15-Pétroliers et ravitailleurs rapides (10)

Le Liamone

-Le Liamone est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) de Dunkerque le 4 avril 1940 lancé le 15 janvier 1942 et mis en service le 10 mars 1943 à Cherbourg son port d’armement.

Il quitte Cherbourg le 12 mars 1943, charge du mazout, du gazole et du matériel à Brest le 13 mars puis reprend la mer le 15.

Le Liamone fait escale à Casablanca du 20 au 23 mars avant de rallier Toulon le 28 mars 1943, intégrant la 2ème Escadre pour soutenir notamment les cuirassés et le porte-avions Joffre comme le 21 mars 1945 quand il ravitaille successivement le Provence, le Joffre et leurs quatre torpilleurs d’escadre ou encore le 29 août 1945.

Du 16 au 22 septembre 1945, le Provence sert de plastron au groupe aérien du Joffre, étant ravitaillés à plusieurs reprises par le Liamone. Les cinq navires font escale à Tunis du 23 au 27 septembre avant de tous rentrés à Toulon le 29 septembre 1945.

Du 26 février au 7 avril 1946, Le PRE Liamone est échoué dans le bassin Vauban n°7 pour son premier grand carénage. Outre une remise en état complète, il reçoit un radar et un complément de DCA. Armé pour essais le 15 avril, il sort pour essais les 16 et 17 avril puis pour remise en condition du 19 au 30 avril 1946.

Le 5 mai 1946, le PRE Liamone quitte Toulon en compagnie du cargo rapide Tlemcen et des contre-torpilleurs Desaix Marceau et Kléber (12ème DCT) pour un entrainement de division délocalisé à Dakar et dans le Golfe de Guinée.

Les cinq navires arrivent le 15 mai 1946 à Dakar. Après quelques jours de relache pour réparer le matériel et reposer les hommes, la 12ème DCT entame son cycle d’exercice par une école à feux du 18 au 21 mai avant d’enchainer par un exercice de défense aérienne à la mer du 23 au 27 mai puis un exercice de défense et d’attaque de convois du 29 mai au 5 juin au cours duquel le Tlemcen et le Liamone sont alternativement protégés par deux contre-torpilleurs et attaqué par le troisième.

Après une nouvelle escale à Dakar du 6 au 9 juin, les trois contre-torpilleurs accompagnés du cargo et du pétrolier ravitailleur quittent la capitale de l’AOF le 10 juin puis rallient Abidjan le 15 juin après un transit marqué par une série d’exercices.

Alors que le Tlemcen est mouillé dans la lagune pour servir de base mobile, la 12ème DCT et le pétrolier-ravitailleur reprennent la mer pour une nouvelle série d’exercice ayant pour thème la protection d’un cargo rapide et ce du 17 au 25 juin. La petite escadre fait ensuite escale à Conakry du 27 au 30 juin, à Libreville du 2 au 6 juillet et à Pointe-Noire du 8 au 11 juillet.

Ils rallient le Tlemcen au large d’Abidjan le 14 juillet et les cinq navires entament le transit retour en direction de Toulon, faisant escale à Dakar du 17 au 20 juillet, Casablanca du 24 au 27 juillet avant de rallier Toulon le 1er août 1946.

Le 8 septembre 1947, le pétrolier-ravitailleur d’escadre Liamone quitte Toulon en compagnie des contre-torpilleurs Bayard Du Guesclin Turenne (2ème DCT) Aigle Albatros Gerfaut (5ème DCT) pour un entrainement de division au large du Levant. Les six contre-torpilleurs effectuent ainsi la traversée sans escale Toulon-Beyrouth, étant ravitaillés deux fois par le PRE avant d’arriver à destination le 16 septembre 1947.

Le cycle d’entrainement commence le 19 septembre par une école à feu qui s’achève le 27 septembre 1947. Après une escale à Lattaquié du 28 septembre au 1er octobre, les deux divisions s’affrontent dans un exercice de défense et d’attaque de convois, convoi symbolisé par l’aviso colonial La Grandière et le pétrolier-caboteur Ardèche, les deux divisions assurant tour à tour la défense et l’escorte du convoi sans parler des périodes où les deux divisions sont recomposées.

Après un ravitaillement auprès du Liamone le 10 octobre, les deux divisions de contre-torpilleurs effectuent un exercice de défense aérienne à la mer jusqu’au 20 octobre quand ils rallient le port de Beyrouth.

La 2ème et la 5ème DCT accompagnés du PRE quittent le Levant le 25 octobre, relachent à Bizerte du 30 octobre au 4 novembre avant de rentrer à Toulon le 7 novembre 1947 au matin.

Le 5 septembre 1948, le pétrolier-ravitailleur Liamone était à quai à Toulon, en entretien. Il accélère sa remise en condition pour être prêt à mener des missions de guerre.   

Le Rhône

-Le Rhône est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde (FCG) sis à Bordeaux le 12 septembre 1944 lancé le 12 mars 1946 et mis en service le 4 octobre 1946 à Brest son port d’armement.

Affecté en Indochine, il quitte Brest dès le 1er octobre soit avant sa mise en service pour rallier son port d’attache. Il traverse l’Atlantique à bonne vitesse, se ravitaillant à Fort de France le 9 octobre et arrivant à l’entrée du canal de Panama le 12 octobre. Il franchit le canal interocéanique les 13 et 14 octobre.

Après un bref ravitaillement à Balboa le 15 octobre avant de traverser le Pacifique direction Pearl Harbor où ils font escale du 19 au 21 octobre avant de reprendre leur route, faisant escale à Guam du 26 au 28 octobre, à Subic Bay du 5 au 8 novembre avant de rallier Cam-Ranh le 11 novembre 1946.

Du 13 au 30 novembre 1946, Le Rhône est échoué dans la forme n°1 de l’Arsenal de Cam-Ranh pour inspection et travaux après une longue traversée. Il sort pour essais les 1er et 2 décembre puis remise en condition du 4 au 10 décembre 1946.

Du 4 au 20 février 1947, Le PRE Le Rhône participe à la remise en condition du croiseur lourd Tourville en compagnie du croiseur léger Duguay-Trouin.

Le 24 février, un incident frontalier oppose des légionnaires français à des soldats thaïlandais pour quelques arpents de terre disputés entre la France et la Thaïlande. La France bien décidée à ne pas se laisser se marcher sur les pieds décide d’effectuer une démonstration navale.

Dès le lendemain, une petite escadre appareille de Cam-Ranh, escadre composée des croiseurs Tourville et Duguay Trouin ainsi que du PRE Le Rhône, bientôt rejoints par l’aviso colonial Amiral Charner venu de Saïgon pour une démonstration dans le Golfe de Thaïlande, démonstration à laquelle ne répond pas la marine thaïlandaise.

Cette démonstration s’achève le 4 mars quand les trois navires français mettent cap sur Cam Ranh où ils arrivent le 7 mars 1947, l’amiral Charner lui ralliant Saïgon.

Du 23 octobre au 15 novembre, le pétrolier-ravitailleur d’escadre Le Rhône soutien le croiseur lourd Tourville pour une mission de surveillance dans le Golfe de Thaïlande, relayé par des avions et des hydravions pour pister les unités de la marine thaïlandaise.

Du 24 février au 6 mars 1948, Le Rhône sort pour un entrainement en compagnie du porte-avions léger Alienor d’Aquitaine, du croiseur léger Duguay-Trouin et du croiseur lourd Tourville.

Le 5 septembre 1948, Le Rhône est à quai à Cam-Ranh, s’apprêtant à sortir pour des exercices communs à tous les navires des FNEO.

La Garonne

-Le Garonne est mis sur cale aux Forges et Chantiers de Gironde (FCG) le 4 octobre 1944 lancé le 4 avril 1946 et mis en service le 12 novembre 1946 à Brest, son port d’armement.

Affecté à Diego-Suarez, il quitte Brest le 15 novembre, font escale à Casablanca du 20 au 23 novembre, franchit les colonnes d’Hercules le 24 novembre pour pénétrer en Méditerranée.

La Garonne fait escale à Bizerte du 28 au 30 novembre, est à Alexandrie du 5 au 8 décembre avant de franchir le canal de Suez les 9 et 10 décembre. Il est à Djibouti du 15 au 18 décembre avant de rallier Diego-Suarez le 26 décembre 1946.

Bien que classé PRE, La Garonne va servir autant de ravitailleur rapide pour les navires des FNAEF mais également de transport pétrolier, chargeant à Adaban (Iran) et à Basrah (Irak) du mazout et du gazole pour alimenter les dépôts de Djibouti et de Diego-Suarez.

Le 24 août 1948, il quitte Diego-Suarez en compagnie de la corvette La Rouennaise pour rallier Adaban afin de charger du mazout pour les dépôts de Diego Suarez. Les deux navires arrivent à destination le 2 septembre, chargeant du mazout les 3 et 4 septembre, appareillant dans la nuit du 4 au 5 septembre pour rentrer à Diego Suarez le 14 septembre 1948.

Caractéristiques Techniques des PRE de classe La Seine

Déplacement : standard 8490 tW pleine charge 21200 tonnes 14800 tonnes de port en lourd

Dimensions : longueur hors tout 160m longueur à la flottaison 158m longueur entre perpendiculaires 153m largeur 22m tirant d’eau 9m pleine charge

Propulsion : deux groupes de turbines Parson alimentées par trois chaudières dévellopant 14750ch entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 18 noeuds (14 noeuds en service courant) rayon d’action inconnu

Electronique : un radar de navigation

Capacités : douze citernes pour le transport de mazout (huit citernes), de gazole (deux citernes), de carburant aviation (deux citernes) soit 12000 tonnes de mazout, quatre soutes pour vivres et pièces détachées (170 tonnes au total).

Le ravitaillement à lieu à couple avec quatre postes pour combustible et un en flèche. Deux grues de 25 tonnes pour le transfert à couple et à flot de charges lourdes.

Armement : deux canons de 100mm modèle 1925 et huit canons de 37mm Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles. Des mitrailleuses de 7.5mm sont embarquées au moment de l’entrée en guerre.  

Equipage : 140 officiers et marins

15-Pétroliers et Ravitailleurs Rapides (5)

L’Elorn

L'Elorn

L’Elorn

-L’Elorn est mis sur cale aux chantiers Deutsche Werft de Hambourg, lancé le 31 octobre 1930 et admis au service actif le 24 août 1931. Les années qui le sépare de la guerre de Pologne sont occupées à des missions de transport entre la France et les bassins de production (Amérique Latine Caucase) mais à partir de septembre 1939, il va servir de ravitailleur en étant basé à Toulon.

Du 5 septembre au 25 octobre 1941, il est échoué dans le bassin Vauban n°7 pour un grand carénage qui permet une remise en état complète du pétrolier. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 12 novembre, sortant pour ses essais réglementaires les 13 et 14 novembre puis pour remise en condition du 16 au 27 novembre 1941.

Le 7 janvier 1942, L’Elorn quitte Toulon en compagnie du cuirassé Richelieu, des torpilleurs d’escadre Le Corsaire et Le Flibustier et du croiseur léger Jean de Vienne venu de Bizerte, tous ces navires formant la Division Navale Française (DNF) (CA de Penvers) chargée d’une mission de propagande en Amérique du Sud.

La Division Navale Française (DNF) quitte donc Toulon le 7 janvier 1942 sous le commandement du contre-amiral François de Penvers, faisant escale à Casablanca le 13 janvier avant de traverser l’Atlantique, arrivant à Rio de Janeiro le 21 janvier. Ouverts au public, les cinq navires remportent un très grand succès auprès des brésiliens qu’il s’agisse de simples visites ou de réceptions.

La DNF repart le 28 janvier direction Montevideo où elle fait escale du 29 janvier au 5 février 1942 avant de gagner le même jour Buenos Aires où la division reste mouillée jusqu’au 17 février 1942 quand elle appareille pour Valparaiso au Chili, arrivant à destination le 1er mars après une escale de deux jours les 20 et 21 février à Port Stanley, l’Elorn connaissant quelques ennuis mécaniques vite réparés.

