13-Sous-marins (23) Croiseur sous-marin Surcouf

I-Croiseur sous-marin Surcouf

Le Surcouf à la mer

Le Surcouf à la mer

Le rêve du sous-marin d’escadre

Plutôt que de sous-marin, il faudrait à l’époque de la genèse du croiseur sous-marin de torpilleur submersible. La faible endurance en plongée (liée à la capacité limitée des batteries) en faisait plus des torpilleurs submersibles, naviguant en surface et combattant aussi bien en surface qu’en plongée.

Les performances des sous-marins en surface ne cessant de s’améliorer, la plupart des marines étudièrent sérieusement la possibilité de sous-marin canonnier ou de croiseur sous-marin pouvant opérer en escadre ce qui nécessitait une vitesse en surface de 20 noeuds pour pouvoir suivre les cuirassés.

En Italie par exemple, on étudia dès 1912 un croiseur sous-marin de 11000 tonnes, filant à 25 noeuds, armé de 12 à 16 canons de 152mm ! (Il est cependant permis de douter sa faisabilité avec les moyens techniques de l’époque). Le projet du russe Jurablev de 1911 (4500 tonnes 26 noeuds 5 canons de 120mm et 30 tubes lance-torpilles) est du même tonneau.

C’est l’Allemagne qui peut être considéré comme le pays pionnier dans le domaine du sous-marin canonnier. A partir de 1916, elle dévellopa plusieurs projet de sous-marin canon, prévoyant la construction de dix-huit sous-marins.

Parmi ces différents projets, citons le projet 47, trois sous-marins de 4180 tonnes en surface, de 5630 tonnes en plongée, de 110m de long, filant à 17.5 noeuds en surface (8.5 noeuds en plongée) avec un armement composé de 4 canons de 150mm et de 6 tubes lance-torpilles avec 13 engins.

Au moment de l’armistice, plusieurs croiseurs sous-marins rallièrent les ports anglais et parmi eux, deux furent livrés à la France, les U-136 et U-139 qui allaient grandement inspirer le projet Q de sous-marin canonnier.

Si dans un premier temps la priorité fût donné aux sous-marins de grande et moyenne patrouille, l’idée d’un sous-marin de grand tonnage, capable d’accompagner l’escadre était dans l’air du temps et une préoccupation partagée aussi bien par la marine japonaise que par son homologue américaine ou britannique.

Le 9 mai 1921, l’amiral Grasset demanda au STCAN d’étudier les plans d’un sous-marin d’escadre capable de filer à 25 noeuds en surface, un rayon d’action de 3 à 4000 miles nautiques à 10-12 noeuds, 12 tubes lance torpilles avec 12 torpilles de réserve et un canon de 100mm.

Un projet modeste à comparer avec le projet Normand présenté le 1er août 1921 d’un sous-marin de 5000 tonnes armé de six canons de 305mm en deux tourelles triples (!) ou de 240mm avec quatre avions.

Le projet fût clairement lancé à l’automne 1921, deux études étant menées en parallèle : un sous-marin d’escadre de 25 noeuds et un sous-marin de bombardement. Cela aboutit en pratique à quatre projets immatriculés G (2850 tonnes 12 tubes lance-torpilles et 25 noeuds),H (un canon de 190mm) I (un canon de 240mm) et J (un canon de 305mm).

Parallèlement aux études, on s’intéressa au futur emploi de ces navires dont le nombre oscilla entre 8 et 20 avant de stabiliser à 16. Ils devaient principalement opérer dans l’Atlantique et dans l’Océan Indien pour notamment protéger les lignes de communication entre la Métropole et l’Empire.

En 1924, le nombre de croiseurs sous-marins ou de sous-marins de croisière tomba à six puis à quatre unités. A noter que le terme sous-marin de croisière étant un euphémisme pour «sous-marin de bombardement», la réalisation d’un sous-marin d’escadre pouvant filer à 25 noeuds étant provisoirement abandonné faute de moteurs suffisamment puissants.

La genèse du Surcouf (projet Q) commença au printemps 1926 et le 14 mai 1926 les spécifications du projet Q-5 sont transmis par le STCAN à l’état major de la Marine. Le projet est examiné par le Conseil Supérieur de la Marine le 17 juillet 1926 et approuvé à l’unanimité.

Son financement est acquis dans la tranche 1926 votée le 4 août. Un deuxième sous-marin aurait du être financé à la tranche 1927 mais il fût finalement remplacé par cinq Pascal et un Saphir.

Plusieurs noms furent envisagés pour ce sous-marin canonnier : Le Tonnant La Licorne et Le Dragon mais en 1927 on fêtait le centenaire de la mort de Robert Surcouf («Allons avouez messieurs que vous français vous battiez pour l’argent et nous anglais pour l’honneur. Certes monsieur chacun se bat pour obtenir ce qu’il n’à pas»), le grand corsaire malouin et Georges Leygues ministre de la marine décida de baptiser Q-5 Surcouf.

Ce dernier allait rester le seul de son type, le traité de Londres autorisait la France à conserver le Surcouf (alors encore en essais) mais ne pouvaient ensuite construire des sous-marins dépassant 2800 tonnes avec des canons de 155mm comme artillerie principale.

Le seul de son type

Sous-marins Surcouf

-Le Surcouf est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg (cale n°4 bassin Napoléon III) le 3 octobre 1927 et lancé le  18 novembre 1929.

Le sous-marin est armé pour essais le 15 août 1930 et effectue sa première plongée (statique) en rade de Cherbourg le 10 juillet 1931 et sa première plongée en roue libre à lieu le 7 août suivant.

Les essais sont laborieux marqués par de nombreuses avaries. Cela n’empêche pas le Surcouf d’effectuer une croisière d’endurance à partir du 4 octobre 1932 quand il appareille de Cherbourg direction le Maroc, arrivant à Casablanca le 10 octobre après des exercices avec le croiseur-école Jeanne d’Arc et l’Aéronavale.

Le Surcouf est à Agadir du 18 au 20 octobre, à Conakry qu’il quitte le 29 octobre pour rallier Dakar le 31. Il est de retour à Cherbourg le 15 novembre après avoir parcouru 6005 miles nautiques en surface, 18 en plongée au lieu de 10015 prévus en 71 jours dont 37 de mer.

Cette croisière révéla un grand nombre de problèmes techniques aussi bien sur la coque que sur l’artillerie ou l’appareillage propulsif.

Ce n’est que le 31 décembre 1932 que le Surcouf entre en armement définitif, les essais après démontage ne reprenant qu’à l’automne 1933, les essais définitifs commençant officiellement le 4 décembre 1933. Il est au bassin du 8 décembre 1933 au 17 février 1934.

Bien que loin d’être au point, la clôture d’armement est prononcée le 17 avril 1934 et le Surcouf est admis au service actif le 3 mai 1934.

Affecté à Brest, il intègre hors rang la 4ème Escadrille de Sous-Marins, la composante sous-marine de la 1ère Escadre.

Durant la guerre de Pologne, le Surcouf est déployé aux Antilles (port d’attache : Fort de France) en compagnie du croiseur Jeanne d’Arc pour contrer les raiders allemands dont la présence était avérée dans l’Atlantique.

Le Surcouf ayant besoin d’un grand carénage, il rallie Brest début janvier 1940 non sans mal en raison de multiples avaries de son appareillage propulsif. Il échoué au bassin n°8 du Laninon du 17 janvier au 21 mars 1940.

Après des travaux complémentaires, la «Bête à chagrin» de la force sous-marine est armée pour essais le 7 avril 1940, réalisant ses essais du 8 au 12 avril et du 15 au 21 avril. Sa remise en condition à lieu dans le Golfe de Gascogne du 25 avril au 8 mai 1940.

De nouveau disponible, le Surcouf va effectuer plusieurs patrouilles en direction des Antilles et de l’AOF alors que l’on se pose la question de son utilité en cas de conflit.

Devant armer des sous-marins en grand nombre, notre Marine décide de privilégier les nouveaux sous-marins sur le croiseur sous-marin qui est mis en position de complément le 17 juin 1943 après seulement neuf années de service.

Mouillé à Cherbourg, son sort reste en balance pendant presque un an et demi. Divers projets de conversion sont étudiés : sous-marin de transport de troupes, sous-marin ravitailleur ou un réarmement avec une tourelle double de 130mm.

Aucun projet n’aboutit et le Surcouf est finalement désarmé le 14 décembre 1944 et condamné le 7 janvier 1945 sous le numéro de Q-26-5.

Mouillé à Cherbourg, le Q-26-5 est vendu à la démolition le 14 mars 1945 à un chantier de démolition naval du Havre.

Le 5 avril 1945 cependant, le sous-marin bénéficie d’un court sursis. Suite à la décision de construire un mémorial pour les sous-mariniers morts pour la France à Cherbourg, il est décidé de prélever le kiosque, la tourelle de 203mm et le hangar hydravions pour le mémorial.

Les travaux sont effectués dans la forme du Hornet du 17 au 24 avril 1945 et ce qui reste de la coque est remorqué au Havre et démantelé du 7 au 24 mai 1945.

Le mémorial en question implanté au cœur de l’Arsenal de Cherbourg se compose d’un socle en marbre rose sur lequel est inscrit en lettres d’or l’inscription suivante :

AUX SOUS-MARINIERS MORTS POUR LA FRANCE LA PATRIE RECONNAISSANTE

La tourelle de 203, le kiosque et le hangar sont installés sur le socle, un pavillon tricolore étant en permanence hissé à 7m au dessus du socle.

Derrière, en demi-cercle, surélevé de 2m, on trouve vingt-quatre plaques de marbre dans lesquels sont gravés le nom des sous-mariniers morts en service.

Au début, il était prévu d’y inscrire uniquement les sous-mariniers ayant péri suite à une action ennemie ce qui ulcéra les familles des sous-mariniers morts lors d’accident en temps de paix comme ceux du Farfadet (1905), du Pluviôse (1910), du Vendémiaire (1912) ou plus près de nous de l’Ondine (1928), du Prométhée (1932) ou du Phenix (1939), provoquant un tel scandale que le ministre de la Marine décida d’y inscrire les noms de tous les sous-mariniers morts quelques soit les circonstances.

Le mémorial est inauguré le 17 mai 1947 et une prise d’armes avait lieu les jours où un sous-marin avait été perdu en mer.

Surcouf schéma

Caractéristiques Techniques du sous-marin Surcouf

Déplacement : en surface 3244 tonnes en plongée 4302 tonnes avec eau entrainée 5215 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 110m largeur 9m tirant d’eau 7.18m

Propulsion : Deux moteurs diesels Sulzer de 3800ch chacun et deux moteurs électriques de 1800ch deux lignes d’arbre

Performances : vitesse maximale 18 noeuds en surface 8.5 noeuds en plongée rayon d’action 10000 miles nautiques à 10 noeuds 70 miles nautiques à 4.5 noeuds en plongée Immersion : 80m

Armement : une tourelle double avec deux canons de 203mm modèle 1924, deux canons de 37mm modèle 1925 et deux mitrailleuses de 13.2mm remplacés par quatre canons de 25mm modèle 1939-40; 10 tubes lance-torpilles (6 de 550mm _quatre à l’étrave et deux dans les tourelles triples à l’arrière_ et 4 de 400mm _deux dans chacune des tourelles triples_)

Aviation : un hydravion Besson MB.411

Equipage : 118 officiers et marins

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13-Sous-marins (21) sous-marins classe Saphir

G-Sous-marins mouilleurs de mines classe Saphir

Avant-propos

Apparue au 19ème siècle et longtemps confondue avec la torpille, la mine marine ne tarda pas à montrer sa redoutable efficacité au cours du premier conflit mondial notamment le 27 octobre 1914 quand le cuirassé britannique Audacious est coulé par une mine allemande.

