Mitteleuropa Balkans (137) Yougoslavie (25)

Fusils mitrailleurs

PUŠKO MITRALJEZ M.1926

Soldats tchèques servant un fusil mitrailleur ZB vz.26

Le PUŠKO MITRALJEZ M.1926 est un fusil mitrailleur plus connu sous sa désignation constructeur à savoir le fusil mitrailleur ZB vz.26. C’est d’ailleurs de ce fusil mitrailleur qu’est issu le célébrissime Bren.

Le ZB vz.26 est connu pour l’excellence de sa fabrication, sa fiabilité et la facilité à changer le canon de l’arme, un atout précieux au combat.

Sa mise au point à commencé en 1921 quand le jeune état tchécoslovaque s’interrogea sur sa future mitrailleuse légère, testant des design internationaux avant de finalement choisir la voie nationale, le développement du futur ZB vz.26 commençant officiellement en 1923. La production est lancée en 1926 et l’arme est mise en service dans l’armée tchécoslovaque en 1928.

C’était une arme fonctionnant par emprunt de gaz, refroidie par air avec sélecteur de ttir. Son canon détachable permettant un changement en cas d’échauffement excessif. Le chargeur droit était monté sur le dessus comme sur nombre de fusils mitrailleurs de l’époque (Chatelleraut, Bren, Vickers-Berthier……). Arme destinée à opérer essentiellement sur bipied, elle pouvait être monté sur un trépied notamment pour le tir antiaérien même son efficacité était plus psychologique qu’autre chose.

Utilisée comme arme d’infanterie le ZB-26 fût également utilisé comme arme coaxiale sur nombre de véhicules tchécoslovaques.

45132 exemplaires furent livrés à l’armée tchècoslovaque soit un tiers environ de la production puisque plus de 120000 exemplaires sont sortis des chaines de montage pour répondre aux besoins de nombreux clients.

Qui dit nombreux clients (vingt-quatre pays européens, sud-américains et asiatiques) dit différents calibres même si un calibre populaire dominait largement en l’occurrence le 7.92mm (7.92x57mm Mauser).

Le fabricant tchécoslovaque fit évoluer son arme avec plusieurs variantes comme le ZB vz.27 (variante du vz.26 proposée au Portugal et à la Grande-Bretagne), le ZB vz.30, les ZGB-30 et 33 (adaptations pour des essais en Grande-Bretagne qui allaient donner naissance au Bren), le ZB vz.52 (variante produite après guerre en Tchécoslovaquie) et le ZB-39 destiné à Bulgarie.

le ZB vz.26 et ses variantes fût utilisé par l’Allemagne (qui manquait d’armes légères automatiques), l’Afghanistan, la Bolivie, le Brésil (7mm), la Bulgarie, le Chili, la Chine, la Croatie, l’Equateur, l’Egypte, l’Ethiopie, l’Irak, l’Iran,le Japon (armes chinoises capturées), la Lituanie, l’URSS (armes initialement commandées par la Lettonie, utilisation incertaine), le Mandchoukouo, le Paraguay (armes boliviennes capturées durant la guerre du Chaco), la Roumanie, le Siam, la Slovaquie, la Tchécoslovaquie, l’Espagne, la Suède, la Turquie, la Grande-Bretagne et la Yougoslavie.

Cette dernière à reçu 5000 Zb vz.26 et ultérieurement 3700 ZB vz.30 soit 8700 fusils mitrailleurs ce qui offrait une puissance de feu appréciable à l’infanterie yougoslave. Ce fusil mitrailleur fût aussi utilisé sur des véhicules blindés légers. Des armes de ce type ont également été utilisés dans des blockhaus.

Si les soldats yougoslaves ont pu évacuer ces fusils mitrailleurs, le rééquipement par la France à entrainé le remplacement des ZB vz.26 par des fusils mitrailleurs Chatelleraut en calibre 7.5mm pour uniformiser les calibres utilisés au sein des unités de combat.

