15-Pétroliers et ravitailleurs rapides (9)

G-Pétroliers-ravitailleurs d’escadre (PRE) classe La Seine

Avant-propos

Dans le cadre du plan national de ravitaillement en combustible, quatre pétroliers rapides sont prévus, les deux premiers étant financés par le décret-loi du 2 mai 1938 (La Seine et La Saône) et pour les deux suivants  par la loi du 31 décembre 1938 (Liamone et Medjerda).

Ces quatre pétroliers doivent à la fois ravitailler le pays en combustible et servir de ravitailleur aux unités des différentes escadres.

Ca c’était le plan originel mais le dévellopement de notre marine nationale et surtout la généralisation du ravitaillement à la mer fait que ces navires vont être utilisés pour le ravitaillement des navires en mer et dans une moindre mesure le ravitaillement des dépôts des bases navales depuis les terminaux pétroliers.

Deux autres pétroliers rapides semblables aux quatre premiers (mais prennant en compte des modifications tirées de leur utlisation) sont financées à la tranche 1944 du programme naval du 14 mai 1941, des navires baptisés Rhône et Garonne.

La Seine

Le PRE La Seine

Le PRE La Seine

-La Seine est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) de Dunkerque le 15 novembre  1939 lancé le 22 avril 1941 et admis au service actif à Cherbourg le 25 juillet 1942.

Il quitte Cherbourg le 26 juillet et rallie Brest en fin de journée. Il est affecté au groupement de soutien de la Flotte de l’Atlantique. Il va servir principalement de ravitailleur et secondairement de transport pétrolier. Il est équipé dès l’origine d’un système de ravitaillement à la mer avec un portique avant et un portique arrière.

Le 17 octobre 1942, le Pétrolier Ravitailleur d’Escadre (PRE) La Seine assure l’entrainement au ravitaillement à la mer des contre-torpilleurs Jaguar et Léopard avec des contacts à sec et des contacts humides.

La 17 janvier 1943, le PRE La Seine quitte Brest en compagnie des contre-torpilleurs Jaguar Léopard Chacal de la 1ère DCT pour Dakar où les quatre navires arrivent le 22 janvier 1943.

Durant l’école à feux des contre-torpilleurs, La Seine reste à Dakar avant de reprendre la mer pour ravitailler les trois contre-torpilleurs le 13 février avant d’assister à un exercice de défense aérienne à la mer du 14 au 27 février.

Après une ultime escale à Dakar du 28 février au 2 mars, le pétrolier-ravitailleur et les trois contre-torpilleurs quittent Dakar le 3 mars, se ravitaillent à Casablanca le 7 mars avant de rentrer à Brest le 11 mars 1943.

Le 2 septembre 1944, La Seine ravitaille le cuirassé Gascogne venu de Calais pour lui permettre de rallier de Brest le lendemain 3 septembre.

Le 5 janvier 1945, La Seine quitte Brest en compagnie des contre-torpilleurs Vautour Milan Epervier de la 6ème DCT, des sous-marins Agosta et Bévéziers de la 8ème DSM et du ravitailleur de sous-marins Jules Verne.

Alors que les sous-marins et le ravitailleur vont mouiller dans l’estuaire de la Loire, les trois contre-torpilleurs vont assurer l’escorte du PRE qui simule un convoi entre Brest et Casablanca.

Du 6 au 11 janvier, les deux sous-marins vont tenter d’intercepter le convoi, pourchassé par deux contre-torpilleurs, le troisième assurant l’escorte rapproché du pétrolier qui parvient à arriver avec ses contre-torpilleurs à Casablanca le 13 janvier 1945.

Du 14 au 23 janvier 1945, les trois contre-torpilleurs subissent un entrainement de défense aérienne à la mer au large de Casablanca avant d’enchainer par une école à feux du 24 au 31 janvier dans le Golfe de Gascogne. Durant ce délai, le PRE La Seine subit une période d’entretien à flot à Casablanca.

Après une escale à Bordeaux du 1er au 7 février en compagnie du PRE La Seine, du Jules Verne et des sous-marins Agosta et Bévéziers, la 6ème DCT rentre à Brest avec les autres navires le 8 février 1945.

Du 4 au 17 mars 1945, le porte-avions Painlevé s’entraine dans le Golfe de Gascogne, le PRE La Seine ravitaille le porte-avions à plusieurs reprises avant que le porte-avions, le pétrolier et les torpilleurs d’escadre Arquebuse et Cimeterre ne rentrent à Brest le 18 mars 1945.

Le 16 avril 1945, la rade de Brest est brutalement dépeuplée avec le départ des cuirassés Gascogne et Alsace, du porte-avions Painlevé, des contre-torpilleurs Vautour Milan Epervier (6ème DCT), des torpilleurs d’escadre Forbin Basque Durandal Dague Arquebuse et Cimeterre, des sous-marins  Ajax  et Pasteur  (6ème DSM) Antiope  et Sibylle (16ème DSM) et donc du PRE La Seine.

Cette escadre baptisée Force N fait escale à Liverpool du 25 au 28 avril puis à Greenock du 30 avril au 3 mai où il retrouve la force M composée du porte-avions Victorious, du cuirassé Anson, des croiseurs légers Dido et Southampton, de quatre destroyers et de quatre sous-marins. L’exercice «Entente Cordiale 1945» à lieu du 5 au 15 mai.

Les deux escadres se séparent le 17 mai 1945 après une revue navale à Rosyth. Les navires français font ensuite escale à Dunkerque du 19 au 22 mai, Cherbourg du 24 au 26 mai avant de rentrer à Brest le 27 mai dans la soirée.

Du 28 mai au 20 juillet 1945, il est échoué au bassin n°4 du Salou pour son premier grand carénage qui voit le PRE être totalement remis en état, recevoir un radar de navigation et un renforcement de sa DCA. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 5 août, sortant pour essais les 6 et 7 août puis pour remise en condition du 9 au 20 août 1945.

Le porte-avions Painlevé est armé pour essais le 14 mars et sort en compagnie du cuirassé Lorraine du 15 au 22 mars, les deux navires et leurs quatre torpilleurs d’escadre faisant escale à Saint-Nazaire du 23 au 27 mars avant de reprendre la mer pour entamer la remise en condition.

Le 28 mars 1947, le porte-avions Painlevé récupère son groupe aérien venu de Lanvéoc-Poulmic à savoir  quinze chasseurs-bombardiers Dewoitine D-795, huit éclaireurs-torpilleurs SNCAO CAO-600, neuf bombardiers en piqué Loire-Nieuport LN-420 et huit bombardiers-torpilleurs Latécoère Laté 299.

La remise en condition devait avoir lieu dans le Golfe du Gascogne mais le mauvais temps provoque un changement de programme, l’exercice étant maintenant prévu au large de Dakar. Le pétrolier-ravitailleur La Seine rejoint la petite escadre pour la ravitailler et lui permettre de rejoindre Dakar le 5 avril 1947.

Le PRE La Seine soutient les navires engagés du 11 au 30 avril 1947 avant de faire escale à  Dakar du 1er au 5 mai. Il quitte Dakar le 6 mai pour rentrer à Brest le 11 mai afin de participer à l’exercice Entente Cordiale.

Le 15 mai 1947, le PRE La Seine quitte Brest en compagnie des cuirassés Jean Bart et Normandie, de leurs torpilleurs d’escorte L’Opiniâtre L’Aventurier Sabre et Claymore; du croiseur lourd Foch, du croiseur léger Gloire, des contre-torpilleurs Bugeaud Du Chayla Dupetit-Thouars de la 3ème DCT et des sous-marins Casabianca Rolland Morillot et Guadeloupe.

Cette force occasionnelle baptisée Force G met cap sur Greenock où elle arrive le 21 mai 1947 après une série de manoeuvre pour améliorer la cohesion de navires qui n’ont pas forcément l’habitude de travailler ensemble.

Elle reprend la mer le 24 mai 1947 et arrive à Scapa Flow le 28 mai où elle retrouve les cuirassés King George V et Vanguard (classe Hood, des Lion améliorés), le porte-avions lourd Malta, les croiseurs légers Southampton et Gloucester et six destroyers.

Les deux escadres s’entrainent du 1er au 21 juin avec des attaques escadres contre escadres, des exercices de lutte ASM, de défense aérienne à la mer, de raids amphibies, de tir contre la terre…………. .

Les deux groupes font escale ensemble à Aberdeen du 23 au 27 juin puis à Newcastle du 29 juin au 1er juillet, Douvres du 4 au 7 juillet, Cherbourg du 10 au 13 juillet et Brest du 17 au 22 juillet 1947, date à laquelle les navires anglais rentrent au pays.

Le 14 décembre 1947, le cuirassé Gascogne et ses torpilleurs d’escadre Durandal et Dague quittent Brest en compagnie du PRE La Seine, la petite escadre traversant l’Atlantique direction les Antilles pour une série d’exercices. Il arrive à Fort de France le 21 décembre pour cinq jours d’escale jusqu’au 26 décembre avant un exercice avec l’aviso colonial Bougainville du 27 décembre au 2 janvier 1948.

Après ravitaillement auprès du PRE La Seine le 3 janvier, le cuirassé fait escale à La Havane du 4 au 10 janvier, à Miami du 12 au 17 janvier, à Charleston du 19 au 23 janvier, à Norfolk du 26 janvier au 2 février avant de retraverser l’Atlantique pour rentrer à Brest le 7 février 1948.

Le 23 février 1948, le cuirassé Gascogne se ravitaille auprès du PRE La Seine avant d’enchainer par un entrainement de défense aérienne à la mer du 24 février au 5 mars.

Du 5 mars au 20 mai 1948, le PRE La Seine est échoué au bassin n°4 du Salou pour un nouveau grand carénage destiné à le remettre totalement en état. Après des travaux complémentaires, il est armé pour essais le 5 juin, sortant pour essais les 6 et 7 juin puis pour remise en condition du 9 au 19 juin 1948.

Le 3 août 1948, le PRE La Seine quitte Brest en compagnie du porte-avions Painlevé, du cuirassé Lorraine et des torpilleurs d’escadre Arquebuse Cimeterre Intrepide Temeraire pour effectuer une importante phase d’entrainement au large de l’Afrique.

Ils arrivent à Dakar le 7 août et s’entrainent au polygone de Rufisque du 9 au 23 août 1948. Après une escale à Dakar du 24 au 26 août, la petite escadre appareille de Dakar pour rentrer à Brest le 30 août 1948.

La Seine ressort en compagnie du Painlevé et du Lorraine du 1er au 5 septembre pour entrainement, rentrant à Brest au moment de l’attaque de Norvège, se ravitaillant à quai pour reprendre la mer le plus rapidement possible afin de rejoindre à Rosyth le cuirassé Normandie qui l’ont précédé de quelques heures.

La Saône

PRE La Saône

PRE La Saône

-La Saône est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) de Dunkerque le 20 mai 1939 lancé le 5 juin 1941 et mis en service à Cherbourg le 12 octobre 1942.

Il quitte la Normandie le 15 octobre, charge à Brest les 16 et 17 octobre du mazout, du gazole, des munitions et des pièces détachées, fait escale à Casablanca du 21 au 23 octobre avant de rallier Toulon le 27 octobre à l’aube.

Il intègre le groupement de soutien de la 2ème Escadre où il va soutenir les cuirassés, les porte-avions et les croiseurs principalement.

Du 5 au 25 juin 1945, le PRE La Saône assure le soutien du porte-avions Painlevé, du cuirassé Provence et de leurs navires d’escorte, les torpilleurs L’Inconstant Lancier Mameluk et Casque.

Après une escale à Bastia du 26 au 30 juin, le porte-avions et le cuirassé effectuent un entrainement anti-sous-marin du 1er au 13 juillet 1945.

Cet exercice baptisé «Némo» voit les sous-marins des 3ème et 5ème escadrilles de sous-marins tendent une série d’embuscades contre le porte-avions, le cuirassé, les quatre torpilleurs d’escadre et le PRE La Saône.

Cet exercice mené dans le Golfe du Lion voit les CAO-600 maintenir une veille permanente autour du porte-avions guidant les Latécoère Laté 299 utilisés comme appareils de lutte ASM tout comme les Dewoitine HD-731 du cuirassé qui à cours de carburant allaient amerrir à Saint Mandrier pour se ravitailler. L’escadre rentre à Toulon le 14 juillet 1945 et la veille il avait ravitaillé le cuirassé Alsace alors engagé dans une série d’exercices.

Le 22 septembre 1945, le PRE La Saône quitte Toulon et ravitaille en haute mer le cuirassé Clemenceau et ses torpilleurs d’escadre Rapière et Hallebarde pour leur permettre de rallier Rufisque.

Les quatre navires franchissent le détroit de Gibraltar le 27 septembre et arrivent à Dakar sans aucune escale le 3 octobre 1945.

Après une semaine d’escale pour remettre le navire en état _la mer ayant causé quelques dégâts_, le cuirassé effectue une première école à feux du 11 au 21 octobre suivit d’une nouvelles escale de représentation à Dakar du 22 au 25 octobre et à chaque fois, La Saône assure le ravitaillement en carburant.

La Saône ravitaille à nouveau le cuirassé et les torpilleurs d’escadre le 5 novembre avant que les trois navires de combat ne s’entrainent au combat de nuit du 6 au 10 novembre avant de rentrer à Dakar pour les commémorations du 11 novembre.

Le cuirassé, ses torpilleurs et le PRE effectuent une deuxième Ecole à feux du 12 au 27 novembre avant de regagner Dakar pour une ultime escale jusqu’au 1er décembre 1945 date de leur appareillage de Dakar pour rentrer à Toulon. Il font escale à Casablanca du 4 au 7 décembre, rentrant à son port d’attache le 11 décembre 1945.

Du 15 décembre 1945 au 25 février 1946, il est échoué au bassin Vauban n°7 pour son premier grand carénage. Outre une remise en état complète, il  reçoit un radar de navigation tandis que sa DCA est renforcée.

Après des travaux complémentaires à quai, le PRE est armé pour essais le 15 mars 1946, sortant pour essais les 16 et 17 mars puis pour remise en condition du 19 au 30 mars 1946.

Le 8 janvier 1947, le PRE La Saône ravitaille le cuirassé Clemenceau et ses torpilleurs d’escadre qui venaient de s’entrainer du 2 au 7 janvier et qui poursuivent leur entrainement du 9 janvier au 5 février 1947.

Suite à des émeutes anti-françaises à Iskenderun, la France décide de montrer les dents face à la Turquie en envoyant sur zone une puissante escadre composée du porte-avions Joffre, des cuirassés Richelieu et Provence, des torpilleurs d’escadre L’Inconstant Lancier Corsaire Flibustier Mameluk et Casque, les navires de combat étant soutenus par le PRE La Saône.
L’escadre ainsi constituée Toulon le 7 février, arrivant sur zone le 12 février et y restant jusqu’au 27 février avant des exercices jusqu’au 5 mars quand elle met cap sur Toulon où elle arrive le 8 mars 1947.

