16-Navires auxiliaires (1)

16°) NAVIRES AUXILIAIRES

A-Ravitailleur de sous-marins Jules Verne

Le Jules Verne

Le Jules Verne

Le sous-marin, un navire fragile

Comme vous le savez, l’entre-deux-guerre voit la France investir massivement pour se doter d’une flotte sous-marine et doit donc veiller à son soutien logistique. Or le sous-marin est un navire fragile qui ne peut pas embarquer de pièces détachées ni d’installations d’entretien même sommaire. Un navire de surface spécialisé est nécessaire.

En attendant un éventuel navire spécialisé, la Royale va utiliser des navires dont ce n’était pas la mission première comme le transport-hôpital Tourville lancé en 1884 sous le nom de Gironde mais rebaptisé Tourville en 1909, servant à l’école de canonnage jusqu’en 1914 avant de participer au premier conflit mondial comme navire-atelier. Rebaptisé Rhin en 1924, il est désarmé en 1933, coulé par une tempête en 1944 avant que l’épave renflouée ne soit démolie en 1946.

Le vieux cuirassé Marceau de 1887 va être également utilisé comme bâtiment-base de sous-marins à Brindisi au profit des sous-marins de l’Adriatique. D’autres navires vont être utilisés de manière plus occasionnelle, le navire-atelier Foudre, l’aviso Vitry le François et le pétrolier Durance.

Après avoir donc utilisé des navires dont ce n’était pas la mission première, la France décide de construire un navire connu à l’origine sous le nom de R1 et qui reçoit le nom de Jules Verne et qui est financé à la tranche 1926.

Carrière opérationnelle du Jules Verne

-Le Jules Verne est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient dans la Forme de Lanester le 3 juin 1929 mis à flot le 3 février 1931 et admis au service actif le 26 septembre 1932.

Affecté à la 2ème Escadre à Brest, il devient navire-amiral de la 2ème flottille de sous-marins le 10 juillet 1935,  passant en Méditerranée durant la guerre de Pologne en compagnie de la 2ème FSM et basé à Oran avec les sous-marins en question.

Il est redéployé à Brest au printemps 1940, quittant Oran le 15 mars 1940 pour rallier Brest le 20 mars afin de subir un grand carénage.

Du 23 mars au 9 mai 1940, il est échoué au bassin n°8 au Laninon pour subir un grand carénage qui se limite à une remise en état complète. Après des travaux complémentaires, il est armé pour essais  le 23 mai, sortant pour essais les 24 et 25 puis pour remise en condition du 27 mai au 3 juin 1940.

Basé à Brest, il sort très régulièrement pour soutenir les sous-marins, montant des bases avancées au mouillage dans le golfe de Gascogne ou en Manche voir jusqu’en Afrique.

La réorganisation de septembre 1940 ne change rien pour le Jules Verne qui reste navire-amiral des sous-marins de la flotte de l’Atlantique désormais regroupés au sein de la 5ème Escadre qui succède à la 4ème ESM.

Du 9 mars au 30 avril 1943, il est échoué au bassin n°8 du Laninon pour un grand carénage qui double une remise en état complète d’une modernisation de ses capacités (radars, DCA plus moderne).

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 15 mai 1943, sortant pour essais les 16 et 17 mai puis pour remise en condition du 19 au 27 mai 1943.

Le 25 septembre 1944, le Jules Verne quitte Brest en compagnie des sous-marins Casabianca Achille Persée de la 2ème DSM pour entrainement au large de Dakar. Le 5 octobre, à la hauteur du Cap Bojador, il font leur jonction avec le ravitailleur rapide L’Adour et les contre-torpilleurs Desaix Marceau Kléber de la 12ème DCT venus de Toulon, les huit navires ralliant Dakar le 9 octobre 1944.

Du 13 octobre au 5 novembre, les sous-marins de la 2ème DSM s’entrainent intensivement au large de la capitale de l’AOF notamment à des entrainements à la protection de convois, le convoi étant symbolisé par le Jules Verne qui est attaqué à la torpille et au canon de 100mm. Du 5 au 12 novembre 1944, le Jules Verne effectue l’entretien courant de ses trois protégés.

Du 12 novembre au 18 novembre, le Jules Verne reste à quai à Dakar avant de participer à l’exercice de synthèse du 20 novembre au 1er décembre. Le Jules Verne et la 2ème DSM quittent Dakar le 2 décembre pour rallier Brest le 9 décembre 1944 à l’aube.

Le 5 janvier 1945, le ravitailleur Jules Verne quitte Brest en compagnie du PRE La Seine, des sous-marins Agosta et Béveziers et des contre-torpilleurs Vautour Milan Epervier de la 6ème DCT.

Les deux sous-marins et le Jules Verne mouillent dans l’estuaire de la Loire puis les sous-marins appareillent pour intercepter La Seine escortés par la 6ème DCT (6 au 11 janvier), les sous-marins échouant à intercepter le convoi qui arrivent à Casablanca le 13 janvier 1945.

Les deux sous-marins effectuent un entrainement en duo du 18 au 25 janvier, se ravitaillant à Casablanca le 26 janvier avant de rallier les autres navires engagés dans cet exercice pour une escale commune à Bordeaux du 1er au 7 février, tous les navires rentrant à Brest le lendemain 8 février 1945.

Du 16 mars au 5 mai 1946, le Jules Verne est échoué dans le bassin n°8 du Laninon pour un nouveau grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 21 mai 1946, sortant pour essais les 22 et 23 mai puis pour remise en condition du 25 mai au 3 juin 1948.

Le 25 août 1948, le Jules Verne quitte Brest en compagnie de la 8ème DSM pour rallier Dakar afin d’être prêt en cas d’éclatement du conflit.

Les quatre submersibles arrivent à Dakar en compagnie du Jules Verne le 2 septembre 1948, le ravitailleur débarquant du matériel pour renforcer la base sous-marine de Dakar avant de revenir à Brest en solitaire le 9 septembre 1948, se préparant à de nouvelles missions de soutien.

L’unique ravitailleur de sous-marin de la marine nationale _en attendant l’achèvement de l’Atlantide_ va quitter Brest escorté par deux corvettes pour rallier Rosyth où il doit appuyer les sous-marins français engagés dans la terrible campagne de Norvège.

Caractéristiques Techniques du Jules Verne

Déplacement : standard 4347 tW pleine charge 6340 tonnes

Dimensions : longueur (hors tout) 122m (entre perpendiculaires) 115.06m largeur 17.20m tirant d’eau 6.75m

Propulsion : deux moteurs diesels Sulzer dévellopant 7000ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 16 noeuds distance franchissable 12000 miles nautiques à 15 noeuds 18500 miles nautiques à 11 noeuds

Armement : (origine) 4 canons de 90mm modèle 1926 en affûts simples, 4 canons de 37mm modèle 1925 et 9 mitrailleuses de 8mm

(1948) 4 canons de 90mm modèle 1926 en affûts simples, 8 canons de 37mm Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles modèle 1943

Installations spécifiques :  Le Jules Verne devait pouvoir soutenir quatre sous-marins de 600 tonnes mouillés à couple. Il peut embarquer 350 tonnes de gazole, 85 tonnes d’huile, 10 tonnes d’eau de boisson, 25 tonnes d’eau distillée, 8 tonnes d’acide sulfurique, 1500 tonnes de pétrole et 10 tonnes d’alcool.

Il embarque également 220 obus de 100mm, 1200 coups de 37mm, 70 torpilles ou 56 torpilles et 50 mines, 30 jours de vivres pour neuf sous-marins, des consommables pour trois mois  et 10000 litres de vin

Six ateliers : optique, torpilles, mécanique, forge, charpentage et électricité

Capacité hôtellière : 14 premiers maitres et maitres, 35 seconds-maitres et 160 QMM soit 209 personnes. Equipage : 12 officiers, 54 officiers mariniers et 238 QMM soit 304 hommes

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15-Pétroliers et ravitailleurs rapides (10)

Le Liamone

-Le Liamone est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) de Dunkerque le 4 avril 1940 lancé le 15 janvier 1942 et mis en service le 10 mars 1943 à Cherbourg son port d’armement.

Il quitte Cherbourg le 12 mars 1943, charge du mazout, du gazole et du matériel à Brest le 13 mars puis reprend la mer le 15.

Le Liamone fait escale à Casablanca du 20 au 23 mars avant de rallier Toulon le 28 mars 1943, intégrant la 2ème Escadre pour soutenir notamment les cuirassés et le porte-avions Joffre comme le 21 mars 1945 quand il ravitaille successivement le Provence, le Joffre et leurs quatre torpilleurs d’escadre ou encore le 29 août 1945.

Du 16 au 22 septembre 1945, le Provence sert de plastron au groupe aérien du Joffre, étant ravitaillés à plusieurs reprises par le Liamone. Les cinq navires font escale à Tunis du 23 au 27 septembre avant de tous rentrés à Toulon le 29 septembre 1945.

Du 26 février au 7 avril 1946, Le PRE Liamone est échoué dans le bassin Vauban n°7 pour son premier grand carénage. Outre une remise en état complète, il reçoit un radar et un complément de DCA. Armé pour essais le 15 avril, il sort pour essais les 16 et 17 avril puis pour remise en condition du 19 au 30 avril 1946.

Le 5 mai 1946, le PRE Liamone quitte Toulon en compagnie du cargo rapide Tlemcen et des contre-torpilleurs Desaix Marceau et Kléber (12ème DCT) pour un entrainement de division délocalisé à Dakar et dans le Golfe de Guinée.

Les cinq navires arrivent le 15 mai 1946 à Dakar. Après quelques jours de relache pour réparer le matériel et reposer les hommes, la 12ème DCT entame son cycle d’exercice par une école à feux du 18 au 21 mai avant d’enchainer par un exercice de défense aérienne à la mer du 23 au 27 mai puis un exercice de défense et d’attaque de convois du 29 mai au 5 juin au cours duquel le Tlemcen et le Liamone sont alternativement protégés par deux contre-torpilleurs et attaqué par le troisième.

