Le Conflit (7) Norvège (7)

Grande-Bretagne

Royal Navy

La marine de Sa Majesté va effectuer un effort très important non seulement parce que la mer du Nord fait partie de la zone de responsabilité britannique mais surtout parce que les bases navales britanniques sont plus proches que les bases françaises.

Des cuirassés, des porte-avions, des croiseurs, des destroyers et des sous-marins vont combattre leurs homologues allemands avec le soutien des avions du Coastal Command qui dépendaient de la RAF et non de la Royal Navy.

La marine britannique à plusieurs objectifs dont le premier était d’empêcher le passage dans l’Atlantique de grosses unités lancées dans une guerre de course. Secondairement elle devait intercepter les groupes d’invasion de la Norvège voir remporter une nouvelle bataille du Jutland.

En ce qui concerne les cuirassés de nombreuses unités sont à la mer ou en alerte à Rosyth sur la côte orientale de la Grande-Bretagne ou au mouillage à Scapa Flow dans les Orcades. Un certain nombre d’unités sont en entretien car même si depuis le début de l’été 1948 la guerre est plus proche il y à des impératifs techniques qui ne peuvent être repoussés.

Le HMS Howe en 1943

-Dans les Orcades on trouve par exemple les cuirassés HMS Howe Royal Oak Iron Duke et Centurion

-En alerte à Rosyth nous trouvons les HMS Lion Conqueror

-En mer nous trouvons le HMS Thunderer

-En travaux nous trouvons le HMS King George V qui achève un grand carénage, son sister-ship le HMS Anson qui lui est en grand carénage alors que le HMS Vanguard est lui en entretien à flot donc disponible à plus court terme.

Le HMS Hermes en 1920

Des porte-avions sont également engagés. Passons rapidement sur le HMS Commander Edwin Dunning, l’ancien HMS Hermes utilisé comme porte-avions école en Manche et qui après avoir couvert le convoi en Manche va transporter en Norvège les chasseurs de la RAF.

La couverture aérienne du dispositf allié va être assuré par deux porte-avions français comme nous l’avons vu mais aussi et surtout par des porte-avions britanniques.

Le HMS Formidable

Le HMS Formidable est à la mer et dès l’annonce de l’attaque allemande va lancer des opérations de recherche. Le HMS Victorious est entretien à flot et ne sera pas disponible immédiatement pour frapper la Norvège.

Le HMS Malta à l’entrainement en mer d’Irlande interrompt son exercice pour rallier Faslane pour ravitaillement puis appareiller le 8 septembre 1948 pour Scapa Flow avant de nouvelles opérations.

Enfin son sister-ship le HMS Hermes est à quai à Faslane. Il va appareiller le lendemain.

Des croiseurs sont également employés et employables. Dans le domaine des croiseurs lourds si le HMS Cornwallis ne sera disponible qu’à la fin du moins de septembre, le HMS Blake appareille le jour même pendant que l’Albemarle se ravitaille en carburant et en munitions à Rosyth.

Le HMS Danae

Le croiseur léger HMS Danae couvre en Manche les convois du CEFAN en transit en direction de la Norvège en compagnie de l’ORP Dragon en liaison avec l’ELN française.

Le HMS Southampton

Si le HMS Southampton ne sera disponible qu’au début du mois d’octobre, le Manchester fin octobre et le Sheffield au début du mois de novembre leurs sister-ship HMS Glasgow et Belfort sont à la mer prêts à sauter à la gorge des allemands. En revanche les HMS Birmingham et Gloucester sont à quai.

Si le HMS Edimburgh est en exercice à la mer, le Liverpool et le Newcastle vont appareiller pour des patrouilles anti-raiders.

Le HMS Bermuda doit être disponible le 1er octobre 1948. Le HMS Trinidad est immobilisé pour travaux, devant être disponible à la mi-septembre ou au début octobre.

Les HMS Kenya et Gambia doit participer à la lutte anti-raiders alors que le HMS Nigeria est disponible tout comme le Swiftsure. Le HMS Minotaur escorte un convoi amenant en Europe les troupes canadiennes.

Le HMS Superb doit opérer en escorteur de convois pour amener en Norvège les troupes du corps expéditionnaire allié. Le HMS Vigilant est à quai en alerte à Rosyth.

Aux côtés de ces croiseurs légers conventionnels (c’est à dire à canons de 152mm) on trouve des croiseurs légers antiaériens principalement destinés à protéger les porte-avions (d’autres opèrent en voltigeurs).

Le HMS Naïad

Le HMS Naiad opère ainsi avec le HMS Formidable pour répérer les avions avec son radar, assurer une protection antiaérienne et coordonner les opérations avec la chasse. Le HMS Euryalus appareille seul car son protégé le Victorious est provisoirement indisponible. Le HMS Sirius est disponible à la différence de l’Illustrious mais n’appareille pas immédiatement.

Le HMS Argonaut va suivre comme son ombre le porte-avions Malta en attendant de retour son véritable protégé le HMS Hermes. Il va donc laisser la protection du porte-avions lourd Malta au seul HMS Charybdis. Le HMS Scylla est immobilisé à quai pour avarie.

Le HMS Bellona est disponible prêt à appareiller. Le HMS Diadem qui participe à un exercice à la mer mais cet exercice est interrompu par le conflit. Avant d’être engagé le croiseur léger antiaérien doit se ravitailler en carburant, vivres et munitions.