Le 7 octobre 1947, le PRE La Saône quitte Toulon en compagnie du croiseur lourd Henri IV et du croiseur léger Guichen pour une croisière en Amérique du Sud. Ils arrivent à Dakar le 14 octobre 1947. L’escadre française quitte l’AOF le 17 octobre, manoeuvre ensemble jusqu’au 21 octobre, durant le transit jusqu’à Fortaleza où les navires tricolores font escale jusqu’au 24 octobre.

Les deux croiseurs et le pétrolier sont ensuite à Rio de Janeiro du 27 au 31 octobre, à Montevideo du 4 au 7 novembre, à Buenos Aires du 8 au 12 novembre avant que les trois navires ne rentrent en métropole, traversant l’Atlantique jusqu’à Dakar où la division fait escale du 17 au 25 novembre pour ravitaillement et entretien. Ils sont à Port-Etienne du 27 au 30 novembre, à Casablanca du 2 au 7 décembre, à Alger du 10 au 15 décembre avant de rentrer à Toulon le 17 décembre 1947.

Du 4 au 20 août 1948, le PRE La Saône quitte Toulon en compagnie du porte-avions Joffre, des cuirassés Provence et Alsace et des torpilleurs d’escadre Mameluk Casque l’Inconstant Lancier Mousquet et Bombardier pour un exercice aéronaval entre la Corse et le Continent, rentrant à Toulon le 22 août 1948.

Le 5 septembre 1948, le pétrolier ravitailleur d’escadre était en entretien à quai.

La Medjerda
-La Medjerda est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) sis à Dunkerque le 8 janvier 1940 lancé le 8 mars 1942 et mis en service à Cherbourg le 12 juin 1943.

Le troisième pétrolier-ravitailleur d’escadre de classe La Seine quitte Cherbourg le 15 juin 1943, fait escale à Brest du 16 au 20 juin _où il charge mazout, gazole, munitions et pièces détachées_ puis reprend la mer le 21 juin à l’aube, direction Mers-El-Kébir où il arrive le 29 juin 1943. Il est donc affecté à la 4ème Escadre.

Le 10 mars 1945, La Medjerda largue les amarres et quitte Mers-El-Kébir en compagnie des contre-torpilleurs Le Terrible Le Triomphant et L’Indomptable de la 10ème DCT pour un entrainement de division dans l’Atlantique Sud au large de l’Afrique et de la Guyane. Les quatre navires rallient Dakar sans escale le 18 mars 1945.

Après trois jours de relache, les trois contre-torpilleurs entament leur entrainement par une école à feux au polygone de Rufisque du 22 au 28 mars avant d’enchainer les exercices : entrainement au combat antisurface du 30 mars au 4 avril, entrainement à la défense aérienne à la mer du 5 au 10 avril, entrainement au mouillage de mines du 11 au 13 avril avant un exercice de synthèse du 15 au 25 avril durant lesquels La Medjerda assure le ravitaillement en carburant, les vivres et les munitions étant eux transférés au mouillage.

La 10ème DCT et le pétrolier-ravitailleur quittent Dakar le 30 avril et traversent l’Atlantique, arrivant à Cayenne le 7 mai. Après trois jours d’escale, les trois contre-torpilleurs participent à un exercice d’interdiction du 11 au 18 mai, le pétrolier La Medjerda simulant un croiseur auxiliaire cherchant à attaquer le port de Cayenne à la manière des descentes du temps de la marine à voile.

Du 20 au 25 mai, Le Terrible et Le Triomphant protège La Medjerda contre L’Indomptable qui simulait un raider cherchant à détruire le pétrolier. Du 26 au 30 mai, c’est Le Terrible qui devient le méchant avant que du 31 mai au 4 juin, Le Triomphant ne devienne à son tour l’assaillant.

Les trois contre-torpilleurs après une relâche du 5 au 12 juin pour reposer les équipages et réparer le matériel effectuent une dernière série d’exercices : école à feux du 13 au 16 juin, entrainement à la défense aérienne à la mer du 17 au 21 juin et entrainement au combat antisurface du 23 au 27 juin et comme précédemment, le PRE assure le ravitaillement en mazout et en charges solides.

La 10ème DCT et La Medjerda quittent Cayenne le 29 juin, sont à Fort de France du 2 au 6 juillet, à Pointe à Pitre du 8 au 11 juillet, à Casablanca du 17 au 20 juillet avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 24 juillet à l’aube après plus de trois mois loin de son port d’attache.

Le 12 août 1945, La Medjerda quitte Mers-El-Kébir pour rallier Bizerte afin de subir son premier grand carénage. Arrivé à destination le 14 août, il est échoué dans le bassin n°2 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah du 16 août au 21 octobre 1945 pour une remise en état complète et une modernisation de ses capacités militaires (radars, compléments de DCA).

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 5 novembre 1945, sortant pour ses essais officiels les 6 et 7 novembre au cours duquel il connait quelques avaries mineures qui oblige les ouvriers de l’Arsenal et l’équipage à des travaux supplémentaires.

Les essais menés le 14 novembre se révélant concluants, le pétrolier-ravitailleur effectue sa remise en condition du 15 au 25 novembre 1945. Il quitte Bizerte le 26 novembre pour rallier Mers-El-Kébir le 28 novembre.

Le 8 novembre 1947, une petites escadre composée du porte-avions Commandant Teste, du cuirassé Bretagne, des torpilleurs d’escadre L’Eveillé l’Alerte Hussard et Spahi et donc du PRE La Medjerda quitte Mers-El-Kébir pour Dakar où elle arrive le 10 novembre 1947.

Ils sont en exercices du 12 au 27 novembre et pendant le passage au bassin du porte-avions (28 novembre au 10 décembre), la Medjerda soutien le cuirassé Bretagne durant son école à feux.

Le porte-avions effectue des essais de routine jusqu’au 13 décembre quand il met cap sur l’Algérie en compagnie de son garde du corps, les torpilleurs et le PRE, les quatre navires franchissant le détroit de Gibraltar le 16 et arrivant à Mers-El-Kebir le 19 décembre 1947.

Le 24 juillet 1948, le PRE La Medjerda quitte Mers-El-Kébir pour rallier le 26 Bizerte afin de subir un nouveau grand carénage. Il est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah le 28 juillet, succédant au porte-avions Joffre.

Les travaux devaient s’achever le 15 septembre mais le début du conflit précipite les choses. Le PRE est remis à flot dès le 7 septembre, les travaux complémentaires sont menés en cinq jours au lieux de dix.

C’est ainsi qu’il est armé pour essais le 12 septembre au lieu du 25 septembre comme il était initialement prévu. Les essais sont menés tambour battant le 26 septembre et la remise en condition à  lieu du 27 septembre au 3 octobre 1948, date à laquelle le PRE est à nouveau disponible, ralliant Mers-El-Kébir le 5 octobre 1948.

15-Pétroliers et Ravitailleurs Rapides (8)

La Charente

Le ravitailleur rapide La Charente

Le ravitailleur rapide La Charente

-La Charente est mise sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime (ACSM) sis au Trait (Seine-Maritime) le 4 mai 1939 lancé le 12 mai 1941 et admis au service actif le 25 août 1942 à Cherbourg où les ouvriers de la DCN ont assuré des travaux complémentaires, sa mise au point et ses essais.

Il quitte le port bas-normand le 26 août 1942 et rallie Brest en fin de journée, étant affecté au groupement de soutien de la Flotte de l’Atlantique où il doit assurer le ravitaillement à la mer des navires de la 1ère Escadre mais également de la 3ème Escadre Légère.

Du 15 août au 5 octobre 1945, il est échoué dans le bassin n°3 de l’Arsenal de Brest pour son premier grand carénage, subissant une remise en état complète et une modernisation de son système RAM et de sa DCA.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 26 octobre, sortant pour essais les 27 et 28 octobre puis pour remise en condition du 30 octobre au 9 novembre 1945.

Du 8 au 22 mars 1946, le cuirassé Gascogne et les torpilleurs d’escadre Durandal et Dague effectue un entrainement intensif en mer d’Iroise, soutenus par La Charente qui les ravitaille en mer. Il effectue la même chose avec le cuirassé Normandie du 1er au 12 mars 1947.

Le 13 août 1948, il est échoué dans le bassin n°3 de l’Arsenal de Brest pour un nouveau grand carénage censé s’achever début novembre. Le début du second conflit mondial accélère les travaux au bassin qui s’achève avec dix jours d’avance sur le planning initial soit le 30 septembre 1948.

Il est armé pour essais dès le 5 octobre, effectuant une journée d’essais le 6 octobre puis sa remise en condition du 7 au 15 octobre 1948, date à laquelle il peut enfin participer aux opérations de guerre.

La Mayenne

Le ravitailleur rapide La Mayenne dans une livrée originale appliquée peu après le début du conflit

Le ravitailleur rapide La Mayenne dans une livrée originale appliquée peu après le début du conflit

-La Mayenne est mise sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime (ACSM) sis au Trait (Seine-Maritime) le 21 septembre 1939 lancé le 4 octobre 1941 et mis en service le 14 mars 1943 à Cherbourg son port d’armement.

Il quitte la Normandie le 16 mars, charge carburant et munitions à Brest le 17 mars puis reprend la mer le 18 mars, direction Bizerte son port d’attache.

Il fait escale à Casablanca du 23 au 25 mars, franchit quelques heures plus tard les colonnes d’Hercules avant de pénétrer en Méditerranée. Le ravitailleur rapide arrive à Bizerte le 31 mars 1943, son arrivée permettant le désarmement du vieux pétrolier Dordogne.

Il intègre la 6ème Escadre Légère et va principalement assurer le ravitaillement des navires de cette force dont le rôle principal est en temps de guerre de couper les lignes de communications entre l’Italie et sa colonie libyenne.

Le 20 novembre 1943, le ravitailleur rapide La Mayenne quitte Bizerte en compagnie des contre-torpilleurs Mogador Volta et Hoche pour un entrainement de division au large de Dakar où les quatre navires arrivent le 28 novembre. L’exercice à lieu du 1er décembre 1943 au 10 janvier 1944.

Les quatre navires quittent Dakar le 13 janvier, relâchent à Casablanca du 17 au 20 janvier avant de rentrer à Bizerte le 25 janvier 1944.
Le 22 juin 1945, le cuirassé Clemenceau arrive à Bizerte, mouillant au milieu du lac jusqu’au 27 juin date à laquelle il appareille pour faire une nouvelle escale à Sfax du 28 juin au 2 juillet. Le cuirassé de classe Richelieu n’est pas seul, étant accompagné des torpilleurs Rapière et Hallebarde et donc de La Mayenne.

La petite escadre quitte la Tunisie le 2 juillet pour traverser la Méditerranée direction Beyrouth où elle arrive le 7 juillet 1945.
Le cuirassé Clemenceau et ses deux torpilleurs manœuvrent en compagnie de l’aviso-colonial La Grandière, navire-amiral de la DNL.
Du 9 au 15 juillet 1945, les quatre navires subissent un entrainement DAM avant de se ravitailler auprès de La Mayenne qui ses soutes vides cingla vers Haïfa en compagnie de la Grandière pour recompléter ses soutes.
La Mayenne arrive à Haïfa le 17 juillet en compagnie de l’aviso-colonial et recharge aussitôt ses soutes en mazout. Le plein terminé le 18 au soir, le ravitailleur rapide quitte la Palestine mandataire le 19 dans la journée et retrouve le cuirassé et les deux torpilleurs le 21 juillet pour un ravitaillement à la mer, la Rapière ouvrant le bal suivit du Clemenceau avant que la Hallebarde ne termine ce cycle.
L’entrainement se poursuit et s’achève par un entrainement au combat antisurface du cuirassé (22 au 31 juillet), la petite escadre faisant escale à Alexandrie du 1er au 8 août avant de rallier Bizerte le 12  août, le cuirassé et ses deux torpilleurs repartant le 15 pour Toulon.

Le 12 février 1946, le ravitailleur rapide La Mayenne quitte Bizerte en compagnie de la 11ème DCT pour un nouvel entrainement de division au large de Dakar où les quatre navires arrivent le 19 février. A noter que durant le transit, les quatre navires sont régulièrement attaqués par les avions de l’armée de l’air et de l’aéronavale basés en Algérie et au Maroc.

L’entrainement à lieu du 24 février au 12 avril, le ravitailleur rapide La Mayenne ravitaille à plusieurs reprises les contre-torpilleurs, recomplétant ses soutes en puissant dans les réservoirs de la zone militaire du port de Dakar.

La Mayenne aurait du accompagner les contre-torpilleurs dans une mission de présence en Afrique Noire mais il est victime d’une avarie le 15 avril. Il passe au bassin du 18 avril au 5 mai pour inspection et réparations sommaires, un grand carénage étant prévu à l’issue de cette mission. Il sort pour essais du 6 au 8 mai puis reste à Dakar, effectuant de petites sorties au large de Dakar.

Le 24 mai 1946, il retrouve la 11ème DCT avec il quitte Dakar le 27 mai pour rallier Bizerte sans escale le 6 juin 1946.

Du  9 juin au 7 août 1946, La Mayenne est échoué au bassin n°4 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage.

Outre une remise en état complète, il reçoit plusieurs radars. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 28 août, sortant pour essais du 29 au 31 août puis pour remise en condition du 2 au 12 septembre 1946.

Le 30 janvier 1947, le ravitailleur rapide La Mayenne quitte Bizerte et ravitaille en mer les contre-torpilleurs Chevalier Paul et Tartu de la 7ème DCT avant de servir de plastron pour un exercice d’escorte et d’attaque de convois (1er au 8 février). La Mayenne va ensuite ravitailler à plusieurs reprises les deux contre-torpilleurs lors d’un exercice de synthèse mené du 10 au 27 février 1947.

Le 8 janvier 1948, le ravitailleur rapide quitte à nouveau Bizerte en compagnie de la 11ème DCT pour un nouvel entrainement au large de Dakar où ils arrivent le 18 janvier.

Après une école à feux du 21 au 25 janvier, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 27 janvier au 2 février, protégeant le pétrolier La Mayenne des assauts de l’armée de l’air et de l’Aviation Navale.

La 11ème DCT enchaine par un entrainement au combat antisurface du 4 au 11 février, un entrainement au mouillage de mines du 13 au 16 février et un entrainement ASM du 18 au 23 février contre le sous-marin Agosta.

Après un exercice de synthèse du 25 février au 5 mars, les trois contre-torpilleurs et les ravitailleurs rapides quittent Dakar le 7 mars en compagnie de l’Agosta qu’ils escortent jusqu’à Brest où les quatre navires arrivent le 15 mars.

Les trois contre-torpilleurs et le ravitailleur rapide quittent Brest le 16 mars, relâchent à Casablanca du 20 au 23 mars avant de rentrer à Bizerte le 28 mars 1948.

