Grande Bretagne (72) Ordre de Bataille et Programme de guerre (1)

ORDRE DE BATAILLE EN SEPTEMBRE 1948

Avant-propos

Avoir des navires c’est bien. Savoir les mettre en œuvre avec des structures efficientes c’est beaucoup mieux.

Comme toutes les marines, la Royal Navy connait un profond bouleversement dans ces structures de commandement.

Si la Home Fleet et la Mediterranean Fleet sont toujours là, la Pax Armada voit apparaitre la British Eastern Fleet ou Eastern Fleet (Flotte orientale) qui regroupe plusieurs commandements pour une gigantesque zone de responsabilité couvrant l’Océan Indien, la Mer Rouge, le Golfe Persique jusqu’à Hong Kong.

Ailleurs les commandements restent souvent les mêmes, les dominations changeant mais rarement les zones de responsabilité.

Sous le commandement des flottes, on trouve des escadres ou squadron qui regroupent d’autres squadron mais également des flottilles parfois divisées en divisions.

Cette organisation générale est très rigide et il faudra attendre le début du conflit pour qu’un système plus souple soit mis en place avec des Task Force ou groupements occasionnels dans la langue de Molière.

Home Fleet

La “Flotte Métropolitaine” regroupe tous les moyens navals stationnés à demeure dans les îles britanniques. Sa mission est de défendre l’intégrité du territoire national, de protéger les lignes de communication avec l’Empire, de contrôler la mer du Nord et détruire les forces navales ennemies en l’occurence la marine allemande.

2nd Battle Squadron (2ème Escadre de Bataille) HMNB Rosyth & Faslane (navire-amiral : HMS Lion)

-1st Battleship Division, cuirassés HMS Lion et Conqueror (classe Lion)

-2nd Battleship Division, cuirassés HMS Temeraire et Thunderer (classe Lion)

Le HMS King George V en 1940

Le HMS King George V en 1940

-3rd Battleship Division, cuirassés HMS King George V Anson Howe (classe King George V)

-4th Battleship Division, cuirassés HMS Vanguard et Iron Duke (classe Vanguard)

-5th Battleship Division, cuirassés HMS Royal Oak et Centurion (classe Vanguard)

Le HMS Illustrious (R-87)

Le HMS Illustrious (R-87)

-Porte-avions classe Illustrious, les HMS Illustrious Victorious Formidable

-Porte-avions classe Malta stationnés à Faslane, les HMS Malta Gibraltar et Hermes

Home Fleet Light Squadron (HF-LS)

Le HMS Southampton

Le HMS Southampton

-2th Cruiser Squadron : croiseurs légers HMS Southampton Glasgow Belfast (classe Town) stationné à Rosyth

-7th Cruiser Squadron : croiseurs légers HMS Bermuda Gambia Kenya (classe Crown Colony) stationné à Rosyth.

-17th Cruiser Squadron : croiseurs légers HMS Bellona Black Prince Diadem (classe Dido) à Rosyth

-Croiseur léger HMS Birmingham (classeTown), hors-rang stationné à Rosyth qui devient Destroyer Commander Ship en 1945.

Le HMS Sirius

Le HMS Sirius

-Croiseurs légers antiaériens HMS Sirius Naïad Euryalus (classe Dido) hors rang pour la protection des porte-avions stationnés à Rosyth (Illustrious Formidable Victorious)

-10th Cruiser Squadron : croiseurs lourds HMS Cornwallis Blake Albermale (classe Admiral) stationné à Chatham

-12th Cruiser Squadron : croiseurs légers HMS Nigeria et Trinidad (classe Crown Colony) stationné à Chatham

-18th Cruiser Squadron : croiseurs légers HMS Newcastle Sheffield Edinburgh (classe Town) stationné à Devonport

-4th Cruiser Squadron croiseurs légers HMS Gloucester Liverpool Manchester (classe Town) stationné à Portland

-Deux croiseurs de la marine polonaise libre, les Danae (devenu ORP Piorun) et Dragon stationnés à Portsmouth

-16th Cruiser Squadron : croiseurs légers Minotaur Swiftsure Superb et Vigilant (classe Minotaur) stationné à Faslane

-Croiseurs légers antiaériens HMS Charybdis Scylla Argonaut (classe Dido) stationnés à Faslane pour protéger les porte-avions lourds HMS Malta Gibraltar Hermes

Destroyer Commander Home Fleet

Les destroyers sont regroupés en flottilles de huit ou neufs navires (cinq pour les type C pour des raisons économiques) et devaient théoriquement être engagés en blocs pour attaquer au canon et à la torpille les lignes de communication ennemies.

Dans la pratique, c’est l’escorte des grandes unités (cuirassés et porte-avions) qui va devenir leur mission principale pour ne pas dire prépondérante.

Dans ce cas, l’organisation en flottilles aurait pu être remise en cause mais au final, les Destroyer Flottilla sont maintenues au moins pour l’administratif et la gestion de l’entretien et du ravitaillement.

Un temps on envisagea d’intégrer les DF à l’Escadre de Bataille avant de finalement crééer un poste de commandant des destroyers ou Destroyer Commander qui peut embarquer sa marque sur le croiseur léger HMS Birmingham qui jusque là était hors rang au sein du Light Squadron et sans affectation particulière.

En septembre 1948, la Home Fleet dispose des flottilles de destroyers suivantes :

Le HMS Matabele (F-26)

Le HMS Matabele (F-26)

-6th Destroyer Flottilla (HMNB Faslane) avec huit destroyers type Tribal destinés à l’attaque des lignes de communication ennemies. HMS Matabele, HMS Ashanti, HMS Mashona, HMS Somali (F) HMS Punjabi, HMS Tartar, HMS Bedouin, HMS Eskimo

-7th Destroyer Flottilla : (HMND Devonport) : huit destroyers type J, les HMS Jervis Jackal Jaguar Juno Janus Javelin Jersey Jupiter

-8th Destroyer Flottilla : (HMNB Rosyth) avec neuf destroyers de type F, les HMS Fearless Forester Fame Fortune Firedrake Foresight Fury Foxhound et Faulknor (Flottilla Leader)

-10th Destroyer Flottilla : (HMNB Devonport) avec huit destroyers type M, les HMS Milne Mahratta Muskeeter Myrmidon Matchless Meteor Marne et Martin

-12th Destroyer Flottilla : (HMNB Rosyth et Faslane), cinq des neuf destroyers sont stationnés à Rosyth au sein d’une 1st Division en l’occurence les HMS Escapada Electra Esk Echo et Escort alors que la 2nd Division regroupe à Faslane les HMS Eclipse Excounter Express et Exmouth.

-18th Destroyer Flottilla : (HMNB Rosyth) avec huit destroyers type O, les HMS Onslow Offa Onslaught Oribi Obdurate Obedient Opportune et Orwell.

-19th Destroyer Flottilla (HMNB Rosyth) avec huit destroyers type P, les HMS Pakenham Paladin Panther Partridge Pathfinder Penn Petard et Porcupine

Submarine Commander

La mise en place d’un commandant des sous-marins au sein de la Home Fleet répondait à la même préoccupation que ci-dessus.

A la différence du Destroyer Commander, le Submarine Commander ne dispose pas de navire-amiral. Néanmoins les bâtiment-base et les ravitailleurs de sous-marins peuvent embarquer un état-major.

La Home Fleet dispose des flottilles de sous-marins suivants :

HMS Triton

HMS Triton

-1st Submarine Flottilla (HMNB Rosyth) avec huit sous-marins type T, les HMS Triton Trident Tarpon Triad Talisman Tempest Traveller Turbulent

-2nd Submarine Flottilla (HMNB Rosyth) avec huit sous-marins type U, les HMS Undine Unity Ursula Umpire Una Unbeaten Undaunted et Union

-7th Submarine Flottilla (HMNB Rosyth) avec huit sous-marins type S, les HMS Swordfish Sturgeon Seawolf Shark Syrtis Safari Scorcher et Scotsman

-11th Submarine Flottilla (HMNB Chatham) avec huit sous-marins type S, les HMS SeaHorse Starfish Snapper Saracen Scythian Sea Devil Sahib et Spearfish

-Sous-marins mouilleurs de mines HMS Grampus Narwhal Rorqual Seal (classe Grampus) hors-rang, stationnés à Chatham.

Coastal Groups

Ces groupes côtiers regroupent dans chaque base la “poussière navale” à savoir les destroyers légers type Hunt, les escorteurs _corvettes, sloops et frégates_ , les chalutiers armés, les vedettes de sureté et les vedettes lance-torpilles.

Chaque base disposant de son groupe côtier, la Home Fleet dispose donc de cinq Coastal Group implantés à Faslane, Rosyth, Chatham, Portsmouth, Portland et Devonport.

Certains d’entre-eux chapeautent sur le papier des navires légers détachés dans des mouillages ou des ports civils. C’est le cas du Chatham Group pour les navires stationnés à Douvres, le Portsmouth Group pour ceux déployés à Harwich et celui de Rosyth pour les navires stationnés à Scapa Flow.

Rosyth Coastal Group

En septembre 1948, le Rosyth Coastal Group reçoit le numéro un devenant officiellement le 1st Coastal Group. Il dispose des moyens suivants :

-12th Escort Flottilla avec six chalutiers armés de classe Tree, les HMS Ensay Fara Fetlar Filla Flotta et Foulness

-1st Minesweeping Flottilla avec les dragueurs de mines HMS Halcyon Harrier Speedwell Salamander Franklin Gossamer Hebe

-Deux canonnières, deux patrouilleurs anti-sous-marins, une vedette de sauvetage, une vedette émettrice et quatre HDLM _toutes hors-rang)

-Sont détachés à Scapa Flow la 1st Polish Minesweeping Flottilla avec les dragueurs de mines M.1 à M.8, d’anciens Hunt transférés à la Free Polish Navy ainsi que quatre HDML

Chatham Coastal Group

-8th Minesweeping Flottilla avec les HMS Alarm Algerine Arcturus Bramble Cadmus Cheerful (classe Algerine)

-Deux canonnières, deux partrouilleurs ASM et une vedette de sauvetage

-Sont détachés à Douvres la 5th Escort Flottilla composée de huit corvettes de classe Flower, les HMS Armeria Arrowhead Aubretia Auricula Begonia Bellwort Bluebell et Borage et quatre Harbour Defence Motor Launch (HDML)

Potsmouth Coastal Group

-11th Destoyer Flottilla (11th DF) équipée de destroyers légers type Hunt, les HMS Atherstone Berkeley Cattistoche Cleveland Eglington Exmoor

-16th Destroyer Flottilla (16th DF) équipée de destroyers légers type Hunt en l’occurence les HMS Blankney Blencathral Brocklesby Chiddingfold Cowdray Croome

-14th Destroyer Flottilla (14th DF) équipée de destroyers légers type Hunt, les HMS Mendip Meynell Pytchley Quantock Quorn Southdown

-2nd Escort Flottilla (2nd EF) équipée de huit frégates de classe River, les HMS Ballinderry Bann Chelmer Dart Exe Derg Ettrick Itchen

-Deux flottilles de vedettes lance-torpilles, les 1st MTB Flottilla (MTB-1 3 5 7 9 11 13 15) et 3rd MTB Flottilla (MTB-17 19 21 23 25 27 29 31)

-Est détachée à Harwich, la 3rd Anti-Submarine Flottilla avec des sloops classe Black Swan et Black Swan améliorés en l’occurence les HMS Whimbrel Woodpecker Cygnet Magpie Snipe Actaeon

Devonport Coastal Group

-15th Destroyer Flottilla Six destroyers légers type Hunt, les HMS Tynedale Whaddon Blankney Blencathral Brockesby Avon Vale)

-Trois sloops classe Kingfisher, les HMS Kingfisher Mallara Puffin

-1st AntiSubmarine Flottilla équipée de six sloops classe Black Swan, les HMS Flamingo Erne Chanticleer Pheasant Starling Lapwing
-7th Minesweeping Flottilla avec six dragueurs de mines classe Algerine en l’occurence les HMS Acute Albacore Antares Aries Brave et Chameleon

-Deux canonnières, deux patrouilleurs ASM, une vedette de sauvetage, deux vedettes ASM et quatre Harbour Defence Motor Launch (HDML).

Portland Coastal Group

-20th Destroyer Flottilla avec des destroyers légers type Hunt les HMS Blean Bleadsale Bolebrooke Border Catterick Derwent.

-1st Escort Flottilla avec les Corvettes classe Flower HMS Abella Acanthus Alyssum Amaranthus Anchusa Anemone Arabis Arbutus.

-11th Escort Flottilla avec les corvettes classe Flower HMS Convolvulus Coreopis Coriander Cowslip Crocus Cyclamen Dahlia Delphinium

Faslane Coastal Group

-2nd Anti-Submarine Flottilla avec six sloops classe Black Swan, les HMS Black Swan Ibis Crane Lark Redpole et Woodcock

-7th Escort Flottilla avec les corvettes classe Flower, les HMS Bryonyt Buttercup Camellia Campion Carnation Chrysanthemum Clematis et Coltsfoot

-9th Escort Flottilla avec les corvettes classe Flower HMS Burdock Calendula Campanula Candytuft Celandine Clarkia Clover et Columbine

-4th Escort Flottilla avec les frégates classe River HMS Jed Kale Ness Nith Ribble Rother Spey Swale

-4th Minesweeping Flottilla avec les dragueurs de mines classe Bangor HMS Bangor Blackpool Bridlington Bridport Ardrossan Beaumaris Bootle Boston

Support Commander

Ce commandement du soutien regroupe les navires de soutien appartement directement à la Royal Navy mais également ceux de la RFA. Ces derniers appartiennent toujours à la Flotte Logistique Royale mais son mis à la disposition de la Home Fleet et de son Support Commander.

-A Rosyth sont stationnés les navires de soutien suivants :

-Poseur de filets HMS Guardian

HMS Forth

HMS Forth

-Bâtiment-base de sous-marins HMS Forth (soutien de la 7th Submarine Flottilla)

-Ravitailleur de sous-marin HMS Hazard (soutien de la 1st Submarine Flottilla)

-Ravitailleur de sous-marin HMS Shearwater (soutien de la 2nd Submarine Flottilla)

-Mouilleur de mines HMS Latona

-Deux pétroliers classe Trinol, les RFA Appeleaf et Brambleleaf

-Deux pétroliers classe War, les RFA War Brahmin et War Sepoy

-Un pétrolier classe Dale, le RFA Cairndale

-Un pétrolier côtier (Harbour Tanker) le RFA Black Ranger

-Citerne à eau classe Fresh, la RFA Freshpond

-Transport de produits pétroliers RFA Petrella

-Ravitailleur (Coastal Stores Carrier) RFA Bacchus

-Cargo rapide RFA Fort Beauharnais
-A Chatham sont stationnés les navires de soutien suivants

-Pétroliers RFA Rapidol (classe Belgol) RFA Cedardale (classe Dale) CHATHAM

-Pétrolier côtier Green Ranger (classe Ranger)

-Navire-hôpital RFA Maine

-Navire-dépôt de sous-marin HMS Medway

-Mouilleur de mines HMS Abdiel

-Sur les côtes de la Manche, à Portsmouth on trouve les pétroliers de classe Dale Bishopdale et Boardale sans oublier le Training Squadron composé du porte-avions HMS Commander Edward Dunning (ex-Hermes), des croiseurs HMS Vindictive et Emerald, les destroyers HMS Amazone et Ambuscade.