Des destroyers sont également engagés pour protéger les grandes unités que ce soit les porte-avions ou les cuirassés :

Le HMS Amazon accompagne le porte-avions léger HMS Commander Edwin Denning (ex-Hermes)

Le HMS Electra

-Les HMS Electra et Esk opère avec le porte-avions Formidable. Les HMS Echo et Escort doivent protéger le Victorious dès que celui-ci sera disponible.

Les HMS Eclipse et Encounter protègent le Malta, les HMS Fury et Foxhound protègent son sister-ship Hermes.

Les HMS Fearless et Forester escortent le cuirassé Iron Duke, les HMS Fame et Fortune protègent le Royal Oak, les HMS Firedrake et Foresight protègent le Centurion.

Les HMS Onslow et Offa assurent la protection du Lion, les HMS Opportune et Orwell protègent le Thunderer, les HMS Obdurate et Obediente assurent l’escorte du Temeraire, les HMS Onslaugh et Oribi protègent le Conqueror, les HMS Petard et Porcupine protègent le Vanguard, les HMS Pathfinder et Penn protègent le Howe, les HMS Pakenham et Paladin protègent le King George V alors que les HMS Pantera et Padridge sont disponibles à la différence de l’Anson.

Des sous-marins vont également être engagés en mer du Nord dans des rôles similaires à ceux de la marine française. Pour éviter les attaques fratricides, des zones précises de patrouille ont été établies entre les sous-marins britanniques et français.

Quand les premières bombes allemandes tombent sur Oslo et Trondheim, Narvik et Bergen, tous les sous-marins britanniques ne sont naturellement pas disponibles, certains sont à la mer pour entrainement, d’autres à quai attendant que le temps passe tandis que d’autres étaient immobilisés pour carénage ou pour une avarie que l’équipage et les ouvriers des bases concernées s’employaient à réparer au plus vite.

Parmi les sous-marins en service dans la force sous-marine britannique on trouve quatre sous-marins mouilleurs de mines, les HMS Grampus (N56) ,Narwhal (N45), Rorqual (N74) et Seal (N37).

Le premier est immobilisé pour un grand carénage qui même en précipitant les choses ne pourra pas se terminer avant la fin du mois d’octobre. Le second est lui aussi stationné à Chatham mais opérationnel, il appareillera d’ailleurs le 7 pour mouiller les accès aux ports allemands de la mer du Nord.

Le troisième est à quai à Chatham et le dernier est à l’entrainement. L’entrainement est immédiatement interrompu et le sous-marin mouilleur de mines rallie Chatham pour débarquer ses mines d’entrainement, charger des mines opérationnelles, se ravitailler et recevoir les ordres pour sa première et peut être sa dernière mission de guerre.

Le HMS Triton

La 1st Submarine Flottilla stationnée à Rosyth comprend huit sous-marins océaniques de type T, les HMS Triton Trident Tarpon Triad Talisman Tempest Travelller et Turbulent.

Le Triton et le Triad sont immobilisés pour grand carénage (disponibilité prévue respectivement pour début octobre et mi-septembre), le Trident à l’entrainement rentre immédiatement à la base pour préparer dans les meilleures conditions possibles sa première patrouille de guerre.

Le Tarpon et le Tempest sont à quai tout comme le Traveller et le Turubulent. Seul le Talisman vient d’appareiller pour une patrouille de routine qui se transforme en patrouille de guerre.

HMS Unity

La 2nd Submarine Flottilla elle aussi basée à Rosyth comprend elle huit sous-marins type U en l’occurence les HMS Undine Unity Ursula Umpire Una Unbeaten Undaunted et Union.

Le Undine est immobilisé pour un carénage qui doit s’achever en octobre alors que celui de l’Una doit s’achever fin septembre, l’Unity est à quai en compagnie de l’Unbeaten.

L’Ursula voit son entrainement annulé remplacé par un retour express à Rosyth. Son sister-ship Umpire est en patrouille tout comme l’Undaunted qui vient de relever l’Union qqui rallie Rosyth pour réparations et ravitaillement.

HMS Swordfish

La 7th Submarine Flottilla elle aussi basée à Rosyth (bis) comprend elle huit sous-marins de type S _des sous-marins comparables à nos sous-marins de 600 tonnes_ HMS Swordfish Sturgeon Seawolf Shark Syrtis Safaris Scorcher et Scotsman.

Deux d’entre-eux sont à la mer en l’occurence le Swordfish et le Shark qui viens de relever le Seawolf qui va donc avoir besoin d’un certain temps avant de pouvoir repartir en patrouille. Les Sturgeon et Syrtis sont immobilisés par un grand carénage dont l’achèvement n’est pas prévu avant le moi d’octobre. Le Safaris, le Scorcher et le Scotsman sont à quai mais seuls les deux premiers sont opérationnels, le dernier nommé étant immobilisé par une avarie.

HMS Seahorse

La 11th Submarine Flottilla stationnée à Chatham comprend elle aussi huit sous-marins type S, les HMS Seahorse Starfish Snapper Sahib Saracen Scythian Sea Devil et Spearfish.

Si le premier nommé est immobilisé pour un grand carénage qui doit normalement s’achever à la fin du mois d’octobre, le Starfish à l’entrainement passe en un clin d’oeil en patrouille de guerre, recevant l’ordre d’attaquer tout navire de guerre ou sous-marin allemand.

