15-Pétroliers et Ravitailleurs Rapides (5)

L’Elorn

L'Elorn

L’Elorn

-L’Elorn est mis sur cale aux chantiers Deutsche Werft de Hambourg, lancé le 31 octobre 1930 et admis au service actif le 24 août 1931. Les années qui le sépare de la guerre de Pologne sont occupées à des missions de transport entre la France et les bassins de production (Amérique Latine Caucase) mais à partir de septembre 1939, il va servir de ravitailleur en étant basé à Toulon.

Du 5 septembre au 25 octobre 1941, il est échoué dans le bassin Vauban n°7 pour un grand carénage qui permet une remise en état complète du pétrolier. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 12 novembre, sortant pour ses essais réglementaires les 13 et 14 novembre puis pour remise en condition du 16 au 27 novembre 1941.

Le 7 janvier 1942, L’Elorn quitte Toulon en compagnie du cuirassé Richelieu, des torpilleurs d’escadre Le Corsaire et Le Flibustier et du croiseur léger Jean de Vienne venu de Bizerte, tous ces navires formant la Division Navale Française (DNF) (CA de Penvers) chargée d’une mission de propagande en Amérique du Sud.

La Division Navale Française (DNF) quitte donc Toulon le 7 janvier 1942 sous le commandement du contre-amiral François de Penvers, faisant escale à Casablanca le 13 janvier avant de traverser l’Atlantique, arrivant à Rio de Janeiro le 21 janvier. Ouverts au public, les cinq navires remportent un très grand succès auprès des brésiliens qu’il s’agisse de simples visites ou de réceptions.

La DNF repart le 28 janvier direction Montevideo où elle fait escale du 29 janvier au 5 février 1942 avant de gagner le même jour Buenos Aires où la division reste mouillée jusqu’au 17 février 1942 quand elle appareille pour Valparaiso au Chili, arrivant à destination le 1er mars après une escale de deux jours les 20 et 21 février à Port Stanley, l’Elorn connaissant quelques ennuis mécaniques vite réparés.

La DNF fait escale dans la principale base chilienne du 17 au 29 mars 1942 avant une brève escale à Callao au Pérou du 30 mars au 2 avril puis à Guyaquil (Equateur) du 5 au 7 avril.

Elle franchit le canal de Panama le 9 avril et après une escale de ravitaillement à Fort de France les 14 et 15 avril, elle rentre à Toulon le 25 avril, le Jean de Vienne rentrant ensuite à Bizerte le 28 avril 1942. La DNF est dissoute le lendemain 29 avril 1942.

Le 22 septembre 1942, le pétrolier Elorn quitte Toulon en compagnie de la 1ère DT (torpilleurs légers Le Fier L’Entreprenant Le Farouche et L’Agile), de la 5ème DCT (Aigle Albatros Gerfaut) et des sous-marins de la 1ère DSM pour une série d’exercices menés jusqu’au 5 novembre, la petite force navale rentrant à Toulon le 6 novembre 1942.

Équipé d’un système de ravitaillement à la mer à l’été 1943, il participe aux tests du système de ravitaillement installé sur le contre-torpilleur Guépard (7 octobre 1943).

Du 10 novembre au 26 décembre 1943, l’Elorn est à la mer en compagnie de la 2ème DCT (Guépard Lion Bison) et de la 1ère DT pour une série d’exercice, le pétrolier ravitaillant à plusieurs reprises les trois contre-torpilleurs et les quatre torpilleurs légers.

Le 4 mars 1944, il ravitaille le Strasbourg et ses torpilleurs d’escadre Lansquenet et Fleuret engagés dans une série d’exercices pour leur permettre d’éviter la panne sèche avant de rentrer à Toulon le lendemain 5 mars 1944.

Du 21 juin au 12 août 1944, il est à nouveau échoué au bassin Vauban n°7 pour une remise en état générale doublée d’une modernisation avec l’embarquement d’un radar de navigation, d’une nouvelle DCA et de travaux sur le système de ravitaillement à la mer.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 30 août 1944, sortant pour essais les 31 août et 1er septembre et pour remise en condition du 3 au 17 septembre 1944.

Du 2 au 12 mars 1945, il participe à un entrainement commun avec le croiseur lourd Henri IV, le croiseur de classe Saint Louis assurant la protection antiaérienne du pétrolier.

Le 9 novembre 1945, l’Elorn quitte Toulon en compagnie du cuirassé Provence et du porte-avions Joffre, le cuirassé et le porte-avions étant escortés par leurs torpilleurs d’escorte Mameluk Casque L’Inconstant et le Lancier.

Après une escale à Bizerte du 12 au 16 novembre, la petite escadre manoeuvre dans le bassin oriental du 17 au 30 novembre avant une escale à Beyrouth, le port libanais accueillant un cuirassé, un porte-avions, un pétrolier et quatre torpilleurs.

Reprenant la mer le 1er décembre, le porte-avions lance des raids simulés contre Beyrouth, Tyr et Sidon protégés par le cuirassé qui repousse au cours de cet exercice la riposte de l’armée de l’air et l’exercice terminé le 12 décembre, l’escadre fait escale à Haïfa du 13 au 17 décembre, à Tunis du 19 au 22 décembre avant de rentrer à Toulon le 24 décembre 1945. L’Elorn assure lui ravitaillement des navires engagés pour leur éviter un retour au port.

Le 22 septembre 1946, l’Elorn quitte Toulon en compagnie de la 1ère DCT (Bruix D’Assas La Tour d’Auvergne) pour un entrainement de division au large des côtes africaines entre le Maroc et le Golfe de Guinée.

Après un ravitaillement au large du cap Juby le 27 septembre, les trois contre-torpilleurs effectuent une école à feux du 27 septembre au 1er octobre avant de rallier Dakar le 4 octobre après un nouveau ravitaillement auprès de l’Elorn.

Le Bruix, le D’Assas et le La Tour d’Auvergne effectuent un entrainement à l’escorte et à l’attaque de convois du 5 au 12 octobre. A tour de rôle, un contre-torpilleur protégeait l’Elorn contre l’attaque de deux contre-torpilleurs.

