Pologne et Pays Neutres (39) Portugal (19)

Navires de surface

-Croiseurs

Le HMS Arethusa. On peut dire que le Vasco da Gama est son cousin (mais pas sa copie)

Le croiseur léger Vasco da Gama mis en service en septembre 1945 est naturellement le navire-amiral de la marine portugaise. Inspiré des unités britanniques de classe Arethusa, ce navire déplace 5200 tonnes (6400 tonnes), mesure 150m de long pour 15m de large et 5m de tirant d’eau.

Propulsé par des turbines à engrenages et des chaudières à vapeur surchauffée, le nouveau fleuron de la marine lusitanienne peut filer à 32 nœuds grâce à ses 60000ch.

Légèrement protégé (ceinture de 75mm, ponts blindés 15 et 25mm), ce croiseur était armé de trois tourelles doubles de 152mm (deux avant et une arrière), quatre affûts doubles de 102mm installés latéralement, huit canons de 40mm Bofors en quatre affûts doubles, douze canons de 20mm Oerlikon, deux plate-formes triples lance-torpilles de 533mm. Il dispose d’une catapulte pouvant mettre en œuvre un ou deux Supermarine Walrus.

Ce croiseur léger n’aura pas l’occasion de combattre durant le second conflit mondial neutralité portugaise oblige. Modernisé entre 1958 et 1960 en Grande-Bretagne, le Vasco da Gama est désarmé en 1973 puis démoli.

-Destroyers

Le destroyer portugais Douro photographié après guerre ce qui explique la présence d’une immatriculation permanente

-La marine lusitanienne possède en septembre 1948 neuf destroyers assez modernes. La première classe, la Classe Douro (classe Vouga au Portugal) se compose de cinq navires mis en service en 1933 (Lima Vouga), en 1935 (Dao Tejo) et 1936 (Douro).

A noter que deux navires initialement mis sur cale pour la marine portugaise ont été revendus à la marine colombienne.

Ces navires sont semblables à tous les destroyers construits depuis l’après première guerre mondiale avec un déplacement de 1105 tonnes standard (1407 tonnes à pleine charge), une longueur de 98.48m pour une largeur de 9.50m et un tirant d’eau de 2.59m.

Ses turbines à engrenages et ses chaudières à vapeur permettent à ces navires de filer à 36 nœuds grâce à une puissance de 33000ch.

Son armement d’origine se compose de quatre canons de 120mm en affûts simples sous masque (deux avant deux arrières), trois canons de 40mm Vickers, huit tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes quadruples et jusqu’à 20 mines. Son équipage se compose de 147 officiers et marins.

Si le Dao non-modernisé est désarmé dès 1959, les autres sont désarmés en 1965 (Lima), 1967 (Vouga) et 1969 (Tejo Dourou) après avoir été modernisés, recevant radar, sonar, mortier ASM et une DCA digne de ce nom, l’armement final se composant de deux canons de 120mm, un mortier ASM Squid, deux plate-formes triples lance-torpilles ASM, huit canons de 40mm en deux affûts doubles mais ils perdent leur capacité de mouillage de mines.

-Les quatre unités de la Classe Guadiana (Guadiana Tamega Fulminante Belem) sont dérivés des précédents plus lourds et moins rapides. Ils sont mis en service respectivement en 1941, 1942 et 1943 pour les deux derniers.

Ces navires déplacent 1300 tonnes standard (1695 tonnes à pleine charge), une longueur de 102m pour une largeur de 10m et un tirant d’eau de 3.50m.

Ses turbines à engrenages et ses chaudières à vapeur permettent à ces navires de filer à 34.5 nœuds grâce à une puissance de 34500ch.

Son armement d’origine se compose de quatre canons de 120mm en affûts simples sous masque (deux avant deux arrières), six canons de 40mm Bofors en trois affûts doubles et quatre canons de 20mm Oerlikon, huit tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes quadruples et à la place d’une capacité de mouillage de mines deux grenadeurs de sillage avec 24 projectiles. Son équipage se compose de 152 officiers et marins.

Ces navires subissent la même modernisation que les unités de la classe Douro et vont servir jusqu’en 1970/71 quand elles sont désarmées et démolies.

-Torpilleurs

Les torpilleurs légers de la Classe Zezere reprennent les noms des torpilleurs de 250 tonnes cédés par l’Autriche-Hongrie au titre des dommages de guerre. Ces navires sont mis en service en 1944 ( Zezere Ave Cavado) 1945(Sado Liz) et 1946 (Mondego).

Ces navires sont de conception portugaise avec néanmoins une influence anglaise (Hunt) et française (classe Le Fier).

Ils déplacent 1000 tonnes (1350 tonnes à pleine charge), mesurant 92m de long pour 10m de large et un tirant d’eau de 3.25m.

Son appareil propulsif (turbines à engrenages et chaudières à vapeur) développe 27000ch lui permettant d’atteindre une vitesse de 30 nœuds. Ils ne possèdent aucune protection en dehors de soutes et d’un appareil propulsif blindé.

L’armement se compose de trois canons de 102mm en affûts simples sous masque (deux avant et un arrière), quatre canons de 40mm Bofors, quatre tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes doubles, deux grenadeurs de sillage. L’équipage se compose de 124 officiers et marins.

Contrairement aux destroyers, les torpilleurs ne sont pas modernisés en raison d’une instabilité et surtout de la faiblesse des marges de manœuvre. Ils sont désarmés respectivement en 1962 (Zezere Cavado), en 1963 (Aveg), en 1964 (Sado Mondego) et en 1965 (Liz) puis démolis.

-Avisos

-L’aviso Republica mis en service en 1915 au sein de la marine britannique est cédé à la marine portugaise après le premier conflit mondial. Déplaçant 1250 tonnes (1350 tonnes à pleine charge), mesurant 81.7m de long pour 10.2m de large avec un tirant d’eau de 3.40m.

Sa puissance propulsive de 2000ch lui permet d’atteindre la vitesse maximale de 16 nœuds, son armement se composant de deux canons de 102mm, deux canons de 76mm et quatre canons de 37mm. Son équipage se composait de 137 officiers et marins.

Après une longue carrière notamment outre-mer, l’aviso est désarmé machines usées en 1961 avant d’être démoli.

Gonçalvo Velho

-Les deux unités de la Classe Gonçalvo Velho (Gonçalvo Velho Gonçalves Zarco) sont mises en service en 1933. Ces unités sont désarmées respectivement en 1963 et 1966.

Ces navires déplacent 950 tonnes (1414 tonnes à pleine charge), une longueur de 81.7m pour une largeur de 10.8m et un tirant d’eau de 3.43m. Grâce à sa puissance propulsive de 2000ch, ils peuvent atteindre la vitesse de 16.5 nœuds. Son armement se composait de trois canons de 120mm et de quatre canons de 40mm.

Pedro Nunes

-Les deux unités de la Classe Pedro Nunes (Pedro Nunes Joao de Lisboa) sont mises en service respectivement en 1935 et 1937. Ces navires ont connu une très longue carrière puisque le premier transformé en navire-atelier en 1965 est désarmé et démoli en 1980 alors que le seconde devenu bâtiment-base de sous-marins en 1969 à quitté le service actif en 1981. Ils sont été tous les deux démolis.

Du temps de leur carrière d’aviso, les unités de classe Pedro Nunes déplaçaient 960 tonnes (1220 tonnes à pleine charge), mesuraient 68m de long pour 9.98m de large et un tirant d’eau de 2.84m, une puissance propulsive de 2400ch leur permettant d’atteindre 16.5 nœuds. Leur armement se composait initialement de deux canons de 120mm, deux canons de 76mm et quatre canons de 40mm. L’équipage se composait de 138 officiers et marins.

Afonso Albuquerque

-Les deux unités de la Classe Afonso Albuquerque (Afonso Albuquerque Bartolomeu Dias) sont elles mises en service en 1935.

La première est endommagé en Inde où elle était déployée lors d’un incident de frontière en 1965. Echouée, elle finit par être démolie par les effets de la nature. La seconde unité va opérer dans les guerres coloniales portugaises (1961-1974) notamment au Mozambique jusqu’à son désarmement survenu en 1969.

Elles déplacent 1788 tonnes (2480 tonnes à pleine charge) pour une longueur de 103.2m, une largeur de 13.5m et un tirant d’eau de 3.83m. Sa puissance propulsive de 8000ch lui permet d’atteindre la vitesse honorable pour un navire de ce type de 21 nœuds.

L’armement était particulièrement puissant avec 4 canons de 120mm (remplacés ultérieurement par 3 canons de 127mm), deux canons de 76mm et quatre canons de 40mm (remplacés ultérieurement par des canons de 20mm Oerlikon et de 40mm Bofors), deux grenadeurs, quarante mines et un hydravion (débarqué en 1952).

-Patrouilleurs

-Patrouilleurs coloniaux : Alvor Aljezur Albafeira (Guinée), Jupiter Venus Maite (Mozambique) Mercurio Saturno Urano (Angola)

-Cannonières fluviales : Zaire Damao Diu Macau

-Cannonières classe Beira (Ibo Mondovi)

-Navires de guerre des mines

-Mouilleur de mines Vulcano

-Mouilleur de filets Phyllisia

-Dragueurs de mines Sao Jorge Pico Graciosa Corvo Sao Roque Ribeira Grande Lagoa et Rosario

-Navires de soutien

-Navire d’entrainement torpille Lince

-Navire hydrographique Carlvalho Araujo

-Des cargos, des pétroliers et des paquebots réquisitionnés

Sous-marins

Dans les années trente la marine portugaise passe commande de quatre sous-marins à des chantiers navals italiens mais ne pouvant les payer elle doit les céder à la Regia Marina.

Ironie de l’histoire certaines de ces unités (Glauco Otaria Argo Vellela, les deux premières unités formant la classe Glauco, les deux autres formant la classe Argo) vont opérer dans l’Atlantique durant le second conflit mondial en s’appuyant discrètement sur des facilités portugaires lusitaniennes.

Es-ce à dire que la marine portugaise va se retrouver dépourvue de submersibles ? Non puisque les lusitaniens font finalement commander trois sous-marin à leur allié/protecteur britannique. Ces submersibles Delfim Espadarte Golfinho sont mis en service en 1934 pour le premier et 1935 pour les deux autres.

Il s’agit de sous-marins de moyenne patrouille déplaçant 800 tonnes en surface pour 1092 en plongée, une longueur de 69.2m pour 6.50m de large et 3.86m de tirant d’eau, une puissance propulsive de 2300ch en surface et de 1000ch en plongée, une vitesse maximale de 16.5 nœuds en surface et de 9.2 nœuds en plongée.

L’armement se composait d’un canon de 102mm, de deux mitrailleuses de 12.7mm et de six tubes lance-torpilles de 533mm (quatre à la proue et deux à la poupe).

Ces submersibles qui ont échappé à la destruction à plusieurs reprises (pris tantôt pour des sous-marins alliés tantôt pour des U-Boot) ont été modernisés entre 1958 et 1960 puis remplacés par des sous-marins neufs de conception et de fabrication britannique.

Aéronavale (Serviço de Aviaçao da Armada)

L’aéronavale portugaise voit officiellement le jour le 28 septembre 1917 mais en réalité dès le mois de mars, des marins portugais ont quitté la surface des flots pour le ciel. Ils volent à bord de deux hydravions FBA type B acquis auprès de la France.

Face à la menace des sous-marins allemands les portugais construisent avec les conseils des français trois hydrobases au Portugal mais aussi une aux Açores, hydrobase qui est accompagnée par une deuxième armée par les américains.

En 1918 l’aéronavale portugaise est rebaptisée Serviços de Aeronautica Naval. Elle dispose d’hydravions français : FBA type B, des Donnet-Denhaut DD-8, des Tellier T3, des Georges Levy GL 40 HB. Aux Açores on trouve des Curtiss HS-2L cédés par les américains en 1919. Elle dispose également d’Avro 504K pour former les pilotes.