Le ravitailleur rapide La Mayenne était à Gabès le 5 septembre 1948 et reçoit l’ordre de rallier Bizerte pour préparer les missions de soutien aux actions de la 6ème Escadre Légère.

La Baïse

Le ravitailleur rapide La Baïse

Le ravitailleur rapide La Baïse

-La Baïse est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime (ACSM) sis au Trait  le 30 mai 1940 lancé le 14 juillet 1942 et mis en service le 15 janvier 1944 à Cherbourg son port d’armement.

Affecté à la 4ème Escadre avec Mers-El-Kébir comme base, le sixième et dernier ravitailleur rapide de classe L’Adour quitte la Normandie le 17 janvier, charge des munitions, du mazout et du gazole à Brest le 18 janvier puis quitte Brest le 19 janvier, fait une escale à Casablanca du 23 au 25 janvier avant de rallier Mers-El-Kébir le 28 janvier 1944.

Le 17 août 1946, La Baïse quitte Mers-El-Kébir en compagnie du croiseur de bataille Strasbourg et de ses torpilleurs d’escadre Lansquenet et Fleuret.

Au large de l’Espagne, il fait sa jonction avec le croiseur lourd Suffren et le croiseur léger Chateaurenault venus de Toulon. La petite escadre manoeuvre avant une escale à Casablanca le 24 août, escale suivit d’une traversée de l’Atlantique direction Fort de France où elle arrive le 2 septembre 1946.

Elle fait escale à Pointe à Pitre du 7 au 12 septembre, Kingston (Jamaïque) du 14 au 17 septembre, Veracruz (Mexique) du 19 au 22 septembre, La Nouvelle Orléans du 25 au 28 septembre, Miami du 30 septembre au 3 octobre 1946 avant de traverser l’Atlantique faisant escale à Dakar le 7 octobre 1946

Si le Strasbourg et ses deux torpilleurs d’escadre rentrent alors à Mers-El-Kébir, les deux croiseurs et La Baïse poursuivent cette croisière par un déploiement dans le Golfe de Guinée. Ils quittent Dakar le 11 octobre, font escale à Abidjan du 13 au 17 octobre, à Bioko (île de la Guinée Espagnole) du 19 au 21 octobre, à Libreville du 22 au 25 octobre, Abidjan à nouveau du 28 octobre au 2 novembre, Dakar du 4 au 8 novembre, à Casablanca du 11 au 14 novembre avant de rentrer à à Mers-El-Kébir le 18 novembre 1946.

Du 22 février au 2 mai 1947, il est échoué dans le bassin n°2 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 17 mai, sortant pour essais du 18 au 20 mai puis pour remise en condition du 22 mai au 2 juin 1947. Il quitte Bizerte le 3 juin et rentre à Mers-El-Kébir le lendemain 5 mai 1947.

Le 29 octobre 1947, La Baïse quitte Mers-El-Kébir en compagnie des croiseurs légers Latouche-Treville, Gambetta et Condé de la 8ème DC.

Après un exercice de défense aérienne à la mer du 29 octobre au 5 novembre, les trois navires se ravitaillent auprès du Ravitailleur Rapide le 6 novembre, les quatre navires faisant escale à Casablanca du 8 au 12 novembre 1947.

Reprenant la mer, les trois croiseurs se livrent à une série de joutes antisurfaces du 13 au 20 novembre au large des côtes du Maroc et de l’AOF avant de faire escale à Dakar du 21 au 24 novembre.

Les trois croiseurs effectuent une école à feux du 25 novembre au 7 décembre 1947 au polygone de Rufisque avant de faire à nouveau relâche à Dakar du 8 au 11 décembre. Ils repartent le 12 décembre, font escale à Casablanca avec La Baïse du 16 au 18 décembre avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 22 décembre 1947.

Le 5 janvier 1948, le ravitailleur rapide La Baïse quitte Mers-El-Kébir en compagnie des contre-torpilleurs Le Terrible Le Triomphant et L’Indomptable (10ème DCT) et les torpilleurs légers  Kabyle Tonkinois Sakalave Bambara (2ème DT) pour un entrainement au large de Dakar où le groupe occasionnel arrive le 15 janvier 1948.

Durant les écoles à feux, La Baïse sert de ravitailleur mais s’entraine également en solitaire avant de soutenir les deux divisions dans leurs duels antisurface du 5 au 12 février avant une escale du groupe occasionnel à Dakar du 13 au 15 février 1948.

Du 17 au 24 février, la 10ème DCT affronte la 2ème DT qui escortait la Baïse dans un entrainement à l’escorte et à l’attaque de convois. Les rôles sont inversés du 26 février au 5 mars quand la 2ème DT cherche à détruire le pétrolier protégé par les trois contre-torpilleurs.

Ce cycle d’entrainement s’achève par un entrainement à la défense aérienne à la mer commun du 7 au 14 mars puis un entrainement au raid amphibie du 15 au 19 mars, la 2ème DT protégeant la 10ème DCT qui attaquait le port de Dakar.

La 10ème DCT, la 2ème DT et le pétrolier-ravitailleur La Baïse quittent Dakar le 22 mars, relachent à Casablanca du 27 au 30 mars avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 4 avril 1948.

Le 5 septembre 1948, La Baïse était à quai à Mers-El-Kébir.

Caractéristiques Techniques de la classe Adour

Déplacement : standard 4500 tW pleine charge 12125 tonnes 5000 tonnes de port en lourd

Dimensions : longueur hors tout 132m longueur entre perpendiculaires 124.75m largeur 16.36m tirant d’eau : 6.40m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenage Parson alimentées en vapeur par deux chaudières Penhoët dévellopant 5200ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale théorique 15 noeuds (14 noeuds en pratique) rayon d’action 6600 miles nautiques à 8 noeuds 5500 miles nautiques à 10 noeuds

Electronique : au cours de leur premier grand carénage ou ultérieurement, les ravitailleurs rapides  reçoivent un radar de navigation

Capacités : les Adour peuvent transporter 6200 mètres cubes de fret et les capacités des soutes à pétrole sont de 5600 tonnes. Deux mats de charge de 5 tonnes à l’avant, trois de 12 tonnes sur le mat arrière et deux de 5 tonnes sur la dunette. Un système de ravitaillement à couple avec un poste tribord et un poste babord.

Armement : deux canons de 100mm modèle 1925 et quatre mitrailleuses de 13.2mm en deux affûts doubles. En 1948, les canons de 100mm sont toujours là mais les mitrailleuses de 13.2mm ont été remplacés par six canons de 37mm modèle 1941 en trois affûts doubles

Equipage : 6 officiers et 82 hommes en temps de paix 6 officiers et 103 hommes en temps de guerre

15-Pétroliers et ravitailleurs rapides (2)

B-Pétroliers-caboteurs classe Aube

L’expérience du premier conflit mondial encourage la marine nationale à commander quatre petits pétroliers pouvant ravitailler des bâtiments mais attention, nous nous sommes pas encore au ravitaillement à la mer. Il s’agit de ravitailler à couple des navires sur des rades abritées.

L’Aube

Le pétrolier-caboteur L'Aube

Le pétrolier-caboteur L’Aube

-L’Aube est mise sur cale à l’Arsenal de Lorient le 1er mars 1920 lancé le 17 juillet 1920 et admis au service actif le 23 juin 1921.

Durant toute sa carrière, ce petit pétrolier de 2830 tonnes à pleine charge va être déployé en Méditerranée, ayant comme principale mission le ravitaillement sur rade des unités légères (torpilleurs et contre-torpilleurs) engagées dans de nombreux exercices avec l’Escadre.

En juin 1940, il est basé à Mers-El-Kébir, chargeant du mazout et du carburant diesel à Fos sur Mer pour ravitailler les dépôts de Mers-El-Kébir et parfois ceux de Bizerte voir de Gabès.

Du 25 octobre au 28 novembre 1941, il est échoué au bassin Vauban n°9 pour un nouveau grand carénage, destiné à le remettre totalement en état.

Après des travaux complémentaires à quai, l’Aube est armée pour essais le 21 décembre, sortant pour essais les 22 et 23 décembre puis pour remise en condition du 26 décembre 1941 au 7 janvier 1942. Il quitte Toulon le 8 janvier 1942, va charger à Fos sur Mer puis rallie Mers-El-Kébir le 13 janvier 1942 pour alimenter les dépôts souterrains de la base de la 4ème Escadre.

Du 5 janvier au 21 février 1945, le pétrolier L’Aube est échoué pour un grand carénage. A l’origine, il était prévu de désarmer le pétrolier en septembre 1945 mais son bon état général et le besoin en navires de ce type à décidé la marine de le prolonger encore cinq ans jusqu’en 1950. Après l’avoir envisagé un temps, on renonce à y installer un système de ravitaillement à la mer.

Après des travaux complémentaires à quai, le pétrolier L’Aube est armé pour essais le 12 janvier 1945, effectuant ses essais officiels les 13 et 14 janvier puis sa remise en condition du 16 au 26 janvier 1945.

Outre le ravitaillement des dépôts et des navires à flot, L’Aube sert également à l’occasion de navire-école pour les réservistes de la 5ème région maritime (Algérie et Maroc) qui rafraichissent leurs connaissances en matière de navigation, de défense aérienne à la mer…….. .

Le pétrolier-caboteur subit avant le second conflit mondial un troisième grand carénage. Il est échoué sur le dock-flottant du 16 janvier au 3 mars 1948 pour une remise en état complète. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 24 mars, effectuant ses essais officiels les 25 et 26 mars avant sa remise en condition du 28 mars au 7 avril 1948.

Le 5 septembre 1948, il était en mer entre Fos sur mer et Mers-El-Kébir pour un transport pétrolier sans escorte. Il reçoit l’ordre de filer à sa vitesse maximale soit 10 noeuds pour échapper aux sous-marins italiens voir allemands. Il y parvient en fin de soirée, livrant en douze heures ses 1500 tonnes de chargement.

La Durance

Le pétrolier-caboteur La Durance

Le pétrolier-caboteur La Durance

-La Durance est mise sur cale à l’Arsenal de Lorient le 10 mars 1920 lancée le 11 septembre 1920 et admis au service actif le 1er septembre 1921.

D’abord déployée en Baltique en soutien de la Division Navale de Baltique et ce jusqu’en mars 1922, le sister-ship de L’Aube est basé à Brest, effectuant de temps en temps des incursions en Méditerranée en fonction des besoins de la Flotte. De mars à novembre 1930, le pétrolier est même dans l’Océan Indien pour soutenir deux sous-marins et un aviso.

Quand éclate la guerre de Pologne, le pétrolier-caboteur appartient aux forces de la 3ème Région Maritime, ravitaillant en rade de Toulon ou aux salins d’Hyères les navires légers de la 2ème Escadre et plus généralement tous les navires militaires de passage.

En septembre 1940, le pétrolier-caboteur rejoint son sister-ship L’Aube à Mers-El-Kébir intégrant la nouvelle 4ème Escadre.

Comme son compère L’Aube, La Durance va effectuer des transports pétroliers entre Fos sur Mer où il charge mazout et gazole et Mers-El-Kébir. Il lui arrivera parfois d’alimenter les dépôts de Bizerte et de Gabès en particulier en chargeant le produit fini à Haïfa en Palestine mandataire.

Du 1er octobre au 12 novembre 1941, La Durance est échouée sur le dock-flottant de Mers-El-Kébir pour un grand carénage bien mérité.

Il subit une remise en état complète de sa coque, de son appareil propulsif, de son appareil évaporatoire, de ses citernes à mazout et à gazole, des systèmes de chargement et d’avitaillement…………. .

Armé pour essais le 2 décembre 1941, il sort pour essais les 3 et 4 décembre puis pour remise en condition du 6 au 16 décembre. Dès le lendemain, il quitte Mers-El-Kébir pour Fos sur Mer afin de charger du gazole pour alimenter les dépôts souterrains des sous-marin de la 2ème FSM.

Du 22 au 30 mars 1945, La Durance est à nouveau échoué pour un grand carénage. Comme son sister-ship L’Aube, il aurait du être désarmé en septembre 1945 mais il est au final décidé de le prolonger. Armé pour essais le 16 avril, il sort pour essais les 17 et 18 avril puis pour remise en condition du 20 au 30 avril.

Le 17 septembre 1947, il est victime d’une grave avarie à son appareil évaporatoire. Jugeant peu économique de réparer un navire aussi ancien, il est décidé de le mettre en position de complément le 25 septembre.

Privé de toutes les pièces susceptibles d’être récupérées, La Durance est désarmée le 7 octobre 1947 et condamnée le 18 octobre suivant.

Mouillée à Mers-El-Kébir, l’ancienne Durance est réduite au statut de citerne flottante, permettant le ravitaillement des navires de passage à Mers-El-Kébir et le 5 septembre 1948, l’ancien pétrolier assurait toujours cette mission.

La Nièvre

Le pétrolier-caboteur La Nièvre

Le pétrolier-caboteur La Nièvre

-La Nièvre est mise sur cale à l’Arsenal de Lorient le 5 septembre 1920 lance le 10 mars 1921 et admis au service actif le 26 mars 1922.

Après une carrière sans histoire, le pétrolier s’échoue dans la nuit du 21 au 22 mai 1937 sur les rochers de Porstartz à trois miles à l’ouest de la baie d’Audierne. Irrécupérable, le pétrolier est rayé le 19 juin 1937 et vendu à la démolition le 22 juillet suivant.

La Rance

Le pétrolier-caboteur La Rance

Le pétrolier-caboteur La Rance

La Rance est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient le 20 septembre 1920 lancée le 6 juillet 1921 et admis au service actif en juin 1922.

Affectée en Méditerranée, le quatrième et dernier pétrolier-caboteur de classe Aube sert à la fois de transport pétrolier pour ravitailler les dépôts des ports militaires en mazout et gazole mais également de ravitailleur pour les bâtiments en manoeuvre.

Affecté à Marine Maroc à partir de 1937 dans le cadre des opérations liées au conflit espagnol, elle retrouve Toulon pour les opérations de transport et de ravitaillement liés à la guerre de Pologne, le pétrolier caboteur étant affecté à Brest à partir de juin 1940 pour soutenir la Flotte de l’Atlantique, ravitaillant en rade de Brest ou de Lorient sans oublier des transports pétroliers entre Le Verdon et les ports bretons.

Par exemple du 26 au 29 janvier 1941, il va ravitailler pas moins de six croiseurs légers (La Galissonnière Jean de Vienne La Marseillaise de la 2ème DC Gloire Montcalm Georges Leygues de la 4ème DCT, Jaguar Chacal Léopard de la 2ème DCT, Le Triomphant et Le Malin de la 8ème DCT ainsi que le Le Fantasque de la 10ème DCT.

Le 2 octobre 1941, La Rance quitte Brest pour rallier Lorient le lendemain 3 octobre. Du 4 octobre au 15 novembre 1941, il est échoué dans le bassin ouest pour un grand carénage bien mérité.

Après des travaux complémentaires à quai, La Rance est armée pour essais le 1er décembre, effectuant ses essais officiels les 2 et 3 décembre puis sa remise en condition du 5 au 16 décembre.