La DNF fait escale dans la principale base chilienne du 17 au 29 mars 1942 avant une brève escale à Callao au Pérou du 30 mars au 2 avril puis à Guyaquil (Equateur) du 5 au 7 avril.

Elle franchit le canal de Panama le 9 avril et après une escale de ravitaillement à Fort de France les 14 et 15 avril, elle rentre à Toulon le 25 avril, le Jean de Vienne rentrant ensuite à Bizerte le 28 avril 1942. La DNF est dissoute le lendemain 29 avril 1942.

Le 22 septembre 1942, le pétrolier Elorn quitte Toulon en compagnie de la 1ère DT (torpilleurs légers Le Fier L’Entreprenant Le Farouche et L’Agile), de la 5ème DCT (Aigle Albatros Gerfaut) et des sous-marins de la 1ère DSM pour une série d’exercices menés jusqu’au 5 novembre, la petite force navale rentrant à Toulon le 6 novembre 1942.

Équipé d’un système de ravitaillement à la mer à l’été 1943, il participe aux tests du système de ravitaillement installé sur le contre-torpilleur Guépard (7 octobre 1943).

Du 10 novembre au 26 décembre 1943, l’Elorn est à la mer en compagnie de la 2ème DCT (Guépard Lion Bison) et de la 1ère DT pour une série d’exercice, le pétrolier ravitaillant à plusieurs reprises les trois contre-torpilleurs et les quatre torpilleurs légers.

Le 4 mars 1944, il ravitaille le Strasbourg et ses torpilleurs d’escadre Lansquenet et Fleuret engagés dans une série d’exercices pour leur permettre d’éviter la panne sèche avant de rentrer à Toulon le lendemain 5 mars 1944.

Du 21 juin au 12 août 1944, il est à nouveau échoué au bassin Vauban n°7 pour une remise en état générale doublée d’une modernisation avec l’embarquement d’un radar de navigation, d’une nouvelle DCA et de travaux sur le système de ravitaillement à la mer.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 30 août 1944, sortant pour essais les 31 août et 1er septembre et pour remise en condition du 3 au 17 septembre 1944.

Du 2 au 12 mars 1945, il participe à un entrainement commun avec le croiseur lourd Henri IV, le croiseur de classe Saint Louis assurant la protection antiaérienne du pétrolier.

Le 9 novembre 1945, l’Elorn quitte Toulon en compagnie du cuirassé Provence et du porte-avions Joffre, le cuirassé et le porte-avions étant escortés par leurs torpilleurs d’escorte Mameluk Casque L’Inconstant et le Lancier.

Après une escale à Bizerte du 12 au 16 novembre, la petite escadre manoeuvre dans le bassin oriental du 17 au 30 novembre avant une escale à Beyrouth, le port libanais accueillant un cuirassé, un porte-avions, un pétrolier et quatre torpilleurs.

Reprenant la mer le 1er décembre, le porte-avions lance des raids simulés contre Beyrouth, Tyr et Sidon protégés par le cuirassé qui repousse au cours de cet exercice la riposte de l’armée de l’air et l’exercice terminé le 12 décembre, l’escadre fait escale à Haïfa du 13 au 17 décembre, à Tunis du 19 au 22 décembre avant de rentrer à Toulon le 24 décembre 1945. L’Elorn assure lui ravitaillement des navires engagés pour leur éviter un retour au port.

Le 22 septembre 1946, l’Elorn quitte Toulon en compagnie de la 1ère DCT (Bruix D’Assas La Tour d’Auvergne) pour un entrainement de division au large des côtes africaines entre le Maroc et le Golfe de Guinée.

Après un ravitaillement au large du cap Juby le 27 septembre, les trois contre-torpilleurs effectuent une école à feux du 27 septembre au 1er octobre avant de rallier Dakar le 4 octobre après un nouveau ravitaillement auprès de l’Elorn.

Le Bruix, le D’Assas et le La Tour d’Auvergne effectuent un entrainement à l’escorte et à l’attaque de convois du 5 au 12 octobre. A tour de rôle, un contre-torpilleur protégeait l’Elorn contre l’attaque de deux contre-torpilleurs.

Après une escale à Dakar du 13 au 15 octobre, la 1ère DCT accompagnée par l’Elorn gagnent le Golfe de Guinée pour poursuivre leur entrainement. Le transit en direction de Conakry (où les quatre navires arrivent le 20 octobre) est l’occasion d’un entrainement à la défense aérienne à la mer.

Après donc une escale à Conakry (20 au 23 octobre), les trois contre-torpilleurs et le pétrolier font escale à Libreville du 25 au 28 octobre, à Pointe Noire du 30 octobre au 2 novembre, à Abidjan du 5 au 8 novembre, à Dakar pour ravitaillement le 12 novembre, à Casablanca du 16 au 21 novembre avant de rallier Toulon le 25 novembre 1946 après plus de deux mois loin de leur port d’attache.

Du 3 au 10 mars 1947, le pétrolier Elorn participe à un entrainement préparatoire à un exercice entre la Flotte de la Méditerranée et la Mediterranean Fleet en compagnie du cuirassé Alsace, du porte-avions Joffre, du croiseur lourd Henri IV, des croiseurs légers De Grasse et Jean de Vienne, des contre-torpilleurs Desaix Kléber et Marceau de la 12ème DCT, des torpilleurs d’escadre L’Inconstant Lancier Mousquet et Bombardier, les sous-marins Nivôse  Floréal Ile de Brehat ainsi que le PRE Liamone.

Le 12 mars, cette escadre baptisée force T quitte Toulon pour rallier La Valette afin de participer à «Cordial Agreement». A cette occasion, les britanniques mobilisent les cuirassés Nelson et Rodney, le porte-avions Indomitable, les croiseurs légers Belfast et Newcastle, six destroyers et quatre sous-marins.

Cet exercice bilatéral à lieu du 16 au 20 mars avant que les deux escadres ne rallient le lendemain 21 mars les atterrages de la Tunisie, des îlots désertiques de la côte tunisienne servant de cible aux canons de 406,380, 203,152,130 et 120mm dans un bruyant concert sans parler des avions embarqués qui utilisent bombes et roquettes.

Les trois cuirassés, les deux porte-avions, les quatre croiseurs légers, le croiseur lourd, les neuf destroyers, les pétroliers et les sous-marins font ensuite escale à Bizerte où ils sont passés en revue par le résident général en Tunisie avant de se séparer le lendemain 22 mars, les navires français rentrant à Toulon le 24 mars 1947 au matin  sauf le Jean de Vienne resté à Bizerte son port d’attache.

Le 3 mai 1947, le pétrolier Elorn quitte Toulon en soutien de la 9ème DCT (Le Fantasque L’Audacieux et Le Malin) pour un entrainement de division au large du Sénégal.

Les trois contre-torpilleurs effectuent ainsi la traversée Toulon-Dakar sans escale, arrivant à destination le 12 mai pour un entrainement de division exécuté du 15 mai au 30 juin 1947, les trois contre-torpilleurs et le pétrolier quittent Dakar le 1er juillet, se ravitaillent le 5 à Casablanca avant de rentrer à Toulon le 10 juillet 1947.

Du 12 juillet au 30 août 1947, l’Elorn est échoué dans le bassin n°3 du Missiessy pour un nouveau grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 16 septembre, sortant pour essais les 17 et 18 septembre puis pour remise en condition du 20 septembre au 3 octobre 1947.

Le 2 mars 1948, l’Elorn quitte Toulon en compagnie du cuirassé Richelieu, des torpilleurs d’escadre Corsaire et Flibustier, des croiseurs légers de la 6ème DC ( De Grasse Chateaurenault Guichen) et  des contre-torpilleurs Le Fantasque L’Audacieux et Le Malin de la 9ème DCT. L’entrainement occupe les navires concernés du 2 mars au 4 mai, la petite escadre faisant escale à Bizerte du 5 au 12 mai 1948 avant de rentrer à Toulon le 15 mai 1948.

Le 5 septembre 1948, le pétrolier Elorn était à quai à Toulon.

Le Var

Le Var

Le Var

Le Var  est construit dans le même chantier que l’Elorn à savoir les chantiers Deutsche Werft de Hambourg. Lancé le 17 mars 1931, il est armé à Cherbourg et admis au service actif le 15 novembre 1931 entamant les rotations entre la France et les puits de pétrole notament ceux du Caucase. Il subit un grand carénage à Cherbourg du 15 juillet au 10 novembre 1939, manquant donc une grande partie de la guerre de Pologne

En septembre 1940, il est basé à Brest, soutenant la Flotte de l’Atlantique notamment la 1ère Escadre et la 3ème Escadre Légère, ravitaillant les navires à flot et à couple en attendant de pouvoir le faire à couple, en route et en haute mer.

Du 25 juin au 5 septembre 1942, le Var est échoué dans le bassin n°4 du Salou pour un grand carénage qui combine remise en état complète et modernisation avec l’installation d’un système de ravitaillement à la mer. Armé pour essais le 15 septembre, il effectue ses essais réglementaires les 16 et 17 septembre puis sa remise en condition du 19 au 30 septembre 1942.
Le 12 octobre 1942, les trois croiseurs légers de la 4ème DC franchissent le Goulet de la rade de Brest pour gagner la haute mer en compagnie du Var qui ravitailla à trois reprises La Gloire, le Georges Leygues et le Montcalm entre le 12 et le 29 octobre. Il assura également à nouveau leur ravitaillement durant leur deuxième phase d’entrainement du 4 au 17 novembre.

Le 20 février 1943, le Var quitte Brest en compagnie du Jean Bart et des torpilleurs d’escadre L’Opiniâtre et l’Aventurier pour une croisière en Amérique Centrale sur le modèle de celle de la DNF en Amérique du Sud un an plus tôt.

La petite escadre traverse l’Atlantique, faisant escale à Jacksonville en Floride du 28 février au 2 mars, à La Havane du 5 au 8 mars, à Kingston du 9 au 14 mars, à Veracruz (Mexique) du 21 au 25 mars et Colon (Panama) du 27 mars au 2 avril. La petite escadre prend alors le chemin du retour, faisant escale à Fort de France les 8 et 9 avril avant de rallier Brest le 16 avril 1943.

Le 14 juillet 1943, le Var participe à une revue navale au large de Saint-Malo en compagnie des trois croiseurs légers de la 4ème DC. Ils rallient ensuite Le Havre pour une escale du 16 au 21 juillet avant une série d’exercices du 22 juillet au 5 août, le pétrolier participant aux exercices tout en assurant le ravitaillement en mazout des trois «7600 tonnes». Après une nouvelle au Havre du 6 au 10 août, la petite escadre rentre à Brest le 12 août 1943.

Du 2 au 12 septembre 1943, le croiseur léger La Gloire s’entraine dans le Golfe de Gascogne et bénéficie du soutien du Var qui délivre les tonnes de mazout nécessaires au bon fonctionnement des chaudières. Les deux navires font escale à Saint-Nazaire du 13 au 16 septembre avant de rentrer à Brest le 17.

Le 29 septembre 1943, le Var quitte Brest et le lendemain ravitaille le croiseur léger La Gloire et les contre-torpilleurs Jaguar Léopard Chacal de la 1ère DCT. Du 13 au 15 octobre, il mouille en baie de Douarnenez où il sert de station service flottante au profit de la 1ère DCT et de la 4ème DC. Il rentre à Brest le lendemain 16 octobre 1943.

le 1er février 1944, le Var quitte Brest en compagnie des contre-torpilleurs Milan Epervier et Vautour de la 6ème DCT pour un entrainement aux Antilles. Ce choix était dicté par la volonté de sortir les équipages de la routine de la mer d’Iroise et du Golfe de Gascogne. Les quatre navires arrivent à Fort de France le 9 février et y retrouvent l’aviso colonial Bougainville et le pétrolier Loing.