Dans l’immédiat après guerre des marins volants réalisent un certain nombre de raids de prestige comme en 1921 quand un des trois hydravions Felixstowe F.3 acquis auprès des britanniques réalisent la première liaison Lisbonne-Madère en moins de 8h. En 1922 un Fairey IIID Mk II traverse l’Atlantique en plusieurs étapes et en 1926 un Fokker T.III relie la métropole aux Açores.

Fairey IIID portugais

En 1927 six Fairey IIID sont acquis pour lutter contre la piraterie au large de Macau. En 1931 comme nous l’avons plus haut le cargo Cubango est transformé en ravitailleur d’hydravions pour soutenir quatre CAMS 37B acquis auprès de la France. Deux Hawker Osprey sont également acquis pour embarquer à bord des avisos de classe Alfonso de Albuquerque suivis de quatre autres destinés à être déployés à Macau.

D’autres appareils sont ensuite acquis (Hanriot H.41, Macchi M.18 et Junkers K-43W mais aussi six Blackburn Shark de bombardement-torpillage) donnant naissance à une flotte assez hétéroclite et dont l’entretien se révèle problématique.

En 1931 le Servicicos de Aeronautica Naval disparaît au profit des Forças Aéreas de Armada qui deviennent en 1942 le Serviço de Aviaçao de Armada. Au moins sur le papier les escadrilles se composent de douze monomoteurs ou de six bimoteurs. La marine possède également sa propre Ecole de pilotage.

Durant la Pax Armada la Marinha da Guerra tente de moderniser ses moyens aériens mais comme souvent les ambitions sont aussi élevés que les résultats médiocres. Les raisons sont multiples : méfiance de Salazar vis à vis de militaires trop forts, manque de moyens, rivalités et jalousies entre service.

Catapultage d’un Supermarine Walrus

Une flottille d’hydravions basée à Lisbonne dispose de douze Supermarine Walrus acquis à la fois pour embarquer sur le Vasco da Gama et surveiller les côtes européennes du Portugal.

Bloch MB-481

Une flottille de six hydravions de bombardement-torpillage Bloch MB-481 est également mise sur pied en 1945, des appareils officiellement acquis par une souscription de «portugais patriotes» qui les cédèrent gracieusement à la marine portugaise.

D’autres appareils sont dispersés dans les colonies et l’empire portugais comme trois Fokker T.IV encore en service en 1948 mais qui déployés à Macau seront rapidement détruits par les japonais alors qu’ils n’étaient visiblement plus opérationnels car trop usés ou manquant de pièces détachées) ou encore des Hawker Osprey, des Fairey IIIF sans oublier des Avro 626 et Tiger Moth d’entrainement ainsi que des Grumman G-21B et des G.44 de transport et de liaison.

Durant le conflit les hydravions lusitaniens vont tenter tant bien que mal de préserver la neutralité des eaux portugaises, une neutralité flexible et évolutive comme nous l’avons vu précédement.

A la fin du conflit décision est prise de créer une armée de l’air indépendante qui regroupe sous son autorité tout ce qui vole marquant la disparition le 1er janvier 1960 de l’aéronavale portugaise qui renaitra sous une autre forme en 1965 quand les premiers hélicoptères seront acquis par la marine portugaise, d’abord pour la recherche et le sauvetage en attendant le transport de commandos lors des guerres coloniales et la lutte anti-sous-marine.

Infanterie de Marine

En 1618 est créé le Régiment de la Marine de la Couronne du Portugal soit en version originale le Terço da Armada da Coroa de Portugal. Cette unité n’est cependant pas née telle une génération spontanée puisque dès 1585 des fantassins et des artilleurs sont embarqués sur des navires.

Le Terco da Armada da Coroa de Portugal considérée comme une unité d’élite sert de garde du corps pour la famille royale qui en dehors de la Garde Royale des Hallbardiers une unité de cérémonie ne possède pas de garde royale proprement dite.

Au 18ème siècle un deuxième régiment d’infanterie naval est créé suivit en 1791 d’un régiment d’artillerie naval. En 1797 tous les régiments de la marine sont regroupés et intégrés au sein d’une Brigada Real da Marinha (Brigade Royale de Marine). Elle est divisée entre des fusiliers ou fuzileiros, des artilleurs ou artilheiros et des artificiers (artifices e lastradores). En 1807 la brigade est réorganisée avec trois bataillons composés d’artilleurs.

La brigade royale de marine rallie le Brésil en 1807 accompagnant la famille royale et les élites portugaises. En 1822 le Brésil devient indépendant et si de nombreux fusiliers marins lusitaniens rentrent au pays, une partie reste au Brésil et est à l’origine du Corps des Marines brésilien.

Entre-temps en 1809 une force issue de la brigade royale de marine participe à la conquête de la Guyane française.

En 1823 la brigade est à nouveau réorganisée en deux bataillons. Durant la guerre civile portugaise, la brigade royale de marine opère dans le camp migueliste. Dans le camp libéral, un bataillon de la marine (Batalhão de Marinha) est mis sur pied avant de devenir un régiment (Regimento da Armada) à quatre bataillons.

En 1836 la Brigada Real de Marinha est supprimée mais dès 1837 un bataillon naval ou Batalhão Naval est créé.

Au sein de chaque équipage des navires de la marine portugaise seuls les officiers et les membres des détachements embarqués du Bataillon Naval sont des militaires, les marins étant des civils ce qui provoque un certain nombre de problèmes.

En 1851 décision est prise de militariser les marins des équipages. C’est la création du Corpo de Marinheiros Militares (Corps des Marines militaires) composé de 22 compagnies d’équipage divisée en deux demi-compagnies plus une compagnie du dépôt. Chaque compagnie et chaque demi-compagnie doivent former par rotation l’équipage du navire. Tous les marins du corps reçoivent un entrainement général avec notamment les techniques de combat d’infanterie et d’artillerie.

Infanterie de marine portugaise en 1915

Jugeant le bataillon naval inutile, les autorités navales décident de dissoudre l’unité. Désormais en cas de besoin ce seront des marins détachés qui combattront à terre notamment durant les campagnes coloniales. Des unités plus importantes sont mises sur pied durant le premier conflit mondial pour combattre notamment en Afrique.

En 1924 une unité d’infanterie permanente est créée à savoir la Brigada da Guarda Naval (Brigade de la Garde Navale) mais cette unité est dissoute en 1934. On en revient au système en vigueur de 1851 à 1924.

En septembre 1942 une nouvelle Brigada da Guarda Naval est mise sur pied pour fournir une unité d’intervention à l’armée portugaise.

Cette brigade rebaptisé Brigada da Fuzileiros (Brigade de fusiliers) en mars 1949 était organisée en un état-major, une compagnie de commandement et de soutien, deux bataillons d’infanterie (un troisième existant sous forme d’unité-cadre devant être activé en cas de mobilisation générale), un bataillon d’artillerie, une compagnie du génie, une compagnie de soutien et une compagnie de transmissions.

Cette brigade n’eut naturellement pas à s’employer durant le second conflit mondial et son existence fût remise en question. Elle fût sauvée par la nécessité de posséder des unités aguerries pour combattre les rébellions au sein des colonies portugaises. La Brigade des Fusiliers est préservée même après le retour de la démocratie au Portugal et encore aujourd’hui fait partie des meilleures unités de combat de l’armée lusitanienne.

En ce qui concerne les uniformes, les «marines» portugais portent normalement l’uniforme standard du marin à bord des navires et un uniforme semblable à celui de l’armée de terre lors des opérations et exercices amphibies mais ça naturellement c’est la théorie, la pratique c’est souvent différent.

En revanche en ce qui concerne l’armement, il est identique à celui de l’armée portugaise.

Batteries côtières

Canon de 152mm utilisé par la défense côtière portugaise

Ne disposant pas d’une grosse marine, le Portugal se savait vulnérable à un blocus mené par une marine plus puissante.

D’où l’importance des défenses côtières pour défendre notamment l’estuaire du Tage et l’accès au port de Lisbonne. Porto mais aussi les îles. Les colonies devaient être protégés mais la plupart des positions prévues restèrent à l’état de projets faute de moyens et de temps.

Les portugais rénovèrent régulièrement jusqu’au début des années quatre-vingt leurs installations de défense côtière même si depuis 1954 certains se demandaient si l’artillerie côtière avait encore une utilité.

Les principaux canons utilisés par les portugais étaient des canons de 234 et de 152mm d’origine britannique, l’estuaire du Tage était par exemple défendu par deux batteries de quatre canons de 234mm et deux batteries de quatre canons de 152mm soit un total de seize pièces auxquelles pouvaient s’ajouter si nécessaire des pièces tractées de l’armée. Ces batteries étaient installées à Lisbonne et Setubal.

Ces pièces étaient installés sur des positions bétonnées avec des soutes à munitions, des postes de commandement, des postes de conduite de tir munis des télémètres, des casemates et des abris pour l’infanterie.

Deux batteries de trois canons de 152mm défendaient l’accès au port de Porto et plus généralement l’estuaire du Douro, batteries installées à Leixoes.

Aux Açores et à Madère on trouve des canons de 120 et de 152mm, trois batteries aux Açores (Ponta Delgada Horta et Faial) et une batterie à Madère.

On trouve également une batterie de canons de 152mm à Sao Vincente (Cap Vert).

FIN

Mitteleuropa Balkans (124) Yougoslavie (12)

Navires de guerre des mines

Mouilleurs de mines classe Galeb

Le Crotone, un cousin similaire aux Galeb yougoslaves

Les six mouilleurs de mines de classe Galeb ont été initialement des dragueurs de mines construits pour la marine impériale allemande et mis en service en 1918/19.

En juillet 1921 six d’entre-eux furent acquis par la marine du royaume des Serbes, Croates et Slovènes comme remorqueurs non armés.

Les navires concernés sont les M97, M100,M106,M112,M121 et M144. Ils sont rebaptisés respectivement Orao (Aigle), Galeb (mouette), Gavran (corbeau), Jastreb (faucon), Kobac (corbeau) et Sokol (faucon). En 1923 le Gavran est rebaptisé Labud (cygne). En 1931 certains canons de 90mm sont réalésés à 83.5mm pour permettre de tirer les mêmes munitions que les canons utilisés par le Dalmacija.

A leur arrivée en Yougoslavie, ils reçoivent deux canons de 90mm Skoda, deux mitrailleuses et une capacité de mouillage de mines (24 mines).

Jusqu’au second conflit mondial ces navires fréquentèrent les ports de la Méditerranée ce qui était l’occasion d’entrainer les marins yougoslaves et ce en dépit de budgets contraints qui gênaient l’entrainement.

Le Galeb est coulé par l’aviation italienne le 8 juillet 1949 après qu’il eut mouillé un bouchon de mines dans les eaux italiennes, bouchon qui provoqua le naufrage d’un caboteur et endommagea un patrouilleur auxiliaire.

Son sister-ship Jalub sérieusement endommagé par un bombardement de l’artillerie italienne est sabordé dans une crique de la côte dalmate le 11 juillet 1949. Son épave à été relevée après guerre et envoyée à la casse.

Les Orao et Jastreb ont participé à la mutinerie de la flotte et sont devenus les premiers navires à rallier officiellement la Légion Navale Croate. Transformés en patrouilleurs-escorteurs côtiers, ils ont été coulés respectivement le 7 mars 1952 et le 8 juin 1953 à chaque fois par des chasseurs-bombardiers ennemis.

En revanche leurs sister-ship Kobac et Sokol vont rallier la marine royale en exil. Ils assurent la protection de la base navale de La Sude en Crète.

Ils sont endommagés à plusieurs reprises mais jamais sérieusement ce qui explique qu’ils ont poursuivit leur carrière après guerre, carrière qui s’acheva respectivement en septembre 1960 et juin 1962, les deux navires étant rapidement démolis.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 508 tonnes pleine charge 548 à 560 tonnes

Dimensions : longueur 59.58m/59.63m longueur entre perpendiculaires 56.1m largeur 7.3m tirant d’eau 2.15m

Propulsion : deux machines verticales à triple expansion alimentées en vapeur par deux chaudières développant 1840/1850ch et entrainant deux hélices 115 tonnes de charbon

Performances : vitesse maximale 16 nœuds distance franchissable 2000 miles nautiques à 14 nœuds

Armement : deux canons de 90mm Skoda, deux mitrailleuses, vingt-quatre mines marine

Equipage : 51 officiers et marins

Mouilleur de mines classe Malinska

Le Mljet et le Meljine à couple avec le Dalmacija (date et lieu inconnus)

Les cinq unités de classe Malinska ont eu une histoire tourmentée. A l’origine on trouvait quatorze navires type MT.130 mis sur cale pour la marine austro-hongroise à la fin du premier conflit mondial mais aucun ne fût mis en service.