A la fin du premier conflit mondial, les alliés mouillèrent un gigantesque champ de mines en mer du Nord pour empêcher les sous-marins allemands de gagner l’Atlantique en contournant les îles britanniques.

Si ces champs de mines pouvaient être mis en place par des navires de surface spécialisés ou adaptés, le mouillage de champs de mines offensifs est bien plus délicat car sous la menace aérienne et navale de l’ennemi.

D’où l’idée de sous-marins spécialisés pour larguer des bouchons de mines capables de gêner voir de paralyser les mouvements de la flotte ennemie.

La marine française qui à perdu un cuirassé suite à des mines (le Bouvet aux Dardanelles, plus le Gaulois gravement endommagé) comprend l’intérêt de posséder une bonne capacité de mouillage de mines en surface (mouilleur de mines Pluton puis croiseur léger mouilleur de mines Emile Bertin) et sous-marine.

Six variantes du projet O sont dévellopées à partir de 1923 et c’est l’ultime variante (O6) qui est choisie. Deux sous-marins baptisés Saphir et Turquoise sont financés à la tranche 1925, un troisième baptisé Nautilus est financé à la tranche 1926 et un quatrième baptisé Rubis à la tranche 1927.
Le Saphir

Le Saphir

Le Saphir

-Le Saphir est mis sur cale à l’Arsenal de Toulon le 25 mai 1926 lancé le 20 décembre 1928 et mis en service le 30 septembre 1930.

En septembre 1939, le Saphir appartient à la 20ème DSM en compagnie de ses sister-ships Turquoise Nautilus et Rubis, division formant la 4ème Escadrille avec la 17ème DSM, la 4ème ESM dépendant tout comme la 5ème Escadrille de la 4ème flottille placée sous l’autorité du préfet de la 4ème région maritime mais opérant souvent avec la 4ème Escadre Légère.

La réorganisation de septembre 1940 rattache la 20ème DSM à la 3ème flottille de sous-marins qui devient la composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère.

Du 1er novembre au 10 décembre 1942, le Saphir est échoué sur le dock flottant pour sous-marins de l’Arsenal de Sidi-Abdallah afin d’y subir un grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 26 décembre 1942. Les essais officiels ont lieu du 27 au 29  et la remise en condition du 2 au 14 janvier 1942.

A la différence des sous-marins d’attaque, les sous-marins mouilleurs de mines n’effectuaient pas de patrouilles à proprement parler même si ils naviguaient régulièrement dans des eaux qu’ils pourraient avoir à miner en cas de conflit. Le Golfe de Syrte devint famillier au Saphir et à ses compères de la 20ème DSM.

Il jouait également le rôle de plastron pour des exercices ASM notamment lors des manoeuvres «Harmattan» du 12 mai au 10 juin 1944 en compagnie de son sister-ship Nautilus mais également des sous-marins de moyenne patrouille L’Arethuse et La Vestale.

Du 11 décembre 1945 au 15 janvier 1946, le Saphir est à nouveau échoué sur le dock-flottant pour un nouveau grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 26 janvier 1946. Il réalise ses essais officiels les 27 et 28 janvier 1946 et sa remise en condition du 30 janvier au 12 février 1946.

Quand la guerre éclate le 5 septembre 1948, le Saphir est à La Valette pour une escale de courtoisie sur invitation du commandant des sous-marins de la Mediteranean Fleet. A l’annonce des bombardements, il ravitaille en carburant et appareille pour Bizerte afin de charger ses mines pour une  mission de mouillage au large de Benghazi.

Le Turquoise

Le Turquoise

Le Turquoise

-Le Turquoise est mis sur cale à l’Arsenal de Toulon le 20 octobre 1926, lancé le 16 mai 1929 et mis en service le 10 septembre 1930

En septembre 1939, le Turquoise appartient à la 20ème DSM en compagnie de ses sister-ships  Saphir Nautilus et Rubis, division formant la 4ème Escadrille avec la 17ème DSM, la 4ème ESM dépendant tout comme la 5ème Escadrille de la 4ème flottille placée sous l’autorité du préfet de la 4ème région maritime mais opérant souvent avec la 4ème Escadre Légère.

La réorganisation de septembre 1940 rattache la 20ème DSM à la 3ème flottille de sous-marins qui devient la composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère.

Du 21 septembre au 30 octobre 1942, le Turquoise est échoué sur le dock flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour un grand carénage.
Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 13 novembre 1942. Les essais réglementaires ont lieu du 14 au 16  puis la remise en condition est menée du 18 au 30 novembre.

Si Le Saphir se familiarise avec le Golfe de Syrte, le Turquoise lui devient familier du Golfe de Tarente où il doit jouer au chat et à la souris avec les patrouilleurs et torpilleurs italiens. Ils participent tous les deux à des exercices ASM, le Turquoise et le Nautilus servant de plastron pour l’entrainement ASM de la 7ème DCT du 12 au 21 mars 1945.

Le sous-marin Turquoise subit un nouveau grand carénage sur le dock flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah du 7 novembre au 10 décembre 1945. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 20 décembre, exécutant ses essais officiels du 21 au 23 et réalisant sa remise en condition du 1er au 12 janvier 1946.

Du 23 au 30 juin 1947, il participe avec son compère Rubis à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Le Terrible Le Triomphant et L’Indomptable.

Le 5 septembre 1948, le Turquoise était à quai à Bizerte et à l’annonce des bombardements est mis en alerte pour un éventuel appareillage.

Le Nautilus

-Le Nautilus est mis sur cale à l’Arsenal de Toulon le 8 août 1927 lancé le 20 mars 1930 et mis en service le 15 juillet 1931.

En septembre 1939, le Nautilus appartient à la 20ème DSM en compagnie de ses sister-ships  Saphir Turquoise et Rubis. Cette division est stationnée à Bizerte en compagnie des autres unités de sous-marins appelés à opérer au profit de la 4ème Escadre Légère.

La réorganisation de septembre 1940 rattache la 20ème DSM à la 3ème flottille de sous-marins qui devient la composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère.

Du 11 décembre 1942 au 20 janvier 1943, le Nautilus est échoué sur le dock flottant pour sous-marins de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour grand carénage. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 2 février. Les essais réglémentaires ont lieu les 3 et 4 février et sa remise en condition du 6 au 17 février.

Si Le Saphir se familiarise avec le Golfe de Syrte et le Turquoise le Golfe de Tarente où il doit jouer au chat et à la souris avec les patrouilleurs et torpilleurs italiens, le Nautilus s’intéresse notamment au canal d’Otrante dont l’obstruction provoquerait bien des déboires à la marine italienne.

Le Nautilus sert aussi de plastron pour les entrainements anti-sous-marins des navires de surface comme du 21 février au 1er mars 1944 quand le Nautilus et le Rubis s’entrainent avec les contre-torpilleurs Le Triomphant et L’Indomptable ou encore lors des manoeuvres Harmattan du 12 mai au 10 juin, le Nautilus y participant en compagnie du Saphir, de La Vestale et de L’Arethuse voir du 12 au 21 mars 1945 quand le Nautilus et le Turquoise sont engagés dans l’entrainement ASM de la 7ème DCT.

Du 16 janvier au 25 février 1946, le Nautilus est échoué sur le dock flottant pour un nouveau grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 7 mars, réalisant ses essais réglementaires les 8 et 9 mars et sa remise en condition du 11 au 26 mars 1946.

Quand le second conflit mondial éclate le 5 septembre 1948, le Nautilus était en entretien à flot à Bizerte. Il accélère aussitôt ses travaux pour pouvoir appareiller le plus rapidement possible.

Le Rubis

Le sous-marin mouilleur de mines Rubis

Le sous-marin mouilleur de mines Rubis

-Le Rubis est mis sur cale à l’Arsenal de Toulon le 3 avril 1929 lancé le 30 septembre 1931 et mis en service le 4 avril 1933.

En septembre 1939, le Rubis appartient à la 20ème DSM en compagnie de ses sister-ships  Saphir Turquoise et Nautilus, division formant la 4ème Escadrille avec la 17ème DSM, la 4ème ESM dépendant tout comme la 5ème Escadrille de la 4ème flottille placée sous l’autorité de Premar IV mais opérant souvent avec la 4ème Escadre Légère.

La réorganisation de septembre 1940 rattache la 20ème DSM à la 3ème flottille de sous-marins qui devient la composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère.

Du 21 janvier au 28 février 1943, le sous-marin Rubis est échoué sur le dock-flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 10 mars, réalisant ses essais officiels les 11 et 12 mars et sa remise en condition du 14 au 28 mars.

Des quatre sous-marins de la 20ème DSM, le Rubis à probablement la mission la plus dangereuse puisqu’en temps de guerre, il à pour mission rien de moins que d’interdire avec ses mines le détroit de Messine entre la Sicile et la péninsule italienne.

Du 21 février au 1er mars 1944, le Nautilus et le Rubis participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Le Triomphant et L’Indomptable de la 10ème DCT (4ème escadre Mers-El-Kébir).

Le Rubis subit au printemps 1946 un nouveau grand carénage. Pour cela, il est échoué sur le dock-flottant du 26 février au 30 mars. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 10 avril. Les essais réglementaires ont lieu les 11 et 12 avril et sa remise en condition du 14 au 26 avril 1946.

Du 23 au 30 juin 1947, le Rubis accompagné du Turquoise participe à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs de la 10ème DCT.

Victime d’une avarie de batterie le 3 septembre 1948,  le Rubis était indisponible quand éclate le second conflit mondial mais les travaux sont accélérés pour permettre au submersible de reprendre la mer et de prendre part au combat le plus rapidement possible.

Classe Saphir

Caractéristiques Techniques de la classe Saphir

Déplacement : surface 669 tW en plongée 925 tW

Dimensions : longueur 65.90m largeur 7.10m tirant d’eau 4.1m

Propulsion : deux moteurs diesels Normand-Vickers de 650ch et deux moteurs électriques de 550ch entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale en surface 12 noeuds en plongée 9 noeuds Rayon d’action 4000 miles nautiques à 12 noeuds en surface et 80 miles nautiques à 4 noeuds en plongée. Immersion : 80m

Armement :

-Un canon de 75mm modèle 1897-15 puis 1928; une mitrailleuse de 13.2mm et deux mitrailleuses de 8mm puis deux mitrailleuses de 13.2mm

-32 mines stockées par paires dans seize puits latéraux extérieurs;

-Deux tubes lance-torpilles de 550mm à l’étrave, une plate-forme axiale avec un tube de 550mm et deux de 400mm

Equipage : 40 officiers et marins

13-Sous-marins (9) sous-marins classe Pascal (5)

Le Glorieux

Le Glorieux à la mer

Le Glorieux à la mer

-Le Glorieux (Q-168) est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 10 février 1930 lancé le 29 novembre 1932 et mis en service le 1er juin 1934.

