17-Aviation navale (59)

H-Hydravions de servitude et d’entrainement

Bréguet 730

Bréguet 730, prototype du Bréguet 731 un hydravion de transport pouvant devenir un hydravion de combat

Bréguet 730, prototype du Bréguet 731 un hydravion de transport pouvant devenir un hydravion de combat

Le Bréguet 730 répond au même programme que le Potez-CAMS 141 et le Latécoère Laté 611 à savoir un hydravion de grande patrouille mais à la différence de ses deux compères, le Bréguet 730 qui effectue son premier vol le 4 avril 1938 ne sera pas construit, restant à l’état d’un unique prototype.

Néanmoins, la marine décida de passer commande de 6 appareils mais en version transport notamment pour les liaisons à grande distance tout en demandant à Bréguet de poursuivre le dévellopement d’une version de combat pour une hypothétique production qui ne se concrétisa pas avant guerre.

Les six appareils produits baptisés Bréguet 731 vont donc servir d’appareils de transport moins pour du matériel que pour des personnalités civiles et militaires.

La commande est passée officiellement en janvier 1941 et les appareils sortent de l’usine Bréguet d’Anglet entre juin et décembre 1941 à raison d’un appareil par mois.

Ces six appareils vont être basés pour deux d’entre-eux à Lann-Bihoué, Deux appareils vont être basés à Dakar et deux autres à Fort de France, dépendant pour les deux premiers du préfet de la 2ème région maritime, pour les deux suivants de Marine Dakar et pour les deux derniers du Commandement Antilles-Guyane de l’Aviation Navale. Ces appareils sont toujours en service en septembre 1948.

Caractéristiques Techniques du Bréguet 731

Type : hydravion de transport

Poids à vide 16134kg en charge 28660kg

Dimensions : longueur 24.38m envergure 40.37m hauteur 8.60m

Motorisation : quatre Gnome-Rhone 14N-44/45 de 1120ch chacun

Performances : vitesse maximale 330 km/h vitesse de croisière 230 km/h distance franchissable 6923km Autonomie : 30 heures plafond opérationnel 6000m

Armement (prévu) un canon de 20mm, 5 mitrailleuses, 2 torpilles ou 4 bombes

Equipage : 6 hommes + 20 passagers

CAMS 37

CAMS 37-2 sur le croiseur-école Jeanne d'Arc

CAMS 37-2 sur le croiseur-école Jeanne d’Arc

Le CAMS 37 est un hydravion à coque biplan utilisé à l’origine pour l’observation mais qui va ensuite être utilisé comme hydravion d’entrainement et de servitude, le sort de nombre d’appareils en fin de carrière quand il devient hasardeux de les utiliser au combat.

En septembre 1939, les unités suivantes disposent de cet appareil :

-L’Escadrille 1S2 dispose de trois CAMS 37-11, un hydravion quadriplace de liaison et d’entrainement mais dès le mois d’octobre, ils sont remplacés par des CAMS-55 qui sont eux armés.

-L’Escadrille 2S2 créée à Rochefort le 1er septembre 1939 dispose de deux puis douze CAMS-37E qui sont déployés à Saint Trojan sur l’île d’Oleron et sur Saint-Nazaire. Cette escadrille est dissoute en janvier 1940 et les appareils sont retirés du service et stockés.

-L’Escadrille 2S4 créée le 31 août 1939 dispose de quatre CAMS 37-11 mais dès le mois d’octobre, l’unité redevient une unité terrestre et les appareils sont retirés du service et stockés.

-L’Escadrille 8S5 à Fare-Ute dispose d’un CAMS 37-11 qui est retiré du service à l’été 1941 et feraillé.

-La Section d’Entrainement de Cherbourg dispose de six CAMS-37 qui sont remplacés en juillet 1942 par des CAO-30.

-Le croiseur Jeanne d’Arc dispose de deux CAMS-37 utilisés pour la formation des officiers de marine et ce jusqu’en juin 1942 quand ils sont remplacés par des Loire 130.

Caractéristiques Techniques du CAMS-37

Poids : à vide 2150kg total 3080kg

Dimensions : Envergure 14.50m Longueur 11.37m Hauteur 4.72m

Motorisation : un moteur Lorraine 12Ed de 450ch

Performances : vitesse maximale 180 km/h plafond 3900m autonomie 800km  

Armement : (CAMS-37/2) deux mitrailleuses Lewis de 7.7mm mobiles avant et deux mobiles arrière 300kg de bombes

CAMS-55

Un hydravion CAMS-55 de la 4S1, escadrille stationnée à Karouba

Un hydravion CAMS-55 de la 4S1, escadrille stationnée à Karouba

C’est en 1928 que le CAMS-55 effectue son premier vol. Comme ses prédécesseurs produits par la firme de Sartrouville, c’est un hydravion à coque biplan qui à la différence du CAMS-37 disposait d’une hélice propulsive et d’une hélice tractive.