Le Snapper est de retour de patrouille et devra donc comme le Seawolf attendre un peu avant de courir sus à l’ennemi. Le Sahib, le Sea Devil et le Saracen sont à quai mais seuls les deux premiers sont opérationnels, le second étant immobilisé par une avarie mécanique. Même situation pour le Spearfish lui aussi en avarie.

Le Scythian faisait une escale discrète à Den Helder, la grande base métropolitaine de la Koninklijke Marine, la marine royale néerlandaise après un exercice où «officiellement» _les guillemets sont importants_ La Haye n’à en aucun cas pris part. Il doit rentrer à Chatham pour se ravitailler et partir au combat.

Des navires légers doivent aussi être engagés notamment dans des missions d’escorte et pour cela la Royal Navy tout comme la Royale sont nettement mieux équipés qu’en septembre 1939.

Il faut néanmoins tempérer cette information par le fait que l’équipement et l’entrainement même poussé ne remplace par l’expérience du conflit.

Dans ce domaine les britanniques possèdent des sloops (équivalent de nos avisos), des corvettes, des frégates et des destroyers légers, un panel de moyens adaptés aux missions d’escorte, de patrouille et de combat.

Dans le domaine des sloops on trouve cinq unités de classe Kingfisher (Kingfisher et Puffin à Devonport, Kittawake Sheldrake et Widgeon à Faslane), les trois unités de classe Bittern (Bittern Enchantress et Stork à Chatham), le Pelican de classe Egret et surtout les unités de Classe Black Swan et Improved Black Swan.

A Devonport on trouve le HMS Flamingo (en réparations), le Erne le Lapwing et le Magpie (A la mer), le Wild Goose (en ravitaillement), les Wren Lark Pleasant Medpole et Chanticleer (à quai), le Crane (à la mer), le Kitte et le Woodcock (entretien à flot), le Peacock et le Sparrow escortent un convoi transmanche, le Starling est en patrouille en Manche, l’Amethyst est en avarie de propulsion.

Les autres Black Swan sont stationnés à Faslane et à Harwich, ils vont donc être engagés qu’indirectement dans la Campagne de Norvège.

En ce qui concerne les corvettes de classe Flower on trouve plusieurs flottilles d’escorte. Si les 1stet 5th Escort Flottilla stationnées à Portland et Douvres ne sont pas directement concernées par la campagne qui nous intéresse, la 3rd Escort Flottilla stationnée à Chatham sur la côte orientale de la Grande-Bretagne va être pleinement engagée dans la dite campagne.

Quand éclate le second conflit mondial, trois unités de la 3rd EF sont à la mer (Aconite Asphodel Bergamot), deux sont indisponibles à quai pour entretien et avarie (Balsam Alisma) et trois sont à quai (Aster Azalea Bittersweet)

La 5th Escort Flottilla (5th EF) stationnée à Douvres, la 7th Escort Flottilla (7th EF), la 9th Escort Flottilla (9th EF) _toutes deux stationnées à Faslane_ ne sont pas engagées en Norvège mais plutôt pour l’escorte de convois transatlantiques. Même chose pour la 11th EF basée à Portland.

Les frégates de classe River sont réparties en quatre flottilles d’escorte, la 2nd EF basée à Devonport, la 4th EF à Faslane, la 6th EF à Gibraltar et la 8th EF aux Bermudes.

Seules les deux premières vont être engagées en Norvège pour escorte les convois transportant les troupes du CEFAN puis les convois de ravitaillement et hélas les navires évacuant les troupes qu’elles soient françaises, britanniques, polonaises, canadiennes et norvégiennes.

La 2nd Escort Flottilla (2nd EF) basée à Devonport comprend huit unités, deux indisponibles (Barn Ettrick), quatre à quai (Ballindery Dart Itchen Exe) et deux en mer (Chelmer Derg)

La 4th Escort Flottilla (4th EF) basée à Faslane comprend huit unités, une unité à la mer (Rebble), des unités indisponibles (Kale Nith Rothen) et les autres à quai (Spey Ness Jade).

Les destroyers légers de type Hunt sont également engagés en Norvège à la fois pour escorter des navires que pour combattre les unités légères allemandes.

Le HMS Albrighton (L-12) type Hunt I

La 11th Destroyer Flottilla (11th DF) stationnée en temps de paix à Portsmouth va être engagée dans les eaux scandinaves même si tous les navires n’étaient pas disponibles au 5 septembre 1948.

Si le HMS Atherstone est immobilisé pour un carénage tout comme le Cleveland, le Berkeley à l’entrainement interrompt son exercice pour se ravitailler et être engagé au combat. L’Eglinton se ravitaille pour être engagé au combat. En revanche les HMS Cattistock et Exemoor sont à quai attendant l’ordre d’engagement.

La 13th DF stationnée à Gibraltar et la 17th DF stationnée à Malte ne sont naturellement pas engagées tout comme la 14th DF elle aussi stationnée à Portsmouth, la 15th DF stationnée à Devonport et la 20th DF stationnée à Portland.

La 16th DF stationnée en temps de paix à Portsmouth va elle connaître le combat en Norvège. Au 5 septembre 1948, trois unités sont à quai (Zetland Chiddingfold Croome), deux immobilisées pour un grand carénage qui doit s’achever fin septembre (Tetcott) et en octobre (Cowdray), ne laissant que l’unique Southwold à la mer pour entrainement, le navire ralliant son port d’attache pour se ravitailler.