Après une nouvelle escale à Dakar du 6 au 9 juin, les trois contre-torpilleurs accompagnés du cargo et du pétrolier ravitailleur quittent la capitale de l’AOF le 10 juin puis rallient Abidjan le 15 juin après un transit marqué par une série d’exercices.

Alors que le Tlemcen est mouillé dans la lagune pour servir de base mobile, la 12ème DCT et le pétrolier-ravitailleur reprennent la mer pour une nouvelle série d’exercice ayant pour thème la protection d’un cargo rapide et ce du 17 au 25 juin. La petite escadre fait ensuite escale à Conakry du 27 au 30 juin, à Libreville du 2 au 6 juillet et à Pointe-Noire du 8 au 11 juillet.

Ils rallient le Tlemcen au large d’Abidjan le 14 juillet et les cinq navires entament le transit retour en direction de Toulon, faisant escale à Dakar du 17 au 20 juillet, Casablanca du 24 au 27 juillet avant de rallier Toulon le 1er août 1946.

Le 8 septembre 1947, le pétrolier-ravitailleur d’escadre Liamone quitte Toulon en compagnie des contre-torpilleurs Bayard Du Guesclin Turenne (2ème DCT) Aigle Albatros Gerfaut (5ème DCT) pour un entrainement de division au large du Levant. Les six contre-torpilleurs effectuent ainsi la traversée sans escale Toulon-Beyrouth, étant ravitaillés deux fois par le PRE avant d’arriver à destination le 16 septembre 1947.

Le cycle d’entrainement commence le 19 septembre par une école à feu qui s’achève le 27 septembre 1947. Après une escale à Lattaquié du 28 septembre au 1er octobre, les deux divisions s’affrontent dans un exercice de défense et d’attaque de convois, convoi symbolisé par l’aviso colonial La Grandière et le pétrolier-caboteur Ardèche, les deux divisions assurant tour à tour la défense et l’escorte du convoi sans parler des périodes où les deux divisions sont recomposées.

Après un ravitaillement auprès du Liamone le 10 octobre, les deux divisions de contre-torpilleurs effectuent un exercice de défense aérienne à la mer jusqu’au 20 octobre quand ils rallient le port de Beyrouth.

La 2ème et la 5ème DCT accompagnés du PRE quittent le Levant le 25 octobre, relachent à Bizerte du 30 octobre au 4 novembre avant de rentrer à Toulon le 7 novembre 1947 au matin.

Le 5 septembre 1948, le pétrolier-ravitailleur Liamone était à quai à Toulon, en entretien. Il accélère sa remise en condition pour être prêt à mener des missions de guerre.   

Le Rhône

-Le Rhône est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde (FCG) sis à Bordeaux le 12 septembre 1944 lancé le 12 mars 1946 et mis en service le 4 octobre 1946 à Brest son port d’armement.

Affecté en Indochine, il quitte Brest dès le 1er octobre soit avant sa mise en service pour rallier son port d’attache. Il traverse l’Atlantique à bonne vitesse, se ravitaillant à Fort de France le 9 octobre et arrivant à l’entrée du canal de Panama le 12 octobre. Il franchit le canal interocéanique les 13 et 14 octobre.

Après un bref ravitaillement à Balboa le 15 octobre avant de traverser le Pacifique direction Pearl Harbor où ils font escale du 19 au 21 octobre avant de reprendre leur route, faisant escale à Guam du 26 au 28 octobre, à Subic Bay du 5 au 8 novembre avant de rallier Cam-Ranh le 11 novembre 1946.

Du 13 au 30 novembre 1946, Le Rhône est échoué dans la forme n°1 de l’Arsenal de Cam-Ranh pour inspection et travaux après une longue traversée. Il sort pour essais les 1er et 2 décembre puis remise en condition du 4 au 10 décembre 1946.

Du 4 au 20 février 1947, Le PRE Le Rhône participe à la remise en condition du croiseur lourd Tourville en compagnie du croiseur léger Duguay-Trouin.

Le 24 février, un incident frontalier oppose des légionnaires français à des soldats thaïlandais pour quelques arpents de terre disputés entre la France et la Thaïlande. La France bien décidée à ne pas se laisser se marcher sur les pieds décide d’effectuer une démonstration navale.

Dès le lendemain, une petite escadre appareille de Cam-Ranh, escadre composée des croiseurs Tourville et Duguay Trouin ainsi que du PRE Le Rhône, bientôt rejoints par l’aviso colonial Amiral Charner venu de Saïgon pour une démonstration dans le Golfe de Thaïlande, démonstration à laquelle ne répond pas la marine thaïlandaise.

Cette démonstration s’achève le 4 mars quand les trois navires français mettent cap sur Cam Ranh où ils arrivent le 7 mars 1947, l’amiral Charner lui ralliant Saïgon.

Du 23 octobre au 15 novembre, le pétrolier-ravitailleur d’escadre Le Rhône soutien le croiseur lourd Tourville pour une mission de surveillance dans le Golfe de Thaïlande, relayé par des avions et des hydravions pour pister les unités de la marine thaïlandaise.

Du 24 février au 6 mars 1948, Le Rhône sort pour un entrainement en compagnie du porte-avions léger Alienor d’Aquitaine, du croiseur léger Duguay-Trouin et du croiseur lourd Tourville.

Le 5 septembre 1948, Le Rhône est à quai à Cam-Ranh, s’apprêtant à sortir pour des exercices communs à tous les navires des FNEO.

La Garonne

-Le Garonne est mis sur cale aux Forges et Chantiers de Gironde (FCG) le 4 octobre 1944 lancé le 4 avril 1946 et mis en service le 12 novembre 1946 à Brest, son port d’armement.

Affecté à Diego-Suarez, il quitte Brest le 15 novembre, font escale à Casablanca du 20 au 23 novembre, franchit les colonnes d’Hercules le 24 novembre pour pénétrer en Méditerranée.

La Garonne fait escale à Bizerte du 28 au 30 novembre, est à Alexandrie du 5 au 8 décembre avant de franchir le canal de Suez les 9 et 10 décembre. Il est à Djibouti du 15 au 18 décembre avant de rallier Diego-Suarez le 26 décembre 1946.

Bien que classé PRE, La Garonne va servir autant de ravitailleur rapide pour les navires des FNAEF mais également de transport pétrolier, chargeant à Adaban (Iran) et à Basrah (Irak) du mazout et du gazole pour alimenter les dépôts de Djibouti et de Diego-Suarez.

Le 24 août 1948, il quitte Diego-Suarez en compagnie de la corvette La Rouennaise pour rallier Adaban afin de charger du mazout pour les dépôts de Diego Suarez. Les deux navires arrivent à destination le 2 septembre, chargeant du mazout les 3 et 4 septembre, appareillant dans la nuit du 4 au 5 septembre pour rentrer à Diego Suarez le 14 septembre 1948.

Caractéristiques Techniques des PRE de classe La Seine

Déplacement : standard 8490 tW pleine charge 21200 tonnes 14800 tonnes de port en lourd

Dimensions : longueur hors tout 160m longueur à la flottaison 158m longueur entre perpendiculaires 153m largeur 22m tirant d’eau 9m pleine charge

Propulsion : deux groupes de turbines Parson alimentées par trois chaudières dévellopant 14750ch entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 18 noeuds (14 noeuds en service courant) rayon d’action inconnu

Electronique : un radar de navigation

Capacités : douze citernes pour le transport de mazout (huit citernes), de gazole (deux citernes), de carburant aviation (deux citernes) soit 12000 tonnes de mazout, quatre soutes pour vivres et pièces détachées (170 tonnes au total).

Le ravitaillement à lieu à couple avec quatre postes pour combustible et un en flèche. Deux grues de 25 tonnes pour le transfert à couple et à flot de charges lourdes.

Armement : deux canons de 100mm modèle 1925 et huit canons de 37mm Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles. Des mitrailleuses de 7.5mm sont embarquées au moment de l’entrée en guerre.  

Equipage : 140 officiers et marins

10-Contre-torpilleurs (37)

Le Kléber

Le général Kléber (1753-1800)

Le général Kléber (1753-1800)

-Le Kléber est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) à Dunkerque le 10 février 1942 et lancé le 17 juillet 1943 avant d’être remorqué à quai pour achèvement à flot.

Il quitte son chantier constructeur le 9 octobre 1943, faisant escale à Cherbourg du 10 au 15 octobre avant de rallier Lorient le 17 octobre 1943 où il retrouve le Desaix. En dépit de la présence simultanée des deux sister-ships, les deux navires vont mener leur mise en condition séparément.

Il passe au bassin du 22 octobre au 4 novembre 1943 dans la forme de Lanester avant d’entamer sa campagne d’essais officiels. Il est à la mer du 5 au 22 novembre pour essais qui se passent bien en dépit de certains problèmes au niveau des turbines.

Il passe à nouveau au bassin du 23 novembre au 5 décembre avant d’entamer une deuxième campagne d’essais officiels du 8 au 30 décembre. Il entame ensuite ses essais artillerie, sortant pour cela du 2 au 14 janvier 1944 notamment en tirant sur l’ancien cuirassé Voltaire échoué sur la presqu’île de Rhuys.

Après un ravitaillement à Lorient le 15 janvier, il rallie Brest le lendemain 16 janvier pour effectuer ses essais recette de torpilles et de grenades ASM avant de rentrer à Lorient le 18 janvier 1944. Il passe à nouveau au bassin, une ultime mise au sec pour des modifications et des travaux de peinture et ce du 20 janvier au 7 février 1944.

Après des essais finaux du 8 au 11 février, la clôture d’armement est prononcé le 12 février 1944 et le contre-torpilleur va entamer sa mise en condition avant de rallier Toulon son port d’attache.

Il quitte Lorient le 13 février 1944, fait escale à Lisbonne du 16 au 19 février, à Cadix du 20 au 23 février, à Casablanca du 24 au 27 février avant de traversée l’Atlantique, faisant escale à Caracas du 3 au 7 mars,  à Cayenne du 9 au 12 mars, à Rio de Janeiro du 15 au 21 mars avant de traverser l’Atlantique, faisant escale à Dakar 26 au 28 mars, profitant des installations du polygone de Rufisque pour réaliser une école à feux du 29 mars au 4 avril. Il quitte Dakar le 5 avril et rallie Toulon le 11 avril 1944.

