16-Navires auxiliaires (5)

E-Les autres navires auxiliaires

Mouilleur de Mines Castor

Le mouilleur de mines Castor

Le mouilleur de mines Castor

Le Castor tout comme le Pollux ont un destin bien singulier. Il s’agit en effet de navires russes appartenant à la flotte blanche de l’amiral Wrangel réfugiée à Bizerte suite à sa défaite face aux bolcheviks. Ces navires sont saisis pour payer les frais d’entretien de la dite flotte.

-Le Kosma Minim est mis sur cale aux chantiers Swan Hunter de Wallsend le 1er janvier 1915 lancé le 29 août 1916 et admis au service actif en novembre 1916. Il est acquis par la marine nationale en 1928 et transformé en mouilleurs de Mines à Lorient, étant rebaptisé à l’occasion Castor.

Bien que devant être utilisé pour mouiller des mines, en temps de paix, le Castor sert de ravitailleur de sous-marins au profit des submersibles basés à Toulon à savoir les sous-marins de la 1ère flottille de sous-marins, composante sous-marine de la 2ème Escadre et qui est subdivisée en deux escadrilles, les 3ème et 5ème ESM.

Du 23 mai au 30 juin 1942, il est échoué au bassin Vauban n°6 pour un grand carénage qui se limite à une remise en état complète, le statut d’auxiliaire du Castor rendant peu nécessaire un accroissement de ses capacités militaires. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 8 juillet 1942, sortant pour essais le 9 juillet puis pour remise en condition du 11 au 18 juillet 1942.

Il va également servir d’escorteur pour les nouveaux sous-marins ralliant Toulon. Le 25 septembre 1943, le Castor quitte Toulon, se ravitaille à Casablanca le 30 septembre, à Brest le 4 octobre avant d’arriver à Cherbourg le 5 octobre à l’aube. Il doit assurer l’escorte jusqu’à Toulon du sous-marin L’Africaine (type Y3 classe Aurore).

Les deux navires quittent Cherbourg le 8 octobre 1943 au lendemain de l’admission au service actif de L’Africaine, font escale à Casablanca du 15 au 18 octobre avant de rallier Toulon le 24 octobre 1943.

Du 11 février au 25 mars 1945, le Castor est à nouveau échoué pour grand carénage au bassin Vauban n°6. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 3 avril, effectuant une seule et unique journée d’essais le 4 avril avant sa remise en condition effectuée du 5 au 12 avril 1945.

Le 1er janvier 1947, le mouilleur de mines Castor quitte Toulon, fait escale à Casablanca le 5 janvier, à Brest le 9 janvier avant de rallier Cherbourg le lendemain 10 janvier 1947. Il doit escorter jusqu’à Toulon les sous-marins Ile de Brehat et Ile d’Aix.

Il quitte Cherbourg en compagnie de l’Ile de Brehat le 12 janvier, fait escale à Brest les 13 et 14 janvier où il retrouve l’Ile d’Aix. Le mouilleur de mines quitte Brest en compagnie des deux sous-marins le 15 janvier, fait escale à Casablanca du 19 au 22 janvier avant de rallier Toulon le 26 janvier 1947.

Victime d’une avarie de turbine le 15 mars 1947, le Castor est mis en position de complément le 21 mars. Son état et son âge ne justifiant une remise en état, il est désarmé le 1er mai 1947 et condamné le 7 mai 1947. Il est vendu à la démolition à un chantier varois qui procède à son démantèlement au Mourillon.

Caractéristiques Techniques du mouilleur de mines Castor

Déplacement : standard 3 150 t

Dimensions : longueur 75,2m largeur 17,3m  tirant d’eau 6,4 m  

Propulsion : 3 machines alternatives à triple expansion alimentées par 6 chaudières, le tout dévallopant 6400ch et entrainant deux hélices.

Performances : Vitesse maximale 14,5 nœuds  Rayon d’action : 2 300 milles à 14,3 nœuds ; 4 500 milles à 10 nœuds. 686 tonnes de charbon.

Armement : 2 canons de 90mm modèle 1926 en un affût double modèle 1931 et 6 canons de 37mm en trois affûts doubles modèle 1933 et 368 mines. En 1944, les canons de 37mm modèle 1933 ont été remplacés par 8 canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en quatre affûts doubles

Equipage : 5 officiers et 162 hommes soit 167 hommes  

Mouilleur de mines Pollux

Le mouilleur de mines Pollux

Le mouilleur de mines Pollux

-L’Ilya Murometz est mis sur cale aux chantiers Swan Hunter de Wallsend en 1915 lancé le 25 novembre 1915 et admis au service actif en décembre 1915. Il est acquis par la marine nationale en 1927, transformé en mouilleurs de mines à Lorient et rebaptisé Pollux.

Basé durant la guerre de Pologne à Cherbourg et dépendant de Premar I, il est redéployé suite à la réorganisation de septembre 1940 à Bizerte où il intègre la 6ème Escadre Légère avec pour mission principale le soutien aux sous-marins de la 3ème FSM.

Du 5 juin au 15 juillet 1941, le Pollux est échoué dans le bassin n°1 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour subir un grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 26 juillet, sortant pour essais le lendemain  puis pour remise en condition du 29 juillet au 4 août 1941.

Du 13 juillet au 25 août 1944, le Pollux est à nouveau échoué dans le bassin n°1 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour un grand carénage bien mérité. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 4 septembre, effectuant ses essais officiels le 5 septembre puis sa remise en condition  7 au 17 septembre 1944.

Le 28 février 1945, le Pollux quitte Bizerte pour rallier Cherbourg afin d’assurer l’escorte de sous-marins neufs. Il se ravitaille à Casablanca le 4 mars, à Brest le 8 mars avant de rallier la Normandie le 9 mars 1945.

Il reprend la mer le 13 mars en compagnie des sous-marins Ventôse Frimaire et Prairial avec qui il fait escale à Casablanca du 20 au 22 mars avant de rallier Bizerte le 27 mars. Les trois sous-marins sus-nommés et le Phenix forment alors la 9ème DSM, l’une des divisions de la 3ème FSM, composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère.

Du 3 mai au 15 juin 1947, il est échoué dans le bassin n°2 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour un nouveau grand carénage à une époque où on s’interroge sur son maintien en service. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 25 juin, sortant pour ses essais officiels le 26 juin puis pour remise en condition du 28 juin du 5 juillet.

Le 23 août 1947, le Pollux quitte Bizerte, fait escale à Casablanca pour se ravitailler le 28 août, se ravitaille à nouveau à Brest le 2 septembre avant de rallier Cherbourg le 3 septembre 1947 dans la matinée.

Il prend alors en charge le sous-marin Aber Wrach avec qui il quitte Cherbourg le 6 septembre, les deux navires faisant escale à Casablanca du 11 au 14 septembre  avant de rallier Bizerte le 21 septembre 1947.

Le 1er décembre 1947, nouvelle mission de convoyage pour le Pollux qui quitte Bizerte ce jour, se ravitaillant à Casablanca le 7 décembre avant de rallier directement Cherbourg le 11 décembre tard dans la soirée. Prenant en charge le sous-marin Tromelin, il quitte Cherbourg le 13 décembre, fait escale avec son protégé à Casablanca du 15 au 18 décembre avant d’arriver à Bizerte le 27 décembre 1947.

