Grande Bretagne (68) Bases Navales (1)

BASES NAVALES

Avant-Propos

C’est le théoricien américain Alfred Mahan qui rappela l’importance des bases dans une stratégie navale cohérente.

Durant l’Antiquité, les besoins sont modestes et les trirèmes grecques sont souvent tirées au sec sur la plage pour la nuit. Peut-on parler de base navale ? Probablement que non.

Rome dispose de bases navales mais là encore on peut difficilement les comparer à nos bases et arsenaux modernes.

Il faut en réalité attendre le Moyen-Age pour que les premières bases navales au sens modernes du nom voit le jour. En France, Saint Louis fait construire le port d’Aigues-Mortes pour ses croisades et en Manche, le Clos-des-Gallées à Rouen permet la constitution d’une première flotte française dirigée par Jean de Vienne qui ravage les côtes anglaises. Ailleurs c’est l’Arsenal de Venise, probablement le premier site industriel de construction navale.

L'entrée de l'Arsenal de Venise

L’entrée de l’Arsenal de Venise

A l’époque moderne, des bases modernes voient le jour à Brest et à Toulon pour la France, à Portsmouth et à Devonport pour la Grande-Bretagne. L’absence de port abrité sur les côtes de La Manche explique en partie l’absence de résultats probants de la marine Royale française en Manche.

Les servitudes techniques déjà importantes du temps de la marine à voile (il faut calfater les coques, fournir les gréements, les vivres pour les marins, la poudre et les projectiles) augmentent encore avec la vapeur.

Désormais une marine sans base était impossible à concevoir, des bases spécifiques avec des ateliers, des dépôts, des formes de radoub le tout protéger par des défenses côtières plus ou moins importantes en fonction des menaces.

Pour le cas particulier de la Royal Navy, les bases historiques sont situées en Manche face à la France (Devonport, Portsmouth). Ce n’est que plus tard que la mer du Nord reçut des bases équipées (Chatham, Rosyth).

En septembre 1948, la Royal Navy dispose en Métropole d’un mouillage protégé à Scapa Flow ainsi que de bases à Rosyth, Chatham, Portsmouth, Devonport, Portland et Faslane.

Marine aux responsabilités mondiales, la Royal Navy dispose d’un réseau inégalé de bases navales sur tous les océans du globe.

En Méditerranée, l’île de Malte est stratégiquement positionnée pour couper les communications italiennes entre la péninsule et la Libye mais également couvrir le passage de convois entre les Colonnes d’Hercules (Détroit de Gibraltar) et le canal de Suez, la nouvelle base navale d’Alexandrie ayant un double rôle : agir en Méditerranée orientale et protéger le canal de Suez. Chypre et Haïfa peuvent accueillir des navires en escale mais il n’y à pas de véritables bases navales.

L’autre zone d’importance c’est la zone de responsabilité (Area of Responsability AoR) de la British Eastern Fleet zone allant du canal de Suez à Hong Kong avec des sous-commandements régionaux très autonomes.

La base principale c’est Singapour, le “Gibraltar d’Extrême-Orient”, base parfaitement outillée suite à des travaux importants menés entre 1942 et 1948 pour améliorer ses défenses et ses capacités de radoub et d’entretien.

Elle est relayée par la base d’Alor Setar à l’entrée du détroit de Malacca, base dont la mission principale est de surveiller le Golfe du Bengale.

A ces deux bases équipées en installations d’entretien figurent des bases tactiques moins bien équipées comme Kuching sur l’île de Bornéo, une base de ravitaillement pour opérer dans le Golfe de Thaïlande sans oublier Hong Kong qui ne dispose pas d’une véritable base, la colonie étant jugée trop menacée par le Japon pour recevoir d’importantes installations navales.

Des bases tactiques sont également installées à Aden et à Bombay pour couvrir la mer d’Arabie et notamment le passage des convois allant ou venant en direction de l’Extrême-Orient et l’Océanie, des convois transportant du matériel et des troupes.

Ailleurs les bases sont moins bien équipées et ont un rôle moins important qu’il s’agisse de Simonstown (Afrique du Sud), de Freetown (Sierra Leone) et aux Bermudes.

Suite à des accords formels et informels, les navires britanniques pourront utiliser des bases françaises, néerlandaises et américaines.

Bases de la Home Fleet

Rosyth His Majesty Naval Base (Rosyth HMNB)

Bassins de la base navale de Rosyth durant le second conflit mondial

Bassins de la base navale de Rosyth durant le second conflit mondial

Cette base est installée dans l’estuaire du Firth of Forth dans la ville de Rosyth, une ville du comté de Fife.

Cette base à été implantée au début du vingtième siècle, l’Arsenal (Rosyth His Majesty Dockyard) voyant le jour en 1909, l’implantation de cette base répondant à la montée en puissance de la Kaiserliche Marine qui menace la domination britannique de la mer du Nord.

C’est la principale base de la Home Fleet en raison de la présence du corps de bataille de la flotte métropolitaine.

Comme toutes les bases britanniques, elle est modernisée pour faire face aux nouveaux besoins de la Royal Navy notamment l’augmentation de la taille des navires. Les formes de raddoub sont agrandies et approfondies pour suivre cette croissance.

Les ateliers sont modernisés, les dépôts augmentés tout comme sont accrus les moyens de levage et de manutention.

Les défenses côtières sont également modernisés pour sécuriser l’accès au Firth of Forth même si l’hypothèse d’un débarquement allemand est peu probable.

En septembre 1948, les navires suivants sont stationnés à Rosyth :

-Cuirassés HMS Lion Conqueror Temeraire Thunderer (classe Lion)

-Cuirassés HMS King George V Anson Howe (classe King George V)

-Cuirassés HMS Vanguard Iron Duke Royal Oak Centurion (classe Vanguard)

-Porte-avions HMS Illustrious Formidable Victorious (classe Illustrious)

-Croiseurs légers HMS Birmingham Southampton Glasgow Belfast (classe Town)

-Croiseurs légers HMS Bermuda Gambia Kenya (classe Crown Colony)

-Croiseurs légers HMS Bellona Black Prince Diadem Sirius Naïad Euryalus (classe Dido)

-Les destroyers d’escadre déployés à Rosyth appartiennent à quatre flottilles ou plutôt à deux flottilles complètes et deux flottilles qui se partagent entre Rosyth et son pendant occidental de Faslane.

-8th Destroyer Flottilla sept destroyers type F (HMS Fearless Forester Fame Fortune Firedrake Foresight Faulknor, les Fury Foxhound sont détachés à Faslane mais font sur le papier toujours partie de la 8th DF).

-12th Destroyer Flottilla cinq destroyers type E (HMS Escapade Electra Esk Echo Escort, les Eclipse Excounter Express Exmouth sont détachés à Faslane)

-18th Destroyer Flottilla huit destroyers type O (HMS Onslow Offa Onslaught Oribi Obdurate Obedient Opportune Orwell)

-19th Destroyer Flottilla : huit destroyers type P (HMS Pakenham Paladin Panther Partridge Pathinder Penn Petard Porcupine).

Les sous-marins sont également présents en nombre à Rosyth :

1st Submarine Flottilla : sous-marins type T HMS Triton Trident Tarpoon Triad Talisman Tempest Traveller Turbulent

7th Submarine Flottilla : sous-marins type S HMS Swordfish Sturgeon Seawolf Shark Syrtis Safari Scorcher Scotsman

-2nd Submarine Flottilla : sous-marins type U HMS Undine Unity Ursula Umpire Una Unbeaten Undaunted Union

-Chalutiers armés classe Tree : six navires groupés autour d’une 12th Escort Flottilla (Ensay Fara Fetlar Filla Flotta Foulness)

-La 1st Minesweeping Flottilla stationnée à Rosyth dispose des Halcyon Harrier Speedwell Salamander (machines verticales) Franklin Gossamer Hebe (turbines).

-Pour ce qui est des unités légères, si on trouve pas de vedettes lance-torpilles, on trouve pour assurer la protection rapprochée de la base deux canonnières, deux patrouileurs anti-sous-marins, une vedette de sauvetage, une vedette émettrice de fumée et quatre HDML (Harbour Defence Motor Launch).

-Des navires de soutien de la Royal Navy sont également stationnés à Rosyth

-Poseur de filets HMS Guardian

-Bâtiment-base de sous-marins HMS Forth (soutien de la 7th Submarine Flottilla)

-Ravitailleur de sous-marin HMS Hazard (soutien de la 1st Submarine Flottilla)

-Ravitailleur de sous-marin HMS Shearwater (soutien de la 2nd Submarine Flottilla)

-Mouilleur de mines HMS Latona

-La RFA utilise également la base navale de Rosyth pour abriter certains de ces navires auxiliaires :

-Deux pétroliers classe Trinol, les RFA Appeleaf et Brambleleaf

-Deux pétroliers classe War, les RFA War Brahmin et War Sepoy

-Un pétrolier classe Dale, le RFA Cairndale

-Un pétrolier côtier (Harbour Tanker) le RFA Black Ranger

-Citerne à eau classe Fresh, la RFA Freshpond

-Transport de produits pétroliers RFA Petrella

-Ravitailleur (Coastal Stores Carrier) RFA Bacchus

-Cargo rapide RFA Fort Beauharnais

Dès le début du conflit et pour désengortger la base, une partie des navires notamment plusieurs cuirassés vont rejoindre Scapa Flow, d’autres Inverness à 144 miles plus au nord, le tout être plus réactif et surtout diminuer la vulnérabilité de la flotte britannique.

Chatham Royal Naval Base /His Majesty Dockyard

Implanté sur l’estuaire de la rivière Medway, la base navale de Chatham fût longtemps la seule base de la marine britannique en mer du Nord jusqu’à la construction de la base navale de Rosyth, mieux à même d’abriter la Home Fleet/Grand Fleet.

Le Chatham His/Her Majesty Dockyard voit le jour en 1570, la dégradation des relations avec les puissances continentales imposant de nouvelles mesures de défense.

A son apogée, cet arsenal fermé en 1984 car disposant d’infrastructures obsolètes occupait 1.6km² (1600 hectares) et faisait travailler 10000 personnes, civils et militaires.

A noter qu’en 1622, l’Arsenal de Chatham déménage pour un site mieux adapté à ses besoins, l’envasement de la rivière Medway gênant son activité.

D’importants travaux sont menés entre 1862 et 1885 pour adapter les infrastructures aux besoins imposés par la marine à vapeur, nettement plus exigeante que la marine à voile. Trois bassins à flots sont creusés ainsi que quatre formes de radoub.

La fermeture de Woolwich et de Depford en 1869 permet à Chatham de devenir jusqu’à l’ouverture de Rosyth juste avant le premier conflit mondial le principal arsenal de la Royal Navy avec Portsmouth.

Les infrastructures évoluent ensuite peu jusqu’au premier conflit mondial. Les installations sont modernisés, les bâtiments réaffectés à d’autres usages que ceux initialement envisagés mais il n’y à pas de nouveaux travaux.

Il faut attendre 1940 pour que de nouveaux travaux soient menés. Il s’agit d’augmenter la capacité d’entretien de l’Arsenal et d’améliorer l’efficacité d’infrastructures vieillissantes.

C’est ainsi que sur St Mary’s Island est installé une nouvelle zone d’entretien, un bassin à flot accessible par une écluse depuis la rivière Medway avec un bassin de radoub couvert de 250m et un bassin de 250m non couvert, le premier étant plus destiné aux sous-marins.
En aval du Chatham Dockyard une base de ravitaillement est implanté avec dépôt de munitions, dépôts de carburants, dépôts de vivres. C’est là que les navires en escale s’amarraient plutôt que dans les bassins à flot où la place était limitée.

En septembre 1948, les navires suivants étaient stationnés en permanence à Chatham :

-Aucun cuirassé ni porte-avions n’est stationné à Chatham, les plus gros navires sont des croiseurs :

-10th Cruiser Squadron : croiseurs lourds Cornwallis Blake Albermale (classe Admiral)

-12th Cruiser Squadron : croiseurs légers HMS Nigeria et Trinidad (classe Crown Colony)

-11th Submarine Flottilla : sous-marins type S HMS Seahorse Starfish Snapper Sahib Saracen Scythian Sea Devil

-Sous-marins mouilleurs de mines hMS Grampus Narwhal Rorqual Seal

-8th Minesweeping Flottilla avec les HMS Alarm Algerine Arcturus Bramble Cadmus Cheerful (classe Algerine)

-Deux canonnières, deux partrouilleurs ASM et une vedette de sauvetage

-Pétroliers RFA Rapidol (classe Belgol) RFA Cedardale (classe Dale)

-Pétrolier côtier Green Ranger (classe Ranger)

-Navire-hôpital RFA Maine

-Navire-dépôt de sous-marin HMS Medway

-Mouilleur de mines HMS Abdiel

Portsmouth His Majesty Dockyard

La base navale de Portsmouth en 2015

La base navale de Portsmouth en 2015

Avant la construction du port militaire de Cherbourg, la France ne disposait pas de port en eau profonde naturel sur les côtes de la Manche ce qui l’handicapait sérieusement dans sa lutte contre la Royal Navy qui elle disposait d’une géographie favorable.

Très tôt (dès le 16ème siècle quand l’Angleterre fait le choix du grand large après la perte de Calais voir même avant), elle fait construire plusieurs arsenaux sur les côtes du Channel. Parmi ces établissements on trouve le Portsmouth His Majesty Dockyard.

Les premières installations du Portsmouth His Majesty Dockyard et de la base navale (His Majesty Naval Base) voient le jour dès 1495. Il fait partie des arsenaux historiques avec Chatham, Woolwich et Devport.

A la fin du 17ème siècle de nombreux travaux sont menés, augmentant la capacité d’accueil de la base avec deux bassins à flot et cinq formes de radoub.
Des travaux sont régulièrement menés pour permettre à la base d’accueillir des navires, de les ravitailler, de les réparer. Des navires sont également construits.

En septembre 1948, le Portsmouth His Majesty Dockyard dispose de trois bassins à flot, de huit formes de radoub (deux de 250m, une de 300m, deux de 170m, deux de 180m et une de 150m) et de quatre cales de 250m.

Ces importantes installations sont cependant sous utilisées, aucun cuirassé ni porte-avions n’était stationné, la base navale de Portsmouth ayant perdu de son importance stratégique surtout depuis que la France n’est plus considérée comme un ennemi potentiel.

Aussi quand éclate le second conflit mondial éclate, les navires suivants sont stationnés :

-Deux croiseurs légers de la Marine Libre Polonaise (Free Polish Navy), les ORP Piorun (ex- HMS Danae) et ORP Dragon (ex-HMS Dragon)

-11th Destoyer Flottilla (11th DF) équipée de destroyers légers type Hunt, les HMS Atherstone Berkeley Cattistok Cleveland Eglington Exmoor

-16th Destroyer Flottilla (16th DF) équipée de destroyers légers type Hunt en l’occurence les HMS Zetland Tetcoot Southwold Chiddingfold Cowdray Croome

-14th Destroyer Flottilla (14th DF) équipée de destroyers légers type Hunt, les HMS Mendip Meynell Pytchley Quantock Quorn Southdown

-2nd Escort Flottilla (2nd EF) équipée de huit frégates de classe River, les HMS Ballinderry
Bann Chelmer Dart Exe Derg Ettrick Itchen

-Deux flottilles de vedettes lance-torpilles, les 1st MTB Flottilla (MTB-1 3 5 7 9 11 13 15) et
3rd MTB Flottilla (MTB-17 19 21 23 25 27 29 31)

-Deux pétroliers classe Dale, les RFA Bishopdale et Boardale

-Training Squadron avec le porte-avions HMS Commander Edward Dunning (ex-Hermes),
les croiseurs HMS Vindictive et Emerald, les destroyers HMS Amazone et Ambuscade.