Des dragueurs de mines sont également employés d’abord pour protéger les ports et les bases britanniques puis les accès aux ports norvégiens.

Des dragueurs de la 1st Minesweeping Flottilla basée à Rosyth et la 8th Minesweeping Flottilla basée à Chatham vont être engagés en mer du Nord contre une arme au rapport coût/efficacité imparable.

Des navires de soutien vont également être engagés qu’il s’agit d’unités de la Royal Fleet Auxiliary (RFA) ou de la Royal Navy.

On trouve d’abord des pétroliers comme les Cairndale War Brahim War Sepoy Appleleaf et Brambleleaf Black Ranger stationnés à Rosyth tout comme les War Krishna Blue Ranger et Celerol mouillés à Scapa Flow ou encore les Cedardale Eaglesdale Prestol Green Ranger et Rapidol stationnés à Chatham.

La citerne à eau Freshpond stationnée à Rosyth pourrait rallier la Norvège pour ravitailler navires et troupes déployées. On trouve également à Rosyth le cargo rapide Fort Beauharnais, un transport de produits pétroliers le Petrella et un transport de charges le RFA Bacchus. En revanche le navire-hôpital RFA Maine (IV) est stationné à Chatham.

On trouve également les ravitailleurs de sous-marins HMS Forth Medway Hazard Shearwater mais aussi le ravitailleur de destroyers HMS Woolwich.

Les mouilleurs de mines vont également avoir un rôle à jouer. Si les unités de classe Linnet vont se contenter de mouiller des champs de mines défensifs pour protéger les accès aux ports et bases navales en revanche deux unités de classe Abdiel (Abdiel à Chatham et Latonna à Rosyth) vont être engagées en Norvège comme mouilleur de mines et comme transport de troupes rapide.

HMS Albatross ex-HMAS Albatross

Le ravitailleur d’hydravions HMAS Albatros alors en travaux va être transformé en navire-atelier, son homologue Pegasus ne quittant plus Scapa Flow. Le Manela lui va rallier la Norvège comme bâtiment de soutien. Même chose pour le HMS Unicorn qui sert de transport d’avions avant de devenir un porte-avions conventionnel au moment de l’évacuation des troupes alliées de Norvège.

La Fleet Air Arm (FAA) est naturellement engagée en Norvège avec les hydravions embarqués sur les croiseurs et les cuirassés (1stet 3rd Seaplane Group) mais aussi les groupes aériens des porte-avions envoyés dans les eaux norvégiennes.

Supermarine Seafire

A bord du HMS Formidable on trouve le 3rd Carrier Air Group (deux squadrons de chasse numérotées 806 et 808 volant sur Seafire Mk VII, deux squadrons de bombardement-torpillage numérotés 809 et 811 avec des Fairey Barracuda et deux squadrons de bombardement en piqué numérotés 813 et 815 avec des Douglas Dauntless).

Comme le HMS Victorious n’est pas immédiatement engagé en Norvège, son groupe aérien, le 5th CAG va d’abord resté l’arme au pied, en profitant pour peaufiner son entrainement et sa préparation.

Fairey Barracuda « Ugly but effective »

Ce groupe aérien est composé de deux squadrons de chasse (812 et 814 avec des Seafire), deux squadrons de bombardement-torpillage (817 et 819 avec des Barracuda) et deux squadrons de bombardement en piqué (821 et 823 avec des Dauntless)

Le HMS Malta était comme nous l’avons vu à l’entrainement en mer d’Irlande. Il interrompt son exercice pour rallier Faslane pour ravitaillement puis appareiller le 8 septembre 1948 pour Scapa Flow avant de nouvelles opérations.

Douglas Dauntless

A son bord se trouvait le 7th CAG composé de quatre squadrons de chasse (818 820 822 et 824 volant sur Seafire Mk V), de deux squadrons de bombardement-torpillage (825 et 827 volant sur Fairey Barracuda), un squadron de reconnaissance le squadron 826 volant sur Blackburn Buccaneer et deux squadrons de bombardement en piqué, les squadrons 829 et 831 volant sur Douglas Dauntless.

Enfin son sister-ship le HMS Hermes à quai à Faslane. Il va appareiller le lendemain avec à son bord le 11th Carrier Air Group (11th CAG) composé lui aussi de quatre squadrons de chasse volant sur Seafire (squadrons 838 840 842 et 844), de deux squadrons de bombardement-torpillage volant sur Fairey Barracuda (squadrons 841 et 843), deux squadrons de bombardement en piqué volant sur Douglas Dauntless (squadrons 845 et 847) et un squadron Blackburn Buccaneer de reconnaissance (squadron 846).

La marine britannique va également combattre au sol en engageant la 1st Naval Brigade-Royal Marines Light Infantry, une brigade de combat composée d’un état-major, d’une compagnie de commandement et de soutien, d’une compagnie de soutien logistique, d’une compagnie de transmissions, de trois bataillons d’infanterie et d’un bataillon d’appui disposant de mortiers lourds, de mitrailleuses, de canons antichars et d’éclaireurs les fameux Royal Marines Scout.