Le 9 janvier 1948, le Pollux quitte à nouveau Bizerte pour une nouvelle mission de convoyage. Il se ravitaille à Casablanca le 16 janvier, est à Brest le 21 janvier avant de rallier Cherbourg le 22 janvier 1948 pour prendre en charge le sous-marin Ile de Molène.

Les deux navires quittent la Basse-Normandie le 23 janvier, font escale à Casablanca du 28 janvier au 2 février puis rallient d’une traite Bizerte où ils arrive le 6 février 1948 à l’aube.

Ce sera la dernière mission de convoyage de vénérable navire. Mise en position de complément le 12 mars 1948, il est officiellement désarmé le 5 avril 1948 et condamné le 7 mai 1948.

Mouillé à l’entrée du goulet pour servir de brise-lames, il est finalement vendu à la démolition à un chantier d’Oran qui le fait remorquer jusqu’en Algérie le 17 juillet 1948 pour procéder à son démantèlement en voie d’achèvement le 5 septembre 1948.

Caractéristiques Techniques du mouilleur de mines Pollux

Déplacement : 2 461 t

Dimensions : longueur hors tout 64,20m longueur entre perpendiculaires 61m largeur : 15,50 tirant d’eau 6 m

Propulsion : deux machines alternatives à triple expansion alimentées par 6 chaudières cylindres dévellopant 4000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale : 14 noeuds Rayon d’action :  2 300 milles à 8 nœuds, 1 470 à 14 nœuds. 367 tonnes de charbon en soutes.

Armement : 2 canons de 90mm modèle 1926 en un affût double modèle 1931 à l’avant, 6 canons de 37mm en trois affûts doubles modèle 1933 et 268 mines. Les canons de 37mm modèle 1933 ont été ultérieurement remplacés par huit canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en quatre affûts doubles.

 Equipage : 5 officiers et 157 hommes soit un  total de 162 hommes.  

Mouilleur de filets Gladiateur

Le mouilleur de filets Gladiateur

Le mouilleur de filets Gladiateur

Pour éviter l’infiltration de sous-marins dans les rades et autres ports militaires, on prend l’habitude de tendre des filets anti-sous-marins, filets qui nécessite la construction d’un navire spécialisé. C’est ainsi que la tranche 1930 finance la construction d’un mouilleur de filets baptisé Gladiateur et dont la construction est attribuée à l’Arsenal de Lorient.

-Le Gladiateur est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient en 1932 lancé le 11 avril 1933 et admis au service actif le 1er janvier 1935. Il est affecté à l’Escadre de la Méditerranée à Toulon et sert également de transport et de navire-école.

Du 21 juin au 30 juillet 1940, il est échoué au bassin Vauban n°6 pour grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 12 août 1940, sortant pour essais les 13 et 14 août puis pour remise en condition  16 au 26 août 1940.

Du 15 juillet au 1er septembre 1943, le Gladiateur est échoué au bassin Vauban n°9 pour un nouveau grand carénage qui double une remise en état générale d’une modernisation de ses capacités militaires (radars, DCA etoffée). Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 16 septembre, sortant pour essais officiels les 17 et 18 septembre puis pour remise en condition du 20 septembre au 2 octobre.

Outre ces missions de mouilleur de filets et de mines, de transport et de navire-école, le Gladiateur va également servir d’escorteur pour les sous-marins neufs ralliant Toulon depuis Cherbourg où ils étaient construits ou au minimun achevés, testés et mis en condition.

Le Gladiateur quitte Toulon le 22 mai, se ravitaille à Casablanca le 26 mai avant de rallier Cherbourg le 1er juin. Il prend en charge les sous-marins La Réunion et Crozet avec qui il quitte Cherbourg le 7 juin, fait escale à Casablanca du 12 au 15 juin avant de rallier Toulon le 20 juin 1945 à l’aube.

Du 28 avril au 5 juin 1946, il est à nouveau échoué dans le bassin Vauban n°9 pour un nouveau grand carénage qui se limite cette fois à une remise en état complète. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 15 juin, effectue ses essais réglementaires les 16 et 17 juin puis sa remise en condition du 19 au 30 juin 1946.

Le 18 janvier 1947, le mouilleur de filets Gladiateur quitte Toulon pour un nouvelle mission de convoyage de sous-marins. Il se ravitaille à Casablanca le 24 janvier, est à Brest le 29 janvier avant de rallier Cherbourg le lendemain.

Il quitte Cherbourg en compagnie du sous-marin Belle-Ile le 1er février, les deux navires faisant escale  à Casablanca du 7 au 10 février avant de rallier  Toulon le 13 février 1947.

A partir du 31 août 1948, les tensions internationales atteignant un  pic critique, le Gladiateur renforce la protection de la rade de Toulon en mouillant des filets supplémentaires. Il mouille également des filets pour protéger les salins d’Hyères et la rade de Villefranche.

De retour à Toulon le 4 septembre 1948 au soir, il va être aménagé en transport de troupes pour renforcer notamment les défenses de la Corse.

Caractéristiques Techniques du mouilleur de filets Gladiateur

Déplacement : standard 2330 tW pleine charge 2293 tonnes

Dimensions : longueur 113m largeur 12.70m tirant d’eau 3.50m

Propulsion : deux turbines à engrenages Parson alimentées par 2 chaudières Indret développant une puissance totale de 7700ch et entrainant deux hélices. Mazout : 400 tonnes

Performances : vitesse maximale : 18 noeuds distance franchissable : inconnue

Armement : 4 canons de 90mm modèle 1926 en deux affûts doubles modèle 1931, 2 mitrailleuses de 13.2mm modèle 1929 et jusqu’à 150 mines. Les mitrailleuses de 13.2mm sont remplacées au cours du grand carénage de 1946 par huit canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en quatre affûts doubles

Equipage : 132 hommes

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13-Sous-marins (35) sous-marins classe Aurore (3)

L’Astrée

-L’Astrée est mise sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes le 30 novembre 1939 lancé le 12 octobre 1941 et mis en service à Cherbourg le 17 mars 1943.

Le 18 mars 1943, il quitte Cherbourg en compagnie de l’aviso Somme pour rallier Toulon. Les deux navires font escale à Casablanca du 25 au 28 mars avant de rallier Toulon le 2 avril 1943.

Il est placé hors rang au sein de la 5ème escadrille de la 1ère flottille de sous-marins jusqu’au mois d’août 1943 quand est réactivée la 19ème DSM avec les sous-marins La Favorite et La Gorgone avant d’être rejoint par leur sister-ship L’Africaine.

Du 24 août au 2 septembre 1943, le sous-marin L’Astrée participe comme plastron à l’entrainement anti-sous-marin du contre-torpilleur Lion.

Du 12 au 20 janvier 1944, il participe avec La Favorite à l’entrainement ASM du croiseur léger Chateaurenault et notamment de son détachement aviation composé de deux Dewoitine HD-731.

Du 13 au 21 mars 1945, L’Astrée et La Favorite participent à un entrainement ASM avec les contre-torpilleurs Bayard Turenne et Du Guesclin.

Du 5 au 15 janvier 1946, il participe toujours avec son compère La Favorite à un entrainement ASM en compagnie du cuirassé Alsace et de ses deux torpilleurs d’escadre.

Du 1er avril au 25 mai 1946, L’Astrée est échoué sur le dock flottant de l’arsenal de Sidi-Abdallah pour grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 10 juin 1946.

