13-Sous-marins (16) sous-marins classe Argonaute (2)

L’Amphitrite

L'Amphitrite

L’Amphitrite

-L’Amphitrite (Q-159) est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 8 août 1928 lancé le 20 décembre 1930 et mis en service le 8 juin 1933.

En septembre 1939, le sous-marin Amphitrite forme la 18ème DSM en compagnie des sous-marins Méduse Oréade et Psyché, division qui dépend de la 2ème escadrille, la composante sous-marine de la 6ème Escadre basée à Oran pour participer notamment à la sécurisation du détroit de Gibraltar.

La réorganisation de septembre 1940 affecte la 18ème DSM et donc le sous-marin Amphitrite à la 2ème flottille de sous-marin, la composante sous-marine de la 4ème escadre dont l’antre et la moderne base de Mers-El-Kébir.

Du 16 mai au 30 juin 1941, il est échoué sur le dock flottant pour sous-marins pour un grand carénage destiné à le remettre totalement en état. Après des travaux complémentaires à flot, il est armé pour essais le 12 juillet 1941.

Il réalise ses essais officiels du 13 au 15 juillet et sa remise en condition du 17 au 31 juillet, ralliant Mers-El-Kébir le lendemain 1er août. Il effectue sa première patrouille post-carénage du 8 au 18 août 1941.

Du 25 avril au 3 mai 1943, il participe avec son compère Méduse à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Vauban Valmy Verdun de la 4ème DCT. L’Amphitrite enchaine par un entrainement ASM avec le contre-torpilleur Vauban du 2 au 13 août 1943.

Du 10 au 30 janvier 1944, l’Amphitrite est de nouveau échoué sur le dock flottant de Mers-El-Kébir pour un petit carénage. Armé pour essais le 6 février 1944, il exécute ses essais officiels les 7 et 8 février et sa remise en condition du 10 au 20 février, effectuant sa première patrouille post-carénage du 25 février au 6 mars 1944.

Du 11 au 22 février 1945, l’Amphitrite accompagné par l’Oréade participe à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Aigle Albatros et Gerfaut (5ème DCT) pour ce qui est le dernier exercice de ce sous-marin.

Mis en position de complément le 14 juin 1945, l’Amphitrite est désarmé le 30 juin 1945 et condamné le 7 juillet 1945 sous le numéro Q-159. Il est remorqué à Toulon le 4 septembre 1945 et confiés aux bons soins du DNM et y était toujours le 5 septembre 1948.

L’Antiope
-L’Antiope (Q-160) est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine-Maritime (ACSM) du Trait le 28 décembre 1928 lancé le 18 août 1931 et mis en service le 12 octobre 1933.

En septembre 1939, l’Antiope forme la 16ème DSM en compagnie de ses compères Orphée Amazone et Sibylle, division qui dépend du préfet maritime de la 1ère région (Premar I) avec Cherbourg comme port d’attache.

Du 6 juillet au 9 septembre 1940, le sous-marin Antiope est échoué dans le bassin n°3 de l’Arsenal de Cherbourg pour un grand carénage. Après une période d’entretien à flot, il est armé pour essais le 20 septembre, exécutant ses essais officiels les 21 et 22 septembre puis sa remise en condition du 24 septembre au 5 octobre, rentrant à Cherbourg le lendemain 6 octobre 1940. Il effectue sa première patrouille post-carénage du 16 au 26 octobre 1940.

La réorganisation de septembre 1940 rattache temporairement la 16ème DSM à la 5ème Escadre puisque la division de l’Antiope devant à terme intégrer une future Escadre de la Manche et de la Mer du Nord. Elle est basée à Cherbourg.

Le 17 mars 1942, un décret du ministre de la Marine créé officiellement l’Escadre Légère du Nord (ELN) dont la base est Dunkerque. La 16ème DSM quitte Cherbourg le lendemain et rallie Dunkerque à l’aube le 19 mars 1942.

Du 15 au 22 novembre 1942, les sous-marins Antiope et Amazone participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Kersaint et Cassard de la 8ème DCT.

Du 17 au 26 juin 1943, l’Antiope et le Sibylle participent à un nouvel entrainement ASM avec les deux contre-torpilleurs de la 8ème DCT.

Du 9 au 15 octobre 1943, la 16ème DSM au complet participe à un entrainement commun avec la 8ème DCT (Kersaint et Cassard) ainsi que la 3ème (Panthère Lynx Tigre) et de la 6ème DCT (Vautour Milan Epervier) venues de Brest.

Du 20 octobre au 30 novembre 1943, le sous-marin Antiope est échoué au bassin Tourville de l’Arsenal de Brest pour un nouveau grand carénage.

Après une période de travaux complémentaires, il est armé pour essais le 10 décembre 1943. Il réalise ses essais officiels les 11 et 12 décembre et sa remise en condition du 14 au 28 décembre, rentrant à Dunkerque le 29 décembre. Il effectue sa première patrouille post-carénage du 6 au 17 janvier 1944.

L’année suivante, l’Antiope va participer à l’exercice franco-britannique «Entente Cordiale 45» en compagnie des sous-marins  Pasteur Ajax et Sibylle mais également des cuirassés Gascogne et Alsace; du porte-avions Painlevé, des contre-torpilleurs de la 6ème DCT (Vautour Milan Epervier), ainsi que du pétrolier-ravitailleur La Seine (sans oublier les torpilleurs d’escadre d’escorte).

L’exercice «Entente Cordiale 1945» commence le 5 mai 1945 et s’achève le 15 mai, le tout au large des Shetlands, les sous-marins français et leurs homologues britanniques attaquant Scapa Flow le 11 mai 1945.

Mis en position de complément le 7 juillet 1945 en même temps que l’Amazone, l’Antiope est officiellement désarmé le 16 juillet 1945 puis ramené à Cherbourg le 21 juillet 1945 où il est condamné sous le numéro Q-160.

Le 8 mars 1946, il est pris en remorqué pour être ramené à Brest (DNA-Landevennec) mais une voie d’eau oblige le remorqueur à couper la remorque. Avant même que le remorqueur ne passe une nouvelle remorque, le Q-160 s’enfonce et sombre au large de Saint-Malo.

L’Amazone
-L’Amazone (Q-161) est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine-Maritime (ACSM) le 14 janvier 1929 lancé le 28 décembre 1931 et mis en service le 12 octobre 1933.

En septembre 1939, l’Amazone forme la 16ème DSM en compagnie de ses compères Orphée Antiope et Sibylle, division qui dépend du préfet maritime de la 1ère région (Premar I) avec Cherbourg comme port d’attache.

Du 10 septembre au 14 novembre 1940, le sous-marin Amazone est échoué au bassin n°3 de l’Arsenal de Cherbourg pour un grand carénage. Après une période de travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 24 novembre 1940.

Les essais officiels ont lieu du 25 au 27 novembre et sa remise en condition du 29 novembre au 10 décembre, l’Amazone effectue sa première patrouille post-carénage du 17 au 27 décembre 1940.

La réorganisation de septembre 1940 rattache temporairement la 16ème DSM à la 5ème Escadre puisque la division de l’Antiope devant à terme intégrer une future Escadre de la Manche et de la Mer du Nord. Elle est basée à Cherbourg.

Le 17 mars 1942, un décret du ministre de la Marine créé officiellement l’Escadre Légère du Nord (ELN) dont la base est Dunkerque. La 16ème DSM quitte Cherbourg le lendemain et rallie Dunkerque à l’aube le 19 mars 1942.
Du 15 au 22 novembre 1942, les sous-marins Amazone et Antiope participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Kersaint et Cassard de la 8ème DCT.

Du 9 au 15 octobre 1943, la 16ème DSM au complet participe à un entrainement commun avec la 8ème DCT (Kersaint et Cassard) ainsi que la 3ème (Panthère Lynx Tigre) et de la 6ème DCT (Vautour Milan Epervier) venues de Brest.

Du 1er décembre 1943 au 22 janvier 1944, l’Amazone est échoué au bassin Tourville de l’Arsenal de Brest pour un grand carénage.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 3 février. Les essais officiels de l’Amazone ont lieu les 4 et 5 février et sa remise en condition du 7 au 21 février, date de son retour à Dunkerque. Il effectue sa première patrouille post-carénage du 1er au 12 mars 1944 en mer du Nord.

Mis en position de complément le 7 juillet 1945 en même temps que l’Antiope, l’Amazone est officiellement désarmé le 24 juillet 1945. Remorqué à Cherbourg, le sous-marin est condamné sous le numéro Q-161 le 12 août 1945.

Mouillé en grande rade de Cherbourg, il est ensuite transféré au DNA à Landevennec le 14 avril 1946 et y était toujours en septembre 1948.

L’Atalante

L'Atalante

L’Atalante

-L’Atalante est mis sur cale aux chantiers Schneider de Chalons sur Saône le 17 août 1928 lancé le 5 août 1930 et mis en service le 18 septembre 1934.

En septembre 1939, l’Atalante appartient à la 17ème DSM, division formée avec les sous-marins Aréthuse Vestale et Sultane, la 17ème Division de Sous-Marins formant la 6ème escadrille avec la 20ème DSM (Turquoise Rubis Saphir Nautilus) qui avec la 5ème escadrille (9ème 10ème et 11ème DSM) forme la 4ème flottille qui dépend de la 4ème région maritime même si elle est régulièrement mise à disposition pour emploi au profit de la 4ème Escadre Légère.

Du 20 novembre au 2 décembre, la 17ème DSM au grand complet participe à un exercice commun avec la 11ème DCT (contre-torpilleurs Milan Bison Aigle) et la 12ème DCT, les neuf navires faisant escale à Tunis du 3 au 8 décembre avant de rentrer à Bizerte le lendemain 9 décembre 1940.

La réorganisation décidée en septembre 1940 intègre la 17ème DSM au sein de la 3ème flottille de sous-marins qui regroupe tous les sous-marins de la  6ème Escadre Légère.

Du 16 octobre au 30 novembre 1941, le sous-marin Atalante est échoué sur le dock flottant pour sous-marins de l’Arsenal de Sidi-Abdalah pour un grand carénage.

Après des travaux complémentaires à quai, l’Atalante est armé pour essais le 12 décembre 1941, réalisant ses essais officiels du 13 au 15 décembre et sa remise en condition du 17 au 31 décembre, effectuant sa première patrouille post-carénage du 8 au 18 janvier 1942.

Le 11 novembre 1943, l’Atalante participe à une revue navale sur le lac de Bizerte en compagnie des sous-marins L’Arethuse Turquoise et Nautilus.

Du 18 au 27 novembre 1944, les sous-marins L’Atalante et La Vestale de la 17ème DSM participent à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Vauquelin Chevalier Paul et Tartu (7ème DCT).
Du 1er janvier au 12 février 1945, le sous-marin L’Atalante est échoué sur le dock flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour un grand carénage.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 23 février, réalisant ses essais officiels les 24 et 25 février et sortant pour remise en condition du 27 février au 7 mars 1945. Il réalise sa première patrouille post-carénage du 15 au 25 mars 1945.

Du 11 au 18 octobre 1945, l’Atalante et l’Arethuse de la 17ème DSM participent à l’entrainement ASM de la 10ème DCT. La 17ème DSM réduite aux sous-marins Atalante Vestale Sultane participe ensuite à l’entrainement ASM de la 12ème DCT (Marceau Desaix Kléber) et ce du 13 au 18 novembre et du 20 au 25 novembre 1945.

Du 29 mars au 5 avril 1946, la 17ème DSM participe à l’entrainement ASM de la 5ème DCT et de la 1ère DT au large des côtes du Levant.

Mis en position de complément le 17 avril 1946, l’Atalante est officiellement désarmé le 28 avril 1946. Condamné le 7 mai 1946 sous le numéro Q-162. Il est remorqué le 14 juin 1946 à Toulon et mouillé au Bregaillon jusqu’au 24 juin 1948 quand il est vendu à la démolition et démantelé par un chantier naval toulonnais.

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13-Sous-marins (8) sous-marins classe Pascal (4)

Le Persée

Le Persée

Le Persée

-Le Persée (Q-154) est mis sur cale aux Chantiers Navals Français (CNF) de Caen le 14 avril 1929 lancé le 23 mai 1931 et mis en service le 10 juin 1934.

Quand débute la guerre de Pologne en septembre 1939, le sous-marin Persée appartient à la 2ème DSM en compagnie de ses sister-ships Casabianca Achille et Sfax. Comme ses compères, le Persée dépend donc de la 4ème ESM, la composante sous-marine de la 1ère Escadre.

Durant ce court conflit (1er septembre-15 décembre 1939), le Persée va essentiellement patrouiller en mer du Nord, pistant navires de commerce et navires de guerre allemands.

La réorganisation de septembre 1940 ne change rien à sa situation, le Persée appartenant toujours à la 2ème DSM même si la 4ème ESM est devenue 5ème Escadre, cette escadre regroupant tous les sous-marins de la Flotte de l’Atlantique y compris le croiseur sous-marin Surcouf.

Du 1er janvier au 4 mars 1941, Le Persée est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg pour un grand carénage destiné à une remise en état complète et une modernisation succincte notamment de son appareillage d’écoute et du débarquement de ses tubes de 400mm.

Il sort pour essais du 20 au 22 mars puis pour remise en condition du 24 mars au 7 avril 1941, ralliant Brest le 10 avril pour préparer une nouvelle patrouille opérationnelle.

Du 16 au 24 mai 1942, le Persée participe avec son compère Casabianca à un entrainement ASM au profit des torpilleurs d’escadre Brestois Foudroyant Boulonnais (5ème DTE), les sous-marins et les torpilleurs se livrant une guerre sans merci.

Du 1er janvier au 15 mars 1944, Le Persée est échoué dans le bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg où il subit une remise en état complète et une modernisation de ses capacités avec notamment une DCA correcte composée d’un affût double de 25mm bien plus efficace que ces devanciers.

Il sort pour essais du 24 au 26 mars puis pour remise en condition du 28 mars au 10 avril, ralliant Brest le lendemain 11 avril 1944 pour préparer une nouvelle patrouille opérationnel ayant les côtes danoises comme objectif.

Le 30 septembre 1944 à l’aube, les sous-marins Persée Achille et Casabianca quittent Brest en compagnie du ravitailleur de sous-marins Jules Verne pour un exercice au large de Dakar.

Le 5 octobre à la hauteur du cap Bojador, les sous-marins et le ravitailleur prennent contact avec les contre-torpilleurs Marceau Desaix Kleber de la 12ème DCT venus de Toulon en compagnie du ravitailleur rapide l’Adour. Les navires de cette petite escadre arrivent tous à Dakar le 9 octobre 1944.

Les sous-marins vont s’entrainer de leur côté du 13 octobre au 5 novembre avec des duels entre sous-marins, un entrainement à la protection de convois _convoi représenté par le Jules Verne_ et des écoles à feux.

Après une semaine d’entretien à flot auprès du «Jules», les trois sous-marins de la 2ème DSM effectuent un entrainement commun avec la 12ème DCT du 12 au 18 novembre qui est suivit d’un exercice de synthèse du 20 novembre au 1er décembre. Le Jules Verne et la 2ème DSM quittent Dakar le 2 décembre pour rallier Brest le 9 décembre 1944 à l’aube.

Du 12 au 20 mars 1945, Le Persée et l’Achille participent à l’entrainement ASM des torpilleurs d’escadre L’Adroit Le Fougueux et Le Frondeur de la 2ème DTE.

