Etats Unis (49) destroyers (9)

Destroyers classe Fletcher

USS Fletcher (DD-445) 5

Avant-propos

Comme nous l’avons vu, les américains entament la reconstitution de leur flotte de destroyers par les huit Farragut, des destroyers comparables à leurs contemporains étrangers (les Fleet Destroyer britanniques, les Bourrasque et Adroit étant plus anciens) armés de cinq canons de 127mm, le 5 pouces devenant à cette occasion le calibre standard des destroyers américains, une situation qui n’à pas changé depuis….. .

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Etats Unis (42) destroyers (2)

Destroyers classe Porter

USS Porter (DD-356) 2
Présentation

La mise en service des Farragut avait permis à l’US Navy de rattraper leur retard sur les marines étrangères, ces huit navires permettaient à la marine américaine d’envisager sereinement un combat contre les Fleet Destroyer britanniques, les Bourrasque et Adroit français, les destroyers allemands, italiens et japonais.

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Grande Bretagne (43) destroyers (6)

Destroyers classe L

Avant-Propos
Depuis les type A, l’armement principal des destroyers britanniques était le canon de 4.7 pouces (120mm) en affût simple ou double (pour les Tribal, les J et les K), un canon médian comparable au 130mm des torpilleurs français, les torpilleurs italiens disposant du 120mm, les torpilleurs allemands utilisant le canon de 105mm.
Pour les type L, un féroce débat opposa les partisans d’un armement antisurface lourd à ceux partisan d’un armement antiaérien développé, la guerre d’Espagne ayant montré à échelle réduite que l’aviation pouvait être une menace majeure pour les bâtiments de surface.
Pragmatique, la Royal Navy coupa la poire en deux. Quatre type L reçurent le même armement que les J et les K à savoir trois affûts doubles de 120mm (Laforey Lightning Lookout Loyal) et quatre (Lance Larne Lively Legion) reçurent quatre affûts doubles de 102mm.
Comme les type M et surtout les suivants ont reçu des canons de 120mm on peut se demander si ce choix était un moyen d’assurer une sorte de paix dans les services techniques plutôt qu’une véritable remise en cause de l’armement des destroyers, le canon de 120mm étant abandonné au début du conflit au profit du 114mm d’abord pour des raisons de pénurie puis par un choix de faire du canon de 4.5 pouces le canon standard des destroyers britanniques comme c’est toujours le cas aujourd’hui.
La coque est semblable aux type J, une cheminée unique, des superstructures ramassées, un mat tripode et un mat léger. Ces navires vont être mis en service en 1942
Carrière opérationnelle

HMS Laforey

HMS Laforey

-Le HMS Laforey est mis sur cale aux chantiers navals Yarrow & Company de Scotsoun le 1er mars 1939 lancé le 15 février 1941 et mis en service le 14 janvier 1942
-Le HMS Lance est mis sur cale aux chantiers navals Yarrow & Company de Scotsoun le 1er mars 1939 lancé le 28 novembre 1940 et mis en service le 16 janvier 1942.

-Le HMS Larne est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird & Company de Birkenhead le 18 octobre 1938 lancé le 17 août 1940. Victime d’un incendie le 4 mars 1941, sa mise en service n’à lieu que le 8 février 1942 soit six mois de retard sur le calendrier initial.

HMS Lively

HMS Lively

-Le HMS Lively est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird & Company de Birkenhead me 20 décembre 1938 lancé le 14 mars 1941 et mis en service le 17 février 1942.
-Le HMS Legion est mis sur cale aux chantiers navals Hawthorn Leslie & Company de Hebburn le 1er novembre 1938 lancé le 1er juillet 1940 et mis en service le 21 février 1942.

HMS Lightning

HMS Lightning

-Le HMS Lightning est mis sur cale aux chantiers navals Hawthorn Leslie & Company de Hebburn le 15 novembre 1938 lancé le 21 septembre 1940 et mis en service le 8 mars 1942.
-Le HMS Lookout est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding & Engineering Company de Greenock le 23 novembre 1938 lancé le 4 décembre 1940 et mis en service le 4 avril 1942.

HMS Loyal

HMS Loyal

-Le HMS Loyal est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding & Engineering Company de Greenock le 23 novembre 1938 lancé le 5 novembre 1941 et mis en service le 14 juin 1942.
La classe L intègre la 9th Destroyer Flottilla. Stationnée à Gibraltar, elle doit participer à la couverture des convois français et anglais entre la Grande-Bretagne, la France et l’Afrique du Nord ou de l’Ouest. Cette flottille dépend successivement du North Atlantic Command, de la West African Station puis du Gibraltar Command.
Au 5 septembre 1948, la situation opérationnelle de la flottille est la suivante :

-Le Loyal est immobilisé pour un grand carénage. Sa disponibilité n’est pas prévue avant octobre

-Le Lookout et le Lightning sont en patrouille, le premier à l’est du détroit en Méditerranée, le second à l’ouest pour éviter la pénétration en Méditerranée de sous-marins allemands.

-Le Legion est immobilisé pour entretien à flot de son artillerie et de ses radards

-Le Lively et le Larne sont à quai en alerte

-Le Laforey et le Lance sont à l’entrainement

Ils vont dès les premiers jours du conflit assurer l’escorte des convois voir prêter main forte aux groupes de chasse mis en place contre les raiders allemands.

HMS Loyal (G-15) 3

Caractèristiques Techniques

Déplacement : standard 1950 tonnes pleine charge 2700 tonnes

Dimensions : longueur 110.4m largeur 11.3m tirant d’eau 3m
Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par deux chaudières Amirauté développant 48000ch et entrainant deux hélices.

Performances : vitesse maximale 36 nœuds distance franchissable 5500 miles nautiques à 15 nœuds

Electronique : un Asdic, un radar de conduite de tir antiaérienne type 285 et un radar de veille aérienne type 286M

Armement : six canons de 120mm en trois affûts doubles (deux avant un arrière) ou huit canons de 102mm en quatre affûts doubles (deux avant deux arrière), un Pom-Pom quadruple et deux affûts quadruples de 12.7mm remplacés ultérieurement par quatre canons de 40mm Bofors en un affût quadruple et six canons de 20mm Oerlikon en affûts simples. Deux plate-formes quadruples lance-torpilles de 533mm, quarante-deux grenades ASM avec deux grenadeurs et deux projecteurs.

Equipage : 190 officiers et marins

Destroyers type M

Avant-Propos
Les destroyers type M commandés en même temps que les type L sont donc semblables pour ne pas dire identiques aux type L. A la différence du Legion et de ses sister-ships, les huit classe M sont armés de six canons de 120mm en trois affûts doubles, l’armement standard des destroyers britanniques de la Pax Armada.

L’appareil propulsif est plus puissant, les chaudières à plus haute pression (sans pour autant être des chaudières à haute pression au fonctionnement et à la maintenance délicate) et le bloc-passerelle réorganisé pour pouvoir mettre en oeuvre les radars de la façon la plus efficace possible.

En ce qui concerne la DCA légère, les Pom-Pom et les affûts quadruples de 12.7mm cèdent rapidement la place aux Oerlikon de 20mm et aux Bofors de 40mm.

Un temps, on envisage de réduire à une plate-forme, l’armement en torpilles mais au final les type M vont recevoir comme leurs devanciers, huit tubes lance-torpilles en deux plate-formes quadruples.

Ces huit navires sont financés au titre des 1939 Naval Estimates.

Carrière opérationnelle

HMS Milne

HMS Milne

-Le HMS Milne est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding & Engineering Company de Greenock le 24 janvier 1940 lancé le 30 décembre 1941 et mis en service le 17 octobre 1942.
-Le HMS Mahratta(ex-Marksman) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding & Engineering Company de Greenock le 7 juillet 1939 lancé le 14 mai 1941 et mis en service le 14 juin 1942.
-Le HMS Muskeeter est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield Shipbuilding & Engineering Company de Govan le 7 décembre 1939 lancé le 2 mars 1942 et mis en service le 18 février 1943.

-Le HMS Myrmidon est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield Shipbuilding & Engineering Company de Govan le 7 décembre 1939 lancé le 2 mars 1942 et mis en service le 5 mars 1943.

-Le HMS Matchless est mis sur cale aux chantiers navals Alexander Stephen & Sons de Linthouse le 12 juin 1941 lancé le 14 novembre 1942 et mis en service le 7 janvier 1944.

-Le HMS Meteor est mis sur cale aux chantiers navals Alexander Stephen & Sons de Linthouse le 14 septembre 1941 lancé le 14 janvier 1943 et mis en service le 8 mai 1944.

-Le HMS Marne est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Walker le 23 octobre 1939 lancé le 14 mai 1941 et mis en service le 7 juillet 1942.

-Le HMS Martin est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Walker le 23 octobre 1939 lancé le 2 juillet 1941 et mis en service le 14 octobre 1942.

