19-Marine marchande (15)

SNCF

La Société Nationale des Chemins de Fer Français (SNCF) créée par le Front populaire en 1938 dispose également de navires, des cargos, des caboteurs et des paquebots transmanches comme le montre l’état de sa flotte en septembre 1939. A noter qu’une partie est placée en gérance chez Delmas-Viellejeux.

-Cargo Rennes (1925) 771 TJB

-Caboteur Bordeaux (1912) 774 TJB

-Caboteur Brest (1900) 522 TJB

-Paquebot transmanche Londres  (en construction en 1940) 2384 TJB

-Paquebot transmanche Newhaven (1911) 1888 TJB

-Paquebot transmanche Rouen (1912) 1882 TJB

-Paquebot transmanche Versailles (1919) 2156 TJB

Pour remplacer son cargo Rennes et ses caboteurs Bordeaux et Brest, la SNCF passe commande auprès des chantiers Delmas de La Rochelle de trois petits cargos de 70m de long et de 1000 Tonnes de jauge brute.

-caboteur Rennes II mis sur cale 12 mars 1946 lancé le 11 novembre 1946 et mis en service le 21 janvier 1947

-caboteur Bordeaux II  mis sur cale le 20 novembre 1946 lancé le 27 juillet 1947 et mis en service le 8 janvier 1948

-caboteur Brest II mis sur cale le 12 août 1947 lancé le 14 mai 1948 et mis en service le 1er septembre 1948

Société Cherbourgeoise de Cabotage

Situation identique en septembre 1948 même si sans la guerre, il est probable que la SCC aurait passé commande de nouveaux navires notamment pour remplacer ses vénérables transbordeurs.

-Caboteur Carentan (1930) 145 TJB

-Caboteur Renée Marguerite (1932) 3713 TJB

-Transbordeur Ingénieur Cachin (1923) 1309 TJB

-Transbordeur Ingénieur Minard (1911) 1273 TJB

-Transbordeur Ingénieur Reibell (1911) 675 TJB

Société Européenne d’Armement

Cette société victime d’importants détournements de fonds de la part d’un directeur indélicat fait faillite en 1942.

Ces trois navires sont mis en vente par l’administrateur judiciaire pour renflouer les créanciers mais ne trouvant pas prenneurs, ils sont vendus à la démolition donc au prix de la féraille.

-Cargo Calvados (1909) 2993 TJB

-Cargo La Marsa (1914) 1439 TJB

-Cargo Prado (1905) 997 TJB

Société Française des Pétroles Shell

-Pétrolier Alberta (1938) 3357 TJB

-Pétrolier-caboteur Mexphalte (1928) 2578 TJB

-Pétrolier-caboteur Shellspra (1923) 2161 TJB

-Pétrolier-caboteur Spramex (1928) 2560 TJB

Pour compléter sa flotte, cet armateur émanation du trust anglo-néerlandais commande deux pétroliers-caboteurs, des PPC ou Petits Pétroliers de la Commission, des navires de 1500 tonnes de jauge brute. Ces deux navires sont construits par les Chantiers de Normandie au Grand Quevilly près de Rouen.

-Pétrolier-caboteur Caucase  mis sur cale le 27 octobre 1945 lancé le 28 juillet 1946 et mis en service le 12 octobre 1946

-Pétrolier-caboteur Oural  mis sur cale le 10 août 1946 lancé le 2 juin 1947 et mis en service le 2  novembre 1947

Société Française de Transports Pétroliers (SFTP)

La Société Française de Transports Pétroliers à été créée en 1938 sous la forme d’un consortium dont la colonne vertébrale était la compagnie Worms pour augmenter les capacités de transport pétrolier au profit de l’industrie française.

-Pétrolier Bourgogne (1937) 9357 TJB

-Pétrolier Champagne (1938) 9946 TJB

-Pétrolier Dauphiné (1930) 9176 TJB

-Pétrolier Franche Comté (1936) 9314 TJB

-Pétrolier Languedoc (1937) 9512 TJB

-Pétrolier Limousin (1930) 7619 TJB (appartient au gouvernement français)
-Pétrolier Lorraine (1937) 9512 TJB

-Pétrolier Phenix (1920) 2633 TJB (appartient à la société Courtage et Transport)

-Pétrolier Picardie (1936) 8263 TJB (appartient au gouvernement français) (partie avant coule en février 1940, partie arrière dépôt pétrolier à Oran)

-Pétrolier Rousillon (1936) 9386 TJB

-Pétrolier Saintonge (1936) 9386 TJB

-Pétrolier Touraine (1934) 6589 TJB

-Pétrolier Vendée (1928) 9153 TJB (appartient au gouvernement français)

Pour renforcer sa flotte, la SFTP va mettre en gérance trois pétroliers type Commission financés entièrement par la CNM, des navires baptisés Picardie Provence et Gironde. Ces trois navires sont commandés aux chantiers navals Vickers de Barrow in Furness.

-Le Picardie est mis sur cale le 12 septembre 1943 lancé le 8 janvier 1945 et mis en service le 12 mai 1945

-Le Provence est mis sur cale le 15 janvier 1945 lancé le 21 mars 1946 et mis en service le 2 septembre 1946

-Le Gironde est mis sur cale le 2 avril 1946 lancé le 12 octobre 1947 et mis en service le 21 mars 1948

Société des Transports Maritimes Pétroliers

-Pétrolier Brumaire (1930) 7638 TJB

Société Les Pétroles d’Outre-Mer

-Pétrolier Aragaz (1914) 5009 TJB

-Pétrolier Massis (1914) 5022 TJB

Les compagnies Société des Transports Maritimes Pétroliers et Société Les Pétroles d’Outre-Mer sont absorbées par la Société Française de Transports Pétroliers (SFTP) en 1945. Si le Brumaire reste en service, l’Aragaz et le Massis sont désarmés et vendus à la démolition.

Société Générale des Transports Maritimes à Vapeur (SGTM)

La Société Générale des Transports Maritimes à Vapeur (SGTM) à été créée en mars 1865 par Paulin Talabot à Marseille. La création de cette compagnie s’expliquant par les intérêts de son fondateur dans une mine de fer près de Bône en Algérie.