Le contre-torpilleur Kléber est admis au service actif le 11 avril 1944, intégrant la 12ème DCT déjà composée du Marceau (Al) et du Desaix.

Le 28 avril 1944, la 12ème DCT appareille pour son premier entrainement de division qui à lieu entre Corse et Continent et ce du 28 avril au 12 juin, mouillant aux salins d’Hyères du 13 au 21 juin avant de rentrer à Toulon le lendemain 22 juin 1944.

Le Kléber et le Desaix sortent une école à feux commune du 29 juin au 9 juillet, faisant escale à Marseille du 10 au 14 juillet, rentrant le lendemain à Toulon. Le Kléber participe ensuite aux essais (16 au 19 juillet) et à la remise en condition (21 juillet au 7 août) du Marceau.

Le Kléber est indisponible du 8 au 30 août, sortant pour essais du 31 au 3 septembre avant de rallier les salins d’Hyères le 4 septembre où il retrouve ses deux compères de la 12ème DCT. Les trois contre-torpilleurs sortent pour sa remise en condition du 5 au 21 septembre, date à laquelle les trois contre-torpilleurs ont retrouvé leur poste au quai Noël.

Le 1er octobre, la 12ème DCT quitte Toulon en compagnie du ravitailleur rapide L’Adour, se ravitaillant à la mer pour pouvoir rallier Dakar sans escale.

Le 5 octobre, à la hauteur du cap Bojador, les trois contre-torpilleurs et le ravitailleur rapide font leur jonction avec le ravitailleur de sous-marin Jules Verne et les sous-marins Casabianca Achille et Persée de la 2ème DSM, les neuf navires ralliant Dakar le 9 octobre 1944.

La 12ème DCT effectue un entrainement de division du 12 octobre au 4 novembre avant de faire relâche à Dakar du 5 au 11 novembre puis s’enchainer par un entrainement commun avec la 2ème DSM du 12 au 18 novembre puis par un exercice de synthèse du 20 novembre au 1er décembre.

Le Kléber et ses deux compères de la 1éème DCT quittent Dakar en compagnie de L’Adour le 3 décembre, relâchent à Casablanca du 7 au 10 décembre avant de rentrer à Toulon le 14 décembre 1944 et de rester au port jusqu’à la fin de l’année civile.

Le Kléber et le Desaix sortent pour un entrainement de défense aérienne à la mer du 5 au 12 janvier, allant mouiller le 13 janvier 1945 aux salins d’Hyères où ils retrouvent leur sister-ship Marceau présent sur place depuis deux jours.

Après cinq jours au mouillage (13 au 18 janvier), la 12ème DCT ainsi reconstituée va effectuer son premier entrainement de division de l’année. Cet entrainement va occuper les trois navires du 19 janvier au 7 mars 1945, date de leur retour à Toulon.

Le Kléber et le Desaix quittent Toulon le 17 mars pour un entrainement alors que le Marceau est indisponible suite à une avarie mécanique, entrainement qui s’achève le 5 avril avant un retour le lendemain à Toulon. Du 10 au 30 avril, le Kléber et le Desaix participent à la remise en condition du Marceau.

Le 7 mai 1945, le Kléber accompagné du Marceau et du Desaix quitte Toulon en compagnie des torpilleurs légers de la 1ère DT. Après un affrontement de division du 7 au 17 mai, les deux divisions font escale en Corse, la 12ème DCT à Calvi et la 1ère DT à l’Ile-Rousse (18 au 23 mai).

Les deux divisions vont ensuite manoeuvrer ensemble du 24 mai au 30 juin avant une escale à Marseille du 1er au 4 juillet, les deux divisons rentrant à Toulon le lendemain.

Le Kléber et le Marceau sortent pour entrainement du 11 au 19 juillet avec école à feux et lancement de torpilles, rentrant à Toulon le 25 juillet après un mouillage aux salins d’Hyères du 20 au 24 juillet.

Le Kléber est indisponible du 27 juillet au 17 août, sortant pour essais (18 au 21 août) et pour remise en condition (23 août au 7 septembre) en compagnie du Desaix, les deux contre-torpilleurs participent ensuite du 16 septembre au 1er octobre à la remise en condition du Marceau.

Le 7 octobre 1945, la 12ème DCT quitte Toulon pour son entrainement de division automnal, entrainement qui l’occupe du 7 octobre au 10 décembre.

Le Kléber et le Desaix sortent une dernière fois pour entrainement du 15 au 27 décembre avant de subir une période d’entretien à flot du 28 décembre au 12 janvier, sortant pour essais du 13 au 16 janvier et pour remise en condition du 17 janvier au 2 février.

La 12ème DCT réduite aux seuls Kléber et Desaix (Al) sort pour entrainement de division du 7 février au 3 avril 1946, date à laquelle les deux contre-torpilleurs arrivent aux salins d’Hyères où ils retrouvent le Marceau qui venait de réaliser ses essais à la mer.

Les trois contre-torpilleurs sont à la mer du 4 au 11 avril et du 15 au 27 avril, les deux périodes à la mer étant entrecoupées d’une escale à Marseille. Les trois contre-torpilleurs rentrent à Toulon le 28 avril 1946 à l’aube. A l’issue de cette remise en condition, le Kléber devient navire-amiral de la 12ème DCT.

Le 5 mai 1946, la 12ème DCT quitte Toulon pour un entrainement de division délocalisé à Dakar et dans le Golfe de Guinée. Le soutien logistique est assuré par le pétrolier-ravitailleur Liamone et le cargo rapide Tlemcen chargé de vivres, de munitions, de pièces détachées.

L’entrainement de division à lieu du 18 mai au 9 juin au large de Dakar avant une nouvelle phase d’entrainement dans le Golfe de Guinée du 17 au 25 juin avant une mission de présence dans les ports de l’AEF.

Les trois contre-torpilleurs et Le Liamone rallient le cargo rapide Tlemcen au large d’Abidjan le 14 juillet et les cinq navires entament le transit retour en direction de Toulon, faisant escale à Dakar du 17 au 20 juillet, Casablanca du 24 au 27 juillet avant de rallier Toulon le 1er août 1946.

Les trois contre-torpilleurs de la 12ème DCT sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 2 au 23 août, sortant pour essais du 24 au 27 août avant un stage de remise en condition du 29 août au 10 septembre, date à laquelle ils rentrent tous à Toulon.

La 12ème DCT sort pour une école à feux commune du 15 au 22 septembre, huit jours avant que le Desaix ne subisse son premier grand carénage.

Le 1er octobre 1946, le Kléber et le Marceau quittent Toulon pour un entrainement de division automnal qui à cette fois lieu dans le Golfe du Lion et au large de la Corse et ce jusqu’au 21 novembre, les deux contre-torpilleurs faisant escale à La Ciotat du 22 au 27 novembre avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Le Kléber sort une dernière fois du 5 au 13 décembre, rentrant à Toulon le 14 décembre 1946. Il débarque ses munitions et vidange ses soutes, avant d’être échoué au bassin n°2 du Missiessy du 16 décembre 1946 au 27 février 1947.

Il sort pour essais du 28 février au 2 mars en compagnie de ses deux compères de la 12ème DCT avant de se ravitailler pour participer du 3 au 10 mars à l’entrainement de la Force T qui sert également de remise en condition.

Outre la 12ème DCT, cet entrainement va engager le cuirassé Alsace, le porte-avions Joffre, le croiseur lourd Henri IV, les croiseurs légers De Grasse et Jean de Vienne, les torpilleurs d’escadre L’Inconstant Lancier Mousquet Bombardier, les sous-marins Nivose Floréal Ile de Brehat ainsi que les pétroliers Elorn et Liamone.

La Force T va donc participer à des exercices avec la Mediterranean Fleet sur le modèle des exercices Entente Cordiale qui engage la flotte de l’Atlantique et la Home Fleet. Cet exercice est baptisé «Cordial Agreement» en guise de clin d’œil

Pour cette première, la flotte britannique de la Méditerranée à mobilisé les cuirassés Nelson et Rodney, le porte-avions Indomitable, les croiseurs légers Belfast et Newcastle, six destroyers et quatre sous-marins.

Cette exercice imposant va occuper les deux marines du 16 au 21 mars, faisant une brève escale à Bizerte le 22 mars avant de rentrer à Toulon ou de rester en Tunisie, la 12ème DCT rentrant dans le port varois le 24 mars.

Le 2 avril 1947, la 12ème DCT devait sortir pour un entrainement de division mais le Marceau est victime d’une avarie, laissant le Kléber et le Desaix sortir pour une école à feux du 2 au 11 avril avant de mouiller aux salins d’Hyères où ils sont rejoints par le Marceau. La 12ème DCT sort pour son entrainement de division du 22 avril au 12 juin, date du retour des trois navires à Toulon.

Le Kléber et le Desaix sortent pour une école à feux du 17 au 28 juin, faisant escale à La Ciotat du 29 juin au 2 juillet avant de rentrer le lendemain à Toulon. Le Kléber sort pour les essais (4 au 7 juillet) et remise en condition (8 au 24 juillet) du Marceau qui venait d’être indisponible pour entretien et permissions de l’équipage.

Le Kléber est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 26 juillet au 16 août 1947, sortant pour essais (17 au 20 août) et pour remise en condition (21 août au 5 septembre) en compagnie de ses sister-ships Desaix et Marceau.

La 12ème DCT sort pour un entrainement de division automnal en Méditerranée occidentale du 13 septembre au 8 novembre, mouillant aux salins d’Hyères du 9 au 15 novembre avant de rentrer à Toulon le lendemain 16 novembre 1947.

Alors que le Marceau est indisponible suite à une avarie mécanique, le Kléber et le Desaix sortent ensemble pour entrainement au large de Toulon et ce du 20 au 27 novembre, mouillant aux salins d’Hyères du 28 novembre au 4 décembre, rentrant à Toulon le lendemain. Du 9 au 23 décembre, le Kléber accompagné par le Desaix participe à la remise en condition du Marceau.