Peu de navires sont donc stationés en temps normal à Portsmouth mais avec le déclenchement du conflit, il est probable que la situation va changer

Devonport His Majesty Dockyard/Royal Naval Base

La base navale de Devonport en 1909

La base navale de Devonport en 1909

Situé à l’ouest de la ville de Plymouth, la base navale de Devonport est l’autre base majeure de la marine britannique sur les côtes de la Manche.

En 1588 pour affronter l’Invincible Armada, la flotte britannique commandée notamment par Francis Drake appareille de l’estuaire de la rivière Plym ce qui marque la première utilisation militaire du site.

Il faut cependant attendre un siècle pour voir la construction d’un premier arsenal au sud de l’emplacement, du coeur actuel du Devonport His Majesty Dockyard. C’est à Devonport qu’est construit le premier bassin de radoub en pierre, remplaçant avantageusement le bois jusque là utilisé.

Une ville voit le jour autour site, une ville appelée Plymouth Dock jusqu’en 1823 quand ses habitants obtiennent de rebaptiser la ville Devonport.

Le South Yard qui est la partie la plus ancienne de l’Arsenal de Devonport à souffert des bombardements allemands durant le second conflit mondial. Une partie à été laissée à l’abandon puis rasée. Seul le bâtiment abritant les officiers de l’Arsenal existe encore aujourd’hui.

Les installations de production et de réparations se composaient de quatre cales ou slipeways et de quatre bassins. Deux des quatre cales ont disparu et seule la n°1 à été préservée sous son état initial avec son toit en bois.

Sur les quatre bassins, deux ont été comblés en 1960 pour accueillir des ateliers de maintenance, un à été désaffecté et le dernier accueille un sous-marin de type U accessible au public.

Le South Yard à cessé d’être utilisé comme Arsenal actif en 1974, les réductions de la flotte britannique rendant les besoins de maintenance moins importants et la tentative de créer une industrie de réparation et de démolition navale à échoué.

Trente ans après l’installation de l’Arsenal à lieu une première extension, au nord du site d’origine, un site d’approvisionnement appelé Morice Yard, ce site remplaçant les installations implantées à Plymouth même et trop exiguës. Si ce site à connu quelques dégâts liés aux bombardements allemands, bien plus de bâtiments d’origine ont été préservés.

Ce site à été utilisé jusqu’en 1985 quand un site plus moderne à été batit au nord de l’Arsenal, la raison était l’usure des bâtiments, des bâtiments trop exigus et des raisons de sécurité.

L’étape suivante de l’extension eut lieu au 19ème siècle au moment où le bois et la voile, le calfat et les cordages cédèrent la place à l’acier et à la vapeur.

Un nouveau site est construit à Keyham, le North Yard implanté au nord du Morice Yard, un tunnel reliant les deux arsenaux. Deux bassins sont construits, le bassin n°2 donnant accès à trois formes de radoub alors que le n°3 baignait les ateliers.

En 1895, décision est prise d’agrandir le North Yard avec deux nouveaux bassins (n°4 et n°5) reliés par un dock-écluse (type forme Joubert). Trois nouveaux bassins de radoub sont construits, bassins capables d’accueillir les plus gros navires de l’époque.

D’autres travaux sont menés entre 1939 et 1948 avec un nouveau bassin (n°6) accueillant trois nouvelles formes de radoub dont une couverte. Cela porte le total à neuf formes de radoub de différentes tailles.

Les moyens de levage sont également accrus, les défenses modernisées. De nouveaux logements sont construits pour pouvoir accueillir les équipages en escale.

Quand éclate le second conflit mondial, les navires suivants sont stationnés à Devonport :

-Trois croiseurs légers de classe Town, les HMS Newcastle Sheffield Edimbourg (18th Cruiser Squadron)

-Huit destroyers type J (HMS Jervis Jackal Juno Janus Javelin Jersey Jupiter Jaguar) formant la 7th Destroyer Flottilla

-Huit destroyers type M (HMS Milne Mahratta Muskeeter Myrmidon Matchless Meteor
Marne Martin) formant la 10th Destroyer Flottilla

-Six destroyers légers type Hunt (HMS Tynedale Whaddon Blankney Blencathral Brockesby Avon Vale) formant la 15th Destroyer Flottilla

-Trois sloops classe Kingfisher, les HMS Kingfisher Mallara Puffin

-HMS Pelican (classe Egret) du Fishery Protection Squadron

-Six sloops classe Black Swan (HMS Flamingo Erne Chanticleer Pheasant Starling Lapwing)

-Six dragueurs de mines classe Algerine (HMS Acute Albacore Antares Aries Brave Chameleon)

-La défense rapprochée est assurée par deux canonnières, deux patrouilleurs ASM, une vedette de sauvetage, deux vedettes ASM et quatre Harbour Defence Motor Launch (HDML).

-Deux pétroliers classe Belgol, les RFA Francol Montenol

-Un pétrolier classe War, le RFA War Hindoo

-Un pétrolier classe Dale, le RFA Emmerdale

-Un pétrolier “portuaire” de classe Ranger, le RFA Gold Ranger

-Un ponton pétrolier, le RFA Red Dragon

Portland Naval Base

La base navale de Portland en 1937

La base navale de Portland en 1937

Dans le comté du Dorset se trouve l’île de Portland reliée par une chaussée submersible au continent et à la ville de Weymouth.

Cette particularité géographique offrit dès le 15ème siècle un port naturel à la Royal Navy qui l’utilisa régulièrement.

Ce n’est qu’à partir du milieu du 19ème siècle que des brise-lames furent construits pour former un port en eaux profondes, un port de 9km² où d’importantes escadres pouvaient être rassemblées.

Il n’y avait cependant pas de formes de radoub en septembre 1939 et le projet d’en creuser une se heurtant à de nombreux problèmes au point qu’on préféra faire construire à Devonport un dock-flottant de 250m de long pour pouvoir caréner des navires si le besoin s’en faisait sentir.

Il s’agit plus là de réparer un navire trop endommagé pour rallier Devonport ou Portsmouth que pour réaliser un entretien, un carénage prévu de longue date.

La base qui à été fermée en 1995 sert aujourd’hui de cimetière marin pour la Royal Navy, l’équivalent grand-breton de Landevennec.

En dépit de cette limite, des moyens non négligeables étaient stationnés à Portland quand éclate le second conflit mondial :

-Croiseurs légers classe Town HMS Gloucester Liverpool Manchester formant le 4th Cruiser Squadron

-Destroyers type Hunt HMS Blean Bleadsale Bolebrooke Border Catterick Derwent formant la 20th Destroyer Flottilla

-Corvettes classe Flower HMS Abella Acanthus Alyssum Amaranthus Anchusa Anemone Arabis Arbutus formant la 1st Escort Flottilla.

-Corvettes classe Flower HMS Convolvulus Coreopis Coriander Cowslip Crocus Cyclamen Dahlia Delphinium

Faslane His Majesty Dockyard Royal Naval Base

La base navale de Rosyth se révélant saturée et exposée à de potentiels (voir plus que probables) bombardements allemands, la Royal Navy décide d’aménager une nouvelle base sur la côte orientale de l’Ecosse.

Greenock était déjà utilisée par le passé mais la Royal Navy préfère s’implanter plus en aval en l’occurence à 25 miles (50km) de Glasgow. Le choix de l’estuaire de la Clyde est tout sauf innocent, c’est là que se concentre une part non négligeable de l’industrie navale britannique avec notamment le chantier naval John Brown.

Les travaux commencent en 1940 et vont s’achever en 1947 mais dès 1944 la base est considérée comme opérationnelle, permettant d’accueillir des navires importants notamment des porte-avions de classe Malta.

Pour ce qui est des installations d’entretien, trois formes de radoub sont creusées, une de 300m, une seconde de 250m et une troisième de 170m. Des ateliers sont également construits ainsi que des dépôts de ravitaillement qui pour des raisons de sécurité sont situées un peu à l’écart de la base.

En septembre 1948, les navires suivants sont stationnés à Faslane :

-Porte-avions classe Malta, les HMS Malta Gibraltar Hermes

-Croiseurs légers classe Minotaur, les HMS Minotaur Swiftsure Superb Vigilant formant le 16th Cruiser Squadron

-Croiseurs légers classe Dido, les HMS Charybdis Scylla Argonaut qui assurent la protection des porte-avions Malta Gibraltar Hermes

-Destroyers classe Tribal HMS Matabele Ashanti Mashona Somali Punjabi Tartar Bedouin Eskimo formant la 6th Destroyer Flottilla

-Destroyers type F, les HMS Fury & Foxhound de la 8th Destroyer Flottilla

-Destroyers type E, les HMS Eclipse Excounter Express Exmouth de la 12th Destroyer Flottilla

-Faslane étant située sur la côte occidentale des îles britanniques, la base dispose de nombreux navires d’escorte, des sloops, des corvettes et des frégates.

-Trois sloops de classe Kingfisher, les HMS Kittawake Sheldrake Widgeon formant le Faslane Group ayant pour mission la lutte anti-sous-marine côtière

-Six sloops classe Black Swan, les HMS Black Swan Ibis Crane Lark Redpole Woodcock formant la 2nd Anti-Submarine Flottilla

-Seize corvettes classe Flower formant la 7th (HMS Bryonyt Buttercup Camellia Campion Carnation Chrysanthemum Clematis Coltsfoot) et la 9th Escort Flottilla (Burdock Calendula Campanula Candytuft Celandine Clarkia Clover Columbine)

-Huit frégates classe River formant la 4th Escort Flottilla (HMS Jed Kale Ness Nith Ribble Rother Spey Swale)

-Dragueurs de mines classe Bangor, les HMS Bangor Blackpool Bridlington Bridport Ardrossan Beaumaris Bootle Boston de la 4th Minesweeping Flottilla

-Bâtiment-base de destroyers HMS Woolwitch

-Navire de maintenance aéronautique HMS Unicorn

-Pétroliers classe Leaf RFA Cherryleaf & Orangeleaf

-Pétroliers classe War RFA War Diwan & War Pindari

-Pétroliers classe Dale RFA Arnsdale Aldersdale Echodale

-Ravitailleur rapide RFA Charlotte

-La défense de la base est assurée par deux canonnières, deux patrouilleurs anti-sous-marins, une vedette de sauvetage, une vedette émettrice de fumée et quatre HDML

Ports civils et mouillage

Outre les bases navales identifiées comme telles, certains ports comme Douvres (Dover) accueillent des navires, généralement des navires d’escorte et de patrouille.

Situé sur le détroit du Pas de Calais, ce port de commerce accueille la 5th Escort Flottilla et quelques navires de soutien.

La 5th Escort Flottilla est composée de huit corvettes de classe Flower, les HMS Armeria Arrowhead Aubretia Auricula Begonia Bellwort Bluebell et Borage

Sont également stationnées à Dover, quatre Harbour Defence Motor Launch et le pétrolier-caboteur RFA Gray Ranger.

A Harwich est stationnée la 3rd Anti-Submarine Flottilla avec des sloops classe Black Swan et Black Swan améliorés en l’occurence les HMS Whimbrel Woodpecker Cygnet Magpie Snipe Actaeon.

Scapa Flow n’est pas à proprement parlé une base mais un mouillage protégé situé dans les Orcades au nord de l’Ecosse. Ce mouillage à été utilisé durant le premier conflit mondial par la Grand Fleet, afin d’être plus apte à intercepter une sortie de la Hochseeflot.

En septembre 1939, une partie de la flotte y avait déjà été déployée mais après la destruction du Royal Oak par le U-47 et en attendant la sécurisation du site, la flotte avait été dispersée dans différentes bases et mouillage.

En septembre 1948, le mouillage est nettement plus sécurisé et les britanniques bien plus vigilant sur l’intrusion de sous-marins

Quand éclate le second conflit mondial, les navires suivants sont présents à Scapa Flow :

-L’ex-cuirassé HMS Resolution sert de ponton où il à remplacé l’ancien cuirassé Iron Duke

-Deux cuirassés, les HMS Royal Oak et Centurion (5th Battleship Division) accompagnés de leurs destroyers d’escorte type F HMS Fame Fortune Firedrake Foresight

-La 2nd Submarine Flottilla et son navire de soutien HMS Shearwater doivent rejoindre le mouillage dès le début du conflit

-1st Polish Minesweeping Flottilla avec les dragueurs de mines M.1 à M.8, d’anciens Hunt transférés à la Free Polish Navy

-Quatre HDML

-Pétroliers RFA Celerol (classe Belgol) RFA War Chrisna (classe War) et RFA Blue Ranger (classe Ranger)

-Bâtiment-base de destroyers HMS Woolwitch

-Ravitailleurs d’hydravions HMS Pegasus et Dumana

13-Sous-marins (16) sous-marins classe Argonaute (2)

L’Amphitrite

L'Amphitrite

L’Amphitrite

-L’Amphitrite (Q-159) est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 8 août 1928 lancé le 20 décembre 1930 et mis en service le 8 juin 1933.

En septembre 1939, le sous-marin Amphitrite forme la 18ème DSM en compagnie des sous-marins Méduse Oréade et Psyché, division qui dépend de la 2ème escadrille, la composante sous-marine de la 6ème Escadre basée à Oran pour participer notamment à la sécurisation du détroit de Gibraltar.

La réorganisation de septembre 1940 affecte la 18ème DSM et donc le sous-marin Amphitrite à la 2ème flottille de sous-marin, la composante sous-marine de la 4ème escadre dont l’antre et la moderne base de Mers-El-Kébir.

Du 16 mai au 30 juin 1941, il est échoué sur le dock flottant pour sous-marins pour un grand carénage destiné à le remettre totalement en état. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 12 juillet 1941.

Il réalise ses essais officiels du 13 au 15 juillet et sa remise en condition du 17 au 31 juillet, ralliant Mers-El-Kébir le lendemain 1er août. Il effectue sa première patrouille post-carénage du 8 au 18 août 1941.

Du 25 avril au 3 mai 1943, il participe avec son compère Méduse à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Vauban Valmy Verdun de la 4ème DCT. L’Amphitrite enchaine par un entrainement ASM avec le contre-torpilleur Vauban du 2 au 13 août 1943.

Du 10 au 30 janvier 1944, l’Amphitrite est de nouveau échoué sur le dock flottant de Mers-El-Kébir pour un petit carénage. Armé pour essais le 6 février 1944, il exécute ses essais officiels les 7 et 8 février et sa remise en condition du 10 au 20 février, effectuant sa première patrouille post-carénage du 25 février au 6 mars 1944.

Du 11 au 22 février 1945, l’Amphitrite accompagné par l’Oréade participe à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Aigle Albatros et Gerfaut (5ème DCT) pour ce qui est le dernier exercice de ce sous-marin.

Mis en position de complément le 14 juin 1945, l’Amphitrite est désarmé le 30 juin 1945 et condamné le 7 juillet 1945 sous le numéro Q-159. Il est remorqué à Toulon le 4 septembre 1945 et confiés aux bons soins du DNM et y était toujours le 5 septembre 1948.

L’Antiope
-L’Antiope (Q-160) est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine-Maritime (ACSM) du Trait le 28 décembre 1928 lancé le 18 août 1931 et mis en service le 12 octobre 1933.

En septembre 1939, l’Antiope forme la 16ème DSM en compagnie de ses compères Orphée Amazone et Sibylle, division qui dépend du préfet maritime de la 1ère région (Premar I) avec Cherbourg comme port d’attache.

Du 6 juillet au 9 septembre 1940, le sous-marin Antiope est échoué dans le bassin n°3 de l’Arsenal de Cherbourg pour un grand carénage. Après une période d’entretien à flot, il est armé pour essais le 20 septembre, exécutant ses essais officiels les 21 et 22 septembre puis sa remise en condition du 24 septembre au 5 octobre, rentrant à Cherbourg le lendemain 6 octobre 1940. Il effectue sa première patrouille post-carénage du 16 au 26 octobre 1940.

La réorganisation de septembre 1940 rattache temporairement la 16ème DSM à la 5ème Escadre puisque la division de l’Antiope devant à terme intégrer une future Escadre de la Manche et de la Mer du Nord. Elle est basée à Cherbourg.