Après une escale à Dakar du 13 au 15 octobre, la 1ère DCT accompagnée par l’Elorn gagnent le Golfe de Guinée pour poursuivre leur entrainement. Le transit en direction de Conakry (où les quatre navires arrivent le 20 octobre) est l’occasion d’un entrainement à la défense aérienne à la mer.

Après donc une escale à Conakry (20 au 23 octobre), les trois contre-torpilleurs et le pétrolier font escale à Libreville du 25 au 28 octobre, à Pointe Noire du 30 octobre au 2 novembre, à Abidjan du 5 au 8 novembre, à Dakar pour ravitaillement le 12 novembre, à Casablanca du 16 au 21 novembre avant de rallier Toulon le 25 novembre 1946 après plus de deux mois loin de leur port d’attache.

Du 3 au 10 mars 1947, le pétrolier Elorn participe à un entrainement préparatoire à un exercice entre la Flotte de la Méditerranée et la Mediterranean Fleet en compagnie du cuirassé Alsace, du porte-avions Joffre, du croiseur lourd Henri IV, des croiseurs légers De Grasse et Jean de Vienne, des contre-torpilleurs Desaix Kléber et Marceau de la 12ème DCT, des torpilleurs d’escadre L’Inconstant Lancier Mousquet et Bombardier, les sous-marins Nivôse  Floréal Ile de Brehat ainsi que le PRE Liamone.

Le 12 mars, cette escadre baptisée force T quitte Toulon pour rallier La Valette afin de participer à «Cordial Agreement». A cette occasion, les britanniques mobilisent les cuirassés Nelson et Rodney, le porte-avions Indomitable, les croiseurs légers Belfast et Newcastle, six destroyers et quatre sous-marins.

Cet exercice bilatéral à lieu du 16 au 20 mars avant que les deux escadres ne rallient le lendemain 21 mars les atterrages de la Tunisie, des îlots désertiques de la côte tunisienne servant de cible aux canons de 406,380, 203,152,130 et 120mm dans un bruyant concert sans parler des avions embarqués qui utilisent bombes et roquettes.

Les trois cuirassés, les deux porte-avions, les quatre croiseurs légers, le croiseur lourd, les neuf destroyers, les pétroliers et les sous-marins font ensuite escale à Bizerte où ils sont passés en revue par le résident général en Tunisie avant de se séparer le lendemain 22 mars, les navires français rentrant à Toulon le 24 mars 1947 au matin  sauf le Jean de Vienne resté à Bizerte son port d’attache.

Le 3 mai 1947, le pétrolier Elorn quitte Toulon en soutien de la 9ème DCT (Le Fantasque L’Audacieux et Le Malin) pour un entrainement de division au large du Sénégal.

Les trois contre-torpilleurs effectuent ainsi la traversée Toulon-Dakar sans escale, arrivant à destination le 12 mai pour un entrainement de division exécuté du 15 mai au 30 juin 1947, les trois contre-torpilleurs et le pétrolier quittent Dakar le 1er juillet, se ravitaillent le 5 à Casablanca avant de rentrer à Toulon le 10 juillet 1947.

Du 12 juillet au 30 août 1947, l’Elorn est échoué dans le bassin n°3 du Missiessy pour un nouveau grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 16 septembre, sortant pour essais les 17 et 18 septembre puis pour remise en condition du 20 septembre au 3 octobre 1947.

Le 2 mars 1948, l’Elorn quitte Toulon en compagnie du cuirassé Richelieu, des torpilleurs d’escadre Corsaire et Flibustier, des croiseurs légers de la 6ème DC ( De Grasse Chateaurenault Guichen) et  des contre-torpilleurs Le Fantasque L’Audacieux et Le Malin de la 9ème DCT. L’entrainement occupe les navires concernés du 2 mars au 4 mai, la petite escadre faisant escale à Bizerte du 5 au 12 mai 1948 avant de rentrer à Toulon le 15 mai 1948.

Le 5 septembre 1948, le pétrolier Elorn était à quai à Toulon.

Le Var

Le Var

Le Var

Le Var  est construit dans le même chantier que l’Elorn à savoir les chantiers Deutsche Werft de Hambourg. Lancé le 17 mars 1931, il est armé à Cherbourg et admis au service actif le 15 novembre 1931 entamant les rotations entre la France et les puits de pétrole notament ceux du Caucase. Il subit un grand carénage à Cherbourg du 15 juillet au 10 novembre 1939, manquant donc une grande partie de la guerre de Pologne

En septembre 1940, il est basé à Brest, soutenant la Flotte de l’Atlantique notamment la 1ère Escadre et la 3ème Escadre Légère, ravitaillant les navires à flot et à couple en attendant de pouvoir le faire à couple, en route et en haute mer.

Du 25 juin au 5 septembre 1942, le Var est échoué dans le bassin n°4 du Salou pour un grand carénage qui combine remise en état complète et modernisation avec l’installation d’un système de ravitaillement à la mer. Armé pour essais le 15 septembre, il effectue ses essais réglementaires les 16 et 17 septembre puis sa remise en condition du 19 au 30 septembre 1942.
Le 12 octobre 1942, les trois croiseurs légers de la 4ème DC franchissent le Goulet de la rade de Brest pour gagner la haute mer en compagnie du Var qui ravitailla à trois reprises La Gloire, le Georges Leygues et le Montcalm entre le 12 et le 29 octobre. Il assura également à nouveau leur ravitaillement durant leur deuxième phase d’entrainement du 4 au 17 novembre.

Le 20 février 1943, le Var quitte Brest en compagnie du Jean Bart et des torpilleurs d’escadre L’Opiniâtre et l’Aventurier pour une croisière en Amérique Centrale sur le modèle de celle de la DNF en Amérique du Sud un an plus tôt.

La petite escadre traverse l’Atlantique, faisant escale à Jacksonville en Floride du 28 février au 2 mars, à La Havane du 5 au 8 mars, à Kingston du 9 au 14 mars, à Veracruz (Mexique) du 21 au 25 mars et Colon (Panama) du 27 mars au 2 avril. La petite escadre prend alors le chemin du retour, faisant escale à Fort de France les 8 et 9 avril avant de rallier Brest le 16 avril 1943.

