Etats Unis (95) OdB et Programme de guerre (5)

Submarine Force (Pacific)

USS Sperry (AS-12) 8

USS Sperry (AS-12)

Les sous-marins de la flotte du Pacifique sont stationnés à San Diego et à Pearl Harbor même si pour réduire les temps de transit, les submersibles sont régulièrement détachés à Wake et à Guam, la perte de ces territoires se révélant une perte sensible pour le Silent Service (Service silencieux) qui peut néanmoins continuer de s’appuyer sur Midway. Le commandant de la flotte sous-marine du Pacifique à posé sa marque sur le USS Sperry (AS-12).

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Grande Bretagne (72) Ordre de Bataille et Programme de guerre (1)

ORDRE DE BATAILLE EN SEPTEMBRE 1948

Avant-propos

Avoir des navires c’est bien. Savoir les mettre en œuvre avec des structures efficientes c’est beaucoup mieux.

Comme toutes les marines, la Royal Navy connait un profond bouleversement dans ces structures de commandement.

Si la Home Fleet et la Mediterranean Fleet sont toujours là, la Pax Armada voit apparaitre la British Eastern Fleet ou Eastern Fleet (Flotte orientale) qui regroupe plusieurs commandements pour une gigantesque zone de responsabilité couvrant l’Océan Indien, la Mer Rouge, le Golfe Persique jusqu’à Hong Kong.

Ailleurs les commandements restent souvent les mêmes, les dominations changeant mais rarement les zones de responsabilité.

Sous le commandement des flottes, on trouve des escadres ou squadron qui regroupent d’autres squadron mais également des flottilles parfois divisées en divisions.

Cette organisation générale est très rigide et il faudra attendre le début du conflit pour qu’un système plus souple soit mis en place avec des Task Force ou groupements occasionnels dans la langue de Molière.

Home Fleet

La “Flotte Métropolitaine” regroupe tous les moyens navals stationnés à demeure dans les îles britanniques. Sa mission est de défendre l’intégrité du territoire national, de protéger les lignes de communication avec l’Empire, de contrôler la mer du Nord et détruire les forces navales ennemies en l’occurence la marine allemande.

2nd Battle Squadron (2ème Escadre de Bataille) HMNB Rosyth & Faslane (navire-amiral : HMS Lion)

-1st Battleship Division, cuirassés HMS Lion et Conqueror (classe Lion)

-2nd Battleship Division, cuirassés HMS Temeraire et Thunderer (classe Lion)

Le HMS King George V en 1940

Le HMS King George V en 1940

-3rd Battleship Division, cuirassés HMS King George V Anson Howe (classe King George V)

-4th Battleship Division, cuirassés HMS Vanguard et Iron Duke (classe Vanguard)

-5th Battleship Division, cuirassés HMS Royal Oak et Centurion (classe Vanguard)

Le HMS Illustrious (R-87)

Le HMS Illustrious (R-87)

-Porte-avions classe Illustrious, les HMS Illustrious Victorious Formidable

-Porte-avions classe Malta stationnés à Faslane, les HMS Malta Gibraltar et Hermes

Home Fleet Light Squadron (HF-LS)

Le HMS Southampton

Le HMS Southampton

-2th Cruiser Squadron : croiseurs légers HMS Southampton Glasgow Belfast (classe Town) stationné à Rosyth

-7th Cruiser Squadron : croiseurs légers HMS Bermuda Gambia Kenya (classe Crown Colony) stationné à Rosyth.

-17th Cruiser Squadron : croiseurs légers HMS Bellona Black Prince Diadem (classe Dido) à Rosyth

-Croiseur léger HMS Birmingham (classeTown), hors-rang stationné à Rosyth qui devient Destroyer Commander Ship en 1945.

Le HMS Sirius

Le HMS Sirius

-Croiseurs légers antiaériens HMS Sirius Naïad Euryalus (classe Dido) hors rang pour la protection des porte-avions stationnés à Rosyth (Illustrious Formidable Victorious)

-10th Cruiser Squadron : croiseurs lourds HMS Cornwallis Blake Albermale (classe Admiral) stationné à Chatham

-12th Cruiser Squadron : croiseurs légers HMS Nigeria et Trinidad (classe Crown Colony) stationné à Chatham

-18th Cruiser Squadron : croiseurs légers HMS Newcastle Sheffield Edinburgh (classe Town) stationné à Devonport

-4th Cruiser Squadron croiseurs légers HMS Gloucester Liverpool Manchester (classe Town) stationné à Portland

-Deux croiseurs de la marine polonaise libre, les Danae (devenu ORP Piorun) et Dragon stationnés à Portsmouth

-16th Cruiser Squadron : croiseurs légers Minotaur Swiftsure Superb et Vigilant (classe Minotaur) stationné à Faslane

-Croiseurs légers antiaériens HMS Charybdis Scylla Argonaut (classe Dido) stationnés à Faslane pour protéger les porte-avions lourds HMS Malta Gibraltar Hermes

Destroyer Commander Home Fleet

Les destroyers sont regroupés en flottilles de huit ou neufs navires (cinq pour les type C pour des raisons économiques) et devaient théoriquement être engagés en blocs pour attaquer au canon et à la torpille les lignes de communication ennemies.

Dans la pratique, c’est l’escorte des grandes unités (cuirassés et porte-avions) qui va devenir leur mission principale pour ne pas dire prépondérante.

Dans ce cas, l’organisation en flottilles aurait pu être remise en cause mais au final, les Destroyer Flottilla sont maintenues au moins pour l’administratif et la gestion de l’entretien et du ravitaillement.

Un temps on envisagea d’intégrer les DF à l’Escadre de Bataille avant de finalement crééer un poste de commandant des destroyers ou Destroyer Commander qui peut embarquer sa marque sur le croiseur léger HMS Birmingham qui jusque là était hors rang au sein du Light Squadron et sans affectation particulière.

En septembre 1948, la Home Fleet dispose des flottilles de destroyers suivantes :

Le HMS Matabele (F-26)

Le HMS Matabele (F-26)

-6th Destroyer Flottilla (HMNB Faslane) avec huit destroyers type Tribal destinés à l’attaque des lignes de communication ennemies. HMS Matabele, HMS Ashanti, HMS Mashona, HMS Somali (F) HMS Punjabi, HMS Tartar, HMS Bedouin, HMS Eskimo

-7th Destroyer Flottilla : (HMND Devonport) : huit destroyers type J, les HMS Jervis Jackal Jaguar Juno Janus Javelin Jersey Jupiter

-8th Destroyer Flottilla : (HMNB Rosyth) avec neuf destroyers de type F, les HMS Fearless Forester Fame Fortune Firedrake Foresight Fury Foxhound et Faulknor (Flottilla Leader)

-10th Destroyer Flottilla : (HMNB Devonport) avec huit destroyers type M, les HMS Milne Mahratta Muskeeter Myrmidon Matchless Meteor Marne et Martin

-12th Destroyer Flottilla : (HMNB Rosyth et Faslane), cinq des neuf destroyers sont stationnés à Rosyth au sein d’une 1st Division en l’occurence les HMS Escapada Electra Esk Echo et Escort alors que la 2nd Division regroupe à Faslane les HMS Eclipse Excounter Express et Exmouth.

-18th Destroyer Flottilla : (HMNB Rosyth) avec huit destroyers type O, les HMS Onslow Offa Onslaught Oribi Obdurate Obedient Opportune et Orwell.

-19th Destroyer Flottilla (HMNB Rosyth) avec huit destroyers type P, les HMS Pakenham Paladin Panther Partridge Pathfinder Penn Petard et Porcupine

Submarine Commander

La mise en place d’un commandant des sous-marins au sein de la Home Fleet répondait à la même préoccupation que ci-dessus.

A la différence du Destroyer Commander, le Submarine Commander ne dispose pas de navire-amiral. Néanmoins les bâtiment-base et les ravitailleurs de sous-marins peuvent embarquer un état-major.

La Home Fleet dispose des flottilles de sous-marins suivants :

HMS Triton

HMS Triton

-1st Submarine Flottilla (HMNB Rosyth) avec huit sous-marins type T, les HMS Triton Trident Tarpon Triad Talisman Tempest Traveller Turbulent

-2nd Submarine Flottilla (HMNB Rosyth) avec huit sous-marins type U, les HMS Undine Unity Ursula Umpire Una Unbeaten Undaunted et Union

-7th Submarine Flottilla (HMNB Rosyth) avec huit sous-marins type S, les HMS Swordfish Sturgeon Seawolf Shark Syrtis Safari Scorcher et Scotsman

-11th Submarine Flottilla (HMNB Chatham) avec huit sous-marins type S, les HMS SeaHorse Starfish Snapper Saracen Scythian Sea Devil Sahib et Spearfish

-Sous-marins mouilleurs de mines HMS Grampus Narwhal Rorqual Seal (classe Grampus) hors-rang, stationnés à Chatham.

Coastal Groups

Ces groupes côtiers regroupent dans chaque base la “poussière navale” à savoir les destroyers légers type Hunt, les escorteurs _corvettes, sloops et frégates_ , les chalutiers armés, les vedettes de sureté et les vedettes lance-torpilles.

Chaque base disposant de son groupe côtier, la Home Fleet dispose donc de cinq Coastal Group implantés à Faslane, Rosyth, Chatham, Portsmouth, Portland et Devonport.

Certains d’entre-eux chapeautent sur le papier des navires légers détachés dans des mouillages ou des ports civils. C’est le cas du Chatham Group pour les navires stationnés à Douvres, le Portsmouth Group pour ceux déployés à Harwich et celui de Rosyth pour les navires stationnés à Scapa Flow.

Rosyth Coastal Group

En septembre 1948, le Rosyth Coastal Group reçoit le numéro un devenant officiellement le 1st Coastal Group. Il dispose des moyens suivants :

-12th Escort Flottilla avec six chalutiers armés de classe Tree, les HMS Ensay Fara Fetlar Filla Flotta et Foulness

-1st Minesweeping Flottilla avec les dragueurs de mines HMS Halcyon Harrier Speedwell Salamander Franklin Gossamer Hebe

-Deux canonnières, deux patrouilleurs anti-sous-marins, une vedette de sauvetage, une vedette émettrice et quatre HDLM _toutes hors-rang)

-Sont détachés à Scapa Flow la 1st Polish Minesweeping Flottilla avec les dragueurs de mines M.1 à M.8, d’anciens Hunt transférés à la Free Polish Navy ainsi que quatre HDML

Chatham Coastal Group

-8th Minesweeping Flottilla avec les HMS Alarm Algerine Arcturus Bramble Cadmus Cheerful (classe Algerine)

-Deux canonnières, deux partrouilleurs ASM et une vedette de sauvetage

-Sont détachés à Douvres la 5th Escort Flottilla composée de huit corvettes de classe Flower, les HMS Armeria Arrowhead Aubretia Auricula Begonia Bellwort Bluebell et Borage et quatre Harbour Defence Motor Launch (HDML)

Potsmouth Coastal Group

-11th Destoyer Flottilla (11th DF) équipée de destroyers légers type Hunt, les HMS Atherstone Berkeley Cattistoche Cleveland Eglington Exmoor

-16th Destroyer Flottilla (16th DF) équipée de destroyers légers type Hunt en l’occurence les HMS Blankney Blencathral Brocklesby Chiddingfold Cowdray Croome

-14th Destroyer Flottilla (14th DF) équipée de destroyers légers type Hunt, les HMS Mendip Meynell Pytchley Quantock Quorn Southdown

-2nd Escort Flottilla (2nd EF) équipée de huit frégates de classe River, les HMS Ballinderry Bann Chelmer Dart Exe Derg Ettrick Itchen

-Deux flottilles de vedettes lance-torpilles, les 1st MTB Flottilla (MTB-1 3 5 7 9 11 13 15) et 3rd MTB Flottilla (MTB-17 19 21 23 25 27 29 31)

-Est détachée à Harwich, la 3rd Anti-Submarine Flottilla avec des sloops classe Black Swan et Black Swan améliorés en l’occurence les HMS Whimbrel Woodpecker Cygnet Magpie Snipe Actaeon

Devonport Coastal Group

-15th Destroyer Flottilla Six destroyers légers type Hunt, les HMS Tynedale Whaddon Blankney Blencathral Brockesby Avon Vale)

-Trois sloops classe Kingfisher, les HMS Kingfisher Mallara Puffin

-1st AntiSubmarine Flottilla équipée de six sloops classe Black Swan, les HMS Flamingo Erne Chanticleer Pheasant Starling Lapwing
-7th Minesweeping Flottilla avec six dragueurs de mines classe Algerine en l’occurence les HMS Acute Albacore Antares Aries Brave et Chameleon

-Deux canonnières, deux patrouilleurs ASM, une vedette de sauvetage, deux vedettes ASM et quatre Harbour Defence Motor Launch (HDML).

Portland Coastal Group

-20th Destroyer Flottilla avec des destroyers légers type Hunt les HMS Blean Bleadsale Bolebrooke Border Catterick Derwent.

-1st Escort Flottilla avec les Corvettes classe Flower HMS Abella Acanthus Alyssum Amaranthus Anchusa Anemone Arabis Arbutus.

-11th Escort Flottilla avec les corvettes classe Flower HMS Convolvulus Coreopis Coriander Cowslip Crocus Cyclamen Dahlia Delphinium

Faslane Coastal Group

-2nd Anti-Submarine Flottilla avec six sloops classe Black Swan, les HMS Black Swan Ibis Crane Lark Redpole et Woodcock

-7th Escort Flottilla avec les corvettes classe Flower, les HMS Bryonyt Buttercup Camellia Campion Carnation Chrysanthemum Clematis et Coltsfoot

-9th Escort Flottilla avec les corvettes classe Flower HMS Burdock Calendula Campanula Candytuft Celandine Clarkia Clover et Columbine

-4th Escort Flottilla avec les frégates classe River HMS Jed Kale Ness Nith Ribble Rother Spey Swale

-4th Minesweeping Flottilla avec les dragueurs de mines classe Bangor HMS Bangor Blackpool Bridlington Bridport Ardrossan Beaumaris Bootle Boston

Support Commander

Ce commandement du soutien regroupe les navires de soutien appartement directement à la Royal Navy mais également ceux de la RFA. Ces derniers appartiennent toujours à la Flotte Logistique Royale mais son mis à la disposition de la Home Fleet et de son Support Commander.