Le 17 mars 1942, un décret du ministre de la Marine créé officiellement l’Escadre Légère du Nord (ELN) dont la base est Dunkerque. La 16ème DSM quitte Cherbourg le lendemain et rallie Dunkerque à l’aube le 19 mars 1942.

Du 15 au 22 novembre 1942, les sous-marins Antiope et Amazone participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Kersaint et Cassard de la 8ème DCT.

Du 17 au 26 juin 1943, l’Antiope et le Sibylle participent à un nouvel entrainement ASM avec les deux contre-torpilleurs de la 8ème DCT.

Du 9 au 15 octobre 1943, la 16ème DSM au complet participe à un entrainement commun avec la 8ème DCT (Kersaint et Cassard) ainsi que la 3ème (Panthère Lynx Tigre) et de la 6ème DCT (Vautour Milan Epervier) venues de Brest.

Du 20 octobre au 30 novembre 1943, le sous-marin Antiope est échoué au bassin Tourville de l’Arsenal de Brest pour un nouveau grand carénage.

Après une période de travaux complémentaires, il est armé pour essais le 10 décembre 1943. Il réalise ses essais officiels les 11 et 12 décembre et sa remise en condition du 14 au 28 décembre, rentrant à Dunkerque le 29 décembre. Il effectue sa première patrouille post-carénage du 6 au 17 janvier 1944.

L’année suivante, l’Antiope va participer à l’exercice franco-britannique «Entente Cordiale 45» en compagnie des sous-marins  Pasteur Ajax et Sibylle mais également des cuirassés Gascogne et Alsace; du porte-avions Painlevé, des contre-torpilleurs de la 6ème DCT (Vautour Milan Epervier), ainsi que du pétrolier-ravitailleur La Seine (sans oublier les torpilleurs d’escadre d’escorte).

L’exercice «Entente Cordiale 1945» commence le 5 mai 1945 et s’achève le 15 mai, le tout au large des Shetlands, les sous-marins français et leurs homologues britanniques attaquant Scapa Flow le 11 mai 1945.

Mis en position de complément le 7 juillet 1945 en même temps que l’Amazone, l’Antiope est officiellement désarmé le 16 juillet 1945 puis ramené à Cherbourg le 21 juillet 1945 où il est condamné sous le numéro Q-160.

Le 8 mars 1946, il est pris en remorqué pour être ramené à Brest (DNA-Landevennec) mais une voie d’eau oblige le remorqueur à couper la remorque. Avant même que le remorqueur ne passe une nouvelle remorque, le Q-160 s’enfonce et sombre au large de Saint-Malo.

L’Amazone
-L’Amazone (Q-161) est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine-Maritime (ACSM) le 14 janvier 1929 lancé le 28 décembre 1931 et mis en service le 12 octobre 1933.

En septembre 1939, l’Amazone forme la 16ème DSM en compagnie de ses compères Orphée Antiope et Sibylle, division qui dépend du préfet maritime de la 1ère région (Premar I) avec Cherbourg comme port d’attache.

Du 10 septembre au 14 novembre 1940, le sous-marin Amazone est échoué au bassin n°3 de l’Arsenal de Cherbourg pour un grand carénage. Après une période de travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 24 novembre 1940.

Les essais officiels ont lieu du 25 au 27 novembre et sa remise en condition du 29 novembre au 10 décembre, l’Amazone effectue sa première patrouille post-carénage du 17 au 27 décembre 1940.

La réorganisation de septembre 1940 rattache temporairement la 16ème DSM à la 5ème Escadre puisque la division de l’Antiope devant à terme intégrer une future Escadre de la Manche et de la Mer du Nord. Elle est basée à Cherbourg.

Le 17 mars 1942, un décret du ministre de la Marine créé officiellement l’Escadre Légère du Nord (ELN) dont la base est Dunkerque. La 16ème DSM quitte Cherbourg le lendemain et rallie Dunkerque à l’aube le 19 mars 1942.
Du 15 au 22 novembre 1942, les sous-marins Amazone et Antiope participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Kersaint et Cassard de la 8ème DCT.

Du 9 au 15 octobre 1943, la 16ème DSM au complet participe à un entrainement commun avec la 8ème DCT (Kersaint et Cassard) ainsi que la 3ème (Panthère Lynx Tigre) et de la 6ème DCT (Vautour Milan Epervier) venues de Brest.

Du 1er décembre 1943 au 22 janvier 1944, l’Amazone est échoué au bassin Tourville de l’Arsenal de Brest pour un grand carénage.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 3 février. Les essais officiels de l’Amazone ont lieu les 4 et 5 février et sa remise en condition du 7 au 21 février, date de son retour à Dunkerque. Il effectue sa première patrouille post-carénage du 1er au 12 mars 1944 en mer du Nord.

Mis en position de complément le 7 juillet 1945 en même temps que l’Antiope, l’Amazone est officiellement désarmé le 24 juillet 1945. Remorqué à Cherbourg, le sous-marin est condamné sous le numéro Q-161 le 12 août 1945.

Mouillé en grande rade de Cherbourg, il est ensuite transféré au DNA à Landevennec le 14 avril 1946 et y était toujours en septembre 1948.

L’Atalante

L'Atalante

L’Atalante

-L’Atalante est mis sur cale aux chantiers Schneider de Chalons sur Saône le 17 août 1928 lancé le 5 août 1930 et mis en service le 18 septembre 1934.

En septembre 1939, l’Atalante appartient à la 17ème DSM, division formée avec les sous-marins Aréthuse Vestale et Sultane, la 17ème Division de Sous-Marins formant la 6ème escadrille avec la 20ème DSM (Turquoise Rubis Saphir Nautilus) qui avec la 5ème escadrille (9ème 10ème et 11ème DSM) forme la 4ème flottille qui dépend de la 4ème région maritime même si elle est régulièrement mise à disposition pour emploi au profit de la 4ème Escadre Légère.

Du 20 novembre au 2 décembre, la 17ème DSM au grand complet participe à un exercice commun avec la 11ème DCT (contre-torpilleurs Milan Bison Aigle) et la 12ème DCT, les neuf navires faisant escale à Tunis du 3 au 8 décembre avant de rentrer à Bizerte le lendemain 9 décembre 1940.

La réorganisation décidée en septembre 1940 intègre la 17ème DSM au sein de la 3ème flottille de sous-marins qui regroupe tous les sous-marins de la  6ème Escadre Légère.

Du 16 octobre au 30 novembre 1941, le sous-marin Atalante est échoué sur le dock flottant pour sous-marins de l’Arsenal de Sidi-Abdalah pour un grand carénage.

Après des travaux complémentaires à quai, l’Atalante est armé pour essais le 12 décembre 1941, réalisant ses essais officiels du 13 au 15 décembre et sa remise en condition du 17 au 31 décembre, effectuant sa première patrouille post-carénage du 8 au 18 janvier 1942.

Le 11 novembre 1943, l’Atalante participe à une revue navale sur le lac de Bizerte en compagnie des sous-marins L’Arethuse Turquoise et Nautilus.

Du 18 au 27 novembre 1944, les sous-marins L’Atalante et La Vestale de la 17ème DSM participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Vauquelin Chevalier Paul et Tartu (7ème DCT).
Du 1er janvier au 12 février 1945, le sous-marin L’Atalante est échoué sur le dock flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour un grand carénage.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 23 février, réalisant ses essais officiels les 24 et 25 février et sortant pour remise en condition du 27 février au 7 mars 1945. Il réalise sa première patrouille post-carénage du 15 au 25 mars 1945.

Du 11 au 18 octobre 1945, l’Atalante et l’Arethuse de la 17ème DSM participent à l’entrainement ASM de la 10ème DCT. La 17ème DSM réduite aux sous-marins Atalante Vestale Sultane participe ensuite à l’entrainement ASM de la 12ème DCT (Marceau Desaix Kléber) et ce du 13 au 18 novembre et du 20 au 25 novembre 1945.

Du 29 mars au 5 avril 1946, la 17ème DSM participe à l’entrainement ASM de la 5ème DCT et de la 1ère DT au large des côtes du Levant.

Mis en position de complément le 17 avril 1946, l’Atalante est officiellement désarmé le 28 avril 1946. Condamné le 7 mai 1946 sous le numéro Q-162. Il est remorqué le 14 juin 1946 à Toulon et mouillé au Bregaillon jusqu’au 24 juin 1948 quand il est vendu à la démolition et démantelé par un chantier naval toulonnais.

13-Sous-marins (8) sous-marins classe Pascal (4)

Le Persée

Le Persée

Le Persée

-Le Persée (Q-154) est mis sur cale aux Chantiers Navals Français (CNF) de Caen le 14 avril 1929 lancé le 23 mai 1931 et mis en service le 10 juin 1934.

Quand débute la guerre de Pologne en septembre 1939, le sous-marin Persée appartient à la 2ème DSM en compagnie de ses sister-ships Casabianca Achille et Sfax. Comme ses compères, le Persée dépend donc de la 4ème ESM, la composante sous-marine de la 1ère Escadre.

Durant ce court conflit (1er septembre-15 décembre 1939), le Persée va essentiellement patrouiller en mer du Nord, pistant navires de commerce et navires de guerre allemands.

La réorganisation de septembre 1940 ne change rien à sa situation, le Persée appartenant toujours à la 2ème DSM même si la 4ème ESM est devenue 5ème Escadre, cette escadre regroupant tous les sous-marins de la Flotte de l’Atlantique y compris le croiseur sous-marin Surcouf.

Du 1er janvier au 4 mars 1941, Le Persée est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg pour un grand carénage destiné à une remise en état complète et une modernisation succincte notamment de son appareillage d’écoute et du débarquement de ses tubes de 400mm.

Il sort pour essais du 20 au 22 mars puis pour remise en condition du 24 mars au 7 avril 1941, ralliant Brest le 10 avril pour préparer une nouvelle patrouille opérationnelle.

Du 16 au 24 mai 1942, le Persée participe avec son compère Casabianca à un entrainement ASM au profit des torpilleurs d’escadre Brestois Foudroyant Boulonnais (5ème DTE), les sous-marins et les torpilleurs se livrant une guerre sans merci.

Du 1er janvier au 15 mars 1944, Le Persée est échoué dans le bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg où il subit une remise en état complète et une modernisation de ses capacités avec notamment une DCA correcte composée d’un affût double de 25mm bien plus efficace que ces devanciers.

Il sort pour essais du 24 au 26 mars puis pour remise en condition du 28 mars au 10 avril, ralliant Brest le lendemain 11 avril 1944 pour préparer une nouvelle patrouille opérationnel ayant les côtes danoises comme objectif.

Le 30 septembre 1944 à l’aube, les sous-marins Persée Achille et Casabianca quittent Brest en compagnie du ravitailleur de sous-marins Jules Verne pour un exercice au large de Dakar.

Le 5 octobre à la hauteur du cap Bojador, les sous-marins et le ravitailleur prennent contact avec les contre-torpilleurs Marceau Desaix Kleber de la 12ème DCT venus de Toulon en compagnie du ravitailleur rapide l’Adour. Les navires de cette petite escadre arrivent tous à Dakar le 9 octobre 1944.

Les sous-marins vont s’entrainer de leur côté du 13 octobre au 5 novembre avec des duels entre sous-marins, un entrainement à la protection de convois _convoi représenté par le Jules Verne_ et des écoles à feux.

Après une semaine d’entretien à flot auprès du «Jules», les trois sous-marins de la 2ème DSM effectuent un entrainement commun avec la 12ème DCT du 12 au 18 novembre qui est suivit d’un exercice de synthèse du 20 novembre au 1er décembre. Le Jules Verne et la 2ème DSM quittent Dakar le 2 décembre pour rallier Brest le 9 décembre 1944 à l’aube.

Du 12 au 20 mars 1945, Le Persée et l’Achille participent à l’entrainement ASM des torpilleurs d’escadre L’Adroit Le Fougueux et Le Frondeur de la 2ème DTE.

Du 8 au 17 juillet 1945, Le Persée participe à un nouvel entrainement ASM. En compagnie de son sister-ship Casabianca, il sert de plastron aux contre-torpilleurs Guépard Lion et Bison de la 1ère DCT, l’une des divisions du groupement des contre-torpilleurs de la 3ème Escadre Légère.

Le 21 août 1945, Le Centaure est officiellement affecté à la 2ème DSM après la dissolution de la 4ème DSM, remplaçant l’Achille désarmé au mois de mai. En janvier 1946, l’affectation de l’Espoir (après dissolution de la 5ème DSM) porte le nombre de sous-marins à cinq avec le Casabianca Sfax Le Centaure le Persée et donc L’Espoir.

Cette situation est provisoire puisque le 5 juin 1946, le Persée est mis en position de complément après une avarie au  niveau de ses moteurs diesels. Jugeant peu économique de le réparer, l’amirauté décide de le désarmer le 25 juin 1946.

Condamné le 7 juillet sous le numéro Q-154, il est mouillé à Landevennec du 8 juillet 1946 au 15 septembre 1947 quand il est vendu à la démolition à un chantier de démolition dieppois qui le remorque en Normandie le 7 octobre et procède immédiatement à son démantèlement.

Le Protée
-Le Protée (Q-155) est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne sur Mer le 4 octobre 1928 lancé le 31 juillet 1930 et mis en service le 1er novembre 1932.

Intégré à la 3ème DSM (3ème escadrille, 1ère flottille, 2ème Escadre), le Protée passe la guerre de Pologne à patrouiller en Méditerranée occidentale notamment pour anticiper une possible entrée en guerre de l’Italie qui ne se produisit pas, le régime mussolinien préférant rester neutre.

Du 14 mars au 21 juin 1940, le Protée est échoué en compagnie de l’Actéon dans le bassin n°3 du Missiessy pour un grand carénage limité à une remise en état complète.

Le Protée et l’Actéon sortent pour essais du 1er au 3 juillet et pour remise en condition du 5 au 15 juillet, les deux submersibles reprenant alors leur cycle opérationnel en Méditerranée.

La réorganisation de septembre 1940 ne change rien pour le Protée qui reste au sein de la 3ème DSM, division qui appartient toujours à la 3ème Escadrille de la 1ère Flottille, la 1ère FSM étant la composante sous-marine de la 2ème Escadre.

Du 12 au 26 janvier 1943, le croiseur lourd Duquesne manoeuvre au large de Toulon, effectuant différents exercices comme la défense aérienne à la mer, des écoles à feux mais également du combat antisurface au cours duquel il sert de navire de commandement au profit des sous-marins  Protée et Fresnel qui ensuite vont se retourner contre le croiseur de 1ère classe, utilisant le sister-ship du Tourville comme cible, une cible mouvante et rebelle qui utilise notamment son détachement aviation composé de deux Loire 130.

Du 7 août au 12 octobre 1943, le Protée est échoué dans le bassin n°3 du Missiessy en compagnie de son compère Actéon pour un grand carénage qui associe une remise en état complète et une modernisation de ses capacités militaires (débarquement des tubes lance-torpilles de 400mm, modernisation de l’appareil d’écoute, remplacement de la DCA d’origine par un affût double de 25mm).

Ils sortent pour essais du 19 au 21 octobre et pour remise en condition du 23 octobre au 3 novembre, reprenant leur cycle opérationnel le 10 novembre 1943.

Du 2 au 12 mars 1944, le Protée accompagné de l’Achéron participe à un entrainement combiné avec l’aviation basée à terre et le croiseur lourd Henri IV. Alors que le croiseur lourd s’entraine à la surveillance, au commandement de l’aviation et à la défense aérienne à la mer en protégeant l’Elorn, les deux sous-marins se poursuivent mutuellement avant d’être placés sous le commandement du croiseur lourd chargé de les diriger en direction d’une flotte ennemie  cherchant à quitter le Golfe de Gênes pour gagner l’ouest de la Méditerranée.  Tous les navires rentrent à Toulon le 13 mars 1945 à l’aube.