Le 14 juillet 1943, le Var participe à une revue navale au large de Saint-Malo en compagnie des trois croiseurs légers de la 4ème DC. Ils rallient ensuite Le Havre pour une escale du 16 au 21 juillet avant une série d’exercices du 22 juillet au 5 août, le pétrolier participant aux exercices tout en assurant le ravitaillement en mazout des trois «7600 tonnes». Après une nouvelle au Havre du 6 au 10 août, la petite escadre rentre à Brest le 12 août 1943.

Du 2 au 12 septembre 1943, le croiseur léger La Gloire s’entraine dans le Golfe de Gascogne et bénéficie du soutien du Var qui délivre les tonnes de mazout nécessaires au bon fonctionnement des chaudières. Les deux navires font escale à Saint-Nazaire du 13 au 16 septembre avant de rentrer à Brest le 17.

Le 29 septembre 1943, le Var quitte Brest et le lendemain ravitaille le croiseur léger La Gloire et les contre-torpilleurs Jaguar Léopard Chacal de la 1ère DCT. Du 13 au 15 octobre, il mouille en baie de Douarnenez où il sert de station service flottante au profit de la 1ère DCT et de la 4ème DC. Il rentre à Brest le lendemain 16 octobre 1943.

le 1er février 1944, le Var quitte Brest en compagnie des contre-torpilleurs Milan Epervier et Vautour de la 6ème DCT pour un entrainement aux Antilles. Ce choix était dicté par la volonté de sortir les équipages de la routine de la mer d’Iroise et du Golfe de Gascogne. Les quatre navires arrivent à Fort de France le 9 février et y retrouvent l’aviso colonial Bougainville et le pétrolier Loing.

Le Var et la 6ème DCT s’entrainent avec ses deux navires du 11 février au 4 mars. Les navires venus de Brest quittent la Martinique le 5 mars pour rallier Cayenne le 9 mars, effectuant un exercice commun avec l’aviso-colonial Lapérouse du 10 au 17 mars.

Après une nouvelle escale à Cayenne du 18 au 21 mars, les quatre navires venus de Brest traversent l’Atlantique direction Dakar où ils arrivent le 27 mars pour une école à feu à Rufisque du 29 mars au 7 avril, le pétrolier en profitant pour recompléter ses soutes. Ils quittent Dakar le 8 avril, font escale à Lisbonne du 12 au 15 avril avant de rentrer à Brest le 18 avril 1944.

Du 13 mars au 20 avril 1945, il est échoué dans le bassin n°3 de l’Arsenal de Brest pour un nouveau grand carénage.

Outre une remise en état complète, il reçoit enfin une DCA moderne. Après des travaux complémentaires à quai, le Var est armé pour essais le 1er mai, effectuant ses essais réglementaires les 2 et 3 mai puis sa remise en condition du 5 au 17 mai.

Le 15 octobre 1946, le Var quitte Brest pour prendre position dans le Golfe de Gascogne afin de soutenir la 4ème DC, les 3ème (Bugeaud du Chayla Dupetit-Thouars) et 6ème DCT (Vautour Epervier Milan) engagés du 16 au 27 octobre dans une série de joutes nautiques.

Le pétrolier les ravitaille à la mer avant de recompléter ses soutes au Verdon où d’autres pétroliers souvent civils déchargeaient du mazout venu des Etats-Unis à moins que le mazout ait été produit en France. Le Var va également ravitailler les navires sus-nommés lors d’une nouvelle phase d’entrainement du 28 octobre au 21 novembre, tous les navires rentrant à Brest le lendemain 22 novembre 1946.

Le 28 février 1947 et à nouveau le 11 mars, les trois contre-torpilleurs de la 3ème DCT se ravitaillent auprès du Var.

Le 18 juin 1947, le pétrolier Var ravitaille à la fois les croiseurs légers Georges Leygues et Montcalm engagés dans un raid amphibie contre l’île d’Ouessant puis le cuirassé Gascogne et ses torpilleurs d’escorte Durandal et Dague.

Du 1er février au 4 mars 1948, le Var est échoué au bassin n°3 de l’Arsenal de Brest pour un nouveau grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 22 mars, sortant pour essais les 23 et 24 mars puis pour remise en condition du 26 mars au 4 avril 1948.

Le 5 septembre 1948, il au mouillage en rade de Brest, prêt à appareiller au sein du convoi transportant le CEFAN. Il doit assurer le ravitaillement des navires de transport et des escorteurs.

Caractéristiques Techniques de la classe Mékong

Déplacement : standard 5482 tW pleine charge 15150 tonnes 9600 tonnes de port en lourd

Dimensions : longueur hors tout 148.58m longueur entre perpendiculaires 139m largeur 18.81m tirant d’eau : 7.92m

Propulsion : deux diesels Burmeister & Wain 6300P 4 temps et 6 cylindres développant 4850ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 13.5 noeuds autonomie 11500 miles nautiques à 13.5 noeuds

Capacités : 24 citernes pouvant embarquer 11169 mètres cubes, citernes réparties entre 6 tanks transversaux divisés en 3 citernes. Deux pompes à vapeur pouvant absorber 300 tonnes par heure.

Armement : deux canons de 100mm modèle 1925; deux canons de 37mm modèle 1925 et 2 mitrailleuses de 8mm (1939-40) deux canons de 100mm modèle 1925 et huit canons de 37mm Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles (1948)

Equipage : 6 officiers et 72 hommes en temps de paix, 8 officiers et 87 hommes en temps de guerre

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13-sous-marins (39) sous-marins classe Phenix (3)

Le Nivôse

-Le Nivôse est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 5 février 1942 lancé le 12 novembre 1943 et mis en service le 7 juin 1945.

Il quitte Cherbourg le 8 juin 1945 en compagnie de l’aviso Arras venu de Brest (qui à la différence de l’Amiens ne ferra qu’une courte incursion dans la Mare Nostrum), ravitaille avec son protecteur à Casablanca le 15 juin avant de rallier Bizerte et la 28ème DSM le 21 juin 1945.

Désormais intégré à la 17ème DSM (rénumérotation de la 28ème DSM), le Nivôse avec son compère Floréal ainsi qu’avec les sous-marins Ile de Brehat et Ile d’Aix à l’exercice «Cordial Agreement», le pendant méditerranéen des exercices Entente Cordiale menés depuis 1944 entre la Home Fleet et la Flotte de l’Atlatnique.