Dès 1866, la compagnie s’ouvrit également  au transport pétrolier en commandant neuf pétroliers portant le nom de provinces de France avant de s’intéresser au transport de passagers.

En 1870, la compagnie possédait déjà 17 navires qui opéraient sur des lignes reliant la France à l’Amérique du Sud, à l’Afrique du Nord et même au Sénégal à partir de 1883. De 1893 à 1903, la SGTM noua une alliance avec la Compagnie de Navigation Mixte et la compagnie Caillol pour offrir un service plus compétitif à destination de l’Algérie.

La Compagnie entra dans le 20ème siècle avec 22 navires et en 1909, la SGTM créa une filiale baptisée Compagnie de Navigation France-Amérique pour assurer le transport de migrants entre l’Espagne et l’Amérique du Sud.

Quand le premier conflit mondial éclate, la compagnie dispose de 25 navires dont la majorité est réquisitionné même si la compagnie continue son trafic privé en direction notamment des Antilles, du Mexique et de la Louisiane.
Quand la première guerre mondiale s’arrête, la SGTM à perdu un total de douze navires, vite remplacés ce qui explique qu’en 1930, elle dispose de 30 navires soit le quatrième armateur français derrière la Transat, les Messageries Maritimes et les Chargeurs Réunis.
Quand la guerre de Pologne éclate, la compagnie dispose des navires suivants :

-Paquebot Alsina (1922) 8404 TJB

-Paquebot Campana (1929) 10816 TJB

-Paquebot Florida (1926) 9331 TJB

-Cargo Capitaine Paul Lemerle (1921) 4499 TJB

-Cargo Mont Agel (1920) 4572 TJB

-Cargo Mont Everest (1918) 5120 TJB

-Cargo Mont Viso (1921) 4531 TJB

-Cargo Sidi Aïssa (1927) 2586 TJB

-Paquebot Gouverneur Général Tirman (1923) 3509 TJB ((gérance d’un navire appartenant au gouvernement français)

-Paquebot Mendoza (1920) 8199 TJB

-Paquebot Sidi Bel Abbès (1929) 4392 TJB

-Paquebot Sidi Brahim (1910) 2349 TJB

-Paquebot Sidi Mabrouk (1910) 2349 TJB

-Paquebot Sidi Okba (1929) 2824 TJB

Pour renforcer et renouveler sa flotte, la SGTM va passer plusieurs commandes. Elle va passer commande de quatre cargos type Commission et deux paquebots mixtes qui reprennent les noms des navires qu’ils remplacent.

Les deux paquebots baptisés Sidi Brahim et Sidi Mabrouk sont commandés aux Ateliers et Chantiers du Havre (ACH).

-Paquebot Sidi Mabrouk  mis sur cale le 8 janvier 1946 lancé le 15 décembre 1947 et mis en service en juin 1948

-Paquebot Sidi Brahim  mis sur cale le 25 janvier 1948. Toujours en construction en septembre 1948, sa construction est suspendue puis reprend en octobre 1948 pour libérer la cale sans que son achèvement soit prévu.

Les quatre cargos type Commission sont baptisés Mont Cenis Pic du Midi, Le Tourmalet et Mont Gerbier des Joncs.

-Le Mont Cenis est mis sur cale aux ACH du Havre le 15 mai 1946 lancé le 8 octobre 1947 et mis en service le 12 mars 1948

-Le Pic du Midi est mis sur cale aux FCM du Havre le 17 novembre 1946 lancé le 8 février 1948 et mis en service le 12 mai 1948

-Le Le Tourmalet est mis sur cale aux FCM du Havre le 25 mai 1946 lancé le 2 octobre 1947 et mis en service le 14 mars 1948

-Le Mont Gerbier des Joncs  est mis sur cale aux ACSM du Trait  le 20 septembre 1946 lancé le 30 décembre 1947 et mis en service le 15 avril 1948

Société Navale Caennaise

La Société Navale Caennaise à été créée à Caen en 1803 même si la famille possédant la compagnie, la famille Lamy avait acquis son premier navire dès 1837, la SNC étant le regroupement de plusieurs petites compagnies. En ce qui concerne la tradition des noms des navires, il fût décidé qu’ils portent tous des noms de créatures mythologiques.

Disposant de sept navires en 1914, elle n’en possède plus que trois à la fin de la guerre. Cinq autres navires sont acquis en Angleterre en 1920/24 puis rachète cinq navires de l’armement caennais concurrent Armement Fernand Bouet entre 1928 et 1934. Aussi quand la guerre de Pologne éclate, la SNC dispose de dix-sept navires :
-Cargo Astrée (1921) 2147 TJB

-Cargo Circé (1926) 2031 TJB

-Cargo Colleville (1922) 2012 TJB

-Cargo Danaé (1936) 2660 TJB

-Cargo Daphné (1925) 1969 TJB

-Cargo Dioné (1936) 2660 TJB

-Cargo Egée (1940) 2666 TJB

-Cargo Gallium (1924) 1775 TJB

-Cargo Hébé (1920) 1684 TJB

-Cargo Honfleuraise (1923) 1782 TJB
-Cargo Médée (1920) 1882 TJB

-Cargo Nantaise (1920) 1798 TJB

-Cargo Niobé (1920) 1684 TJB

-Cargo Phryné (1938) 2660 TJB (coulé sur mine le 24 septembre 1939)

-Cargo Senneville (1922) 4578 TJB

-Cargo Thesée (1921) 2088 TJB

-Cargo Thisbé (1925) 1782 TJB

La Société Navale Caennaise renouvèle sa flotte en passant commande de plusieurs cargos sans recourir aux aides de la CNM  :

-Le Phryné  est mis sur cale aux CNF de Caen le 20 décembre 1947 lancé le 2 août 1948 et encore en armement à flot un certain 5 septembre 1948.

-Le Niobé est mis sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes le 5 mai 1945 lancé le 8 août 1946 et mis en service le 2 janvier 1947. Il remplace le cargo du même nom datant de 1920.