La classe M forme la 10th Destroyer Flottilla stationnée à Devonport pour des missions de patrouille dans les Western Approaches ainsi que des escortes de convois entre Halifax et Liverpool.
Le 5 septembre 1948, le Martin, le Marne, le Matchless et le Muskeeter sont à la mer en compagnie du croiseur léger HMS Minotaur pour couvrir le passage en Europe de deux divisions canadiennes destinées à participer à la défense de l’Europe du Nord-Ouest puis à une future offensive contre l’Allemagne provoquée ou non par l’attaque allemande.
La 1st Canadian Division doit se déployer en France au sein du BEF alors que la 2nd Canadian Division doit rejoindre la Grande-Bretagne pour parfaire sont entrainement.
Le Milne et le Mahratta est à la mer pour une patrouille de surveillance alors que le Myrmidon et le Meteor sont immobilisés pour carénage.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 1950 tonnes pleine charge 2700 tonnes

Dimensions : longueur 110.4m largeur 11.3m tirant d’eau 3m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par deux chaudières Amirauté développant 48000ch et entrainant deux hélices.

Performances : vitesse maximale 36 nœuds distance franchissable 5500 miles nautiques à 15 nœuds

Electronique : un Asdic, un radar de conduite de tir antiaérienne type 285 et un radar de veille aérienne type 286M
Armement : six canons de 120mm en trois affûts doubles (deux avant un arrière) ), quatre canons de 40mm Bofors en un affût quadruple et six canons de 20mm Oerlikon en affûts simples. Deux plate-formes quadruples lance-torpilles de 533mm, quarante-deux grenades ASM avec deux grenadeurs et deux projecteurs.

Equipage : 190 officiers et marins

Destroyers classe N

Britanniques, australiens ou polonais ?

Les huit destroyers de classe N sont identiques aux J et aux K et pourtant ils n’ont jamais servis sous pavillon de la Royal Navy.

La raison est simple. S’attendant à une guerre longue, la marine britannique commande de nombreux destroyers à partir de 1937 quand la guerre devient une hypothèse de plus en plus probable.

Cette guerre s’achevant beaucoup plus rapidement, la marine de Sa Majesté se retrouve avec des destroyers neufs. Elle pourrait les armer mais cela nécessiterait des moyens jugés normaux en temps de guerre mais qui même en temps de paix armée pouvaient choquer.
Les démolir étaient hors de question et il fût un temps envisager de les mettre en réserve pour les réarmer en cas de nouveau conflit.
Finalement c’est l’Australie qui cherchait à remplacer ses V&W par des destroyers modernes qui proposa de les racheter ou de les louer sur une longue durée, les navires restant propriété nominale de la Royal Navy.
Six navires furent récupérés par la Royal Australian Navy qui avec huit Tribal et six type N se dotait d’une force de combat appréciable, force associée à deux croiseurs lourds, trois croiseurs légers et un porte-avions, la plus puissante marine de l’histoire de l’Australie, une marine que beaucoup d’Aussies regrette aujourd’hui.

Les deux derniers furent proposés à des pays neutres comme la Norvège ou la Suède avant finalement d’être cédés à la marine libre polonaise pour remplacer ses torpilleurs type Bourrasque vieillissants et difficiles à entretenir faute de pièces détachées en dépit du soutien français qui vendait des pièces issues de ses propres Bourrasque.

Si les type N australiens gardèrent leurs noms d’origine, les N polonais furent rebaptisés.

Carrière opérationnelle

HMS Noble avant son passage sous pavillon polonais

HMS Noble avant son passage sous pavillon polonais

-Le HMS Noble (G84) est mis sur cale aux chantiers navals William Denny & Brothers de Dumbarton le 10 juillet 1939 lancé le 17 avril 1942 et mis en service le 12 juin 1942 au sein de la marine polonaise libre sous le nom de Warszawa (Varsovie).
Il est stationné à Devonport où il forme un groupe occasionnel avec le destroyer HMS Amazon, son sister-ship Crakow (ex-Nonpareil) et de chalutiers armés. Le 5 septembre 1948, il était à quai attendant la suite des événements.
-Le HMS Nonpareil (G16) est mis sur cale aux chantiers navals William Denny & Brothers de Dumbarton le 10 juillet 1939 lancé le 17 avril 1941 et mis en service le 30 octobre 1942 sous le nom de Cracow (Cracovie).
Il est stationné à Devonport où il forme un groupe occasionnel avec le destroyer HMS Amazon, son sister-ship Warszawa et de chalutiers armés.
Le 5 septembre 1948, il était à quai attendant la suite des événements.

Les six autres sont loués à la Royal Australian Navy et stationnés à Perth, plus précisément à Garden Island, la nouvelle base de la marine australienne implantée sur les rives de l’Océan Indien. A la différence des deux destroyers de la Free Polish Navy, les six destroyers “Aussies” gardent leurs noms d’origine.

HMAS Napier

HMAS Napier

-Le HMAS Napier (G97) est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield Shipbuilding & Engineering Company de Govan le 26 juillet 1939 lancé le 22 mai 1940 et mis en service le 7 juillet 1941.
-Le HMAS Nestor (G02) est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield Shipbuilding & Engineering Company de Govan le 26 juillet 1939 lancé le 9 juillet 1940 et mis en service le 14 septembre 1941.

HMAS Nizam (G-38)

HMAS Nizam (G-38)

-Le HMAS Nizam (G38) est mis sur cale aux chantiers navals John Brown de Clydebank le 27 juillet 1939 lancé le 4 juillet 1940 et mis en service le 17 juillet 1941.
-Le HMAS Norman (G49) est mis sur cale aux chantiers navals John I. Thornycroft de Woolston le 27 juillet 1939 lancé le 30 octobre 1941 et mis en service le 1er mars 1942.
-Le HMAS Norseman (G25) est mis sur cale aux chantiers navals John I. Thornycroft de Woolston le 9 septembre 1939 lancé le 4 décembre 1941 et mis en service le 8 mars 1943.
-Le HMAS Nerissa (G65) est mis sur cale aux chantiers navals John Brown de Clydebank le 26 juillet 1939 lancé le 8 juillet 1940 et mis en service le 22 septembre 1941.
Ces navires vont rallier l’Australie en un groupe accompagnés d’un pétrolier et d’un cargo pour assurer leur ravitaillement. Formant la 1st Destroyer Flottilla Royal Australian Navy (1st DF RAN), ils quittent Devonport le 10 mars 1943.
Ils traversent l’Atlantique font escale à Boston du 22 au 25 mars, à Jacksonville du 27 au 30 mars, à La Havanne du 2 au 5 avril, à Colon du 8 au 10 avril, franchissent le canal de Panama les 11 et 12 avril avant de relacher à Balboa du 13 au 17 avril.
Ils mettent cap au nord direction San Francisco où ils font escale du 24 au 30 avril, les marins australiens s’illustrant par leur consommation d’alcool et leur goût de la bagarre notamment contre les marins américains au point que le maire de San Francisco aurait dit qu’il aurait préféré un nouveau tremblement de terre comme celui de 1909 plutôt que l’escale des navires australiens.

Reprenant la mer, ils font escale à Pearl Harbor du 10 au 14 mai _sous très haute surveillance on se demande bien pourquoi_ avant de rallier Suva aux îles Fidji après dix jours de mers le 25 mai 1943. Ils quittent les Fidji le 28 mai, ralliant Sydney le 6 juin 1943.

L’équipage à droit à quinze jours de permission après cette longue traversée pendant que les navires subissent des réparations bien nécessaires après presque trois mois de mer.
Après un entrainement avec d’autres navires de la marine australienne du 25 juin au 7 juillet, la 1st Destroyer Flottilla Royal Australian Navy quitte Sydney pour rallier Perth sa nouvelle base. Ils arrivent à destination le 15 juillet 1943.
Le 5 septembre 1948, le Nerissa et le Norseman étaient à la mer pour entrainement, le Nizam et le Norman étaient immobilisés pour carénage, le Napier et le Nestor à quai.
Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 1717 tonnes pleine charge 2367 tonnes

Dimensions : longueur 108.7m largeur 10.90m tirant d’eau 3.8m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenafes Parson alimentées en vapeur par deux groupes de chaudières Amirauté dévellopant 40000ch et entrainant deux hélices.

Performances : vitesse maximale 36 noeuds (32 noeuds à pleine charge) 5500 miles nautiques à 15 noeuds 1500 miles nautiques à 32 noeuds

Armement :

-six canons de 120mm en trois affûts doubles (deux avant “A” et “B” et un arrière “X”),

-Un Pom-Pom quadruple et deux affûts quadruples de 12.7mm, ces derniers sont remplacés ultérieurement par six canons de 20mm Oerlikon

-Deux plate-formes quintuples lance-torpilles de 533mm

-Des charges de profondeur avec un grenadeur axial et deux projecteurs latéraux

Equipage : 163 officiers et maris (218 avec un état-major).

20-Ordre de bataille et programme de guerre (4)

Contre-torpilleurs

Si il y à bien un domaine où la France peut être fière de sa flotte, c’est bien celui-ci. Ces contre-torpilleurs sont sans équivalent dans le monde en terme de puissance propulsive, de puissance de feu. Ils ne sont pas exempts de défauts même si les défauts les plus criants ont pour ainsi dire été tous corrigés enttre 1939 et 1948.

Quand le second conflit mondial éclate en septembre 1948, la marine nationale dispose de 35 contre-torpilleurs répartis entre les six Aigle, les cinq Vauquelin (perte du Maillé-Brézé en 1940), les 6 Le Fantasque, les 2 Mogador et leurs demi-frères, les 4 contre-torpilleurs de classe Hoche, les 6 puissants contre-torpilleurs de classe Bayard et les 6 contre-torpilleurs de classe Bruix.