La 3ème DSM est dissoute en mai 1945 et l’Achéron va rester hors rang, effectuant patrouilles et exercices d’entrainement jusqu’au 4 février 1946 date à laquelle il est mis en position de complément.

Officiellement désarmé le 21 février 1946, il est condamné sous le numéro de Q-155 le 7 mars 1946, date à laquelle il est remorqué au Bregaillon, étant confié aux bons soins du DNM, étant encore mouillé dans ce cimetière naval le 5 septembre 1948.

Le Pégase
-Le Pégase (Q-156) est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Saint-Nazaire le 29 septembre 1928 lancé le 28 juillet 1930 et mis en service le 19 juin 1932.

Durant la guerre de Pologne (1er septembre-15 décembre 1939), le Pégase est l’un des trois sous-marins de la 5ème DSM, les autres submersibles étant ses sister-ships L’Espoir et Monge. Durant ce cours conflit, le Pégase effectue l’essentiel de ses patrouilles dans le bassin occidental de la Méditerranée pour des patrouilles et des missions spéciales.

Du 24 au 27 mai 1940, le Pégase participe avec ses compères L’Espoir et Monge à un exercice commun avec les trois contre-torpilleurs de la 5ème DCT (Vauquelin Tartu Chevalier Paul) qui servent de but rapide aux submersibles qui rentrent dans la foulée à Toulon pendant que les trois contre-torpilleurs continuent leur entrainement.

La réorganisation de septembre 1940 ne change rien à la situation du Pégase qui reste intégré à la 5ème DSM, à la 3ème escadrille et donc à la 1ère FSM, composante sous-marine de la 2ème Escadre.

Du 16 août au 20 novembre 1940, Le Pégase est échoué au bassin n°2 du Missiessy pour un grand carénage destiné à le remettre complètement en état. Il sort pour essais du 1er au 3 décembre puis pour remise en condition du 5 au 20 décembre 1940, reprenant son cycle opérationnel à partir du 26 décembre quand il appareille pour une nouvelle patrouille.

Du 15 au 22 février 1943, il participe à l’entrainement ASM du contre-torpilleur Lion. Il subit ensuite un nouveau grand carénage du 11 décembre 1943 au 15 mars 1944, étant échoué au bassin Vauban n°7 pour remise en état et modernisation de ses capacités militaires (détection, DCA…..).

Placé en position de complément le 8 janvier 1946, Le Pégase est désarmé le 22 janvier 1946 et condamné le 1er février sous le numéro Q-156, étant remorqué le surlendemain au DNM du Bregaillon.

L’Espoir

Sous-marins Le Phenix et L'Espoir à quai compagnie d'un troisième 1500 tonnes à Saïgon

Sous-marins Le Phenix et L’Espoir à quai compagnie d’un troisième 1500 tonnes à Saïgon

-L’Espoir est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 1er août 1929 lancé le 18 juillet 1931 et mis en service le 1er février 1934.

Il forme donc la 5ème DSM en compagnie de ses sister-ships Pégase et Monge, division qui dépend de la 3ème escadrille, escadrille placée sous le commandement de la 1ère flottille de sous-marins, la composante sous-marine de la 2ème Escadre.

Du 24 au 27 mai, la 5ème DSM au complet manoeuvre contre les contre-torpilleurs de la 5ème DCT (Vauquelin Tartu Chevalier Paul), les contre-torpilleurs servant de buts rapides aux submersibles.
Du 21 novembre 1940 au 25 février 1941, le sous-marin L’Espoir est échoué dans le bassin n°2 du Missiessy pour un grand carénage limité à une remise en état complète.

Armé pour essais le 5 mars 1941, il sort pour essais du 6 au 8 mars puis pour remise en condition du 10 au 20 mars, reprenant son cycle opérationnel le 27 mars quand il appareille pour une nouvelle patrouille direction la Sicile.

Du 15 au 22 février 1943, il sert de plastron pour entrainer le sous-marin Guépard à la lutte ASM, le submersible se servant du contre-torpilleur comme but rapide pour parfaire son entrainement à la lutte antisurface.

Du 16 mars au 20 juin 1944, il est immobilisé au bassin Vauban n°7 pour un nouveau grand carénage qui double la remise en état d’une véritable modernisation concernant aussi bien l’appareille d’écoute que l’armement.

Armé pour essais le 1er juillet 1944, il sort pour ses essais réglementaires du 2 au 4 juillet puis pour remise en condition du 6 au 20 juillet 1944. Il reprend son cycle opérationnel à partir du 27 juillet quand il appareille pour une nouvelle patrouille.

Du 25 août au 7 septembre 1945, le sous-marin L’Espoir participe avec les sous-marins Le Héros (1ère DSM) et Crozet (3ème DSM) à un entrainement commun avec le croiseur lourd Algérie.

Le 22 janvier 1946, le sous-marin Pégase est désarmé ce qui entraine la dissolution de la 5ème DSM, laissant L’Espoir orphelin.

Décision est alors prise de le redéployer le sous-marin à Brest et de l’intégrer à la 2ème DSM. Il quitte Toulon le 1er février 1946, fait escale à Casablanca du 5 au 9 février avant de rallier Brest le 15 février 1946. Cela porte la 2ème DSM à l’effectif de cinq sous-marins soit les Casabianca Sfax Le Centaure le Persée et L’Espoir. Cette situation est cependant provisoire, le désarmement du Persée étant prévu  à l’été.

Du 4 mars au 10 juin 1947, le sous-marin L’Espoir est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg pour un nouveau grand carénage.

Armé pour essais le 20 juin, il sort pour ses essais réglementaires du 21 au 23 juin puis pour sa remise en condition du 25 juin au 5 juillet, ralliant Brest le lendemain pour préparer une nouvelle patrouille.

Quand le second conflit mondial éclate le 5 septembre 1948, l’Espoir étant en escale à Chatham après une patrouille de quinze jours et s’apprêtait à rentrer à Brest.

Le déclenchement du conflit bouleverse ce programme et le «1500 tonnes» rallie Dunkerque pour charger torpilles, vivres et carburant avant de reprendre la mer direction la Norvège pour tenter de s’opposer à l’invasion allemande.

13-Sous-marins (7) sous-marins classe Pascal (3)

L’Ajax

L'Ajax à la mer

L’Ajax à la mer

-L’Ajax (Q-148) est mis sur cale à l’Arsenal de Brest le 1er septembre 1928 lancé le 28 mai 1930 et mis en service le 1er février 1934.

Quand éclate la guerre de Pologne, l’Ajax est basé à Brest, formant la 6ème DSM avec ses sister-ships Poncelet Archimède et Pasteur. Cette division est placé sous le commandement de la 4ème Escadrille (4ème ESM), composante sous-marine de la 1ère Escadre.

Du 12 août au 24 novembre 1940, l’Ajax est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg pour un grand carénage avec une remise en état complète.

Il sort ensuite pour essais du 1er au 3 décembre puis pour remise en condition du 5 au 15 décembre, ralliant Brest le 17 décembre et reprenant son cycle opérationnel le 26 décembre quand il appareille pour une nouvelle patrouille.

La réorganisation de septembre 1940 ne change rien pour l’Ajax qui reste intégré à la 6ème DSM, la division étant désormais intégrée à la 5ème Escadre, composante sous-marine de la Flotte de l’Atlantique.

Du 1er au 6 mai 1942, il participe à l’entrainement de la 6ème DTE (Cyclone Mistral Siroco) en compagnie de son sister-ship et compère de division Archimède.

Du 3 janvier au 14 mars 1944, il est échoué au bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg pour remise en état et modernisation (débarquement des tubes lance-torpilles de 400mm, modernisation de l’appareil d’écoute et de la DCA).

Il sort pour essais du 21 au 23 mars puis pour remise en condition du 25 mars au 4 avril 1944, l’Ajax ralliant Brest le 5 avril et reprenant son cycle opérationnel à partir du 15 avril quand il appareille pour une nouvelle patrouille.

Du 20 septembre au 15 octobre 1944, l’Ajax est impliqué dans l’exercice Promethée, un exercice de la flotte de l’Atlantique qui voit la participation du porte-avions Painlevé, du cuirassé Gascogne, des trois croiseurs légers de la 4ème DC (Gloire Montcalm Georges Leygues)  de quatre torpilleurs d’escadre et des sous-marins Ajax et Pasteur chargé d’entrainer les torpilleurs d’escadre mais également les avions du porte-avions à la lutte ASM.

Du 10 au 17 novembre 1944, il participe à l’évaluation des capacités anti-sous-marines du contre-torpilleur Tigre mieux armé pour cette mission après l’embarquement d’un Asdic et l’augmentation du nombre de grenades ASM au détriment d’une plate-forme lance-torpilles.

L’année suivante, l’Ajax va participer à l’exercice franco-britannique «Entente Cordiale 45» en compagnie des sous-marins  Pasteur   Antiope  et Sibylle mais également des cuirassés Gascogne et Alsace; du porte-avions Painlevé, des contre-torpilleurs de la 6ème DCT (Vautour Milan Epervier), ainsi que du pétrolier-ravitailleur La Seine (sans oublier les torpilleurs d’escadre d’escorte.

L’exercice «Entente Cordiale 1945» commence le 5 mai 1945 et s’achève le 15 mai, le tout au large des Shetlands, les sous-marins français et leurs homologues britanniques attaquant Scapa Flow le 11 mai 1945.

Du 1er au 7 septembre, l »Ajax s’entraine à nouveau à la lutte ASM avec le Tigre comme plastron, le sous-marin servant à entrainer détecteurs et grenadeurs mais également les manoeuvriers du navire pour la traque des sous-marins, le sous-marin bénéficiant d’un but de tir de rapide.

Du 22 au 30 septembre 1945, le Pasteur participe avec l’Ajax à l’entrainement ASM de la 6ème DCT, les deux sous-marins tendant des embuscades aux contre-torpilleurs simulant un convoi rapide Brest-Lorient avant que les contre-torpilleurs ne traquent les sous-marins.

Cet exercice avec le Pasteur est le dernier mené par l’Ajax avant son désarmement. Il effectue encore une dernière patrouille en mer du Nord du 7 au 20 octobre avant de rallier Brest le 21 octobre, jour de sa mise en position de complément, décision qui entraine la dissolution de la 6ème DSM.

L’Ajax est officiellement désarmé le 12 novembre 1945, condamné sous le numéro de Q-148 le 4 janvier 1946 date à laquelle après avoir été mouillé dans le rade abri, il est convoyé jusqu’à Landevennec où il rejoint tous les navires désarmés qui attendent leur sort final : une improbable remise en service, une démolition ou servir de cible de tir.

Quand éclate la seconde guerre mondiale le 5 septembre 1948, il est décidé de réactiver un sous-marin pour entrainer de nouveaux équipages. Après inspection dans un bassin du port de commerce de Brest du 7 au 17 septembre, l’Ajax jugé en excellent état est réarmé sous le nom de sous-marin école n°1 mais ceci est une autre histoire.
L’Actéon

Les sous-marins Acheron et Actéon

Les sous-marins Acheron et Actéon

-L’Actéon est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Saint-Nazaire le 20 juillet 1927 lancé 10 avril 1929 et mis en service le 18 décembre 1931.

Le déclenchement de la guerre de Pologne en septembre 1939 trouve le sous-marin Actéon endivisionné au sein de la 3ème DSM en compagnie de ses sister-ships Acheron Fresnel et Protée, l’une des quatre divisions de la 3ème escadrille de sous-marins, escadrille dépendant de la 1ère flottille de sous-marins (1ère FSM), elle même place sous le commandement de la 2ème Escadre.

Durant ce conflit, le Fresnel va patrouiller en Méditerranée, se préparant si nécessaire à torpiller cargos et navires de guerre italiens au cas où l’Italie entrerait en guerre aux côtés de l’Allemagne mais ce cas de figure ne se produisit pas comme chacun le sait.

Du 14 mars au 21 juin 1940, l’Actéon est échoué en compagnie du Protée dans le bassin n°3 du Missiessy pour un grand carénage limite à une remise en état complète pour lui permettre de servir encore quelques années.

L’Actéon et le Protée sortent pour essais du 1er au 3 juillet et pour remise en condition du 5 au 15 juillet, les deux submersibles reprenant alors leur cycle opérationnel en Méditerranée.

A la différence des DSM «brestoises», la 3ème DSM et donc l’Actéon ne connaissent aucun changement institutionnel à l’occasion de la réorganisation de septembre 1940, la 1ère FSM restant la composante sous-marine de la 2ème Escadre.

L’Actéon multiplie les patrouilles pour surveiller notamment la Regia Marina lors de ses exercices, l’Actéon surveillant cuirassés et croiseurs transalpins lors de leurs entrainement à la navigation, de leurs entrainements au tir, de leurs exercices combinés………… .

Du 7 août au 12 octobre 1943, il est échoué en compagnie du Protée dans le bassin n°3 du Missiessy pour son dernier grand carénage, la remise en état étant doublée d’une modernisation à minima, son désarmement proche ne justifiant pas un réel accroissement de ses capacités militaires mais n’est pas assez proche pour limiter les travaux à un petit carénage.

Ils sortent pour essais du 19 au 21 octobre et pour remise en condition du 23 octobre au 3 novembre, reprenant leur cycle opérationnel le 10 novembre 1943.

Après une ultime patrouille au large des côtes italiennes, l’Actéon est mis en position de complément le 12 mars 1944, désarmé le 30 mars et condamné sous le numéro Q-149 le 17 avril 1944, date à laquelle il est mouillé au Bregaillon où il était toujours le 5 septembre 1948.

L’Achéron

-L’Acheron est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Saint-Nazaire le 24 septembre 1927 lancé le 6 août 1929 et mis en service le 22 février 1932.

Le déclenchement de la guerre de Pologne en septembre 1939 trouve le sous-marin Fresnel endivisionné au sein de la 3ème DSM, l’une des quatre divisions de la 3ème escadrille de sous-marins, escadrille dépendant de la 1ère flottille de sous-marins (1ère FSM), elle même place sous le commandement de la 2ème Escadre.

Durant ce conflit, le Fresnel va patrouiller en Méditerranée, se préparant si nécessaire à torpiller cargos et navires de guerre italiens au cas où l’Italie entrerait en guerre aux côtés de l’Allemagne mais ce cas de figure ne se produisit pas comme chacun le sait.

A la différence des DSM «brestoises», la 3ème DSM et donc le Fresnel ne connaissent aucun changement institutionnel à l’occasion de la réorganisation de septembre 1940, la 1ère FSM restant la composante sous-marine de la 2ème Escadre.

Du 7 janvier au 13 mars 1940, l’Achéron est échoué dans le bassin n°3 du Missiessy en compagnie de son sister-ship Fresnel pour une remise en état complète à défaut d’une véritable modernisation de leurs capacités militaires.

Les deux submersibles sortent pour essais du 20 au 22 mars puis pour remise en condition du 24 mars au 2 avril, reprenant leur cycle opérationnel à partir du 10 avril 1940.

Du 2 avril au 10 juin 1943, l’Achéron est échoué dans le bassin n°3 du Missiessy en compagnie de son compère Fresnel, les deux submersibles subissant une remise en état complète et une modernisation de leurs capacités militaires avec un nouvel appareil d’écoute, le débarquement des tubes lance-torpilles de 400mm et le remplacement de la DCA d’origine par un affût double de 25mm.

Ils sortent pour essais du 20 au 22 juin puis pour remise en condition du 24 juin au 7 juillet 1943, reprenant dès le 15 juillet leur cycle opérationnel, le Fresnel appareillant pour une nouvelle patrouille et l’Achéron se préparant à le faire avec quelques jours de décalage.

Du 6 au 15 décembre 1944, les sous-marins Acheron et Fresnel participent à un exercice ASM au profit du cuirassé Clemenceau et de ses torpilleurs d’escadre Rapière et Hallebarde. Le cuirassé sert ainsi de cible aux submersibles qui doivent néanmoins composer avec les torpilleurs d’escadre et les hydravions Dewoitine HD-731 du cuirassé.