La 12ème DCT effectue une première sortie du 7 au 15 janvier 1948 pour une école à feux au cours de laquelle sont testés de nouveaux obus explosifs de 130mm, mieux adaptés au bombardement contre la terre.

Après un mouillage aux salins du 16 au 23 janvier, le Kléber et ses deux compères retrouvent en haute mer la 4ème DT (Annamite Hova Somali en attendant le Touareg) pour un exercice commun du 24 janvier au 5 mars, exercice marqué par une escale à Alger.

Le 17 mars 1948, le Kléber et le Desaix quittent Toulon en compagnie des torpilleurs légers Annamite Hova et Somali de la 4ème DT pour rallier Ajaccio le lendemain 18 mars. Mouillant en baie d’Ajaccio, ils retrouvent le Marceau et le Touareg, le dernier torpilleur à intégrer la 4ème DT.

La 12ème DCT et la 4ème DT vont manoeuvrer d’abord chacun de leur côté du 19 au 25 mars puis après ravitaillement le 26 mars, vont s’affronter mutuellement du 27 mars au 6 avril.

Après une escale à Alger du 7 au 11 avril, la 2ème DCT et la 4ème DT subissent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 12 au 22 avril avant une école à feux du 24 avril au 1er mai, date à laquelle ils rallient Calvi où les sept navires font escale du 1er au 5 mai, rentrant dans la soirée à Toulon.

Le Kléber sort pour une école à feux du 10 au 17 mai puis pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 19 au 27 mai, se ravitaillant à Toulon le 28 mai avant d’enchainer par la remise en condition du Desaix du 29 mai au 14 juin, date à laquelle les deux contre-torpilleurs vont mouiller aux salins d’Hyères.

Le 17 juin, le Marceau y retrouve ses deux compères de la 12ème DCT et la division ainsi reconstituée sort pour un entrainement antisurface du 18 au 30 juin, date à laquelle les trois contre-torpilleurs rentrent à Toulon.

Le Kléber sort pour entrainement au combat antisurface du 3 au 10 juillet, rentrant à Toulon le 15 juillet après une escale à Marseille du 11 au 14 juillet. Il est indisponible du 16 au 31 juillet, sortant pour essais du 1er au 4 août  et pour remise en condition du 5 au 14 août en compagnie du Marceau.

Accompagné du Marceau, le Kléber participe aux essais (16 au 18 août) et à la remise en condition (19 au 29 août) du Desaix.

Le 30 août, la 12ème DCT passe aux effectifs de guerre avec le rappel des réservistes et la levée des limitations techniques du temps de paix (vitesse maximale, surcharge carburant et munitions). Le Kléber, le Desaix et le Marceau sortent du 31 août au 3 septembre, rentrant à Toulon le 4 septembre, à la veille de l’offensive allemande en Scandinavie.

A l’annonce des bombardements allemands, les trois contre-torpilleurs quittent Toulon pour prendre position entre le Cap Corse et le continent, de crainte que les italiens n’attaquent pour détourner l’attention des alliés du front scandinave.

Caractéristiques Techniques de la classe Hoche

Déplacement : standard 2884 tW pleine charge 4018 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 137.50m largeur maximale de la coque 12.67m tirant d’eau moyen 4.60m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages Rateau alimentées en vapeur par six chaudières verticales Indret dévellopant 92000ch entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 40 noeuds distance franchissable 4000 miles nautiques à 18 noeuds

Electronique : un radar de navigation, un radar de veille combinée, deux radars de conduite de tir et un Asdic

Armement :

-huit canons de 130mm modèle 1932 en quatre tourelles doubles modèle 1936 (deux avant et deux arrière)

-huit canons de 37mm Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles et six canons de 25mm en trois affûts doubles

-dix tubes lance-torpilles de 550mm (deux plate-formes triples et deux plate-formes doubles, toutes latérales)

-deux grenadeurs de sillage avec une trentaine de projectiles.

Equipage : 238 officiers et marins

10-Contre-torpilleurs (36)

Le Desaix

La statue du général Desaix (1768-1801) à Clermont Ferrand

La statue du général Desaix (1768-1801) à Clermont-Ferrand

-Le Desaix est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) à Dunkerque le 13 octobre  1941. Il est lancé le 12 juin 1943 pour un achèvement à flot assez court comme tous les navires construits aux ACF qui étaient très avancés au moment du lancement.

Il quitte son chantier constructeur le 4 septembre 1943, fait une escale à Cherbourg du 4 au 7 septembre avant de rallier Lorient, son port d’armement le 8 septembre 1943.

Il passe au bassin dans la forme de Lanester du 9 au 22 septembre avant d’effectuer une première campagne d’essais du 23 septembre au 4 octobre, passant ensuite à nouveau au bassin du 5 au 21 octobre pour les démontages finaux.

Le Desaix effectue sa deuxième campagne d’essais officiels du 24 octobre au 7 novembre 1943 avant d’entamer les essais de son artillerie. Ils sort pour essais artillerie du 12 au 30 novembre puis du 3 au 9 décembre avant de gagner Brest le 10 décembre. Le contre-torpilleur teste ses torpilles du 11 au 20 décembre puis rentre à Lorient le 21 décembre pour un ultime passage au bassin pour d’ultimes modifications et des travaux de peinture et ce du 23 décembre 1943 au 5 janvier 1944.

Après des essais finaux du 6 au 8 janvier, la clôture d’armement est prononcé le 10 janvier 1944 et va préparer sa traversée de longue durée en direction des Antilles avant qu’il rallie Toulon, son futur port d’attache.

Le Desaix quitte Lorient le 12 janvier et traverse l’Atlantique, direction Fort de France où il arrive le 18 janvier. Après un exercice avec l’aviso colonial Bougainville du 19 au 24 janvier, le contre-torpilleur traverse à nouveau l’Atlantique, faisant escale à Casablanca du 30 janvier au 5 février avant de rallier Toulon le 10 février 1944.

Le contre-torpilleur Desaix est admis au service actif le 10 février 1944, formant la 12ème DCT en compagnie de son sister-ship Marceau, division officiellement activée le 13 février.

La division effectue sa première sortie du 16 au 21 février avec école à feux et simulation de lancement de torpilles. Du 26 février au 3 mars 1944, le Desaix et le Marceau effectuent un entrainement combiné en compagnie de la 9ème DCT et du croiseur lourd Saint Louis.

Après un mouillage aux salins d’Hyères du 4 au 12 mars, les deux contre-torpilleurs effectuent une école à feux du 13 au 21 mars, faisant escale à Calvi du 22 au 27 mars avant de rallier Toulon le lendemain. Le Desaix et le Marceau sortent pour une école à feux du 5 au 10 avril.

Le 11 avril 1944, le Kléber est officiellement admis au service actif ce qui permet à la 12ème DCT d’atteindre son format définitif à trois navires.

Le 28 avril 1944, la 12ème DCT appareille pour son premier entrainement de division qui à lieu entre Corse et Continent jusqu’au 12 juin, la division mouillant aux salins d’Hyères du 13 au 21 juin avant de rentrer à Toulon le lendemain 22 juin 1944.

Le Desaix et le Kléber sortent pour une école à feux commune du 29 juin au 9 juillet, faisant escale à Marseille du 10 au 14 juillet, rentrant le lendemain à Toulon.

Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 16 juillet au 7 août 1944, sortant pour essais du 8 au 11 août puis pour remise en condition du 13 au 30 août, à chaque fois en compagnie du Marceau.

Les deux contre-torpilleurs vont mouiller aux salins d’Hyères où ils sont rejoints le 4 septembre par le Kléber dont il assure la remise en condition du 5 au 21 septembre, date à laquelle les trois contre-torpilleurs ont retrouvé leur poste au quai Noël.

Le 1er octobre, la 12ème DCT quitte Toulon en compagnie du ravitailleur rapide L’Adour, se ravitaillant à la mer pour pouvoir rallier Dakar sans escale.

Le 5 octobre, à la hauteur du cap Bojador, les trois contre-torpilleurs et le ravitailleur rapide font leur jonction avec le ravitailleur de sous-marin Jules Verne et les sous-marins Casabianca Achille et Persée de la 2ème DSM venus de Brest, les neuf navires ralliant Dakar le 9 octobre 1944.

La 12ème DCT effectue un entrainement de division du 12 octobre au 4 novembre avant de faire relâche à Dakar du 5 au 11 novembre.

Du 12 au 18 novembre, les trois contre-torpilleurs affrontent les sous-marins de la 2ème DSM notamment au cours d’un exercice de protection de convois, convoi formé par le ravitailleur rapide L’Adour et le Jules Verne.

Après un exercice de synthèse du 20 novembre au 1er décembre, le Desaix et ses deux compères de la 12ème DCT quittent Dakar en compagnie de l’Adour le 3 décembre, relâchent à Casablanca du 7 au 10 décembre avant de rentrer à Toulon le 14 décembre et de rester au port jusqu’à la fin de l’année civile.

Le Desaix et le Kléber sortent pour un entrainement de défense aérienne à la mer du 5 au 12 janvier, allant mouiller le 13 janvier 1945 aux salins d’Hyères où ils retrouvent leur sister-ship Marceau présent sur place depuis deux jours.

Après cinq jours au mouillage (13 au 18 janvier), la 12ème DCT ainsi reconstituée va effectuer son premier entrainement de division de l’année du 19 janvier au 7 mars 1945, date à laquelle les trois contre-torpilleurs rentrent à Toulon.
Le Desaix et le Kléber quittent Toulon le 17 mars pour un entrainement alors que le Marceau est indisponible suite à une avarie mécanique. Après un entrainement du 17 mars au 5 avril, le Desaix et le Kléber participent du 10 au 30 novembre à la remise en condition du Marceau.

Du 7 mai au 30 juin, la 12ème DCT au grand complet effectue un entrainement commun avec les torpilleurs légers de la 1ère DT au large des côtes occidentales de la Corse. Les sept navires font escale à Marseille du 1er au 4 juillet avant de rentrer à Toulon le lendemain 5 juillet.