Six autres contre-torpilleurs sont en construction quand éclate le conflit, les six navires de classe Guépratte ( Guépratte Ronar’ch Maillé Brézé D’Estaing Vautreuil et Aumale) quasiment identiques aux Bayard et aux Bruix ce qui fait dire à certains que la classe Bayard compte dix-huit navires.

Théoriquement, les Guépratte devaient remplacer les Aigle qui avaient été pourtant modernisés notamment avec le remplacement des canons de 138mm par des 130mm DP. Le déclenchement du conflit fait qu’ils vont remplacer les navires perdus.

Au large de la Norvège, les contre-torpilleurs Vautour et Kersaint sont coulés par l’aviation allemande ce qui va entrainer une réorganisation des divisions de contre-torpilleurs dont l’existence même est remise en cause.

La construction des Guépratte est accélérée mais aucun autre contre-torpilleur va être commandé, la marine nationale préférant réorganiser ses catégories de navires. En fusionnant les catégories «contre-torpilleurs» et «torpilleurs d’escadre», la marine invente l’escorteur d’escadre qui va être le futur maitre-étalon de la force de combat de la marine nationale.

Le programme de guerre de janvier 1949 voit la commande de huit escorteurs d’escadre de classe Surcouf baptisés Surcouf Kersaint Bouvet Dupetit-Thouars D’Estrées Du Chayla Duperré et Forbin, des navires de 3500 tonnes à pleine charge, filant à 33 noeuds, mesurant 132.50m de long avec un armement composé de six canons de 130mm en trois tourelles doubles (une avant et deux arrière), seize canons antiaériens de 37mm en huit affûts doubles, huit canons de 25mm en affûts simples ou doubles, douze tubes lance-torpilles de 550mm en quatre plate-formes triples latérales et deux grenadeurs de sillage pour la lutte ASM.

La construction des huit escorteurs d’escadre est repartie entre les ACF (Surcouf), les ACH (Kersaint Bouvet Dupetit-Thouars), les FCM du Havre (D’Estrées), les ACSM du Trait (Du Chayla), l’Arsenal de Brest (Duperré) et l’Arsenal de Lorient (Forbin)

Torpilleurs d’escadre

Quand éclate le second conflit mondial en septembre 1948, la marine nationale dispose de 39 torpilleurs d’escadre plus quatre encore en construction aux Etats Unis.

Ces torpilleurs d’escadre répartis entre la classe Le Hardi (8), la classe Intrepide (23) et la classe Empire (8+4 en construction) sont chargés pour leur majorité de protéger les treize cuirassés et les cinq porte-avions soit un besoin minimal 36 navires.

Trois sont déployés à Dunkerque comme navires d’attaque au sein de l’ELN, les quatre navires en construction aux Etats Unis devaient normalement être affectés au Levant (2) et en Indochine (2).

Durant la campagne de Norvège, la marine nationale perd les torpilleurs Le Téméraire et L’Arquebuse. Elle décide donc que les quatre torpilleurs en construction aux Etats Unis seront déployés en Europe.

Elle s’interroge sur la nécessité de construire de nouveaux TE de classe Empire pour compenser les pertes inévitables.

Comme les TE et les CT ont été fusionnés en une seule classe d’EE, aucun TE ainsi nommé ne va être commandé mais il manque un navire léger bon à tout faire pouvant escorter des convois, combattre les navires légers ennemis, faire de la présence.

Torpilleurs légers

En septembre 1948, la marine nationale dispose de 28 torpilleurs légers de classe Le Fier/Colonie répartis en sept divisions de quatre navires, six divisions étant déployés en Europe et la septième en Indochine.

Ces navires vont se montrer efficaces et vont donner du fil à retordre aux allemands, italiens et même aux japonais.

Le programme de guerre de janvier 1949 décide de commander de nouveaux Navires Légers de Combat (NLC) capable de mener des missions de combat et d’escorte. Prévoyant de lourdes pertes, elle commande seize NLC qui seront ultérieurement reclassés Escorteurs Rapides.
Ces navires qui reprennent les noms des Bourrasque et des Adroit sont d’élégants navires de 1300 tonnes, filant à 30 noeuds avec un armement théorique composé d’une tourelle double de 100mm à l’avant, une DCA légère composée de canons de 37mm et un armement ASM composé de deux grenadeurs de sillage et d’un projecteur de fusées ASM installé à l’avant.

Cette première version ne satisfait pas la marine qui le juge sous-armée. Une nouvelle version voit donc le jour, les quatre premiers navires sont modifiés in-extremis selon les nouvelles caractéristiques

Cette deuxième version du NLC est ainsi armée de deux tourelles doubles de 100mm (une avant et une arrière), une DCA légère composée de huit canons de 37mm en quatre affûts doubles, quatre tubes lance-torpilles de 550mm en deux plate-formes doubles latérales, deux grenadeurs de sillage et un projecteur de fusées ASM.

Les seize NLC commandés aux Arsenaux et aux chantiers privés sont jugés aptes à la lutte ASM mais leur capacité antiaérienne pourrait être améliorée. La marine décide de lancer des études pour un ER-AA pour compléter les ER (ex-NLC), aucune commande n’est cependant encore passée, le projet étant encore dans les limbes.

Avisos, escorteurs et patrouilleurs

Si il y à bien un domaine où la marine nationale ne manque pas de moyens, c’est bien dans cette catégorie. Outre les aviso-coloniaux aux capacités limités dans ce domaine, elle peut aligner les treize aviso-dragueurs de classe Elan, les vingt-quatre aviso-dragueurs coloniaux de classe Gazelle et les trente deux corvettes classe La Malouine soit 69 navires d’escorte plus quels patrouilleurs.

En dépit de ce nombre important, la marine souhaite commander de nouveaux navires anti-sous-marins pour anticiper les pertes que l’on craint lourdes sous les coups de l’aviation et des sous-marins allemands, italiens voir japonais.

Le programme de guerre voit ainsi la commande de douze patrouilleurs ASM. Ces patrouilleurs sont d’une simplicité biblique.

Une coque simple, des superstructures réduites au maximum, la généralisation de la soudure, une propulsion par machine alternative à triple expansion ou diesel et un armement basique et pas moins efficace avec un canon de 100mm à l’avant (le 75mm était jugé trop faible), quelques pièces de DCA légère, des mitrailleuses et surtout des grenades ASM en grand nombre.

Ces petits patrouilleurs doivent essentiellement escorter des convois côtiers ou des convois méditerranéens, déchargeant ainsi les escorteurs océaniques de leur protection. Ils doivent aussi pouvoir protéger une escadre au mouillage.

Sous-marins

Entre le 5 septembre et le 27 octobre 1948 _durée de la campagne de la Norvège même si il y eut encore quelques combats sporadiques jusqu’au 1er novembre_, la Royale va perdre sept sous-marins appartenant à l’ELN et à la 5ème Escadre sous les coups des sous-marins ennemis, de l’aviation et de navires de surface.

Certes la sous-marinade française peut se consoler en se disant qu’elle à coulé le 9 septembre 1948 le croiseur lourd Blücher (quatre torpilles cadeau du Casabianca), endommagé le Oldenburg le 27 septembre (Rolland Morillot deux torpilles) et coulé plusieurs navires marchands mais avec sept sous-marins perdus en sept semaines, la force sous-marine française s’inquiète.

Quand le conflit éclate, quatre submersibles sont en construction mais même en accélérant la construction, la Royale craint d’être sur la corde raide. D’où la commande de vingt-quatre sous-marins de type Phenix jugés plus maniables et plus aisés à construire que les Rolland Morillot.

11-Torpilleurs d’escadre (13)

La Trombe

Le torpilleur d'escadre Trombe

Le torpilleur d’escadre Trombe

-La Trombe est mise sur cale aux forges et Chantiers de la Gironde (FCG) sur leur site d’Harfleur en Normandie le 5 mars 1924 et lancé le 27 décembre 1925.

Remorqué à Bordeaux, il y est armé pour essais le 1er juin 1926. Il entre en armement définitif le 1er juin 1927, la clôture d’armement est prononcée le 27 octobre 1927 et la Trombe admis au service actif le 21 décembre 1927.

A son admission au service actif, La Trombe est affecté à la 3ème escadrille de la 1ère flottille en compagnie des torpilleurs Tornade Typhon et Tramontane.

Le 1er novembre 1930, la flottille de torpilleurs de la 1ère escadre est réorganisée. Un groupe de complément est créé avec deux divisions dont la 3ème DT composée des Trombe Tramontane Typhon et Tornade.

Le 15 septembre 1934, les escadrilles sont dissoutes ne laissant que les échelons de flottille et de divisions. Cela ne change rien pour La Trombe qui reste dans le groupe de complément de la 1ère flottille de torpilleurs (Escadre de la Méditerranée) reformant la 3ème DT avec La Tramontane et La Tornade.

Le 25 mars 1936, l’Etat-major affecte le torpilleur Trombe à la Division Navale du Levant. Le torpilleur appareille le jour même et arrive sur zone le 1er avril. Il y passera près de six mois, ralliant Brest le 19 octobre 1936 où il forme la 8ème DT avec La Tramontane et Le Bordelais.

Comme le reste de la 2ème flottille de torpilleurs, La Trombe participe aux opérations liées à la guerre d’Espagne.

En juillet 1939, les escadres de l’Atlantique et les escadres de la Méditerranée sont supprimées remplacées par la Flotte de l’Atlantique regroupant les 1ère et 5ème escadre et la Flotte de la Méditerranée qui regroupera les 2ème, 3ème et 4ème escadre.

