18-Bases et arsenaux (5)

F-Base navale de Toulon

Carte générale de Toulon avec son "triangle de la mort"

Carte générale de Toulon avec son « triangle de la mort »

Avant-propos

Les bassins de Toulon en 1896 avant la construction des grands bassins Vauban

Les bassins de Toulon en 1896 avant la construction des grands bassins Vauban

Toulon et la marine militaire c’est une très vieille histoire puisqu’on peut remonter en 1514 pour trouver une trace avec la construction de la Tour Royale. Il faut attendre ensuite le début du XVIIème siècle pour voir la première vraie militarisation avec l’installation en 1610 des premières galères.

En 1666, Toulon est désigné pour devenir le grand port de guerre du Levant, Colbert souhaitant qu’il joue le rôle de Rochefort en Méditerranée. Pour se faire il est équipé et fortifié par Vauban, des travaux durant près de quinze ans (1666-1680).

Toulon ne cesse de se développer, se modernisant pour s’adapter aux nouvelles techniques mais le début du 20ème siècle voit l’arsenal de Toulon se concentrer sur l’entretien, seules quelques constructions de sous marins et de navires secondaires ayant encore lieu.

En 1939, l’Arsenal aligne une superficie de 300 hectares dont 50 sont bâtis et 11 bassins de radoub bien équipés permettant de soutenir une flotte nombreuse.

Les travaux menés au début de la décennie quarante ne sont pas aussi importants qu’à Brest mais ils ne sont pas pour autant négligeable avec la construction de plusieurs cales/slipway et l’extension de certaines formes de radoub. Les grues et les ateliers sont modernisées tout comme les défenses côtières.

Appontements du Milhaud

C’est la principale zone de stationnement de la base navale de Toulon par l’importance des unités qui y sont stationnés en l’occurence les cuirassés, le porte-avions Joffre et une partie des croiseurs.

Six épis de 350m sont montés perpendiculaires à la ligne du quai et disposent chacun de quatorze bites d’amarrages.

Quai Noël

Relié aux Appontements Milhaud par un pont tournant, le quai Noël est l’équivalent toulonais du Quai des Flottilles. C’est donc là que s’amarrent les quinze contre-torpilleurs basés à Toulon.

Darse ouest et est

Situées à l’ouest des appontements du Milhaud, elles accueillent les navires de soutien affectés à la base navale de Toulon comme les remorqueurs, les gabares ainsi que la poussière navale (vedettes, patrouilleurs, escorteurs)……….. .

Darse des pétroliers

C’est l’antre des pétroliers. Elle accueille à la fois les pétroliers basés à demeure à Toulon mais également les pétroliers civils alimentant le parc à combustibles liquides.

Darse des sous-marins

Comme son nom l’indique, elle abrite les sous-marins basés à Toulon. Comme le nombre de submersibles est jugé important, une partie des sous-marins est mouillé dans la Darse Vauban.

Darse du Missiessy

Aucun navire n’est stationné à demeure dans cet Darse, les seuls navires qui y sont mouillés ou amarrés à quai sont ceux en travaux. Cela s’explique par la présence de trois bassins de radoub.

-Les bassins Missiessy n°1 et Missiessy n°2 mesurent 215m de long sur 31m de large, le Missiessy n°5 ne mesurant que 205m de long sur 32m de large ce qui lui permet de caréner tous les navires sauf le cuirassé et les porte-avions.

Darse du Castigneau

A l’est de la darse du Missiessy, on trouve la Darse du Castigneau qui comme la précédente ne stationne pas de navires en raison de la présence de formes de radoub, trois en l’occurence.

Deux bassins ont été creusés, le premier en 1863 et le second en 1886, le premier mesurant 114m de long sur 22m de large et le second mesurant 163m de long sur 23m de large.

Le premier baptisé Castigneau n°4 est allongé passant de 163m à 185m et le second baptisé Castigneau n°5 passant de 114 à 130m permettant respectivement le carénage des croiseurs légers et des contre-torpilleurs. Ils sont élargis à 25m.

Darse et zone Vauban

Cette Darse est l’une des plus anciennes de la base navale varoise. Elle prolonge vers l’est la Darse du Castigneau et est reliée à la Darse aux Sous-Marins par le canal des Subsistances, une partie des sous-marins étant mouillé dans la Darse Vauban.

C’est également une importante zone d’entretien avec pas moins de cinq formes de radoub :

-Le bassin Vauban n°6 mesure en 1939 90m de long sur 15m de large mais des travaux importants portent sa longueur à 120m et sa largeur à 20m.

-Le bassin Vauban n°9 mesure 120m de long sur 20m tout comme le bassin Vauban n°10 mais ce dernier en mauvais état est inutilisé et de facto désaffecté. Sa remise en état est envisagée au printemps 1948 mais aucun travaux n’est mené avant le début du conflit.

-Le bassin Vauban n°7 est l’un des deux Grands Bassins Vaubans. Quand leur construction commence en 1911, ils sont les plus grands bassins de radoubs du monde. Les travaux sont interrompus par le premier conflit mondial. Repris en 1914, ils sont achevés en 1929.

Le Vauban n°7 et le Vauban n°8 mesurent 422m de long sur 42m de large avec des enclaves pour portes intermédiaires à 210m, 235m et 250m permettant de radouber plusieurs navires en même temps.

Ces bassins ne sont pas agrandis avant 1948 mais les capacités de levage attenantes sont modernisées.

Darse Vieille et Angle Robert

Comme son nom l’indique, la Darse Vieille est la plus ancienne partie de l’Arsenal de Toulon. Elle n’est pas pour autant désaffecté, elle reste utilisée à la fois par les torpilleurs d’escadre et par quelques unités désarmées avant leur transfert au cimetière naval du Bregaillon (officiellement le Dépôt Naval de la Méditerranée DNM).

L’Angle Robert est le quai d’apparat du port de Toulon. C’est là qu’est amarré le navire amiral de la Flotte de la Méditerranée en l’occurence le croiseur lourd Algérie et les navires étrangers en visite officielle à Toulon.

Darse Nord du Mourillon

C’est le plan d’eau attenant à l’Arsenal du Mourillon, une zone d’entretien et de construction de l’Arsenal de Toulon qui dispose de deux cales de 100m pour sous-marins auxquelles s’adjoint un slipway de 150m inauguré en 1944 pour le carénage de sous-marins.

Dépôt Naval de la Méditerranée (cimetière naval du Bregaillon)

En septembre 1941 est officiellement créé le Dépôt Naval de la Méditerranée (DNM) destiné à prendre en main et à gérer les navires désarmés en attendant qu’une décision soit prise : remise en service après modernisation ou modifications, démolition ou utilisation comme cibles.

Le DNM à un site : le Bregaillon, un mouillage situé à l’ouest de la rade de Toulon sur la commune de la Seyne sur Mer, un site plus contraint que Landevennec en dépit du fait que le DNM doit s’occuper des navires désarmés venus de Toulon, de Bizerte et de Mers-El-Kébir.

Les navires suivants vont être confiés aux bons soins du DNM :

Ceux encore présents le 5 septembre 1948

-Le sous-marin Circé est mouillé au Bregaillon à partir du 6 août 1942

-Le sous-marin Galatée est mouillé au Bregaillon à partir du 2 octobre 1942

-Le sous-marin Thétis est mouillé au Bregaillon à partir du 27 mars 1943

-Le torpilleur d’escadre Tornade est mouillé au Bregaillon à partir du 8 juin 1943

-Le sous-marin Doris est mouillé au Bregaillon à partir du 5 août 1943

-Le torpilleur d’escadre Tramontane est mouillé au Bregaillon à partir de septembre 1943

-Le torpilleur d’escadre La Palme est mouillé au Bregaillon à partir du 7 octobre 1943

-Le torpilleur d’escadre Typhon est mouillé au Bregaillon à partir du 15 novembre 1943

-Le sous-marin Actéon est mouillé au Bregaillon à partir du 17 avril 1944

-Le sous-marin Monge est mouillé au Bregaillon à partir du 17 septembre 1944

-Le sous-marin Fresnel est mouillé au Bregaillon à partir du 15 mai 1945

-Le sous-marin Achéron est mouillé au Bregaillon à partir du 12 juin 1945

-Le torpilleur d’escadre Bordelais est mouillé au Bregaillon à partir du 17 juillet 1945

-Le sous-marin L’Amphitrite est mouillé au Bregaillon à partir du 4 septembre 1945

-Le sous-marin L’Oréade est mouillé au Bregaillon à partir du 4 octobre 1945

-Le sous-marin Psyché est mouillé au Bregaillon à partir du 7 octobre 1945

-Le sous-marin Diane est mouillé au Bregaillon à partir du 2 novembre 1945

-Le sous-marin Pégase est mouillé au Bregaillon à partir du 1er février 1946

-Le sous-marin Protée est mouillé au Bregaillon à partir du 7 mars 1946

-Le contre-torpilleur Vauban est mouillé au Bregaillon à partir du 6 septembre 1947

-Le contre-torpilleur Valmy est mouillé au Bregaillon à partir de novembre 1947

-Le contre-torpilleur Verdun est mouillé au Bregaillon à partir du 12 mars 1948

-Le sous-marin Narval est mouillé au Bregaillon à partir du 16 juin 1948

Ceux n’ayant fait que passer………… .

-Le sous-marin Sirène est présent au Bregaillon du 13 août 1941 au 5 septembre 1945

-Le sous-matin Naïade est présent au Bregaillon du 17 novembre 1941 au 4 décembre 1944

-Le torpilleur d’escadre Tempête est présent au Bregaillon du 10 janvier 1942 au 7 janvier 1943

-Le torpilleur d’escadre Simoun est présent au Bregaillon du 15 janvier 1942 au 21 mars 1944

-Le sous-marin L’Ariane est présent au Bregaillon du 17 avril 1942 au 17 mars 1944

-Le sous-marin Le Redoutable est présent au Bregaillon du 15 octobre 1942 à décembre 1946

-Le sous-marin Calypso est présent au Bregaillon du 13 novembre 1942 au 4 février 1947

-Le sous-marin Danaé est présent au Bregaillon du 9 mars 1943 au 14 décembre 1947

-Le chalutier armé La Servannaise est présent au Bregaillon du 15 mai 1943 au 7 mars 1947

-Le torpilleur Le Fortuné est présent au Bregaillon du 11 juillet 1943 au 4 septembre 1945

-Le torpilleur Le Mars est présent au Bregaillon du 23 juillet 1943 à septembre 1945

-Le sous-marin Argonaute est présent au Bregaillon du 6 avril 1944 au 14 mai 1947

-Le sous-marin L’Ondine (II) est présent au Bregaillon du 5 février 1945 au 7 mars 1948

-Le torpilleur L’Alcyon est présent au Bregaillon du 12 février 1945 au 18 mars 1946

-Le sous-marin L’Orion est présent au Bregaillon du 5 avril 1945 au 17 juin 1947

-Le sous-marin Phoque est présent au Bregaillon du 14 juin 1945 au 15 septembre 1947

-Le sous-marin L’Atalante est présent au Bregaillon du 14 juin 1946 au 24 juin 1948

-Le torpilleur Basque est présent au Bregaillon du 25 juillet 1946 au 14 mars 1947

-Le torpilleur Le Forbin est présent au Bregaillon du 17 août 1946 au 8 janvier 1948

-Le sous-marin Souffleur est présent au Bregaillon du 28 juin au 4 septembre 1946

-Le sous-marin Caïman est présent au Bregaillon du 5 mai 1947 au 15 mai 1948

Fortifications

En septembre 1939, les défenses rapprochées de la base navale de Toulon sont composées des batteries suivantes.

-A La Cride et aux Sablettes on trouve trois canons de 138mm

-A Saint-Elme, on trouve trois canons de 100mm

-La batterie de Cap Cépet dispose de quatre canons de 340mm en deux tourelles doubles

-A la Croix des Signaux sont installés 4 canons de 164mm

-A Carraque-Est, sont implantés 2 canons de 75mm

-La défense des passes est assurée par trois affûts doubles de 13.2mm

-A Fort Lamalgue, sont installés quatre canons de 75mm

-Au Cap Brun sont implantés deux canons de 75mm

-A Sainte-Marguerité sont installés quatre canons de 105mm et deux canons de 75mm

-A Carquerainne sont installés 4 canons de 194mm et 6 de 95mm (position Sud) et 4 canons de 240mm (position Nord)

-Sur la Presqu’ile de Giens sont implantés de 6 canons de 240mm et 4 canons de 95mm

-A La Badine sont installés quatre canons de 120mm

-A l’Esterel sont implantés deux canons de 75mm

-Au Bénat sont installés deux canons de 75mm et quatre canons de 120mm

-Aux Mèdes, les batteries cumulent quatre canons de 164mm et deux canons de 75mm

-Au lieu-dit Le Titan sont implantés quatre canons de 138mm.

L’enceinte terrestre n’est pas modifié mais les défenses littorales sont sérieusement modernisées et comme à Lorient, un «triangle de la mort» est dressé avec la batterie du cap Cépet, la batterie du cap Carquerainne et une batterie implantée sur la presqu’ile de Gien.

Les autres batteries ne sont pas modernisées, certaines pièces manquant de munitions (canons de 100 et de 120mm) sont feraillées.

La batterie du cap Cépet dispose de deux tourelles de 340mm installées au cours des années trente, ces puissants canons étant complétés par quatre canons de 152mm modèle 1931 en affûts simples sous masque et quatre canons de 90mm modèle 1926 en deux affûts doubles.