Le Desaix est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 5 au 26 juillet 1945, sortant pour essais du 27 au 30 juillet et pour remise en condition du 1er au 17 août en compagnie du Marceau.

Il participe ensuite aux essais (18 au 21 août) et à la remise en condition (23 août au 7 septembre) du Kléber, les deux contre-torpilleurs participent ensuite du 16 septembre au 1er octobre à la remise en condition du Marceau.

Le 7 octobre 1945, la 12ème DCT quitte Toulon pour son entrainement de division automnal qui va occuper le Desaix, le Marceau et le Kléber jusqu’au 29 octobre. L’escale à Tunis qui devait durer quatre jours (30 octobre au 4 novembre) se prolonge jusqu’au 11 novembre suite à l’avarie du Marceau. Cela n’empêche pas le Desaix et le Kléber de continuer l’entrainement en mer.

L’entrainement de division stricto sensu reprend par un entrainement ASM contre la 17ème DSM et ce du 13 au 18 et du 20 au 25 novembre. Après un nouveau ravitaillement à Bizerte le 26 novembre, la 12ème DCT effectue un exercice de synthèse du 27 novembre au 7 décembre avant de rallier Toulon le 10 décembre.

Le Desaix et le Kléber sortent une dernière fois pour entrainement du 15 au 27 décembre avant de subir une période d’entretien à flot du 28 décembre au 12 janvier, sortant pour essais du 13 au 16 janvier et pour remise en condition du 17 janvier au 2 février.

Navire-amiral de la 12ème DCT depuis le 3 janvier (le Marceau étant en grand carénage), le Desaix sort en compagnie du Kléber pour un entrainement de division qui occupe les deux contre-torpilleurs du 7 février au 3 avril après escales à Marseille et à Nice.

Ils rallient alors les Salins d’Hyères où ils retrouvent le Marceau mouillé depuis le 29 mars. Les trois contre-torpilleurs sont à la mer du 4 au 11 avril et du 15 au 27 avril, les deux périodes à la mer étant entrecoupées d’une escale à Marseille. Les trois contre-torpilleurs rentrent à Toulon le 28 avril 1946 à l’aube. A l’issue de cette remise en condition, le Marceau redevient navire-amiral de la 12ème DCT.

Le 5 mai 1946, la 12ème DCT quitte Toulon pour un entrainement de division délocalisé à Dakar et dans le Golfe de Guinée. Le soutien logistique est assuré par le pétrolier-ravitailleur Liamone et le cargo rapide Tlemcen chargé de vivres, de munitions, de pièces détachées.

Les cinq navires arrivent le 15 mai 1946 à Dakar. Après quelques jours de relâche pour réparer le matériel et reposer les hommes, la 12ème DCT exécute son entrainement de division du 18 mai au 5 juin.

Après une nouvelle escale à Dakar du 6 au 9 juin, les trois contre-torpilleurs accompagnés du cargo et du pétrolier ravitailleur quittent la capitale de l’AOF le 10 juin puis rallient Abidjan le 15 juin après un transit marqué par une série d’exercices.

Alors que le Tlemcen est mouillé dans la lagune pour servir de base mobile, la 12ème DCT et le pétrolier-ravitailleur reprennent la mer pour une nouvelle série d’exercice ayant pour thème la protection d’un cargo rapide et ce du 17 au 25 juin. La petite escadre fait ensuite escale à Conakry du 27 au 30 juin, à Libreville du 2 au 6 juillet et à Pointe-Noire du 8 au 11 juillet.

Ils rallient le Tlemcen au large d’Abidjan le 14 juillet et les cinq navires entament le transit retour en direction de Toulon, faisant escale à Dakar du 17 au 20 juillet, Casablanca du 24 au 27 juillet avant de rallier Toulon le 1er août 1946.

Les trois contre-torpilleurs de la 12ème DCT sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 2 au 23 août, sortant pour essais du 24 au 27 août avant un stage de remise en condition du 29 août au 10 septembre, date à laquelle ils rentrent tous à Toulon.

La 12ème DCT sort pour une école à feux commune du 15 au 22 septembre, huit jours avant que le Desaix ne subisse son premier grand carénage.

Débarquant ses munitions et vidangeant ses soutes, il est mis au sec au bassin n°2 du Missiessy du 30 septembre au 15 décembre 1946 pour une remise en état complète. Le Desaix sort pour essais du 16 au 18 décembre puis pour remise en condition du 20 décembre au 3 janvier, à chaque fois en compagnie du Marceau.

Les deux contre-torpilleurs sortent pour la première fois de l’année 1947 du 10 au 21 janvier, effectuant un entrainement de routine avec école à feux, des lancements de torpilles. Après une escale à Marseille du 22 au 27 janvier, les deux contre-torpilleurs rentrent à Toulon le lendemain 28 janvier 1947.

La 12ème DCT toujours réduite au Marceau et au Desaix quitte Toulon le 5 février, exécute un entrainement au combat antisurface du 5 au 12 février puis après une escale à Port La Nouvelle du 13 au 17 février, exécute une école à feux du 18 au 23 février, date à laquelle ils rentrent à Toulon.

Du 28 février au 2 mars 1947, le Desaix et le Marceau participent aux essais du Kléber après son premier grand carénage. Sa remise en condition à lieu dans le cadre d’un entrainement engageant outre la 12ème DCT, le cuirassé Alsace, le porte-avions Joffre, le croiseur lourd Henri IV, les croiseurs légers De Grasse et Jean de Vienne, les torpilleurs d’escadre L’Inconstant Lancier Mousquet Bombardier, les sous-marins Nivose Floréal Ile de Brehat ainsi que les pétroliers Elorn et Liamone.

Cette escadre baptisée Force T va donc participer à des exercices avec la Mediterranean Fleet sur le modèle des exercices Entente Cordiale qui engage la flotte de l’Atlantique et la Home Fleet. Cet exercice est baptisé «Cordial Agreement» en guise de clin d’oeil

Pour cette première, la flotte britannique de la Méditerranée à mobilisé les cuirassés Nelson et Rodney, le porte-avions Indomitable, les croiseurs légers Belfast et Newcastle, six destroyers et quatre sous-marins.

Cette exercice imposant va occuper les deux marines du 16 au 21 mars, faisant une brève escale à Bizerte le 22 mars avant de rentrer à Toulon ou de rester en Tunisie, la 12ème DCT rentrant dans le port varois le 24 mars.

Le 2 avril 1947, la 12ème DCT devait sortir pour un entrainement de division mais le Marceau est victime d’une avarie, laissant le Desaix et le Kléber sortir pour une école à feux du 2 au 11 avril avant de mouiller aux Salins d’Hyères où ils sont rejoints par le Marceau. La 12ème DCT sort pour son entrainement de division du 22 avril au 12 juin, date du retour des trois navires à Toulon.

Le Desaix et le Kléber sortent pour une école à feux du 17 au 28 juin, faisant escale à La Ciotat du 29 juin au 2 juillet avant de rentrer le lendemain 3 juillet 1947 à Toulon.

Le Desaix est indisponible du 4 au 25 juillet, sortant pour essais du 26 au 29 juillet et pour remise en condition du 31 juillet au 15 août en compagnie du Marceau. Le Desaix et le Marceau participent ensuite aux essais (17 au 20 août) et à la remise en condition (21 août au 5 septembre) du Kléber.

La 12ème DCT sort pour un entrainement de division automnal en Méditerranée occidentale du 13 septembre au 8 novembre, mouillant aux salins d’Hyères du 9 au 15 novembre avant de rentrer à Toulon le lendemain 16 novembre 1947.

Alors que le Marceau est indisponible suite à une avarie mécanique, le Desaix et le Kléber sortent ensemble pour entrainement au large de Toulon et ce du 20 au 27 novembre, mouillant aux salins d’Hyères du 28 novembre au 4 décembre, rentrant à Toulon le lendemain 5 décembre. Du 9 au 23 décembre, le Desaix accompagné par le Kléber participe à la remise en condition du Marceau.

La 12ème DCT effectue une première sortie du 7 au 15 janvier 1948  pour une école à feux au cours de laquelle sont testés de nouveaux obus explosifs de 130mm, mieux adaptés au bombardement contre la terre.

Après un mouillage aux salins du 16 au 23 janvier, le Desaix et ses deux compères retrouvent en haute mer la 4ème DT  pour un exercice commun de combat antisurface du 24 janvier au 4 février, date à laquelle ils arrivent à Ajaccio.

Après une escale de cinq jours (5 au 9 février), les trois contre-torpilleurs et les trois torpilleurs légers subissent les assauts des avions et des hydravions de l’armée de l’air et de la marine et ce du 10 au 19 février. Après une escale à Alger du 20 au 24 février, les six navires effectuent une école à feux commune du 25 février au 5 mars, date à laquelle ils rentrent à Toulon leur port d’attache.

Après une école à feux en solitaire du 10 au 15 mars, le Desaix appareille le 17 mars 1948 en compagnie du Kléber mais également des torpilleurs légers Annamite Hova Somali et arrivent à Ajaccio le lendemain 18 mars.

La 12ème DCT et la 4ème DT vont manoeuvrer d’abord chacun de leur côté du 19 au 25 mars puis après ravitaillement le 26 mars, vont s’affronter mutuellement du 27 mars au 6 avril.

Après une escale à Alger du 7 au 11 avril, la 2ème DCT et la 4ème DT subissent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 12 au 22 avril avant une école à feux du 24 avril au 1er mai, date à laquelle ils rallient Calvi où les sept navires font escale du 1er au 5 mai, rentrant dans la soirée à Toulon.

Le Desaix victime d’une avarie mécanique est indisponible du 7 au 23 mai, sortant pour essais du 24 au 27 mai puis pour remise en condition du 29 mai au 14 juin, en compagnie du Kléber, les deux contre-torpilleurs allant mouiller aux salins d’Hyères où ils sont rejoint le 17 juin par le Marceau qui venait de réaliser une école à feux. La 12ème DCT ainsi reconstitué sort pour un entrainement antisurface du 18 au 30 juin, date à laquelle les trois contre-torpilleurs rentrent à Toulon.