Pour contrôler le détroit de Gibraltar, une sixième escadre est mise en place à Oran avec notamment la 8ème DT. La Trombe quitte Cherbourg après carénage et mise en condition, fait escale à Brest pour se ravitailler avec de quitter la Bretagne le 26 août 1939 avec le reste de sa division et de gagner l’Afrique du Nord.

La 8ème DT va effectuer des opérations d’escorte de convoi entre Oran et Marseille, Oran et Toulon avec plusieurs crochets dans l’Atlantique notamment quand la Trombe releva le Forbin partit se faire caréner à Brest.

La Trombe et ses compères Bordelais et L’Alcyon quittent Oran le 7 janvier 1940 pour un entrainement de division au large des côtes nord-africaine. Après une école à feux du 7 au 17 janvier, les trois torpilleurs se ravitaillant à Mers-El-Kébir le 18 janvier avant un entrainement au combat antisurface du 19 au 30 janvier, faisant escale à Alger du 31 janvier au 4 février, à Tunis du 5 au 10 février avant de rentrer à Oran le 12 février 1940.

Le 21 février 1940, la 8ème DT quitte Oran, franchit le détroit de Gibraltar et retrouve à  Casablanca la 9ème DT composée du Forbin et du Basque. Les deux divisions effectuent une école à feux du 22 février au 3 mars, font escale à Port-Etienne du 4 au 9 mars, s’entrainent au combat antisurface du 10 au 21 mars, faisant une nouvelle escale à Casablanca du 22 au 27 mars avant que la 8ème DT ne mette cap sur Oran  où elle arrive le 30 mars au matin.  

Le 8 avril 1940, le torpilleur d’escadre La Trombe quitte Oran en compagnie du Bordelais et de L’Alcyon pour un nouvel entrainement de division. Après une école à feux du 8 au 18 avril, les trois torpilleurs font escale à Alger du 19 au 25 avril, s’entrainent au combat antisurface du 26 avril au 6 mai avant une escale à Tunis du 7 au 13 mai, rentrant à Mers-El-Kébir le 15 mai à l’aube.

La Trombe et ses deux compères quittent Oran le 22 mai, effectuant une école à feux du 22 mai au 2 juin, faisant escale à Bône du 3 au 9 juin avant un entrainement au combat antisurface du 10 au 25 juin, rentrant le lendemain à Oran.

La Trombe est indisponible du 26 juin au 11 juillet, sortant pour essais du 12 au 15 juillet et pour remise en condition du 16 au 26 juillet en compagnie du Bordelais. Il participe ensuite aux essais (28 au 31 juillet) et à la remise en condition (2 au 11 août) de l’Alcyon, les deux torpilleurs de la 8ème DT participant aux essais (13 au 16 août) et à la remise en condition (18 au 30 août) du Bordelais.

Le 4 septembre 1940, la 8ème DT quitte Oran pour rallier le port de Mers-El-Kébir, son nouveau port d’attache.

La grande réorganisation de septembre 1940 intègre donc la 8ème DT à  la toute nouvelle 4ème escadre stationnée à Mers-El-Kébir qui était à l’époque son activation assez famélique puisqu’elle alignait les moyens suivants :

-la 3ème flottille de torpilleurs avec les 8ème DT (Bordelais Trombe L’Alcyon) et 9ème DT (Forbin Basque).

-la 2ème flottille de sous-marins avec la 14ème DSM (Diane Danaé Ariane Eurydice), la 18ème DSM (Psyché Méduse Oréade Amphitrite) et la 12ème DSM ( Orion et Ondine Minerve et Junon)

-2ème Division d’Escorte Légère (2ème DEL) : la 2ème DEL basée à Mers-el-Kebir se compose du Commandant Bory, du Commandant Delage, du Commandant Duboc et du Commandant Rivière (classe Elan)

-Auxiliaires : le transport-caboteur (ex-aviso) Coucy, l’aviso-mouilleur de mines Les Eparges, le ravitailleur d’escadre Tarn et les Pétrolier-caboteurs Aube et Durance

Le 12 septembre 1940, la 3ème flottille de torpilleurs quitte Mers-El-Kébir pour un entrainement de division en Méditerranée. Les cinq torpilleurs de la 3ème FT (La Trombe L’Alcyon Bordelais Forbin et Basque) effectuent une école à feux du 12 au 19 septembre, se ravitaillent à Mers-El-Kébir le 20 septembre avant d’effectuer un entrainement au combat antisurface du 21 au 30 septembre.

Après une escale à Tunis du 1er au 4 octobre, la 3ème FT effectue un entrainement avec la 12ème DT (torpilleurs légers La Pomone Bombarde et L’Iphigénie) un entrainement commun du 5 au 13 octobre, faisant une escale à Bizerte commune du 14 au 17 octobre, se séparant alors, la 3ème FT rentrant à Mers-El-Kébir le 19 octobre 1940.

Après une période d’entretien à flot du 20 octobre au 5 novembre, les trois torpilleurs de la 8ème DT sortent pour essais du 6 au 9 novembre puis pour remise en condition du 12 au 30 novembre, faisant escale à Alger du 1er au 5 décembre et à Tunis du 6 au 10 décembre, rentrant à Mers-El-Kébir le 12 décembre 1940.

Le 5 janvier 1941, la 8ème DT sort pour entrainement de division, La Trombe appareillant en premier suivit du Bordelais (Al) et de l’Alcyon. Ils effectuent une école à feux du 5 au 12 janvier, se ravitaillant à Mers-El-Kébir le 13 janvier avant d’effectuer un combat antisurface du 14 au 21 janvier.

Après une escale à Bône du 22 au 25 janvier 1941, la Trombe, l’Alcyon et le Bordelais effectue un entrainement commun avec la 12ème DT venue de Bizerte du 26 janvier au 6 février, les deux divisions faisant escale à Tunis du 7 au 10 février avant de se séparer et de rentrer dans leurs ports respectifs, la Trombe et ses deux compères de la 8ème DT rentrant à Mers-El-Kébir le 12 février à l’aube.

Victime d’une avarie mécanique, le torpilleur d’escadre La Trombe est immobilisé à Mers-El-Kébir du 20 février au 27 mars 1941, sortant pour essais du 28 au 31 mars avant une remise en condition du 2 au 16 avril, à chaque fois en compagnie de ses deux compères de la 8ème DT.

Le 24 avril, la 3ème Flottille de Torpilleurs quitte Mers-El-Kébir pour un entrainement de flottille au large des côtes de l’Afrique du Nord. Après une école à feux du 24 avril au 1er mai, la Trombe et les quatre torpilleurs de la 3ème FT font escale à Tunis du 2 au 5 mai avant d’enchainer par un exercice de combat antisurface du 6 au 16 mai, les cinq torpilleurs se ravitaillant à Bizerte le 17 mai avant un exercice de synthèse du 18 au 28 mai, date à laquelle les cinq torpilleurs des 8ème et 9ème DT rentrent à Mers-El-Kébir.

Le 7 juin 1941, la Trombe accompagnés de l’Alcyon et du Bordelais sort pour un nouvel entrainement de division, le dernier avant le début d’un cycle de grand carénage. Après une école à feux du 7 au 14 juin, les trois torpilleurs effectuent une escale à Tanger du 15 au 20 juin, enchainant par un entrainement au combat antisurface du 21 juin au 1er juillet, faisant escale à Alger du 2 au 7 juillet avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 8 juillet 1941.

La Trombe est indisponible pour permissions de l’équipage du 9 au 30 juillet, sortant pour essais du 31 juillet au 2 août puis pour remise en condition du 4 au 18 août, date à laquelle il rentre à Mers-El-Kébir. Il sort ensuite pour les essais (21 au 24 août) et pour la remise en condition (26 août au 9 septembre) de son compère L’Alcyon.

Alors que le Bordelais est en grand carénage à Toulon, la Trombe et l’Alcyon sortent pour une école à feux du 15 au 22 septembre, faisant escale à Bône du 23 au 26 septembre avant un entrainement au combat antisurface du 27 au 30 septembre, date à laquelle il rallie Mers-El-Kébir.

Le 2 octobre 1941, la Trombe quitte Mers-El-Kébir pour Toulon où il arrive le 3 octobre. Il débarque ses munitions, vidange ses soutes avant d’être échoué le 6 octobre 1941 au bassin Vauban (n°6) pour remise en état et modernisation de ses capacités militaires (modernisation de la DCA et installation d’un Asdic, un radar de navigation et d’un radar de veille combinée ).

Remis à flot le 15 novembre 1941, il laisse sa place à l’Alcyon avant d’être amarré au quai le long du bassin pour des travaux complémentaires. Il est armé pour essais le 23 novembre et sort à la mer pour les essais réglementaires du 23 au 27 novembre.

Après s’être ravitaillé à Toulon le 28 novembre 1941, la Trombe reprend la mer pour sa remise en condition menée en compagnie du Bordelais et ce du 28 novembre au 9 décembre, date à laquelle ils rentrent à Mers-El-Kébir.

La Trombe et le Bordelais sortent pour entrainement du 17 au 27 décembre, se ravitaillant à Mers-El-Kébir le 28 décembre avant d’appareiller pour les salins d’Hyères où ils arrivent le 30 décembre à l’aube.