La DCA légère est assurée par six canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 et la défense terrestre est assurée par quatre PO (Petits Ouvrages) implantés aux quatre coins du fort avec une cloche GFM et un affût double cumulant un canon de 47mm et une mitrailleuse de 7.5mm.

La batterie de Carqueraine disposait en 1939 de deux positions. La position Sud disposait de 4 canons de 194mm et de 6 canons de 95mm alors que la position Nord disposait de 4 canons de 240mm.

Si les canons de 194 et de 240mm sont conservés car en bon état et disposant de stocks importants de munitions, les 6 canons de 95mm sont remplacés par 4 canons de 90mm modèle 1926 en deux affûts doubles sous masque et plate-forme circulaire aptes aussi bien au tir contre-avions qu’au tir contre but flottant. La position Nord reçoit quatre canons de 90mm modèle 1926 en affûts simples sous masque capables eux aussi pour le tir antiaérien et le tir à but surface

De la DCA est installée avec un total de douze canons Hotchkiss modèle 1939-40 en six affûts doubles et la défense terrestre est soignée avec des ouvrages inspirés de ceux de la Ligne Maginot, la batterie de Carqueraine devant servir de point de fixation.

Trois ouvrages sont ainsi construits entre 1943 et 1947, chacun étant équipés d’une cloche d’observation, d’une cloche équipée de deux mitrailleuses de 7.5mm et de deux affûts jumelés équipés chacun d’un canon de 47mm et d’une mitrailleuse de 7.5mm. Ils auraient du être équipés de mortiers de 81mm mais cela est resté à l’état de projet.

Le troisième angle du triangle est la batterie installée à l’ouest de la presqu’ile de Giens. Elle dispose en 1939 de trois batteries équipées chacune de 2 canons de 240mm encore en bon état ce qui explique qu’ils soient conservés au cours des travaux menés entre 1945 et 1947. Les 4 canons de 95mm situés entre la position est et la position ouest sont remplacés par trois affûts doubles de 90mm soit six canons de 90mm modèle 1926.

La défense contre-avions est assurée par huit canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en quatre affûts doubles.

La défense est assurée par trois ouvrages terrestres, chacun étant équipés d’une cloche d’observation, d’une cloche équipée de deux mitrailleuses de 13.2mm et de quatre affûts jumelés équipés chacun d’un canon de 47mm et de deux mitrailleuses de 7.5mm. Ils auraient du être équipés de mortiers de 81mm mais cela est resté à l’état de projet.

La défense terrestre de la place de Toulon est assurée par un régiment de fusiliers marins de 1500 hommes qui reçoit au printemps 1948 le renfort d’un bataillon de chars de combat équipé de Somua S-40.

La défense antiaérienne de la place de Toulon est assurée par six batteries de huit canons de 90mm implantés au Cépet, au Peyras, à Six-Fours, au Grand Saint-Antoine,Croix Farron et au Cap Brun plus deux batteries de 75mm implantés à Darboussan et au Lazaret. On trouve également quatre sections de mitrailleuses de 13.2mm.

Telle est la situation en septembre 1939. Elle évolue entre septembre 1939 et septembre 1948 avec la transformation des deux batteries de 75mm en batteries de 90mm alors que les quatre sections de mitrailleuses de 13.2mm sont transformés sur canons de 37mm.

A la mobilisation de septembre 1948, des moyens supplémentaires issus de la Défense Aérienne du Territoire (D.A.T) sont déployés pour couvrir Toulon qui se trouve à portée de l’aviation italienne.

Navires stationnés à Toulon en septembre 1948

Appontements du Milhaud

-Epi n°1 : cuirassé Provence (W) et  porte-avions Joffre (E)

-Epi n°2 : cuirassé Richelieu (W) et cuirassé Clémenceau (E)

-Epi n°3 : cuirassé Alsace (W) et Flandre (E)

-Epi n°4 : croiseurs lourds Suffren et Dupleix (W) croiseurs lourds Saint Louis et Henri IV (E), les navires étant accostés bord à bord ou l’un derrière l’autre

-Epi n°5 : croiseur lourd Charlemagne (W) croiseurs légers De Grasse (E)

-Epi n°6 : croiseur léger Chateaurenault (W) croiseur léger Guichen (E)

Quai Noël

Contrairement à la zone du Milhaud, il n’y à pas d’appontements fixes, les navires étant amarrés par la proue au quai. De l’ouest à l’est, les quinze contre-torpilleurs sont ainsi amarrés (même si il est rare que les quinze navires soient ensemble au port).

-Contre-torpilleurs Bruix D’Assas La Tour d’Auvergne (1ère DCT)

-Contre-torpilleurs Bayard Du Guesclin Turenne (2ème DCT)

-Contre-torpilleurs Aigle Albatros Gerfaut (5ème DCT)

-Contre-torpilleurs Le Fantasque L’Audacieux Le Malin (9ème DCT)

-Contre-torpilleurs Desaix Kléber Marceau (12ème DCT)

Darse des pétroliers

-Pétroliers Elorn et Sèvre (ex-Nivose)

-Ravitailleur rapide L’Adour

-Pétrolier Ravitailleur d’Escadre La Saône et Le Liamone

Darse des sous-marins

Cette Darse accueille les sous-marins de la 3ème ESM, les sous-marins de 1500 et 1800 tonnes :

-1ère DSM : Le Glorieux Le Heros Le Conquerant Le Tonnant

-3ème DSM La Réunion Crozet Ile d’Oleron Belle Ile

-5ème DSM  Ile de Brehat, Saint Marcouf Ile d’Aix Ile d’If

Darse Vauban

Cette darse accueille  les sous-marins de la 5ème ESM, les sous-marins de 600 et de 800 tonnes

-13ème DSM : Aurore, Créole, Antigone et La Bayadère

-15ème DSM : Venus Iris Pallas

-19ème DSM : L’Astrée La Favorite La Gorgone et L’Africaine

-21ème DSM : Diamant et Perle

Darse Vieille

-Torpilleurs Mameluk Casque (protection du cuirassé Provence)

-Torpilleurs L’Inconstant et Lancier (protection du porte-avions Joffre)

-Torpilleurs Corsaire et Flibustier (protection du cuirassé Richelieu)

-Torpilleurs Rapière et Hallebarde (protection du cuirassé Clémenceau)

-Torpilleurs Mousquet et Bombardier (protection du cuirassé Alsace)

-Torpilleurs Voltigeur et Goumier (protection du cuirassé Flandre)

-Torpilleurs légers Le Fier L’Agile L’Entreprenant Le Farouche de la 1ère DT

-Torpilleurs légers  Annamite Hova Somali Touareg de la 4ème DT

Darse Est et Ouest

-Navire auxiliaire (ex-canonnière) Somme

-Ravitailleurs d’hydravions (ex-canonnière) Diligente et Sans Peur

-Aviso-dragueur  Elan,  Commandant Dominé et  La Curieuse (1ère DEL)

-Chalutiers armés La Cancalaise et la Lorientaise

-Chasseurs de sous-marins CH-9 CH-10 CH-49 et CH-50

-Vedettes lance-torpilles VTB  41 43 45 47 et 49 formant la 1ère ELM

-Vedettes lance-torpilles  VTB-23 24 25 26 27 28 formant la 4ème ELM

-Vedettes lance-torpilles VTB-56 57 58 59 60 61 formant la 6ème ELM

-Dragueurs de mines Ouistreham et Saint Brieuc

-Cargos rapides Sidi-Bel-Abbès et Tlemcen

-Mouilleur de filets Gladiateur

-Remorqueurs Le Laborieux Cépet Haleur Efficient  Corse Faron et Mont Caume Tulipe Aconit Edelweis

-Bâtiment-cible L’Impassible

-Navires-hydrographes La Chimère Mouette Ibis

-Gabares  L’Endurante, La Persévérante,  La Prudente, La Persistante, L’Epuisante

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13-Sous-marins (6) sous-marins classe Pascal (2)

L’Archimède

Le sous-marin Archimède

Le sous-marin Archimède

-L’Archimède (Q-142) est mis sur cale aux Chantiers Navals Français (CNF) de Caen le 1er août 1927 lancé le 6 septembre 1930 et mis en service le 22 décembre 1932.

Durant la guerre de Pologne, l’Archimède est l’un des quatre sous-marins de la 6ème DSM, cette division de la 4ème Escadrille dépendant de la 1ère Escadre à été particulièrement chargé de missions de surveillance en mer du Nord notamment au large des ports allemands de la mer du Nord ainsi que des détroits danois.

La réorganisation de septembre 1940 ne change rien pour l’Archimède qui reste intégré à la 6ème DSM qui dépend néanmoins désormais de la 5ème Escadre qui regroupe tous les sous-marins de la Flotte de l’Atlantique.

Du 5 au 20 décembre 1941, il est échoué au bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg en compagnie du Poncelet, les deux sous-marins subissant une remise en état et une modernisation de ses capacités militaires : débarquement de ses tubes lance-torpilles de 400mm, remplacement de la DCA légère d’origine par un affût double de 25mm.

Ils sortent pour essais du 21 au 23 décembre et pour remise en condition du 26 décembre 1941 au 9 janvier 1942, les deux sous-marins ralliant Brest le 10 janvier, reprenant leur cycle opérationnel le 15.

Du 1er au 6 mai 1942, il participe à l’entrainement ASM des torpilleurs d’escadre Cyclone Mistral Siroco de la 6ème DTE en compagnie de son compère Pasteur.

Du 1er au 27 juin 1943, l’Archimède est échoué au bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg en compagnie du Poncelet pour un petit carénage destiné à lui permettre de tenir jusqu’à son désarmement prévu pour l’été ou l’automne 1944.

Les deux sous-marins sortent pour essais du 5 au 7 juillet 1943 puis pour remise en condition du 9 au 23 juillet 1943, reprennant leur cycle opérationnel à partir du 1er août.

Du 16 au 22 mars, le sous-marin Archimède participe à l’entrainement ASM d’un autre vétéran dont le désarmement est proche, le contre-torpilleur Jaguar.

A l’issue d’une ultime patrouille en mer du Nord, l’Archimède est mis en position de complément le 24 juin 1944. Désarmé officiellement le 8 juillet 1944, il reste mouillé dans la rade abri jusqu’au 15 septembre 1944 quand condamné et retrouvant son numéro constructeur (Q-142), il est remorqué à Landevennec où il reste jusqu’au 18 mars 1947, date à laquelle il est coulé comme cible au large d’Ouessant par l’aviation navale.

Le Fresnel

Le Fresnel à Saint-Nazaire le 30 novembre 1929

Le Fresnel à Saint-Nazaire le 30 novembre 1929

-Le Fresnel (Q-143) est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët le 7 juillet 1927 lancé le 8 juin 1929 et mis en service le 22 février 1932.

Le déclenchement de la guerre de Pologne en septembre 1939 trouve le sous-marin Fresnel endivisionné au sein de la 3ème DSM en compagnie de ses sister-ships Acheron Acteon et Protée, l’une des quatre divisions de la 3ème escadrille de sous-marins, escadrille dépendant de la 1ère flottille de sous-marins (1ère FSM), elle même place sous le commandement de la 2ème Escadre.

Durant ce conflit, le Fresnel va patrouiller en Méditerranée, se préparant si nécessaire à torpiller cargos et navires de guerre italiens au cas où l’Italie entrerait en guerre aux côtés de l’Allemagne mais ce cas de figure ne se produisit pas comme chacun le sait.

A la différence des DSM «brestoises», la 3ème DSM et donc le Fresnel ne connaissent aucun changement institutionnel à l’occasion de la réorganisation de septembre 1940, la 1ère FSM restant la composante sous-marine de la 2ème Escadre.

Du 7 janvier au 13 mars 1940, le Fresnel est échoué dans le bassin n°3 du Missiessy en compagnie de son sister-ship Acheron pour une remise en état complète à défaut d’une véritable modernisation de leurs capacités militaires.

Le Fresnel et l’Acheron sortent pour essais du 20 au 22 mars puis pour remise en condition du 24 mars au 2 avril, reprenant leur cycle opérationnel à partir du 10 avril 1940.

Du 12 au 26 janvier 1943, le croiseur lourd Duquesne manoeuvre au large de Toulon, effectuant différents exercices comme la défense aérienne à la mer, des écoles à feux mais également du combat antisurface au cours duquel il sert de navire de commandement au profit des sous-marins Fresnel et Protée qui ensuite vont se retourner contre le croiseur de 1ère classe, utilisant le sister-ship du Tourville comme cible, une cible mouvante et rebelle qui utilise notamment son détachement aviation composé de deux Loire 130.

Du 2 avril au 10 juin 1943, le Fresnel est échoué dans le bassin n°3 du Missiessy en compagnie de son compère Acheron, les deux submersibles subissant une remise en état complète et une modernisation de leurs capacités militaires avec un nouvel appareil d’écoute, le débarquement des tubes lance-torpilles de 400mm et le remplacement de la DCA d’origine par un affût double de 25mm.

Ils sortent pour essais du 20 au 22 juin puis pour remise en condition du 24 juin au 7 juillet 1943, reprenant dès le 15 juillet leur cycle opérationnel, le Fresnel appareillant pour une nouvelle patrouille et l’Acheron se préparant à le faire avec quelques jours de décalage.

Du 6 au 15 décembre 1944, les sous-marins Fresnel et Acheron participent à un exercice ASM au profit du cuirassé Clemenceau et de ses torpilleurs d’escadre Rapière et Hallebarde. Le cuirassé sert ainsi de cible aux submersibles qui doivent néanmoins composer avec les torpilleurs d’escadre et les hydravions Dewoitine HD-731 du cuirassé.