Finalement trois unités furent achevées pour la marine italienne (unités baptisées Albona Rovigno Laurana) et cinq autres pour la marine yougoslave, les six autres n’étant jamais achevées.

En ce qui concerne la marine yougoslave, les navires achevés et mis en service sont le MT-133 (devenu Malinska), le MT-134 (devenu le Marjan), le MT-135 (devenu le Meljine), le MT-136 (devenu le Mljet) et le MT-137 (devenu le Mosor). D’abord utilisés comme dragueurs de mines les unités de classe Malinska furent ensuite reclassées en mouilleurs de mines (1936).

Toujours en service en juillet 1949, ces navires vont mouiller des champs de mines défensifs mais tous échappent à la destruction. Trois vont rallier la marine royale yougoslave en exil (Malinska Meljine Mosor) et deux capturés par les italiens (Mayan Mlpet) avant d’être cédés à la légion navale croate.

Si les trois «exilés» survivent au conflit et sont désarmés en 1961,1962 et 1964 respectivement, les deux Malinska utilisés par les croates sont coulés durant le conflit, le premier par l’aviation alliée en mars 1951 et le second par l’explosion accidentelle (?) de son chargement de mines en octobre 1952.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 115 tonnes (dragueur de mines) 128 tonnes (mouilleur de mines) pleien charge 145 tonnes

Dimensions : longueur 31.1m longueur entre perpendiculaires 29.4m largeur 6.7m tirant d’eau 1.4 (dragueur de mines) à 1.7m (mouilleur de mines)

Propulsion : deux machines verticales à triple expansion alimentées en vapeur par une chaudière Yarrow développant 280ch et entrainant une hélice

Vitesse maximale : 9 à 11 nœuds

Armement : un canon de 76.2mm, deux mitrailleuses, 24 à 39 mines marine

Equipage : 27 officiers et marins

Dragueurs de mines type D

Contrairement aux deux classes précédentes, les dragueurs de mines de classe D sont des navires neufs de conception et de fabrication yougoslave.

Huit navires sont commandés en septembre 1943 aux chantiers navals Brodosplit et mis en service entre 1944 et 1946. Huit autres navires auraient du être commandés mais les budgets ne furent jamais débloqués.

La coque est en bois avec une structure en acier, une motorisation diesel, un bloc-passerelle ramassé, un armement composé d’un canon de 76.2mm à l’avant complété par deux canons de 20mm et deux mitrailleuses de 7.92mm. La plage arrière dégage accueille les moyens de dragage de mines.

Le D-1 est coulé le 8 juillet 1949 par des vedettes lance-torpilles italiennes, une torpille frappe le navire au milieu provoquant un naufrage immédiat.

Des témoignages d’un mitraillage de marins yougoslaves se débattant dans les eaux de l’Adriatique aboutiront après guerre en Italie à des peines de prison pour les marins responsables et qui avaient survécu à la guerre.

Les D-2 et D-4 après mutinerie de leur équipage vont rallier la Legion Navale Croate. Ils vont survivre au second conflit mondial mais sont dans un tel état d’usure qu’ils sont rapidement envoyés à la casse après récupération des pièces détachées pour maintenir en service les navires encore existants.

Le D-3 est capturé par la marine italienne et remis en service sous son nom d’origine. Il est utilisé jusqu’au 7 septembre 1951 quand il est détruit au large de Tarente par un bimoteur Bloch MB-175T venu de Malte et qui menait une mission de reconnaissance armée. Des roquettes incendient la coque en bois et le navire sombre rapidement.

Les D-5,D-6,D-7 et D-8 survivent à la campagne de Yougoslavie et parviennent à rallier la Crète, y servant de dragueur de mines pour sécuriser l’accès aux ports de l’île, l’Axe et notamment l’aviation allemande larguant régulièrement des mines pour tenter si ce n’est de paralyser les ports de la grande île du moins gêner considérablement les mouvements navals alliés.

Ces trois navires vont ensuite mener ce même type de mission depuis les ports de la Grèce libérée et notamment depuis Corfou. Ces trois navires survivent au conflit et son désarmés respectivement en 1962, 1964, 1966 et 1967.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 550 tonnes pleine charge 615 tonnes

Dimensions : longueur 57.50m longueur entre perpendiculaires 54.90m largeur 7.1m tirant d’eau 2.15m

Propulsion : deux moteurs diesels développant une puissance totale de 3000ch et entrainant une hélice

Performances : vitesse maximale 18 nœuds distance franchissable 2000 miles nautiques à 14 nœuds

Armement : un canon de 76.2mm, deux canons de 20mm, deux mitrailleuses, dragues diverses

Equipage : 51 officiers et marins

Navires de soutien

Le Dalmacija

Le navire-école Dalmacija était en juillet 1949 un vénérable navire puisqu’il fût mis en service dans la marine impériale allemande sous le nom de SMS Niobe le 25 juin 1900. C’était la deuxième unité de la Classe Gazelle, une classe de croiseurs légers capable de servir aussi bien à l’éclairage d’une escadre qu’à servir de stationnaire au sein du petit empire colonial que l’Allemagne avait réussit à batir à la fin du 19ème siècle.

Quand le premier conflit mondial éclate des unités plus modernes ont été mises en service et le Niobe sert surtout à la défense des côtes ce qui l’expose moins à l’ennemi. En 1915 il est retiré du service actif et sert de navire de commandement à flot pour différents commandements. En 1917 il est désarmé mais le conflit terminé les alliés permettent à la Reichsmarine de le conserver (NdA tu m’étonne).

Modernisé au début des années vingt, il est vendu le 24 juin 1925 à la marine du Royaume des Serbes, Croates et Slovènes, devenant le Dalmacija (Dalmatie).

En dépit de son age avancé il sert d’abord de navire opérationnel mais après la mise en service du conducteur de flottille Dubrovnik il est transformé en navire-école ce qui ne l’empêche pas bien au contraire d’être actif en effectuant plusieurs croisières à l’étranger.

En juillet 1949 il était à Kotor. Il venait de subir son dernier carénage, la marine yougoslave prévoyant de le remplacer par un navire-école construit dès l’origine pour ce rôle.

A l’annonce de l’attaque, décision est prise de replier le Dalmacija à Corfou pour servir de bâtiment-base et de navire-atelier, les grecs donnant leur accord avant ce mouvement.

Arrivé sur l’île grecque le 11 juillet 1949 il sert de base flottante pour les navires yougoslaves faisant escale. Après avoir été croiseur léger et croiseur-école, l’ex-Niobé servait de ravitailleur et de navire-atelier.

Endommagé à plusieurs reprises par l’aviation ennemie, sa position devient précaire. Décision est prise de le replier sur la Crète. En dépit de la menace sous-marine, décision est prise de lui faire faire ce transfert seul en espérant que cette cible ne soit pas trop tentante pour l’ennemi.

Peine perdue, le 17 décembre 1949 l’ancien croiseur léger allemand appareille direction la Crète et en fin de journée un sous-marin italien l’exécute de deux torpilles qui envoient l’ex-Niobé rejoindre les fonds de la mer Egée. L’épave n’à été retrouvée qu’en 1980 et repose hors de portée des plongeurs.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 2643 tonnes en pleine charge 2963 tonnes

Dimensions : longueur 105m largeur 12.2m tirant d’eau 5.03m

Propulsion : deux machines verticales à triple expansion alimentées en vapeur par huit chaudières Thornycroft dévellopant 8000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 21.5 nœuds distance franchissable 3570 miles nautiques à 10 nœuds

Protection : ponts 20 à 25mm bloc-passerelle 80mm boucliers artillerie principale 50mm

Armement : (origine) dix canons de 105mm en affûts simples sous masque, deux tubes lance-torpilles de 450mm (Dalmacija) six canons de 83.5mm et six canons de 20mm puis deux canons de 140mm, quatre canons de 102mm, deux canons de 83.5mm, huit canons de 40mm Skoda

Equipage : 14 officiers et 243 hommes

«Torpilleurs» de 250 tonnes

Torpilleur 81T de la marine austro-hongroise

Si je met le terme torpilleur entre guillemets c’est tout simplement parce que ces navires hérités de la marine austro-hongroise n’étaient plus utilisés comme navires de combat depuis bien longtemps car tout simplement obsolètes.

Ils étaient utilisés parfois comme patrouilleurs mais surtout comme auxiliaires, comme navires «bons à tout faire» que ce soit du remorquage, du transport ou un soutien technique limité. On ne sait en revanche pas pourquoi ces navires n’ont pas été reclassés officiellement.

A l’origine de cette classe figure la construction par la marine austro-hongroise de vingt-sept torpilleurs de haute-mer, des torpilleurs qui n’avaient pas de nom comme les numérotés de la Jeune Ecole mais un chiffre indiquant le chantier constructeur suivit d’une lettre. Cette classe n’était pas homogène avec des différences de propulsion, une ou deux cheminées…… .

On trouvait d’abord huit navires du groupe T (74T à 81T) produits par le Stabilimento Tecnico Triestino sis à Triestre, seize navires du groupe F (82F à 97F) construits par la firme Ganz-Danubius à Fiume et Porto Ro, le troisième groupe ou Groupe M comprennait trois navires immatriculés 98M à 100M et furent construits aux Cantiere Navale Triestino sis à Monfalcone.

Ces vingt-sept navires participèrent au premier conflit mondial essentiellement pour des missions de patrouille, de lutte ASM mais aussi de bombardement littoral ou de dragage de mines. Aucun navire ne fût coulé durant ce conflit et ce en dépit d’un usage intensif et d’une guerre chaque jour moins favorable à la Double-Monarchie.

Après guerre ces torpilleurs sont dispersés entre différents pays : sept à la Roumanie, six au Portugal, six à la Grèce et huit à la future Yougoslavie. Au début des années quarante seuls les torpilleurs transférés à la Yougoslavie et à la Grèce sont encore en service.

Les yougoslaves vont longtemps conserver ces navires comme navires de combat mais avec la mise en service de navires plus modernes, les «250» vont être relegués à des taches secondaires en théorie moins dangereuses.

En juillet 1949 seulement quatre navires sont encore en service dans la marine royale yougoslave et pas besoin de préciser qu’ils sont clairement en fin de carrière, leur usure rendant leur utilisation délicate même pour des missions secondaires.

Le T-1 est coulé par un chasseur-bombardier allemand au large de Split le 10 juillet 1949 alors qu’il remorquait une barge transportant des munitions évacuées vers le sud. Le T-3 est sabordé à Kotor pour embouteiller l’accès à l’arsenal de Tivat, les T-5 et T-6 parviennent à rallier la marine yougoslave en exil, servant d’auxiliaire à La Sude puis à Alexandrie. Ils sont démolis après guerre.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 262 à 270 tonnes pleine charge 320-330 tonnes

Dimensions : 58.2 à 60.5m largeur 5.6 à 5.8m tirant d’eau 1.5m

Propulsion : deux turbines à engrenages alimentées en vapeur par deux chaudières Yarrow dévellopant 5 à 6000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 28 à 28.5 nœuds distance franchissable 980 miles nautiques à 16 nœuds pour le groupe T, 1200 miles nautiques pour les unités des groupes F et M

Armement : (torpilleur) deux canons de 66mm Skoda, quatre tubes lance-torpilles de 450mm, 10 à 12 mines (auxiliaire, Yougoslavie) un canon de 76.2mm, deux canons de 20mm, deux mitrailleuses

Equipage : 38 à 39 hommes d’équipage

Ravitailleurs d’hydravions Zmaj

Le Zmaj est un navire auxiliaire de la marine royale yougoslave acquis comme ravitailleur d’hydravions mais qui au final fût davantage utilisé comme transport de troupes et mouilleur de mines ce qui fait que j’aurais très bien pu l’aborder dans la partie précédente.