Il va être massivement (pour l’époque) produit et utilisé par l’Aéronautique Navale pour des missions opérationnelles et de soutien. Cent-onze exemplaires vont être produits en plusieurs sous-versions : un prototype baptisé 55.001, deux appareils de pré-série baptisés 55J et 55H, 43 CAMS-55/1, 29 CAMS-55/2, 1 CAMS-55/3 (détruit lors du premier vol), 1 CAMS-55/6, 32 CAMS-55/10, 1 CAMS-55/11 et un 1 CAMS-55/14.

Les unités suivantes sont équipées de cet hydravion :

-L’Escadrille 1S1 basée à Cherbourg-Chantereyne dispose de six CAMS-55 qui cohabitent avec huit Loire 130 mais rapidement, les CAMS-55 sont utilisés pour l’entrainement et ce jusqu’au mois d’octobre quand ils sont retirés du service et remplacés par des Latécoère Laté 298 qui à terme doivent remplacer les Loire 130. Les CAMS-55 sont alors stockés.

-L’Escadrille 1S2 basée à Lanvéoc-Poulmic dispose notamment de trois CAMS-55 qui sont retirés du service au moment de la dissolution de l’escadrille en janvier 1940.

-L’Escadrille 2S1 basée à Lanvéoc-Poulmic dispose en septembre 1939 de trois CAMS-55 qui sont remplacés en janvier 1940 par des Loire 130.

-L’Escadrille 3S4 basée sur l’Etang de Berre dispose de plusieurs modèles d’hydravions dont trois CAMS-55. Ils sont retirés du service en janvier 1940 lors de la dissolution de l’escadrille.

-L’Escadrille 4S1 basée à Karouba dispose en septembre 1939 de neuf CAMS 55-2 et trois CAMS 55-10 qui sont remplacés en décembre 1940 par des Bréguet Br790.

-L’Escadrille 4S2 est une escadrille de mobilisation qui dispose notamment de trois CAMS-55 qui sont retirés du service lors de la dissolution de l’unité en janvier 1940.

-L’Escadrille 8S5 de Fare-Ute près de Papeete dispose de deux CAMS 55-1 qui sont retirés du service en mars 1942 quand arrivent quatre Latécoère Laté 298 nettement plus modernes.

-L’Escadrille 8S6 basée à Saïgon en Indochine dispose de deux CAMS-55 utilisés pour l’entrainement et ce jusqu’en 1941 quand deux Loire 130C supplémentaires les remplacent. Ils sont conservés sur place mais ne semble pas avoir été réutilisés après 1945.

le CAMS-55 est également utilisé par des unités d’entrainement et de servitude :

-La Section de Servitude de Calais créée en juillet 1943 sur la base de Calais-Marck dispose de deux CAMS-55 qui sont remplacés en septembre 1945 par deux CAO-30.

-La Section d’Entrainement de Brest dispose de quatre CAMS-55 qui sont retirés du service en 1945 après la fusion de la S.E Brest et de la S.E.S Béarn.

-L’Escadrille d’Entrainement de l’Atlantique (EEA) dispose de quatre CAMS-55 de mars 1942 à janvier 1946.

-L”Ecole de pilotage et du personnel volant dispose jusqu’en décembre 1941 de quatre CAMS-55 qui sont remplacés par un nombre identique de CAO-30.

-La Section de Servitude d’Hourtin dispose de deux CAMS-55 désarmés pour la liaison et le transport même si la S.S d’Hourtin à pour principale mission l’entretien des installations de cette base-école. Les deux CAMS-55 sont retirés du service en septembre 1945 car trop usés et remplacés par deux Loire 130 désarmés.

-La Section d’Entrainement de Berre dispose de quatre hydravions à coque CAMS-55 jusqu’en septembre 1942 quand ils sont remplacés par quatre CAO-30.

-La Section d’Entrainement et de servitude d’Hyères dispose de deux CAMS-55 qui sont remplacés en septembre 1945 par deux CAO-30 supplémentaires.

-La Section d’Entrainement et de servitude d’Aspretto dispose de deux CAMS-55 d’entrainement et de liaison qui sont remplacés par deux CAO-30 en mars 1945.

