Italie (28) Croiseurs légers (2)

Croiseurs-éclaireurs classe Capitani Romani

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Le Pompeo Magno

Avant-propos

C’est en 1935/36 que les ingénieurs du génie naval italien commencent à travailler sur un projet d’éclaireur océanique, désignation destinée à ne pas les confondre avec les Navigatori initialement classés comme des éclaireurs légers.

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Italie (25) Croiseurs lourds (2)

Croiseurs lourds classe Zara

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Le Zara

Avant-propos

Comme nous l’avons vu plus haut les premiers Incrociatori Pesanti étaient des navires bien armés, rapides mais à la protection plus symbolique qu’efficace. La seconde génération de croiseurs lourds est marquée par une diminution de la vitesse et un renforcement de la protection.

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15-Pétroliers et Ravitailleurs Rapides (7)

F-Ravitailleurs rapides classe L’Adour

Avant-propos

Au milieu des années trente, pour les esprits les plus lucides, la guerre n’est qu’une question de temps et qui dit guerre dit interruption des voies commerciales normales. Il faut donc prévoir des stocks suffisants pour une flotte dont le tonnage ne cesse d’augmenter.

En 1936, l’état-major demande à bénéficier d’au moins six mois de stocks de temps de guerre ce qui nécessite des dépôts à terre mais également de nouveaux pétroliers pour augmenter la flotte et remplacer les plus anciens. Outre les besoins de la marine, il faut prévoir les besoins pour les autres armées mais aussi ceux de l’industrie.

C’est également à cette époque que la marine nationale entame véritablement les expérimentations pour un ravitaillement en route à la mer.

Le manque d’autonomie de navires essentiellement conçus pour un théâtre d’opérations méditerranéen oblige la marine à envisager un ravitaillement des torpilleurs par les croiseurs.

Le premier essai effectué le 16 juin 1936 en baie de Seine est cependant l’oeuvre de deux contre-torpilleurs, l’Indomptable ravitaillant le Valmy. Les deux méthodes à couple et en flèche sont expérimentées.

Le premier ravitaillement mené par un pétrolier est l’oeuvre du Mékong qui le 15 mars 1940 ravitaille le contre-torpilleur Milan. La méthode en couple est alors privilégiée en raison notamment des grosses hélices des contre-torpilleurs français qui rend le ravitaillement en flèche périlleux.

Ces deux besoins conjugués entraine la construction de dix pétroliers répartis entre six ravitailleurs rapides de classe Adour financés aux tranches 1936 (Adour et Lot), tranches 1937 (Tarn) et 1938bis (La Charente La Mayenne et La Baise) alors que les quatre pétroliers rapides de classe La Seine financé pour les deux premiers par le décret-loi du 2 mai 1938 (La Seine et La Saône) et pour les deux suivants (Liamone et Medjerda) par la loi du 31 décembre 1938.

L’Adour

Le ravitailleur rapide L'Adour

Le ravitailleur rapide L’Adour

-L’Adour est mis sur cale dans les chantiers de la Societé Provençale de Construction Navale (SPCN) sis à La Ciotat le 5 juillet 1937. Il est lancé le 9 octobre 1938 et admis au service actif le 20 avril 1940.

Basé à Toulon, il intègre le groupement de soutien de la 2ème escadre pour assurer à terme le soutien logistique des navires de combat basés à Toulon notamment le porte-avions Joffre alors en construction à Saint-Nazaire.

Son classement en ravitailleur rapide n’est pas anodin. Si sa principale mission est de ravitailler en mazout les navires, il doit aussi pouvoir ravitailler à flot les navires en vivres et en munitions en attendant de le pouvoir faire en route et à couple.

Le 13 mai 1942, l’Adour quitte Toulon avec à son bord des réservistes de la 3ème région maritime pour un exercice de combat antisurface, le ravitailleur rapide simulant un croiseur auxiliaire ennemi intercepté par le croiseur léger Lamotte-Picquet du 14 au 25 mai, les deux navires faisant escale à Nice du 26 au 28 mai avant de rentrer à Toulon le 29 mai 1942.

Du 3 mars au 10 mai 1943, L’Adour est échoué au bassin Vauban n°7 pour son premier grand carénage. Outre une remise en état complète, il reçoit une DCA plus moderne et un nouveau système de ravitaillement à la mer plus efficace que celui d’origine.

Après des travaux complémentaires à quai, L’Adour est armé pour essais le 25 mai, sortant pour essais à la mer les 26 et 27 mai puis pour sa remise en condition du 29 mai au 4 juin 1943.

Le 17 février 1946, le ravitailleur rapide L’Adour quitte Toulon en compagnie des contre-torpilleurs Aigle Albatros Gerfaut (5ème DCT) et des torpilleurs légers Le Fier L’Agile L’Entreprenant Le Farouche (1ère DT) pour un entrainement en Méditerranée orientale.

Les deux divisions s’affrontent dans un intense entrainement antisurface du 17 au 23 février avec un ravitaillement à la mer mené par l’Adour avant que les huit navires ne fassent escale à Bizerte du 24 au 27 février 1946.

Les huit navires reprennent la mer le lendemain 28 février, faisant la traversée jusqu’à Beyrouth où ils arrivent le 3 mars, l’Adour ravitaillant les contre-torpilleurs et les torpilleurs légers.

Ils effectuent ensuite un entrainement à la défense aérienne à la mer du 5 au 12 mars avant une nouvelle escale cette fois à Lattaquié et ce du 13 au 16 mars 1946.

Ce déploiement en Méditerranée orientale s’achève pour la 5ème DCT et la 1ère DT par deux exercices : un entrainement avec l’aviso colonial La Grandière du 17 au 27 mars et un entrainement anti-sous-marin avec la 17ème DSM du 29 mars au 5 avril 1946.

Après une ultime escale à Beyrouth du 6 au 10 avril 1946, les huit navires reprennent la mer, rentrant à Toulon sans escale le 17 avril en étant ravitaillés à tour de rôle par l’Adour.

Le 29 mai 1946, l’Adour quitte Toulon au sein d’un groupe occasionnel composé du porte-avions Joffre, du cuirassé Provence et des quatre torpilleurs d’escadre Mameluk Casque l’Inconstant et le Lancier.

Ils font escale à Casablanca du 4 au 7 juin avant d’arriver à Dakar le 11 juin 1946. La petite escadre va s’entrainer au large de Dakar du 13 juin au 31 juillet, L’Adour assurant le ravitaillement en mer des navires engagés dans des exercices au large de Dakar et de Rufisque.

Le 1er août 1946, la petite escadre quitte Dakar fait escale à Casablanca du 5 au 10 août, à Mers-El-Kébir du 13 au 16 août avant de rentrer à Toulon le 19 août 1946.

Du 3 octobre au 30 novembre 1946, il est échoué au bassin n°1 du Missiessy pour un nouveau grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il armé pour essais le 15 décembre, sortant pour essais officiels le 16 et le 17 décembre avant remise en condition du 19 au 30 décembre 1946.

A noter que le 11 juin 1948, il ravitaille à la mer le cuirassé Flandre et ses torpilleurs d’escorte Voltigeur et Goumier.

Le 1er septembre 1948, L’Adour quitte Toulon pour aller charger du mazout à Batoumi en mer Noire mais à l’annonce des bombardements allemands le 5 septembre, le pétrolier alors à Istanbul reçoit l’ordre de rallier Haïfa pour la même mission.

Le Lot

Le ravitailleur rapide Le Lot à pleine charge

Le ravitailleur rapide Le Lot à pleine charge

-Le Lot est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France à Dunkerque le 7 mai 1937, lancé quasiment achevé le 19 juin 1939 et admis au service actif le 9 décembre 1939.

Il est affecté à Brest au sein du groupement de soutien de la Flotte de l’Atlantique avec à terme comme principale mission le soutien du porte-avions Painlevé qui n’était pas encore sur cale quand de l’admission au service actif de son futur .

Du 16 janvier au 1er mars 1943, le ravitailleur rapide Lot est échoué dans le bassin n°9 du Laninon succédant au cuirassé Clemenceau. Le Lot subit une remise en état complète de la coque qui est grattée, sablée et repeinte, les hélices sont changées, les turbines inspectées, les chaudières retubées…… .