Les essais officiels ont lieu du 11 au 13 juin 1946 et la remise en condition du 15 au 30 juin, l’Astrée ralliant Toulon le 4 juillet 1946. La première patrouille à lieu du 12 juillet au 4 août 1946.

Du 28 janvier au 8 février 1948, L’Astrée participe avec La Gorgone à un entrainement ASM en compagnie des contre-torpilleurs Le Fantasque L’Audacieux et Le Malin de la 9ème DCT.

Le 5 septembre 1948, il est entretien à flot à quai à Toulon et reçoit l’ordre d’accélérer sa remise en condition opérationnelle pour appareiller le plus rapidement possible pour sa première patrouille de guerre.

L’Artemis

-L’Artemis est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 12 janvier 1940 lancé le 5 août 1942 et mis en service le 12 mars 1944 en compagnie du Cornélie.

Les sous-marins Artemis et Cornélie quittent Cherbourg le 13 mars 1944 en compagnie de l’aviso-dragueur Commandant Rivière, les trois navires faisant escale à Casablanca du 20 au 23 mars 1944 avant de rallier Mers-El-Kébir le 27, formant la 27ème DSM. Ils seront rejoints ultérieurement par l’Andromaque et l’Amirde.

Du 12 au 28 septembre 1944, les sous-marins Artemis et Amirde ainsi que les submersibles L’Arethuse et La Sultane participent à un exercice commun avec les croiseurs lourds Algérie Dupleix et Henri IV.

Un an plus tard, en octobre 1945, la 27ème DSM est renumérotée 18ème Division de Sous-Marins (18ème DSM).

Le 2 février 1946, la 11ème DCT quitte Bizerte en compagnie du pétrolier La Mayenne. Lors du transit au large de l’Algérie, les sous-marins Artémis et Cornélie attaquent la petite escadre qui se rendait à Dakar.

Du 7 avril au 21 mai 1947, l’Artemis est échoué sur le dock flottant de Mers-El-Kébir pour le premier grand carénage de sa carrière.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 3 juin, effectuant ses essais réglementaires du 4 au 6 juin puis sa remise en condition du 8 au 22 juin 1947.  Sa première patrouille post-carénage à lieu du 2 au 25 juillet 1947.

Du 29 novembre au 4 décembre, les sous-marins Artémis et Cornélie participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Magon Dunois La Hire de la 4ème DCT.

Quand éclate le second conflit mondial le 5 septembre 1948, le sous-marin Artemis était en entretien à flot. Il est donc dans l’impossibilité d’appareiller immédiatement pour une patrouille de guerre.

L’Hermione

-L’Hermione est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 9 février 1940 lancé le 10 octobre 1941 et mis en service le 7 juillet 1943.

Le 8 juillet 1943, le sous-marin L’Hermione quitte Cherbourg en compagnie de l’aviso-mouilleur de mines Les Eparges pour rallier Mers-El-Kébir. Ils font escale à Casablanca du 15 au 18 juillet avant d’arriver à Mers-El-Kébir le 22 juillet 1943.

Placé hors rang au sein de la 2ème FSM, il est rejoint au mois de novembre 1943 par ses sister-ships  Clorinde et Andromède ce qui permet l’activation de la 14ème DSM.

Du 1er au 8 mars 1944, L’Hermione et son compère Clorinde participent à l’entrainement anti-sous-marin de la 4ème DCT en l’occurence les contre-torpilleurs Valmy Vauban et Verdun.

Du 10 au 18 octobre 1945, L’Hermione participe avec le Clorinde à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Valmy Vauban et Verdun de la 4ème DCT.
Du 5 août au 15 septembre 1946, l’Hermione est échoué sur le dock-flottant de la base de Mers-El-Kébir pour subir son premier grand carénage.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 27 septembre 1946, effectuant ses essais réglementaires du 28 au 30 septembre et sa remise en condition du 2 au 16 octobre 1946. Sa première patrouille post-carénage à lieu du 23 octobre au 8 novembre 1946.

Le 5 septembre 1948, L’Hermione est à la mer pour une patrouille au large des côtes espagnoles. Il reçoit un ordre de vigilance.

Le Gorgone

-Le Gorgone est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand le 11 mars 1940 lancé le 20 janvier 1942 et mis en service le 12 août 1943.

Il quitte Cherbourg le 13 août 1943 en compagnie de La Favorite et de l’aviso-dragueur Commandant Dominé pour rallier Toulon. Les trois navires font escale à Casablanca du 18 au 21 août avant de rallier Toulon le 25 août 1943.

L’arrivée de ces deux sous-marins à Toulon permet la réactivation de la 19ème DSM composée donc des sous-marins La Favorite Gorgone et L’Astrée en attendant l’arrivée de L’Africaine prévue à l’automne prochain.

Du 4 au 12 janvier 1944, La Gorgone participe à l’entrainement anti-sous-marin du contre-torpilleur Bison.

Du 29 juin au 2 juillet 1945, il participe avec les sous-marins Venus et L’Africaine à un entrainement commun avec le croiseur lourd Algérie ainsi que deux divisions de contre-torpilleurs, la 2ème  (Bayard du Guesclin Turenne classe Bayard) et la 9ème DCT (Le Fantasque L’Audacieux et Le Malin classe Le Fantasque).

Du 22 avril au 2 mai 1946, les sous-marins La Gorgone et L’Africaine participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs de la 2ème DCT.

Du 26 mai au 5 juillet 1946, La Gorgone est échoué sur le dock flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 15 juillet 1946.

Les essais réglementaires ont lieu du 16 au 18 juillet et la remise en condition du 20 juillet au 3 août, date du retour du sous-marin à Mers-El-Kébir. Il effectue sa première patrouille post-carénage du 10 août au 2 septembre 1946.

Du 28 janvier au 8 février 1948, les sous-marins L’Astrée et La Gorgone participent à l’entrainement anti-sous-marin des contre-torpilleurs de la 9ème DCT.

Le 5 septembre 1948, il à quai à Toulon. Il reçoit l’ordre d’appareiller le plus rapidement possible pour prendre en position au large des ports italiens. L’appareillage est effectif en début de soirée.

13-Sous-marins (33) sous-marins classe Aurore (1)

M-Sous-marins de moyenne patrouille classe Aurore

De nouveaux sous-marins pour la marine nationale (bis)

Pour renouveler une flotte sous-marine qui vieillissait rapidement, l’amirauté décide de poursuivre sur le modèle choisit après le premier conflit mondial à savoir des sous-marins de grande patrouille plus proches désormais des 2000 que des 1000 tonnes et des sous-marins de moyenne patrouille qui de 600 passaient à 800 tonnes.

Partant des Argonaute, l’ingénieur du Génie Maritime Paoli dessina des submersibles de 800 tonnes qui par rapport à leurs devanciers affichaient les améliorations suivantes :

-Immersion opérationnelle plus importante passant de 80 à 100m

-Armement offensif plus important (canon de 100mm et 9 tubes lance-torpilles)

-Appareil d’écoute et optiques améliorées.

Un premier sous-marin baptisé Aurore est financé à la tranche 1934. Il est suivi par quatre autres submersibles financés à la tranche 1937 (La Créole La Bayadère La Favorite L’Africaine), quatre autres submersibles sont financés à la tranche 1938 (L’Astrée L’Andromède L’Antigone L’Andromaque).