Au 5 septembre 1948 cette brigade n’est pas complètement opérationnelle avec le 1er bataillon totalement opérationnel, le 3ème bataillon à 75% et le 5ème bataillon qui n’existe encore que sur le papier, le bataillon d’appui étant opérationnel à 60%.

Après avoir envisagé d’attendre, la brigade va être engagée au fur et à mesure des disponibilités, les hommes de la 1ère brigade navale mettant le pied dans la porte pour faciliter le débarquement des unités de l’armée de terre.

Royal Air Force (RAF)

Dès l’annonce de l’agression allemande contre une puissance neutre l’armée de l’air britannique va jeter tout son poids dans la bataille.

C’est d’abord le Coastal Command qui fait décoller avions de patrouille maritime et hydravions pour retrouver les groupes occasionnels allemands en vue de les attaquer directement ou de guider les navires de surface et les sous-marins qu’ils soient britanniques ou français.

On raconte ainsi mais c’est peut être une légende que des équipages écossais du Coastal Command ignoraient volontairement les navires de la Royal Navy au profit de ceux de la Royale au nom de la Auld Alliance !

Vickers Wellington Mk II

Pour le front qui nous concerne le Coastal Command peut engager les gros quadrimoteurs Consolidated Privateer du squadron 132, les bimoteurs Vickers Wellington des squadron 206 et 220, les bimoteurs Blackburn Buccaneer du squadron 608 ou encore les Lockheed Hudson du squadron 269.

Bristol Beaufort

On trouve également les bombardiers-torpilleurs Bristol Beaufort du squadron 131, les chasseur-bombardiers Bristol Beaufighter du squadron 133, les hydravions Consolidated Catalina des squadrons 209 et 212 ou encore les Short Sunderland du squadron 210.

A cela s’ajoute les moyens du Bomber Command. Même si le commandement du bombardement était dans une optique tout ou rien avec une offensive de bombardement stratégique sur l’Allemagne elle ne peut se dérober à des missions plus tactiques.

En liaison avec l’Armée de l’Air, les bombardiers moyens et lourd de la RAF vont être engagés contre les ports allemands, les infrastructures de transport mais aussi les villes danoises et norvégiennes aux mains des allemands.

Des unités de chasseur-bombardiers vont opérer rapidement depuis le territoire norvégien aux côtés d’unités de chasse fournies par le Fighter Command. Ce dernier fût d’abord réticent craignant de priver le territoire britannique d’une couverture aérienne efficace contre une aviation allemande que l’on ne sous-estimait pas (voir même dont on surestimait les capacités en raison d’une habile propagande).

En ce qui concerne le Bomber Command, ce dernier rassemblait en Métropole pas moins de huit wings (escadres) de bombardement lourd :

Avro Lancaster

-1st Heavy Bomber Wing (Avro Lancaster) : squadron 53 59 et 82

-3rd Heavy Bomber Wing (Avro Lancaster) : squadron 107 110 et 114

-5th Heavy Bomber Wing (Avro Lancaster) squadron 10, 51 et 58

-7th Heavy Bomber Wing (Avro Lancaster) squadron 77 78 et 102

-9th Heavy Bomber Wing (Handley-Page Halifax): squadron 75, 185 et 226

-11th Heavy Bomber Wing (Handley-Page Halifax) : squadron 90,101 et 139

Short Stirling

-13th Heavy Bomber Wing (Short Stirling) : squadron 150 609 218

-15th Heavy Bomber Wing (Short Stirling) squadron 207 610 613

Tous ces unités ne vont pas opérer en même temps, les britanniques comme les français sachant parfaitement que le conflit qui débute allait être un combat à mort et non une guerre où tout pouvait se terminer par un accord à l’amiable.

Aux côtés de ses escadres de bombardement lourd on trouve des escadres de bombardiers moyens, des Medium Bomber Wings. Signe qui ne trompe pas on n’en trouve que quatre :

-1st Medium Bomber Wing (Vickers Wellington) : squadron 9 38 et 115

-3rd Medium Bomber Wing (Vickers Wellington): squadron 37 99 et 148

-5th Medium Bomber Wing (Vickers Wellington) : squadron 149 214 et 215

Martin Baltimore

-7th Medium Bomber Wing (Martin 187 Baltimore) : squadron 18 21 et 57

Si les bombardiers lourds frappaient généralement les infrastructures et les ports, les bombardiers médians intervenaient davantage en soutien des troupes sur le champ de bataille. C’était bien entendu en théorie, en pratique les frontières étaient particulièrement floues.

Si les HBW et les MBW opéraient depuis la Grande-Bretagne en revanche les squadrons détachés en Norvège fournis par les Tactical Air Wing (TAW) vont opérer depuis le sol norvégien, généralement des terrains sommairement aménagés voir des lacs gelés, les principaux aérodromes ayant été soit pris par les allemands ou tellement bombardés qu’ils étaient totalement hors service.

Hawker Typhoon

Deux squadrons de Hawker Typhoon vont ainsi opérer depuis le sol de la Norvège, les Squadrons 12 et 15 fournis respectivement par les 1stet 5th TAW.

En ce qui concerne la chasse on trouve le squadron 601 équipé de De Havilland Mosquito F. Mk IV, le squadron 66 volant sur des «chasseurs de reconnaissance», des Supermarine Spitfire Mk VII, le squadron 72 volant sur Spitfire Mk VIII et le squadron 603 sur Spitfire Mk V.