Au niveau de la modernisation, il reçoit un nouveau système de ravitaillement à la mer plus efficace que celui installé d’origine. La DCA est modernisée et des radars sont embarqués pour améliorer l’efficience du navire.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 17 mars, sortant pour les essais officiels 18 et 19 mars puis pour remise en condition du 21 mars au 3 avril 1943.

Le 24 novembre 1944, les contre-torpilleurs Panthère Lynx et Tigre de la 3ème DCT quittent Brest en compagnie du Lot pour un entrainement de division.

Après un exercice de défense aérienne à la mer du 24 novembre au 2 décembre, le Lot ravitaille en carburant les trois contre-torpilleurs qui après une école à feux du 3 au 12 décembre, se ravitaillent à nouveau auprès du lot avant un entrainement au combat antisurface nocturne du 13 au 21 décembre 1944.

Le 3 janvier 1945, le ravitailleur rapide Lot quitte à nouveau Brest en compagnie de contre-torpilleurs mais cette fois c’est la 1ère DCT (Guépard Lion Bison) qui accompagne le sister-ship de L’Adour pour un entrainement au large de Dakar où les quatre navires arrivent le 11 janvier 1945.

L’entrainement de la 1ère DCT à lieu du 12 janvier au 15 février, la 1ère DCT et le Lot quittant Dakar le 16 février et rentrant à Brest le 23 février 1945.

Du  24 janvier au 8 mars 1946, le Lot est échoué au bassin n°8 du Laninon pour un nouveau grand carénage qui se limite à une remise en état  générale (coque, appareil propulsif, appareil évaporatoire, locaux-vie et locaux opérationnels).

Après des travaux complémentaires à quai, le ravitailleur rapide est armé pour essais le 24 mars, effectuant ses essais réglementaires les 25 et 26 mars puis sa remise en condition du 28 mars au 8 avril 1946.

Le 25 avril 1948, le ravitailleur rapide Lot quitte Brest en compagnie du porte-avions Painlevé, des cuirassés Lorraine et Gascogne accompagnés des torpilleurs d’escadre Arquebuse Cimeterre Intrépide Téméraire Durandal et Dague et des sous-marins Ile de Ré et Ile d’Yeux.

La petite escadre baptisée Force P fait escale quelques heures à Dunkerque le 28 avril où elle retrouve le croiseur léger antiaérien Waldeck-Rousseau. La force P au complet rallie Rosyth le 3 mai, retrouvant le cuirassé Howe (classe King George V), le porte-avions Victorious (classe Illustrious), six destroyers, quatre sous-marins et deux pétroliers.

L’exercice commence le 5 mai par un exercice de défense aérienne à la mer suivit le lendemain par un exercice anti-sous-marin, l’escadre combinée étant attaquée par les deux sous-marins français qui jouent tellement bien le jeu qu’ils entrent en collision le 6 mai au soir, devant rentrer en urgence à Rosyth pour réparations, laissant les seuls sous-marins britanniques attaquer les navires des deux marines.

Le 7 mai, les navires français et anglais simulent des raids amphibies contre la base de Rosyth, le porte-avions Victorious lançant ses bombardiers en piqué Dauntless contre la base pendant que les deux cuirassés simulent des bombardements contre la terre avant de mettre à l’eau leurs compagnies de débarquement.

Le porte-avions Painlevé lui essaye de perturber les raids en protégeant la base britannique, utilisant ses chasseurs mais également ses bombardiers et ses éclaireurs comme chasseurs improvisés. Le lendemain, les rôles changent entre les deux porte-avions.

Le 9 mai, le Coastal et le Bomber Command mettent à rude épreuve les canonniers antiaériens français et anglais lors d’un nouvel exercice de défense aérienne à la mer où le Waldeck Rousseau montre l’utilité d’un croiseur léger dédié à la défense antiaérienne, confirmant les observations faites par les britanniques avec les Dido/Bellona.

Le 10 mai, l’exercice se termine par un affrontement entre l’escadre britannique défendant les côtes et l’escadre française tentant de forcer le passage en direction du sud.

Le 11 mai 1948, la princesse Elisabeth âgée de 22 ans visite le cuirassé Gascogne et le porte-avions Painlevé au nom de son père George VI retenu à Londres pour d’autres impératifs. L’héritière du trône d’Angleterre effectue son discours en français, langue qu’elle maitrise parfaitement. Elle est accompagnée de son mari, le Prince Philippe, Duc d’Edimbourg. L’escadre française reprend la mer pour rentrer à Brest moins le Waldeck Rousseau qui s’arrête à Dunkerque le 14 mai. Les autres navires rentrent à Brest le 16 mai 1948.

Durant cet exercice, le Lot et ses deux compères britanniques ont ravitaillé à couple et en route les navires français et anglais. Des tests de transfert de charges solides ont également lieu mais ils ne sont pas concluant, la marine nationale préférant le transfert de charges solides à flot sur rade.

Le 5 septembre 1948, le Lot était à quai à Brest, chargeant ses soutes à carburant et à matériel, activité accélérée pour permettre au ravitailleur rapide d’appareiller le plus vite possible.

Le Tarn

Le ravitailleur rapide Le Tarn

Le ravitailleur rapide Le Tarn

-Le Tarn est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) à Dunkerque le 5 octobre 1937 lancé le 10 septembre 1939 et admis au service actif le 9 avril 1940 à Cherbourg, son port d’armement.

Le Tarn quitte Cherbourg le 11 avril 1940, charge du mazout, du gazole et des charges solides à Brest les 12 et 13 avril avant de rallier Mers-El-Kébir le 20 avril 1940 à l’aube. Il intègre en septembre 1940 la 4ème Escadre.

Le 3 mai 1943, il quitte Mers-El-Kébir pour rallier Bizerte le 5 mai 1943. Du  7 mai au 6 juillet 1943, il est échoué au bassin n°2 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage.

Le Tarn subit une remise en état complète de la coque qui est grattée, sablée et repeinte, les hélices sont changées, les turbines inspectées, les chaudières retubées…… .

Au niveau de la modernisation, il reçoit un nouveau système de ravitaillement à la mer plus efficace que celui installé d’origine. La DCA est modernisée et des radars sont embarqués pour améliorer l’efficience du navire.

Armé pour essais le 21 juillet, il sort pour ses essais à la mer les 22 et 23 juillet puis pour remise en condition du 25 juillet au 4 août 1943. Il quitte Bizerte le 6 août et rentre à Mers-El-Kébir le 9 août au matin.

Comme ses compères de classe L’Adour, le Tarn soutient les manoeuvres de la 4ème Escadre, sert de transport pétrolier notamment entre les dépôts de Mers-El-Kébir et de Bizerte mais également de navire-école au profit des réservistes de la région.

Du 10 mai au 30 juin 1946, il est échoué sur le dock-flottant de Mers-El-Kébir pour un nouveau grand carénage.

Après des travaux complémentaires à flot, le Tarn est armé pour essais le 17 juillet 1946, sortant pour ses essais réglementaires les 18 et 19 juillet puis pour sa remise en condition du 21 juillet au 2 août 1946.

Le 7 septembre 1946, le Tarn appareille de Mers-El-Kébir en compagnie des croiseurs légers Latouche-Treville et Gambetta (8ème DC) et des contre-torpilleurs Vauban Valmy Verdun (4ème DCT) pour une série d’exercices de combat antisurface du 7 au 17 septembre avant que le Tarn ne ravitaille les cinq navires en mazout, le ravitailleur rapide fait office d’observateur/arbitre.

Après une escale à Tunis du 18 au 22 septembre, la 8ème DC et la 4ème DCT retrouvent au large de Bizerte la 7ème DCT ( Vauquelin Tartu et Chevalier Paul) pour une nouvelle phase d’exercices.

Tout commence par un exercice de défense aérienne à la mer, les différents navires étant du 23 au 30 septembre attaqués soit en escadres soit individuellement par des avions de l’aéronavale et de l’armée de l’air.