Du 1er novembre au 15 décembre 1947, il est échoué sur le dock-flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 2 janvier 1948, sortant pour essais du 3 au 5 janvier puis pour remise en condition du 7 au 21 janvier, effectuant sa première patrouille post-carénage du 29 janvier au 17 février 1948.

Quand le second conflit mondial éclate, le Nivôse est à quai à Bizerte. Il est mis en alerte mais ne sort pas immédiatement en mer, la marine préférant conserver quelques sous-marins à quai au cas où…… .

Le Messidor  

-Le Messidor  est mis sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes le 2 mars 1942 lancé le 23 février 1944 et mis en service le 11 septembre 1945.

Il quitte Cherbourg le 12 septembre 1945 en compagnie de l’aviso Calais (qui sert à Brest de ravitailleur d’hydravions), fait escale avec son escorteur à Casablanca du 19 au 22 septembre avant de rallier BIzerte le 28 septembre 1945 à l’aube.

Du 19 au 26 septembre 1946, il participe avec son compère Vendémiaire à l’entrainement anti-sous-marin des contre-torpilleurs Vauquelin Tartu et Chevalier Paul de la 7ème DCT. Six mois plus tard, en mars 1947, la 28ème DSM devient 17ème DSM.

Du  23 janvier au 8 mars 1948, le Messidor est échoué sur le dock-flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 20 mars, effectuant ses essais officiels du 21 au 23 mars puis sa remise en condition du 25 mars au 8 avril 1948. Sa première patrouille post-carénage à lieu du 15 avril au 8 mai 1948.
Quand les premières bombes tombent sur Copenhague et Oslo le 5 septembre 1948, le sous-marin Messidor était à la mer pour une patrouille au large de l’Albanie italienne. Il reçoit l’ordre de renforcer sa surveillance notamment du port de Bari mais également de Durrès.

Le Fructidor

-Le Fructidor est mis sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes le 17 juin 1942 lancé le 20 mai 1944 et mis en service le 5 janvier 1946.

Il rallie seul Dunkerque son nouveau port d’attache et intègre hors rang l’Escadre Légère du Nord (ELN). Ce n’est qu’en mai 1946 que la mise en service du Brumaire permet la réactivation de la 16ème DSM qui deviendra complète avec la mise en service du Pluviose en septembre 1946.

Du 22 au 25 septembre 1946, le sous-marin Fructidor sert de plastron pour l’entrainement anti-sous-marin des contre-torpilleurs Kersaint et Cassard de la 8ème DCT.

Du 7 au 20 janvier 1948, les sous-marins Fructidor et Pluviose participent à l’entrainement du porte-avions Painlevé et de son escorteur, le cuirassé Lorraine.

La 16ème DSM quitte à nouveau Dunkerque le 8 avril pour un entrainement en mer du Nord en compagnie de la 8ème DCT. Après un affrontement entre navires de surface et sous-marins du 8 au 17 avril, les trois sous-marins et les deux contre-torpilleurs font escale à Newcastle du 18 au 21 avril. Reprennant la mer, les deux contre-torpilleurs escortent les sous-marins jusqu’à Dunkerque où les submersibles arrivent le 23 avril 1948.

Quand éclate le second conflit mondial en septembre 1948, le Fructidor est à quai pour entretien courant de sa propulsion, de ses optiques et de son armement. Il accélère ses travaux pour pouvoir appareiller le plus vite possible.

13-Sous-marins (38) sous-marins classe Phenix (2)

Le  Frimaire

-Le  Frimaire est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 15 octobre 1941 lancé le 29 juin 1943 et mis en service le 12 mars 1945

Accompagné de ses compères Ventôse et Prairial, il quitte Cherbourg le 13 mars en compagnie du mouilleur de mines Pollux.

Les quatre navires font escale à Casablanca du 20 au 22 mars avant de rallier Bizerte le 27 mars 1945. Les trois sous-marins sus-nommés et le Phenix forment alors la 9ème DSM, l’une des divisions de la 3ème FSM, composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère.

Du 5 au 12 février 1947, les sous-marins Frimaire et Phenix de la 9ème DSM effectuent un entrainement anti-sous-marin avec les contre-torpilleurs Magon Dunois et La Hire de la 4ème DCT.

Le Frimaire participe ensuite à l’entrainement ASM des torpilleurs d’escadre Mameluk et Casque et ce du 26 avril au 5 mai 1947.

Du 1er mai au 20 juin 1948, le Frimaire est échoué sur le dock-flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 4 juillet 1948, exécutant ses essais officiels du 5 au 7 juillet puis sa remise en condition du 9 au 23 juillet 1948.

Il effectue sa première patrouille post-carénage du 1er au 25 août, date de son retour à Bizerte et achevait sa remise en condition quand éclate le second conflit mondial le 5 septembre 1948. Il appareille le 6 septembre au matin pour surveiller les mouvements de la flotte italienne.

Le Prairial

-Le Prairial est mis sur cale aux Anciens Chantiers Dubigeon de Nantes en novembre 1941 lancé en décembre 1943 et mis en service le 12 mars 1945.

Accompagné de ses compères Frimaire et Ventôse, il quitte Cherbourg le 13 mars en compagnie du mouilleur de mines Pollux.

Les quatre navires font escale à Casablanca du 20 au 22 mars avant de rallier Bizerte le 27 mars 1945. Les trois sous-marins sus-nommés et le Phenix forment alors la 9ème DSM, l’une des divisions de la 3ème FSM, composante sous-marine de la 6ème Escadre Légère.

Du 21 juin au 1er août 1948, le Prairial est échoué sur le dock-flottant de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 12 août, exécutant ses essais officiels du 13 au 15 août puis sa remise en condition du 17 au 30 août, appareillant pour sa première patrouille le 4 septembre.

Le  Floréal

-Le  Floréal est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine Maritime (ACSM) du Trait le 12 novembre 1941 lancé le 4 janvier 1944 et mis en service le 10 juillet 1945.

Le 11 juillet 1945, le sous-marin Floréal quitte Cherbourg en compagnie de l’aviso Amiens qui profite de cette escorte pour aller tester des équipements en Méditerranée. Les deux navires se ravitaillent à Casablanca le 19 juillet et rallient Bizerte le 25 juillet 1945 dans la matinée.

