les régiments dissous à l’été 1940 et réactivés huit ans plus tard.

Caractéristiques Techniques du canon de 155C modèle 1915

Calibre : 155mm Poids de la pièce 3400kg Poids de l’obus : 40 à 43kg selon les modèles Longueur de la pièce : 2.51m largeur 1.85 Portée maximale : 7200 à 9800m en fonction du poids de l’obus Pointage en site : 0 à +40° Pointage en azimut : 6° Cadence de tir : 10 coups en 5 minutes Equipe de pièce : inconnue

Canon de 155C Schneider modèle 1917

Canon de 155C Schneider modèle 1917

Canon de 155C Schneider modèle 1917

Comme je l’ai déjà mentionné à plusieurs reprises, la confiance aveugle faite au «75» avant le début du premier conflit mondial handicape sévèrement l’artillerie française qui passe à côté de la possibilité d’adopter des pièces lourdes de siège mais également des pièces puissantes de campagne.

Elle étudie sans les adopter des projets de canons et d’obusiers de 120mm tout comme un obusier de 105 de la firme Schneider. Elle refuse également un obusier de 155mm estimé comme trop lourd pour le tir antipersonnel contre des troupes en campagne et trop léger pour la guerre de siège.

L’échec de la guerre de mouvement de l’été 1914 et la stabilisation du front à l’automne prouve l’inanité de ses conceptions. La guerre des tranchées outre une dépense absolument colossale de munitions nécessite des matériels nouveaux notamment des obusiers pour tirer à contre-pente.

Saint Chamond est le premier à dégainer avec son modèle de 155mm modèle 1915 commandé dès 1914 à 400 exemplaires mais Schneider ne va pas tarder à refaire son retard en présentant un nouvel obusier de 155mm commandé dès le mois de septembre 1915 à 112 exemplaires.

Le canon de Schneider est une vrai réussite qu’il s’agisse du modèle 1915 ou du modèle 1917, le premier tirant avec des douilles, le second avec des gargousses. Pas moins de 1600 canons de ce modèle vont être produits ce qui explique qu’il est encore en service dans l’armée française quand éclate la guerre de Pologne.

Il équipe aussi bien les RAMF (108 exemplaires) que les RAP (24 exemplaires) mais également au sein des RAD qui disposent de deux groupes de 155C généralement équipé de la pièce Schneider, certains RAD notamment les motorisés ont reçu un groupe de 105C à la place d’un des deux groupes de 155C.

Les quatre Régiments d’Artillerie Coloniale (RAC) et les quatre Régiments d’Artillerie Nord-Africain (RANA) disposaient également de deux groupes lourds à trois batteries de quatre Schneider modèle 1917.

Cela nous donne donc en métropole avant la mobilisation de septembre 1939, un total de vingt-quatre groupes pour douze RAD soit un total de soixante-douze batteries et 288 canons. Ce nombre se réduit au printemps 1940 quand le 201ème RALD issu du 1er RAD (15ème DIM) reçoit un groupe de 105C. On trouve également seize groupes pour les RAC et RANA soit un total de 132 canons de 155mm.

Des groupes dispersés existent également dans l’Empire notamment un puis deux groupes au sein du 66ème RAA de la Division d’Oran.

A la mobilisation, les RAD se dédoublent en RALD, les RAC en RAC et RALC, les RANA en RANA et RALNA, les régiments lourds disposant pour la plupart de deux groupes de 155C modèle 1917.

Suite à la démobilisation, ce canon reste en service au sein RAD mais leur place se réduit. En effet, le RAD type 1943 voit l’augmentation du nombre de groupes à six, trois de 75mm, deux de 105mm et un groupe de 155mm, même chose pour les RAC de métropole et les RANA.

Ce canon équipe donc seulement vingt-six régiments d’artillerie de campagne (dix huit RAD, quatre RAC et quatre RANA) avec vingt-six groupes à trois batteries de quatre pièces soit un total de 312 pièces.

Ce canon va être progressivement remplacé par un dérivé modernisé, le 155C modèle 1946S qui va remplacer ce canon dans les RAD, RAC et RANA mais pas dans les unités de position et les unités mobiles de forteresse. Les RALD, RALNA et RALC mobilisés vont pour certains recevoir le 155C modèle 1917 en attendant la disponibilité de pièces modernes.

Caractéristiques Techniques du canon de 155C modèle 1917

Calibre : 155mm Poids de la pièce : 3750kg Poids de l’obus : 40.6 ou 43kg Longueur du tube : 2.33m (15 calibres) Largeur 1.89m Portée maximale : 9900 à 11900m en fonction de l’obus Pointage en site : 0° à +42° Pointage en azimut 6° Cadende de tir : 10 coups par cinq minutes Equipe de pièces : nc

Canon de 155C Schneider modèle 1946

Ce canon est en fait une reprise du modèle 1917. En 1944 se posa la question du remplacement du vénérable canon modèle 1917. Ce canon vieillissait mais était toujours apprécié par ses servants ce qui explique la décision de reprendre la production pour remplacer les pièces les plus anciennes.

Impossible de reprendre la production de la pièce originale mais Schneider soucieux de rentabiliser les machines et ne pas épuiser ses capacités de production _déjà fortement sollicitées_ , elle reprend la production de la pièce en apportant un certain nombre de modifications la rendant plus légère et plus efficace.

Parmi les modifications, on trouve un bouclier plus léger, des roues plus adaptées à la traction automobile rapide et un tube plus long en l’occurence un tube de 21 calibres au lieu de 15.

Adoptée officiellement en janvier 1946, cette pièce rééquipa en priorité les régiments d’artillerie divisionnaire (R.A.D), le conflit éclatant avant que les R.A.P ne reçoivent des pièces.