Après un ravitaillement à Bizerte les 1er et 2 octobre, les contre-torpilleurs ressortent pour tenter d’intercepter le Tarn et les deux croiseurs légers qui simulent un raider tentant de passer du bassin occidental au bassin oriental de la Méditerranée.

Cet exercice qui à lieu du 3 au 15 octobre est suivit par un exercice de combat antisurface, le Latouche-Tréville prenant la tête de la 7ème DCT et le Gambetta celui de la 4ème DCT et ce du 17 au 27 octobre.

Après une dernière escale à Bizerte du 28 octobre au 3 novembre, la 8ème DC, la 4ème DCT et le Tarn quittent la Tunisie pour rentrer en Algérie arrivant à Mers-El-Kébir le 6 novembre 1946.

Le 28 novembre 1947, Le Tarn ravitaille successivement à la mer les trois contre-torpilleurs Magon Dunois La Hire de la 4ème DCT engagés dans un entrainement de division. Il les ravitaille de nouveau le 5 décembre 1947. Les 11 et 26 mai 1948, il ravitaille à nouveau cette division engagée dans un nouvel entrainement de division.

Le 12 mai 1948, le Tarn appareille de Mers-El-Kébir en compagnie du porte-avions Commandant Teste, du cuirassé Bretagne et du croiseur de bataille Strasbourg plus les six torpilleurs d’escadre escortant ces navires en l’occurence les torpilleurs d’escadre L’Eveillé L’Alerte (protecteurs du Bretagne), Lansquenet Fleuret (protecteurs du Strasbourg) Hussard et Spahi (protecteurs du Commandant Teste) auxquels se joignent venus de Bizerte, les contre-torpilleurs Mogador Volta Hoche (11ème DCT) et le pétrolier Mékong pour une série d’exercices du 15 mai au 20 juin 1948.

Le programme était chargé pour ne pas dire copieux avec un exercice de défense aérienne à la mer d’une force navale, la lutte ASM, le raid antisurface au cours duquel le Strasbourg et le Commandant Teste attaquèrent les contre-torpilleurs au canon et avec l’aviation embarqué avant que les contre-torpilleurs et les torpilleurs d’escadre ne tentent d’attaquer les deux gros (Strasbourg et Bretagne).

La force navale occasionnelle exécuta également des tirs contre la terre sur des ilots inhabités du territoire tunisien pour simuler un assaut amphibie.

Tout se termina par un exercice d’escorte de convois composé de deux pétroliers et de deux cargos escortés par les trois contre-torpilleurs et un torpilleur à l’arrière; le porte-avions, le cuirassé et le croiseur de bataille plus les trois torpilleurs restant formant un groupe de couverture. Le convoi est ainsi attaqué par des sous-marins et des avions basés à terre.

La force navale rentre à Bizerte le 21 juin et si les contre-torpilleurs et le Mékong restent en Tunisie puisque Bizerte est leur port d’attache, le croiseur de bataille, le cuirassé, le porte-avions et les six torpilleurs d’escadre plus le Tarn rentrent à Mers-El-Kebir le 28 juin 1948.

Le Tarn est en entretien à flot du 1er au 27 juillet 1948, sortant pour essais du 28 au 30 juillet  puis pour remise en condition du 1er au 12 août 1948.

Le 5 septembre 1948, il est à quai à Mers-El-Kébir se tenait prêt à appareiller pour soutenir les cuirassés, les croiseurs et le porte-avions de la 4ème Escadre.

15-Pétroliers et ravitailleurs rapides (2)

B-Pétroliers-caboteurs classe Aube

L’expérience du premier conflit mondial encourage la marine nationale à commander quatre petits pétroliers pouvant ravitailler des bâtiments mais attention, nous nous sommes pas encore au ravitaillement à la mer. Il s’agit de ravitailler à couple des navires sur des rades abritées.

L’Aube

Le pétrolier-caboteur L'Aube

Le pétrolier-caboteur L’Aube

-L’Aube est mise sur cale à l’Arsenal de Lorient le 1er mars 1920 lancé le 17 juillet 1920 et admis au service actif le 23 juin 1921.

Durant toute sa carrière, ce petit pétrolier de 2830 tonnes à pleine charge va être déployé en Méditerranée, ayant comme principale mission le ravitaillement sur rade des unités légères (torpilleurs et contre-torpilleurs) engagées dans de nombreux exercices avec l’Escadre.

En juin 1940, il est basé à Mers-El-Kébir, chargeant du mazout et du carburant diesel à Fos sur Mer pour ravitailler les dépôts de Mers-El-Kébir et parfois ceux de Bizerte voir de Gabès.

Du 25 octobre au 28 novembre 1941, il est échoué au bassin Vauban n°9 pour un nouveau grand carénage, destiné à le remettre totalement en état.

Après des travaux complémentaires à quai, l’Aube est armée pour essais le 21 décembre, sortant pour essais les 22 et 23 décembre puis pour remise en condition du 26 décembre 1941 au 7 janvier 1942. Il quitte Toulon le 8 janvier 1942, va charger à Fos sur Mer puis rallie Mers-El-Kébir le 13 janvier 1942 pour alimenter les dépôts souterrains de la base de la 4ème Escadre.

Du 5 janvier au 21 février 1945, le pétrolier L’Aube est échoué pour un grand carénage. A l’origine, il était prévu de désarmer le pétrolier en septembre 1945 mais son bon état général et le besoin en navires de ce type à décidé la marine de le prolonger encore cinq ans jusqu’en 1950. Après l’avoir envisagé un temps, on renonce à y installer un système de ravitaillement à la mer.

Après des travaux complémentaires à quai, le pétrolier L’Aube est armé pour essais le 12 janvier 1945, effectuant ses essais officiels les 13 et 14 janvier puis sa remise en condition du 16 au 26 janvier 1945.

Outre le ravitaillement des dépôts et des navires à flot, L’Aube sert également à l’occasion de navire-école pour les réservistes de la 5ème région maritime (Algérie et Maroc) qui rafraichissent leurs connaissances en matière de navigation, de défense aérienne à la mer…….. .

Le pétrolier-caboteur subit avant le second conflit mondial un troisième grand carénage. Il est échoué sur le dock-flottant du 16 janvier au 3 mars 1948 pour une remise en état complète. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 24 mars, effectuant ses essais officiels les 25 et 26 mars avant sa remise en condition du 28 mars au 7 avril 1948.

Le 5 septembre 1948, il était en mer entre Fos sur mer et Mers-El-Kébir pour un transport pétrolier sans escorte. Il reçoit l’ordre de filer à sa vitesse maximale soit 10 noeuds pour échapper aux sous-marins italiens voir allemands. Il y parvient en fin de soirée, livrant en douze heures ses 1500 tonnes de chargement.

La Durance

Le pétrolier-caboteur La Durance

Le pétrolier-caboteur La Durance

-La Durance est mise sur cale à l’Arsenal de Lorient le 10 mars 1920 lancée le 11 septembre 1920 et admis au service actif le 1er septembre 1921.

D’abord déployée en Baltique en soutien de la Division Navale de Baltique et ce jusqu’en mars 1922, le sister-ship de L’Aube est basé à Brest, effectuant de temps en temps des incursions en Méditerranée en fonction des besoins de la Flotte. De mars à novembre 1930, le pétrolier est même dans l’Océan Indien pour soutenir deux sous-marins et un aviso.

Quand éclate la guerre de Pologne, le pétrolier-caboteur appartient aux forces de la 3ème Région Maritime, ravitaillant en rade de Toulon ou aux salins d’Hyères les navires légers de la 2ème Escadre et plus généralement tous les navires militaires de passage.

En septembre 1940, le pétrolier-caboteur rejoint son sister-ship L’Aube à Mers-El-Kébir intégrant la nouvelle 4ème Escadre.

Comme son compère L’Aube, La Durance va effectuer des transports pétroliers entre Fos sur Mer où il charge mazout et gazole et Mers-El-Kébir. Il lui arrivera parfois d’alimenter les dépôts de Bizerte et de Gabès en particulier en chargeant le produit fini à Haïfa en Palestine mandataire.