Revenu d’une ultime patrouille, le Fresnel est mis en position de complément le 7 mars 1945 puis désarmé le 22 mars suivant. Condamné le 14 mai 1945 sous le numéro Q-143, il est remorqué au DNM au Bregaillon où il retrouve le Monge.  Il était toujours le 5 septembre 1948.

Le Monge
-Le Monge (Q-144) est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée de La Seyne sur Mer le 15 septembre 1927 lancé le 25 juin 1929 et mis en service le 19 juin 1932.

Durant la guerre de Pologne (1er septembre-15 décembre 1939), le Monge est l’un des trois sous-marins de la 5ème DSM, les autres submersibles étant ses sister-ships L’Espoir et Pégase. Durant ce cours conflit, le Monge effectue l’essentiel de ses patrouilles dans le bassin occidental de la Méditerranée pour des patrouilles et des missions spéciales.

Du 24 au 27 mai 1940, le Monge participe avec ses compères L’Espoir et Pégase à un exercice commun avec les trois contre-torpilleurs de la 5ème DCT (Vauquelin Tartu Chevalier Paul) qui servent de but rapide aux submersibles qui rentrent dans la foulée à Toulon pendant que les trois contre-torpilleurs continuent leur entrainement.

Du 8 juin au 15 août 1940, le Monge est échoué au bassin n°2 du Missiessy pour un grand carénage, une remise en état complète sans réelle modernisation de ses capacités militaires. Il sort pour essais du 23 au 25 août puis pour remise en condition du 27 août au 4 septembre 1940, reprenant son cycle opérationnel à partir du 10 septembre quand il appareille pour une nouvelle patrouille.
Du 5 septembre au 10 décembre 1943, il est échoué au bassin Vauban n°7 en compagnie du croiseur de bataille Dunkerque (les deux navires sont cependant séparés par une porte intermédiaire) pour remise en état et modernisation succincte, son désarmement étant prévu pour l’été 1944.

Le Monge sort pour essais du 20 au 23 décembre puis pour remise en condition du 25 décembre 1943 au 2 janvier 1944, reprenant son cycle opérationnel le 7 janvier, jour de son appareillage pour une nouvelle patrouille.

Rentré à Toulon le 17 juin 1944, il est placé en position de complément le lendemain 18 juin 1944 et mouillé dans la Darse Vieille jusqu’au 7 juillet 1944 jour de son désarmement. Il est condamné le 17 septembre 1944 sous le numéro Q-144 et remorqué au DNM au Bregaillon, amarré à un coffre qu’il va partager avec son sister-ship Fresnel.

L’Achille
-L’Achille est mis sur cale à l’Arsenal de Brest le 1er septembre 1928 lancé le 28 mai 1930 et mis en service le 29 juin 1933.

Quand éclate la guerre de Pologne, l’Achille est intégré à la 2ème DSM, division composée également de ses sister-ships Persée Sfax et Casabianca, la dite division appartenant à la 4ème escadrille de sous-marins qui dépend de la 1ère Escadre (Flotte de l’Atlantique).

Du 7 mai au 11 août 1940, il est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg en compagnie du Pasteur de la 6ème DSM pour une remise en état complète. Les deux sous-marins sortent pour essais du 20 au 22 août puis pour remise en condition du 24 août au 2 septembre, ralliant Brest le lendemain  pour préparer une nouvelle patrouille.

La réorganisation de septembre 1940 ne change (presque) rien à la situation de l’Achille qui reste intégré à la 2ème DSM, la division dépendant désormais non plus de la 4ème Escadrille mais de la 5ème Escadre, la composante sous-marine de la Flotte de l’Atlantique.

Du 6 au 10 février 1942, l’Achille accompagné de son sister-ship Sfax participent à l’entrainement ASM de la 2ème DTE (Fougueux Frondeur L’Adroit), les sous-marins servant de proies au profit des torpilleurs qui eux même servent de buts rapides aux submersibles.

Du 15 septembre au 30 décembre 1943, l’Achille est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg pour un grand carénage consistant en une remise en état complète et une modernisation de ses capacités militaires : suppression des tubes lance-torpilles de 400mm, modernisation de l’appareil d’écoute, remplacement de la DCA d’origine par un affût double de 25mm.

Il sort pour essais du 5 au 7 janvier 1944 puis pour remise en condition du 9 au 20 janvier, ralliant Brest le 21 janvier, l’Achille reprenant son cycle opérationnel à partir du 25 janvier quand il appareille pour une nouvelle patrouille.

Du 7 au 17 mars 1944, l’Achille participe en compagnie du Casabianca (appartenant à la 2ème DSM comme lui), de l’Argo et du Centaure de la 4ème DSM à l’exercice Mandragore qui voit les contre-torpilleurs de la 3ème DCT (Tigre Lynx Panthère) protéger un convoi composé de deux cargos et d’un pétrolier.

Cet exercice mené dans un triangle Brest-Hendaye-Saint-Nazaire voit les sous-marins assaillirent le convoi chacun à tour de rôle (on est encore loin de l’idée d’une attaque en meute), actions contrées par les contre-torpilleurs mais également par l’aviation, les sous-marins bénéficiant de l’appui des hydravions pour repérer le convoi.

A noter que du 27 juillet au 4 août 1944, le sous-marin Achille à participé à l’entrainement ASM du contre-torpilleur Chacal de la 1ère DCT (également composée du Jaguar et du Léopard).

Le 30 septembre 1944 à l’aube, les sous-marins Casabianca Achille et Persée quittent Brest en compagnie du ravitailleur de sous-marins Jules Verne pour un exercice au large de Dakar.

Le 5 octobre à la hauteur du cap Bojador, les sous-marins et le ravitailleur prennent contact avec les contre-torpilleurs Marceau Desaix Kleber de la 12ème DCT venus de Toulon en compagnie du ravitailleur rapide l’Adour. Les navires de cette petite escadre arrivent tous à Dakar le 9 octobre 1944.

Les sous-marins vont s’entrainer de leur côté du 13 octobre au 5 novembre avec des duels entre sous-marins, un entrainement à la protection de convois _convoi représenté par le Jules Verne_ et des écoles à feux.

Après une semaine d’entretien à flot auprès du «Jules», les trois sous-marins de la 2ème DSM effectuent un entrainement commun avec la 12ème DCT du 12 au 18 novembre qui est suivit d’un exercice de synthèse du 20 novembre au 1er décembre. Le Jules Verne et la 2ème DSM quittent Dakar le 2 décembre pour rallier Brest le 9 décembre 1944 à l’aube.

Du 12 au 20 mars 1945, l’Achille accompagné par le Persée effectue un entrainement ASM en compagnie des torpilleurs d’escadre Frondeur Fougueux et L’Adroit de la 2ème DT.

Placé en position de complément le 14 mai 1945, le sous-marin Achille est officiellement désarmé le 4 juin 1945, condamné le 12 juin sous le numéro Q-147 et remorqué à Landevennec le 15 juin 1945, l’ex-Achille étant toujours mouillé au DNA en septembre 1948.

13-Sous-marins (4)

B- Sous-marins de 1500 tonnes classe Redoutable (projet M5)

Avant propos

Dès leur lancement, les sous-marins de classe Requin affichent de sérieuses limites en terme de vitesse et d’endurance. Le Conseil Supérieur de la Marine décide d’arrêter la production de ce modèle de sous-marins après la construction de neuf submersibles et de privilégier un nouveau modèle, le projet «M» dont le premier projet est présenté en 1923.

La cinquième variante est adoptée le 1er juillet 1924 d’où le nom de M5 attribué au projet mais seulement deux sous-marins seront construits, financés à la tranche 1924 et baptisés Redoutable et Vengeur, ce modèle étant abandonné en raison d’une vitesse en surface insuffisante.

Le Redoutable

Le Redoutable à la mer

Le Redoutable à la mer

-Le Redoutable est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 1er juillet 1925 lancé le 24 février 1928 et mis en service le 10 juillet 1931.

Formant la 7ème DSM en compagnie de son sister-ship Vengeur, Le Redoutable effectue de nombreuses patrouilles (généralement d’une quinzaine de jours) en mer Tyrrhénienne avec pour principale mission la surveillance des ports italiens notamment celui de La Spezia dans le Golfe de Gênes.

Du 5 janvier au 4 mars 1940, il est échoué au bassin n°2 du Missiessy pour subir le dernier grand carénage de sa carrière puisque son désarmement est prévu pour 1942. Il sort ensuite pour essais du 8 au 11 mars 1940 puis pour remise en condition du 13 au 27 mars 1940, reprenant ensuite ses patrouilles avec un élargissement de son terrain de jeu, le Redoutable devenant un habitué des Bouches de Bonifaccio.
La réorganisation de septembre 1940 ne change rien à la composition de la division (pour des raisons évidentes de communauté logistique) mais la 7ème DSM passe des forces de région (3ème région maritime) à la 1ère flottille de sous-marins qui regroupe tous les submersibles de la 2ème escadre, sous-marins répartis entre les 3ème et 5ème escadrille.

Mis en position de complément le 7 septembre 1942 (ce qui entraine la dissolution de la division), le Redoutable est officiellement désarmé le 15 octobre 1942 et mouillé au Dépôt Naval de la Méditerranée au Bregaillon jusqu’au mois de décembre 1946 quand il est vendu à la démolition à un chantier de Villefranche qui démantèle le sous-marin entre janvier et mars 1947.

Le Vengeur

Le Vengeur, sister-ship du Redoutable

Le Vengeur, sister-ship du Redoutable

-Le Vengeur est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 11 janvier 1926 lancé le 1er septembre 1928 et mis en service le 18 décembre 1931.

Durant la guerre de Pologne (1er septembre-15 décembre 1939), le Vengeur va relayer l’action de son sister-ship de la 7ème DSM, Le Redoutable en effectuant de nombreuses patrouilles (généralement d’une quinzaine de jours) en mer Tyrrhénienne avec pour principale mission la surveillance des ports italiens notamment celui de La Spezia dans le Golfe de Gênes.

Du 5 mars au 7 juin 1940, Le Vengeur subit un grand carénage au bassin n°2 du Missiessy, sortant pour essais du 14 au 17 juin pour remise en condition du 19 juin au 4 juillet, reprenant ensuite ses patrouilles dans le bassin occidental de la Méditerranée.

Mis en position de complément le 12 septembre 1942, le sous-marin Le Vengeur est désarmé le 25 octobre 1942. Passant au bassin du 26 octobre au 10 novembre, il subit une inspection en règle et des travaux pour être transformé en sous-marin école.

Il va effectuer sa mission de formation de nouveaux sous-mariniers jusqu’au 15 novembre 1946 quand il s’échoue sur l’île de Porquerolles. Jugé trop endommagé pour être remis en état en raison de son age, il est désarmé le 22 novembre, condamné le 27 novembre 1946 et démantelé sur place.

Classe Redoutable

Caractéristiques Techniques de la classe Le Redoutable

Déplacement : surface 1384 tW plongée 2084 tW

Dimensions : longueur 93.20m largeur 8.16m

Propulsion : deux moteurs diesels Sulzer de 3000ch et deux moteurs électriques de 1000ch entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 17 noeuds en surface 10 noeuds en plongée distance franchissable 10000 miles nautiques à 10 noeuds en surface 100 miles nautiques à 5 noeuds Immersion : 80m

Armement : un canon de 100mm modèle 1925, un canon de 37mm modèle 1925 et deux mitrailleuses de 13.2mm en affût double; neuf tubes lance-torpilles de 550mm et deux tubes lance-torpilles de 400mm

Equipage : 64 officiers et marins

13-Sous-marins (2) Classe Requin (1)

A-Sous-marins de grande patrouille de classe Requin (projet C4)

Genèse

Après plusieurs années de réflexion, de «digestion» des leçons du premier conflit mondial, le projet de sous-marin de grande patrouille arrive à maturité au printemps 1920 et est définitivement adopté le 30 juin 1920, définissant un sous-marin de 1100 tonnes, dix tubes lance-torpilles et un canon de 100mm.

Neuf sous-marins de grande patrouille de «1100 tonnes» vont ainsi être construits, six financés à la tranche 1922 (Requin Souffleur Morse Narval Marsouin Dauphin) et trois au contingent 1923 (Caïman Phoque Espadon).

Le Requin

Le sous-marin Requin

Le sous-marin Requin

-Le Requin (numéro constructeur : Q-115) est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 14 juin 1922 lancé le 19 juillet 1924 et mis en service le 28 mai 1926.

Effectuant toute sa carrière en Méditerranée, le premier sous-marin «moderne» de notre marine connait un certain nombre de problèmes techniques qui nécessitent une importante refonte, exécutée aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) de La Seyne sur Mer du 20 février 1936 au 6 janvier 1938.

Quand éclate la guerre de Pologne le 1er septembre 1939, le Requin appartient à la 11ème Division de Sous-Marins (11ème DSM) en compagnie de ses sister-ships Marsouin et Narval, division déployée au Levant pour assurer la défense des mandats et la surveillance du Dodécanèse alors possession italienne.

La réorganisation de septembre 1940 relocalise la 11ème DSM à Bizerte, intégrant la 3ème flottille de sous-marins, composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère chargée de mordre les mollets italiens.
Le Requin subit un grand carénage à Bizerte du 20 octobre au 10 décembre 1940, sortant pour essais du 11 au 13 décembre puis pour remise en condition du 15 au 30 décembre.