Le Floréal intègre alors la 28ème DSM, division de la 3ème flottille de sous-marins qui devient 17ème DSM en mars 1947 sans changer de flottille d’appartenance.

Du 3 au 21 mai 1947, il participe avec son compère Nivôse ainsi qu’avec les sous-marins Ile de Brehat et Ile d’Aix à l’exercice «Cordial Agreement», le pendant méditerranéen des exercices Entente Cordiale menés depuis 1944 entre la Home Fleet et la Flotte de l’Atlatnique.

Du 16 décembre 1947 au 22 janvier 1948, le Floréal est échoué sur le bassin de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 5 février 1948, effectuant ses essais officiels du 6 au 8 février puis sa remise en condition du 10 au 24 février. Il effectue sa première patrouille du 1er au 31 mars 1948.

Le 5 septembre 1948, il est à la mer en patrouille depuis cinq jours quand il apprend que le second conflit mondial viens de commencer.

13-Sous-marins (27) sous-marins classe Rolland Morillot (4)

L’Ile de Brehat

Ile de Brehat

Ile de Brehat

-L’Ile de Brehat est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 5 octobre 1943 lancé le 7 octobre 1945 et mis en service le 12 janvier 1947

L’Ile de Brehat quitte Cherbourg le 12 janvier 1947 en compagnie du mouilleur de mines Castor et fait escale les 13 et 14 janvier à Brest où il retrouve son compère Ile d’Aix, mis en service le 12 janvier ce qui permet l’activation de la 5ème DSM.

Les deux sous-marins quittent Brest en compagnie du mouilleur de mines le 15 janvier 1947, font escale à Casablanca du 19 au 22 janvier avant de rallier Toulon le 26 janvier 1947.

Du 3 au 21 mai 1947, l’Ile de Brehat participe à l’exercice «Cordial Agreement» au large de Malte en compagnie de son compère Ile d’Aix mais également des «800 tonnes» Nivôse et Floréal de la 17ème DSM venus de Bizerte.

Le 5 septembre 1948, l’Ile de Brehat est à la mer en patrouille dans le Golfe de Gênes, recevant des consignes de vigilance.

L’Ile d’Aix

Ile d'Aix

Ile d’Aix

-L’Ile d’Aix est mis sur cale à l’Arsenal de Brest le 7 février 1944 lancé le 12 septembre 1945 et mis en service le 12 janvier 1947

Le 13 janvier 1947, arrivent à Brest le sous-marin Ile de Brehat et le mouilleur de mines Castor qui doivent rallier Toulon en compagnie de l’Ile d’Aix.

Les deux sous-marins quittent Brest en compagnie du mouilleur de mines le 15 janvier 1947, font escale à Casablanca du 19 au 22 janvier avant de rallier Toulon le 26 janvier 1947.

Du 5 au 15 mai 1947, l’Ile d’Aix participe à un exercice avec le croiseur lourd Henri IV. Il participe du 4 au 14 avril 1948 avec le Saint Marcouf à un exercice ASM avec les contre-torpilleurs Bruix, D’Assas et le La Tour d’Auvergne.

Le 5 septembre 1948, l’Ile d’Aix était à quai, revenu la veille d’une patrouille de vingt jours. Il  se prépare aussitôt à repartir pour une nouvelle patrouille de guerre cette fois.

Le Saint Marcouf

Saint Marcouf

Saint Marcouf

-Le Saint Marcouf est mis sur cale aux chantiers Auguste Normand du Havre le 4 septembre 1943 lancé le 2 octobre 1945 et mis en service le 7 juin 1947 après des travaux à l’Arsenal de Cherbourg à partir du 7 février 1947.

Le Saint Marcouf quitte Cherbourg le 8 juin 1947 en compagnie de l’aviso-dragueur Elan qui lui sert d’escorte. Les deux navires font escale à Casablanca du 14 au 17 juin puis rallient Toulon le 21 juin 1947 à l’aube.

Affecté à la 5ème DSM, le Saint Marcouf participe du 4 au 14 avril 1948 à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs Bruix D’Assas et La Tour d’Auvergne en compagnie de son compère Ile d’Aix.

Quand le second mondial éclate le 5 septembre 1948, le Saint Marcouf est à la mer, débutant sa patrouille au large des côtes italiennes. Il est informé des bombardements allemands et reçoit l’ordre de surveiller les mouvements de la flotte italienne en cas d’action concertée entre Rome et Berlin.

L’Ile de Molène

Molène

Molène

-L’Ile de Molène est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Seine-Maritime (ACSM) au Trait le 20 décembre 1944 lancé le 15 novembre 1946 et mis en service le 21 janvier 1948.

Le 22 janvier 1948, le mouilleur de mines Pollux arrive à Cherbourg (où l’Ile de Molène à terminé ses travaux et sa mise au point) pour escorter le sous-marin jusqu’à Bizerte. Les deux navires quittent la Basse-Normandie le 23 janvier, font escale à Casablanca du 28 janvier au 2 février puis rallient d’une traite Bizerte où ils arrive le 6 février à l’aube.

Placé hors rang au sein de la 3ème flottille de sous-marins composante de la 6ème Escadre Légère, l’Ile de Molène forme la 11ème DSM à partir du 17 mars 1948 quand l’Ile de Porquerolles est mis en service bien que le dit sous-marin ne rallie la Tunisie qu’à la fin du mois.

Le 5 septembre 1948, l’Ile de Molène venait d’arriver à Malte pour une escale après une patrouille de quinze jours. Il reçoit l’ordre de rallier Bizerte pour ravitailler en vivres, carburant et munitions puis d’appareiller pour l’Adriatique avec mission de surveiller le port de Bari.

11-Torpilleurs d’escadre (51)

Le Bombardier

une bombarde, arme d'artillerie primitive servie par des bombardiers

une bombarde, arme d’artillerie primitive servie par des bombardiers

-Le Bombardier est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers du Havre (ACH) sis au Havre le 4 mars 1944 et lancé le 27 août 1945 avant de connaître une période d’armement à flot.

Le 17 décembre 1945, le Bombardier quitte son chantier constructeur, fait escale à Cherbourg du 18 au 21 décembre avant de rallier  Lorient son  port d’armement pour des travaux complémentaires, sa mise au point technique, ses essais à la mer et sa mise en condition opérationnelle.