-Le Hercules est mis sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes le 2 septembre 1946 lancé le 30 décembre 1947 et mis en service le 15 mai 1948

Les autres navires sont encore en service en septembre 1948

Société Navale de l’Ouest

La Société Navale de l’Ouest (SNO) à été créée en 1881 au Havre sous le nom de Armement Georges Leroy qui prend le nom de SNO en 1887. Une partie de la flotte est vendue suite à la crise économique des années trente mais en 1939, la SNO dispose des navires suivants :
-Cargo Saint Ambroise (1920) 3075 TJB

-Cargo Saint Basile (1920) 2278 TJB

-Cargo Saint Camille (1920) 3274 TJB

-Cargo Saint Cyrille (1920) 3075 TJB

-Cargo Saint Didier (1920) 2278 TJB

-Cargo Saint Firmin (1920) 4356 TJB

-Cargo Saint Louis (1913) 5202 TJB

-Cargo Saint Octave (1922) 5099 TJB

Cette flotte est plutôt ancienne mais faute de mieux elle reste en l’état, perdant par échouage le Saint Louis en septembre 1946.

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14-Navires légers (25)

H-Chalutiers réquisitionnés

Avant-propos

Quand la France est entrée en guerre le 3 septembre 1939, elle réquisitionna de nombreux chalutiers et navires de pêche pour servir de patrouilleurs, d’arraisonneur, de dragueur, bref une série de missions importantes menées souvent dans l’ombre d’unités plus glorieuses (on dirait aujourd’hui plus «médiatiques»).

Si beaucoup de ces navires ont été rapidement rendus à un usage civil, certains sont restés réquisitionnés bien plus longtemps, vingt-sept chalutiers ont ainsi été maintenus sous les drapeaux après le 15 décembre 1939, certains étant même achetés par la marine à leurs armateurs.

Navires d’une jauge brute supérieure à 1000 tX

Le Cap Nord (P-11)

Le Cap Nord est un chalutier de 1926 construit aux CNF de Blainville près de Caen pour un armement bordelais sous le nom d’Islande. Il est vendu en mars 1939 à un armement de Fécamp et rebaptisé Cap Nord. Réquisitionné en septembre 1939, il est affecté à Casablanca et mis à la disposition de Marine Maroc. Il reste réquisitionné jusqu’en septembre 1941 quand il est rendu à son armateur.

Déplacement jauge brute 1034 tx jauge nette 485 tx Longueur 64.33m largeur 10.38m creux 5.14m
Propulsion : machine alternative VTE à 3 cylindres dévellopant 950ch Vitesse maximale 10.5 noeuds Equipage : 44 hommes Armement : 3 canons de 100mm

Le Cap Fagnet (P-17)

Le Cap Fagnet à lui aussi été construit aux chantiers CNF de Blainville en 1926, c’est un quasi sister-ship du Cap Nord. Armé sous le nom de Lucien Fontaine au profit de copropriétaires malouins, , il est acheté en 1939 lui aussi par un armement de Fécamp qui le rebaptise Cap Fagnet.

Réquisitionné le 6 septembre 1939, il est affecté lui aussi à Casablanca pour renforcer la surveillance au large des côtes marocaines jusqu’en décembre 1941 quand il est déréquisitionné et rendu à son armateur après que la marine eut envisagé son achat.

Déplacement jauge brute 1017.57 tx jauge nette 520.88 tx Longueur 64.33m largeur 10.38m creux 5.14m Propulsion : machine alternative VTE à 3 cylindres dévellopant 900ch Vitesse maximale 10.5 noeuds Equipage : 44 hommes Armement : 3 canons de 100mm, deux canons de 37mm modèle 1925 quatre mitrailleuses de 8mm en affûts doubles, deux grenadeurs à 12 grenades et deux mortiers Thornycroft

L’Heureux (P-28)

Ce chalutier est contrairement aux deux précédents un chalutier diesel même si il à été construit par les CNF de Blainville au profit d’un armement de Saint Malo même si le port de rattachement était Fécamp. Réquisitionné en septembre 1939, il est basé à Brest et va assurer durant la guerre de Pologne diverses missions d’escorte.

La guerre terminée, le chalutier aurait du être déréquisitionné mais la marine décide finalement de l’acheter, achat officiel le 14 mars 1940, le chalutier devenu pleinement patrouilleur conservant son nom et son port d’attache. Il était toujours en service en septembre 1948 même si il servait davantage de navire-école et de navire utiliaire que de patrouilleur.

Déplacement : 2250 tonnes en charge Dimensions : longueur hors tout 68.50m (64.17m pp), largeur 10.42m creux 5.50m Propulsion : un moteur diesel Sulzer de 1100ch entrainant une hélice

Vitesse maximale 10.5 noeuds Armement : 3 canons de 100mm modèle 1917 puis 2 canons de 90mm modèle 1926, 2 canons de 37mm modèle 1925 puis 4 canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 et 40 grenades ASM. Equipage : 52 hommes

Le Groenland (P-29)

Ce chalutier diesel à été construit en 1930 à Falmouth (Grande Bretagne) pour un armement de pêche de Fecamp.

Il est réquisitionné le 25 septembre 1939 et affecté à la 2ème région maritime (Brest). Il sert comme patrouilleur auxiliaire jusqu’au 5 mars 1944 quand il est rendu à son armateur pour reprendre son rôle de navire de pêche même si il reste réquisitionnable en cas de conflit.

Déplacement : 2320 tonnes en charge Dimensions : longueur hors tout 65.62m longueur entre perpendiculaires 64.98m largeur 10.55m creux 5.83m

Propulsion : moteur diesel 2 temps Atlas Polar dévellopant 850ch et entrainant une hélice Vitesse maximale 10.5 noeuds

Armement : 3 canons de 100mm modèle 1917, 2 canons de 37mm modèle 1925 et un grenadeur de sillage Equipage : 56 hommes

Le Jutland (P-37)

Ce chalutier diesel à été construit en 1934 au Danemark pour un armateur de pêche bordelais et réquisitionné en septembre 1939 et mis en service le 12 novembre 1939, étant affecté à Casablanca pour assurer des patrouilles dans l’Atlantique et des escortes entre Brest, Casablanca et Dakar.

Ce patrouilleur est acheté par la marine nationale le 8 septembre 1942, conservant son nom de bâtiment de pêche et toujours en service à Casablanca en septembre 1948.