-La Section d’Entrainement de Saint Mandrier dispose de deux CAMS-55 d’entrainement et de liaison jusqu’en novembre 1942 quand ils sont remplacés par deux CAO-30.

-La Section d’Entrainement de Karouba dispose de deux CAMS-55 remplacés en octobre 1942 par deux CAO-30.

Caractéristiques Techniques du CAMS-55

Type : hydravion bimoteur multiplace

Poids : à vide 4590kg en charge 6900kg

Dimensions : Envergure 20.40m Longueur 15.03m Hauteur 5.41m

Motorisation : deux moteurs radiaux Gnôme-Rhône Jupiter de 373ch entrainant une hélice propulsive et une hélice tractive

Performances : vitesse maximale 195 km/h distance franchissable 1875km plafond opérationnel 3400m

Armement : quatre mitrailleuses Lewis de 7.7mm en affûts doubles avant et arrière deux bombes de 75kg

CAO-30

Hydravion d'entraînement S.N.C.A.O. CAO-30

Hydravion d’entraînement S.N.C.A.O. CAO-30

A la fin des années trente, la firme Loire-Nieuport développa le Loire-Nieuport LN-30 un hydravion biplace d’entrainement. Rebaptisé SNCAO CAO-30 quand la firme intégra une société nationale, il effectua son premier vol le 13 septembre 1938.

Il subit un certain nombre de modifications et vole à nouveau le 21 septembre, suivit par le second prototype le 19 mai 1939. L’appareil est loin d’être parfait et la mise au point est assez longue.

36 appareils vont être commandés pour équiper les unités suivantes :

-La Section d’Entrainement de Cherbourg (Cherbourg-Chantereyne) reçoit quatre CAO-30 en juillet 1942, appareils toujours en service en septembre 1948.

-La Section de servitude de Calais reçoit en septembre 1945 deux CAO-30 en remplacement de deux CAMS-55.

-La Section d’entrainement de Brest dispose à partir de décembre 1941 de quatre CAO-30 qui sont toujours en ligne lors de la fusion de la S.E Brest et de la S.E.S du Béarn donnant naissance à la S.E.S Brest.

-L’Escadrille d’Entrainement de l’Atlantique (EEA) reçoit en mars 1942 quatre CAO-30 qui sont toujours en service en septembre 1948.
-L’Ecole de pilotage et du personnel volant reçoit courant 1941 quatre CAO-30 qui sont toujours en service quand éclate le second conflit mondial.

-La Section d’Entrainement de Berre reçoit quatre CAO-30 en septembre 1942, appareils toujours en service le 1er septembre 1948.

-La Section d’Entrainement et de servitude d’Hyères reçoit en août 1942 quatre CAO-30, nombre passant à six quand deux appareils supplémentaires remplacent les CAMS-55 en septembre 1945.

-La Section d’Entrainement et de servitude d’Aspretto reçoit deux CAO-30 en mars 1945 pour remplacer deux CAMS-55.

-La Section d’Entrainement de Saint Mandrier remplace ses deux CAMS-55 par deux CAO-30 en novembre 1942.

-La Section d’Entrainement et de Soutien d’Arzew dispose dès sa création en juin 1944 de quatre CAO-30. Ces appareils sont encore en service en septembre 1948.

-La Section d’Entrainement de Karouba dispose de deux CAO-30 à partir d’octobre 1942. Ces appareils sont encore en service en septembre 1948.

Caractéristiques Techniques du CAO-30

Type : hydravion biplace d’entrainement

Poids à vide 1375kg en charge 1790kg

Dimensions : Envergure 13m Longueur 9.20m Hauteur 3.21m

Motorisation : un moteur radial Salmson 9ABa de 280ch entrainant une hélice propulsive

Performances : vitesse maximale 192 km/h Endurance 4h plafond opérationnel 3999m

Armement : aucun

11-Torpilleurs d’escadre (2)

A-Torpilleurs d’escadre classe Bourrasque

Avant-propos

Si les constructions des navires majeurs s’arrêtent durant le premier conflit mondial, les études elles continuent et c’est particulièrement vrai dans le domaine des navires légers dont les manques sont particulièrement criant qu’il s’agisse des croiseurs pour l’éclairage de la flotte ou les torpilleurs pour l’escorte de l’escadre et des convois ainsi que l’attaque à la torpille d’une force navale ennemie.