Caractéristiques Techniques du canon de 155C modèle 1946

Calibre : 155mm Poids de la pièce : 3400kg Poids de l’obus : 44kg (obus explosif) Longueur du tube : 3.255m (21 calibres) Largeur 1.86m Portée maximale : 13250m  Pointage en site : 0° à +45° Pointage en azimut 10° Cadence de tir : 8 coups par cinq minutes Equipe de pièces : huit hommes

Canon de 155L De Bange modèle 1877

Canon de 155mm long De Bange modèle 1877

Canon de 155mm long De Bange modèle 1877

La défaite de 1870 et l’optique de la Revanche pousse la France à investir massivement dans son armement car tout ou presque est à reconstruire. L’une des priorités est l’artillerie et la mise au point de pièces lourdes non pas pour le tir en campagne (une grave lacune de nos armées en 1914) mais pour équiper l’artillerie de siège (attaque des fortifications ennemies) et l’artillerie de place (pour leur défense).

Le projet ouvert par le comité d’artillerie le 2 février 1874 aboutit trois ans plus tard à l’adoption du projet proposé par le capitaine De Bange qui devient donc le 155L modèle 1877, premier canon d’un système complet, le système De Bange qui comptera au final neuf canons allant du 80mm de montagne au monstrueux mortier de siège de 270mm.

En 1914, la pièce De Bange connait enfin son baptême du feu non pas pour défendre les places fortes de l’est mais pour compenser le manque de pièces d’artillerie lourde au sein de nos armées. La  pièce conçu quarante ans plus tôt à encore de beaux restes, rendant hommage à son concepteur mort peu avant le début du premier conflit mondial.

Au cours de celle qui aurait du être la «Der des ders», des pièces plus modernes vont être mises en service mais à la fin du conflit, l’ainé était encore en ligne bien qu’ayant subit des modifications avec un affût rendu plus mobile, l’utilisation d’obus plus puissants lui permettant notamment de passer en terme de portée maximale de 9800 à 11700m.

En dépit de ces efforts de modernisation, la pièce De Bange avait une portée trop limitée pour le tir de contre-batterie et une cadence de tir bien trop faible avec tout juste un coup par minute. Cela ne l’empêche pas d’être toujours en service en septembre 1939 au sein des régiments d’artillerie de position.

Il équipe ainsi sur le front Nord-Est à raison de douze régiments d’artillerie de position qui se répartissent 168 pièces.

Si les 150ème 152ème et 166ème RAP disposent de huit pièces, les 160ème et 170ème RAP disposent de dix pièces alors que le 155ème RAP dispose de douze pièces. Les 159ème 163ème et 168ème RAP disposent eux de seize pièces, les 151ème et 153ème ont eux vingt pièces alors que le 161ème RAP aligne pas moins de vingt-quatre pièces.

Sur le front des Alpes, 137 pièces de ce type sont encore en service en septembre 1939 répartis entre six RAP avec douze canons au sein du 154ème RAP, trente-trois au sein du 157ème RAP, seize au sein du 158ème RAP, douze au sein du 162ème RAP, trente-deux au sein du 164ème RAP et au sein du 167ème RAP.

Ce canon est encore en service en septembre 1948, armant toujours les régiments d’artillerie de position en ligne en dépit d’un âge canonique, une caractéristique commune à de nombreux matériels mis en service par les RAP/RAMF à tel point que les artilleurs de ces régiments se surnommèrent eux même «Les Antiquaires».

Caractéristiques Techniques du canon de 155L modèle 1877

Calibre : 155mm Poids de la pièce : 5700kg Poids de l’obus : 40 à 43kg Longueur du tube : 4.20m Largeur : 1.86m Portée maximale : 10000 à 12700m en fonction du poids de l’obus Pointage en site : 0 à +28° Pointage en azimut : 0° Cadende ce tir : un coup par minute Equipe de pièce : inconnue.

Canon de 155mm modèle 1877/14 Schneider

Canon de 155mm modèle 1877/14

Canon de 155mm modèle 1877/14

Comme nous venons de le voir, le canon de 155L De Bange était une excellente pièce balistiquement parlant. Elle vieillissait cependant et il fallait envisager son remplacement. En 1909, on lança un programme destiné à fournir à l’armée, les pièces à longue portée futures.

Ce programme qui allait donner naissance au remarquable 155 GPF (Grande Puissance Filloux) va également permettre au De Bange de connaître une deuxième carrière en associant le canon modèle 1877 avec un affût à frein et récupérateur, une technique mise au point à la fin du 19ème siècle et qui connu sa première application sur le célébrissime «75» et qui fût à l’origine de l’affaire Dreyfus.

En 1910, la firme Schneider avait présenté au gouvernement espagnol un canon de 150mm issu d’un canon de 152.4mm mis au point pour la Russie tsariste. Testé par la France, il n’est pas adopté comme tel mais son affût va être adopté pour moderniser le 155L modèle 1877 De Bange devenant le 155L modèle 1877/14 dont la production allait se révéler chaotique, la mobilisation ayant perturbé la production des usines.

Il faut ainsi attendre février 1916 pour que les premiers matériels de série sortent d’usine et avril pour que les premiers groupes arrivent sur le front d’abord au sein de l’ALT ou Artillerie Lourde à Tracteurs (treize groupes et 108 pièces) avant que l’arrivée de pièces longues comme le 155 GPF n’entraine leur transfert à l’Artillerie Lourde Hippomobile.

Au final seulement 120 exemplaires sont produits ce qui ne l’empêche d’être encore en service au début de la guerre de Pologne au sein de certains RALH en l’occurence les 112ème, 113ème, 114ème, 116ème et 117ème RALH ainsi que les 110ème et 11ème RALHC soit un total de douze groupes et 96 pièces en ligne auxquelles s’ajoutent huit pièces en service au sein des 154ème et 157ème RAP (quatre pièces chacun).

Si les canons des RAP restent en service, les RALH vont remplacer ce canon par des 155L modèle 1945.