Le Desaix réalise une école à feux du 5 au 12 juillet, participant ensuite aux essais (16 au 19 juillet) et à la remise en condition (21 au 31 juillet) du Marceau qui sortait de sa période d’indisponibilité estivale.  Le Desaix est indisponible du 1er au 15 août, sortant pour essais (16 au 18 août) et remise en condition (19 au 29 août) en compagnie du Kléber et du Marceau.

Le 30 août, la 12ème DCT passe aux effectifs de guerre avec le rappel des réservistes et la levée des limitations techniques du temps de paix (vitesse maximale, surcharge carburant et munitions). Le Marceau, le Desaix et le Kléber sortent du 31 août au 3 septembre, rentrant à Toulon le 4 septembre, à la veille de l’offensive allemande en Scandinavie.

A l’annonce des bombardements allemands, les trois contre-torpilleurs quittent Toulon pour prendre position entre le Cap Corse et le continent, de crainte que les italiens n’attaquent pour détourner l’attention des alliés du front scandinave.

10-Contre-torpilleurs (35)

Le Marceau

François Severin Marceau, général de la Révolution Française (1769-1796)

François Severin Marceau, général de la Révolution Française (1769-1796)

-Le Marceau est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) à Nantes le 7 juin 1941 et lancé le 21 septembre 1942.

Après une période d’achèvement à flot rondement menée, le contre-torpilleur achevé à 97% quitte Nantes le 12 mars 1943, mouille dans l’estuaire de la Loire dans la nuit du 12 au 13 mars avant de rallier Lorient le 14 mars à l’aube.

Il est échoué dans la forme de Lanester du 14 au 30 mars 1943 pour une première période de travaux, l’Arsenal de Lorient réalisant des travaux que le chantier constructeur n’avait pu réaliser en raison d’un calendrier serré. Il est armé pour essais le 1er avril 1943

La première campagne d’essais officiels à lieu du 2 au 11 avril, essais qui se déroulent sans avarie majeure.

Après un nouveau passage au sec dans la forme de Lanester du 12 au 30 avril, le Marceau effectue da deuxième campagne d’essais officiels du 1er au 15 mai, les essais étant perturbés par le mauvais temps.

Il sort à nouveau du 20 au 27 mai, exécutant au large de Quiberon ses premiers tirs d’artillerie sont marqués par des problèmes d’échauffement des tubes et certaines difficultés techniques pour les norias des tourelles II et IV.

La nécessité de réparer ses défaillances oblige le contre-torpilleur à repasser à nouveau au bassin et ce du 28 mai au 7 juin, toujours dans la forme de Lanester. Cela permet de réaliser des travaux sur les œuvres vives, travaux qui auraient du être réalisés à Toulon, le futur port d’attache du contre-torpilleur.

Après une ultime campagne d’essais du 8 au 20 juin,  le contre-torpilleur appareille pour sa traversée longue durée qui se résume au transit entre Lorient et Toulon.

Quittant le Morbihan le 21 juin, le Marceau fait escale à Lisbonne du 24 au 26 juin, à Casablanca du 28 au 30 juin avant de rallier Toulon le 4 juillet 1943.

Le contre-torpilleur Marceau est officiellement admis au service actif le 7 juillet 1943, placé hors rang au sein du groupement des contre-torpilleurs de la 2ème Escadre.

Pour mémoire, à l’époque de l’admission au service actif du Marceau, le Groupement des contre-torpilleurs de la 2ème Escadre dispose de la 2ème DCT (Guépard Bison Lion), de la 5ème DCT (Aigle Albatros Gerfaut) et de la 9ème DCT (Le Fantasque L’Audacieux Le Malin) soit avec le Marceau une force non négligeable de dix contre-torpilleurs puissamment armés.

Après une sortie en solitaire du 10 au 13 juillet 1943, le Marceau fait escale à Nice du 14 au 17 juillet avant de rentrer à Toulon le 18 juillet. Le 20 juillet 1943, le Marceau sort en compagnie de la 2ème DCT (Guépard Lion Bison) et de la 1ère DT (Le Fier L’Agile L’Entreprenant Le Farouche) pour un exercice commun à vocation antisurface du 20 au 31 juillet et à vocation antiaérienne du 2 au 13 août, rentrant à Toulon le 18 août après une escale à Nice du 14 au 17 août 1943.

Le Marceau subit une période d’entretien à flot du 19 au 30 août, sortant pour essais du 31 août au 2 septembre puis pour remise en condition du 4 au 18 septembre. Rentré à Toulon le 19 septembre, il sort pour une école à feu au large de Toulon du 21 au 30 septembre, rentrant à son port d’attache le lendemain 1er octobre 1943.

Du 5 au 17 octobre 1943, le puissant contre-torpilleur (8 canons de 130mm et dix tubes lance-torpilles) manoeuvre avec la 5ème DCT composée des contre-torpilleurs Aigle Albatros Gerfaut), rentrant ce dernier jour à Toulon.

Du 21 au 31 octobre, le Marceau sort pour entrainement en compagnie du croiseur léger Primauguet, des 2ème et 5ème DCT  pour un exercice de combat antisurface,  destiné à intercepter plusieurs cargos «ennemis» symbolisés par des cargos affrétés durant cette période par la marine.

Après un rapide ravitaillement le 1er novembre, le Marceau quitte Toulon le lendemain 2 novembre en compagnie de la 5ème DCT mais également des cuirassés Richelieu et Clemenceau, de leurs torpilleurs d’escorte Corsaire Flibustier Rapière Hallebarde et du ravitailleur rapide L’Adour.

La petite escadre manoeuvre dans le Golfe du Lion jusqu’au 12 novembre quand les cuirassés, leurs torpilleurs d’escorte, les contre-torpilleurs et le ravitailleur font escale à Marseille jusqu’au 18 novembre.

Du 19 au 27 novembre, les contre-torpilleurs tentent d’intercepter les cuirassés qui protégeaient le ravitailleur avant un ravitaillement à la mer le 28 novembre. Après un exercice de défense aérienne à la mer du 29 novembre au 4 décembre, les cuirassés font escale à Ajaccio, le ravitailleur à Calvi et les contre-torpilleurs à l’Ile-Rousse et ce du 5 au 11 décembre. Ils rentrent tous à Toulon le 13 décembre 1943.

Le Marceau est indisponible du 14 au 27 décembre pour permissions de l’équipage, sortant pour essais du 28 décembre au 2 janvier, date de son retour à Toulon.

Le 5 janvier 1944, le Marceau sort en compagnie de la 9ème DCT pour un entrainement en commun.  Après une école à feux du 5 au 12 janvier, les trois contre-torpilleurs font escale à La Ciotat du 13 au 15 janvier avant d’enchainer successivement par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 16 au 20 janvier, un entrainement au combat antisurface du 22 au 30 janvier, un entrainement au mouillage de mines du 1er au 4 février et un entrainement ASM en compagnie des sous-marins Héros et Glorieux 5 au 11 février avant de rentrer à Toulon le 12 février 1944.

Le 10 février 1944, le contre-torpilleur Desaix est admis au service actif à son arrivée à Toulon. Le 13 février, la 12ème DCT est activée, division formée des Marceau (Al) et Desaix. La division effectue sa première sortie du 16 au 21 février avec école à feux et simulation de lancement de torpilles. Elle est de retour à Toulon le lendemain 22 février 1944.

Du 26 février au 3 mars 1944, le Marceau et le Desaix effectuent un entrainement combiné en compagnie de la 9ème DCT et du croiseur lourd Saint Louis. Après un mouillage aux salins d’Hyères du 4 au 12 mars, les deux contre-torpilleurs effectuent une école à feux du 13 au 21 mars, faisant escale à Calvi du 22 au 27 mars avant de rallier Toulon le lendemain 28 mars 1944. Le Marceau et le Desaix sortent pour une école à feux du 5 au 10 avril.

Le 11 avril 1944, le Kléber est officiellement admis au service actif lors de son arrivée à Toulon ce qui permet à la 12ème DCT d’atteindre son format définitif à trois navires.

Le 28 avril 1944, la 12ème DCT appareille pour son premier entrainement de division qui à lieu entre Corse et Continent. Après une école à feux du 28 avril au 2 mai, les trois contre-torpilleurs mouillent aux salins d’Hyères du 3 au 8 mai, mouillage qui ne signifie pas dolce vita, les équipages continuant de s’entrainer avec notamment des exercices de sécurité, les compagnies de débarquement manœuvrant à terre.

Après un entrainement au combat antisurface du 9 au 15 mai, les trois contre-torpilleurs font escale à Bonifacio du 16 au 19 mai, enchainant ensuite par un exercice de défense aérienne à la mer au large du Cap Corse du 20 au 27 mai, faisant escale à Nice du 28 mai au 2 juin.

Après un ravitaillement exprès à Toulon le 3 juin, ravitaillement réalisé comme en temps de guerre (équipage aux postes de combat, DCA armée, machines sous pression), les trois contre-torpilleurs effectuent un exercice de synthèse du 3 au 12 juin, mouillant aux salins d’Hyères du 13 au 21 juin avant de rentrer à Toulon le lendemain 22 juin 1944.

Le Marceau est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 23 juin au 15 juillet, sortant pour essais du 16 au 19 juillet et pour remise en condition du 21 juillet au 7 août en compagnie du Kléber.

Il participe ensuite aux essais (8 au 11 août) et à la remise en condition (13 au 30 août) du Desaix, les deux contre-torpilleurs allant alors mouiller aux salins d’Hyères. Le 4 septembre, le Kléber les y rejoint après ses essais à la mer, le Marceau et le Desaix sortant alors pour la remise en condition du Kléber et ce du 5 au 21 septembre, date à laquelle les trois contre-torpilleurs ont retrouvé leur poste au quai Noël.

Le 1er octobre, la 12ème DCT quitte Toulon en compagnie du ravitailleur rapide L’Adour, se ravitaillant à la mer pour pouvoir rallier Dakar sans escale.