Supermarine Spitfire Mk V

Si l’Army Cooperation Command n’engage pas d’unités en Norvège, le Transport Command va participer à des missions de transport de troupes, de transport de matériel et d’évacuation de blessés. Pour cela le commandement du transport aérien bénéficie des unités suivantes :

-1st Tactical Transport Wing : Squadron 254 (Vickers Valetta Mk I) Squadron 255 (Douglas DC-3) et Squadron 256 (Avro York)

-3rd Tactical Transport Wing : Squadron 257 (Vickers Valetta Mk I) Squadron 258 (Handley-Page Hasting) et Squadron 259 (Vickers VC-1)

British Army

La British Army est davantage en retrait que ces homologues de l’air et de mer pour la simple et bonne raison que son rôle est différent et surtout limité.

Si la RAF peut s’engager dans une campagne de longue haleine avec ses bombardiers, si la RN peut rendre la vie impossible à la navigation allemande entre l’Allemagne et ses conquêtes l’armée de terre n’à pas ce luxe.

Pour montrer aux landser de quel bois les tommies se chauffent le gouvernement britannique met au pot les unités suivantes :

-52nd (Lowland) Infantry Division

-53rd (Welsh) Infantry Division

Char médian A-27M Cromwell

-5th Independent Armoured Brigade (deux régiments de chars moyens Cromwell et Valentine II, un bataillon de chars lourds Churchill)

-Un régiment antichar équipé de canons de 17 livres (24 pièces) fourni par le 1st Royal Artillery Support Group. Ultérieurement des éléments du 3rd RSAG viendront en renfort de leurs collègues du 1st RSAG.

-Des unités de DCA fournies par la 1st Anti-Aircraft Division et du génie.

-A cela s’ajoute la Task Force Vimy, l’élément précurseur de la 2nd Canadian Division qui ne fût finalement pas engagée, les alliés estimant que cela serait un gaspillage de moyens.

Grande Bretagne (31) Croiseurs lourds (2)

Croiseurs lourds classe York

Toujours plus avec moins

Comme nous l’avons vu à plusieurs reprises, les britanniques avaient des besoins en croiseurs différents des américains et des japonais.
Là où Tokyo et Washington avaient besoin d’éclaireurs puissants pouvant participer à la bataille décisive imaginée du côté des Phillipines, Londres avait besoin d’un grand nombre de croiseurs pour couvrir ses lignes de communication qui s’étendaient sur le monde telle une toile d’araignée.
Voilà pourquoi les croiseurs lourds de classe County ne plaisaient guère aux amiraux britanniques qui les avaient construit plus pour répondre aux autres pays que pour satisfaire un besoin national.
A cela s’ajoutait des problèmes budgétaires qui rendaient délicat tout investissement dans le domaine militaire, le pacifisme étant aussi présent dans l’opinion britannique que dans l’opinion publique française.
Aussi après la construction des treize County (quinze étaient prévus à l’origine), la Royal Navy étudia des modèles plus petits, déplaçant 8500 tonnes au lieu de 10000 tonnes avec un armement réduit à six canons de 8 pouces au lieu de huit.
Sept croiseurs de ce type furent initialement prévus mais au final seulement deux furent construits, les HMS York et Exeter étant les derniers croiseurs lourds type Washington construits pour la marine britannique.

Carrière opérationnelle

Le HMS York

Le HMS York

-Le HMS York est mis sur cale aux chantiers navals Palmers Shipbuilding & Iron Company de Jarrow le 18 mai 1927 lancé le 17 juillet 1928 et mis en service le 1er mai 1930.
Après une brève affection au 2nd Cruiser Squadron de la Home Fleet, le York rejoint les Bermudes, base principale de l’American & West Indies Station où il intègre le 8th Cruiser Squadron en compagnie du Berwick.
Mis à part un déploiement méditerranéen en 1935/36 lors de la guerre entre l’Italie et l’Abyssinie, le croiseur reste déployé dans les Antilles jusqu’à la guerre de Pologne, période durant laquelle il couvre depuis Halifax les convois amenant troupes canadiennes, matériel et produits divers en Europe tout en chassant les raiders allemands.
Il retourne le conflit terminé aux Bermudes où il va rester déployé jusqu’en 1945 date à laquelle il rejoint Freetown et la West African Station.
Si le HMS Berwick est refondu en 1947/48 à Gibraltar, le York est transformé en 1945/46, travaux devant lui permettre de servir une dizaine d’années en plus.
Quand le second conflit mondial éclate, le York est prêt depuis la future capitale de la Sierra Léone à lancer des patrouilles anti-raiders, bien aidé par le porte-avions HMS Colossus.

Le HMS Exeter

Le HMS Exeter

-Le HMS Exeter est mis sur cale à l’Arsenal de Devonport le 1er août 1928 lancé le 18 juillet 1929 et mis en service le 27 juillet 1931.
Après avoir passé quatre ans au sein de l’Atlantic Fleet/Home Fleet intégré au 2nd Cruiser Squadron, le dernier croiseur lourd construit pour la Royal Navy est redéployé aux Antilles (American & West Indies Station) même si il effectue des incursions en Méditerranée en 1935/36 durant la guerre italo-ethiopienne qui faillit provoquer un conflit entre Rome et Londres.