Déplacement : jauge brute 1160 tx Dimensions : longueur entre perpendiculaires 67.05m largeur 10.97m creux 6.10m Propulsion : un moteur diesel Airless-injection 6 cylindres développant de 1100ch et entrainant une hélice Vitesse maximale : 11.5 noeuds

Armement : 3 canons de 100mm modèle 1917 puis 2 canons de 90mm, 2 canons de 37mm modèle 1925 remplacés par 4 canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 et des grenades ASM.

Equipage : 50 hommes

Le Merceditta (P-38)

Ce chalutier à été construit aux chantiers de Grand-Quevilly (appartenant aux ateliers et chantiers de Saint Nazaire-Penhoët) pour un armateur bordelais en 1934.

Requisitionné en septembre 1939, il est mis en service comme patrouilleur auxiliaire le 30 octobre 1939, étant basé à Casablanca en compagnie du Jutland, Reine des Flots, Président Houduce, Vikings, Minerva, Sergent Gouarne et Aspirant Brun, ces navires formant la 5ème escadrille de patrouilleurs auxiliaires placée à la disposition de Marine Maroc.

Il reste réquisitionné par la marine nationale jusqu’au 5 septembre 1943 quand il est rendu par la marine à son armateur à une époque où la Royale ne manque plus d’escorteurs. Il reprend son rôle de chalutier au profit de son ancien armement.

Déplacement : jauge brute 1162 tx Dimensions : longueur en flottaison 66.59m largeur 10.49m creux 5.03m Propulsion : un moteur diesel Burmeister & Wain 4 temps de 1000ch entrainant une hélice Vitesse maximale : 11.8 noeuds Armement : 3 canons de 100mm modèle 1917, 2 canons de 37mm modèle 1925, quatre mitrailleuses de 7.5mm et des grenades ASM. Equipage : 55 hommes.

Le Président Houduce (P-40)

Ce chalutier à été construit en 1929 à Falmouth au profit d’un armateur de pêche de Fécamp. Il est réquisitionné par la marine nationale le 2 septembre 1939, ralliant Lorient son port d’armement le 15 septembre pour être transformé en patrouilleur auxiliaire. Les travaux s’achèvent le 15 octobre et il est officiellement disponible à la fin de ce même mois.

Affecté à Casablanca au sein de la 5ème EPA, il va effectuer des patrouilles et des escortes entre Brest, Casablanca et Dakar, ayant maille à partir à plusieurs reprises avec des sous-marins. Il reste réquisitionné jusqu’au 17 octobre 1942 quand il est rendu à son ancien armateur.

Déplacement : 2320 tonnes en charge Dimensions : longueur hors tout 65.62m longueur entre perpendiculaires 64.98m largeur 10.55m creux sur quille 5.83m Propulsion : moteur diesel deux temps de 850ch entrainant une hélice Performances : vitesse maixmale 10.5 noeuds Rayon d’Action 60 jours à 9 noeuds Armement : 3 canons de 100mm modèle 1917, deux canons de 37mm modèle 1925, quatre mitrailleuses de 8mm en deux affûts doubles, deux grenadeurs de sillage et quatre mortiers Thornycroft

Le Vikings (P-41)

Construit en Ecosse en 1935, ce chalutier à turbine est l’un des plus récents de la flotte de pêche française et comme nombre de ses congénères, il est la propriété d’un armement fécampois qui le met en service en novembre 1935.

Le 9 septembre 1939, il est réquisitionné par la marine nationale et transformé en patrouilleur auxiliaire à Brest avant d’être affecté à la 5ème EPA à Casablanca avec une double mission : la surveillance des côtes marocaines et espagnoles ainsi que l’escorte des convois reliant Dakar, Casablanca et Brest.

Cette réquisition s’achève le 9 juin 1944 quand il est rendu à son armateur qui après des travaux de remise en état le remet en service pour les campagnes de pêche.

La marine à envisagé de l’acheter mais préservant l’avenir, elle à fait réaliser par le STCN des plans de patrouilleurs inspirés de ce modèle de chalutier, patrouilleurs aisement constructibles y compris dans des chantiers à l’outillage sommaire.

Déplacement : jauge brute 1158 tx Longueur  hors tout 63.73m largeur 10.40m creux sur quille 5.81m Propulsion : une machine alternative Christiansen & Mayen alimentée en vapeur par deux chaudières et entrainant une hélice Vitesse maximale 16 noeuds (14 noeuds en pratique) Armement : un canon de 100mm, deux canons de 75mm, deux canons de 37mm CAS modèle 1925 et deux mitrailleuses de 8mm plus deux grenadeurs et deux mortiers. Equipage : 45 hommes.

Le Minerva (P-42)

Ce chalutier à motteur diesel à été construit pour un armement havrais par les chantiers de Normandie du Grand Quevilly et mis en service fin 1937.

Réquisitionné par la marine nationale, il est mis en service le 20 novembre 1939, affecté comme d’autres patrouilleurs auxiliaires venant de la pêche à la 5ème EPA avec une double mission : la surveillance des côtes marocaines et espagnoles ainsi que l’escorte des convois reliant Dakar, Casablanca et Brest. Cette réquisition se poursuit jusqu’au 5 juin 1943 quand il est rendu à son armateur.

Déplacement : jauge brute 1148 tx Longueur hors tout 66.59m largeur 10.49m creux 5.03m Propulsion : moteur diesel 4 temps Burmeister &Wain dévellopant 1000ch et entrainant une hélice vitesse maximale 12 noeuds Armement : 4 canons de 75mm (un en chasse, un en retraite et deux au centre de part et d’autre de la cale à poisson), deux grenadeurs de sillage et des mitrailleuses Equipage : 55 hommes

Le Sergent Gouarne (P-43)

Ce chalutier à turbine à été construit à Hambourg pour un armateur bordelais en 1928. Il à brièvement été baptisé Jacques Cartier entre février 1935 et février 1936 avant de reprendre son nom d’origine.

Il est réquisitionné par la marine nationale en septembre 1939 et mis en service le 10 octobre au sein de la 5ème EPA avec une double mission : la surveillance des côtes marocaines et espagnoles ainsi que l’escorte des convois reliant Dakar, Casablanca et Brest.

Il est réquisitionné jusqu’au 4 décembre 1943 quand il est rendu à son armateur qui le remet en service pour la pêche.