Ils s’entrainent au mouillage avant d’être rejoints le 4 janvier 1942 par l’Alcyon qui venait de réaliser du 1er au 3 janvier ses essais post-carénage. Les trois torpilleurs de la 8ème DTE sortent pour la remise en condition de l’Alcyon du 5 au 20 janvier, faisant escale à Propriano du 21 au 24 janvier avant de rallier Mers-El-Kébir le 25 janvier 1942 dans la soirée.

La Trombe et ses deux compères de la 8ème DTE sortent pour une école à feux du 30 janvier au 7 février, rentrant à Mers-El-Kébir le 8 février.  

Le 10 février, les torpilleurs Tornade Typhon Tramontane de la 7ème DTE arrive de Toulon pour un entrainement avec la 8ème DTE et le Basque, le Forbin étant en grand carénage à Toulon à cette époque.

Après un premier exercice commun avec la 7ème DTE et le Basque du 12 au 22 février, la 8ème et la 7ème DTE s’entrainent du 24 février au 2 mars, faisant escale à Alger du 3 au 8 mars où ils sont rejoint par le Forbin après ses essais à la mer. Les deux DTE participent à la remise en condition du Forbin du 9 au 21 mars, date du retour des torpilleurs à Mers-El-Kébir.

L’entrainement n’est pas terminé, se poursuivant du 26 mars au 21 avril avant la remise en condition du Basque du 23 avril au 8 mai, les huit torpilleurs faisant escale à Tunis du 9 au 14 mai puis à Ajaccio du 16 au 21 mai, effectuant le 22 mai 1942 une parade navale avant de se séparer, la 7ème DTE rentrant à Toulon, les 8ème et 9ème DTE à Mers-El-Kébir le lendemain 23 mai 1942.

La Trombe sort pour entrainement en compagnie du Bordelais et de l’Alcyon du 27 mai au 8 juin, faisant escale à Alger du 9 au 14 juin avant de rentrer le lendemain à Mers-El-Kébir le 15 juin 1942.

Le torpilleur d’escadre Trombe est indisponible pour entretien du 16 juin au 7 juillet, sortant pour essais du 8 au 11 juillet et pour remise en condition du 13 au 28 juillet, à chaque fois en compagnie de L’Alcyon.

Il participe ensuite aux essais (30 juillet au 2 août) et pour remise en condition (4 au 17 août) du Bordelais, les deux torpilleurs se ravitaillant à Toulon avant de rallier les salins d’Hyères.

Le 24 août 1942, le torpilleur d’escadre L’Alcyon arrive aux salins d’Hyères après ses essais à la mer, les trois torpilleurs d’escadre sortant pour la remise en condition de l’Alcyon du 25 août au 8 septembre, faisant escale à Sète du 9 au 13 septembre avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 15 septembre à l’aube.

Le 22 septembre 1942, la Trombe quitte Mers-El-Kébir en compagnie de ses sister-ships L’Alcyon et Bordelais pour un entrainement de division. Après une école à feux du 22 au 30 septembre, les trois torpilleurs se ravitaillent à Mers-El-Kébir le 1er octobre avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 2 au 8 octobre.

Après une escale à Alger du 9 au 12 octobre, la Trombe et ses deux compères de la 8ème DTE effectuent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 13 au 20 octobre puis rallient Tunis le 21 octobre 1942.

Le lendemain 22 octobre 1942, les torpilleurs Basque et Forbin de la 9ème DTE arrivent dans la capitale du protectorat où ils retrouvent donc la 8ème DTE pour un exercice commun. Les cinq torpilleurs sortent pour un entrainement au combat antisurface du 23 octobre au 3 novembre, se ravitaillent à Bizerte le 4 novembre avant d’effectuer un entrainement à la défense aérienne à la mer du 5 au 10 novembre. Après une ultime escale à Tunis du 11 au 15 novembre 1942, les cinq torpilleurs rentrent à Mers-El-Kébir le 17 novembre 1942.

Les trois torpilleurs de la 8ème DTE effectuent une période d’entretien à flot du 18 novembre au 5 décembre 1942 (artillerie, électronique, chaudières, peinture……….), la Trombe et ses deux compères sortant pour essais du 6 au 9 décembre puis pour remise en condition du 11 au 22 décembre, restant au port jusqu’à la fin de l’année.

Le 7 janvier 1943, la Trombe quitte Mers-El-Kébir en compagnie de l’Alcyon et du Bordelais pour un entrainement de division. Après une école à feux du 7 au 14 janvier, les trois torpilleurs se ravitaillent à Mers-El-Kébir le 15 janvier avant d’effectuer un entrainement au combat antisurface du 16 au 23 janvier, faisant escale à Alger du 24 au 28 janvier avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 29 janvier 1943.

Le 9 février 1943 arrivent à Mers-El-Kébir les torpilleurs Fortuné (hors-rang), Le Mars et La Palme (1ère DTE) ainsi que les torpilleurs Tramontane Typhon et Tornade (7ème DTE) venus de Toulon pour un exercice commun avec les 8ème et 9ème DTE réalisé du 10 février au 3 mars, les torpilleurs faisant escale en baie d’Ajaccio du 4 au 7 mars avant de rentrer le lendemain dans leurs ports respectifs.

Le torpilleur Trombe est placé en position de complément le 15 mars 1943, une antichambre d’un désarmement qui est imminent.

Le 11 avril 1943, le torpilleur d’escadre quitte Mers-El-Kébir direction Toulon. Arrivé le 12 avril, il est échoué dans le bassin Vauban n°6 du 13 au 20 avril.

Le torpilleur d’escadre Trombe est officiellement désarmé le 21 avril 1943. Il est condamné le 22 avril 1943 sous le numéro de Q-06.  

L’ex-torpilleur est ensuite remorqué en mai 1943 à Saint Mandrier pour servir de brise-lames protecteur pour la BAN, brise-lames équipé en septembre 1948 de pièces de DCA légères.

TE Bourrasque schéma

Caractéristiques de la classe Bourrasque

Déplacement : standard 1319 tW pleine charge 1727 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 105.77m (entre perpendiculaires) 99.3m Largeur maximale : 9.88m Tirant d’eau   : 3.30m à l’avant et 3.80m à l’arrière

Propulsion : deux turbines à engrenages alimentées en vapeur par trois chaudières Penhoët à petites tubes dévellopant 34000ch et entrainant deux lignes d’arbres

Les torpilleurs Simoun Siroco Bourrasque Cyclone Mistral et Tempête seront équipés de turbines à engrenages Parson, les Orage et Ouragan de turbines Rateau et enfin les torpilleurs Tramontane Trombe Typhon et Tornade seront équipés de turbines Zoelly.

Performances : vitesse maximale 33 noeuds rayon d’action 3000 miles nautiques à 15 noeuds (théorique, dans la pratique, elle dépassera rarement 1500 miles nautiques à 15 noeuds)

Protection : aucune

Electronique : installation au cours du dernier grand carénage d’un Asdic, d’un radar de navigation et d’un radar de veille combinée à l’exception du Bourrasque et du Simoun.

Armement :

(origine) 4 canons de 130mm modèle 1919 en quatre affûts simples sous masque (deux avant et deux arrières), 1 canon de 75mm modèle 1922, 4 mitrailleuses de 8mm en deux affûts doubles, deux affûts triples lance-torpilles modèle 1929D et deux grenadeurs à chaine Galle avec 20 grenades de 250kg

(Modifications)  : Le canon de 75mm est remplacé au début des années trente par deux canons de 37mm modèle 1925 et des mitrailleuses de 8mm par des mitrailleuses de 13.2mm

Au cours du dernier grand carénage ou courant 1941, les canons de 37mm modèle 1925 et les mitrailleuses de 13.2mm modèle 1929 sont remplacés par quatre canons de 37mm Schneider modèle 1941 en affûts simples. Le nombre de grenades ASM est augmenté.

Equipage : A la construction, l’équipage se compose de 7 officiers et de 135 officiers-mariniers, quartiers-maitres et marins, effectif porté en temps de guerre à 9 officiers et 153 officiers-mariniers, quartiers-maitres et marins.

11-Torpilleurs d’escadre (11)

La Tramontane

Le torpilleur d'escadre Tramontane

Le torpilleur d’escadre Tramontane

-La Tramontane est mise sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde (FCG) sis à Bordeaux le 29 juin 1923 lancée le 29 novembre 1924 et armée pour essais le 25 janvier 1926. il entre en armement le 15 mai 1927, la clôture d’armement est prononcée le 15 octobre 1927 et la Tramontane est admis au service actif le 1er janvier 1928.

A son admission au service actif, La Tramontane est affecté à l’Escadre en Méditerranée au sein de la 3ème escadrille de la 1ère flottille composée en plus de La Tramontane des torpilleurs Tornade Trombe et Typhon.

Le 1er novembre 1930, la flottille de torpilleurs de la 1ère escadre est réorganisée. Un groupe de complément est créé avec deux divisions. Outre la 1ère DT composée des Bourrasque Orage et Ouragan, ce groupe est également composé de la 3ème DT composée des Tramontane Trombe Typhon et Tornade.

Toutes ces unités sont en disponibilité armée avec un équipage réduit, compensant la pénurie d’effectifs qui frappe la marine avec la mise en service de nombreuses unités. Ce statut ne sera levé que le 16 décembre 1932.