Le Var et la 6ème DCT s’entrainent avec ses deux navires du 11 février au 4 mars. Les navires venus de Brest quittent la Martinique le 5 mars pour rallier Cayenne le 9 mars, effectuant un exercice commun avec l’aviso-colonial Lapérouse du 10 au 17 mars.

Après une nouvelle escale à Cayenne du 18 au 21 mars, les quatre navires venus de Brest traversent l’Atlantique direction Dakar où ils arrivent le 27 mars pour une école à feu à Rufisque du 29 mars au 7 avril, le pétrolier en profitant pour recompléter ses soutes. Ils quittent Dakar le 8 avril, font escale à Lisbonne du 12 au 15 avril avant de rentrer à Brest le 18 avril 1944.

Du 13 mars au 20 avril 1945, il est échoué dans le bassin n°3 de l’Arsenal de Brest pour un nouveau grand carénage.

Outre une remise en état complète, il reçoit enfin une DCA moderne. Après des travaux complémentaires à quai, le Var est armé pour essais le 1er mai, effectuant ses essais réglementaires les 2 et 3 mai puis sa remise en condition du 5 au 17 mai.

Le 15 octobre 1946, le Var quitte Brest pour prendre position dans le Golfe de Gascogne afin de soutenir la 4ème DC, les 3ème (Bugeaud du Chayla Dupetit-Thouars) et 6ème DCT (Vautour Epervier Milan) engagés du 16 au 27 octobre dans une série de joutes nautiques.

Le pétrolier les ravitaille à la mer avant de recompléter ses soutes au Verdon où d’autres pétroliers souvent civils déchargeaient du mazout venu des Etats-Unis à moins que le mazout ait été produit en France. Le Var va également ravitailler les navires sus-nommés lors d’une nouvelle phase d’entrainement du 28 octobre au 21 novembre, tous les navires rentrant à Brest le lendemain 22 novembre 1946.

Le 28 février 1947 et à nouveau le 11 mars, les trois contre-torpilleurs de la 3ème DCT se ravitaillent auprès du Var.

Le 18 juin 1947, le pétrolier Var ravitaille à la fois les croiseurs légers Georges Leygues et Montcalm engagés dans un raid amphibie contre l’île d’Ouessant puis le cuirassé Gascogne et ses torpilleurs d’escorte Durandal et Dague.

Du 1er février au 4 mars 1948, le Var est échoué au bassin n°3 de l’Arsenal de Brest pour un nouveau grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 22 mars, sortant pour essais les 23 et 24 mars puis pour remise en condition du 26 mars au 4 avril 1948.

Le 5 septembre 1948, il au mouillage en rade de Brest, prêt à appareiller au sein du convoi transportant le CEFAN. Il doit assurer le ravitaillement des navires de transport et des escorteurs.

Caractéristiques Techniques de la classe Mékong

Déplacement : standard 5482 tW pleine charge 15150 tonnes 9600 tonnes de port en lourd

Dimensions : longueur hors tout 148.58m longueur entre perpendiculaires 139m largeur 18.81m tirant d’eau : 7.92m

Propulsion : deux diesels Burmeister & Wain 6300P 4 temps et 6 cylindres développant 4850ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 13.5 noeuds autonomie 11500 miles nautiques à 13.5 noeuds

Capacités : 24 citernes pouvant embarquer 11169 mètres cubes, citernes réparties entre 6 tanks transversaux divisés en 3 citernes. Deux pompes à vapeur pouvant absorber 300 tonnes par heure.

Armement : deux canons de 100mm modèle 1925; deux canons de 37mm modèle 1925 et 2 mitrailleuses de 8mm (1939-40) deux canons de 100mm modèle 1925 et huit canons de 37mm Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles (1948)

Equipage : 6 officiers et 72 hommes en temps de paix, 8 officiers et 87 hommes en temps de guerre

15-Pétroliers et ravitailleurs rapides (2)

B-Pétroliers-caboteurs classe Aube

L’expérience du premier conflit mondial encourage la marine nationale à commander quatre petits pétroliers pouvant ravitailler des bâtiments mais attention, nous nous sommes pas encore au ravitaillement à la mer. Il s’agit de ravitailler à couple des navires sur des rades abritées.

L’Aube

Le pétrolier-caboteur L'Aube

Le pétrolier-caboteur L’Aube

-L’Aube est mise sur cale à l’Arsenal de Lorient le 1er mars 1920 lancé le 17 juillet 1920 et admis au service actif le 23 juin 1921.

Durant toute sa carrière, ce petit pétrolier de 2830 tonnes à pleine charge va être déployé en Méditerranée, ayant comme principale mission le ravitaillement sur rade des unités légères (torpilleurs et contre-torpilleurs) engagées dans de nombreux exercices avec l’Escadre.

En juin 1940, il est basé à Mers-El-Kébir, chargeant du mazout et du carburant diesel à Fos sur Mer pour ravitailler les dépôts de Mers-El-Kébir et parfois ceux de Bizerte voir de Gabès.

Du 25 octobre au 28 novembre 1941, il est échoué au bassin Vauban n°9 pour un nouveau grand carénage, destiné à le remettre totalement en état.

Après des travaux complémentaires à quai, l’Aube est armée pour essais le 21 décembre, sortant pour essais les 22 et 23 décembre puis pour remise en condition du 26 décembre 1941 au 7 janvier 1942. Il quitte Toulon le 8 janvier 1942, va charger à Fos sur Mer puis rallie Mers-El-Kébir le 13 janvier 1942 pour alimenter les dépôts souterrains de la base de la 4ème Escadre.

Du 5 janvier au 21 février 1945, le pétrolier L’Aube est échoué pour un grand carénage. A l’origine, il était prévu de désarmer le pétrolier en septembre 1945 mais son bon état général et le besoin en navires de ce type à décidé la marine de le prolonger encore cinq ans jusqu’en 1950. Après l’avoir envisagé un temps, on renonce à y installer un système de ravitaillement à la mer.

Après des travaux complémentaires à quai, le pétrolier L’Aube est armé pour essais le 12 janvier 1945, effectuant ses essais officiels les 13 et 14 janvier puis sa remise en condition du 16 au 26 janvier 1945.

Outre le ravitaillement des dépôts et des navires à flot, L’Aube sert également à l’occasion de navire-école pour les réservistes de la 5ème région maritime (Algérie et Maroc) qui rafraichissent leurs connaissances en matière de navigation, de défense aérienne à la mer…….. .

Le pétrolier-caboteur subit avant le second conflit mondial un troisième grand carénage. Il est échoué sur le dock-flottant du 16 janvier au 3 mars 1948 pour une remise en état complète. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 24 mars, effectuant ses essais officiels les 25 et 26 mars avant sa remise en condition du 28 mars au 7 avril 1948.

Le 5 septembre 1948, il était en mer entre Fos sur mer et Mers-El-Kébir pour un transport pétrolier sans escorte. Il reçoit l’ordre de filer à sa vitesse maximale soit 10 noeuds pour échapper aux sous-marins italiens voir allemands. Il y parvient en fin de soirée, livrant en douze heures ses 1500 tonnes de chargement.

La Durance

Le pétrolier-caboteur La Durance

Le pétrolier-caboteur La Durance

-La Durance est mise sur cale à l’Arsenal de Lorient le 10 mars 1920 lancée le 11 septembre 1920 et admis au service actif le 1er septembre 1921.

D’abord déployée en Baltique en soutien de la Division Navale de Baltique et ce jusqu’en mars 1922, le sister-ship de L’Aube est basé à Brest, effectuant de temps en temps des incursions en Méditerranée en fonction des besoins de la Flotte. De mars à novembre 1930, le pétrolier est même dans l’Océan Indien pour soutenir deux sous-marins et un aviso.

Quand éclate la guerre de Pologne, le pétrolier-caboteur appartient aux forces de la 3ème Région Maritime, ravitaillant en rade de Toulon ou aux salins d’Hyères les navires légers de la 2ème Escadre et plus généralement tous les navires militaires de passage.

En septembre 1940, le pétrolier-caboteur rejoint son sister-ship L’Aube à Mers-El-Kébir intégrant la nouvelle 4ème Escadre.

Comme son compère L’Aube, La Durance va effectuer des transports pétroliers entre Fos sur Mer où il charge mazout et gazole et Mers-El-Kébir. Il lui arrivera parfois d’alimenter les dépôts de Bizerte et de Gabès en particulier en chargeant le produit fini à Haïfa en Palestine mandataire.

Du 1er octobre au 12 novembre 1941, La Durance est échouée sur le dock-flottant de Mers-El-Kébir pour un grand carénage bien mérité.

Il subit une remise en état complète de sa coque, de son appareil propulsif, de son appareil évaporatoire, de ses citernes à mazout et à gazole, des systèmes de chargement et d’avitaillement…………. .

Armé pour essais le 2 décembre 1941, il sort pour essais les 3 et 4 décembre puis pour remise en condition du 6 au 16 décembre. Dès le lendemain, il quitte Mers-El-Kébir pour Fos sur Mer afin de charger du gazole pour alimenter les dépôts souterrains des sous-marin de la 2ème FSM.

Du 22 au 30 mars 1945, La Durance est à nouveau échoué pour un grand carénage. Comme son sister-ship L’Aube, il aurait du être désarmé en septembre 1945 mais il est au final décidé de le prolonger. Armé pour essais le 16 avril, il sort pour essais les 17 et 18 avril puis pour remise en condition du 20 au 30 avril.

Le 17 septembre 1947, il est victime d’une grave avarie à son appareil évaporatoire. Jugeant peu économique de réparer un navire aussi ancien, il est décidé de le mettre en position de complément le 25 septembre.

Privé de toutes les pièces susceptibles d’être récupérées, La Durance est désarmée le 7 octobre 1947 et condamnée le 18 octobre suivant.

Mouillée à Mers-El-Kébir, l’ancienne Durance est réduite au statut de citerne flottante, permettant le ravitaillement des navires de passage à Mers-El-Kébir et le 5 septembre 1948, l’ancien pétrolier assurait toujours cette mission.

La Nièvre

Le pétrolier-caboteur La Nièvre

Le pétrolier-caboteur La Nièvre

-La Nièvre est mise sur cale à l’Arsenal de Lorient le 5 septembre 1920 lance le 10 mars 1921 et admis au service actif le 26 mars 1922.

Après une carrière sans histoire, le pétrolier s’échoue dans la nuit du 21 au 22 mai 1937 sur les rochers de Porstartz à trois miles à l’ouest de la baie d’Audierne. Irrécupérable, le pétrolier est rayé le 19 juin 1937 et vendu à la démolition le 22 juillet suivant.

La Rance

Le pétrolier-caboteur La Rance

Le pétrolier-caboteur La Rance

La Rance est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient le 20 septembre 1920 lancée le 6 juillet 1921 et admis au service actif en juin 1922.

Affectée en Méditerranée, le quatrième et dernier pétrolier-caboteur de classe Aube sert à la fois de transport pétrolier pour ravitailler les dépôts des ports militaires en mazout et gazole mais également de ravitailleur pour les bâtiments en manoeuvre.

Affecté à Marine Maroc à partir de 1937 dans le cadre des opérations liées au conflit espagnol, elle retrouve Toulon pour les opérations de transport et de ravitaillement liés à la guerre de Pologne, le pétrolier caboteur étant affecté à Brest à partir de juin 1940 pour soutenir la Flotte de l’Atlantique, ravitaillant en rade de Brest ou de Lorient sans oublier des transports pétroliers entre Le Verdon et les ports bretons.

Par exemple du 26 au 29 janvier 1941, il va ravitailler pas moins de six croiseurs légers (La Galissonnière Jean de Vienne La Marseillaise de la 2ème DC Gloire Montcalm Georges Leygues de la 4ème DCT, Jaguar Chacal Léopard de la 2ème DCT, Le Triomphant et Le Malin de la 8ème DCT ainsi que le Le Fantasque de la 10ème DCT.