Du 8 au 17 juillet 1945, Le Persée participe à un nouvel entrainement ASM. En compagnie de son sister-ship Casabianca, il sert de plastron aux contre-torpilleurs Guépard Lion et Bison de la 1ère DCT, l’une des divisions du groupement des contre-torpilleurs de la 3ème Escadre Légère.

Le 21 août 1945, Le Centaure est officiellement affecté à la 2ème DSM après la dissolution de la 4ème DSM, remplaçant l’Achille désarmé au mois de mai. En janvier 1946, l’affectation de l’Espoir (après dissolution de la 5ème DSM) porte le nombre de sous-marins à cinq avec le Casabianca Sfax Le Centaure le Persée et donc L’Espoir.

Cette situation est provisoire puisque le 5 juin 1946, le Persée est mis en position de complément après une avarie au  niveau de ses moteurs diesels. Jugeant peu économique de le réparer, l’amirauté décide de le désarmer le 25 juin 1946.

Condamné le 7 juillet sous le numéro Q-154, il est mouillé à Landevennec du 8 juillet 1946 au 15 septembre 1947 quand il est vendu à la démolition à un chantier de démolition dieppois qui le remorque en Normandie le 7 octobre et procède immédiatement à son démantèlement.

Le Protée
-Le Protée (Q-155) est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne sur Mer le 4 octobre 1928 lancé le 31 juillet 1930 et mis en service le 1er novembre 1932.

Intégré à la 3ème DSM (3ème escadrille, 1ère flottille, 2ème Escadre), le Protée passe la guerre de Pologne à patrouiller en Méditerranée occidentale notamment pour anticiper une possible entrée en guerre de l’Italie qui ne se produisit pas, le régime mussolinien préférant rester neutre.

Du 14 mars au 21 juin 1940, le Protée est échoué en compagnie de l’Actéon dans le bassin n°3 du Missiessy pour un grand carénage limité à une remise en état complète.

Le Protée et l’Actéon sortent pour essais du 1er au 3 juillet et pour remise en condition du 5 au 15 juillet, les deux submersibles reprenant alors leur cycle opérationnel en Méditerranée.

La réorganisation de septembre 1940 ne change rien pour le Protée qui reste au sein de la 3ème DSM, division qui appartient toujours à la 3ème Escadrille de la 1ère Flottille, la 1ère FSM étant la composante sous-marine de la 2ème Escadre.

Du 12 au 26 janvier 1943, le croiseur lourd Duquesne manoeuvre au large de Toulon, effectuant différents exercices comme la défense aérienne à la mer, des écoles à feux mais également du combat antisurface au cours duquel il sert de navire de commandement au profit des sous-marins  Protée et Fresnel qui ensuite vont se retourner contre le croiseur de 1ère classe, utilisant le sister-ship du Tourville comme cible, une cible mouvante et rebelle qui utilise notamment son détachement aviation composé de deux Loire 130.

Du 7 août au 12 octobre 1943, le Protée est échoué dans le bassin n°3 du Missiessy en compagnie de son compère Actéon pour un grand carénage qui associe une remise en état complète et une modernisation de ses capacités militaires (débarquement des tubes lance-torpilles de 400mm, modernisation de l’appareil d’écoute, remplacement de la DCA d’origine par un affût double de 25mm).

Ils sortent pour essais du 19 au 21 octobre et pour remise en condition du 23 octobre au 3 novembre, reprenant leur cycle opérationnel le 10 novembre 1943.

Du 2 au 12 mars 1944, le Protée accompagné de l’Achéron participe à un entrainement combiné avec l’aviation basée à terre et le croiseur lourd Henri IV. Alors que le croiseur lourd s’entraine à la surveillance, au commandement de l’aviation et à la défense aérienne à la mer en protégeant l’Elorn, les deux sous-marins se poursuivent mutuellement avant d’être placés sous le commandement du croiseur lourd chargé de les diriger en direction d’une flotte ennemie  cherchant à quitter le Golfe de Gênes pour gagner l’ouest de la Méditerranée.  Tous les navires rentrent à Toulon le 13 mars 1945 à l’aube.

La 3ème DSM est dissoute en mai 1945 et l’Achéron va rester hors rang, effectuant patrouilles et exercices d’entrainement jusqu’au 4 février 1946 date à laquelle il est mis en position de complément.

Officiellement désarmé le 21 février 1946, il est condamné sous le numéro de Q-155 le 7 mars 1946, date à laquelle il est remorqué au Bregaillon, étant confié aux bons soins du DNM, étant encore mouillé dans ce cimetière naval le 5 septembre 1948.

Le Pégase
-Le Pégase (Q-156) est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Saint-Nazaire le 29 septembre 1928 lancé le 28 juillet 1930 et mis en service le 19 juin 1932.

Durant la guerre de Pologne (1er septembre-15 décembre 1939), le Pégase est l’un des trois sous-marins de la 5ème DSM, les autres submersibles étant ses sister-ships L’Espoir et Monge. Durant ce cours conflit, le Pégase effectue l’essentiel de ses patrouilles dans le bassin occidental de la Méditerranée pour des patrouilles et des missions spéciales.

Du 24 au 27 mai 1940, le Pégase participe avec ses compères L’Espoir et Monge à un exercice commun avec les trois contre-torpilleurs de la 5ème DCT (Vauquelin Tartu Chevalier Paul) qui servent de but rapide aux submersibles qui rentrent dans la foulée à Toulon pendant que les trois contre-torpilleurs continuent leur entrainement.

La réorganisation de septembre 1940 ne change rien à la situation du Pégase qui reste intégré à la 5ème DSM, à la 3ème escadrille et donc à la 1ère FSM, composante sous-marine de la 2ème Escadre.

Du 16 août au 20 novembre 1940, Le Pégase est échoué au bassin n°2 du Missiessy pour un grand carénage destiné à le remettre complètement en état. Il sort pour essais du 1er au 3 décembre puis pour remise en condition du 5 au 20 décembre 1940, reprenant son cycle opérationnel à partir du 26 décembre quand il appareille pour une nouvelle patrouille.

Du 15 au 22 février 1943, il participe à l’entrainement ASM du contre-torpilleur Lion. Il subit ensuite un nouveau grand carénage du 11 décembre 1943 au 15 mars 1944, étant échoué au bassin Vauban n°7 pour remise en état et modernisation de ses capacités militaires (détection, DCA…..).

Placé en position de complément le 8 janvier 1946, Le Pégase est désarmé le 22 janvier 1946 et condamné le 1er février sous le numéro Q-156, étant remorqué le surlendemain au DNM du Bregaillon.

L’Espoir

Sous-marins Le Phenix et L'Espoir à quai compagnie d'un troisième 1500 tonnes à Saïgon

Sous-marins Le Phenix et L’Espoir à quai compagnie d’un troisième 1500 tonnes à Saïgon

-L’Espoir est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 1er août 1929 lancé le 18 juillet 1931 et mis en service le 1er février 1934.

Il forme donc la 5ème DSM en compagnie de ses sister-ships Pégase et Monge, division qui dépend de la 3ème escadrille, escadrille placée sous le commandement de la 1ère flottille de sous-marins, la composante sous-marine de la 2ème Escadre.

Du 24 au 27 mai, la 5ème DSM au complet manoeuvre contre les contre-torpilleurs de la 5ème DCT (Vauquelin Tartu Chevalier Paul), les contre-torpilleurs servant de buts rapides aux submersibles.
Du 21 novembre 1940 au 25 février 1941, le sous-marin L’Espoir est échoué dans le bassin n°2 du Missiessy pour un grand carénage limité à une remise en état complète.

Armé pour essais le 5 mars 1941, il sort pour essais du 6 au 8 mars puis pour remise en condition du 10 au 20 mars, reprenant son cycle opérationnel le 27 mars quand il appareille pour une nouvelle patrouille direction la Sicile.

Du 15 au 22 février 1943, il sert de plastron pour entrainer le sous-marin Guépard à la lutte ASM, le submersible se servant du contre-torpilleur comme but rapide pour parfaire son entrainement à la lutte antisurface.

Du 16 mars au 20 juin 1944, il est immobilisé au bassin Vauban n°7 pour un nouveau grand carénage qui double la remise en état d’une véritable modernisation concernant aussi bien l’appareille d’écoute que l’armement.

Armé pour essais le 1er juillet 1944, il sort pour ses essais réglementaires du 2 au 4 juillet puis pour remise en condition du 6 au 20 juillet 1944. Il reprend son cycle opérationnel à partir du 27 juillet quand il appareille pour une nouvelle patrouille.

Du 25 août au 7 septembre 1945, le sous-marin L’Espoir participe avec les sous-marins Le Héros (1ère DSM) et Crozet (3ème DSM) à un entrainement commun avec le croiseur lourd Algérie.

Le 22 janvier 1946, le sous-marin Pégase est désarmé ce qui entraine la dissolution de la 5ème DSM, laissant L’Espoir orphelin.

Décision est alors prise de le redéployer le sous-marin à Brest et de l’intégrer à la 2ème DSM. Il quitte Toulon le 1er février 1946, fait escale à Casablanca du 5 au 9 février avant de rallier Brest le 15 février 1946. Cela porte la 2ème DSM à l’effectif de cinq sous-marins soit les Casabianca Sfax Le Centaure le Persée et L’Espoir. Cette situation est cependant provisoire, le désarmement du Persée étant prévu  à l’été.

Du 4 mars au 10 juin 1947, le sous-marin L’Espoir est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg pour un nouveau grand carénage.

Armé pour essais le 20 juin, il sort pour ses essais réglementaires du 21 au 23 juin puis pour sa remise en condition du 25 juin au 5 juillet, ralliant Brest le lendemain pour préparer une nouvelle patrouille.

Quand le second conflit mondial éclate le 5 septembre 1948, l’Espoir étant en escale à Chatham après une patrouille de quinze jours et s’apprêtait à rentrer à Brest.

Le déclenchement du conflit bouleverse ce programme et le «1500 tonnes» rallie Dunkerque pour charger torpilles, vivres et carburant avant de reprendre la mer direction la Norvège pour tenter de s’opposer à l’invasion allemande.

13-Sous-marins (6) sous-marins classe Pascal (2)

L’Archimède

Le sous-marin Archimède

Le sous-marin Archimède

-L’Archimède (Q-142) est mis sur cale aux Chantiers Navals Français (CNF) de Caen le 1er août 1927 lancé le 6 septembre 1930 et mis en service le 22 décembre 1932.

Durant la guerre de Pologne, l’Archimède est l’un des quatre sous-marins de la 6ème DSM, cette division de la 4ème Escadrille dépendant de la 1ère Escadre à été particulièrement chargé de missions de surveillance en mer du Nord notamment au large des ports allemands de la mer du Nord ainsi que des détroits danois.

La réorganisation de septembre 1940 ne change rien pour l’Archimède qui reste intégré à la 6ème DSM qui dépend néanmoins désormais de la 5ème Escadre qui regroupe tous les sous-marins de la Flotte de l’Atlantique.

Du 5 au 20 décembre 1941, il est échoué au bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg en compagnie du Poncelet, les deux sous-marins subissant une remise en état et une modernisation de ses capacités militaires : débarquement de ses tubes lance-torpilles de 400mm, remplacement de la DCA légère d’origine par un affût double de 25mm.

Ils sortent pour essais du 21 au 23 décembre et pour remise en condition du 26 décembre 1941 au 9 janvier 1942, les deux sous-marins ralliant Brest le 10 janvier, reprenant leur cycle opérationnel le 15.

Du 1er au 6 mai 1942, il participe à l’entrainement ASM des torpilleurs d’escadre Cyclone Mistral Siroco de la 6ème DTE en compagnie de son compère Pasteur.

Du 1er au 27 juin 1943, l’Archimède est échoué au bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg en compagnie du Poncelet pour un petit carénage destiné à lui permettre de tenir jusqu’à son désarmement prévu pour l’été ou l’automne 1944.

Les deux sous-marins sortent pour essais du 5 au 7 juillet 1943 puis pour remise en condition du 9 au 23 juillet 1943, reprennant leur cycle opérationnel à partir du 1er août.

Du 16 au 22 mars, le sous-marin Archimède participe à l’entrainement ASM d’un autre vétéran dont le désarmement est proche, le contre-torpilleur Jaguar.

A l’issue d’une ultime patrouille en mer du Nord, l’Archimède est mis en position de complément le 24 juin 1944. Désarmé officiellement le 8 juillet 1944, il reste mouillé dans la rade abri jusqu’au 15 septembre 1944 quand condamné et retrouvant son numéro constructeur (Q-142), il est remorqué à Landevennec où il reste jusqu’au 18 mars 1947, date à laquelle il est coulé comme cible au large d’Ouessant par l’aviation navale.

Le Fresnel

Le Fresnel à Saint-Nazaire le 30 novembre 1929

Le Fresnel à Saint-Nazaire le 30 novembre 1929

-Le Fresnel (Q-143) est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët le 7 juillet 1927 lancé le 8 juin 1929 et mis en service le 22 février 1932.

Le déclenchement de la guerre de Pologne en septembre 1939 trouve le sous-marin Fresnel endivisionné au sein de la 3ème DSM en compagnie de ses sister-ships Acheron Acteon et Protée, l’une des quatre divisions de la 3ème escadrille de sous-marins, escadrille dépendant de la 1ère flottille de sous-marins (1ère FSM), elle même place sous le commandement de la 2ème Escadre.

Durant ce conflit, le Fresnel va patrouiller en Méditerranée, se préparant si nécessaire à torpiller cargos et navires de guerre italiens au cas où l’Italie entrerait en guerre aux côtés de l’Allemagne mais ce cas de figure ne se produisit pas comme chacun le sait.

A la différence des DSM «brestoises», la 3ème DSM et donc le Fresnel ne connaissent aucun changement institutionnel à l’occasion de la réorganisation de septembre 1940, la 1ère FSM restant la composante sous-marine de la 2ème Escadre.

Du 7 janvier au 13 mars 1940, le Fresnel est échoué dans le bassin n°3 du Missiessy en compagnie de son sister-ship Acheron pour une remise en état complète à défaut d’une véritable modernisation de leurs capacités militaires.

Le Fresnel et l’Acheron sortent pour essais du 20 au 22 mars puis pour remise en condition du 24 mars au 2 avril, reprenant leur cycle opérationnel à partir du 10 avril 1940.

Du 12 au 26 janvier 1943, le croiseur lourd Duquesne manoeuvre au large de Toulon, effectuant différents exercices comme la défense aérienne à la mer, des écoles à feux mais également du combat antisurface au cours duquel il sert de navire de commandement au profit des sous-marins Fresnel et Protée qui ensuite vont se retourner contre le croiseur de 1ère classe, utilisant le sister-ship du Tourville comme cible, une cible mouvante et rebelle qui utilise notamment son détachement aviation composé de deux Loire 130.

Du 2 avril au 10 juin 1943, le Fresnel est échoué dans le bassin n°3 du Missiessy en compagnie de son compère Acheron, les deux submersibles subissant une remise en état complète et une modernisation de leurs capacités militaires avec un nouvel appareil d’écoute, le débarquement des tubes lance-torpilles de 400mm et le remplacement de la DCA d’origine par un affût double de 25mm.