Le 5 octobre, à la hauteur du cap Bojador, les trois contre-torpilleurs et le ravitailleur rapide font leur jonction avec le ravitailleur de sous-marin Jules Verne et les sous-marins Casabianca Achille et  Persée de la 2ème DSM, les neuf navires ralliant Dakar le 9 octobre 1944.

La 12ème DCT effectue une école à feux du 12 au 17 octobre au polygone de Rufisque puis enchaine par un entrainement au combat antisurface du 19 au 26 octobre puis par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 28 octobre au 4 novembre, faisant relache à Dakar du 5 au 11 novembre.

Du 12 au 18 novembre, les trois contre-torpilleurs affrontent les sous-marins de la 2ème DSM notamment au cours d’un exercice de protection de convois, convoi formé par le ravitailleur rapide L’Adour et le Jules Verne.

Après un exercice de synthèse du 20 novembre au 1er décembre, le Marceau et ses deux compères de la 12ème DCT quittent Dakar en compagnie de l’Adour le 3 décembre, relâchent à Casablanca du 7 au 10 décembre avant de rentrer à Toulon le 14 décembre et de rester au port jusqu’à la fin de l’année civile.

Le Marceau sort seul du 4 au 11 janvier 1945 pour une école à feux au large de Toulon avant d’aller mouiller aux salins d’Hyères où il rejoint par le Desaix et le Kléber le 13 janvier. Après cinq jours au mouillage (13 au 18 janvier), la 12ème DCT ainsi reconstituée va effectuer son premier entrainement de division de l’année.

Après une école à feux du 19 au 25 janvier, les trois contre-torpilleurs de la 12ème DCT s’entrainent au combat antisurface du 27 janvier au 4 février, à la défense aérienne à la mer du 6 au 11 février, au mouillage de mines du 13 au 17 février, à la lutte ASM contre les sous-marins Venus et Cérès du 19 au 25 février avant un exercice de synthèse du 27 février au 7 mars 1945, date à laquelle les trois contre-torpilleurs rentrent à Toulon.

Victime d’une avarie technique, le Marceau est indisponible du 8 mars au 4 avril, sortant pour essais du 5 au 8 avril puis pour remise en condition du 10 au 30 avril en compagnie de ses deux compères de la 12ème DCT.

Le 7 mai 1945, le Marceau accompagné du Kléber et du Desaix quitte Toulon en compagnie des torpilleurs légers de la 1ère DT. Après un affrontement entre les deux divisions du 7 au 17 mai, la 12ème DCT et la 1ère DT font escale en Corse, la 12ème DCT à Calvi et la 1ère DT à l’Ile-Rousse (18 au 23 mai).

Après un entrainement à la défense aérienne à la mer du 24 au 31 mai, les trois contre-torpilleurs et les quatre torpilleurs légers mouillent en baie d’Ajaccio du 1er au 8 juin avant une école à feux commune du 9 au 16 juin.

Après une escale de ravitaillement à Ajaccio les 17 et 18 juin 1945, les deux divisions effectuent un exercice de synthèse du 19 au 30 juin avec le soutien de l’Adour, ravitaillant les navires à la mer pour leur éviter de rentrer au port. Les deux divisions font escale à Marseille du 1er au 4 juillet avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Le Marceau et le Kléber sortent pour entrainement du 11 au 19 juillet avec école à feux et lancement de torpilles, rentrant à Toulon le 25 juillet après un mouillage aux salins d’Hyères du 20 au 24 juillet.

Le Marceau participe ensuite aux essais (27 au 30 juillet) et à la remise en condition (1er au 17 août) du Desaix qui sortait de sa période d’indisponibilité estivale pour entretien et permissions de l’équipage.

Le navire-amiral de la 12ème DCT est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 18 août au 8 septembre, sortant pour essais du 9 au 11 septembre puis après un mouillage aux salins du 12 au 15 septembre, effectue sa remise en condition en compagnie du Desaix et du Kléber du 16 septembre au 1er octobre 1945, date du retour de la division à Toulon.

Le 7 octobre 1945, la 12ème DCT quitte Toulon pour son entrainement de division automnal. Après avoir embouteillé l’accès à la baie d’Ajaccio à l’aide de mines (7-8 octobre), les trois contre-torpilleurs échappent à la traque menée par l’Aviation Navale et parviennent à se réfugier à Alger où le Marceau et ses deux sister-ships font escale du 9 au 14 octobre.

Après une école à feux du 15 au 20 octobre, les trois contre-torpilleurs se ravitaillent à Mers-El-Kébir le 21 octobre puis enchaine par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 22 au 29 octobre.

L’escale à Tunis qui devait durer quatre jours (30 octobre au 4 novembre) se prolonge jusqu’au 11 novembre suite à l’avarie du Marceau.

Le temps n’est cependant pas perdu, des démonstrations au mouillage sont effectuées au profit du public nombreux sur les quais à admirer les contre-torpilleurs les plus puissants de notre flotte. Les compagnies de débarquement des trois contre-torpilleurs vont manoeuvrer avec les unités de l’armée de terre stationnées en Tunisie, notamment le 4ème RTT chargée de la défense de la base de Bizerte attaquée par les compagnies de débarquement des navires de la 12ème DCT.

Réparé, le Marceau effectue une courte sortie d’essais le 12 novembre, les résultats étant satisfaisants il est rejoint par ses deux compères en haute mer pour la suite du  programme d’exercice en l’occurence un entrainement ASM en compagnie d’unités de l’aéronavale basée à Karouba (hydravions) et Sidi-Ahmed (avions) avec pour plastron les trois sous-marins encore en service de la 17ème DSM ( l’Atalante, la Vestale et la Sultane, l’Arethuse venant d’être désarmée), exercice réalisé en deux temps du 13 au 18 novembre et du 20 au 25 novembre.

Après un nouveau ravitaillement à Bizerte le 26 novembre, la 12ème DCT effectue un exercice de synthèse du 27 novembre au 7 décembre avant de rallier Toulon le 10 décembre.

Le Marceau effectue une ultime sortie d’entrainement du 17 au 24 décembre avant de se préparer à son premier grand carénage. Le 3 janvier, il transmet son pavillon de navire-amiral de la 12ème DCT au Desaix puis est échoué au bassin n°2 du Missiessy le 5 janvier 1946 pour une remise en état complète, la modernisation concernant uniquement l’électronique qui évolue très rapidement à cette époque.

Remis à flot le 15 mars 1946, il subit des travaux complémentaires à flot puis est armé pour essais le 25 mars. Il sort pour essais du 25 au 28 mars avant d’aller mouiller aux salins d’Hyères le lendemain 29 mars.

Le 3 avril, le Desaix et le Kléber rallient leur ainé après un entrainement de division. Les trois contre-torpilleurs sont à la mer du 4 au 11 avril et du 15 au 27 avril, les deux périodes à la mer étant entrecoupées d’une escale à Marseille. Les trois contre-torpilleurs rentrent à Toulon le 28 avril 1946 à l’aube. A l’issue de cette remise en condition, le Marceau redevient navire-amiral de la 12ème DCT.

Le 5 mai 1946, la 12ème DCT quitte Toulon pour un entrainement de division délocalisé à Dakar et dans le Golfe de Guinée. Le soutien logistique est assuré par le pétrolier-ravitailleur Liamone et le cargo rapide Tlemcen chargé de vivres, de munitions, de pièces détachées.

Les cinq navires arrivent le 15 mai 1946 à Dakar. Après quelques jours de relâche pour réparer le matériel et reposer les hommes, la 12ème DCT entame son cycle d’exercice par une école à feux du 18 au 21 mai avant d’enchainer par un exercice de défense aérienne à la mer du 23 au 27 mai puis un exercice de défense et d’attaque de convois du 29 mai au 5 juin au cours duquel le Tlemcen et le Liamone sont alternativement protégés par deux contre-torpilleurs et attaqué par le troisième.

Après une nouvelle escale à Dakar du 6 au 9 juin, les trois contre-torpilleurs accompagnés du cargo et du pétrolier ravitailleur quittent la capitale de l’AOF le 10 juin puis rallient Abidjan le 15 juin après un transit marqué par une série d’exercices.

Alors que le Tlemcen est mouillé dans la lagune pour servir de base mobile, la 12ème DCT et le pétrolier-ravitailleur reprennent la mer pour une nouvelle série d’exercice ayant pour thème la protection d’un cargo rapide et ce du 17 au 25 juin. La petite escadre fait ensuite escale à Conakry du 27 au 30 juin, à Libreville du 2 au 6 juillet et à Pointe-Noire du 8 au 11 juillet.

Ils rallient le Tlemcen au large d’Abidjan le 14 juillet et les cinq navires entament le transit retour en direction de Toulon, faisant escale à Dakar du 17 au 20 juillet, Casablanca du 24 au 27 juillet avant de rallier Toulon le 1er août 1946.

Les trois contre-torpilleurs de la 12ème DCT sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 2 au 23 août, sortant pour essais du 24 au 27 août avant un stage de remise en condition du 29 août au 10 septembre, date à laquelle ils rentrent tous à Toulon.

La 12ème DCT sort pour une école à feux commune du 15 au 22 septembre, huit jours avant que le Desaix ne subisse son premier grand carénage.

Le 1er octobre 1946, le Marceau et le Kléber quittent Toulon pour un entrainement de division automnal qui à cette fois lieu dans le Golfe du Lion et au large de la Corse. Après une école à feux du 1er au 6 octobre, les deux contre-torpilleurs font escale à Calvi du 7 au 10 octobre avant d’enchainer par un exercice d’entrainement à la défense aérienne à la mer du 11 au 16 octobre.

Après une escale de ravitaillement à Toulon le 17 octobre, le Marceau et le Kléber effectuent un entrainement au combat antisurface du 18 au 25 octobre puis un entrainement à la lutte ASM du 27 octobre au 4 novembre avec pour plastron les sous-marins Aurore et Antigone  et enfin un exercice de synthèse du 6 au 21 novembre, une escale à La Ciotat du 22 au 27 novembre avant un retour à Toulon le 28 novembre 1946.