Le 2 octobre 1941, La Rance quitte Brest pour rallier Lorient le lendemain 3 octobre. Du 4 octobre au 15 novembre 1941, il est échoué dans le bassin ouest pour un grand carénage bien mérité.

Après des travaux complémentaires à quai, La Rance est armée pour essais le 1er décembre, effectuant ses essais officiels les 2 et 3 décembre puis sa remise en condition du 5 au 16 décembre.

Le lendemain 17 décembre 1941, il quitte le port de Lorient va charger mazout et gazole au Verdon (où un port pétrolier important est en construction) le 19 décembre puis rallie Brest le 20 décembre 1941.

Le 13 janvier 1943, le pétrolier Rance mouille en baie de Douarnenez. Il y ravitaille les contre-torpilleurs Panthère Lynx et Tigre engagé dans un entrainement de division de vingt-huit jours le 13 janvier mais également le 21 janvier, rentrant à Brest en compagnie des contre-torpilleurs le 31 janvier 1943.

Succédant au Foch, le pétrolier La Rance est échoué dans le bassin ouest de l’Arsenal de Lorient du 8 mars au 15 avril 1944 pour un grand carénage bien mérité.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 25 avril 1944, sortant pour essais les 26 et 27 avril 1944 puis pour remise en condition du 29 avril au 7 mai 1944.

Le 27 février 1945, le pétrolier-caboteur Nièvre est mis en service. La Rance est mise en position de complément le 7 mars 1945 après avoir «doublonné» avec son ainé. Mouillé à l’Ile-Longue, le vénérable pétrolier est désarmé le 14 avril 1945 et condamné le 27 avril 1945.

Il est vendu à la démolition le 8 juin 1945 à un chantier de Liverpool. L’ancien pétrolier est remorqué jusqu’à son chantier de démolition le 12 juillet après trois jours de mer et démantelé durant l’été et l’automne 1945.

Caractéristiques Techniques de la classe Aube

Déplacement : standard 1055 tW pleine charge 2830 tonnes 1500 tonnes de port en lourd

Dimensions :longueurs hors tout 74.60m largeur 11.58m tirant d’eau : (avant) 1.55 à 4.80m (arrière) 3.25 à 5.20m

Propulsion : une turbine à engrenages Bréguet de 1000ch alimentée en vapeur par une chaudière Du Temple et entrainant une hélice

Performances : vitesse maximale 10.5 noeuds rayon d’action 1580 miles nautiques à 10 noeuds

Capacités : quatre tanks centraux d’une capacité globale de 1620 mètres cubes soit 1500 tonnes, une cale à approvisionnement (35000m litres de vin 48 tonnes de vivres divers). Le ravitaillement en carburant s’effectue par deux nourrices avec 5 manches de douze cm et 3 manches de 16cm

Armement : 2 canons de 75mm non antiaériens et deux mitrailleuses de 8mm en 1939-40. En septembre 1948, La Rance dispose d’un canon de 75mm à l’avant, de deux canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 et de quatre mitrailleuses de 7.5mm

Equipage : 2 officiers et 50 hommes en temps de paix, 3 officiers et 60 hommes en temps de paix

14-Navires légers (9) avisos coloniaux classe Bougainville (8)

Le La Grandière

L'aviso-colonial La Grandière

L’aviso-colonial La Grandière

-Le La Grandière est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Provence de Port de Bouc sous le nom de Ville d’Ys le 23 février 1938 lancé le 20 juin 1939, rebaptisé La Grandière en mars  et admis au service actif le 20 juin 1940.

Il quitte Toulon le 27 juin 1940 pour rallier Beyrouth le 1er juillet suivant. Affecté à la DNL, il doublonne le D’Iberville même si cette situation est temporaire, le dernier nommé devant rallier à l’automne 1940 le Pacifique.

En dépit de la présence de formes de radoub à Beyrouth, c’est à Haïfa en Palestine mandataire que le La Grandière va se faire caréner.  Nous pouvons y voir un geste politique pour plaire à nos alliés britanniques.

Arrivé à destination le 5 septembre 1940, il est échoué au bassin du 6 septembre au 5 novembre 1940. Armé pour essais le 20 novembre, il sort pour essais du 21 au 23 puis pour remise en condition du 25 novembre au 10 décembre 1940, date de son retour à Beyrouth.

Il reprend alors ses missions de patrouille en Méditerranée avec des incursions en mer Adriatique mais également en mer Noire. Comme ses sister-ships, il montre le pavillon tricolore dans les ports étrangers et fait respecter les mandats attribués à la France sur le Liban et la Syrie.

Le 7 décembre 1942, le croiseur léger Lamotte-Picquet quitte Beyrouth sans être relevé, transférant le pavillon de navire-amiral de la DNL à l’aviso-colonial La Grandière.

Il effectue également des exercices avec les navires de passage dans la région comme du 12 au 19 février 1943 quand il manoeuvre avec les torpilleurs légers de la 1ère DT venus de Toulon.

Les cinq navires font escale à Haïfa du 20 au 23 février avant un entrainement à la défense aérienne à la mer commun du 24 février au 4 mars, les cinq navires rentrant à Beyrouth le 5 mars 1943 et la 1ère DT quitte le Levant trois jours plus tard.

Du 5 au 12 avril, l’aviso La Grandière manoeuvre avec les contre-torpilleurs Vauquelin Tartu et Chevalier Paul de la 7ème DCT venus de Bizerte. Les quatre navires font escale à Lattaquié du 13 au 18 avril avant que les contre-torpilleurs ne rentrent en Afrique du Nord.

Décidément fort demandé, le La Grandière manoeuvre avec les contre-torpilleurs Mogador Volta Hoche de la 11ème DCT et ce du 30 juin au 4 juillet avant une escale commune à Beyrouth du 5 au 8 juillet 1943.

Il subit un nouveau grand carénage à Haïfa, étant échoué au bassin du 14 janvier au 6 mars 1944, subissant remise en état et modernisation (suppression des installations d’hydraviation, modernisation de la DCA).
Armé pour essais le 16 mars, il sort pour essais les 16 et 17 mars puis pour remise en condition du 19 au 30 mars, date de son retour à Beyrouth.

Victime d’une avarie, le La Grandière est indisponible du 5 au 30 juin 1944, remplacé dans sa mission par les contre-torpilleurs Vauquelin et Tartu. Réparé, il sort pour essais les 1er et 2 juillet puis pour remise en condition du 3 au 10 juillet date à laquelle il peut reprendre ses missions.

Le 7 juillet 1945, le cuirassé Clemenceau accompagné des torpilleurs d’escadre Rapière et Hallebarde et du pétrolier-ravitailleur La Mayenne arrive à Beyrouth.

La petite escadre manoeuvre avec La Grandière avec un entrainement de défense aérienne à la mer du 9 au 15 juillet avant un ravitaillement à la mer.

Les soutes vides, La Mayenne cingle vers Haïfa en compagnie de La Grandière pour recompléter ses soutes.

Le 21 juillet 1945, les deux navires reprennent la mer pour ravitailler à la mer le cuirassé et ses deux torpilleurs avant un entrainement au combat antisurface du 22 au 31 juillet 1945, date à laquelle La Grandière rentre à Beyrouth.

Du 19 au 27 octobre 1945, l’aviso colonial La Grandière effectue un exercice commun avec les contre-torpilleurs Mogador Volta Hoche de la 11ème DCT, les quatre navires faisant escale à Lattaquié du 28 au 30 octobre avant un exercice de synthèse du 2 au 7 novembre, les trois contre-torpilleurs rentrant alors à Bizerte.

Le 17 janvier 1946, les contre-torpilleurs Le Triomphant et L’Indomptable arrivent à Beyrouth dans le cadre d’un entrainement de division. Après des exercices en duo du 19 janvier au 2 février, les deux contre-torpilleurs font escale avec l’aviso colonial à Lattaquié du 3 au 7 février.

Du 8 au 13 février, la 10ème DCT affronte l’aviso colonial qui simule un croiseur auxiliaire avant que du 15 au 22 février, les deux contre-torpilleurs alternent entre protection et attaque du La Grandière. Les trois navires sont à Beyrouth du 23 au 27 février avant que les deux contre-torpilleurs ne prennent le chemin du retour.

Au printemps 1946, La Grandière manoeuvre avec les contre-torpilleurs Aigle Albatros Gerfaut de la 5ème DCT, les torpilleurs légers de la 1ère DT Le Fier L’Entreprenant L’Agile et Le Farouche ainsi que les sous-marins L’Atalante Vestale et Sultane de la 17ème DSM.

Du 17 au 27 mars 1946, La Grandière simule un raider ennemi cherchant à s’en prendre au trafic commercial et traqué par la 1ère DT et la 5ème DCT avant de prendre la tête de la 1ère DT pour contrer un raid artillerie de la 5ème DCT contre Beyrouth.

Du 29 mars au 5 avril, l’aviso La Grandière  protégé par la 1ère DT est attaqué par les sous-marins de la 17ème DSM, la 5ème DCT assurant la traque en solitaire des sous-marins qui tentent aussi de torpiller les cargos sortant et arrivant dans le port de Beyrouth. La petite escadre fait une escale à Beyrouth du 6 au 10 avril avant que la 5ème DCT et la 1ère DT ne rentrent à Toulon et la 17ème DSM à Bizerte.

La Grandière subit un nouveau grand carénage à Haïfa, étant échoué au bassin du 5 mars au 10 juin 1947. Armé pour essais le 22 juin, il sort pour essais du 23 au 25  puis pour remise en condition du 27 juin au 9 juillet date de son retour à Beyrouth.

Le 16 septembre 1947, les contre-torpilleurs Aigle Albatros Gerfaut (5ème DCT) accompagnés par les Bayard Du Guesclin Turenne (2ème DCT) et du PRE Liamone arrivent à Beyrouth. Du 28 septembre au 1er octobre, les deux divisions assurent un exercice d’attaque et de défense de convois, un convoi symbolisé par l’aviso colonial et le pétrolier-caboteur Ardèche.

Quand la Seconde Guerre Mondiale éclate le 5 septembre 1948, l’aviso est à la mer au large de la Palestine mandataire. Il rallie Beyrouth pour recompléter ses soutes avant de rallier la région du Dodécanèse, possession italienne qu’il devait surveiller.

10-Contre-torpilleurs (40)

Le Turenne

Henri de la Tour d'Auvergne, vicomte de Turenne (1611-1675)

Henri de la Tour d’Auvergne, vicomte de Turenne (1611-1675)

-Le Turenne est mis sur cale aux chantiers de la Société Provençale de Construction Navale (SPCN) de La Ciotat (cale n°2) le 15 juin 1942 et lancé le 14 novembre 1943, libérant ainsi la cale pour la construction du deuxième Bayard commandé au chantiers ciotadens à savoir le Dupetit-Thouars.

Armé pour essais le 15 juin 1944, le Turenne effectue ses essais constructeurs du 16 au 20 juin 1944 avant que la responsabilité juridique du navire ne soit transmise à la Marine Nationale. Après avoir rempli ses soutes à Toulon le 21 juin, le Turenne quitte la Méditerranée pour rallier Lorient le 30 juin 1944 après une courte escale de ravitaillement à Casablanca.

Il passe une première fois au bassin du 1er au 13 juillet pour inspection et des travaux complémentaires en vue de ses premiers essais officiels.

Armé officiellement pour essais le 15 juillet, il effectue sa première campagne d’essais officiels du 16 juillet au 2 août avant de passer une deuxième fois au bassin du 5 au 27 août pour effectuer les modifications liées aux leçons tirées des premiers essais.

La deuxième campagne d’essais à lieu du 1er au 21 septembre avant de réaliser les essais artillerie du 25 septembre au 4 octobre puis de rallier Brest le 5 octobre pour recetter ses grenadeurs et ses tubes lance-torpilles. Le mauvais temps retarde ces essais qui n’ont lieu que du 12 au 20 octobre, le Turenne ralliant Lorient le lendemain 21 octobre 1944.