Ils sortent pour essais du 20 au 22 juin puis pour remise en condition du 24 juin au 7 juillet 1943, reprenant dès le 15 juillet leur cycle opérationnel, le Fresnel appareillant pour une nouvelle patrouille et l’Acheron se préparant à le faire avec quelques jours de décalage.

Du 6 au 15 décembre 1944, les sous-marins Fresnel et Acheron participent à un exercice ASM au profit du cuirassé Clemenceau et de ses torpilleurs d’escadre Rapière et Hallebarde. Le cuirassé sert ainsi de cible aux submersibles qui doivent néanmoins composer avec les torpilleurs d’escadre et les hydravions Dewoitine HD-731 du cuirassé.

Revenu d’une ultime patrouille, le Fresnel est mis en position de complément le 7 mars 1945 puis désarmé le 22 mars suivant. Condamné le 14 mai 1945 sous le numéro Q-143, il est remorqué au DNM au Bregaillon où il retrouve le Monge.  Il était toujours le 5 septembre 1948.

Le Monge
-Le Monge (Q-144) est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée de La Seyne sur Mer le 15 septembre 1927 lancé le 25 juin 1929 et mis en service le 19 juin 1932.

Durant la guerre de Pologne (1er septembre-15 décembre 1939), le Monge est l’un des trois sous-marins de la 5ème DSM, les autres submersibles étant ses sister-ships L’Espoir et Pégase. Durant ce cours conflit, le Monge effectue l’essentiel de ses patrouilles dans le bassin occidental de la Méditerranée pour des patrouilles et des missions spéciales.

Du 24 au 27 mai 1940, le Monge participe avec ses compères L’Espoir et Pégase à un exercice commun avec les trois contre-torpilleurs de la 5ème DCT (Vauquelin Tartu Chevalier Paul) qui servent de but rapide aux submersibles qui rentrent dans la foulée à Toulon pendant que les trois contre-torpilleurs continuent leur entrainement.

Du 8 juin au 15 août 1940, le Monge est échoué au bassin n°2 du Missiessy pour un grand carénage, une remise en état complète sans réelle modernisation de ses capacités militaires. Il sort pour essais du 23 au 25 août puis pour remise en condition du 27 août au 4 septembre 1940, reprenant son cycle opérationnel à partir du 10 septembre quand il appareille pour une nouvelle patrouille.
Du 5 septembre au 10 décembre 1943, il est échoué au bassin Vauban n°7 en compagnie du croiseur de bataille Dunkerque (les deux navires sont cependant séparés par une porte intermédiaire) pour remise en état et modernisation succincte, son désarmement étant prévu pour l’été 1944.

Le Monge sort pour essais du 20 au 23 décembre puis pour remise en condition du 25 décembre 1943 au 2 janvier 1944, reprenant son cycle opérationnel le 7 janvier, jour de son appareillage pour une nouvelle patrouille.

Rentré à Toulon le 17 juin 1944, il est placé en position de complément le lendemain 18 juin 1944 et mouillé dans la Darse Vieille jusqu’au 7 juillet 1944 jour de son désarmement. Il est condamné le 17 septembre 1944 sous le numéro Q-144 et remorqué au DNM au Bregaillon, amarré à un coffre qu’il va partager avec son sister-ship Fresnel.

L’Achille
-L’Achille est mis sur cale à l’Arsenal de Brest le 1er septembre 1928 lancé le 28 mai 1930 et mis en service le 29 juin 1933.

Quand éclate la guerre de Pologne, l’Achille est intégré à la 2ème DSM, division composée également de ses sister-ships Persée Sfax et Casabianca, la dite division appartenant à la 4ème escadrille de sous-marins qui dépend de la 1ère Escadre (Flotte de l’Atlantique).

Du 7 mai au 11 août 1940, il est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg en compagnie du Pasteur de la 6ème DSM pour une remise en état complète. Les deux sous-marins sortent pour essais du 20 au 22 août puis pour remise en condition du 24 août au 2 septembre, ralliant Brest le lendemain  pour préparer une nouvelle patrouille.

La réorganisation de septembre 1940 ne change (presque) rien à la situation de l’Achille qui reste intégré à la 2ème DSM, la division dépendant désormais non plus de la 4ème Escadrille mais de la 5ème Escadre, la composante sous-marine de la Flotte de l’Atlantique.

Du 6 au 10 février 1942, l’Achille accompagné de son sister-ship Sfax participent à l’entrainement ASM de la 2ème DTE (Fougueux Frondeur L’Adroit), les sous-marins servant de proies au profit des torpilleurs qui eux même servent de buts rapides aux submersibles.

Du 15 septembre au 30 décembre 1943, l’Achille est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg pour un grand carénage consistant en une remise en état complète et une modernisation de ses capacités militaires : suppression des tubes lance-torpilles de 400mm, modernisation de l’appareil d’écoute, remplacement de la DCA d’origine par un affût double de 25mm.

Il sort pour essais du 5 au 7 janvier 1944 puis pour remise en condition du 9 au 20 janvier, ralliant Brest le 21 janvier, l’Achille reprenant son cycle opérationnel à partir du 25 janvier quand il appareille pour une nouvelle patrouille.

Du 7 au 17 mars 1944, l’Achille participe en compagnie du Casabianca (appartenant à la 2ème DSM comme lui), de l’Argo et du Centaure de la 4ème DSM à l’exercice Mandragore qui voit les contre-torpilleurs de la 3ème DCT (Tigre Lynx Panthère) protéger un convoi composé de deux cargos et d’un pétrolier.

Cet exercice mené dans un triangle Brest-Hendaye-Saint-Nazaire voit les sous-marins assaillirent le convoi chacun à tour de rôle (on est encore loin de l’idée d’une attaque en meute), actions contrées par les contre-torpilleurs mais également par l’aviation, les sous-marins bénéficiant de l’appui des hydravions pour repérer le convoi.

A noter que du 27 juillet au 4 août 1944, le sous-marin Achille à participé à l’entrainement ASM du contre-torpilleur Chacal de la 1ère DCT (également composée du Jaguar et du Léopard).

Le 30 septembre 1944 à l’aube, les sous-marins Casabianca Achille et Persée quittent Brest en compagnie du ravitailleur de sous-marins Jules Verne pour un exercice au large de Dakar.

Le 5 octobre à la hauteur du cap Bojador, les sous-marins et le ravitailleur prennent contact avec les contre-torpilleurs Marceau Desaix Kleber de la 12ème DCT venus de Toulon en compagnie du ravitailleur rapide l’Adour. Les navires de cette petite escadre arrivent tous à Dakar le 9 octobre 1944.

Les sous-marins vont s’entrainer de leur côté du 13 octobre au 5 novembre avec des duels entre sous-marins, un entrainement à la protection de convois _convoi représenté par le Jules Verne_ et des écoles à feux.

Après une semaine d’entretien à flot auprès du «Jules», les trois sous-marins de la 2ème DSM effectuent un entrainement commun avec la 12ème DCT du 12 au 18 novembre qui est suivit d’un exercice de synthèse du 20 novembre au 1er décembre. Le Jules Verne et la 2ème DSM quittent Dakar le 2 décembre pour rallier Brest le 9 décembre 1944 à l’aube.

Du 12 au 20 mars 1945, l’Achille accompagné par le Persée effectue un entrainement ASM en compagnie des torpilleurs d’escadre Frondeur Fougueux et L’Adroit de la 2ème DT.

Placé en position de complément le 14 mai 1945, le sous-marin Achille est officiellement désarmé le 4 juin 1945, condamné le 12 juin sous le numéro Q-147 et remorqué à Landevennec le 15 juin 1945, l’ex-Achille étant toujours mouillé au DNA en septembre 1948.

10-Contre-torpilleurs (7)

Le Panthère

Le contre-torpilleur Panthère en 1934

Le contre-torpilleur Panthère en 1934

-Le Panthère est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient le 23 décembre 1923 lancé le 27 octobre 1924 et armé pour essais le 12 avril 1926. Il est admis au service actif le 4 février 1927.

En janvier 1928, onze mois après son admission au service actif, le contre-torpilleur Panthère forme la 4ème Division Légère de la 2ème Escadre en compagnie de ses sister-ship Tigre et Chacal. A la à la fin de 1938, il est intégré à la 4ème DCT en compagnie de ses sister-ship Lynx et Tigre.

Cette division devait être affectée dans l’Atlantique mais en raison de la guerre d’Espagne, elle reste en Méditerranée où elle intègre le Dispositif Spécial en Méditerranée (DSM) destiné à protéger la navigation commerciale des interférences du conflit.

C’est le déclenchement de la guerre de Pologne en septembre 1939 qui envoie la 4ème DCT dans l’Atlantique pour assurer des missions d’escorte entre Brest et Gibraltar, six convois étant protégés jusqu’en avril 1940.

Le Panthère arrive à Toulon en compagnie de ses deux sister-ship le 12 avril après dix jours de mer depuis Brest. Ils sont en entretien à flot du 13 au 30 avril avant remise en condition du 1er au 14 mai. Ils sont retour à Toulon le 18 mai après une escale à Marseille du 15 au 17 mai.

Le contre-torpilleur Panthère victime d’une avarie mécanique est indisponible du 21 mai au 5 juin, sortant pour essais du 6 au 8 juin avant un stage de remise en condition du 9 au 18 juin 1940.

La 4ème DCT ressort au complet pour une série d’exercices estivaux avant qu’à tour de rôle les trois contre-torpilleurs ne subissent un grand carénage. Appareillant le 20 juin, ils vont enchainer les exercices jusqu’au 18 juillet, rentrant à Toulon le lendemain.

Le Panthère sort avec le Lynx _navire-amiral de la 4ème DCT en l’absence du Tigre immobilisé pour grand carénage_ du 25 juillet au 5 août pour entrainement au combat antisurface, les deux navires faisant escale à Nice du 6 au 9 août avant d’enchainer par une école à feux du 10 au 17 août puis de rentrer dans la foulée à Toulon, plus précisément le 18 août à l’aube.

Après une indisponibilité commune (entretien et permissions d’été de l’équipage) du 19 août au 5 septembre, les deux contre-torpilleurs disponibles de la 4ème DCT sortent pour essais du 6 au 9 septembre puis pour remise en condition du 10 au 22 septembre, faisant escale à Ajaccio du 23 au 27 septembre et à Tunis du 5 au 9 octobre, ces deux escales étant entrecoupée d’un entrainement au combat antisurface. Le Lynx et le Panthère sont de retour à Toulon le 11 octobre 1940.

Le Panthère sort à nouveau pour un entrainement au combat antisurface du 15 au 30 octobre, rentrant à  Toulon le 4 novembre après une escale à Nice du 31 octobre au 3 novembre 1940.

Le Panthère est en grand carénage du 8 novembre 1940 au 12 février 1941, une remise en état complète, le manque de canons modernes de DCA empêchant une modernisation de ses capacités.

Il sort pour essais du 13 au 16 février et pour remise en condition du 18 février au 2 mars, à chaque fois en compagnie du Tigre, le Lynx subissant son grand carénage. Les deux navires rentrent à Toulon le 3 mars 1941.

La 4ème DCT (Tigre et Panthère) sortent à nouveau pour entrainement au combat antisurface de jour du 10 au 21 mars et de nuit du 23 au 30 mars, faisant escale à Nice du 31 mars au 4 avril avant de rentrer à Toulon le 5 avril 1941.

Le Panthère effectue une école à feu du 12 au 22 avril 1941, rentrant à Toulon le 30 avril après une escale à Marseille du 23 au 29 avril 1941.

Du 5 au 8 mai 1941, il participe aux essais puis du 9 au 16 mai 1941 à la remise en condition  du Tigre. Du 24 mai au 7 juin, il participe à la remise en condition du Lynx qui sortait d’un grand carénage. La 4ème DCT rentre à Toulon le 15 juin après une escale à Sète du 8 au 12 juin.

Du 20 juin au 2 juillet 1941,  les  4ème et 7ème DCT s’entrainent avec les croiseurs légers Primauguet et Lamotte-Picquet, les croiseurs servant d’abord de plastron aux contre-torpilleurs avant de pourchasser les lévriers des mers. Le groupe occasionnel (deux croiseurs et six contre-torpilleurs) fait escale à Nice du 3 au 10 juillet avant de rentrer à Toulon le 13 juillet 1941.

La 4ème DCT est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 14 juillet au 7 août 1941. Cette immobilisation est mise à profit pour enfin moderniser une DCA, les trois navires de la 4ème DCT recevant  à la place des huit mitrailleuses de 13.2mm en affûts doubles et des quatre mitrailleuses de 8mm en affûts doubles, six canons de 25mm Hotchkiss et quatre canons de 37mm Schneider, tous en en affûts doubles.

La 4ème DCT reprend la mer pour essais du 8 au 13 août avant un stage de remise en condition dans le Golfe du Lion du 16 août au 2 septembre, rentrant à  leur port d’attache le surlendemain 4 septembre 1941.

Le Tigre, le Panthère et le Lynx quittent Toulon le 9 septembre 1941, font escale à Mers-El-Kébir pour ravitaillement le 10 septembre, fait de même à Casablanca le 13 septembre avant de gagner Dakar le 17 septembre 1941. Ils vont s’entrainer dans les eaux tropicales jusqu’au 23 octobre, quittant Dakar le 31 octobre pour rallier Toulon le 10 novembre après des escales à Casablanca et à Mers-El-Kébir
Après une période commune d’entretien à flot du 11 novembre au 3 décembre 1941, la 4ème DCT sort pour essais du 4 au 7 décembre avant remise en condition au large de la Corse du 8 au 27 décembre, rentrant à Toulon le 28 décembre 1941.

Le 1er janvier 1942, les contre-torpilleurs Tigre Lynx et Panthère forment une nouvelle 3ème DCT intégrée à la 3ème Escadre Légère. Son port d’attache est Brest.

Le 5 janvier 1942, la nouvelle 3ème DCT quitte Toulon, se ravitaille à Mers-El-Kébir le 7 janvier, à Casablanca le 10 janvier avant d’arriver à Brest le 14 janvier 1942.

Après une période d’entretien à flot pour réparer les dégâts de la traversée du 15 au 21 janvier, les trois contre-torpilleurs sortent pour s’habituer à sa nouvelle zone d’opération.

Ils sortent du 25 janvier au 4 février 1942 pour un exercice dans le Golfe du Gascogne, faisant escale à La Pallice du 5 au 8 février avant de rentrer à Brest le 9 février 1942.

La 4ème DCT sort au complet du 16 au 26 février pour un entrainement au combat antisurface et de nuit, rentrant à Brest le lendemain 27 février 1942.

La 3ème DCT appareille le 4 mars 1942 en compagnie des croiseurs légers Gloire et Georges Leygues (4ème DC) pour des manoeuvres communes jusqu’au 17 mars avant une opération de «relations publiques», les cinq navires faisant escale à Cherbourg du 18 au 22 mars, au Havre du 23 au 27 mars, à Dunkerque du 29 mars au 4 avril, sur l’île de Wight du 6 au 11 avril avant de rentrer à Brest le 15 avril après un nouvel exercice du 12 au 14 avril.

Le Panthère sort pour entrainement individuel du 22 avril au 4 mai, faisant escale à Cherbourg du 5 au 8 mai avant de rentrer à Brest le 9 mai. Il est ensuite indisponible suite à une avarie mécanique (problème de gouvernail et d’alternateur) du 11 au 25 mai, ressortant pour essais du 26 au 29 mai.