Le 15 septembre 1934, les escadrilles sont dissoutes ne laissant que les échelons de flottille et de divisions. Cela ne change rien pour la Tramontane qui reste dans le groupe de complément de la 1ère flottille de torpilleurs (Escadre de la Méditerranée).

Le 15 août 1936, les flottilles sont à nouveau réorganisées et les groupes de complément sont supprimées. Le torpilleur La Tramontane est transféré dans l’Atlantique où il forme la 8ème Division de Torpilleurs (8ème DT) avec son sister-ship La Trombe et le torpilleur Bordelais (classe L’Adroit).

La Tramontane va donc être largement engagée dans la guerre d’Espagne tout comme toute la marine nationale qui quand éclate la guerre de Pologne en septembre 1939 est probablement l’armée la mieux entrainée et la plus opérationnelle des trois.

Après une activité soutenue, La Tramontane est indisponible à partir du 1er septembre 1937 pour grandes réparations. Une fois réparé, il est transféré le 1er septembre 1938 à la 7ème DT où il remplace L’Alcyon et suit donc ses deux congénères en Méditerranée où la division est affectée à l’escadre d’instruction.

Quand la France et la Grande Bretagne déclarent la guerre à l’Allemagne le 3 septembre 1939, la 7ème DT retrouve un rôle plus opérationnel au sein de la 2ème escadre de la Flotte de la Méditerranée. Durant les trois mois de la guerre de Pologne, les torpilleurs de la 7ème DT vont effectuer de nombreuses missions d’escorte notamment entre la métropole et l’Afrique du Nord.

Le 4 janvier 1940, le torpilleur Tramontane appareille de Toulon en compagnie de ses sister-ships Tornade et Typhon pour un entrainement commun du 4 au 26 janvier, date à laquelle ils rallient les Salins d’Hyères. Rejoints par la 13ème DT, ils manœuvrent avec les torpilleurs légers du 31 janvier au 18 février, mouillant aux Salins d’Hyères du 19 au 25 février avant de rallier Toulon le lendemain.

Du 5 mars au 2 avril, la 7ème DT exécute un nouvel entrainement de division, faisant escale à Porticcio du 3 au 10 avril avant de rentrer à Toulon le lendemain. Ils enchainent par un exercice commun avec le cuirassé Provence du 16 avril au 7 mai, les quatre navires faisant escale à Ajaccio du 8 au 12 mai avant de rentrer à Toulon le lendemain.

La Tramontane et ses compères de la 7ème DT effectuent un entrainement de division du 18 mai au 10 juin, rentrant le lendemain à Toulon. La Tramontane sort pour entrainement du 17 au 27 juin, mouillant aux salins d’Hyères du 28 juin au 2 juillet avant de rentrer à Toulon le 3 juillet.

Il est indisponible du 4 au 25 juillet, sortant pour les essais (26 au 29 juillet) et la remise en condition (31 juillet au 15 août) en compagnie de la Tramontane, les deux torpilleurs disponibles de la 7ème DT participant ensuite aux essais (17 au 20 août) et à la remise en condition (22 août au 8 septembre) du Typhon, les trois torpilleurs rentrant à Toulon le lendemain 9 septembre 1940.

La grande réorganisation de septembre 1940 ne change rien pour la Tramontane qui appartient toujours à la 7ème DT, désormais rattachée au groupement de ligne de la 2ème Escadre avec Toulon comme port d’attache.

Le 15 septembre 1940, la Tramontane, la Tornade (Al) et le Typhon quittent Toulon pour un entrainement de division de trois semaines soit du 15 septembre au 6 octobre. La 7ème DT sort à nouveau pour entrainement de division du 13 au 31 octobre, du 8 au 22 novembre et du 7 au 21 décembre, passant la fin de l’année civile à quai.

La Tramontane sort pour la première fois de l’année 1941 pour un nouvel entrainement de division en compagnie de ses compères Typhon et Tornade et ce du 8 janvier au 2 février, la division rentrant à Toulon le 9 février après un mouillage aux salins d’Hyères du 3 au 8.

Le 22 février 1941, les torpilleurs de la 1ère FT quittent Toulon sauf La Palme en grand carénage soit un total de sept torpilleurs en l’occurence ceux de la 3ème DT et ceux de la 7ème Division de Torpilleurs (Tramontante Typhon Tornade) pour un exercice commun avec les cuirassés de la 5ème DL, les vénérables Provence et Lorraine. Cet exercice se déroule jusqu’au 8 mars avec des écoles à feux, des lancements de torpilles, des manoeuvres anti-surfaces.

Les trois torpilleurs de la 7ème DT sortent pour un nouvel entrainement à partir du 15 mars en compagnie des deux torpilleurs de la 3ème DT. Les deux divisions effectuent une école à feux du 15 au 22 mars avant de se ravitailler à Toulon le 23 mars puis d’aller mouiller aux Salins d’Hyères du 24 mars au 1er avril, sortant pour un entrainement antisurface du 2 au 12 avril, date à laquelle les cinq torpilleurs rentrent à Toulon.

La Tramontane est indisponible suite à une avarie de chaudière du 15 avril au 7 mai, sortant pour essais du 8 au 10 mai et pour remise en condition du 12 au 30 mai, mouillant aux salins d’Hyères du 1er au 7 juin avant de rentrer à Toulon le lendemain 8 juin 1941. Il participe ensuite aux essais (11 au 14 juin) et à la remise en condition (16 juin au 1er juillet) de la Tornade à qui il rend son pavillon de navire-amiral de la 7ème DTE.

La Tramontane et La Tornade sortent pour un entrainement commun du 5 au 12 juillet, jour de leur retour à Toulon, leurs chemins se séparant alors : La Tramontane va subir un grand carénage bien mérité alors que La Tornade va participer aux essais et à la remise en condition du Typhon.

Débarquant ses munitions et vidangeant ses soutes, le torpilleur d’escadre La Tramontane est échoué au bassin Vauban n°6 du 15 juillet au 24 août 1941, subissant une remise en état complète et une modernisation de ses capacités militaires avec l’embarquement d’un Asdic, un radar de navigation et d’un radar de veille combinée et le renforcement de la DCA, quatre canons de 37mm Schneider modèle 1941 remplaçant les canons de 37mm modèle 1925 et les mitrailleuses de 13.2mm.

Remis à flot le 24 août, il est armé pour essais le 1er septembre, remplissant ses soutes avant de rallier le lendemain 2 septembre ses compères Tornade et Typhon aux salins d’Hyères. Les trois torpilleurs sortent pour les essais de la Tramontane du 2 au 5 septembre, se ravitaillent à Toulon le 6 septembre avant un stage de remise en condition du 7 au 21 septembre, date à laquelle la 7ème DTE rentre au complet à Toulon.

Du 21 au 29 septembre 1941, la 7ème DTE effectue un entrainement ASM avec les sous-marins Redoutable et Vengeur de la 7ème DSM.

Le 8 novembre 1941, la 1ère flottille de torpilleurs appareille pour un entrainement commun dans le Golfe du Lion en compagnie de la 5ème DL (cuirassés Provence et Lorraine), entrainement composé d’écoles à feux, de lancements de torpilles, d’entrainement à la défense aérienne à la mer, de combat antisurface. Les huit torpilleurs et les deux cuirassés rentrent à Toulon le 24 novembre.

Le 1er décembre 1941, la Tramontane et ses compères Tornade et Typhon quittent Toulon pour un entrainement de division dans le Golfe du Lion du 1er décembre 1941 au 15 janvier 1942, date à laquelle les trois torpilleurs rentrent à Toulon pour entretien et permissions de l’équipage jusqu’à la fin du mois.

Après une sortie d’essais et d’entrainement du 1er au 8 février, la Tramontane, la Tornade et Le Typhon se ravitaillent à Toulon le 9 février puis mettent cap sur Mers-el-Kébir où ils arrivent le lendemain 10 février pour participer à un entrainement commun avec les divisions de torpilleurs d’escadre de la 3ème FTE en l’occurence les 8ème DTE (Le Bordelais La Trombe L’Alcyon) et 9ème DTE (Basque et Forbin).

Quand la 7ème DTE arrive en Algérie, si la 8ème DTE est au complet, la 9ème DTE est réduite au seul Basque, son compère le Le Forbin étant en grand carénage à Toulon.

La 7ème DTE effectue un premier exercice commun avec la 8ème DTE et le TE Basque du 12 au 22 février, exercice composé d’écoles à feux, de lancements réels et simulés de torpilles, de tir sur cibles remorquées par des avions de l’aéronavale………. . A l’issue de ce premier exercice, le Basque se ravitaille à Mers-El-Kébir puis rallie Toulon pour subir son grand carénage.

Pendant ce temps, la Tramontane, la Tornade et le Typhon et la 8ème DTE effectue une école à feux commune du 24 février au 2 mars, faisant ensuite à Alger du 3 au 8 mars, jour où le Forbin les rejoint après avoir réalisé ses essais à la mer. Les torpilleurs d’escadre des 7ème et 8ème DTE vont ainsi participer à la remise en condition du Forbin en sortant du 9 au 21 mars, date à laquelle les sept torpilleurs reviennent à Mers-El-Kébir.

Après quelques jours de relâche, la Tornade et les six autres autres torpilleurs reprennent l’entrainement par une école à feux du 26 mars au 2 avril, se ravitaillent à Mers-El-Kébir le 3 avril pour enchainer par un entrainement de défense aérienne à la mer du 4 au 10 avril puis après un nouveau ravitaillement à la base oranaise le 11 avril, d’effectuer un entrainement au combat antisurface du 12 au 21 avril.