Deux submersibles sont financés par la tranche 1938bis (L’Artemis L’Armirde) et ces deux sous-marins sont suivis par quatre autres sous-marins financés à la tranche 1938ter (Hermione Gorgone Clorinde Cornelie)

Le 24 juin 1939, un décret autorise la construction d’un sous-marins pour remplacer le Phenix perdu en Indochine. Le modèle choisit est le Y4, une version tropicalisée du Y3. Il reprend le nom du sous-marin perdu au large de Cam-Ranh Le 29 décembre 1939, un nouveau décret finance la construction de douze submersibles qui seront du type Y4.

L’Aurore

L'Aurore

L’Aurore

-L’Aurore est mis sur cale à l’Arsenal de Toulon le 1er septembre 1936 lancé le 26 juillet 1939 et mis en service le 20 juin 1940.

Il est d’abord affecté hors rang au sein de la 5ème escadrille qui regroupe tous les sous-marins de moyenne patrouille de la 1ère flottille de sous-marins (1ère FSM).

La mise en service du sous-marin Créole en mars 1942 permet l’activation de la 26ème DSM qui est bientôt rejointe par La Bayadère (mai 1942) et  L’Antigone (janvier 1943).

Le 12 juillet 1943, la 26ème DSM est renuméroté 13ème DSM.

Du 7 juillet au 24 août 1943, le sous-marin L’Aurore est échoué au bassin n°4 du Castigneau pour son premier grand carénage, le premier «800 tonnes» subissant une remise en état complète.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 7 septembre 1943, exécutant ses essais réglémentaires du 8 au 10  puis sa remise en condition du 12 au 26 septembre 1943.

Du 1er au 13 juillet 1945, l’Aurore participe à l’exercice «Némo» en compagnie de son compère L’Antigone mais également des sous-marins Le Glorieux et Le Tonnant (1ère DSM) La Réunion et Crozet (3ème DSM).

Du 18 au 23 février 1946, l’amiral Ollive, grand-amiral de la Flotte et commandant chef de la marine nationale passe une inspection des capacités du cuirassé Richelieu et du porte-avions Joffre, les sous-marins L’Aurore et La Bayadère servant de plastron pour l’entrainement ASM des torpilleurs d’escadre et du porte-avions.

Du 15 août au 1er octobre 1946, le sous-marin Aurore subit son deuxième grand carénage sur le slipway du Mourillon. Armé pour essais le 8 octobre, il exécute ses essais réglementaires les 9 et 10 octobre avant sa remise en condition du 12 au 22 octobre. Il participe ensuite avec l’Antigone à un entrainement anti-sous-marin des contre-torpilleurs Marceau et Kléber (12ème DCT).

Du 3 au 12 octobre 1947, le sous-marin Aurore sert de plastron aux torpilleurs d’escadre Rapière et Hallebarde, les trois navires ralliant Toulon le lendemain 13 octobre 1947. Il enchaine ensuite par un entrainement ASM au profit des contre-torpilleurs Marceau Desaix et Kléber de la 12ème DCT.

Quand éclate le second conflit mondial, l’Aurore est à la mer depuis une semaine pour une patrouille. Informé des bombardements allemands, il reçoit l’ordre de se tenir prêt à attaquer les lignes de communications italiennes.

La Favorite
-La Favorite est mise sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine-Maritime du Trait le 29 juillet 1938 lancé le 3 septembre 1941 et mis en service le 12 août 1943 à Cherbourg.

Il quitte Cherbourg le 13 août 1943 en compagnie de La Gorgone et de l’aviso-dragueur Commandant Dominé pour rallier Toulon. Les trois navires font escale à Casablanca du 18 au 21 août avant de rallier Toulon le 25 août 1943.

L’arrivée de ces deux sous-marins permet l’activation de la 19ème DSM qu’ils forment avec leur sister-ship L’Astrée. Cette division est complétée en octobre 1943 par la mise en service du sous-marin L’Africaine.

Du 12 au 20 janvier 1944, le sous-marin La Favorite accompagné de L’Astrée participe à l’entrainement anti-sous-marin du croiseur léger Chateaurenault et notamment de ses hydravions Dewoitine HD-731.

Du 13 au 21 mars 1945, les sous-marins La Favorite et L’Astrée participent à l’entrainement anti-sous-marine des contre-torpilleurs Turenne et Du Guesclin.

Du 5 au 15 janvier 1946, il participe toujours avec l’Astrée à l’entrainement anti-sous-marin du cuirassé Alsace et de ses deux torpilleurs d’escadre.

Du 5 septembre au 20 octobre 1946, le sous-marin La Favorite est échoué sur le dock-flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage destiné à lui offrir une remise en état complète.

Armé pour essais le 2 novembre 1946, il sort pour essais du 3 au 5 novembre et pour remise en condition du 7 au 21 novembre, ralliant Toulon le 24 novembre 1946. Il effectue sa première patrouille post-carénage du 1er au 20 décembre 1946.

Du 1er au 9 juillet 1948, il participe à un exercice ASM avec le cuirassé Bourgogne et ses torpilleurs d’escadre.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin est à la mer pour une patrouille au large de la côte orientale de la Corse et reçoit l’ordre de pister les navires de la Regia Marina.

La Créole
-La Créole est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 29 août 1938 lancée le 8 juin 1940 et mise en service le 5 mars 1942 à Cherbourg.

Il quitte le port bas-normand le 6 mars 1942 en compagnie de l’aviso Somme, les deux navires faisant escale à Casablanca du 13 au 18 mars 1942 avant de rallier Toulon le 22 mars dans la soirée.

Son arrivée permet l’activation de la 26ème DSM qu’il forme avec son sister-ship L’Aurore en attendant l’arrivée de L’Antigone et de la Bayadère. Le 12 juillet 1943, la 26ème DSM est renumérotée 13ème DSM alors qu’elle à atteint son format définitif à quatre submersibles.
Du 8 au 15 septembre 1943, le sous-marin La Créole participe à l’entrainement du croiseur lourd Suffren et plus précisément de ses hydravions embarqués.

Du 10 avril au 30 mai 1945, le sous-marin La Créole est échoué dans le bassin n°4 du Castigneau pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 12 juin, sortant pour essais du 13 au 15 juin puis pour remise en condition du 17 au 30 juin 1945.

Du 14 au 21 mai 1947, il participe à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Marceau Desaix et Kléber de la 12ème DCT en compagnie de son compère La Bayadère mais également d’avions et d’hydravions basés à terre.

Du 21 au 21 août 1947, il participe à l’entrainement anti-sous-marin du contre-torpilleur Gerfaut servant de plastron indocile alors que le contre-torpilleur servait de cible rapide aux torpilleurs du sous-marin.

Du 1er juin au 15 août 1948, le sous-marin La Créole est échoué au bassin Vauban n°6 pour son deuxième grand carénage. Armé pour essais le 20 août, il exécute ses essais officiels les 21 et 22 août puis sa remise en condition du 24 août au 4 septembre.

A peine rentré à Toulon, il se ravitaille aussitôt en carburant, vivres et munitions pour pouvoir appareiller pour sa première patrouille de guerre ce qu’il fait dans la nuit du 5 au 6 septembre 1948.