Du 2 au 12 mars, l’Achéron accompagné du Protée participe à un entrainement combiné avec l’aviation basée à terre et le croiseur lourd Henri IV.

Alors que le croiseur lourd s’entraine à la surveillance, au commandement de l’aviation et à la défense aérienne à la mer en protégeant l’Elorn, les deux sous-marins se poursuivent mutuellement avant d’être placés sous le commandement du croiseur lourd chargé de les diriger en direction d’une flotte ennemie  cherchant à quitter le Golfe de Gênes pour gagner l’ouest de la Méditerranée.  Tous les navires rentrent à Toulon le 13 mars 1945 à l’aube.

Après une ultime patrouille dans le détroit de Bonifaccio, l’Achéron est placé en position de complément le 12 mai 1945, mouillé dans la Darse Vieille jusqu’à son désarmement officiel le 1er juin 1945.

Condamné sous le numéro Q-150 le 12 juin 1945, il est remorqué au DNM au Bregaillon où il retrouve ses sister-ships Actéon, Fresnel et Monge, eux aussi désarmés et attendant leur sort final, décision qui tarde puisque le 5 septembre 1948, ils sont toujours là.

L’Argo

L'Argo

L’Argo

-L’Argo (Q-151) est mis sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes le 25 août 1927 lancé le 11 avril 1929 et mis en service le 12 février 1933.

Au moment du déclenchement de la guerre de Pologne en septembre 1939, l’Argo forme la 4ème DSM en compagnie de ses sister-ships Le Centaure Pascal et Henri Poincaré, l’une des quatre divisions de la 4ème Escadrille, la composante sous-marine de la 1ère Escadre.

Cette division est cependant détachée au Maroc pour patrouiller dans l’Atlantique Sud mais également au large des côtes espagnoles et portugaises.

La réorganisation de septembre 1940 ne change rien pour L’Argo qui reste intégré à la 4ème DSM, la division dépendant désormais non plus de la 4ème ESM mais de la 5ème Escadre, la composante sous-marine de la Flotte de l’Atlantique.

Du 2 octobre au 12 décembre 1941, l’Argo est échoué dans le bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg pour un grand carénage comportant remise en état complète et modernisation de ses capacités militaires (débarquement des tubes lance-torpilles de 400mm, modernisation de l’appareil d’écoute et renforcement de la DCA).

L’Argo sort pour essais du 20 au 22 décembre puis pour remise en condition du 26 décembre 1941 au 7 janvier 1942, ralliant Brest le 9 janvier pour préparer une nouvelle patrouille en mer du Nord qui commence lors de son appareillage le 15 de ce mois.

Du 5 au 21 juillet 1943, il est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg pour un petit carénage destiné à le remettre en bon état pour lui permettre de tenir jusqu’à son désarmement prévu pour l’été 1945. Il sort pour essais du 27 au 29 juillet puis pour remise en condition du 31 juillet au 8 août 1943.

Du 7 au 17 mars 1944, il participe en compagnie du Centaure, de l’Achille et du Casablanca à l’exercice ASM «Mandragore», les deux sous-marins de la 4ème DSM et les deux submersibles de la 2ème DSM ayant les contre-torpilleurs de la 3ème DT comme partenaires de jeu. Il participe également avec Le Centaure à un exercice ASM au profit des torpilleurs d’escadre Mameluk et Casque et ce du 26 novembre au 3 novembre 1944.

Placé en position de complément le 1er août 1945, l’Argo est officiellement désarmé le 22 août puis condamné le 4 septembre sous le numéro Q-151. Remorqué à Landevennec le 5 septembre 1945, il y était toujours trois ans plus tard.

11-Torpilleurs d’escadre (14)

B-Torpilleurs classe L’Adroit

Avant-propos

Durant la période séparant le premier conflit mondial de la guerre de Pologne (1922-1939), la marine à la chance de bénéficier d’une politique cohérente incarnée notamment jusqu’à sa mort en 1932 par Georges Leygues. Ses successeurs continueront sur cette politique d’armement modérée bien adaptée à nos limites.

Le traité de Washington nous interdisant la construction de cuirassés et notre principal rival, l’Italie étant soumis aux mêmes limitations, l’effort va être porté sur les navires légers, les croiseurs, les contre-torpilleurs et les torpilleurs.

Pour cette dernière catégorie, la construction de douze torpilleurs de 1455 tonnes ou classe Bourrasque avait marqué l’arrivée dans notre marine de torpilleurs enfin comparables aux réalisations étrangères qu’il s’agisse des V&W britanniques ou des flush-decker américains.

La reconstitution des forces légères françaises se poursuit avec la construction de quatorze nouveaux torpilleurs financés pour les six premiers d’entre-eux à la tranche 1924 (L’Adroit L’Alcyon Le Mars Le Fortuné La Palme La Railleuse), les quatre suivants à la tranche 1925 (Brestois Boulonnais Basque Bordelais) et les quatre derniers à la tranche 1926 (Forbin Frondeur Fougueux Foudroyant).

Comme vous pouvez le voir, il n’y aucune homogénéité dans les noms choisis. La première tranche reprend les noms de navires commandés par le célèbre corsaire dunkerquois, Jean Bart alors que la seconde est baptisé du nom d’habitants du territoire métropolitain qu’il s’agisse des habitants de Brest, de Boulogne, de Bordeaux et du pays Basque.

La troisième voit trois de ses navires baptisés avec des adjectifs (Frondeur Fougueux Foudroyant) mais le quatrième porte le nom d’un célèbre marin (Forbin). Cette différence à une explication savoureuse.

A l’origine le torpilleur Forbin devait être baptisé Flamboyant jusqu’à ce qu’un officier qui connaissait bien Toulon précise que la plus célèbre maison de tolérance du port varois portait ce nom…….. .

Sur le plan technique, les Adroit sont plus lourds que les Bourrasque (1500 contre 1455 tonnes). Les différences sont minimes, la DCA étant composé dès le neuvage de canons de 37mm à la place du canon de 75mm. Ils ont les mêmes qualité (bon armement principal, bonne vitesse, bonne tenue à la mer) mais également les mêmes défauts (DCA et rayon d’action insuffisant).

Comme pour les Bourrasque, la construction de ces quatorze nouveaux torpilleurs est attribuée aux chantiers privés en l’occurence les Ateliers et Chantiers de France (L’Adroit), les Anciens Chantiers Dubigeon (La Palme La Railleuse le Brestois), les Chantiers Navals Français de Caen (Le Fortuné Le Mars le Boulonnais et le Frondeur), les Forges et Chantiers de la Gironde (L’Alcyon et le Bordelais), les Ateliers et Chantiers de Seine Maritime sis au Trait (le Basque), les Forges et Chantiers de la Méditerranée sur leur site du Havre (Forbin), les chantiers Dyle & Bacalan à Bordeaux (le Foudroyant) et enfin les Ateliers et Chantiers de Bretagne à Nantes (le Fougueux).

L’Adroit

Le torpilleur d'escadre L'Adroit

Le torpilleur d’escadre L’Adroit

-L’Adroit est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) sis à Dunkerque le 26 mai 1925 lancé le 1er avril 1927, armé pour essais le 30 avril 1927 et  entre en armement définitif le 1er janvier 1929. La clôture d’armement est prononcée le 1er juillet 1929 et le torpilleur L’Adroit est admis au service actif le 16 octobre 1929.

Le 1er avril 1928, la 1ère escadre légère est constituée en Méditerranée avec trois escadrilles de torpilleurs, les 3ème, 5ème et 7ème ET. Le 1er mars 1929, les appellations sont modifiés, le terme Escadrille étant remplacé par celui de Division, le terme de Flottille par celui d’Escadrille et le «Groupe de flottille» par celui de «Flottille».

A son admission au service actif (très tardive en raison d’essais fastidieux liés à des turbines capricieuses), L’Adroit sert de navire-amiral à la 1ère escadrille en remplacement de l’ancien torpilleur allemand Amiral Sénès alors en réparation et ce du 16 octobre 1929 au 24 février 1930 avant de rejoindre la 1ère division de torpilleur.

Le 1er novembre 1930 pour faire face à la pénurie d’effectifs (notamment de cadres), L’Adroit est placée en «Disponibilité Armée» au sein du groupe des torpilleurs de réserve (futur groupe léger), formant une première division avec le Bourrasque, l’Ouragan et L’Orage.

L’Adroit reste dans cette position jusqu’au 1er octobre 1931 quand il rejoint la 2ème escadrille dans l’Atlantique, remplaçant le torpilleur de 900 tonnes Mécanicien Principal Lestin qui est affecté à Bizerte. Il forme une nouvelle 1ère DT avec les torpilleurs Bourrasque, Ouragan et Orage.

Cette division est affectée à partir du 15 octobre 1932 aux forces de région du secteur de Brest. Il est endommagé par le Bourrasque lors d’un appareillage de nuit, les dégâts nécessitant un passage de trois semaines au bassin Tourville.

Le 1er octobre 1934, la 1ère DT est rebaptisé 2ème DT mais quelques semaines plus tard est formée une 4ème DT composée de L’Adroit, du Basque et du Foudroyant.

Le 5 juillet 1935 est créée au sein de l’Escadre de l’Atlantique la 2ème flottille de torpilleurs dont le navire-amiral est le contre-torpilleur Jaguar. Elle se compose de la 2ème DT (Fougueux Bordelais Frondeur), de la 4ème DT (L’Adroit  Basque Foudroyant) et de la 6ème DT (Cyclone Mistral Siroco) plus un groupe de complément composé des torpilleurs Bourrasque Orage Ouragan et L’Alcyon.

Comme le reste de la marine nationale, le premier torpilleur de 1500 tonnes participe aux opérations liées à la guerre d’Espagne qu’il s’agisse de l’évacuation de ses ressortissants ou le contrôle naval.

Le 23 mars 1938, la 2ème DT composée des torpilleurs Fougueux Frondeur et L’Adroit appareille de Brest pour Oran afin de renforcer la présence française dans le bassin occidental de la Méditerranée alors que la guerre d’Espagne se poursuit.
En septembre 1939, L’Adroit est toujours intégré à la 2ème DT, division affecté à la 2ème flottille de la 1ère escadre de la Flotte de l’Atlantique.  Dès le 28 août, la 2ème flottille avait été placée sous l’autorité d’Amiral-Ouest.

Cette flottille doit assurer les escortes de convois entre la Grande Bretagne et l’Afrique et la sureté générale dans le Golfe de Gascogne. Cette mission va occuper l’Adroit, le Fougueux et le Frondeur jusqu’à la fin de l’année 1939.

L’Adroit commence l’année 1940 par un entrainement de division avec ses sister-ships Fougueux et Frondeur. Quittant Brest le 7 janvier, ils exécutent une école à feux du 7 au 17 janvier, se ravitaillent à Brest le 18 janvier avant d’effectuer un entrainement au combat antisurface du 19 au 31 janvier, date de leur retour à Brest.

Le 8 février 1940, la 2ème DT quitte Brest en compagnie du cuirassé Courbet pour un entrainement commun, les quatre navires effectuant tout d’abord une école à feux du 8 au 15 février, le cuirassé continuant à entrainer les futurs canonniers pendant que les torpilleurs se ravitaillent à Lorient le 16 février.

La 2ème DT va alors affronter le Courbet qui simule un raider cherchant à intercepter un convoi reliant Brest au Verdon (17 au 24 février), la division faisant escale à Saint-Nazaire du 25 au 29 février avant de rentrer à Brest le 1er mars 1940.

L’Adroit est indisponible suite à une avarie mécanique du 3 au 30 mars, reprenant la mer pour essais du 31 mars au 3 avril et pour remise en condition du 5 au 20 avril, à chaque fois en compagnie du Fougueux et du Frondeur.

Les torpilleurs d’escadre L’Adroit Frondeur et Fougueux quittent Brest le 27 avril 1940 pour un entrainement de division. Après une école à feux du 27 avril au 4 mai, les trois torpilleurs font escale à Quiberon du 5 au 8 mai avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 9 au 18 mai, faisant escale à La Pallice du 19 au 22 mai puis à Hendaye du 23 au 27 mai avant de rallier Brest le 28 mai.

L’Adroit est indisponible pour entretien courant et permissions d’été de l’équipage du 1er au 22 juin, sortant pour essais du 24 au 27 juin et pour remise en condition du 29 juin au 13 juillet en compagnie du Fougueux.

Il participe ensuite aux essais (14 au 17 juillet) et à la remise en condition (19 juillet au 3 août) du Frondeur, les deux torpilleurs disponibles de la 2ème DT participant dans la foulée aux essais (5 au 8 août) et à la remise en condition (10 au 25 août) du Frondeur.

Le 4 septembre 1940, la 2ème DT quitte Brest pour entrainement, L’Adroit effectuant avec le Fougueux et le Frondeur une école à feux du 4 au 11 septembre, ralliant ensuite Cherbourg où ils arrivent le 12.

Le 17 septembre, les trois torpilleurs de la 2ème DT reprennent la mer en compagnie des torpilleurs légers de la 11ème DT (La Cordelière L’Incomprise Branlebas) pour un entrainement en commun, les six torpilleurs effectuant une école à feux du 17 au 25 septembre, faisant escale à Dieppe du 26 au 30 septembre avant un entrainement au combat antisurface du 1er au 8 octobre.

Les L’Adroit et les Melpomène effectuent une escale au Havre du 9 au 12 octobre, à Boulogne du 13 au 17 octobre et à Calais du 18 au 21 octobre.

Après une nouvelle école à feux du 22 au 27 octobre et une escale à Cherbourg du 28 au 31 octobre,  les deux divisions effectuent un entrainement au combat antisurface du 1er au 8 novembre, se séparant à la hauteur d’Ouessant le 9 novembre, la 2ème DT rentrant à Brest le 10 novembre 1940.

Le 21 novembre, L’Adroit appareille en compagnie du Frondeur et du Fougueux pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne en compagnie des cuirassés Courbet et Paris.

Après une école à feux commune du 21 au 30 novembre, les trois torpilleurs se ravitaillent à Lorient le 1er décembre avant un entrainement au combat antisurface, les torpilleurs de la 2ème DT affrontant le Courbet et le Paris et ce du 2 au 12 décembre, les cinq navires rentrant à Brest le 13 décembre 1940.

Le 4 janvier 1941, la 2ème DT quitte Brest pour le premier entrainement de division de l’année, les torpilleurs L’Adroit, Frondeur, Fougueux effectuent une école à feux du 4 au 12 janvier, se ravitaillent à Lorient le 13 janvier avant d’effectuer un entrainement au combat antisurface du 14 au 21 janvier, faisant escale à Royan du 22 au 27 janvier avant de rentrer à Brest le lendemain 28 janvier 1941.

Victime d’une avarie mécanique, le torpilleur L’Adroit est indisponible du 1er au 20 février, le torpilleur navire-amiral de la 2ème DT sortant pour essais du 21 au 24 février puis pour remise en condition du 26 février au 6 mars, à chaque fois en compagnie de ses compères de la division.

Le 20 mars 1941, la 2ème Flottille de torpilleurs quitte Brest pour un entrainement de grande ampleur réalisé du 20 mars au 4 avril en mer d’Iroise. Au cours de cet exercice, les torpilleurs effectuent un entrainement à l’évolution, des écoles à feux, des lancements simulés et réels de torpilles. Tous les torpilleurs rentrent à Brest le lendemain.

Le 12 avril 1941, les torpilleurs L’Adroit Fougueux et Frondeur quittent Brest pour un nouvel entrainement de division. Après une école à feux du 12 au 20 avril, ils font escale à Lorient du 21 au 25 avril avant d’effectuer un entrainement au combat antisurface du 26 avril au 6 mai avant une nouvelle escale à Royan du 7 au 12 mai, les trois torpilleurs effectuant un nouveau cycle d’entrainement du 13 au 24 mai, rentrant à Brest le lendemain.