-A Rosyth sont stationnés les navires de soutien suivants :

-Poseur de filets HMS Guardian

HMS Forth

HMS Forth

-Bâtiment-base de sous-marins HMS Forth (soutien de la 7th Submarine Flottilla)

-Ravitailleur de sous-marin HMS Hazard (soutien de la 1st Submarine Flottilla)

-Ravitailleur de sous-marin HMS Shearwater (soutien de la 2nd Submarine Flottilla)

-Mouilleur de mines HMS Latona

-Deux pétroliers classe Trinol, les RFA Appeleaf et Brambleleaf

-Deux pétroliers classe War, les RFA War Brahmin et War Sepoy

-Un pétrolier classe Dale, le RFA Cairndale

-Un pétrolier côtier (Harbour Tanker) le RFA Black Ranger

-Citerne à eau classe Fresh, la RFA Freshpond

-Transport de produits pétroliers RFA Petrella

-Ravitailleur (Coastal Stores Carrier) RFA Bacchus

-Cargo rapide RFA Fort Beauharnais
-A Chatham sont stationnés les navires de soutien suivants

-Pétroliers RFA Rapidol (classe Belgol) RFA Cedardale (classe Dale) CHATHAM

-Pétrolier côtier Green Ranger (classe Ranger)

-Navire-hôpital RFA Maine

-Navire-dépôt de sous-marin HMS Medway

-Mouilleur de mines HMS Abdiel

-Sur les côtes de la Manche, à Portsmouth on trouve les pétroliers de classe Dale Bishopdale et Boardale sans oublier le Training Squadron composé du porte-avions HMS Commander Edward Dunning (ex-Hermes), des croiseurs HMS Vindictive et Emerald, les destroyers HMS Amazone et Ambuscade.

-Plus à l’ouest, on trouve sur la base navale de Devonport les navires de soutien suivant :

-Deux pétroliers classe Belgol, les RFA Francol Montenol

-Un pétrolier classe War, le RFA War Hindoo

-Un pétrolier classe Dale, le RFA Emmerdale

-Un pétrolier “portuaire” de classe Ranger, le RFA Gold Ranger

-Un ponton pétrolier, le RFA Red Dragon

-A noter qu’à Douvres se trouve le pétrolier-caboteur RFA Gray Ranger

-Dans l’estuaire de la Clyde, à Faslane, de nombreux navires de soutien sont stationnés :
-Bâtiment-base de destroyers HMS Woolwitch

-Navire de maintenance aéronautique HMS Unicorn

-Pétroliers classe Leaf RFA Cherryleaf & Orangeleaf

-Pétroliers classe War RFA War Diwan & War Pindari

-Pétroliers classe Dale RFA Arnsdale Aldersdale Echodale

-Ravitailleur rapide RFA Charlotte

-A Scapa Flow, pas moins de trois pétroliers de la RFA sont stationnés, les RFA Celerol (classe Belgol) RFA War Chrisna (classe War) et RFA Blue Ranger (classe Ranger) sans oublier les Ravitailleurs d’hydravions HMS Pegasus et Dumana

Fleet Air Arm-Home Command (FAA-HC)

-On trouve également l’Aéronavale, l’aviation embarquée, l’aviation de servitude et les hydravions des cuirassés et des croiseurs, les avions et les hydravions de la Home Fleet étant placés sous le
Fleet Air Arm Home Command (FAA-HC).

Ce commandement dispose de six groupes aériens embarqués, de deux groupements d’hydraviation (Ouest et Est) et d’unités de servitudes réparties sur différentes bases, certaines fort récentes ayant été aménagées pour réduite la vulnérabilité d’installations connues par l’ennemi notamment la Royal Navy Air Station (RNAS) Culdrose où est implanté le quartier général du Home Command.

-1st Carrier Air Group (1st CAG)

Ce 1er groupe aérien est celui affecté en temps de paix au porte-avions blindé HMS Illustrious et composé de 44 appareils de chasse, de reconnaissance, de bombardement en piqué et de torpillage.

Supermarine Seafire à bord du HMS Formidable

Supermarine Seafire à bord du HMS Formidable

-Squadron 800 : huit chasseurs Supermarine Seafire Mk VII

-Squadron 801 : huit avions-torpilleurs Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 802 : huit chasseurs Supermarine Seafire Mk VII

-Squadron 803 : huit avions-torpilleurs Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 804 : squadron fantôme destiné à prendre sous son autorité des avions de reconnaissance

-Squadron 805 : six bombardiers en piqué Douglas Dauntless Mk I

-Squadron 807 : six bombardiers en piqué Douglas Dauntless Mk I

-3rd Carrier Air Group (3rd CAG)

Ce groupe aérien est en théorie embarqué sur le porte-avions HMS Formidable et est donc identique à celui de l’Illustrious.

-Squadron 806 : huit chasseurs Supermarine Seafire Mk VII

Fairey Barracuda "Ugly but effective"

Fairey Barracuda « Ugly but effective »

-Squadron 809 : huit avions-torpilleurs Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 808 : huit chasseurs Supermarine Seafire Mk VII

-Squadron 811 : huit avions-torpilleurs Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 810 : squadron fantôme destiné à prendre sous son autorité des avions de reconnaissance

-Squadron 813 : six bombardiers en piqué Douglas Dauntless Mk I

-Squadron 815 : six bombardiers en piqué Douglas Dauntless Mk I

5th Carrier Air Group (5th CAG)

Ce groupe aérien est embarqué en théorie sur le HMS Victorious, le troisième de porte-avions de classe Illustrious déployé au sein de la Home Fleet (le quatrième, l’Indomitable est déployé en Méditerranée).

-Squadron 812 : huit chasseurs Supermarine Seafire Mk VII

-Squadron 817 : huit avions-torpilleurs Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 814 : huit chasseurs Supermarine Seafire Mk VII

-Squadron 819 : huit avions-torpilleurs Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 816 : squadron fantôme destiné à prendre sous son autorité des avions de reconnaissance

Douglas Dauntless

Douglas Dauntless

-Squadron 821 : six bombardiers en piqué Douglas Dauntless Mk I

-Squadron 823 : six bombardiers en piqué Douglas Dauntless Mk I

7th Carrier Air Group (7th CAG)

Ce groupe aérien est embarqué sur le porte-avions HMS Malta un porte-avions lourd disposant d’un groupe aérien comparable à celui du porte-avions français Commandant Test. Il dispose des squadrons suivants :

-Squadron 818 : huit Supermarine Seafire Mk V

-Squadron 820 : huit Supermarine Seafire Mk V

-Squadron 822 : huit Supermarine Seafire Mk V

-Squadron 824 : huit Supermarine Seafire Mk V

-Squadron 825 : huit Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 826 : huit Blackburn Buccaneer de reconnaissance

-Squadron 827 : huit Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 829 : huit Douglas Dauntless Mk I

-Squadron 831 : huit Douglas Dauntless Mk I

9th Carrier Air Group (9th CAG)

Ce groupe aérien est en théorie embarqué sur le HMS Gibraltar, sister-ship du HMS Malta

-Squadron 828 : Huit Supermarine Seafire Mk VII

-Squadron 830 : Huit Supermarine Seafire Mk VII

-Squadron 832 : Huit Supermarine Seafire Mk VII

-Squadron 833 : Huit Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 834 : Huit Supermarine Seafire Mk VII

-Squadron 835 : Huit Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 836 : huit Blackburn Buccaneer de reconnaissance

-Squadron 837 : huit Douglas Dauntless Mk I

-Squadron 839 : huit Douglas Dauntless Mk I

11th Carrier Air Group (11th CAG)

Le 11ème groupe aérien de la FAA est le sixième et dernier groupe aérien de la Home Fleet et donc plus précisément du Home Command. Il embarque à bord du HMS Hermes, un porte-avions de classe Malta.

-Squadron 838 : huit Supermarine Seafire Mk VII

-Squadron 840 : huit Supermarine Seafire Mk VII

-Squadron 841 : huit Fairey Barracuda Mk III
-Squadron 842 : huit Supermarine Seafire Mk VII

-Squadron 843 : huit Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 844 : huit Supermarine Seafire Mk VII

-Squadron 845 : huit Douglas Dauntless Mk I

-Squadron 846 : huit Blackburn Buccaneer

-Squadron 847 : huit Douglas Dauntless Mk I

1st Seaplane Group

le roi George VI (1936-1952) passant en revue une unité de Supermarine Walrus

le roi George VI (1936-1952) passant en revue une unité de Supermarine Walrus

Appelé également West Seaplane Group (Groupe d’hydravions ouest), ce groupement équipé de Supermarine Walrus est destiné à embarquer sur les navires stationnés à Faslane, Devonport et Portland. Vingt Supermarine Walrus sont disponibles au sein de ce groupement. Ils sont répartis entre le squadron 700 (Faslane), 701 (Devonport) et 702 (Portland)

3rd Seaplane Group

Appelé également East Seaplane Group (Groupe d’hydravions est), ce groupement équipé de Supermarine Walrus regroupe les hydravions des navires stationnés à Rosyth et Chatham soit un total de quarante-huit Supermarine Walrus répartis entre squadron 703 et 704 (Walrus des cuirassés), 705 706 707 (Walrus des croiseurs).

Unités de soutien et de servitude

-Squadron 900 : unité d’entrainement élémentaire pour la Fleet Air Arm équipée de Miles M.9

-Squadron 901 : unité d’entrainement à la chasse équipée de Miles M.19, une version du M.9 armée de mitrailleuses et de bombes d’entrainement

-Squadron 903 : unité de servitude équipée d’avions de liaison et de transport en l’occurence huit Vickers Valetta et quatre Lockeed Hudson, les premiers assurant les missions de transport, les seconds les liaisons et les EVASAN

-Squadron 905 : unité de servitude équipée d’hydravions de transport et d’EVASAN en l’occurence quatre Saro Lerwick et huit Supermarine Stranaer ex-RAF

-Squadron 907 : unité d’essais et d’expérimentation. C’est entre ses mains expertes que passent tous les prototypes d’avions et d’hydravions destinés à la FAA.

-Squadron 919 : unité d’entrainement multimoteurs équipés de douze Avro Anson

Grande Bretagne (68) Bases Navales (1)

BASES NAVALES

Avant-Propos

C’est le théoricien américain Alfred Mahan qui rappela l’importance des bases dans une stratégie navale cohérente.

Durant l’Antiquité, les besoins sont modestes et les trirèmes grecques sont souvent tirées au sec sur la plage pour la nuit. Peut-on parler de base navale ? Probablement que non.

Rome dispose de bases navales mais là encore on peut difficilement les comparer à nos bases et arsenaux modernes.

Il faut en réalité attendre le Moyen-Age pour que les premières bases navales au sens modernes du nom voit le jour. En France, Saint Louis fait construire le port d’Aigues-Mortes pour ses croisades et en Manche, le Clos-des-Gallées à Rouen permet la constitution d’une première flotte française dirigée par Jean de Vienne qui ravage les côtes anglaises. Ailleurs c’est l’Arsenal de Venise, probablement le premier site industriel de construction navale.

L'entrée de l'Arsenal de Venise

L’entrée de l’Arsenal de Venise

A l’époque moderne, des bases modernes voient le jour à Brest et à Toulon pour la France, à Portsmouth et à Devonport pour la Grande-Bretagne. L’absence de port abrité sur les côtes de La Manche explique en partie l’absence de résultats probants de la marine Royale française en Manche.

Les servitudes techniques déjà importantes du temps de la marine à voile (il faut calfater les coques, fournir les gréements, les vivres pour les marins, la poudre et les projectiles) augmentent encore avec la vapeur.

Désormais une marine sans base était impossible à concevoir, des bases spécifiques avec des ateliers, des dépôts, des formes de radoub le tout protéger par des défenses côtières plus ou moins importantes en fonction des menaces.

Pour le cas particulier de la Royal Navy, les bases historiques sont situées en Manche face à la France (Devonport, Portsmouth). Ce n’est que plus tard que la mer du Nord reçut des bases équipées (Chatham, Rosyth).

En septembre 1948, la Royal Navy dispose en Métropole d’un mouillage protégé à Scapa Flow ainsi que de bases à Rosyth, Chatham, Portsmouth, Devonport, Portland et Faslane.

Marine aux responsabilités mondiales, la Royal Navy dispose d’un réseau inégalé de bases navales sur tous les océans du globe.

En Méditerranée, l’île de Malte est stratégiquement positionnée pour couper les communications italiennes entre la péninsule et la Libye mais également couvrir le passage de convois entre les Colonnes d’Hercules (Détroit de Gibraltar) et le canal de Suez, la nouvelle base navale d’Alexandrie ayant un double rôle : agir en Méditerranée orientale et protéger le canal de Suez. Chypre et Haïfa peuvent accueillir des navires en escale mais il n’y à pas de véritables bases navales.

L’autre zone d’importance c’est la zone de responsabilité (Area of Responsability AoR) de la British Eastern Fleet zone allant du canal de Suez à Hong Kong avec des sous-commandements régionaux très autonomes.

La base principale c’est Singapour, le “Gibraltar d’Extrême-Orient”, base parfaitement outillée suite à des travaux importants menés entre 1942 et 1948 pour améliorer ses défenses et ses capacités de radoub et d’entretien.

Elle est relayée par la base d’Alor Setar à l’entrée du détroit de Malacca, base dont la mission principale est de surveiller le Golfe du Bengale.

A ces deux bases équipées en installations d’entretien figurent des bases tactiques moins bien équipées comme Kuching sur l’île de Bornéo, une base de ravitaillement pour opérer dans le Golfe de Thaïlande sans oublier Hong Kong qui ne dispose pas d’une véritable base, la colonie étant jugée trop menacée par le Japon pour recevoir d’importantes installations navales.

Des bases tactiques sont également installées à Aden et à Bombay pour couvrir la mer d’Arabie et notamment le passage des convois allant ou venant en direction de l’Extrême-Orient et l’Océanie, des convois transportant du matériel et des troupes.