Du 1er octobre au 12 novembre 1941, La Durance est échouée sur le dock-flottant de Mers-El-Kébir pour un grand carénage bien mérité.

Il subit une remise en état complète de sa coque, de son appareil propulsif, de son appareil évaporatoire, de ses citernes à mazout et à gazole, des systèmes de chargement et d’avitaillement…………. .

Armé pour essais le 2 décembre 1941, il sort pour essais les 3 et 4 décembre puis pour remise en condition du 6 au 16 décembre. Dès le lendemain, il quitte Mers-El-Kébir pour Fos sur Mer afin de charger du gazole pour alimenter les dépôts souterrains des sous-marin de la 2ème FSM.

Du 22 au 30 mars 1945, La Durance est à nouveau échoué pour un grand carénage. Comme son sister-ship L’Aube, il aurait du être désarmé en septembre 1945 mais il est au final décidé de le prolonger. Armé pour essais le 16 avril, il sort pour essais les 17 et 18 avril puis pour remise en condition du 20 au 30 avril.

Le 17 septembre 1947, il est victime d’une grave avarie à son appareil évaporatoire. Jugeant peu économique de réparer un navire aussi ancien, il est décidé de le mettre en position de complément le 25 septembre.

Privé de toutes les pièces susceptibles d’être récupérées, La Durance est désarmée le 7 octobre 1947 et condamnée le 18 octobre suivant.

Mouillée à Mers-El-Kébir, l’ancienne Durance est réduite au statut de citerne flottante, permettant le ravitaillement des navires de passage à Mers-El-Kébir et le 5 septembre 1948, l’ancien pétrolier assurait toujours cette mission.

La Nièvre

Le pétrolier-caboteur La Nièvre

Le pétrolier-caboteur La Nièvre

-La Nièvre est mise sur cale à l’Arsenal de Lorient le 5 septembre 1920 lance le 10 mars 1921 et admis au service actif le 26 mars 1922.

Après une carrière sans histoire, le pétrolier s’échoue dans la nuit du 21 au 22 mai 1937 sur les rochers de Porstartz à trois miles à l’ouest de la baie d’Audierne. Irrécupérable, le pétrolier est rayé le 19 juin 1937 et vendu à la démolition le 22 juillet suivant.

La Rance

Le pétrolier-caboteur La Rance

Le pétrolier-caboteur La Rance

La Rance est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient le 20 septembre 1920 lancée le 6 juillet 1921 et admis au service actif en juin 1922.

Affectée en Méditerranée, le quatrième et dernier pétrolier-caboteur de classe Aube sert à la fois de transport pétrolier pour ravitailler les dépôts des ports militaires en mazout et gazole mais également de ravitailleur pour les bâtiments en manoeuvre.

Affecté à Marine Maroc à partir de 1937 dans le cadre des opérations liées au conflit espagnol, elle retrouve Toulon pour les opérations de transport et de ravitaillement liés à la guerre de Pologne, le pétrolier caboteur étant affecté à Brest à partir de juin 1940 pour soutenir la Flotte de l’Atlantique, ravitaillant en rade de Brest ou de Lorient sans oublier des transports pétroliers entre Le Verdon et les ports bretons.

Par exemple du 26 au 29 janvier 1941, il va ravitailler pas moins de six croiseurs légers (La Galissonnière Jean de Vienne La Marseillaise de la 2ème DC Gloire Montcalm Georges Leygues de la 4ème DCT, Jaguar Chacal Léopard de la 2ème DCT, Le Triomphant et Le Malin de la 8ème DCT ainsi que le Le Fantasque de la 10ème DCT.

Le 2 octobre 1941, La Rance quitte Brest pour rallier Lorient le lendemain 3 octobre. Du 4 octobre au 15 novembre 1941, il est échoué dans le bassin ouest pour un grand carénage bien mérité.

Après des travaux complémentaires à quai, La Rance est armée pour essais le 1er décembre, effectuant ses essais officiels les 2 et 3 décembre puis sa remise en condition du 5 au 16 décembre.

Le lendemain 17 décembre 1941, il quitte le port de Lorient va charger mazout et gazole au Verdon (où un port pétrolier important est en construction) le 19 décembre puis rallie Brest le 20 décembre 1941.

Le 13 janvier 1943, le pétrolier Rance mouille en baie de Douarnenez. Il y ravitaille les contre-torpilleurs Panthère Lynx et Tigre engagé dans un entrainement de division de vingt-huit jours le 13 janvier mais également le 21 janvier, rentrant à Brest en compagnie des contre-torpilleurs le 31 janvier 1943.

Succédant au Foch, le pétrolier La Rance est échoué dans le bassin ouest de l’Arsenal de Lorient du 8 mars au 15 avril 1944 pour un grand carénage bien mérité.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 25 avril 1944, sortant pour essais les 26 et 27 avril 1944 puis pour remise en condition du 29 avril au 7 mai 1944.

Le 27 février 1945, le pétrolier-caboteur Nièvre est mis en service. La Rance est mise en position de complément le 7 mars 1945 après avoir «doublonné» avec son ainé. Mouillé à l’Ile-Longue, le vénérable pétrolier est désarmé le 14 avril 1945 et condamné le 27 avril 1945.

Il est vendu à la démolition le 8 juin 1945 à un chantier de Liverpool. L’ancien pétrolier est remorqué jusqu’à son chantier de démolition le 12 juillet après trois jours de mer et démantelé durant l’été et l’automne 1945.

Caractéristiques Techniques de la classe Aube

Déplacement : standard 1055 tW pleine charge 2830 tonnes 1500 tonnes de port en lourd

Dimensions :longueurs hors tout 74.60m largeur 11.58m tirant d’eau : (avant) 1.55 à 4.80m (arrière) 3.25 à 5.20m

Propulsion : une turbine à engrenages Bréguet de 1000ch alimentée en vapeur par une chaudière Du Temple et entrainant une hélice

Performances : vitesse maximale 10.5 noeuds rayon d’action 1580 miles nautiques à 10 noeuds

Capacités : quatre tanks centraux d’une capacité globale de 1620 mètres cubes soit 1500 tonnes, une cale à approvisionnement (35000m litres de vin 48 tonnes de vivres divers). Le ravitaillement en carburant s’effectue par deux nourrices avec 5 manches de douze cm et 3 manches de 16cm

Armement : 2 canons de 75mm non antiaériens et deux mitrailleuses de 8mm en 1939-40. En septembre 1948, La Rance dispose d’un canon de 75mm à l’avant, de deux canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 et de quatre mitrailleuses de 7.5mm

Equipage : 2 officiers et 50 hommes en temps de paix, 3 officiers et 60 hommes en temps de paix

11-Torpilleurs d’escadre (18)

Le Mars

Le torpilleur d'escadre Le Mars dans sa configuration originale

Le torpilleur d’escadre Le Mars dans sa configuration originale

-Le Mars est mis sur cale aux Chantiers Navals Français (CNF) sis à Caen le 8 juillet 1925 lancé le 28 août 1926 et admis au service actif le 20 avril 1928.

A son admission au service actif, le cinquième torpilleur de type L’Adroit intègre la 7ème escadrille qui se compose également de ses sister-ships Le Fortuné La Railleuse et La Palme, 7ème ET qui devient le 1er mars 1929 7ème DT.

La 7ème DT est dissoute le 1er octobre 1934, Le Mars formant une nouvelle 1ère DT au sein de la 1ère flottille de la 1ère Escadre (Méditerranée) avec le Forbin et La Palme.à partir du 1er novembre 1935.

Comme les autres torpilleurs de la 1ère flottille, il participe au contrôle naval lié à la guerre d’Espagne en Méditerranée d’avril à septembre 1937. Le dévellopement de la guerre des mines entraine la mise en place des précautions particulières. Le Mars équipé pour le dragage avec une drague en paravane P1 est affecté à la 4ème DCT (Tigre Lynx Panthère).

Quand la guerre de Pologne éclate le 3 septembre 1939, Le Mars appartient toujours à la 1ère DT en compagnie de La Palme et de La Tempête, intégré à la 2ème escadre. Durant les trois mois de conflit, Le Mars va effectuer de nombreuses escortes de convois sans oublier l’entrainement pour parfaire sa condition opérationnelle.