Néanmoins certaines unités ont conservé ces armes en faisant le pari que de retour en Yougoslavie ils n’auraient aucun mal à trouver les munitions et les pièces détachées nécessaires. Les commandos de la 7ème compagnie ont eux conservés leurs armes en 7.92mm car opérant souvent en soutien des maquisards et des partisans. Ces fusils mitrailleurs ont été retirés du service après guerre et mis en réserve.

Le fusil mitrailleur ZB vz.26 était une arme de conception et de fabrication tchèque pesant 10.5kg, chargé, mesurant 1150mm de long (672mm pour le canon) d’un calibre de 7.92 (7.92x57mm) d’une portée maximale de 2000m (1000m en pratique) avec une cadence de tir de 500 coups par minute (200 en pratique) sachant que l’alimentation se faisait par un chargeur de 20 coups.

Fusil mitrailleur Breda modello 30 et modello 44

Durant le premier conflit mondial la mitrailleuse fût un membre du terrifiant triptyique «MTB» (Mitrailleuse, Tranchée, Barbelés) à l’origine de centaines de milliers de morts durant ce qui aurait du être la «Der des Ders».

Si la mitrailleuse était parfaitement à l’aise dans une position fixe, elle l’était nettement moins pour accompagner les troupes d’assaut. D’où la mise au point d’une mitrailleuse légère ou fusil mitrailleur capable de fournir un appui de feu appréciable aux troupes qui tentaient de franchir le no man’s land.

L’Italie ne parvint pas à mettre au point un fusil mitrailleur avant la fin du premier conflit mondial mais utilisa la mitrailleuse Lewis qui pouvait être considéré comme un fusil mitrailleur.

C’est en 1924 que le Regio Esercito lança un programme pour s’équiper d’un fusil mitrailleur. La firme Breda réussit à mettre au point une arme de ce type mais le modèle mis au point n’équipa pas l’armée royale italienne.

Breda persévéra pour aboutir à la mise au point du Fucile Mitriagliatori Breda modello 30, un fusil mitrailleur de conception classique disposant d’une crosse, d’un bipied et d’un chargeur fixé à demeure sur le côté de l’arme.

Cette arme qui va équiper l’armée italienne manquait d’une poignée, rendant son transport et le changement du canon périlleux.

Le chargeur fixe situé à droite pouvait se replier vers l’avant pour faciliter le transport. A l’intérieur on glissait des chargeurs en carton de vingt cartouches, cartouches qui étaient lubrifiées à leur entrée dans l’arme. Ce système inutilement compliqué rendait le fonctionnement de l’arme laborieux et souvent aléatoire dans des milieux secs, boueux et poussiéreux.

Outre la version standard en 6.5mm, la firme Breda à dévellopé deux version pour l’export, une version tirant la cartouche de 7mm et une autre tirant une cartouche de 7.5mm.

Au début des années quarante un fusil mitrailleur modèle 1944 à été mis au point. Outre l’adoption du nouveau calibre 7.35mm, une poignée à été installée pour faciliter le changement du canon. En revanche le système de chargement pourtant fortement décrié ne sera pas changé au profit de chargeurs amovibles.

Ces armes furent utilisés par l’Italie, l’Allemagne, la Grèce, la Yougoslavie, la Libye et l’Ethiopie. En ce qui concerne l’Italie, chaque bataillon d’infanterie disposait en théorie de 24 ou 27 fusils mitrailleurs par bataillon avec une ou deux armes par section soit six par compagnie, nombre parfois doublé quand suffisamment d’armes étaient disponibles.

Au combat cette arme ne brilla pas par son efficacité. Sa cartouche de 6.5mm n’était pas assez puissante, sa cadence de tir trop faible, son système de changement de canon difficile surtout au combat. De plus le système de lubrification était un nid à poussière, entrainant de nombreux enrayages.

La Yougoslavie à reçu quelques modello 30 en calibre 6.5mm puis quelques modello 44 en calibre 7.35mm. Ces livraisons étaient destinés à acheter la neutralité yougoslave sans succès comme nous le savons. Le nombre d’armes livré est incertain mais à été suffisamment significatif pour qu’un projet de transformation en calibre 7.92mm ait été sérieusement étudié mais pas mené à bien.