Le torpilleur d’escadre Bombardier est officiellement admis au service actif le 25 mai 1946

Le Bombardier quitte Lorient le 26 mai, fait escale à Casablanca du 30 mai au 2 juin avant de rallier Toulon le 6 juin 1946.

Il sort pour entrainement du 13 au 20 juin, faisant escale à La Seyne sur Mer du 21 au 25 juin avant de rallier Toulon le jour même. Il sort à nouveau  pour une école à feux du 28 juin au 6 juillet, date de son retour à Toulon. Il effectue sa première sortie avec le cuirassé Alsace et son compère Mousquet du 10 au 24 juillet 1946.

Du 18 au 26 octobre 1946, les torpilleurs Bombardier et Mousquet accompagnent le cuirassé Alsace qui transporte 400 gendarmes mobiles pour réprimer des émeutes à Philippeville.

Alors que le cuirassé Alsace est indisponible pour entretien à flot (28 octobre au 12 novembre), ses deux torpilleurs d’escadre sortent pour une école à feux du 2 au 8 novembre avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Ils participent ensuite aux essais (13 au 18 novembre) et à la remise en condition (19 au 30 novembre) du cuirassé Alsace, remise en condition qui se prolonge à Rufisque par une école à feux du 11 au 26 décembre, les trois navires étant ainsi absents de Toulon du 2 décembre 1946 au 2 janvier 1947.

Le Bombardier et le Mousquet participent ensuite du 15 au 21 mars 1947 à l’exercice franco-britannique Cordial Agreement, le pendant méditerranéen de l’exercice Entente Cordiale en escorte du cuirassé Alsace.

Les navires français et britanniques participent à une revue navale sur le lac de Bizerte le 22 mars, les deux torpilleurs d’escadre rentrant en compagnie de l’Alsace à Toulon le 24 mars 1947.

Le 10 mai 1947alors qu’il allait appareiller de Porto-Vecchio pour Bastia, l’Alsace est victime d’une avarie majeure de propulsion, l’immobilisant dans un port bien entendu pas outillé pour ce travail.

Le 15 mai, le cuirassé est pris en charge par le remorqueur de haute mer Centaure qui doit le remorquer à Bizerte pour réparations, le petit convoi étant escorté par les Mousquet et Bombardier.

L’Alsace étant indisponible pour travaux du 20 mai au 5 juin 1947, les deux torpilleurs d’escadre subissent une courte période de travaux à flot du 20 au 31 mai à Bizerte, sortant pour essais du 1er au 3 juin avant de participer aux essais (7 au 10 juin) et à la remise en condition (12 au 26 juin), le cuirassé rentrant à Toulon avant ses torpilleurs le 29 juin 1947. Le Bombardier et le Mousquet participent avec l’Alsace à un nouveau tour de Corse cette fois sans problèmes (12 juillet au 12 août), rentrant à Toulon le 14.

Les deux torpilleurs d’escadre sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 15 août au 5 septembre, sortant pour essais du 6 au 9 septembre puis pour remise en condition du 11 au 21 septembre. Ils participent ensuite aux essais (23 au 27 septembre)et à la remise en condition (28 septembre au 13 octobre) du cuirassé Alsace.

Le Mousquet et le Bombardier rentrés de Bizerte (où l’Alsace subit un petit carénage) le 22 janvier, quitte le port varois le 30 janvier 1948 pour un entrainement qui s’achève le 3 avril quand les deux torpilleurs rentrent à Toulon. Ils sortent à nouveau pour entrainement du 15 avril au 18 mai

Le 25 mai 1948,  le Bombardier et le Mousquet quittent Toulon pour rallier Bizerte trois jours plus tard afin de participer aux essais et à la remise en condition du cuirassé Alsace. Les trois navires sortent pour les essais (7 au 10 juin) et pour la remise en condition (12 au 26 juin), Le cuirassé et les deux torpilleurs d’escadre rentrant à Toulon le 29 juin 1948.

Le Bombardier comme le Mousquet vont accompagner le cuirassé pour différents exercices que ce soit une école à feux (6 au 16 juillet), un entrainement à la défense aérienne du 21 au 29 juillet puis à des manoeuvres aéronavales en compagnie du Joffre (4 au 20 août).

L’Alsace passe au régime de guerre le 21 août tout comme ses torpilleurs d’escadre, sortant pour amariner ses réservistes du 22 au 29 août, rentrant à Toulon le lendemain 30 août, restant à quai jusqu’au 5 septembre 1948 quand il appareille pour sa première sortie de guerre.

11-Torpilleurs d’escadre (50)

Le Mousquet

Un mousquet à mèche

Un mousquet à mèche

-Le Mousquet est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers du Havre (ACH) sis au Havre le 8 juin 1944 et lancé le 15 novembre 1945 pour une période d’armement à flot, l’admission au service actif étant prévu pour juin 1946.

Le Mousquet quitte son chantier constructeur le 4 janvier 1946, fait escale à Cherbourg du 5 au 8 janvier avant de rallier Lorient son  port d’armement pour des travaux complémentaires, sa mise au point technique, ses essais à la mer et sa mise en condition opérationnelle.

Le torpilleur d’escadre Mousquet est officiellement admis au service actif le 27 juin 1946.

Le lendemain 28 juin 1946, le Mousquet quitte Lorient, fait escale à Casablanca du 1er au 4 juillet avant de rallier Toulon le 8 juillet 1946 où il retrouve son compère Bombardier (en service depuis le mois de mai 1946) et leur protégé commun, le cuirassé Alsace.

La première sortie du Mousquet avec le cuirassé Alsace et son sister-ship Bombardier à lieu du 10 au 24 juillet pour la remise en condition du cuirassé qui venait de subir un petit carénage.

Du 18 au 26 octobre 1946, les torpilleurs Mousquet et Bombardier accompagnent le cuirassé Alsace qui transporte 400 gendarmes mobiles pour réprimer des émeutes à Philippeville.
Alors que le cuirassé Alsace est indisponible pour entretien à flot (28 octobre au 12 novembre), le Mousquet et le Bombardier sortent pour une école à feux du 2 au 8 novembre avant de rentrer à Toulon le lendemain 9 novembre.