La Bayadère

-La Bayadère est mise sur cale aux chantiers Auguste Normand le 29 août 1938 lancée le 4 juillet 1940 et mise en service le 10 mai 1942.

Affecté à la 26ème DSM, il quitte Cherbourg le 11 mai 1942 en compagnie de l’aviso-dragueur Commandant Dominé pour rallier Toulon, les deux navires faisant escale à Casablanca du 18 au 21 mai avant d’arriver dans le Var le 25 mai 1942.

La Bayadère désormais sous-marin de la 13ème DSM sort en compagnie de l’Antigone du 29 septembre au 6 octobre 1943 pour l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Guépard Lion et Bison de la 2ème DCT.

Du 1er juin au 17 juillet 1945, le sous-marin La Bayadère est échoué au bassin n°4 du Castigneau pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 27 juillet, effectuant ses essais officiels du 28 au 30 juillet puis sa remise en condition du 1er au 15 août 1945.

Du 7 au 11 octobre 1945, La Bayadère relaie le croiseur lourd Henri IV dans une mission de surveillance des Baléares où la présence de nombreux navires italiens laissait craindre la possible installation d’une base navale italienne.

Du 18 au 23 février 1946, l’amiral Ollive, grand-amiral de la Flotte et commandant chef de la marine nationale passe une inspection des capacités du cuirassé Richelieu et du porte-avions Joffre, les sous-marins L’Aurore et La Bayadère servant de plastron pour l’entrainement ASM des torpilleurs d’escadre et du porte-avions.

Du 14 au 21 mai 1947, il participe à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Marceau Desaix et Kléber de la 12ème DCT en compagnie de son compère L’Aurore mais également d’avions et d’hydravions basés à terre.
Le 16 août 1948, La Bayadère est échoué au bassin Vauban n°6 pour le deuxième grand carénage de sa carrière. Ce grand carénage censé duré jusqu’au 7 octobre est accéléré par le déclenchement du second conflit mondial. Armé pour essais le 8 octobre, il effectue essais et remise en condition jusqu’au 17 octobre date à laquelle il est déclaré disponible.

13-Sous-marins (27) sous-marins classe Rolland Morillot (4)

L’Ile de Brehat

Ile de Brehat

Ile de Brehat

-L’Ile de Brehat est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 5 octobre 1943 lancé le 7 octobre 1945 et mis en service le 12 janvier 1947

L’Ile de Brehat quitte Cherbourg le 12 janvier 1947 en compagnie du mouilleur de mines Castor et fait escale les 13 et 14 janvier à Brest où il retrouve son compère Ile d’Aix, mis en service le 12 janvier ce qui permet l’activation de la 5ème DSM.

Les deux sous-marins quittent Brest en compagnie du mouilleur de mines le 15 janvier 1947, font escale à Casablanca du 19 au 22 janvier avant de rallier Toulon le 26 janvier 1947.

Du 3 au 21 mai 1947, l’Ile de Brehat participe à l’exercice «Cordial Agreement» au large de Malte en compagnie de son compère Ile d’Aix mais également des «800 tonnes» Nivôse et Floréal de la 17ème DSM venus de Bizerte.

Le 5 septembre 1948, l’Ile de Brehat est à la mer en patrouille dans le Golfe de Gênes, recevant des consignes de vigilance.

L’Ile d’Aix

Ile d'Aix

Ile d’Aix

-L’Ile d’Aix est mis sur cale à l’Arsenal de Brest le 7 février 1944 lancé le 12 septembre 1945 et mis en service le 12 janvier 1947

Le 13 janvier 1947, arrivent à Brest le sous-marin Ile de Brehat et le mouilleur de mines Castor qui doivent rallier Toulon en compagnie de l’Ile d’Aix.

Les deux sous-marins quittent Brest en compagnie du mouilleur de mines le 15 janvier 1947, font escale à Casablanca du 19 au 22 janvier avant de rallier Toulon le 26 janvier 1947.

Du 5 au 15 mai 1947, l’Ile d’Aix participe à un exercice avec le croiseur lourd Henri IV. Il participe du 4 au 14 avril 1948 avec le Saint Marcouf à un exercice ASM avec les contre-torpilleurs Bruix, D’Assas et le La Tour d’Auvergne.

Le 5 septembre 1948, l’Ile d’Aix était à quai, revenu la veille d’une patrouille de vingt jours. Il  se prépare aussitôt à repartir pour une nouvelle patrouille de guerre cette fois.

Le Saint Marcouf

Saint Marcouf

Saint Marcouf

-Le Saint Marcouf est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 4 septembre 1943 lancé le 2 octobre 1945 et mis en service le 7 juin 1947 après des travaux à l’Arsenal de Cherbourg à partir du 7 février 1947.

Le Saint Marcouf quitte Cherbourg le 8 juin 1947 en compagnie de l’aviso-dragueur Elan qui lui sert d’escorte. Les deux navires font escale à Casablanca du 14 au 17 juin puis rallient Toulon le 21 juin 1947 à l’aube.

Affecté à la 5ème DSM, le Saint Marcouf participe du 4 au 14 avril 1948 à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Bruix D’Assas et La Tour d’Auvergne en compagnie de son compère Ile d’Aix.

Quand le second mondial éclate le 5 septembre 1948, le Saint Marcouf est à la mer, débutant sa patrouille au large des côtes italiennes. Il est informé des bombardements allemands et reçoit l’ordre de surveiller les mouvements de la flotte italienne en cas d’action concertée entre Rome et Berlin.

L’Ile de Molène

Molène

Molène

-L’Ile de Molène est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine-Maritime (ACSM) au Trait le 20 décembre 1944 lancé le 15 novembre 1946 et mis en service le 21 janvier 1948.

Le 22 janvier 1948, le mouilleur de mines Pollux arrive à Cherbourg (où l’Ile de Molène à terminé ses travaux et sa mise au point) pour escorter le sous-marin jusqu’à Bizerte. Les deux navires quittent la Basse-Normandie le 23 janvier, font escale à Casablanca du 28 janvier au 2 février puis rallient d’une traite Bizerte où ils arrive le 6 février à l’aube.

Placé hors rang au sein de la 3ème flottille de sous-marins composante de la 6ème Escadre Légère, l’Ile de Molène forme la 11ème DSM à partir du 17 mars 1948 quand l’Ile de Porquerolles est mis en service bien que le dit sous-marin ne rallie la Tunisie qu’à la fin du mois.

Le 5 septembre 1948, l’Ile de Molène venait d’arriver à Malte pour une escale après une patrouille de quinze jours. Il reçoit l’ordre de rallier Bizerte pour ravitailler en vivres, carburant et munitions puis d’appareiller pour l’Adriatique avec mission de surveiller le port de Bari.

13-Sous-marins (26) sous-marins classe Rolland Morillot (3)

Le Kerguelen

Carte de l'île de Kerguelen

Carte de l’île de Kerguelen

-Le Kerguelen est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 14 janvier 1941 lancé le 12 juillet  1943 et mis en service le 12 janvier 1945.

Le 12 janvier 1945, il est rejoint en grande rade l’aviso-dragueur La Batailleuse. Les deux navires quittent Cherbourg le lendemain  et arrivent à Brest le 14 janvier à l’aube. Il est aussitôt affecté à la 25ème DSM où il retrouve ses sister-ships Ile de Ré et Ile d’Yeu.