Caractéristiques Techniques du canon de 155L modèle 1877 modifié 1914

Calibre : 155mm Poids de la pièce 7940kg Poids de l’obus : 40 à 43kg selon les modèles Longueur de la pièce : 4.20m largeur 1.56 Portée maximale : 11600 à 13600m en fonction du poids de l’obus Pointage en site : -5° à +40° Pointage en azimut : 5° Cadence de tir : 8 coups par cinq minutes Equipe de pièce : inconnue

22-Armée de terre : armement et matériel (11)

Canon de 105mm de montagne modèle 1919 et 1928

Ces deux canons _quasiment identiques_ équipent les Régiments d’Artillerie de Montagne réorganisés en 1943 sous la forme d’un RAM type 1943 avec trois groupes à deux batteries de 75mm et un groupe de trois batteries à quatre canons de 105mm modèle 1919 ou 1928.

Ces canons vont équiper un total de cinq régiments d’artillerie de montagne soit cinq groupes et donc quinze batteries et soixante canons de 105mm modèle 1919 ou 1928.

En dépit de projets, ces canons sont donc toujours en service en septembre 1948.

Caractéristiques des canons de montagne modèle 1919 et 1928

Calibre : 105mm Poids total 750kg Poids de l’obus 12kg Portée effective 7850m Pointage en site : 0 à +40° Pointage en azimut : 9°

Obusier de 105C modèle 1935B

obusier de 105C modèle 1935B

obusier de 105C modèle 1935B

Cet obusier léger développé par l’établissement de Bourges à mis fin à un débat de plus de trente ans sur l’opportunité de doter les divisions d’un obusier léger et puissant.

Les projets ont été nombreux pour combler cette lacune notamment en 1912 quand Schneider parallèlement à son canon de 105L proposera  un obusier de 105C qui bien que donnant satisfaction ne sera pas adopté sous le prétexte qu’on fera du tir courbe avec le canon de 75.

Ce choix essentiellement financier se fracassera sur les réalités du terrible conflit qui éclate en août 1914. Plus grave, il va créer une véritable lacune capacitaire pour nos armées entre le canon de 75mm modèle 1897 et les canons de 155C Schneider et Saint Chamond dont la puissance se payait par une mobilité réduite et un obus de 43kg difficile à manier.

En 1924, les régiments d’artillerie divisionnaire (un par division d’infanterie) adoptent la structure qui sera la leur jusqu’à la mobilisation de septembre 1939 (et qui redeviendra la leur après la démobilisation un an plus tard) avec trois groupes de 75 et deux groupes de 155C.

L’idée d’un obusier léger ressurgit mais là encore, rien ne se passe et il faut attendre 1932 pour qu’enfin la situation bouge. A l’époque, le seul matériel existant en France est un obusier de la firme Schneider fabriqué pour le Japon (voir ci-après).

L’adoption directe de ce matériel aurait été possible mais comme dans d’autres pays, il faut ménager la susceptibilité des arsenaux d’Etat et l’établissement de Bourges est chargé de donner la réplique à la firme du Creusot.

Fin 1932 donc, l’Établissement de Bourges (ABS) est chargé de développer un obusier léger pour enfin mettre fin à une lacune vieille de près de vingt ans.

Le dévellopement initial est rapide et le prototype est présenté en mai 1934, le nouvel obusier reprenant l’affût biflèche de 75 modèle 1897/33 qui avait été comme son nom l’indique étudié pour moderniser le vénérable «75» mais à part quelques pièces confinés dans les casemates de la ligne Maginot, cet affût n’avait pas été généralisé.

Le 18 octobre 1934 après des essais intensifs, le conseil consultatif de l’armement décide de……ne pas choisir en préconisant de commander les deux modèles en dépit du fait que sur un certain nombre d’aspects, la pièce de Bourges était supérieure à celle du Creusot.

C’est ainsi que la première commande passée le 17 janvier 1935 prévoit l’acquisition de 84 pièces répartis entre 36 matériels Schneider et 48 de Bourges bien que ce dernier n’ait été officiellement adopté que le 4 mai 1935 sous le nom de matériel de 105C modèle 1935B.

Quand éclate la guerre de Pologne, le total des pièces commandées s’établit pour Bourges à 768 pièces soit de quoi équiper 64 groupes et 32 régiments d’artillerie. Sur ce total, 16 groupes ont été équipés soit un total théorique de 192 pièces en ligne plus un petit nombre en réserve pour l’instruction et pour servir de volant de réserve.

Quatre Régiments d’Artillerie Lourde Divisionnaire motorisés sont ainsi équipés en septembre 1939 suivit d’un cinquième au printemps 1940  en l’occurence le 215ème RALD (1ère DIM), le 216ème RALD (25ème DIM), le 225ème RALD (12ème DIM) et le 230ème RALD (9ème DIM), le 201ème RALD de la 15ème DIM recevant un groupe en avril 1940 puis un second en juin 1940.

Quatre groupes équipés également les régiments d’artillerie des Divisions Légère Mécanique et des Divisions de Cavalerie, en l’occurence un groupe au 71ème RA (2ème DLM), un groupe au 72ème RA (3ème DC), un groupe au 73ème RA (2ème DC) et enfin un quatrième au 74ème RA (1ère DLM). Les autres régiments d’artillerie des DC et des DLM recevront avant juillet le groupe de 105C prévu.

Trois groupes tractés par véhicule motorisé équipent le 309ème RATTT qui après avoir été rattaché à la Réserve Générale rallie la 2ème DCr avec seulement deux groupes, l’un de ses groupes ralliant le 319ème RATTT de nouvelle création, le régiment d’artillerie de la 3ème DCr  qui dispose d’un deuxième groupe équipé de 105C modèle 1934S.

On trouve également treize groupes à traction hippomobile au sein des DI, DINA et DIC  en l’occurence sept RALD (le 204ème de la 14ème DI, le 208ème de la 11ème DI, le 212ème de la 43ème DI, le 228ème de la 13ème DI, le 256ème de la 31ème DI et le 261ème de la 42ème DI), quatre RALNA (le 220ème rattaché à la 3ème DINA, le 233ème à la 4ème DINA, le 240ème à la 2ème DINA et le 254ème à la 1ère DINA) et deux RALC, le 201ème rattaché à la 1ère DIC et le 212ème rattaché à la 4ème DIC.

En juin 1940, la situation n’à pas beaucoup évolué et le haut commandement suspend le rééquipement des groupes pour entamer le plus discrètement possible, le processus de démobilisation.