L’Aspirant Brun (P-45)

Ce chalutier à turbine est le sister-ship du Sergent Gouarne et mis en service en 1928. Racheté par un autre armateur, il est brièvement (février 1935-août 1936) rebaptisé Jean Bart.

Retrouvant son nom d’origine, il est réquisitionné le 18 septembre 1939 et affecté à la 5ème EPA avec une double mission : la surveillance des côtes marocaines et espagnoles ainsi que l’escorte des convois reliant Dakar, Casablanca et Brest.

Il reste réquisitionné jusqu’au 14 décembre 1942 quand il est rendu à son armateur qui le remet en service pour la grande pêche.

Caractéristiques Techniques des Sergent Gouarne et Aspirant Brun

Déplacement : jauge brute 1143 tx Longueur 66.30m (ht) 65m (pp) largeur au fort 10.05m creux 5.70m Propulsion : une machine alternative alimentée en vapeur par une chaudière développant 850ch et entrainant une hélice Vitesse maximale : inconnue Armement : 3 canons de 100mm modèle 1917, 2 canons de 37mm modèle 1925, un mortier et deux grenadeurs.

Le Vivagel (P-82)

Chalutier de Granville dont la réquisition était prévue en décembre 1939 mais à finalement été abandonnée suite à la fin de la guerre de Pologne.

13-Sous-marins (6) sous-marins classe Pascal (2)

L’Archimède

Le sous-marin Archimède

Le sous-marin Archimède

-L’Archimède (Q-142) est mis sur cale aux Chantiers Navals Français (CNF) de Caen le 1er août 1927 lancé le 6 septembre 1930 et mis en service le 22 décembre 1932.

Durant la guerre de Pologne, l’Archimède est l’un des quatre sous-marins de la 6ème DSM, cette division de la 4ème Escadrille dépendant de la 1ère Escadre à été particulièrement chargé de missions de surveillance en mer du Nord notamment au large des ports allemands de la mer du Nord ainsi que des détroits danois.

La réorganisation de septembre 1940 ne change rien pour l’Archimède qui reste intégré à la 6ème DSM qui dépend néanmoins désormais de la 5ème Escadre qui regroupe tous les sous-marins de la Flotte de l’Atlantique.

Du 5 au 20 décembre 1941, il est échoué au bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg en compagnie du Poncelet, les deux sous-marins subissant une remise en état et une modernisation de ses capacités militaires : débarquement de ses tubes lance-torpilles de 400mm, remplacement de la DCA légère d’origine par un affût double de 25mm.

Ils sortent pour essais du 21 au 23 décembre et pour remise en condition du 26 décembre 1941 au 9 janvier 1942, les deux sous-marins ralliant Brest le 10 janvier, reprenant leur cycle opérationnel le 15.

Du 1er au 6 mai 1942, il participe à l’entrainement ASM des torpilleurs d’escadre Cyclone Mistral Siroco de la 6ème DTE en compagnie de son compère Pasteur.

Du 1er au 27 juin 1943, l’Archimède est échoué au bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg en compagnie du Poncelet pour un petit carénage destiné à lui permettre de tenir jusqu’à son désarmement prévu pour l’été ou l’automne 1944.

Les deux sous-marins sortent pour essais du 5 au 7 juillet 1943 puis pour remise en condition du 9 au 23 juillet 1943, reprennant leur cycle opérationnel à partir du 1er août.

Du 16 au 22 mars, le sous-marin Archimède participe à l’entrainement ASM d’un autre vétéran dont le désarmement est proche, le contre-torpilleur Jaguar.

A l’issue d’une ultime patrouille en mer du Nord, l’Archimède est mis en position de complément le 24 juin 1944. Désarmé officiellement le 8 juillet 1944, il reste mouillé dans la rade abri jusqu’au 15 septembre 1944 quand condamné et retrouvant son numéro constructeur (Q-142), il est remorqué à Landevennec où il reste jusqu’au 18 mars 1947, date à laquelle il est coulé comme cible au large d’Ouessant par l’aviation navale.

Le Fresnel

Le Fresnel à Saint-Nazaire le 30 novembre 1929

Le Fresnel à Saint-Nazaire le 30 novembre 1929

-Le Fresnel (Q-143) est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët le 7 juillet 1927 lancé le 8 juin 1929 et mis en service le 22 février 1932.

Le déclenchement de la guerre de Pologne en septembre 1939 trouve le sous-marin Fresnel endivisionné au sein de la 3ème DSM en compagnie de ses sister-ships Acheron Acteon et Protée, l’une des quatre divisions de la 3ème escadrille de sous-marins, escadrille dépendant de la 1ère flottille de sous-marins (1ère FSM), elle même place sous le commandement de la 2ème Escadre.

Durant ce conflit, le Fresnel va patrouiller en Méditerranée, se préparant si nécessaire à torpiller cargos et navires de guerre italiens au cas où l’Italie entrerait en guerre aux côtés de l’Allemagne mais ce cas de figure ne se produisit pas comme chacun le sait.

A la différence des DSM «brestoises», la 3ème DSM et donc le Fresnel ne connaissent aucun changement institutionnel à l’occasion de la réorganisation de septembre 1940, la 1ère FSM restant la composante sous-marine de la 2ème Escadre.

Du 7 janvier au 13 mars 1940, le Fresnel est échoué dans le bassin n°3 du Missiessy en compagnie de son sister-ship Acheron pour une remise en état complète à défaut d’une véritable modernisation de leurs capacités militaires.

Le Fresnel et l’Acheron sortent pour essais du 20 au 22 mars puis pour remise en condition du 24 mars au 2 avril, reprenant leur cycle opérationnel à partir du 10 avril 1940.

Du 12 au 26 janvier 1943, le croiseur lourd Duquesne manoeuvre au large de Toulon, effectuant différents exercices comme la défense aérienne à la mer, des écoles à feux mais également du combat antisurface au cours duquel il sert de navire de commandement au profit des sous-marins Fresnel et Protée qui ensuite vont se retourner contre le croiseur de 1ère classe, utilisant le sister-ship du Tourville comme cible, une cible mouvante et rebelle qui utilise notamment son détachement aviation composé de deux Loire 130.