Ce sous-marin de la tranche 1929 est affecté à la 1ère DSM en compagnie de ses sister-ships Le Héros Le Conquérant et Le Tonnant, cette division dépendant de la 3ème escadrille de sous-marins qui regroupe tous les sous-marins de grande patrouille de la 1ère FSM soit treize submersibles de type Redoutable/Pascal.

Du 1er juin au 4 août 1940, le sous-marin Le Glorieux est échoué dans le bassin n°4 du Castigneau en compagnie de son sister-ship et compagnon de division Le Héros pour un grand carénage qui se limite à une remise en état complète des deux submersibles.

Le Glorieux et Le Héros sont armés pour essais le 15 août, réalisent leurs essais réglementaires du 16 au 18 et leur remise en condition du 20 août au 4 septembre 1940, se préparant alors pour partir successivement en patrouille alors que leurs compères Conquérant et Tonnant sont entrés à leur tour en grand carénage dans le même bassin.

La réorganisation de septembre 1940 ne change rien à la situation du Glorieux qui reste intégré à la 1ère DSM, à la 3ème escadrille et à la 1ère FSM.

Du 8 au 17 mars 1942, il sert de plastron pour l’entrainement ASM des torpilleurs d’escadre Fleuret et Lansquenet qui étaient d’habitude chargés de la protection du croiseur de bataille Strasbourg alors immobilisé pour un petit carénage.

Le 22 septembre 1942, la rade de Toulon s’anime quand appareillent successivement les torpilleurs légers de la 1ère DT, le pétrolier Elorn, les contre-torpilleurs de la 5ème DCT (Aigle Albatros Gerfaut) et donc la 1ère DSM.

Tout commence par un exercice de défense aérienne à la mer, les contre-torpilleurs devant protéger le pétrolier Elorn alors que les torpilleurs légers doivent se débrouiller seuls, les sous-marins devant eux plonger le plus rapidement possible même si il  y eu quelques phases d’entrainement au tir pour les canonniers des sous-marins. L’exercice se termine le 2 octobre quand les douze navires font escale à Alger, le port plus habitué aux bateaux blancs se retrouve soudain embouteillé de bateaux gris.

Alors que la 5ème DCT et la 1ère DT s’affrontent au combat antisurface du 7 au 17 octobre, les sous-marins de la 1ère DSM vont surveiller le Golfe de Gênes, théâtre d’importantes manoeuvres de la Regia Marina.

Après une escale à Tunis du 18 au 23 octobre, les torpilleurs légers et les contre-torpilleurs affrontent dans un exercice ASM les sous-marins de la 1ère DSM pour un exercice en commun du 24 octobre au 5 novembre. Ils rentrent à tous à Toulon le lendemain 6 novembre 1942.

Du 25 août au 30 novembre 1943, les sous-marins Le Glorieux et Le Héros sont échoués dans le bassin n°4 du Castigneau pour un grand carénage qui associe remise en état et modernisation avec le débarquement des deux tubes lance-torpilles de 400mm, la modernisation de l’appareillage d’écoute et des optiques ainsi que le remplacement du canon de 37mm et des mitrailleuses de 13.2mm par un affût double de 25mm.

Armés pour essais le 7 décembre 1943, Le Glorieux et Le Héros sortent pour les essais réglementaires du 8 au 10 décembre puis pour leur remise en condition du 12 au 26 décembre, date à laquelle ils rentrent à Toulon pour préparer une nouvelle patrouille de guerre.

Après deux patrouilles au large des côtes italiennes, Le Glorieux et Le Héros participent à un entrainement ASM avec comme adversaires les contre-torpilleurs Le Fantasque L’Audacieux  Le Malin (9ème DCT) et Marceau (hors rang) et ce du 5 au 11 février 1944, rentrant le lendemain 12 février avec les contre-torpilleurs.

Du 1er au 13 juillet 1945, Le Glorieux participe à l’exercice ASM «Némo» en compagnie de son compère Le Tonnant, des sous-marins de la 3ème DSM la Réunion et Le Crozet et des sous-marins Antigone et Aurore de la 13ème DSM, les six sous-marins ayant des plastron et des prédateurs de luxe en l’occurence le cuirassé Provence, le porte-avions Joffre, leurs torpilleurs d’escorte Mameluk Casque L’Inconstant et Lancier sans oublier le PRE La Saône auxquels s’ajoutent les avions et les hydravions embarqués ainsi que l’aviation basée à terre.

Du 12 Décembre 1946 au 20 février 1947, les sous-marins Le Glorieux et Le Héros sont immobilisés sur le slipway du Mourillon pour un grand carénage limité à une remise en état complète destinée à prolonger leur carrière opérationnelle au moins jusqu’en 1950.

Armés pour essais le 1er mars 1947, les deux submersibles sortent pour leurs essais réglementaires du 2 au 4 mars puis pour leur remise en condition du 6 au 20 mars 1947, les deux sous-marins reprenant leur activité opérationnelle à partir du 27 mars.

Quand éclate le second conflit mondial le 5 septembre 1948, Le Glorieux et Le Héros étaient à la mer, entamant une patrouille en mer Tyrrhénienne, le premier au large des côtes du Latium et le second au large de Naples. Ils reçurent pour consigne d’être encore plus vigilants sur les mouvements de la flotte italienne et se tenir prêt à l’attaquer.

Le Centaure

Lancement du sous-marin Le Centaure

Lancement du sous-marin Le Centaure

-Le Centaure est mis sur cale à l’Arsenal de Brest le 11 août 1930 lancé le 14 octobre 1932 et mis en service le 1er janvier 1935.

Au moment où éclate la guerre de Pologne, il forme la 4ème DSM (Division de Sous-Marins) en compagnie de ses sister-ships Argo Henri Poincaré et Pascal, division dépendant de la 4ème Escadrille qui elle même dépendait de la 1ère Escadre, un des éléments de la Flotte de l’Atlantique.

Cette division est cependant détachée au Maroc pour patrouiller dans l’Atlantique Sud mais également au large des côtes espagnoles et portugaises.

La réorganisation de septembre 1940 ne change pour ainsi dire rien à la situation du submersible qui reste intégré à la 4ème DSM même si la 4ème Escadrille est devenue la 5ème Escadre, mettant son commandant à égalité avec les commandants de la 1ère Escadre et de la 3ème Escadre Légère.

Du 13 décembre 1941 au 20 mars 1942, Le Centaure est immobilisé au bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg pour un grand carénage combinant remise en état complète et modernisation de ses capacités militaires (suppression des tubes de 400mm, modernisation de l’appareillage d’écoute et de la DCA).

Armé pour essais le 30 mars, il réalise ses essais réglementaires au large du Cotentin du 1er au 3 avril puis sa remise en condition en Manche du 5 au 15 avril, date de son retour à Brest, le submersible se préparant à partir pour une nouvelle patrouille dans l’Atlantique.

Du 7 au 17 mars 1944, Le Centaure accompagné de son compère L’Argo mais également de ses sister-ships Achille et Casabianca participe à l’exercice «Mandragore», un entrainement ASM au profit des contre-torpilleurs de la 3ème DCT (Panthère Lynx Tigre classe Jaguar).

Il participe plus tard dans l’année à l’entrainement anti-sous-marin du Lynx (27 août au 9 septembre 1944) puis à l’entrainement à la chasse au submersible des torpilleurs d’escadre Mameluk et Casque et ce en compagnie de son compère L’Argo (26 novembre au 3 décembre 1944).

La 4ème DSM étant dissoute lors du désarmement de L’Argo, Le Centaure est affecté à la 2ème DSM.

Du 16 au 24 septembre 1945, il sert à nouveau de plastron pour entrainement à la lutte ASM mais cette fois au profit des torpilleurs d’escadre Frondeur et Fougueux, les deux torpilleurs et le sous-marin se séparant alors, les torpilleurs rentrant à Brest alors que le sous-marin va entamer une nouvelle patrouille opérationnelle.

Du 2 octobre au 8 décembre 1945, Le Centaure est immobilisé au bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg pour une remise en état complète. Armé pour essais le 18 décembre, il sort pour ses essais réglementaires du 19 au 21  puis pour remise en condition du 23 décembre 1945 au 4 janvier 1946, date à laquelle il rallie Brest pour préparer sa prochaine patrouille.

Du 15 au 22 février 1948, Le Centaure sert de plastron au profit du cuirassé Gascogne et de ses torpilleurs d’escadre Dague et Durandal.

Quand éclate le second conflit mondial le 5 septembre 1948, Le Centaure devait appareiller pour une patrouille dans l’Atlantique Sud. Il appareille bien le 6 à l’aube mais direction la mer du Nord avec pour mission d’attaquer tout navire allemand ralliant la Norvège qu’il s’agisse d’un navire de guerre ou d’un navire marchand.

Le Héros

Le Héros

Le Héros

-Le Héros est mis sur cale à l’Arsenal de Brest le 11 août 1930 lancé le 14 octobre 1932 et mis en service le 12 septembre 1934.

Du 1er juin au 4 août 1940, le sous-marin Le Héros est échoué dans le bassin n°4 du Castigneau en compagnie de son sister-ship et compagnon de division Glorieux pour un grand carénage qui se limite à une remise en état complète des deux submersibles.

Le Héros et Le Glorieux sont armés pour essais le 15 août, réalisent leurs essais réglementaires du 16 au 18 août et leur remise en condition du 20 août au 4 septembre 1940, se préparant alors pour partir successivement en patrouille alors que leurs compères Conquérant et Tonnant sont entrés à leur tour en grand carénage dans le même bassin.

Le 22 septembre 1942, la rade de Toulon s’anime quand appareillent successivement les torpilleurs légers de la 1ère DT (torpilleurs légers Le Fier L’Entreprenant Le Farouche et L’Agile), le pétrolier Elorn, les contre-torpilleurs de la 5ème DCT (Aigle Albatros Gerfaut) et donc la 1ère DSM.

Après un exercice de défense aérienne à la mer du 22 septembre au 2 octobre, la petite escale fait escale à Alger du 2 au 7 octobre, enchaînant par un entraînement au combat antisurface du 7 au 17 octobre, les sous-marins surveillant des manœuvres italiennes dans le Golfe de Gênes.

Après une escale à Tunis du 18 au 23 octobre, les torpilleurs légers et les contre-torpilleurs affrontent dans un exercice ASM les sous-marins de la 1ère DSM pour un exercice en commun du 24 octobre au 5 novembre. Ils rentrent à tous à Toulon le lendemain 6 novembre 1942.

Du 25 août au 30 novembre 1943, les sous-marins Le Héros et Le Glorieux sont échoués dans le bassin n°4 du Castigneau pour un grand carénage qui associe remise en état et modernisation avec le débarquement des deux tubes lance-torpilles de 400mm, la modernisation de l’appareillage d’écoute et des optiques ainsi que le remplacement du canon de 37mm et des mitrailleuses de 13.2mm par un affût double de 25mm.

Armés pour essais le 7 décembre 1943, Le Glorieux et Le Héros sortent pour les essais réglementaires du 8 au 10  puis pour leur remise en condition du 12 au 26 décembre, date à laquelle ils rentrent à Toulon pour préparer une nouvelle patrouille de guerre.

Après deux patrouilles au large des côtes italiennes, Le Glorieux et Le Héros participent à un entrainement ASM avec comme adversaires les contre-torpilleurs Le Fantasque L’Audacieux  Le Malin (9ème DCT) et Marceau (hors rang) et ce du 5 au 11 février 1944, rentrant le lendemain avec les contre-torpilleurs.