La commande de ce navire s’explique par la volonté de la marine yougoslave de transférer ses hydravions d’une base à l’autre notamment en Dalmatie mais aussi de disposer d’un navire capable de récupérer un hydravion victime d’une avarie. Le navire à été dimensionné pour pouvoir embarquer fournitures et pièces détachées pour dix hydravions.

-Le Zmaj est mis sur cale aux chantiers navals Deutsche Werft à Hambourg en 1928 lancé le 22 juin 1929 et mis en service en 1931. A noter que son achèvement à été retardé de près d’un an en raison d’un incendie de machine survenu le 9 septembre 1929 au large de Flessingue alors qu’il ralliait la Yougoslavie.

Peu utilisé pour son rôle initial il est transformé en mouilleur de mines en 1937 mais comme le conflit tarde il est aussi utilisé comme ravitailleur et comme transport de troupes. Durant la période 1937-1948, il effectue plusieurs croisières en Méditerranée.

Le Zmaj victime d’une avarie une semaine avant le début de l’opération MARITSA est capturé par les allemands. Rebaptisé Drache, il sert de transport de troupes puis de mouilleur de mines.

Le 2 septembre 1953 un sous-marin français l’envoie par le fond avec deux torpilles alors qu’il était chargé de mines. Autant dire que l’explosion à été spectaculaire. Aucun marin n’à survécu à cette abominable explosion.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : standard 1870 tonnes

Dimensions : longueur 83m largeur 13m tirant d’eau 4m

Propulsion : deux moteurs diesels MAN développant 3260ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 15 nœuds distance franchissable 4000 miles nautiques avec 140 tonnes de fuel

Armement : deux canons de 83.5mm, quatre canons de 40mm Skoda, 100 mines

Aviation : un hydravion

Equipage : 145 officiers et marins

Ravitailleurs de sous-marins Sitnica et Hvar

En juillet 1949 la marine yougoslave dispose de deux ravitailleurs de sous-marins (submarine tender), deux navires d’origine différente. Le premier était un navire de 370 tonnes baptisé Sitnica mis en service en mars 1921 était une citerne à eau transformée servant initialement dans la marine austro-hongroise alors que le second était un navire de 2600 tonnes baptisé Hvar étant un navire marchand britannique acquis en même temps que les sous-marins type L.

Le Sitnica est coulé dès le 8 juillet 1949 par l’aviation allemande. Ce jour là il venait de quitter Rijeka pour rallier Split. En fin d’après midi le temps jusqu’ici couvert s’améliore ce qui attire sur lui des Junkers Ju-88 qui passent à l’attaque. Trois bombes touchent le navire qui coulent rapidement.

Le Hvar rallie la marine en exil et sert faute de sous-marins yougoslaves en état de ravitailleur polyvalent et de navire-atelier.

Il est d’abord mouillé à Alexandrie où il renforce les capacités de la base (surnomée Dust Harbour Port-Poussière) puis à partir de septembre 1952 est mouillé à La Sude où il sert surtout de navire-atelier de secours pour stabiliser un navire endommagé avant des réparations complètes dans un port mieux équipé.

Le conflit terminé en Europe (avril 1954) il rallie l’Arsenal de Tivat pour le remettre en état et aider au relevage des épaves. Après une refonte en 1957/58, il reprend du service comme navire-atelier polyvalent (la Yougoslavie ne remettra en service des sous-marins qu’au début des années soixante-dix) jusqu’au 17 août 1963 quand il est victime d’un incendie qui entraine son désarmement le 5 septembre puis sa vente à la démolition.

Navire de sauvetage Spasilac

La marine royale yougoslave à utilisé jusqu’au second conflit mondial deux navires de sauvetage de sous-marins. Le premier baptisé Mocni était un navire hérité de la marine austro-hongroise, un navire de 265 tonnes mis en service en mars 1921 mais envoyé à la casse en 1929.

Le second est donc le Spasilac, un navire de 740 tonnes construit en Allemagne. Il est capturé par les italiens et remis en service par ces derniers sous le nom de Instancabile. Survivant au conflit il est rendu à la Yougoslavie en septembre 1954 et utilisé jusqu’en 1980 quand il est finalement désarmé puis démoli.

Autres navires de soutien

Le pétrolier Lovcen (561 tonnes) rallie la marine en exil assurant le ravitaillement sur rade des navires exilés. Il revient en Yougoslavie en juin 1954, continuant son rôle de l’ombre jusqu’en 1967 quand il devient un ponton pétrolier jusqu’à sa vente à la démolition en 1980. En revanche la citerne à eau Perun est coulée par les allemands le 15 juillet 1949.

Durant le second conflit mondial, la marine yougoslave en exil va s’appuyer sur la marine marchande yougoslave qui dès le début de l’opération MARITSA rallie les ports sous contrôle allié. Des cargos et des pétroliers vont être militarisés pour assurer le ravitaillement des navires militaires yougoslaves en liaison avec des pétroliers et des cargos alliés.

Mitteleuropa Balkans (81) Roumanie (11)

La marine roumaine dans le second conflit mondial

Situation de la marine roumaine en septembre 1948

Quand éclate le second conflit mondial, trente-quatre ans après le premier et trente ans après la fin de ce qui aurait du être la «Der des Ders», la marine royale roumaine à plutôt fière allure.

Cette marine littorale dispose de moyens qui impose à la flotte soviétique de la mer Noire et dans une moindre mesure la marine ottomane de ne pas la sous-estimer avec notamment un croiseur léger et trois sous-marins.

Cette marine à pour vocation première la défense des côtes roumaines et le contrôle du Danube, tache délicate avec la présence sur la rive orientale de pays plus ou moins hostiles à la Grande Roumanie.

Voilà pourquoi si la division de la mer Noire à bénéficié d’investissements importants, la flottille du Danube conserve des moyens qui imposent à un ennemi voulant franchir le plus grand fleuve d’Europe centrale et orientale de sérieux problèmes et la nécessité de mobiliser des moyens importants.

En cas d’offensive, la marine roumaine devra couvrir le flanc maritime de l’armée de terre en empêchant une flotte ennemie d’attaquer les arrières ou de bombarder les éléments avancés.

Cela explique l’importance de la guerre des mines pour la marine roumaine qui va dresser dès septembre 1948 d’imposants champs de mines défensifs en liaison avec la marine bulgare, une coopération étonnante quand on sait le différent concernant la Dobroudja. La marine royale roumaine prévoit également des mouillages offensifs au large d’Odessa et de la Crimée pour perturber les mouvements de la flotte soviétique.

La marine royale roumaine c’est aussi comme nous le verrons des défenses côtières puissantes qui dissuaderont la RKKF d’engager ses unités lourdes dans le secteur, une aéronavale réduite mais bien entrainée et une infanterie de marine qui ne tardera à s’attirer le respect des Diables Noirs, l’infanterie de marine soviétique aux célèbres T-Shirt rayés.

Au 5 septembre 1948, la marine roumaine dispose des moyens suivants :

-Croiseur léger navire-amiral NMS Miheai Viteazul

Le destroyer Regele Ferdinand camouflé

-Destroyers NMS Regele Ferdinand et Regina Maria

-Torpilleurs légers NMS Marasesti Marasti Vifor Viscol

-Torpilleurs légers classe Ariete NMS Noduca Sborul Smeul et Vartej

Le Delfinul

-Sous-marins NMS Delfinul Marsuinul Rechinul

-Mouilleurs de mines NMS Amiral Murgescu NMS Vlad Tepes et NMS Domnitor

-Huit Vedettes lance-torpilles

-Bâtiment-base de sous-marins NMS Constansa

-Pétroliers NMS Ploesti et NMS Cluj-Napoca

-Cargo NMS Danubia

-La Flottille du Danube comprend quatre monitors, les NMS Mihail Kogalniceanu Alexandru Lahovari Ion C. Bratianu et Lascar Catargianu mais aussi quatre vedettes acquises auprès des français les NMS Stihi, Dumitrescu, Lepri et Subolocotenet Ghiculea. A cela s’ajoute des patrouilleurs neufs mis en service entre 1947 et 1948 et qui sans le début du conflit auraient remplacé les vedettes anciennement françaises.

Dans les jours qui suivent d’autres navires sont remis en service après une période plus ou moins longue en réserve. Ils ne sont pas de première jeunesse mais peuvent réaliser des missions pas trop exigeantes.

Les hydravions et les avions de l’aéronavale organisent des patrouilles de surveillance et couvrent la mise en place des champs de mines. Ces derniers sont mouillés par l’Amiral Murgescu mais aussi par deux paquebots réquisitionnés et adaptés à cette mission (NMS Vlad Tepes et Domnitor).

Les défenses côtières sont mises en état d’alerte, des travaux défensifs complémentaires les transformant en autant d’ilots inexpugnables (fossés, barbelés, mines, nids de mitrailleuses) qui au delà de la défense stricto sensu des côtes peuvent former autant d’épines dans le flanc d’un ennemi venant du sud ou de l’est.

Les fantassins de marine roumains sont d’abord chargés de défendre les côtes mais très vite et en dépit de l’opposition de l’armée de terre vont se voir offrir un rôle nettement plus offensif comme des coups de main sur des ports ou contre des navires ennemis, inventant sans le savoir les opérations commandos ou renouant avec les descentes du temps de la marine à voile.

Cette unité va s’illustrer par son efficacité à la différence comme nous le verrons d’une autre brigade improvisée mise sur pied avec des équipages réduits au chômage technique par le basculement de la Roumanie dans le camp soviétique.

Au combat !

Si la Marina Regala Romana est plus puissante que son homologue bulgare elle ne peut pas sérieusement contester la domination de la marine soviétique qui dispose en Mer Noire de navires de ligne et de croiseurs.

Elle va choisit une stratégie du faible au fort en harcelant les convois soviétiques voir en menant des missions derrière les lignes ennemies notamment dans le Caucase où on à pu voir des vedettes rapides déposer des hommes dans des zones sous contrôle soviétique.

Elle avait également des missions plus traditionnelle comme des escortes de convois entre Constantsa et Odessa ou encore en direction de la Crimée occupée par des troupes allemandes et des troupes roumaines. Des navires roumains ont pu ainsi opérer depuis Sébastopol après la prise de la ville non sans mal tant les destructions étaient nombreuses.

La marine roumaine menait également des missions d’appui-feu, faisant preuve d’une certaine créativité puisque durant le conflit elle réussit à mettre au point quelques batteries flottantes et autres monitors portant des pièces lourdes. Camouflées, elles constituèrent une vrai nuisance pour l’Armée Rouge qui confia à la marine et à l’armée de l’air le soint de les trouver et de les détruire.

Les hydravions et les avions de l’aéronavale organisent des patrouilles de surveillance et couvrent la mise en place des champs de mines.

Ces derniers sont mouillés par l’Amiral Murgescu mais aussi par des navires marchands réquisitionnés et adaptés à cette mission.

Les défenses côtières sont mises en état d’alerte, des travaux défensifs complémentaires les transformant en autant d’ilôts inexpugnables (fossés, barbelés, mines, nids de mitrailleuses) qui au delà de la défense stricto sensu des côtes peuvent former autant d’épines dans le flanc d’un ennemi venant du sud ou de l’est.

La brigade d’infanterie de marine roumaine est d’abord chargée de défendre les côtes, étant déployés par détachements pour défendre des zones sensibles du littoral roumain en liaison avec l’armée de terre.

C’est clairement un sous-emploi d’une unité qui s’est entrainée de manière intensive pour de véritables opérations de combats.

L’opération BARBAROSSA est l’occasion pour la brigade de montrer ses capacités, occupant dès le 21 juin 1950 à l’aube la rive orientale du Danube sous la forme de têtes de ponts pour permettre un déploiement plus serein des troupes germano-roumaines.

Cette mission effectuée, la brigade va multiplier les coups de main. Dès que le front se stabilisait, les Diables Noirs débarquaient à l’arrière du front pour déstabiliser le dispositif soviétique. Très vite les fusiliers marins soviétiques vont apprendre à respecter leurs homologues roumains.