Le contre-torpilleur Panthère sort ensuite du 6 au 23 juin pour la remise en condition du Tigre en compagnie du Lynx. Les trois contre-torpilleurs rentrent à Brest le 24 juin 1942.

Le Panthère et le Lynx sont à la mer pour entrainement commun du 24 avril au 4 mai, les deux navires faisant escale à Cherbourg du 5 au 8 mai puis à Plymouth du 9 au 13 mai avant de rentrer à Brest le lendemain 14 mai.

Le Panthère est à nouveau à la mer pour entrainement du 21 mai au 3 juin, faisant escale à La Pallice du 4 au 10 juin, rentrant à Brest le 19 juin après un nouvel exercice de combat antisurface du 11 au 18 juin 1942.

Le Panthère et le Lynx sont indisponibles pour entretien et permissions d’été de l’équipage du 25 juin au 17 juillet avant que les deux navires ne sortent du 18 au 22 juillet pour des tests techniques et du 24 juillet au 13 août pour la remise en condition, le tout en compagnie du Tigre, les trois contre-torpilleurs rentrant à Brest le 18 août après une escale à Saint-Nazaire du 14 au 17 août 1942.

Le Panthère sort pour entrainement à la navigation et au combat de nuit du 25 août au 3 septembre, faisant escale à Lorient du 4 au 8 septembre, chargeant du matériel qu’il dépose à Brest lors de son retour le 9 septembre 1942.

Le contre-torpilleur Panthère sort ensuite pour une école à feux du 13 au 20 septembre 1942, tirant 150 obus de 130mm, quatre torpilles d’exercices et un nombre inconnu d’obus de 25 et de 37mm sans parler des cartouches de 7.5 et de 8mm de sa compagnie de débarquement.
La 3ème DCT quitte Brest le 27 septembre, se ravitaille à Casablanca le 1er octobre avant d’arriver à Dakar le 5 octobre 1942 pour six semaines d’exercices jusqu’au 18 novembre 1942.  Après une ultime escale à Dakar du 19 au 23 novembre, les trois contre-torpilleurs quittent le port ouest-africain le 24 novembre, se ravitaillent à Casablanca le 28 novembre avant d’arriver à Brest le 2 décembre 1942.

Après une période d’entretien à flot commune du 3 au 12 décembre,  la 3ème DCT sort pour essais du 13 au 16 décembre avant remise en condition du 17 au 28 décembre, rentrant à Brest le 29 décembre  1942.

L’année 1943  commence pour le Panthère pour un entrainement de division avant un nouveau cycle de grand carénage, le Panthère et ses deux acolytes manœuvrant jusqu’au 30 janvier, rentrant à Brest le lendemain 31 janvier 1943.

Alors que le Tigre est en grand carénage (2 février au 8 mai), Le Panthère et le Lynx sortent pour entrainement de division, s’entrainant du 10 au 25 février, faisant escale à La Pallice du 26 février au 2 mars avant d’enchainer par deux nouvelles phases d’entrainement  du 3 au 10 mars et du 18 au 25 mars, deux phases d’entrainement séparés par une escale à Royan (11 au 17 mars). Ils sont de retour à Brest le 26 mars 1943.

La 3ème DCT sort pour un nouvel entrainement de division du 5 au 27 avril, les deux navires disponibles  rentrant à Brest le 1er mai après une nouvelle escale à Lorient du 28 au 30 avril.

Alors que le Lynx est en grand carénage (9 mai au 12 août), le Tigre et le Panthère sortent pour les essais et la remise en condition du premier nommé et ce du 13 au 17 mai pour les essais et du 19 mai au 9 juin pour la remise en condition.

La 3ème DCT sort pour un entrainement de division avec une Phase I exécutée  du 15 au 30 juin avant une escale à Saint-Nazaire du 1er au 5 juillet. Les deux contre-torpilleurs reprennent ensuite la mer pour un exercice de combat de nuit du 6 au 13 juillet, rentrant à Brest le lendemain 14 juillet 1943.

Indisponibles pour permissions d’été du 15 au 30 juillet, les deux contre-torpilleurs sortent pour essais du 31 juillet au 2 août avant un stage de remise en condition du 3 au 11 août, date à laquelle ils sont de retour à Brest.

Du 13 août au 17 novembre, le Panthère subit un grand carénage à Brest. Il sort pour essais en solitaire du 18 au 21 novembre mais victime d’un problème technique, il doit rentrer à Brest pour deux jours de réparations.

Les essais du 24 au 27 novembre 1943 s’étant montrés satisfaisants, le Panthère peut participer à son stage de remise en condition, stage mené avec ses deux sister-ships de la 3ème DCT du 29 novembre au 12 décembre. Il effectue sa dernière sortie de l’année du 17 au 23 décembre 1943.

Le 4 janvier 1944, les 3ème et 6ème DCT au complet quittent Brest pour une série d’exercices dans le Golfe de Gascogne du 4 au 22 janvier moins une escale de ravitaillement à Saint-Nazaire le 13.

Victime d’une avarie mécanique à son retour à Brest le 22 janvier, le Panthère est indisponible du 22 au 31 janvier, sortant pour essais du 2 au 5 février avant un stage de remise en condition du 7 au 15 février.

Du 22 février au 2 mars 1944, le Panthère participe à un entrainement de division en compagnie de ses deux sister-ships Tigre et Lynx.

La 3ème DCT quitte Brest le 7 mars pour un entrainement anti-sous-marin baptisé «Mandragore» dans le Golfe de Gascogne. Du 7 au 17 mars, les trois contre-torpilleurs cessent d’être des lévriers des mers pour devenir de laborieux chiens de berger, chargés de protéger plusieurs cargos et pétroliers contre les sous-marins Achille Casablanca Argo et Le Centaure de la 5ème Escadre.

Cet exercice voit l’engagement des hydravions de grande patrouille Bréguet Bizerte, des hydravions de surveillance côtière Bréguet Br790 ainsi que des avions de patrouille maritime CAO-700M.

Rentrés à Brest le 18 mars 1944, les trois contre-torpilleurs ressortent du 24 mars au 2 avril pour entrainement au combat antisurface de jour et de nuit avec lancement de torpilles et écoles à feu, les trois navires  rentrant à Brest le 8 avril après une escale à Lorient du 3 au 7 avril 1944.

Le Lynx étant immobilisé pour avarie, le Tigre et le Panthère sortent seuls pour un entrainement au combat antisurface du 17 au 28 avril, faisant escale à Saint-Nazaire du 29 avril au 2 mai. Ressortant le lendemain 3 mai, le Tigre et le Panthère subissent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 3 au 10 mai, faisant escale à Lorient à partir du 11 mai.

Le 14 mai, le Lynx arrivent à Lorient pour retrouver ses deux sister-ships. La division ainsi rassemblée sort pour une succession d’exercices intenses. C’est ainsi que la 3ème DCT enchaine un entrainement à la lutte ASM contre des sous-marins Ouessant et Bévéziers de la 5ème escadre du 15 au 22 mai, un entrainement au combat antisurface diurne du 24 au 31 mai, un entrainement à la défense aérienne à la mer du 2 au 8 juin et un entrainement au combat antisurface nocturne du 10 au 17 juin, la division rentrant à Brest le lendemain 18 juin 1944.

Le Panthère sort pour entrainement au combat de nuit du 24 au 30 juin puis pour une école à feu du 2 au 10 juillet, rentrant à Brest le lendemain 11 juillet 1944.

Alors que le Lynx est indisponible (8 au 27 juillet), le Tigre sort en compagnie du Panthère pour remise en condition et entrainement du 13 au 25 juillet, rentrant à Brest le lendemain 26 juillet. Le Panthère est indisponible du 28 juillet au 16 août pour entretien et permissions de l’équipage. Après des essais en solitaire du 17 au 19 août, il effectue sa remise en condition du 25 août au 10 septembre en compagnie du Tigre.

La 3ème DCT quitte Brest pour un entrainement de division le 17 septembre, effectuant une série d’exercices seule ou en compagnie de la 5ème DT et ce jusqu’au 23 octobre, les sept navires faisant escale à Rouen du 24 au 28 octobre. La 3ème DCT rentre à Brest le 30 octobre 1944.

Victime d’une avarie mécanique, le Panthère est indisponible du 4 au 12 novembre, sortant pour essais du 13 au 16 novembre, étant déclaré à nouveau disponible le 17 novembre.

Le 24 novembre 1944, la 3ème DCT effectue le dernier entrainement de division de l’année, un entrainement intensif qui voit les trois contre-torpilleurs enchainer trois exercices soutenus par le ravitailleur Lot jusqu’au 21 décembre, date de leur retour à Brest.

Après une période d’entretien à flot du 22 décembre au 12 janvier, le Panthère sort pour entrainement du 13 au 20 janvier, rentrant à Brest le 21 janvier 1945.

Le Tigre, le Panthère et le Lynx enchainent ensuite un exercice de lutte ASM contre les sous-marins Ouessant et Sidi-Ferruch (28 janvier au 4 février), un exercice de défense aérienne à la mer (5 au 12 février) et un exercice de combat antisurface de jour et de nuit (13 au 24 février). La 3ème DCT rentre à Brest le 27 février après une escale à Lorient du 24 au 26 février 1945.

Le 2 avril 1945, le Panthère appareille avec ses deux sister-ships de la 3ème DCT pour le dernier entrainement de division à trois navires, entrainement qui s’achève le 7 mai, la division faisant escale à Saint-Nazaire du 8 au 11 mai avant de rentrer le lendemain 12 mai 1945.

Alors que le Lynx est immobilisé pour une avarie mécanique, le Panthère et le Tigre appareillent pour l’ultime sortie du premier nommé. Cette sortie qui à lieu du 15 au 22 mai est suivie par la mise en position de complément du Panthère le 23 mai 1945.

Le 1er juin 1945, le Panthère est échoué au bassin n°6 pour préparer son futur stock au Dépôt Naval de l’Atlantique à Landevennec.

Le contre-torpilleur privé de tout le matériel récupérable (armement, électronique mais également simples pièces détachées pour ses deux sister-ships) est remis à flot le 11 juin puis remorqué à Landevennec où il mouillé à bâbord du trio Jaguar-Chacal-Léopard, sa proue se trouvant à moins de trois mètres de la poupe du Lynx.

Le 13 juin, le contre-torpilleur Panthère est officiellement désarmé et la 3ème DCT réduite à deux unités, le Tigre (navire-amiral) et le Lynx.

Le 5 septembre 1948, le Panthère était toujours à flot même si son mauvais état général avait poussé le commandant du DNA à envisager sérieusement son démantèlement ou son océanisation.

Classe Jaguar

Caractéristiques techniques de la classe Jaguar

Déplacement :  standard 2400 tonnes (2126 tonnes Washington) pleine charge 3050 tonnes (2976 tonnes Washington)

Dimensions :  longueur hors tout : 126.78m largeur : 11.40m Tirant d’eau : 4.10m

Propulsion :  deux groupes de turbines à engrenages Bréguet (Jaguar Panthère) ou Rateau (Léopard Lynx Chacal Tigre) alimentées en vapeur par cinq chaudières à retour de flamme type Du Temple construits par les FCG (18kg/cm² 216°) dévellopant 50000ch et entrainant deux hélices.

Performances :  vitesse maximale 35 noeuds (Le Tigre à attein 36.7 noeuds aux essais) Distance Franchissable : 3000 miles nautiques à 13 noeuds 1000 miles nautiques à 28 noeuds et 600 miles nautiques à 34 noeuds.

Electronique : un Asdic installé lors du grand carénage de 1943, un radar de navigation, un radar de veille combinée, un radar de conduite de tir pour l’artillerie principale

Armement : 5 canons de 130mm modèle 1919 en affûts simples sous masque (deux à l’avant, un au milieu derrière la cheminée n°3 et deux à l’arrière), deux canons de 75mm modèle 1922 (installés sur chaque bord entre l’affût lance-torpilles arrière et l’affût III de 130mm) remplacés par quatre affûts doubles de 13.2mm et deux affûts doubles de 8mm. Les mitrailleuses sont remplacées en 1943 par trois affûts doubles de 25mm et deux affûts doubles de 37mm

-Deux plate-formes triples lance-torpillesSchneider modèle 1920T installés axialement (la n°1 entre les cheminées 2 et 3 et la n°2 entre le rouf supportant la pièce III et le rouf supportant la pièce IV), la refonte de 1943 vit le débarquement de la plate-forme avant pour renforcer l’armement ASM.

-Deux grenadeurs de sillage pour six grenades Guilbaud de 200kg (poids de la charge militaire, le poids le global étant de  253kg) et quatre mortiers Thornycroft modèle 1918 pour grenades Guilbaud de 100kg (poids réel 130.4kg). L’approvisionement global en 1934 est de vingt grenades de 200kg et de douze de 100kg.

La refonte de 1943 débarque les quartiers mortiers Thornycroft et renforce le parc de grenades ASM porté à trente six projectiles de 150kg (130kg d’explosif).

Equipage :  12 officiers, 22 officiers mariniers et 165 quartiers maitres et matelots

10-Contre-torpilleurs (4)

Le Chacal

Le contre-torpilleur Chacal

Le contre-torpilleur Chacal

-Le Chacal est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët à Sain Nazaire le 18 septembre 1923 lancé le 27 septembre 1924 et armé pour essais le 10 novembre 1925. Il est admis au service actif le 23 décembre 1926.

A peine mis en service, le Chacal est engagé dans une mission de représentation pour montrer le pavillon français et favoriser d’éventuelles commandes pour les chantiers français. Une division navale légère est constituée avec les contre-torpilleurs Jaguar et Chacal, le torpilleur d’escadre Simoun et les sous-marins Marsouin et Souffleur.

La division fait successivement escale à Oslo (19 au 24 août 1926), Stockholm (du 27 au 31 août), Helsinki et Tallin, Riga (4 au 8 septembre), Gdynia (9 au 17 août) et Copenhague (18 au 25 septembre) avant un retour à Cherbourg le 27 septembre 1926.

Le 10 novembre 1926, sont rassemblés en rade de Brest les croiseurs légers Lamotte-Picquet et Duguay Trouin, le contre-torpilleur Chacal, les torpilleurs d’escadre Tempête Simoun Bourrasque ainsi que les sous-marins Souffleur et Narval.

Ces navires sont destinés à participer à une «Croisière navale de l’Atlantique Est» et appareillent le 12 pour Dakar via Lisbonne, Casablanca Agadir et Tenerife mais le mauvais temps bloque les trois torpilleurs dans le Tage et ce n’est que le 24 qu’il arriveront à Casablanca et le 27 à Agadir, rejoint par les sous-marins. La division pousse jusqu’à Conakry avant de rentrer par le Cap Vert, Las Palmas et Cadix. Le contre-torpilleur, les torpilleurs et les sous-marins rallient Toulon le 24 décembre 1926.

Le 25 avril 1927, le président de la République, Gaston Doumergue passe en revue la première escadre en rade de l’Estaque à Marseille. Le torpilleur Bourrasque escorte l’embarcation présidentielle avec l’Orage durant sa traversée du port de Marseille. Accompagnés par l’Ouragan, les deux torpilleurs précédemment cités escorteront le président Doumergue lors de sa visite en Angleterre du 30 mai au 4 juin, faisant escale à Portsmouth en compagnie des croiseurs Lamotte-Picquet et Duguay Trouin et des contre-torpilleurs Jaguar Tigre et Chacal avant de rentrer en Méditerranée.