L’Adroit est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 26 mai au 16 juin, sortant pour essais du 17 au 20 juin et pour remise en condition du 22 juin au 7 juillet, à chaque fois en compagnie du Frondeur.

L’Adroit participe ensuite aux essais (9 au 12 juillet) et pour remise en condition (14 au 30 juillet)  du Fougueux, les deux torpilleurs d’escadre participant aux essais (31 juillet au 3 août) et à la remise en condition (5 au 21 août) du Frondeur.

L’Adroit et le Frondeur sortent pour entrainement à partir du 1er septembre. Après une école à feux du 1er au 10 septembre, les deux torpilleurs font escale à Lorient du 11 au 15 septembre avant un entrainement au combat antisurface du 16 au 23 septembre, rentrant le lendemain à Brest.

L’Adroit effectue une école à feux en solitaire du 30 septembre au 7 octobre, se ravitaillant à Brest le 8 octobre. Il participe ensuite aux essais (9 au 12 octobre) et à la remise en condition (14 au 30 octobre) du Fougueux qui venait d’achever son grand carénage, les deux torpilleurs font escale à Quiberon du 31 octobre au 3 novembre, rentrant à Brest le lendemain.

Le 4 novembre 1941, L’Adroit transmet son pavillon de navire-amiral de la 2ème DTE au Fougueux puis est échoué le lendemain dans le bassin Tourville pour grand carénage. Ce grand carénage est une remise en état complète et une modernisation.

La coque est grattée, sablée et repeinte; les superstructures remise en état, les chaudières sont retubées, les turbines inspectées et remise en état, les hélices sont changées……. .

Sur le plan de la modernisation, le torpilleur «dunkerquois» reçoit un Asdic, un radar de navigation et un radar de veille combinée et voit sa DCA modernisée, les canons de 37mm modèle 1925 et les mitrailleuses de 13.2mm modèle 1929 sont remplacées par quatre canons de 37mm Schneider modèle 1941 et deux canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40, tous en affûts simples.

Remis à flot le 8 décembre 1941, il subit une période de travaux complémentaire à quai jusqu’au 22 décembre quand il est armé pour essais, sortant pour ses essais officiels ainsi du 23 au 27 décembre.

Il se ravitaille le 28 décembre puis reprend la mer le lendemain, retrouvant en baie de Douarnenez ses compères Fougueux et Frondeur, les trois torpilleurs sortant du 30 décembre 1941 au 8 janvier 1942, faisant escale à Lorient du 9 au 12 janvier avant un nouveau cycle d’entrainement du 13 au 25 janvier, date à laquelle les trois torpilleurs rentrent à Brest et que l’Adroit redevient navire-amiral de la 2ème DTE.

La 2ème DTE quitte Brest le 1er février pour entrainement, L’Adroit, le Fougueux et le Frondeur effectuant une école à feux du 1er au 8 février, se ravitaillent à Lorient le 9 février avant un entrainement au combat antisurface du 10 au 21 février, rentrant à Brest le lendemain 22 février 1942.

Le 26 février 1942, le quai des flottilles se dépeuplent singulièrement avec l’appareillage de la 2ème flottille de torpilleurs pour un importante exercice dans l’Atlantique. L’Ouragan, navire hors-rang et navire-amiral de la 2ème FT est le premier à appareiller suivit par les 2ème, 5ème et 6ème DTE au complet.

Ce sont donc au total dix torpilleurs d’escadre (2ème DTE Fougueux Frondeur L’Adroit 5ème DTE Brestois Foudroyant Boulonnais 6ème DTE Cyclone Siroco Mistral plus l’Ouragan) qui vont manoeuvrer ensemble.

Après un exercice de navigation de combat du 26 février au 1er mars, les dix torpilleurs se ravitaillent à Cherbourg le 2 mars avant d’enchainer par une école à feux du 3 au 7 mars, une escale au Havre du 8 au 10 mars, un entrainement à la défense aérienne à la mer du 11 au 17 mars, une escale à Boulogne du 18 au 20 mars, une exercice de synthèse du 21 au 30 mars, rentrant le lendemain  à Brest.
Le 5 avril 1942, la 2ème DTE quitte Brest direction Lorient où la division arrive en fin de journée pour un entrainement avec la 14ème DT. Après une école à feux commune du 6 au 14 avril, les six torpilleurs font escale à Saint-Nazaire du 15 au 21 avril.

Ils enchainent par un entrainement au combat antisurface du 22 au 30 avril, un ravitaillement à Lorient le 1er mai avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 2 au 8 mai, la 2ème DTE rentrant à Brest le lendemain.

Le 15 mai, l’Ouragan sort en compagnie des torpilleurs d’escadre de la 2ème DTE (Fougueux Frondeur L’Adroit) pour un exercice commun, les quatre torpilleurs effectuant une école à feux du 15 au 23 mai, se ravitaillant à Lorient le 24 mai avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 25 mai au 2 juin.

Les quatre torpilleurs d’escadre font escale à La Pallice du 3 au 7 juin avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 8 au 20 juin, les quatre torpilleurs après une escale à Bordeaux du 21 au 27 juin  rallient Brest le lendemain 28 juin 1942.

L’Adroit sort en compagnie du Frondeur pour entrainement du 5 au 13 juillet avec école à feux, tirs sur cible et lancement de torpilles, rentrant à Brest le 14 juillet 1942.

Il est ensuite indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 20 juillet au 9 août, sortant pour essais du 10 au 14 août et pour remise en condition du 16 au 30 août à chaque fois en compagnie du Fougueux. Les deux torpilleurs disponibles de la 2ème DTE participent ensuite aux essais (1er au 4 septembre) et à la remise en condition (6 au 20 septembre) du Frondeur.

Le 1er octobre 1942, la 2ème DTE quitte Brest pour un entrainement de division courant dans le Golfe de Gascogne. Après une école à feux du 1er au 8 octobre, les trois torpilleurs se ravitaillent à Lorient le 9 octobre puis effectuent un entrainement au combat antisurface du 10 au 18 octobre, ralliant ensuite Saint-Nazaire le 19 octobre pour quelques jours d’escale.

Le 24 octobre 1942 lors de l’appareillage, le Fougueux entre en collision avec L’Adroit. Si les dégâts sur le Fougueux sont limités, ceux du L’Adroit sont suffisamment sérieux pour que le navire soit pris en remorque par un remorqueur venu de Lorient qui le conduit dans le port morbihanais le 28 octobre 1942.

Il est échoué le 30 octobre 1942 dans la forme de Lanester pour remise en état du quart avant tribord qui avait été sérieusement endommagé par le Fougueux et va rester immobilisé pour réparations jusqu’au 15 décembre obligeant le Frondeur à prendre la tête de la 2ème DTE.

Remis à flot le 15 décembre 1942, le torpilleur d’escadre L’Adroit sort pour essais du 18 au 21 décembre puis pour remise en condition du 23 décembre 1942 au 7 janvier 1943 à chaque fois en compagnie du Fougueux et du Frondeur qui lui remet alors le pavillon de navire-amiral de la division.

Le 15 janvier 1943, la 2ème DTE quitte Brest pour le premier entrainement de division de l’année au large d’Ouessant et dans le Golfe du Gascogne . Après une école à feux du 15 au 22 janvier, les trois torpilleurs d’escadre se ravitaillent à Brest le 23 janvier avant d’effectuer un entrainement au combat antisurface du 24 au 31 janvier.

Après une escale à Lorient du 1er au 5 février, les trois torpilleurs effectuent un entrainement ASM du 6 au 10 février avec les sous-marins Achille et Sfax, font escale à La Pallice du 11 au 15 février, s’entrainent à la défense aérienne à la mer du 16 au 23 février puis après un dernier ravitaillement à Lorient le 24 février, effectuent un exercice de synthèse du 25 février au 5 mars, date du retour de la division à Brest.

Le 12 mars, les 2ème et 5ème DTE quittent Brest. Ces deux divisions sont les deux dernières encore active au sein de la 2ème flottille. Après une école à feux commune du 12 au 19 mars, les six torpilleurs d’escadre font escale à Lorient du 20 au 23 mars avant d’effectuer un entrainement au combat antisurface du 24 mars au 2 avril, la 2ème DTE affrontant la 5ème DTE avant un autre type d’exercice notamment un où un torpilleur affrontait les cinq autres.
Après une autre escale à Royan du 3 au 7 avril 1943, les 2ème et 5ème DTE subissent un entrainement DAM du 8 au 15 avril puis après une nouvelle escale à La Pallice du 16 au 20 avril effectuent un exercice de synthèse du 21 avril au 2 mai, date du retour des deux divisions à Brest.

Les trois torpilleurs de la 2ème DTE sortent pour un nouvel entrainement de division à partir du 10 mai quand les trois torpilleurs franchissent le goulet qui sépare la haute mer de la rade de Brest.

L’Adroit et ses deux compères de la 2ème DTE effectuent une école à feux du 10 au 17 mai avant de faire escale à Saint Nazaire du 18 au 23 mai puis d’enchainer par un entrainement de défense aérienne à la mer du 24 mai au 1er juin.

Après une escale à Hendaye du 2 au 7 juin, L’Adroit, le Fougueux et le Frondeur effectuent un entrainement au combat antisurface du 8 au 15 juin puis après un ravitaillement à Lorient le 16 juin, s’entrainent à la lutte ASM contre des sous-marins Pascal et Le Centaure  du 17 au 24 juin. La division rentre à Brest le lendemain 25 juin 1943.

L’Adroit est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 26 juin au 17 juillet, sortant pour essais du 18 au 20 juillet puis pour remise en condition du 22 juillet au 7 août, à chaque fois en compagnie du Frondeur.

Il participe ensuite aux essais (9 au 12 août) et à la remise en condition (14 au 29 août) du Fougueux, les deux torpilleurs d’escadre se ravitaillant à Brest le 31 avant de participer aux essais (1er au 4 septembre) et à la remise en condition (6 au 20 septembre) du Frondeur, les trois torpilleurs faisant escale à Royan du 21 au 24 septembre et à Biaritz du 25 au 30 septembre, rentrant  à Brest le 2 octobre à l’aube.

Le 9 octobre 1943, les trois torpilleurs d’escadre de la 2ème DTE quittent Brest pour Lorient où ils arrivent en fin de soirée pour un dernier exercice avec la 14ème DT. Cette division composée des torpilleurs légers Bouclier La Melpomène La Flore doit en effet être prochainement dissoute et ses navires devenir des stationnaires outre-mer.

Après une école à feux commune du 11 au 15 octobre 1943, les six torpilleurs se ravitaillent à Lorient le 16 octobre avant d’effectuer un entrainement au combat antisurface du 17 au 24 octobre puis après une escale à Sain- Nazaire du 25 au 30 octobre un entrainement de défense aérienne à la mer du 1er au 8 novembre, les deux divisions se séparant alors et la 2ème DTE ralliant Brest le 9 novembre.

Le 18 novembre 1943, la 2ème DTE appareille pour une croisière d’instruction de plus de trois mois entre les ports français de l’Atlantique, de la Manche et de la Méditerranée. Les trois torpilleurs effectuent de nombreux exercices sans oublier des escales comme à Cherbourg du 19 au 22 novembre, au Havre du 23 au 27 novembre, à Boulogne du 28 novembre au 1er décembre, à Dunkerque du 2 au 7 décembre, à Rouen du 9 au 12 décembre, à Saint-Malo du 13 au 16 décembre, à Saint-Nazaire du 18 au 21 décembre, à La Pallice du 23 au 26 décembre, à Biaritz du 27 janvier 1943 au 2 janvier 1944.

Les torpilleurs de la 2ème DTE sont à Casablanca du 5 du 8 janvier, à Oran du 10 au 13 janvier, à Alger du 15 au 18 janvier, à Tunis du 20 au 23 janvier, à Bizerte du 25 au 28 janvier, à Lattaquié du 1er au 4 février, à Beyrouth du 5 au 8 février, à Ajaccio du 11 au 14 février, à Nice du 15 au 18 février, à Marseille du 19 au 22 février, à Port-Vendres du 24 au 27 février, à Casablanca du 1er au 4 mars, à Biaritz du 7 au 11 mars, à Saint-Nazaire du 13 au 17 mars avant de rentrer à Brest le 18 mars 1944 après quatre mois loin de son port d’attache.

Les trois torpilleurs vont subir une période d’entretien étoffé (ou un petit carénage allégé c’est selon) en passant au bassin Tourville. L’Adroit est échoué dans le bassin n°1 de l’Arsenal de Brest du 19 au 30 mars pour inspection des œuvres vives, grattage et peinture de la coque plus les travaux d’entretien courant. Il sort pour essais et remise en condition du 2 au 12 avril, faisant escale à Saint-Malo du 13 au 18 avril avant de rentrer à Brest le lendemain 19 avril.

Le 1er mai 1944, la 2ème DTE sort pour entrainement de division dans le Golfe de Gascogne, les trois torpilleurs d’escadre effectuant une école à feux du 1er au 8 mai avant de se ravitailler à Lorient le 9 mai puis d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 10 au 22 mai.

Après une escale à Nantes du 23 au 27 mai, les torpilleurs L’Adroit, le Fougueux et le Frondeur effectuent un entrainement de défense aérienne à la mer du 28 mai au 5 juin, se ravitaillant à Lorient le 6 juin avant un exercice de synthèse du 7 au 15 juin, date du retour des trois navires à Brest.

L’Adroit est indisponible pour entretien et surtout permissions de l’équipage du 16 juin au 7 juillet, sortant pour essais du 8 au 11 juillet puis pour remise en condition du 13 au 28 juillet en compagnie du Frondeur.

Il participe ensuite aux essais (30 juillet au 2 août) et à la remise en condition (4 au 17 août) du Fougueux, les deux torpilleurs disponibles de la 2ème DTE participant ensuite aux essais (20 au 23 août) et à la remise en condition (25 août au 8 septembre) du Frondeur.

L’Adroit va alors effectuer son dernier entrainement de division avant son désarmement. Il sort avec ses compères Fougueux et Frondeur le 13 septembre, effectuant une école à feux du 13 au 21 septembre puis après un ravitaillement à Lorient le 22 septembre, un entrainement de défense aérienne à la mer du 23 au 30 septembre, date de leur retour à Brest.

Le lendemain 1er octobre 1944, L’Adroit cède son pavillon de navire-amiral au Frondeur puis est mis en position de complément le lendemain 2 octobre. Il est alors amarré au fond de la Penfeld à proximité de cale du Point au jour.

Un temps on envisage de prolonger sa carrière opérationnelle comme conserve permanente du croiseur école Jeanne d’Arc mais son faible rayon d’action fait capoter cette idée. Il passe au bassin Tourville du 15 au 26 décembre 1944.

Le torpilleur d’escadre L’Adroit est officiellement désarmé le 27 décembre 1944 et condamné le 5 janvier 1945 sous le numéro de Q-19.

Mouillé à Landevennec au dépôt naval de l’Atlantique dès le 8 janvier 1945, l’ex-torpilleur est remorqué en mer d’Iroise le 14 mars 1946 et sert de cible de tir à l’aviation navale basée à terre mais  également de son ancien compère le Frondeur encore en service.

11-Torpilleurs d’escadre (8)

Le Siroco

Le torpilleur d'escadre Siroco à la mer

Le torpilleur d’escadre Siroco à la mer

-Le Siroco est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët sis à Saint-Nazaire. le 15 mars 1924 lancé le 3 octobre 1925 et armé pour essais le 21 juillet 1926. Il entre en armement définitif le 15 mai 1927, armé définitif le 1er juillet 1927 et le Siroco est admis au service actif le 5 février 1928.

A son admission au service actif, le Siroco est affecté à la 3ème flottille comme chef de flottille de deux escadrilles, la 5ème escadrille composée des Cyclone Mistral Simoun et la 7ème escadrille composée des Mars Le Fortuné La Railleuse et La Palme. Le Siroco reste chef de flottille (puis d’escadrille lors du changement de dénomination du 1er mars 1929) jusqu’au 30 mars 1930.