Ailleurs les bases sont moins bien équipées et ont un rôle moins important qu’il s’agisse de Simonstown (Afrique du Sud), de Freetown (Sierra Leone) et aux Bermudes.

Suite à des accords formels et informels, les navires britanniques pourront utiliser des bases françaises, néerlandaises et américaines.

Bases de la Home Fleet

Rosyth His Majesty Naval Base (Rosyth HMNB)

Bassins de la base navale de Rosyth durant le second conflit mondial

Bassins de la base navale de Rosyth durant le second conflit mondial

Cette base est installée dans l’estuaire du Firth of Forth dans la ville de Rosyth, une ville du comté de Fife.

Cette base à été implantée au début du vingtième siècle, l’Arsenal (Rosyth His Majesty Dockyard) voyant le jour en 1909, l’implantation de cette base répondant à la montée en puissance de la Kaiserliche Marine qui menace la domination britannique de la mer du Nord.

C’est la principale base de la Home Fleet en raison de la présence du corps de bataille de la flotte métropolitaine.

Comme toutes les bases britanniques, elle est modernisée pour faire face aux nouveaux besoins de la Royal Navy notamment l’augmentation de la taille des navires. Les formes de raddoub sont agrandies et approfondies pour suivre cette croissance.

Les ateliers sont modernisés, les dépôts augmentés tout comme sont accrus les moyens de levage et de manutention.

Les défenses côtières sont également modernisés pour sécuriser l’accès au Firth of Forth même si l’hypothèse d’un débarquement allemand est peu probable.

En septembre 1948, les navires suivants sont stationnés à Rosyth :

-Cuirassés HMS Lion Conqueror Temeraire Thunderer (classe Lion)

-Cuirassés HMS King George V Anson Howe (classe King George V)

-Cuirassés HMS Vanguard Iron Duke Royal Oak Centurion (classe Vanguard)

-Porte-avions HMS Illustrious Formidable Victorious (classe Illustrious)

-Croiseurs légers HMS Birmingham Southampton Glasgow Belfast (classe Town)

-Croiseurs légers HMS Bermuda Gambia Kenya (classe Crown Colony)

-Croiseurs légers HMS Bellona Black Prince Diadem Sirius Naïad Euryalus (classe Dido)

-Les destroyers d’escadre déployés à Rosyth appartiennent à quatre flottilles ou plutôt à deux flottilles complètes et deux flottilles qui se partagent entre Rosyth et son pendant occidental de Faslane.

-8th Destroyer Flottilla sept destroyers type F (HMS Fearless Forester Fame Fortune Firedrake Foresight Faulknor, les Fury Foxhound sont détachés à Faslane mais font sur le papier toujours partie de la 8th DF).

-12th Destroyer Flottilla cinq destroyers type E (HMS Escapade Electra Esk Echo Escort, les Eclipse Excounter Express Exmouth sont détachés à Faslane)

-18th Destroyer Flottilla huit destroyers type O (HMS Onslow Offa Onslaught Oribi Obdurate Obedient Opportune Orwell)

-19th Destroyer Flottilla : huit destroyers type P (HMS Pakenham Paladin Panther Partridge Pathinder Penn Petard Porcupine).

Les sous-marins sont également présents en nombre à Rosyth :

1st Submarine Flottilla : sous-marins type T HMS Triton Trident Tarpoon Triad Talisman Tempest Traveller Turbulent

7th Submarine Flottilla : sous-marins type S HMS Swordfish Sturgeon Seawolf Shark Syrtis Safari Scorcher Scotsman

-2nd Submarine Flottilla : sous-marins type U HMS Undine Unity Ursula Umpire Una Unbeaten Undaunted Union

-Chalutiers armés classe Tree : six navires groupés autour d’une 12th Escort Flottilla (Ensay Fara Fetlar Filla Flotta Foulness)

-La 1st Minesweeping Flottilla stationnée à Rosyth dispose des Halcyon Harrier Speedwell Salamander (machines verticales) Franklin Gossamer Hebe (turbines).

-Pour ce qui est des unités légères, si on trouve pas de vedettes lance-torpilles, on trouve pour assurer la protection rapprochée de la base deux canonnières, deux patrouileurs anti-sous-marins, une vedette de sauvetage, une vedette émettrice de fumée et quatre HDML (Harbour Defence Motor Launch).

-Des navires de soutien de la Royal Navy sont également stationnés à Rosyth

-Poseur de filets HMS Guardian

-Bâtiment-base de sous-marins HMS Forth (soutien de la 7th Submarine Flottilla)

-Ravitailleur de sous-marin HMS Hazard (soutien de la 1st Submarine Flottilla)

-Ravitailleur de sous-marin HMS Shearwater (soutien de la 2nd Submarine Flottilla)

-Mouilleur de mines HMS Latona

-La RFA utilise également la base navale de Rosyth pour abriter certains de ces navires auxiliaires :

-Deux pétroliers classe Trinol, les RFA Appeleaf et Brambleleaf

-Deux pétroliers classe War, les RFA War Brahmin et War Sepoy

-Un pétrolier classe Dale, le RFA Cairndale

-Un pétrolier côtier (Harbour Tanker) le RFA Black Ranger

-Citerne à eau classe Fresh, la RFA Freshpond

-Transport de produits pétroliers RFA Petrella

-Ravitailleur (Coastal Stores Carrier) RFA Bacchus

-Cargo rapide RFA Fort Beauharnais

Dès le début du conflit et pour désengortger la base, une partie des navires notamment plusieurs cuirassés vont rejoindre Scapa Flow, d’autres Inverness à 144 miles plus au nord, le tout être plus réactif et surtout diminuer la vulnérabilité de la flotte britannique.

Chatham Royal Naval Base /His Majesty Dockyard

Implanté sur l’estuaire de la rivière Medway, la base navale de Chatham fût longtemps la seule base de la marine britannique en mer du Nord jusqu’à la construction de la base navale de Rosyth, mieux à même d’abriter la Home Fleet/Grand Fleet.

Le Chatham His/Her Majesty Dockyard voit le jour en 1570, la dégradation des relations avec les puissances continentales imposant de nouvelles mesures de défense.

A son apogée, cet arsenal fermé en 1984 car disposant d’infrastructures obsolètes occupait 1.6km² (1600 hectares) et faisait travailler 10000 personnes, civils et militaires.

A noter qu’en 1622, l’Arsenal de Chatham déménage pour un site mieux adapté à ses besoins, l’envasement de la rivière Medway gênant son activité.

D’importants travaux sont menés entre 1862 et 1885 pour adapter les infrastructures aux besoins imposés par la marine à vapeur, nettement plus exigeante que la marine à voile. Trois bassins à flots sont creusés ainsi que quatre formes de radoub.

La fermeture de Woolwich et de Depford en 1869 permet à Chatham de devenir jusqu’à l’ouverture de Rosyth juste avant le premier conflit mondial le principal arsenal de la Royal Navy avec Portsmouth.

Les infrastructures évoluent ensuite peu jusqu’au premier conflit mondial. Les installations sont modernisés, les bâtiments réaffectés à d’autres usages que ceux initialement envisagés mais il n’y à pas de nouveaux travaux.

Il faut attendre 1940 pour que de nouveaux travaux soient menés. Il s’agit d’augmenter la capacité d’entretien de l’Arsenal et d’améliorer l’efficacité d’infrastructures vieillissantes.

C’est ainsi que sur St Mary’s Island est installé une nouvelle zone d’entretien, un bassin à flot accessible par une écluse depuis la rivière Medway avec un bassin de radoub couvert de 250m et un bassin de 250m non couvert, le premier étant plus destiné aux sous-marins.
En aval du Chatham Dockyard une base de ravitaillement est implanté avec dépôt de munitions, dépôts de carburants, dépôts de vivres. C’est là que les navires en escale s’amarraient plutôt que dans les bassins à flot où la place était limitée.

En septembre 1948, les navires suivants étaient stationnés en permanence à Chatham :

-Aucun cuirassé ni porte-avions n’est stationné à Chatham, les plus gros navires sont des croiseurs :

-10th Cruiser Squadron : croiseurs lourds Cornwallis Blake Albermale (classe Admiral)

-12th Cruiser Squadron : croiseurs légers HMS Nigeria et Trinidad (classe Crown Colony)

-11th Submarine Flottilla : sous-marins type S HMS Seahorse Starfish Snapper Sahib Saracen Scythian Sea Devil

-Sous-marins mouilleurs de mines hMS Grampus Narwhal Rorqual Seal

-8th Minesweeping Flottilla avec les HMS Alarm Algerine Arcturus Bramble Cadmus Cheerful (classe Algerine)

-Deux canonnières, deux partrouilleurs ASM et une vedette de sauvetage

-Pétroliers RFA Rapidol (classe Belgol) RFA Cedardale (classe Dale)

-Pétrolier côtier Green Ranger (classe Ranger)

-Navire-hôpital RFA Maine

-Navire-dépôt de sous-marin HMS Medway

-Mouilleur de mines HMS Abdiel

Portsmouth His Majesty Dockyard

La base navale de Portsmouth en 2015

La base navale de Portsmouth en 2015

Avant la construction du port militaire de Cherbourg, la France ne disposait pas de port en eau profonde naturel sur les côtes de la Manche ce qui l’handicapait sérieusement dans sa lutte contre la Royal Navy qui elle disposait d’une géographie favorable.

Très tôt (dès le 16ème siècle quand l’Angleterre fait le choix du grand large après la perte de Calais voir même avant), elle fait construire plusieurs arsenaux sur les côtes du Channel. Parmi ces établissements on trouve le Portsmouth His Majesty Dockyard.

Les premières installations du Portsmouth His Majesty Dockyard et de la base navale (His Majesty Naval Base) voient le jour dès 1495. Il fait partie des arsenaux historiques avec Chatham, Woolwich et Devport.

A la fin du 17ème siècle de nombreux travaux sont menés, augmentant la capacité d’accueil de la base avec deux bassins à flot et cinq formes de radoub.
Des travaux sont régulièrement menés pour permettre à la base d’accueillir des navires, de les ravitailler, de les réparer. Des navires sont également construits.

En septembre 1948, le Portsmouth His Majesty Dockyard dispose de trois bassins à flot, de huit formes de radoub (deux de 250m, une de 300m, deux de 170m, deux de 180m et une de 150m) et de quatre cales de 250m.

Ces importantes installations sont cependant sous utilisées, aucun cuirassé ni porte-avions n’était stationné, la base navale de Portsmouth ayant perdu de son importance stratégique surtout depuis que la France n’est plus considérée comme un ennemi potentiel.

Aussi quand éclate le second conflit mondial éclate, les navires suivants sont stationnés :

-Deux croiseurs légers de la Marine Libre Polonaise (Free Polish Navy), les ORP Piorun (ex- HMS Danae) et ORP Dragon (ex-HMS Dragon)

-11th Destoyer Flottilla (11th DF) équipée de destroyers légers type Hunt, les HMS Atherstone Berkeley Cattistok Cleveland Eglington Exmoor

-16th Destroyer Flottilla (16th DF) équipée de destroyers légers type Hunt en l’occurence les HMS Zetland Tetcoot Southwold Chiddingfold Cowdray Croome

-14th Destroyer Flottilla (14th DF) équipée de destroyers légers type Hunt, les HMS Mendip Meynell Pytchley Quantock Quorn Southdown

-2nd Escort Flottilla (2nd EF) équipée de huit frégates de classe River, les HMS Ballinderry
Bann Chelmer Dart Exe Derg Ettrick Itchen

-Deux flottilles de vedettes lance-torpilles, les 1st MTB Flottilla (MTB-1 3 5 7 9 11 13 15) et
3rd MTB Flottilla (MTB-17 19 21 23 25 27 29 31)

-Deux pétroliers classe Dale, les RFA Bishopdale et Boardale

-Training Squadron avec le porte-avions HMS Commander Edward Dunning (ex-Hermes),
les croiseurs HMS Vindictive et Emerald, les destroyers HMS Amazone et Ambuscade.

Peu de navires sont donc stationés en temps normal à Portsmouth mais avec le déclenchement du conflit, il est probable que la situation va changer

Devonport His Majesty Dockyard/Royal Naval Base

La base navale de Devonport en 1909

La base navale de Devonport en 1909

Situé à l’ouest de la ville de Plymouth, la base navale de Devonport est l’autre base majeure de la marine britannique sur les côtes de la Manche.

En 1588 pour affronter l’Invincible Armada, la flotte britannique commandée notamment par Francis Drake appareille de l’estuaire de la rivière Plym ce qui marque la première utilisation militaire du site.

Il faut cependant attendre un siècle pour voir la construction d’un premier arsenal au sud de l’emplacement, du coeur actuel du Devonport His Majesty Dockyard. C’est à Devonport qu’est construit le premier bassin de radoub en pierre, remplaçant avantageusement le bois jusque là utilisé.

Une ville voit le jour autour site, une ville appelée Plymouth Dock jusqu’en 1823 quand ses habitants obtiennent de rebaptiser la ville Devonport.

Le South Yard qui est la partie la plus ancienne de l’Arsenal de Devonport à souffert des bombardements allemands durant le second conflit mondial. Une partie à été laissée à l’abandon puis rasée. Seul le bâtiment abritant les officiers de l’Arsenal existe encore aujourd’hui.

Les installations de production et de réparations se composaient de quatre cales ou slipeways et de quatre bassins. Deux des quatre cales ont disparu et seule la n°1 à été préservée sous son état initial avec son toit en bois.

Sur les quatre bassins, deux ont été comblés en 1960 pour accueillir des ateliers de maintenance, un à été désaffecté et le dernier accueille un sous-marin de type U accessible au public.

Le South Yard à cessé d’être utilisé comme Arsenal actif en 1974, les réductions de la flotte britannique rendant les besoins de maintenance moins importants et la tentative de créer une industrie de réparation et de démolition navale à échoué.

Trente ans après l’installation de l’Arsenal à lieu une première extension, au nord du site d’origine, un site d’approvisionnement appelé Morice Yard, ce site remplaçant les installations implantées à Plymouth même et trop exiguës. Si ce site à connu quelques dégâts liés aux bombardements allemands, bien plus de bâtiments d’origine ont été préservés.