-Plus à l’ouest, on trouve sur la base navale de Devonport les navires de soutien suivant :

-Deux pétroliers classe Belgol, les RFA Francol Montenol

-Un pétrolier classe War, le RFA War Hindoo

-Un pétrolier classe Dale, le RFA Emmerdale

-Un pétrolier “portuaire” de classe Ranger, le RFA Gold Ranger

-Un ponton pétrolier, le RFA Red Dragon

-A noter qu’à Douvres se trouve le pétrolier-caboteur RFA Gray Ranger

-Dans l’estuaire de la Clyde, à Faslane, de nombreux navires de soutien sont stationnés :
-Bâtiment-base de destroyers HMS Woolwitch

-Navire de maintenance aéronautique HMS Unicorn

-Pétroliers classe Leaf RFA Cherryleaf & Orangeleaf

-Pétroliers classe War RFA War Diwan & War Pindari

-Pétroliers classe Dale RFA Arnsdale Aldersdale Echodale

-Ravitailleur rapide RFA Charlotte

-A Scapa Flow, pas moins de trois pétroliers de la RFA sont stationnés, les RFA Celerol (classe Belgol) RFA War Chrisna (classe War) et RFA Blue Ranger (classe Ranger) sans oublier les Ravitailleurs d’hydravions HMS Pegasus et Dumana

Fleet Air Arm-Home Command (FAA-HC)

-On trouve également l’Aéronavale, l’aviation embarquée, l’aviation de servitude et les hydravions des cuirassés et des croiseurs, les avions et les hydravions de la Home Fleet étant placés sous le
Fleet Air Arm Home Command (FAA-HC).

Ce commandement dispose de six groupes aériens embarqués, de deux groupements d’hydraviation (Ouest et Est) et d’unités de servitudes réparties sur différentes bases, certaines fort récentes ayant été aménagées pour réduite la vulnérabilité d’installations connues par l’ennemi notamment la Royal Navy Air Station (RNAS) Culdrose où est implanté le quartier général du Home Command.

-1st Carrier Air Group (1st CAG)

Ce 1er groupe aérien est celui affecté en temps de paix au porte-avions blindé HMS Illustrious et composé de 44 appareils de chasse, de reconnaissance, de bombardement en piqué et de torpillage.

Supermarine Seafire à bord du HMS Formidable

Supermarine Seafire à bord du HMS Formidable

-Squadron 800 : huit chasseurs Supermarine Seafire Mk VII

-Squadron 801 : huit avions-torpilleurs Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 802 : huit chasseurs Supermarine Seafire Mk VII

-Squadron 803 : huit avions-torpilleurs Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 804 : squadron fantôme destiné à prendre sous son autorité des avions de reconnaissance

-Squadron 805 : six bombardiers en piqué Douglas Dauntless Mk I

-Squadron 807 : six bombardiers en piqué Douglas Dauntless Mk I

-3rd Carrier Air Group (3rd CAG)

Ce groupe aérien est en théorie embarqué sur le porte-avions HMS Formidable et est donc identique à celui de l’Illustrious.

-Squadron 806 : huit chasseurs Supermarine Seafire Mk VII

Fairey Barracuda "Ugly but effective"

Fairey Barracuda « Ugly but effective »

-Squadron 809 : huit avions-torpilleurs Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 808 : huit chasseurs Supermarine Seafire Mk VII

-Squadron 811 : huit avions-torpilleurs Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 810 : squadron fantôme destiné à prendre sous son autorité des avions de reconnaissance

-Squadron 813 : six bombardiers en piqué Douglas Dauntless Mk I

-Squadron 815 : six bombardiers en piqué Douglas Dauntless Mk I

5th Carrier Air Group (5th CAG)

Ce groupe aérien est embarqué en théorie sur le HMS Victorious, le troisième de porte-avions de classe Illustrious déployé au sein de la Home Fleet (le quatrième, l’Indomitable est déployé en Méditerranée).

-Squadron 812 : huit chasseurs Supermarine Seafire Mk VII

-Squadron 817 : huit avions-torpilleurs Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 814 : huit chasseurs Supermarine Seafire Mk VII

-Squadron 819 : huit avions-torpilleurs Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 816 : squadron fantôme destiné à prendre sous son autorité des avions de reconnaissance

Douglas Dauntless

Douglas Dauntless

-Squadron 821 : six bombardiers en piqué Douglas Dauntless Mk I

-Squadron 823 : six bombardiers en piqué Douglas Dauntless Mk I

7th Carrier Air Group (7th CAG)

Ce groupe aérien est embarqué sur le porte-avions HMS Malta un porte-avions lourd disposant d’un groupe aérien comparable à celui du porte-avions français Commandant Test. Il dispose des squadrons suivants :

-Squadron 818 : huit Supermarine Seafire Mk V

-Squadron 820 : huit Supermarine Seafire Mk V

-Squadron 822 : huit Supermarine Seafire Mk V

-Squadron 824 : huit Supermarine Seafire Mk V

-Squadron 825 : huit Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 826 : huit Blackburn Buccaneer de reconnaissance

-Squadron 827 : huit Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 829 : huit Douglas Dauntless Mk I

-Squadron 831 : huit Douglas Dauntless Mk I

9th Carrier Air Group (9th CAG)

Ce groupe aérien est en théorie embarqué sur le HMS Gibraltar, sister-ship du HMS Malta

-Squadron 828 : Huit Supermarine Seafire Mk VII

-Squadron 830 : Huit Supermarine Seafire Mk VII

-Squadron 832 : Huit Supermarine Seafire Mk VII

-Squadron 833 : Huit Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 834 : Huit Supermarine Seafire Mk VII

-Squadron 835 : Huit Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 836 : huit Blackburn Buccaneer de reconnaissance

-Squadron 837 : huit Douglas Dauntless Mk I

-Squadron 839 : huit Douglas Dauntless Mk I

11th Carrier Air Group (11th CAG)

Le 11ème groupe aérien de la FAA est le sixième et dernier groupe aérien de la Home Fleet et donc plus précisément du Home Command. Il embarque à bord du HMS Hermes, un porte-avions de classe Malta.

-Squadron 838 : huit Supermarine Seafire Mk VII

-Squadron 840 : huit Supermarine Seafire Mk VII

-Squadron 841 : huit Fairey Barracuda Mk III
-Squadron 842 : huit Supermarine Seafire Mk VII

-Squadron 843 : huit Fairey Barracuda Mk III

-Squadron 844 : huit Supermarine Seafire Mk VII

-Squadron 845 : huit Douglas Dauntless Mk I

-Squadron 846 : huit Blackburn Buccaneer

-Squadron 847 : huit Douglas Dauntless Mk I

1st Seaplane Group

le roi George VI (1936-1952) passant en revue une unité de Supermarine Walrus

le roi George VI (1936-1952) passant en revue une unité de Supermarine Walrus

Appelé également West Seaplane Group (Groupe d’hydravions ouest), ce groupement équipé de Supermarine Walrus est destiné à embarquer sur les navires stationnés à Faslane, Devonport et Portland. Vingt Supermarine Walrus sont disponibles au sein de ce groupement. Ils sont répartis entre le squadron 700 (Faslane), 701 (Devonport) et 702 (Portland)

3rd Seaplane Group

Appelé également East Seaplane Group (Groupe d’hydravions est), ce groupement équipé de Supermarine Walrus regroupe les hydravions des navires stationnés à Rosyth et Chatham soit un total de quarante-huit Supermarine Walrus répartis entre squadron 703 et 704 (Walrus des cuirassés), 705 706 707 (Walrus des croiseurs).

Unités de soutien et de servitude

-Squadron 900 : unité d’entrainement élémentaire pour la Fleet Air Arm équipée de Miles M.9

-Squadron 901 : unité d’entrainement à la chasse équipée de Miles M.19, une version du M.9 armée de mitrailleuses et de bombes d’entrainement

-Squadron 903 : unité de servitude équipée d’avions de liaison et de transport en l’occurence huit Vickers Valetta et quatre Lockeed Hudson, les premiers assurant les missions de transport, les seconds les liaisons et les EVASAN

-Squadron 905 : unité de servitude équipée d’hydravions de transport et d’EVASAN en l’occurence quatre Saro Lerwick et huit Supermarine Stranaer ex-RAF

-Squadron 907 : unité d’essais et d’expérimentation. C’est entre ses mains expertes que passent tous les prototypes d’avions et d’hydravions destinés à la FAA.

-Squadron 919 : unité d’entrainement multimoteurs équipés de douze Avro Anson

Publicités

Grande Bretagne (35) croiseurs légers (5)

Croiseurs légers classe Arethusa

A la recherche du croiseur économique

Tout comme son ancêtre la frégate, le croiseur avait parmi ses missions de défendre les lignes de communication et le commerce face aux attaques ennemies de surface, la menace était principalement matérialisée par le raider soit un navire marchand armé (croiseur auxiliaire ou Armed Merchant Cruiser) ou un véritable navire de guerre.

Face à d’immenses besoins, la Royal Navy cherchait le croiseur économique, un navire efficace mais suffisamment économique pour être construit en grand nombre.

Alors que la crise économique frappait durement la Grande-Bretagne l’heure n’était pas aux dépenses militaires somptuaires mais comment faire plus avec toujours moyens.
Les nouveaux croiseurs allaient être des versions réduites des Leander avec seulement six canons de 152mm en trois tourelles doubles.

Six croiseurs furent initialement prévus mais seuls quatre furent construits, les deux derniers baptisés Polyphemus et Minotaur étant transformés en Southampton et Newcastle, les deux premiers croiseurs de type Town, des navires destinés à répondre aux Mogami japonais.

Carrière opérationnelle

Le HMS Arethusa

Le HMS Arethusa

-Le HMS Arethusa est mis sur cale au Chatham Dockyard le 25 janvier 1933 lancé le 6 mars 1934 et admis au service actif le 23 mai 1935.

Il est d’abord affecté en Méditerranée au sein du 3rd Cruiser Squadron. Cette division de croiseurs basée à La Valette était composée de l’Arethusa, du Penelope et du Coventry, un croiseur de type C.

Sa participation à la guerre de Pologne est inexistante, son déploiement dans l’Atlantique Sud n’ayant pu avoir lieu avant la fin de cette guerre.

Suite à la réorganisation de la Royal Navy, les croiseurs sont regroupés dans des divisions homogènes. Pour les Arethusa (Arethusa Penelope Galatea Aurora), c’est le 3rd Cruiser Squadron toujours stationné à Malte.

Le 5 septembre 1948, l’Arethusa était en entretien à flot dans le port de La Valette. Son appareillage n’était pas possible dès le début du second conflit mondial.

Le HMS Galatea

Le HMS Galatea

-Le HMS Galatea est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding & Engineering Company installés à Greenock sur la Clyde le 2 juin 1933 lancé le 9 août 1934 et admis au service actif le 14 août 1935.

A son admission au service actif, le nouveau croiseur léger de Sa Majesté fût affecté à la Mediterranean Fleet comme navire-amiral au profit du contre-amiral commandant les destroyers de cette flotte. Lors de la guerre d’Espagne, il effectua quelques patrouilles de neutralité en compagnie ironie de l’histoire de navires allemands et italiens.

Quand la guerre de Pologne éclate, le croiseur léger Galatea était toujours le navire-amiral de la force de destroyers déployée à Malte.

Remplacé dans ce rôle par le HMS Royalist (classe Dido), le Galatea intègre avec l’Aurora le 3rd Cruiser Squadron où se trouvaient déjà ses sister-ship Arethusa et Penelope.

Le 5 septembre 1948, le navire était disponible pour des missions d’interdiction et d’attaque des lignes de communication italiennes notamment entre la péninsule et la Sicile, la péninsule et l’Afrique du Nord.

HMS Penelope

HMS Penelope

-Le HMS Penelope est mis sur cale aux chantiers Harland & Wolff de Belfast (Irlande du Nord) le 30 mai 1934 lancé le 15 octobre 1935 et admise au service actif le 13 novembre 1936.

Déployé en Méditerranée au sein du 3rd Cruiser Squadron, le troisième croiseur léger de classe Arethusa était stationné à Malte. Son activité fût réduite durant la guerre de Pologne en raison de la neutralité italienne.

En septembre 1948, le croiseur léger était à la mer pour entrainement.

Le HMS Aurora

Le HMS Aurora

-Le HMS Aurora est mis sur cale au Portsmouth Dockyard le 27 juillet 1935 lancé le 20 août 1936 et admis au service actif le 12 novembre 1937.

A son admission au service actif, le croiseur est admis au service actif au sein de la Home Fleet, passant les années d’avant guerre à manoeuvrer en mer du Nord, dans la Manche et dans l’Atlantique. Alternant entre Portland et Rosyth, le croiseur gagne Scapa Flow en août 1939 alors que la guerre est iminente.

Quand la guerre éclate, il devient le navire-amiral de la force des destroyers de la Home Fleet, menant des missions de chasse en mer du nord et après la destruction du cuirassé Royal Oak, le croiseur léger Aurora quitte Scapa Flow pour le Loch Ewe.

Suite à la réorganisation des divisions de croiseurs, l’Aurora est transféré en Méditerranée et affecté à Malte au 3rd Cruiser Squadron.

En septembre 1948, il était à Gibraltar pour un grand carénage et ne pourra être disponible avant plusieurs semaines même en accélérant les travaux.

Classe-Arethusa_1

Caractéristiques Techniques

Déplacement : Standard 5354 tonnes Pleine Charge : 6771 tonnes (Arethusa Galatea) 6822 tonnes (Penelope Aurora)

Dimensions : longueur hors tout : 154.22m longueur entre perpendiculaires 146.3m largeur 15.54m tirant d’eau 5.03m

Propulsion : 4 groupes de turbines à engrenages Parson alimentées en vapeur par quatre chaudières Amirauté développant 64000ch et entrainant quatre hélices

Performances : vitesse maximale 32.25 noeuds distance franchissable 5300 miles nautiques à 13 noeuds

Protection : soutes à munitions : 1 à 3 pouces (26 à 76mm) ceinture 2.25 pouces (57mm) tourelles ponts et bulkheads 26mm

Electronique : un radar de veille aérienne type 279, un radar de veille combinée type 286, un radar de conduite de tir type 284 (canons de 152mm), un radar de conduite de tir type 285 pour les canons de 102mm, un radar de conduite de tir type 282 pour l’artillerie légère.

Armement : 6 canons de 152mm (6 pouces) BL Mark XXIII groupés en trois tourelles doubles Mark XXI (deux avant et une arrière), 4 canons de 102mm (Arethusa et Galatea) et 8 pour les Aurora et Penelope, 8 mitrailleuses de 12.7mm en deux affûts quadruples remplacées ultérieurement par huit canons de 40mm Bofors et douze canons de 20mm Oerlikon, les premiers en affûts doubles, les seconds en affûts simples, six tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes triples.