Le 15 septembre 1934, les escadrilles sont dissoutes ne laissant que les échelons flottille et division, la 1ère flottille étant réduite à trois divisions (1ère, 3ème et 5ème DT), le Siroco appartenant toujours à la 5ème division avec le Cyclone et le Mistral.

En juillet 1935, la 5ème DT est transférée à la 2ème flottille dans l’Atlantique, devenant à cette occasion la 6ème DT avec toujours les mêmes membres à savoir le Cyclone, le Siroco et le Mistral.

La 6ème DT est engagée comme la majorité des navires de la marine nationale dans la guerre d’Espagne d’abord pour couvrir l’évacuation des ressortissants étrangers puis pour assurer un contrôle naval, contrôle qui se révélera bien vite illusoire, l’Allemagne, l’Italie et l’URSS étant juges et parties.

Quand éclate le second conflit mondial, le Siroco appartient toujours à la 6ème DT de la 2ème flottille intégrée à la 1ère escadre de la Flotte de l’Atlantique. Le dispositif de guerre voit la mise en place d’une Force de Raid et des Forces Maritimes de l’Ouest (FMO) composées essentiellement par les torpilleurs d’escadre pour des missions d’escorte entre Brest, Le Verdon, Gibraltar et Casablanca.

La 6ème Division de Torpilleurs (6ème DT) commence l’année 1940 par un traditionnel entrainement de division qui occupe les trois navires du 6 au 25 janvier avant une série d’escales  (Royan du 26 au 31 janvier, à Bordeaux du 2 au 7 février et à Biaritz du 8 au 12 février) et une nouvelle phase d’entrainement du 13 au 27 février, la 6ème DT rentrant à Brest le lendemain.

Le Siroco, le Cyclone et le Mistral sont en entretien à flot du 29 février au 17 mars, sortant pour essais du 18 au 20 mars puis pour remise en condition du 22 mars au 2 avril, date à laquelle ils rallient Cherbourg. Ils vont manoeuvrer avec la 11ème DT du 4 avril au 12 mai, faisant escale à Cherbourg du 13 au 20 mai avant de rentrer à Brest le 22 mai à l’aube.

Le 31 mai 1940, les torpilleurs Siroco, Cyclone et Mistral sortent pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne, entrainement qui occupe la division du 31 mai au 25 juin, rentrant à Brest le lendemain.

Le Siroco effectue une école à feux du 1er au 9 juillet, rentrant à Brest le lendemain 10 juillet. Il participe ensuite aux essais (13 au 15 juillet) et à la remise en condition (17 au 27 juillet) du Cyclone qui venait de connaître une période d’indisponibilité estivale.

Il est ensuite indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 29 juillet au 13 août, sortant pour essais (14 au 17 août) et pour remise en condition (19 août au 1er septembre) en compagnie de ses compères Cyclone et Mistral.

Le 12 septembre 1940, la 6ème DT quitte Brest pour un entrainement de division qui occupe les torpilleurs Siroco, Mistral et Cyclone du 12 septembre au 20 octobre 1940, ralliant Brest le lendemain.

Alors que le Cyclone est indisponible suite à une avarie mécanique, le Siroco et le Mistral sortent pour une école à feux du 28 octobre au 4 novembre, faisant escale à Lorient du 5 au 11 novembre puis à Quiberon du 12 au 15 novembre, rentrant le lendemain 16 novembre à Brest.

Le 23 novembre 1940, la 6ème DT sort pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne, entrainement qui les occupent du 24 novembre au 12 décembre. Le Siroco et ses compères font escale à Nantes du 13 au 18 décembre avant de rallier Brest le 21 à l’aube.

Le 24 janvier,  le Siroco et le Mistral sortent pour entrainement, effectuant une école à feux du 24 au 31 janvier, font escale à Saint-Nazaire du 1er au 4 février avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 5 au 17 février, les deux torpilleurs rentrant à Brest le lendemain 18 février 1941.  Le Siroco et le Mistral décidément inséparables sortent à nouveau pour entrainement du 24 au 28 février, rentrant à Brest le lendemain 1er mars 1941.

Du 3 mars au 12 avril 1941, le Siroco est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Brest (dit aussi bassin Tourville) pour une remise en état complète et une modernisation de sa DCA avec deux canons de 37mm Schneider modèle 1941 et deux canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40. Il reçoit également un Asdic, un radar de navigation et d’un radar de veille combinée

Armé pour essais le 22 avril, il sort en mer pour ses essais réglementaires du 23 au 27 avril puis pour sa remise en condition du 29 avril au 12 mai à chaque fois en compagnie du Cyclone, les deux torpilleurs faisant escale à Saint-Malo du 13 au 17 mai avant de rentrer le 18 mai à Brest.

Le 28 mai, le Siroco et le Cyclone quittent Brest pour participer aux essais et à la remise en condition du Mistral. Les trois contre-torpilleurs sont à  la mer pour les essais réglementaires du 29 mai au 1er juin puis pour remise en condition du 3 au 17 juin, les trois torpilleurs faisant escale à La Pallice du 18 au 21 juin avant de rallier Brest le lendemain 22 juin 1941.

Alors que le Cyclone est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage, le Siroco et le Mistral sortent ensemble pour une école à feux du 27 juin au 6 juillet, faisant escale à Lorient du 7 au 10 juillet avant de rentrer à Brest le lendemain 11 juillet  1941.

Le Siroco est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 14 juillet au 4 août, recevant à cette occasion deux canons de 37mm Schneider en remplacement des Hotchkiss qui sont cependant conservés à bord pour un éventuel renforcement de la DCA.

Le Siroco sort pour essais (5 au 8 août) et pour remise en condition (9 au 25 août) à chaque fois en compagnie du Cyclone, les deux torpilleurs de la 6ème DTE participant ensuite aux essais (27 au 30 août) et à la remise en condition (1er au 14 septembre) du Mistral, les trois torpilleurs allant ensuite mouiller en baie de Douarnenez après un crochet par la base navale pour se ravitailler.

Le 21 septembre, la 6ème DTE quitte la baie de Douarnenez pour retrouver au large d’Ouessant le cuirassé Paris (classe Courbet) pour un entrainement commun du 21 septembre au 6 octobre, la division ralliant Brest le 13 après une escale à La Rochelle du 7 au 11 octobre.

Le 22 octobre 1941, le Siroco et les deux autres torpilleurs d’escadre de la 6ème DTE quittent Brest pour un entrainement commun avec la 5ème DTE (Brestois Foudroyant Boulonnais) dans le Golfe de Gascogne du 22 octobre au 27 novembre, les six torpilleurs d’escadre faisant escale à Lorient du 28 novembre au 1er décembre, rentrant à Brest le lendemain 2 décembre 1941.

Le Siroco et le Mistral effectuent un entrainement ASM du 10 au 17 décembre contre le sous-marin Pascal. Après un ravitaillement le 18 décembre, les trois torpilleurs de la 6ème DTE effectuent un entrainement commun du 19 au 30 décembre 1941, date de leur retour à Brest au quai des flottilles.

Le Siroco commence l’année 1942 par un entrainement de division en compagnie du Cyclone et du Mistral. Les trois torpilleurs de la 6ème DTE s’entrainant du 15 janvier au 16 février 1942. le Siroco et ses deux compères de la 6ème DTE participent ensuite à un entrainement de flottille et ce du 26 février au 30 mars 1942, rentrant le lendemain 31 mars à Brest.

Le Siroco participe ensuite à un nouvel entrainement de division en compagnie du Cyclone et du Mistral, les trois navires de la 6ème DTE étant absents de Brest du 10 avril au 28 mai, l’exercice s’achève le 22 mai, les trois torpilleurs retardant leur retour à Brest jusqu’au 28 mai pour une escale à Saint-Malo du 23 au 27 mai 1942.

Le Siroco sort pour une école à feux du 5 au 15 juin, participant ensuite aux essais (19 au 21 juin) et à la remise en condition (23 juin au 8 juillet) du Cyclone qui venait de connaître sa traditionnelle période d’indisponibilité estivale.

Le Siroco est à son tour indisponible du 10 au 31 juillet pour entretien et permissions de l’équipage, sortant pour essais (1er au 4 août) et pour remise en condition (6 au 21 août) à chaque fois en compagnie de ses sister-ships Cyclone et Mistral.

Le Siroco et le Mistral sortent pour entrainement du 12 au 21 septembre et du 27 septembre au 2 octobre, ces deux cycles d’entrainement étant séparés par une escale à Lorient du 22 au 26 septembre, les deux navires rentrant à Brest le 3 octobre 1942. Le Siroco et le Mistral participent du 6 au 20 octobre à la remise en condition du Cyclone qui venait de connaître une période d’indisponibilité suite à une avarie de turbine.

L’entrainement de division à finalement lieu avec plus d’un mois et demi de retard, la 6ème DTE manœuvrant du 27 octobre au 24 novembre 1942.

Le Siroco sort pour entrainement en solitaire au profit de ses nouveaux membres d’équipage du  30 novembre au 7 décembre, retrouvant ensuite à la mer le Cyclone et le Mistral pour un exercice commun et ce du 9 au 20 décembre, les trois navires rentrant à Brest le lendemain 21 décembre 1942.

Le Siroco, le Mistral et le Cyclone quittent Brest le 5 janvier 1943 pour le dernier entrainement de division de la 6ème DTE qui à lieu du 5 janvier au 20 février dans le Golfe de Gascogne, au large du Maroc et de Dakar. La 6ème DTE quitte Dakar le 23 février, relâche à Casablanca du 27 février au 1er mars avant de rallier Brest le 4 mars 1943.

La 6ème DTE effectue une ultime sortie à la mer du 12 au 21 mars avant que le Mistral et le Siroco ne soient mis en position de complément respectivement les 23 et 24 mars.

Le Siroco est échoué au bassin Tourville du 31 mars au 10 avril pour préparer son désarmement en obturant les prises d’eau, en débarquant l’armement (4 canons de 130mm, les canons de DCA, les affûts lance-torpilles……….) et l’électronique.
Le torpilleur d’escadre Siroco est officiellement désarmé le 11 avril 1943. Il est Condamné le 12 avril 1943 sous le numéro Q-08.

Remorqué à Landevennec le 22 avril 1943, il va y rester jusqu’au 10 avril 1946. Ce jour là, il est remorqué en mer d’Iroise au large d’Ouessant.

Le 12 avril 1946, il sert de cible aux avions du porte-avions Painlevé et des destroyers et sous-marins britanniques, coulant après avoir encaissé au moins une demi-douzaine de bombes et probablement trois ou quatre torpilles.

Le Siroco

-Le Siroco est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët sis à Saint Nazaire. le 15 mars 1924 lancé le 3 octobre 1925 et armé pour essais le 21 juillet 1926. Il entre en armement définitif le 15 mai 1927, armé définitif le 1er juillet 1927 et le Siroco est admis au service actif le 5 février 1928.

A son admission au service actif, le Siroco est affecté à la 3ème flottille comme chef de flottille de deux escadrilles, la 5ème escadrille composée des Cyclone Mistral Simoun et la 7ème escadrille composée des Mars Le Fortuné La Railleuse et La Palme. Le Siroco reste chef de flottille (puis d’escadrille lors du changement de dénomination du 1er mars 1929) jusqu’au 30 mars 1930.

Le 15 septembre 1934, les escadrilles sont dissoutes ne laissant que les échelons flottille et division, la 1ère flottille étant réduite à trois divisions (1ère, 3ème et 5ème DT), le Siroco appartenant toujours à la 5ème division avec le Cyclone et le Mistral.

En juillet 1935, la 5ème DT est transférée à la 2ème flottille dans l’Atlantique, devenant à cette occasion la 6ème DT avec toujours les mêmes membres à savoir le Cyclone, le Siroco et le Mistral.

La 6ème DT est engagée comme la majorité des navires de la marine nationale dans la guerre d’Espagne d’abord pour couvrir l’évacuation des ressortissants étrangers puis pour assurer un contrôle naval, contrôle qui se révélera bien vite illusoire, l’Allemagne, l’Italie et l’URSS étant juges et parties.

Quand éclate le second conflit mondial, le Siroco appartient toujours à la 6ème DT de la 2ème flottille intégrée à la 1ère escadre de la Flotte de l’Atlantique. Le dispositif de guerre voit la mise en place d’une Force de Raid et des Forces Maritimes de l’Ouest (FMO) composées essentiellement par les torpilleurs d’escadre pour des missions d’escorte entre Brest, Le Verdon, Gibraltar et Casablanca.

La 6ème Division de Torpilleurs (6ème DT) commence l’année 1940 par un traditionnel entrainement de division qui occupe les trois navires du 6 au 25 janvier avant une série d’escales (Royan du 26 au 31 janvier, à Bordeaux du 2 au 7 février et à Biaritz du 8 au 12 février) et une nouvelle phase d’entrainement du 13 au 27 février, la 6ème DT rentrant à Brest le lendemain.

Le Siroco, le Cyclone et le Mistral sont en entretien à flot du 29 février au 17 mars, sortant pour essais du 18 au 20 mars puis pour remise en condition du 22 mars au 2 avril, date à laquelle ils rallient Cherbourg. Ils vont manoeuvrer avec la 11ème DT du 4 avril au 12 mai, faisant escale à Cherbourg du 13 au 20 mai avant de rentrer à Brest le 22 mai à l’aube.

Le 31 mai 1940, les torpilleurs Siroco, Cyclone et Mistral sortent pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne, entrainement qui occupe la division du 31 mai au 25 juin, rentrant à Brest le lendemain.

Le Siroco effectue une école à feux du 1er au 9 juillet, rentrant à Brest le lendemain 10 juillet. Il participe ensuite aux essais (13 au 15 juillet) et à la remise en condition (17 au 27 juillet) du Cyclone qui venait de connaître une période d’indisponibilité estivale.

Il est ensuite indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 29 juillet au 13 août, sortant pour essais (14 au 17 août) et pour remise en condition (19 août au 1er septembre) en compagnie de ses compères Cyclone et Mistral.

Le 12 septembre 1940, la 6ème DT quitte Brest pour un entrainement de division qui occupe les torpilleurs Siroco, Mistral et Cyclone du 12 septembre au 20 octobre 1940, ralliant Brest le lendemain.

Alors que le Cyclone est indisponible suite à une avarie mécanique, le Siroco et le Mistral sortent pour une école à feux du 28 octobre au 4 novembre, faisant escale à Lorient du 5 au 11 novembre puis à Quiberon du 12 au 15 novembre, rentrant le lendemain 16 novembre à Brest.

Le 23 novembre 1940, la 6ème DT sort pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne, entrainement qui les occupent du 24 novembre au 12 décembre. Le Siroco et ses compères font escale à Nantes du 13 au 18 décembre avant de rallier Brest le 21 à l’aube.

Le 24 janvier, le Siroco et le Mistral sortent pour entrainement, effectuant une école à feux du 24 au 31 janvier, font escale à Saint Nazaire du 1er au 4 février avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 5 au 17 février, les deux torpilleurs rentrant à Brest le lendemain 18 février 1941. Le Siroco et le Mistral décidément inséparables sortent à nouveau pour entrainement du 24 au 28 février, rentrant à Brest le lendemain 1er mars 1941.

Du 3 mars au 12 avril 1941, le Siroco est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Brest (dit aussi bassin Tourville) pour une remise en état complète et une modernisation de sa DCA avec deux canons de 37mm Schneider modèle 1941 et deux canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40. Il reçoit également un Asdic, un radar de navigation et d’un radar de veille combinée

Armé pour essais le 22 avril, il sort en mer pour ses essais réglementaires du 23 au 27 avril puis pour sa remise en condition du 29 avril au 12 mai à chaque fois en compagnie du Cyclone, les deux torpilleurs faisant escale à Saint Malo du 13 au 17 mai avant de rentrer le 18 mai à Brest.