Ce site à été utilisé jusqu’en 1985 quand un site plus moderne à été batit au nord de l’Arsenal, la raison était l’usure des bâtiments, des bâtiments trop exigus et des raisons de sécurité.

L’étape suivante de l’extension eut lieu au 19ème siècle au moment où le bois et la voile, le calfat et les cordages cédèrent la place à l’acier et à la vapeur.

Un nouveau site est construit à Keyham, le North Yard implanté au nord du Morice Yard, un tunnel reliant les deux arsenaux. Deux bassins sont construits, le bassin n°2 donnant accès à trois formes de radoub alors que le n°3 baignait les ateliers.

En 1895, décision est prise d’agrandir le North Yard avec deux nouveaux bassins (n°4 et n°5) reliés par un dock-écluse (type forme Joubert). Trois nouveaux bassins de radoub sont construits, bassins capables d’accueillir les plus gros navires de l’époque.

D’autres travaux sont menés entre 1939 et 1948 avec un nouveau bassin (n°6) accueillant trois nouvelles formes de radoub dont une couverte. Cela porte le total à neuf formes de radoub de différentes tailles.

Les moyens de levage sont également accrus, les défenses modernisées. De nouveaux logements sont construits pour pouvoir accueillir les équipages en escale.

Quand éclate le second conflit mondial, les navires suivants sont stationnés à Devonport :

-Trois croiseurs légers de classe Town, les HMS Newcastle Sheffield Edimbourg (18th Cruiser Squadron)

-Huit destroyers type J (HMS Jervis Jackal Juno Janus Javelin Jersey Jupiter Jaguar) formant la 7th Destroyer Flottilla

-Huit destroyers type M (HMS Milne Mahratta Muskeeter Myrmidon Matchless Meteor
Marne Martin) formant la 10th Destroyer Flottilla

-Six destroyers légers type Hunt (HMS Tynedale Whaddon Blankney Blencathral Brockesby Avon Vale) formant la 15th Destroyer Flottilla

-Trois sloops classe Kingfisher, les HMS Kingfisher Mallara Puffin

-HMS Pelican (classe Egret) du Fishery Protection Squadron

-Six sloops classe Black Swan (HMS Flamingo Erne Chanticleer Pheasant Starling Lapwing)

-Six dragueurs de mines classe Algerine (HMS Acute Albacore Antares Aries Brave Chameleon)

-La défense rapprochée est assurée par deux canonnières, deux patrouilleurs ASM, une vedette de sauvetage, deux vedettes ASM et quatre Harbour Defence Motor Launch (HDML).

-Deux pétroliers classe Belgol, les RFA Francol Montenol

-Un pétrolier classe War, le RFA War Hindoo

-Un pétrolier classe Dale, le RFA Emmerdale

-Un pétrolier “portuaire” de classe Ranger, le RFA Gold Ranger

-Un ponton pétrolier, le RFA Red Dragon

Portland Naval Base

La base navale de Portland en 1937

La base navale de Portland en 1937

Dans le comté du Dorset se trouve l’île de Portland reliée par une chaussée submersible au continent et à la ville de Weymouth.

Cette particularité géographique offrit dès le 15ème siècle un port naturel à la Royal Navy qui l’utilisa régulièrement.

Ce n’est qu’à partir du milieu du 19ème siècle que des brise-lames furent construits pour former un port en eaux profondes, un port de 9km² où d’importantes escadres pouvaient être rassemblées.

Il n’y avait cependant pas de formes de radoub en septembre 1939 et le projet d’en creuser une se heurtant à de nombreux problèmes au point qu’on préféra faire construire à Devonport un dock-flottant de 250m de long pour pouvoir caréner des navires si le besoin s’en faisait sentir.

Il s’agit plus là de réparer un navire trop endommagé pour rallier Devonport ou Portsmouth que pour réaliser un entretien, un carénage prévu de longue date.

La base qui à été fermée en 1995 sert aujourd’hui de cimetière marin pour la Royal Navy, l’équivalent grand-breton de Landevennec.

En dépit de cette limite, des moyens non négligeables étaient stationnés à Portland quand éclate le second conflit mondial :

-Croiseurs légers classe Town HMS Gloucester Liverpool Manchester formant le 4th Cruiser Squadron

-Destroyers type Hunt HMS Blean Bleadsale Bolebrooke Border Catterick Derwent formant la 20th Destroyer Flottilla

-Corvettes classe Flower HMS Abella Acanthus Alyssum Amaranthus Anchusa Anemone Arabis Arbutus formant la 1st Escort Flottilla.

-Corvettes classe Flower HMS Convolvulus Coreopis Coriander Cowslip Crocus Cyclamen Dahlia Delphinium

Faslane His Majesty Dockyard Royal Naval Base

La base navale de Rosyth se révélant saturée et exposée à de potentiels (voir plus que probables) bombardements allemands, la Royal Navy décide d’aménager une nouvelle base sur la côte orientale de l’Ecosse.

Greenock était déjà utilisée par le passé mais la Royal Navy préfère s’implanter plus en aval en l’occurence à 25 miles (50km) de Glasgow. Le choix de l’estuaire de la Clyde est tout sauf innocent, c’est là que se concentre une part non négligeable de l’industrie navale britannique avec notamment le chantier naval John Brown.

Les travaux commencent en 1940 et vont s’achever en 1947 mais dès 1944 la base est considérée comme opérationnelle, permettant d’accueillir des navires importants notamment des porte-avions de classe Malta.

Pour ce qui est des installations d’entretien, trois formes de radoub sont creusées, une de 300m, une seconde de 250m et une troisième de 170m. Des ateliers sont également construits ainsi que des dépôts de ravitaillement qui pour des raisons de sécurité sont situées un peu à l’écart de la base.

En septembre 1948, les navires suivants sont stationnés à Faslane :

-Porte-avions classe Malta, les HMS Malta Gibraltar Hermes

-Croiseurs légers classe Minotaur, les HMS Minotaur Swiftsure Superb Vigilant formant le 16th Cruiser Squadron

-Croiseurs légers classe Dido, les HMS Charybdis Scylla Argonaut qui assurent la protection des porte-avions Malta Gibraltar Hermes

-Destroyers classe Tribal HMS Matabele Ashanti Mashona Somali Punjabi Tartar Bedouin Eskimo formant la 6th Destroyer Flottilla

-Destroyers type F, les HMS Fury & Foxhound de la 8th Destroyer Flottilla

-Destroyers type E, les HMS Eclipse Excounter Express Exmouth de la 12th Destroyer Flottilla

-Faslane étant située sur la côte occidentale des îles britanniques, la base dispose de nombreux navires d’escorte, des sloops, des corvettes et des frégates.

-Trois sloops de classe Kingfisher, les HMS Kittawake Sheldrake Widgeon formant le Faslane Group ayant pour mission la lutte anti-sous-marine côtière

-Six sloops classe Black Swan, les HMS Black Swan Ibis Crane Lark Redpole Woodcock formant la 2nd Anti-Submarine Flottilla

-Seize corvettes classe Flower formant la 7th (HMS Bryonyt Buttercup Camellia Campion Carnation Chrysanthemum Clematis Coltsfoot) et la 9th Escort Flottilla (Burdock Calendula Campanula Candytuft Celandine Clarkia Clover Columbine)

-Huit frégates classe River formant la 4th Escort Flottilla (HMS Jed Kale Ness Nith Ribble Rother Spey Swale)

-Dragueurs de mines classe Bangor, les HMS Bangor Blackpool Bridlington Bridport Ardrossan Beaumaris Bootle Boston de la 4th Minesweeping Flottilla

-Bâtiment-base de destroyers HMS Woolwitch

-Navire de maintenance aéronautique HMS Unicorn

-Pétroliers classe Leaf RFA Cherryleaf & Orangeleaf

-Pétroliers classe War RFA War Diwan & War Pindari

-Pétroliers classe Dale RFA Arnsdale Aldersdale Echodale

-Ravitailleur rapide RFA Charlotte

-La défense de la base est assurée par deux canonnières, deux patrouilleurs anti-sous-marins, une vedette de sauvetage, une vedette émettrice de fumée et quatre HDML

Ports civils et mouillage

Outre les bases navales identifiées comme telles, certains ports comme Douvres (Dover) accueillent des navires, généralement des navires d’escorte et de patrouille.

Situé sur le détroit du Pas de Calais, ce port de commerce accueille la 5th Escort Flottilla et quelques navires de soutien.

La 5th Escort Flottilla est composée de huit corvettes de classe Flower, les HMS Armeria Arrowhead Aubretia Auricula Begonia Bellwort Bluebell et Borage

Sont également stationnées à Dover, quatre Harbour Defence Motor Launch et le pétrolier-caboteur RFA Gray Ranger.

A Harwich est stationnée la 3rd Anti-Submarine Flottilla avec des sloops classe Black Swan et Black Swan améliorés en l’occurence les HMS Whimbrel Woodpecker Cygnet Magpie Snipe Actaeon.

Scapa Flow n’est pas à proprement parlé une base mais un mouillage protégé situé dans les Orcades au nord de l’Ecosse. Ce mouillage à été utilisé durant le premier conflit mondial par la Grand Fleet, afin d’être plus apte à intercepter une sortie de la Hochseeflot.

En septembre 1939, une partie de la flotte y avait déjà été déployée mais après la destruction du Royal Oak par le U-47 et en attendant la sécurisation du site, la flotte avait été dispersée dans différentes bases et mouillage.

En septembre 1948, le mouillage est nettement plus sécurisé et les britanniques bien plus vigilant sur l’intrusion de sous-marins

Quand éclate le second conflit mondial, les navires suivants sont présents à Scapa Flow :

-L’ex-cuirassé HMS Resolution sert de ponton où il à remplacé l’ancien cuirassé Iron Duke

-Deux cuirassés, les HMS Royal Oak et Centurion (5th Battleship Division) accompagnés de leurs destroyers d’escorte type F HMS Fame Fortune Firedrake Foresight

-La 2nd Submarine Flottilla et son navire de soutien HMS Shearwater doivent rejoindre le mouillage dès le début du conflit

-1st Polish Minesweeping Flottilla avec les dragueurs de mines M.1 à M.8, d’anciens Hunt transférés à la Free Polish Navy

-Quatre HDML

-Pétroliers RFA Celerol (classe Belgol) RFA War Chrisna (classe War) et RFA Blue Ranger (classe Ranger)

-Bâtiment-base de destroyers HMS Woolwitch

-Ravitailleurs d’hydravions HMS Pegasus et Dumana

Grande-Bretagne (60) Navires de soutien (3)

Navires de soutien de la Royal Navy

Si la Royal Fleet Auxiliary (RFA) dispose de la majorité des navires de soutien, elle ne contrôle pas la totalité des navires auxiliaires, la Royal Navy dispose d’une partie des navires chargés de soutenir les navires de combat. Même si la limite n’est pas aussi claire, on peut dire que la RFA regroupe les navires de charge, la Royal Navy disposant de navires de soutien plus techniques.

Dans cette catégorie j’ai choisit d’intégrer les mouilleurs de mines qui par leur vitesse seront davantage utilisés comme transports rapides que pour leur rôle initialement prévu.

En septembre 1939 quand éclate le second conflit mondial, la Royal Navy dispose d’un navire-atelier, de cinq navires-dépôt pour sous-marins, d’un navire-dépôt pour destroyers, d’un navire-dépôt pour vedettes lance-torpilles, de trois mouilleurs de mines et de quatre porte-hydravions. Quatre mouilleurs de mines rapides de classe Abdiel sont en cours de construction.

La flotte évolue peu jusqu’en septembre 1948, cinq ravitailleurs de sous-marins étant construits pour permettre à chaque flottille de disposer d’un bâtiment-mère.

Poseurs de filets

Les mouilleurs de filets ou netlayer dans la langue de Shakespeare sont des navires spécialement conçus pour tendre en travers d’une passe un filet destiné à empêcher l’intrusion de navires et de sous-marins. Deux mouilleurs de filets sont en service en septembre 1939 et le sont toujours neuf ans plus tard.

HMS Guardian

HMS Guardian

-Le HMS Guardian est mis sur cale au Chatham Dockyard le 15 octobre 1931 lancé le 1er septembre 1932 et mis en service le 13 juin 1933.

Stationné à Rosyth, il était toujours en service en septembre 1948, assurant la mise en place et la maintenance des filets protégeant l’accès à la base. Son armement est renforcé avec des mitrailleuses et des canons de 20mm.

Déplacement : standard 2906 tonnes Longueur 103.02m largeur 16.15m Tirant d’eau 4.22m Propulsion : deux groupes de turbines à vapeur alimentées par deux chaudièrs dévellopant deux hélices Vitesse maximale 18 noeuds Armement deux canon de 4 pouces (102mm) auxquels s’ajoutent en septembre 1948 deux affûts quadruples de 12.7mm et six canons de 20mm Oerlikon Equipage : 18 officiers et marins

-Le HMS Protector est mis sur cale aux chantiers navals Yarrow de Scotsoun en août 1935 lancé le 20 août 1936 et mis en service le 30 décembre 1936.

Stationné à Alexandrie, il était toujours en service en septembre 1948 même si le 5 de ce mois, il était immobilisé par un grand carénage.

Déplacement : standard 2900 tons Longueur : 105m largeur 15m Tirant d’eau 4.9m Propulsion : deux groupes de turbines Thomson-Houston alimentées en vapeur par quatre chaudières Amirauté entrainant deux hélices Vitesse maximale 19 noeuds Armement : deux canons de 4 pouces (102mm), quatre canons de 20mm et huit mitrailleuses de 12.7mm en deux affûts quadruples Equipage : 21 officiers et marins

Navire-atelier

La mise au point de navires à propulsion mécanique à augmenté les servitudes techniques des marines. D’où la mise au point de navires-ateliers, souvent des navires adaptés même si parfois il y avait des navires neufs comme le HMS Resource construit aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness mis en service au début des années trente.

HMS Resource

HMS Resource

Il est déployé en Méditerranée depuis Malte jusqu’en 1944 avant de retourner en Grande Bretagne pour un grand carénage de décembre 1944 à septembre 1945, retournant alors en Méditerranée où il reste jusqu’en septembre 1948.