Il passe une dernière fois au bassin du 22 octobre au 4 novembre pour préparer sa traversée de longue durée. Il quitte Lorient le 7 novembre et file vers le nord, faisant escale à Belfast du 10 au 13 novembre, à Glasgow du 15 au 18 novembre, à Reykjavik du 22 au 25 novembre, à Dublin du 29 novembre au 2 décembre, à Casablanca du 7 au 9 décembre avant de pénétrer en Méditerranée et de faire sa jonction avec son sister-ship Bayard le 10 décembre 1944. Les deux contre-torpilleurs manœuvrent ensemble du 11 au 14 décembre, ralliant Toulon ce dernier jour.

Le contre-torpilleur Turenne est admis au service actif le 15 décembre 1944, formant avec le Bayard la 2ème DCT, division du groupement de contre-torpilleurs de la 2ème Escadre basée à Toulon.

La nouvelle 2ème DCT sort pour entrainement du 20 au 27 décembre, faisant escale à Ajaccio du 28 au 31 décembre 1944.

Le dernier jour de l’année 1944, les deux contre-torpilleurs quittent Ajaccio pour la haute mer, accueillant au large des Baléares le Du Guesclin, troisième contre-torpilleur de la 2ème DCT. Les trois navires manœuvrent ensemble du 1er au 8 janvier avant de rentrer le lendemain 9 janvier 1945 à Toulon.

Après une période d’entretien à flot du 12 au 27 janvier 1945, les trois contre-torpilleurs sortent pour essais du 28 au 31 janvier avant d’aller mouiller aux salins d’Hyères.

Après une période d’entrainement à flot du 1er au 5 février, les trois contre-torpilleurs vont effectuer leur premier entrainement de division, entrainement qui occupe les trois contre-torpilleurs du 6 février au 15 avril 1945.

Le Turenne et le Du Guesclin sortent ensemble pour entrainement, effectuant une école à feux du 21 au 30 avril puis un entrainement de défense aérienne à la mer du 1er au 10 mai avant de participer à la remise en condition du Bayard du 12 au 26 mai.

Après une école à feux du 1er au 8 juin, les trois contre-torpilleurs vont mouiller aux salins d’Hyères du 9 au 17 juin, date à laquelle ils reprennent la mer pour un exercice commun avec le croiseur lourd Algérie et la 9ème DCT (Le Fantasque L’Audacieux et Le Malin) du 18 juin au 2 juillet, la petite escadre faisant escale à Nice du 3 au 7 juillet avant de rentrer à Toulon le 9 juillet.

Le Turenne quitte Toulon le 16 juillet pour un entrainement à la défense aérienne jusqu’au 24 juillet, date à laquelle il rentre à Toulon. Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 26 juillet au 10 août 1945, sortant pour essais (11 au 14 août) et remise en condition (16 au 31 août) en compagnie du Bayard.

Le Turenne et le Bayard participent ensuite aux essais (2 au 5 septembre) et à la remise en condition (7 au 21 septembre) du Du Guesclin qui sortait de sa période d’indisponibilité estivale.

Du 30 septembre au 15 octobre 1945, la 2ème DCT effectue un exercice de grande ampleur en compagnie de la 6ème DC (croiseurs légers De Grasse Chateaurenault Guichen) et surtout de la 1ère DL (croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg).

Alors que le Chateaurenault va s’entrainer avec le Richelieu, les autres navires après une escale à Mers-El-Kébir du 16 au 20 octobre, gagnent Dakar le 25 octobre pour une école à feu à Rufisque du 26 octobre au 12 novembre, rentrant tous à Toulon le 19 novembre 1945.

Après une période d’entretien à flot commune du 20 novembre au 10 décembre, les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT sortent pour essais du 11 au 14 décembre et pour remise en condition du 15 au 25 décembre, rentrant à Toulon le lendemain 26 décembre 1945.

Le Turenne et ses compères effectuent une sortie d’entrainement commune du 7 au 17 janvier pour préparer un entrainement commun de six semaines avec leurs homologues de la 9ème DCT (Le Fantasque L’Audacieux et Le Malin) ainsi que les torpilleurs de la 1ère DT (Le Fier L’Agile L’Entreprenant Le Farouche) et le croiseur lourd Algérie.

La petite escadre quitte Toulon le 22 janvier, l’Algérie ouvrant la marche suivit par la 2ème DCT, la 1ère DT et la 9ème DCT. Les onze navires vont s’entrainer intensivement du 22 janvier au 7 mars, date de leur retour à Toulon.

La 2ème DCT quitte Toulon le 15 mars pour un entrainement de division dans le Golfe du Lion, entrainement qui occupe les trois contre-torpilleurs du 15 mars au 20 mai 1946, les trois navires rentrant à Toulon le 28 mai après une escale à Marseille du 20 au 27 mai 1946.

Le Turenne sort en compagnie du Bayard pour une école à feux du 5 au 12 juin, mouillant aux salins d’Hyères du 13 au 17 juin pour exercices avant de rentrer à Toulon le lendemain 18 juin. Il participe ensuite aux essais (20 au 23 juin) et à la remise en condition (25 juin au 11 juillet) du Du Guesclin avant d’être à son tour indisponible du 12 juillet au 2 août.

Après ses essais à la mer du 2 au 5 août  1946, il  rallie les Salins d’Hyères où il retrouve le Bayard et le Du Guesclin. Les trois contre-torpilleurs sont à la mer du 6 au 20 août pour sa remise en condition, les trois navires faisant escale à La Ciotat du 21 au 24 août avant de rentrer à Toulon le 25 août 1946.

La 2ème DCT quitte Toulon le 12 septembre 1946 pour un entrainement de division au large de Dakar qui doit être suivit d’une mission de présence dans le Golfe de Guinée. Ils se ravitaillent à Casablanca le 17 et rallient la capitale de l’AOF le 21 septembre.

L’entrainement à  lieu du 22 septembre au 17 octobre et suivit d’une période de relâche à Dakar avant une mission de présence dans le Golfe de Guinée, la 2ème DCT faisant escale à Abidjan du 27 au 30 octobre, à Conakry du 2 au 5 novembre, à Libreville du 7 au 11 novembre et à Pointe Noire du 13 au 17 novembre 1946.

Les trois contre-torpilleurs entament le transit retour en direction de Toulon, faisant escale à Douala du 20 au 23 novembre, à Abidjan du 25 au 28 novembre, à Dakar du 1er au 5 décembre, à Casablanca du 9 au 12 décembre avant de rentrer à Toulon le 17 décembre 1946 et de rester au port jusqu’à la fin de l’année.

Le Turenne et ses deux compères de la 2ème DCT sortent pour la première fois de l’année du 7 au 17 janvier 1947 pour un entrainement de base. Après un mouillage aux salins d’Hyères du 18 au 24 janvier, les trois contre-torpilleurs effectuent une école à feux du 25 janvier au 3 février, date de leur retour à Toulon.

La 2ème DCT enchaine par un entrainement commun avec la 1ère DCT (Bruix D’Assas et La Tour d’Auvergne) et les croiseurs légers de la 6ème DC (De Grasse Chateaurenault Guichen) et ce du 8 au 27 février. Ils rentrent tous à Toulon le 28 février 1947.

Le 5 mars 1947, la 2ème DCT devait sortir pour un entrainement de division mais le Turenne est victime d’une avarie mécanique qui retarde cet entrainement de division.

Le 17 mars 1947, le Turenne réparé rejoint ses deux compères qui sortent du 18 au 25 mars pour un entrainement de base destiné à la fois à tester et à remettre en condition le Turenne. La 2ème DCT ainsi reconstituée va enfin entamer son entrainement de division  printanier qui après une escale à Nice du 26 au 30 mars, occupe la division du 31 mars au 1er juin 1947.

Le Turenne est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 1er au 21 juin, sortant pour essais du 22 au 26 juin puis pour remise en condition du 28 juin au 13 juillet, à chaque fois en compagnie du Bayard.

Le Turenne participe ensuite à la remise en condition du Du Guesclin, sortant en sa compagnie du 15 au 18 juillet pour les essais réglementaires puis du 20 juillet au 5 août pour la remise en condition, les deux contre-torpilleurs allant alors mouiller en rade de Villefranche.

Le 9 août, le Bayard arrive à Villefranche où il retrouve le Turenne et le Du Guesclin. Les trois navires sortent pour la remise en condition du Bayard et ce du 10 au 25 août, faisant escale à La Ciotat du 26 août au 1er septembre avant de rentrer à Toulon le lendemain 2 septembre 1947.

Le 8 septembre 1947, la 2ème DCT quitte Toulon pour un entrainement de division au large du Levant. Ils sont accompagnés par la 5ème DCT et le pétrolier-ravitailleur Liamone. Les six contre-torpilleurs effectuent ainsi la traversée sans escale Toulon-Beyrouth, étant ravitaillés deux fois par le PRE avant d’arriver à destination le 16 septembre 1947.

L’entrainement se déroule du 19 septembre au 20 octobre et après une escale à Beyrouth, La 2ème et la 5ème DCT accompagnés du PRE quittent le Levant le 25 octobre, relâchent à Bizerte du 30 octobre au 4 novembre avant de rentrer à Toulon le 7 novembre 1947 au matin.

Le 7 novembre 1947, le Turenne devient navire-amiral de la 2ème DCT en remplacement du Bayard qui va entrer en grand carénage.

Les deux contre-torpilleurs disponibles de la 2ème DCT  effectuent un entrainement de base au large de Sète du 16 au 23 novembre, faisant escale à Sète du 24 au 27 novembre avant d’enchainer par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 28 novembre au 2 décembre puis après une escale à Marseille du 3 au 7 décembre, une école à feux du 8 au 12 décembre. Ils rentrent à Toulon le 14 décembre 1947 à l’aube et reste au port jusqu’à la fin de l’année civile.

Après une courte sortie du 1er au 4 janvier, le Turenne et le Du Guesclin retrouvent le Bayard qui venait d’achever son grand carénage.

A place d’une remise en condition classique, les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT manœuvrent du 10 au 20 janvier avec la 5ème DCT et la «Division de Fer», la 5ème Division de Croiseurs. Les croiseurs font ensuite escale à Bastia, la 5ème DCT à Calvi et la 2ème DCT à l’Ile Rousse avant que les neuf navires ne rentrent à Toulon le 28 janvier 1948.

Le Turenne et le Bayard sortent pour un entrainement de division du 3 février au 12 mars, date du retour des deux navires  à Toulon.

Le Turenne débarque alors ses munitions et vidange ses soutes avant d’être échoué le 13 mars dans bassin n°3 du Missiessy et ce jusqu’au 15 mai quand il est remis à flot. Il sort pour essais du 17 au 21 mai avant de retrouver ses deux compères aux salins d’Hyères.

Les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT sortent pour la remise en condition du Turenne du 22 mai au 8 juin puis après ravitaillement à Toulon le 9 juin du 10 au 18 juin, date du retour à Toulon de la division.

Du 22 juin au 2 juillet, le Turenne affronte le Du Guesclin dans une série de joutes antisurface avec tirs simulés d’artillerie ainsi que des lancements fictifs de torpilles. Il participe aux essais (5 au 8 juillet) et à la remise en condition (9 au 21 juillet) du Bayard qui sortait de sa période d’indisponibilité estivale. Le Bayard et le Turenne participe ensuite du 25 juillet au 8 août à la remise en condition du Du Guesclin.

Le Turenne et ses deux compères de la 2ème DCT sortent pour une école à feux du 15 au 22 août avant de rentrer à Toulon le 23 août pour passer aux effectifs de guerre.

Du 28 août au 4 septembre, la 2ème DCT sort en compagnie de la 1ère DCT (Bruix D’Assas La Tour d’Auvergne) pour remise en condition du croiseur lourd Charlemagne. Rentrés à Toulon le 5 septembre à l’aube, ils se ravitaillent, se tenant prêt à appareiller en cas d’attaque italienne.