Du 17 au 27 septembre 1944, Le Héros et Le Conquérant participent à un exercice de protection de convois avec le croiseur lourd Suffren. L’année suivante il participe à un exercice avec le croiseur lourd  Algérie et ce en compagnie du Crozet et de L’Espoir.

Du 12 Décembre 1946 au 20 février 1947, les sous-marins Héros et Glorieux sont immobilisés sur le slipway du Mourillon pour un grand carénage limité à une remise en état complète destinée à prolonger leur carrière opérationnelle au moins jusqu’en 1950.

Armés pour essais le 1er mars 1947, les deux submersibles sortent pour leurs essais réglementaires du 2 au 4  puis pour leur remise en condition du 6 au 20 mars 1947, les deux sous-marins reprenant leur activité opérationnelle une semaine plus tard.

Quand éclate le second conflit mondial le 5 septembre 1948, Le Héros et Le Glorieux étaient à la mer, entamant une patrouille en mer Tyrrhénienne, le premier au large de Naples et le second au large des côtes du Latium. Ils reçurent pour consigne d’être encore plus vigilants sur les mouvements de la flotte italienne et se tenir prêt à l’attaquer.

Le Conquérant

Lancement du sous-marin Le Conquérant

Lancement du sous-marin Le Conquérant

-Le Conquérant est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Saint-Nazaire le 16 août 1930 lancé le 26 juin 1934 et mis en service le 7 septembre 1936.

Le Conquérant l’un des quatre submersibles de la 1ère DSM (3ème escadrille 1ère FSM 2ème Escadre Flotte de la Méditerranée) subit un grand carénage en compagnie de son compère Tonnant, les deux «1500 tonnes» étant échoués au bassin n°4 du Castigneau pour une remise en état complète du 5 août au 10 novembre 1940.

Les deux submersibles sont armés pour essais le 21 novembre, effectuant leurs essais réglementaires du 22 au 24  puis sortant pour remise en condition du 26 novembre au 5 décembre 1940, se préparant alors à repartir en patrouille ce que le Conquérant fait le 15 décembre 1940.

Le 22 septembre 1942, la rade de Toulon s’anime quand appareillent successivement les torpilleurs légers de la 1ère DT, le pétrolier Elorn, les contre-torpilleurs de la 5ème DCT  et donc la 1ère DSM pour une phase d’entraînement menée tambour battant jusqu’au 6 novembre.

Du 1er Décembre 1943 au 7 février 1944, les sous-marins Le Conquérant et Le Tonnant subissent un grand carénage dans le même bassin qu’en 1940, les deux sous-marins subissant une remise en état complète et une modernisation de leurs capacités militaires (appareil d’écoute, tubes lance-torpilles de 400mm débarqués et DCA renforcée).

Armés pour essais le 15 février, Le Conquérant et Le Tonnant exécutent leurs essais réglementaires du 16 au 18 puis sortent pour remise en condition du 20 février au 2 mars, date à laquelle rentrés à Toulon, ils préparent une nouvelle patrouille.

Du 17 au 27 septembre 1944, Le Conquérant participe avec le Héros à un exercice de protection de convois avec le croiseur lourd Suffren.

Du 17 au 27 mars 1946, Le Conquérant et Le Tonnant participent à un entrainement ASM avec les contre-torpilleurs Bruix D’Assas et La Tour d’Auvergne de la 1ère DCT. Six mois plus tard, les même sous-marins servant cette fois de plastron aux contre-torpilleurs de la 5ème DCT (Aigle Albatros Gerfaut) et ce du 9 au 17 septembre 1946.

Du 23 février au 30 Mai 1947, Le Conquérant et Le Tonnant sont échoués sur le slipway du Mourillon pour un grand carénage destiné à prolonger de trois à quatre ans leur carrière opérationnelle soit jusqu’en 1950, date à laquelle ils doivent dire adieu au service actif.

Totalement remis en état, les deux submersibles sont armés pour essais le 10 juin, exécutant leurs essais réglementaires du 11 au 13  puis leur remise en condition du 15 au 25 juin 1947, ralliant Toulon dans la foulée pour préparer une nouvelle patrouille.

Quand éclate le second conflit mondial, Le Conquérant rentrait d’une patrouille au large de la Sardaigne. A l’annonce des bombardements sur la Norvège, le sous-marin se ravitaille en vivres, carburant et munitions, procède à une relève d’une partie de l’équipage et reprend la mer pour prendre position au large de Nice au cas où………. .

13-Sous-marins (8) sous-marins classe Pascal (4)

Le Persée

Le Persée

Le Persée

-Le Persée (Q-154) est mis sur cale aux Chantiers Navals Français (CNF) de Caen le 14 avril 1929 lancé le 23 mai 1931 et mis en service le 10 juin 1934.

Quand débute la guerre de Pologne en septembre 1939, le sous-marin Persée appartient à la 2ème DSM en compagnie de ses sister-ships Casabianca Achille et Sfax. Comme ses compères, le Persée dépend donc de la 4ème ESM, la composante sous-marine de la 1ère Escadre.

Durant ce court conflit (1er septembre-15 décembre 1939), le Persée va essentiellement patrouiller en mer du Nord, pistant navires de commerce et navires de guerre allemands.

La réorganisation de septembre 1940 ne change rien à sa situation, le Persée appartenant toujours à la 2ème DSM même si la 4ème ESM est devenue 5ème Escadre, cette escadre regroupant tous les sous-marins de la Flotte de l’Atlantique y compris le croiseur sous-marin Surcouf.

Du 1er janvier au 4 mars 1941, Le Persée est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg pour un grand carénage destiné à une remise en état complète et une modernisation succincte notamment de son appareillage d’écoute et du débarquement de ses tubes de 400mm.

Il sort pour essais du 20 au 22 mars puis pour remise en condition du 24 mars au 7 avril 1941, ralliant Brest le 10 avril pour préparer une nouvelle patrouille opérationnelle.

Du 16 au 24 mai 1942, le Persée participe avec son compère Casabianca à un entrainement ASM au profit des torpilleurs d’escadre Brestois Foudroyant Boulonnais (5ème DTE), les sous-marins et les torpilleurs se livrant une guerre sans merci.

Du 1er janvier au 15 mars 1944, Le Persée est échoué dans le bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg où il subit une remise en état complète et une modernisation de ses capacités avec notamment une DCA correcte composée d’un affût double de 25mm bien plus efficace que ces devanciers.

Il sort pour essais du 24 au 26 mars puis pour remise en condition du 28 mars au 10 avril, ralliant Brest le lendemain 11 avril 1944 pour préparer une nouvelle patrouille opérationnel ayant les côtes danoises comme objectif.

Le 30 septembre 1944 à l’aube, les sous-marins Persée Achille et Casabianca quittent Brest en compagnie du ravitailleur de sous-marins Jules Verne pour un exercice au large de Dakar.

Le 5 octobre à la hauteur du cap Bojador, les sous-marins et le ravitailleur prennent contact avec les contre-torpilleurs Marceau Desaix Kleber de la 12ème DCT venus de Toulon en compagnie du ravitailleur rapide l’Adour. Les navires de cette petite escadre arrivent tous à Dakar le 9 octobre 1944.

Les sous-marins vont s’entrainer de leur côté du 13 octobre au 5 novembre avec des duels entre sous-marins, un entrainement à la protection de convois _convoi représenté par le Jules Verne_ et des écoles à feux.

Après une semaine d’entretien à flot auprès du «Jules», les trois sous-marins de la 2ème DSM effectuent un entrainement commun avec la 12ème DCT du 12 au 18 novembre qui est suivit d’un exercice de synthèse du 20 novembre au 1er décembre. Le Jules Verne et la 2ème DSM quittent Dakar le 2 décembre pour rallier Brest le 9 décembre 1944 à l’aube.

Du 12 au 20 mars 1945, Le Persée et l’Achille participent à l’entrainement ASM des torpilleurs d’escadre L’Adroit Le Fougueux et Le Frondeur de la 2ème DTE.

Du 8 au 17 juillet 1945, Le Persée participe à un nouvel entrainement ASM. En compagnie de son sister-ship Casabianca, il sert de plastron aux contre-torpilleurs Guépard Lion et Bison de la 1ère DCT, l’une des divisions du groupement des contre-torpilleurs de la 3ème Escadre Légère.

Le 21 août 1945, Le Centaure est officiellement affecté à la 2ème DSM après la dissolution de la 4ème DSM, remplaçant l’Achille désarmé au mois de mai. En janvier 1946, l’affectation de l’Espoir (après dissolution de la 5ème DSM) porte le nombre de sous-marins à cinq avec le Casabianca Sfax Le Centaure le Persée et donc L’Espoir.

Cette situation est provisoire puisque le 5 juin 1946, le Persée est mis en position de complément après une avarie au  niveau de ses moteurs diesels. Jugeant peu économique de le réparer, l’amirauté décide de le désarmer le 25 juin 1946.

Condamné le 7 juillet sous le numéro Q-154, il est mouillé à Landevennec du 8 juillet 1946 au 15 septembre 1947 quand il est vendu à la démolition à un chantier de démolition dieppois qui le remorque en Normandie le 7 octobre et procède immédiatement à son démantèlement.

Le Protée
-Le Protée (Q-155) est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne sur Mer le 4 octobre 1928 lancé le 31 juillet 1930 et mis en service le 1er novembre 1932.

Intégré à la 3ème DSM (3ème escadrille, 1ère flottille, 2ème Escadre), le Protée passe la guerre de Pologne à patrouiller en Méditerranée occidentale notamment pour anticiper une possible entrée en guerre de l’Italie qui ne se produisit pas, le régime mussolinien préférant rester neutre.

Du 14 mars au 21 juin 1940, le Protée est échoué en compagnie de l’Actéon dans le bassin n°3 du Missiessy pour un grand carénage limité à une remise en état complète.

Le Protée et l’Actéon sortent pour essais du 1er au 3 juillet et pour remise en condition du 5 au 15 juillet, les deux submersibles reprenant alors leur cycle opérationnel en Méditerranée.

La réorganisation de septembre 1940 ne change rien pour le Protée qui reste au sein de la 3ème DSM, division qui appartient toujours à la 3ème Escadrille de la 1ère Flottille, la 1ère FSM étant la composante sous-marine de la 2ème Escadre.

Du 12 au 26 janvier 1943, le croiseur lourd Duquesne manoeuvre au large de Toulon, effectuant différents exercices comme la défense aérienne à la mer, des écoles à feux mais également du combat antisurface au cours duquel il sert de navire de commandement au profit des sous-marins  Protée et Fresnel qui ensuite vont se retourner contre le croiseur de 1ère classe, utilisant le sister-ship du Tourville comme cible, une cible mouvante et rebelle qui utilise notamment son détachement aviation composé de deux Loire 130.

Du 7 août au 12 octobre 1943, le Protée est échoué dans le bassin n°3 du Missiessy en compagnie de son compère Actéon pour un grand carénage qui associe une remise en état complète et une modernisation de ses capacités militaires (débarquement des tubes lance-torpilles de 400mm, modernisation de l’appareil d’écoute, remplacement de la DCA d’origine par un affût double de 25mm).

Ils sortent pour essais du 19 au 21 octobre et pour remise en condition du 23 octobre au 3 novembre, reprenant leur cycle opérationnel le 10 novembre 1943.