Au déclenchement du conflit, décision est prise de l’envoyer à Freetown pour soutenir les navires engagés dans la traque des raiders allemands.

Déplacement : standard 12300 tons Longueur 160m largeur 25m tirant d’eau 6.81m Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages alimentées en vapeur par quatre chaudières Amirauté dévellopant 7500ch et entrainant deux hélices Vitesse maximale 15 noeuds Armement : quatre canons de 102mm en deux affûts doubles renforcés ultérieurement par huit canons de 20mm Oerlikon Equipage : 581 officiers et marins

Navires-dépôts de sous-marins

Si le navire de guerre peut embarquer le matériel et les pièces détachées nécessaires pour son entretien courant, le sous-marin à l’espace et à l’organisation nettement plus contraintes n’à pas ce luxe.

Il faut donc des navires de soutien et d’entretien capable de les ravitailler et de les réparer. Ils servent également d’hôtels pour les équipages.
En septembre 1939, cinq navires-dépôts sont en service. Ils seront rejoints ultérieurement par cinq ravitailleurs, permettant à chaque flottille de disposer de son bâtiment-base et être bien plus autonome qu’auparavant.

-Le HMS Medusa était à l’origine un monitor construit durant le premier conflit mondial. Il est mis sur cale aux chantiers navals Harland & Wolff de Belfast en mars 1915 lancé le 22 mai 1915 et mis en service le 20 juin 1915.

Converti en mouilleur de mines en 1925 et rebaptisé Medusa il devient en septembre 1939 un bâtiment-dépôt pour sous-marin, étant affecté en Méditerranée à la 9th Submarine Flottilla à Malte. Il était toujours en service en septembre 1948 même si son remplacement était très sérieusement envisagé en raison de sa vétusté.

Déplacement : 580 tons Longueur 54.03m largeur 9.4m tirant d’eau 1.80m Propulsion : machines à triple expansion alimentées en vapeur par des chaudières Yarrow dévellopant 400ch et entrainant deux hélices Performances : vitesse maximale 10 nœuds Armement : (monitors) deux canons de 152mm et un canon antiaérien de 6 livres (57mm) (navire-dépôt) deux canons de 4 pouces (102mm) en affût double, six canons de 20mm Oerlikon Equipage : (monitor) 72 officiers et marines (navire-dépôt) nc

HMS Forth

HMS Forth

-Le HMS Forth est mis sur cale aux chantiers navals John Brown Company de Clydebank le 30 juin 1937 lancé le 11 août 1938 et mis en service le 14 mai 1939.

En septembre 1939, il dépend de la 2nd Submarine Flottilla stationnée à Dundee. En septembre 1948, il dépend toujours de la Home Fleet mais à intégré la 7th Submarine Flottilla de Rosyth.

Déplacement : 9043 tonnes longueur 151m largeur 22m tirant d’eau nc Propulsion : nc Vitesse maximale : 17 nœuds Armement : huit canons de 114mm en deux affûts doubles et deux affûts quadruples de 2 livres Equipage : 1167 officiers et marins

-Le HMS Titania est à la différence du Forth un navire marchand en construction acquis en 1915 et transformé en navire-dépôt pour sous-marins. Affecté à la 6th Submarine Flottilla de la Home Fleet en septembre 1948, il est ensuite affecté à la 5th Submarine Flottilla stationné à Singapour.

HMS Maidstone

HMS Maidstone

-Le HMS Maidstone est mis sur cale aux chantiers navals John Brown & Company de Clydebank le 17 août 1936 lancé le 21 octobre 2937 et mis en service le 5 mai 1938.

En septembre 1939, il est déployé à Malte, assurant le soutien de la 1st Submarine Flottilla de la Mediterranean Fleet. Neuf ans plus tard, il est toujours déployé en Méditerranée mais à Alexandrie en soutien de la 6th Submarine Flottilla.

Déplacement 8900 tons Longueur 151m largeur 22m tirant d’eau nc Propulsion nc Armement : huit canons de 114mm en quatre affûts doubles et deux Pom-Pom quadruples Equipage: 1167 officiers et marins

-Le HMS Medway est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness en avril 1927 lancé le 19 juillet 1928 et mis en service le 3 juillet 1929.

Déployé en Extrême-Orient en septembre 1939, il est neuf ans plus tard déployé en mer du Nord, assurant le soutien de la 7th Submarine Flottilla stationnée à Chatham.
Suite à la réorganisation des flottilles de sous-marins, décision est prise de construire cinq ravitailleurs de sous-marins pour permettre à chaque flottille de disposer d’un bâtiment-base et être ainsi autonome.

Ces cinq navires de 7500 tonnes sont mis en service entre 1944 et 1947 et reprennent pour certains les noms d’anciens tender de sous-marins.

-Le HMS Hazard est mis sur cale au Chatham Dockyard le 14 septembre 1942 lancé le 8 juillet 1943 et mis en service le 17 mars 1944.

Il assure le soutien de la 1st Submarine Flottilla depuis la base de Rosyth

-Le HMS Adamant est mis sur cale aux chantiers navals Harland & Wolf de Belfast le 14 mars 1943 lancé le 21 janvier 1944 et mis en service le 8 novembre 1944

Il assure le soutien de la 3rd Submarine Flottilla depuis la base d’Aden

-Le HMS Shearwater est mis sur cale au Chatham Dockyard le 17 juillet 1943 lancé le 8 mai 1944 et mis en service le 14 mars 1945

Il assure le soutien de la 2nd Submarine Flottilla stationnée en temp de paix à Rosyth mais qui rejoint Scapa Flow dès le début du conflit.

-Le HMS Rosario est mis sur cale aux chantiers navals Harland & Wolf de Belfast le 12 mars 1944 lancé le 12 janvier 1945 et mis en service le 8 novembre 1945.

Le quatrième ravitailleur de sous-marins de classe Hazard assure le soutien de la 4th Submarine Flottilla stationnée à Malte.

-Le HMS Pactolus est mis sur cale au Chatham Dockyard le 17 juin 1944 lancé le 21 avril 1945 et mis en service le 15 février 1946.

Le cinquième ravitailleur de sous-marins de classe Hazard assure le soutien de la 8th Submarine Flottilla stationnée à Hong-Kong

Déplacement : standard 7500 tonnes pleine charge 9780 tonnes Longueur : 162m largeur 22m tirant d’eau : 7.50m Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages alimentées en vapeur développant 25000ch et entrainant deux hélices Performances : vitesse maximale 17 noeuds Distance franchissable 7500 miles nautiques à 12 noeuds

Armement : deux affûts doubles de 102mm, huit canons de 20mm Oerlikon en affûts simples quatre mitrailleuses de 12.7mm Equipage : 980 officiers et marins

Autres navires-dépôts

Les autres navires-dépôts ou bâtiment-bases sont moins nombreux en raison de besoins d’entretien et de soutien moins important que les sous-marins.

-Le HMS Woolwitch est un destroyer tender, un bâtiment-base destiné au soutien des flottilles de destroyers.
Il est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield Shipbuiding & Engineering Company de Govan le 24 mai 1933 lancé le 20 septembre 1934 et mis en service le 28 juin 1935.

Affecté en Méditerranée à sa mise en service, il aurait du rejoindre Scapa Flow durant la guerre de Pologne mais le conflit s’étant terminé précocément, il reste dans la Mare Nostrum jusqu’en septembre 1947 quand décision est prise de le réaffecter à la Home Fleet.

En temps de paix, il est stationné à Faslane sur la côte ouest mais en temps de guerre, il doit mettre en place une base d’entretien avancée à Scapa Flow, le mouillage déjà utilisé durant le premier conflit mondial.

Le 27 août 1948 alors que le conflit semble iminent, le HMS Woolwitch qui venait d’achever un grand carénage rejoint Scapa Flow.

Arrivé sur place le 3 septembre, il commence aussitôt à établir une base avancée pour réparer les navires endommagés par les combats ou les éléments.

Déplacement : standard 8890 tonnes pleine charge 10400 tonnes Longueur 186m largeur 19.5m tirant d’eau 5.0m Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par quatre chaudières dévellopant 6500ch et entrainant deux hélices Vitesse maximale 15.25 nœuds distance franchissable 12000 miles nautiques à 10 nœuds Armement : quatre canons de 102mm en affûts simples et douze canons de 20mm Oerlikon après le dernier grand carénage Equipage : 660 officiers et marins

-Le HMS Vulcan était un chalutier de haute-mer de 1937 utilisé comme navire-dépôt pour vedettes lance-torpilles. Si il est toujours en service en septembre 1939, sa carrière ultérieure est brève puisqu’il est perdu par un incendie survenu dans le port de La Valette en septembre 1941.

Pour lui rendre hommage et perpétuer la lignée des HMS Vulcan, un nouveau bâtiment-base pour vedettes lance-torpilles est commandé et baptisé Vulcan. Le navire est commandé au Devonport Dockyard.

Il est mis sur cale le 14 mars 1943 lancé le 8 février 1944 et mis en service le 12 janvier 1945. Il est affecté en Méditerranée, basé à Malte où il se trouvait toujours en septembre 1948.

Déplacement : standard 5700 tonnes pleine charge 8000 tonnes Longueur 165m largeur 17.50m tirant d’eau 4.50m Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages Parson alimentées en vapeur par deux chaudières dévellopant 5000ch et entrainant deux hélices Vitesse maximale 17 noeuds distance franchissable 10000 miles nautiques à 10 noeuds Armement : deux canons de 102mm (4 pouces) en un affût double, douze canons de 20mm Oerlikon en six affûts doubles Equipage : 580 officiers et marins

Le nouveau HMS Vulcan se révèle si réussit qu’il va servir de modèle aux repair ship construits ou aménagés par la Royal Navy.

Mouilleurs de mines

Quand éclate la guerre de Pologne, la Royal Navy dispose de trois mouilleurs de mines côtiers de classe Linnet. Ces navires sont chargés de mettre à l’eau et d’entretenir des champs de mines télécommandés destinés à la défense côtière.
Ces trois navires déployés au sein de la Home Fleet sont mis en service en 1938 et le sont toujours dix ans plus tard. A leur rôle initial s’ajouta également des missions auxiliaires de transport, de travaux portuaires et littoraux.

Déplacement : 498 tons Longueur hors tout 49.91m (44m entre perpendiculaires) margeur 8.28m tirant d’eau 2.4m Propulsion : machine à triple expansion alimentée en vapeur par une chaudière développant 400ch et entrainant une hélice Vitesse maximale 10.5 noeuds Armement : aucun Equipage : 24 officiers et marins.

Pour assurer le mouillage de mines hauturier, la Royal Navy décide de commander quatre mouilleurs de mines rapides de classe Abdiel. Ces navires ne sont pas encore en service en septembre 1939. Ils ne participeront donc pas à la guerre de Pologne.

HMS Abdiel

HMS Abdiel

-Le HMS Abdiel (M39) est mis sur cale aux chantiers navals J. Samuel White & Company de Cowes le 29 mars 1939 lancé le 23 avril 1940 et mis en service le 15 avril 1941.

Stationné à Chatham, le mouilleur de mines était immobilisé pour un grand carénage quand éclate le second conflit mondial. Les travaux terminés, le mouilleur de mines va servir de transport de troupes rapides pour amener en quelques heures des renforts au CEFAN déployé en Norvège.

HMS Latona

HMS Latona

-Le HMS Latona (M76) est mis sur cale aux chantiers navals John I. Thornycroft & Company de Woolston le 4 mars 1939 lancé le 20 août 1940 et mis en service le 14 juin 1941.

Stationné à Rosyth, il embarque son chargement de mines (140 mines) et va mouiller un champ de mines offensif en pleine nuit au large des côtes du Jutland.

Il échappe à une attaque aérienne le 7 septembre 1948, ralliant Newcastle-upon-tyne pour embarquer des troupes et du matériel à destination de la Norvège.

HMS Manxman

HMS Manxman

-Le HMS Manxman (M70) est mis sur cale aux chantiers navals Alexander Stephens & Sons de Linthouse le 24 mars 1939 lancé le 5 septembre 1940 et mis en service le 2 septembre 1941.

Affecté en Extrême-Orient, il est stationné à Singapour. En temps de guerre, il doit mettre en place des champs de mines défensif pour protéger le “Gibraltar de l’Extrême-Orient” mais également assurer des transports rapides en direction d’Alor Setar et de Kuching, les deux autres bases de la British Eastern Fleet implantées dans la région.

Le 5 septembre 1948, le mouilleur de mines venait de rentrer d’un entrainement au mouillage de mines. Il reprend la mer dès le 8 pour effectuer son premier mouillage du conflit.

HMS Welshman

HMS Welshman

-Le HMS Welshman (M84) est mis sur cale aux chantiers navals Hawthorn Leslie & Company de Hebburn le 8 juin 1939 lancé le 4 septembre 1940 et mis en service le 1er septembre 1941.

Affecté en Méditerranée, il est stationné à Alexandrie mais effectue des rotations régulières avec Haïfa et Malte dans le cadre de missions de transport rapide.

Le 5 septembre 1948, il appareille à l’aube pour assurer le transport d’équipements stratégiques à destination de Malte, arrivant à La Valette le lendemain, chargeant des mines pour améliorer la protection des accès de cette île au positionnement stratégique.

La construction de deux autres navires à été sans cesse repoussée en raison d’autres priorités et de la saturation des chantiers. Ce n’est que dans le cadre du programme de guerre que les Ariadne et Apollo vont être construits selon un modèle légèrement modifié mais ceci est une autre histoire.

Déplacement : standard2650 tons pleine charge 3415 tons Longueur hors tout 127m longueur entre perpendiculaires 122m largeur 12m tirant d’eau 3.43m (4.50m à pleine charge)

Propulsion : turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par quatre chaudières Amirauté dévellopant 72000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 39.75 noeuds (38 noeuds à pleine charge) distance franchissable 1000 miles nautiques à 38 noeuds

Armement : six canons de 102mm Mark XVI en trois affûts doubles, un affût quadruple Pom-Pom, huit mitrailleuses de 12.7mm en deux affûts quadruples remplacés ultérieurement par douze canons de 20mm, 156 mines

Equipage : 242 officiers et marins

Porte-hydravions et navire de maintenance aéronautique

Avant-propos

Quand l’avion apparait, il attire aussitôt l’attention des amiraux (ou du moins de certains) qui cherchent à voir au delà de l’horizon. Le plus léger que l’air c’était révéler décevant (difficile voir impossible à mettre en œuvre en haute-mer), le plus lourd que l’air apparaissait comme une alternative crédible.