10-Contre-torpilleurs (39)

Le Du Guesclin

Statue de Du Guesclin à Dinan

Statue de Du Guesclin à Dinan

-Le Du Guesclin est mis sur cale aux Chantiers Navals Français à Caen (cale n°1) le 5 mai 1942 et lancé le 12 décembre 1943 puis remorqué au quai d’armement pour subir une période d’armement à flot.

Armé pour essais le 4 août 1944, le Du Guesclin réalise ses essais constructeurs du 4 au 7 août puis quitte Caen le lendemain 8 août pour Cherbourg où il est officiellement remis à la marine nationale pour entamer essais officiels et mise en condition.

Il quitte Cherbourg le 11 août pour rallier Lorient le 13 août 1944, passant aussitôt au bassin et ce jusqu’à la fin du mois.

Armé officiellement pour essais le 2 septembre 1944, le puissant contre-torpilleur réalise ses premiers essais officiels du 3 au 12 septembre, essais non exempts de problèmes techniques qui oblige la marine à anticiper le deuxième passage au bassin qui à lieu du 13 septembre au 3 octobre pour réparations, des modifications techniques et quelques travaux de peinture.

La deuxième campagne d’essais officiels du 4 au 22 octobre se passe nettement mieux, le contre-torpilleur étant considéré comme rodé. Il effectue ensuite ses essais d’artillerie du 23 octobre au 3 novembre puis ses essais torpilles et grenades ASM au large de Brest du 5 au 9 novembre, rentrant à Lorient le lendemain 10 novembre.

Après un ultime passage au bassin du 12 au 21 novembre, le Du Guesclin quitte Lorient pour sa traversée de longue durée le 24 novembre, faisant escale à Bordeaux du 25 au 28 novembre, à Lisbonne du 1er au 4 décembre, à Casablanca du 6 au 9 décembre, à Dakar du 10 au 12 décembre, le contre-torpilleur effectuant une phase de tir au polygone de Rufisque du 13 au 20 décembre avant de prendre le chemin de Toulon, faisant une dernière escale à Casablanca du 24 au 27 décembre.

Pénétrant en Méditerranée, il fait sa jonction avec ses deux futurs compères de la 2ème DCT, les contre-torpilleurs Bayard et Turenne au large des Baléares dans la journée du 31 décembre, les trois navires manœuvrant ensemble du 1er au 8 janvier 1945, rentrant à Toulon le lendemain 9 janvier.

Le contre-torpilleur Du Guesclin est admis au service actif le 31 décembre 1944, intégrant la 2ème DCT, division du groupement de contre-torpilleurs de la 2ème Escadre basée à Toulon.

Après une période d’entretien à flot du 12 au 27 janvier 1945, les trois contre-torpilleurs sortent pour essais du 28 au 31 janvier avant d’aller mouiller aux salins d’Hyères. Après une période d’entrainement à flot du 1er au 5 février, les trois contre-torpilleurs vont effectuer leur premier entrainement de division du 6 février au 15 avril, date de leur retour à Toulon.

Le Du Guesclin et le Turenne sortent ensemble pour entrainement du 21 avril au 10 mai, enchainant par la remise en condition du Bayard du 12 au 26 mai.

Après une école à feux du 1er au 8 juin, les trois contre-torpilleurs vont mouiller aux salins d’Hyères du 9 au 17 juin, date à laquelle ils reprennent la mer pour un exercice commun avec le croiseur lourd Algérie et la 9ème DCT (Le Fantasque L’Audacieux et Le Malin) qui va les occuper du 18 juin au 2 juillet, ce groupe occasionnel faisant escale à Nice du 3 au 7 juillet avant de rentrer à Toulon le 9.

Le Du Guesclin effectue une école à feux en solitaire du 15 au 22 juillet avant de participer aux essais (26 au 29 juillet) et à la remise en condition (31 juillet au 9 août) du Bayard qui sort de la traditionnelle période d’indisponibilité estivale pour entretien et permissions de l’équipage.

Le Du Guesclin est  indisponible du 16 au 31 août, sortant pour essais (2 au 5 septembre) et pour remise en condition (7 au 21 septembre) en compagnie de ses deux compères de la 2ème DCT.

Du 30 septembre au 15 octobre 1945, la 2ème DCT effectue un exercice de grande ampleur en compagnie de la 6ème DC (croiseurs légers De Grasse Chateaurenault Guichen) et surtout de la 1ère DL (croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg) plus leurs torpilleurs d’escadre.

Alors que le Chateaurenault va s’entrainer avec le Richelieu, les autres navires après une escale à Mers-El-Kébir du 16 au 20 octobre, gagnent Dakar le 25 octobre pour une école à feu à Rufisque du 26 octobre au 12 novembre, rentrant tous à Toulon le 19 novembre 1945.

Après une période d’entretien à flot commune du 20 novembre au 10 décembre, les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT sortent pour essais du 11 au 14 décembre et pour remise en condition du 15 au 25 décembre, rentrant à Toulon le lendemain 26 décembre 1945.

Le Du Guesclin, le Bayard et le Turenne effectuent une sortie d’entrainement commune du 7 au 17 janvier pour préparer un entrainement commun de six semaines avec leurs compères de la 9ème DCT (Le Fantasque L’Audacieux et Le Malin) ainsi que les torpilleurs de la 1ère DT (Le Fier L’Agile L’Entreprenant Le Farouche) et le croiseur lourd Algérie.

La petite escadre quitte Toulon le 22 janvier, l’Algérie ouvrant la marche suivit par la 2ème DCT, la 1ère DT et la 9ème DCT. Les onze navires vont s’entrainer intensivement du 22 janvier au 7 mars, entrainement entrecoupé d’une escale à Nice du 3 au 6 février.

La 2ème DCT quitte Toulon le 15 mars pour un entrainement de division dans le Golfe du Lion, entrainement qui occupe les trois contre-torpilleurs du 15 mars au 20 mai 1946, les trois navires rentrant à Toulon le 28 mai après une escale à Marseille du 20 au 27 mai 1946.

Le Du Guesclin est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 29 mai au 19 juin, sortant pour essais du 20 au 23 juin puis pour remise en condition du 25 juin au 11 juillet à chaque fois en compagnie du Turenne.

Le Du Guesclin participe ensuite aux essais (12 au 15 juillet) et à la remise en condition (16 juillet au 1er août) du Bayard, les deux navires allant mouiller dès le lendemain 2 août 1946 aux salins d’Hyères où ils sont rejoints le 5 août par le Turenne qui venait de réaliser ses essais après sa période d’indisponibilité estivale.

Les trois contre-torpilleurs sont à la mer du 6 au 20 août pour la remise en condition du Turenne, les trois navires faisant escale à La Ciotat du 21 au 24 août avant de rentrer à Toulon le 25 août 1946.

La 2ème DCT quitte Toulon le 12 septembre 1946 pour un entrainement de division au large de Dakar qui doit être suivit d’une mission de présence dans le Golfe de Guinée. Ils se ravitaillent à Casablanca le 17 et rallient la capitale de l’AOF le 21 septembre.

Après un entrainement intensif du 22 septembre au 17 octobre, les trois contre-torpilleurs relâchent à Dakar avant d’entamer leur mission de présence.

Ils quittent la capitale de l’AOF le 24 octobre direction Abidjan où les trois navires font escale du 27 au 30 octobre, à Conakry du 2 au 5 novembre, à Libreville du 7 au 11 novembre et à Pointe Noire du 13 au 17 novembre 1946.

Les trois contre-torpilleurs entament le transit retour en direction de Toulon, faisant escale à Douala du 20 au 23 novembre, à Abidjan du 25 au 28 novembre, à Dakar du 1er au 5 décembre, à Casablanca du 9 au 12 décembre avant de rentrer à Toulon le 17 décembre 1946 et de rester au port jusqu’à la fin de l’année.

Le Du Guesclin et ses deux compères de la 2ème DCT sortent pour la première fois de l’année du 7 au 17 janvier 1947 pour un entrainement de base. Après un mouillage aux salins d’Hyères du 18 au 24 janvier, les trois contre-torpilleurs effectuent une école à feux du 25 janvier au 3 février, date de leur retour à Toulon.

La 2ème DCT enchaine par un entrainement commun avec la 1ère DCT (Bruix D’Assas et La Tour d’Auvergne) et les croiseurs légers de la 6ème DC (De Grasse Chateaurenault Guichen) et ce du 8 au 27 février. Ils rentrent tous à Toulon le 28 février 1947.

Le 5 mars 1947, la 2ème DCT devait sortir pour un entrainement de division mais le Turenne est victime d’une avarie. Le Du Guesclin et le Bayard sortent donc seuls pour une école à feux du 5 au 12 mars, allant mouiller aux salins d’Hyères pour poursuivre l’entrainement au mouillage.

Le 17 mars 1947, le Turenne réparé rejoint ses deux compères qui sortent du 18 au 25 mars pour un entrainement de base destiné à la fois à tester et à remettre en condition le Turenne. La 2ème DCT ainsi reconstituée va enfin réaliser son entrainement de division  printanier qui va occuper la division du 31 mars au 31 mai, entrainement marqué par des escales à Nice, Marseille et Ajaccio. Ils sont de retour à Toulon le 1er juin.

Le Du Guesclin et le Bayard sortent pour une école à feux du 8 au 15 juin, mouillant aux Salins d’Hyères jusqu’au 20 juin avant de rentrer le lendemain 21 juin à Toulon.

Le Du Guesclin est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 22 juin au 13 juillet, sortant pour essais du 15 au 18 juillet puis pour remise en condition du 20 juillet au 5 août, à chaque fois en compagnie du Turenne, les deux contre-torpilleurs allant alors mouiller en rade Villefranche.

Le 9 juillet, ils sont rejoints par le Bayard qui venait de réaliser ses essais à la mer après sa période d’indisponibilité, le Du Guesclin participant ensuite avec le Turenne à sa remise en condition du 10 au 25 août 1947, faisant escale à La Ciotat du 26 août au 1er septembre avant de rentrer à Toulon le lendemain 2 septembre 1947.

Le 8 septembre 1947, la 2ème DCT quitte Toulon pour un entrainement de division au large du Levant. Ils sont accompagnés par la 5ème DCT (Aigle Vautour Gerfaut) et le pétrolier-ravitailleur Liamone. Les six contre-torpilleurs effectuent ainsi la traversée sans escale Toulon-Beyrouth, étant ravitaillés deux fois par le PRE avant d’arriver à destination le 16 septembre 1947.

Les deux DCT vont s’entrainer dans la région du 19 septembre au 20 octobre avec la participation d’unités de la DNL notamment l’aviso colonial La Grandière et le pétrolier-caboteur Ardèche. La 2ème et la 5ème DCT accompagnés du PRE quittent le Levant le 25 octobre, relâchent à Bizerte du 30 octobre au 4 novembre avant de rentrer à Toulon le 7 novembre 1947 au matin.

Le 15 novembre 1947, le Du Guesclin sort en compagnie du Turenne, devenu en raison de l’immobilisation du Bayard, le navire-amiral de la 2ème DCT pour un entrainement qui va les occuper du 16 novembre au 12 décembre, les deux navires ralliant Toulon le 14 décembre.

Après une courte sortie du 1er au 4 janvier, le Du Guesclin et le Turenne retrouvent le Bayard qui venait d’achever son grand carénage.

A place d’une remise en condition classique, les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT manœuvrent du 10 au 20 janvier avec la 5ème DCT et la «Division de Fer», la 5ème Division de Croiseurs, les modernes et puissants Saint Louis Charlemagne et Henri IV, des mastodontes de 14000 tonnes, filant à 33 noeuds et armés de neuf canons de 203mm en trois tourelles triples. Les croiseurs font ensuite escale à Bastia, la 5ème DCT à Calvi et la 2ème DCT à l’Ile Rousse avant que les neuf navires ne rentrent à Toulon le 28 janvier 1948.