Aviation : une catapulte et un hydravion Supermarine Walrus sauf pour l’Aurora qui ne l’embarqua jamais.

Equipage : 500 officiers et marins en temps de paix

Croiseurs légers classe Town

Répondre aux Mogami avec ses moyens

Durant le premier conflit mondial, alors que le Japon est peu et les Etats-Unis pas du tout engagés dans ce qui aurait du être la der des Ders, les deux pays s’engagent dans une course aux armements rappelant à l’échelle réduite la concurrence anglo-allemande avant le début de la première guerre mondiale.
Tokyo et Washington multiplient les mises sur cale de cuirassés, de croiseurs de bataille _seize chacuns_ sans compter tout l’environnement nécessaire avec les destroyers et les croiseurs.
Ce programme très coûteux menace d’épuiser les forces des deux concurrents notamment du Japon dont l’industrie n’est pas aussi développée que celle des américains.
Dans l’après guerre marqué par la crise économique et le pacifisme, une telle débauche pour l’armement choque, obligeant les gouvernements à se restreindre au travers du traité de Washington.
Comme nous l’avons vu à plusieurs reprises, ce dernier donne naissance au croiseur lourd dit croiseur type Washington, un navire de 8 à 10000 tonnes armés d’un nombre variable de canons de 203mm de six pour les Exeter britanniques à dix pour les Salt Lake City américains.
Chaque pays reçoit un quota à ne pas dépasser même si mis à part les britanniques, le respect des limitations des poids n’était pas toujours des plus scrupuleux.
Problème le Japon atteint rapidement les limites du contingent attribué en février 1922 et décide de contourner un traité que Tokyo n’à accepté que contraint et forcé, traité que le gouvernement japonais sera le premier à dénoncer fin 1934 peu avant la France.
Elle met sur cale des navires présentés comme des croiseurs légers, les Mogami armés non pas de huit, de neuf ou de douze canons de 155mm mais de quinze pièces en cinq tourelles triples, la place étant prévue pour remplacer ces cinq tourelles triples par cinq tourelles doubles de 200mm et transformer ces croiseurs légers en croiseurs lourds, transformation effectuée entre 1942 et 1946.
Face à ces constructions, les anglo-saxons doivent réagir. Les américains construisent les sept Brooklyn et les deux Saint Louis, des navires armés de quinze canons de 152mm en cinq tourelles triples.
Les britanniques qui n’ont pas les moyens de leur ancienne colonie doivent se contenter de navires plus “modestes” mais qui doivent être capables de faire bonne figure en cas de combat contre les Mogami.
Reprendre le design des Arethusa était impensable, ces navires étaient bien trop légers aussi les ingénieurs navals britanniques repartirent pour ainsi dire de zéro, dessinant un modèle de croiseur destiné non pas à la protection des convois et des lignes de communication contre les raiders et les croiseurs auxiliaires mais destinés à combattre au sein de l’Escadre.

Ils dessinèrent des navires bien plus longs que les Arethusa, mieux protégés, plus rapides et mieux armés avec douze canons de 152mm en quatre tourelles triples (deux avant et deux arrières).

L’apparition du Mogami bouscula les prévisions des autorités britanniques qui avaient envisagé pour les Naval Estimates 1933-34 un Leander modifié et trois Arethusa. La demande fût ensuite modifiée avec deux Leander modifié et deux Arethusa puis avec trois de ces nouveaux croiseurs.

Au final, le budget 1933-34 finança la construction du quatrième et dernier Arethusa baptisé Aurora et la construction de deux nouveaux croiseurs, un temps connu sous les noms de Polyphemus et Minotaur avant d’être rebaptisé Southampton et Newcastle.

Au total, dix croiseurs furent construits, dix navires pouvant être repartis en trois sous-classes. Le type I ou classe Southampton (Southampton Newcastle Birmingham Glasgow et Sheffield), le type II ou classe Liverpool (Liverpool Manchester Gloucester) et le type III ou classe Belfast (Belfast Edinburgh). Si les deux premières classes étaient semblables, le type Belfast se distinguait par une coque plus longue de sept mètres.

Carrière opérationnelle

Le HMS Southampton

Le HMS Southampton

-Le HMS Southampton est mis sur cale aux chantiers navals John Brown de Clydebank le 21 novembre 1934 lancé le 10 mars 1936 et admis au service actif le 6 mars 1937.

Affecté à sa mise en service au 2nd Cruiser Squadron en compagnie de son sister-ship Glasgow, le croiseur léger intègre au moment de la guerre de Pologne la Humber Force, un groupement occasionnel destiné depuis l’estuaire formé par l’Ouse et la Trent à empêcher les navires allemands de bombarder la côte orientale de l’Angleterre.

Suite à la réorganisation de la Home Fleet, la Humber Force est dissoute en juin 1944 et le 2nd Cruiser Squadron renforcé un an plus tard du Belfast rejoint le Light Squadron, l’Escadre Légère de la Home Fleet avec pour base Rosyth 584km plus au nord.

Quand le second conflit mondial éclate, le Southampton est immobilisé pour un grand carénage et même en accélérant les travaux, le croiseur léger ne sera pas disponible avant plusieurs semaines.

Le HMS Newcastle

Le HMS Newcastle

-Le HMS Newcastle est mis sur cale aux chantiers navals Vickers Armstrong de Newcastle-upon-Tyne le 4 octobre 1934 sous le nom de Minotaur, lancé sous un nouveau nom le 23 janvier 1936 et admis au service actif le 5 mars 1937.

Il manque le début de la guerre de Pologne car achevant un grand carénage à Devonport. Ce n’est que le 7 septembre qu’il rejoint à Scapa Flow le 18th Cruiser Squadron composé également de ses sister-ship Sheffield Edimburg et Belfast.

Suite à la réorganisation de la Home Fleet, il intègre le Light Squadron toujours au sein du 18th CS qui perd le Belfast en 1945, le HMS Belfast rejoignant le 2nd Cruiser Squadron.

En septembre 1948, le Newcastle est opérationnel. Mis en alerte, il prend la mer le 6,quittant sa base de Devonport pour une première patrouille contre les croiseurs auxiliaires et autres raiders.

Le HMS Sheffield

Le HMS Sheffield

-Le HMS Sheffield est mis sur cale aux chantiers navals Vickers Armstrong de Newcastle-upon-Tyne le 31 janvier 1935 lancé le 23 juillet 1936 et admis au service actif le 25 août 1937 au sein de la 2ème division de croiseurs, Home Fleet.

Quand éclate la guerre de Pologne, le troisième croiseur de classe Town appartient au 18th Cruiser Squadron de la Home Fleet, sa mission principale étant la traque des raiders allemands.

A noter qu’après la destruction du Royal Oak, toute la Home Fleet se redéploie dans le Loch Ewe et jusqu’en mars 1940, le temps que le mouillage soit à nouveau sécurisé.
Le 5 septembre 1948, le Sheffield achève un grand carénage et ne peut donc prendre immédiatement la mer.

Le HMS Glasgow

Le HMS Glasgow

-Le HMS Glasgow est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding & Engineering Company de Greenock le 16 avril 1935 lancé le 20 juin 1936 et admis au service actif le 9 novembre 1937.

En mai 1939, le croiseur léger escorte le paquebot Empress of Australia qui enmène au Canada le roi George VI.

Quand éclate la guerre de Pologne, le croiseur appartient à la 2ème division de croiseurs en compagnie de son sister-ship Southampton, division renforcée en 1945 par le Belfast, cette division à la dissolution de la Humber Force (juin 1944) ralliant la base navale de Rosyth au sein du Light Squadron (Escadre Légère) de la Home Fleet.

Neuf ans plus tard, en septembre 1948, le croiseur léger est à la mer pour un exercice afin de parfaire sa mise en condition. A l’annonce des bombardements allemands sur la Norvège, il met cap au large pour tenter d’intercepter les convois allemands et ce en compagnie de son sister-ship Belfast qui appareille de Rosyth dès le 5 septembre à 10h.

Le HMS Birmingham

Le HMS Birmingham

-Le HMS Birmingham est mis sur cale à l’Arsenal de Devonport le 18 juillet 1935 lancé le 1er septembre 1936 et admis au service actif le 18 novembre 1937.

En septembre 1939, le Birmingham est affecté en Extrême-Orient au sein de la China Station, le croiseur léger formant le 5th Cruiser Squadron en compagnie des croiseurs lourds Kent Cornwall et Dorsetshire.

En septembre 1943, il rentre à Devonport, son berceau pour subir jusqu’en octobre 1944 une refonte avec une remise en état complète, une inspection de la propulsion (avec les réparations nécessaires), l’embarquement de radar et le renforcement de la DCA. On envisage un temps de débarquer la tourelle X (supérieure arrière) mais on y renonce de peur d’affaiblir la puissance de feu du croiseur.

Une fois remis en service, il est réaffecté hors rang au sein du Light Squadron, servant pour des missions spéciales. En septembre 1948, le croiseur léger est à quai à Rosyth. Il va être chargé d’escorter les convois transportant les troupes françaises, britanniques et polonaises en Norvège.

Le HMS Liverpool

Le HMS Liverpool

-Le HMS Liverpool est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield Shipbuilding & Engineering Company de Govan en Ecosse le 17 février 1936 lancé le 24 mars 1937 et admis au service actif le 2 novembre 1938.

Quand la Grande Bretagne entre en guerre le 3 septembre 1939, le Liverpool est déployé au Moyen Orient au sein du 4th Cruiser Squadron qu’il forme avec ses sister-ship Gloucester et Manchester. Il est basé à Aden pour intercepter les forceurs de blocus et les raiders allemands.

Le 14 novembre, décision est prise de le transférer à la China Station avec Hong Kong pour port d’attache. Le Liverpool arrive à destination le 10 décembre et commence sa mission à partir du 14 décembre 1939 et jusqu’au mois d’avril 1940 alors que le conflit est terminé depuis presque cinq mois.

Suite à la réorganisation de la marine britannique, le Liverpool et les deux autres croiseurs du 4th CS sont redéployés au sein de la Home Fleet avec Portland (sud de l’Angleterre) comme pour d’attache.

Disponible le 5 septembre 1948, le Liverpool appareille dès le lendemain pour traquer dans l’Atlantique les raiders allemands notamment ceux voulant s’attaquer aux convois transatlantiques au départ d’Halifax.

Le HMS Manchester

Le HMS Manchester

-Le HMS Manchester est mis sur cale aux chantiers navals Hawthorn Leslie de Hebburn (sur la rivière Tyne) le 28 mars 1936 lancé le 12 avril 1937 et admis au service actif le 4 août 1938.

A son admission au service actif, le Manchester est affecté à la 4ème division de croiseurs en Inde, division qu’il forme avec ses sister-ship Gloucester et Liverpool.

Il ne participe qu’au premier mois de la guerre de Pologne, rentrant fin novembre à Portsmouth pour subir un petit carénage. Initialement, il devait être affecté au 18th Cruiser Squadron de la Home Fleet mais au final il va retourner au Moyen-Orient avec ses sister-ships.

Ce n’est qu’en 1944 que le Manchester est réaffecté à la Home Fleet, toujours au sein du 4th Cruiser Squadron qui est cette fois basé à Portland dans le sud de l’Angleterre même si le 5 septembre 1948, le croiseur léger est immobilisé pour carénage, ne devant être opérationnel qu’à la fin du mois d’octobre.

Le HMS Gloucester

Le HMS Gloucester

-Le HMS Gloucester est mis sur cale à l’Arsenal de Devonport le 22 septembre 1936 lancé le 19 octobre 1937 et admis au service actif le 19 janvier 1939.

A sa mise en service, il est donc déployé à Aden au sein du 4th Cruiser Squadron dans une mission de protection du trafic commercial, une mission défensive qui se double d’une mission offensive à savoir la destruction des raiders allemands qu’il s’agisse de navires de guerre comme les cuirassés de poche ou des navires marchands armés comme les croiseurs auxiliaires.

Mis à part un carénage à Simonstown (Afrique du Sud) entre juin 1941 et septembre 1942, le croiseur léger reste déployé dans l’Océan Indien jusqu’en juin 1944 quand il rejoint avec ses sister-ships Liverpool et Manchester la base navale de Portland et la Home Fleet.

Le HMS Belfast

Le HMS Belfast

-Le HMS Belfast est mis sur cale aux chantiers navals Harland & Wolff de Belfast le 10 décembre 1936 lancé le 17 mars 1938 et admis au service actif le 5 août 1939.

Quand la guerre de Pologne éclate, le HMS Belfast fait partie de la 18th Cruiser Squadron en compagnie de ses sister-ship Newcastle, Sheffield et Edinburgh.

Comme tous les croiseurs de la Royal Navy, le Belfast va assurer des missions de protection du trafic commercial et des patrouilles d’interceptions des navires allemands tentant de rentrer au pays et les raiders.

Le 9 septembre 1939, il capture le paquebot allemand Cap Norte (13000 CRT) qui sera le plus gros navire marchand allemand capturé durant le conflit. Il l’escorte jusqu’aux Shetlands puis reprend sa patrouille après que le croiseur Delhi eut repris son rôle de chien de garde. Le paquebot sera interné à Devonport jusqu’en janvier 1940 quand il sera rendu à son légitime propriétaire.

Le 21 novembre 1939, il est gravement endommagé par une mine magnétique allemande. Il fallut pas moins de dix-huit mois de réparations avant que le navire soit à nouveau opérationnel toujours au sein du 18th CS (mai 1941).

En juin 1945, le Belfast quitte le 18th CS et Devonport pour rallier Rosyth et le 2nd dont il dépend désormais.

En septembre 1948, le croiseur était opérationnel. Le 5 de ce mois, il était amarré à Rosyth et est mis en alerte à l’annonce des premiers bombardements allemands sur la Norvège et le Danemark.

Le HMS Edinburgh en juillet 1939

Le HMS Edinburgh en juillet 1939

-Le HMS Edinburgh est mis sur cale aux chantiers navals Swan Hunter & Wigham Richardson de Newcastle-Upon-Tyne le 30 décembre 1936 lancé le 31 mars 1938 et admis au service actif le 31 juillet 1939.

Quand la guerre de Pologne éclate, le HMS Edinburgh appartient à la 18ème division de croiseurs qu’il forme avec ses sister-ships Newcastle Sheffield et Belfast.

Depuis Scapa Flow, il mène des patrouilles d’interception et des escortes de convois pour les protéger des raiders allemands. Le 26 septembre, il participe à l’opération de récupération du sous-marin Spearfish échoué sur le Horns Reef.

Le conflit terminé, le croiseur reprend ses missions habituelles, ses patrouilles de surveillance entrecoupées d’exercices et de périodes d’entretien, un grand carénage doublé de travaux de renforcement structurel ayant lieu de mars 1940 à janvier 1941. Un nouveau grand carénage à lieu de mars à septembre 1944 puis de mai à novembre 1947, le dernier avant l’éclatement du conflit.