Du 2 avril au 10 juin 1943, le Fresnel est échoué dans le bassin n°3 du Missiessy en compagnie de son compère Acheron, les deux submersibles subissant une remise en état complète et une modernisation de leurs capacités militaires avec un nouvel appareil d’écoute, le débarquement des tubes lance-torpilles de 400mm et le remplacement de la DCA d’origine par un affût double de 25mm.

Ils sortent pour essais du 20 au 22 juin puis pour remise en condition du 24 juin au 7 juillet 1943, reprenant dès le 15 juillet leur cycle opérationnel, le Fresnel appareillant pour une nouvelle patrouille et l’Acheron se préparant à le faire avec quelques jours de décalage.

Du 6 au 15 décembre 1944, les sous-marins Fresnel et Acheron participent à un exercice ASM au profit du cuirassé Clemenceau et de ses torpilleurs d’escadre Rapière et Hallebarde. Le cuirassé sert ainsi de cible aux submersibles qui doivent néanmoins composer avec les torpilleurs d’escadre et les hydravions Dewoitine HD-731 du cuirassé.

Revenu d’une ultime patrouille, le Fresnel est mis en position de complément le 7 mars 1945 puis désarmé le 22 mars suivant. Condamné le 14 mai 1945 sous le numéro Q-143, il est remorqué au DNM au Bregaillon où il retrouve le Monge.  Il était toujours le 5 septembre 1948.

Le Monge
-Le Monge (Q-144) est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée de La Seyne sur Mer le 15 septembre 1927 lancé le 25 juin 1929 et mis en service le 19 juin 1932.

Durant la guerre de Pologne (1er septembre-15 décembre 1939), le Monge est l’un des trois sous-marins de la 5ème DSM, les autres submersibles étant ses sister-ships L’Espoir et Pégase. Durant ce cours conflit, le Monge effectue l’essentiel de ses patrouilles dans le bassin occidental de la Méditerranée pour des patrouilles et des missions spéciales.

Du 24 au 27 mai 1940, le Monge participe avec ses compères L’Espoir et Pégase à un exercice commun avec les trois contre-torpilleurs de la 5ème DCT (Vauquelin Tartu Chevalier Paul) qui servent de but rapide aux submersibles qui rentrent dans la foulée à Toulon pendant que les trois contre-torpilleurs continuent leur entrainement.

Du 8 juin au 15 août 1940, le Monge est échoué au bassin n°2 du Missiessy pour un grand carénage, une remise en état complète sans réelle modernisation de ses capacités militaires. Il sort pour essais du 23 au 25 août puis pour remise en condition du 27 août au 4 septembre 1940, reprenant son cycle opérationnel à partir du 10 septembre quand il appareille pour une nouvelle patrouille.
Du 5 septembre au 10 décembre 1943, il est échoué au bassin Vauban n°7 en compagnie du croiseur de bataille Dunkerque (les deux navires sont cependant séparés par une porte intermédiaire) pour remise en état et modernisation succincte, son désarmement étant prévu pour l’été 1944.

Le Monge sort pour essais du 20 au 23 décembre puis pour remise en condition du 25 décembre 1943 au 2 janvier 1944, reprenant son cycle opérationnel le 7 janvier, jour de son appareillage pour une nouvelle patrouille.

Rentré à Toulon le 17 juin 1944, il est placé en position de complément le lendemain 18 juin 1944 et mouillé dans la Darse Vieille jusqu’au 7 juillet 1944 jour de son désarmement. Il est condamné le 17 septembre 1944 sous le numéro Q-144 et remorqué au DNM au Bregaillon, amarré à un coffre qu’il va partager avec son sister-ship Fresnel.

L’Achille
-L’Achille est mis sur cale à l’Arsenal de Brest le 1er septembre 1928 lancé le 28 mai 1930 et mis en service le 29 juin 1933.

Quand éclate la guerre de Pologne, l’Achille est intégré à la 2ème DSM, division composée également de ses sister-ships Persée Sfax et Casabianca, la dite division appartenant à la 4ème escadrille de sous-marins qui dépend de la 1ère Escadre (Flotte de l’Atlantique).

Du 7 mai au 11 août 1940, il est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg en compagnie du Pasteur de la 6ème DSM pour une remise en état complète. Les deux sous-marins sortent pour essais du 20 au 22 août puis pour remise en condition du 24 août au 2 septembre, ralliant Brest le lendemain  pour préparer une nouvelle patrouille.

La réorganisation de septembre 1940 ne change (presque) rien à la situation de l’Achille qui reste intégré à la 2ème DSM, la division dépendant désormais non plus de la 4ème Escadrille mais de la 5ème Escadre, la composante sous-marine de la Flotte de l’Atlantique.

Du 6 au 10 février 1942, l’Achille accompagné de son sister-ship Sfax participent à l’entrainement ASM de la 2ème DTE (Fougueux Frondeur L’Adroit), les sous-marins servant de proies au profit des torpilleurs qui eux même servent de buts rapides aux submersibles.

Du 15 septembre au 30 décembre 1943, l’Achille est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg pour un grand carénage consistant en une remise en état complète et une modernisation de ses capacités militaires : suppression des tubes lance-torpilles de 400mm, modernisation de l’appareil d’écoute, remplacement de la DCA d’origine par un affût double de 25mm.

Il sort pour essais du 5 au 7 janvier 1944 puis pour remise en condition du 9 au 20 janvier, ralliant Brest le 21 janvier, l’Achille reprenant son cycle opérationnel à partir du 25 janvier quand il appareille pour une nouvelle patrouille.

Du 7 au 17 mars 1944, l’Achille participe en compagnie du Casabianca (appartenant à la 2ème DSM comme lui), de l’Argo et du Centaure de la 4ème DSM à l’exercice Mandragore qui voit les contre-torpilleurs de la 3ème DCT (Tigre Lynx Panthère) protéger un convoi composé de deux cargos et d’un pétrolier.

Cet exercice mené dans un triangle Brest-Hendaye-Saint-Nazaire voit les sous-marins assaillirent le convoi chacun à tour de rôle (on est encore loin de l’idée d’une attaque en meute), actions contrées par les contre-torpilleurs mais également par l’aviation, les sous-marins bénéficiant de l’appui des hydravions pour repérer le convoi.