Rentré à Toulon, le Du Guesclin débarque ses munitions et vidange ses soutes avant d’être échoué l 30 janvier 1948 au bassin n°3 du Missiessy pour un grand carénage bien mérité. A part l’électronique qui doit être régulièrement mise à jour car évoluant très vite, les travaux se limitent à une remise en état complète de la coque, de l’appareil propulsif, des locaux-vie et des locaux opérations.

Remis à flot le 12 mars 1948, le Du Guesclin sort pour essais du 14 au 17 mars, retrouvant aux salins d’Hyères le 18 mars son compère avec qui il sort pour remise en condition du 19 au 31 mars puis après ravitaillement à Toulon le 1er avril,  du 2 au 10 avril, date à laquelle ils rentrent à Toulon.

Du 17 au 24 avril, le Du Guesclin et le Bayard effectuent une école à feux, mouillant en rade de Villefranche du 25 avril au 2 mai avant de subir un entrainement de défense aérienne à la mer du 3 au 12 mai, rentrant le lendemain à Toulon. Le 15 mai, les deux contre-torpilleurs disponibles de la 2ème DCT quittent Toulon pour rallier les salins d’Hyères.

Le 21 mai 1948, le Turenne après ses essais post-carénage rallie les Salins d’Hyères où il retrouve ses deux partenaires de la 2ème DCT. Les trois contre-torpilleurs de la division sortent pour sa remise en condition du 22 mai au 8 juin puis après ravitaillement à Toulon le 9 juin du 10 au 18 juin, date du retour à Toulon de la division.

Le Du Guesclin affronte du 22 juin au 2 juillet le Turenne dans une série de joutes antisurfaces avec  des tirs simulés d’artillerie et de torpilles.

Le Du Guesclin est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 4 au 19 juillet 1948, sortant pour essais du 20 au 24 juillet, retrouvant ce dernier jour ses sister-ships Bayard et Turenne aux salins d’Hyères pour sa remise en condition, les trois navires étant à la mer du 25 juillet au 8 août, date à laquelle les trois navires rentrent à Toulon.

Le Du Guesclin et ses deux compères de la 2ème DCT sortent pour une école à feux du 15 au 22 août avant de rentrer à Toulon le 23 août pour passer aux effectifs de guerre.

Du 28 août au 4 septembre, la 2ème DCT sort en compagnie de la 1ère DCT (Bruix D’Assas La Tour d’Auvergne) pour remise en condition du croiseur lourd Charlemagne.

Rentrés à Toulon le 5 septembre à l’aube, ils se ravitaillent, se tenant prêt à appareiller en cas d’attaque italienne.

10-Contre-torpilleurs (38)

I-Contre-Torpilleurs classe Bayard

Avant-propos

Avec la construction des quatre Hoche, la marine nationale disposait d’une force conséquente de trente six-contre-torpilleurs majoritairement déployés en Méditerranée puisque Brest ne disposait que de trois DCT et que Dunkerque n’avait qu’une DCT à deux navires soit seulement onze contre-torpilleurs qui n’étaient ni déployés à Toulon, ni à Bizerte et encore moins à Mers-El-Kébir.

Il fallait cependant songer à remplacer les Jaguar, les premiers contre-torpilleurs construits après le premier conflit mondial. Ces navires qui symbolisèrent la renaissance de notre marine nationale étaient considérés comme des navires peu réussis manquant de punch et de puissance.

De toute façon même si ces navires avaient été réussis, ils devaient être remplacés à moyen terme puisque ayant été mis en service en 1926 (Jaguar Tigre Chacal) et en 1927 (Léopard Panthère Lynx), ils devaient être désarmés normalement en 1943 et 1944 à l’issue de dix-sept années de service.

Le remplacement des Jaguar est entamé le 1er avril 1940 quand un décret-loi autorise le financement de six contre-torpilleurs.

L’étude technique est entamée le 4 avril 1940 quand on fait le bilan, une sorte  une base de départ pour d’eventuelles modifications : schéma de coque des Mogador, appareil-moteur analogue, armement principal de huit canons de 130mm en quatre tourelles doubles.

Le calendrier serré oblige le STCN à renoncer à  une nouvelle étude, de repartir de zéro. Il fallait construire rapidement de nouveaux navires.

Il paraissait difficile de construire des navires plus gros que les Hoche qui auraient été de véritables croiseurs légers et difficile de construire des navires plus légers pour une raison évidente : la concurrence italienne. En effet, la Regia Marina avait décidé de riposter aux deux Mogador par des croiseurs-éclaireurs de classe Capitani Romani armés de huit canons de 135mm en quatre tourelles doubles.

Rapidement donc, le STCN part sur l’idée d’une redite des Hoche qui avaient l’avantage de la série en réduisant les coûts, le temps de construction et facilitait la formation des équipages.

L’étude s’accélère vraiment au printemps 1941. L’étude quasi-finale des futurs Bayard donne un navire de 3000 tW, une vitesse maximale en service courant de 36 noeuds et un armement composé de huit canons de 130mm en quatre tourelles doubles, douze canons de 37mm Schneider modèle 1941 en six affûts doubles, quatre canons de 25mm en deux affûts doubles, dix tubes lance-torpilles de 550mm (deux plate-formes triples et deux plate-formes doubles) et deux grenadeurs de sillage avec une trentaine de projectiles.

Sur le plan technique, la coque est étroitement dérivée de celle des Hoche et Mogador mais les superstructures sont refondues pour s’adapter notamment à l’installation dès le neuvage des radars avec un mat renforcé. Un rouf continu est intégré pour faciliter la circulation d’un bout à l’autre du navire notamment en période de mauvais temps.

Le plan est définitivement approuvé en janvier 1942 et les navires sont baptisés du nom de grands chefs de guerre français : Bayard Du Guesclin Turenne Bugeaud Du Chayla et Dupetit-Thouars.

La construction est repartie entre trois chantiers : l’Arsenal de Lorient pour le Bayard et le Bugeaud, les Chantiers Navals de France à Caen pour le Du Guesclin et le Du Chayla et enfin la Société Provençale de Construction Navale (SPCN) de La Ciotat pour le Turenne et le Dupetit-Thouars.

Le Bayard

Le chevalier Bayard

Le chevalier Bayard

-Le Bayard est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient (cale n°3) le 12 mars 1942 et lancé le 4 septembre 1943 après dix-huit mois de travail.

Après huit mois d’achèvement à flot, il est armé pour essais le 7 mai 1944, effectuant deux campagnes d’essais, la première du 10 au 31 mai et la seconde du 21 juin au 13 juillet ainsi que deux passages au bassin : le premier du 1er au 17 juin et le second du 14 juillet au 4 août.

Prêt techniquement, le Bayard effectue ses essais d’artillerie du 10 au 25 août au large de Lorient notamment contre la coque de l’ancien cuirassé Voltaire échoué sur la presqu’île de Rhuys. Il gagne ensuite Brest le 28 août pour effectuer ses essais de recette de torpilles et de grenades du 29 août au 5 septembre, date à laquelle il rentre à Lorient pour préparer sa traversée de longue durée.

Le 17 septembre 1944, le Bayard quitte Lorient et traverse l’Atlantique, direction Halifax où il arrive le 24 septembre. Il fait escale à Boston du 27 au 30 septembre, à New York du 2 au 6 octobre, à Washington du 8 au 12 octobre, à Jacksonville du 14 au 17 octobre avant de rallier Fort de France le 21 octobre.

Après une période d’entretien du 22 octobre au 12 novembre (avec passage au bassin du 25 octobre au 9 novembre), le Bayard quitte la Martinique le 14 novembre, traverse l’Atlantique, fait escale à Casablanca du 20 au 23 novembre avant de rallier Toulon le 29 novembre 1944

Le contre-torpilleur Bayard est admis au service actif le 1er décembre 1944, étant placé provisoirement hors rang à Toulon au sein du groupement de torpilleurs de la la 2ème Escadre.

Le Bayard effectue une première sortie à la mer du 5 au 10 décembre, retrouvant en haute mer son sister-ship Turenne qui venait d’achever sa traversée de longue durée. Les deux contre-torpilleurs manoeuvrent ensemble du 11 au 14 décembre avant de rallier Toulon.

Le 15 décembre 1944, l’admission au service actif du Turenne permet l’activation de la 2ème DCT, ce numéro avait été laissé vacant quand les Guépard Lion et Bison avaient rallié Brest et avait formé une nouvelle 1ère DCT.

La nouvelle 2ème DCT sort pour entrainement du 20 au 27 décembre, faisant escale à Ajaccio du 28 au 31 décembre 1944.

Le dernier jour de l’année 1944, les deux contre-torpilleurs quittent Ajaccio pour la haute mer, accueillant au large des Baléares le Du Guesclin, troisième contre-torpilleur de la 2ème DCT. Les trois navires manœuvrent ensemble du 1er au 8 janvier avant de rentrer le lendemain 9 janvier 1945 à Toulon.

Après une période d’entretien à flot du 12 au 27 janvier 1945, les trois contre-torpilleurs sortent pour essais du 28 au 31 janvier avant d’aller mouiller aux salins d’Hyères. Après une période d’entrainement à flot du 1er au 5 février, les trois contre-torpilleurs vont effectuer leur premier entrainement de division.

Le Bayard (Al) quitte le premier son mouillage suivit par le Turenne et le Du Guesclin. Après une école à feux du 6 au 10 février, les trois contre-torpilleurs se ravitaillent à Toulon le 11 février avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 12 au 17 février 1945.

Après une escale à Ajaccio du 18 au 23 février, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 24 février au 1er mars avant une nouvelle escale à Marseille du 2 au 6 mars. L’entrainement de division se poursuit avec un entrainement de mouillage de mines du 7 au 11 mars.

Après un nouveau ravitaillement à Toulon le 12 mars, le Bayard et ses deux compères s’entrainent à la lutte ASM contre les sous-marins L’Astrée et La Favorite du 13 au 21 mars.

Après une escale à Nice du 22 au 27 mars, les trois contre-torpilleurs effectuent un exercice de synthèse dans le Golfe du Lion du 29 mars au 15 avril, date de leur retour à Toulon.

Le Bayard victime d’une avarie mécanique est indisponible du 18 avril au 7 mai 1945, sortant pour essais du 8 au 11 mai avant de sortir pour remise en condition du 12 au 26 mai en compagnie de ses deux compères de la 2ème DCT.

Après une école à feux du 1er au 8 juin, les trois contre-torpilleurs vont mouiller aux salins d’Hyères du 9 au 17 juin, date à laquelle ils reprennent la mer pour un exercice commun avec le croiseur lourd Algérie et la 9ème DCT (Le Fantasque L’Audacieux et Le Malin), exercice qui va occuper les navires concernés du 18 juin au 2 juillet, la petite escadre faisant escale à Nice du 3 au 7 juillet avant de rentrer à Toulon le surlendemain.

Le Bayard est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 10 au 25 juillet, sortant pour essais du 26 au 29 juillet et pour remise en condition du 31 juillet au 9 août en compagnie du Du Guesclin.

Le Bayard participe aux essais (11 au 14 août) et à la remise en condition (16 au 31 août) du Turenne avant que le Bayard et le Turenne ne participe aux essais (2 au 5 septembre) et à la remise en condition (7 au 21 septembre) du Du Guesclin.

Du 30 septembre au 15 octobre 1945, le Bayard et ses compères de la 2ème DCT effectuent un exercice commun avec le croiseur de bataille Strasbourg, ses torpilleurs d’escadre Fleuret et Lansquenet ainsi que les croiseurs légers De Grasse Chateaurenault et Guichen.

Alors que le Chateaurenault va s’entrainer avec le Richelieu, les autres navires après une escale à Mers-El-Kébir du 16 au 20 octobre, gagnent Dakar le 25 octobre pour une école à feu à Rufisque du 26 octobre au 12 novembre, rentrant tous à Toulon le 19 novembre 1945.