Suite à la réorganisation de la Royal Navy en 1944, le 18th CS à été redéployé à Devonport sur la côte sud de l’Angleterre.

Le 5 septembre 1948, l’Edinburgh est en exercice pour amariner les nouveaux marins embarqués.

HMS Gloucester 1940 (3)
Caractéristiques Techniques

Déplacement : (Southampton) standard 9100 tonnes pleine charge 11730 tonnes (Liverpool) standard 9300 tonnes pleine charge 12120 tonnes (Edinburgh) standard 10000 tonnes pleine charge 13386 tonnes

Dimensions : longueur hors tout (Southampton et Liverpool) 180.320m (Edinburgh) 187.025m largeur (Southampton) 18.99m (Liverpool et Edinburgh) 19.78m tirant d’eau : (Southampton) 6.1m (Liverpool) 6.28m (Edinburgh) 6.89m

Propulsion : quatre groupes de turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par quatre chaudières Amirauté à trois tubes dévellopant 75000ch (82500ch pour les Liverpool et Edinburgh) et entrainant quatre hélices.

Performances : vitesse maximale 32 noeuds distance franchissable 5300 miles nautiques à 13 noeuds capacité carburant 12020 tonnes de mazout.

Protection : ceinture 114mm pont blindé 51mm tourelles 25 à 63.5mm bloc-passerelle 102mm

Electronique : Après plusieurs périodes où l’équipement radar était différent, les différents croiseurs sont tous équipés de la même suite radar pour des raisons d’efficacité et de gestion de la ressource humaine.

Les croiseurs légers type Town disposent d’un radar de veille aérienne type 279, d’un radar de veille combinée type 290, d’un radar d’acquisition de cibles type 273, d’un radar de conduite de tir type 285 (artillerie secondaire), un radar de conduite de tir type 282 pour l’artillerie légère et d’un radar de conduite de tir type 284 pour l’artillerie principale.

Armement :

-12 canons de 152mm (6 pouces) Mak XXIII en quatre tourelles triples XXII (Southampton et Liverpool) ou XXIII (Edinburgh) (deux avant et deux arrières).

-Huit (douze sur les Edinburgh) canons de 102mm en quatre ou six affûts doubles

-Deux affûts quadruples Pom-Pom Mark VIII et 8 mitrailleuses de 12.7mm Vickers en deux affûts quadruples pour les Southampton et les Liverpool, deux affûts octuples Pom-Pom Mark VIII et 8 mitrailleuses de 12.7mm Vickers en deux affûts quadruples pour les Edinburgh.

En septembre 1948, la DCA légère se compose de seize canons de 40mm Bofors en deux affûts quadruples et quatre affûts doubles ainsi que douze canons de 20mm Oerlikon en affûts simples.

-6 tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes triples.

Aviation : une catapulte et deux hydravions Supermarine Walrus

Equipage : 850 officiers et matelots

Grande Bretagne (32) croiseurs légers (1)

CROISEURS LEGERS

Avant-Propos

Comme nous l’avons vu à plusieurs reprises (et comme nous le verrons à nouveau), les matériels militaires qu’ils soient navals, terrestres aériennes sont issus d’une longue évolution, une évolution dictée par les progrès technologiques, les retours d’expérience et de nouveaux besoins tactiques.
A l’apogée de la marine de guerre à voile (18ème siècle qui marque le début de deux siècles de domination maritime britannique sur le monde), aux côtés de lourdes escadres de galions et autres navires de ligne se trouvaient des navires plus petits, plus économiques et plus manoeuvrants.
Ces navires (goélettes, bricks, avisos, frégates) étaient chargés de toutes les missions que ne pouvaient assurer les navires de ligne à savoir les liaisons, la présence outre-mer, la traque des pirates, la défense du commerce (et l’attaque du commerce ennemi).
L’apparition de la coque en fer et de la vapeur entraina la disparition en temps que navires de combat de ces voiliers au profit de navires à vapeur (même si dans les premières générations), ces navires étaient mixtes à voile et à vapeur en raison d’une fiabilité insuffisante des organes mécaniques.

De nouvelles désignation apparaissent notamment le croiseur. Ce terme générique (on parle de cruiser dans la langue de Shakespeare, de kreuzer dans la langue de Goethe) va se décliner en nombreuses sous-catégories : croiseur cuirassé, croiseur-éclaireur, croiseur de station, croiseur-torpilleur, croiseur protégé et croiseur léger.

Cette dernière catégorie apparait au début du vingtième siècle. L’apparition de la turbine permet d’envisager des navires de 2 à 4000 tonnes armés de canons médians et suffisamment rapides pour jouer le rôle d’éclaireur.

On verra que la marine française qui ne disposait que de croiseurs cuirassés sera particulièrement handicapé dans le domaine de l’éclairage tant l’armoured cruiser était impropre à cette mission.
Ce n’est pas le cas de la Royal Navy qui dispose au début du premier conflit mondial d’une flotte appréciable de light cruiser. La rencontre du Galatea et de trois torpilleurs allemands cherchant tous les deux à interroger un vieux cargo danois marquera le début du titanesque affrontement du Jutland.

La flotte de croiseurs légers continue de s’étoffer durant le conflit, aboutissant même à des croiseurs ultérieurement classés dans la catégorie des croiseurs lourds (c’est à dire après le désarmement des croiseurs cuirassés) à savoir les Hawkins qui serviront de base de calcul pour les croiseurs type Washington.

En effet à l’origine les britanniques voulaient interdire tous les croiseurs armés de canons d’un calibre supérieur à six pouces avant que les américains ne leur rappelle malicieusement qu’ils devront si c’était le cas ferailler des croiseurs pas encore en service.
Après une période de quelques années sans construction, la construction des croiseurs légers reprend au début des années trente, Londres cherchant sans vraiment le trouver le bon compromis entre la qualité et la quantité.
Les innombrables lignes commerciales d’un empire où le soleil comme sur celui de Charles Quint ne se couche jamais nécessitent de nombreux croiseurs mais ces navires doivent avoir un armement suffisamment puissant pour lutter contre les raiders et autres croiseurs auxiliaires qui peuvent être solidement armés.
La construction de nombreux croiseurs lourds et le besoin de préciser les limites des quotas plus ou moins respectés selon les pays entraine la signature d’un nouveau traité à Londres le 22 avril 1930.
Ce traité définit deux catégories de croiseurs. La catégorie A concerne les croiseurs dôtés d’une artillerie supérieure à 155mm et d’un tonnage maximal de 10000 tonnes (le calibre maximal de l’artillerie est toujours fixé à 203mm) alors que la catégorie B définit le croiseur comme un navire d’un déplacement supérieur à 2000 tonnes avec une artillerie d’un calibre compris entre 130 et 155mm.
Les britanniques vont reprendre la construction de croiseurs à canons de six pouces soit 152mm, des croiseurs destinés à répondre à un usage propre comme les Leander ou les Arethusa ou destinés à répondre à une réalisation étrangère, les Town à douze canons de 152mm en quatre tourelles triples étant une réponse aux Mogami japonais armés de cinq tourelles triples de 155mm en attendant de pouvoir disposer de cinq tourelles doubles de 203mm.

L’évolution de la menace conduit les britanniques à poursuivre l’évolution des Town plutôt que des Leander avec la construction des Crown Colony, une version réduite des Town ce qui fait comprendre aux ingénieurs navals britanniques qu’ils sont arrivés aux limites, la coque des croiseurs de classe “Colonie Royale” étant la plus petite pouvant recevoir douze canons de 152mm (ils perdront d’ailleurs durant le conflit la tourelle triple X pour pouvoir recevoir une DCA renforcée).
Ainsi les derniers croiseurs légers construits avant le second conflit mondial, la classe Minotaur combine une coque plus longue et plus large avec seulement neuf canons de 152mm en trois tourelles triples, l’accent étant mis sur les radars et une DCA plus importante.
Quatre navires sont en construction en plus des quatre navires en service. Ce modèle va évoluer dans une nouvelle classe de croiseurs provisoirement désigné comme le type F et qui doit disposer d’une artillerie de 152mm polyvalente, ce modèle devant à terme remplacer les croiseurs légers les plus anciens et succéder aux Dido, la construction de croiseurs légers antiaériens spécifiques n’étant pas poursuivit.

L’évolution concerne également les structures, les Cruiser Squadron composites (croiseurs lourds et légers) que l’on trouvait au moment du déclenchement de la guerre de Pologne ont disparu même si bien évidément pour des raisons opérationnelles et techniques (avarie, entretien), des groupes occasionnels verront heavy et light cruiser cohabiter ensemble au sein de groupes de chasse aux raiders.
Situation de la flotte des croiseurs légers britanniques en septembre 1939 et son évolution ultérieure

Septembre 1939
Quand Londres entre en guerre le 3 septembre 1939 pour défendre la Pologne attaquée par les allemands, la Royal Navy dispose de la flotte de croiseurs légers suivants :

Le HMS Caledon, un croiseur type C

Le HMS Caledon, un croiseur type C

-Treize croiseurs légers type C construits durant le premier conflit mondial dont certains ont été transformés en croiseurs légers antiaériens préfigurant les Dido

Le HMS Danae, un croiseur type D

Le HMS Danae, un croiseur type D

-Huit croiseurs type D, dérivés des précédents dont trois transférés à la NewZealand Division ofthe Royal Navy

Le HMS Emerald

Le HMS Emerald

-Deux croiseurs type E (trois prévus initialement)

Le HMNZS Leander fût transféré à la marine néo-zélandaise après une courte carrière dans la marine britannique

Le HMNZS Leander fût transféré à la marine néo-zélandaise après une courte carrière dans la marine britannique

-Cinq Leander avec huit canons de 152mm en quatre tourelles doubles, les trois derniers ayant été transférés à la Royal Australian Navy (RAN) (marine australienne).

Le HMS Arethusa

Le HMS Arethusa

-Quatre Arethusa équipés de six canons de 152mm en trois tourelles doubles

Le HMS Gloucester

Le HMS Gloucester

-Dix Town armés de douze canons de 152mm en quatre tourelles triples

Le HMS Curlew en version antiaérienne

Le HMS Curlew en version antiaérienne

-Les croiseurs légers antiaériens de classe Dido sont en construction tout comme les Crown Colony sans oublier des croiseurs légers de type C en refonte antiaérienne à savoir les Curlew Curacoa et Carlisle.
Sur le plan des structures, cela nous donn le panorama suivant :

-Au sein de la Home Fleet, on trouve trois Cruiser Squadron avec le 18th Cruiser Squadron qui dispose des puissants et modernes croiseurs de classe Town, les Newcastle Sheffield Edinburgh et Belfast.

Il cohabite avec deux Cruiser Squadron composés de croiseurs anciens, le 12th CS qui dispose de croiseur lourd Effingham, des croiseurs légers type E Emerald et Enterprise, le croiseur type C Cardiff et deux croiseurs type D, les Delhi et Dunedin. Quand au 7th Cruiser Squadron, il dispose des croiseurs type D Diomede et Dragon ainsi que des croiseurs type C Calypso et Caledon.
Des croiseurs légers sont hors rang comme le croiseur léger antiaérien Calcutta tandis que le croiseur léger Aurora sert de navire de commandement au profit des destroyers.
La Humber Force qui appartient à la Home Fleet dispose du 2nd Cruiser Squadron constitué par les croiseurs légers type Town Southampton et Glasgow.
-La Channel Force dispose des croiseurs légers type C Ceres Caradoc et Cairo, ce dernier ayant été converti en CLAA.
-La Mediterranean Fleet dispose du 3rd Cruiser Squadron constitué par les croiseurs légers Arethusa Penelope et Coventry
-La China Station ne dispose pas de Cruiser Squadron équipé majoritairement de croiseurs légers, seul le HMS Birmingham est déployé au sein du 5th Cruiser Squadron.
Les autres croiseurs légers sont déployés dans des commandements secondaires avec pour mission principale de traquer les raiders allemands.
-Le South Atlantic Command dispose du 6th Cruiser Squadron composé de l’unique croiseur léger Neptune et du 9th Cruiser Squadron qui dispose de quatre croiseurs type D, les Despatch Dauntless Danae et Durban.
-Le North AtlanticCommand aligne les croiseurs légers type C Colombo et Capetown
-L’American & West Indies Station dispose au sein du 8th Cruiser Squadron du croiseur léger HMS Orion ainsi que du HMAS Perth (ex-HMS Amphion), le premier appartenant à la classe Arethusa et le second à la classe Leander.
-En Inde, on trouve le 4th Cruiser Squadron composé des croiseurs légers type Town Gloucester Liverpool et Manchester.
-Les Curlew Curacoa et Carlisle en refonte durant la guerre de Pologne doivent être affecté à la Channel Force une fois les travaux terminés sans qu’un nouveau CS ne soit mis sur pied.

Septembre 1948
Les choses ont bien évolué avec le désarmement de navires anciens, la mise en service d’unités neuves ainsi qu’un bouleversement des structures, des divisions homogènes ayant été mises sur pied pour faciliter l’entretien et l’efficacité au combat.
Sur le plan des navires, tous les type C y compris ceux refondus antiaériens ont été désarmés et remplacés par des Dido.

-Sur les huit type D ou classe Danae, trois sont encore en service au sein de la Royal Navy 5 septembre 1948, trois avaient été transférés en 1925 à la division néo-zélandaise de la Royal Navy (Dunedin Despatch Diomede) et deux sont transférés en 1944 à la marine polonaise libre (Danae Dragon), ne laissant en service au sein de la Royal Navy que les Durban Dauntless et Delhi.
Pour le cas des croiseurs néo-zélandais, à la différence de septembre 1939 où ils étaient placés sous l’autorité opérationnelle de la Royal Navy, cette fois ils sont sous l’autorité de la marine néo-zélandaise mais comme le Pacifique reste calme, la division va être déployé dans l’Océan Indien pour couvrir le passage capital entre l’Océan Atlantique et l’Océan Indien, une voie de passage des convois entre l’Europe et l’Extrême-Orient.
Quand aux croiseurs polonais, ils restent déployés au sein de la Home Fleet, la marine polonaise libre ayant un statut semi-autonome, dépendant de la Royal Navy pour son ravitaillement.
-Les croiseurs légers de classe Leander sont déployés en Extrême-Orient en compagnie de deux croiseurs légers identiques mais précocément transférés à la marine néo-zélandaise.
-Les quatre croiseurs légers de classe Arethusa sont regroupés en Méditerranée. Basés à Malte, ils ont pour mission principale d’attaquer les lignes de communication reliant l’Italie à la Libye en compagnie de la 6ème Escadre Légère française qui dispose de quatre croiseurs légers.
-Les dix croiseurs légers classe Town sont tous déployés au sein de la Home Fleet

Le HMS Bermuda

Le HMS Bermuda

-Sur les onze croiseurs légers classe Crown Colony, deux sont déployés dans l’Océan Indien, deux en Extrême-Orient (China Station puis British Eastern Fleet), deux en Méditerranée et cinq au sein de la Home Fleet.