Le lendemain 17 décembre 1941, il quitte le port de Lorient va charger mazout et gazole au Verdon (où un port pétrolier important est en construction) le 19 décembre puis rallie Brest le 20 décembre 1941.

Le 13 janvier 1943, le pétrolier Rance mouille en baie de Douarnenez. Il y ravitaille les contre-torpilleurs Panthère Lynx et Tigre engagé dans un entrainement de division de vingt-huit jours le 13 janvier mais également le 21 janvier, rentrant à Brest en compagnie des contre-torpilleurs le 31 janvier 1943.

Succédant au Foch, le pétrolier La Rance est échoué dans le bassin ouest de l’Arsenal de Lorient du 8 mars au 15 avril 1944 pour un grand carénage bien mérité.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 25 avril 1944, sortant pour essais les 26 et 27 avril 1944 puis pour remise en condition du 29 avril au 7 mai 1944.

Le 27 février 1945, le pétrolier-caboteur Nièvre est mis en service. La Rance est mise en position de complément le 7 mars 1945 après avoir «doublonné» avec son ainé. Mouillé à l’Ile-Longue, le vénérable pétrolier est désarmé le 14 avril 1945 et condamné le 27 avril 1945.

Il est vendu à la démolition le 8 juin 1945 à un chantier de Liverpool. L’ancien pétrolier est remorqué jusqu’à son chantier de démolition le 12 juillet après trois jours de mer et démantelé durant l’été et l’automne 1945.

Caractéristiques Techniques de la classe Aube

Déplacement : standard 1055 tW pleine charge 2830 tonnes 1500 tonnes de port en lourd

Dimensions :longueurs hors tout 74.60m largeur 11.58m tirant d’eau : (avant) 1.55 à 4.80m (arrière) 3.25 à 5.20m

Propulsion : une turbine à engrenages Bréguet de 1000ch alimentée en vapeur par une chaudière Du Temple et entrainant une hélice

Performances : vitesse maximale 10.5 noeuds rayon d’action 1580 miles nautiques à 10 noeuds

Capacités : quatre tanks centraux d’une capacité globale de 1620 mètres cubes soit 1500 tonnes, une cale à approvisionnement (35000m litres de vin 48 tonnes de vivres divers). Le ravitaillement en carburant s’effectue par deux nourrices avec 5 manches de douze cm et 3 manches de 16cm

Armement : 2 canons de 75mm non antiaériens et deux mitrailleuses de 8mm en 1939-40. En septembre 1948, La Rance dispose d’un canon de 75mm à l’avant, de deux canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 et de quatre mitrailleuses de 7.5mm

Equipage : 2 officiers et 50 hommes en temps de paix, 3 officiers et 60 hommes en temps de paix

14-Navires légers (9) avisos coloniaux classe Bougainville (8)

Le La Grandière

L'aviso-colonial La Grandière

L’aviso-colonial La Grandière

-Le La Grandière est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Provence de Port de Bouc sous le nom de Ville d’Ys le 23 février 1938 lancé le 20 juin 1939, rebaptisé La Grandière en mars  et admis au service actif le 20 juin 1940.

Il quitte Toulon le 27 juin 1940 pour rallier Beyrouth le 1er juillet suivant. Affecté à la DNL, il doublonne le D’Iberville même si cette situation est temporaire, le dernier nommé devant rallier à l’automne 1940 le Pacifique.

En dépit de la présence de formes de radoub à Beyrouth, c’est à Haïfa en Palestine mandataire que le La Grandière va se faire caréner.  Nous pouvons y voir un geste politique pour plaire à nos alliés britanniques.

Arrivé à destination le 5 septembre 1940, il est échoué au bassin du 6 septembre au 5 novembre 1940. Armé pour essais le 20 novembre, il sort pour essais du 21 au 23 puis pour remise en condition du 25 novembre au 10 décembre 1940, date de son retour à Beyrouth.

Il reprend alors ses missions de patrouille en Méditerranée avec des incursions en mer Adriatique mais également en mer Noire. Comme ses sister-ships, il montre le pavillon tricolore dans les ports étrangers et fait respecter les mandats attribués à la France sur le Liban et la Syrie.

Le 7 décembre 1942, le croiseur léger Lamotte-Picquet quitte Beyrouth sans être relevé, transférant le pavillon de navire-amiral de la DNL à l’aviso-colonial La Grandière.

Il effectue également des exercices avec les navires de passage dans la région comme du 12 au 19 février 1943 quand il manoeuvre avec les torpilleurs légers de la 1ère DT venus de Toulon.

Les cinq navires font escale à Haïfa du 20 au 23 février avant un entrainement à la défense aérienne à la mer commun du 24 février au 4 mars, les cinq navires rentrant à Beyrouth le 5 mars 1943 et la 1ère DT quitte le Levant trois jours plus tard.

Du 5 au 12 avril, l’aviso La Grandière manoeuvre avec les contre-torpilleurs Vauquelin Tartu et Chevalier Paul de la 7ème DCT venus de Bizerte. Les quatre navires font escale à Lattaquié du 13 au 18 avril avant que les contre-torpilleurs ne rentrent en Afrique du Nord.

Décidément fort demandé, le La Grandière manoeuvre avec les contre-torpilleurs Mogador Volta Hoche de la 11ème DCT et ce du 30 juin au 4 juillet avant une escale commune à Beyrouth du 5 au 8 juillet 1943.

Il subit un nouveau grand carénage à Haïfa, étant échoué au bassin du 14 janvier au 6 mars 1944, subissant remise en état et modernisation (suppression des installations d’hydraviation, modernisation de la DCA).
Armé pour essais le 16 mars, il sort pour essais les 16 et 17 mars puis pour remise en condition du 19 au 30 mars, date de son retour à Beyrouth.

Victime d’une avarie, le La Grandière est indisponible du 5 au 30 juin 1944, remplacé dans sa mission par les contre-torpilleurs Vauquelin et Tartu. Réparé, il sort pour essais les 1er et 2 juillet puis pour remise en condition du 3 au 10 juillet date à laquelle il peut reprendre ses missions.

Le 7 juillet 1945, le cuirassé Clemenceau accompagné des torpilleurs d’escadre Rapière et Hallebarde et du pétrolier-ravitailleur La Mayenne arrive à Beyrouth.

La petite escadre manoeuvre avec La Grandière avec un entrainement de défense aérienne à la mer du 9 au 15 juillet avant un ravitaillement à la mer.

Les soutes vides, La Mayenne cingle vers Haïfa en compagnie de La Grandière pour recompléter ses soutes.

Le 21 juillet 1945, les deux navires reprennent la mer pour ravitailler à la mer le cuirassé et ses deux torpilleurs avant un entrainement au combat antisurface du 22 au 31 juillet 1945, date à laquelle La Grandière rentre à Beyrouth.

Du 19 au 27 octobre 1945, l’aviso colonial La Grandière effectue un exercice commun avec les contre-torpilleurs Mogador Volta Hoche de la 11ème DCT, les quatre navires faisant escale à Lattaquié du 28 au 30 octobre avant un exercice de synthèse du 2 au 7 novembre, les trois contre-torpilleurs rentrant alors à Bizerte.

Le 17 janvier 1946, les contre-torpilleurs Le Triomphant et L’Indomptable arrivent à Beyrouth dans le cadre d’un entrainement de division. Après des exercices en duo du 19 janvier au 2 février, les deux contre-torpilleurs font escale avec l’aviso colonial à Lattaquié du 3 au 7 février.

Du 8 au 13 février, la 10ème DCT affronte l’aviso colonial qui simule un croiseur auxiliaire avant que du 15 au 22 février, les deux contre-torpilleurs alternent entre protection et attaque du La Grandière. Les trois navires sont à Beyrouth du 23 au 27 février avant que les deux contre-torpilleurs ne prennent le chemin du retour.

Au printemps 1946, La Grandière manoeuvre avec les contre-torpilleurs Aigle Albatros Gerfaut de la 5ème DCT, les torpilleurs légers de la 1ère DT Le Fier L’Entreprenant L’Agile et Le Farouche ainsi que les sous-marins L’Atalante Vestale et Sultane de la 17ème DSM.

Du 17 au 27 mars 1946, La Grandière simule un raider ennemi cherchant à s’en prendre au trafic commercial et traqué par la 1ère DT et la 5ème DCT avant de prendre la tête de la 1ère DT pour contrer un raid artillerie de la 5ème DCT contre Beyrouth.

Du 29 mars au 5 avril, l’aviso La Grandière  protégé par la 1ère DT est attaqué par les sous-marins de la 17ème DSM, la 5ème DCT assurant la traque en solitaire des sous-marins qui tentent aussi de torpiller les cargos sortant et arrivant dans le port de Beyrouth. La petite escadre fait une escale à Beyrouth du 6 au 10 avril avant que la 5ème DCT et la 1ère DT ne rentrent à Toulon et la 17ème DSM à Bizerte.

La Grandière subit un nouveau grand carénage à Haïfa, étant échoué au bassin du 5 mars au 10 juin 1947. Armé pour essais le 22 juin, il sort pour essais du 23 au 25  puis pour remise en condition du 27 juin au 9 juillet date de son retour à Beyrouth.

Le 16 septembre 1947, les contre-torpilleurs Aigle Albatros Gerfaut (5ème DCT) accompagnés par les Bayard Du Guesclin Turenne (2ème DCT) et du PRE Liamone arrivent à Beyrouth. Du 28 septembre au 1er octobre, les deux divisions assurent un exercice d’attaque et de défense de convois, un convoi symbolisé par l’aviso colonial et le pétrolier-caboteur Ardèche.

Quand la Seconde Guerre Mondiale éclate le 5 septembre 1948, l’aviso est à la mer au large de la Palestine mandataire. Il rallie Beyrouth pour recompléter ses soutes avant de rallier la région du Dodécanèse, possession italienne qu’il devait surveiller.

12-Torpilleurs légers (34)

Le Bambara

Carte montrant l'étendue de l'aire linguistique bambara

Carte montrant l’étendue de l’aire linguistique bambara

-Le Bambara  est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Seine Maritime (ACSM) du Trait le 4 octobre 1945 lancé le 15 janvier 1947 et mis en service le 30 septembre 1947.

Arrivé à Mers-El-Kébir le jour de son ASA, Le Bambara effectue une sortie d’entraînement avec ses compères de la 2ème DT du 1er au 7 octobre, rentrant dans la foulée à son port d’attache.

Il participe ensuite avec ses compagnons de division à un entraînement commun avec la 10ème DCT (10 octobre au 12 novembre) puis à un entraînement de division (20 novembre au 22 novembre)

Le 5 janvier 1948, La 2ème DT quitte Mers-El-Kébir en compagnie de la 10ème DCT et du pétrolier-ravitailleur La Baïse pour un entraînement au large de Dakar.

Les huit navires arrivent à Dakar après une traversée sans escale le 15 janvier. Ils manœuvrent au large de la capitale de l’AOF du 16 janvier au 19 mars.

La 10ème DCT, la 2ème DT et le pétrolier-ravitailleur La Baïse quittent Dakar le 22 mars, relâchent à Casablanca du 27 au 30 mars avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 4 avril 1948.

Après un entraînement de division du 11 avril au 21 mai 1948, le Bambara sort pour une école à feux du 27 mai au 5 juin, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain. Il participe ensuite en compagnie du Sakalave aux essais (13 et 14 juin) et à la remise en condition (16 au 30 juin) du Kabyle.

Le Bambara et Le Kabyle sortent alors pour les essais (5 et 6 juillet) et la remise en condition (8 au 22 juillet) du Tonkinois.

Le Bambara est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 27 juillet au 17 août 1948, sortant pour essais les 18 et 19 août et pour remise en condition du 21 août au 2 septembre en compagnie de ses trois compères de division, la 2ème DT ralliant Mers-El-Kébir le 3 septembre, passant aussitôt aux effectifs de guerre et se préparant à sortir pour toute opération.

12-Torpilleurs légers (31)

Le Sakalave

Les Sakalave occupent la côte occidentale de la Grande Ile de Tulear à Sambirano

Les Sakalave occupent une bonne partie de la côte occidentale de la Grande Ile

-Le Sakalave est mis sur cale aux Chantiers Navals de France (CNF) à Caen le 21 juin 1945 lancé le 9 septembre 1946 et mis en service le 12 juin 1947.

A son admission au service actif, Le Sakalave intègre la 2ème DT. Les trois torpilleurs légers sortent pour entraînement du 13 au 20 juin pour que les trois navires prennent leurs marques, rentrant le lendemain à Mers-El-Kébir.

Le Sakalave sort pour entraînement en compagnie du Tonkinois du 27 juin au 6 juillet avec école à feux et entraînement à la défense aérienne à la mer, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain. Il participe ensuite aux essais (14 au 16 juillet) et à la remise en condition (18 juillet au 2 août) du Kabyle.

Le Sakalave et Le Kabyle sortent ensuite pour les essais (5 au 7 août) et pour la remise en condition (9 au 23 août) du Tonkinois, les trois torpilleurs légers faisant escale à Casablanca du 24 au 29 août, rentrant à Mers-El-Kébir le 1er septembre 1947.

Après un entraînement de division du 5 au 29 septembre, Le Sakalave et ses deux compères sortant avec Le Bambara _tout juste mis en service_ du 1er au 7 octobre pour permettre au dernier torpilleur léger à intégrer la 2ème DT de prendre ses marques avec ses compagnons de division.

Le 10 octobre 1947, les quatre torpilleurs légers de la 2ème DT quittent Mers-El-Kébir pour un entraînement commun avec la 10ème DCT du 10 octobre au 12 novembre avant un entraînement de division du 20 novembre au 22 décembre 1947.

Le 5 janvier 1948, La 2ème DT quitte Mers-El-Kébir en compagnie de la 10ème DCT et du pétrolier-ravitailleur La Baïse pour un entraînement au large de Dakar. Les huit navires arrivent à Dakar après une traversée sans escale le 15 janvier, s’y entrainent du 16 janvier au 19 mars.

La 10ème DCT, la 2ème DT et le pétrolier-ravitailleur La Baïse quittent Dakar le 22 mars, relâchent à Casablanca du 27 au 30 mars avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 4 avril 1948.

Après un entraînement de division du 11 avril au 21 mai 1948, Le Sakalave sort pour entraînement du 28 mai au 8 juin entre Oran et Alger, ralliant Mers-El-Kébir le lendemain. Il participe ensuite aux essais (13 et 14 juin) et à la remise en condition (16 au 30 juin) du Kabyle en compagnie du Bambara.

Le Sakalave est indisponible pour entretien et permissions d’équipage du 5 au 26 juillet, sortant pour essais les 27 et 28 juillet et pour remise en condition du 30 juillet au 12 juillet en compagnie de ses compères Kabyle et Tonkinois.