Du 2 au 12 mars 1944, le Protée accompagné de l’Achéron participe à un entrainement combiné avec l’aviation basée à terre et le croiseur lourd Henri IV. Alors que le croiseur lourd s’entraine à la surveillance, au commandement de l’aviation et à la défense aérienne à la mer en protégeant l’Elorn, les deux sous-marins se poursuivent mutuellement avant d’être placés sous le commandement du croiseur lourd chargé de les diriger en direction d’une flotte ennemie  cherchant à quitter le Golfe de Gênes pour gagner l’ouest de la Méditerranée.  Tous les navires rentrent à Toulon le 13 mars 1945 à l’aube.

La 3ème DSM est dissoute en mai 1945 et l’Achéron va rester hors rang, effectuant patrouilles et exercices d’entrainement jusqu’au 4 février 1946 date à laquelle il est mis en position de complément.

Officiellement désarmé le 21 février 1946, il est condamné sous le numéro de Q-155 le 7 mars 1946, date à laquelle il est remorqué au Bregaillon, étant confié aux bons soins du DNM, étant encore mouillé dans ce cimetière naval le 5 septembre 1948.

Le Pégase
-Le Pégase (Q-156) est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Saint-Nazaire le 29 septembre 1928 lancé le 28 juillet 1930 et mis en service le 19 juin 1932.

Durant la guerre de Pologne (1er septembre-15 décembre 1939), le Pégase est l’un des trois sous-marins de la 5ème DSM, les autres submersibles étant ses sister-ships L’Espoir et Monge. Durant ce cours conflit, le Pégase effectue l’essentiel de ses patrouilles dans le bassin occidental de la Méditerranée pour des patrouilles et des missions spéciales.

Du 24 au 27 mai 1940, le Pégase participe avec ses compères L’Espoir et Monge à un exercice commun avec les trois contre-torpilleurs de la 5ème DCT (Vauquelin Tartu Chevalier Paul) qui servent de but rapide aux submersibles qui rentrent dans la foulée à Toulon pendant que les trois contre-torpilleurs continuent leur entrainement.

La réorganisation de septembre 1940 ne change rien à la situation du Pégase qui reste intégré à la 5ème DSM, à la 3ème escadrille et donc à la 1ère FSM, composante sous-marine de la 2ème Escadre.

Du 16 août au 20 novembre 1940, Le Pégase est échoué au bassin n°2 du Missiessy pour un grand carénage destiné à le remettre complètement en état. Il sort pour essais du 1er au 3 décembre puis pour remise en condition du 5 au 20 décembre 1940, reprenant son cycle opérationnel à partir du 26 décembre quand il appareille pour une nouvelle patrouille.

Du 15 au 22 février 1943, il participe à l’entrainement ASM du contre-torpilleur Lion. Il subit ensuite un nouveau grand carénage du 11 décembre 1943 au 15 mars 1944, étant échoué au bassin Vauban n°7 pour remise en état et modernisation de ses capacités militaires (détection, DCA…..).

Placé en position de complément le 8 janvier 1946, Le Pégase est désarmé le 22 janvier 1946 et condamné le 1er février sous le numéro Q-156, étant remorqué le surlendemain au DNM du Bregaillon.

L’Espoir

Sous-marins Le Phenix et L'Espoir à quai compagnie d'un troisième 1500 tonnes à Saïgon

Sous-marins Le Phenix et L’Espoir à quai compagnie d’un troisième 1500 tonnes à Saïgon

-L’Espoir est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 1er août 1929 lancé le 18 juillet 1931 et mis en service le 1er février 1934.

Il forme donc la 5ème DSM en compagnie de ses sister-ships Pégase et Monge, division qui dépend de la 3ème escadrille, escadrille placée sous le commandement de la 1ère flottille de sous-marins, la composante sous-marine de la 2ème Escadre.

Du 24 au 27 mai, la 5ème DSM au complet manoeuvre contre les contre-torpilleurs de la 5ème DCT (Vauquelin Tartu Chevalier Paul), les contre-torpilleurs servant de buts rapides aux submersibles.
Du 21 novembre 1940 au 25 février 1941, le sous-marin L’Espoir est échoué dans le bassin n°2 du Missiessy pour un grand carénage limité à une remise en état complète.

Armé pour essais le 5 mars 1941, il sort pour essais du 6 au 8 mars puis pour remise en condition du 10 au 20 mars, reprenant son cycle opérationnel le 27 mars quand il appareille pour une nouvelle patrouille direction la Sicile.

Du 15 au 22 février 1943, il sert de plastron pour entrainer le sous-marin Guépard à la lutte ASM, le submersible se servant du contre-torpilleur comme but rapide pour parfaire son entrainement à la lutte antisurface.

Du 16 mars au 20 juin 1944, il est immobilisé au bassin Vauban n°7 pour un nouveau grand carénage qui double la remise en état d’une véritable modernisation concernant aussi bien l’appareille d’écoute que l’armement.

Armé pour essais le 1er juillet 1944, il sort pour ses essais réglementaires du 2 au 4 juillet puis pour remise en condition du 6 au 20 juillet 1944. Il reprend son cycle opérationnel à partir du 27 juillet quand il appareille pour une nouvelle patrouille.

Du 25 août au 7 septembre 1945, le sous-marin L’Espoir participe avec les sous-marins Le Héros (1ère DSM) et Crozet (3ème DSM) à un entrainement commun avec le croiseur lourd Algérie.

Le 22 janvier 1946, le sous-marin Pégase est désarmé ce qui entraine la dissolution de la 5ème DSM, laissant L’Espoir orphelin.

Décision est alors prise de le redéployer le sous-marin à Brest et de l’intégrer à la 2ème DSM. Il quitte Toulon le 1er février 1946, fait escale à Casablanca du 5 au 9 février avant de rallier Brest le 15 février 1946. Cela porte la 2ème DSM à l’effectif de cinq sous-marins soit les Casabianca Sfax Le Centaure le Persée et L’Espoir. Cette situation est cependant provisoire, le désarmement du Persée étant prévu  à l’été.

Du 4 mars au 10 juin 1947, le sous-marin L’Espoir est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg pour un nouveau grand carénage.

Armé pour essais le 20 juin, il sort pour ses essais réglementaires du 21 au 23 juin puis pour sa remise en condition du 25 juin au 5 juillet, ralliant Brest le lendemain pour préparer une nouvelle patrouille.

Quand le second conflit mondial éclate le 5 septembre 1948, l’Espoir étant en escale à Chatham après une patrouille de quinze jours et s’apprêtait à rentrer à Brest.

Le déclenchement du conflit bouleverse ce programme et le «1500 tonnes» rallie Dunkerque pour charger torpilles, vivres et carburant avant de reprendre la mer direction la Norvège pour tenter de s’opposer à l’invasion allemande.

13-Sous-marins (7) sous-marins classe Pascal (3)

L’Ajax

L'Ajax à la mer

L’Ajax à la mer

-L’Ajax (Q-148) est mis sur cale à l’Arsenal de Brest le 1er septembre 1928 lancé le 28 mai 1930 et mis en service le 1er février 1934.

Quand éclate la guerre de Pologne, l’Ajax est basé à Brest, formant la 6ème DSM avec ses sister-ships Poncelet Archimède et Pasteur. Cette division est placé sous le commandement de la 4ème Escadrille (4ème ESM), composante sous-marine de la 1ère Escadre.

Du 12 août au 24 novembre 1940, l’Ajax est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg pour un grand carénage avec une remise en état complète.

Il sort ensuite pour essais du 1er au 3 décembre puis pour remise en condition du 5 au 15 décembre, ralliant Brest le 17 décembre et reprenant son cycle opérationnel le 26 décembre quand il appareille pour une nouvelle patrouille.

La réorganisation de septembre 1940 ne change rien pour l’Ajax qui reste intégré à la 6ème DSM, la division étant désormais intégrée à la 5ème Escadre, composante sous-marine de la Flotte de l’Atlantique.

Du 1er au 6 mai 1942, il participe à l’entrainement de la 6ème DTE (Cyclone Mistral Siroco) en compagnie de son sister-ship et compère de division Archimède.

Du 3 janvier au 14 mars 1944, il est échoué au bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg pour remise en état et modernisation (débarquement des tubes lance-torpilles de 400mm, modernisation de l’appareil d’écoute et de la DCA).

Il sort pour essais du 21 au 23 mars puis pour remise en condition du 25 mars au 4 avril 1944, l’Ajax ralliant Brest le 5 avril et reprenant son cycle opérationnel à partir du 15 avril quand il appareille pour une nouvelle patrouille.

Du 20 septembre au 15 octobre 1944, l’Ajax est impliqué dans l’exercice Promethée, un exercice de la flotte de l’Atlantique qui voit la participation du porte-avions Painlevé, du cuirassé Gascogne, des trois croiseurs légers de la 4ème DC (Gloire Montcalm Georges Leygues)  de quatre torpilleurs d’escadre et des sous-marins Ajax et Pasteur chargé d’entrainer les torpilleurs d’escadre mais également les avions du porte-avions à la lutte ASM.

Du 10 au 17 novembre 1944, il participe à l’évaluation des capacités anti-sous-marines du contre-torpilleur Tigre mieux armé pour cette mission après l’embarquement d’un Asdic et l’augmentation du nombre de grenades ASM au détriment d’une plate-forme lance-torpilles.

L’année suivante, l’Ajax va participer à l’exercice franco-britannique «Entente Cordiale 45» en compagnie des sous-marins  Pasteur   Antiope  et Sibylle mais également des cuirassés Gascogne et Alsace; du porte-avions Painlevé, des contre-torpilleurs de la 6ème DCT (Vautour Milan Epervier), ainsi que du pétrolier-ravitailleur La Seine (sans oublier les torpilleurs d’escadre d’escorte.

L’exercice «Entente Cordiale 1945» commence le 5 mai 1945 et s’achève le 15 mai, le tout au large des Shetlands, les sous-marins français et leurs homologues britanniques attaquant Scapa Flow le 11 mai 1945.

Du 1er au 7 septembre, l »Ajax s’entraine à nouveau à la lutte ASM avec le Tigre comme plastron, le sous-marin servant à entrainer détecteurs et grenadeurs mais également les manoeuvriers du navire pour la traque des sous-marins, le sous-marin bénéficiant d’un but de tir de rapide.

Du 22 au 30 septembre 1945, le Pasteur participe avec l’Ajax à l’entrainement ASM de la 6ème DCT, les deux sous-marins tendant des embuscades aux contre-torpilleurs simulant un convoi rapide Brest-Lorient avant que les contre-torpilleurs ne traquent les sous-marins.

Cet exercice avec le Pasteur est le dernier mené par l’Ajax avant son désarmement. Il effectue encore une dernière patrouille en mer du Nord du 7 au 20 octobre avant de rallier Brest le 21 octobre, jour de sa mise en position de complément, décision qui entraine la dissolution de la 6ème DSM.

L’Ajax est officiellement désarmé le 12 novembre 1945, condamné sous le numéro de Q-148 le 4 janvier 1946 date à laquelle après avoir été mouillé dans le rade abri, il est convoyé jusqu’à Landevennec où il rejoint tous les navires désarmés qui attendent leur sort final : une improbable remise en service, une démolition ou servir de cible de tir.