Le HMS Minotaur

Le HMS Minotaur

-Les quatre croiseurs légers classe Minotaur déployés en Europe tout comme devraient l’être les quatre en construction quand la guerre éclate à nouveau en Europe.

Le croiseur léger antiaérien HMS Dido

Le croiseur léger antiaérien HMS Dido

-Pour ce qui est des Dido, décision est prise de les faire accompagner les porte-avions d’escadre,aussi leur stationnement est lié en partie à ceux des porte-avions.
La Home Fleet disposant de six porte-avions d’escadre, six classe Dido sont déployés en escorte des porte-avions dont c’est la mission quasi-exclusive. Outre la défense antiaérienne avec leurs canons de 133mm, ils assurant le commandement et la coordination de la défense avec les chasseurs du porte-avions ainsi que les destroyers d’escorte.
Sont concernés les Dido Naïad Euryalus Charybdis Scylla et Argonaut. En Méditeranée, les Bonaventure Hermione et Phoebe protègent les trois porte-avions déployés dans la Mare Nostrum alors que les Sirius et Cleopatra sont déployés en Extrême-Orient.
Les cinq navires restants sont déployés au sein de la Home Fleet (Bellona Black Prince Diadem) et au sein de la Mediterranean Fleet (Royalist Spartan).
Et au niveau des structures ? L’évolution est nette puisque les divisions sont désormais homogènes à la fois selon le type (croiseur léger/lourd) mais également selon la classe.
Ainsi quand le second conflit mondial éclate, les croiseurs légers sont répartis de la manière suivante :
Home Fleet Light Squadron (HF-LS) : 28 croiseurs légers

-2nd Cruiser Squadron : Southampton Glasgow Belfast, trois puissants croiseurs de classe Town. La division est stationné à Rosyth

-4th Cruiser Squadron croiseurs légers Gloucester Liverpool Manchester, trois croiseurs de classe Town, la division étant stationnée à Portland

-7th Cruiser Squadron : Bermuda Gambia Kenya, trois croiseurs légers de classe Crown Colony, la division étant également stationné à Rosyth.

-12th Cruiser Squadron : Nigeria et Trinidad, deux croiseurs légers de classe Crown Colony, la division est stationné à Chatham

-16th Cruiser Squadron : croiseurs légers Minotaur Swiftsure Superb et Vigilant (classe Minotaur)

-17th Cruiser Squadron : croiseurs légers Bellona Black Prince Diadem (classe Dido)

-18th Cruiser Squadron : Newcastle Sheffield Edinburgh,trois croiseurs légers de classe Town, stationnés à Devonport

-Croiseur léger Birmingham, hors-rang stationné à Rosyth qui sert ultérieurement de navire pour le Destroyer Commander

-Six croiseurs de classe Dido sont déployés hors rang avec un rattachement théorique au HF-LS puisqu’ils sont chargés de la protection des porte-avions.

A Rosyth sont stationnés les HMS Dido Naïad et Euryalus respectivement chargés de la protection des porte-avions Illustrious Formidable et Victorious alors qu’à Faslane sont déployés les HMS Charybdis Scylla et Argonaut qui assurent la protection des porte-avions lourds HMS Malta Gibraltar Hermes.

Mediterranean Fleet : onze croiseurs légers

-3rd Cruiser Squadron : croiseurs légers Arethusa Galatea Aurora et Penelope (classe Arethusa) stationné à Malte

-13th Cruiser Squadron : croiseurs légers Newfoundland et Uganda (classe Crown Colony) stationnés à Alexandrie

-Le HMS Royalist sert de navire de commandement pour les destroyers stationnés à Malte

-Le HMS Spartan sert de navire-amiral pour le Destroyer Commander Egypt

-Le HMS Bonaventure assure la protection de l’Ark Royal et est donc stationné à Malte alors que les HMS Hermione et Phoebe sont déployés à Alexandrie, protégeant respectivement l’Indomitable et le Furious.

British Eastern Fleet : douze croiseurs légers

China Squadron (Hong-Kong) :

-6th Cruiser Squadron avec les croiseurs légers Neptune Ajax et Orion

-15th Cruiser Squadron avec les croiseurs légers Mauritius et Ceylon

India Station (Aden)

-9th Cruiser Squadron avec les croiseurs légers Durban Dauntless Delhi (classe Danae)

-14th Cruiser Squadron avec les croiseurs légers Fiji et Jamaica

British Eastern Fleet-Battle Squadron (BEF-BS)

-Les seuls croiseurs stationnés en temps normal à Singapour sont les croiseurs légers antiaériens de classe Dido, les HMS Sirius et Cleopatra qui protégent respectivement les HMS Implacable et Indefatigable.
Ce sont au total 51 croiseurs légers qui sont en service en septembre 1948 plus quatre de classe Minotaur alors en achèvement à flot.

Grande Bretagne (31) Croiseurs lourds (2)

Croiseurs lourds classe York

Toujours plus avec moins

Comme nous l’avons vu à plusieurs reprises, les britanniques avaient des besoins en croiseurs différents des américains et des japonais.
Là où Tokyo et Washington avaient besoin d’éclaireurs puissants pouvant participer à la bataille décisive imaginée du côté des Phillipines, Londres avait besoin d’un grand nombre de croiseurs pour couvrir ses lignes de communication qui s’étendaient sur le monde telle une toile d’araignée.
Voilà pourquoi les croiseurs lourds de classe County ne plaisaient guère aux amiraux britanniques qui les avaient construit plus pour répondre aux autres pays que pour satisfaire un besoin national.
A cela s’ajoutait des problèmes budgétaires qui rendaient délicat tout investissement dans le domaine militaire, le pacifisme étant aussi présent dans l’opinion britannique que dans l’opinion publique française.
Aussi après la construction des treize County (quinze étaient prévus à l’origine), la Royal Navy étudia des modèles plus petits, déplaçant 8500 tonnes au lieu de 10000 tonnes avec un armement réduit à six canons de 8 pouces au lieu de huit.
Sept croiseurs de ce type furent initialement prévus mais au final seulement deux furent construits, les HMS York et Exeter étant les derniers croiseurs lourds type Washington construits pour la marine britannique.

Carrière opérationnelle

Le HMS York

Le HMS York

-Le HMS York est mis sur cale aux chantiers navals Palmers Shipbuilding & Iron Company de Jarrow le 18 mai 1927 lancé le 17 juillet 1928 et mis en service le 1er mai 1930.
Après une brève affection au 2nd Cruiser Squadron de la Home Fleet, le York rejoint les Bermudes, base principale de l’American & West Indies Station où il intègre le 8th Cruiser Squadron en compagnie du Berwick.
Mis à part un déploiement méditerranéen en 1935/36 lors de la guerre entre l’Italie et l’Abyssinie, le croiseur reste déployé dans les Antilles jusqu’à la guerre de Pologne, période durant laquelle il couvre depuis Halifax les convois amenant troupes canadiennes, matériel et produits divers en Europe tout en chassant les raiders allemands.
Il retourne le conflit terminé aux Bermudes où il va rester déployé jusqu’en 1945 date à laquelle il rejoint Freetown et la West African Station.
Si le HMS Berwick est refondu en 1947/48 à Gibraltar, le York est transformé en 1945/46, travaux devant lui permettre de servir une dizaine d’années en plus.
Quand le second conflit mondial éclate, le York est prêt depuis la future capitale de la Sierra Léone à lancer des patrouilles anti-raiders, bien aidé par le porte-avions HMS Colossus.

Le HMS Exeter

Le HMS Exeter

-Le HMS Exeter est mis sur cale à l’Arsenal de Devonport le 1er août 1928 lancé le 18 juillet 1929 et mis en service le 27 juillet 1931.
Après avoir passé quatre ans au sein de l’Atlantic Fleet/Home Fleet intégré au 2nd Cruiser Squadron, le dernier croiseur lourd construit pour la Royal Navy est redéployé aux Antilles (American & West Indies Station) même si il effectue des incursions en Méditerranée en 1935/36 durant la guerre italo-ethiopienne qui faillit provoquer un conflit entre Rome et Londres.

Quand la guerre de Pologne éclate en septembre 1939, il appartient à une South American Division en compagnie du croiseur lourd HMS Cumberland et du croiseur léger HMS Ajax, cette division étant aussi connue sous le nom de 2nd Cruiser Squadron.
Il s’illustre durant la bataille du Rio de Plata quand l’Exeter associé à l’Ajax et au Leander de la marine néo-zélandaise (officiellement New Zealand Division of the Royal Navy, la RNZN ne voyant le jour qu’en 1944) affronte le cuirassé de poche Admiral Graf Spee. Le croiseur lourd est sévèrement endommagé et il va subir une très longue remise en état avant d’être à nouveau opérationnel.
Au printemps 1940, la force de croiseur est réorganisée. Un 11th Cruiser Squadron est formé par les croiseurs lourds Cumberland et Exeter. Cette division est stationnée aux Antilles aux Bermudes au sein de l’American & West Indies Station en compagnie du 8th Cruiser Squadron et jusqu’en 1945 quand le 8th CS est redéployé à Freetown au sein de la West African Station.
En septembre 1948, la composition du 11th Cruiser Squadron est différente avec l’Exeter, le Devonshire et le Sussex.
L’Exeter subit des travaux importants aux Bermudes en 1946/47, un renforcement de ses structures, une modernisation de sa propulsion, un renforcement de sa DCA et l’embarquement de radars.
Quand le conflit éclate le 5 septembre 1948, le croiseur est à la mer pour entrainement. Il rallie son port d’attache pour se ravitailler (carburant, vivres, munitions) puis reprend la mer dès le 7 pour sa première patrouille anti-raiders du conflit.

HMS York schéma
Caracteristiques Techniques
Déplacement : standard 8500 tonnes (8390 pour l’Exeter) pleine charge 10350 tonnes (10410 tonnes)
Dimensions : longueur hors tout 175.25m (164.6m entre perpendiculaires) largeur 17.67m tirant d’eau 6.17m
Propulsion : turbines à engrenages Parsons alimentées en vapeur par huit chaudières Amirauté dévellopant 80000ch et entrainant quatre hélices
Performances : vitesse maximale 32.25 noeuds distance franchissable 10000 miles nautiques à 14 noeuds
Protection : ceinture 76mm pont inférieur environ 25mm soutes à munitions 102mm tourelles 20 à 40mm
Armement : six canons de 203mm en trois tourelles doubles (deux avant une arrière), quatre canons de 102mm antiaériens en affûts simples, huit affûts quadruples de 12.7mm remplacés ensuite par vingt-quatre canons de 20mm en affûts doubles et six tubes lance-torpilles en deux plate-formes triples.
Aviation : une catapulte avec un ou deux hydravions
Equipage : 623 officiers et marins (630 pour l’Exeter)
Croiseurs lourds classe Admiral

Finalement de nouveaux croiseurs lourds

Comme nous l’avons vu à plusieurs reprises, le croiseur lourd type Washington n’était pas en odeur de sainteté dans les bureaux de l’état-major de la marine britannique qui le trouvait trop gros pour ses besoins.

Es-ce pour cela que les County étaient considérés comme les moins bien réussis de tous les croiseurs lourds à canon de 203mm ?

En tout cas, à la fin des années trente, la marine britannique s’est faite sa religion sur le sujet. No more heavy cruiser plus de croiseurs lourds. Place au croiseur léger à canon de 152mm jugé plus économique et tout aussi efficace.
Ce choix n’est pas incensé (les premiers RETEX du conflit montrant que l’obus de six pouces avait une efficacité proche de celui de huit pouces) mais face à une marine allemande construisant de nombreux croiseurs lourds (sans compter l’apport à la défense de la Méditerranée contre l’Italie et de l’Extrême-Orient contre le Japon), il n’est pas concevable d’abandonner le Heavy Cruiser.
Mieux après avoir tenté le concept du petit croiseur lourd avec six canons de huit pouces, la Royal Navy rallie les nouveaux standards du croiseurs lourds que l’on peut classer dans la troisième génération avec les Baltimore américains, les Graf Spee allemands et les Saint Louis français.
Les croiseurs lourds de classe Admiral vont ainsi déplacer 17000 tonnes, filer à 33 noeuds avec un armement principal composé de neuf canons de 203mm semi-automatiques en trois tourelles triples (deux avant et une arrière), seize canons de 102mm en affûts doubles, une DCA légère, des tubes lance-torpilles, des radars et toujours une catapulte avec deux hydravions.
Quatre navires sont initialement prévus, des navires baptisés Cornwallis Blake Albemarle Hawke qui sont tous en service en septembre 1948. Quatre autres s’ajoutent (Raleigh Drake Malborough Blenheim) mais seuls les deux premiers sont en service, les deux derniers étant en achèvement à flot.
Aucun croiseur lourd n’est prévu dans les programmes de guerre, le délai d’achèvement étant jugé trop long pour rendre rentable la construction de croiseurs de ce type.
Carrière opérationnelle
-Le HMS Cornwallis est mis sur cale au Portsmouth Royal Dockyard le 4 septembre 1943 lancé le 14 mars 1945 et admis au service actif le 8 juillet 1946.
Dès sa mise en service, il est affecté à la Home Fleet au sein du 10th Cruiser Squadron qu’il forme à Rosyth en compagnie de ses sister-ship Blake et Albermale.
Quand le second conflit éclate, le croiseur est immobilisé au Rosyth Royal Dockyard pour son premier grand carénage.
Mis au sec depuis mai 1948, il ne devait pas être disponible avant le printemps mais en raison du conflit, les travaux non urgents sont reportés et le croiseur est remis en service à la fin du mois de septembre. Il ne tarde pas à être engagé en Norvège dans la première campagne du conflit.
-Le HMS Blake est mis sur cale au Rosyth Royal Dockyard le 17 octobre 1943 lancé le 8 mai 1945 et mis en service le 2 septembre 1946.
Affecté au 10th CS, le croiseur était disponible le 5 septembre 1948. Il reçoit l’ordre d’appareiller le plus rapidement possible pour trouver et détruire tous les navires allemands civils et militaires.
-Le HMS Albemarle est mis sur cale au Devonport Royal Dockyard le 4 novembre 1943 lancé le 17 juin 1945 et mis en service le 8 novembre 1946.
Avec sa mise en service, le 10th CS est au complet dans sa nouvelle composition. Le 5 septembre 1948, le croiseur lourd effectuait une école à feux dans les Orcades.
A l’annonce des bombardements allemands, l’entrainement est annulé, le croiseur se ravitaille en mer auprès d’un pétrolier de la Royal Fleet Auxiliary, charge vivres et munitions à Rosyth avant de prendre la mer pour traquer les navires allemands qu’ils soient de guerre ou de commerce.
-Le HMS Hawke est mis sur cale au Chatham Royal Dockyard le 8 décembre 1943 lancé le 2 septembre 1945 et mis en service le 14 février 1947.
A la différence des trois premiers Admirals, le Hawke est déployé en Méditerranée au sein du 1st Cruiser Squadron en remplacement du Devonshire qui va rallier le 11th CS dans les Antilles.
Basé à Alexandrie, le croiseur lourd était en patrouille au large des côtes de l’Afrique Septentrionale Italienne (actuelle Libye) quand le second conflit mondial éclate. Il reçoit des consignes de vigilances avant de se ravitailler le lendemain et de patrouiller dans le golfe de Syrte, attendant de régler son attitude sur celle des italiens.
-Le HMS Raleigh est mis sur cale au Portsmouth Royal Dockyard le 4 mai 1945 lancé le 10 novembre 1946 et mis en service le 14 mars 1948.
Il rallie dès sa mise en service la Méditerranée où il remplace au sein du 1st Cruiser Squadron le Shropshire qui rejoint Freetown et la West African Station.
Au 5 septembre 1948, le croiseur lourd était amarré à Alexandrie. Il devait relever le Hawke à la fin de sa patrouille prévue le 10 mais avec le conflit, le croiseur lourd est mis en alerte en attendant de savoir quelle attitude Mussolini allait adopter.
-Le HMS Drake est mis sur cale au Rosyth Royal Dockyard le 4 juillet 1945 lancé le 22 décembre 1946 et mis en service le 2 mai 1948.
Il rejoint ses sister-ship Hawke et Raleigh en Méditerranée au sein du 1st Cruiser Squadron où il relève le Sussex qui rejoint les Antilles au sein du 11th Cruiser Squadron.Le 5 septembre 1948, il à quai en compagnie du Raleigh. Mis en alerte, il se tient prêt à toute éventualité.