Quand la guerre de Pologne éclate en septembre 1939, il appartient à une South American Division en compagnie du croiseur lourd HMS Cumberland et du croiseur léger HMS Ajax, cette division étant aussi connue sous le nom de 2nd Cruiser Squadron.
Il s’illustre durant la bataille du Rio de Plata quand l’Exeter associé à l’Ajax et au Leander de la marine néo-zélandaise (officiellement New Zealand Division of the Royal Navy, la RNZN ne voyant le jour qu’en 1944) affronte le cuirassé de poche Admiral Graf Spee. Le croiseur lourd est sévèrement endommagé et il va subir une très longue remise en état avant d’être à nouveau opérationnel.
Au printemps 1940, la force de croiseur est réorganisée. Un 11th Cruiser Squadron est formé par les croiseurs lourds Cumberland et Exeter. Cette division est stationnée aux Antilles aux Bermudes au sein de l’American & West Indies Station en compagnie du 8th Cruiser Squadron et jusqu’en 1945 quand le 8th CS est redéployé à Freetown au sein de la West African Station.
En septembre 1948, la composition du 11th Cruiser Squadron est différente avec l’Exeter, le Devonshire et le Sussex.
L’Exeter subit des travaux importants aux Bermudes en 1946/47, un renforcement de ses structures, une modernisation de sa propulsion, un renforcement de sa DCA et l’embarquement de radars.
Quand le conflit éclate le 5 septembre 1948, le croiseur est à la mer pour entrainement. Il rallie son port d’attache pour se ravitailler (carburant, vivres, munitions) puis reprend la mer dès le 7 pour sa première patrouille anti-raiders du conflit.

HMS York schéma
Caracteristiques Techniques
Déplacement : standard 8500 tonnes (8390 pour l’Exeter) pleine charge 10350 tonnes (10410 tonnes)
Dimensions : longueur hors tout 175.25m (164.6m entre perpendiculaires) largeur 17.67m tirant d’eau 6.17m
Propulsion : turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par huit chaudières Amirauté dévellopant 80000ch et entrainant quatre hélices
Performances : vitesse maximale 32.25 noeuds distance franchissable 10000 miles nautiques à 14 noeuds
Protection : ceinture 76mm pont inférieur environ 25mm soutes à munitions 102mm tourelles 20 à 40mm
Armement : six canons de 203mm en trois tourelles doubles (deux avant une arrière), quatre canons de 102mm antiaériens en affûts simples, huit affûts quadruples de 12.7mm remplacés ensuite par vingt-quatre canons de 20mm en affûts doubles et six tubes lance-torpilles en deux plate-formes triples.
Aviation : une catapulte avec un ou deux hydravions
Equipage : 623 officiers et marins (630 pour l’Exeter)
Croiseurs lourds classe Admiral

Finalement de nouveaux croiseurs lourds

Comme nous l’avons vu à plusieurs reprises, le croiseur lourd type Washington n’était pas en odeur de sainteté dans les bureaux de l’état-major de la marine britannique qui le trouvait trop gros pour ses besoins.

Es-ce pour cela que les County étaient considérés comme les moins bien réussis de tous les croiseurs lourds à canon de 203mm ?