Les trois torpilleurs disponibles de la 2ème DT participent ensuite aux essais (18 et 19 août) et à  la remise en condition (21 août au 2 septembre) du Bambara, la 2ème DT ralliant Mers-El-Kébir le 3 septembre, passant aussitôt aux effectifs de guerre et se préparant à sortir pour toute opération.

12-Torpilleurs légers (30)

Le Tonkinois

Carte des régions de l'Union Indochinoise

Carte des régions de l’Union Indochinoise

-Le Tonkinois est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Seine Maritime (ACSM) du Trait le 16 juin 1944 lancé le 12 septembre 1945 et mis en service le 14 juillet 1946.

Son admission au service actif permet l’activation de la 2ème DT qui effectue sa première sortie officielle au large de Lorient du 15 au 23 juillet, rentrant dans le port morbihanais le lendemain.

Le 27 juillet 1946, Le Tonkinois et Le Kabyle quittent Lorient, font escale à Casablanca du 30 juillet au 1er août avant de rallier Mers-El-Kébir le 4 août 1946, intégrant alors la 4ème Escadre. La 2ème DT effectue ensuite successivement deux entraînements de division, le premier du 11 août au 19 septembre et le second du 25 septembre au 2 décembre 1946.

Le Tonkinois sort pour entraînement du 7 au 15 décembre, ralliant son port d’attache le lendemain avant d’être indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 19 décembre 1946 au 3 janvier 1947, sortant pour essais (4 au 6 janvier) et pour remise en condition (8 au 19 janvier) en compagnie du Kabyle.

Le Tonkinois participe successivement à trois entraînements de division, le premier du 1er février au 8 mars, le second du 15 mars au 25 avril et le troisième du 2 mai au 4 juin, date du retour de la division à Mers-El-Kébir.

Le 12 juin 1947, Le Sakalave est admis au service actif intégrant la 2ème DT. Les trois torpilleurs légers sortent pour entraînement du 13 au 20 juin pour que les trois navires prennent leurs marques, rentrant le lendemain à Mers-El-Kébir.

Le Tonkinois sort pour entraînement en compagnie du Sakalave du 27 juin au 6 juillet avec école à feux et entraînement à la défense aérienne à la mer, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain.

Le Tonkinois est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 14 juillet au 4 août, sortant pour essais du 5 au 7 août et pour remise en condition du 9 au 23 août, à chaque fois en compagnie de ses deux compères Kabyle et Sakalave, les trois torpilleurs légers faisant escale à Casablanca du 24 au 29 août, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain.

La 2ème DT effectue un entraînement de division du 5 au 29 septembre avant d’accueillir le lendemain le torpilleur léger Bambara permettant à la division d’atteindre son format définitif. La 2ème Division de Torpilleurs effectue ainsi une sortie d’entraînement du 1er au 7 octobre au large d’Oran, ralliant son port d’attache dans la soirée.

Le 10 octobre 1947, les quatre torpilleurs légers de la 2ème DT quittent Mers-El-Kébir pour un entraînement commun avec la 10ème DCT du 10 octobre au 12 novembre, date du retour des deux divisions à Mers-El-Kébir. Le Tonkinois enchaine par un entraînement de division du 20 novembre au 22 décembre 1947.

Le 5 janvier 1948, La 2ème DT quitte Mers-El-Kébir en compagnie de la 10ème DCT et du pétrolier-ravitailleur La Baïse pour un entraînement au large de Dakar.

Les huit navires arrivent à Dakar après une traversée sans escale le 15 janvier. L’entraînement se déroule du 16 janvier au 19 mars. La 10ème DCT, la 2ème DT et le pétrolier-ravitailleur La Baïse quittent Dakar le 22 mars, relâchent à Casablanca du 27 au 30 mars avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 4 avril 1948.

Le Tonkinois participe à un entraînement de division du 11 avril au 21 mai, le dernier avant le début du cycle des indisponibilités estivales. Il sort ensuite pour entraînement du 28 mai au 8 juin, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain.

Indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 13 juin au 4 juillet 1948, Le Tonkinois sort pour essais les 5 et 6 juillet et pour remise en condition du 8 au 22 juillet en compagnie de ses compères Kabyle et Bambara.

Le Tonkinois et Le Kabyle sortent pour les essais (27 et 28 juillet) et pour la remise en condition (30 juillet au 12 août) du Sakalave, les trois torpilleurs disponibles de la 2ème DT participent ensuite aux essais (18 et 19 août) et à  la remise en condition (21 août au 2 septembre) du Bambara, la 2ème DT ralliant Mers-El-Kébir le 3 septembre, passant aussitôt aux effectifs de guerre et se préparant à sortir pour toute opération.

12-Torpilleurs légers (29)

C-Torpilleurs légers classe Colonie (1150 tW)

Genèse

Schéma préliminaire des torpilleurs légers de classe Colonie

Schéma préliminaire des torpilleurs légers de classe Colonie

En janvier 1940, l’état-major demanda au STCN d’étudier une nouvelle classe de torpilleurs légers destinés en théorie à remplacer les Melpomène qui se révélaient inaptes à un service armé efficace en raison de leurs tares congénitales. Au final, comme nous avons pu déjà le voir, les Melpomène vont être retirés des unités de première ligne dès la mise en service des torpilleurs de 1010 tonnes.

La situation du STCN était délicate car en janvier 1940, aucun Le Fier n’était encore en service ni même lancé. Plusieurs projets sont ainsi étudiés :

-projet A : quatre canons de 100mm contre avions, déplacement de 1290 tonnes (1500 tonnes aux essais), les canons de 100mm regroupés en deux tourelles doubles sont disponibles soit les deux à l’arrière comme les Le Fier ou une à l’avant et une arrière.

-projet B : quatre canons de 130mm en deux tourelles doubles non antiaériens identiques à celles des Le Hardi, déplacement type de 1650 tonnes atteignant 1900 tonnes aux essais

-projet C : quatre canons de 130mm en deux tourelles doubles contre-avions avec un déplacement type de 1725 tonnes et d’essai de 1980 tonnes

La DCA est limitée à quatre affûts doubles de 13.2mm pour la version A et quatre affûts doubles de 13.2mm, deux affûts doubles semi-automatiques de 37mm ou deux affûts simples automatiques pour les variantes B et C ce qui est rapidement jugé insuffisant.

Le projet traine en longueur même si le programme naval de 1941 prévoit la construction de huit de ces navires (tranche 1944 et 1945) auxquels s’ajouteront quatre autres navires financés à la tranche 1946.

Les variantes B et C jugées trop grosses sont finalement abandonnées au profit du projet A, une version améliorée des Le Fier avec néanmoins une différence majeur : une disposition de l’armement moins hétérodoxe avec une tourelle double de 100mm à l’avant et une tourelle double de même calibre à l’arrière.

Cette disposition répond à la crainte de certains officiers de voir les Le Fier incapables de répondre à un affrontement frontal surprise avec des torpilleurs de conception plus orthodoxe.

L’armement en torpilles reste identique (quatre tubes en deux plate-formes doubles) mais la DCA est renforcée (tout comme elle le sera in fine sur les Le Fier) tout comme l’armement ASM.

Ces douze navires vont tous porter des noms d’habitants de l’Empire, reprenant les noms des torpilleurs construits au Japon pendant le premier conflit mondial. Comme pour les Le Fier, leurs construction est assurée par l’industrie, les chantiers navals privés.

Si les FCM et leur site du Havre ne construisent qu’un navire et que les ACL de Nantes doivent se contenter de deux unités, trois autres chantiers construisent trois torpilleurs légers de classe Colonie à savoir les ACB de Nantes, les ACSM du Trait et les CNF de Caen.

Le Kabyle

Carte de la Kabylie

Carte de la Kabylie

-Le Torpilleur léger Le Kabyle est mis sur cale aux Chantiers Navals de France (CNF) sis à Caen le 12 mars 1944 lancé le 4 juin 1945 et mis en service le 28 février 1946.

Son affectation définitive est la 4ème Escadre à Mers-El-Kébir mais en attendant la mise en service du Tonkinois et l’activation de la 2ème DT, il est affecté hors rang à la 3ème Escadre Légère et basé à Lorient.

Le premier torpilleur léger de classe Colonie sort pour une école à feux du 5 au 13 mars puis pour entraînement à la défense aérienne à la mer du 15 au 23 mars et enfin un entraînement au combat antisurface en compagnie du Beautemps-Beaupré du 25 mars au 4 avril 1946.

Le 11 avril 1946, Le Kabyle quitte Lorient, fait escale à Lisbonne du 15 au 19 avril, à Casablanca du 21 au 24 avril avant de rallier Dakar le 28 avril 1946 pour un stage au polygone de Rufisque du 30 avril au 7 mai puis du 10 au 18 mai, le torpilleur léger quittant Dakar le 21 mai, faisant escale à Casablanca du 25 au 30, à Cadix du 2 au 5 juin, à Lisbonne du 6 au 9 juin avant de rallier Lorient le 11 juin 1946.

Le Kabyle subit une période d’entretien à flot du 12 au 26 juin, sortant pour essais du 27 au 29  puis pour remise en condition du 1er au 10 juillet, rentrant à Lorient le lendemain.

Le 14 juillet 1946, Le Tonkinois est officiellement admis au service actif permettant l’activation de la 2ème DT qui effectue sa première sortie officielle au large de Lorient du 15 au 23 juillet, rentrant dans le port morbihanais le lendemain.

Le 27 juillet 1946, Le Kabyle et Le Tonkinois quittent Lorient, font escale à Casablanca du 30 juillet au 1er août avant de rallier Mers-El-Kébir le 4 août 1946, intégrant alors la 4ème Escadre et son groupement de surveillance.

Le 11 août 1946, Le Kabyle et Le Tonkinois quittent Mers-El-Kébir pour le premier entraînement de division de la 2ème DT réalisé du 11 août au 12 septembre, la division faisant escale à Bone du 13 au 18 septembre, rentrant le lendemain à Mers-El-Kébir. Un nouvel entraînement de division à lieu du 25 septembre au 25 novembre, la division faisant escale à Casablanca du 26 au 30 avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 2 décembre.

Le Kabyle est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 3 au 18 décembre, sortant pour essais du 19 au 21 décembre et pour remise en condition du 23 décembre 1946 au 3 janvier 1947. Il participe ensuite aux essais (4 au 6 janvier) et à la remise en condition (8 au 19 janvier) du Tonkinois.

La 2ème Division de Torpilleurs (2ème DT) quitte Mers-El-Kébir le 1er février 1947 pour un nouvel entraînement de division qui s’achève le 8 mars, date du retour de la division à Mers-El-Kébir. Un second entraînement de division à lieu du 15 mars au 21 avril, la division rentrant à son port d’attache quatre jours plus tard suivit d’un troisième du 2 mai au 4 juin, date du retour de la 2ème DT à son port d’attache.

Le 12 juin 1947, Le Sakalave est admis au service actif intégrant la 2ème DT. Les trois torpilleurs légers sortent pour entraînement du 13 au 20 juin pour que les trois navires prennent leurs marques, rentrant le lendemain à Mers-El-Kébir.

Le Kabyle est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 22 juin au 13 juillet 1947, sortant pour essais du 14 au 16 juillet puis pour remise en condition du 18 juillet au 2 août en compagnie du Sakalave.

Le Kabyle et Le Sakalave sortent ensuite pour les essais (5 au 7 août) et  la remise en condition (9 au 23 août) du Tonkinois, les trois torpilleurs légers faisant escale à Casablanca du 24 au 29 août, rentrant à Mers-El-Kébir le 1er septembre 1947.

La 2ème DT quitte Mers-El-Kébir le 5 septembre pour entraînement, les torpilleurs légers Kabyle Tonkinois Sakalave manœuvrant ensemble du 5 au 29 septembre, date du retour de la division à Mers-El-Kébir.

Le 30 septembre 1947, Le Bambara est officiellement admis au service actif permettant à la 2ème DT d’atteindre son format définitif à quatre navires.

La 2ème Division de Torpilleurs effectue ainsi une sortie d’entraînement du 1er au 7 octobre au large d’Oran, ralliant son port d’attache dans la soirée.

Le 10 octobre 1947, les quatre torpilleurs légers de la 2ème DT quittent Mers-El-Kébir pour un entraînement commun avec la 10ème DCT jusqu’au 12 novembre.

Le 20 novembre 1947, La 2ème DT quitte Mers-El-Kébir pour un entraînement de division au large des côtes nord-africaines et ce jusqu’au 21 décembre, le Kabyle et ses trois compères rentrant le lendemain à Mers-El-Kébir.

Le 5 janvier 1948, La 2ème DT quitte Mers-El-Kébir en compagnie de la 10ème DCT et du pétrolier-ravitailleur La Baïse pour un entraînement au large de Dakar. Les huit navires arrivent à Dakar après une traversée sans escale le 15 janvier.

Les torpilleurs légers effectuent un entraînement à la défense aérienne à la mer du 16 au 20 janvier avant une école à feux du 21 au 28 janvier. Après une relâche à Dakar du 29 janvier au 4 février, la 2ème DT affronte la 10ème DCT dans un duel antisurface du 5 au 12 février avant une nouvelle escale à Dakar du 13 au 15 février.

Du 17 au 24 février, la 10ème DCT affronte la 2ème DT qui escortait la Baïse dans un entraînement à l’escorte et à l’attaque de convois. Les rôles sont inversés du 26 février au 5 mars quand la 2ème DT cherche à détruire le pétrolier protégé par les trois contre-torpilleurs.

Ce cycle d’entraînement s’achève par un entraînement à la défense aérienne à la mer commun du 7 au 14 mars puis un entraînement au raid amphibie du 15 au 19 mars, la 2ème DT protégeant la 10ème DCT qui attaquait le port de Dakar. La 10ème DCT, la 2ème DT et le pétrolier-ravitailleur La Baïse quittent Dakar le 22 mars, relâchent à Casablanca du 27 au 30 mars avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 4 avril 1948.

Le Kabyle et ses trois compères de la 2ème DT quittent Mers-El-Kébir le 11 avril pour un entraînement de division qui s’achève le 14 mai, la division faisant escale à Alger du 15 au 20 mai avant de rallier Mers-El-Kébir le lendemain.

Le Kabyle est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 22 mai au 12 juin, sortant pour essais les 13 et 14 juin avant remise en condition du 16 au 30 juin en compagnie du Sakalave et du Bambara.

Il sort ensuite en compagnie du Bambara pour les essais (5 et 6 juillet) et  la remise en condition (8 au 22 juillet) du Tonkinois. Le Kabyle et Le Tonkinois sortent pour les essais (27 et 28 juillet) et  la remise en condition (30 juillet au 12 août) du Sakalave, les trois torpilleurs disponibles de la 2ème DT participent ensuite aux essais (18 et 19 août) et à  la remise en condition (21 août au 2 septembre) du Bambara, la 2ème DT ralliant Mers-El-Kébir le 3 septembre, passant aussitôt aux effectifs de guerre et se préparant à sortir pour toute opération.