Les réflexions déjà engagées et les leçons du conflit aboutissent à deux documents de synthèse publiés les 25 février et 12 mars 1919 mais les grandes lignes étaient déjà établies à savoir l’attaque au canon et à la torpille des forces de surface ennemies

Un premier avant-projet est présenté en avril 1920 qui donne un torpilleur de 1350 tonnes, filant à 33 noeuds, un rayon d’action de 3000 miles nautiques à 15 noeuds et un armement composé de quatre canons de 100mm, deux de 75mm contre-avions et deux à trois jumelages lance-torpilles.

Le Conseil Supérieur de la Marine demande un armement plus important, un pièce d’un calibre intermédiaire entre 100 et 138.6mm. Après avoir envisagé un canon de 120mm, on se rabat sur une version allégée de la pièce existante de 130mm. Le déplacement du torpilleur est alors porté à 1425 tonnes. Le projet définitif est adopté le 9 décembre 1921 aboutissant à des navires de 1455 tonnes.

Le 18 mars 1922, le Sénat vote la première tranche du programme naval qui comprend notamment la construction de douze torpilleurs, construction attribuées à sept chantiers privés Les chantiers navals de Penhoët à Saint Nazaire, Les Ateliers et Chantiers de France à Dunkerque, les Anciens Chantiers Dubigeon à Nantes, les Chantiers Navals Français à Caen et Blainville, les Forges et Chantiers de la Méditerranée au Havre, les Forges et Chantiers de la Gironde à Bordeaux et à Harfleur et les Chantiers Dyle et Bacaln sis eux aussi à Bordeaux.

Le Bourrasque

Le torpilleur d'escadre Bourrasque avec les cheminées et les masques modifiés

Le torpilleur d’escadre Bourrasque avec les cheminées et les masques modifiés

-Le Bourrasque est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) sis à  Dunkerque le 12 novembre 1923, lancé le 5 août 1925, armé pour essais le 15 août 1925 et entré en armement définitif le 10 juillet 1926. La clôture d’armement est prononcée le 23 septembre 1926 tout comme son admission au service actif.

A sa mise en service, le premier torpilleur de sa classe est affecté à la 1ère DT de la 1ère flottille avec Brest comme port d’attache. Du 1er novembre 1930 au 31 août 1932, le torpilleur est affecté au groupe des torpilleurs en réserve, formant une 1ère DT avec l’Orage et l’Ouragan.

Le 15 octobre 1932, la 1ère DT (Bourrasque Orage Ouragan) quitte la 2ème  escadre légère pour être affecté au secteur de Brest pour la défense du littoral, remplaçant la 2ème DT jusque là équipée de torpilleurs de construction japonaise qui sont mis en réserve.

Le 1er octobre 1934, la 1ère DT (L’Adroit L’Orage L’Ouragan et La Bourrasque) est réintégrée dans l’escadre et rebaptisée 2ème DT (une autre 1ère DT est recréée en Méditerranée). Le 1er février 1935, la division perd L’Adroit et le 1er septembre, la division dans son ensemble est affectée au groupe de complément en compagnie de L’Alcyon.

Les besoins engendrés par la guerre d’Espagne entraine une profonde réorganisation des unités de torpilleurs et à partir du 1er novembre 1936, le groupe de complément disparaît.

Les torpilleurs de l’Escadre de l’Atlantique regroupés au sein de la 2ème flottille avec comme bâtiment-amiral, le contre-torpilleur Jaguar sont organisés en six divisions, le Bourrasque appartenant à la 4ème division de torpilleurs (4ème DT) toujours en compagnie des Ouragan et Orage.

En mars 1938, la 4ème DT (Bourrasque Ouragan et Orage) quitte Brest pour la Méditerranée afin de renforcer la présence française dans cette zone troublée par la guerre d’Espagne qui s’achève en avril 1939, la 4ème DT pouvant alors regagner la Bretagne.

Quand éclate la guerre de Pologne, la 4ème DT de la 2ème flottille dépend de Premar II puis des Forces Maritimes de l’Ouest (FMO), menant des opérations d’escorte notamment pour les convois entre Brest, Casablanca et Dakar, des convois de matériel et de troupes.

Le torpilleur Bourrasque commence mal l’année 1940. En effet alors qu’il devait appareiller le 8 janvier 1940 pour une école à feux en compagnie de l’Orage et de l’Ouragan, il est victime d’une avarie qui l’immobilise jusqu’au 25 janvier quand il ressort pour essais jusqu’au 28 janvier puis pour remise en condition du 30 janvier au 9 février, à chaque fois en compagnie de ses deux compères de la 4ème DT.