-Le HMS Marlborough est mis sur cale au Devonport Royal Dockyard le 14 octobre 1945 lancé le 8 septembre 1947. Il était en achèvement à flot quand le conflit éclate. Initialement il était prévu de l’affecter en Extrême-Orient mais avec le début de la guerre en Europe, il est probable qu’il restera affecté à la Home Fleet.
-Le HMS Blenheim est mis sur cale au Chatham Royal Dockyard le 2 décembre 1945 lancé le 20 novembre 1947. Il était en achèvement à flot quand le conflit éclate. Initialement il était prévu de l’affecter en Extrême-Orient mais avec le début de la guerre en Europe, il est probable qu’il restera affecté à la Home Fleet.

Carrière opérationnelle
Déplacement : standard 15000 tonnes Pleine Charge : 18000 tonnes

Dimensions : longueur : 205m largeur : 20m Tirant d’eau : 5.80m

Propulsion : 4 turbines Parson alimentées par 8 chaudières Amirauté suralimentées dévellopant une puissance totale de 130000 ch et actionnant 4 hélices

Performances : Vitesse maximale : 34 noeuds Distance Franchissable : 9800 miles nautiques à 15 noeuds

Protection : Ceinture 185mm Pont supérieur 85mm Pont inférieur 50mm Tour 90mm
Blockaus 215mm Tourelles : 95mm pour la face 70mm pour le toit et les côtés

Electronique : un radar de veille aérienne lointaine, un radar de veille surface, deux radars pour la conduite de tir de l’artillerie principale, deux radars de conduite de tir pour l’artillerie secondaire
différents systèmes de transmission

Armement : neuf canons de 8 pouces (203mm) Mark X groupés en trois tourelles triples Mark III (deux avant et une arrière), seize canons de 102mm QF Mark IV en huit affûts doubles, seize canons Bofors de 40mm en quatre affûts quadruples, vingt-quatre canons Oerlikon de 20mm en affûts simples, six tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes triples

Aviation : une catapulte et deux hydravions Supermarine Walrus

Equipage : 780 officiers et marins

Grande-Bretagne (30) Croiseurs lourds (1)

CROISEURS LOURDS

Avant-propos

La majorité des systèmes d’armes sont issue d’une évolution lente et rapide sous l’influence du retour d’expérience et de l’amélioration des techniques et des technologies. Il existe pourtant des générations spontanées, des systèmes d’armes apparus sans longue préparation.

C’est le cas des croiseurs lourds, des heavy cruiser, des croiseurs de 1ère classe, des navires de 8 à 10000 tonnes armés d’un nombre variable de canons de 203mm ou 8 pouces pour suivre les mesures anglo-saxonnes.
A l’origine de cette “génération spontanée” figure le traité de Washington signé le 6 février 1922 après trois mois de réunion.
La conférence de Washington s’est réunie en novembre 1921 à l’initiative de la Grande Bretagne incapable de suivre le rythme imposé par le Japon et les Etats Unis engagés dans une course au cuirassé/croiseur de bataille pour contrôler le Pacifique.
Ce premier traité de limitation des armements navals interdit sauf exception la construction de cuirassés, le cuirassé étant définit comme un navire de plus de 10000 tonnes armés de canons de 203 à 406mm.
Toutes les marines majeures et certaines marines secondaires comme la marine espagnole vont construire des croiseurs lourds armés de six à dix canons de 203mm en tourelles doubles.
Les premiers croiseurs lourds sont des navires rapides, lourdement armés et peu protégés. Un navire étant souvent un compromis imparfait entre vitesse, armement et protection, cette première génération de croiseurs lourds à sacrifié la protection au profit des deux autres facteurs.
La seconde génération revient à de plus sages proportions avec une vitesse moins élevée, une protection plus sérieuse et un armement moins important (un ou deux canons de 8 pouces en moins).
Et la Grande-Bretagne dans tout ça ? Le croiseur lourd à été en partie conçu en partant des croiseurs lourds de classe Hawkins.

Les Hawkins (ici le navire éponyme) étaient armés de sept canons de 190mm

Les Hawkins (ici le navire éponyme) étaient armés de sept canons de 190mm

Ces cinq croiseurs (quatre achevés comme croiseurs, un cinquième achevé en porte-avions léger) armés de sept canons de 190mm en affûts simples sous masque ont été construits pour lutter contre les croiseurs auxiliaires allemands s’attaquant aux navires alliés sur les océans même si les croiseurs furent mis en service après guerre.
Pour éviter de mettre à la casse ces navires, les britanniques réussirent à obtenir que ces navires servent de base de calcul pour ces nouveaux navires.
En dépit de cela, les croiseurs lourds ne furent jamais aimés par les britanniques. Ils étaient trop gros, trop chers pour leurs besoins très importants.
Si les américains et les japonais avaient besoin de navires lourds pour la “bataille décisive” imaginée par les belligérants pour le contrôle du Pacifique, les britanniques avaient besoin de navires nombreux et endurants pour patrouiller sur les routes commerciales interminables reliant la métropole aux colonies et aux dominions.
Résultat après la construction de quinze navires (treize type County et deux de classe York), les britanniques cessent de construire des croiseurs lourds privilégiant les croiseurs légers.

Seulement voilà, les autres pays continuent de construire des croiseurs lourds. Comme il était hors de question que la Royal Navy se retrouve en infériorité, la construction de croiseurs lourds est reprise avec huit croiseurs lourds classe Admiral (six seulement en service en septembre 1948).
Croiseurs lourds classe Hawkins

Traquer les raiders allemands

A l’origine des Hawkins figure un projet de 1912 baptisé “Atlantic Cruiser” (croiseur Atlantique), des navires devant être armées de canons de 190 et de 152mm pour contrer les croiseurs allemands censés être armés de canons de 170mm.
Ce projet n’aboutit pas et les nouveaux croiseurs sont d’abord conçus comme une version dérivée des Town.
Quand le premier conflit mondial éclate, les allemands lancent une guerre de course contre le trafic commercial britannique avec des croiseurs auxiliaires. La Royal Navy ressentit le besoin de croiseurs rapides à long rayon d’action plus que de croiseurs cuirassés ou de croiseurs protégés, des concepts de toute façon obsolètes.
Les futurs Hawkins furent des croiseurs légers élargis pour recevoir un armement principal finalement unique avec sept canons de 190mm (7.5 pouces).
Cinq croiseurs de ce type furent commandés mais seulement quatre furent achevés comme croiseurs, le cinquième étant achevé comme porte-avions léger.
Arrivés trop tard pour participer au premier conflit mondial, les Hawkins furent sauvés du ferraillage en servant de base de calcul pour les limites du traité de Washington, les croiseurs type Washington étant issus des Hawkins.
Ces navires sont en service en septembre 1939 mais ne le seront plus neuf ans plus tard, étant en réserve prêts à être réarmés si besoin est.
Carrière opérationnelle

Le HMS Hawkins

Le HMS Hawkins

-Le HMS Hawkins est mis sur cale à l’Arsenal de Chatham le 3 juin 1916 lancé le 1er octobre 1917 et mis en service le 19 juillet 1919.
Après avoir passé la première partie de sa carrière en Extrême-Orient, le Hawkins rentre en métropole pour subir une refonte. Il est ensuite mis en réserve de mai 1930 à 1932, réarmé pour servir à l’East Indies Station jusqu’en avril 1935 quand il est mis en réserve.

Il est ensuite transformé en navire-école pour permettre à la Royal Navy de respecter le traité de Londres qui interdisait pendant une certaine période la construction de tout croiseur ayant des canons d’un calibre supérieur à 155mm.

Quand la guerre de Pologne, décision est prise de le réarmer pour des patrouilles anti-raider mais le conflit s’achève avant que les travaux soient menés à terme. Il reste navire-école pour la formation des marins et des futurs officiers, opérant depuis Chatham.
Il est à nouveau mis en réserve en septembre 1947 avec un noyau d’équipage mais son réarmement est hautement hypothétique.

Le HMS Raleigh

Le HMS Raleigh

-Le HMS Raleigh est mis sur cale aux chantiers navals William Beardmore & Company de Dalmuir le 4 octobre 1916 lancé le 28 août 1919 et mis en service en juillet 1921.
Sa carrière est extrêmement brève puisqu’il est perdu par échouage le 8 août 1922 sur les côtes du Labrador. L’épave est démolie sur place en septembre 1926.

Le HMS Frobisher

Le HMS Frobisher

-Le HMS Frobisher est mis sur cale à l’Arsenal de Devonport le 2 août 1916 lancé le 20 mars 1920 et mis en service le 3 octobre 1924.
Il est affecté en Méditerranée de 1924 à 1926 puis à la China Station en 1926 avant un carénage en 1927 suivit d’un second en 1929. En novembre 1930, il est mis en réserve puis transformé en navire-école, rôle qui l’occupe de 1932 à 1939. Durant la guerre de Pologne, il est déployé dans l’Océan Indien pour servir d’escorteur et lutter contre les raiders allemands.
Le conflit terminé, il subit un grand carénage de mars 1940 à janvier 1941 avant de redevenir navire-école avec Devonport comme port d’attache. Il assure ce rôle jusqu’en mars 1948 quand il est mis en réserve. Son réarmement est très hypothétique.

Le HMS Effingham

Le HMS Effingham

-Le HMS Effingham est mis sur cale à l’Arsenal de Portsmouth le 2 avril 1917 lancé le 8 juin 1921 et mis en service le 9 juillet 1925.
De 1925 à 1932, il sert en Extrême-Orient avant de rentrer en Métropole où il est réduit au statut de navire de réserve. En 1937/38, il est transformé en croiseur léger avec neuf canons de 6 pouces en remplacement de ses canons de 7.5 pouces.

Durant la guerre de Pologne, il patrouille en mer du Nord à la recherche de croiseurs auxiliaires et de raiders allemands. Le conflit terminé, il sert de navire-école au profit des réservistes jusqu’en septembre 1948.
Quand le second conflit mondial, décision est prise de le maintenir en service. Il rallie donc l’Arsenal de Rosyth pour subir une importante refonte. Il manque donc la campagne de Norvège même si un bombardement allemand l’endommage (une bombe de 250kg à l’avant, souffle et éclats causé par une autre bombe tombée à proximité) le 9 septembre 1948.

Le HMS Vindictive

Le HMS Vindictive

Le cinquième croiseur de classe Hawkins baptisé Cavendish va finalement être achevé comme porte-avions.
Il est mis sur cale aux chantiers navals Harland & Wolff de Belfast le 26 juin 1916. Lancé le 17 janvier 1918, il est rebaptisé Vindictive le 29 juin 1918 et mis en service comme porte-avions en octobre 1928.

Le Vindictive est à nouveau transformé en croiseur en 1923/25, est déployé en 1926 en Extrême-Orient avant de revenir en métropole en mars 1928. Il est mis en réserve en 1929 mais réarmé occasionnellement. En 1936/37, il devient navire-école pour respecter les limitations du traité de Londres.
Il à nouveau transformé, cette fois en navire-atelier en 1940 mais en 1946, il intègre le Training Squadron stationné à Portsmouth en compagnie notamment du HMS Emerald et du HMS Commander Edward Dunning.

Caracteristiques Techniques
Déplacement : standard 9750 tonnes pleine charge 12190 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 184m (172m entre perpendiculaires) largeur 18m tirant d’eau 5.26m

Propulsion : quatre groupes de turbines Parson ou Brown-Curtis sur les Frobisher et Effingham alimentées en vapeur par dix chaudières Yarrow dévellopant 70000ch et entrainant quatre hélices.

Performances : vitesse maximale 31 noeuds (30 noeuds pour le Hawkins) distance franchissable 5400 miles nautiques à 14 noeuds

Protection : ceinture blindée de 76mm au milieu du navire pont blindé 20mm bouclier 20 à 40mm

Armement : sept canons de 7.5 pouces (190mm) en affûts simples sous bouclier, trois canons de 4 pouces (sauf le Hawkins qui disposait de quatre canons de 76mm), quatre canons de 3 pouces supplémentaires pour le Hawkins et pour les autres, deux Pom-Pom simples et six tubes lance-torpilles de 533mm (deux sous-marins et quatre de surface)

Aviation : aucune sauf pour le Vindictive

Equipage : 712 officiers et marins (750 en navire-amiral)

Croiseurs lourds classe County

Genèse

Du temps de la marine à voile, aux côtés des escadres de navires de ligne, véritables forêts de bois, de toile et de cordages armées par des milliers d’hommes figuraient des navires plus petits comme les bricks ou les frégates. Ces dernières qui pouvaient être solidement armées (comme les frégates à 44 canons de la Continental Navy) étaient chargées des liaisons, de la protection du trafic commercial et de l’attaque du trafic ennemi.
L’apparition de la construction en fer associé à la vapeur provoqua la mutation de la frégate en croiseur, ce groupe donnant naissance à différentes espèces, des croiseurs-éclaireurs, des croiseurs protégés, des croiseurs cuirassés.
Cette dernière catégorie dont la France peut en revendiquer légitimement la paternité est l’ancètre directe des croiseurs lourds type Washington, la vitesse en moins, les armoured cruiser étant lents là où les heavy cruiser étaient rapides et véloces.