C’est ainsi que ce n’est qu’à partir de septembre 1940 que le rééquipement des RAD d’active _les seuls maintenus en ligne_ reprend. La production n’ayant pas cessé, ce processus est relativement rapide et on peut considérer que les seize RAD équipés sont totalement équipés de canons de 105 courant juin 1941.

Pourquoi seulement seize RAD (à deux groupes soit un total de trois batteries soit 96 batteries et 384 canons) alors qu’il en existe dix-huit RAD (dix-sept pour les DI et un pour la 31ème DIAlp).

Tout simplement parce que pour des raisons de cohérence, les 11ème et 42ème RAD appartenant respectivement à la 5ème et à la 3ème DIM disposaient d’un groupe équipé d’obusiers de 105C modèle 1934S. trois nouveaux groupes sont commandés pour homogénéiser l’équipement de ces deux régiments ainsi que le 319ème RATTT qui renvoie ses 105C modèle 1935B dans un dépôt.

Les Régiments d’Artillerie Divisionnaire ne sont pas les seuls à recevoir le nouveau petit bijou de l’artillerie française, les RANA et les RAC (de métropole) reçoivent également ce canon en l’occurence comme les RAD, deux groupes à trois batteries de quatre groupe soit un total de seize groupes, quarante-huit batteries et 192 pièces.

Les RATTT rattachés aux DCr, DC et aux DLM sont en septembre 1940 au nombre de huit. Un neuvième s’ajoute avec la création de la 4ème DCr. Si les régiments d’artillerie des DLM et des Divisions de Cavalerie ne disposent que d’un seul groupe de 105C, les Divisions Cuirassées disposent de deux groupes.

En juillet 1948, on trouve donc au total huit DLM à huit RADLM et huit groupes de 12 canons de 105C  modèle 1935B soit un total de 96 pièces, les quatre premières divisions cuirassées disposaient elles de huit groupes de douze pièces, deux équipés de 105C modèle 1934S et six équipés de 105C modèle 1935B jusqu’à leur transformation en RAAP.

Certains de ces canons vont équiper le 78ème RATTT de la 1ère DLC avec trois groupes de douze pièces répartis en trois batteries de quatre pièces.

A la mobilisation, les RALD sont remis sur pied avec pour équipement le 105C modèle 1935B dont la production à continué à cadence réduite pour approvisionner les stocks.

On trouvait donc en octobre 1948, une fois la mobilisation achevée un total de quarante-trois RALD soit quatre-vingt six groupes à douze canons soit un total de 1032 canons de 105C, l’immense majorité étant des modèle 1935B à savoir quatre-vingt deux groupes soit un total  984 canons, seuls les 211ème et 242ème RALD conservant leurs pièces Schneider.

L’obusier de Bourges équipe également les régiments d’artillerie coloniale qui en métropole sont organisés de la même façon que les RAD. Ils disposent donc de dix groupes à trente batteries soit cent vingt canons de ce type. Ce nombre augmente avec la mobilisation et la création de trois RALC à deux groupes de trois batteries de quatre canons soit vingt-quatre pièces supplémentaires.

Les Régiments d’Artillerie Nord-Africain ne sont pas en reste. Au nombre de quatre avant mobilisation, ils disposent de huit groupes à trois batteries de quatre pièces soit un total de 96 obusiers de 105C modèle 1935 qui forment des RALNA.

Six nouveaux RANA sont mis sur pied à la mobilisation avec leur double RALNA mais  seuls quatre adoptent la pièce de Bourges, soit huit groupes et quatre-vingt seize pièces, les deux autres mis sur pied dans l’Empire étant équipé de la pièce Schneider.

Au final, ce sont pas moins de 1392 obusiers de 105C modèle 1935B qui sont en service en octobre 1948 plus un nombre non négligeable de pièces dans les écoles et dans les parcs.

Caractéristiques Techniques de l’obusier de 105C modèle 1935B

Calibre : 105mm Longueur totale de la pièces en batterie 4.00m Longueur du canon 1.76m Poids total en batterie 1725kg (Poids avec l’avant-train 2800kg) Poids de l’obus : 15.85kg Cadence de tir : 5 à 6 coups/minute Portée : 10400m Pointage en site : -8° à +50° Pointage en azimut sur 60°  

Equipe de pièce : huit hommes (un chef de pièce, un pointeur, un tireur, un chargeur, deux pourvoyeurs, un artificier et un auxiliaire.

Obusier de 105C modèle 1934S

Après plus de trente ans d’atermoiements, la décision est enfin prise en 1934 pour doter l’artillerie divisionnaire d’un obusier léger et puissant. A l’époque, seul Schneider produit en France une arme de ce type, une arme qu’elle exporte déjà au Japon.

L’armée française est intéressé par ce modèle alors connu sous les noms d’obusier de 105 S BC 11km ou de canon de 105 court de campagne Schneider sur affût biflêche. La firme du Creusot propose de mettre à disposition son canon pour essais.

L’acquisition de ce matériel aurait été possible rapidement mais comme souvent il faut ménager la susceptibilité des arsenaux d’Etat qui travaillent sur un canon équivalent. Les deux pièces vont finalement être commandé en série, l’obusier de Schneider devenant le matériel de 105 C (Court) modèle 1934 S (Schneider).

Dans un premier temps, l’obusier Schneider ne va être commandé qu’à 72 exemplaires, une première commande de 36 exemplaires soit trois groupes passée le 17 janvier 1935 et livrée en mars 1936 et une seconde passée le 23 mai 1936 pour une seconde commande de 36 exemplaires et livrée en juin 1938.

Un groupe est cédé à la Turquie réduisant le nombre de pièces disponibles à soixante réparties en cinq groupes. Si le 305ème RATTT de la 1ère DCr aligne deux groupes, les autres régiments ne disposent que d’un groupe en l’occurence le 211ème RALD de la 5ème DIM, le 242ème RALD de la 3ème DIM et le 319ème RATTT de la 3ème Dcr (qui dispose d’un deuxième groupe équipé de l’obusier de Bourges).