Quand éclate la seconde guerre mondiale le 5 septembre 1948, il est décidé de réactiver un sous-marin pour entrainer de nouveaux équipages. Après inspection dans un bassin du port de commerce de Brest du 7 au 17 septembre, l’Ajax jugé en excellent état est réarmé sous le nom de sous-marin école n°1 mais ceci est une autre histoire.
L’Actéon

Les sous-marins Acheron et Actéon

Les sous-marins Acheron et Actéon

-L’Actéon est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Saint-Nazaire le 20 juillet 1927 lancé 10 avril 1929 et mis en service le 18 décembre 1931.

Le déclenchement de la guerre de Pologne en septembre 1939 trouve le sous-marin Actéon endivisionné au sein de la 3ème DSM en compagnie de ses sister-ships Acheron Fresnel et Protée, l’une des quatre divisions de la 3ème escadrille de sous-marins, escadrille dépendant de la 1ère flottille de sous-marins (1ère FSM), elle même place sous le commandement de la 2ème Escadre.

Durant ce conflit, le Fresnel va patrouiller en Méditerranée, se préparant si nécessaire à torpiller cargos et navires de guerre italiens au cas où l’Italie entrerait en guerre aux côtés de l’Allemagne mais ce cas de figure ne se produisit pas comme chacun le sait.

Du 14 mars au 21 juin 1940, l’Actéon est échoué en compagnie du Protée dans le bassin n°3 du Missiessy pour un grand carénage limite à une remise en état complète pour lui permettre de servir encore quelques années.

L’Actéon et le Protée sortent pour essais du 1er au 3 juillet et pour remise en condition du 5 au 15 juillet, les deux submersibles reprenant alors leur cycle opérationnel en Méditerranée.

A la différence des DSM «brestoises», la 3ème DSM et donc l’Actéon ne connaissent aucun changement institutionnel à l’occasion de la réorganisation de septembre 1940, la 1ère FSM restant la composante sous-marine de la 2ème Escadre.

L’Actéon multiplie les patrouilles pour surveiller notamment la Regia Marina lors de ses exercices, l’Actéon surveillant cuirassés et croiseurs transalpins lors de leurs entrainement à la navigation, de leurs entrainements au tir, de leurs exercices combinés………… .

Du 7 août au 12 octobre 1943, il est échoué en compagnie du Protée dans le bassin n°3 du Missiessy pour son dernier grand carénage, la remise en état étant doublée d’une modernisation à minima, son désarmement proche ne justifiant pas un réel accroissement de ses capacités militaires mais n’est pas assez proche pour limiter les travaux à un petit carénage.

Ils sortent pour essais du 19 au 21 octobre et pour remise en condition du 23 octobre au 3 novembre, reprenant leur cycle opérationnel le 10 novembre 1943.

Après une ultime patrouille au large des côtes italiennes, l’Actéon est mis en position de complément le 12 mars 1944, désarmé le 30 mars et condamné sous le numéro Q-149 le 17 avril 1944, date à laquelle il est mouillé au Bregaillon où il était toujours le 5 septembre 1948.

L’Achéron

-L’Acheron est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Saint-Nazaire le 24 septembre 1927 lancé le 6 août 1929 et mis en service le 22 février 1932.

Le déclenchement de la guerre de Pologne en septembre 1939 trouve le sous-marin Fresnel endivisionné au sein de la 3ème DSM, l’une des quatre divisions de la 3ème escadrille de sous-marins, escadrille dépendant de la 1ère flottille de sous-marins (1ère FSM), elle même place sous le commandement de la 2ème Escadre.

Durant ce conflit, le Fresnel va patrouiller en Méditerranée, se préparant si nécessaire à torpiller cargos et navires de guerre italiens au cas où l’Italie entrerait en guerre aux côtés de l’Allemagne mais ce cas de figure ne se produisit pas comme chacun le sait.

A la différence des DSM «brestoises», la 3ème DSM et donc le Fresnel ne connaissent aucun changement institutionnel à l’occasion de la réorganisation de septembre 1940, la 1ère FSM restant la composante sous-marine de la 2ème Escadre.

Du 7 janvier au 13 mars 1940, l’Achéron est échoué dans le bassin n°3 du Missiessy en compagnie de son sister-ship Fresnel pour une remise en état complète à défaut d’une véritable modernisation de leurs capacités militaires.

Les deux submersibles sortent pour essais du 20 au 22 mars puis pour remise en condition du 24 mars au 2 avril, reprenant leur cycle opérationnel à partir du 10 avril 1940.

Du 2 avril au 10 juin 1943, l’Achéron est échoué dans le bassin n°3 du Missiessy en compagnie de son compère Fresnel, les deux submersibles subissant une remise en état complète et une modernisation de leurs capacités militaires avec un nouvel appareil d’écoute, le débarquement des tubes lance-torpilles de 400mm et le remplacement de la DCA d’origine par un affût double de 25mm.

Ils sortent pour essais du 20 au 22 juin puis pour remise en condition du 24 juin au 7 juillet 1943, reprenant dès le 15 juillet leur cycle opérationnel, le Fresnel appareillant pour une nouvelle patrouille et l’Achéron se préparant à le faire avec quelques jours de décalage.

Du 6 au 15 décembre 1944, les sous-marins Acheron et Fresnel participent à un exercice ASM au profit du cuirassé Clemenceau et de ses torpilleurs d’escadre Rapière et Hallebarde. Le cuirassé sert ainsi de cible aux submersibles qui doivent néanmoins composer avec les torpilleurs d’escadre et les hydravions Dewoitine HD-731 du cuirassé.

Du 2 au 12 mars, l’Achéron accompagné du Protée participe à un entrainement combiné avec l’aviation basée à terre et le croiseur lourd Henri IV.

Alors que le croiseur lourd s’entraine à la surveillance, au commandement de l’aviation et à la défense aérienne à la mer en protégeant l’Elorn, les deux sous-marins se poursuivent mutuellement avant d’être placés sous le commandement du croiseur lourd chargé de les diriger en direction d’une flotte ennemie  cherchant à quitter le Golfe de Gênes pour gagner l’ouest de la Méditerranée.  Tous les navires rentrent à Toulon le 13 mars 1945 à l’aube.

Après une ultime patrouille dans le détroit de Bonifaccio, l’Achéron est placé en position de complément le 12 mai 1945, mouillé dans la Darse Vieille jusqu’à son désarmement officiel le 1er juin 1945.

Condamné sous le numéro Q-150 le 12 juin 1945, il est remorqué au DNM au Bregaillon où il retrouve ses sister-ships Actéon, Fresnel et Monge, eux aussi désarmés et attendant leur sort final, décision qui tarde puisque le 5 septembre 1948, ils sont toujours là.

L’Argo

L'Argo

L’Argo

-L’Argo (Q-151) est mis sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes le 25 août 1927 lancé le 11 avril 1929 et mis en service le 12 février 1933.

Au moment du déclenchement de la guerre de Pologne en septembre 1939, l’Argo forme la 4ème DSM en compagnie de ses sister-ships Le Centaure Pascal et Henri Poincaré, l’une des quatre divisions de la 4ème Escadrille, la composante sous-marine de la 1ère Escadre.

Cette division est cependant détachée au Maroc pour patrouiller dans l’Atlantique Sud mais également au large des côtes espagnoles et portugaises.

La réorganisation de septembre 1940 ne change rien pour L’Argo qui reste intégré à la 4ème DSM, la division dépendant désormais non plus de la 4ème ESM mais de la 5ème Escadre, la composante sous-marine de la Flotte de l’Atlantique.

Du 2 octobre au 12 décembre 1941, l’Argo est échoué dans le bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg pour un grand carénage comportant remise en état complète et modernisation de ses capacités militaires (débarquement des tubes lance-torpilles de 400mm, modernisation de l’appareil d’écoute et renforcement de la DCA).

L’Argo sort pour essais du 20 au 22 décembre puis pour remise en condition du 26 décembre 1941 au 7 janvier 1942, ralliant Brest le 9 janvier pour préparer une nouvelle patrouille en mer du Nord qui commence lors de son appareillage le 15 de ce mois.

Du 5 au 21 juillet 1943, il est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg pour un petit carénage destiné à le remettre en bon état pour lui permettre de tenir jusqu’à son désarmement prévu pour l’été 1945. Il sort pour essais du 27 au 29 juillet puis pour remise en condition du 31 juillet au 8 août 1943.

Du 7 au 17 mars 1944, il participe en compagnie du Centaure, de l’Achille et du Casablanca à l’exercice ASM «Mandragore», les deux sous-marins de la 4ème DSM et les deux submersibles de la 2ème DSM ayant les contre-torpilleurs de la 3ème DT comme partenaires de jeu. Il participe également avec Le Centaure à un exercice ASM au profit des torpilleurs d’escadre Mameluk et Casque et ce du 26 novembre au 3 novembre 1944.

Placé en position de complément le 1er août 1945, l’Argo est officiellement désarmé le 22 août puis condamné le 4 septembre sous le numéro Q-151. Remorqué à Landevennec le 5 septembre 1945, il y était toujours trois ans plus tard.

13-Sous-marins (6) sous-marins classe Pascal (2)

L’Archimède

Le sous-marin Archimède

Le sous-marin Archimède

-L’Archimède (Q-142) est mis sur cale aux Chantiers Navals Français (CNF) de Caen le 1er août 1927 lancé le 6 septembre 1930 et mis en service le 22 décembre 1932.

Durant la guerre de Pologne, l’Archimède est l’un des quatre sous-marins de la 6ème DSM, cette division de la 4ème Escadrille dépendant de la 1ère Escadre à été particulièrement chargé de missions de surveillance en mer du Nord notamment au large des ports allemands de la mer du Nord ainsi que des détroits danois.

La réorganisation de septembre 1940 ne change rien pour l’Archimède qui reste intégré à la 6ème DSM qui dépend néanmoins désormais de la 5ème Escadre qui regroupe tous les sous-marins de la Flotte de l’Atlantique.

Du 5 au 20 décembre 1941, il est échoué au bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg en compagnie du Poncelet, les deux sous-marins subissant une remise en état et une modernisation de ses capacités militaires : débarquement de ses tubes lance-torpilles de 400mm, remplacement de la DCA légère d’origine par un affût double de 25mm.

Ils sortent pour essais du 21 au 23 décembre et pour remise en condition du 26 décembre 1941 au 9 janvier 1942, les deux sous-marins ralliant Brest le 10 janvier, reprenant leur cycle opérationnel le 15.

Du 1er au 6 mai 1942, il participe à l’entrainement ASM des torpilleurs d’escadre Cyclone Mistral Siroco de la 6ème DTE en compagnie de son compère Pasteur.

Du 1er au 27 juin 1943, l’Archimède est échoué au bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg en compagnie du Poncelet pour un petit carénage destiné à lui permettre de tenir jusqu’à son désarmement prévu pour l’été ou l’automne 1944.

Les deux sous-marins sortent pour essais du 5 au 7 juillet 1943 puis pour remise en condition du 9 au 23 juillet 1943, reprennant leur cycle opérationnel à partir du 1er août.

Du 16 au 22 mars, le sous-marin Archimède participe à l’entrainement ASM d’un autre vétéran dont le désarmement est proche, le contre-torpilleur Jaguar.