Il reprend ensuite ses patrouilles au large des côtes italiennes et libyennes, surveillant le trafic commercial italien mais également les manoeuvres de la Regia Marina en surface et en plongée, devant jouer avec l’agressivité des patrouilleurs italiens, plusieurs abordages sont évités de justesse contre les navires italiens chargés de protéger Tarente et Benghazi.

Le Requin est mis en position de complément le 5 juin 1942 et mouillé dans le lac de Bizerte en attendant qu’une décision soit prise. Il passe sur le dock flottant pour sous-marins pour inspection du 15 au 20 juillet 1942, inspection qui révèle un état matériel médiocre.

Le Requin est officiellement désarmé le 22 juillet 1942 et condamné le 4 août 1942, retrouvant son numéro constructeur soit le Q-115.

Le Souffleur

Sous-marins Requin et Souffleur lors de la revue navale de Cherbourg en 1925

Sous-marins Requin et Souffleur lors de la revue navale de Cherbourg en 1925

-Le Souffleur est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 2 octobre 1922 lancé le 1er novembre 1924 et mis en service le 10 août 1926.

Effectuant toute sa carrière en Méditerranée, le premier sous-marin «moderne» de notre marine connait un certain nombre de problèmes techniques qui nécessitent une importante refonte, exécutée aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Saint-Nazaire du 28 octobre 1935 au 26 novembre 1937.

Quand éclate la guerre de Pologne le 1er septembre 1939, le Souffleur appartient à la 9ème DSM composée également des sous-marins Caïman et Morse, division de la 3ème flottille intégrée à la 4ème Escadre Légère.

Du 15 mars au 21 mai 1940, il subit à Bizerte un grand carénage sur le dock flottant, sortant pour essais du 22 au 25 mai et pour remise en condition du 27 mai au 10 juin 1940, reprenant ensuite ses patrouilles.

La réorganisation de septembre 1940 ne change pas la situation du Souffleur (mis à part le fait que la 4ème EL est devenue la 6ème EL) qui multiplie les patrouilles avec une préférence pour le Golfe de Syrte même si parfois certaines patrouilles le conduisit jusqu’au Dodécanèse voir en Adriatique, des escales de ravitaillement discrètes ayant eu lieu à Kotor.

Le Souffleur est mis en position de complément le 14 mars 1942 et mouillé sur le lac de Bizerte en attendant qu’une décision soit prise. Il passe sur le dock-flottant du 5 au 15 juin pour inspection, inspection qui montre un bon état matériel.

Il est décidé de l’utiliser comme sous-marin expérimental au profit du GASM à Toulon. Il garde son nom et passe sur le dock flottant du 21 au 30 juillet, le sous-marin ne conservant que deux tubes lance-torpilles à l’avant et deux à l’arrière.

Il sort pour essais du 1er au 4 août puis pour remise en condition du 6 au 13 août, arrivant à Toulon le lendemain 14 août 1942. Rattaché au GASM, il va être utilisé pour des tests de moteurs, d’armement, de  systèmes «électroniques»………. .

Utilisé intensivement, il est victime d’une grave avarie de moteur le 14 juin 1946. Il est désarmé le lendemain  puis condamné le 27 juin 1946 sous le numéro Q-116.

Mouillé au cimetière naval du Bregaillon, il est vendu à la démolition à un chantier de La Ciotat le 4 septembre 1946, remorqué le 10 septembre et démantelé entre le 11 septembre et le 20 octobre 1946.

Le Morse

-Le Morse est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 12 février 1923 lancé le 11 novembre 1925 et mis en service le 10 février 1928.

Comme ses sister-ships, le Morse va subir une refonte aux Ateliers et Chantiers de Saint-Nazaire-Penhoët du 15 novembre 1935 au 26 novembre 1937.

Quand éclate la guerre de Pologne le 1er septembre 1939, le sous-marin Morse appartient à la 9ème DSM en compagnie de ses sister-ships Caïman et Souffleur, division de la 3ème Flottille de Sous-Marins, la composante sous-marin de la 4ème Escadre Légère, devenue 6ème EL en septembre 1940.

Du 23 août au 19 octobre 1940, il est immobilisé sur le dock flottant pour le dernier grand carénage de sa carrière, sortant pour essais du 21 au 23 octobre et pour remise en condition du 25 octobre au 8 novembre 1940.

Il va comme ses compères de la 9ème DSM mener d’incessantes patrouilles ayant pour principales zones de patrouilles le canal d’Otrante, le golfe de Syrte, le golfe de Tarente, les ports de Sicile.

Le Morse est mis en position de complément le 21 mars 1942 ce qui entraine la dissolution de la 9ème DSM. Il passe sur le dock flottant du 15 au 22 mai pour inspection, inspection qui révèle un état matériel très détérioré en raison notamment d’un échouage à proximité des côtes libyennes.

Le sous-marin Morse est officiellement désarmé le 24 mai 1942 et condamné le 4 juin 1942 redevenant le Q-117. Mouillé sur le lac de Bizerte, il y reste jusqu’au 17 septembre 1945 quand il est remorqué en haute mer pour servir de cible à l’aéronavale, la coque de l’ancien sous-marin encaissant deux torpilles et quatre bombes avant de couler.

Le Narval

Le Narval à la mer

Le Narval à la mer

-Le Narval est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 19 mars 1923 lancé le 9 mai 1925 et mis en service le 23 juillet 1926.

Comme ses huit sister-ships, il est refondu aux Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes du 22 novembre 1935 au 8 février 1938.

Quand éclate la guerre de Pologne le 1er septembre 1939, le Narval appartient à la 11ème Division de Sous-Marins (11ème DSM) en compagnie de ses sister-ships Marsouin et Requin, division déployée au Levant pour assurer la défense des mandats et la surveillance du Dodécanèse alors possession italienne.

La réorganisation de septembre 1940 relocalise la 11ème DSM à Bizerte, intégrant la 3ème flottille de sous-marins, composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère chargée de mordre les mollets italiens.
Après avoir enchainé les patrouilles en Méditerranée orientale et en Adriatique _allant jusqu’à Venise_ , le Narval subit un grand carénage sur le dock  flottant de Bizerte du 6 mars au 15 juin 1941, sortant pour essais du 16 au 18 juin puis pour remise en condition du 20 juin au 3 juillet 1941.

Le Narval est mis en position de complément le 15 juin 1942 ce qui entraine la dissolution de la 11ème DSM, laissant le Marsouin hors rang.

Il passe sur le dock flottant pour inspection du 15 au 22 août, inspection qui révèle un bon état matériel. Il est décidé de le confier au GASM comme sous-marin d’essais et d’expérimentation. Il subit pour cela des travaux du 5 au 15 septembre 1942, sortant pour essais du 16 au 18 septembre puis pour remise en condition du 20 septembre au 4 octobre, date à laquelle il rallie Toulon.

Il va être utilisé en compagnie du Souffleur pour tester des armes, des systèmes mais également de nouvelles tactiques et jusqu’au 15 juin 1948 quand la mise en service du Roquebert entraine son désarmement. Mouillé au cimetière naval de Bregaillon (DNM), l’ancien Narval est toujours présent en septembre 1948, le début de la guerre retardant sa vente à la démolition.

Le Marsouin

Le Marsouin à quai

Le Marsouin à quai

-Le Marsouin est mis sur cale à l’Arsenal de Brest le 4 novembre 1922 lancé le 17 décembre 1924 et mis en service le 7 septembre 1927.

Comme ses huit sister-ships, il subit au milieu des années trente une refonte pour résoudre les faiblesses les plus criantes de ces sous-marins. Il est ainsi en travaux aux Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes du 3 février 1936 au 4 décembre 1937.

Quand éclate la guerre de Pologne le 1er septembre 1939, le Marsouin appartient à la 11ème Division de Sous-Marins (11ème DSM) en compagnie de ses sister-ships Narval et Requin, division déployée au Levant pour assurer la défense des mandats et la surveillance du Dodécanèse alors possession italienne.

La réorganisation de septembre 1940 relocalise la 11ème DSM à Bizerte, intégrant la 3ème flottille de sous-marins, composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère chargée de mordre les mollets italiens.

Le Marsouin subit un grand carénage sur le dock flottant de Bizerte du 11 décembre 1940 au 5 mars 1941, sortant pour essais du 6 au 9 mars avant remise en condition du 11 au 26 mars 1941.

Il reprend ensuite ses nombreuses patrouilles, ayant le Golfe de Tarente, le canal d’Otrante et l’Adriatique.

Le 15 juin 1942, le Narval est mis en position de complément, laissant le Marsouin hors rang au sein de la 3ème flottille.

Suite à une avarie mécanique, le Marsouin est mis en position de complément le 15 août 1942 et mouillé dans le lac de Bizerte. Il passe sur le dock flottant du 16 au 20 septembre et l’inspection montre un état matériel très dégradé.

Le Marsouin est officiellement désarmé le 21 septembre 1942 et condamné le 1er octobre, retrouvant son numéro constructeur le Q-119. Il est mouillé dans le lac de Bizerte jusqu’au 15 septembre 1943 quand il est pris en remorque pour rallier Toulon mais une voie d’eau entraine le naufrage du Q-119 au large du cap Corse.

11-Torpilleurs d’escadre (25)

Le Forbin

Le torpilleur d'escadre Forbin en pleine évolution

Le torpilleur d’escadre Forbin en pleine évolution

-Le Forbin est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée sur leur site du Havre  le 29 juin 1927 lancé le 17 juillet 1928 et admis au service actif  le 12 décembre 1930.

A son admission au service le Forbin est affecté à la 9ème DT à Toulon, retrouvant ses sister-ship Le Foudroyant, le Brestois et le Boulonnais.

Le 1er octobre 1934, les 7ème, 9ème et 11ème DT sont dissoutes et la majorité des torpilleurs de ces divisions confiés aux groupes de complément. Le Forbin lui participe à la reformation d’une 1ère DT en compagnie de La Palme, de La Railleuse et du Brestois. A partir du 1er novembre 1935, la 1ère DT est composée du Forbin, de La Palme et du Mars.

Le Forbin participe comme tous les autres torpilleurs participent aux opérations liées à la guerre d’Espagne. Il surveille ainsi la ligne aérienne Marseille/Alger à l’automne 1937 puis est détaché au Maroc en compagnie du Basque, formant la 9ème DT et chargée de patrouiller dans le secteur de Tanger à partir de mars 1938.

Les missions liées à la crise espagnole consistent souvent à empêcher l’arraisonnement de navires français par des patrouilleurs et des navires nationalistes. Le Forbin montre ainsi les dents pour empêcher l’arraisonnement du cargo Grand-Quevilly avec l’aide du Basque. La mise en place d’un patrouille permanente d’un torpilleur dans le détroit de Gibraltar stoppera ces arraisonnements.

Si la fin de la guerre d’Espagne en avril 1939 voit la démobilisation des réservistes rappelés en septembre 1938 suite à la crise des Sudètes, les deux torpilleurs de la 9ème DT (Basque Forbin) restent à effectif de guerre, patrouillant depuis Tanger. Ils cohabitent avec des navires anglais, espagnols, allemands et italiens ce qui occasionne parfois frictions et bagarres dans les bars de la Casbah.

Quand la guerre de Pologne éclate en septembre 1939, le Forbin est toujours détaché à Casablanca mais il ne s’y attarde guère puisqu’il remonte sur Brest pour subir un carénage au mois d’octobre. De retour quelques semaines plus tard, il reprend ses missions d’escorte et de patrouille, missions qu’il va assurer jusqu’à la fin du conflit et plus généralement jusqu’à la fin de 1939.

Le Forbin commence l’année 1940 par un entrainement de division du 5 au 27 janvier 1940 en compagnie de son sister-ship Basque, les deux  torpilleurs faisant escale à Tanger du 28 janvier au 2 février avant de rentrer à Casablanca le 4 février 1940 à l’aube.

Les deux torpilleurs enchainent ensuite par une école à feux du 10 au 17 février puis par un entrainement commun avec la 8ème DT du 22 février au 21 mars,  les deux divisions faisant escale à Casablanca du 22 au 27 mars avant que la 8ème DT ne rentre ensuite à Oran.

Après un entrainement de division du 5 au 30 avril, le Forbin et le Basque font escale à Agadir du 1er au 5 avant de rentrer à Casablanca le 6 mai et si le Basque est indisponible suite à une avarie mécanique, le Forbin lui sort pour une école à feux du 13 au 18 mai, fait escale à Tanger du 19 au 22 mai avant de rentrer à Casablanca le 24 mai 1940.

Le Forbin participe ensuite aux essais (30 mai au 2 juin) puis à la remise en condition (3 au 15 juin) du Basque. Il est ensuite indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 16 juin au 7 juillet, sortant pour essais du 8 au 11 juillet et pour remise en condition du 13 au 25 juillet, à chaque fois en compagnie du Basque.

Après avoir effectué un entrainement au combat antisurface du 2 au 12 août, le Forbin participe aux essais (18 au 21 août) et à la remise en condition (23 août au 2 septembre) du Basque, les deux torpilleurs de la 9ème DT quittant deux jours plus tard Casablanca pour rallier sa nouvelle base de Mers-El-Kébir, la 9ème DT étant intégrée à la 3ème flottille de la 4ème Escadre (Flotte de la Méditerranée).

Du 12 au 30 septembre, la 9ème DT participe à un exercice commun avec la 8ème DT. Après une escale à Tunis du 1er au 4 octobre, la 3ème FT effectue un entrainement avec la 11ème DT du 5 au 13 octobre, les deux divisions faisant une escale à Bizerte du 14 au 17 octobre, se séparant alors, la 3ème FT rentrant à Mers-El-Kébir le 19 octobre 1940.