La démobilisation achevée, l’armée décide de reprendre la fabrication de cet obusier pour compléter les régiments déjà équipé de cette pièce. Trois nouveaux groupes soit 36 exemplaires sont commandés le 5 octobre 1940 et livrés en juin 1941, un groupe complétant le 11ème RAD de la 5ème DIM, le 42èmeRAD de la 3ème DIM et le 319ème RATTT qui remplace ses 1935B par des 1934S.

En septembre 1941, décision est prise d’équiper les régiments de l’Empire avec cet obusier jugé plus adapté que celui de Bourges. Il va équiper les RAC de l’Empire et les Régiments d’Artillerie d’Afrique ainsi que deux RANA mobilisés en Afrique du Nord soit un total de dix-neuf groupes.

Pour les équiper, l’armée passe commande de 228 pièces entre octobre 1941 et janvier 1945 pour équiper dans un premier temps les Régiments d’Artillerie Colonial type Empire (neuf groupes) avant d’équiper les huit groupes des Régiments d’Artillerie d’Afrique puis enfin les deux groupes des RANA de mobilisation.

Caractéristiques Techniques de l’obusier de 105C modèle 1934S

Calibre : 105mm Longueur totale de la pièces en batterie 5.00m Longueur du canon 2.09m (19.9 calibres) Poids total en batterie 1722kg Poids de l’obus : inconnu  Cadence de tir : 7 coups/minute Portée : 11100m Pointage en site : -5° à +43° Pointage en azimut sur 40°  Equipe de pièce : sept hommes (un chef de pièce,un pointeur, un tireur, un chargeur, deux pourvoyeurs et un artificier)

22-Armée de terre : armement et matériel (9)

C-Artillerie de campagne

Préambule

L’artillerie de campagne française dispose de nombreuses pièces en septembre 1939 avec un puis deux régiments dans chaque division. Chaque division de combat déployée en métropole peut ainsi compter sur le soutien de trois groupes de 12 canons de 75mm et de deux groupes de 12 canons de 155mm.

Les RAD conservent les canons de 75mm comme nous l’avons vu, les RALD mettant en oeuvre les canons de 155mm, certains régiments disposant déjà d’un groupe de 105mm équipés d’obusiers de 105C modèle 1934 ou 1935.

Quand éclate le second conflit mondial en septembre 1948, les RAD disposent de trois groupes de 75mm, de deux groupes de 105mm et d’un groupe de 155mm, les RAD mettant en oeuvre les canons de 75mm, les RALD alignant les canons de 105 et de 155mm.

Sur le plan matériel, la modernisation est notable avec des canons de 75, de 105 et de 155mm plus modernes même si les «anciens» (le 75mm modèle 1897, le 105mm modèle 1913 et les différents modèles de 155mm) font de la résistance notamment dans les RAP et les RAMF.

Canon de 75mm modèle 1897

canon de 75mm modèle 1897 équipé de pneumatiques

canon de 75mm modèle 1897 équipé de pneumatiques

Le fameux «75» est toujours en service en septembre 1939 avec plusieurs milliers de pièces, certaines disposant encore des roues en bois d’origine alors que d’autres avaient reçut un train de roulement pneumatique pour être remorqués par des véhicules motorisés.

Véritable couteau suisse de l’artillerie, il va être utilisé comme canon antiaérien durant le premier conflit mondial et bien après la fin de la «Der des der», comme pièce de char, comme canon de forteresse sans parler de son utilisation comme pièce de marine.

Dans le domaine de l’artillerie de campagne, le canon de 75mm modèle 1897 équipe des régiments d’artillerie divisionnaire à raison de trois groupes à trois batteries de quatre pièces soit un total de 36 pièces.

Le modèle 1897 équipe également les régiments d’artillerie mobile de forteresse (RAMF) avec au plus fort de la mobilisation, un total de 240 canons (24 en version hippomobile et 216 sur pneumatiques) et les régiments d’artillerie de position (RAP) avec un total de 268 canons.

A partir du printemps 1941, les canons de 75mm modèle 1897 des RAD commencent à être remplacés par les TAZ modèle 1939, les divisions d’active étant totalement rééquipées en septembre 1944.

C’est au tour des RAMF/RAP qui vont remplacer progressivement leurs vénérables «75» par des pièces plus modernes, les derniers modèle 1897 étant remplacés au printemps 1948 à l’exception des 161ème, 162ème et 167ème RAP.

Les pièces en meilleur état sont cependant stockées pour équiper les régiments d’artillerie mobilisés en août 1948 en attendant que des pièces modernes sortent d’usine. En effet, en septembre 1948, seuls un tiers des RAD de mobilisation sont équipés de TAZ modèle 1939.

A noter que les RAA (Régiments d’Artillerie d’Afrique) déployés en Afrique du Nord restent équipés de canons de 75mm modèle 1897 montés sur pneumatiques.

Caractéristiques du canon de 75mm modèle 1897

Calibre : 75mm Longueur de la pièce : 2.720m Poids : en ordre de route 1970kg en batterie 1140kg Poids de l’obus 6.195kg  Cadence de tir : 20 coups/minute Portée 11100m Pointage en site : -11° à +18° Pointage en direction : 6° Vitesse initiale de l’obus 575 m/s Equipe de pièce : 7 hommes

Canon de 75mm TAZ modèle 1939

Canon de 75mm TAZ modèle 1939

Canon de 75mm TAZ modèle 1939

A la fin des années trente, l’armée de terre envisagea l’acquisition d’une nouvelle pièce de 75mm pour remplacer le vénérable, l’historique «75».

Elle mit au point le canon de 75mm TAZ modèle 1939, TAZ signifiant «Tous Azimut» ce qui signifie que la pièce peut pointer à 360° ce qui est une qualité indéniable pour la lutte antichar où il faut passer rapidement d’une cible à une autre.

Les premières pièces sortent d’usine en avril 1940 et intensivement testées durant le printemps et l’été à la fois pour le tir antipersonnel et pour le tir antichar.