A l’issue d’une ultime patrouille en mer du Nord, l’Archimède est mis en position de complément le 24 juin 1944. Désarmé officiellement le 8 juillet 1944, il reste mouillé dans la rade abri jusqu’au 15 septembre 1944 quand condamné et retrouvant son numéro constructeur (Q-142), il est remorqué à Landevennec où il reste jusqu’au 18 mars 1947, date à laquelle il est coulé comme cible au large d’Ouessant par l’aviation navale.

Le Fresnel

Le Fresnel à Saint-Nazaire le 30 novembre 1929

Le Fresnel à Saint-Nazaire le 30 novembre 1929

-Le Fresnel (Q-143) est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët le 7 juillet 1927 lancé le 8 juin 1929 et mis en service le 22 février 1932.

Le déclenchement de la guerre de Pologne en septembre 1939 trouve le sous-marin Fresnel endivisionné au sein de la 3ème DSM en compagnie de ses sister-ships Acheron Acteon et Protée, l’une des quatre divisions de la 3ème escadrille de sous-marins, escadrille dépendant de la 1ère flottille de sous-marins (1ère FSM), elle même place sous le commandement de la 2ème Escadre.

Durant ce conflit, le Fresnel va patrouiller en Méditerranée, se préparant si nécessaire à torpiller cargos et navires de guerre italiens au cas où l’Italie entrerait en guerre aux côtés de l’Allemagne mais ce cas de figure ne se produisit pas comme chacun le sait.

A la différence des DSM «brestoises», la 3ème DSM et donc le Fresnel ne connaissent aucun changement institutionnel à l’occasion de la réorganisation de septembre 1940, la 1ère FSM restant la composante sous-marine de la 2ème Escadre.

Du 7 janvier au 13 mars 1940, le Fresnel est échoué dans le bassin n°3 du Missiessy en compagnie de son sister-ship Acheron pour une remise en état complète à défaut d’une véritable modernisation de leurs capacités militaires.

Le Fresnel et l’Acheron sortent pour essais du 20 au 22 mars puis pour remise en condition du 24 mars au 2 avril, reprenant leur cycle opérationnel à partir du 10 avril 1940.

Du 12 au 26 janvier 1943, le croiseur lourd Duquesne manoeuvre au large de Toulon, effectuant différents exercices comme la défense aérienne à la mer, des écoles à feux mais également du combat antisurface au cours duquel il sert de navire de commandement au profit des sous-marins Fresnel et Protée qui ensuite vont se retourner contre le croiseur de 1ère classe, utilisant le sister-ship du Tourville comme cible, une cible mouvante et rebelle qui utilise notamment son détachement aviation composé de deux Loire 130.

Du 2 avril au 10 juin 1943, le Fresnel est échoué dans le bassin n°3 du Missiessy en compagnie de son compère Acheron, les deux submersibles subissant une remise en état complète et une modernisation de leurs capacités militaires avec un nouvel appareil d’écoute, le débarquement des tubes lance-torpilles de 400mm et le remplacement de la DCA d’origine par un affût double de 25mm.

Ils sortent pour essais du 20 au 22 juin puis pour remise en condition du 24 juin au 7 juillet 1943, reprenant dès le 15 juillet leur cycle opérationnel, le Fresnel appareillant pour une nouvelle patrouille et l’Acheron se préparant à le faire avec quelques jours de décalage.

Du 6 au 15 décembre 1944, les sous-marins Fresnel et Acheron participent à un exercice ASM au profit du cuirassé Clemenceau et de ses torpilleurs d’escadre Rapière et Hallebarde. Le cuirassé sert ainsi de cible aux submersibles qui doivent néanmoins composer avec les torpilleurs d’escadre et les hydravions Dewoitine HD-731 du cuirassé.

Revenu d’une ultime patrouille, le Fresnel est mis en position de complément le 7 mars 1945 puis désarmé le 22 mars suivant. Condamné le 14 mai 1945 sous le numéro Q-143, il est remorqué au DNM au Bregaillon où il retrouve le Monge.  Il était toujours le 5 septembre 1948.

Le Monge
-Le Monge (Q-144) est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée de La Seyne sur Mer le 15 septembre 1927 lancé le 25 juin 1929 et mis en service le 19 juin 1932.

Durant la guerre de Pologne (1er septembre-15 décembre 1939), le Monge est l’un des trois sous-marins de la 5ème DSM, les autres submersibles étant ses sister-ships L’Espoir et Pégase. Durant ce cours conflit, le Monge effectue l’essentiel de ses patrouilles dans le bassin occidental de la Méditerranée pour des patrouilles et des missions spéciales.

Du 24 au 27 mai 1940, le Monge participe avec ses compères L’Espoir et Pégase à un exercice commun avec les trois contre-torpilleurs de la 5ème DCT (Vauquelin Tartu Chevalier Paul) qui servent de but rapide aux submersibles qui rentrent dans la foulée à Toulon pendant que les trois contre-torpilleurs continuent leur entrainement.

Du 8 juin au 15 août 1940, le Monge est échoué au bassin n°2 du Missiessy pour un grand carénage, une remise en état complète sans réelle modernisation de ses capacités militaires. Il sort pour essais du 23 au 25 août puis pour remise en condition du 27 août au 4 septembre 1940, reprenant son cycle opérationnel à partir du 10 septembre quand il appareille pour une nouvelle patrouille.
Du 5 septembre au 10 décembre 1943, il est échoué au bassin Vauban n°7 en compagnie du croiseur de bataille Dunkerque (les deux navires sont cependant séparés par une porte intermédiaire) pour remise en état et modernisation succincte, son désarmement étant prévu pour l’été 1944.

Le Monge sort pour essais du 20 au 23 décembre puis pour remise en condition du 25 décembre 1943 au 2 janvier 1944, reprenant son cycle opérationnel le 7 janvier, jour de son appareillage pour une nouvelle patrouille.

Rentré à Toulon le 17 juin 1944, il est placé en position de complément le lendemain 18 juin 1944 et mouillé dans la Darse Vieille jusqu’au 7 juillet 1944 jour de son désarmement. Il est condamné le 17 septembre 1944 sous le numéro Q-144 et remorqué au DNM au Bregaillon, amarré à un coffre qu’il va partager avec son sister-ship Fresnel.

L’Achille
-L’Achille est mis sur cale à l’Arsenal de Brest le 1er septembre 1928 lancé le 28 mai 1930 et mis en service le 29 juin 1933.

Quand éclate la guerre de Pologne, l’Achille est intégré à la 2ème DSM, division composée également de ses sister-ships Persée Sfax et Casabianca, la dite division appartenant à la 4ème escadrille de sous-marins qui dépend de la 1ère Escadre (Flotte de l’Atlantique).

Du 7 mai au 11 août 1940, il est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg en compagnie du Pasteur de la 6ème DSM pour une remise en état complète. Les deux sous-marins sortent pour essais du 20 au 22 août puis pour remise en condition du 24 août au 2 septembre, ralliant Brest le lendemain  pour préparer une nouvelle patrouille.

La réorganisation de septembre 1940 ne change (presque) rien à la situation de l’Achille qui reste intégré à la 2ème DSM, la division dépendant désormais non plus de la 4ème Escadrille mais de la 5ème Escadre, la composante sous-marine de la Flotte de l’Atlantique.

Du 6 au 10 février 1942, l’Achille accompagné de son sister-ship Sfax participent à l’entrainement ASM de la 2ème DTE (Fougueux Frondeur L’Adroit), les sous-marins servant de proies au profit des torpilleurs qui eux même servent de buts rapides aux submersibles.

Du 15 septembre au 30 décembre 1943, l’Achille est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg pour un grand carénage consistant en une remise en état complète et une modernisation de ses capacités militaires : suppression des tubes lance-torpilles de 400mm, modernisation de l’appareil d’écoute, remplacement de la DCA d’origine par un affût double de 25mm.

Il sort pour essais du 5 au 7 janvier 1944 puis pour remise en condition du 9 au 20 janvier, ralliant Brest le 21 janvier, l’Achille reprenant son cycle opérationnel à partir du 25 janvier quand il appareille pour une nouvelle patrouille.

Du 7 au 17 mars 1944, l’Achille participe en compagnie du Casabianca (appartenant à la 2ème DSM comme lui), de l’Argo et du Centaure de la 4ème DSM à l’exercice Mandragore qui voit les contre-torpilleurs de la 3ème DCT (Tigre Lynx Panthère) protéger un convoi composé de deux cargos et d’un pétrolier.

Cet exercice mené dans un triangle Brest-Hendaye-Saint-Nazaire voit les sous-marins assaillirent le convoi chacun à tour de rôle (on est encore loin de l’idée d’une attaque en meute), actions contrées par les contre-torpilleurs mais également par l’aviation, les sous-marins bénéficiant de l’appui des hydravions pour repérer le convoi.

A noter que du 27 juillet au 4 août 1944, le sous-marin Achille à participé à l’entrainement ASM du contre-torpilleur Chacal de la 1ère DCT (également composée du Jaguar et du Léopard).

Le 30 septembre 1944 à l’aube, les sous-marins Casabianca Achille et Persée quittent Brest en compagnie du ravitailleur de sous-marins Jules Verne pour un exercice au large de Dakar.

Le 5 octobre à la hauteur du cap Bojador, les sous-marins et le ravitailleur prennent contact avec les contre-torpilleurs Marceau Desaix Kleber de la 12ème DCT venus de Toulon en compagnie du ravitailleur rapide l’Adour. Les navires de cette petite escadre arrivent tous à Dakar le 9 octobre 1944.

Les sous-marins vont s’entrainer de leur côté du 13 octobre au 5 novembre avec des duels entre sous-marins, un entrainement à la protection de convois _convoi représenté par le Jules Verne_ et des écoles à feux.

Après une semaine d’entretien à flot auprès du «Jules», les trois sous-marins de la 2ème DSM effectuent un entrainement commun avec la 12ème DCT du 12 au 18 novembre qui est suivit d’un exercice de synthèse du 20 novembre au 1er décembre. Le Jules Verne et la 2ème DSM quittent Dakar le 2 décembre pour rallier Brest le 9 décembre 1944 à l’aube.

Du 12 au 20 mars 1945, l’Achille accompagné par le Persée effectue un entrainement ASM en compagnie des torpilleurs d’escadre Frondeur Fougueux et L’Adroit de la 2ème DT.

Placé en position de complément le 14 mai 1945, le sous-marin Achille est officiellement désarmé le 4 juin 1945, condamné le 12 juin sous le numéro Q-147 et remorqué à Landevennec le 15 juin 1945, l’ex-Achille étant toujours mouillé au DNA en septembre 1948.

13-Sous-marins (5) Sous-marins classe Pascal (1)

C- Sous-marins de 1500 tonnes classe Pascal (projet M6)

Avant propos

Le redémarrage de la constrution des sous-marins en France avait été des plus laborieux en l’absence de construction durant le premier conflit mondial qui avait entrainé une baisse de compétences des Arsenaux et de l’Industrie (la construction navale privée).

En dépit du retour d’expérience accumulé durant le premier conflit mondial et l’étude des sous-marins allemands récupérés, les Requin (projet C4) n’étaient pas pour ainsi dire des sous-marins réussis nécessitant une refonte au milieu des années trente pour remédier aux défauts les plus criants.

Résultat, la série s’arrête après neuf submersibles et le Conseil Supérieur de la Marine décide de passer au projet M mais là encore le cinquième projet de cette catégorie (M5) est insuffisant et la construction de ce modèle s’arrête pour une version améliorée.