Seulement voilà l’avion avait besoin d’une piste même sommaire pour décoller et atterrir. Un concurrent apparu très rapidement, l’hydravion, un avion muni de flotteurs capable (en théorie) de décoller et de se poser sur les flots.

Les avions comme leurs cousins hydravions étaient à l’époque un assemblage de bois et de toile extrêmement fragiles nécessitant un entretien fréquent.

D’où l’utilisation immédiate de navires spécialement dédiés à leur entretien, souvent des navires dont ce n’était pas la vocation première qu’il s’agisse de navires de guerre reconvertis ou de navires marchands transformés.

Les hydravions concurrencèrent sévèrement l’avion mais quand éclate le second conflit mondial, cet hybride est en passe de perdre son pari.

Si sa mise en œuvre depuis un navire ne pose guère de problème avec la catapulte (même si les installations d’hydraviation étaient souvent mal vus par les surfaciers qui auraient préféré une DCA encore plus importante), la récupération ne fût jamais résolue, le tapis d’amerrissage testé notamment en France se révélant être une fausse bonne idée.

Résultat si les porte-hydravions sont encore présents en septembre 1948, ils vont rapidement être utilisés pour d’autres rôles que le soutien d’escadrilles d’hydravions en l’occurence navire-atelier et bâtiment-bases pour vedettes lance-torpilles mais également navire de commandement.

Un signe ne trompe pas, aucun aviation tender ne sera commandé dans le cadre du programme de guerre, la Royal Navy s’appuyant sur les navires existants et sur la réquisition de navires commerciaux.

Le HMS Unicorn à été conçu pour assurer l’entretien majeur des avions embarqués, soulageant les mécaniciens des porte-avions. Ce navire restera unique, certains porte-avions économiques construits au début du second conflit mondial venant en renfort sans qu’ils soient reclassés.

Porte-hydravions

Le HMAS Albatross futur HMS Albatross

Le HMAS Albatross futur HMS Albatross

-Avant de servir au sein de la marine britannique, le HMS Albatross était un navire australien construit pour appuyer les croiseurs lourds Australia et Canberra. Cela aurait coûté moins cher de les équiper de catapultes mais il fallait donner du travail au Cockatoo Dockyard.

Il est mis sur cale au Cockatoo Docks & Engineering Company le 16 avril 1926 lancé le 23 février 1928 et commissioné le 23 janvier 1929. Il est mis en réserve (decommissioned) le 26 avril 1933.

Pour permettre l’achat du croiseur léger Apollo (futur HMAS Hobart), la marine australienne cède le porte-hydravions à la Royal Navy même si cette dernière n’à pas un besoin débordant en terme de navires de ce type.

En septembre 1939, il est déployé à Freetown au sein du South Atlantic Command pour traquer les raiders allemands. Le conflit terminé, il retourne en Grande-Bretagne pour subir un grand carénage de janvier à octobre 1940.

De nouveau opérationnel, il va servir de transport pour déposer dans les bases de l’Empire du matériel destiné à la Fleet Air Arm (FAA) qu’il s’agisse d’avions démontés, de projecteurs, de canons antiaériens, de générateurs…… .

Quand le conflit éclate, il était immobilisé au Devonport Dockyard pour un nouveau carénage qui doit s’achever début novembre. Les travaux vont être prolongés, les premiers RETEX du conflit norvégien imposant un besoin important de navires-ateliers et l’Albatross va être transformé en repair ship.

Caractéristiques Techniques du HMS Albatross

Déplacement 4800 tons Longueur 135.20m largeur de la coque 18m Tirant d’eau 5.26m

Propulsion : turbines Parsons alimentées en vapeur par quatre chaudières Yarrow dévellopant 12000ch et entrainant deux hélices

Vitesse maximale : 22 noeuds Distance franchissable 4280 miles nautiques à 22 noeuds 7900 miles nautiques à 10 noeuds

Armement (seaplane tender) quatre canons de 120mm (4.7 inch) deux Pom-Pom doubles, quatre canons de salut 3 pounder et 24 mitrailleuses de 7.7mm (repair ship) quatre canons de 120mm (4.7 inch) quatre canons de 40mm Bofors en affûts doubles et huit canons de 20mm Oerlikon

Aviation : neuf hydravions (six actifs et trois de réserve) et trois grues

Equipage : (seaplane tender RAN) 404 officiers et marins pour le flotteur, 46 officiers et hommes du rang pour l’aviation qui dépendait de la Royal Australian Air Force (RAAF)

HMS Ark Royal futur HMS Pegasus

HMS Ark Royal futur HMS Pegasus

-Le HMS Pegasus était un vieux navire de 1914 connu à l’origine sous le nom d’Ark Royal. Il s’agissait d’un navire de charge acheté sur cale par la marine britannique.

L’Ark Royal est mis sur cale aux chantiers navals Blyth Shipbuiding Company de Blyth (Northumberland) le 7 novembre 1913. Acheté en mai 1914, il est lancé le 5 septembre 1914 et commissioné le 10 décembre 1914.

Le 21 décembre 1934, il est rebaptisé Pegasus pour libérer ce nom prestigieux au profit du nouveau porte-avions britannique, le premier porte-avions “moderne”.

Affecté à la Home Fleet, le seaplane tender était toujours en service en septembre 1948 même si son usure rendait son utilisation aléatoire. Suite à une avarie, il est remorqué à Scapa Flow où il reste un bâtiment-base sans pouvoir appareiller.

Caracteristiques Techniques du HMS Pegasus

Déplacement : standard 7190 tonnes pleine charge 7570 tonnes Longueur 111.6m largeur 15.5m largeur 5.7m

Propulsion : une machine verticale à triple expansion alimentée en vapeur par trois chaudières dévellopant 3800ch et entrainant une hélice

Vitesse maximale 11 noeuds Distance franchissable 3030 miles nautiques à 10 noeuds

Armement (1948) deux canons de 3 pouces (76mm), deux affûts quadruples Pom-Pom de deux livres et huit mitrailleuses de 12.7mm en deux affûts quadruples

Aviation : huit hydravions

Equipage : 180 officiers et marins

-Le HMS Dumana était à l’origine un navire marchand le MV Dumana de la British India Steam Navigation Company construit en 1923. Il est affrété par l’Air Ministry pour servir de transport au profit de la RAF.

Acheté en 1942, il est officiellement transféré à la Royal Navy et transformé en seaplane tender, servant en Méditerranée depuis La Valette et Alexandrie. Il était toujours en service en septembre 1948.

Déplacement 8428 GRT Longueur 141.43m largeur 17.78m tirant d’eau 5.23m

Propulsion : moteurs diesels de 8 cylindre entrainant deux hélices

Vitesse maximale 13 noeuds

Le Manela était un autre navire de la British India Steam Navigation Company construit dans le même chantier et armé en mai 1921. Réquisitionné par la Royal Navy en 1939, il opère depuis Scapa Flow et est toujours en service en septembre 1948, réparant et ravitaillant les hydravions traquant les navires allemands en mer du Nord.

Déplacement 8303 GRT Longueur 137.2m largeur 17.8 noeuds tirant d’eau : nc

Propulsion : turbines à engrenages alimentées en vapeur par des chaudières entrainant deux hélices

Vitesse maximale : 14 noeuds

Armement : un canon de 4 pouces (102mm), un affût quadruple Pom-Pom et des mitrailleuses de 12.7mm

Aéronefs soutenus : six à neufs

Equipage : nc

HMS Unicorn

HMS Unicorn

HMS Unicorn

En dépit de progrès remarquables, les avions embarqués étaient encore assez fragiles, les pertes matérielles pouvaient être importantes notamment à l’appontage quand l’avion n’avait pas été conçu dès l’origine pour être embarqué (Supermarine Seafire qui partageait avec le Me-109T une vitesse à l’appontage excessive).

Les porte-avions disposaient d’ateliers mais ils étaient plus dédiés à la maintenance générale des appareils entre deux missions.

Si les américaines avaient plus une mentalité “consommable” en raison de moyens financiers supérieurs à la Fleet Air Arm, l’aéronavale britannique n’avait pas ce luxe.

D’où l’idée d’un Aircraft Maintenance Carrier (AMC), un navire spécialement dédié à la maintenance lourde des appareils voir au recomplètement des groupes aériens en appareils neufs.

Ce navire était en construction au moment de la guerre de Pologne et ne participa pas bien évidément à ce court conflit.
Au final, l’Unicorn allait être également utilisé comme porte-avions d’entrainement pour former de nouveaux pilotes, la FAA connaissant des pertes assez sensibles dès la Campagne de Norvège.

La commande d’un deuxième porte-avions de ce type et baptisé selon certains écrits Pegasus ne se concrétisa jamais, les porte-avions légers type Colossus/Majestic étant souvent utilisés pour compléter l’Unicorn.

-Le HMS Unicorn est mis sur cale aux chantiers navals Harland Wolf de Belfast le 26 juin 1939 lancé le 14 septembre 1940 et mis en service le 26 août 1941.

Affecté à la Home Fleet et stationné à Faslane, il était le 5 septembre 1948 mouillé dans l’estuaire de la Clyde, embarquant des Supermarine Seafire et des Blackburn Buccaneer qu’il devait livrer à RNAS Yeovilton (Somerset sud-ouest de l’Angleterre). Ce transport achevé, il va rejoindre Rosyth pour participer au soutien des opérations en Norvège.

Il va transporter des avions neufs au profit de la FAA et de la RAF à destination de la Norvège avant d’être utilisé à la fin de la campagne comme un véritable porte-avions pour couvrir les convois évacuant les troupes alliés de Norvège.

Caracteristiques Techniques du HMS Unicorn

Déplacement : standard 16770 tonnes pleine charge 20600 tonnes

Dimensions : longueur 195.1m largeur 27.51m tirant d’eau 7m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par quatre chaudières Amirauté dévellopant 40000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 24 noeuds distance franchissable 7000 miles nautiques à 13.5 noeuds

Protection : pont d’envol 51mm soutes à munitions 51 à 76mm Bulkheads 38mm

Armement : huit canons de 102mm en quatre affûts doubles, quatre affûts quadruples Pom-Pom, douze canons de 20mm (deux affûts doubles huit affûts simples)

Avions embarqués : 40 à 75 en version transport 33 en version porte-avions

Equipage : 1200 officiers et marins

Grande Bretagne (54) sous-marins (3)

Sous-marins classe Triton (type T)

Avant-propos

Les sous-marins de type T ont été conçus initialement pour remplacer les unités plus anciennes de classe Odin, Parthian et Rainbow. Les premières études sont lancées en 1934 avec les contraintes du traité de Londres de 1930 à savoir une flotte sous-marine limitée à 52700 tons (47808 tonnes métriques) avec un tonnage unitaire limité à 1800 tonnes et un armement maximal autorisé à un canon de 130mm.

Ces sous-marins dérivés des type P et appelés d’ailleurs à l’origine « Repeat P » étaient conçus pour pouvoir opérer en Extrême-Orient ce qui imposait des contraintes en terme de vitesse et surtout d’endurance.

Quinze sous-marins sont commandés avant guerre (un en 1935, quatre en 1936, sept en 1937 et trois en 1938) mais seulement quatre sont en service en septembre 1939, onze autres étant en construction et sont mis en service entre 1941 et 1943.

Sept nouveaux sous-marins de ce type sont commandés en septembre 1939, sous-marins mis en service en 1941 et 1943. Cela porte la flotte à vingt-deux exemplaires, deux navires commandés en septembre 1943 sont mis en service en 1948, juste à temps pour participer au conflit.

Sur le plan de l’organisation, ils sont répartis en trois flottilles de huit submersibles, une déployée en mer du Nord, une dans l’Océan Indien depuis Aden et la troisième en Extrême-Orient depuis Singapour ou la Malaisie.

Dès le début du conflit, la flottille déployée à Aden va rallier l’Atlantique, étant déployée à Freetown avec la possibilité d’utiliser les facilités françaises implantées à Dakar.

1st Submarine Flottilla (Rosyth)

HMS Triton

HMS Triton

-Le HMS Triton (N15) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 28 août 1936 lancé le 5 octobre 1937 et mis en service le 9 novembre 1938.

Presque dix ans plus tard, le sous-marin était immobilisé pour un grand carénage. Il doit être disponible début octobre.

-Le HMS Trident (N52) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 12 janvier 1937 lancé le 7 décembre 1938 et mis en service le 1er octobre 1939.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à la mer pour entrainement. Il rentre à sa base pour compléter ses soutes et appareiller pour sa première patrouille de guerre au large des ports allemands de la mer du Nord.

-Le HMS Tarpon (N17) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding de Greenock le 5 octobre 1937 lancé le 17 octobre 1939 et mis en service le 8 mars 1940.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin est à quai, attendant la suite des événements

HMS Triad

HMS Triad

-Le HMS Triad (N53) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong le 24 mars 1938 lancé le 5 mai 1939 et mis en service le 16 septembre 1939.

Le 5 septembre 1948 quand débute le second conflit mondial, le sous-marin est immobilisé pour un grand carénage qui doit s’achever mi-septembre.

-Le HMS Talisman (N78) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 27 septembre 1938 lancé le 29 janvier 1940 et mis en service le 18 octobre 1940.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin vennait d’appareiller pour une patrouille qui devient de guerre, le Talisman recevant ordre de torpiller tout navire de guerre allemand en attendant que soit donné l’ordre d’attaquer cargos, paquebots et pétroliers.

HMS Tempest

HMS Tempest

-Le HMS Tempest (N86) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 6 juin 1940 lancé le 10 juin 1941 et mis en service le 14 mars 1942.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin est à quai, attendant la suite des événements.