Le Marceau subit une période d’entretien à flot du 29 novembre au 12 décembre, sortant pour essais du 13 au 15 décembre. Il participe ensuite aux essais (16 au 18 décembre) et à la remise en condition (20 décembre au 3 janvier) du Desaix qui venait de subir son premier grand carénage.

Les deux contre-torpilleurs sortent pour la première fois de l’année 1947 du 10 au 21 janvier, effectuant un entrainement de routine avec école à feux, des lancements de torpilles. Après une escale à Marseille du 22 au 27 janvier, les deux contre-torpilleurs rentrent à Toulon le lendemain 28 janvier 1947.

La 12ème DCT toujours réduite au Marceau et au Desaix quitte Toulon le 5 février, exécute un entrainement au combat antisurface du 5 au 12 février puis après une escale à Port La Nouvelle du 13 au 17 février, réalise une école à feux du 18 au 23 février, date à laquelle ils rentrent à Toulon.

Le 27 février, le Kléber quitte le bassin n°2 du Missiessy puis sort pour essais du 28 février au 2 mars, en compagnie de ses compères de la 12ème DCT.

Du 3 au 10 mars, les trois contre-torpilleurs de la 12ème DCT s’entrainent en compagnie du cuirassé Alsace, du porte-avions Joffre, du croiseur lourd Henri IV, des croiseurs légers De Grasse et Jean de Vienne, de quatre torpilleurs d’escadre, de trois sous-marins et des pétroliers Elorn Liamone en vue d’un exercice commun avec la flotte britannique de la Méditerranée.

Cette escadre baptisée Force T va donc participer à des exercices avec la Mediterranean Fleet sur le modèle des exercices Entente Cordiale qui engage la flotte de l’Atlantique et la Home Fleet. Cet exercice est baptisé «Cordial Agreement» en guise de clin d’oeil

Pour cette première, la flotte britannique de la Méditerranée à mobilisé les cuirassés Nelson et Rodney, le porte-avions Indomitable, les croiseurs légers Belfast et Newcastle, six destroyers et quatre sous-marins.

L’exercice commence par un exercice à terre le 16 mars pour s’accorder sur les règles lors des exercices et faire travailler la théorique. Les choses sérieuses commence le lendemain 17 mars par un exercice de lutte ASM.

Les sous-marins anglais et français vont ainsi tenter des attaques contre les navires français anglais selon plusieurs scénarios : soit des attaques contre des navires naviguant seuls ou des groupes occasionnels par exemple celui formé par les porte-avions Joffre et Indomitable, le cuirassé Alsace, les croiseurs légers De Grasse Jean Vienne et Belfast et plusieurs destroyers.

Le 18 mars, c’est un exercice de défense aérienne à la mer avec le matin, les deux groupes nationaux attaqués par des chasseurs bombardiers Supermarine Spitfire et des bombardiers torpilleurs Bristol Beaufort basés à Malte mais l’après midi, la force navale britannique attaque avec des bombardiers en piqué Douglas Dauntless et des avions torpilleurs Fairey Albacore les navires français.

Les 19 et 20 mars, c’est un combat d’escadre qui oppose la force T à son homologue britannique, à tour de rôle les deux forces cherchant à défendre Malte d’un raid amphibie.

Le 21 mars, les deux escadres gagnent la Tunisie, des îlots désertiques de la côte tunisienne servant de cible aux canons de 406,380, 203,152,130 et 120mm dans un bruyant concert sans parler des avions embarqués qui utilisent bombes et roquettes.

Les trois cuirassés, les deux porte-avions, les quatre croiseurs légers, le croiseur lourd, les neuf destroyers, les pétroliers et les sous-marins font ensuite escale à Bizerte où ils sont passés en revue par le résident général en Tunisie avant de se séparer le lendemain 22 mars, les navires français rentrant à Toulon le 24 mars 1947 au matin  sauf le Jean de Vienne resté à Bizerte son port d’attache.

Le 2 avril 1947, la 12ème DCT devait appareiller pour un entrainement de division mais le Marceau est victime d’une avarie et doit laisser ses deux compères appareiller seuls pour une école à feux.

Réparé le 11 avril et après des essais satisfaisants, le Marceau rejoint le Desaix et le Kléber aux Salins d’Hyères le 15 avril pour un entrainement au mouillage jusqu’au 21 avril 1947.

La 12ème DCT effectue une école à feux du 22 au 27 avril puis après une escale à Nice du 28 avril au 1er mai, effectue un entrainement à la défense aérienne à la mer du 2 au 9 mai, une escale à  Bastia du 10 au 13 mai avant un entrainement ASM en compagnie d’unités aériennes et des sous-marins La Créole et La Bayadère du 14 au 21 mai, date à laquelle ils vont se ravitailler à Toulon.

L’entrainement de division entamé il y à plus d’un mois se poursuit avec un entrainement au mouillage de mines du 22 au 25 mai puis un exercice de synthèse du 27 mai au 12 juin quand les trois contre-torpilleurs rentrent à Toulon.

Le Marceau est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 13 juin au 3 juillet 1947, sortant pour essais (4 au 7 juillet) et remise en condition (8 au 24 juillet) en compagnie du Kléber.

Le Marceau participe ensuite aux essais (26 au 29 juillet) et à la remise en condition (31 juillet au 15 août) du Desaix, le Marceau et le Desaix participant ensuite aux essais (17 au 20 août) et à la remise en condition (21 août au 5 septembre) du Kléber.

La 12ème DCT sort pour un entrainement de division automnal en Méditerranée occidentale. Le Marceau et ses deux compères effectuent une école à feux du 13 au 17 septembre puis après une escale à Port-Vendres du 18 au 21 septembre un entrainement à la défense antiaérienne à la mer du 22 au 30 septembre quand les trois navires gagnent Sète. Quittant le port héraultais le 4 octobre, le Marceau et ses deux compères effectuent un entrainement au combat antisurface du 4 au 11 octobre, date à laquelle ils vont ravitailler à Toulon.

Après un entrainement au mouillage de mines du 12 au 15 octobre, le Marceau, le Desaix et le Kléber achèvent leur entrainement de division par un entrainement à la lutte ASM contre le sous-marin Aurore du 17 au 24 octobre puis un exercice de synthèse du 26 octobre au 8 novembre. Ils vont mouiller aux salins d’Hyères du 9 au 15 novembre avant de rentrer à Toulon le lendemain 16 novembre 1947.

Victime d’une avarie mécanique, le Marceau est indisponible du 17 novembre au 4 décembre, sortant pour essais du 5 au 8 décembre puis pour remise en condition en compagnie de ses deux compères de la 12ème DCT et ce du 9 au 23 décembre 1947.

La 12ème DCT effectue une première sortie du 7 au 15 janvier pour une école à feux au cours de laquelle sont testés de nouveaux obus explosifs de 130mm, mieux adaptés au bombardement contre la terre.

Après un mouillage aux salins du 16 au 23 janvier, le Marceau et ses deux compères retrouvent en haute mer la 4ème DT (Annamite Hova Somali en attendant le Touareg) pour un exercice commun de combat antisurface du 24 janvier au 4 février, date à laquelle ils arrivent à Ajaccio.

Après une escale de cinq jours (5 au 9 février), les trois contre-torpilleurs et les trois torpilleurs légers subissent les assauts des avions et des hydravions de l’armée de l’air et de la marine et ce du 10 au 19 février qu’il s’agisse des Léo 451 basés à Calvi ou des hydravions Latécoère Laté 298 stationnés à Aspretto.

Après une escale à Alger du 20 au 24 février, les six navires effectuent une école à feux commune du 25 février au 5 mars, date à laquelle ils rentrent à Toulon leur port d’attache.

Le Marceau sort le 13 mars 1948 pour accueillir en haute mer au large des Baléares le Touareg. Ce dernier, huitième torpilleur léger de la classe Colonie venait de Lorient son port d’armement.

Faisant leur jonction le 15 mars, les deux navires devaient manoeuvrer jusqu’au 21 mais la dégradation des conditions météo et une consommation de carburant plus élevée que prévue pour le torpilleur léger fait que les deux navires doivent rallier Ajaccio le 17 mars pour se ravitailler.

Le lendemain 18 mars, les contre-torpilleurs Desaix et Kléber plus les torpilleurs légers Annamite Hova Somali arrivent à Ajaccio. La 12ème DCT et la 4ème DT vont manoeuvrer d’abord chacun de leur côté du 19 au 25 mars puis après ravitaillement le 26 mars, vont s’affronter mutuellement du 27 mars au 6 avril.

Après une escale à Alger du 7 au 11 avril, la 2ème DCT et la 4ème DT subissent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 12 au 22 avril avant une école à feux du 24 avril au 1er mai, date à laquelle ils rallient Calvi où les sept navires font escale du 1er au 5 mai, rentrant dans la soirée à Toulon.

Le Marceau sort pour une école à feux du 12 au 16 juin, retrouvant ensuite au mouillage le Desaix et le Kléber. La 12ème DCT ainsi reconstitué sort pour un entrainement antisurface du 18 au 30 juin, date à laquelle les trois contre-torpilleurs rentrent à Toulon.

Le Marceau est indisponible pour permissions de l’équipage du 1er au 15 juillet, sortant pour essais du 16 au 19 juillet puis pour remise en condition du 21 au 31 juillet, à chaque fois en compagnie du Desaix.

Il participe ensuite aux essais (1er au 4 août) et à la remise en condition (5 au 14 août) du Kléber qui sortait de sa période d’indisponibilité estivale. Accompagné du Kléber, le Marceau participe aux essais (16 au 18 août) et à la remise en condition (19 au 29 août) du Desaix.

Le 30 août, la 12ème DCT passe aux effectifs de guerre avec le rappel des réservistes et la levée des limitations techniques du temps de paix (vitesse maximale, surcharge carburant et munitions). Le Marceau, le Desaix et le Kléber sortent du 31 août au 3 septembre, rentrant à Toulon le 4 septembre, à la veille de l’offensive allemande en Scandinavie.

A l’annonce des bombardements allemands, les trois contre-torpilleurs quittent Toulon pour prendre position entre le Cap Corse et le continent, de crainte que les italiens n’attaquent pour détourner l’attention des alliés du front scandinave.