La production en série commence à l’automne 1940 et au printemps 1941, les premières pièces commencent à remplacer les canons de 75mm au sein des DLM et des DC qui conservent des pièces tractées en plus des canons d’assaut.

Ils remplacent ensuite les canons de 75mm modèle 1897 au sein des RAD des DI, des DIM, des DIC et des DINA à raison de trois groupes à trois batteries de quatre pièces soit un total 36 pièces par régiment.
En juillet 1948, on trouve un total de  2860 canons de 75mm TAZ modèle 1939 répartis entre les Régiments d’Artillerie Divisionnaire (960 exemplaires), les Régiments d’Artillerie Coloniale (528 exemplaires), les Régiments d’Artillerie Nord-Africain (372 exemplaires), les Régiments Légers d’Artillerie (216 exemplaires), les Régiments d’Artillerie Tractée Tout-Terrain (240 exemplaires), les Régiments d’Artillerie Mobile de Forteresse (288 exemplaires) et les Régiments d’Artillerie de Position (256 exemplaires).

Caractéristiques techniques du canon de 75mm TAZ modèle 1939

Calibre : 75mm Longueur du canon 2.995m Poids  en batterie 2000kg Poids de l’obus : 7.250kg Cadence de tir : 20 coups/minute Portée : 12500m Pointage en site : -11° à +25° Pointage en azimut sur 15° Vitesse initiale de l’obus : 700 m/s Equipe de pièce : sept hommes

Canon de montagne de 75mm modèle 1919 et 1928

Ces canons _quasiment identiques_ ont été mis au point pour remplacer le canon de 65mm modèle 1909. Comme toute pièce de montagne qui se respecte, elle peut être fractionnable en sept fardeaux.

Équipant les RAM, ils vont être progressivement remplacés par l’obusier de montagne de 75mm modèle 1942 même si les pièces étaient religieusement stockées au cas où.

Caractéristiques Techniques des canons de montagne de 75mm modèle 1919 et 1928

Calibre : 75mm Poids : du canon au combat 660kg en version transport 721kg de l’obus 6.33kg Elevation en site : -10° à +40° Portée maximale : 9025m

Obusier de montagne de 75mm modèle 1942

Quand éclate la guerre de Pologne, les régiments d’artillerie de montagne disposent de différentes pièces comme le 75mm de montagne modèle 1919 ou 1928. La priorité donnée aux régiments d’artillerie de campagne bloque tout processus de remplacement jusqu’au printemps 1942 quand la firme Saint Chamond propose un obusier de montagne de 75mm modèle 1942.

Léger et maniable (il peut être tracté par quatre hommes à l’aide de sangles spéciales), il est démontable en six fardeaux pour faciliter son transport à dos de mulet.

Deux prototypes effectuent plusieurs écoles à feux dans les Alpes à l’été 1942. Les essais sont concluants et moins quelques modifications de détails, le canon de Saint Chamond est adopté sous le nom d’obusier de montagne modèle 1942.

Il va équiper d’ici à septembre 1948, quatre régiments d’artillerie de montagne disposant de trois groupes à deux batteries de quatre obusiers de 75mm soit un total de 24 obusiers par RAM auxquels doivent être ajouté un groupe du 56èmeRAD, celui équipant la 31ème DIAlp de Montpelier ce qui porte le nom de canons en ligne à 108 pièces.

A noter que ce canon va également équipé la version d’appui rapprochée de l’AM modèle 40P et va très vite intéresser l’infanterie de l’air après ses premiers combats contre les Fallschirmjäger allemands.

Caractéristiques Techniques de l’obusier de montagne de 75mm modèle 1942

Calibre : 75mm Longueur de la pièce 1.32m longueur du canon 1.19m Poids complet : 587,900kg Poids du projectile : 6.241kg Pointage en site : -5° à +50° Pointage en azimut sur 8° Portée maximale 8925m

Canon de 90mm De Bange modèle 1877

Quatre de ces vieux canons sont mobilisés en septembre 1939 au sein du 170ème Régiment d’Artillerie de Position plus précisément au sein du 2ème groupe affecté au Secteur Fortifié du Jura.

A la démobilisation, ce groupe est dissous et les vénérables canons sont feraillés, leur usure et leur obsolescence rendant peu profitable un futur réarmement sans parler d’un stock de munitions très réduit.

Caractéristiques Techniques du canon de 90mm De Bange modèle 1877

Calibre : 90mm Poids (canon) 1400kg (obus) 12kg Portée maximale 9800m Cadence de tir : un coup/minute Champ de tir vertical : -10°/+24°

21-Armée de terre (62)

Les régiments d’artillerie nord-africain (RANA)

Comme leur nom l’indique, les régiments d’artillerie nord-africain sont les régiments d’artillerie des Divisions d’Infanterie Nord-Africaine (DINA).  En août 1939, ils sont au nombre de quatre :

-Le 20ème régiment d’artillerie nord-africain de Poitiers est rattaché à la 3ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 33ème régiment d’artillerie nord-africain d’Epinal est rattaché à la 4ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 40ème régiment d’artillerie nord-africain de Verdun est rattaché à la 2ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 54ème régiment d’artillerie nord-africain de Lyon est rattaché à la 1ère Division d’Infanterie Nord-Africaine

Lors de la guerre de Pologne, d’autres régiments sont mis sur pied pour équiper les DINA, les DIA (Divisions d’Infanterie d’Afrique) ainsi que certaines divisions «non-africaines» :

-Le 6ème régiment d’artillerie nord-africain est mis sur pied par le CMA 27 de Chaumont et rattaché à la 6ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 80ème régiment d’artillerie nord-africain est un régiment d’artillerie réparti entre les 191ème et 192ème DIA, les deux groupes de 75mm sont pour la première division et le groupe de 155mm pour la 192ème Division d’Infanterie d’Afrique.

-Le 81ème régiment d’artillerie nord-africain est affecté à la 7ème Division d’Infanterie Nord-Africaine (7ème DINA)

-Le 82ème régiment d’artillerie nord-africain est mis sur pied par le CMA 16 de Castres et affecté à la 8ème Division d’Infanterie.