Ils participent ensuite aux essais (13 au 18 novembre) et à la remise en condition (19 au 30 novembre) du cuirassé Alsace, remise en condition qui se prolonge à Rufisque par une école à feux du 11 au 26 décembre, les trois navires étant ainsi absents de Toulon du 2 décembre 1946 au 2 janvier 1947.

Le Mousquet et le Bombardier participent ensuite du 15 au 21 mars 1947 à l’exercice franco-britannique Cordial Agreement, le pendant méditerranéen de l’exercice Entente Cordiale en escorte du cuirassé Alsace. Les navires français et britanniques participent à une revue navale sur le lac de Bizerte le 22 mars, les deux torpilleurs d’escadre rentrant en compagnie de l’Alsace à Toulon le 24 mars 1947.

Le 15 mai 1947, le cuirassé est pris en charge par le remorqueur de haute mer Centaure qui doit le remorquer à Bizerte pour réparations, le petit convoi étant escorté par les Mousquet et Bombardier.

L’Alsace étant indisponible pour travaux du 20 mai au 5 juin 1947, les deux torpilleurs d’escadre subissent une courte période de travaux à flot du 20 au 31 mai à Bizerte, sortant pour essais du 1er au 3 juin avant de participer aux essais (7 au 10 juin) et pour remise en condition (12 au 26 juin), le cuirassé rentrant à Toulon avant ses torpilleurs le 29 juin 1947.

Le Mousquet et le Bombardier participent avec l’Alsace à un nouveau tour de Corse cette fois sans problèmes, faisant escale à l’Ile Rousse du 12 au 15 juillet, Calvi du 17 au 20 juillet, Cargèse du 21 au 23 juillet, Ajaccio du 25 au 27 juillet, Bonifacio du 28 au 30 juillet, Porto-Vecchio du 2 au 5 août, Bastia du 7 au 12 août avant de rentrer à Toulon le 14 août.

Le Mousquet et le Bombardier sont indisponibles pour entretien et  permissions de l’équipage du 15 août au 5 septembre, sortant pour essais du 6 au 9 septembre puis pour remise en condition du 11 au 21 septembre. Ils participent ensuite aux essais (23 au 27 septembre) puis à sa remise en condition (28 septembre au 13 octobre).

Le cuirassé Alsace étant en petit carénage du 20 janvier au 6 juin, les deux torpilleurs d’escadre qui l’escortent vont sortir seuls pour entrainement et pour leur carrière opérationnelle.

Le Mousquet et le Bombardier rentrés de Bizerte le 22 janvier, quitte le port varois le 30 janvier 1948, effectuant une école à feux du 30 janvier au 8 février qui est suivit d’un ravitaillement à Toulon le 9 février et d’un entrainement au combat antisurface du 10 au 25 février.

Après une escale à Nice du 26 février au 1er mars, les deux torpilleurs d’escadre  effectuent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 2 au 10 mars, sont en escale à Marseille du 11 au 15 mars avant un entrainement à la lutte ASM contre le sous-marin La Réunion du 16 au 24 mars, les trois navires mouillant aux salins d’Hyères du 25 mars au 2 avril avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Le Mousquet et le Bombardier sortent à nouveau pour entrainement à partir du 15 avril quand les deux torpilleurs d’escadre appareillent pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 15 au 23 avril.

Ils font escale à Bastia du 24 au 27 avril avant une école à feux au large du Cap Corse du 28 avril au 2 mai, le Mousquet et le Bombardier enchainant par une escale à Ajaccio du 3 au 6 mai et par un entrainement au combat antisurface du 7 au 17 mai avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Le 25 mai 1948,  le Mousquet et le Bombardier quittent Toulon pour rallier Bizerte le 28 mai afin de participer aux essais et à la remise en condition du cuirassé Alsace. Les trois navires sortent pour les essais (7 au 10 juin) et pour la remise en condition (12 au 26 juin), Le cuirassé et les deux torpilleurs d’escadre rentrant à Toulon le 29 juin 1948.

Le Mousquet comme le Bombardier vont accompagner le cuirassé pour différents exercices que ce soit une école à feux (6 au 16 juillet), un entrainement à la défense aérienne du 21 au 29 juillet puis à des manoeuvres aéronavales en compagnie du Joffre (4 au 20 août).

L’Alsace passe au régime de guerre le 21 août tout comme ses torpilleurs d’escadre, sortant pour amariner ses réservistes du 22 au 29 août, rentrant à Toulon le lendemain, restant à quai jusqu’au 5 septembre 1948 quand il appareille pour sa première sortie de guerre.

11-Torpilleurs d’escadre (45)

Le Lancier

Lanciers polonais de la garde impériale

Lanciers polonais de la garde impériale

-Le Lancier est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Provence (ACP) sis à Port de Bouc le 15 mars 1941 et lancé le 4 septembre 1942 pour une période d’armement à flot.

Il quitte son chantier constructeur le 5 janvier 1943, charge du carburant et du matériel à Toulon les 6 et 7 janvier, quittant le Var le 8 janvier, faisant escale à Casablanca du 11 au 15 janvier avant de rallier Lorient le 19 janvier 1943.

Le torpilleur d’escadre Lancier est officiellement admis au service actif le 4 juin 1943

Le Lancier sort pour la première fois avec son compère l’Inconstant et son protégé du 4 au 7 juillet pour une opération de «relations publiques», l’escale du porte-avions à Port-Vendres pour signer la charte de parrainage du porte-avions par la ville de Rivesaltes, ville natale du maréchal Joffre.

Le Lancier et l’Inconstant sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 9 au 30 juillet, sortant pour essais les 31 juillet et 1er août avant remise en condition du 3 au 12 août, les deux navires rentrant à Toulon le lendemain 13 août 1943.

A noter que durant cette immobilisation, la DCA à été modernisée, DCA désormais composée _outre son artillerie de 130mm à double-usage_ de six canons de 37mm Schneider modèle 1941 en trois affûts doubles modèle 1943 et de deux canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40.

Le Lancier et l’Inconstant participent ensuite aux essais (20 au 23 août) et à la remise en condition du Joffre (du 25 août au 8 septembre), les trois navires faisant escale à Nice du 9 au 13 septembre et à Bastia du 14 au 20 septembre avant de rentrer à Toulon le 21 septembre.