Du 30 mai au 4 juin 1927, le Chacal fait escale à Portsmouth lors de la visite en Angleterre du président Doumergue et ce en compagnie de ses sister-ship Tigre et Jaguar, du torpilleur d’escadre Bourrasque et des croiseurs légers Duguay Trouin et Lamotte-Picquet.

En janvier 1928, il forma la 5ème Division Légère (5ème D.L) en compagnie de ses sister-ship Panthère et Tigre au sein de la 1ère escadre en Méditerranée.

Quand éclate la Guerre de Pologne, le Chacal forme la 2ème DCT avec ses sister-ship Jaguar et Léopard. Cette division est mise à la disposition de la 2ème région maritime avec Brest pour port d’attache.

Alors que le Jaguar est en grand carénage, le Chacal et le Léopard sort pour entrainement commun du 16 au 27 janvier 1940 avant une escale à Cherbourg du 28 janvier au 2 février, rentrant à Brest le 10 février après un exercice de combat de nuit du 3 au 9 février.

Le Chacal sort pour un entrainement défense aérienne à la mer du 15 au 23 février avant d’enchainer  par un entrainement au combat antisurface du 25 février au 2 mars. Il fait escale à La Pallice du 3 au 10 mars, rentrant à Brest le 19 mars après un entrainement au combat de nuit du 11 au 18 mars.

Le 21 mars 1940, le Jaguar achève son grand carénage Il sort pour essais du 22 au 25 mars en compagnie de ses deux sister-ship avant un stage de remise en condition avec école à feu au large d’Ouessant du 27 mars au 8 avril 1940.

Le Chacal subit ensuite un grand carénage, étant échoué au bassin n°6 de l’Arsenal de Brest du 9 avril au 12 juillet. Il sort pour essais du 13 au 17 juillet. Du 18 juillet au 5 août, le Chacal sort avec ses deux sister-ships pour remise en condition avant que le Léopard ne rentre à son tour en grand carénage.

Après une période d’indisponibilité pour les permissions de l’équipage du 7 au 22 août, le Chacal et le Jaguar sortent pour remise en condition du 23 août au 5 septembre, rentrant à Brest le lendemain 6 septembre 1940.

Le 10 septembre  1940, le Chacal et le Jaguar quittent Brest en compagnie de la 8ème DCT au grand complet (Le Triomphant, L’Indomptable et Le Malin) pour un exercice commun du 10 au 30 septembre, faisant escale à Saint Nazaire du 1er au 5 octobre avant une nouvelle série d’exercices du 6 au 22 octobre. Après une nouvelle escale à Bordeaux du 23 au 27 octobre, les cinq contre-torpilleurs rentrent à Brest le 29 octobre à l’aube.
Après une nouvelle sortie du 1er au 8 novembre, le Chacal et le Jaguar rentrent à Brest le 9 novembre 1940. Le 10 novembre 1940, le Léopard sort de grand carénage. Il est en essais du 12 au 15 novembre avant remise en condition du 17 au 30 novembre 1940 en compagnie de ses deux sister-ships.

La 2ème DCT sort au complet pour entrainement dans le Golfe de Gascogne du 4 au 17 décembre, faisant escale à Saint Nazaire du 18 au 22 décembre, avant de rentrer à Brest le 23 décembre 1940.

Du 2 au 8 janvier, la 2ème DCT sort pour exercices en compagnie du Triomphant et du Malin de la 8ème DCT pour un entrainement commun. Ils rentrent à Brest le 9 janvier 1941.

Le 18 janvier 1941, les contre-torpilleurs de la 2ème DCT, les contre-torpilleurs Le Triomphant et Le Malin de la 8ème DCT et Le Fantasque de la 10ème DCT appareillent en compagnie des 2ème et 4ème DC pour une série d’exercice jusqu’au 9 février, les croiseurs de la 2ème DC quittant Brest le 16 février.

Du 17 février au 2 mars, les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT sont en entretien à flot. Outre l’entretien courant, ils reçoivent enfin une DCA moderne. Les huit mitrailleuses de 13.2mm en affûts doubles et les quatre mitrailleuses de 8mm en affûts doubles sont remplacés par six canons de  25mm Hotchkiss en affûts simples en attendant la disponibilité des canons de 37mm Schneider.

La 2ème DCT sort pour essais du 3 au 7 mars avant une remise en condition dans le Golfe du Gascogne du 9 au 22  mars 1941. La division prépare ensuite les manoeuvres «Faidherbe» prévues au mois d’avril au large de Dakar ne sortant qu’une fois du 27 au 31 mars 1941.

Les manoeuvres «Faidherbe» (du nom du colonisateur du Sénégal) ont lieu au large de Dakar du 16 au 27 avril et du 1er au 15 mai. Après une nouvelle escale à Dakar du 16 au 18 mai, les neuf contre-torpilleurs quittent Dakar le 19 mai, se ravitaillent à Casablanca le 22 mai avant de rentrer à  Brest le 26 mai 1941. Les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT sont indisponibles pour entretien et repos de l’équipage du 27 mai au 22 juin 1941.

Outre l’entretien courant,la DCA légère est améliorée avec les six canons de 25mm Hotchkiss regroupés en trois affûts doubles et l’embarquement de deux affûts doubles de 37mm Schneider modèle 1941. Ils sortent pour essais du 24 au 30 juin avant de reprendre l’entrainement par un stage de mise en condition du 3 au 22 juillet 1941.

Le Chacal sort pour entrainement au large du pays Basque, faisant escale à La Pallice du 24 au 28 juillet avant de s’entrainer au combat antisurface de jour et de nuit du 29 juillet au 12 août, relâchant à Royan du 13 au 17 août.

Reprenant la mer le 18 août pour un entrainement avec école à feux, il capte le SOS d’un hydravion Latécoère Laté 298 qui avait décollé de Biscarosse pour essais et qui victime d’une panne moteur avait du amerrir.

Le contre-torpilleur atteint le lendemain 19 août la position de l’hydravion qui est prit en remorque et ramené à Biscarosse mais trop endommagé, il sera cannibalisé au profit d’autres appareils en construction pour l’aéronavale française mais également pour l’aéronavale belge qui venait de commander une douzaine d’appareils.

Le Chacal quitte Biscarosse le 21 août, fait escale à Saint Nazaire du 22 au 26 août avant de rentrer à Brest le 27 août 1941. Il sort à nouveau pour entrainement au combat antisurface du 31 août au 6 septembre 1941.
Le 12 septembre 1941, la 2ème DCT sort au complet pour une série d’exercices jusqu’au 18 octobre 1941, rentrant à Brest le 19 octobre 1941.

Le Chacal sort pour un entrainement en solitaire du 25 octobre au 4 novembre, faisant escale à Cherbourg du 5 au  8 novembre, rentrant à Brest le lendemain 9 novembre 1941.

Du 10 au 21 novembre, il sort en compagnie du Léopard pour assurer la remise en condition du Jaguar qui venait de sortir d’une période d’indisponibilité, la 2ème DCT rentrant à Brest le 27 novembre après une escale à Lorient du 22 au 26 novembre 1941.

Le Chacal est en entretien à flot du 27 novembre au 13 décembre, sortant pour essais du 14 au 18 décembre avant remise en condition du 20 au 29 décembre 1941.

Le 1er janvier 1942, la 2ème DCT (Jaguar Chacal Léopard) est renumérotée 1ère DCT, restant basée à Brest.

Le 7 janvier 1942, la 1ère DCT sort pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne et ce jusqu’au 23 janvier. Après une escale à Lorient du 24 au 28 janvier, les trois contre-torpilleurs subissent un entrainement DAM du 29 janvier au 10 février avant de rentrer à Brest le 11 février 1942.

Victime d’une avarie de chaudière le 15 février, le Chacal est indisponible jusqu’au 21 mars, sortant pour essais du 22 au 27 mars avant remise en condition du 28 mars au 12 avril. Le contre-torpilleur enchaine par un entrainement au combat antisurface du 17 au 30 avril, rentrant à Brest le 7 mai 1942 après une escale à Lorient du 1er au 6 mai.

Du 13 au 21 mai, le Chacal sort pour un entrainement de défense aérienne à la mer, enchainant par un entrainement au combat antisurface du 23 mai au 5 juin, rentrant à Brest le 9 juin après une escale à Saint Malo du 6 au 8 juin 1942.

Les contre-torpilleurs Chacal et Léopard sortent pour entrainement du 15 juin au 2 juillet avant que les deux navires ne rentrent à Brest le 3 juillet.

Les deux contre-torpilleurs enchainent par un entrainement au combat de nuit du 10 au 25 juillet puis un entrainement à la défense aérienne à la mer du 28 juillet au 3 août 1942 et un entrainement au combat antisurface du 5 au 12 août 1942.

Après un entrainement de base du 15 au 22 août, le Chacal participe à la remise en condition du Jaguar avec le Léopard du 24 août au 7 septembre 1942.

Le Chacal est en grand carénage du 8 septembre au 12 décembre 1942 subissant des travaux de remise en état doublés d’une modernisation destinée à améliorer ses capacités militaires : installation d’un ASDIC, embarquement de grenades ASM plus modernes et plus nombreuses, le tout au détriment d’un affût lance-torpilles triple. Il reçoit également un système de ravitaillement à la mer à couple.

Après les essais à la mer du 13 au 17 décembre, le Chacal subit un stage de remise en condition en compagnie de ses sister-ship Jaguar et Léopard du 18 au 31 décembre 1942.

La 1ère DCT sort pour entrainement de division du 5 au 17 janvier 1943. Après un mouillage en rade de Brest, les trois navires quittent la Bretagne en compagnie du PRE La Seine pour gagner Dakar où les quatre navires arrivent le 22 janvier 1943. Ils vont y manoeuvrer du 24 au 31 janvier et du 4 au 27 février. Après une ultime escale à Dakar du 28 février au 2 mars, le pétrolier-ravitailleur et les trois contre-torpilleurs quittent Dakar le 3 mars, se ravitaille à Casablanca le 7 mars avant de rentrer à Brest le 11 mars 1943.

Après une période d’entretien à flot commune du 12 au 21 mars, les trois contre-torpilleurs de la 1ère DCT sortent pour essais du 22 au 25 mars avant de rentrer à Brest pour ravitaillement le 26 mars 1943.

Le 27 mars 1943 au matin, le Jaguar, le Chacal et le Léopard quittent Brest pour Dunkerque où ils arrivent le lendemain 28 mars 1943 dans la soirée. La 1ère DCT va manoeuvrer en Manche et en mer du Nord en compagnie des deux contre-torpilleurs de la 8ème DCT jusqu’au 27 avril. Après une ultime escale commune à Dunkerque jusqu’au 30 avril, les contre-torpilleurs «brestois» quittent Dunkerque le 1er mai pour rentrer à Brest le 3 mai 1943.

Le Chacal subit une période d’entrainement à flot du 4 au 17 mai, travaux consacrés à l’artillerie et à l’électronique, sortant ensuite pour essais/entrainement du 19 mai au 5 juin 1943.

Le 8 juin 1943, la 1ère DCT sort au complet pour un série d’exercices en mer d’Iroise et dans le golfe de Gascogne et ce jusqu’au 13 juillet, rentrant à Brest le 14 juillet au matin après s’être entrainé à la défense aérienne à la mer, au combat antisurface et au combat de nuit.

Du 19 au 31 juillet 1943, le Chacal sort pour entrainement avec le Léopard alors que le Jaguar était indisponible pour entretien et permissions de l’équipage. Il est à son tour indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 1er au 17 août. Il sort ensuite pour essais du 18 au 21 août avant remise en condition du 23 août au 3 septembre, taches menées avec ses deux sister-ships.

La 1ère DCT sort au complet du 5 au 17 septembre pour remise en condition du Léopard qui venait de connaître quinze jours d’indisponibilité, amarré dans la Penfeld. La division rentre à  Brest le lendemain 18 septembre 1943.

Le 24 septembre 1943, la 1ère DCT au complet sort en mer d’Iroise pour un exercice en compagnie du croiseur léger Gloire. Après un ravitaillement à la mer le 30 septembre auprès du Var, le croiseur léger et les contre-torpilleurs sont rejoints par les croiseurs légers Georges Leygues et Montcalm pour une série d’exercices du 1er au 20 octobre. Après une escale au Havre du 21 au 25 octobre, les six navires rentrent à Brest le 27 octobre 1943.

Le 5 novembre 1943, la 1ère DCT quitte Brest direction Dunkerque où elle arrive le 8 novembre pour un exercice commun avec la 8ème DCT mais également avec la 5ème DT qui en attendant la mise en service du Provençal ne dispose que de trois torpilleurs en l’occurence Le Normand Le Parisien et Le Saintongeais. Les trois divisions vont manoeuvrer ensemble jusqu’au 16 décembre, la 1ère DCT rentrant à Brest trois jours plus tard.

Le Chacal sort pour entrainement au combat antisurface du 23 au 31 décembre avant une période d’entretien à flot du 1er au 8 janvier, effectuant ensuite la remise en condition du Léopard du 11 au 31 janvier, les deux navires rentrant à Brest le 5 février 1944 après une escale à Saint-Malo du 1er au 4 février 1944.

La 1ère DCT sort au complet pour un entrainement de division le 12 février 1944. Les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement au combat antisurface du 12 au 19 février avant un rapide ravitaillement à Brest le 20 février.

Du 21 au 28 février 1944, les trois contre-torpilleurs s’entrainent au combat de nuit avant un ravitaillement à Brest le 29 février, ravitaillement suivit d’un entrainement à la défense aérienne à la mer du 1er au 12 mars, les trois contre-torpilleurs rentrant à Brest le lendemain 13 mars 1944.

Le 4 avril 1944, les trois contre-torpilleurs de la 1ère DCT appareillent de Brest en compagnie du croiseur léger Georges Leygues, du cuirassé Jean Bart et de ses escorteurs, les torpilleurs L’Opiniâtre et l’Aventurier.

La Force Y fait escale à Portsmouth du 5 au 12 avril, à Douvres du 15 au 17 avril puis à Newcastle du 22 au 25 avril, escale improvisée en raison d’un problème mécanique sur plusieurs navires de la force Y.

Les réparations assurées par l’équipage et les ouvriers de plusieurs chantiers de la Tyne terminées, les navires français font escale à Rosyth pour ravitaillement avant de cingler direction Scapa Flow où ils arrivent le 30 avril 1944.

La force Y retrouve alors une partie de la Home Fleet en l’occurence le porte-avions HMS Illustrious, le cuirassé HMS Lion, le croiseur lourd HMS London et huit destroyers, formant la force X. Les force X et Y reprennent la mer le 3 mai 1944 pour quinze jours d’exercices intensifs en mer du Nord et plus précisément au large de l’Ecosse.

Les navires de la Royale et de la Royal Navy vont ainsi simuler un classique combat d’escadre, répéter les procédures de défense aérienne à la mer et de défense anti-sous-marine avant plusieurs écoles à feu sur des ilôts désertiques de la côte écossaise.

Après une escale à Greenock dans l’estuaire de la Clyde du 21 au 26 mai, la force Y reprend la mer pour rentrer à Brest le 30 mai.

Le Chacal est indisponible pour entretien à flot du 31 mai au 13 juin, sortant pour essais du 14 au 18 juin avant remise en condition du 19 juin au 3 juillet.

A cette date, la 1ère DCT à été réduite à deux unités, le Jaguar ayant été mis en position de complément le 27 juin et désarmé le 4 juillet 1944.