-Le 380ème régiment d’artillerie nord-africain est le régiment d’artillerie de la 180ème DIA

-Le 385ème régiment d’artillerie nord-africain est le régiment d’artillerie de la 181ème DIA

-Le 386ème régiment d’artillerie nord-africain est le régiment d’artillerie de la 182ème DIA

-Le 387ème régiment d’artillerie nord-africain est le régiment d’artillerie de la 183ème DIA

Comme pour les Régiments d’Artillerie Divisionnaire, certains RANA se dédoublent, formant un RANA de guerre et un Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain :

-Le 220ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 20ème RANA de la 3ème DINA. Mis sur pied par le CMA 9 de Poitiers, il est affecté à la même division.

-Le 233ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 33ème RANA de la 4ème DINA. Mis sur pied par le CMA 60 d’Epinal, il est affecté à la même division.

-Le 240ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 40ème RANA de la 2ème DINA et mis sur pied par le CMA 20 de Nancy et affecté à la même division.
-Le 254ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 54ème RANA de la 1ère DINA. Mis sur pied par le CMA 14 de Lyon, il est affecté à la même division.

-Le 282ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est mis sur pied par le CMA 13 d’Issoire et affecté à la 8ème DI en compagnie du régiment-mère, le 82ème RANA.

A l’issue de la démobilisation menée à l’été et à l’automne 1940, les quatre RANA sont maintenus en compagnie d’un régiment de mobilisation, le 386ème RANA intégré à l’unique 182ème DIA déployée an Levant, ce régiment qui ne dispose que de deux groupes de 75mm et un groupe de 155mm, étant rebaptisé 61ème RANA en mars 1941. Cela donne nous donne le paysage suivant :

-Le 6ème régiment d’artillerie nord-africain de Lyon fait partie intégrante de la Réserve Générale.

-Le 20ème régiment d’artillerie nord-africain de Poitiers est rattaché à la 3ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 33ème régiment d’artillerie nord-africain d’Epinal est rattaché à la 4ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 40ème régiment d’artillerie nord-africain de Verdun est rattaché à la 2ème Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 54ème régiment d’artillerie nord-africain de Lyon est rattaché à la 1ère Division d’Infanterie Nord-Africaine

-Le 61ème régiment d’artillerie nord-africaine de Lyon est rattaché à la 182ème Division d’infanterie d’Afrique et déployé au Levant.

En septembre 1939, les Régiments d’Artillerie Nord-Africain sont organisés comme les Régiments d’Artillerie Divisionnaire. Cette situation n’évoluant pas, les RANA suivent la réforme des RAD disposant avant mobilisation de trois groupes de 75mm, de deux groupes de 105mm et d’un groupe de 155mm selon le schéma suivant :

-Un Etat-major avec un poste de commandement, les transmissions, le renseignement et des éclaireurs motocyclistes.

-Une batterie hors-rang (ravitaillement, approvisionnement, dépannage, sanitaire)

-Six groupes de tir (trois de 75mm, deux de 105mm et un de 155mm) soit un total de 72 pièces (36 de 75mm, 24 pièces de 105mm et 12 de 155mm), chaque groupe disposant d’un état-major, d’une colonne de ravitaillement et de trois batteries de quatre pièces.

Lorsque la mobilisation est entamée à la fin août 1948, les RANA d’active se dédoublent, formant un «régiment léger» avec les trois groupes de 75mm, une batterie d’instruction et une batterie antichar de 47mm (affecté à la division mais rattachée administrativement au RANA)  et un régiment lourd appelé RALNA avec les deux groupes de 105mm et le groupe de 155mm.

-Le 206ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 6ème RANA de la Réserve Générale et mis sur pied avec l’aide du CMA 14 de Lyon. Ces deux régiments intègrent la 6ème Division d’Infanterie Nord-Africaine.

-Le 220ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 20ème RANA de la 3ème DINA. Mis sur pied par le CMA 9 de Poitiers, il est affecté à la même division.

-Le 233ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 33ème RANA de la 4ème DINA. Mis sur pied par le CMA 60 d’Epinal, il est affecté à la même division.

-Le 240ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 40ème RANA de la 2ème DINA et mis sur pied par le CMA 20 de Nancy et affecté à la même division.

-Le 254ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est issu du 54ème RANA de la 1ère DINA. Mis sur pied par le CMA 14 de Lyon, il est affecté à la même division.

A noter que le 61ème RANA ne se dédouble pas à la différence des régiments d’artillerie nord-africain de métropole.

La mobilisation voit la mise sur pied de six nouveaux régiments d’artillerie nord-africain, quatre en métropole et deux en Afrique du Nord.

Les régiments de métropole sont formés selon le même principe que les RANA d’active avec trois groupes de 75mm, une batterie d’instruction et d’une batterie antichar de 47mm, des RALNA étant également mis sur pied avec deux groupes de 105mm et un groupe de 155mm quand naturellement les pièces étaient disponibles.

Quand aux deux régiments mis sur pied en Afrique du Nord, ils sont organisés selon un nouveau modèle avec deux groupes de 75mm, un groupe de 105mm et une batterie antichar de 47mm.

-Le 126ème Régiment d’Artillerie Nord-Africain est mis sur pied par le CMA 16 de Castres et intégré à la 5ème DINA.

-Le 6ème Régiment d’Artillerie Nord-Africain est intégré à la mobilisation à la 6ème DINA, quittant donc la réserve générale pou cette nouvelle division.

-Le 81ème Régiment d’Artillerie Nord-Africain est mis sur pied par le CMA 15 de Nimes et intégré à la 7ème DINA.

-Le 127ème Régiment d’Artillerie Nord-Africain est mis sur pied par le CMA 27 de Chaumont et intégré à la 8ème DINA.

-Le 128ème Régiment d’Artillerie Nord-Africain est mis sur pied au Maroc pour intégrer la 3ème Division Marocaine

-Le 129ème Régiment d’Artillerie Nord-Africain est mis sur pied au Maroc pour intégrer la 85ème Division d’Infanterie Africaine.