L’année 1940 commence pour Le Mars par un entrainement de division du 8 janvier au 7 février en compagnie de ses compères Tempête et Palme. Ils enchainent ensuite par un entrainement en compagnie du cuirassé Provence et ce du 15 février au 7 mars 1940 puis par un autre entrainement de division du 16 mars au 5 avril, rentrant à Toulon le lendemain.

Si du 15 février au 7 mars, la 1ère DT s’était entrainée avec le Provence, du 15 avril au 8 mai elle s’entraine avec son sister-ship Lorraine, rentrant à Toulon le 15 mai 1940 après une escale à Nice du 9 au 14 mai.

Après un entrainement de division du 20 au 27 mai, la 1ère DT fait escale à Port-Vendres du 28 mai au 2 juin,  les trois torpilleurs rentrant à Toulon le lendemain.

Le Mars sort pour entrainement du 10 au 20 juin avec écoles à feux et lancement de torpilles, rentrant à Toulon le 21 juin. Il participe ensuite aux essais (26 au 29 juin) et à la remise en condition (1er au 16 juillet) du torpilleur Tempête.

Le Mars est indisponible du 17 juillet au 8 août  1940 pour entretien et permissions de l’équipage, sortant pour essais (9 au 11 août) et remise en condition (13 août au 3 septembre) en compagnie de ses compères La Palme et La Tempête,  les trois torpilleurs mouillant aux salins d’Hyères du 4 au 8 septembre avant de rentrer à Toulon le lendemain.

La grande réorganisation de septembre 1940 affecte la 1ère DT (comme les autres divisions de la 1ère FT) au groupement de ligne de la 2ème Escadre avec toujours Toulon comme port-base.

Le Mars sort en compagnie de ses compères La Tempête et La Palme pour un entrainement de division du 12 septembre au 4 octobre avec écoles à feux, lancements simulés, entrainement au combat antisurface…….. .

Ils vont ensuite mouiller aux salins d’Hyères du 5 au 12 octobre, se ravitaillent à Toulon le 13 octobre avant une nouvelle phase d’entrainement du 14 au 22 octobre, date du retour de la division à Toulon.

La 1ère DT sort ensuite pour entrainement en compagnie du cuirassé Provence du 1er au 17 novembre. Le cuirassé et les trois torpilleurs font escale à Nice du 18 au  21 novembre, à Bastia du 22 au 26 novembre avant de rentrer à Toulon le 28 novembre.

Le Mars sort pour entrainement en compagnie de La Palme du 5 au 20 décembre, faisant escale à Bastia du 21 au 26 décembre et à Ajaccio du 27 décembre 1940 au 2 janvier 1941, rentrant à Toulon le lendemain.

Du 10 janvier au 1er février1941, la 1ère DT sort pour un entrainement de division, Le Mars participant ensuite aux essais (7 au 9 février) et à la remise en condition (11 au 18 février) du Tempête qui redevient le navire-amiral de la 1ère DT.

Le 22 février 1941, les torpilleurs de la 1ère FT quittent Toulon sauf La Palme en grand carénage soit un total de sept torpilleurs en l’occurence ceux de la 1ère DT, de la 3ème DT et ceux de la 7ème Division de Torpilleurs pour un exercice commun avec les cuirassés de la 5ème DL, les vénérables Provence et Lorraine. Cet exercice se déroule jusqu’au 8 mars avec des écoles à feux, des lancements de torpilles, des manoeuvres anti-surfaces.

Le torpilleur d’escadre Le Mars débarque ses munitions et vidange ses soutes avant d’être échoué dans le basssin Vauban n°6 du 16 mars au 25 avril 1941 pour une remise en état complète. Armé pour essais le 30 avril, il rejoint ses compères La Palme et La Tempête aux salins d’Hyères pour ses essais à la mer et sa remise en condition, les trois torpilleurs étant ainsi à la mer pour essais (1er au 4 mai) et pour remise en condition (6 au 25 mai), les trois torpilleurs d’escadre rentrant à Toulon le lendemain 26 mai 1941.

Le Mars et La Palme sortent pour une école à feux commune du 2 au 12 juin, rentrant à Toulon le lendemain 13 juin 1941. Le Mars participe ensuite aux essais (18 au 20 juin) et à la remise en condition (22 juin au 8 juillet) de La Tempête.

Le Mars est indisponible pour entretien, modernisation de la DCA (4 canons de 37mm modèle 1925 et 4 mitrailleuses de 13.2mm remplacés par 4 canons de 37mm Schneider modèle 1941 et 2 canons de 25mm modèle 1939-40) et permissions de l’équipage du 10 au 31 juillet.

Après ses essais à la mer du 1er au 3 août, il retrouve ses deux compères de la 1ère DTE aux salins d’Hyères le 4 août, les  trois torpilleurs sortant du 5 au 22 août, faisant escale à Sète du 23 au 27 août avant de rentrer à Toulon le lendemain 28 août 1941.

Le 7 septembre 1941, la 1ère DTE quitte Toulon pour entrainement de division au large de la Corse plus précisément entre Calvi et Propriano, entrainement qui occupe la division après une escale à Calvi du 8 au 11 septembre, du 12 septembre au 22 octobre 1941.

Le 8 novembre 1941, la 1ère flottille de torpilleurs appareille pour un entrainement commun dans le Golfe du Lion en compagnie de la 5ème DL (cuirassés Provence et Lorraine), entrainement composé d’écoles à feux, de lancements de torpilles, d’entrainement à la défense aérienne à la mer, de combat antisurface. Les huit torpilleurs et les deux cuirassés rentrent à Toulon le 24 novembre.

Du 30 novembre au 5 décembre, Le Mars et La Palme effectuent une sortie d’entrainement, la dernière de La Tempête avant le désarmement du torpilleur de type Bourrasque. Le lendemain, le torpilleur d’escadre La Tempête transmet le pavillon de navire-amiral de la 1ère DTE à La Palme.

La 1ère DTE va être ainsi réduite à deux navires et sort ainsi pour son premier entrainement de division du 13 au 30 décembre, mouillant aux salins d’Hyères du 31 décembre au 5 janvier, rentrant le lendemain 6 janvier 1942 à Toulon.

Après une période d’entretien à flot du 7 au 22 janvier, Le Mars et La Palme sortent pour essais du 23 au 26 janvier puis pour remise en condition du 28 janvier au 11 février 1942, date à laquelle ils rentrent à Toulon.

Le 21 février 1942, les deux torpilleurs de la 1ère DTE quittent Toulon pour un entrainement de division qui occupe Le Mars et La Palme du 21 février au 12 avril 1942, date à laquelle les deux torpilleurs d’escadre rentrent à Toulon.

Du 22 avril au 27 mai, les torpilleurs Le Mars et  La Palme appareillent de Toulon pour un exercice commun avec le cuirassé Lorraine accompagné de ses deux torpilleurs d’escadre à savoir L’Intrépide et Le Téméraire. Après un mouillage aux salins d’Hyères du 28 mai au 5 juin, la petite escadre rentre à Toulon.

Le Mars sort pour une école à feux du 12 au 21 juin, faisant escale à Sète du 22 au 25 juin avant de rentrer à Toulon le 26 juin 1942.

Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 28 juin au 18 juillet, sortant pour essais du 19 au 22 juillet et pour remise en condition du 24 juillet au 8 août en compagnie de la Palme, les deux torpilleurs mouillant alors aux salins d’Hyères et ne rentrant à Toulon que le 16 août 1942 au matin.

Le Mars sort pour entrainement du 23 août au 15 septembre, ralliant Toulon le 16 septembre. Il participe ensuite aux essais (24 au 27 mars) et pour remise en condition (29 septembre au 12 octobre) de La Palme qui revenait d’une période d’indisponibilité suite à avarie.