10-Contre-torpilleurs (31)

L’Indomptable

L'Indomptable à la mer

L’Indomptable à la mer

-L’Indomptable initialement connu sous le numéro Da21 est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée à la Seyne sur Mer le 25 janvier 1932, lancé le 7 décembre 1933 et armé pour essais le 1er octobre 1934.

Le contre-torpilleur L’Indomptable est admis au service actif le 15 avril 1936, formant au sein de la 2ème Escadre Légère la 8ème DL avec ses sister-ships Le Malin et Le Triomphant

Le 12 avril 1937 comme toutes les D.L armées de contre-torpilleurs, la 8ème DL devient 8ème DCT, sa composition et son port d’attache n’évoluant pas.

Le 1er septembre 1939, la 8ème DCT intègre la Force de Raid. Ce groupe occasionnel qui regroupe les navires les plus modernes de la Flotte de l’Atlantique est chargée de traquer les raiders allemands. A noter qu’à la différence de la 10ème DCT déployée à Dakar, la 8ème DCT opéra jusqu’à la fin du conflit depuis son port d’attache.

La 8ème DCT connait une période d’entretien à flot du 2 au 27 janvier, sortant pour essais du 28 au 31 janvier puis  pour une remise en condition du 1er au 22 février, faisant escale à Saint-Malo du 23 au 27 février avant de rentrer à Brest le lendemain 28 février 1940.
Le 5 mars, L’Indomptable et ses deux compères de la 8ème DCT appareillent de Brest pour un entrainement de division aux Antilles, arrivant à Fort de France le 13 mars 1940. Ce déploiement antillais occupe la division du 22 mars au 1er mai, la division rentrant à Brest le 9 mai 1940.

La 8ème DCT enchaine par un entrainement de division exécuté du 21 mai au 12 juin, faisant escale à La Pallice du 13 au 16 juin avant de rallier Brest le lendemain.

L’Indomptable sort du 25 juin au 4 juillet pour une école à feux, faisant escale à Saint Malo du 5 au 9 juillet et rentrant le lendemain à Brest. Après avoir participé du 14 au 31 juillet à la remise en condition du Malin, L’Indomptable est indisponible du 1er au 22 août, sortant pour essais du 23 au 27 août puis pour sa remise en condition du 28 août au 8 septembre en compagnie de ses compères de la 8ème DCT.

Le 10 septembre  1940, la 8ème DCT quitte Brest en compagnie des contre-torpilleurs Jaguar et Chacal de la 2ème DCT pour un exercice commun du 10 au 30 septembre, faisant escale à Saint Nazaire du 1er au 5 octobre avant une nouvelle série d’exercices du 6 au 22 octobre. Après une nouvelle escale à Bordeaux du 23 au 27 octobre, les cinq contre-torpilleurs rentrent à Brest le 29 octobre à l’aube.

La 8ème DCT quitte Brest le 4 novembre pour une école à feux du 4 au 10 novembre puis après un ravitaillement à Lorient le 11 novembre enchainent par un entrainement au mouillage de mines du 12 au 17 novembre, rentrant à Brest le lendemain 18 novembre 1940.

Le 23 novembre 1940, L’Indomptable débarque ses munitions et vidange ses soutes avant d’être échoué au bassin n°4 pour un grand carénage qui vit les ouvriers de l’Arsenal remettre complètement en état le contre-torpilleur.

Remis à flot le 15 février 1941, il sort pour essais du 21 au 24 février puis en remise en condition du 25 février au 18 mars en compagnie du Malin et du Triomphant. Les trois navires font escale à Saint-Nazaire du 19 au 24 mars avant de rentrer à Brest le lendemain 25 mars, préparant l’entrainement commun aux DCT de la 3ème EL au large du Sénégal.

Le 7 avril 1941, les trois DCT de la 3ème escadre légère sortent au complet pour une série d’exercices au large du Sénégal (nom de code «Faidherbe»), arrivant à Dakar le 14 avril à l’aube.

Ces divisions vont manoeuvrer au large de Dakar du 16 avril au 15 mai, faisant escale à Dakar du 16 au 18 mai avant de quitter l’AOF le lendemain pour rentrer à Brest le 26 mai 1941.

L’Indomptable est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 30 mai au 21 juin, sortant pour essais du 22 au 25 juin avant remise en condition du 27 juin au 14 juillet 1941. Il sort à nouveau du 21 juillet au 2 août pour une école à feux avant de rentrer à Brest le lendemain 3 août 1941.

L’Indomptable est à la mer du 15 au 22 août pour une école à feux, faisant escale à Saint Malo du 23 au 27 août avant de rentrer à Brest le lendemain 28 août 1941. Il est de nouveau à la mer pour entrainement du 3 au 12 décembre, allant ensuite mouiller en baie de Douarnenez où il continue l’entrainement.

Le 15 septembre 1941, le Malin le rejoint. Les deux navires sortent pour la remise en condition du contre-torpilleur Le Malin du 17 septembre au 7 octobre.

L’Indomptable subit ensuite une période d’entretien à flot du 12 octobre au 2 novembre, période au cours de laquelle, il reçoit une DCA similaire à celle de ses sister-ships. Il sort pour essais et entrainement en solitaire du 3 au 10 novembre, date à laquelle il rentre à Brest.

L’Indomptable reprend la mer en compagnie du Malin le 13 novembre pour entrainement dans l’Atlantique jusqu’au 3 décembre, date de leur retour à Brest. Du 12 au 30 décembre, les deux contre-torpilleurs participent à la remise en condition du Triomphant qui venait d’achever son grand carénage.

Le 1er janvier 1942, la 8ème DCT «brestoise» est dissoute. L’Indomptable est affecté à la 4ème Escadre formant à Mers-El-Kébir une 10ème DCT en en compagnie du Terrible et du Triomphant

Le 10 janvier 1942, L’Indomptable quitte Brest en compagnie de son sister-ship Le Triomphant, se ravitaillent à Casablanca le 15 janvier avant de rallier Mers-El-Kébir le 20 janvier 1942 où ils retrouvent Le Terrible arrivé deux jours plus tôt. La nouvelle 10ème DCT sort pour la première fois du 21 au 27 janvier pour permettre aux équipages de se familiariser avec leur nouvelle zone d’opération.

Le 24 mars 1942, la 10ème DCT appareille pour un premier entrainement de division, entrainement qui commence le 24 mars et qui s’achève le 14 mai, date à laquelle les trois contre-torpilleurs rentrent à Mers-El-Kébir.

Les 22 et 23 mai, la 10ème DCT sort pour un entrainement au raid amphibie, Le Terrible attaquant le port d’Alger mais étant coulé sur le chemin du retour par Le Triomphant et L’Indomptable.

Les trois contre-torpilleurs se ravitaillent à Mers-El-Kébir le 24 mai puis appareillent pour Dakar, se ravitaillant à nouveau à  Casablanca le 28 mai avant de rallier Dakar le 2 juin. La 10ème DCT y effectue un entrainement de division du 4 juin au 2 juillet. Les trois contre-torpilleurs quittent Dakar le 5 juillet, relâchent à Casablanca du 9 au 13 juillet avant de rallier Mers-El-Kébir le 17 juillet 1942.

L’Indomptable sort pour un entrainement en solitaire du 25 juillet au 7 août, faisant escale à Alger du 8 au 12 août, date de son retour au port. Il participe ensuite du 13 au 30 août à la remise en condition du Terrible.

Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 31 août au 20 septembre, sortant pour essais du 21 au 25 septembre et pour remise en condition du 26 septembre au 13 octobre à chaque fois en compagnie de ses deux compères de la 10ème DCT.

Le 20 octobre, la 10ème DCT sort pour le dernier entrainement de division de l’année, entrainement qui occupe la division du 20 octobre au 14 décembre 1942, date du retour de la division à son port d’attache. La division est indisponible jusqu’à la fin de l’année (entretien et permissions de l’équipage).

La 10ème DCT sort pour essais du 4 au 8 janvier avant un stage de remise en condition du 10 au 31 janvier, effectuant ensuite une tournée en Afrique du Nord.

L’Indomptable et ses deux compères sont à Agadir du 6 au 9 février, à Casablanca du 10 au 14 février, à Tetouan du 15 au 19 février, à Oran du 20 au 24 février, à Alger du 25 au 28 février, à Skikda du 1er au 3 mars, à Bizerte du 4 au 7 mars, à Tunis du 8 au 11 mars, à Sfax du 12 au 15 mars, à Tunis du 16 au 19 mars avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 21 mars 1943.

L’Indomptable sort pour entrainement au large d’Oran du 30 mars au 8 avril, faisant escale à Bône du 9 au 12 avril, rentrant le lendemain à Mers-El-Kébir.

Du 18 au 25 avril, L’Indomptable sort pour entrainement en compagnie du Triomphant et du Terrible, ce dernier sortant d’une période d’indisponibilité suite à une avarie technique. Les trois contre-torpilleurs font escale à Alger du 26 au 30 avril avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 1er mai 1943.

La 10ème DCT quitte son port d’attache pour un entrainement de division en Méditerranée, entrainement qui occupe la division du 7 mai au 2 juillet, date du retour de la 10ème DCT à Mers-El-Kébir.

Le Terrible et L’Indomptable sortent pour une école à feux du 7 au 15 juillet, faisant escale à Alger du 16 au 20 juillet avant de rentrer le lendemain 21 juillet à Mers-El-Kébir.

Du 29 juillet au 15 août, l’Indomptable participe à la remise en condition du Triomphant avant d’être à son tour indisponible du 16 août au 6 septembre. Il sort pour essais du 6 au 9 septembre et pour remise en condition du 11 septembre au 2 octobre, en compagnie de ses deux compères de la 10ème DCT.

Le 7 octobre, la 10ème DCT appareille de Mers-El-Kébir pour un nouvel entrainement de division, se ravitaillant à Casablanca le 10 octobre et ralliant Dakar le 14 octobre. La division manœuvre au large de l’AOF du 15 octobre au 11 novembre, les trois contre-torpilleurs quittent l’Afrique le 18 novembre, se ravitaille à Casablanca du 22 au 25 novembre avant de rentrer le 28 novembre 1943 à Mers-El-Kébir.

L’Indomptable effectue une sortie d’entrainement en solitaire du 6 au 13 décembre puis en compagnie du Triomphant du 17 au 27 décembre 1943.

L’Indomptable entame l’année 1944 par un entrainement commun avec le Triomphant et ce du 10 janvier au 6 mars 1944, date du retour des deux navires à leur port d’attache.

Après avoir effectué une école à feux du 10 au 17 mars, l’Indomptable participe en compagnie du Triomphant à la remise en condition du Terrible et ce du 25 mars au 8 avril 1944.

Du 24 avril au 12 mai, la 10ème DCT affronte la 4ème DCT dans une série de joutes nautiques. Après une escale commune à Alger du 13 au 18 mai, les deux divisions subissent un entrainement de défense aérienne à la mer du 19 au 31 mai, rentrant à Mers-El-Kébir le 6 juin 1944 après une nouvelle escale à Alger du 1er au 5 juin 1944.

La 10ème DCT effectue un entrainement de division du 13 juin au 10 juillet, rentrant à Mers-El-Kébir le 17 juillet après une escale à Tunis du 11 au 16 juillet.

Le 25 juillet 1944, la 10ème DCT quitte Mers-El-Kébir, arrivant en fin de journée en baie d’Ajaccio où ils mouillent. Le lendemain, ils sont rejoints par le cuirassé Clémenceau, ses deux torpilleurs d’escorte Rapière et Hallebarde et les quatre torpilleurs légers de la 1ère DT ( Le Fier L’Agile L’Entreprenant Le Farouche). La petite escadre manoeuvre du 27 juillet au 13 août, faisant escale à Mers-El-Kébir du 15 au 21 août, les navires toulonnais rentrant alors à leur port d’attache.

L’Indomptable et Le Terrible sort pour une école à feux du 22 au 30 août, faisant escale à Alger du 31 août au 4 septembre puis à Tunis du 5 au 10 septembre avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 12 septembre 1943.
Les deux navires sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 13 septembre au 3 octobre, sortant pour essais et entrainement du 4 au 17 octobre, les deux contre-torpilleurs rentrant à Mers-El-Kébir le 24 octobre après une escale à Bonifacio du 18 au 23 octobre.

Avant d’entrer en grand carénage, l’Indomptable effectue une dernière sortie à la mer du 1er au 10 novembre, faisant escale à Ajaccio du 11 au 15 novembre avant de rentrer le lendemain 16 novembre.

L’Indomptable est immobilisé pour grand carénage sur le dock flottant du 22 novembre 1944 au 30 janvier 1945. Armé pour essais le 5 février, il sort en solitaire pour essais du 5 au 8 février avant de mener sa remise en condition du 9 février au 2 mars 1945 en compagnie de ses compères de la 10ème DCT.

Le 10 mars 1945, la 10ème DCT appareille de Mers-El-Kébir en compagnie du pétrolier-ravitalleur La Medjerda pour un entrainement de division dans l’Atlantique Sud, au large de l’Afrique mais également de la Guyane.

Les trois contre-torpilleurs et le pétrolier arrivés à Dakar le 18 mars 1945 s’entrainent au large de l’AOF du 22 mars au 25 avril, quittant l’AOF le 30 avril direction la Guyane où ils arrivent le 7 mai 1945.

Ils s’y entrainent du 11 au 27 juin 1945, quittant Cayenne le 29 juin. Ils sont à Fort de France du 2 au 6 juillet, à Pointe à Pitre du 8 au 11 juillet, à Casablanca du 17 au 20 juillet avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 24 juillet à l’aube après plus de trois mois loin de son port d’attache.

Les trois contre-torpilleurs sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 25 juillet au 21 août, sortant pour essais du 22 au 25 août avant remise en condition du 27 août au 12 septembre 1945.

Le 20 septembre 1945, la 10ème DCT appareille pour un entrainement de division qui cette fois à lieu en Méditerranée. Cet entrainement s’achève le 14 novembre 1945 quand les trois contre-torpilleurs rentrent à leur port d’attache.

L’Indomptable et Le Triomphant sont en entretien à flot du 15 novembre au 3 décembre, sortant ensemble pour essais du 4 au 7 décembre puis après une escale à  Bône du 8 au 12 décembre, s’entrainent au large des côtes algériennes du 13 au 21 décembre, date à laquelle les deux contre-torpilleurs rentrent à leur port d’attache.

Le 3 janvier 1946, Le Triomphant devient navire-amiral de la 10ème DCT en remplacement du Terrible qui entre en grand carénage deux jours plus tard.

Les deux contre-torpilleurs disponibles de la 10ème DCT quittent Mers-El-Kébir le 10 janvier 1946 pour un entrainement de division au Levant. Ils se ravitaillent à Bizerte le 13 janvier et arrivent à Beyrouth le 17 janvier. Cet entrainement s’achève le 23 février, l’Indomptable et Le Triomphant quittant Beyrouth le 27 février et rentrant à Mers-El-Kébir le 8 mars 1946 après une escale à Tunis du 2 au 6 mars.