A noter que du 27 juillet au 4 août 1944, le sous-marin Achille à participé à l’entrainement ASM du contre-torpilleur Chacal de la 1ère DCT (également composée du Jaguar et du Léopard).

Le 30 septembre 1944 à l’aube, les sous-marins Casabianca Achille et Persée quittent Brest en compagnie du ravitailleur de sous-marins Jules Verne pour un exercice au large de Dakar.

Le 5 octobre à la hauteur du cap Bojador, les sous-marins et le ravitailleur prennent contact avec les contre-torpilleurs Marceau Desaix Kleber de la 12ème DCT venus de Toulon en compagnie du ravitailleur rapide l’Adour. Les navires de cette petite escadre arrivent tous à Dakar le 9 octobre 1944.

Les sous-marins vont s’entrainer de leur côté du 13 octobre au 5 novembre avec des duels entre sous-marins, un entrainement à la protection de convois _convoi représenté par le Jules Verne_ et des écoles à feux.

Après une semaine d’entretien à flot auprès du «Jules», les trois sous-marins de la 2ème DSM effectuent un entrainement commun avec la 12ème DCT du 12 au 18 novembre qui est suivit d’un exercice de synthèse du 20 novembre au 1er décembre. Le Jules Verne et la 2ème DSM quittent Dakar le 2 décembre pour rallier Brest le 9 décembre 1944 à l’aube.

Du 12 au 20 mars 1945, l’Achille accompagné par le Persée effectue un entrainement ASM en compagnie des torpilleurs d’escadre Frondeur Fougueux et L’Adroit de la 2ème DT.

Placé en position de complément le 14 mai 1945, le sous-marin Achille est officiellement désarmé le 4 juin 1945, condamné le 12 juin sous le numéro Q-147 et remorqué à Landevennec le 15 juin 1945, l’ex-Achille étant toujours mouillé au DNA en septembre 1948.

12-Torpilleurs légers (29)

C-Torpilleurs légers classe Colonie (1150 tW)

Genèse

Schéma préliminaire des torpilleurs légers de classe Colonie

Schéma préliminaire des torpilleurs légers de classe Colonie

En janvier 1940, l’état-major demanda au STCN d’étudier une nouvelle classe de torpilleurs légers destinés en théorie à remplacer les Melpomène qui se révélaient inaptes à un service armé efficace en raison de leurs tares congénitales. Au final, comme nous avons pu déjà le voir, les Melpomène vont être retirés des unités de première ligne dès la mise en service des torpilleurs de 1010 tonnes.

La situation du STCN était délicate car en janvier 1940, aucun Le Fier n’était encore en service ni même lancé. Plusieurs projets sont ainsi étudiés :

-projet A : quatre canons de 100mm contre avions, déplacement de 1290 tonnes (1500 tonnes aux essais), les canons de 100mm regroupés en deux tourelles doubles sont disponibles soit les deux à l’arrière comme les Le Fier ou une à l’avant et une arrière.

-projet B : quatre canons de 130mm en deux tourelles doubles non antiaériens identiques à celles des Le Hardi, déplacement type de 1650 tonnes atteignant 1900 tonnes aux essais

-projet C : quatre canons de 130mm en deux tourelles doubles contre-avions avec un déplacement type de 1725 tonnes et d’essai de 1980 tonnes

La DCA est limitée à quatre affûts doubles de 13.2mm pour la version A et quatre affûts doubles de 13.2mm, deux affûts doubles semi-automatiques de 37mm ou deux affûts simples automatiques pour les variantes B et C ce qui est rapidement jugé insuffisant.

Le projet traine en longueur même si le programme naval de 1941 prévoit la construction de huit de ces navires (tranche 1944 et 1945) auxquels s’ajouteront quatre autres navires financés à la tranche 1946.

Les variantes B et C jugées trop grosses sont finalement abandonnées au profit du projet A, une version améliorée des Le Fier avec néanmoins une différence majeur : une disposition de l’armement moins hétérodoxe avec une tourelle double de 100mm à l’avant et une tourelle double de même calibre à l’arrière.

Cette disposition répond à la crainte de certains officiers de voir les Le Fier incapables de répondre à un affrontement frontal surprise avec des torpilleurs de conception plus orthodoxe.

L’armement en torpilles reste identique (quatre tubes en deux plate-formes doubles) mais la DCA est renforcée (tout comme elle le sera in fine sur les Le Fier) tout comme l’armement ASM.

Ces douze navires vont tous porter des noms d’habitants de l’Empire, reprenant les noms des torpilleurs construits au Japon pendant le premier conflit mondial. Comme pour les Le Fier, leurs construction est assurée par l’industrie, les chantiers navals privés.

Si les FCM et leur site du Havre ne construisent qu’un navire et que les ACL de Nantes doivent se contenter de deux unités, trois autres chantiers construisent trois torpilleurs légers de classe Colonie à savoir les ACB de Nantes, les ACSM du Trait et les CNF de Caen.

Le Kabyle

Carte de la Kabylie

Carte de la Kabylie

-Le Torpilleur léger Le Kabyle est mis sur cale aux Chantiers Navals de France (CNF) sis à Caen le 12 mars 1944 lancé le 4 juin 1945 et mis en service le 28 février 1946.

Son affectation définitive est la 4ème Escadre à Mers-El-Kébir mais en attendant la mise en service du Tonkinois et l’activation de la 2ème DT, il est affecté hors rang à la 3ème Escadre Légère et basé à Lorient.

Le premier torpilleur léger de classe Colonie sort pour une école à feux du 5 au 13 mars puis pour entraînement à la défense aérienne à la mer du 15 au 23 mars et enfin un entraînement au combat antisurface en compagnie du Beautemps-Beaupré du 25 mars au 4 avril 1946.

Le 11 avril 1946, Le Kabyle quitte Lorient, fait escale à Lisbonne du 15 au 19 avril, à Casablanca du 21 au 24 avril avant de rallier Dakar le 28 avril 1946 pour un stage au polygone de Rufisque du 30 avril au 7 mai puis du 10 au 18 mai, le torpilleur léger quittant Dakar le 21 mai, faisant escale à Casablanca du 25 au 30, à Cadix du 2 au 5 juin, à Lisbonne du 6 au 9 juin avant de rallier Lorient le 11 juin 1946.