Le 22 avril, le torpilleur Basque est de retour à Mers-El-Kébir après avoir réalisé ses essais à la mer suite à son grand carénage. La Tornade, le Typhon, la Tramontane, le Bordelais, l’Alcyon, la Trombe et le Forbin vont participer à sa remise en condition du 23 avril au 8 mai, les huit torpilleurs faisant escale à Tunis du 9 au 14 mai puis à Ajaccio du 16 au 21 mai, effectuant le 22 mai une parade navale avant de se séparer, la 7ème DTE rentrant à Toulon, les 8ème et 9ème DTE à Mers-El-Kébir.

La 7ème DTE sort à nouveau pour entrainement, effectuant une école à feux du 30 mai au 4 juin, mouillant aux salins d’Hyères du 5 au 12 juin avant de rentrer à Toulon le lendemain 13 juin 1942.

La Tramontane sort pour une école à feux du 19 au 26 juin, faisant escale à Port-Vendre du 27 juin au 2 juillet avant de rentrer à Toulon le lendemain 3 juin. Il est ensuite indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 5 au 26 juillet 1942.

La Tramontane sort ensuite pour essais du 27 au 30 juillet puis pour remise en condition du 1er au 15 août à chaque fois en compagnie de son compère Tornade, les deux torpilleurs d’escadre se ravitaillant à Toulon le 16 août avant de rallier les Salins d’Hyères.

Le 21 août, la Tramontane et la Tornade sont rejoints par le Typhon qui venait de réaliser ses essais à la mer. Les trois torpilleurs d’escadre sont à la mer du 22 août au 5 septembre, faisant escale à La Ciotat du 6 au 9 septembre avant de rentrer le lendemain 10 septembre 1942 à Toulon.

Les torpilleurs La Tramontane et Typhon sortent pour entrainement du 15 au 27 septembre, effectuant plusieurs écoles à feux, des lancement de torpilles, des grenadages et des tirs sur cibles remorquées par des avions de l’armée de l’air et de l’aéronavale. Après une escale à Sète du 28 septembre au 3 octobre, les deux torpilleurs de la 7ème DTE rentrent à Toulon le lendemain 4 octobre 1942.

La Tramontane et le Typhon participe ensuite aux essais (8 au 11 octobre) et à la remise en condition (13 au 21 octobre) de la Tornade.

La Tramontane et ses deux compères de la 7ème Division de Torpilleurs d’Escadre sortent le 28 octobre pour le dernier entrainement de division de l’année, entrainement qui occupe les trois torpilleurs du 28 octobre au 21 décembre 1941, date à laquelle ils rentrent à Toulon.

Après une période d’entretien à flot du 22 décembre 1942 au 10 janvier 1943, les trois torpilleurs d’escadre sortent pour essais du 11 au 14 janvier et pour remise en condition du 16 au 30 janvier 1943.

Le 8 février, la 7ème DTE appareille en compagnie de la 1ère DTE (Le Mars La Palme) et du Fortuné _placé hors rang_ , direction Mers-El-Kébir où ils arrivent le 9 février pour un exercice commun avec les 8ème et 9ème DTE qui va dérouler jusqu’au 3 mars, la petite escadre faisant escale à Ajaccio du 4 au 7 mars avant que les navires ne rentrent dans leurs ports respectifs le lendemain.

La 7ème DTE sort du 13 au 21 mars, une sortie particulière puisque c’est la dernière de la division dans ce format, La Tramontane étant mise en position de complément le lendemain 22 mars 1943, prélude à son désarmement.

Il passe au bassin (Vauban n°6) du 2 au 12 avril pour obturation des prises d’eau et débarquement de l’armement et de l’électronique.

Le torpilleur d’escadre Tramontane est officiellement désarmé le 13 avril 1943 et condamné le lendemain 14 avril, devenant le Q-12.

Il reste mouillé dans la Darse Neuve jusqu’au mois de septembre quand il est remorqué au cimetière naval du Bregaillon où il se trouvait toujours en septembre 1948

11-Torpilleurs d’escadre (12)

Le Typhon

Le torpilleur d'escadre Typhon

Le torpilleur d’escadre Typhon

-Le Typhon est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde sis à Bordeaux en septembre 1923 lancé le 22 mai 1925 et armé pour essais le 20 janvier 1927.

Il entre en armement définitif le 15 février 1928, la clôture est prononcée le 27 juin 1928 et le Typhon admis au service actif le 22 octobre 1928.

A son admission au service actif, le Typhon est affecté à la 3ème escadrille de la 1ère flottille en compagnie des torpilleurs Tornade Trombe et Tramontane.

Le 1er novembre 1930, la flottille de torpilleurs de la 1ère escadre est réorganisée. Un groupe de complément est créé avec deux divisions dont la 3ème DT composée des Tramontane Trombe Typhon et Tornade.

Le 15 septembre 1934, les escadrilles sont dissoutes ne laissant que les échelons de flottille et de divisions. Cela ne change rien pour la Typhon qui reste dans le groupe de complément de la 1ère flottille de torpilleurs (Escadre de la Méditerranée).

En août 1936, les groupes de complément sont supprimés et le Typhon est envoyé dans l’Atlantique formant la 7ème DT avec L’Alcyon et La Tornade. Il participe aux opérations liées à la guerre d’Espagne notamment le contrôle naval (mars-septembre 1937).

En juillet 1938, la 7ème DT accompagnée de la 5ème DT escortent le yacht du roi et de la reine d’Angleterre en visite en France, mouillant à cette occasion à Boulogne, Cherbourg et Calais.

Deux mois plus tard, en septembre 1938, la 7ème DT (Typhon Tornade Tramontane qui à remplacé l’Alcyon le 1er septembre) au complet est affectée à l’escadre d’instruction de Méditerranée.

Quand éclate la guerre de Pologne, Le Typhon est intégré à la 7ème DT au sein de la 2ème escadre de la Flotte de la Méditerranée. Comme ses compères Tornade et Tramontane, le torpilleur Typhon va effectuer de nombreuses missions d’escorte jusqu’à la fin du conflit en décembre 1939.

Le 4 janvier 1940, le torpilleur Typhon appareille de Toulon en compagnie de ses sister-ships Tornade et Tramontane pour un entrainement de division du 4 au 25 janvier, se ravitaillant à Toulon le 26 janvier avant d’aller mouiller aux salins d’Hyères. Ils y retrouvent la 13ème DT le 30 janvier pour un entrainement commun du 31 janvier au 18 février, mouillant aux salins d’Hyères du 19 au 25 février avant de rentrer le lendemain 26 février à Toulon.

Le 5 mars 1940, la 7ème DT sort de Toulon pour un nouvel entrainement de division entre la Provence et la Corse, entrainement qui occupe la division du 5 mars au 2 avril, faisant escale à Porticcio du 3 au 10 avril avant de rentrer à Toulon le lendemain 11 avril 1940.

Le 16 avril 1940, le Typhon, la Tornade et la Tramontane quittent Toulon en compagnie du cuirassé  Provence pour un exercice commun. Après une école à feux du 16 au 23 avril, les trois torpilleurs se ravitaillent à Toulon le 24 avril avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 25 avril au 7 mai, les quatre navires faisant escale à Ajaccio du 8 au 12 mai avant de rentrer à Toulon le lendemain 13 mai 1940.

La 7ème DT effectue un entrainement de division, sortant de Toulon le 18 mai pour une école à feux jusqu’au 27 mai, faisant escale à Cannes du 28 au 31 mai avant d’effectuer un entrainement au combat antisurface du 1er au 10 juin, rentrant à Toulon le lendemain 11 juin 1940.

Le Typhon sort pour entrainement du 17 au 26 juin, faisant escale à Porto-Ota du 27 au 30 juin avant de participer aux essais (4 au 7 juillet) et à la remise en condition (9 au 24 juillet) de son compère Tornade qui sortait de sa période d’indisponibilité estivale.

Le Typhon est à son tour indisponible du 26 juillet au 16 août, sortant pour essais du 17 au 20 août et pour remise en condition du 22 août au 8 septembre, à chaque fois en compagnie des torpilleurs d’escadre Tornade et Tramontane, les trois torpilleurs rentrant à Toulon le lendemain 9 septembre 1940.

La grande réorganisation de septembre 1940 ne change pas grand chose à la situation opérationnelle du Typhon qui reste intégré à la 7ème DT, division intégrée à la 1ère flottille qui dépend elle même du groupement de ligne de la 2ème Escadre, escadre basée à Toulon.

Le 15 septembre 1940, le Typhon, la Tramontane et la Tornade (Al) quittent Toulon pour un entrainement de division de trois semaines  jusqu’au 6 octobre. La 7ème DT sort à nouveau pour entrainement de division du 13 au 31 octobre, du 8 au 22 novembre et du 7 au 21 décembre, passant la fin de l’année civile à quai.

Le Typhon sort pour la première fois de l’année 1941 pour un nouvel entrainement de division en compagnie de ses compères Tramontane et Tornade et ce du 8 janvier au 8 février, rentrant à Toulon le lendemain 9 février.