Le Forbin et le Basque, les deux torpilleurs d’escadre de la 9ème DT terminent l’année par un entrainement de division du 27 octobre au 3 décembre puis par deux écoles à feux (5 au 10 décembre et 15 et 20 décembre), écoles à feux séparées par une escale à Alger du 11 au 14 décembre. Rentrés à Mers-El-Kébir le 16 décembre, ils restent au port jusqu’à la fin de l’année civile.

Les deux torpilleurs de la 9ème DT subissent une période d’entretien à flot du 2 au 12 janvier, sortant pour essais du 13 au 16 janvier puis pour remise en condition du 17 au 25 janvier 1941.

L’année 1941 commence donc réellement pour le Forbin et le Basque le 5 février quand les deux «1500 tonnes» appareillent pour un entrainement de division qui les occupent jusqu’au 2 mars, les deux navires faisant escale à Tunis du 3 au 10 mars, rentrant le lendemain 11 mars à Mers-El-Kébir.

Après une école à feux exécutée du 18 au 25 mars, la 9ème DT effectue un entrainement commun avec la 2ème DEL du 27 mars au 10 avril, les six navires faisant escale à Alger du 11 au 16 avril avant de rentrer le lendemain à Mers-El-Kébir puis un entrainement avec la 8ème DT du 24 avril au 28 mai 1941

Après une école à feux du 5 au 12 juin et un entrainement au combat antisurface du 18 au 25 juin _deux entrainements entrecoupés d’une escale à Bizerte du 13 au 17 juin_, le Forbin et le Basque rentre à Mers-El-Kébir le 19 juin.

Alors que le Basque est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage, le Forbin sort pour entrainement du 27 juin au 5 juillet, faisant escale à Tunis du 6 au 11 juillet avant de rentrer le lendemain 12 juillet à Mers-El-Kébir.

Le Forbin est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 19 juillet au 9 août, cette indisponibilité étant l’occasion de renforcer la DCA,les canons de 37mm modèle 1925 et les mitrailleuses de 13.2mm sont remplacés par quatre canons de 37mm Schneider modèle 1941 et deux canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40, tous en affûts simples.

Il sort ensuite pour essais (10 au 13 août) et pour remise en condition (15 au 29 août), à chaque fois en compagnie de son compère le Basque, les deux torpilleurs faisant escale à Alger du 30 août au 2 septembre et à Tunis du 3 au 7 septembre avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 8 septembre 1941.

Le Forbin et le Basque effectuent pour terminer l’année deux entrainements de division, le premier du 16 septembre au 8 novembre et le second du 17 novembre au 18 décembre 1941. Il termine l’année civile au port.

Après une école à feux du 2 au 8 janvier, le Forbin se ravitaille à Mers-El-Kébir puis met cap sur Toulon où il arrive le lendemain 9 janvier pour subir un grand carénage. Outre une remise en état complète, le Forbin reçoit un Asdic, un radar de navigation et un radar de veille combinée. Il est pour cela échoué au bassin Vauban (n°6) du 10 janvier au 25 février 1942.

Armé pour essais le 4 mars 1942, le Forbin effectue ses essais réglementaires du 4 au 7 mars, se ravitaillant à Toulon puis mettant cap sur Alger où arrivé le 8 mars, il retrouve les 7ème et 8ème DTE avec lesquels ils va réaliser sa remise en condition (9 au 21 mars) avant de rentrer à Mers-El-Kébir.

Il participe ensuite à la fin de cet exercice inter-flottilles en participant à une école à feux du 26 mars au 2 avril, un entrainement DAM du 4 au 10 et un entrainement au combat antisurface du 12 au 21 avril.

Le Forbin, la Tornade, le Typhon, la Tramontane, le Bordelais, l’Alcyon, la Trombe vont participer ensuite à la remise en condition du Basque et ce du 23 avril au 8 mai, les huit torpilleurs faisant escale à Tunis du 9 au 14 mai puis à Ajaccio du 16 au 21 mai, se séparant le 22 mai après une parade navale, la 7ème DTE rentrant à Toulon, les 8ème et 9ème DTE à Mers-El-Kébir.

Après un entrainement de division du 1er juin au 4 juillet, le Forbin sort seul pour entrainement du 11 au 21 juillet, rentrant le lendemain 22 juillet 1942 à Mers-El-Kébir. Il est ensuite indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 28 juillet au 17 août, sortant pour essais du 18 au 20 août et pour remise en condition du 22 août au 7 septembre, à chaque fois en compagnie du Basque, les deux torpilleurs rentrant à Mers-El-Kébir le 8 septembre.

Le Forbin et le Basque effectuent un nouvel entrainement de division du 15 septembre au 14 octobre puis participe à un entrainement commun avec la 8ème DTE du 23 octobre au 10 novembre, les cinq torpilleurs rentrant à Mers-El-Kébir le 17 novembre après une ultime escale à Tunis du 11 au 15 novembre.

A l’entrainement de division initialement programmé, le Forbin en raison de l’avarie du Basque substitue une école à feux du 30 novembre au 7 décembre puis après un escale à Gabès du 8 au 12 décembre un entrainement au combat antisurface du 13 au 21 décembre, ralliant Mers-El-Kébir le lendemain 22 décembre 1942.

Le Forbin commence l’année 1943 par un entrainement de division du 12 janvier au 3 février avant un entrainement commun avec le Fortuné, les 1ère et 7ème DTE (venus de Toulon) plus la 8ème DTE du 9 février au 3 mars, les onze torpilleurs  faisant une escale commune en baie d’Ajaccio du 4 au 7 mars avant de rentrer dans leurs ports respectifs le 8 mars 1943.

Après un entrainement de division du 15 mars au 11 mai, le Forbin et le Basque participe à un exercice commun avec la 8ème DTE du 20 mai au 24 juin, les deux divisions de torpilleurs d’escadre rentrant à Mers-El-Kébir le 25 juin 1943.

Le Forbin exécute une école à feux du 2 au 12 juillet, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 13 juillet. Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 17 juillet au 7 août, sortant pour essais du 8 au 11 août et pour remise en condition du 13 au 30 août, à chaque fois en compagnie de son compère le Basque.

Le 7 septembre 1943, les torpilleurs d’escadre Forbin et Basque appareillent pour une croisière d’instruction au profit d’officiers de marine de réserve de la cinquième région maritime (Premar V Oran), croisière qui va les conduire dans différents ports français de la Méditerranée et ce jusqu’au 27 octobre, date du retour de la 9ème DTE à Mers-El-Kébir.

Le Forbin et le Basque termine l’année par un entrainement commun avec la 8ème DTE et ce du 7 novembre au 14 décembre,  rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 15 décembre 1943. Ils restent au port jusqu’à la fin de l’année civile pour entretien et permissions de l’équipage.

Le Basque et le Forbin commencent l’année 1944 par un entrainement de division du 5 janvier au 4 février, faisant escale à Bonifacio du 13 au 17 janvier, rentrant à leur port le 5 février 1944.

Alors que le Basque est immobilisé pour grand carénage, le Forbin sort pour entrainement, effectuant une école à feux du 12 au 20 février, faisant escale à Sète du 21 au 25 février avant d’enchainer par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 26 mars au 3 mars, le torpilleur d’escadre faisant escale à Porto-Ota du 4 au 9 mars, rentrant le lendemain 10 mars à Mers-El-Kébir.

Après une courte sortie d’entrainement du 12 au 17 mars, le Forbin se ravitaille à Mers-El-Kébir le 18 mars puis met cap sur Toulon où il arrive le 19 mars afin de subir à son tour un grand carénage, le Forbin étant échoué au bassin Vauban (n°6) du 21 mars au 30 avril 1944, subissant les mêmes travaux que le Basque notamment le renforcement de la DCA.

Armé pour essais le 8 mai 1944, le Forbin effectue ses essais du 9 au 12 mai et sa remise en condition du 14 au 31 mai, à chaque fois en compagnie du Basque, de l’Alcyon et du Bordelais, les quatre torpilleurs faisant escale à Propriano du 1er au 5 juin avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 6 juin 1944.

Après un entrainement de division du 13 juin au 21 juillet 1944, le Forbin effectue une école à feux du 25 juillet au 4 août, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 5 août.

Il est ensuite indisponible du 13 août au 3 septembre, sortant pour essais (4 au 7 septembre) et remise en condition (9 au 23 septembre) à chaque fois en compagnie du Basque, les deux torpilleurs rentrant à Mers-El-Kébir le 30 septembre après une escale à Tunis du 24 au 28 septembre.

Le Forbin termine l’année 1944 par un entrainement commun aux 8ème et 9ème DTE du 24 octobre au 25 décembre 1944, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 26 décembre 1944.

L’année 1945 commence pour le Forbin par un entrainement de division avec son compère Basque du 6 janvier au 28 février 1945, les deux torpilleurs rentrant le lendemain  à Mers-El-Kébir puis est suivi par un entrainement commun de la 9ème DTE avec le Bordelais du 7 au 24 mars 1945.

Le 4 avril 1945, la 9ème DTE est dissoute, les torpilleurs d’escadre Basque et Forbin devant assurer la protection du cuirassé Alsace en attendant la disponibilité de torpilleurs d’escadre plus modernes et nettement mieux adaptés que les deux vénérables torpilleurs de type L’Adroit

Le 6 avril 1945, le Forbin et le Basque quittent Mers-El-Kébir, se ravitaillent à Casablanca le 9 avril  1945 avant de rallier Brest le 12 avril où ils retrouvent leur protégé, le nouveau fleuron de la flotte de ligne.

Le cuirassé et les deux torpilleurs sortent pour prendre leurs marques les 14 et 15 avril avant d’appareiller le lendemain pour l’exercice Entente Cordiale en Ecosse qui à lieu du 5 au 15 mai, les navires français et britanniques se séparant après une revue navale à Rosyth le 17 mai 1945, les navires français faisant ensuite escale à Dunkerque du 19 au 22 mai, Cherbourg du 24 au 26 mai avant de rentrer à Brest le 27 mai dans la soirée.

Le cuirassé quitte Brest le 1er juin 1945 en compagnie de ses deux anges gardiens, fait escale au mouillage à Bayonne du 5 au 8 juin, franchit le détroit de Gibraltar le 11 juin,est à Ajaccio le 14 juin avant d’arriver à Toulon le 15 juin 1945.

Les vétérans (près de quinze années de service) vont suivre comme leur ombre le cuirassé, l’accompagnant par exemple à Dakar pour un exercice du 30 septembre au 31 octobre 1945 avant de rentrer à Toulon le 22 novembre 1945.

En 1946, la France et l’URSS en dépit de régimes politiques diamétralement opposés se rapprochent, inquiets de la montée en puissance de l’Allemagne qui à retrouvé les accents menaçants de l’époque hitlérienne. Pour célébrer ce rapprochement, une escadre russe rend visite à la flotte de la Méditerranée à Toulon, renouant avec la visite de l’escadre tsariste en octobre 1893.

Le 4 février 1946 arrive dans le port varois le cuirassé Sovietskaya Ukrainia, le croiseur lourd Kirov et quatre destroyers. Ils sont ouverts au public du 5 au 12 février avant de repartir le 15 février après des exercices avec la marine française.

La France ayant prévu de rendre la pareille à la marine soviétique, les torpilleurs Basque et Forbin vont escorter…………..le Provence, la marine nationale préférant confier l’escorte de l’Alsace à des torpilleurs d’escadre plus modernes en l’occurence les Mameluk et Casque pour des raisons logiques de propagande.

Le Forbin et le Basque sont ainsi à la mer en compagnie du Provence du 1er au 8 mars, du 11 au 18 mars, faisant escale à Nice, Bastia et Marseille avant de rentrer à Toulon le 4 avril 1946.

Alors que le cuirassé est en entretien à flot (5 au 15 avril), le Forbin et le Basque effectuent une école à feux du 6 au 12 avril, rentrant le lendemain à Toulon avant de sortir à nouveau à la mer en compagnie du cuirassé du 16 avril au 7 mai puis du 10 au 27 mai alors que le Provence accompagne cette fois-ci le porte-avions Joffre.

Le Basque et le Forbin effectuent une ultime sortie du 3 au 12 juin avant d’être mis en position de complément le lendemain 13 juin 1946. Les deux compères sont ainsi mouillés dans la Darse Vieille en attendant qu’une décision soit prise sur son sort.

Le torpilleur d’escadre Forbin est officiellement désarmé le 20 juillet 1946.

Il passe au bassin du 21 au 31 juillet puis est condamné le 1er août 1946 sous le numéro Q-24. Il est remorqué au cimetière naval du Bregaillon le 17 août après avoir été un temps mouillé dans la Darse Vieille. Il est vendu à la démolition le 8 janvier 1948 et remorqué à un chantier de démolition de la région toulonnaise et démantelé entre le 20 janvier et le 17 mars 1948 après avoir été échoué sur un slipway.

11-Torpilleurs d’escadre (23)

Le Basque

Le torpilleur d'escadre Le Basque

Le torpilleur d’escadre Le Basque

-Le Basque est mis sur cale Ateliers et Chantiers de la Seine Maritime installés au Trait en Seine-Maritime  le 18 septembre 1926 lancé le 25 mai 1929 et admis au service actif le 7 mars 1931.

A son admission au service actif, le Basque est affecté à la 5ème division de la 1ère escadrille jusqu’au 31 décembre 1931 avant de remplacer l’Amiral Sénès comme navire-amiral de la 1ère escadrille.