Du 20 au 27 avril 1945, le Kerguelen participe avec l’Ile de Re à l’entrainement ASM de la 3ème Division de Contre-Torpilleurs. La 25ème DSM devient 6ème DSM le 27 octobre 1945 à une époque où le sous-marin La Guadeloupe à permis à la division d’atteindre son format définitif.

Du 10 au 15 avril 1946, le sous-marin Kerguelen participe à l’exercice «Entente Cordiale 46» en compagnie de ses compères Rolland Morillot Ile de France et La Guadeloupe.

Du 28 octobre au 7 novembre 1947, les contre-torpilleurs Dupetit-Thouars et Du Chayla effectuent un entrainement anti-sous-marin avec comme plastron les sous-marins Kerguelen et La Guadeloupe

Du 10 mars au 20 mai 1948, le sous-marin Kerguelen est échoué dans le bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg pour son premier grand carénage.  Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 4 juin 1948. Ses essais réglementaires ont lieu du 5 au 7  et sa remise en condition du 9 au 23 juin 1948. Sa première patrouille post-carénage à lieu du 30 juin au 8 juillet 1948.

Quand les allemands lancent l’opération Weserübung le 5 septembre 1948, le Kerguelen venait d’appareiller pour un exercice dans le golfe de Gascogne. L’exercice est interrompu et le sous-marin rentre à Brest pour se ravitailler en carburant et en vivres pour effectuer sa première mission de guerre.

Le Crozet

Carte de l'île de Crozet

Carte de l’île de Crozet

-Le Crozet est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 20 octobre 1941 lancé le 12 janvier 1944 et mis en service le 4 juin 1945

Le Crozet et La Réunion admis au service actif le même jour permettent la réactivation de la 3ème DSM. Le 5 juin 1945, division appelée à être basée à Toulon, intégrant la 3ème escadrille et donc par voie de conséquence la 1ère flottille de sous-marins (1ère FSM).

Le 6 juin 1945, le mouilleur de filets Gladiateur arrive à Cherbourg pour escorter les deux sous-marins jusqu’à Toulon. La petite escadre quitte le port bas-normand le 7 juin, fait escale à Casablanca du 12 au 15 juin puis arrive à Toulon le 20 juin 1945 à l’aube.

Du 1er au 13 juillet 1945, le sous-marin Crozet participe à l’exercice «Némo» en compagnie des sous-marins La Réunion Le Glorieux Le Tonnant L’Antigone et L’Aurore.

Du 25 août au 7 septembre 1945, le Crozet participe à un entrainement commun au croiseur lourd Algérie et aux sous-marins Le Héros et L’Espoir.

Le 4 mars 1946, l’Ile d’Oleron arrive à Toulon, renforçant la 3ème DSM qui atteint donc quasiment son format définitif. Le Crozet et La Réunion participent ensuite à un entrainement ASM des contre-torpilleurs Desaix et Kléber du 14 au 22 mars 1946.

Le 13 février 1947, le sous-marin Belle-Ile arrive à Toulon ce qui permet à la 3ème DSM d’atteindre son format définitif.

Du 7 au 17 mai 1947, les sous-marins Crozet et La Réunion participent à l’entrainement anti-sous-marin des contre-torpilleurs Bayard Du Guesclin et Turenne.

Après un exercice commun de la 3ème DSM avec les trois contre-torpilleurs de la 5ème DCT, Le Crozet et La Réunion vont subir un grand carénage. Les deux sous-marins sont hissés sur le slipway du Mourillon le 11 juin 1948.

Les travaux étaient censés durer jusqu’au 20 septembre mais devant l’imminence du conflit, ce grand carénage est accélérer.

Ce qui est sur c’est que Le Crozet est armé pour essais dès le 24 août, sortant pou essais le 25 août et effectuant une remise à condition à minima du 26 août au 3 septembre, étant déclaré disponible le……….5 septembre 1948 tout comme son sister-ship La Réunion.

Le Belle-Ile

Carte de Belle-Île

Carte de Belle-Île

-Le Belle-Ile est  mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 15 juillet 1943 lancé le 12 septembre 1945 et mis en service le 30 janvier 1947.

Le 1er février 1947, le sous-marin Belle-Ile quitte Cherbourg en compagnie du Gladiateur pour rallier Toulon, faisant escale à Casablanca du 7 au 10 février, ralliant Toulon le 13 février 1947, intégrant la 3ème DSM en compagnie de ses sister-ships La Réunion Crozet et Ile d’Oleron.

Du 7 au 17 avril 1947, les sous-marins Belle-Ile et Ile d’Oleron participent à l’entrainement anti-sous-marin des torpilleurs d’escadre Le Hardi et L’Epée, ces derniers qui assurent la protection du croiseur de bataille Dunkerque étaient privés de leur protégé alors en grand carénage.

Quand le second conflit mondial éclate en Scandinavie, le sous-marin Belle-Ile avait appareillé pour une patrouille en Méditerranée. Informé des bombardements allemands, il reçoit l’ordre de surveiller attentivement les mouvements des navires italiens stationnés à La Spezia.

L’Ile d’Oleron

Image satellitaire de l'Ile d'Oleron

Image satellitaire de l’Ile d’Oleron

-L’Ile d’Oleron est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 4 mars 1943 lancé le 4 février 1945 et mis en service le 25 février 1946

L’Ile d’Oleron quitte Cherbourg le 25 février 1946 en compagnie de l’aviso-dragueur Commandant Dominé pour rallier Toulon, se ravitaillant le 1er mars à Casablanca avant de rallier Toulon le 4 mars et de rejoindre ses sister-ships La Réunion et Crozet au sein de la 3ème DSM.

Du 20 mars au 21mai 1946, l’Ile d’Oleron accompagne La Réunion dans une croisière en URSS en compagnie du cuirassé Alsace, du croiseur lourd Saint Louis, des torpilleurs d’escadre Mameluk et Casque et le pétrolier ravitailleur Liamone.

Du 7 au 17 avril, il participe en compagnie du Belle-Ile à l’entrainement anti-sous-marin des torpilleurs d’escadre Le Hardi et L’Epée.

Le 5 septembre 1948, l’Ile d’Oleron était à la mer en Mer Tyrrhénienne. Averti des bombardements allemands, elle reçoit des consignes de vigilance, notamment de suivre les mouvements de la flotte italienne.

13-Sous-marins (25) sous-marins classe Rolland Morillot (2)

La Réunion

Carte de l'île de la Réunion

Carte de l’île de la Réunion

-La Réunion est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 16 novembre 1940 lancé le 24 septembre 1943 et mis en service le 4 juin 1945 en même temps que son sister-ship Crozet.

La mise en service de ces deux navires permet la réactivation de la 3ème DSM, division appelée à être basée à Toulon, intégrant la 3ème escadrille et donc par voie de conséquence la 1ère flottille de sous-marins (1ère FSM).

Le 6 juin 1945, le mouilleur de filets Gladiateur arrive à Cherbourg pour escorter les deux sous-marins jusqu’à Toulon. La petite escadre quitte le port bas-normand le 7 juin, fait escale à Casablanca du 12 au 15 juin puis arrive à Toulon le 20 juin 1945 à l’aube.

Du 1er au 13 juillet 1945, La Réunion participe à l’exercice «Némo» en compagnie des sous-marins Le Glorieux Le Tonnant Crozet Antigone et Aurore.