Cette unité va s’illustrer par son efficacité à la différence comme nous le verrons d’une brigade improvisée mise sur pied avec des équipages réduits au chômage technique par le basculement de la Roumanie dans le camp soviétique.

La marine roumaine va subir de lourdes pertes et fort peu de navires sont encore en service au moment du basculement roumain dans le camp communiste.

Le nouveau gouvernement communiste espère la cession de navires par la RKKF pour continuer la lutte mais Moscou refuse, estimant que la fin de la guerre est proche.

Une partie des équipages forment des unités de fusiliers marins pour combattre en Hongrie où cette brigade de fusiliers marins (Brigada Marinarilor) inexpérimentée dans le combat d’infanterie subit de lourdes pertes.

Des vedettes rapides roumaines vont opérer sur le Danube pour appuyer les troupes au sol roumaines et soviétiques. Certaines étant coulées par des mines larguées par des avions hongrois et allemands.

Elle sera reconstituée à partir de 1957 sous la forme d’une marine littorale (Green Water Navy) avec frégates, sous-marins, vedettes lance-torpilles ainsi que quelques navires amphibies et de soutien, des navires d’abord soviétiques avant que les roumains ne prennent le relais en construisant leurs propres navires.

Le croiseur léger NMS Miheai Viteazul participe à des escortes de convois, bombarde des positions ennemies au sol et attaque des convois côtiers soviétiques notamment ceux évacuant la Crimée en direction de la péninsule de Kerch (ces convois seront peu nombreux, la rapide avance de l’Axe rendant inutile l’évacuation de moyens militaires dans cette direction).

Endommagé à plusieurs reprises, il est coulé le 14 janvier 1953 par l’aviation soviétique alors qu’il couvrait un convoi de renforts en direction d’Odessa. Des bombardiers bimoteurs passent à l’attaque et touchent le croiseur léger à trois reprises. Le croiseur léger s’incline sur tribord puis sombre en quelques minutes ne laissant que fort peu de survivants.

Le NMS Regele Ferdinand est torpillé par un sous-marin soviétique le 7 septembre 1950 (deux torpilles) au large des côtes de Roumanie, le destroyer traquant un sous-marin repéré par un hydravion qui avait tenté sans succès de l’attaquer. En revanche le NMS Regina Maria survit au conflit.

Saisi par les soviétiques au moment du coup d’état communiste, il est interné à Sébastopol puis rendu à la Roumanie en mars 1955. Devenu navire-école sous le nom de Romania, il va jouer ce rôle jusqu’en 1965 quand son usure entraine son retrait du service et sa vente à la démolition.

Sur les quatre torpilleurs de classe Marasesti, deux sont coulés, le Marasesti le 8 octobre 1952 par une mine soviétique au large d’Odessa et le Viscol victime de l’aviation soviétique lors de l’opération PIOTR VELIKYI en septembre 1953 toujours au large d’Odessa. Les deux navires survivent au conflit, opérant au sein de la nouvelle marine roumaine jusqu’à leur désarmement survenu respectivement en 1959 (Marasti) et en 1961 (Vifor).

L’Ariete

Sur les quatre torpilleurs légers classe Ariete (NMS Noduca Sborul Smeul et Vartej), deux sont coulés durant le conflit, le Noduca par des vedettes lance-torpilles soviétiques au large de la Crimée en mars 1953 et le Sborul dans une tempête biblique en octobre 1952.

Le Smeul sévèrement endommagé lors de l’opération PIOTR VELIKY est saisi par les soviétiques lors de la prise d’Odessa qui l’envoient immédiatement à la casse alors que le Vartej refusant de suivre les nouvelles autorités roumaines se réfugiera en Turquie où son équipage sera interné et le navire remis en service dans la marine turque.

Sur les trois sous-marins en service, seul le Delfinul survit au conflit bien qu’il soit saisit en réparations lors du coup d’état communiste. Après inspection les soviétiques estiment qu’il ne leur apporte aucun bénéfice et ordonne que le navire soit démoli.

Le Marsouinul est victime d’une mine……roumaine au large de Constansa le 14 mai 1951 alors que le Rechinul à été coulé par un sous-marin soviétique alors qu’il tentait d’évacuer des commandos roumains engagés derrière les lignes soviétiques en octobre 1952.

Le mouilleur de mines NMS Amiral Murgescu

Le mouilleur de mines NMS Amiral Murgescu survit au conflit. Il est transformé en ravitailleur polyvalent et utilisé par la nouvelle marine roumaine jusqu’à son désarmement en 1974. Il est démoli au début des années quatre vingt.

Les NMS Vlad Tepes et NMS Domnitor ont moins de chance étant coulés respectivement par un sous-marin soviétique le 14 août 1950 et par des avions frappés de l’étoile rouge le 8 août 1951.

Le Bâtiment-base de sous-marins NMS Constansa est coulé par l’aviation soviétique lors du bombardement de Constansa le 17 juin 1953, trois bombes provoquant l’explosion des torpilles embarquées à bord. Le navire chavire dans le port et coule. L’épave est relevée après guerre et démolie.

En ce qui concerne les navires de soutien, le pétrolier Ploesti va passer le conflit à alimenter des dépôts situés à Odessa et en Crimée. A plusieurs reprises il échappe aux attaques soviétiques qu’elles soient sous-marines, aériennes ou navales mais sa chance l’abandonne le 4 octobre 1952 quand il saute sur une mine mouillée à l’entrée du port de Sébastopol.

Une brèche de 5m de long sur 3m de large entraine son naufrage, suffisamment lent pour permettre aux 45 membres d’équipage d’évacuer même si huit d’entre-eux blessés succomberont à leurs blessures.

Le NMS Cluj-Napoca était à Odessa quand les soviétiques lancent l’opération PIOTR VELIKYI et plus précisément le volet aéroporté baptisé PETERHOF. Deux divisions aéroportées (et une brigade qui sera aérotransportée) sont larguées sur la ville, largages précédés et accompagnés de bombardements navals et aériens.

Le pétrolier roumain allait appareiller au moment où retentit une alerte aérienne. Il appareille en urgence dans l’espoir d’échapper au feu de Wotan mais répéré par un navire soviétique il est la cible de tirs d’artillerie de marine mais aussi de l’aviation qui délaisse un temps l’attaque du port pour inscrire ce navire sur ce tableau de chasse. Dans des circonstances incertaines le navire est touché, chavire, explose et coule en quelques secondes ne laissant aucun survivant.

Le cargo Danubia à lui plus de chance. Sabordé à Sébastopol pour ne pas tomber aux mains des soviétiques, il est relevé par les soviétiques, remis en état et remis en service sous le nom de Prut. Il aurait été désarmé en 1975 et démoli.

La marine roumaine va mettre en œuvre vingt-quatre vedettes lance-torpilles de différents types, ces navires étaient considérés par les soviétiques comme la principale nuisance venant de la marine royale roumaine.

Sur ce total seize ont été perdues durant la guerre (huit par l’aviation, deux par des mines, deux par des batteries côtières et quatre par leurs homologues), les huit dernières usées sont rassemblées dans le port de Constansa et brûlées car considérées comme surplus.

En ce qui concerne la flottille du Danube cette dernière va opérer en soutien des troupes roumaines opérant en URSS. Quand le front se révéla trop éloigné, elle se retrouva sa mission première de sécurisation. Elle protégea la navigation sur le plus grand fleuve européen.

La menace principale étant la mine, elle du transformer une partie de ses moyens pour détruire les mines larguées par des avions occidentaux puis soviétiques et qui causèrent son lot de pertes.

Aux mines s’ajouta la menace des commandos, les britanniques des SBS lançant plusieurs attaques sur les ponts du Danube imposant certaines contre-mesures (filets, vedettes rapides).

En ce qui concerne la Flottille du Danube, les quatre monitors connaissent des sorts différents. Le Mihaail Kogalniceanu transformé en 1918 en monitor hauturier participe à la défense des Bouches du Danube. On envisage un temps de l’envoyer en Crimée mais les roumains y renoncent craignant un naufrage au cours du transit.

Il va donc opérer dans la zone des bouches du Danube pour sécuriser une artère vitale pour l’effort de guerre roumain en particulier et de l’Axe en général. Il est coulé par l’aviation soviétique le 17 octobre 1953, deux bombes l’envoyant ad patres.

L’Alexandru Lahovari endommagé par une tempête est saisi par les soviétiques lors du basculement de la Roumanie. Très usé, il est utilisé comme ponton d’allégement par les soviétiques avant d’être envoyé à la casse en 1957.

L’Ion C. Bratianu est coulé par l’aviation soviétique le 4 mars 1953 alors que le Lascar Catargianu est victime d’une mine larguée dans le Danube par des bombardiers britanniques le 19 décembre 1952.

Les quatre vedettes (NMS Stihi Dumitrescu Lepri Sublocotenent Ghiculea) sont toutes coulées au combat alors que sur les six patrouilleurs mis en service en 1947/48 quatre sont détruits, les deux derniers saisis par les soviétiques étant rendus en 1959 à la Roumanie pour les utiliser comme navires pour garde-frontières jusqu’à leur retrait au cours des années soixante-dix.

Heinkel He114

En septembre 1948 l’Aéronavale roumaine dispose dispose de quatre squadrons, le squadron 101 disposant de huit hydravions Fiat RS-16 (qui ont remplacé les Savoia SM-62 et S.59 en service en septembre 1939), le squadron 102 disposant de dix hydravions Heinkel He-114, le squadron 53 disposant de huit Hawker Hurricane de chasse et le squadron 16 équipé de huit Reggiane Re-2003C.

CANT Z-501

Durant le second conflit mondial un cinquième squadron, le squadron 103 est créé avec des hydravions CANT Z-501 suivit par un sixième squadron, le squadron 104 volant sur des bimoteurs Bristol Blenheim.

Ces six squadrons vont opérer au dessus de la mer Noire. Ils vont assurer la surveillance des côtes, la couverture et l’éclairage des convois, le mouillage de mines mais aussi l’assaut aéromaritime, les appareils d’assaut (Fiat RS-16 et Bristol Blenheim ces derniers vont être remplacés par des Junkers Ju-88) escortés par des Hawker Hurricane (remplacés au cours du conflit par des Focke-Wulf Fw-190) coulant 9800 tonnes de navires marchands soviétiques mais se montrant peu efficace face à la marine soviétique.

L’aéronavale roumaine subit de lourdes pertes face à la montée en puissance de l’aviation soviétique. Elle peine même à remplacer les appareils détruits, l’armée de l’air roumaine n’hésitant pas à détourner certaines livraisons d’appareils pour l’aviation de la marine roumaine. Les rares avions et hydravions encore présents en avril 1954 sont pour la plupart envoyés à la casse car trop usés ou trop anciens pour être d’un quelconque usage.

La brigade d’infanterie de marine comprend en septembre 1948 un état-major, une compagnie de commandement et de soutien, trois bataillons d’infanterie, un bataillon d’artillerie légère, une compagnie antichar, une compagnie antiaérienne, une compagnie du génie et un peloton d’autos blindées.

Les trois bataillons d’infanterie disposent d’une compagnie de commandement et de soutien, quatre compagnies de combat et une compagnie d’armes lourdes (mitrailleuses , mortiers, canons antichars légers) et opèrent à la fois comme une infanterie amphibie mais aussi comme infanterie légère.

Après avoir opéré sur les rives de la mer Noire, la brigade s’installe en Crimée et plus précisément sur la côte sud et plus précisément à Yalta où une base est implantée.

Depuis cette base, la brigade va mener des raids en direction des côtes sous contrôle soviétique notamment dans le cadre de l’opération FRIEDRICH.

Après la contre-attaque soviétique, les diables noirs roumains vont opérer comme pompiers et comme anges-gardiens, freinant les attaques soviétiques et récupérant des soldats isolés.

Repliés sur la Crimée, elle combat dans le cadre de l’opération PIOTR VELIKYI (volet GANGUT), se montrant toujours aussi redoutable au point qu’on racontait que certains Frontoviki hésitait à attaquer les secteurs tenus par les fusiliers marins roumains un peu comme les croisés de la 4ème croisade se gardèrent d’attaquer les secteurs des remparts de Constantinople venus par la garde varègue.