Le 1er octobre 1934, la 1ère DT est rebaptisé 2ème DT mais quelques semaines plus tard est formée une 4ème DT composée de L’Adroit, du Basque et du Foudroyant.

Le 5 juillet 1935 est créée au sein de l’Escadre de l’Atlantique la 2ème flottille de torpilleurs dont le navire-amiral est le contre-torpilleur Jaguar. Elle se compose de la 2ème DT (Fougueux Bordelais Frondeur), de la 4ème DT (L’Adroit  Basque Foudroyant) et de la 6ème DT (Cyclone Mistral Siroco) plus un groupe de complément composé des torpilleurs Bourrasque Orage Ouragan et L’Alcyon.

Le 15 août 1936, les divisions de torpilleurs sont réorganisées et le Basque rejoint la 2ème DT également formée du Fougueux et du Frondeur. Il participe aux opérations liées à la guerre d’Espagne notamment en étant déployé dans la zone du Maroc espagnol.

Remis en service, le torpilleur continue ses missions liées à la crise espagnole qui consistent souvent à empêcher l’arraisonnement de navires français par des patrouilleurs et des navires nationalistes, la mise en place d’un patrouille permanente d’un torpilleur dans le détroit de Gibraltar stoppera ces arraisonnements.

Si la fin de la guerre d’Espagne en avril 1939 voit la démobilisation des réservistes rappelés en septembre 1938 suite à la crise des Sudètes, les deux torpilleurs de la 9ème DT (Basque Forbin) restent à effectif de guerre, patrouillant depuis Tanger. Ils cohabitent avec des navires anglais, espagnols, allemands et italiens ce qui occasionne parfois frictions et bagarres dans les ports de la Casbah.

Quand éclate la guerre de Pologne, le Basque est toujours intégré à la 9ème DT placée sous les ordres de Marine-Maroc. Elle est chargée d’escortes sur Dakar mais également sur la zone Casablanca-Gibraltar. Le Forbin devant se faire caréner à Brest, La Trombe puis La Railleuse le remplace.

Quand s’achève la guerre de Pologne, le Basque à retrouvé le Forbin remis en état, celle du Basque ayant eut lieu précédemment.

Le Basque commence l’année 1940 par un entrainement de division en compagnie du Forbin, les deux torpilleurs effectuant une école à feux du 5 au 12 janvier, faisant escale à Mogador du 13 au 17 janvier avant un entrainement au combat antisurface du 18 au 27 janvier, les deux torpilleurs faisant escale à Tanger du 28 janvier au 2 février, rentrant à Casablanca le 4 février 1940 à l’aube.

Le Basque et le Forbin effectuent une école à feux du 10 au 17 février avant d’enchainer par un entrainement commun avec la 9ème DT du 22 février au 21 mars, les deux divisions faisant escale à Casablanca du 22 au 27 mars avant que la 8ème DT ne rentre ensuite à Oran.

Le 5 avril 1940, la 9ème DT sort pour entrainement de division, le Basque et le Forbin effectuant une école à feux du 5 au 13 avril, faisant escale à Tanger du 14 au 20 avril avant un entrainement au combat antisurface du 21 au 30 avril, faisant escale à Agadir du 1er au 5 mai avant de rentrer à Casablanca le 6 mai 1940.

Victime d’une avarie mécanique, le Basque est indisponible du 8 au 29 mai, sortant pour essais du 30 mai au 2 juin et pour remise en condition du 3 au 15 juin, à chaque fois en compagnie du Forbin.

Le Basque sort pour école à feux du 16 au 25 juin, fait escale à Gibraltar du 26 au 30 juin avant de rentrer à Casablanca le 1er juillet. Il sort ensuite pour les essais (8 au 11 juillet) et pour remise en condition (13 au 25 juillet) du Forbin qui venait d’être indisponible pour entretien et permission de l’équipage.

Le Basque est à son tour indisponible pour permissions de l’équipage du 26 juillet au 17 août, sortant pour essais (18 au 21 août) et pour remise en condition (23 août au 2 septembre) à chaque fois en compagnie du Forbin.

Le 4 septembre 1940, la 9ème DT quitte Casablanca pour sa nouvelle base en l’occurence Mers-El-Kébir où il arrive le 6 septembre. Il est désormais intégré à la 3ème flottille de torpilleurs, groupement rattaché à la 4ème Escadre (Flotte de la Méditerranée).

Du 12 au 30 septembre, la 9ème DT participe à un exercice commun avec la 8ème DT. Après une escale à Tunis du 1er au 4 octobre, la 3ème FT effectue un entrainement avec la 11ème DT du 5 au 13 octobre, faisant une escale à Bizerte du 14 au 17 octobre, se séparant alors, la 3ème FT rentrant à Mers-El-Kébir le 19 octobre 1940.

Le Basque et le Forbin sortent pour entrainement à partir du 27 octobre, effectuant une école à feux du 27 octobre au 4 novembre, une escale à Alger du 5 au 11 novembre et un entrainement au combat antisurface du 12 au 20 novembre  et du 26 novembre au 3 décembre, ces deux phases étant entrecoupées d’une escale à Bône (21 au 25 novembre) les deux torpilleurs d’escadre rentrant à Mers-El-Kébir le 4 décembre 1940.

Le Basque et le Forbin termine l’année 1940 par une école à feux du 5 au 10 décembre puis après une escale à Alger du 11 au 14 décembre du 15 au 20 décembre, rentrant le lendemain à Mers-El-Kébir.

Les deux torpilleurs de la 9ème DT subissent une période d’entretien à flot du 2 au 12 janvier, sortant pour essais du 13 au 16 janvier puis pour remise en condition du 17 au 25 janvier 1941.

Le 5 février 1941, le Basque et le Forbin quittent Mers-El-Kébir pour un entrainement de division, effectuant une école à feux du 5 au 13 février, faisant escale à Alger du 14 au 20 février avant un entrainement au combat antisurface du 21 février au 2 mars 1941. Après une escale à Tunis du 3 au 10 mars, les deux navires rentrent à Mers-El-Kébir le lendemain.

Du 18 au 25 mars, la 9ème DT effectue une école à feux avant d’effectuer un entrainement commun du 27 mars au 10 avril avec la 2ème Division d’Escorteurs Légers (Commandant Bory, du Commandant Delage, du Commandant Duboc et du Commandant Rivière de classe Elan), les six navires faisant escale à Alger du 11 au 16 avril avant de rentrer le lendemain à Mers-El-Kébir.

Du 24 avril au 28 mai 1941, les 9ème et 8ème DT manœuvrent ensemble au large des côtes d’Afrique du Nord.

Le Basque et le Forbin effectuent une école à feux du 5 au 12 juin, faisant escale à Bizerte du 13 au 17 juin avant un entrainement au combat antisurface du 18 au 25 juin, rentrant le lendemain à Mers-El-Kébir.

Le Basque est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 27 juin au 18 juillet 1941, recevant à cette occasion une DCA moderne, les canons de 37mm modèle 1925 et les mitrailleuses de 13.2mm sont remplacés par quatre canons de 37mm Schneider modèle 1941 et deux canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40, tous en affûts doubles.

Il sort ensuite pour essais du 19 au 22 juillet et pour remise en condition du 24 juillet au 7 août 1941, participant ensuite aux essais (10 au 13 août) et à la remise en condition (15 au 29 août) du Forbin, les deux torpilleurs de la 9ème DT faisant escale à Alger du 30 août au 2 septembre et à Tunis du 3 au 7 septembre avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 8 septembre.

Le 16 septembre 1941, le Basque et le Forbin quittent Mers-El-Kébir pour un entrainement de division. Après une école à feux du 16 au 25 septembre, les deux torpilleurs font escale à Bone du 26 au 30 septembre avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 1er au 8 octobre et une  escale à Alger du 9 au 14 octobre.

La 9ème DT effectue ensuite un entrainement à la défense aérienne à la mer du 15 au 25 octobre, se ravitaille à Mers-El-Kébir le 26 octobre avant un exercice de synthèse du 27 octobre au 7 novembre, rentrant à Mers-El-Kébir le 8 novembre 1941.

Le Basque et le Forbin quittent Mers-El-Kébir le 17 novembre pour le dernier entrainement de division de l’année. Après une école à feux du 17 au 25 novembre, les deux torpilleurs font escale à Tunis du 26 au 29 novembre avant un entrainement au combat antisurface du 30 novembre au 6 décembre, un ravitaillement à Mers-El-Kébir le 7 décembre et un entrainement à la défense aérienne à la mer du 8 au 17 décembre, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain.

Après une école à feux du 2 au 8 janvier, le Basque continue seul son entrainement alors que le Forbin gagne Toulon pour subir un grand carénage. Le Basque se ravitaille à Mers-El-Kébir le 9 janvier puis effectue un entrainement au combat antisurface du 10 au 18 janvier, fait escale à Alger du 19 au 23 janvier avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 24 janvier au 2 février, rentrant à Mers-El-Kébir le 3 février 1942.

Le 9 février, la 7ème DTE (Tramontane Tornade Typhon) arrive à Mers-El-Kébir pour un entrainement commun avec  les divisions de torpilleurs d’escadre de la 3ème FTE en l’occurence les 8ème DTE (Le Bordelais La Trombe L’Alcyon) et 9ème DTE (Basque et Forbin).

Le Basque  effectue un premier exercice commun du 12 au 22 février avant de se ravitailler à Mers-El-Kébir puis de rallier Toulon le lendemain 23 février pour subir son grand carénage.

Le Basque subit son grand carénage au bassin Vauban (n°6) du 26 février au 12 avril 1942 pour une remise en état complète et une modernisation de ses capacités notamment son électronique embarquée avec l’installation d’un Asdic, d’un radar de navigation et d’un radar de veille combinée.

Armé pour essais le 16 avril, le torpilleur d’escadre sort pour essais du 17 au 20 avril avant de se ravitailler à Toulon le 21 avril et mettre cap sur Mers-El-Kébir où il arrive le 22 avril.

Les autres torpilleurs vont participer à sa remise en condition du 23 avril au 8 mai, les huit torpilleurs faisant escale à Tunis du 9 au 14 mai puis à Ajaccio du 16 au 21 mai, effectuant le 22 mai une parade navale avant de se séparer,  les 8ème et 9ème DTE rentrant le lendemain à Mers-El-Kébir.

Les torpilleurs d’escadre Basque et Forbin sortent pour un entrainement de division le 1er juin, effectuant une école à feux du 1er au 8 juin, faisant escale à Alger du 9 au 12 juin avant un entrainement au combat antisurface du 13 au 20 juin, une escale à Oran du 21 au 25 juin et un entrainement à la défense aérienne à la mer du 26 juin au 4 juillet, rentrant le lendemain 5 juillet à Mers-El-Kébir.

Le Basque est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 6 au 27 juillet, sortant pour essais du 28 au 30 juillet puis pour remise en condition du 1er au 15 août. Il participe ensuite aux essais (18 au 20 août) et à la remise en condition (22 août au 7 septembre) du Forbin, les deux torpilleurs rentrant à Mers-El-Kébir le 8 septembre 1942.

Le Basque et le Forbin sortent pour un entrainement de division à partir du 15 septembre, effectuant une école à feux du 15 au 22 septembre, se ravitaillent à Mers-El-Kébir le 23 septembre avant un entrainement au combat antisurface du 24 au 30 septembre, faisant escale à Alger du 1er au 4 octobre avant un entrainement de défense aérienne à la mer du 5 au 13 octobre, rentrant le lendemain à Mers-El-Kébir.

Le 19 octobre, la 9ème DTE quitte Mers-El-Kébir pour Tunis où elle arrive le 22 octobre, retrouvant les torpilleurs de la 8ème DTE pour un exercice commun du 23 octobre au 10 novembre, les cinq torpilleurs faisant escale à Tunis du 11 au 15 novembre avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 17 novembre 1942.

Le 27 novembre, la 9ème DTE aurait du appareiller pour un entrainement de division mais le Basque est victime d’une avarie à l’appareillage et indisponible jusqu’au 21 décembre, sortant pour des essais concluants du 22 au 26 décembre avant remise en condition du 28 décembre 1942 au 7 janvier 1943.

Le Basque et le Forbin sortent pour un entrainement de division à partir du 12 janvier, effectuant une école à feux du 12 au 19 janvier, se ravitaillant à Mers-El-Kébir le 20 janvier avant un entrainement au combat antisurface du 21 au 28 janvier, faisant escale à Alger du 29 janvier au 2 février, rentrant le lendemain 3 février 1943 à Mers-El-Kébir.

Du 9 février au 3 mars 1943, les deux divisions de la 8ème et de la 9ème DTE participent à un entrainement commun en compagnie du Fortuné, des 1ère et 7ème DTE venus de Toulon, les onze torpilleurs  faisant une escale commune en baie d’Ajaccio du 4 au 7 mars avant de rentrer dans leurs ports respectifs le 8 mars 1943.

Le 15 mars, le Basque et le Forbin appareillent pour un nouvel entrainement de division, les deux torpilleurs effectuant une école à feux du 15 au 22 mars puis enchaine après une escale à Alger du 23 au 27 mars par un entrainement au combat antisurface du 28 mars au 5 avril.

Après une escale à Bonifacio du 6 au 11 avril, les deux torpilleurs subissent un entrainement de défense aérienne à la mer du 12 au 21 avril 1943, se ravitaillant à Mers-El-Kébir le 22 avril avant un exercice de synthèse du 23 avril au 4 mai, les deux torpilleurs rentrant à Mers-el-Kébir le 11 mai après une escale à Tunis du 5 au 9 mai 1943.