Ce type de navire ne fût jamais considéré comme satisfaisant, jugé trop gros pour la Royal Navy pour patrouiller sur ses interminables lignes de communication et trop peu puissant pour les américains et les japonais, l’US Navy surnomant ses croiseurs lourds « Thinclad Battleship » ou cuirassés en fer blanc.
Néanmoins une règle dans le domaine militaire impose de s’équiper d’un matériel si au moins une armée en possède. Comme le Japon à été le premier à construire des croiseurs lourds, les autres marines doivent suivre ce chemin en dépit de leur répugnance.
La classe County va se composer au final de treize navires répartis en trois sous-classes, le type Kent (sept navires), le type London (quatre navires) et le type Norfolk composé de deux seulement deux navires, la crise économique de 1929 ayant annulé la construction de deux autres navires baptisés Northumberland et Surrey. A noter que sur ces treize navires, deux furent construits pour la marine australienne mais ils étaient déployés sous commandement de la marine britannique.

Carrière opérationnelle

Type Kent

Le HMS Kent

Le HMS Kent

-Le HMS Kent est mis sur cale à l’Arsenal Royal de Chatham (Kent) le 15 novembre 1924 lancé le 16 mars 1926 et admis au service actif le 25 juin 1928.

Il est affecté à la China Station future British Eastern Fleet formant le 5th Cruiser Squadron en compagnie du Cornwall, du Dorsetshire et un temps du croiseur léger Birmingham jusqu’à ce que soit prise la décision de créer des divisions homogènes.

Le premier croiseur lourd de classe County effectue toute sa carrière en Extrême-Orient, ne revenant en métropole pour les grandes refontes en 1937/38 puis en 1943/44.

A noter que durant la guerre de Pologne, il est affecté au 4th Cruiser Squadron pour renforcer la puissance de cette division traquant les raiders allemands et protégeant les convois transitant par l’Océan Indien.

Le HMS Kent est désarmé le 8 octobre 1946. Il est remplacé au sein du 5th Cruiser Squadron par le London. Le croiseur lourd rentre en métropole au printemps 1947 et va servir de ponton-école à Portsmouth.

Le HMS Suffolk

Le HMS Suffolk

-Le HMS Suffolk est mis sur cale à l’Arsenal de Portsmouth le 30 septembre 1924 lancé le 16 février 1926 et admis au service actif le 31 mai 1928.

Affecté en Extrême-Orient, le navire est surpris par la guerre de Pologne alors qu’il est en refonte à l’Arsenal de Portsmouth. Les travaux sont achevés fin septembre mais il n’est pas opérationnel avant le mois d’octobre.

A l’origine il était prévu de le renvoyer en Asie mais au final on décide de le réaffecter à la Home Fleet et de le baser à Devonport près de Devonport dans le sud de l’Angleterre au sein du 10th Cruiser Squadron composé également des croiseurs lourds Norfolk et London.

Il aurait du subir une grande refonte mais après la mise en servir du Cornwallis (premier croiseur lourd de classe Admiral), il est désarmé le 4 septembre 1946. En mauvais état, il coule suite à une tempête à Devonport.

L’épave gênant la navigation, elle est immédiatement relevée, échouée sur une plage et démantelée entre juin et septembre 1947.

Le HMS Cornwall

Le HMS Cornwall

-Le HMS Cornwall est mis sur cale à l’Arsenal de Devonport le 9 octobre 1924 lancé le 11 mars 1926 et admis au service actif le 8 mai 1928.

A son admission au service actif, le Cornwall fût affecté à la China Station jusqu’en 1936 quand il regagna la Grande Bretagne pour une grande refonte achevée en 1938 suivit d’une réaffectation au sein du 2nd Cruiser Squadron en Amérique latine.

En 1939 cependant, il est de nouveau affecté à la China Station au sein du 5th Cruiser Squadron composé outre du Cornwall, des croiseurs lourds Kent et Dorsetshire et du croiseur léger Birmingham.
A la déclaration de guerre en septembre 1939, le Cornwall fût affecté à la force I composée également du croiseur lourd Dorsetshire et du porte-avions Eagle pour des missions de patrouilles anti-raiders dans l’Océan Indien notamment contre le cuirassé de poche Admiral Graf Spee.

Le conflit terminé, il retourne en Extrême Orient, étant stationné à partir de 1945 à Alor Setar en Malaisie, toujours intégré au 5th Cruiser Squadron en compagnie du Kent et Dorsetshire.

Comme ses sister-ship Kent Suffolk et Cumberland, le Cornwall est désarmé le 8 mars 1947. Il est ramené en métropole en février 1948. Mouillé à Rosyth, il va servir de ponton de DCA, les tourelles de 203mm étant remplacés par des pièces de DCA.

Le HMS Cumberland

Le HMS Cumberland

-Le HMS Cumberland est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 18 octobre 1924 lancé le 16 mars 1926 et admis au service actif le 23 février 1928.

Il est d’abord affecté au 5th Cruiser Squadron puis après un carénage en Grande Bretaggne en 1938 est déployé en Amérique du Sud en compagnie du croiseur lourd Exeter et du croiseur léger Ajax au sein d’un 2nd Cruiser Squadron.

Au printemps 1940, on forme un 11th Cruiser Squadron avec le Cumberland et l’Exeter. Ils sont stationnés aux Bermudes pour couvrir l’Atlantique et les Caraïbes.

En mauvais état matériel, il est désarmé le 4 juin 1944 et remplacé au sein de l’unité par le Devonshire (en attendant l’arrivée du Sussex). Il devait rallier la métropole en septembre 1948 mais suite au déclenchement de la guerre, le rapatriement est suspendu.

Le HMS Berwick

Le HMS Berwick

-Le HMS Berwick est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield Shipbuilding & Engineering Company de Govan le 15 septembre 1924 lancé le 30 mars 1926 et mis en service le 12 juillet 1927.

Il est affecté successivement en Extrême-Orient puis en Méditerranée avant une refonte en 1937/38 en métropole. Il est ensuite redéployé au sein 8th Cruiser Squadron déployé au sein de l’American & West Indies Squadron en compagnie des croiseurs Orion York et Perth.

La guerre de Pologne terminée, le croiseur lourd resté déployé dans les Bermudes avant d’être redéployé à partir de 1945 à Freetown au sein de la West African Station en compagnie du croiseur lourd York. Ces deux croiseurs sont ultérieurement rejoints par le Shropshire venus de Méditerranée.

Il subit une refonte à Gibraltar en 1946/47 et quand le second conflit mondial éclate, le croiseur lourd va donner la chasse aux croiseurs auxiliaires et autres raiders allemands.

Le HMAS Australia à Sydney

Le HMAS Australia à Sydney

-Le HMAS Australia est mis sur cale aux chantiers navals John Brown de Clydebank le 26 août 1925 lancé le 17 mars 1927 et mis en service le 24 avril 1928.

Durant la guerre de Pologne, il est placé sous l’autorité de la Royal Navy et notamment de l’India Station pour couvrir le passage en Méditerranée de convois amenant au Moyen-Orient des troupes australiennes (deux divisions, l’envoi d’une troisième annulé avant l’appareillage. Ces deux divisions sont rentrées en Australie en 1940).

Le conflit terminé, il est à nouveau remis sous le contrôle de la Royal Australian Navy (RAN) qui le modernise (après avoir envisagé son remplacement par un croiseur lourd type Baltimore) entre 1944 et 1945 à l’Arsenal de Cockatoo près de Sydney.

Quand le second conflit mondial éclate, le croiseur reste sous l’autorité de la RAN et se prépare à escorter d’éventuels convois traversant l’Océan Indien.

Le HMAS Canberra

Le HMAS Canberra

-Le HMAS Canberra est mis sur cale aux chantiers navals John Brown de Clydebank le 9 septembre 1925 lancé le 31 mai 1927 et mis en service actif le 9 juillet 1928.

Durant la guerre de Pologne, il traque dans l’Océan Indien les raiders allemands mais échoua à retrouver les croiseurs auxiliaires Atlantis et Penguin.

A la différence de son sister-ship, il est toujours resté sous l’autorité de la RAN. En septembre 1948, il est immobilisé depuis juin 1947 pour une importante refonte : remise en état de l’appareil propulsif, renforcement de la coque qui donnait des signes de fatigue, embarquement de radars, changement de la catapulte, renforcement de la DCA. Il ne sera de nouveau opérationnel qu’en novembre 1948 avec le statut de navire-amiral de la Royal Australian Navy.

Type London

Le HMS London

Le HMS London

-Le HMS London est mis sur cale à l’Arsenal de Portsmouth le 23 février 1926 lancé le 14 septembre 1927 et mis en service le 31 janvier 1929.

Il est d’abord affecté en Méditerranée au sein du 1st Cruiser Squadron puis subit de mars 1939 à mars 1941 une refonte à l’Arsenal de Chatham. Les travaux terminés, il est affecté au 10th Cruiser Squadron stationné à Devonport, unité qu’il forme avec ses sister-ship Suffolk et Norfolk. Il subit une nouvelle refonte entre septembre 1945 et juin 1946.

Suite à la réorganisation des Cruiser Squadron, le London est redéloyé en Extrême-Orient au sein du 5th CS en compagnie du Dorsetshire et du Norfolk.

Le HMS Devonshire en 1940

Le HMS Devonshire en 1940

-Le HMS Devonshire est mis sur cale à l’Arsenal de Portsmouth le 16 mars 1926 lancé le 22 octobre 1927 et mis en service actif le 18 mars 1929

Au début de sa carrière, il est affecté au 1st Cruiser Squadron déployé en Méditerranée et ce jusqu’en 1932. Après un déploiement en Extrême-Orient en 1932/33, il retrouve la Méditerranée où il va servir durant la guerre de Pologne.

Il subit une refonte à l’Arsenal de Devonport entre mai 1941 et octobre 1942, les travaux portant sur un renforcement des structures, la remise en état de la propulsion, l’installation de radars et le renforcement de la DCA.

Après un nouveau carénage entre juin 1944 et septembre 1945, le Devonshire quitte la Méditerranée et le 1st Cruiser Squadron pour rallier le 11th CS déployé aux Antilles au sein de l’American & West Indies Station.

Le HMS Shropshire en 1930

Le HMS Shropshire en 1930

-Le HMS Shropshire est mis sur cale aux chantiers navals William Beardmore & Company Ltd de Dalmuir le 1er février 1927 lancé le 5 juillet 1928 et mis en service le 12 septembre 1929.

Ce croiseur lourd va effectuer une bonne partie de sa carrière en Méditerranée au sein du 1st Cruiser Squadron, la seule exception étant la guerre de Pologne où il va patrouiller dans l’Océan Indien pour traquer les navires allemands et une refonte à Devonport de novembre 1942 à mars 1944 pour des travaux similaires à ceux de son sister-ship Devonshire.

En septembre 1945 après un bref passage en Méditerranée, il rallie le 8th Cruiser Squadron et les croiseurs lourds Berwick et York qui venaient de quitter les Antilles pour l’Afrique de l’Ouest et la West African Station.

Le HMS Sussex

Le HMS Sussex

-Le HMS Sussex est mis sur cale aux chantiers navals R. & W. Hawthorn Leslie & Company Ltd sis à Hebburn-on-Tyne le 1er février 1927 lancé le 22 février 1928 et mis en service le 19 mars 1929.

Le dernier croiseur lourd type London est déployé en Méditerranée jusqu’en 1934 puis en Océanie au sein de l’Australia Squadron jusqu’en 1936, date à laquelle il retourne en Méditerranée. Il participe dans l’Atlantique à la guerre de Pologne.

Si le conflit s’était prolongé, le croiseur lourd aurait été déployé au sein d’une Eastern Fleet couvrant l’Océan Indien. Comme la guerre de Pologne s’est rapidement achevée, il est redéployé en Méditerranée.

D’avril 1944 à septembre 1945, il est immobilisé à l’Arsenal de Devonport pour une refonte destiné à lui permettre de poursuivre sa carrière encore quelques années. Il rallie ensuite le 11th CS composé des croiseurs lourds Exeter et Devonshire, unité chargée de défendre les Antilles et de traquer les raiders allemands.

Type Norfolk

Le HMS Norfolk

Le HMS Norfolk

-Le HMS Norfolk est mis sur cale aux chantiers navals Fairfield Shipbuilding & Engineering Co. Ltd installés à Govan le 8 juillet 1927 lancé le 12 décembre 1928 et mis en service le 30 avril 1930.

Il est affecté à l’Atlantic Fleet (qui redevient Home Fleet en 1932) et est engagée dans la mutinerie d’Invergordon du 12 au 15 septembre 1931. Il est ensuite affecté à l’America & West Indies Station jusqu’en 1934 suivit d’une affectation à l’East Indies Station de 1935 à 1939, se trouvant en Grande-Bretagne pour carénage quand la guerre de Pologne éclate.

L’entretien terminé, il reste affecté à la Home Fleet au sein d’un nouveau 10th Cruiser Squadron en compagnie des croiseurs lourds Suffolk et London même si les trois navires ne seront pas disponibles en même temps.

Suite à la mise en service des croiseurs lourds plus modernes, le Norfolk est redéployé en Extrême-Orient au sein du 5th Cruiser Squadron en compagnie du Dorsetshire et du London.

Le HMS Dorsetshire

Le HMS Dorsetshire

-Le HMS Dorsetshire est mis sur cale à l’Arsenal de Portsmouth le 21 septembre 1927 lancé le 29 janvier 1929 et mis en service le 30 septembre 1930.

Il est d’abord affecté au 2nd Cruiser Squadron de l’Atlantic Fleet avant d’être déployé en Afrique de 1933 à 1936. Une refonte en Grande-Bretagne est suivie d’un déploiement en Extrême-Orient avant d’être affecté en Méditerranée au sein du 1st Cruiser Squadron en compagnie du Shropshire et du Sussex.

Durant la guerre de Pologne, il participe à la traque du cuirassé de poche Admiral Graf Spee, participant au blocus de Montevideo pour empêcher la fuite du cuirassé allemand.

Il subit en Métropole une grande renfonte de juin 1941 à septembre 1942, les travaux consistant en un renforcement des structures, une remise en état de la propulsion, l’embarquement de radars et le renforcement de la DCA.

Il subit un nouveau carénage entre septembre 1945 à novembre 1946 à Singapour, le croiseur lourd venant d’être redéployé au sein du 5th CS en compagnie du London et du Norfolk.

Le 5 septembre 1948, il était à quai à Alor Setar. Il est mis en alerte, prêt à appareiller en cas de menace directe du Japon.

Caracteristiques Techniques

Type Kent

Déplacement : standard 11074 tonnes pleine charge 15138 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 192.02m (entre perpendiculaires) 179.8m largeur : 20.85m tirant d’eau : 6.24m

Propulsion : 4 turbines à engrenages Parson (Brown-Curtiss pour le Berwick) alimentées par 8 chaudières Amirauté à trois tubes installées dans quatre salles de chauffe dévellopant une puissance totale de 80000ch et entrainant 4 hélices.

Performances : vitesse maximale 31.5 noeuds distance franchissable 9350 miles nautiques à 12 noeuds
Protection : ceinture blindée 110mm pont blindé intermédiaire 31 à 38mm tour de commadement 31 à 102mm selon les endroits tourelles 25mm

Armement : (A la construction) 8 canons de 203mm en quatre tourelles doubles, 4 canons de 102mm anriaériens en quatre affûts simples, deux affûts quadruples Pom-Pom de deux livres (deux affûts octuples pour le Berwick) et deux plate-formes quadruples lance-torpilles de 533mm

(Modifications) Les quatre affûts simples ont été remplacés par quatre affûts doubles de 102mm, les Pom-Pom remplacés progressivement par douze canons de 40mm Bofors en affûts doubles et seize canons de 20mm Oerlikon en affûts simples.