-Le HMS Traveller (N48) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding de Greenock le 17 janvier 1940 lancé le 27 août 1941 et mis en service le 10 avril 1942

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à quai. Il appareille le lendemain pour sa première patrouille de guerre

HMD Turbulent

HMS Turbulent

-Le HMS Turbulent (N98) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong le 15 mars 1940 lancé le 12 mai 1941 et mis en service le 14 avril 1942.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin est à quai, attendant la suite des événements.

3rd Submarine Flottilla (Aden)

Cette flottille est stationnée dans l’Océan Indien dans le port d’Aden d’où elle peut contrôler l’Océan Indien mais également la mer Rouge.

La position stratégique fait peu de doutes. Elle permet de contrôler l’accès à la mer Rouge et de là au canal de Suez. On peut également surveiller la Somalie italienne, l’Ethiopie et l’Eyrthrée alors sous contrôle italien (depuis la fin du dix-neuvième siècle pour la première et la troisième, depuis 1936 pour la seconde).

Cette flottille pourrait si besoin est s’appuyer sur les points d’appui français de Djibouti et de Diego-Suarez.

Elle n’en aura guère l’occasion car dès le mois de septembre, elle va rallier Freetown via le cap de Bonne Espérance pour participer à la traquer des raiders allemands et des U-Boot dans l’Atlantique Sud.

HMS Thetis

HMS Thetis

-Le HMS Thetis (N25) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 21 décembre 1936 lancé le 29 juin 1938 et mis en service le 26 octobre 1940.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était à quai, en entretien à flot après une patrouille qui l’avait conduit dans le Golfe Persique et jusqu’au canal du Mozambique.

-Le HMS Triumph (N18) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 19 mars 1937 lancé le 16 février 1938 et mis en service le 2 mai 1939.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à Singapour en grand carénage. Son immobilisation doit s’achever à la mi-octobre. Il pourrait être détaché en Extrême-Orient et non rejoindre ses compères en Afrique Noire.

HMS Thistle

HMS Thistle

-Le HMS Thistle (N24) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 7 décembre 1937 lancé le 25 octobre 1938 et mis en service le 25 octobre 1938.

Dix ans plus tard en septembre 1948, le sous-marin était à quai, attendant comme on dit la suite des événements.

-Le HMS Truant (N68) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 24 mars 1938 lancé le 5 mai 1939 et mis en service le 31 octobre 1939.

Quand les allemands déclenchent l’opération Weserübung, le sous-marin était en patrouille dans le canal du Mozambique. Il reçoit l’ordre de rallier Simonstown pour ravitaillement et entretien, devant être rejoint par les autres sous-marins de la 3rd SF.

HMS Tetrach

HMS Tetrach

-Le HMS Tetrach (N77) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 24 août 1938 lancé le 14 novembre 1939 et mis en service le 15 octobre 1940.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin avait appareillé en patrouille huit jours plus tôt. Il reçoit l’ordre de rallier Aden pour se ravitailler et se préparer à Simonstown.

HMS Thorn

HMS Thorn

-Le HMS Thorn (N11) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 20 janvier 1940 lancé le 18 mars 1941 et mis en service le 12 février 1942.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était à quai attendant la suite des événements.

-Le HMS Trooper (N91) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding de Greenock le 7 mai 1940 ancé le 5 mars 1942 et mis en service le 2 février 1943.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était à quai attendant la suite des événements.

-Le HMS Tutankhamen (N311) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 25 avril 1946 lancé le 5 mars 1947 et mis en service le 14 février 1948.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était à quai attendant la suite des événements.

5th Submarine Flottilla (Singapour)

Si le stationnement de la 3rd Submarine Flottilla à Aden à suscité de nombreux débats au sein de la Royal Navy (peu de menaces, difficultés pour l’entretien), celui de la 5th Submarine Flottilla n’à fait l’objet d’aucun débat.

D’abord parce que les Triton étaient conçus pour opérer en Extrême Orient et parce qu’un conflit avec le Japon était du domaine du possible voir du certain.

HMS Tribune

HMS Tribune

-Le HMS Tribune (N76) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding de Greenock le 3 mars 1937 lancé le 8 décembre 1938 et mis en service le 17 octobre 1939.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin venait de rentrer d’une patrouille. Il doit être reconditionné avant de reprendre la mer

-Le HMS Taku (N38) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 18 novembre 1937 lancé le 20 mai 1939 et mis en service le 17 avril 1940.

Quand éclate le second conflit mondial, le Taku était immobilisé depuis juin pour un grand carénage qui doit normalement s’achever fin novembre.

HMS Tigris

HMS Tigris

-Le HMS Tigris (N63) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 11 mai 1938 lancé le 31 octobre 1939 et mis en service le 20 juin 1940.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à quai, attendant la suite des événements

-Le HMS Tuna (N94) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding de Greenock le 13 juin 1938 lancé le 10 mai 1940 et mis en service le 30 avril 1941.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin venait de partir en patrouille en relève du Tribune et reçoit des consignes de vigilance vis à vis des mouvements de la flotte japonaise.

HMS Torbay

HMS Torbay

-Le HMS Torbay (N79) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 21 novembre 1938 lancé le 9 avril 1940 et mis en service le 14 janvier 1941.

En septembre 1948, le sous-marin était à l’entrainement en mer de Chine méridionale. Cet entrainement se poursuit mais dans un contexte différent bien évidément.

-Le HMS Thraser (N37) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 14 novembre 1939 lancé le 28 novembre 1940 et mis en service le 17 juillet 1941.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était à quai, attendant la suite des événements.

HMS Trusty

HMS Trusty

-Le HMS Trusty (N45) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Birkenhead le 15 mars 1940 lancé le 14 mars 1941 et mis en service le 24 février 1942.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était à quai, attendant la suite des événements.

-Le HMS Trespasser (N312) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 08 septembre 1946 lancé le 20 août 1947 et mis en service le 14 février 1948.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était à quai attendant la suite des événements.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : surface 1170 tonnes plongée 1415 tonnes

Dimensions : longueur 84.28m largeur 7.77m tirant d’eau 3.89m

Propulsion : deux moteurs diesels de 2500ch deux moteurs électriques de 1450ch deux hélices

Performances : vitesse maximale 15.5 noeuds en surface 9 noeuds en plongée distance franchissable 8000 miles nautiques à 10 noeuds

Armement : dix tubes lance-torpilles (six de proue quatre externes) avec seize torpilles un canon de 102mm (4 pouces) sur le pont

Equipage : 48 officiers et marins

Grande Bretagbe (53) sous-marins (2)

Classe Rainbow (type R)

HMS Rainbow (N-16)

HMS Rainbow (N-16)

Ces quatre sous-marins sont quasiment identiques aux Parthian. Mis en service au début des années trente, ils auraient du être à l’origine six (Rainbow Regulus Rover Regent Royalist Rupert) mais pour des raisons économiques, la construction des deux derniers est abandonnée.

Les quatre destinés en principe à l’Extrême-Orient vont servir dans la marine britannique jusqu’en septembre 1947 quand ils sont désarmés. Leur réarmement envisagé au moment du conflit ne se concrétise finalement pas.

Caracteristiques Techniques

Déplacement : en surface 1791 tonnes en plongée 2060 tonnes

Dimensions : longueur 87m largeur 9.1m tirant d’eau 4.9m

Propulsion : deux moteurs diesels Amirauté dévellopant 4640ch et deux moteurs électriques de 1635ch deux hélices

Vitesse maximale 17.5 noeuds en surface 8.6 noeuds en plongée

Armement : un canon de 120mm (4.7 pouces) QF Mark IX sur le pont à l’avant huit tubes lance-torpilles (six avant deux arrières) avec quatorze recharges. Des mines pouvaient remplacer des torpilles

Equipage : 53 officiers et marins

Classe River

Le HMS Clyde, un des trois sous-marins de classe River

Le HMS Clyde, un des trois sous-marins de classe River

Avec l’augmentation des performances des sous-marins, on envisagea la construction de sous-marins d’escadre capable de combattre en compagnie des cuirassés et des croiseurs de bataille ce qui imposait de bonnes capacités de navigation en haute mer mais surtout une vitesse de 20 noeuds en surface, la vitesse maximale des navires de ligne de l’époque.

Ce dernier point était particulièrement difficile à atteindre en raison de moteurs diesels peu puissants de l’époque. On envisagea ainsi l’utilisation de la vapeur pour obtenir une vitesse importante en surface, aboutissant aux type K surnomés Kalamity, six des dix-sept sous-marins construits étant perdus par accident.

HMS K-15

HMS K-15

L’existence de cette classe eut au moins le mérite de connaitre les limites des technologies de l’époque tout comme le fit le X1, un prototype de croiseur sous-marin de 2820 tonnes avec quatre canons de 5.2 pouces (132mm).

Le HMS X1

Le HMS X1

Dans l’immédiat d’après guerre on envisagea la construction de vingt sous-marins de 1800 tonnes mais les navires de surface devenant chaque jour plus rapide, la décision était sans cesse reportée.

Finalement au début des années trente, trois sous-marins furent commandés, des sous-marins baptisés Thames Clyde et Severn.

-Le HMS Thames (N71) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 6 janvier 1931 lancé le 26 janvier 1932 et mis en service le 14 septembre 1932.

-Le HMS Severn (N57) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 27 mars 1933 lancé le 16 janvier 1934 et mis en service le 12 janvier 1935.

-Le HMS Clyde (N12) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 15 mars 1933 lancé le 15 mars 1934 et mis en service le 12 avril 1935.

Les trois sous-marins opèrent ensemblent d’abord au sein de la Home Fleet puis au sein de la 1st Submarine Flottilla stationnée à Malte.

En septembre 1945, hors rang, ils sont redéployés en Extrême-Orient avec Singapour pour port d’attache.

Ils sont toujours en service en septembre 1948. Le 5 de ce mois, seuls les Thames et Clyde sont disponibles et opérationnels, le Severn étant en grand carénage.

Dès le 6, le Thames va appareiller direction la mer de Chine méridionale pour anticiper sur une éventuelle action japonaise, le sous-marin de Sa Majesté devant s’appuyer sur les bases de Cam-Ranh et de Cavite, une base française et une base américaine, des dépôts de torpilles et de carburant devant être installés par la RFA.

Caractéristiques Techniques des sous-marins de classe Thames

Déplacement : en surface 2165 tonnes en plongée 2680 tonnes

Dimensions : longueur 105.16m largeur 8.61m tirant d’eau 4.78m

Propulsion : deux diesels de 10000ch en surface et en plongée deux moteurs électriques de 2500ch pour la propulsion en plongée Deux lignes d’arbre

Performances : vitesse maximale 22.5 noeuds en surface 10.5 noeuds en plongée distance franchissable 11515 miles à 8 noeuds en surface 136 miles nautiques à 4 noeuds en plongée

Armement : un canon de 102mm à l’avant, six tubes lance-torpilles à l’avant avec douze projectiles

Equipage : 61 officiers et matelots

Classe Grampus

HMS Seal

HMS Seal

Le moyen le plus simple de mouiller une mine c’est un navire de surface soit un navire spécialisé (minelayer mouilleur de mines), un navire de guerre dont ce n’est pas la mission première (croiseur, destroyers) ou un navire marchand réquisitionné sommairement aménagé.

Ce mode de mouillage était parfaitement adapté pour mouiller des champs de mines défensifs avec la protection de navires de surface et de l’aviation mais pour gêner le trafic commercial ennemi, les mouvements de sa flotte, ce n’était pas le moyen le plus efficace.

L’avion pouvait être utilisé mais le poids des mines marines nécessitait l’utilisation de beaucoup d’appareils. Restait donc le sous-marin qui après avoir dévellopé un modèle de torpilleur submersible dévellopa une variante de mouillage de mines.

Les premiers sous-marins mouilleurs de mines transportaient les mines à l’extérieur de la coque ce qui pouvait poser des problèmes de sécurité. D’autres sous-marins transportaient les mines dans leurs réservoirs avant qu’un système avec une chaine à vis sans fin ne permettent de concilier sécurité et efficacité du mouillage de mines.

Les six Grampus (appelés également Porpoise du nom du prototype) furent les derniers sous-marins mouilleurs de mines de la Royal Navy, la mise au point de mines mouillables par les tubes lance-torpilles rendant inutiles des submersibles spécialisés.
Du fait de leur rôle particulier, ces navires étaient placés hors-rang, quatre en mer du Nord et deux en Méditerranée, un à Malte et le second à Alexandrie alors que les quatre submersibles déployés au sein de la Home Fleet étaient basés à Chatham où deux d’entre-eux ont d’ailleurs été construits.

-Le HMS Porpoise (N14) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in- furness le 22 septembre 1931 lancé le 30 août 1932 et mis en service le 11 mars 1933.

Quand éclate le second conflit mondial, il est stationné à Malte, attendant de connaitre la position de l’Italie avant de mettre en oeuvre les plans de minages des principales bases navales et ports italiens notamment Naples, Cagliari, Tarente, Messine, Palerme et ce en liaison avec la marine française.

-Le HMS Cachalot (N83) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts de Greenock le 12 mai 1936 lancé le 2 décembre 1937 et mis en service le 15 août 1938.

Quand le second conflit mondial éclate, le Cachalot était à quai à Alexandrie. Il venait d’achever une période d’entretien à flot. Comme le Porpoise, il attend de voir l’attitude de l’Italie avant de piéger les abords de Tarente, de Brindisi, des îles du Dodécanèse.

-Le HMS Grampus (N56) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 20 août 1934 lancé le 25 février 1936 et mis en service le 10 mars 1937.

Affecté en mer du Nord et basé à Chatham, le sous-marin était en grand carénage quand débute la seconde guerre mondiale. Il doit être à nouveau disponible à la fin octobre sauf si les travaux sont accélérés.

-Le HMS Narwhal (N45) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-furness le 29 mai 1934 lancé le 29 août 1935 et mis en service le 28 février 1936.

Basé à Chatham, le sous-marin était à quai. Il appareille le 7 septembre 1948 pour aller miner les ports allemands et gêner l’arrivée des renforts allemands en Norvège.

-Le HMS Rorqual (N74) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-furness le 1er mai 1935 et mis en service le 10 février 1937.

Basé à Chatham, le sous-marin était à quai, devant miner des ports norvégiens aux mains des allemands.