Le 20 octobre 1942, la 1ère DTE quitte Toulon pour un entrainement de division qui occupe les deux torpilleurs du 20 octobre au 7 décembre, date du retour de la division à Toulon. Le Mars et La Palme sortent à nouveau pour une école à feux du 15 au 22 décembre 1942, terminant l’année aux salins d’Hyères et rentrant à Toulon le 31 décembre 1942.

Après une période d’entretien à flot du 1er au 20 janvier, les deux torpilleurs d’escadre sortent pour essais les 21 et 22 janvier et pour remise en condition du 24 janvier au 4 février, rentrant à Toulon le lendemain 5 février 1943.

Du 10 février au 3 mars, la 1ère DTE rallie Mers-El-Kébir pour un entrainement commun avec les 7ème, 8ème et 9ème DTE. Après une escale commune à Ajaccio du 4 au 7 mars, les divisions rentrent le lendemain dans leurs ports respectifs.

Le Mars et La Palme sortent pour un entrainement de division à partir du 14 mars 1943 et jusqu’au 12 avril, les deux navires rentrant à Toulon le lendemain 13 avril 1943. Le 18 avril 1943, le torpilleur d’escadre La Palme est mise en position de complément ce qui entraine la dissolution de la 1ère DTE.

Le Mars sort pour une école à feux du 25 avril au 4 mai, faisant escale à Menton du 5 au 8 mai avant un entrainement au combat antisurface et au combat antiaérien du 9 au 17 mai, mouillant aux salins d’Hyères du 18 au 25 mai avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Le Mars est placé en position de complément le 27 mai 1943 et mouillé dans la Darse Vieille le lendemain 28 mai où il retrouve le Fortuné, prenant la place de La Palme

Le torpilleur d’escadre Le Mars est désarmé le 11 juillet 1943

Il passe au bassin n°6 du 12 au 22 juillet puis est condamné le 23 juillet 1943 sous le numéro Q-16 puis remorqué au cimetière naval de Bregaillon jusqu’en septembre 1945 quand il est coulé comme cible au large de Toulon.

10-Contre-torpilleurs (49)

Le La Hire

Armoiries d'Étienne de Vignolles dit La Hire

Armoiries d’Étienne de Vignolles dit La Hire

-Le La Hire est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) sis à Dunkerque le 12 janvier 1944 et lancé le 4 décembre 1945, très largement achevé comme de coutume pour tous les navires militaires construits par les chantiers dunkerquois.

Cela explique pourquoi la période d’achèvement à flot est somme tout assez courte, le La Hire quittant son chantier constructeur après seulement deux mois de travaux soit le 17 février alors même que ses deux sister-ships sont encore en achèvement à flot à Nantes.

Il effectue ses essais constructeurs du 18 au 23 février, ralliant Cherbourg dans la foulée. Il fait escale dans le port haut-normand du 24 février au 1er mars, escale mise à profit pour que soit transférée la responsabilité juridique du navire du chantier constructeur à la marine nationale.

Le La Hire aurait du quitter Cherbourg pour Lorient le 2 mars mais une avarie l’immobilise jusqu’au 8 mars quand il peut enfin rallier son port d’armement, le La Hire arrivant à Lorient le 10 mars.

Bien que les trois contre-torpilleurs de la future 4ème DCT soient rassemblés dans le même port, le La Hire et ses trois sister-ships ne vont se croiser que fortuitement, la marine estimant peu opportun des essais communs.

Le La Hire est échoué dans la forme de Lanester du 10 au 20 mars pour des travaux complémentaires.

Armé pour essais le 21 mars, le La Hire subit sa première campagne d’essais officiels du 21 mars au 5 avril avant un nouveau passage au bassin _toujours dans la forme de Lanester_ du 6 au 17 avril.

La deuxième campagne d’essais officiels commence le 18 avril mais est interrompue dès le 23 par une avarie et une météo fort capricieuse. Les réparations achevées, les essais reprennent le 30 avril pour s’achever le 12 mai 1946.

Après un nouveau passage au bassin du 13 au 30 mai, le La Hire effectue ses essais artillerie du 3 au 24 juin, tirant en moyenne une vingtaine d’obus de 130mm par pièce sans compter les nombreux projectiles de 25 et de 37mm.

Le La Hire quitte Lorient le 25 juin pour Brest où il arrive seulement le 27, une tempête l’ayant obligé à s’abriter en baie de Douarnenez. Les paquets de mer ayant causé quelques dégâts au bloc-passerelle et au bordé, le La Hire subit quelques menues réparations du 28 juin au 3 juillet 1946.

Il effectue alors ses essais de recette concernant les tubes lance-torpilles, les grenadeurs de sillage et les rails de mouillage de mines et ce du 5 au 15 juillet. Il quitte Brest le 16 juillet et rentre à Lorient le 17 juillet.

Il entame sa traversée de longue durée le 21 juillet, faisant escale à Saint Nazaire du 22 au 25 juillet, à Vigo du 27 au 31 juillet, à Porto du 2 au 6 août, à Lisbonne du 7 au 12 août, à Cadix du 14 au 17 août puis arrive à Casablanca le 19 août.

Il aurait du en repartir dès le 23 août mais une avarie l’immobilise jusqu’au 31 août. Réparé, il sort pour essais le 1er septembre 1946 puis met cap sur Mers-El-Kébir le 2 septembre.

Le 4 septembre 1946, le La Hire retrouve au large de Mers-El-Kébir ses sister-ship Dugon et Magon avec lequel il rallie son port d’attache.

Le contre-torpilleur La Hire est admis au service actif le 4 septembre 1946, formant la 4ème DCT avec ses sister-ship Magon (Al) et Dunois, cette division appartenant au groupement de contre-torpilleurs de la 4ème Escadre stationné à Mers-El-Kébir.

Les trois navires rentrent aussitôt à leur port d’attache pour se ravitailler et préparer un exercice majeur en l’occurence un entrainement avec les croiseurs légers Latouche-Tréville et Gambetta de la 8ème DC du 7 au 17 septembre suivit d’une escale à Tunis du 18 au 22 avant un entrainement avec la 7ème DCT venue de Bizerte du 23 septembre au 27 octobre, la petite escadre relâchant à Bizerte jusqu’au 3 novembre quand la 4ème DCT et la 8ème DC mettent cap sur Mers-El-Kébir où ils arrivent le 6 novembre.

Après une période d’entretien à flot commune du 7 au 21 novembre, les trois contre-torpilleurs de la 4ème DCT dont le Dunois sortent pour essais du 22 au 25 novembre avant un exercice de remise en condition opérationnelle et ce du 27 novembre au 12 décembre 1946, restant au port jusqu’à la fin de l’année civile.

Après une période d’entretien à flot commune du 7 au 21 novembre, les trois contre-torpilleurs de la 4ème DCT sortent pour essais du 22 au 25 novembre avant un exercice de remise en condition opérationnelle et ce du 27 novembre au 12 décembre 1946, restant au port jusqu’à la fin de l’année civile.

Le 5 janvier 1947,  le La Hire, le Magon et le Dunois quittent Mers-El-Kébir pour leur premier entrainement de division au large des côtes nord-africaines, entrainement qui occupe la division du 5 janvier au 2 mars, date à laquelle la 4ème DCT rentre à Mers-El-Kébir.

Le 10 mars 1947, le La Hire et ses deux compères de la 4ème DCT quittent Mers-El-Kébir pour un entrainement au large de la Tunisie. Après un entrainement de division du 10 au 17 mars, la 4ème DCT effectue des manoeuvres communes avec les torpilleurs légers de la 3ème DT du 19 mars au 10 avril, la 4ème DCT rentrant à son port d’attache le 12 avril 1947.

Alors que le Magon est indisponible et que le Dunois effectue une école à feux, le La Hire s’entraine lui à la défense aérienne à la mer du 19 au 28 avril.

Au cours de cet entrainement, des avions du CSMAN basés à Alger et à Arzew simulent des passes de mitraillage, des lancement de bombes et de torpilles, le contre-torpilleur devant s’entrainer à l’esquive autant qu’au tir proprement dit sans parler de l’entrainement à la lutte anti-avaries dont l’importance cruciale ne tardera pas à se faire sentir. Après une escale à Tanger du 29 avril au 3 mai, le La Hire rentre à Mers-El-Kébir le surlendemain 5 mai 1947.
Le La Hire et le Dunois participent ensuite aux essais (6 au 9 mai) et à la remise en condition (11 au 30 mai) du Magon,  les trois contre-torpilleurs de la 4ème DCT faisant escale à Alger du 1er au 5 juin 1947 avant de rentrer le lendemain à Mers-El-Kébir.