Le Chacal sort pour entrainement au combat antisurface du 7 au 18 juillet puis pour entrainement à la défense aérienne à la mer du 20 au 25 juillet et enfin un entrainement anti-sous-marin du 27 juillet au 4 août, rentrant à Brest le lendemain 5 août 1944.

La 1ère DCT sort pour entrainement du 7 au 22 août, faisant escale à Cherbourg du 23 au 27 août avant de rentrer à Brest le 29 août 1944.

Le Chacal est mis en position de complément le 2 septembre et la 1ère DCT est dissoute le 7 septembre 1944 jour du désarmement du Chacal. Le Chacal est au bassin n°6 de l’Arsenal de Brest du 2 au 7 septembre 1944 pour les préparatifs de désarmement.

Le 7 septembre 1944, le Chacal est officiellement désarmé.  

L’ancien contre-torpilleur est remorqué à Landevennec au Dépôt Naval de l’Atlantique et mouillé à bâbord du Béarn à la poupe du Jaguar et devant le Léopard. Comme son sister-ship Léopard, il était toujours présent le 5 septembre 1948.

10-Contre-torpilleurs (3)

Le Léopard

Le contre-torpilleur Léopard

Le contre-torpilleur Léopard

-Le Léopard est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Saint Nazaire le 14 août 1923 lancé le 29 septembre 1924 et armé pour essais le 20 septembre 1925. Il est admis au service actif le 15 novembre 1927.

A son admission au service actif, le Léopard est mis à disposition de la préfecture maritime de Lorient (dont la suppression à cependant été votée en 1926) pour des missions représentation et ce jusqu’en janvier 1928 quanf est activée la 4ème Division Légère formée du Léopard, du Jaguar et du Lynx, division intégrée à la 2ème Escadre avec pour port d’attache Brest.

Au début de la guerre de Pologne, le Léopard forme la 2ème DCT en compagnie de ses sister-ship Jaguar et Chacal. Elle est mis à la disposition de la 2ème région maritime.

Alors que le Jaguar est en grand carénage, le Chacal et le Léopard sortent pour entrainement commun du 16 au 27 janvier 1940 avant une escale à Cherbourg du 28 janvier au 2 février, rentrant à Brest le 10 février après un exercice de combat de nuit du 3 au 9 février.

Le Léopard subit une période d’entretien à flot du 11 au 22 février, sortant pour essais/remise en condition du 23 février au 5 mars. Après une escale à Lorient du 6 au 9 mars, il enchaine par un exercice de combat de nuit du 10 au 17 mars avant de rentrer à Brest le 19 mars.

Le 21 mars 1940, le Jaguar achève son grand carénage et sort pour essais du 22 au 25 mars en compagnie de ses deux sister-ships. Il redevient alors navire-amiral de la 2ème DCT (le Chacal l’avait suppléé durant son immobilisation) et effectue sa remise en condition en compagnie du Léopard et du Chacal du 27 mars au 8 avril.

Alors que le Chacal est en grand carénage, le Léopard et le Jaguar sortent pour entrainement en Manche du 15 au 30 avril 1940, faisant escale à Cherbourg du 1er au 4 mai et à Dunkerque du 5 au 9 mai 1940. Après une nouvel exercice du 10 du 27 mai, les deux contre-torpilleurs rentrent à Brest le 28 mai 1940.

Le Léopard sort pour entrainement individuel du 30 mai au 7 juin avant de rentrer à  Brest le 10 juin après une escale à Saint Malo les 8 et 9 juin. Le 15 juin 1940, le Léopard quitte Brest et gagne Lorient où il retrouve le 16 juin son sister-ship le Jaguar.

Les deux navires de la 2ème DCT sortent pour entrainement au combat de nuit et entrainement au combat antisurface du 17 au 30 juin, rentrant à Brest le 1er juillet 1940. La 2ème DCT ressort à nouveau pour entrainement du 3 au 10 juillet 1940.
Le Chacal achève son grand carénage le 12 juillet et sort pour essais du 13 au 17 juillet. Du 18 juillet au 5 août, le Chacal sort avec ses deux sister-ships pour remise en condition avant que le Léopard ne rentre en grand carénage.

Le Léopard est ainsi échoué au bassin n°6 de l’Arsenal de Brest du 6 août au 10 novembre pour  une remise en état complète. Il est en essais du 12 au 15 novembre avant remise en condition du 17 au 30 novembre 1940 en compagnie de ses deux sister-ships.

La 2ème DCT sort au complet pour entrainement dans le Golfe de Gascogne du 4 au 17 décembre, faisant escale à Saint Nazaire du 18 au 22 décembre, avant de rentrer à Brest le 23 décembre 1940.

Du 2 au 8 janvier, la 2ème DCT sort pour exercices en compagnie du Triomphant et du Malin de la 8ème DCT pour un entrainement commun. Ils rentrent à Brest le 9 janvier 1941.

Le 16 janvier 1941, les croiseurs légers La Galissonnière Jean de Vienne La Marseillaise arrivent à Brest où la 2ème DC retrouve la 4ème DC composée des croiseurs légers Gloire Montcalm et Georges Leygues. La 2ème DCT et donc le Léopard va participer à des exercices en compagnie d’autres contre-torpilleurs basés à Brest (Le Triomphant Le Malin et Le Fantasque des 8ème et 10ème DCT).

Après un exercice en mer d’Iroise du 18 au 25 janvier, les croiseurs et les contre-torpilleurs se ravitaillent au pétrolier Rance mouillé en baie de Douarnenez (26 au 29 janvier) avant d’enchainer par une nouvelle série d’exercice du 30 janvier au 9 février.

Du 17 février au 2 mars, les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT sont en entretien à flot. Outre l’entretien courant, ils reçoivent enfin une DCA moderne (six canons de 25mm en remplacement des mitrailleuses).

La 2ème DCT sort pour essais du 3 au 7 mars avant une remise en condition dans le Golfe du Gascogne du 9 au 22  mars 1941. La division prépare ensuite les manoeuvres «Faidherbe» prévues au mois d’avril au large de Dakar ne sortant qu’une fois du 27 au 31 mars 1941.

Le 7 avril 1941, les trois DCT (2ème DCT Jaguar Chacal Léopard 8ème DCT Le Triomphant L’Indomptable Le Malin et 10ème DCT Le Fantasque Le Terrible L’Audacieux) de la 3ème escadre légère sortent au complet pour une série d’exercices au large du Sénégal.

Navires aux jambes courtes et en attendant d’être équipés d’un système de ravitaillement à la mer performant, les neuf contre-torpilleurs doivent se ravitailler au Verdon le 9 avril et à Casablanca le 11 avril avant d’arriver à Dakar le 14 avril à l’aube.

Les trois divisions de contre-torpilleurs manœuvrent au large de Dakar du 16 au 27 avril et du 1er au 15 mai, les neuf contre-torpilleurs quittant Dakar le 19 mai, se ravitaillent à Casablanca le 22 mai avant de rentrer à  Brest le 26 mai 1941.

Les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT sont indisponibles pour entretien et repos de l’équipage du 27 mai au 22 juin. Outre l’entretien courant,la DCA légère est améliorée avec les six canons de 25mm Hotchkiss regroupés en trois affûts doubles et l’embarquement de deux affûts doubles de 37mm Schneider modèle 1941. Ils sortent pour essais du 24 au 30 juin avant de reprendre l’entrainement par un stage de mise en condition du 3 au 22 juillet 1941.

Le Léopard sort pour entrainement individuel du 27 juillet au 8 août 1941 avant une escale à Cherbourg du 9 au 13 août. Il rentre à Brest le 14 août. Victime d’une avarie technique à une chaudière le 17 août, il est indisponible jusqu’au 2 septembre, sortant pour essais du 3 au 9 septembre 1941.

Le 12 septembre 1941, la 2ème DCT sort au complet pour une série d’exercices jusqu’au 18 octobre 1941, enchainant successivement par des duels antisurface, un entrainement DAM et une école à feux, rentrant à Brest le 19 octobre 1941.

Le Léopard sort pour un entrainement au combat de nuit du 24 au 30 octobre puis pour entrainement au combat antisurface du 2 au 7 novembre avant de participer à  la remise en condition du Jaguar en compagnie de son sister-ship Chacal du 10 au 21 novembre 1941, la 2ème DCT rentrant à Brest le 27 novembre après une escale à Lorient du 22 au 26 novembre 1941.

Alors que le Chacal est en entretien à flot, le Léopard et le Jaguar sortent pour un entrainement commun du 4 au 17 décembre, rentrant à Brest le 18 décembre. Le Léopard sort à nouveau du 21 au 28 décembre 1941.

Le 1er janvier 1942, la 2ème DCT (Jaguar Chacal Léopard) devient la 1ère DCT, restant basée à Brest.

Le 7 janvier 1942, la 1ère DCT sort pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne et ce jusqu’au 23 janvier.

Après une escale à Lorient du 24 au 28 janvier, les trois contre-torpilleurs subissent un entrainement DAM du 29 janvier au 10 février avant de rentrer à Brest le 11 février 1942.

Le Léopard subit alors un grand carénage, étant échoué au bassin n°6 du 12 février au 14 mai 1942, ces travaux de remise en état étant doublé d’une modernisation destinée à améliorer les capacités militaires des Jaguar : installation d’un ASDIC, embarquement de grenades ASM plus modernes et plus nombreuses, le tout au détriment du débarquement de l’affût lance-torpilles triple. Il reçoit également un système de ravitaillement à la mer à couple.

Il sort pour essais du 15 au 20 mai avant un stage intensif de remise en condition du 23 mai au 7 juin, rentrant à Brest le 8 juin 1942.

Alors que le Jaguar est en grand carénage, le Léopard devient navire-amiral de la 2ème DCT et sort avec le Chacal pour entrainement du 15 juin au 2 juillet avant que les deux navires ne rentrent à Brest le 3 juillet.

Les deux contre-torpilleurs subissent un entrainement au combat de nuit du 10 au 25 juillet puis un entrainement à la défense aérienne à la mer du 28 juillet au 3 août 1942 et un entrainement au combat antisurface du 5 au 17 août 1942.

Du 24 août au 7 septembre 1942, le Léopard participe à la remise en condition du Jaguar en compagnie du Chacal qui va rentrer ensuite en grand carénage pour subir les mêmes travaux que ses sister-ships.

Le Jaguar et le Léopard sortent pour un entrainement de division du 12 au 27 septembre avant de faire escale à Bordeaux du 28 septembre au 2 octobre. Reprenant la mer le 3 octobre au matin, les deux navires font escale à La Pallice du 4 au 8 octobre, à Lorient du 9 au 12 octobre avant de rentrer à Brest le 13 octobre 1942.
Le 17 octobre, le Jaguar et le Léopard effectuent un entrainement au ravitaillement à la mer en compagnie du PRE La Seine.

Ils prennent ensuite la haute mer pour un entrainement de division du 18 octobre au 1er novembre date à laquelle les deux contre-torpilleurs arrivent à Saint Nazaire. Les deux navires quittent le port ligérien le 5 novembre, manœuvrent au large de la Bretagne jusqu’au 15 novembre, rentrant à Brest le 17 novembre 1942.

Le Léopard sort pour entrainement au combat antisurface du 18 au 28 novembre 1942, faisant escale à Lorient du 29 novembre au 4 décembre avant de rentrer à Brest le 13 décembre après un entrainement de défense aérienne du 5 au 12 décembre 1942.  Il participe ensuite à la remise en condition du Chacal en compagnie du Jaguar et ce du 18 au 31 décembre 1942.

La 1ère DCT sort pour entrainement de division du 5 au 17 janvier 1943. Après un mouillage en rade de Brest, les trois navires quittent la Bretagne en compagnie du PRE La Seine pour gagner Dakar où les quatre navires arrivent le 22 janvier 1943.

Les trois contre-torpilleurs s’entraine au large des côtes de l’AOF du 24 janvier au 27 février, faisant une ultime escale à Dakar du 28 février au 2 mars, rentrant en compagnie du PRE La Seine à Brest le 11 mars après une relâche de quelques heures à Casablanca.

Après une période d’entretien à flot commune du 12 au 21 mars, les trois contre-torpilleurs de la 1ère DCT sortent pour essais du 22 au 25 mars avant de rentrer à Brest pour ravitaillement le 26 mars 1943.

Le 27 mars 1943 au matin, le Jaguar, le Chacal et le Léopard quittent Brest pour Dunkerque où ils arrivent le lendemain dans la soirée. La 1ère DCT va manoeuvrer en Manche et en mer du Nord en compagnie des deux contre-torpilleurs de la 8ème DCT, le Kersaint et le Cassard. Les deux divisions vont manoeuvrer ensemble jusqu’au 27 avril, faisant escale à Dunkerque  du 27 au 30 avril 1943. La 1ère DCT repart le lendemain 1er mai et rentre à Brest le 3 mai 1943.

Le 8 juin 1943, la 1ère DCT sort au complet pour un série d’exercices en mer d’Iroise et dans le golfe de Gascogne et ce jusqu’au 13 juillet 1943, rentrant à Brest le 14 juillet 1943 au matin.

Du 19 au 31 juillet, le Léopard sort pour entrainement avec le Chacal, le Léopard étant navire-amiral de la 2ème DCT alors que le Jaguar était indisponible pour entretien et permissions de l’équipage et ce du  15 juillet au 31 août 1943.

Alors que le Chacal est indisponible du 1er au 17 août 1943, le Léopard sort pour la remise en condition du Jaguar du  du 8 au 18 août, les deux navires rentrant à Brest le 19 août dans la soirée.

Le Léopard est indisponible du 19 août au 4 septembre pour entretien courant et permissions de l’équipage.

La 1ère DCT sort au complet du 5 au 17 septembre pour remise en condition du Léopard qui venait de connaître quinze jours d’indisponibilité, amarré dans la Penfeld. La division rentre à  Brest le lendemain 18 septembre 1943.

Le croiseur léger Gloire de la 4ème DC quitte à nouveau Brest le 24 septembre 1943 pour un exercice en mer d’Iroise en compagnie de la 1ère DCT (Jaguar Léopard Chacal) jusqu’au 30 septembre quand les quatre navires se ravitaillent auprès du Var.

Le lendemain 1er octobre, les Georges Leygues et Montcalm sortent de Brest et retrouvent leur sister-ship ainsi que les contre-torpilleurs. Du 1er au 12 octobre, la 4ème DC affronte la 1ère DCT au cours d’une série de joutes diurnes et nocturnes avec tirs réels et lancement simulés ou non de torpilles.

Après ravitaillement et entretien en baie de Douarnenez du 13 au 15 octobre, les contre-torpilleurs appareillent en pleine nuit pour disparaître aux yeux des croiseurs qui vont tenter de l’interception, interception effective le 19 octobre entre Cherbourg et Le Havre. Les deux divisions font escale au Havre du 21 au 25 octobre avant de rentrer à Brest le 27 octobre 1943.

Le 5 novembre 1943, la 1ère DCT quitte Brest direction Dunkerque où elle arrive le 8 novembre pour un exercice commun avec la 8ème DCT mais également avec la 5ème DT qui en attendant la mise en service du Provençal ne dispose que de trois torpilleurs en l’occurence Le Normand Le Parisien et Le Saintongeais. Ces trois divisions vont manoeuvrer ensemble jusqu’au 10 décembre, faisant escale à Dunkerque du 11 au 15 décembre, la 1ère DCT quittant Dunkerque le 16 décembre et rentrant à Brest le 19 décembre 1943.