-Le HMS Seal (N37) est mis sur cale aux chantiers navals Chatham Dockyard le 9 décembre 1936 lancé le 27 septembre 1938 et mis en service le 24 mai 1939.

Basé à Chatham, le sous-marin était à l’entrainement le 5 septembre 1948. Il rentre à son port pour préparer une première opération de guerre.
Caractéristiques Techniques

Déplacement : en surface 1768 tonnes en plongée 2053 tonnes

Dimensions : longueur 88.09m largeur 9.09m tirant d’eau 4.88m

Propulsion : deux moteurs diesels de 3300ch pour la navigation en surface deux moteurs électriques de 1630ch pour la navigation en plongée Deux lignes d’arbre

Performances : vitesse maximale 15.5 noeuds en surface 9 noeuds en plongée distance franchissable 13240 miles nautiques à 8 noeuds en surface 76 miles à 4 noeuds

Armement : un canon de 102mm (4 pouces) à l’avant, six tubes lance-torpilles de 533mm sur l’avant avec douze projectiles 50 mines Equipage : 59 officiers et marins

Grande-Bretagne (52) sous-marins (1)

SOUS-MARINS

Avant-propos

Après avoir combattu sur les flots et avant de combattre au dessus des flots, l’homme combattit sous les mers avec l’invention du sous-marin qui fit cahin-caha ses premières armes durant la guerre de Sécession quand les confédérés tentaient par tous les moyens de desserrer le blocus nordiste mis en place par le plan Anaconda.

Il faut attendre la fin du 19ème siècle pour voir l’arrivée de sous-marins réellement efficaces avec l’action de pionniers comme John Holland ou Maxim Laubeuf.

Néanmoins quand éclate le premier conflit mondial si les performances du sous-marin sont connues, bien peu sont les amiraux qui imaginent que ce drôle d’engin qui fait ce que tout navire ne doit pas faire (à savoir couler) puisse bouleverser la guerre navale.

Le KMS U-9 qui coula trois croiseurs cuirassés britanniques en une seule attaque

Le KMS U-9 qui coula trois croiseurs cuirassés britanniques en une seule attaque

Malheureusement, c’est la Royal Navy qui la première fit les frais avec la destruction de trois croiseurs cuirassés, les HMS Aboukir Hogue et Cressy au large des Pays-Bas le 22 septembre 1914 par le U-9.

La victoire tactique allemande n’ayant pas contrebalancé la victoire stratégique britannique au Jutland le 31 mai/1er juin 1916, la Kaiserliche Marine abandonna tout espoir de triompher avec ses cuirassés et préféra tout miser sur une guerre au commerce menée par les U-Boot.

Celle-ci échoua de peu à isoler la Grande-Bretagne mais entraina les Etats-Unis dans la guerre avec les conséquences que l’on sait.

Avec un tel impact sur sa flotte de commerce, la Grande-Bretagne chercha à de multiples reprises à interdire le sous-marin mais échoua toujours devant la détermination des autres puissances maritimes qui en avaient besoin dans leur stratégie globale.

Pour la France et l’Italie, il s’agissait de compenser le manque de cuirassés alors que pour les Etats-Unis et le Japon, il s’agissait d’affaiblir la flotte de bataille ennemie durant sa longue traversée en direction des Philippines où la bataille décisive était censée se dérouler.

N’ayant pu bannir le torpilleur submersible des océans, la Royal Navy construisit de nombreux sous-marins, des sous-marins de moyenne et de longue patrouille, des sous-marins mouilleurs de mines et succomba elle aussi au concept du croiseur sous-marin.

En septembre 1939, la Royal Navy dispose de soixante-deux submersibles, treize anciens et quarante-neufs modernes soir la plus faible des trois belligérants de la guerre de Pologne, l’Allemagne disposant de cinquante-sept submersibles et la France de soixante dix-huit.

Onze sous-marins type T sont en construction en septembre 1939 pour permettre le renouvellement et l’expansion de la flotte.

Une commande massive de vingt-quatre sous-marins est passée en septembre 1939 mais la guerre de Pologne s’étant terminé beaucoup plus rapidement que prévu, cette commande est étalée, étalement qui s’explique aussi par la charge importante de chantiers navals dont les méthodes de travail sont loin d’être à la pointe de la modernité.
Sur le plan de l’organisation, les sous-marins de la marine britannique sont répartis entre la Home Fleet (2nd Submarine Flottilla avec onze unités à Dundee, 6th Submarine Flottilla avec sept sous-marins à Blyth, Northumberland), la Mediterranean Fleet (1st Submarine Flottilla avec dix sous-marins) et la China Station (4th Submarine Flottilla avec quinze submersibles). Quatre sous-marins sont déployés dans l’Atlantique soit 47 sous-marins, les autres étant en réserve ou en entretien à l’époque.

Comme pour les autres catégories de navires la flotte en service en septembre 1939 évolue jusqu’en septembre 1948 avec le désarmement des navires les plus anciens et la mise en service de sous-marins neufs. A noter que durant la guerre de Pologne, le HMS Oxley est coulé par le HMS Triton au cours d’une terrible méprise.

Les sous-marins de classe Odin (type O), Parthian (type P) et Rainbow (type R) sont désarmés et remplacés notamment par les type S, cette classe devenant la classe majeure, la classe standard de la flotte sous-marine britannique mais pas numériquement la plus nombreuse, les type U la devançant.

Douze sous-marins sont en service en septembre 1939 et cinq sont commandés en septembre 1939 dans le cadre de la commande de vingt-quatre sous-marins que nous avons vu plus haut.

Sept nouveaux sous-marins sont commandés en septembre 1940 portant le total à vingt-quatre submersibles dont le dernier entre en service au printemps 1945.

Le HMS Clyde, un des trois sous-marins de classe River

Le HMS Clyde, un des trois sous-marins de classe River

La classe River composée de trois sous-marins d’escadre (River Thames Clyde) aurait du être désarmée en 1945 mais au final ils sont prolongés et déployés en Extrême-Orient depuis Singapour.

-Les six sous-marins mouilleurs de mines de classe Grampus sont toujours en service en septembre 1948. Dès le début du conflit, ils vont mouiller des bouchons de mine au large des ports allemands.

HMS Taurus, sous-marin type T

HMS Taurus, sous-marin type T

-La classe T est composée de sous-marins à long rayon d’action normalement destinés à combattre en Extrême-Orient mais dans la réalité, ils vont également combattre en mer du Nord.

Quinze sous-marins sont commandés avant guerre mais seulement quatre sont en service en septembre 1939, onze autres étant en construction et sont mis en service entre 1941 et 1943.

Sept nouveaux sous-marins de ce type sont commandés en septembre 1939, sous-marins mis en service en 1942 et 1943

Cela porte la flotte à vingt-deux exemplaires, deux navires commandés en septembre 1943 sont mis en service en 1948, juste à temps pour participer au conflit.

-La classe U est la dernière classe de sous-marins mise au point avant le début du second conflit mondial.

Trois sont en service en septembre 1939 mais douze sont commandés en septembre 1939 suivis de dix-sept autres en 1941 (huit), en 1942 (sept) et en 1943 (deux), portant la flotte totale à trente-deux sous-marins en 1947.

Quand le second conflit mondial éclate, la flotte sous-marine de la Royal Navy affiche le visage suivant :

un sous-marin de type S

un sous-marin de type S

-Vingt-quatre sous-marins type S répartis en trois flottilles de huit submersibles (deux en mer du Nord une à Rosyth et la seconde à Chatham _7th Submarine Flottilla 11th Submarine Flottilla, une en Méditerranée à Malte la 9th Submarine Flottilla)

 

-Les six sous-marins mouilleurs de mines classe Grampus sont déployés hors rang, quatre en mer du Nord et deux en Méditerranée orientale

-Les trois sous-marins de classe River sont déployés depuis Singapour. Ils vont pouvoir s’appuyer sur les bases alliées de la région pour attaquer la flotte de guerre et la marine marchande de l’Empire du Japon. Ils sont placés hors-rang.

-Vingt-quatre sous-marins type T répartis en trois flottilles de huit submersibles, une déployée en mer du Nord (1st Submarine Flottilla), une dans l’Océan Indien depuis Aden (3rd Submarine Flottilla) et la troisième en Extrême-Orient depuis Singapour ou la Malaisie (5th Submarine Flottilla).

HMS Ultor (type U)

HMS Ultor (type U)

-Trente-deux sous-marins type U répartis en quatre flottilles de huit sous-marins, une déployée en mer du Nord (double rôle : missions de combat et entrainement des nouveaux sous-mariniers) (2nd Submarine Flottilla), deux en Méditerranée (Malte et Alexandrie) (4th & 6th Submarine Flottilla) et la dernière à Hong Kong (8th Submarine Flottilla).

Cela nous donne un total de 89 sous-marins en service en septembre 1948. Dès le début du conflit, les sous-marins en patrouille et ceux prêts à appareiller, prennent la mer pour s’attaquer moins au trafic commercial allemand puis italien qu’aux navires de guerre. Les sous-marins en Extrême-Orient reçoivent des consignes de vigilances mais comme le Japon se tient pour le moment tranquille….. .

Les différentes classes de sous-marins

Classe Odin (type O)

HMS Oberon

HMS Oberon

Ces sous-marins de moyenne patrouille comparable à nos Redoutable (les fameux “1500 tonnes”) sont conçus pour combattre en Extrême-Orient. Sept sous-marins sont commandés par la Royal Navy et deux par la Royal Australian Navy mais la carrière de ces derniers est fort courte et sont rapidement intégrés à la marine britannique. Trois sont exportés au Chili où ils vont servir jusqu’au milieu des années soixante.

L’Oberon est mis en service en août 1927, c’est le seul exemplaire de son type, il est donc considéré comme un prototype, le groupe 1 regroupant les deux sous-marins destinés à l’Australie, les AO-1 et AO-2 ainsi que les trois sous-marins vendus au Chili (Almirante Simpson Capitan O’Brien Capitan Thompson) mis en service en 1929.

HMS Oxley

HMS Oxley

Le premier mis en service en juillet 1927 arrive en Australie en février 1928, est désarmé pour des raisons budgétaires en mai 1930 avant d’être remis en service dans la marine britannique sous le nom d’Oxley en avril 1931. Sorti de sa zone de patrouille, il est coulé par le Triton le 10 septembre 1939 au large de la Norvège.

Le second connait la même courte carrière dans la marine australienne (septembre 1927-mai 1930 avec une arrivée en Australie en février 1928). Il est remis en service dans la Royal Navy en avril 1931 sous le nom d’Olway.

HMS Osiris

HMS Osiris

Le groupe 2 se compose de six sous-marins mis en service en 1929 (Osiris en février, Otus et Oswald en juillet, l’Orpheus en septembre et l’Odin en décembre) et en 1930 (Olympus en juin).

Ces sous-marins dérivés des type L connaissent des fuites de carburant fréquentes pouvant révéler leur position. Ils sont les premiers sous-marins à recevoir un Asdic.

Peu à peu rélégués à des missions d’entrainement, ils sont désarmés en 1945 (Oberon en janvier, Olway en mars, Osiris en avril, Otus en juin) et 1946 (Oswald en février, Odin en mars, Olympus en mai et Orpheus en septembre 1946)

Mouillés dans le loch Ewe en Ecosse, ils attendent un potentiel réarmement, effectif en septembre 1948 pour l’Oberon et l’Osiris, réarmement motivé pour permettre aux type U de mener des opérations de guerre. Les autres sont feraillés ou utilisés comme leurres, trop usés pour être réarmés même pour des missions de formation.

Caractéristiques Techniques des sous-marins de classe Odin

Déplacement : surface 1311 tonnes plongée 1892 tonnes (Oberon) standard 1349 tonnes plongée 1872 tonnes (australiens/groupe I) standard 1781 tonnes pleine charge 2030 tonnes (groupe II)

Dimensions longueur 83.8m (84.9m pour les australiens 86.4m pour le groupe II) largeur 8.5m (9.1m pour le groupe II) tirant d’eau : nc

Propulsion : deux moteurs diesels de 4600ch pour la propulsion en surface et deux moteurs électriques de 1350ch pour la propulsion en plongée. Deux hélices

Performances : vitesse maximale 15.5 noeuds en surface (15 noeuds pour les australiens 17.5 noeuds pour le groupe II) 9 noeuds en plongée rayon d’action 8400 miles nautiques à 10 noeuds en surface 70 miles à 4 noeuds en plongée Immersion 91.4m

Armement : un canon de 4 pouces (102mm) sur le pont à l’avant, deux mitrailleuses Lewis de 7.7mm, six tubes lance-torpilles avant et deux arrière avec seize torpilles.

Equipage : 54 officiers et marins
Classe Parthian (type P)

Les six Parthian sont une version améliorée des Odin et destinés à opérer en Extrême-Orient. Plus longs de deux mètres, leurs habitabilité à été améliorée par rapport à leurs devanciers.

HMS Pandora

HMS Pandora

Six navires sont mis en service en 1929 (Pandora Parthian Perseus Phoenix Poseidon Proteus) mais le Poseidon est coulé le 9 juin 1931 lors d’une collision avec un navire marchand.

Les cinq sous-marins survivants sont désarmés en 1946 (Pandora Phoenix Proteus) et 1947 (Parthian Perseus) et sont mouillés à Scapa Flow attendant un hypothétique réarmement.

Après inspection seul le Pandora sera réarmé pour servir de but sonar à l’Ecole des détecteurs implantée à Aberdeen. Les autres en trop mauvais état vont servir de leurres pour les reconnaissance ou être démolis.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : en surface 1790 tonnes en plongée 2070 tonnes

Dimensions : longueur 88m largeur 9.1m tirant d’eau 4.9m

Propulsion : deux moteurs diesels Amirauté dévellopant 4640ch et deux moteurs électriques dévellopant 1635ch entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 17.5 nœuds en surface 8.6 nœuds en plongée

Armement : un canon de 102mm (4 pouces) QF Mk II sur le pont à l’avant, huit tubes lance-torpilles de 533mm (six avant deux arrières) avec 14 recharges, torpilles qui peuvent être remplacées par des mines

Equipage : 53 officiers et marins