Les armes n’ont pas été évacuées par les soldats yougoslaves (sauf exception) mais de nombreuses armes de ce type ont été réutilisées par les partisans et les maquisards qui n’avaient aucun mal à récupérer pièces détachées et munitions. La carrière de cette arme ne s’est pas prolongée après guerre.

Le Fucile Mitriagliatori Breda modello 30 était un fusil mitrailleur de conception et de fabrication italienne pesant 10.32kg (10.6kg pour la version en calibre 7.35mm), mesurant 1230mm de long dont 450mm pour le canon, ayant une portée maximale théorique de 2800m (1000m en pratique) avec une cadence de tir de 500 coups par minute (150 coups en pratique) sachant que l’alimentation se faisait par des chargeurs de vingt cartouches.

PUŠKO MITRALJEZ M.1937

Le PUŠKO MITRALJEZ M.1937 est une évolution du PUŠKO MITRALJEZ M.1926. Certes le ZB vZ.26 était une bonne arme mais elle était perfectible. Cela explique la mise au point du modèle 1937 qui à été produit à 15500 exemplaires pour l’armée yougoslave, une partie en Tchécoslovaquie et le reste à l’Arsenal de Kragulevac.

Cette arme participa à l’opération MARITSA puis à la Campagne de Yougoslavie. Les allemands et les italiens n’hésitèrent pas à retourner ces armes contre leur anciens propriétaires. Une fois les opérations majeures terminées, la carrière du modèle 1937 continua.

Il équipa les différentes unités collaborant avec les allemands et les italiens (notamment les croates et les slovènes), certaines unités allemandes présentes sur place et bien entendu la résistance yougoslave qu’il s’agisse de royalistes ou de communistes.

Le conflit terminé des armes de ce type sont encore utilisés mais peu à peu elles sont remisées dans les armureries. Certaines armes ont été encore vues au début des années quatre-vingt lors de manœuvres de l’armée yougoslave communiste.

Le PUŠKO MITRALJEZ M.1937 était un fusil mitrailleur de conception tchécoslovaque pesant 9.58kg chargé mesurant 1204mm de long (602mm pour le canon), tirant la cartouche 7.92x57mm à une distance maximale de 2000m (1000m en pratique) à raison de 600 coups par minute (200 en pratique) sachant que l’alimentation se faisait par des chargeurs droits de 20 coups.

Fusil mitrailleur MAC modèle 1924/29

Le fusil-mitrailleur modèle 1924/29

La France se chargeant de rééquiper l’infanterie yougoslave en armes modernes il était logique que le nouveau fusil mitrailleur standard de l’armée de Belgrade soit le Fusil mitrailleur modèle 1924 modifié 1929 familièrement connu sous le nom de «24/29».

Sa mise au point dans l’immédiat après guerre est une réponse au premier fusil mitrailleur français le Chauchat, une arme très décriée (même si visiblement pas si horrible qu’écrit par le passé) pour ses problèmes de fonctionnement.

Initialement connu sous le nom de MAC type 23, il est mis en production dès 1924 avec des livraisons aux unités dès 1925, un signe évident de l’urgence du besoin d’un fusil-mitrailleur surtout quand on connait la lenteur dans les décisions françaises en matière d’équipement militaire.

Initialement l’arme tirait la cartouche 7.5x58mm mais suite à plusieurs incidents de tir qui firent capoter plusieurs commandes étrangères, elle fût abandonnée au profit de la cartouche modèle 1929C (7.5x54mm).

Le nouveau fusil mitrailleur français est donc modiifé pour tirer la nouvelle cartouche devenant le Fusil Mitrailleur modèle 1924 modifié 1929.

Cette arme est d’une conception classique avec une crosse en bois, un bipied et un chargeur installé au dessus de l’arme. Elle est d’abord utilisée par l’infanterie puis par la ligne Maginot sur des positions fixes. Cette arme va équiper également l’infanterie de l’air ainsi que les troupes alliées (polonais, tchèques, britanniques) ainsi que la Turquie.