Elle subit des pertes importants mais profite du manque d’allant des soviétiques pour se replier sur Sébastopol et évacuer jusqu’en Roumanie.

Profitant du chaos ambiant qui annonce le coup d’état communiste, la brigade se replie dans le nord de la Roumanie pour se reconstituer, reconstitution difficile suite au coup d’état du 25 septembre 1953.

la brigade choisit de lier son sort aux allemands et va combattre jusqu’à la capitulation allemande, terminant en Hongrie. Des prisonniers roumains sont envoyés en Roumanie où certains sont sommairement exécutés mais beaucoup parviennent à rallier la France, certains s’engageant dans la Légion Etrangère où il vont combattre dans la première guerre du Vietnam notamment.

Organisation

-Un Etat-Major installé à Bucarest

-Escadre de la Mer Noire

-Croiseur léger et navire-amiral NMS Miheai Viteazul placé hors rang

-1ère flottille de torpilleurs : destroyers NMS Regele Ferdinand et Regina Maria

-2ème flottille de torpilleurs : torpilleurs légers NMS Marasesti Marasti Vifor Viscol

-3ème flottille de torpilleurs : Torpilleurs légers NMS Noduca Sborul et Smeul

-4ème flottile de torpilleurs : vedettes lance-torpilles

-Force sous-marine : -Bâtiment-base de sous-marins NMS Constansa (navire-amiral) et les sous-marins NMS Delfinul Marsuinul Rechinul

-Force de soutien : Mouilleurs de mines NMS Amiral Murgescu NMS Vlad Tepes et NMS Domnitor, pétroliers NMS Ploesti et NMS Cluj-Napoca, cargo NMS Danubia

-Flottille du Danube

-Monitors NMS Mihail Kogalniceanu Alexandru Lahovari Ion C. Bratianu et Lascar Catargianu

-Quatre vedettes fluvialees NMS Stihi, Dumitrescu, Lepri et Subolocotenet Ghiculea.

-Six patrouilleurs fluviaux type BRP-1 (BRP = barca de patrulare fluvială/patrouilleur fluvial)

-Des navires auxiliaires fluviaux (barges, pontons, remorqueurs)
Commandant de l’Aviation de la Marine (comandă de aviație navală)

-Squadron 101 : huit hydravions Fiat RS-16

-Squadron 102 : dix hydravions Heinkel He-114

-Squadron 53 : huit Hawker Hurricane

-Squadron 16 : huit hydravions Reggiane Re-2003C

-Squadron 103 (mars 1949) : huit CANT Z-501

Bristol Blenheim en vol

-Squadron 104 (septembre 1950) : huit Bristol Blenheim (ex-armée de l’air)

Commandement de la Défense Côtière

-Un régiment de génie maritime

-Une division d’artillerie côtière à trois brigades

-Une brigade d’infanteria marina

Scandinavie (73) Finlande (11)

Dragueurs de mines

Dragueurs de mines classe Ahven

Les six unités de la classe Ahven sont des dragueurs côtiers mis en service dans la marine finlandaise en 1936/37. Ils ont été baptisés Ahven Kiiski Mulkku Särki Kuore et Lahna.

Ces dragueurs de mines participèrent à la guerre d’Hiver puis à la guerre de Continuation, deux d’entre-eux étant perdus durant le second conflit mondial en l’occurence le Ahven victime d’une mine qu’il cherchait à désamorcer le 17 juillet 1953 et le Lahna abordé de nuit par un cargo et qui coula en quelques instants. Les quatre survivants ont été désarmés en 1960 (Kiiski), en 1961 (Mulkku) et en 1962 (Särki Kuore) puis démolis.

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Scandinavie (44) Danemark (15)

La marine royale danoise dans le second conflit mondial

En septembre 1948 la marine danoise à bien meilleure allure que neuf ans plus tôt. Les budgets supplémentaires lui ont permis de construire des navires neufs et modernes, d’améliorer l’entrainement de l’équipage et de constituer des stocks d’armes et de munitions conséquents (à l’échelle danoise bien entendu).

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Benelux (19) Pays-Bas (19)

Sous-marins

Onderzeedienst

Avant de parler des différents sous-marins néerlandais, un mot rapide sur l’entité chargé de les mettre en œuvre à savoir le Onderzeedienst soit en français «service sous la mer» ou service sous-marin.

Ce service sous-marin est créé le 21 décembre 1906 par détachement des sous-marins du service des torpilleurs duquel il dépendait initialement. Il à disparu le 15 juillet 2005 quand il fusionne avec le service de guerre des mines.

Toujours en 1906, la Koninklijke Marine met en service son premier sous-marin, le O-1 qui restera en service jusqu’en 1920.

A l’époque de la construction du O-1, le sous-marin ou plutôt le torpilleur submersible suscitait davantage de scepticisme que de certitudes. Il faudra attendre le premier conflit mondiale pour que plus aucune marine n’ait de doutes sur les capacités du sous-marin.

Pays neutre, les Pays-Bas peuvent donc construire des sous-marins en nombre important (tout est relatif).

Entre 1919 et 1935, les Pays-Bas vont bénéficier de l’aide des ingénieurs allemands qui ne pouvant travailler au pays s’étaient réfugiés au Japon, en Finlande, en Suède ou aux Pays-Bas pour faire fructifier leur expérience et surtout ne pas perdre un savoir-faire qui sera précieux le jour où l’Allemagne réarmera.

Hr.Ms. O 8 (1915)

Le sous-marin O-8

Quand éclate la guerre de Pologne, la marine batave dispose de vingt-deux sous-marins, onze type O (O-8 O-9 O-10 O-11 O-12 O-13 O-14 O-15 O-16 O-19 et O-20) et onze type K (K-VIII K-IX K-X K-XI K-XII K-XIII K-XIV K-XV K-XVI K-XVII et K-XVIII).

Si les sous-marins «européens» ont reçu la lettre O suivit d’un chiffre ou d’un nombre, les sous-marins destinés à opérer en Insulinde ont reçu la lettre K suivit d’un chiffre romain. Cette distinction disparaît à la fin des années trente, tous les sous-marins néerlandais recevant la lettre O avec un chiffre ou un nombre.

Cette flotte est assez ancienne avec seulement la moitié des navires mis en service dans les années trente. Elle va cependant être renouvelée durant la Pax Armada.

Quand éclate la guerre de Pologne, sept sous-marins type O-21 sont en construction. Baptisés O-21 à O-27 ils sont mis en service entre 1940 et 1942 ce qui permet le désarmement du O-8 (démoli), des O-9, O-10, O-11 (le premier est coulé comme cible, le second démoli, le troisième sert de sous-marin d’entrainement) ainsi que des K-VIII, K-IX et K-X qui sont coulés comme cibles ou démolis sur place aux Indes Néerlandaises.

Hr.Ms. K X (1923)

Le sous-marin K-X

D’autres sous-marins auraient du être construits mais les budgets n’ont pas suivis tout comme la surcharge des chantiers navals néerlandais. Il semble qu’une construction à l’étranger à été étudiée mais n’à pas débouché sur du concret.

Résultat en septembre 1948, la Koninklijke Marine dispose de seize sous-marins, six déployés en Europe et dix déployés aux Indes Néerlandaises.

C’est donc une diminution du nombre d’unités mais ces unités sont plus modernes donc on espère compenser la quantité par la qualité.

En Europe, on trouve les O-12, O-13,O-14,O-15, O-19 et O-20 tandis qu’outre-mer sont déployés les K-XVI, K-XVII,K-XVIII mais aussi les O-21, O-22,O-23,O-24,O-25,O-26 et O-27.

Sous-marin O-8

Hr.Ms. O 8 (1915)

Ce sous-marin à une histoire mouvementée puisqu’il à été construit pour la Royal Navy dans un chantier naval canadien (Canadian Vickers,Montréal) avant de finir dans la marine néerlandaise.

Un achat de seconde main après un désarmement ? Non messire mais une vente après l’échouage du H-6 sur les côtes néerlandaises. Le sous-marin est vendu le 7 mai 1917, renfloué par leur nouveau propriétaire, remis en état et remis en service.

Modernisé dans les années vingt, l’ex-sous marin de la marine britannique était toujours en service en septembre 1939. Il est désarmé en septembre 1943 alors une ultime avarie et démoli.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : surface 364 tonnes plongée 434 tonnes

Dimensions : longueur 45.8m largeur 4.70m tirant d’eau 3.80m

Propulsion : deux moteurs diesels de 480ch, deux moteurs électriques de 620ch deux hélices

Performances : vitesse maximale 13 nœuds en surface 11 nœuds en plongée, distance franchissable 1600 miles nautiques à 10 nœuds en surface, 24 miles nautiques à 8 nœuds en plongée

Armement (O-8) : 1 canon de 37mm, 1 mitrailleuse de 7.92mm, quatre tubes lance-torpilles de 450mm avec huit projectiles.

Sous-marins classe O-9

Hr.Ms. O 9 (1926)

Le sous-marin néerlandais O-9

Cette classe est composée de trois sous-marins logiquement désignés O-9, O-10 et O-11. Ce sont des sous-marins comparables à nos «600 tonnes» ou aux sous-marins type S que la marine néerlandaise va utiliser durant le second conflit mondial.

-Le HMNLS O-9 est mis sur cale aux chantiers navals Koninklijke Maatschappij De Schelde de Vlissingen le 1er décembre 1923 (d’autres sources donnent 23 septembre 1922) lancé le 7 avril 1925 et mis en service le 18 janvier 1926.

-Le HMNLS O-10 est mis sur cale aux chantiers navals Nederlandische Dok en Scheepsbow Maatschappij le 24 décembre 1923 lancé le 30 juillet 1925 et mis en service le 1er septembre 1926.

-Le HMNLS O-11 est mis sur cale aux chantiers navals Fijenoord de Rotterdam le 24 décembre 1922 lancé le 19 mars 1925 et mis en service le 18 janvier 1926.

Ces sous-marins sont désarmés en 1944, le O-9 en mai, le O-10 en juillet et le O-11 en décembre.

Si le premier est coulé comme cible en mai 1946, le second est démoli en 1947 et le troisième après une courte période de réserve est réarmé en octobre 1947 pour servir de sous-marin d’entrainement et éviter ainsi d’immobiliser un sous-marin opérationnel dans des tâches d’instruction.

En septembre 1948, il aurait du être réarmé comme sous-marin opérationnel mais après inspection son état matériel est trop dégradé, ses capacités insuffisantes pour servir en premier ligne. Définitivement désarmé le 5 octobre 1948, il sera sabordé pour bloquer le port de Flessingue. Renfloué par les allemands, il sera promptement ferraillé.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : surface 526 tonnes plongée 656 tonnes

Dimensions : longueur 54.66m largeur 5.7m tirant d’eau 3.53m

Propulsion : deux moteurs diesels de 450ch, deux moteurs électriques de 250ch

Performances : vitesse maximale 12 nœuds en surface 8 nœuds en plongée distance franchissable 3500 miles nautiques à 8 nœuds en surface, 25 miles nautiques à 8 nœuds en plongée

Armement : deux tubes lance-torpilles de 533mm et deux de 450mm à la proue, un tube lance-torpilles de 450mm à la poupe, un canon de 88mm et une mitrailleuse de 12.7mm

Equipage : 29 officiers et marins

Sous-marins classe O-12

Hr.Ms. O 12 (1931)

Cette classe comprend quatre unités logiquement baptisées O-12, O-13,O-14 et O-15. Ce sont des sous-marins semblables aux précédents quoi qu’un peu plus gros et plus longs, ces sous-marins destinés comme leur nom l’indique à opérer en Europe pouvant plonger jusqu’à 60m ce qui constituait au début des années trente de bonnes performances.

-Le O-12 est mis sur cale aux chantiers navals Koninklijke Maatschappij De Schelde de Vlissingen le 20 octobre 1928 lancé le 8 novembre 1930 et mis en service le 20 juillet 1931.

-Le O-13 est mis sur cale aux chantiers navals Koninklijke Maatschappij De Schelde de Vlissingen le 1er décembre 1928 lancé le 18 avril 1931 et mis en service le 1er octobre 1931.