Le Basque et le Forbin enchainent ensuite par un entrainement commun avec la 8ème DTE du 20 mai au 24 juin, les deux divisions de torpilleurs d’escadre rentrant à Mers-El-Kébir le 25 juin 1943.

Le Basque est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 26 juin au 16 juillet 1943, effectuant ses essais du 17 au 20 juillet avant remise en condition du 22 juillet au 5 août. Il participe ensuite aux essais (8 au 11 août) et à la remise en condition (13 au 30 août) du Forbin.

Le 7 septembre 1943, les torpilleurs d’escadre Basque et Forbin appareillent pour une croisière d’instruction au profit d’officiers de marine de réserve de la cinquième région maritime (Premar V Oran).

Le Basque et son compère de la 9ème DTE font escale à Alger du 8 au 11 septembre, à Tunis du 16 au 20 septembre, à Bizerte du 22 au 25 septembre, à Sfax du 28 septembre au 2 octobre, traversent le bassin oriental de la Méditerranée pour faire escale à Lattaquié du 5 au 8 octobre, à Beyrouth du 10 au 14 octobre, à Haïfa du 16 au 20 octobre, se ravitaillent à Bizerte le 24 octobre avant de rentrer le 27 octobre à Mers-El-Kébir.

Le Basque et le Forbin termine l’année par un entrainement commun avec la 8ème DTE et ce du 7 novembre au 14 décembre,  rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 15 décembre 1943. Ils restent au port jusqu’à la fin de l’année civile pour entretien et permissions de l’équipage.

Le Basque et le Forbin commencent l’année 1944 par une école à feux du 5 au 12 janvier, faisant escale à Bonifacio du 13 au 17 janvier avant un entrainement au combat antisurface du 18 au 25 janvier, se ravitaillant à Mers-El-Kébir le 26 janvier avant un entrainement de défense aérienne à la mer du 27 janvier au 4 février puis rentrent au port le lendemain 5 février.

Le 7 février 1944, le Basque quitte Mers-El-Kébir pour Toulon où il arrive le lendemain 8 février pour un grand carénage. Il est échoué au bassin Vauban (n°6) du 11 février au 20 mars 1944 pour remise en état complète et modernisation de ses capacités militaires.

La coque est grattée, sablée et repeinte, les hélices sont changées, les turbines réalésés, les chaudières retubées, les locaux-vie remis en état. L’électronique est modernisée et la DCA renforcée, les deux canons de 25mm et les quatre canons de 37mm sont remplacés par huit canons Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles modèle 1943.

Armé pour essais le 27 mars 1944, le Basque sort pour essais du 28 au 31 mars, se ravitaille à Toulon le 1er avril avant d’effectuer sa remise en condition du 2 au 16 avril, faisant escale à Ajaccio du 17 au 21 avril avant de rentrer à Mers-El-Kébir le lendemain 22 avril 1944.

Le Basque effectue une école à feux au large d’Oran du 27 avril au 5 mai, se ravitaillant à Mers-El-Kébir le 6 mai avant de rallier Toulon  le lendemain 7 mai. Il y retrouve le Forbin pour participer à ses essais et à sa remise en condition en compagnie également de la 8ème DTE.

Les quatre torpilleurs sortent pour les essais du Forbin du 9 au 12 mai, se ravitaillent à Toulon le 13 mai avant le stage de remise en condition mené du 14 au 31 mai, les quatre torpilleurs faisant escale à Propriano du 1er au 5 juin avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 6 juin 1944.

Le 13 juin 1944, le Basque et le Forbin sortent pour un entrainement de division. Après une école à feux du 13 au 21 juin, les deux torpilleurs font escale à Alger du 22 au 25 juin avant un entrainement au combat antisurface du 26 juin au 2 juillet, se ravitaillant à Mers-El-Kébir le 3 juillet.

Les deux torpilleurs d’escadre enchainent par un entrainement à la défense antiaérienne à la mer du 4 au 11 juillet, un ravitaillement à Mers-El-Kébir le 12 juillet avant un entrainement à la lutte ASM du 13 au 20 juillet en compagnie du sous-marins Orion qui sert de plastron, les deux torpilleurs et le sous-marin rentrant à Mers-El-Kébir le 21 juillet 1944.

Le Basque est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 22 juillet au 12 août 1944, sortant pour essais du 13 au 16 août puis pour remise en condition du 17 août au 1er septembre. Il participe ensuite aux essais (4 au 7 septembre) et à la remise en condition (9 au 23 septembre) du Forbin, les deux torpilleurs rentrant à Mers-El-Kébir le 30 septembre après une escale à Tunis du 24 au 28 septembre.

Le Basque et le Forbin sortent pour une école à feux du 7 au 17 octobre, rentrant à Mers-El-Kébir le 18 octobre. Les deux torpilleurs de la 9ème DTE enchainent par un entrainement commun avec la 8ème DTE du 24 octobre au 25 décembre,rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 26 décembre 1944.

Le 6 janvier 1945, le Basque et le Forbin appareillent pour un entrainement de division, exécutant une école à feux du 6 au 16 janvier, faisant escale à Alger du 17 au 21 janvier avant un entrainement au combat antisurface du 22 au 31 janvier.

Après un ravitaillement à Mers-El-Kébir le 1er février, les deux torpilleurs de la 9ème DTE exécutent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 2 au 12 février avant une escale à Tunis du 13 au 18 février puis de terminer par un entrainement ASM du 19 au 28 février en compagnie du sous-marins Orion, rentrant le lendemain 1er mars à Mers-El-Kébir.

Le 7 mars 1945, la 9ème DTE appareille en compagnie du Bordelais pour un entrainement commun avec une école à feux du 7 au 13 mars, un ravitaillement à Mers-El-Kébir le 14 mars avant un entrainement au combat antisurface du 15 au 23 mars, les trois torpilleurs rentrant à Mers-El-Kébir le 24 mars 1945.

Le 4 avril 1945, la 9ème DTE est dissoute, les torpilleurs d’escadre Basque et Forbin devant assurer la protection du cuirassé Alsace en attendant la disponibilité de torpilleurs d’escadre plus modernes.

Le 6 avril 1945, le Basque et le Forbin quittent Mers-El-Kébir, se ravitaillent à Casablanca le 9 avril  1945 avant de rallier Brest le 12 avril où ils retrouvent leur protégé, le nouveau fleuron de notre corps de bataille.

Le cuirassé et les deux torpilleurs sortent pour prendre leurs marques les 14 et 15 avril avant d’appareiller le lendemain pour l’exercice Entente Cordiale en Ecosse, exercice qui à lieu du  5 au 15 mai, les navires français et britanniques se séparant après une revue navale à Rosyth le 17 mai 1945. Les navires français font ensuite escale à Dunkerque du 19 au 22 mai, Cherbourg du 24 au 26 mai avant de rentrer à Brest le 27 mai dans la soirée.

Le 1er juin 1945, le torpilleur d’escadre Basque appareille en compagnie du cuirassé Alsace et du torpilleur Forbin. Les trois navires font escale au mouillage à Bayonne du 5 au 8 juin, franchissent le   détroit de Gibraltar le 11 juin, font escale à Ajaccio le 14 juin avant d’arriver à Toulon le lendemain.

Les vétérans (près de quinze années de service) vont suivre comme leur ombre le cuirassé, l’accompagnant par exemple à Dakar pour un exercice du 30 septembre au 31 octobre 1945 avant de rentrer à Toulon le 22 novembre 1945.

En 1946, la France et l’URSS en dépit de régimes politiques diamétralement opposés se rapprochent, inquiets de la montée en puissance de l’Allemagne qui à retrouvé les accents menaçants de l’époque hitlérienne.

Pour célébrer ce rapprochement, une escadre russe rend visite à la flotte de la Méditerranée à Toulon, renouant avec la visite de l’escadre tsariste en octobre 1893.

Le 4 février 1946 arrive dans le port varois le cuirassé Sovietskaya Ukrainia, le croiseur lourd Kirov et quatre destroyers. Ils sont ouverts au public du 5 au 12 février avant de repartir le 15 février après des exercices avec la marine française.

La France ayant prévu de rendre la pareille à la marine soviétique, les torpilleurs Basque et Forbin vont escorter…………..le Provence, la marine nationale préférant confier l’escorte de l’Alsace à des torpilleurs d’escadre plus modernes en l’occurence les Mameluk et Casque pour des raisons logiques de propagande.

Le Basque et le Forbin sont ainsi à la mer en compagnie du Provence du 1er au 8 mars, du 11 au 18 mars, faisant escale à Nice, Bastia et Marseille avant de rentrer à Toulon le 4 avril 1946.

Alors que le cuirassé est en entretien à flot (5 au 15 avril), le Basque et le Forbin effectue une école à feux du 6 au 12 avril, rentrant le lendemain à Toulon avant de sortir à nouveau à la mer en compagnie du cuirassé du 16 avril au 7 mai puis du 10 au 27 mai alors que le Provence accompagne le porte-avions Joffre.

Le Basque et le Forbin effectuent une ultime sortie du 3 au 12 juin avant d’être mis en position de complément le lendemain 13 juin 1946. Les deux compères sont ainsi mouillés dans la Darse Vieille en attendant qu’une décision soit prise sur son sort.

Le torpilleur d’escadre Basque est officiellement désarmé le 11 juillet 1946.

Il passe au bassin du 12 au 20 juillet puis est remorqué au cimetière navale du Bregaillon le 25 juillet 1946, le même jour que sa condamnation sous le numéro Q-23.

Il est vendu à la démolition le 14 mars 1947 puis remorqué à un chantier de démolition implanté à Arzew près d’Oran où il arrive le 25 mars. Il est y démantelé en trois mois.

11-Torpilleurs d’escadre (22)

Le Bordelais

Le Torpilleur d'Escadre Bordelais à la mer

Le Torpilleur d’Escadre Bordelais au mouillage

-Le Bordelais est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde (FCG) sis à Bordeaux le 19 novembre 1926 lancé le 23 mai 1928 et admis au service actif le 19 avril 1930.

Le Bordelais est d’abord affecté à la 1ère division de torpilleur puis à partir du 1er juillet 1930 à la 3ème DT. Enfin le 1er octobre est mise sur pied la 11ème DT formée par L’Alcyon, le Bordelais, le Fougueux et le Frondeur.

Le 1er septembre 1932, les divisions de torpilleurs passent de quatre à trois bâtiments, le bâtiment placé hors rang entrant en grandes réparations. Le Bordelais quitte ainsi la 11ème DT et rejoint le groupe de complément.

Le 5 juillet 1935, la 2ème flottille est créée à Brest avec les 2ème, 4ème et 6ème DT. La 2ème DT perd ses torpilleurs de type Bourrasque qui sont remplacés par les Bordelais Fougueux et Frondeur.

La guerre d’Espagne entraine la réorganisation des unités de torpilleurs et le Bordelais quitte la 2ème DT pour intégrer la 8ème DT dont il est le navire-amiral avec la Trombe et la Tramontane.

Comme le reste de la 2ème flottille, il participe aux opérations au large de l’Espagne que ce soit dans le cadre de la non-intervention (août 1936-avril 1937) ou du contrôle naval (avril-septembre 1937) ou des opérations de présence jusqu’à la fin du conflit.

Quand éclate la guerre de Pologne, le Bordelais est le navire-amiral de la 8ème DT, une division de torpilleurs intégrée à la 6ème Escadre chargée depuis Oran de compléter le dispositif britannique de sécurisation de cette artère vitale qu’est le détroit de Gibraltar. Jusqu’à la fin du conflit, la 8ème DT va effectuer des patrouilles et des missions d’escorte sans oublier l’entrainement.

Le Bordelais commence l’année 1940 par un entrainement de division jusqu’au 12 février en compagnie de ses compères La Trombe et L’Alcyon. Il enchaine par un entrainement en compagnie de ses deux compères et des torpilleurs de la 9ème DT (Forbin et Basque) du 22 février au 21 mars, les deux divisions faisant escale à Casablanca du 22 au 27 mars avant de rallier Oran le 30 mars 1940 au matin.

Le Bordelais effectue ensuite deux nouveaux entrainement de division, le premier du 8 avril au 15 mai avec une escale à Alger et le second du 22 mai au 25 juin avec une escale à Bône, les trois torpilleurs rentrant à Oran le lendemain 26 juin 1940.

Le Bordelais effectue une école à feu du 2 au 10 juillet, rentrant le lendemain à Oran. Il participe ensuite aux essais (12 au 15 juillet) et à la remise en condition (16 au 26 juillet) de son compère La Trombe.

Le Bordelais est indisponible du 28 juillet au 12 août, sortant pour essais du 13 au 16 août et pour remise en condition du 18 au 30 août, à chaque fois en compagnie de ses compères Trombe et L’Alcyon.
Le 4 septembre 1940, la 8ème DT quitte Oran pour rallier le port de Mers-El-Kébir, son nouveau port d’attache.

Le 12 septembre 1940, la 3ème flottille de torpilleurs quitte Mers-El-Kébir pour un entrainement de division en Méditerranée. Les cinq torpilleurs de la 3ème FT (La Trombe L’Alcyon Bordelais Forbin et Basque) effectuent une école à feux du 12 au 19 septembre, se ravitaillent à Mers-El-Kébir le 20 septembre avant d’effectuer un entrainement au combat antisurface du 21 au 30 septembre.