84000 fusils mitrailleurs sont en service sur les 94500 exemplaires jugés nécessaires mais avec une cadence de 3500 puis 5700 fusils mitrailleurs par mois le déficit est vite comblé.

En 1942 une nouvelle version apparaît, le modèle 1924/42. Il se distingue par une fabrication plus aisée et plus rapide, un canon plus lourd s’échauffant moins et différentes modifications de détail que seul un œil exercé peut repérer rapidement.

Quand éclate la seconde guerre mondiale, le fusil-mitrailleur modèle 1924 modifié 29 est toujours en service à raison d’une arme par groupe de combat soit un total de trois par section, 36 par bataillon (plus neuf en réserve) et 112 par régiment d’infanterie.

A noter que les dragons et les chasseurs portés disposent eux de deux armes par groupe de combat.

La Yougoslavie qui s’était intéressée à l’arme dès le début sa mise au point va donc recevoir cette arme pour équiper son infanterie. Elle va recevoir d’autres armes pour équiper ces camions et ces véhicules blindés. Ce fusil mitrailleur est resté en service pendant quelques années après guerre avant d’être mis en réserve.

Le Fusil mitrailleur modèle 1924/29 était un fusil mitrailleur de conception et de fabrication française pedant 9.590kg à vide (10.490kg chargé), mesurant 1070mm de long (500mm pour le canon), d’un calibre de 7.5mm (7.5x54mm) ayant une portée maximale pratique de 1200m (600m à la hausse de combat) avec une cadence de tir maximale de 450 coups par minute sachant que l’alimentation se faisait par des chargeurs droits de 25 cartouches (chargeur également utilisé par le MAS-44).

Benelux (57) Belgique (18)

Armes de l’Infanterie (2) : fusils mitrailleurs, mitrailleuses et mortiers

Fusils mitrailleurs

Les mitrailleuses du premier conflit mondial étaient des armes d’une mortelle efficacité mais cette efficacité se payait avec un poids qui la rendait impropre à accompagner les troupes à l’assaut des tranchées ennemies. D’où l’idée d’inventer une sorte de mitrailleuse légère pouvant faire baisser la tête de l’ennemi.

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22-Armée de terre : armement et matériel (6)

B-Armement de l’infanterie (2) : armement collectif

Fusils-mitrailleurs

Préambule : du Chauchat au Châtellerault

Inventé durant le premier conflit mondial pour fournir aux troupes d’assaut une «mitrailleuse mobile», le fusil-mitrailleur à connu une première réalisation en France sous la forme du fusil-mitrailleur CSRG modèle 1915 plus connu sous le nom de Chauchat, du colonel Chauchat considéré comme son inventeur.

Malheureusement pour les poilus, cette arme se révéla une calamité liée à une mauvaise fabrication (trop de tolérance le rendant vulnérable à la boue des tranchées) et à l’inadaptation de la cartouche à bourelet de 8mm au tir automatique. Les français pouvaient se consoler en se disant que la version américaine chambrée à la .30 était encore plus mauvaise.

Le fusil mitrailleur Chauchat

Le fusil mitrailleur Chauchat

Quelques Chauchat furent ressortis des magasins pour équiper certaines unités de mobilisation, des unités d’artillerie et de cavalerie qui n’eurent pas à l’utiliser au combat. Dès le printemps 1940, les Chauchat retrouvèrent d’autres armes au musée des antiquités militaires.

Dès 1920, l’état-major signe l’arrêt de mort du Chauchat («ne donne pas satisfaction en raison de son fonctionnement défectueux et ne paraît pas susceptible d’améliorations») et pose les jalons d’une nouvelle arme dont il définit les futures caractéristiques : une arme légère, portative, tirant une munition meurtrière, facile à construire, à utiliser et à démonter.

Quand à l’alimentation, on envisage un temps la bande souple avant de finalement se rabattre sur le chargeur droit à la fois en raison de la volonté de remplacer rapidement le Chauchat et sous l’influence du FM BAR (Browning Automatic Rifle) qui aurait été massivement livré des Etats-Unis en cas de reprise du conflit avec l’Allemagne à moins que la Manufacture d’Armes de Saint-Étienne (MAS) ne produise une version sous licence baptisée MAS modèle 1922 qui ne fût pas produit en série.