Le La Hire est indisponible pour entretien et permissions d’été de l’équipage du 6 au 27 juin, sortant pour essais du 28 juin au 1er juillet et pour remise en condition du 3 au 18 juillet à chaque fois en compagnie de son sister-ship Magon.

Le La Hire participe ensuite aux essais (20 au 23 juillet) et à la remise en condition (24 juillet au 9 août) du Dunois, les deux contre-torpilleurs ralliant ensuite Alger le 10 août. Cinq jours plus tard, le Magon les rallie pour effectuer sa remise en condition.

Les trois contre-torpilleurs sont à la mer du 16 au 23 août, se ravitaillent au port le 24 août  avant une deuxième phase d’entrainement du 25 août au 3 septembre, date à laquelle ils rentrent tous à Mers-El-Kébir.

Avant d’effectuer leur entrainement de division automnal, les trois contre-torpilleurs vont passer sur le dock-flottant pour inspection et quelques réparations, une sorte de petit carénage (très allégé).

Le La Hire après une sortie en solitaire du 10 au 19 septembre, passe sur le dock-flottant du 26 septembre au 5 octobre, sortant ensuite  pour un entrainement de base du 6 au 17 octobre, prélude à l’entrainement de division automnal mené toujours au large des côtes nord-africaines.

Le La Hire et ses deux compères de la 4ème DCT quittent Mers-El-Kébir le 24 octobre pour un entrainement de division automnal, entrainement qui occupe la division du 24 octobre au 17 décembre, date du retour de la division à son port d’attache.

Le La Hire, Le Magon et Le Dunois commence l’année 1948 comme ils ont terminé l’année 1947 à savoir par un entrainement de division au large des côtes nord-africaines, entrainement qui occupe la division du 5 janvier au 23 février quand les trois puissants contre-torpilleurs rentre à Mers-El-Kébir.

Du 2 mars au 4 avril 1948, la 4ème DCT s’entraine avec les croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg ainsi que les torpilleurs d’escadre Le Hardi L’Epée Le Fleuret et Le Lansquenet.

Le 12 avril 1948, la 4ème DCT aurait du appareillé pour un entrainement de division mais le La Hire est immobilisé suite à une avarie de chaudière, avarie heureusement sans gravité, le contre-torpilleur réparé le 18, effectuant le 19 avril des essais suffisamment satisfaisants pour qu’il puisse rallier Alger le 20 avril où il retrouve ses deux compères de la 4ème DCT pour un entrainement de division commencé le 21 avril et achevé le 14 juin quand les trois contre-torpilleurs rentrent à Mers-El-Kébir après une escale à Alger du 9 au 13 juin 1948.

Le La Hire et le Dunois sortent pour une école à feux du 17 au 26 juin, les deux navires rentrant dans la foulée à Mers-El-Kébir. Le La Hire participe ensuite aux essais (30 juin au 2 juillet) et à la remise en condition (4 au 15 juillet) du Magon qui sortait de sa période d’indisponibilité estivale.

Indisponible du 16 au 31 juillet 1948, le La Hire sort pour essais du (1er au 4 août) et pour remise en condition (5 au 16 août) à chaque fois en compagnie du Magon et du Dunois.

Le 20 août, le Magon et les deux autres contre-torpilleurs de la 4ème DCT passent aux effectifs de guerre, surchargeant le navire de carburant et de munitions et se tenait prêt à appareiller en quelques heures.
Le 27 août 1948, suite à l’appareillage d’un croiseur et de deux contre-torpilleurs italiens du port sicilien de Syracuse, le commandant de la 4ème Escadre, l’amiral Orioli ordonne à la 4ème DCT d’appareiller pour pister les trois navires italiens dont l’attitude à l’appareillage paraissait suspecte aux agents français du deuxième bureau.

Les trois navires français gagnent la haute-mer mais peu après la mission de poursuite est annulée, les trois navires ralliant directement Tarente en longeant scrupuleusement les côtes italiennes. Les trois contre-torpilleurs restent en mer jusqu’au 1er septembre quand ils rallient Mers-El-Kébir.

Les trois contre-torpilleurs restent au port jusqu’au 5 septembre quand à l’annonce des bombardements allemands sur le Danemark et la Norvège, la 4ème DCT reçoit l’ordre d’appareiller pour une mission de chasse dans le détroit de Sicile.

Caractéristiques Techniques de la classe Bruix

Déplacement : standard 3000 tW pleine charge 4134 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 139.20m largeur maximale de la coque 12.92m tirant d’eau moyen 4.85m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages Rateau alimentées en vapeur par six chaudières verticales Indret dévellopant 92000ch entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale en service courant 36 noeuds distance franchissable 4200 miles nautiques à 18 noeuds

Electronique : un radar de navigation, un radar de veille combinée, deux radars de conduite de tir et un Asdic

Armement :

-Huit canons de 130mm modèle 1932 en quatre tourelles doubles modèle 1936 _deux avant et deux arrière_

-Douze canons de 37mm Schneider modèle 1941 en six affûts doubles et Quatre canons de 25mm en deux affûts doubles

-Dix tubes lance-torpilles de 550mm en deux plate-formes triples et deux plate-formes doubles, toutes latérales

-Deux grenadeurs de sillage avec une trentaine de projectiles.

Equipage : 238 officiers et marins

10-Contre-torpilleurs (48)

Le Dunois

Jean Dunois (1402-1468) compagnon de Jeanne d'Arc

Jean Dunois (1402-1468) compagnon de Jeanne d’Arc

-Le Dunois est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) sis à Nantes le 1er septembre 1943, ne tardant pas à avoir comme voisin son sister-ship Magon. Les deux contre-torpilleurs sont d’ailleurs lancés en même temps le 4 juin 1945, le Dunois étant achevé à 73% au moment de son lancement.

Les deux contre-torpilleurs quittent Nantes le 2 mars 1946, mouillant dans la nuit du 2 au 3 mars dans l’estuaire de La Loire avant d’effectuer leur essais constructeurs du 3 au 7 mars, date à laquelle ils arrivent à Lorient.

Le 7 mars 1946, une cérémonie est organisée au large de la Pointe de l’Espérance pour transférer la responsabilité juridique du Dunois qui passe de son chantier constructeur à la marine nationale.

Armé pour essais le 9 mars 1946, le Dunois effectue sa première campagne d’essais officiels du 9 au 25 mars, campagne qui se déroule avec quelques difficultés plus liées à une météo capricieuse qu’à de réels problèmes mécaniques même si comme tout navire neuf, le Dunois à des maladies de jeunesse.

Il passe au bassin (bassin occidental) du 26 mars au 11 avril avant de réaliser sa deuxième campagne d’essais du 12 au 30 avril, essais qui montre une série de problèmes mécaniques notamment des vibrations prononcées. Cela nécessite un deuxième passage au bassin du 1er au 14 mai puis une troisième campagne d’essais qui montre l’efficacité des solutions curatives choisies.

Il passe une dernière fois au bassin du 1er au 8 juin pour d’ultimes travaux avant de réaliser ses essais artillerie du 9 au 16 juin notamment au large de Quiberon.

Il quitte Lorient le 17 juin pour Brest où il arrive le lendemain 18 juin pour ses essais de recette de ses tubes lance-torpilles, de ses grenadeurs et de ses rails de mouillage de mines, essais qui ont lieu du 18 au 28 juin, le contre-torpilleur ralliant Lorient le 29 juin 1946.

Le 1er juillet 1946, le Dunois et le Magon quittent Lorient pour leur traversée de longue durée en direction des Antilles.