L’Indomptable sort du 22 mars au 11 avril en compagnie du Triomphant pour participer à la remise en condition du Terrible.

Le 29 avril 1946, Le Triomphant et ses compères de la 10ème DCT quittent Mers-El-Kébir en compagnie des croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg, leurs torpilleurs d’escadre Le Hardi L’Epée Le Fleuret et Le Lansquenet ainsi que le croiseur léger Latouche-Tréville.
La petite escadre mouille au large de Tanger du 1er au 4 mai puis est à Casablanca du 6 au 9 mai avant d’entamer un exercice au large des Canaries, exercice suivit avec attention par la marine espagnole, plusieurs sous-marins probablement espagnols étant aperçus à bonne distance de l’escadre. Les exercices s’enchainent du 11 mai au 24 juin avant que le groupe occasionnel ne rentre à Mers-El-Kébir le 3 juillet 1946.

L’Indomptable et le Triomphant sortent pour entrainement du 10 au 29 juillet, date à laquelle ils arrivent à Alger. Rejoints par le Terrible le 30 juillet, les trois navires sortent pour la remise en condition du Terrible du 1er au 22 août, effectuant une escale à Tunis du 23 au 27 août et à La Valette du 28 août au 2 septembre, rentrant à Mers-El-Kébir le 4 septembre.

L’Indomptable et Le Terrible effectuent un entrainement de division automnal dans le bassin oriental de la Méditerranée du 10 septembre au 27 octobre 1946.

L’Indomptable sort pour entrainement du 4 au 12 novembre, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 13 novembre. Il participe du 18 au 30 novembre 1946 à la remise en condition du Terrible qui sortait d’une période d’indisponibilité.

L’Indomptable et Le Terrible sortent du 5 au 10 décembre pour une école à feux avec tirs d’artillerie et lancements de torpilles. Après une escale à Alger du 11 au 14 décembre, les deux contre-torpilleurs rentrent à Mers-El-Kébir le 15 décembre 1946.

Du 22 décembre 1946 au 30 mars 1947, L’Indomptable est immobilisé sur le dock-flottant pour une remise en état complète. Armé pour essais le 2 avril, il sort pour essais du 2 au 5 avril puis pour remise en condition du 7 au 28 avril, à chaque fois en compagnie de ses compères de la 10ème DCT.

Le 8 mai 1947, la 10ème DCT sort pour un entrainement de division dans le bassin occidental de la Méditerranée, entrainement qui accapare la division du 8 mai au 5 juillet, date du retour de la 10ème DCT à son port d’attache.

L’Indomptable sort pour une école à feux du 12 au 22 juillet, faisant escale à Bonifacio du 23 au 27 juillet avant de rentrer le lendemain à Mers-El-Kébir. Du 1er au 18 août, il participe à la remise en condition du Terrible après sa période d’indisponibilité estivale.

Indisponible à son tour du 19 août au 9 septembre, l’Indomptable sort pour essais du 10 au 13 septembre et pour remise en condition du 14 septembre au 2 octobre, à chaque fois en compagnie du Terrible et du Triomphant.

La 10ème DCT quitte Mers-El-Kébir le 10 octobre en compagnie de la 2ème DT. Les deux divisions vont manoeuvrer ensemble du 10 octobre au 12 novembre, rentrant dans la foulée à Mers-El-Kébir. La 10ème DCT sort à nouveau pour entrainement du 20 novembre au 15 décembre, date de leur retour à Mers-El-Kébir.

Le 5 janvier 1948, La 10ème DCT quitte Mers-El-Kébir en compagnie de la 2ème DT et du pétrolier-ravitailleur La Baïse pour un entrainement au large de Dakar. Les huit navires arrivent à Dakar après une traversée sans escale le 15 janvier. Ils manoeuvrent au large de l’AOF du 16 janvier au 19 mars 1948. Les huit navires quittent Dakar le 22 mars, relâchent à Casablanca du 27 au 30 mars avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 4 avril 1948.

Les trois contre-torpilleurs de la 10ème DCT sont indisponibles pour entretien à flot et permissions du 5 au 30 avril. Les trois navires passent successivement sur le dock-flottant pour inspection technique, L’Indomptable fermant la marche du 21 au 30 avril.

L’Indomptable et ses deux compères sortent pour essais du 3 au 7 mai puis après une escale à Alger du 8 au 12 mai effectuent un stage de remise en condition du 13 mai au 4 juin. Après une escale à Tunis du 5 au 8 juin, à Gabès du 9 au 12 juin et à La Valette du 13 au 17 juin, les trois navires rentrent à Mers-El-Kébir le 19 juin 1948.

La 10ème DCT sort pour un entrainement de division du 30 juin au 14 août, date du retour des trois contre-torpilleurs à Mers-El-Kébir.

Le 20 août 1948, la 10ème DCT passe à l’effectif de guerre et sort du 21 au 27 août pour une mission dans le détroit de Sicile, se ravitaillant à Bizerte le 28 avant de rentrer le lendemain à Mers-El-Kébir.

Les contre-torpilleurs Le Terrible, Le Triomphant et L’Indomptable ne ressortent pas jusqu’au 5 septembre 1948.

CT Le Triomphant 1941

Caractéristiques techniques de classe Le Fantasque

Déplacement : standard 2609 tW charge normale 2840 tonnes pleine charge 3180 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 132.40m entre perpendiculaires 125.40m largeur maximale 12m tirant d’eau sous les hélices 4.56m

Propulsion : deux turbines à engrenages Rateau (Fantasque Audacieux Terrible) ou Parsons (Malin Triomphant Indomptable) alimentées en vapeur par quatre chaudières Gironde Hugé (Fantasque Audacieux Terrible) ou Penhoët (Triomphant Indomptable Malin) développant 74000ch et entrainant deux hélices de 3.80m de diamètre

Performances : vitesse maximale en service courant 37 nœuds distance franchissable 2700 miles nautiques à 14 nœuds

Electronique : un radar de navigation, un radar de veille combinée et deux radars de conduite de tir + un Asdic

Armement :

(A  l’origine) : cinq canons de 138mm modèle 1929 en cinq affûts simples sous masque (deux avant et trois arrière), 4 canonsde 37mm en deux affûts doubles modèle 1933, 4 mitrailleuses de 13.2mm modèle 1929 en deux affûts doubles, neuf tubes lance-torpilles de 550mm en trois affûts triples, deux grenadeurs électriques avec 16 projectiles et jusqu’à 40 mines

(Septembre 1948) : cinq canons de 130mm modèle 1932 en cinq affûts simples modèle 1941 (deux avant et trois arrières), dix canons de 37mm Schneider modèle 1941 en cinq affûts doubles, six canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en trois affûts doubles, neuf tubes lance-torpilles de 550mm en trois plate-formes triples, deux grenadeurs avec trente-deux projectiles et jusqu’à 40 mines Bréguet.

Equipage : 13 officiers 34 officiers mariniers et 163 quartiers maitres et matelots soit 210 hommes

10-Contre-torpilleurs (30)

Le Triomphant

Le Triomphant à la mer

Le Triomphant à la mer

-Le Triomphant connu à l’origine sous le numéro Da20 est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) le 28 août 1931 mais lancé seulement le 16 avril 1934 en raison de la tradition prise par les chantiers dunkerquois de lancer des navires quasiment achevés.

Armé pour essais le 1er juillet 1934, il quitte son chantier constructeur pour rallier Lorient le 14 janvier 1935.

Le contre-torpilleur Le Triomphant est admis au service actif le 24 juillet 1936, formant la 8ème Division Légère (8ème DL) en compagnie de ses sister-ships Le Malin et L’Indomptable, division intégrée à la 2ème Escadre Légère à Brest.

Le 12 avril 1937 comme toutes les DL équipées de contre-torpilleurs, la 8ème DL devient 8ème DCT et le 1er septembre 1939 est intégrée à la Force de Raid, groupement occasionnel formé par les navires les plus modernes de la Royale (comme les croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg) et chargée de la traque des raiders allemands.

A la différence de la 10ème DCT déployée à Dakar, la 8ème DCT reste à Brest jusqu’au 15 décembre 1939, date de la fin de la guerre de Pologne.

La 8ème DCT connait une période d’entretien à flot du 2 au 27 janvier, sortant pour essais du 28 au 31 janvier avant de sortir pour une remise en condition du 1er au 22 février, faisant escale à Saint-Malo du 23 au 27 février avant de rentrer à Brest le lendemain.

Le 5 mars, le Triomphant (Al), Le Malin et L’Indomptable appareillent de Brest pour un entrainement de division aux Antilles, les trois contre-torpilleurs arrivant à Fort de France le 13 mars 1940.

Après une période d’entretien à flot pour réparer les avaries de la traversée du 14 au 21 mars, les trois contre-torpilleurs vont enchainer les exercices du 22 mars au 27 avril. Ils quittent les Antilles le 1er mai, rentrant à Brest le 9 mai 1940.

Le Triomphant et ses deux compères de la 8ème DCT exécutent ensuite un entrainement de division du 21 mai au 16 juin, rentrant le lendemain à Brest.

Le Triomphant mouille en baie de Douarnenez du 26 juin au 1er juillet, effectuant une école à feux du 2 au 9 juillet. Il est indisponible du 10 au 31 juillet, sortant pour essais du 1er au 3 août et pour la remise en condition du 4 au 27 août, à chaque fois en compagnie du Malin.

Les contre-torpilleurs Le Triomphant et Le Malin participe ensuite à la remise en condition de l’Indomptable du 28 août au 8 septembre 1940.

Le 10 septembre  1940, la 8ème DCT au grand complet (Le Triomphant, L’Indomptable et Le Malin) sort en compagnie du Jaguar et du Chacal pour un exercice commun du 10 au 30 septembre, faisant escale à Saint-Nazaire du 1er au 5 octobre avant une nouvelle série d’exercices du 6 au 22 octobre. Après une nouvelle escale à Bordeaux du 23 au 27 octobre, les cinq contre-torpilleurs rentrent à Brest le 29 octobre à l’aube.

La 8ème DCT quitte Brest le 4 novembre pour une école à feux du 4 au 10 novembre puis après un ravitaillement à Lorient le 11 novembre enchainent par un entrainement au mouillage de mines du 12 au 17 novembre, rentrant à Brest le lendemain 18 novembre 1940.

Le 30 novembre, Le Triomphant et Le Malin sortent pour une école à feux jusqu’au 7 décembre quand les deux contre-torpilleurs rallient Nantes pour une escale du 7 au 12 décembre, rentrant à Brest le 14 décembre, les deux navires restant au quai des flottilles jusqu’à la fin de l’année civile.

Du 2 au 8 janvier 1941, Le Triomphant et le Malin de la 8ème DCT sortent en compagnie de la 2ème DCT pour un entrainement commun. Ils rentrent à Brest le 9 janvier 1941.

Le 16 janvier 1941, la 2ème Division de Croiseurs (La Galissonnière, Jean de Vienne et La Marseillaise) venue de Bizerte arrive à Brest, retrouvant dans le Finistère leurs sister-ships de la 4ème DC (Gloire, Montcalm et Georges Leygues).

Les trois croiseurs de la 6ème Escadre Légère vont manoeuvrer avec leurs sister-ships de la 4ème DC ainsi que la 2ème DCT, Le Triomphant, Le Malin et Le Fantasque du 18 janvier au 9 février, les croiseurs «tunisiens» quittant Brest le 16 pour rentrer à Bizerte.

Le Malin participe avec Le Triomphant aux essais de L’Indomptable du 21 au 24 février puis à sa remise en condition du 25 février au 18 mars.  Les trois navires font escale à Saint-Nazaire du 19 au 24 mars avant de rentrer à Brest le lendemain 25 mars, préparant l’entrainement commun aux DCT de la 3ème EL au large du Sénégal.

Le 7 avril 1941, les trois DCT de la 3ème escadre légère sortent au complet pour une série d’exercices au large du Sénégal, arrivant à Dakar le 14 avril 1941. Les trois divisions de contre-torpilleurs vont s’entrainer intensivement du 16 avril au 15 mai, faisant une ultime escale à Dakar du 16 au 18 mai avant de rentrer à Brest le 26 mai après un ravitaillement à Casablanca le 22.

Le Triomphant sort pour une école à feux du 2 au 9 juin, faisant escale à Saint Nazaire du 10 au 15 juin, La Pallice du 16 au 18 juin, Bordeaux du 19 au 23 juin et Biaritz du 24 au 27 juin avant d’enchainer par un exercice de combat antisurface du 28 juin au 4 juillet, date à laquelle, Le Triomphant rentre à Brest.

Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 5 au 27 juillet, sortant pour essais du 28 au 31 juillet avant un stage de remise en condition du 1er au 22 août. Il fait ensuite une escale à Royan du 23 au 27 août avant de rentrer à Brest le lendemain 28 août 1941.

Il subit un grand carénage du 5 septembre au 7 décembre 1941 au bassin n°3 de l’Arsenal de Brest, subissant une remise en état complète et une modernisation de sa DCA composée de huit canons de 37mm Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles et de quatre canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en affûts simples. Il sort pour essais du 8 au 11 décembre avant une remise en condition effectuée du 12 au 30 décembre en compagnie de ses deux compères de la 8ème DCT.
Le 1er janvier 1942, le contre-torpilleur Le Triomphant quitte la 8ème DCT et Brest pour Mers-El-Kébir et une nouvelle 10ème DCT formée des contre-torpilleurs Le Terrible Le Triomphant et L’Indomptable.

Le 10 janvier 1942, Le Triomphant quitte Brest en compagnie de son sister-ship L’Indomptable, se ravitaillent à Casablanca le 15 janvier avant de rallier Mers-El-Kébir le 20 janvier 1942 où ils retrouvent Le Terrible arrivé deux jours plus tôt.

La nouvelle 10ème DCT sort pour la première fois du 21 au 27 janvier pour permettre aux équipages de se familliariser avec leur nouvelle zone d’opération.

Les trois contre-torpilleurs de la 10ème DCT sont immobilisés pour subir une période d’entretien à flot du 28 janvier au 21 février, sortant pour essais du 22 au 25 février avant remise en condition du 26 février au 16 mars, date à laquelle les trois navires rentrent à Mers-El-Kébir.

Le 24 mars 1942, la 10ème DCT appareille pour un premier entrainement de division, entrainement qui commence le 24 mars et qui s’achève le 14 mai, date à laquelle les trois contre-torpilleurs rentrent à Mers-El-Kébir. Les 22 et 23 mai, la 10ème DCT sort pour un entrainement au raid amphibie, Le Terrible attaquant le port d’Alger mais étant coulé sur le chemin du retour par Le Triomphant et L’Indomptable.

Les trois contre-torpilleurs se ravitaillent à Mers-El-Kébir le 24 mai puis appareillent pour Dakar, se ravitaillant à nouveau à  Casablanca le 28 mai avant de rallier Dakar le 2 juin. La 10ème DCT va s’y entrainer jusqu’au 2 juillet, quittant Dakar le 5 juillet pour rentrer à Mers-El-Kébir le 17 juillet après une escale à Casablanca du 9 au 13 juillet.