Les régiments d’artillerie nord-africaine des 5ème, 7ème et 8ème DINA donnent par ricochet naissance à des RALNA.

-Le 281ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est mis sur pied par le CMA 15 de Nimes et intégré à la 7ème DINA.

-le 326ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est mis sur pied par le CMA 16 de Castres et intégré à la 5ème DINA
-Le 327ème Régiment d’Artillerie Lourde Nord-Africain est mis sur pied par le CMA 27 de Chaumont et intégré à la 8ème DINA.

Régiments d’Artillerie d’Afrique et les autres unités d’artillerie dans l’Empire

Bien que les menaces concernant l’Empire sont assez limitées (sauf cas particulier de la Tunisie et dans une grande improbabilité le Maroc), cela n’empêche pas le déploiement dans ces régions d’unités d’artillerie, des régiments ou des unités plus petites.

Après la mobilisation d’août/septembre 1939, la situation est la suivante :

-Le 62ème régiment d’artillerie d’Afrique de Tunis est intégré à la Division de Tunis

-Le 63ème régiment d’artillerie d’Afrique de Fès à cinq groupes de 65 ou de 75mm

-Le 64ème régiment d’artillerie d’Afrique de Casablanca à cinq groupes de 65 ou de 75mm

-Le 65ème régiment d’artillerie d’Afrique de Blida est intégré à la Division d’Alger

-Le 66ème régiment d’artillerie d’Afrique de Tlemcen est intégré à la Division d’Oran

-Le 67ème régiment d’artillerie d’Afrique de Constantine est intégré à la Division de Constantine

-Le 85ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 85ème DIA

-Le 86ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 86ème DIA

-Le 87ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 87ème DIA

-Le 88ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 88ème DIA

-Groupement d’artillerie autonome coloniale de Tunis basé à Sousse et intégré à la division du même nom qui à la mobilisation devient le 1er régiment d’artillerie coloniale de Tunisie.

-2ème régiment d’artillerie coloniale de Tunisie affecté à la 88ème DIA

-Groupement autonome d’artillerie coloniale du Maroc basé à Marrakech devient le régiment d’artillerie coloniale du Maroc intégré à la 2ème Division Marocaine.

-Au Levant, on trouve le Régiment d’artillerie coloniale du Levant à trois groupes de 65 ou 75 mm stationné à Damas et qui devient le 41ème RAC après la mobilisation.

-A Fort de France, on trouve une batterie mixte d’artillerie coloniale

-A Madagascar, on trouve deux groupes autonomes, le Groupe autonome d’artillerie coloniale de Diego-Suarez et le Groupe autonome d’artillerie coloniale de l’Emyne.

Suite à la démobilisation, le nombre de régiments et d’unités diminue mais parallèlement, la qualité de leur matériel augmente, les derniers canons de 65mm sont ainsi retirés du service et l’entrainement nettement amélioré. Cela nous donne la situation suivante :

-Le 62ème régiment d’artillerie d’Afrique de Tunis est intégré à la Division de Tunis puis rendu indépendant

-Le 63ème régiment d’artillerie d’Afrique de Fès à cinq groupes (trois de 75mm et deux de 155mm) intégre à la démobilisation la 1ère Division Marocaine

-Le 64ème régiment d’artillerie d’Afrique de Casablanca à cinq groupes (quatre de 75mm et un de 155mm) reste indépendant.

-Le 65ème régiment d’artillerie d’Afrique de Blida est intégré à la Division d’Alger puis à la 81ème DIA qui la remplace, ce régiment disposant de trois groupes de 75mm et un groupe de 105mm.

-Le 66ème régiment d’artillerie d’Afrique de Tlemcen est intégré à la Division d’Oran puis à la 82ème DIA qui la remplace, ce régiment disposant de deux groupes de 75mm et d’un groupe de 155mm.

-Le 67ème régiment d’artillerie d’Afrique de Constantine est intégré à la Division de Constantine puis à la 83ème DIA qui la remplace, ce régiment disposant de deux groupes de 75mm et d’un groupe de 105mm

-Le 87ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 87ème DIA et dispose pour l’appuyer de deux groupes de 75mm et un groupe de 105mm.

-Le 88ème régiment d’artillerie d’Afrique est le régiment d’artillerie de la 88ème DIA qui succède à la division de Sousse, ce régiment disposant de deux groupes de 75mm et d’un groupe de 105mm.

-Le 1er régiment d’artillerie coloniale de Tunisie intègre la 84ème DIA qui remplace la division de Tunis, disposant pour l’appuyer de trois groupes de 75mm.

-Le 2ème régiment d’artillerie coloniale de Tunisie intègre la 182ème DIA avec pout équipement deux groupes de 75mm et un groupe de 155mm.

-A Fort de France, on trouve une batterie mixte d’artillerie coloniale équipé de canons de 75mm

-A Madascar, on trouve deux groupes autonomes, le Groupe autonome d’artillerie coloniale de Diego-Suarez et le Groupe autonome d’artillerie coloniale de l’Emyne qui disposent de canons de 75mm.

-Pour ce qui est de l’Indochine, les 4ème et 5ème Régiments d’Artillerie Coloniaux intègrent les 6ème et 7ème DLI alors que le groupe autonome déployé en Chine est dissous;

Au printemps 1944, décision est prise de standardiser l’équipement et l’organisation des RAA selon le schéma suivant :

-Un Etat-major avec un poste de commandement, les transmissions, le renseignement et des éclaireurs motocyclistes.

-Une batterie hors-rang (ravitaillement, approvisionnement, dépannage, sanitaire)

-Deux groupes de 75mm et un groupe de 105mm, chaque groupe disposant d’un état-major, d’une colonne de ravitaillement et de trois batteries de quatre pièces soit un total de 24 canons de 75mm modèle 1897 et douze canons de 105mm, des Schneider modèle 1917 retirés du service de métropole mais toujours capable de servir dans l’Empire.

Le nombre de Régiments d’Artillerie d’Afrique ne change pas à la mobilisation d’août/septembre 1948, une batterie d’instruction étant activée pour former les recrues destinées aux RAA mais également aux RANA.