Le Kabyle subit une période d’entretien à flot du 12 au 26 juin, sortant pour essais du 27 au 29  puis pour remise en condition du 1er au 10 juillet, rentrant à Lorient le lendemain.

Le 14 juillet 1946, Le Tonkinois est officiellement admis au service actif permettant l’activation de la 2ème DT qui effectue sa première sortie officielle au large de Lorient du 15 au 23 juillet, rentrant dans le port morbihanais le lendemain.

Le 27 juillet 1946, Le Kabyle et Le Tonkinois quittent Lorient, font escale à Casablanca du 30 juillet au 1er août avant de rallier Mers-El-Kébir le 4 août 1946, intégrant alors la 4ème Escadre et son groupement de surveillance.

Le 11 août 1946, Le Kabyle et Le Tonkinois quittent Mers-El-Kébir pour le premier entraînement de division de la 2ème DT réalisé du 11 août au 12 septembre, la division faisant escale à Bone du 13 au 18 septembre, rentrant le lendemain à Mers-El-Kébir. Un nouvel entraînement de division à lieu du 25 septembre au 25 novembre, la division faisant escale à Casablanca du 26 au 30 avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 2 décembre.

Le Kabyle est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 3 au 18 décembre, sortant pour essais du 19 au 21 décembre et pour remise en condition du 23 décembre 1946 au 3 janvier 1947. Il participe ensuite aux essais (4 au 6 janvier) et à la remise en condition (8 au 19 janvier) du Tonkinois.

La 2ème Division de Torpilleurs (2ème DT) quitte Mers-El-Kébir le 1er février 1947 pour un nouvel entraînement de division qui s’achève le 8 mars, date du retour de la division à Mers-El-Kébir. Un second entraînement de division à lieu du 15 mars au 21 avril, la division rentrant à son port d’attache quatre jours plus tard suivit d’un troisième du 2 mai au 4 juin, date du retour de la 2ème DT à son port d’attache.

Le 12 juin 1947, Le Sakalave est admis au service actif intégrant la 2ème DT. Les trois torpilleurs légers sortent pour entraînement du 13 au 20 juin pour que les trois navires prennent leurs marques, rentrant le lendemain à Mers-El-Kébir.

Le Kabyle est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 22 juin au 13 juillet 1947, sortant pour essais du 14 au 16 juillet puis pour remise en condition du 18 juillet au 2 août en compagnie du Sakalave.

Le Kabyle et Le Sakalave sortent ensuite pour les essais (5 au 7 août) et  la remise en condition (9 au 23 août) du Tonkinois, les trois torpilleurs légers faisant escale à Casablanca du 24 au 29 août, rentrant à Mers-El-Kébir le 1er septembre 1947.

La 2ème DT quitte Mers-El-Kébir le 5 septembre pour entraînement, les torpilleurs légers Kabyle Tonkinois Sakalave manœuvrant ensemble du 5 au 29 septembre, date du retour de la division à Mers-El-Kébir.

Le 30 septembre 1947, Le Bambara est officiellement admis au service actif permettant à la 2ème DT d’atteindre son format définitif à quatre navires.

La 2ème Division de Torpilleurs effectue ainsi une sortie d’entraînement du 1er au 7 octobre au large d’Oran, ralliant son port d’attache dans la soirée.

Le 10 octobre 1947, les quatre torpilleurs légers de la 2ème DT quittent Mers-El-Kébir pour un entraînement commun avec la 10ème DCT jusqu’au 12 novembre.

Le 20 novembre 1947, La 2ème DT quitte Mers-El-Kébir pour un entraînement de division au large des côtes nord-africaines et ce jusqu’au 21 décembre, le Kabyle et ses trois compères rentrant le lendemain à Mers-El-Kébir.

Le 5 janvier 1948, La 2ème DT quitte Mers-El-Kébir en compagnie de la 10ème DCT et du pétrolier-ravitailleur La Baïse pour un entraînement au large de Dakar. Les huit navires arrivent à Dakar après une traversée sans escale le 15 janvier.

Les torpilleurs légers effectuent un entraînement à la défense aérienne à la mer du 16 au 20 janvier avant une école à feux du 21 au 28 janvier. Après une relâche à Dakar du 29 janvier au 4 février, la 2ème DT affronte la 10ème DCT dans un duel antisurface du 5 au 12 février avant une nouvelle escale à Dakar du 13 au 15 février.

Du 17 au 24 février, la 10ème DCT affronte la 2ème DT qui escortait la Baïse dans un entraînement à l’escorte et à l’attaque de convois. Les rôles sont inversés du 26 février au 5 mars quand la 2ème DT cherche à détruire le pétrolier protégé par les trois contre-torpilleurs.

Ce cycle d’entraînement s’achève par un entraînement à la défense aérienne à la mer commun du 7 au 14 mars puis un entraînement au raid amphibie du 15 au 19 mars, la 2ème DT protégeant la 10ème DCT qui attaquait le port de Dakar. La 10ème DCT, la 2ème DT et le pétrolier-ravitailleur La Baïse quittent Dakar le 22 mars, relâchent à Casablanca du 27 au 30 mars avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 4 avril 1948.

Le Kabyle et ses trois compères de la 2ème DT quittent Mers-El-Kébir le 11 avril pour un entraînement de division qui s’achève le 14 mai, la division faisant escale à Alger du 15 au 20 mai avant de rallier Mers-El-Kébir le lendemain.

Le Kabyle est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 22 mai au 12 juin, sortant pour essais les 13 et 14 juin avant remise en condition du 16 au 30 juin en compagnie du Sakalave et du Bambara.

Il sort ensuite en compagnie du Bambara pour les essais (5 et 6 juillet) et  la remise en condition (8 au 22 juillet) du Tonkinois. Le Kabyle et Le Tonkinois sortent pour les essais (27 et 28 juillet) et  la remise en condition (30 juillet au 12 août) du Sakalave, les trois torpilleurs disponibles de la 2ème DT participent ensuite aux essais (18 et 19 août) et à  la remise en condition (21 août au 2 septembre) du Bambara, la 2ème DT ralliant Mers-El-Kébir le 3 septembre, passant aussitôt aux effectifs de guerre et se préparant à sortir pour toute opération.