Après une période d’entretien à flot du 20 décembre au 4 janvier, le Léopard sort pour essais du 5 au 10 janvier avant un stage de remise en condition en compagnie du Chacal du 11 au 31 janvier, les deux navires rentrant à Brest le 5 février 1944 après une escale à Saint Malo du 1er au 4 février 1944.

La 1ère DCT sort au complet pour un entrainement de division à partir du 12 février 1944, enchainant successivement par un entrainement au combat antisurface, un entrainement au combat de nuit et un entrainement à la défense aérienne et ce jusqu’au 12 mars, la division rentrant à Brest le lendemain 13 mars 1944.

Le Léopard est victime d’une avarie de propulsion à son retour à Brest, étant indisponible du 13 au 25 mars, sortant pour essais et entrainement du 26 mars au 2 avril 1944.

Le 4 avril 1944, La 1ère DCT quitte Brest en compagnie du cuirassé Jean Bart (qui ouvre la marche), les contre-torpilleurs fermant une longue file composée également du croiseur léger Georges Leygues et des torpilleurs d’escadre L’Opiniâtre et l’Aventurier, les escorteurs du Jean Bart.

La petite force navale appelée force Y arrive dans la grande base navale britannique le lendemain 5 avril pour une opération publique d’une semaine où les navires français (et dit-on leurs équipages) ont connu un grand succès.

La force repart le 13 avril, fait escale à Douvres du 15 au 17 puis à Newcastle du 22 au 25 avril, escale improvisée en raison d’un problème mécanique sur plusieurs navires de la force Y.

Les réparations assurées par l’équipage et les ouvriers de plusieurs chantiers de la Tyne terminées, les navires français font escale à Rosyth pour ravitaillement avant de cingler direction Scapa Flow où ils arrivent le 30 avril 1944.

La force Y retrouve alors une partie de la Home Fleet en l’occurence le porte-avions HMS Illustrious, le cuirassé HMS Lion, le croiseur lourd HMS London et huit destroyers, formant la force X. Les force X et Y reprennent la mer le 3 mai 1944 pour quinze jours d’exercices intensifs en mer du Nord et plus précisément au large de l’Ecosse.

Les navires de la Royale et de la Royal Navy vont ainsi simuler un classique combat d’escadre, répéter les procédures de défense aérienne à la mer et de défense anti-sous-marine avant plusieurs écoles à feu sur des ilôts désertiques de la côte écossaise.

Après une escale à Greenock dans l’estuaire de la Clyde du 21 au 26 mai, la force Y reprend la mer pour rentrer à Brest le 30 mai.

Le Léopard est indisponible (entretien et permissions d’été de l’équipage) du 31 mai du 8 juillet, sortant pour essais du 9 au 15 juillet avant remise en condition du 16 juillet  au 2 août, rentrant à Brest le 3 août 1944. A cette date, la 1ère DCT est réduite à deux navires, le Jaguar ayant été mis en position du complément le 27 juin puis désarmé le 4 juillet 1944.

La 1ère DCT sort pour entrainement du 7 au 22 août, faisant escale à Cherbourg du 23 au 27 août avant de rentrer à Brest le 29 août 1944.

Le Chacal est mis en position de complément le 2 septembre et la 1ère DCT est dissoute le 7 septembre 1944, jour du désarmement du Chacal, le Léopard restant hors rang en attendant son désarmement à venir.

Le 18 septembre 1944, les contre-torpilleurs Guépard Lion Bison formant la 2ème DCT à Toulon arrivent à Brest où elle devient la 1ère DCT.

Le Léopard sort avec la 1ère DCT du 19 au 27 septembre pour entrainement et permettre aux contre-torpilleurs «ex-toulonnais» de prendre leurs marques en mer d’Iroise, en Manche et dans le Golfe de Gascogne. Ils rentrent tous le 28 septembre, jour où le Léopard est placé en position de complément. Le jour même, il est échoué au bassin n°6 pour les préparatifs de désarmement menés du 28 septembre au 5 octobre 1944.

Le 5 octobre 1944, le Léopard est désarmé et remorqué à Landevennec. Il retrouve auprès du Béarn ses sister-ship Jaguar et Chacal, les trois contre-torpilleurs étant amarré dans l’ordre à bâbord du Béarn : Jaguar_Chacal_Léopard. A la différence du Jaguar, il était toujours présent au DNA le 5 septembre 1948.

10-Contre-torpilleurs (2)

A-Contre-torpilleurs classe Jaguar

Le contre-torpilleur Jaguar

Le contre-torpilleur Jaguar

Avant-propos

Si la marine nationale sort aussi usée du premier conflit mondial c’est en partie en raison de l’absence de constructions neuves, les Arsenaux à l’exception de la poussière navale arrêtant les constructions neuves pour travailler au profit de l’armée de terre.

Les études se poursuivent cependant dans les bureaux d’études pour les futurs navires de la marine nationale. En juillet 1918 par exemple, on envisage la construction d’un contre-torpilleur de 1600 à 1800 tonnes, filant à 34/35 noeuds avec un armement composé de trois canons de 138mm en affûts simples axiaux, un canon de 75mm antiaérien, deux affûts lance-torpilles triples de 550mm dans l’axe et trois tubes lance-torpilles simples à l’avant.

Un avant projet est soumis en septembre 1919 au conseil supérieur de la marine. Il prévoit un bâtiment de 1765 tonnes, filant à 35.5 noeuds, trois canons de 138mm, neuf tubes lance-torpilles de 550mm en trois plate-formes triples avec une variante avec 4 canons de 100mm en deux groupes superposés.

Le CSM à l’issue de cette présentation défini le contre-torpilleur comme un navire de 2000 à 2300 tonnes, filant à 36 noeuds, 4 canons de 138mm, une DCA légère, deux affûts lance-torpilles triples de 550mm.

Le 1er avril 1920, le CSM discute d’un projet de contre-torpilleur _nouveau nom pour le torpilleur éclaireur_ de 2300 tonnes, filant à 35 noeuds avec un armement composé de 4 canons de 138 ou de 150mm, une DCA légère et deux affûts lance-torpilles triples de 550mm dans l’axe.

La principale question concerne l’armement principal. Le canon de 100mm est rapidement écarté car bien inférieur à l’armement des navires étrangers équivalents en service ou en construction. Le 138mm est écarté tout comme le 150mm car l’obus est trop lourd à manoeuvrer sur des unités aussi légère, laissant seul en piste le canon de 130mm sans que le choix entre l’affût simple ou l’affût double soit tranché.

En janvier 1921 plusieurs variantes d’un navire déplaçant environ 2300 tonnes sont présentées avec  une vitesse de 36 noeuds avec un armement variant de quatre à huit canons de 130 ou de 138mm en affûts simples ou double.

Le projet définitif est approuvé par l’Etat-Major Général (note 1062) du 25 mai 1921 avec un armement composé de six canons de 130mm avec un affût simple et un affût double à l’avant, un affût simple au milieu et deux affûts simples à l’arrière.

Les essais d’affûts doubles se révélant infructueux (notamment en raison de problèmes d’alimentation en munitions), l’armement des contre-torpilleurs est modifié le 12 septembre 1923 avec cinq affûts simples (deux avant, un au milieu et deux à l’arrière).

Les six contre-torpilleurs financés à la tranche 1922 reçoivent tous des noms de grands félins, la construction étant répartie entre les Arsenaux et l’Industrie, les chantiers navals privés.

C’est ainsi que l’Arsenal de Lorient est chargé de la construction du Jaguar et du Panthère, les Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët reçoivent la commande du Chacal, son voisin des Ateliers et Chantiers de la Loire reçoivent la construction des Léopard et Lynx alors que le dernier baptisé Tigre est commandé aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) à Nantes.

Le Jaguar

Le contre-torpilleur Jaguar à la mer

Le contre-torpilleur Jaguar à la mer

-Le Jaguar est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient le 24 août 1922 lancé le 17 novembre 1923, armé pour essais le 1er juin 1926 et admis au service actif le 19 novembre 1926.

A son admission au service actif, le Jaguar est affecté à l’Escadre de l’Atlantique, formant la 4ème division légère en compagnie de ses sister-ship Léopard et Lynx en janvier 1928.

Il est engagé dans une mission de représentation pour montrer le pavillon français et favoriser d’éventuelles commandes pour les chantiers français. A cette occasion, une division navale légère est constituée avec les contre-torpilleurs Jaguar et Chacal, le torpilleur d’escadre Simoun et les sous-marins Marsouin et Souffleur.

La division fait successivement escale à Oslo (19 au 24 août 1926), Stockholm (du 27 au 31 août), Helsinki et Tallin, Riga (4 au 8 septembre), Gdynia (9 au 17 août) et Copenhague (18 au 25 septembre) avant un retour à Cherbourg le 27 septembre 1926.

Du 30 mai au 4 juin 1927, Le Jaguar fait escale à Portsmouth lors de la visite en Angleterre du président Doumergue et ce en compagnie de ses sister-ship Tigre et Chacal, du torpilleur d’escadre Bourrasque et des croiseurs légers Duguay Trouin et Lamotte-Picquet.

Il sert un temps de navire-amiral pour la 2ème flottille, la flottille de torpilleurs intégrée à l’Escadre de l’Atlantique et créée le 5 juillet 1935.

Quand la guerre de Pologne éclate, le Jaguar formait la 2ème DCT (Division de Contre-Torpilleurs) en compagnie de ses sister-ship Chacal et Léopard, la division étant affectée à la 2ème région maritime avec Brest pour port d’attache.

Le Jaguar subit un grand carénage au bassin n°6 de l’Arsenal de Brest. Il y est échoué du 15 janvier au 21 mars 1940 pour une remise en état complète du navire qui à passablement souffert d’une activité  intense à l’automne. Il sort pour essais du 22 au 25 mars en compagnie de ses deux sister-ship avant un stage de remise en condition avec école à feu au large d’Ouessant du 27 mars au 8 avril 1940.

Alors que le Chacal est grand carénage (bassin n°6 du 9 avril au 12 juillet 1940), le Jaguar et le Léopard sortent pour entrainement en Manche du 15 au 30 avril 1940, faisant escale à Cherbourg du 1er au 4 mai et à Dunkerque du 5 au 9 mai 1940. Après une nouvelle série d’exercices du 10 du 27 mai, les deux contre-torpilleurs rentrent à Brest le 28 mai 1940.

Le Jaguar sort pour entrainement individuel du 5 au 15 juin, retrouvant le Léopard le lendemain 16 juin 1940 à Lorient. Les deux navires de la 2ème DCT sortent pour entrainement au combat de nuit et entrainement au combat antisurface du 17 au 30 juin, rentrant à Brest le 1er juillet 1940. La 2ème DCT ressort à nouveau pour entrainement du 3 au 10 juillet 1940.

Le Chacal achève son grand carénage le 12 juillet et sort pour essais du 13 au 17 juillet. Du 18 juillet au 5 août, le Chacal sort avec ses deux sister-ships pour remise en condition avant que le Léopard ne rentre en grand carénage (bassin n°6 du 6 août au 10 novembre 1940)

Après une période d’indisponibilité pour les permissions de l’équipage du 7 au 22 août, le Jaguar et le Chacal sortent pour remise en condition du 23 août au 5 septembre, rentrant à Brest le lendemain 6 septembre 1940.

Le 10 septembre  1940, le Jaguar et le Chacal quittent Brest en compagnie de la 8ème DCT au grand complet (Le Triomphant, L’Indomptable et Le Malin) pour un exercice commun exécuté du 10 au 30 septembre, faisant escale à Saint-Nazaire du 1er au 5 octobre avant une nouvelle série d’exercices du 6 au 22 octobre. Après  avoir relâché à Bordeaux du 23 au 27 octobre, les cinq contre-torpilleurs rentrent à Brest le 29 octobre à l’aube. Après une ultime sortie du 1er au 8 novembre, le Jaguar et le Chacal rentrent à Brest le 9 novembre 1940.

Le 10 novembre 1940, le Léopard sort de grand carénage. Il est en essais du 12 au 15 novembre avant remise en condition du 17 au 30 novembre 1940 en compagnie de ses deux sister-ships.

La 2ème DCT sort au complet pour entrainement dans le Golfe de Gascogne du 4 au 17 décembre, faisant escale à Saint Nazaire du 18 au 22 décembre, avant de rentrer à Brest le 23 décembre 1940.

Du 2 au 8 janvier, la 2ème DCT sort en compagnie du Triomphant et du Malin de la 8ème DCT pour un entrainement commun. Ils rentrent à Brest le 9 janvier 1941.

Le 16 janvier 1941, la 2ème DC (La Galissonnière, Jean de Vienne La Marseillaise) arrive à Brest pour un exercice commun avec leur sister-ships de la 4ème DC (La Gloire, Montcalm et Georges Leygues) et du groupement de contre-torpilleurs de la 3ème escadre légère en l’occurence donc  la 2ème DCT au complet (Jaguar Chacal et Léopard) et une partie seulement des autres divisions : le Triomphant et le Malin pour la 8ème DCT et le seul Le Fantasque de la 10ème DCT.

Les six croiseurs et les six contre-torpilleurs appareillent de Brest le 18 janvier pour un exercice en mer d’Iroise. Tout commence par un exercice de combat antisurface, les contre-torpilleurs attaquant les croiseurs puis les croiseurs tentant d’intercepter des torpilleurs cherchant à gagner La Manche (18 au 25 janvier).

Après un ravitaillement auprès du pétrolier Rance mouillé en baie de Douarnenez (26 au 29 janvier), la 2ème DC se retrouve à attaquer la 4ème DC et les contre-torpilleurs avant que la 2ème DCT, La 8ème DCT et le 10ème DCT ne s’allie aux croiseurs «tunisiens» contre les croiseurs «brestois» (30 janvier au 9 février). Après un mouillage en rade de Brest jusqu’au 16 février, la 2ème DC quitte la Bretagne pour rentrer en Tunisie.

Du 17 février au 2 mars, les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT sont en entretien à flot. Outre l’entretien courant, ils reçoivent enfin une DCA moderne. Les huit mitrailleuses de 13.2mm en affûts doubles et les quatre mitrailleuses de 8mm en affûts doubles sont remplacés par six canons de  25mm Hotchkiss en affûts simples en attendant la disponibilité des canons de 37mm Schneider.

La 2ème DCT sort pour essais du 3 au 7 mars avant une remise en condition dans le Golfe du Gascogne du 9 au 22  mars 1941. La division prépare ensuite les manoeuvres «Faidherbe» prévues au mois d’avril au large de Dakar ne sortant qu’une fois du 27 au 31 mars 1941.

Le 7 avril 1941, les trois DCT de la 3ème escadre légère sortent au complet pour une série d’exercices au large du Sénégal.

Navires aux jambes courtes et en attendant d’être équipés d’un système de ravitaillement à la mer performant, les neuf contre-torpilleurs doivent se ravitailler au Verdon le 9 avril et à Casablanca le 11 avril avant d’arriver à Dakar le 14 avril à l’aube.

Les trois divisions de contre-torpilleurs manœuvrent au large de Dakar et tirent au polygone de Rufisque du 16 au 27 avril, relâchent à Dakar du 28 au 30 avril avant une nouvelle série de manoeuvres du 1er au 15 mai. Les neuf contre-torpilleurs quittent Dakar le 19 mai, se ravitaillent à Casablanca le 22 mai avant de rentrer à  Brest le 26 mai 1941.