Le 28 mai, le Siroco et le Cyclone quittent Brest pour participer aux essais et à la remise en condition du Mistral. Les trois contre-torpilleurs sont à la mer pour les essais réglementaires du 29 mai au 1er juin puis pour remise en condition du 3 au 17 juin, les trois torpilleurs faisant escale à La Pallice du 18 au 21 juin avant de rallier Brest le lendemain 22 juin 1941.

Alors que le Cyclone est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage, le Siroco et le Mistral sortent ensemble pour une école à feux du 27 juin au 6 juillet, faisant escale à Lorient du 7 au 10 juillet avant de rentrer à Brest le lendemain 11 juillet 1941.

Le Siroco est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 14 juillet au 4 août, recevant à cette occasion deux canons de 37mm Schneider en remplacement des Hotchkiss qui sont cependant conservés à bord pour un éventuel renforcement de la DCA.

Le Siroco sort pour essais (5 au 8 août) et pour remise en condition (9 au 25 août) à chaque fois en compagnie du Cyclone, les deux torpilleurs de la 6ème DTE participant ensuite aux essais (27 au 30 août) et à la remise en condition (1er au 14 septembre) du Mistral, les trois torpilleurs allant ensuite mouiller en baie de Douarnenez après un crochet par la base navale pour se ravitailler.

Le 21 septembre, la 6ème DTE quitte la baie de Douarnenez pour retrouver au large d’Ouessant le cuirassé Paris (classe Courbet) pour un entrainement commun du 21 septembre au 6 octobre, la division ralliant Brest le 13 après une escale à La Rochelle du 7 au 11 octobre.

Le 22 octobre 1941, le Siroco et les deux autres torpilleurs d’escadre de la 6ème DTE quittent Brest pour un entrainement commun avec la 5ème DTE (Brestois Foudroyant Boulonnais) dans le Golfe de Gascogne du 22 octobre au 27 novembre, les six torpilleurs d’escadre faisant escale à Lorient du 28 novembre au 1er décembre, rentrant à Brest le lendemain 2 décembre 1941.

Le Siroco et le Mistral effectuent un entrainement ASM du 10 au 17 décembre contre le sous-marin Pascal. Après un ravitaillement le 18 décembre, les trois torpilleurs de la 6ème DTE effectuent un entrainement commun du 19 au 30 décembre 1941, date de leur retour à Brest au quai des flottilles.

Le Siroco commence l’année 1942 par un entrainement de division en compagnie du Cyclone et du Mistral. Les trois torpilleurs de la 6ème DTE s’entrainant du 15 janvier au 16 février 1942. le Siroco et ses deux compères de la 6ème DTE participent ensuite à un entrainement de flottille et ce du 26 février au 30 mars 1942, rentrant le lendemain 31 mars à Brest.

Le Siroco participe ensuite à un nouvel entrainement de division en compagnie du Cyclone et du Mistral, les trois navires de la 6ème DTE étant absents de Brest du 10 avril au 28 mai, l’exercice s’achève le 22 mai, les trois torpilleurs retardant leur retour à Brest jusqu’au 28 mai pour une escale à Saint Malo du 23 au 27 mai 1942.

Le Siroco sort pour une école à feux du 5 au 15 juin, participant ensuite aux essais (19 au 21 juin) et à la remise en condition (23 juin au 8 juillet) du Cyclone qui venait de connaître sa traditionnelle période d’indisponibilité estivale.

Le Siroco est à son tour indisponible du 10 au 31 juillet pour entretien et permissions de l’équipage, sortant pour essais (1er au 4 août) et pour remise en condition (6 au 21 août) à chaque fois en compagnie de ses sister-ships Cyclone et Mistral.

Le Siroco et le Mistral sortent pour entrainement du 12 au 21 septembre et du 27 septembre au 2 octobre, ces deux cycles d’entrainement étant séparés par une escale à Lorient du 22 au 26 septembre, les deux navires rentrant à Brest le 3 octobre 1942. Le Siroco et le Mistral participent du 6 au 20 octobre à la remise en condition du Cyclone qui venait de connaître une période d’indisponibilité suite à une avarie de turbine.

L’entrainement de division à finalement lieu avec plus d’un mois et demi de retard, la 6ème DTE manoeuvrant du 27 octobre au 24 novembre 1942.

Le Siroco sort pour entrainement en solitaire au profit de ses nouveaux membres d’équipage du 30 novembre au 7 décembre, retrouvant ensuite à la mer le Cyclone et le Mistral pour un exercice commun et ce du 9 au 20 décembre, les trois navires rentrant à Brest le lendemain 21 décembre 1942.

Le Siroco, le Mistral et le Cyclone quittent Brest le 5 janvier 1943 pour le dernier entrainement de division de la 6ème DTE qui à lieu du 5 janvier au 20 février dans le Golfe de Gascogne, au large du Maroc et de Dakar. La 6ème DTE quitte Dakar le 23 février, relache à Casablanca du 27 février au 1er mars avant de rallier Brest le 4 mars 1943.

La 6ème DTE effectue une ultime sortie à la mer du 12 au 21 mars avant que le Mistral et le Siroco ne soient mis en position de complément respectivement les 23 et 24 mars.

Le Siroco est échoué au bassin Tourville du 31 mars au 10 avril pour préparer son désarmement en obturant les prises d’eau, en débarquant l’armement (4 canons de 130mm, les canons de DCA, les affûts lance-torpilles……….) et l’électronique.

Le torpilleur d’escadre Siroco est officiellement désarmé le 11 avril 1943. Il est Condamné le 12 avril 1943 sous le numéro Q-08.

Remorqué à Landevennec le 22 avril 1943, il va y rester jusqu’au 10 avril 1946. Ce jour là, il est remorqué en mer d’Iroise au large d’Ouessant.

Le 12 avril 1946, il sert de cible aux avions du porte-avions Painlevé et des destroyers et sous-marins britanniques, coulant après avoir encaissé au moins une demi-douzaine de bombes et probablement trois ou quatre torpilles.

11-Torpilleurs d’escadre (5)

L’Orage

Le torpilleur d'escadre Orage à la mer

Le torpilleur d’escadre Orage à la mer

-L’Orage est mis sur cale aux Chantiers Navals Français (CNF) sis à Caen le 20 août 1923 lancé le 30 août 1924 et armé pour essais le 1er août 1925.

Il entre en armement définitif le 1er septembre 1926, la clôture d’armement est prononcée le 1er octobre 1926 et son admission au service actif le 19 janvier 1927.

A son admission au service actif, l’Orage est affecté à la 1ère escadrille de la 1ère flottille, la 1ère escadrille devenant 1ère DT le 1er mars 1929. Du 1er novembre 1930 au 31 août 1932, l’Orage est affecté au groupe de complément de la flottille des torpilleurs de la 1ère escadre en compagnie des Bourrasque et Ouragan. Cette première division est affectée au secteur de Brest en février 1932.

Le 1er octobre 1934, la 1ère DT retrouve à l’escadre et devient la 2ème DT avec pour un temps L’Adroit, l’Orage, l’Ouragan et le Bourrasque mais le 1er septembre 1935, ces navires sont affectés au groupe de complément.

A partir du 15 août 1936, les unités du groupe de complément sont endivisionnés, l’Orage formant la 4ème division de torpilleurs avec le Bourrasque et l’Ouragan.

En mars 1938, la 4ème DT (Bourrasque Ouragan et Orage) quitte Brest pour la Méditerranée afin de renforcer la présence française dans cette zone troublée par la guerre d’Espagne qui s’achève en avril 1939 et la 4ème DT peut regagner la Bretagne.

Quand la seconde guerre mondiale éclate le 3 septembre 1939, la Flotte de l’Atlantique est réorganisée en deux forces : la Force de Raid avec les navires les plus rapides pour mener des raids contre les navires allemands engagés dans la guerre de course et les Forces Maritimes de l’Ouest (FMO) qui sous l’autorité d’Amiral-Ouest sont chargées de l’escorte des convois entre l’Angleterre, Brest, Gibraltar et Casablanca.

Le 8 janvier 1940, la 4ème DT aurait du appareiller pour une école à feux mais le Bourrasque est victime d’une avarie et doit rester à Brest le temps que l’équipage et les ouvriers de l’Arsenal ne réparent l’avarie. Cela n’empêche l’Orage et l’Ouragan de sortir pour un entrainement en duo du 9 au 17 janvier, entrainement mêlant école à feux, lancement de torpilles, lutte contre les avaries………. .

Rentré à Brest le lendemain 18 janvier 1940, les deux torpilleurs «valides» de la 4ème DT sortent pour les essais et la remise en condition du Bourrasque, respectivement du 25 au 28 janvier et du 30 janvier au 9 février.

Le 16 février 1940, la 4ème DT quitte Brest pour un entrainement de division qui occupe la division jusqu’au 4 mars. Ils font ensuite escale à Lorient du 5 au 10 mars, à  Saint-Nazaire du 11 au 15 mars, à Royan du 16 au 20 mars, à Hendaye du 21 au 24 mars avant de rentrer à Brest le 26 mars 1940.

Le 2 avril 1940, l’Orage et ses sister-ship Bourrasque et Ouragan quittent Brest pour rallier le lendemain 3 avril le port de Lorient où ils retrouvent la 14ème DT. Les deux divisions vont manoeuvrer ensemble du 4 avril au 8 mai, faisant escale à Nantes du 23 au 30 avril. Ils rentrent à Brest le 9 au matin.

L’Orage et ses deux compères de la 4ème DT effectuent une école à feux au large d’Ouessant du 16 au 23 mai, faisant escale à Saint-Malo du 24 au 30 mai avant de rentrer à Brest le lendemain 31 mai 1940.

L’Orage sort pour un entrainement  du 5 au 12 juin, faisant escale à Lorient du 13 au 15 juin avant de participer aux essais (16 au 19 juin) et à la remise en condition (21 au 30 juin) du Bourrasque qui sortait de sa traditionnelle période d’indisponibilité estivale.

Il est indisponible du 2 au 17 juillet 1940, sortant pour essais (18 au 21 juillet) et pour remise en condition (23 juillet au 7 août) en compagnie de ses compères Bourrasque et Ouragan, les trois torpilleurs rentrant à Brest le lendemain 8 août 1940.

Avant d’entrer dans un cycle de grand carénage, la 4ème DT effectue un entrainement de division qui occupe l’Orage et ses deux compères du 15 août au 2 septembre, rentrant à Brest le lendemain après notamment à Saint-Nazaire du 23 au 27 août.

La réorganisation de septembre 1940 rattache le Bourrasque, l’Orage et l’Ouragan, les trois navires de la 4ème DT à la 1ère Escadre au sein de la 2ème flottille de torpilleurs en compagnie des 2ème, 5ème et 6ème DT.

Les trois navires de la  4ème DT vont alors subir un grand carénage, un grand carénage destiné à une remise en état complète. Le 7 septembre, le Bourrasque qui est le premier à y passer, transmet son pavillon de navire-amiral de la 4ème DT à l’Orage.

Le 14 septembre, l’Orage et l’Ouragan sortent pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne qui occupe les deux torpilleurs du 14 septembre au 9 octobre, faisant escale à Saint-Nazaire du 10 au 14 octobre avant de rentrer à Brest le lendemain.

L’Orage  effectue une école à feux du 18 au 25 octobre avant de rentrer à Brest le lendemain. Il sort ensuite pour les essais (2 au 5 novembre) et pour la remise en condition (7 au 21 novembre) du Bourrasque. Le 22 novembre 1940, le Bourrasque redevient navire-amiral de la 4ème DT alors que l’Ouragan est toujours en grand carénage.

Le 27 novembre 1940, l’Orage et le Bourrasque sortent pour entrainement jusqu’au 7 décembre, date à laquelle il rentrent à Brest. Si l’Orage va  subir un grand carénage, le Bourrasque va participer aux essais et à la remise en condition de l’Ouragan.

L’Orage vidange ses soutes et débarque ses munitions. Il est échoué dans le bassin Tourville le 11 décembre 1940 pour une remise en état complète, la modernisation de la DCA devant attendre la disponibilité de pièces d’artillerie moderne (canons de 37mm Schneider modèle 1941 notamment). Il reçoit néanmoins un Asdic, un radar de navigation et d’un radar de veille combinée.

Armé pour essais le 27 janvier 1941, l’Orage sort pour essais (28 au 31 janvier) et pour remise en condition (2 au 16 février) en compagnie du Bourrasque et de l’Ouragan. Les trois torpilleurs d’escadre rentrent à Brest le lendemain 17 février 1941.

Du 24 février au 7 mars 1941, la 4ème DT sort pour entrainement en compagnie du cuirassé Courbet. Après une escale commune à Saint-Nazaire du 8 au 12 mars 1941, les quatre navires rentrent à Brest le lendemain 13 mars 1941.

Le 20 mars 1941, la 2ème Flottille de torpilleurs quitte Brest pour un entrainement de grande ampleur qui occupe les torpilleurs du 20 mars au 4 avril, tous les torpilleurs rentrant à Brest le lendemain.

Après une période d’entretien à flot du 6 au 17 avril, l’Orage et les deux autres torpilleurs de la 4ème DT sortent pour essais et remise en condition du 18 au 30 avril, date de leur retour à Brest.

La 4ème DTE effectue alors un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne du 8 mai au 5 juin, les trois torpilleurs d’escadre rentrant à Brest le 6 juin 1941.

L’Orage est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 6 au 27 juin 1941. Au cours de cette période d’indisponibilité, il reçoit enfin une DCA moderne, les canons de 37mm modèle 1925 et les mitrailleuses de 13.2mm modèle 1929 étant remplacés par quatre canons de 37mm Schneider  modèle 1941. Il sort pour essais du 28 au 30 juin puis pour remise en condition du 1er au 15 juillet, cette dernière sortie étant réalisée avec le Bourrasque.

L’Orage et le Bourrasque participent ensuite aux essais (19 au 21 juillet) et à la remise en condition (22 juillet au 4 août) de l’Ouragan après sa période d’indisponibilité estivale.

Le 8 août 1941, le Bourrasque transmet son pavillon de navire-amiral de la 4ème DTE à son sister-ship Orage. Il est le même jour placé en position de complément et entame le processus qui doit conduire à son désarmement.

La 4ème DTE est donc désormais réduite à deux unités, les Orage et Ouragan. La division sort pour un entrainement de division du 12 août au 27 septembre, ralliant Brest le lendemain après notamment une escale à Bordeaux du 13 au 17 septembre.

Victime d’une avarie mécanique, l’Orage est indisponible du 5 au 27 octobre, sortant pour essais du 29 octobre au 2 novembre puis pour remise en condition du 4 au 18 novembre 1941 à chaque fois en compagnie de l’Ouragan.

La 4ème DTE sort pour un entrainement de division, quittant Brest le 25 novembre pour rallier la baie de Douarnenez. Ils gagnent la haute mer le 28 novembre pour entrainement de division jusqu’au 28 décembre, rentrant le lendemain à Brest après une escale à La Rochelle du 16 au 19 décembre 1941.

L’Orage et l’Ouragan effectuent un dernier entrainement de division du 7 au 16 janvier, faisant escale à Saint Malo du 17 au 22 janvier avant de rallier Brest le lendemain 23 janvier 1942.

L’Orage effectue une ultime sortie du 24 au 26 janvier avant d’être placé en position de complément le 27 janvier 1942. Cette décision entraine la dissolution de la 4ème DTE, l’Ouragan étant désormais navire-amiral de la 2ème FT.

Il passe au bassin Tourville du 3 au 10 février 1942 pour préparer son désarmement et sa conservation de longue durée.

Le torpilleur d’escadre Orage est officiellement désarmé le 12 février 1942 et condamné le 20 février 1942 sous le numéro Q-04.

Mouillé en Penfeld, il est remorqué à Landevennec en septembre 1942, retrouvant ses sister-ships au Dépôt Naval de l’Atlantique (DNA).