Le 22 février 1941, les torpilleurs de la 1ère FT quittent Toulon sauf La Palme en grand carénage soit un total de sept torpilleurs en l’occurence ceux de la 3ème DT et ceux de la 7ème Division de Torpilleurs (Tramontane Typhon Tornade) pour un exercice commun avec les cuirassés de la 5ème DL, les vénérables Provence et Lorraine. Cet exercice se déroule jusqu’au 8 mars avec des écoles à feux, des lancements de torpilles, des manoeuvres anti-surfaces.

Les trois torpilleurs de la 7ème DT sortent pour un nouvel entrainement à partir du 15 mars en compagnie des deux torpilleurs de la 3ème DT. Les deux divisions effectuent une école à feux du 15 au 22 mars avant de se ravitailler à Toulon le 23 mars puis d’aller mouiller aux Salins d’Hyères du 24 mars au 1er avril, sortant pour un entrainement antisurface du 2 au 12 avril, date à laquelle les cinq torpilleurs rentrent à Toulon.

Le Typhon sort pour une école à feux du 20 avril au 2 mai, faisant escale à l’Ile-Rousse du 3 au 8 mai avant un nouvel entrainement du 9 au 16 mai, mouillant aux salins d’Hyères du 17 au 24 mai, rentrant à Toulon le lendemain 25 mai.

Le 3 juin, le Typhon débarque ses munitions après avoir vidangé ses soutes puis est échoué dans le bassin Vauban n°6 le 4 juin pour presque six semaines au sec avec comme pour ses compères de la 7ème DTE, une remise en état complète et une modernisation de ses capacités militaires (DCA, installation d’un Asdic, un radar de navigation et d’un radar de veille combinée ).

Armé pour essais le 18 juillet, il sort pour essais du 19 au 23 juillet, se ravitaille à Toulon le 24 juillet puis ressort pour remise en condition du 25 juillet au 12 août, à chaque fois en compagnie de son compère Tornade.

Après une école à feux commune du 15 au 25 août, les torpilleurs Typhon et Tornade vont mouiller aux Salins d’Hyères où ils sont rejoint le 2 septembre par La Tramontane qui venait d’achever son grand carénage.

Les trois torpilleurs sortent pour les essais du dernier torpilleur nommé du 2 au 5 septembre, se ravitaillent à Toulon le 6 septembre avant un stage de remise en condition du 7 au 21 septembre, date à laquelle la 7ème DTE rentre au complet à Toulon. Du 21 au 29 septembre 1941,la 7ème DTE effectue un entrainement ASM avec les sous-marins Redoutable et Vengeur de la 7ème DSM

Le 8 novembre 1941, la 1ère flottille de torpilleurs appareille pour un entrainement commun dans le Golfe du Lion en compagnie des cuirassés Provence et Lorraine, entrainement composé d’écoles à feux, de lancements de torpilles, d’entrainement à la défense aérienne à la mer, de combat antisurface. Les huit torpilleurs et les deux cuirassés rentrent à Toulon le 24 novembre.

Le 1er décembre 1941, le Typhon et ses compères Tramontane et Tornade quittent Toulon pour un entrainement de division dans le Golfe du Lion jusqu’au 15 janvier 1942, date à laquelle les trois torpilleurs rentrent à Toulon pour entretien et permissions de l’équipage et ce jusqu’à la fin du mois.

Après une sortie d’essais et d’entrainement du 1er au 8 février, la Typhon, la Tramontane et la Tornade se ravitaillent à Toulon le 9 février puis mettent cap sur Mers-el-Kébir où ils arrivent le lendemain 10 février pour participer à un entrainement commun avec les divisions de torpilleurs d’escadre de la 3ème FTE en l’occurence les 8ème DTE (Le Bordelais La Trombe L’Alcyon) et 9ème DTE (Basque et Forbin).

Quand la 7ème DTE arrive en Algérie, si la 8ème DTE est au complet, la 9ème DTE est réduite au seul Basque, son compère le Le Forbin étant en grand carénage à Toulon. Cet exercice commun à lieu du 12 février au 8 mai, cet exercice étant doublé par les remises en condition des torpilleurs d’escadre Forbin et Basque qui avaient subit un grand carénage.

Les huit torpilleurs font escale à Tunis du 9 au 14 mai puis à Ajaccio du 16 au 21 mai, effectuant le 22 mai une parade navale avant de se séparer, la 7ème DTE rentrant à Toulon, les 8ème et 9ème DTE à Mers-El-Kébir.

La 7ème DTE sort à nouveau pour entrainement, effectuant une école à feux du 30 mai au 4 juin, mouillant aux salins d’Hyères du 5 au 12 juin avant de rentrer à Toulon le lendemain 13 juin 1942.

Après une école à feux du 17 au 22 juin et un entrainement au combat antisurface du 24 juin au 2 juillet, le torpilleur d’escadre Typhon participe aux essais (5 au 8 juillet) et à la remise en condition (10 au 25 juillet) du Tornade qui venait de connaître sa période d’indisponibilité estivale pour entretien et permissions de l’équipage.

Il est ensuite indisponible du 27 juillet au 17 août 1942, sortant pour essais du 18 au 20 août, se ravitaillant à Toulon avant de rallier le 21 août aux salins d’Hyères ses compères Tornade et Tramontane pour sa remise en condition. Les trois torpilleurs d’escadre sont à la mer du 22 août au 5 septembre, faisant escale à La Ciotat du 6 au 9 septembre avant de rentrer le lendemain 10 septembre 1942 à Toulon.

Les torpilleurs Typhon et Tramontane sortent pour entrainement du 15 au 27 septembre, effectuant plusieurs écoles à feux, des lancement de torpilles, des grenadages et des tirs sur cibles remorquées par des avions de l’armée de l’air et de l’aéronavale. Après une escale à Sète du 28 septembre au 3 octobre, les deux torpilleurs de la 7ème DTE rentrent à Toulon le lendemain 4 octobre 1942. Le Typhon et la Tramontane participe ensuite aux essais (8 au 11 octobre) et à la remise en condition (13 au 21 octobre) de la Tornade.

La Tornade et ses deux compères de la 7ème Division de Torpilleurs d’Escadre sortent le 28 octobre pour le dernier entrainement de division de l’année et ce du 28 octobre au 21 décembre, cet entrainement étant marqué par des escales à Port-Vendres et à Villefranche.

Après une période d’entretien à flot du 22 décembre 1942 au 10 janvier 1943, les trois torpilleurs d’escadre sortent pour essais du 11 au 14 janvier et pour remise en condition du 16 au 30 janvier 1943.

Le 8 février, la 7ème DTE appareille en compagnie de la 1ère DTE (Le Mars La Palme) et du Fortuné _placé hors rang_ , direction Mers-El-Kébir où ils arrivent le 9 février pour un exercice commun avec les 8ème et 9ème DTE, exercice qui occupe les torpilleurs du 10 février au 3 mars 1943, les onze torpilleurs engagés faisant une escale commune en baie d’Ajaccio du 4 au 7 mars avant de rentrer dans leurs ports respectifs le 8 mars 1943.

La 7ème DTE sort du 13 au 21 mars, une sortie particulière puisque c’est la dernière de la division dans ce format, La Tramontane étant mise en position de complément le lendemain 22 mars 1943, prélude à son désarmement.

Les torpilleurs Typhon et Tornade effectuent un entrainement de division à partir du 30 mars quand ils quittent Toulon pour une école à feux du 30 mars au 5 avril, se ravitaillant à Toulon le 6 avril avant d’effectuer un entrainement à la défense aérienne du 7 au 15 avril, faisant escale à Nice du 16 au 20 avril avant de reprendre la mer pour un entrainement au combat antisurface du 21 au 29 avril, les deux torpilleurs rentrant à Toulon le lendemain 30 avril 1943.

Le 7 mai 1943, la 7ème DTE appareille en compagnie du cuirassé Lorraine pour un entrainement commun du 7 mai au 2 juin, date à laquelle les trois navires rentrent à Toulon.

Après une ultime sortie à la mer en compagnie du Typhon du 8 au 13 juin, le torpilleur Tornade est placé en position de complément le 14 juin 1943, entrainant la dissolution de la 7ème DTE.

Le Typhon se retrouve donc hors rang, sortant en solitaire pour entrainement du 20 juin au 2 juillet avant d’être indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 3 au 24 juillet, sortant pour essais du 25 au 28 juillet puis pour remise en condition du 30 juillet au 15 août.

Le Typhon effectue une école à feux du 22 août au 2 septembre, faisant escale à Alger du 3 au 9 septembre puis à Tunis du 11 au 15 septembre, rentrant à Toulon le 17 septembre au matin.

Le 25 septembre, il aurait du appareiller pour un nouvel entrainement quand il est victime d’une grave avarie de propulsion. L’inspection réalisée quelques heures plus tard après qu’un incendie eut été maitrisé confirme que l’état du Typhon nécessiterait d’importantes réparations, peu rentables d’autant que son désarmement approche.

Sommairement réparé, le Typhon est mis en position de complément le 15 octobre puis remorqué dans la Darse Neuve où il prend sur coffre la place de la Tramontane. Il passe ensuite au bassin (Vauban n°6) du 2 au 12 novembre 1943 pour préparer activement son désarmement.

Le torpilleur d’escadre Typhon est officiellement désarmé le 13 novembre 1943 et condamné le 14 novembre 1943 sous le numéro Q-12. C’était le dernier Bourrasque en service.

Il est remorqué au cimetière naval du Bregaillon le 15 novembre 1943 et y était toujours en septembre 1948.