-Le O-14 est mis sur cale aux chantiers navals Koningklijke Maatschappij De Schelde de Vlissingen le 29 décembre 1928 lancé le 3 octobre 1941 et mis en service le 4 mars 1932.

-Le O-15 est mis sur cale aux chantiers navals Fijenoord de Rotterdam le 3 mars 1930 lancé le 27 mai 1931 et mis en service le 28 juillet 1932.

En dépit de leur âge avancé, ces quatre sous-marins étaient encore en service en septembre 1948 et tous déployés en Europe.

Ils participent à la campagne des Pays-Bas au cours de laquelle le O-12 succombe. Le 12 mai 1949, il surprend un sous-marin allemand en surface. Tels deux chevaliers égarés en pleine second conflit mondial, ils se lancent dans un duel au canon, le sous-marin allemand disposant d’un canon de 88mm, le sous-marin néerlandais un canon de 75mm Bofors. Les deux submersibles sont sévèrement endommagés, l’O-12 finissant par couler sur place alors que le U-Boot coulera alors qu’il était remorqué par l’un de ses congénères.

Les trois autres sous-marins finissent la campagne des Pays-Bas quasiment intacts, ralliant la Nederland Task Force (Royal Navy) opérant principalement en mer du Nord.

Suite au transfert de quatre sous-marins type S en décembre 1950, ces trois sous-marins sont envoyés aux Indes Néerlandaises.

Stationnés initialement à Darwin au sein d’une 1ère flottille de sous-marins, ils vont opérer ensuite depuis Port-Moresby de septembre 1952 à octobre 1953 puis enfin de Cam-Ranh (octobre 1953-septembre 1954).

Le O-13 est coulé le 17 janvier 1953 au large de Manille par un sous-marin japonais qui lui lance deux torpilles. L’une tombe au fond mais la deuxième est suffisante pour détruire le submersible néerlandais qui participait à une mission de reconnaissance en vue des futures opérations amphibies prévues aux Philippines.

Ses deux sister-ship O-14 et O-15 sont désarmés à Batavia le 25 septembre 1954. Ils sont tellement usés qu’on préfère les condamner et les ferrailler sur place, les marins néerlandais craignant que ces sous-marins ne sombrent durant leur long transit retour !

Caractéristiques Techniques

Déplacement : surface 610 tonnes plongée 754 tonnes

Dimensions : longueur 60.42m largeur 6.83m tirant d’eau 3.6m

Propulsion : deux moteurs diesels de 900ch deux moteurs électriques de 310ch

Performances : vitesse maximale 16 nœuds en surface 8 nœuds en plongée distance franchissable 3500 miles nautiques à 8 nœuds en surface 26 miles nautiques à 8 nœuds en plongée

Armement : cinq tubes lance-torpilles de 533mm (quatre à la proue un à la poupe), deux canons de 40mm puis un canon de 75mm et deux mitrailleuses de 12.7mm antiaériennes

Equipage : 29-31 officiers et marins

Sous-marins classe O-19

Hr.Ms. O 19 (1939)

Les deux sous-marins de cette classe sont des sous-marins mouilleurs de mines mis en service peu avant le début de la guerre de Pologne. Initialement conçus pour le service ultra-marin, ils étaient donc connus sous les noms de K-XIX et K-XX.

Comme finalement ils ont financés par le ministère de la Guerre et non celui des Colonies, ils sont devenus les O-19 et O-20. De toute façon à partir de cette époque, la marine néerlandaise à décidé de ne plus distinguer sous-marins européens et coloniaux, tous ses submersibles recevant désormais la lettre O.

Sur le plan technique, ils s’inspirent clairement des Orzel de la marine polonaise et ce sont les premiers à recevoir un schnorkel permettant le rechargement des batteries par les diesels alors que le sous-marin est sous l’eau.

-Le O-19 est mis sur cale aux chantiers navals Wilton-Fijenoord de Rotterdam le 15 juin 1936 lancé le 22 septembre 1938 et mis en service le 3 juillet 1939.

-Le O-20 est mis sur cale aux chantiers navals Wilton-Fijenoord de Rotterdam le 15 juillet 1936 lancé le 31 janvier 1939 et mis en service le 28 août 1939.

Déployés en Europe, ils disparaissent tous les deux durant le second conflit mondial. Le premier à succomber est le O-20 coulé le 17 mai 1949 par les charges de profondeur d’un hydravion Blohm & Voss Bv-138 alors qu’il s’apprêtait à attaquer des Zerstörer allemands en patrouille. Il n’y à aucune survivant comme souvent dans les naufrages de sous-marins.

Blohm & Voss Bv138

Blohm & Voss Bv-138

Son sister-ship O-19 survit à la Campagne des Pays-Bas. Après le transfert de quatre sous-marins type S par la Royal Navy, il rallie le Pacifique pour continuer la guerre et ce jusqu’au 4 février 1954 quand il est coulé par un escorteur japonais au large de l’île d’Haïnan.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : surface 1109 tonnes plongée 1491 tonnes

Dimensions : longueur 80.7m largeur 7.41m tirant d’eau 3.87m

Propulsion : deux moteurs diesels de 2650ch, deux moteurs électriques de 500ch

Performances : vitesse maximale 19.5 nœuds en surface 9 nœuds en plongée distance franchissable 10000 miles nautiques à 12 nœuds 27 miles nautiques à 8.5 nœuds Immersion maximale 100m

Armement : un canon de 75mm Bofors, un canon de 40mm Bofors, huit tubes lance-torpilles de 533mm (quatre proue et quatre poupe), deux tubes de mouillage de mine externe avec 10 mines chacun

Equipage : 40 officiers et marins

Sous-marins Type O-21

Hr.Ms. O 21 (1940) 4

Le ssous-marin O-21

Les sous-marins type O-21 sont les derniers sous-marins construits par les néerlandais avant le second conflit mondial. Ils ont pourtant été mis en service entre 1940 et 1942 et leur construction actée à la fin des années trente. Il y eut bien des projets mais les budgets et les hommes manquèrent pour les concrétiser.

-Le O-21 est mis sur cale aux chantiers navals Koninklijke Maatschappij De Schelde le 20 novembre 1937 lancé le 21 octobre 1939 et mis en service le 21 septembre 1940.

Affecté outre-mer, il s’illustre le 6 avril 1950 en torpillant le destroyer Noshiro au large de Java, le sous-marin lâchant une salve de quatre torpilles, deux étant suffisantes pour envoyer le destroyer par le fond.

Après la fin de la première phase des opérations, le sous-marin est affecté à une 2ème flottille de sous-marins néerlandais, flottille stationnée à Nouméa en Nouvelle-Calédonie. Il saute sur une mine le 14 mars 1952 au large de Borneo, sombrant rapidement en ne laissant qu’une poignée de survivants.

-Le O-22 est mis sur cale aux chantiers navals Koninklijke Maatschappij De Schelde le 20 novembre 1937 lancé le 20 mai 1940 et mis en service le 8 août 1941.

Affecté outre-mer, il participe aux opérations de la première phase du théâtre d’opérations Asie-Pacifique puis se réfugie à Nouméa au sein d’une 2ème flottille qui opère à Nouméa jusqu’en septembre 1952 quand elle rallie Guadalcanal. Cette 2ème flottille va ensuite opérer depuis Cam-Ranh de décembre 1953 à la fin du conflit.

Survivant au conflit, le sous-marin subit un solide carénage à Cam-Ranh, rentrant aux Pays-Bas en janvier 1955. Il permet la reconstitution de l’OtzeerDienst en compagnie d’autres survivants et des deux Balao transférés par les américains. Il est désarmé le 17 septembre 1963 et démoli.

-Le O-23 est mis sur cale aux chantiers navals RDM de Rotterdam le 12 octobre 1937 lancé le 5 décembre 1939 et mis en service le 17 septembre 1941.

Affecté outre-mer, il opère en Asie-Pacifique, d’abord depuis les Indes Néerlandaises puis depuis Nouméa au sein de la 2ème flottille avant d’opérer depuis Guadalcanal et de Cam-Ranh. Il survit au conflit, rentrant en métropole en janvier 1955 et servant dans la marine néerlandaise jusqu’à son désarmement survenu le 21 décembre 1964. Il est démoli en 1970.

-Le O-24 est mis sur cale aux chantiers navals RDM de Rotterdam le 12 novembre 1937 lancé le 18 mars 1940 et mis en service le 12 septembre 1941.

Yamakaze

Le Yamakaze fût victime du sous-marin O-24

Lui aussi est affecté outre-mer. Sa guerre est courte puis qu’après avoir coulé le destroyer Yamakaze le 22 décembre 1950 il succombe à un autre destroyer qui le coule au canon après que le O-24 eut fait surface pour recharger ses batteries, son schnorkel étant hors service.

-Le O-25 est mis sur cale aux chantiers navals Fijenoord de Rotterdam le 10 avril 1939 lancé le 1er mai 1940 et mis en service le 4 janvier 1942. Il est affecté outre-mer, opérant depuis les Indes Néerlandaises, Nouméa, Guadalcanal et Cam-Ranh. Rentré en métropole en janvier 1955, il est désarmé le 14 mars 1967 et démoli en 1971.

-Le O-26 est mis sur cale aux chantiers navals RDM de Rotterdam le 20 avril 1939 lancé le 23 novembre 1940 et mis en service le 8 octobre 1942.

Affecté aux Indes Néerlandaises, il coule le 8 décembre 1950 le destroyer Makinami, survivant à cette première phase du conflit. Redéployé à Nouméa au sein d’une 2ème flottille, il opère ensuite depuis Guadalcanal.

Participant à l’opération OVERLORD, il est victime d’un hydravion japonais dans ke Golfe de Thaïlande le 8 mai 1953. Son épave retrouvée en 2015 repose à seulement 1500m du croiseur de bataille Nieuw Nederland coulé lors de la bataille du Golfe de Thailande en mars 1950.

-Le O-27 est mis sur cale aux chantiers navals RDM de Rotterdam le 3 août 1939 lancé le 14 décembre 1941 et mis en service le 8 décembre 1942.

Affecté outre-mer, il est perdu à une date inconnue au printemps 1950, l’hypothèse étant une destruction par un destroyer japonais alors que le submersible néerlandais avait tenté d’attaquer la flotte japonaise lors de sa phase d’approche pour la bataille du golfe de Thaïlande.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : surface 990 tonnes pleine charge 1205 tonnes

Dimensions : longueur 77.7m largeur 6.8m tirant d’eau 3.95m

Propulsion : deux moteurs diesels Sulzer de 2500ch, deux moteurs électriques de 500ch

Performances : vitesse maximale 19.5 nœuds en surface 9 nœuds en plongée distance franchissable 10000 miles nautiques à 12 nœuds en surface 28 miles nautiques à 8.5 nœuds en plongée Immersion 100m
Armement : un canon de 75mm Bofors, un canon de 40mm Bofors, huit tubes lance-torpilles de 533mm (quatre avant, deux médians et deux arrières)

Equipage : 39 officiers et marins

Sous-marins type K-VIII

Hr.Ms. K IX (1923)

Le sous-marin K-IX

Les sous-marins type K-VIII au nombre de trois sont destinés comme leur nom l’indique à opérer outre-mer. Dérivés des K-V, ils se distinguent par l’absence de tubes lance-torpilles externes pour améliorer leur résistance au grenadage. Ils sont construits par les chantiers navals Koninklijke Maatschappij De Schlede de Vlissingen.

-Le K-VIII est mis sur cale le 31 octobre 1917 lancé le 28 mars 1922 et mis en service le 15 septembre 1922.

-Le K-IX est mis sur cale le 1er mars 1919 lancé le 23 décembre 1922 et mis en service le 21 juin 1923.

-Le K-X est mis sur cale le 1er novembre 1919 lancé le 2 mai 1923 et mis en service le 24 septembre 1923.