Le Triomphant sort pour une école à feux du 25 au 30 juillet, faisant escale à Alger du 31 juillet au 2 août avant de rentrer le lendemain 3 août à Mers-El-Kébir. Il est indisponible du 9 au 30 août pour entretien et permissions de l’équipage, sortant pour essais et remise en condition respectivement du 31 août au 3 septembre et du 5 au 20 septembre, à chaque fois en compagnie du Terrible.

Le Triomphant et Le Terrible sortent pour les essais et la remise en condition de L’Indomptable, respectivement du 21 au 25 septembre et du 26 septembre au 13 octobre 1942.

Le 20 octobre, la 10ème DCT sort pour le dernier entrainement de division de l’année, entrainement qui l’occupe dans le bassin occidental de la Méditerranée du 20 octobre au 14 décembre 1942, date à laquelle les trois contre-torpilleurs rentrent à Mers-El-Kébir. La division est indisponible jusqu’à la fin de l’année (entretien et permissions de l’équipage).

La 10ème DCT sort pour essais du 4 au 8 janvier avant un stage de remise en condition du 10 au 31 janvier, effectuant ensuite une tournée en Afrique du Nord. Le Triomphant et ses deux compères sont à Agadir du 6 au 9 février, à Casablanca du 10 au 14 février, à Tetouan du 15 au 19 février, à Oran du 20 au 24 février, à Alger du 25 au 28 février, à Skikda du 1er au 3 mars, à Bizerte du 4 au 7 mars, à Tunis du 8 au 11 mars, à Sfax du 12 au 15 mars, à Tunis du 16 au 19 mars avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 21 mars 1943.

Le Triomphant sort pour une école à feux du 30 mars au 7 avril, faisant escale à Tunis du 8 au 11 avril avant de rentrer le lendemain à Mers-El-Kébir. Du 18 au 25 avril, Le Triomphant sort pour entrainement en compagnie de L’Indomptable et du Terrible, ce dernier sortant d’une période d’indisponibilité suite à une avarie technique.

La 10ème DCT quitte son port d’attache pour un entrainement de division en Méditerranée, du 7 mai au 2 juillet, date du retour de la 10ème DCT à son port d’attache. Le Triomphant est indisponible du 3 au 24 juillet, sortant pour essais du 25 au 28 juillet et pour remise en condition du 29 juillet au 15 août en compagnie de l’Indomptable.

Le Triomphant sort pour les essais et la remise en condition du Terrible, respectivement du 16 au 19 août et du 20 août au 5 septembre. Le Triomphant et Le Terrible participent aux essais et à la remise en condition de l’Indomptable, respectivement du 6 au 9 septembre et du 11 septembre au 2 octobre, date de leur retour à Mers-El-Kébir.

Le 7 octobre, la 10ème DCT appareille de Mers-El-Kébir pour un nouvel entrainement de division, se ravitaillant à Casablanca le 10 octobre et ralliant Dakar le 14 octobre. L’entrainement à lieu du 15 octobre au 11 novembre, quittant l’Afrique le 18 novembre et ralliant Mers-El-Kébir le 28 novembre 1943.

Le Triomphant subit une courte période d’entretien à flot du 29 novembre au 12 décembre, sortant pour essais du 13 au 16 décembre avant une sortie d’entrainement en compagnie de l’Indomptable du 17 au 27 décembre, date de leur retour à Mers-El-Kébir.

Alors que Le Terrible est immobilisé pour grand carénage, Le Triomphant devenu navire-amiral de 10ème DCT (18 décembre 1943) sort en compagnie de l’Indomptable pour un entrainement au large des côtes nord-africaines qui va occuper la division du 10 janvier au 1er mars. Le Triomphant et L’Indomptable après une escale à La Valette du 1er au 4 mars, rentrent à Mers-El-Kébir le 6 mars 1944.

Du 25 mars au 8 avril 1944, Le Triomphant et L’Indomptable participent à la remise en condition du Terrible qui sortait de remise en condition.  A l’issue de cette remise en condition, Le Terrible redevient navire-amiral de la 10ème DCT. Alors que ses deux congénères restent au port, Le Triomphant sort du 13 au 18 avril pour une école à feux.

Du 24 avril au 12 mai, la 10ème DCT affronte la 4ème DCT  dans une série de joutes nautiques. Après une escale commune à Alger du 13 au 18 mai, les deux divisions subissent un entrainement de défense aérienne à la mer du 19 au 31 mai, rentrant à Mers-El-Kébir le 6 juin 1944 après une nouvelle escale à Alger du 1er au 5 juin 1944. La 10ème DCT effectue ensuite un entrainement de division du 13 juin au 10 juillet, rentrant à Mers-El-Kébir le 17 juillet après une escale à Tunis du 11 au 16 juillet.

Le 25 juillet 1944, la 10ème DCT quitte Mers-El-Kébir, arrivant en fin de journée en baie d’Ajaccio où ils mouillent. Le lendemain, ils sont rejoints par le cuirassé Clemenceau, ses deux torpilleurs d’escorte Rapière et Hallebarde et les quatre torpilleurs légers de la 1ère DT ( Le Fier L’Agile L’Entreprenant Le Farouche). La petite escadre va manoeuvrer ensemble du 27 juillet au 13 août, faisant escale à Mers-El-Kébir du 15 au 21 août avant que les navires toulonnais ne rentrent à leur port d’attache.

Le 15 août, Le Triomphant est échoué sur le dock-flottant de Mers-El-Kébir pour grand carénage et modernisation. Il subit jusqu’au 20 novembre 1944 les mêmes travaux que ceux du Terrible.  Armé pour essais le 27 novembre,  il sort pour essais du 27 au 30 novembre puis pour remise en condition du 2 au 23 décembre à chaque fois en compagnie du Terrible, rentrant à Mers-El-Kébir le 28 décembre après une escale à Alger du 24 au 27 décembre 1944.

Le Triomphant et Le Terrible sortent pour la première fois de l’année du 7 au 13 janvier pour une école à feux au large d’Oran avant une escale à Alger du 14 au 18 janvier. Reprenant la mer, les deux contre-torpilleurs effectuent un entrainement au combat antisurface du 19 au 27 janvier, rentrant dans la soirée à Mers-El-Kébir.

Du 9 février au 2 mars, Le Triomphant participe en compagnie du Terrible à la remise en condition de l’Indomptable. A partir de cette date, la 10ème DCT est redevenue une division homogène avec trois navires armés de cinq canons de 130mm.

Le 10 mars 1945, la 10ème DCT appareille de Mers-El-Kébir en compagnie du pétrolier-ravitalleur La Medjerda pour un entrainement de division dans l’Atlantique Sud, au large de l’Afrique mais également de la Guyane. Arrivé à Dakar le 18 mars, les trois contre-torpilleurs et le pétrolier s’entrainent au large de Dakar jusqu’au 30 avril 1945.

Ce jour là, la 10ème DCT et le pétrolier-ravitailleur quittent l’AOF et traversent l’Atlantique, arrivant à Cayenne le 7 mai. Ils vont manoeuvrer au large de la Guyane du 11 mai au 29 juin, date à laquelle ils entame le long périple qui doit les ramener à la maison. Ils sont à Fort de France du 2 au 6 juillet, à Pointe à Pitre du 8 au 11 juillet, à Casablanca du 17 au 20 juillet avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 24 juillet à l’aube après plus de trois mois loin de son port d’attache.

Les trois contre-torpilleurs sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 25 juillet au 21 août, sortant pour essais du 22 au 25 août avant remise en condition du 27 août au 12 septembre 1945.

Le 20 septembre 1945, la 10ème DCT appareille pour un entrainement de division qui cette fois à lieu en Méditerranée, entrainement qui les occupent du 20 septembre au 8 novembre, date à laquelle ils arrivent à Bizerte. Ils quittent le port tunisien le 12 novembre pour rentrer à Mers-El-Kébir le 14 novembre 1945.

Le Triomphant et l’Indomptable sont en entretien à flot du 15 novembre au 3 décembre, sortant ensemble pour essais du 4 au 7 décembre puis après une escale à  Bône du 8 au 12 décembre, s’entrainent au large des côtes algériennes du 13 au 21 décembre, date à laquelle les deux contre-torpilleurs rentrent à leur port d’attache.

Le 3 janvier 1946, Le Triomphant devient navire-amiral de la 10ème DCT en remplacement du Terrible qui entre en grand carénage deux jours plus tard.

Le Triomphant et L’Indomptable quittent Mers-El-Kébir le 10 janvier 1946 pour un entrainement de division au Levant. Ils se ravitaillent à Bizerte le 13 janvier et arrivent à Beyrouth le 17 janvier. Ils vont s’y entrainer au large des côtes levantines du 19 janvier au 22 février. Les trois navires sont à Beyrouth du 23 au 27 février avant que les deux contre-torpilleurs ne prennent le chemin du retour, faisant escale à Tunis du 2 au 6 mars avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 8 mars 1946.

Du 22 mars au 11 avril 1946, Le Triomphant et L’Indomptable participent à la remise en du Terrible après son grand carénage à l’issue de laquelle, Le Terrible redevient navire-amiral de la 10ème DCT.

Le Triomphant sort pour entrainement au large d’Oran du 17 au 22 avril, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 23 avril.

Le 29 avril 1946, Le Triomphant et ses compères de la 10ème DCT quittent Mers-El-Kébir en compagnie des croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg, leurs torpilleurs d’escadre Le Hardi L’Epée Le Fleuret et Le Lansquenet ainsi que le croiseur léger Latouche-Tréville.

La petite escadre mouille au large de Tanger du 1er au 4 mai puis est à Casablanca du 6 au 9 mai avant d’entamer un exercice au large des Canaries, exercice suivit avec attention par la marine espagnole, plusieurs sous-marins probablement espagnols étant aperçus à bonne distance de l’escadre. Les exercices s’enchainent du 11 mai au 24 juin avant que le groupe occasionnel ne rentre à Mers-El-Kébir le 3 juillet 1946.

Le Triomphant et l’Indomptable sortent pour une école à feux du 10 au 17 juillet, faisant escale à Tetouan du 18 au 21 juillet avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 22 au 29 juillet, date à laquelle ils arrivent à Alger où ils sont rejoints le lendemain par Le Terrible qui venait de réaliser les essais à la mer traditionnels après une période d’immobilisation estivale.

Les trois navires sortent pour la remise en condition du Terrible du 1er au 22 août, effectuant une escale à Tunis du 23 au 27 août et à La Valette du 28 août au 2 septembre, rentrant à Mers-El-Kébir le 4 septembre.

Le Triomphant débarque alors ses munitions et vidange ses soutes avant d’être échoué sur le dock flottant du 9 septembre au 20 décembre 1946 pour une remise en état complète, remise en état concernant aussi bien la coque, que les turbines, l’appareil évaporatoire, l’artillerie, l’électronique et les locaux-vie.

Armé pour essais le 23 décembre, le contre-torpilleur sort pour essais du 23 au 26 décembre puis pour remise en condition du 28 décembre 1946 au 14 janvier 1947, à chaque fois en compagnie du Terrible.

La 10ème DCT quitte Mers-El-Kébir pour entrainement le 22 janvier, s’entrainant du 22 janvier au 2 mars, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain après escales à Tétouan, Gibraltar et Casablanca.

Le Triomphant et Le Terrible sortent à nouveau pour entrainement du 10 au 17 mars puis du 21 au 29 mars, une préparation à la remise en condition  opérationnelle de l’Indomptable. Ce dernier est remis à flot le 30 mars 1947. Armé pour essais le 2 avril, il sort pour essais du 2 au 5 avril puis pour remise en condition du 7 au 28 avril, à chaque fois en compagnie de ses compères de la 10ème DCT.

Le 8 mai 1947, la 10ème DCT sort pour un entrainement de division dans le bassin occidental de la Méditerranée, entrainement qui occupe la division du 8 mai au 12 juin et du 18 au 30 juin, les trois navires rentrant à Mers-El-Kébir le 5 juillet 1947 après une escale à Bizerte du 1er au 4 juillet.

Le Triomphant sort pour une école à feux du 12 au 20 juillet, rentrant à Mers-El-Kébir le 25 après une escale à Alger du 21 au 24. Il est ensuite indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 28 juillet au 18 août. Il sort pour essais et remise en condition respectivement du 19 au 21 et du 22 août au 8 septembre.

Les deux contre-torpilleurs participent ensuite aux essais et à la remise en condition de l’Indomptable respectivement du 10 au 13 septembre et du 14 septembre au 2 octobre 1947.

La 10ème DCT quitte Mers-El-Kébir le 10 octobre en compagnie de la 2ème DT composée des torpilleurs légers Kabyle Tonkinois Sakalave et Bambara, une version améliorée des Le Fier. Ces deux divisions vont s’entrainer ensemble du 10 octobre au 12 novembre, rentrant dans la foulée à Mers-El-Kébir. La 10ème DCT termine l’année par un entrainement de division du 20 novembre au 15 décembre, date à laquelle les trois navires rentrent à Mers-El-Kébir.

Le 5 janvier 1948, La 10ème DCT quitte Mers-El-Kébir en compagnie de la 2ème DT et du pétrolier-ravitailleur La Baïse pour un entrainement au large de Dakar. Les huit navires arrivent à Dakar après une traversée sans escale le 15 janvier. Cette série d’exercices à lieu du 16 au 28 janvier et du 5 février au 19 mars 1948. La 10ème DCT, la 2ème DT et le pétrolier-ravitailleur La Baïse quittent Dakar le 22 mars, relâchent à Casablanca du 27 au 30 mars avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 4 avril 1948.

Les trois contre-torpilleurs de la 10ème DCT sont indisponibles pour entretien à flot et permissions du 5 au 30 avril. Les trois navires passent successivement sur le dock-flottant pour inspection technique, Le Triomphant l’étant du 13 au 20 avril.

Le Triomphant et ses deux compères sortent pour essais du 3 au 7 mai puis après une escale à Alger du 8 au 12 mai effectuent un stage de remise en condition du 13 mai au 4 juin. Après une escale à Tunis du 5 au 8 juin, à Gabès du 9 au 12 juin et à La Valette du 13 au 17 juin, les trois navires rentrent à Mers-El-Kébir le 19 juin 1948.

La 10ème DCT sort pour un entrainement de division le 30 juin, entrainement qui l’occcupe du 30 juin au 14 août, date du retour de la division à son port d’attache.

Le 20 août 1948, la 10ème DCT passe à l’effectif de guerre et sort du 21 au 27 août pour une mission dans le détroit de Sicile, se ravitaillant à Bizerte le 28 avant de rentrer le lendemain à Mers-El-Kébir.

Les contre-torpilleurs Le Terrible, Le Triomphant et L’Indomptable ne ressortent pas jusqu’au 5 septembre 1948.