Les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT sont indisponibles pour entretien et repos de l’équipage du 27 mai au 22 juin. Outre l’entretien courant,la DCA légère est améliorée avec les six canons de 25mm Hotchkiss regroupés en trois affûts doubles et l’embarquement de deux affûts doubles de 37mm Schneider modèle 1941. Ils sortent pour essais du 24 au 30 juin avant de reprendre l’entrainement par un stage de mise en condition du 3 au 22 juillet 1941.

Le Jaguar quitte Brest le 1er août pour un entrainement en solitaire jusqu’au 13 août quand il arrive à Cherbourg où il fait escale du 13 au 18 août. Reprenant la mer le lendemain, il manoeuvre au large du Cotentin et de la Normandie jusqu’au 30 août quand il arrive au Havre pour quelques jours d’escale. Il quitte la Basse-Normandie le 4 septembre 1941 et rentre à Brest le 6 septembre 1941.

Le 12 septembre 1941, la 2ème DCT sort au complet pour une série d’exercices. Tout commence par un exercice de combat antisurface, une série de «deux contre un» du 12 au 22 septembre. Les trois contre-torpilleurs se ravitaillent auprès du vieux pétrolier Rhône (qui sera désarmé peu après) le 23 septembre avant de reprendre l’entrainement.

Du 24 septembre au 5 octobre, les contre-torpilleurs de la 2ème DCT subissent un entrainement de défense aérienne à la mer avant un ravitaillement à Brest le 6 octobre 1941. Cette grande phase d’entrainement se termine par une école à feux du 7 au 18 octobre 1941 avant de rentrer à Brest le 19 octobre 1941.

Victime d’une avarie de turbine, le Jaguar est indisponible du 22 octobre au 3 novembre 1941, sortant pour essais du 4 au 8 novembre avant de sortir pour remise en condition en compagnie de ses deux sister-ship du 10 au 21 novembre, la 2ème DCT rentrant à Brest le 27 novembre après une escale à Lorient du 22 au 26 novembre 1941.

Alors que le Chacal est en entretien à flot, le Jaguar et le Léopard sortent pour un entrainement commun du 4 au 17 décembre, rentrant à Brest le 18 décembre. Le Jaguar, navire-amiral de la 2ème DC sort en solitaire pour entrainement au combat de nuit du 20 au 27 décembre 1941.

Le 1er janvier 1942, la 2ème DCT (Jaguar Chacal Léopard) est redésignée 1ère DCT. Elle reste basée à Brest.

Le 7 janvier 1942, la 1ère DCT sort pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne et ce jusqu’au 23 janvier. Après une escale à Lorient du 24 au 28 janvier, les trois contre-torpilleurs subissent un entrainement DAM (Défense Aérienne à la Mer) du 29 janvier au 10 février avant de rentrer à Brest le 11 février 1942.

Alors que le Léopard subit un nouveau grand carénage (bassin n°6 12 février au 14 mai 1942), le Jaguar et le Chacal sortent pour un entrainement commun en Manche avec la 8ème DCT qu’ils retrouvent au Havre le 18 février.

Les deux divisions manœuvrent du 19 février au 2 mars avant de faire escale à Dunkerque du 3 au 10 mars pour entretien, la mer s’étant montré virulente avec les lévriers des mers. Après un nouvel exercice du 11 au 25 mars, les deux divisions se séparent, la 1ère DCT rentrant à Brest le 27 mars.

Le Jaguar sort pour entrainement au combat antisurface en solitaire du 2 au 12 avril enchainant par un entrainement de défense aérienne à la mer du 14 au 21 avril puis par un entrainement au combat de nuit du 23 avril au 3 mai, rentrant à Brest le 7 mai après une escale à Lorient du 4 au 6 mai 1942.
Le Jaguar subit un grand carénage au bassin n°6 du 15 mai au 17 août 1942, subissant une remise en état complète et une modernisation de ses capacités notamment l’installation d’un ASDIC et de grenades ASM (ce qui nécessite le débarquement de l’affût lance-torpilles triples avant) et d’une installation de ravitaillement à la mer.

Il est en essais en mer du 19 au 23 août avant remise en condition avec ses deux sister-ships du 24 août au 7 septembre avant que le Chacal ne subisse un grand carénage (bassin n°6 8 septembre au 12 décembre 1942).

Le Jaguar et le Léopard sortent pour un entrainement de division du 12 au 27 septembre avant de faire escale à Bordeaux du 28 septembre au 2 octobre. Reprenant la mer le 3 octobre, les deux navires font escale à La Pallice du 4 au 8 octobre, à Lorient du 9 au 12 octobre avant de rentrer à Brest le 13 octobre 1942.

Le 17 octobre, le Jaguar et le Léopard effectuent un entrainement au ravitaillement à la mer en compagnie du PRE La Seine. Ils prennent ensuite la haute mer pour un entrainement de division du 18 octobre au 1er novembre date à laquelle les deux contre-torpilleurs arrivent à Saint-Nazaire. Les deux navires quittent le port ligérien le 5 novembre, manœuvrent au large de la Bretagne jusqu’au 15 novembre, rentrant à Brest le 17 novembre 1942.

Après une période d’entretien à flot du 18 au 30 novembre (artillerie et électronique notamment), le Jaguar sort pour essais et entrainement du  2 au 7 décembre 1942. Il participe ensuite à la remise en condition du Chacal en compagnie du Léopard et ce du 18 au 31 décembre 1942.

La 1ère DCT sort pour entrainement de division du 5 au 17 janvier 1943. Après un mouillage en rade de Brest, les trois navires quittent la Bretagne en compagnie du PRE La Seine pour gagner Dakar où les quatre navires arrivent le 22 janvier 1943.

Les trois contre-torpilleurs effectuent une école à feux du 24 au 31 janvier avant de faire relâche à Dakar du 1er au 3 février. Les trois contre-torpilleurs ressortent pour un exercice de combat antisurface du 4 au 12 février avant de se ravitailler auprès de La Seine et d’enchainer par un exercice de défense aérienne à la mer du 14 au 27 février.

Après une ultime escale à Dakar du 28 février au 2 mars, le pétrolier-ravitailleur et les trois contre-torpilleurs quittent Dakar le 3 mars, se ravitaillent à Casablanca le 7 mars avant de rentrer à Brest le 11 mars 1943.

Après une période d’entretien à flot commune du 12 au 21 mars, les trois contre-torpilleurs de la 1ère DCT sortent pour essais du 22 au 25 mars avant de rentrer à Brest pour ravitaillement le 26 mars 1943.

Le 27 mars 1943 au matin, le Jaguar, le Chacal et le Léopard quittent Brest pour Dunkerque où ils arrivent le lendemain 28 mars 1943 dans la soirée. La 1ère DCT va manoeuvrer en Manche et en mer du Nord en compagnie des deux contre-torpilleurs de la 8ème DCT.

Tout commence par un exercice de défense aérienne à la mer du 31 mars au 7 avril, les cinq lévriers des mers étant assaillis par les avions de l’aéronavale et de l’armée de l’air. Ils rentrent à Dunkerque dans la soirée du 7 avril.

La 1ère DCT quitte Dunkerque le 8 avril pour se positionner dans le sud du détroit du Pas de Calais pour un exercice d’interception, le Kersaint et le Cassard jouant le rôle de croiseurs auxiliaires cherchant à passer dans l’Atlantique.
A l’issue de cet exercice mené du 8 au 17 avril, les cinq navires font escale à Douvres en Angleterre jusqu’au 21 avril quand ils reprennent la mer pour un exercice de synthèse du 22 au 27 avril quand les cinq navires gagnent Dunkerque pour une ultime escale du 27 au 30 avril 1943. La 1ère DCT repart le lendemain 1er mai et rentre à Brest le 3 mai 1943.

Le 12 mai 1943, le Jaguar quitte Brest pour un exercice de lutte ASM. Du 12 au 24 mai,  il va traquer le sous-marin Casabianca avant de servir du 25 au 30 mai de plastron pour des essais de lancement de torpilles par ce même sous-marin. Il rentre à Brest le lendemain 31 mai 1943.

Le 8 juin 1943, la 1ère DCT sort au complet pour un série d’exercices en mer d’Iroise et dans le golfe de Gascogne. Cela commence par un exercice de défense aérienne à la mer du 8 au 15 juin avant une escale à Lorient du 16 au 19 juin.

Reprenant la mer, les Jaguar Chacal et Léopard réalisent un exercice d’entrainement au combat antisurface avec tirs réels et lancement de torpilles simulés et actifs et ce du 20 juin au 2 juillet avant une escale à Saint-Nazaire du 3 au 7 juillet. Après un exercice de combat de nuit du 8 au 13 juillet, les trois navires rentrent à Brest le 14 juillet au matin.

Le Jaguar est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 15 juillet au 1er août 1943 avant de sortir pour essais du 2 au 7 août puis pour remise en condition en compagnie du Léopard du 8 au 18 août, les deux navires rentrant à Brest le 19 août dans la soirée. Il participe ensuite aux essais (18 au 21 août) et à la remise en condition du Chacal qui venait de sortir de son indisponibilité estivale (23 août au 3 septembre).

La 1ère DCT sort au complet du 5 au 17 septembre pour remise en condition du Léopard qui venait de connaître lui aussi ses quinze jours d’indisponibilité, amarré dans la Penfeld. La division rentre à  Brest le lendemain 18 septembre 1943.

Le 24 septembre 1943 à l’aube, le croiseur léger Gloire (4ème DC) franchit le goulet de Brest suivit par les trois contre-torpilleurs de la 1ère DCT. Le croiseur léger et les contre-torpilleurs vont manoeuvrer en mer d’Iroise jusqu’au 30 octobre avant un ravitaillement à la mer auprès du pétrolier Var.

Le lendemain 1er octobre, les Georges Leygues et Montcalm sortent de Brest et retrouvent leur sister-ship ainsi que les contre-torpilleurs. Du 1er au 12 octobre, la 4ème DC affronte la 1ère DCT au cours d’une série de joutes diurnes et nocturnes avec tirs réels et lancement simulés ou non de torpilles.

Après ravitaillement et entretien en baie de Douarnenez du 13 au 15 octobre, les contre-torpilleurs appareillent en pleine nuit pour disparaître aux yeux des croiseurs qui vont tenter de l’interception, interception effective le 19 octobre entre Cherbourg et Le Havre. Les deux divisions font escale au Havre du 21 au 25 octobre avant de rentrer à Brest le 27 octobre 1943.

Le 5 novembre 1943, la 1ère DCT quitte Brest direction Dunkerque où elle arrive le 8 novembre pour un exercice commun avec la 8ème DCT mais également avec la 5ème DT qui en attendant la mise en service du Provençal ne dispose que de trois torpilleurs légers en l’occurence Le Normand Le Parisien et Le Saintongeais.

Cet exercice commence par un entrainement au combat antisurface de jour du 9 au 15 novembre puis de nuit du 17 au 25 novembre avant une escale de relâche à Dunkerque du 26 au 30 novembre.

Les trois divisions effectuent ensuite un entrainement de défense aérienne à la mer du 1er au 10 décembre avant de regagner Dunkerque pour une escale commune du 11 au 15 décembre 1943. La 1ère DCT quitte Dunkerque le 16 décembre et rentre à Brest trois jours plus tard. Le Jaguar sort à nouveau du 23 au 28 décembre pour un entrainement de base.

Après une période d’entretien à flot du 1er au 15 janvier 1944, le Jaguar sort pour essais du 16 au 20 janvier avant un stage de remise en condition du 21 janvier au 2 février. Il rentre à Brest le lendemain 3 février.

La 1ère DCT sort au complet pour un entrainement de division le 12 février 1944. Les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement au combat antisurface du 12 au 19 février avant un rapide ravitaillement à Brest le 20 février.

Du 21 au 28 février 1944, les trois contre-torpilleurs s’entrainent au combat de nuit avant un nouveau ravitaillement à Brest le 29 février, ravitaillement suivit d’un entrainement à la défense aérienne à la mer du 1er au 12 mars, les trois contre-torpilleurs rentrant à Brest le lendemain.

Le Jaguar sort à nouveau du 16 au 22  mars pour un entrainement à la lutte ASM, entrainement mené en compagnie du sous-marin Archimède, d’avions et d’hydravions avant de rentrer à Brest le 25 mars après une escale à Lorient les 23 et 24 mars 1944.

Le 4 avril 1944, le cuirassé Jean Bart appareille de Brest direction Portsmouth la grande base britannique. Il n’est pas seul puisque l’accompagne le croiseur léger Georges Leygues, les trois contre-torpilleurs de la 1ère DCT ( Jaguar Chacal Léopard) et les torpilleurs d’escadre L’Opiniâtre et L’Aventurier.

La petite force navale appelée force Y arrive dans la grande base navale britannique le lendemain 5 avril pour une opération de relations publiques/public relation d’une semaine où les navires français (et dit-on leurs équipages) ont connu un grand succès.

La force repart le 13 avril, fait escale à Douvres du 15 au 17 puis à Newcastle du 22 au 25 avril, escale improvisée en raison d’un problème mécanique sur plusieurs navires de la force Y.

Les réparations assurées par l’équipage et les ouvriers de plusieurs chantiers de la Tyne terminées, les navires français font escale à Rosyth pour ravitaillement avant de cingler direction Scapa Flow où ils arrivent le 30 avril 1944.

La force Y retrouve alors une partie de la Home Fleet en l’occurence le porte-avions HMS Illustrious, le cuirassé HMS Lion, le croiseur lourd HMS London et huit destroyers, formant la force X. Les force X et Y reprennent la mer le 3 mai 1944 pour quinze jours d’exercices intensifs en mer du Nord et plus précisément au large de l’Ecosse.

Les navires de la Royale et de la Royal Navy vont ainsi simuler un classique combat d’escadre, répéter les procédures de défense aérienne à la mer et de défense anti-sous-marine avant plusieurs écoles à feu sur des ilôts désertiques de la côte écossaise.

Après une escale à Greenock dans l’estuaire de la Clyde du 21 au 26 mai, la force Y reprend la mer pour rentrer à Brest le 30 mai.

Le Jaguar sort à nouveau pour entrainement du 5 au 12 juin et du 17 au 21 juin, en mer d’Iroise avant d’entamer les préparatifs du désarmement.

Il est mis en position de complément le 27 juin 1944 puis échoué dans le bassin n°6 de l’Arsenal de Brest du 27 juin au 4 juillet. Les munitions sont débarquées, les soutes vidangées et tout le matériel récupérable l’est notamment l’électronique (qui va servir de pièces de rechange, de matériel école ou de matériel d’expérimentation) et l’armement qui est débarqué au dépôt central d’artillerie de Guipavas pour une réutilisation ultérieure.

Le contre-torpilleur Jaguar est officiellement désarmé le 4 juillet 1944.

Remis à flot, il reste mouillé en Penfeld jusqu’au 15 septembre 1944 quand il est remorqué au cimetière marin de Landevennec (officiellement Dépôt Naval de l’Atlantique) et amarré à bâbord de l’ancien porte-avions Béarn. Il est coulé comme cible en compagnie de l’ex-torpilleur L’Adroit le 14 mars 1946. Son épave repose à 150 miles à l’ouest de la pointe du Raz.