Ces navires sont retirés du service respectivement en septembre 1944, mars 1945 et janvier 1946, étant coulés comme cibles lors d’exercices de tir de la marine néerlandaise.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : surface 528 tonnes (592 tonnes à pleine charge) plongée 726 tonnes (823 tonnes à pleine charge)

Dimensions : longueur 64.41m largeur 5.6m tirant d’eau 3.55m

Propulsion : (K-VIII) deux moteurs diesels MAN de 900ch, deux moteurs électriques de 200ch deux hélices (K-IX et X) deux moteurs diesels de 775ch Sulzer deux moteurs électriques de 200ch deux hélices

Performances : (K-VIII) vitesse maximale 16 nœuds en surface 8 nœuds en plongée (K-IX et X) vitesse maximale 15 nœuds en surface 8 nœuds en plongée distance franchissable 3500 miles nautiques à 11 nœuds en surface 25 miles nautiques à 8 nœuds en plongée Immersion : 50m

Armement : un canon de 88mm puis de 75mm Bofors, une mitrailleuse de 12.7mm, quatre tubes lance-torpilles de 450mm (deux avant deux arrières) avec dix torpilles type III

Equipage : 31 officiers et marins

Sous-marins type K-XI

Hr.Ms. K XIII (1926) 2

Le sous-marin K-XIII

Les trois sous-marins type K-XI ont été construits dans les années vingt par les chantiers navals Fijenoord sis à Rotterdam.

-Le K-XI est mis sur cale le 9 décembre 1922 lancé le 24 avril 1924 et mis en service le 24 mars 1925.

-Le K-XII est mis sur cale le 9 janvier 1923 lancé le 15 juillet 1924 et mis en service le 19 mai 1925

-Le K-XIII est mis sur cale le 15 octobre 1923 lancé le 23 décembre 1924 et mis en service le 29 mars 1926.

Ces sous-marins employés outre-mer sont désarmés respectivement en mars 1946, septembre 1946 et novembre 1946. Ils sont mouillés à Soerabaja.

En janvier 1950, on les inspecte dans l’espoir de les remettre en service mais leur état matériel est tel qu’on décide de les utiliser comme blockships pour protéger le port de Batavia contre un raid de sous-marins de poche nippons.

Ils jouent parfaitement leur rôle, étant même encore en position quand la future Djakarta est reprise dans le cadre de l’opération ZIPPER. Ils sont relevés en mars 1955 et rassemblés en attendant la démolition.

Ils font parler d’eux le 4 septembre 1957 quand des nationalistes indonésiens hissent le drapeau national sur le K-XI en faisant symboliquement le premier navire de la Tentara Nasional Indonésia Angkatan Lauf. Les Korps Mariniers donnent l’assaut, tuant sept des neuf nationalistes pour la mort de deux marines néerlandais.

Les trois submersibles sont finalement démantelés sur place au printemps 1958, son acier refondu pour construire de nouveaux sous-marins et de nouveaux navires militaires.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : surface 688 tonnes plongée 828 tonnes

Dimensions : longueur 66.7m largeur 6.15m tirant d’eau 3.78m

Propulsion : deux moteurs diesels de 1200ch, deux moteurs électriques de 327ch

Performances : vitesse maximale 17 nœuds en surface 8 nœuds en plongée distance franchissable 3500 miles nautiques à 8 nœuds en surface 25 miles nautiquees à 8 nœuds en plongée

Armement : un canon de 88mm puis de 75mm Bofors, deux tubes de 533mm et deux tubes de 450mm à la proue, deux tubes lance-torpilles de 450mm à la poupe

Equipage : 31 officiers et marins

Sous-marins type X-XIV

Hr.Ms. K IV (1921)

Le sous-marin K-XIV

Le type K-XIV est le dernier type de sous-marins pleinement conçus pour l’outre-mer. Il est composé de cinq navires dérivés des K-XI, des navires plus lourds car construit dans un acier plus lourd.

Les K-XIV à K-XVI sont construits par les chantiers RDM (Rotterdamsche Droogdok Maatschappij) et les deux derniers par les chantiers navals Wilton-Fijenoord, ces deux chantiers étant implantés à Rotterdam.

-Le K-XIV est mis sur cale le 31 mai 1930 lancé le 11 juillet 1931 et mis en service le 6 juillet 1933. Il est désarmé le 8 octobre 1944 après une avarie de moteur qui rend les réparations trop coûteuses.

Mouillé à Soerabaja, il est sabordé en mai 1950 pour ne pas tomber aux mains des japonais qui se contentent de le renflouer pour libérer le port. Mouillé sans que ses nouveaux propriétaires ne s’en occupent, il est coulé par l’aviation néerlandaise lors de l’opération ZIPPER. Définitivement renfloué en mars 1955, il est démoli sur place.

-Le K-XV est mis sur cale le 31 mai 1930 lancé le 10 décembre 1933 et mis en service le 30 décembre 1933.

Désarmé le 12 mars 1944 et mis en réserve, son réarmement est étudié à l’automne 1948 mais abandonné en raison d’un mauvais état général. En mars 1950, il est remorqué à Batavia pour servir de blockship. Alors qu’il allait être mouillé, il sombre dans le port. Les néerlandais le relèvent puis l’échouent sur une plage, le laissant sur place, le K-XV étant dépecé sur place par les japonais qui réutilisent l’acier.

-Le K-XVI est mis sur cale le 31 mai 1930 lancé le 8 avril 1933 et mis sur cale le 30 janvier 1934. Il est toujours en service en septembre 1948. Il est coulé à une date inconnue au printemps 1950 probablement durant la bataille du golfe de Thaïlande sans qu’on n’en sache la raison car l’épave n’à toujours pas été retrouvée.

-Le K-XVII est mis sur cale le 1er juin 1931 lancé le 26 juillet 1937 et mis en service le 19 décembre 1933.

Survivant aux premiers combats, le sous-marin intègre la 1ère flottille stationnée à Darwin, flottille également composée du K-XVIII, des O-13,O-14,O-15 et O-19). Il est coulé le 8 mars 1952 par un hydravion japonais alors que le submersible néerlandais venait de déposer des armes et des munitions pour des commandos australiens.

-Le K-XVIII est mis sur cale le 10 juin 1931 lancé le 27 septembre 1932 et mis en service le 23 mars 1934.

Toujours en service en septembre 1948, le sous-marin est toujours «vivant» après la première phase des combats. Intégrant la 1ère flottille, il est donc stationné à Darwin jusqu’en septembre 1952 puis à Port-Moresby (septembre 1952-octobre 1953) et enfin depuis Cam-Ranh d’octobre 1953 à septembre 1954.

En très mauvais état général, il est finalement ramené à Batavia où il est désarmé en février 1955 après plus de vingt ans de carrière. Il est vendu à la démolition en mars 1956 et démoli sur place pour des raisons de sécurité.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : surface 865 tonnes plongée 1045 tonnes

Dimensions : longueur 73.64m largeur 6.51m tirant d’eau 3.94m

Propulsion : deux moteurs diesels de 1600ch, deux moteurs électriques de 430ch

Performances : vitesse maximale 17 nœuds en surface 9 nœuds en plongée distance franchissable 10000 miles nautiques à 12 nœuds en surface 26 miles nautiques à 9.5 nœuds en plongée

Armement : un canon de 88mm puis de 100mm (K-XVI à K-XVIII uniquement), deux canons de 40mm, huit tubes lance-torpilles de 533mm (quatre avant, deux milieux et deux arrières)

Equipage : 38 officiers et marins

Sous-marins type S

HMS Sturgeon (S-73)

Le HMS Sturgeon (S-73), l’un des quatre type S transféré à la marine royale néerlandaise

Les sous-marins type S forment en septembre 1948 la colonne vertébrale de la flotte sous-marine britannique en compagnie des type U. Issus des type O, ces petits sous-marins comparables à nos sous-marins de 2ème classe étaient de conception ancienne (1928) mais suffisamment réussie pour qu’en septembre 1948 ils fassent mieux que se défendrent.

Douze sous-marins sont en service en septembre 1948 (quatre Swordfish et quatre Shark), cinq étant commandés en septembre 1939 suivis de sept un an plus tard. Vingt-quatre sous-marins sont en service en septembre 1948, le dernier type S étant mis en service en septembre 1945.

Ces submersibles forment alors trois flottilles de huit navires, la 7th Submarine Flottilla déployée à Rosyth,la 9th Submarine Flottilla à La Valette (Malte) et la 11th Submarine Flottilla à Chatham.

Seize nouveaux type S sont commandés en septembre 1948 mais seulement huit seront achevés, les huit derniers étant achevés comme des type V, un sous-marin médian qui devait succéder aux type S et aux type U, la Royal Navy ayant décidé de rationaliser sa flotte sous-marine en construisant des sous-marins de grande patrouille de classe Amphion (seize) et des sous-marins médians type V.

Les néerlandais vont récupérer quatre des sous-marins type S en service en septembre 1948. La Haye aurait préféré récupérer des nouveaux type S mais la Royal Navy à refusé. La potion était dure à avaler mais les néerlandais savaient que c’était soit ça soit pas de sous-marins du tout.

Le transfert est acté le 17 décembre 1950 mais les navires sont officiellement mis en service dans la Koninklijke Marine le 2 février 1951, le temps d’entraîner les équipages. C’est ainsi que le HMS Sturgeon devient le O-12, le Syrtis devient le O-20, le Sahib devient le O-24 et enfin le Scythian devient le O-27.

Ces sous-marins vont opérer en mer du Nord notamment au large des côtes norvégiennes pour des missions de renseignement, de surveillance, d’attaque des navires ennemis, de soutien à la Résistance norvégienne.

Le O-20 est coulé par un chasseur de sous-marins allemand au large de Bergen le 14 juin 1951 et le O-27 le 1er octobre 1952 quand il saute sur une mine au large du port de Narvik. Les deux autres navires sont désarmés en mars 1956, rendus aux britanniques qui les envoient immédiatement à la démolition.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : surface 730 tonnes (768 tonnes pour le groupe II) plongée respectivement 927 et 960 tonnes

Dimensions : longueur 61.7m (63.6m pour le groupe II) largeur 7.3m tirant d’eau : nc

Propulsion : deux diesels de 1550ch deux moteurs électriques de 1300ch

Performances : vitesse maximale 13.5 nœuds en surface 10 nœuds en plongée distance franchissable 3700 miles nautiques à 10 nœuds (3800 miles pour le groupe II) en surface

Armement : un canon de 76.2mm à l’avant et un canon de 20mm Oerlikon (installé à partir de 1944) six tubes lance-torpilles de 533mm avant avec six recharges ou douze mines

Equipage : 38 officiers et marins

Benelux (13) Pays-Bas (13)

La Koninklijke Marine dans la Pax Armada : croiseurs de bataille et porte-avions pour les Pays-Bas

Généralités

En septembre 1939 quand éclate la guerre de Pologne, la marine néerlandaise est une petite marine en dépit de ses lourdes servitudes coloniales. Ce n’est pas étonnant car les investissements ont été insuffisants ce qui entraînait un manque de vocation pour la carrière militaire. Neuf ans plus tard la situation à radicalement changé grâce à un investissement massif durant la Pax Armada en terme financier, humain et stratégique, la politique navale néerlandaise étant souvent citée en exemple par sa cohérence et sa sagacité.

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Dominions (17) Canada (17)

Dragueurs de mines classe Fundy

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Le HMCS Fundy (J-88)

Les dragueurs de mines de classe Fundy sont mis en service à la fin des années trente. Jusqu’à l’arrivée des Bangor c’était les seuls navires spécialisés dans la guerre des mines utilisés par la RCN.

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URSS (65) Armée de Terre (13)

Génie

Avant-propos

Avec l’artillerie, le génie est l’autre arme savante, l’arme des techniciens qui savent aussi manier la pelle que l’explosif, qui savent détruire mais aussi aménager.

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Etats Unis (91) OdB et Programme de guerre (1)

ORDRE DE BATAILLE ET PROGRAMME DE GUERRE

Ordre de bataille

Avant-propos

L’organisation de l’US Navy quand la guerre embrase l’Europe est classique avec trois flottes, une dans l’Atlantique, une seconde dans le Pacifique et une troisième pour couvrir l’Asie même si en pratique l’Asiatic Fleet s’occupe surtout de défendre les Philippines.

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