Le 25 février 1946, L’Ile d’Oleron est mis en service même si il ne retrouvera ses compères de la 3ème DSM que le 4 mars, date de son arrivée à Toulon.

Du 20 mars au 21 mai 1946, La Réunion accompagné de l’Ile Oleron participe à la croisière en URSS, accompagnant le cuirassé Alsace, le croiseur lourd Saint Louis, le pétrolier-ravitailleur Liamone et les torpilleurs d’escadre Mameluk et Casque.

Le 30 janvier 1947, le Belle-Ile est mis en service et quand il arrive à Toulon le 13 février suivant, il  permet à la 3ème DSM d’atteindre son format définitif à quatre sous-marins.

Du 7 au 17 mai 1947, les sous-marins La Réunion et Crozet participent à un entrainement ASM en servant de plastron pour les contre-torpilleurs Bayard Du Guesclin et Turenne de la 2ème DCT.

Du 16 au 24 mars 1948, La Réunion sert de plastron aux torpilleurs d’escadre Mousquet et Bombardier pour entrainer ces deux navires de classe Intrépide à la lutte ASM alors que leur protégé, le cuirassé Alsace subissait un petit carénage à Bizerte.

Les trois navires mouillent aux salins d’Hyères du 25 mars au 2 avril avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Après un exercice commun de la 3ème DSM avec les trois contre-torpilleurs de la 5ème DCT, La Réunion et Le Crozet vont subir un grand carénage. Les deux sous-marins sont hissés sur le slipway du Mourillon le 11 juin 1948.

Les travaux étaient censés durer jusqu’au 20 septembre mais devant l’imminence du conflit, ce grand carénage est accéléré.

Ce qui est sur c’est que La Réunion est armé pour essais dès le 24 août, sortant pou essais le 25 août et effectuant une remise à condition à minima du 26 août au 3 septembre, étant déclaré disponible le……….5 septembre 1948 tout comme son sister-ship Crozet.

L’Ile de France

Carte de l'Ile de France

Carte de l’Ile de France

-L’Ile de France  est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Nantes en même temps que l’Ile de Ré le 25 septembre 1941 et lancés le 12 janvier 1943

Les deux sous-marins quittent Nantes le 14 mars 1944 accompagnés par l’aviso-hydrographe Beautemps-Beaupré pour rallier Cherbourg le lendemain 15 mars 1944. Ils sont mis au bassin du 16 mars au 4 avril 1944 pour parfaire leur mise au point.

L’Ile de France et l’Ile de Ré sont mis en service le 12 août 1944. Le lendemain 13 août, ils quittent Cherbourg en compagnie du Beautemps-Beaupré, les trois navires ralliant Brest dans la soirée.

Les deux jumeaux se séparent alors. Si le sous-marin Ile de France est affecté à la 24ème DSM, l’Ile de Ré lui rejoint la 25ème DSM. Le 9 août 1945, la 24ème DSM devient 4ème DSM.

Du 10 au 15 avril 1946, il participe au large des côtes françaises à l’exercice «Entente Cordiale 46» en compagnie des sous-marins Rolland Morillot Kerguelen et La Guadeloupe.

Du 12 janvier au 21 mars 1948, le sous-marin Ile de France est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg pour grand carénage. Armé pour essais le 3 avril, il effectue ses essais réglementaires les 4 et 5 avril puis sa remise en condition du 7 au 21 avril 1948.

Quand le second conflit mondial éclate le 5 septembre 1948, L’Ile de France était en plein exercice en Manche. Il rallie aussitôt Dunkerque où il se ravitaille en carburant, vivres et torpilles pour pouvoir faire face à toutes les éventualités.

L’Ile de Ré

vue aérienne de l'Ile de Ré

vue aérienne de l’Ile de Ré

-L’Ile de Ré  est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Nantes en même temps que l’Ile de France le 25 septembre 1941 et lancés le 12 janvier 1943

Les deux sous-marins quittent Nantes le 14 mars 1944 accompagnés par l’aviso-hydrographe Beautemps-Beaupré pour rallier Cherbourg le lendemain. Ils sont mis au bassin du 16 mars au 4 avril 1944 pour parfaire leur mise au point.

L’Ile de Ré et L’Ile de France sont mis en service le 12 août 1944. Le lendemain 13 août, ils quittent Cherbourg en compagnie du Beautemps-Beaupré, les trois navires ralliant Brest dans la soirée.

Les deux jumeaux se séparent alors. Si le sous-marin Ile de France est affecté à la 24ème DSM, l’Ile de Ré lui rejoint la 25ème DSM.

Du 29 septembre au 7 octobre 1945  l’Ile de Ré participe avec son compère Ile d’Yeu à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Guépard et Lion. Le 27 octobre 1945, la 25ème DSM est renumérotée 6ème DSM.

Du  2 octobre au 12 décembre 1947, le sous-marin Ile de Ré est échoué dans le bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 26 décembre 1947, exécutant ses essais réglementaires du 27 au 29  puis sa remise en condition du 2 au 16 janvier 1948.

Du 5 au 10 mai 1948, L’Ile de Ré participe avec l’Ile d’Yeux à l’exercice franco-britannique «Entente Cordiale 48».

Quand les allemands bombardent la Norvège et le Danemark le 5 septembre 1948, l’Ile de Ré avait appareillé le 1er septembre pour un patrouille dans l’Atlantique Sud à la recherche des raiders allemands qu’il devait pister et détruire uniquement en cas de guerre.

Il reçoit alors de rallier Fort de France pour charger carburant, munitions (il avait réalisé des tirs d’entrainement durant le transit) et vivres et de se tenir prêt.

L’Ile d’Yeux

Vue aérienne de l'Ile d'Yeux

Vue aérienne de l’Ile d’Yeux

-L’Ile d’Yeu est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Nantes le 20 octobre 1941 lancé le 2 février 1943 et mis en service le 12 septembre 1944.

Le 13 septembre 1944, l’aviso-dragueur La Capricieuse arrive de Brest pour escorter le nouveau sous-marin à Brest. Ils quittent Cherbourg le 14 septembre à l’aube et arrivent en début de soirée.

L’arrivée de l’Ile d’Yeux permet l’activation de la 25ème DSM composée de l’Ile de Ré et de l’Ile d’Yeux, attendant la mise en service des sous-marins Kerguelen et La Guadeloupe.

Du 20 au 27 avril 1945, l’Ile de Ré accompagné du Kerguelen participent à l’entrainement des contre-torpilleurs Panthère Lynx et Tigre de la 3ème DCT. Il participe ensuite avec l’Ile de Ré à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Guépard et Lion.

Le 27 octobre 1945, la 25ème DSM qui à atteint son format définitif à quatre sous-marins est renumérotée 6ème DSM. Elle reste rattachée à la 5ème Escadre.

Du 13 décembre 1947 au 20 février 1948, le sous-marin Ile d’Yeux est échoué au bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg pour son premier grand carénage limité à une remise en état complète et quelques travaux de mise à niveau des transmissions et de l’électronique.

Après une période de travaux complémentaires à quai, l’Ile d’Yeux est armé pour essais le 4 mars 1948, effectuant ses essais réglementaires du 5 au 7  puis sa remise en condition du 9 au 23 mars 1948.