Traversant l’Atlantique, ils font escale à Pointe à Pitre du 8 au 12 juillet, à Fort de France du 13 au 17 juillet, à Caracas du 20 au 24 juillet, à Cayenne du 27 au 30 juillet, à Rio de Janeiro du 3 au 7 août, traversant ensuite l’Atlantique en direction de Dakar où ils arrivent ensemble le 14 août 1946.

Après une école à feux à Rufisque du 15 au 22 août, les deux contre-torpilleurs quittent Dakar le 23 août, se ravitaillent à Casablanca le 28 août avant de rallier à Mers-El-Kébir le 1er septembre 1946.

Le contre-torpilleur Dunois est admis au service actif le 1er septembre 1946, formant la 4ème DCT avec ses sister-ships Magon et La Hire, cette division appartenant au groupement des contre-torpilleurs de la 4ème Escadre basée à Mers-El-Kébir.

Le 4 septembre 1946, le Magon _navire-amiral de la 4ème DCT_ et son sister-ship Dunois quittent Mers-El-Kébir pour accueillir en haute mer leur sister-ship La Hire dont l’arrivée permet de compléter la 4ème DCT.

Les trois navires rentrent aussitôt à leur port d’attache pour se ravitailler et préparer un exercice majeur en l’occurence un entrainement avec les croiseurs légers Latouche-Tréville et Gambetta de la 8ème DC du 7 au 17 septembre suivit d’une escale à Tunis du 18 au 22 avant un entrainement avec la 7ème DCT venue de Bizerte du 23 septembre au 27 octobre, la petite escadre relâchant à Bizerte jusqu’au 3 novembre quand la 4ème DCT et la 8ème DC mettent cap sur Mers-El-Kébir où ils arrivent le 6 novembre.

Après une période d’entretien à flot commune du 7 au 21 novembre, les trois contre-torpilleurs de la 4ème DCT dont le Dunois sortent pour essais du 22 au 25 novembre avant un exercice de remise en condition opérationnelle et ce du 27 novembre au 12 décembre 1946, restant au port jusqu’à la fin de l’année civile.

Le 5 janvier 1947, le Dunois, le Magon et le La Hire quittent Mers-El-Kébir pour leur premier entrainement de division au large des côtes nord-africaines, entrainement qui occupe la 4ème DCT du 5 janvier au 2 mars, date de leur retour à Mers-El-Kébir.

Le 10 mars 1947, la 4ème DCT quitte Mers-El-Kébir pour un entrainement au large de la Tunisie. Après un entrainement de division du 10 au 17 mars, les trois contre-torpilleurs effectuent un ravitaillement rapide à Bizerte le 18 mars avant un entrainement commun avec la 3ème DT du 19 mars au 10 avril, la 4ème DCT rentrant à Mers-El-Kébir le 12 avril 1947.

Alors que le Magon est indisponible et que le La Hire effectue un entrainement à la défense aérienne à la mer, le Dunois effectue une école à feux du 18 au 27 avril puis après une escale à Bône du 28 avril au 2 mai, rentre à Mers-El-Kébir le lendemain 3 mai.

Le Dunois et le La Hire participent ensuite aux essais (6 au 9 mai) et à la remise en condition (11 au 30 mai) du Magon,  les trois contre-torpilleurs de la 4ème DCT faisant escale à Alger du 1er au 5 juin avant de rentrer le lendemain à Mers-El-Kébir.

Le Dunois et le Magon sortent pour entrainement du 12 au 23 juin, effectuant des écoles à feux, des lancements et des grenadages simulés. Ils rentrent le lendemain 24 juin 1947 à Mers-El-Kébir.

Le Dunois est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 28 juin au 19 juillet, sortant pour essais du 20 au 23 juillet et pour remise en condition du 24 juillet au 9 août, à chaque fois en compagnie de son sister-ship La Hire.

Les deux contre-torpilleurs gagnent ensuite Alger où ils arrivent le 10 août pour une escale qui est partagée à partir du 15 août par le Magon qui retrouve ses deux compères pour sa remise en condition. Les trois navires sont à la mer du 16 au 23 août, se ravitaillent au port le 24 août avant une deuxième phase d’entrainement du 25 août au 3 septembre, date à laquelle ils rentrent tous à Mers-El-Kébir.

Le Dunois passe sur le dock-flottant de la base du 4 au 14 septembre, une inspection technique des oeuvres vives doublée de quelques menues réparations, une sorte de petit carénage très allégé pour faire simple. Il sort ensuite pour essais du 15 au 18 septembre puis pour remise en condition du 20 au 30 septembre, rentrant dans la foulée à Mers-El-Kébir attendant la disponibilité de ses deux compères de la division.

Les trois contre-torpilleurs sortent pour un entrainement de base du 6 au 17 octobre, prélude à l’entrainement de division automnal mené toujours au large des côtes nord-africaines du 24 octobre au 17 décembre avec notamment des escales à Bonifacio et Alger.

Le Dunois, le Magon et le La Hire commence l’année 1948 comme ils ont terminé l’année 1947 à savoir par un entrainement de division qui occupe la division du 5 janvier au 23 février 1948.

Le 2 mars 1948, la 4ème DCT quitte Mers-El-Kébir, filant plein nord en direction de Port-Vendres où depuis quelques jours, le croiseur de bataille Dunkerque et ses deux torpilleurs d’escadre étaient en escale. Les six navires effectuent un exercice commun jusqu’au 18 mars quand ils gagnent Ajaccio pour une escale jusqu’au 22.

Reprenant la mer, le croiseur de bataille Dunkerque, les deux torpilleurs d’escadre et les contre-torpilleurs retrouvent le Strasbourg pour un exercice jusqu’au 1er avril avec un affrontement entre croiseurs de bataille et contre-torpilleurs puis un exercice d’interception, le Dunkerque et le Strasbourg étant alternativement le chasseur et le gibier, les contre-torpilleurs et les torpilleurs étant les rabatteurs. Tous les navires rentrent à Mers-El-Kébir le 4 avril 1948.

Le 12 avril 1948, la 4ème DCT aurait du appareiller pour un entrainement de division mais une avarie mécanique immobilise La Hire. Le Dunois et le Magon sortent seuls pour une école à feux du 12 au 17 avril, ralliant Alger où ils sont rejoints le 20 avril par le La Hire réparé. L’entrainement de division peut ainsi avoir lieu du 21 avril au 14 juin

Alors que le Magon est indisponible pour entretien et permissions d’été de l’équipage, le Dunois et le La Hire sortent pour une école à feux du 17 au 26 juin, les deux navires rentrant dans la foulée à Mers-El-Kébir.

Le Dunois est indisponible à son tour du 30 juin au 15 juillet, sortant pour essais du 16 au 19 juillet puis pour remise en condition du 20 au 30 juillet, à chaque fois en compagnie du Magon, les deux contre-torpilleurs participant ensuite aux essais (1er au 4 août) et à la remise en condition (5 au 16 août) du La Hire, dernier des trois contre-torpilleurs de la division à avoir connu sa période d’indisponibilité estivale.

Le 20 août, le Dunois et les deux autres contre-torpilleurs de la 4ème DCT passent aux effectifs de guerre, surchargeant le navire de carburant et de munitions (pas de risque d’instabilité, il s’agit simplement de lever les limitations du temps de paix) et se tenait prêt à appareiller en quelques heures.

Le 27 août 1948, suite à l’appareillage d’un croiseur et de deux contre-torpilleurs italiens du port sicilien de Syracuse, le commandant de la 4ème Escadre, l’amiral Orioli ordonne à la 4ème DCT d’appareiller pour «marquer à la culotte» les trois navires italiens dont l’attitude à l’appareillage paraissait suspecte aux agents français du deuxième bureau.

Les trois navires français gagnent la haute-mer mais peu après la mission de poursuite est annulée, les trois navires ralliant directement Tarente en longeant scrupuleusement les côtes italiennes. Les trois contre-torpilleurs restent en mer jusqu’au 1er septembre quand ils rallient Mers-El-Kébir.

Les trois contre-torpilleurs restent au port jusqu’au 5 septembre quand à l’annonce des bombardements allemands sur le Danemark et la Norvège, la 4ème DCT reçoit l’ordre d’appareiller pour une mission de chasse dans le détroit de Sicile.