En tout cas, à la fin des années trente, la marine britannique s’est faite sa religion sur le sujet. No more heavy cruiser plus de croiseurs lourds. Place au croiseur léger à canon de 152mm jugé plus économique et tout aussi efficace.
Ce choix n’est pas incensé (les premiers RETEX du conflit montrant que l’obus de six pouces avait une efficacité proche de celui de huit pouces) mais face à une marine allemande construisant de nombreux croiseurs lourds (sans compter l’apport à la défense de la Méditerranée contre l’Italie et de l’Extrême-Orient contre le Japon), il n’est pas concevable d’abandonner le Heavy Cruiser.
Mieux après avoir tenté le concept du petit croiseur lourd avec six canons de huit pouces, la Royal Navy rallie les nouveaux standards du croiseurs lourds que l’on peut classer dans la troisième génération avec les Baltimore américains, les Graf Spee allemands et les Saint Louis français.
Les croiseurs lourds de classe Admiral vont ainsi déplacer 17000 tonnes, filer à 33 noeuds avec un armement principal composé de neuf canons de 203mm semi-automatiques en trois tourelles triples (deux avant et une arrière), seize canons de 102mm en affûts doubles, une DCA légère, des tubes lance-torpilles, des radars et toujours une catapulte avec deux hydravions.
Quatre navires sont initialement prévus, des navires baptisés Cornwallis Blake Albemarle Hawke qui sont tous en service en septembre 1948. Quatre autres s’ajoutent (Raleigh Drake Malborough Blenheim) mais seuls les deux premiers sont en service, les deux derniers étant en achèvement à flot.
Aucun croiseur lourd n’est prévu dans les programmes de guerre, le délai d’achèvement étant jugé trop long pour rendre rentable la construction de croiseurs de ce type.
Carrière opérationnelle
-Le HMS Cornwallis est mis sur cale au Portsmouth Royal Dockyard le 4 septembre 1943 lancé le 14 mars 1945 et admis au service actif le 8 juillet 1946.
Dès sa mise en service, il est affecté à la Home Fleet au sein du 10th Cruiser Squadron qu’il forme à Rosyth en compagnie de ses sister-ship Blake et Albermale.
Quand le second conflit éclate, le croiseur est immobilisé au Rosyth Royal Dockyard pour son premier grand carénage.
Mis au sec depuis mai 1948, il ne devait pas être disponible avant le printemps mais en raison du conflit, les travaux non urgents sont reportés et le croiseur est remis en service à la fin du mois de septembre. Il ne tarde pas à être engagé en Norvège dans la première campagne du conflit.
-Le HMS Blake est mis sur cale au Rosyth Royal Dockyard le 17 octobre 1943 lancé le 8 mai 1945 et mis en service le 2 septembre 1946.
Affecté au 10th CS, le croiseur était disponible le 5 septembre 1948. Il reçoit l’ordre d’appareiller le plus rapidement possible pour trouver et détruire tous les navires allemands civils et militaires.
-Le HMS Albemarle est mis sur cale au Devonport Royal Dockyard le 4 novembre 1943 lancé le 17 juin 1945 et mis en service le 8 novembre 1946.
Avec sa mise en service, le 10th CS est au complet dans sa nouvelle composition. Le 5 septembre 1948, le croiseur lourd effectuait une école à feux dans les Orcades.
A l’annonce des bombardements allemands, l’entrainement est annulé, le croiseur se ravitaille en mer auprès d’un pétrolier de la Royal Fleet Auxiliary, charge vivres et munitions à Rosyth avant de prendre la mer pour traquer les navires allemands qu’ils soient de guerre ou de commerce.
-Le HMS Hawke est mis sur cale au Chatham Royal Dockyard le 8 décembre 1943 lancé le 2 septembre 1945 et mis en service le 14 février 1947.
A la différence des trois premiers Admirals, le Hawke est déployé en Méditerranée au sein du 1st Cruiser Squadron en remplacement du Devonshire qui va rallier le 11th CS dans les Antilles.
Basé à Alexandrie, le croiseur lourd était en patrouille au large des côtes de l’Afrique Septentrionale Italienne (actuelle Libye) quand le second conflit mondial éclate. Il reçoit des consignes de vigilances avant de se ravitailler le lendemain et de patrouiller dans le golfe de Syrte, attendant de régler son attitude sur celle des italiens.
-Le HMS Raleigh est mis sur cale au Portsmouth Royal Dockyard le 4 mai 1945 lancé le 10 novembre 1946 et mis en service le 14 mars 1948.
Il rallie dès sa mise en service la Méditerranée où il remplace au sein du 1st Cruiser Squadron le Shropshire qui rejoint Freetown et la West African Station.
Au 5 septembre 1948, le croiseur lourd était amarré à Alexandrie. Il devait relever le Hawke à la fin de sa patrouille prévue le 10 mais avec le conflit, le croiseur lourd est mis en alerte en attendant de savoir quelle attitude Mussolini allait adopter.
-Le HMS Drake est mis sur cale au Rosyth Royal Dockyard le 4 juillet 1945 lancé le 22 décembre 1946 et mis en service le 2 mai 1948.
Il rejoint ses sister-ship Hawke et Raleigh en Méditerranée au sein du 1st Cruiser Squadron où il relève le Sussex qui rejoint les Antilles au sein du 11th Cruiser Squadron.Le 5 septembre 1948, il à quai en compagnie du Raleigh. Mis en alerte, il se tient prêt à toute éventualité.

-Le HMS Marlborough est mis sur cale au Devonport Royal Dockyard le 14 octobre 1945 lancé le 8 septembre 1947. Il était en achèvement à flot quand le conflit éclate. Initialement il était prévu de l’affecter en Extrême-Orient mais avec le début de la guerre en Europe, il est probable qu’il restera affecté à la Home Fleet.
-Le HMS Blenheim est mis sur cale au Chatham Royal Dockyard le 2 décembre 1945 lancé le 20 novembre 1947. Il était en achèvement à flot quand le conflit éclate. Initialement il était prévu de l’affecter en Extrême-Orient mais avec le début de la guerre en Europe, il est probable qu’il restera affecté à la Home Fleet.

Carrière opérationnelle
Déplacement : standard 15000 tonnes Pleine Charge : 18000 tonnes

Dimensions : longueur : 205m largeur : 20m Tirant d’eau : 5.80m

Propulsion : 4 turbines Parson alimentées par 8 chaudières Amirauté suralimentées dévellopant une puissance totale de 130000 ch et actionnant 4 hélices

Performances : Vitesse maximale : 34 noeuds Distance Franchissable : 9800 miles nautiques à 15 noeuds

Protection : Ceinture 185mm Pont supérieur 85mm Pont inférieur 50mm Tour 90mm
Blockaus 215mm Tourelles : 95mm pour la face 70mm pour le toit et les côtés

Electronique : un radar de veille aérienne lointaine, un radar de veille surface, deux radars pour la conduite de tir de l’artillerie principale, deux radars de conduite de tir pour l’artillerie secondaire
différents systèmes de transmission

Armement : neuf canons de 8 pouces (203mm) Mark X groupés en trois tourelles triples Mark III (deux avant et une arrière), seize canons de 102mm QF Mark IV en huit affûts doubles, seize canons Bofors de 40mm en quatre affûts quadruples, vingt-quatre canons Oerlikon de 20mm en affûts simples, six tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes triples

Aviation : une catapulte et deux hydravions Supermarine Walrus

Equipage : 780 officiers et marins