Après une période d’entretien à flot commune du 20 novembre au 10 décembre, les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT sortent pour essais du 11 au 14 décembre et pour remise en condition du 15 au 25 décembre, rentrant à Toulon le lendemain 26 décembre 1945.

Le Bayard et ses compères effectuent une sortie d’entrainement commune du 7 au 17 janvier 1946 pour préparer un entrainement commun de six semaines avec leurs compères de la 9ème DCT, les torpilleurs légers de la 1ère DT  et le croiseur lourd Algérie.

La petite escadre quitte Toulon le 22 janvier, l’Algérie ouvrant la marche suivit par la 2ème DCT, la 1ère DT et la 9ème DCT. Les onze navires effectuent un premier exercice de combat antisurface du 22 janvier au 2 février, l’Algérie menant les torpilleurs légers  contre les contre-torpilleurs.
Après une escale à Nice du 3 au 6 février, la petite escadre effectue une école à feux du 7 au 15 février avant un ravitaillement à Toulon le 16 février. Ils enchainent par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 17 au 27 février avant un exercice de synthèse du 28 février au 7 mars, date du retour des navires à Toulon.

La 2ème DCT quitte Toulon le 15 mars pour un entrainement de division dans le Golfe du Lion, effectuant une école à feux du 15 au 22 mars avant une escale à Port La Nouvelle du 23 au 27 mars, enchainant par un entrainement au combat antisurface du 28 mars au 4 avril quand les trois navires vont se ravitailler à Toulon.

Le Bayard, le Du Guesclin et le Turenne effectuent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 5 au 15 avril avant une escale à Nice du 16 au 21 avril 1946. Ils effectuent ensuite un entrainement ASM du 22 avril au 2 mai en compagnie des sous-marins La Gorgone et L’Africaine puis après un ravitaillement à Ajaccio le 3 mai, les trois contre-torpilleurs exécutent un exercice de synthèse du 4 au 19 mai, faisant escale à Marseille du 20 au 27 mai avant de rallier Toulon le lendemain 28 mai 1946.

Le Bayard sort en compagnie du Turenne pour une école à feux du 5 au 12 juin, mouillant aux salins d’Hyères du 13 au 17 juin pour exercices avant de rentrer à Toulon le lendemain 18 juin.

Le Bayard est indisponible  du 20 juin au 11 juillet 1946 pour entretien et permissions de l’équipage, sortant pour essais du 12 au 15 juillet et pour remise en condition du 16 juillet au 1er août à chaque fois en compagnie du Guesclin.

Les deux contre-torpilleurs vont mouiller aux salins le 2 août 1946 où ils sont rejoint le 5 août par le Turenne qui venaient de réaliser ses essais après son indisponibilité estivale. Les trois contre-torpilleurs sont à la mer du 6 au 20 août pour la remise en condition du Turenne, les trois navires faisant escale à La Ciotat du 21 au 24 août avant de rentrer à Toulon le 25 août 1946.

La 2ème DCT quitte Toulon le 12 septembre 1946 pour un entrainement de division au large de Dakar qui doit être suivit d’une mission de présence dans le Golfe de Guinée. Ils se ravitaillent à Casablanca le 17 et rallient la capitale de l’AOF le 21 septembre.

Ils réalisent une école à feux au polygone de Rufisque du 22 au 30 septembre puis un entrainement au combat antisurface du 2 au 9 octobre avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 11 au 17 octobre.

Après une période de relâche à Dakar, les trois contre-torpilleurs quittent la capitale de l’AOF le 24 octobre direction Abidjan où les trois navires font escale du 27 au 30 octobre, à Conakry du 2 au 5 novembre, à Libreville du 7 au 11 novembre et à Pointe Noire du 13 au 17 novembre 1946.

Les trois contre-torpilleurs entament le transit retour en direction de Toulon, faisant escale à Douala du 20 au 23 novembre, à Abidjan du 25 au 28 novembre, à Dakar du 1er au 5 décembre, à Casablanca du 9 au 12 décembre avant de rentrer à Toulon le 17 décembre 1946 et de rester au port jusqu’à la fin de l’année.

Le Bayard et ses deux compères de la 2ème DCT sortent pour la première fois de l’année du 7 au 17 janvier 1947 pour un entrainement de base. Après un mouillage aux salins d’Hyères du 18 au 24 janvier, les trois contre-torpilleurs effectuent une école à feux du 25 janvier au 3 février, date de leur retour à Toulon.

La 2ème DCT enchaine par un entrainement commun avec les contre-torpilleurs de la 1ère DCT (Bruix D’Assas et La Tour d’Auvergne) et les croiseurs légers de la 6ème DC (De Grasse Chateaurenault Guichen) et ce du 8 au 27 février. Ils rentrent tous à Toulon le 28 février 1947.

Le 5 mars 1947, le Bayard et ses deux compères de la 2ème DCT doivent sortir pour un entrainement de division mais le Turenne est victime d’une avarie. Le Bayard et le Du Guesclin sortent donc seuls pour une école à feux du 5 au 12 mars, allant mouiller aux salins d’Hyères pour poursuivre l’entrainement.

Le 17 mars 1947, le Turenne réparé rejoint ses deux compères qui sortent du 18 au 25 mars pour un entrainement de base destiné à la fois à tester et à remettre en condition le Turenne. La 2ème DCT ainsi reconstituée va enfin entamer son entrainement de division  printanier.

Après une escale à Nice du 26 au 30 mars, les trois contre-torpilleurs effectuent une école à feux du 31 mars au 5 avril, se ravitaillant à Toulon le 6 avril avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 7 au 17 avril puis par une escale à Marseille du 18 au 21 avril 1947.

Après un entrainement de défense aérienne du 22 avril au 2 mai, les trois contre-torpilleurs font escale à Ajaccio du 3 au 6 mai avant d’enchainer par un entrainement anti-sous-marin contre les sous-marins La Réunion et Crozet du 7 au 17 mai. Après un ultime ravitaillement à Toulon le 18 mai, les trois contre-torpilleurs réalisent un exercice de synthèse du 19 au 31 mai, rentrant à Toulon le 1er juin 1947.

Le Bayard et le Du Guesclin sortent pour une école à feux du 8 au 15 juin, mouillant aux Salins d’Hyères jusqu’au 20 juin avant de rentrer le lendemain 21 juin à Toulon.

Le Bayard participe alors aux essais et à la remise en condition du Turenne, les deux navires sortant du 22 au 26 juin puis du 28 juin au 13 juillet, date de leur retour à Toulon.

Le Bayard est indisponible du 14 juillet au 4 août 1947, sortant pour essais en solitaire du 5 au 8 août avant de retrouver en rade de Villefranche ses deux compères de la 2ème DCT le lendemain.

Les trois contre-torpilleurs sont à la mer pour la remise en condition du Bayard et ce du 10 au 25 août, faisant escale à La Ciotat du 26 août au 1er septembre avant de rentrer à Toulon le lendemain 2 septembre 1947.

Le 8 septembre 1947, la 2ème DCT quitte Toulon pour un entrainement de division au large du Levant. Ils sont accompagnés par la 5ème DCT (Aigle Vautour Gerfaut) et le pétrolier-ravitailleur Liamone.

Les six contre-torpilleurs effectuent ainsi la traversée sans escale Toulon-Beyrouth, étant ravitaillés deux fois par le PRE avant d’arriver à destination le 16 septembre 1947.

Le cycle d’entrainement commence le 19 septembre par une école à feu qui s’achève le 27 septembre 1947. Après une escale à Lattaquié du 28 septembre au 1er octobre, les deux divisions s’affrontent dans un exercice de défense et d’attaque de convois, convoi symbolisé par l’aviso colonial La Grandière et le pétrolier-caboteur Ardèche, les deux divisions assurant tour à tour la défense et l’escorte du convoi sans parler des périodes où les deux divisions sont recomposées.

Après un ravitaillement auprès du Liamone le 10 octobre, les deux divisions de contre-torpilleurs effectuent un exercice de défense aérienne à la mer jusqu’au 20 octobre quand ils rallient le port de Beyrouth.  La 2ème et la 5ème DCT accompagnés du PRE quittent le Levant le 25 octobre, relachent à Bizerte du 30 octobre au 4 novembre avant de rentrer à Toulon le 7 novembre 1947 au matin.

Le jour même, le Bayard transmet au Turenne son pavillon de navire-amiral de la 2ème DCT puis débarque ses munitions et vidange ses soutes. Le lendemain 8 novembre 1947, il est échoué au bassin n°3 du Missiessy pour son premier grand carénage qui s’achève le 2 janvier 1948 quand il est remis à flot et sort pour essais jusqu’au 5 janvier 1948.

Du 10 au 20 janvier, le Bayard effectue sa remise en condition au cours d’un exercice commun avec la 5ème DC (croiseurs lourds Saint Louis Charlemagne et Henri IV) et la 5ème DCT (Aigle Albatros Gerfaut), les navires faisant escale à Bastia pour les croiseurs, à Calvi pour la 5ème DCT, et à l’Ile Rousse pour la 2ème DCT (21 au 27 janvier). Les neuf navires sont de retour à Toulon le 28 janvier 1948. Le Bayard redevient alors navire-amiral de la 2ème DCT.

Le Bayard et le Turenne sortent pour un entrainement de division. Après une école à feux du 3 au 10 février, les deux contre-torpilleurs font escale à Nice du 11 au 14 février avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 15 au 22 février.

Après un ravitaillement rapide à Toulon le 23 février, les deux contre-torpilleurs s’entrainent au mouillage de mines du 23 au 26 février puis à la défense aérienne à la mer du 27 février au 4 mars quand ils se ravitaillent à nouveau à Toulon pour effectuer un exercice de synthèse du 5 au 12 mars, date du retour des deux navires  à Toulon.

Le Bayard va alors participer à la remise en condition du Du Guesclin qui sort de son premier grand carénage. Mouillé aux Salins d’Hyères dès le 14 mars, le Bayard est rejoint par le Du Guesclin le 18 mars 1948 après les essais à la mer réglémentaires.

Le Bayard et le Du Guesclin sort pour remise en condition du second du 19 au 31 mars puis après ravitaillement à Toulon le 1er avril, effectuent une ultime phase de remise en condition du 2 au 10 avril, date à laquelle ils rentrent à Toulon.

Du 17 au 24 avril, le Bayard et le Du Guesclin effectuent une école à feux, mouillant en rade de Villefranche du 25 avril au 2 mai avant de subir un entrainement de défense aérienne à la mer du 3 au 12 mai, rentrant le lendemain 13 mai à Toulon. Le 15 mai, les deux contre-torpilleurs disponibles de la 2ème DCT quittent Toulon pour rallier les salins d’Hyères.

Ils sont rejoints le 21 par le Turenne qui venait d’achever ses essais post-carénage. Le Bayard et le du Guesclin participent à la remise en condition de leur compère du 22 mai au 8 juin et du 10 au 18 juin, la journée du 9 étant consacrée à un ravitaillement à Toulon.

Le Bayard est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 19 juin au 4 juillet, sortant pour essais du 5 au 8 juillet et pour remise en condition du 9 au 21 juillet en compagnie du Turenne, les deux navires allant mouiller aux salins d »Hyères le même jour.

Ils sont rejoints par le Du Guesclin le 24 juillet après ses essais. Les trois navires sortent pour sa remise en condition du 25 juillet au 8 août, date du retour de la division à Toulon.

Le Bayard et ses deux compères de la 2ème DCT sortent pour une école à feux du 15 au 22 août avant de rentrer à Toulon le 23 août pour passer aux effectifs de guerre. Du 28 août au 4 septembre, la 2ème DCT sort en compagnie de la 1ère DCT pour remise en condition du croiseur lourd Charlemagne. Rentrés à Toulon le 5 septembre à l’aube, ils se ravitaillent, se tenant prêt à appareiller en cas d’attaque italienne.