Le fusil mitrailleur BAR (Browning Automatic Rifle) M1918

Le fusil mitrailleur BAR (Browning Automatic Rifle) M1918

En novembre 1922, on lance l’expérimentation de plusieurs modèles de fusils-mitrailleurs qu’il s’agisse du Madsen, le premier FM de l’histoire, le Berthier jadis rejeté par l’état-major tout comme un modèle de la maison Hotchkiss qui connu un sort plus enviable outre-manche ainsi que la copie du BAR proposée par la MAS.

A la suite de cette évaluation, l’armée française aurait pu adopter le BAR mais cela aurait conduit une formidable perte en devises dans un pays ruiné par la guerre. Ce fût en réalité un mal pour un bien car surgissant du diable vauvert, un fusil-mitrailleur mis au point par la Manufacture d’Armes de Châtellerault (MAC) va coiffer tous ses concurrents au poteau.

Le fusil-mitrailleur modèle 1924 mod. 1929

Le fusil-mitrailleur modèle 1924/29

Le fusil-mitrailleur modèle 1924/29

Le seul fusil-mitrailleur en service dans l’armée de terre française est donc le Châtellerault, le nom populaire du fusil-mitrailleur modèle 1924/29 et de sa version améliorée appelée modèle 1924/42.

Ce fusil mitrailleur connu d’abord sous le nom de MAC type 23 est mis en production dès 1924 et les livraisons commencent au sein des unités dès 1925, un signe évident de l’urgence du besoin d’un fusil-mitrailleur.

Les premiers fusils-mitrailleurs étaient prévus pour utiliser la cartouche de 7.5x58mm qui provoqua quelques incidents liés apparemment à la rupture du culot.

La mise au point de la cartouche modèle 1929C (7.5x54mm) entraine la modification en cours de fabrication du FM mais les premières armes produites ne furent pas modifiées étant utilisées jusqu’à l’usure totale des armes et l’épuisement du stock de munitions, épuisement survenu courant 1942.

En 1932, une cartouche de 7.5mm modèle 1929D est adoptée. Il s’agit d’une balle alourdie pesant 12.35 grammes contre 9g pour la cartouche d’origine.

Cette cartouche est destinée aux fusils mitrailleurs destinés à la ligne Maginot en l’occurence 2512 FM (le nombre à accru par la suite mais le chiffre exact n’à pas été retrouvé) qui reçurent un canon rayé au pas de 235mm, un nouveau cylindre à gaz et une nouvelle planche de hausse.

Quand éclate la guerre de Pologne, 84000 fusils-mitrailleurs de ce type sont en service sur un total jugé nécessaire _volant compris_ de 94500 exemplaires vite produits avec une cadence de 3500 fusils-mitrailleurs puis 5700 exemplaires par mois pour équiper de nouvelles unités et notamment les troupes polonaises et tchèques mais également l’armée turque et l’armée britannique.

Une version légère baptisée SE MA 38 est mise au point par l’armée de l’air, une arme à la mise au point capricieuse et très longue qui se révélera finalement très bonne, étant mise en service en septembre 1942 au sein des deux groupes d’infanterie de l’air.

Quand éclate la seconde guerre mondiale, le fusil-mitrailleur modèle 1924 modifié 29 est toujours en service à raison d’une arme par groupe de combat soit un total de trois par section, 36 par bataillon (plus neuf en réserve) et 112 par régiment d’infanterie. A noter que les dragons et les chasseurs portés disposent eux de deux armes par groupe de combat.

Caractéristiques techniques du fusil mitrailleur modèle 1924 mod. 29

Calibre : 7.5mm Longueur de l’arme 1070mm Longueur du canon 500mm Poids à vide (avec béquille) 9.590kg Poids chargé (avec béquille) 10.490kg  Cadence de tir : 450 coups/minute Portée pratique à la hausse de combat 600m Portée utile maximale : 1200m Chargeurs de 25 cartouches