Alors que le Joffre est indisponible pour entretien à flot, le Lancier et l’Inconstant sortent pour entrainement du 21 novembre au 2 décembre avant d’enchainer par les essais (3 au 9 décembre) et la remise en condition (11 au 18 décembre et 20 au 27 décembre) du Joffre, les trois navires  rentrant à Toulon le lendemain.

Le Joffre subit son premier grand carénage du 17 avril 1944 au 15 janvier 1945, laissant les deux torpilleurs seuls, sans navire à protéger. Ils sortent ainsi pour entrainement du 22 avril au 13 juin, rentrant à Toulon le 20 juin après une escale à Calvi du 14 au 19.

Le Lancier sort pour une école à feux du 25 juin au 2 juillet puis pour un entrainement au combat antisurface du 4 au 11 juillet, rentrant le lendemain 12 juillet à Toulon.

Il est ensuite indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 13 juillet au 3 août, sortant pour essais (4 au 7 août) et pour remise en condition (9 au 23 août) en compagnie de l’Inconstant, les deux navires faisant escale à Alger du 24 au 27 août, à Tunis du 29 août au 2 septembre, à Bastia du 4 au 7 septembre avant de rentrer à Toulon le 8.

Les deux torpilleurs d’escadre sortent pour un entrainement commun du 15 septembre au 2 novembre, mouillant à Villefranche (en compagnie du sous-marin Pallas) du 3 au 9 novembre avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Après une période d’entretien à flot du 11 au 30 novembre, les deux torpilleurs d’escadre sortent pour essais du 1er au 4 décembre puis pour remise en condition du 6 au 21 décembre, les deux torpilleurs rentrant à Toulon le 22 décembre, restant à quai jusqu’à la fin de l’année civile.

Après une sortie d’entrainement du 5 au 12 janvier, le Lancier et l’Inconstant sortent pour les essais (17 au 23 janvier) et pour remise en condition du groupe aérien du Joffre (27 janvier au 25 février).

Les deux escorteurs du Joffre sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 15 juillet au 4 août, sortant pour essais et remise en condition du 5 au 9 août avant de participer aux essais du Joffre du 11 au 17 août puis de reprendre une activité opérationnelle, notamment une phase d’entrainement du 18 août au 29 septembre 1945.

Alors que le Joffre est entretien à flot du 30 septembre au 12 octobre 1945, le Lancier et l’Inconstant  sortent pour une école à feux du 3 au 9 octobre, rentrant le lendemain  à Toulon avant de participer aux essais (13 au 18 octobre) et à la remise en condition (19 octobre au 3 novembre) du Joffre.

Alors que l’Inconstant est immobilisé pour grand carénage, le Lancier sort pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 1er au 10 mars, faisant escale à Sète du 11 au 15 mars avant une école à feux du 16 au 23 mars, le torpilleur mouillant aux salins d’Hyères du 24 au 28 mars avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Le Lancier est échoué au bassin Vauban (n°6) du 31 mars au 27 avril 1946 pour remise en état complète et modernisation avec une augmentation de son électronique embarqué et surtout de sa DCA qui passe à dix canons de 37mm Schneider modèle 1941 en cinq affûts doubles modèle 1943.

Armé pour essais le 3 mai, le Lancier réalise ses essais post-carénage du 4 au 7 mai puis participe _toujours en compagnie de l’Inconstant_ aux essais (10 au 15 mai) et à la remise en condition (17 au 27 mai) du Joffre.

Le Lancier et l’Inconstant sont indisponibles pour permissions de l’équipage du 20 août au 9 septembre, sortant pour essais du 10 au 13 septembre puis pour remise en condition du 15 au 29 septembre, les deux torpilleurs rentrant à Toulon le lendemain.

Alors que le Joffre est en petit carénage jusqu’au 12 décembre 1946, les torpilleurs d’escadre qui l’escortent habituellement vont protéger le cuirassé Provence en remplacement du Mameluk et du Casque qui vont eux aussi être en grand carénage, le Lancier et l’Inconstant assurant cette mission du 2 octobre au 10 décembre 1946.

Le Lancier et l’Inconstant participent ensuite aux essais du Joffre du 12 au 17 décembre 1946 puis à la remise en condition de son groupe aérien en compagnie du Provence et ce du 18 décembre au 12 janvier, la petite escadre faisant escale à Bastia du 13 au 16 janvier avant de rentrer à Toulon le surlendemain 18 janvier 1947.

Du 16 au 21 mars, le Lancier et l’Inconstant accompagnent le porte-avions Joffre pour un exercice franco-anglais au large de Malte, les navires français et anglais étaient passés en revue par le résident général de Tunisie le 22 mars à Bizerte avant que le porte-avions et ses torpilleurs d’escorte ne rentrent à Toulon le 24 mars 1947.

Les deux torpilleurs d’escadre sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 8 au 29 juin, sortant pour essais du 30 juin au 2 juillet puis pour remise en condition du 4 au 12 juillet, rentrant à Toulon le lendemain 13 juillet. Ils participent ensuite à la remise en condition du Joffre du 20 juillet au 14 août, rentrant à Toulon le 21 août après une escale à tunis du 15 au 19.

Du 4 janvier au 20 février 1948, le Joffre est immobilisé pour petit carénage à l’Arsenal de Sidi-Abdallah. Le Lancier et l’Inconstant l’accompagnent jusqu’en Tunisie et vont s’entrainer depuis Bizerte, sortant du 21 janvier 18 février, ralliant Bizerte le 19 février 1948.
Les deux torpilleurs d’escadre sortent pour les essais et la pour remise en condition du porte-avions Joffre du 25 février au 8 mars 1948. Du 15 au 26 mars, les torpilleurs Lancier et l’Inconstant escortent le Joffre dans le cadre d’un exercice franco-britannique au large de Malte. La force S rentre à Toulon le 30 mars 1948.

Le Lancier comme l’Inconstant sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 20 mai au 9 juin, sortant pour essais du 10 au 12 juin avant de participer aux essais et à la remise en condition du porte-avions du 13 juin au 4 juillet. Ils continuent à accompagner le porte-avions Joffre jusqu’en septembre 1948 pour un entrainement de plus en plus intense tant la guerre semblait chaque jour plus proche.