Après une escale à Tunis du 1er au 4 octobre, la 3ème FT effectue un entrainement avec la 11ème DT du 5 au 13 octobre, faisant escale à Bizerte  du 14 au 17 octobre, se séparant alors, la 3ème FT rentrant à Mers-El-Kébir le 19 octobre 1940.

Après une période d’entretien à flot du 20 octobre au 5 novembre, les trois torpilleurs de la 8ème DT sortent pour essais du 6 au 9 novembre puis pour remise en condition du 12 au 30 novembre, faisant escale à Alger du 1er au 5 décembre et à Tunis du 6 au 10 décembre, rentrant à Mers-El-Kébir le 12 décembre 1940.

Le Bordelais commence l’année 1941 par un entrainement de division qui occupe la 8ème DT du 5 au 21 janvier. Après une escale à Bône du 22 au 25 janvier 1941, le Bordelais, l’Alcyon et la Trombe effectue un entrainement commun avec la 12ème DT venue de Bizerte du 26 janvier au 6 février, les deux divisions faisant escale à Tunis du 7 au 10 février avant de se séparer et de rentrer dans leurs ports respectifs, le Bordelais et ses deux compères de la 8ème DT rentrant à Mers-El-Kébir le 12 février à l’aube.

Le Bordelais et l’Alcyon sortent pour entrainement du 22 février au 2 mars, faisant escale à Tanger du 3 au 8 mars avant un nouvel entrainement (défense aérienne à la mer) du 9 au 21 mars, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 22 mars 1941.

Le 24 avril 1941, la 3ème Flottille de Torpilleurs quitte Mers-El-Kébir pour un entrainement de flottille au large des côtes de l’Afrique du Nord, entrainement qui occupe la 3ème DT du 24 avril au 28 mai. Le Bordelais enchaine ensuite par un entrainement de division avec ses compères Alcyon et Trombe du 7 juin au 8 juillet 1941.

Le Bordelais et l’Alcyon sortent pour entrainement du 15 au 22 juillet, faisant escale à Alger du 23 au 27 juillet avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 28 juillet.

Devant prochainement entrer en grand carénage, le Bordelais contrairement à ses deux compères de la 8ème DT ne connait pas de période d’indisponibilité estivale. Le Bordelais sort ainsi pour école à feux du 5 au 12 août, faisant escale à Alger du 13 au 17 août avant de rentrer à Mers-El-Kébir le lendemain 18 août.

Le 22 août 1941, le Bordelais transmet son pavillon de navire-amiral à l’Alcyon avant d’appareiller le lendemain 23 août pour Toulon, le torpilleur d’escadre arrivant à Toulon le lendemain 24 août où il vidange ses soutes et débarque ses munitions.

Il est échoué au bassin Vauban (bassin n°6) du 26 août au 5 octobre 1941 pour une remise en état complète (coque, appareillage propulsif, locaux-vie et locaux-opérations) et une modernisation de ses capacités militaires avec l’installation d’un Asdic, d’un radar de navigation, d’un radar de veille combinée ainsi que d’une DCA moderne avec quatre canons de 37mm Schneider modèle 1941 et deux canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40.

Le Bordelais est armé pour essais le 15 octobre, sortant pour ses essais réglementaires du 16 au 20 octobre avant d’effectuer sa remise en condition du 22 octobre au 5 novembre, redevenant alors navire-amiral de la 8ème DTE lors de son retour à Mers-El-Kébir.

Le Bordelais sort à nouveau pour entrainement au combat antisurface du 12 au 21 novembre, faisant escale à Alger du 22 au 26 novembre avant de rallier la région toulonnaise pour participer du 28 novembre au 9 décembre à la remise en condition de la Trombe, les deux navires rentrant dans la journée à Mers-El-Kébir.

Le Bordelais et la Trombe sortent pour entrainement du 17 au 27 décembre, se ravitaillant à Mers-El-Kébir le 28 décembre avant d’appareiller pour les salins d’Hyères où ils arrivent le 30 décembre à l’aube.

Ils s’entrainent au mouillage avant d’être rejoints le 4 janvier 1942 par l’Alcyon qui venait de réaliser du 1er au 3 janvier ses essais post-carénage. Les trois torpilleurs de la 8ème DT sortent donc pour la remise en condition de l’Alcyon du 5 au 20 janvier, faisant escale à Propriano du 21 au 24 janvier avant de rallier Mers-El-Kébir le 25 janvier 1942 dans la soirée.

Le Bordelais et ses deux compères de la 8ème DTE sortent pour une école à feux du 30 janvier au 7 février, rentrant à Mers-El-Kébir le 8 février.

Ils participent ensuite à un exercice commun avec le Basque (9ème DTE) et surtout avec les trois torpilleurs de la 7ème DTE venus de Toulon, les torpilleurs Tornade Tramontane et Typhon arrivant à Mers-El-Kébir le 10 février 1942.

Après un premier exercice du 12 au 22 février, le Basque se ravitaille à Mers-El-Kébir puis rallie Toulon pour subir son grand carénage.

Pendant ce temps, les 7ème et 8ème DTE effectuent une école à feux commune du 24 février au 2 mars, faisant ensuite à Alger du 3 au 8 mars, jour où le Forbin les rejoint après avoir réalisé ses essais post-carénage. Les torpilleurs d’escadre des 7ème et 8ème DTE vont ainsi participer à la remise en condition du Forbin en sortant du 9 au 21 mars, date à laquelle les sept torpilleurs reviennent à Mers-El-Kébir.

Après quelques jours de relâche, le Bordelais et les six autres autres torpilleurs reprennent l’entrainement, cycle d’entrainement qui commence le 26 mars et s’achève le 21 avril à la veille du retour du Basque à Mers-El-Kébir qui venait de réaliser ses essais à la mer.

Le Bordelais, la Trombe, l’Alcyon, le Forbin, la Tornade, le Typhon et la Tramontane vont participer à sa remise en condition du 23 avril au 8 mai, les huit torpilleurs faisant escale à Tunis du 9 au 14 mai puis à Ajaccio du 16 au 21 mai, effectuant le 22 mai 1942 une parade navale avant de se séparer, la 7ème DTE rentrant à Toulon, les 8ème et 9ème DTE à Mers-El-Kébir.

Le Bordelais sort pour entrainement en compagnie de la Trombe et de l’Alcyon du 27 mai au 8 juin, faisant escale à Alger du 9 au 14 juin avant de rentrer le lendemain à Mers-El-Kébir le 15 juin 1942.

Le Bordelais sort pour une école à feux du 22 au 30 juin, faisant escale à Bône du 1er au 4 juillet avant de rentrer à Mers-El-Kébir le lendemain 5 juillet. Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 8 au 29 juillet 1942, sortant pour essais (30 juillet au 2 août) et pour remise en condition (4 au 17 août) en compagnie de son compère Trombe, les deux torpilleurs se ravitaillant à Toulon avant de rallier les salins d’Hyères.

Ils sont rejoints le 24 août par l’Alcyon qui venait de réaliser ses essais à la mer, les trois torpilleurs d’escadre sortant pour la remise en condition de l’Alcyon du 25 août au 8 septembre, faisant escale à Sète du 9 au 13 septembre avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 15 septembre à l’aube.

Du 22 septembre au 20 octobre, le Bordelais effectue un entrainement de division avec ses deux compères de la 8ème DTE. Arrivés à Tunis le 21 octobre, ils sont rejoints le lendemain 22 octobre par les deux torpilleurs de la 9ème DTE (Basque et Forbin) pour un exercice commun du 23 octobre au 15 novembre, les cinq torpilleurs rentrent à Mers-El-Kébir le 17 novembre 1942.

Les trois torpilleurs de la 8ème DTE effectuent une période d’entretien à flot du 18 novembre au 5 décembre 1942, le Bordelais et ses deux compères sortant pour essais du 6 au 9 décembre puis pour remise en condition du 11 au 22 décembre, restant au port jusqu’à la fin de l’année.

Le Bordelais commence l’année 1943 par un entrainement de division en compagnie de l’Alcyon et de la Trombe et ce du 7 au 29 janvier 1943.

Le 9 février 1943, les 1ère et 7ème DTE ainsi que Le Fortuné arrivent à Mers-El-Kébir pour un exercice commun avec les 8ème et 9ème DTE, exercice mené du 10 février au 3 mars 1943, faisant escale à Ajaccio du 4 au 7 mars avant de rentrer dans leurs ports respectifs le 8 mars 1943.

Le torpilleur Trombe est placé en position de complément le 15 mars 1943, une antichambre d’un désarmement qui est imminent, réduisant donc la 8ème DTE à deux unités.

Le Bordelais  et l’Alcyon sortent pour entrainement de division du 22 mars au 11 mai 1943, entrainement marqué par des escales à Sète, à Port-Vendres et à Bonifacio. Le Bordelais enchaine ensuite par un entrainement commun avec son compère L’Alcyon et ses deux sister-ships Forbin et Basque du 20 mai au 25 juin 1943.

Le Bordelais sort pour entrainement du 2 au 12 juillet, faisant escale à Alger du 13 au 16 juillet avant de rentrer le lendemain à Mers-El-Kébir. Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 18 juillet au 8 août, sortant pour essais (9 au 12 août) et pour remise en condition (14 août au 2 septembre) en compagnie de son compère L’Alcyon.

Du 10 septembre au 31 octobre, le Bordelais effectue avec l’Alcyon un entrainement de division avant d’enchainer par un entrainement commun avec la 9ème DTE, les TE Bordelais L’Alcyon Basque et Forbin manœuvrant ensemble du 7 novembre au 15 décembre 1943.

Le Bordelais sort pour entrainement du 20 au 29 décembre, rentrant à Mers-El-Kébir où il reste jusqu’au 5 janvier 1944 quand il sort pour une école à feux jusqu’au 12 janvier, rentrant le lendemain 13 janvier 1944 à Mers-El-Kébir.

Dès le lendemain, il quitte son port nord-africain pour rallier Toulon le 15 janvier, vidangeant ses soutes et débarquant ses munitions. Il est ensuite échoué dans le bassin Vauban n°6 du 16 janvier au 11 février 1944 pour une remise en état complète.

Armé pour essais le 28 février, le Bordelais sort pour essais (29 février au 2 mars) et pour remise en condition (4 au 14 mars) en compagnie de l’Alcyon et du Forbin, les trois torpilleurs rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 15 mars 1944.

Le Bordelais et L’Alcyon sortent pour entrainement de division du 22 mars au 8 mai 1944 avant d’enchainer par les essais et à la remise en condition du Forbin en compagnie du Basque et ce du 9 au 12 mai (essais) et du 14 au 31 mai (remise en condition), les quatre torpilleurs faisant escale à Propriano du 1er au 5 juin avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 6 juin 1944.

Le Bordelais sort pour entrainement au combat antisurface du 13 au 21 juin, faisant escale à Alger du 22 au 26 juin, rentrant le lendemain à Mers-El-Kébir. Il est indisponible pour entretien et permissions d’été de l’équipage du 29 juin au 19 juillet, sortant pour essais du 20 au 23 juillet et pour remise en condition du 25 juillet au 8 août à chaque fois en compagnie de L’Alcyon.

Le Bordelais sort en compagnie de L’Alcyon pour un entrainement de division du 15 août au 16 octobre 1944 avant d’enchainer par un entrainement commun avec la 9ème DTE du 24 octobre au 25 décembre, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain.

Le Bordelais et l’Alcyon quittent Mers-El-Kébir pour entrainement du 5 au 12 janvier 1945, effectuant des écoles à feux et des lancements de torpilles, faisant escale à Alger du 13 au 17 janvier avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 18 janvier.

L’Alcyon est mis en position de complément le 19 janvier 1945 ce qui entraine la dissolution de la 8ème DTE, le Bordelais restant hors rang bien qu’un temps on envisagea de l’intégrer à la 9ème DTE.

Le Bordelais subit une période d’entretien à flot du 20 janvier au 4 février, sortant pour essais du 5 au 8 février et pour remise en condition du 10 au 25 février, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 26 février 1945.

Le 7 mars 1945, Le Bordelais appareille en compagnie de la 9ème DTE pour un entrainement de division avec une école à feux du 7 au 13 mars, un ravitaillement à Mers-El-Kébir le 14 mars avant un entrainement au combat antisurface du 15 au 23 mars, les trois torpilleurs rentrant à Mers-El-Kébir le 24 mars 1945.

Le Bordelais sort pour école à feux du 29 mars au 3 avril. Le lendemain 4 avril, la 9ème DTE est dissoute pour affecter les Forbin et Basque à la protection du cuirassé Alsace. Cela entraine la dissolution de la 3ème FT.

Le Bordelais sort à nouveau pour un entrainement au combat antisurface du 7 au 15 avril, faisant escale à Alger du 16 au 20 avril avant une nouvelle école à feux du 21 au 28 avril, rentrant à Mers-El-Kébir le 29 avril 1945.

Le 1er mai 1945, le Bordelais est mis en position de complément à Mers-El-Kébir, antichambre de son désarmement. Le 4 juin 1945, le Bordelais rallie Toulon où il est mouillé dans la Darse Vieille, lieu où sont mouillés les navires en position de complément.

Le torpilleur d’escadre Bordelais est officiellement désarmé le 1er juillet 1945. Il passe au bassin du 2 au 12 juillet puis est condamné le 16 juillet 1945 sous le numéro Q-20 puis remorqué au cimetière naval du Bregaillon connu officiellement sous le nom de Dépôt Naval de la Méditerranée (DNM). Il est y toujours mouillé en septembre 1948 quand éclate le second conflit mondial.