Baptisée «M6», cette version dispose de la même coque mais pas de groupe électrogène. La puisance des moteurs va régulièrement augmentée permettant de maintenir une vitesse en surface élevée avec une puissance inférieure à celle des C4/M5.

Pas moins de trente sous-marins de type M6 vont être financés aux tranches 1925 (sept submersibles), 1926 (cinq submersibles), 1927 (cinq submersibles), 1929 (six submersibles) 1930 (six submersibles) mais un (Le Promethée) est perdu avant même sa mise en service et un second (Le Phenix) est perdu en Indochine le 15 juin 1939, laissant vingt-huit submersibles en service mais seulement douze sont encore en service en septembre 1948 (Casablanca Sfax Le Centaure L’Espoir Agosta Béveziers Ouessant Sidi-Ferruch Le Heros Le Glorieux Le Conquerant Le Tonnant).

Le Pascal

Le sous-marin Pascal

Le sous-marin Pascal

-Le Pascal (Q-138) est mis sur cale à l’Arsenal de Brest le 8 juin 1926 lancé le 19 juillet 1928 et mis en service le 10 septembre 1931.

Au moment où éclate la guerre de Pologne, il forme la 4ème DSM (Division de Sous-Marins) en compagnie de ses sister-ships Argo Henri Poincaré et Le Centaure, division dépendant de la 4ème Escadrille qui elle même dépendait de la 1ère Escadre, un des éléments de la Flotte de l’Atlantique.

Cette division est cependant détachée au Maroc pour patrouiller dans l’Atlantique Sud mais également au large des côtes espagnoles et portugaises.

La réorganisation de septembre 1940 ne change pour ainsi dire rien à la situation du Pascal qui reste intégré à la 4ème DSM même si la 4ème Escadrille est devenue la 5ème Escadre, mettant son commandant à égalité avec les commandants de la 1ère Escadre et de la 3ème Escadre Légère.

Du 5 mars au 15 juin 1941, il est indisponible, passant au bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg pour un grand carénage bien mérité.

Outre une remise en état complète, il est succinctement modernisé, perdant ses deux tubes lance-torpilles de 400mm. Si son canon de 100mm est maintenu, le canon de 37mm et les deux mitrailleuses de 13.2mm sont remplacés par un affût double de 25mm.

Il sort pour essais du 22 au 25 juin au large de Cherbourg puis pour remise en condition en Manche et dans le Golfe de Gascogne du 27 juin au 12 juillet, rentrant à Brest le 13 juillet et reprenant un service courant à partir du 17 juillet quand il appareille pour une patrouille dans l’Atlantique.

Il participe également à un entrainement à la lutte ASM en l’occurence du 10 au 17 décembre 1941 quand il sert de plastron aux torpilleurs d’escadre Mistral et Siroco récemment équipés d’un Asdic avant de se servir des deux torpilleurs d’escadre comme cibles.

Après douze années de bons et loyaux service, le sous-marin Pascal est mis en position de complément le 5 septembre 1943 puis désarmé le 25 septembre 1943. Il est reste mouillé un temps en Penfeld avant de rallier le 15 octobre 1943 le DNA à Landevennec, jour où étant condamné, il n’est plus connu que sous son numéro constructeur, le Q-138.

Le Pasteur

Le Pasteur à la mer

Le Pasteur à la mer

-Le Pasteur (Q-139) est mis sur cale à l’Arsenal de Brest le 5 juillet 1926 lancé le 19 août 1928 et mis en service le 1er septembre 1932.

Durant la guerre de Pologne, le Pasteur est l’un des quatre sous-marins de la 6ème DSM, les trois autres étant ses sister-ships Ajax Poncelet et Archimède. Cette division de la 4ème Escadrille dépendant de la 1ère Escadre à été particulièrement chargé de missions de surveillance en mer du Nord notamment au large des ports allemands de la mer du Nord.

Du 7 mai au 11 août 1940, il est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg en même temps que son sister-ship Achille pour une remise en état complète mais pas de réelle modernisation même si ses tubes lance-torpilles de 400mm sont supprimés.

La réorganisation de septembre 1940 ne change rien pour le Pasteur qui reste intégré à la 6ème DSM, division qui dépend de la 5ème Escadre qui regroupe tous les sous-marins basés à Brest.

Il participe également à plusieurs exercices ASM, servant de plastron au profit de navires de surface qui sont à leur tour des cibles pour ses torpilles comme lors de l’entrainement ASM de la 6ème DTE  (Cyclone Mistral Siroco classe Bourrasque) du 1er au 6 mai 1942, entrainement qu’il réalise en compagnie de son sister-ship et compère de division Archimède.

Du 10 septembre au 25 novembre 1943, le sous-marin Pasteur est immobilisé au bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg pour un nouveau grand carénage. Il subit une remise en état complète et une modernisation, le canon de 37mm et les mitrailleuses de 13.2mm étant remplacés par un affût double de 25mm.

Du 20 septembre au 15 octobre 1944, le Pasteur est impliqué dans l’exercice Prométhée, un exercice de la flotte de l’Atlantique qui voit la participation du porte-avions Painlevé, du cuirassé Gascogne, des trois croiseurs légers de la 4ème DC (Gloire Montcalm Georges Leygues) et de quatre torpilleurs d’escadre ainsi que donc des sous-marins Pasteur et Ajax chargé d’entrainer les torpilleurs d’escadre mais également les avions du porte-avions à la lutte ASM.

L’année suivante, le Pasteur va participer à l’exercice franco-britannique «Entente Cordiale 45» en compagnie des sous-marins  Ajax   Antiope  et Sibylle mais également des cuirassés Gascogne et Alsace; du porte-avions Painlevé, des contre-torpilleurs de la 6ème DCT (Vautour Milan Epervier), ainsi que du pétrolier-ravitailleur La Seine sans oublier les torpilleurs d’escadre d’escorte.

L’exercice «Entente Cordiale 1945» commence le 5 mai 1945et s’achève le 15 mai, le tout au large des Shetlands, les sous-marins français et leurs homologues britanniques attaquant Scapa Flow le 11 mai 1945.

Du 22 au 30 septembre 1945, le Pasteur participe avec l’Ajax à l’entrainement ASM de la 6ème DCT, les deux sous-marins tendant des embuscades aux contre-torpilleurs simulant un convoi rapide Brest-Lorient avant que les contre-torpilleurs ne traquent les sous-marins.

Le désarmement de l’Ajax en octobre 1945 entraine la dissolution de la 6ème DSM, laissant le Pasteur hors rang au sein de la 5ème Escadre de sous-marins.

Le Pasteur est mis en position de complément le 15 juin 1946 et officiellement désarmé le 7 septembre 1946. Mouillé dans la rade-abri, il est remorqué le 12 octobre 1946 à Landevennec, jour qui coïncide avec sa condamnation.

Le Q-139, victime d’une tempête dans la nuit du 13 au 14 décembre 1947 rompt ses amarres et s’échoue à l’entrée du Goulet. L’épave est alors remorqué au large et coulée comme cible par l’aéronavale le 18 décembre 1947.

Le Henri Poincaré

-Le Henri Poincaré est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient le 1er mars 1927 lancé le 10 avril 1929 et mis en service le 23 décembre 1931.

Au moment où éclate la guerre de Pologne, il forme la 4ème DSM (Division de Sous-Marins) en compagnie de ses sister-ships Argo Pascal et Le Centaure, division dépendant de la 4ème Escadrille qui elle même dépendait de la 1ère Escadre, un des éléments de la Flotte de l’Atlantique.

Cette division est cependant détachée au Maroc pour patrouiller dans l’Atlantique Sud mais également au large des côtes espagnoles et portugaises.

La réorganisation de septembre 1940 ne change pour ainsi dire rien à la situation du Pascal qui reste intégré à la 4ème DSM même si la 4ème Escadrille est devenue la 5ème Escadre, mettant son commandant à égalité avec les commandants de la 1ère Escadre et de la 3ème Escadre Légère.

Du 16 juin au 30 septembre 1941, le Henri Poincaré est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg pour un grand carénage et une modernisation de ses capacités militaires. Il perd ses tubes lance-torpilles de 400mm et si son canon de 100mm est maintenu, le canon de 37mm et les mitrailleuses de 13.2mm sont remplacés par un affût double de 25mm.

Il sort pour essais du 12 au 14 octobre puis pour remise en condition du 16 au 31 octobre, reprennant son cycle opérationnel le 7 novembre 1941 quand il appareille pour une patrouille en mer du Nord.

Du 16 au 23 novembre 1943, le sous-marin Henri Poincaré effectue un entrainement singulier avec le Lynx, le contre-torpilleur traquant le submersible et le sous-marin se servant du contre-torpilleur comme but rapide pour ses torpilles.

Mis en position de complément le 12 janvier 1944, le Henri Poincaré est désarmé le 31 janvier 1944 avant d’être mouillé à Landevennec au DNA. Condamné le 17 février 1944, il redevient le Q-140 qui est toujours mouillé dans le cimetière marin de la rade de Brest.

Le Poncelet

-Le Poncelet (Q-141) est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient le 3 mars 1927 lancé le 10 avril 1929 et mis en service le 1er septembre 1932.

Durant la guerre de Pologne, le Poncelet est l’un des quatre sous-marins de la 6ème DSM, les trois autres étant ses sister-ships Ajax Pasteur et Archimède. Cette division de la 4ème Escadrille dépendant de la 1ère Escadre à été particulièrement chargé de missions de surveillance en mer du Nord notamment au large des ports allemands de la mer du Nord.

La réorganisation de septembre 1940 ne change rien pour le Poncelet qui reste intégré à la 6ème DSM qui dépend néanmoins désormais de la 5ème Escadre qui regroupe tous les sous-marins de la Flotte de l’Atlantique.

Du 5 au 20 décembre 1941, le Poncelet est échoué au bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg en compagnie de l’Archimède, les deux sous-marins subissant une remise en état et une modernisation de ses capacités militaires : débarquement de ses tubes lance-torpilles de 400mm, remplacement de la DCA légère d’origine par un affût double de 25mm.

Ils sortent pour essais du 21 au 23 décembre et pour remise en condition du 26 décembre 1941 au 9 janvier 1942, les deux sous-marins ralliant Brest le 10 janvier, reprenant leur cycle opérationnel le 15.

Du 17 au 24 juin 1942, il participe avec son sister-ship Ajax à un entrainement ASM des torpilleurs d’escadre de la 2ème DTE (Fougueux Frondeur L’Adroit).

Du 1er au 27 juin 1943, il est immobilisé pour un petit carénage au bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg en compagnie de l’Archimède, un petit carénage destiné à lui permettre de tenir jusqu’à son désarmement prévu à l’été 1944.

Les deux sous-marins sortent pour essais du 5 au 7 juillet 1943 puis pour remise en condition du 9 au 23 juillet 1943, reprennant leur cycle opérationnel à partir du 1er août.

Mis en position de complément le 17 juin 1944, le Poncelet est officiellement désarmé le 30 juin 1944 et condamné le 15 juillet 1944, retrouvant son numéro de constructeur, le Q-141.

Mouillé à Landevennec à partir du 21 juillet 1944, il est vendu à la démolition le 5 septembre 1946 à un chantier de démolition implanté au Havre. Remorqué jusqu’au port normand, il y arrive le 20 septembre et y est démantelé du 23 septembre au 15 octobre 1946.