Du 5 au 10 mai 1948, les sous-marins Ile de Ré et Ile d’Yeux participent à l’exercice «Entente Cordiale 48» au large des îles britanniques.

Le 5 septembre 1948, quand les allemands bombardent la Norvège et le Danemark, l’Ile d’Yeux à appareillé deux jours plutôt pour une patrouille au large des ports allemands. Il reçoit l’ordre de pister la flotte allemande et de couler tout navire portant pavillon allemand, qu’il soit civil ou militaire.

13-Sous-marins (22) sous-marins classe Emeraude

H-Sous-marins mouilleurs de mines classe Émeraude

Avant propos

Les programmes d’après guerre prévoyaient au total six sous-marins mouilleurs de mines. Au final ce seront huit sous-marins mouilleurs de mines qui seront construits.

En effet aux quatre Saphir succèdent quatre Emeraude (projet V-2), des modèles améliorés par rapport à leurs prédecesseurs.

Le premier baptisé Emeraude est financé à la tranche 1937 et les trois autres baptisés Agate Corail et L’Escarboucle le sont à la tranche 1938bis. Si la construction du premier est attribué à l’Arsenal de Toulon, les trois autres le sont aux chantiers navals Schneider implantés à Chalons sur Saône.

L’Émeraude

Schéma de classe Emeraude

Schéma de classe Emeraude

-L’Émeraude est mis sur cale à l’Arsenal de Toulon le 1er septembre 1938 lancé le 3 novembre 1940 et mis en service en avril 1942.

L’Émeraude est d’abord placé hors rang au sein de la 1ère flottille de sous-marins, la composante submersible de la 2ème Escadre.

La mise en service du Corail en juin 1943 permet la réactivation de la 7ème DSM qui est donc placé sous le commandement de la 1ère FSM. Cette division est rejointe peu après par l’Escarboucle alors que L’Agate ne retrouvera ses sister-ships qu’en décembre 1943.

L’affectation de la 7ème DSM à la 1ère FSM est de courte durée car dès la fin du mois de janvier 1944 elle rallie Mers-El-Kébir intégrant la 2ème flottille de sous-marins (4ème Escadre), décision qui est loin de faire l’unanimité.

Le dernier né des sous-marins mouilleurs de mines français va opérer essentiellement au large des côtes de Sicile et de Sardaigne, devant en temps de guerre larguer des bouchons de mines notamment au large du port de Cagliari.

Du 7 mai au 20 juin 1945, L’Émeraude est échoué sur le slipway de la base de Mers-El-Kébir pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 1er juillet, réalisant ses essais réglementaires les 2 et 3 juillet  puis sa remise en condition du 5 au 19.

Il subit un nouveau grand carénage sur le slipway du 7 juillet au 20 août. Armé pour essais le 28 août, il précipite son retour en service effectuant ses essais officiels le 29 août et sa remise en condition du 31 août au 7 septembre 1948.

Le Corail

-Le Corail est mis sur cale aux chantiers Schneider de Chalons sur Saône le 16 juin 1940 lancé le 2 février 1942 et mis en service le 15 juin 1943

La mise en service du deuxième sous-marin de classe Émeraude permet la réactivation de la 7ème DSM qui avait été dissoute après le désarmement des sous-marins Redoutable et Vengeur en septembre 1942.

Cette division est rejointe par l’Escarboucle le 27 juin 1943 et atteint son format définitif avec la mise en service du Corail le 12 décembre 1943.

L’affectation de la 7ème DSM à la 1ère FSM est de courte durée car dès la fin du mois de janvier 1944 elle rallie Mers-El-Kébir intégrant la 2ème flottille de sous-marins (4ème Escadre), décision qui est loin de faire l’unanimité.

Du 1er Juillet au 9 août 1946, le Corail est échoué sur le slipway de la base de Mers-El-Kébir pour subir son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais  le 19 août, effectuant ses essais réglementaires les 20 et 21 août puis sa remise en condition du 23 août au 4 septembre 1946.

Quand éclate le second conflit mondial le 5 septembre 1946, le Corail est à la mer pour entrainement au mouillage de mines. Il reçoit l’ordre de regagner Mers-El-Kébir pour charger des mines de guerre et aller miner la région de La Maddalena dans le nord de la Sardagne.

L’Escarboucle

-L’Escarboucle est mis sur cale aux chantiers Schneider de Chalons sur Saône le 4 juillet 1940 lancé le 2 mars 1942 et mis en service le 27 juin 1943

Affecté à la 7ème DSM, il accompagne ses trois compères à Mers-El-Kébir lors du transfert de la division de la 1ère à la 2ème FSM.

Du 10 août au 15 septembre 1946, l’Escarboucle est échoué sur le slipway de la base de Mers-El-Kébir pour son premier grand carénage. Armé pour essais le 22 septembre, il réalise ses essais officiels les 23 et 24 septembre et sa remise en condition du 26 septembre au 7 octobre 1946.

Quand éclate le second conflit mondial le 5 septembre 1948, l’Escarboucle est en entretien à flot après une série d’exercices de mouillage de mines. Il accélère sa remise en condition pour participer aux plans de minages prévus avant guerre.

L’Agate

-L’Agate est mis sur cale aux chantiers Schneider de Chalons sur Saône le 12 janvier 1941 lancé le 14 septembre 1942 et mis en service le 12 décembre 1943.

L’Agate peut se prévaloir d’être du titre de gloire d’être le dernier sous-marin mouilleur de mines à être mis en service dans notre marine.

Il y eut bien d’autres projets de sous-marins spécialisés mais aucun ne fût autorisé à la construction, la priorité étant donné aux sous-marins d’attaque sans oublier que la mise au point de mines mouillable par tubes lance-torpilles était sur le point d’aboutir après de nombreuses années de recherche.

Comme le reste de la 7ème DSM, l’Agate rallie Mers-El-Kébir au mois de janvier 1944 et va s’entrainer intensivement au mouillage de mines à la fois en vue d’une guerre contre l’Italie mais également en cas de menées hostiles de l’Espagne.

Du 16 septembre au 24 octobre 1946, le sous-marin Agate est échoué sur le slipway de la base de Mers-El-Kébir pour son premier grand carénage. Armé pour essais le 1er novembre, il réalise ses essais réglementaires les 2 et 3 novembre puis sa remise en condition du 5 au 20 novembre 1946.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin Agate est à la mer avec un chargement de mines de guerre. Il reçoit l’ordre d’aller mouiller ses mines au large de Palerme mais l’Italie restant pour le moment attentiste, l’ordre de mouillage de mines est annulé et le sous-marin rentre à la base.

Caractéristiques Techniques de la classe Émeraude

Déplacement : en surface 862 tW en plongée 1120 tW

Dimensions : longueur 72.70m largeur 7.36m tirant d’eau 3.7m

Propulsion : deux moteurs diesels Schneider de 1000ch chacun et deux moteurs électriques de 635ch entrainant deux lignes d’arbre

Performances : vitesse maximale 15 noeuds en surface 9 noeuds en plongée rayon d’action 3300 miles nautiques à 12 noeuds 90 miles nautiques à 4 noeuds en plongée Immersion maximale 80m

Armement : un canon de 100mm modèle 1934 avec 120 coups et un affût double de 13.2mm (remplacé ensuite par un affût double de 25mm) ; 40 mines et 4 tubes lance-torpilles de 550mm à l’avant

Equipage : 42 officiers et marins