Aviation : une catapulte avec un (Kent) ou trois hydravions (les autres)

Equipage : 685 officiers et marins en temps de paix, 710 en temps de guerre et 785 en tant que navire amiral

Type London

Déplacement : standard 10007 tonnes pleine charge 13528 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 192.8m (entre perpendiculaires) 181.35m largeur 20.12m tirant d’eau : 6.32m

Propulsion : 4 turbines à engrenages Parson (Brown-Curtiss pour le Berwick) alimentées par 8 chaudières Amirauté à trois tubes installées dans quatre salles de chauffe dévellopant une puissance totale de 80000ch et entrainant 4 hélices.

Performances : vitesse maximale 32.3 noeuds distance franchissable 9120 miles nautiques à 12 noeuds

Protection : ceinture blindée 110mm pont blindé intermédiaire 31 à 38mm tour de commadement 31 à 102mm selon les endroits tourelles 25mm

Armement : (A la construction) 8 canons de 203mm (8 pouces) Mark VIII en 4 tourelles doubles (deux avant et deux arrières), 4 canons de 102mm (4 pouces) Mark V en 4 affûts simples HA MkIII, Deux affûts quadruples Pom-Pom de deux livres (deux affûts octuples Pom-Pom pour le Berwick) deux affûts quadruples Mk III de 12.7mm et 8 tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes quadruples

(Modifications) modifications semblables aux Kent sauf pour l’artillerie médiane, les London ont reçu quatre affûts simples supplémentaires portant le nombre à huit avant de recevoir quatre affûts doubles de 102mm au lieu des affûts simples.
Aviation : une catapulte SIIIL avec un à trois hydravions

Equipage : 650 officiers et marins en temps de paix, 820 officiers et marins en temps de guerre

Type Norfolk

Déplacement : standard 10083 tonnes pour le Devonshire 10134 tonnes pour le Norfolk pleine charge 13639 tonnes pour le premier 14833 tonnes pour le second

Dimensions : longueur hors tout 192.83m entre perpendiculaires 181.35m largeur 20.12m tirant d’eau 6.37m

Propulsion : quatre groupes de turbines à engrenages Parson alimentées en vapeur par huit chaudières Amirauté développant 80000ch et entrainant quatre hélices

Performances : vitesse maximale 32.3 noeuds distance franchissable 9120 miles nautiques à 12 noeuds

Protection : ceinture blindée 110mm pont blindé intermédiaire 31 à 38mm tour de commandement 31 à 102mm tourelles 25mm

Armement : (à la construction) huit canons de 203mm en quatre tourelles doubles, quatre canons de 102mm antiaériens en affûts simples, deux affûts quadruples Pom-Pom de 40mm et huit tubes lance-torpilles de 533mm en deux plate-formes quadruples

(Modification) Les deux Norfolk reçoivent ultérieurement deux affûts quadruples de 12.7mm et quatre affûts doubles de 102mm à la place de quatre affûts simples, deux affûts octuples Pom-Pom remplacent les affûts quadruples. Les mitrailleuses de 12.7mm sont ensuite remplacées par des canons de 20mm.

Aviation : une catapulte SIIIL et deux hydravions

Equipage : 710 officiers et marins en temps de paix, 819 officiers et marins en temps de guerre

Grande-Bretagne (11) Royal-Navy (3)

La guerre de Pologne

Ordre de bataille de la Royal Navy en septembre 1939

-Comme en 1914, la majorité des moyens navals britanniques sont rassemblés en mer du Nord pour faire face à l’Allemagne, Londres n’ayant plus les moyens de maintenir deux puissantes flottes en mer du Nord et en Méditerranée, laissant la garde de la Mare Nostrum à la Royale qui doit faire face à l’Italie qui restera neutre dans le conflit qui s’ouvre.

Home Fleet

Comme en 1914, la Home Fleet se rassemble à Scapa Flow dans les Orcades. Elle se compose des moyens suivants :

-Le 2nd Battle Squadron avec les cuirassés Nelson Rodney Royal Oak Royal Sovereign Ramillies

-Le Battlecruiser Squadron avec les croiseurs de bataille Hood et Repulse

-Le porte-avions Ark Royal

-18th Cruiser Squadron : croiseurs légers classe Town Newcastle Sheffield Edimburgh Belfast

-12th Cruiser Squadron : croiseurs légers Effingham Emerald Enterprise Cardiff Delhi Dunedin

-7th Cruiser Squadron : croiseurs légers Diomede Dragon Calypso Caledon

-Croiseur antiaérien Calcutta

-Poseur de filet Guardian

-Croiseur Aurora qui sert de navire de commandement pour les destroyers
-Deux flottilles de destroyers, la 6th Destroyer Flottilla avec huit navires et la 8th Destroye Flottilla avec neuf navires.

-navire-dépôt Greenwich

-1st Minesweeping Flotilla avec sept dragueurs océaniques

Le reste des moyens de la Home Fleet sont basés à Rosyth avec le porte-avions Furious qui ne sert plus que de porte-avions d’entrainement, à Dundee où se trouve la 2nd Submarine Flottilla (navire-dépôt Forth et quatorze sous-marins, à Blyth avec la 6th Submarine Flottilla (navire-dépôt Titania et sept sous-marins) et surtout dans l’estuaire de la Humber avec la Humber Force.

Cette force stationnée dans l’estuaire formé par les rivières Ouse et Trente est destinée à empêcher les raids allemands sur la côte est de la Grande-Bretagne. Elle dispose des moyens suivants :

-2nd Cruiser Squadron : croiseurs légers Southampton et Glasgow

-7th Destroyer Flottilla avec neuf destroyers

-Deux dragueurs de mines

Channel Force

Cette “Force de la Manche” est distincte de la Home Fleet. Elle est chargée de la défense de La Manche en liaison avec la Flotte de l’Atlantique et de l’Escadre Légère du Nord (ELN), deux formations de notre marine nationale. Elle dispose des moyens suivants :

-Cuirassés Resolution et Revenge

-Porte-avions Courageous et Hermes

-Croiseurs légers Ceres Caradoc Cairo (ce dernier est antiaérien)

-18th Destroyer Flottilla : neuf destroyers

Home War Organisation

Cette organisation mise en place au moment du déclenchement de la guerre de Pologne répartit dans des différents ports des flottilles de destroyers pour la défense locale et la couverture des convois.

-A Devonport sont stationnées deux flottilles de destroyers, le 11ème avec dix destroyers et la 17ème avec huit destroyers

-A Portland (comté de Dorset), la 12th Destroyer Flottilla dispose de six destroyers

-A Portsmouth, la 16th Destroyer Flottilla dispose de dix navires dont quatre attachés

-A Rosyth et Milford Haven, la 15th Destroyer Flottilla dispose de huit destroyers

-A Douvres, la 19th Destroyer Flottilla

Home Command

Sous ce commandement se trouvent des moyens d’escorte et de protection :

-Le Nore Command dispose à Douvres de trois dragueurs, dans l’Estuaire de la Tamise de douze dragueurs dont neuf chalutiers.

-Le Portsmouth Command dispose de huit dragueurs dont quatre chalutiers et de cinq chalutiers anti-sous-marins

-Le Western Approaches Command aligne six escorteurs, trois chalutiers ASM et trois chalutiers-dragueurs, tous stationnés à Devonport

-Enfin le Rosyth Command dispose de huit escorteurs

Mediterranean Fleet

Cette flotte chargée de couvrir la Méditerranée et le passage de convois en direction de l’Extrême-Orient via le détroit de Gibraltar et le canal de Suez dispose de moyens assez importants mais ses bases sont inadaptées soit parce qu’elles sont trop proches de l’ennemi (Malte), manquent d’infrastructures (Alexandrie) ou trop éloignée (Gibraltar).

La priorité de la Royal Navy sera d’ailleurs d’arracher les crédits pour améliorer les infrastructures égyptiennes de la marine britannique, une lutte de longue haleine qui finira par payer par l’installation d’une base moderne créée ex-nihilo à proximité d’Alexandrie.

En attendant en septembre 1939, elle dispose des moyens suivants :

-1st Battle Squadron avec les cuirassés Warspite Barham Malaya

-Porte-avions Glorious

-1st Cruiser Squadron : croiseurs lourds Devonshire Shropshire Sussex

-3rd Cruiser Squadron : croiseurs légers Arethusa Penelope Coventry (CLAA)

-Le commandement des destroyers est assuré par le croiseur léger Galatea et le navire-dépôt Woolwich. Sous leur autorité, on trouve quatre flottilles destroyers, les 1ère, 2ème, 3ème et 4ème avec respectivement, 9, 5, 9 et 8 navires mais la 2nd Destroyer Flottilla ne va pas tarder à rejoindre l’Angleterre.

-Quatre navires d’escorte

-1st MTB Flottilla avec le navire-dépôt Vulcan et douze vedettes lance-torpilles

-Poseur de filets Protector

-Mouilleur de mines Medusa

-3rd Minesweeping Flottilla avec cinq dragueurs

-Navire-atelier Resource

China Station

La Station de Chine dispose de moyens importants en raison de la menace japonaise. Elle s’appuie sur une base installée à Hong Kong ainsi que sur le “Gibraltar de l’Extrême-Orient”, Singapour, la base d’Alor Setar en Malaisie _vitale pour verrouiller le détroit de Malacca_ ainsi que les ports des dominions _Australie et Nouvelle-Zélande_ .

Les ports indiens peuvent servir de base mais ils sont mal équipés et surtout bien trop éloignés pour être utiles.

Durant la période de Pax Armada, la coopération avec les autres puissances coloniales de la région se dévellope et la China Station peut espérer s’appuyer sur les bases françaises (Haiphong, Saïgon et surtout Cam-Ranh _la base la mieux équipée de la région_), américaines (Manille et son arsenal de Cavite) et néerlandaises, la marine néerlandaise étant la seule déployant à titre permanent des navires de ligne.

Une base tactique de ravitaillement (sans installations de carénage) est installée sur l’île de Borneo à Kuching

En septembre 1939, cette force aligne les moyens suivants :

-5th Cruiser Squadron avec les croiseurs lourds Kent Cornwall Dorsetshire ainsi que le croiseur léger Birmingham

-Porte-avions Eagle

-21st Destroyer Flottilla (appelée en Méditerranée) avec neuf destroyers

-Cinq navires d’escorte

-4th Submarine Flottilla avec le navire-dépôt Medway, un destroyer et quinze sous-marins

-Cinq destroyers affectés à la défense de Hong-Kong

-Mouilleur de mines Redstart

-2nd Motor TorpedoBoat Flottilla (2nd MTB Flottilla) avec six vedettes lance-torpilles

-Vingt canonnières fluviales

-Monitor Terror

South Atlantic Commandand (Freetown, actuelle Sierra Leone)

-6th Cruiser Squadron avec le croiseur léger Neptune

-9th Cruiser Squadron avec les croiseurs légers Despatch Dauntless Danae Durban
-4th Destroyer Division (2nd Destroyer Flottilla) avec quatre navires

-Porte-hydravions Albatros

-Quatre navires d’escorte

-Deux sous-marins

North Atlantic Command (Gibraltar)

-Croiseurs Colombo et Capetown

-13th Destroyer Flottilla avec neuf destroyers

-Deux sous-marins

-Deux dragueurs de mines

American and West Indies Station (Halifax et Bermudes)

-8th Cruiser Squadron avec les croiseurs lourds Berwick et York ainsi que les croiseurs légers Orion et Perth (ce dernier appartenant à la marine australienne).

-Deux navires d’escorte

Autres formations

-En Inde est déployé le 4th Cruiser Squadron avec les croiseurs légers Gloucester Liverpool Manchester en compagnie de sept navires d’escorte dont cinq appartenant à la Royal Indian Navy.

-Des navires sont en réserve ou servant pour l’entrainement :

-Croiseurs lourds Hawkins et Frobisher

-Porte-avions Argus

-Croiseur mouilleur de mines Adventure

-Cinq destroyers

-Dix dragueurs de mines

-Porte-hydravions Pegasus

-La 5th Submarine Flottilla assure la formation des sous-mariniers avec un navire-dépôt
et huit sous-marins d’entrainement

-Croiseur-école Vindictive

-1st Flottilla Anti-Submarine Boat avec cinq vedettes anti-sous-marines

-Il ne faut pas oublier la participation des dominions qui en septembre 1939 disposent de moyens limités :
-Canada : six destroyers

-Australie : croiseurs lourds Canberra et Australia croiseurs légers Sydney Hobart Adelaïde trois destroyers et deux navires d’escorte

-Nouvelle-Zélande : croiseurs légers Leander et Achilles plus deux navires d’escorte

Si les deux premières disposent de marines indépendantes, la dernière n’en dispose pas encore, il faudra attendre 1944 pour que ce soit le cas.

En septembre 1939, d’autres navires sont en refonte ou en entretien et donc non opérationnels :

-Cuirassés Queen Elizabeth et Valiant

-Croiseur de bataille Renown

-Croiseurs lourds Suffolk London Norfolk

-Croiseurs légers antiaériens Curlew Curacoa Carlisle.

-Un navire d’escorte et quatorze destroyers

La Royal Navy dans la guerre de Pologne

Quand éclate le conflit le 3 septembre 1939, la priorité pour la marine britannique est de couvrir le passage en France du Corps Expéditionnaire Britannique (British Expeditionnary Force BEF) en France en les protégeant contre l’aviation et les sous-marins allemands. Une mission réussie.

Elle met en place comme en 1914 le blocus des côtes allemandes pour empêcher le trafic commercial allemand et forcer la Kriegsmarine à accepter un combat en haute-mer. Cette dernière bien inférieure en nombre et en puissance se dérobera toujours à cet affrontement espéré.

Naufrage du HMS Courageous sous les coups du U-29

Naufrage du HMS Courageous sous les coups du U-29

Plusieurs sous-marins allemands sont coulés durant ce bref conflit mais les U-Boot prennent leur revanche en détruisant le porte-avions HMS Courageous le 17 septembre 1939 (U-29) puis le cuirassé HMS Royal Oak par le U-47 du commandant Gunther Prien qui se glisse dans la nuit du 13 au 14 octobre 1939 dans la rade réputée inviolable de Scapa Flow pour détruire au mouillage le vénérable cuirassé.

La chasse aux raiders allemands est peu fructueuse mais marquée par la destruction du cuirassé de poche Admiral Graf Spee le 17 décembre 1939. Ce dernier réfugié à Montevideo doit se saborder, les alliés ayant refusé un sauf-conduit pour permettre au cuirassé de rentrer en Allemagne.

Quand le conflit se termine, la marine britannique à donc perdu un porte-avions, un cuirassé et plusieurs sous-marins.