Le 16 février 1940, la 4ème DT quitte Brest pour un entrainement de division. Après une école à feux du 16 au 23 février, les trois torpilleurs se ravitaillent à Lorient le 24 février avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 25 février au 4 mars. Ils font ensuite escale à Lorient du 5 au 10 mars, à  Saint-Nazaire du 11 au 15 mars, à Royan du 16 au 20 mars, à Hendaye du 21 au 24 mars avant de rentrer à Brest le 26 mars 1940.

Le 2 avril 1940, le Bourrasque et ses sister-ship Orage et Ouragan quittent Brest pour rallier le lendemain 3 avril le port de Lorient où ils retrouvent la 14ème DT. Cette division composée des torpilleurs légers Bouclier La Melpomène et La Flore était essentiellement chargée de missions d’instruction ce qui ne l’empêchait pas d’être prête à mener de véritables opérations de combat. Après une école à feux commune du 4 au 12 avril marquée par le tir simultané de douze canons de 130mm et de six canons de 100mm, les deux divisions se ravitaillent à Lorient le 13 avril avant d’effectuer un entrainement au combat antisurface du 14 au 22 avril.

Après une escale commune à Nantes du 23 au 30 avril, les deux divisions mènent un un ultime exercice du 1er au 8 mai, les deux divisions se séparant alors pour rentrer dans leurs ports respectifs, les torpilleurs Bourrasque, Orage et Ouragan rentrant à Brest le 9 mai 1940 au matin.

Le Bourrasque et ses deux compères de la 4ème DT effectuent une école à feux au large d’Ouessant du 16 au 23 mai, faisant escale à Saint Malo du 24 au 30 mai avant de rentrer à Brest le lendemain 31 mai 1940.

Le Bourrasque est indisponible (entretien et permissions de l’équipage) du 1er au 15 juin, sortant pour essais du 16 au 19 juin puis pour remise en condition du 21 au 30 juin à chaque fois en compagnie de l’Orage.

Il participe ensuite aux essais (2 au 5 juillet) et à  la remise en condition (7 au 16 juillet) de l’Ouragan, les deux torpilleurs disponibles de la 4ème DT participant ensuite aux essais (18 au 21 juillet) et à la remise en condition (23 juillet au 7 août) de l’Orage, les trois torpilleurs rentrant à Brest le lendemain.

Avant d’entrer dans un cycle de grand carénage, la 4ème DT effectue un entrainement de division, effectuant une école à feux du 15 au 22 août, faisant escale à Saint-Nazaire du 23 au 27 août avant un entrainement au combat antisurface du 28 août au 2 septembre, rentrant à Brest le lendemain 3 septembre.

La réorganisation de septembre 1940 rattache le Bourrasque, l’Orage et l’Ouragan, les trois navires de la 4ème DT à la 1ère Escadre au sein de la 2ème flottille de torpilleurs en compagnie de la 2ème DT (Fougueux Frondeur L’Adroit), de la 5ème DT (Brestois Foudroyant Boulonnais) et enfin de la 6ème DT (Cyclone Siroco Mistral).

Les trois navires de la  4ème DT vont alors subir un grand carénage, un grand carénage destiné à une remise en état complète.

Le 7 septembre 1940, le Bourrasque transmet son pavillon de navire-amiral de la 4ème DT à son sister-ship Orage, débarque ses munitions puis est échoué dans le bassin Tourville le 8 septembre pour six semaines de travail jusqu’au 20 octobre, date de sa remise à flot.

Armé pour essais le 1er novembre, il sort pour essais du 2 au 5 novembre puis pour remise en condition en compagnie de l’Orage du 7 au 21 novembre. Le 22 novembre 1940, le Bourrasque redevient navire-amiral de la 4ème DT.

Le 27 novembre 1940, le Bourrasque et l’Orage sortent pour entrainement jusqu’au 7 décembre, date à laquelle il rentrent à Brest.

Le Bourrasque après une sortie pour école à feux du 9 au 15 décembre, participe aux essais (17 au 21 décembre) et à la remise en condition (23 décembre au 9 janvier) de l’Ouragan, les deux navires faisant escale à Saint Malo du 10 au 15 janvier et à Cherbourg du 16 au 21 janvier, rentrant à Brest le 23 janvier 1941.

Le 27 janvier 1941, le Bourrasque participe avec l’Ouragan aux essais (28 au 31 janvier) et à la remise en condition (2 au 16 février) de l’Orage qui venait de subir un grand carénage. Les trois torpilleurs d’escadre rentrent à Brest le lendemain 17 février 1941.

Le 24 février 1941, la 4ème DT sort pour entrainement en compagnie du cuirassé Courbet. Après un entrainement à la navigation en formation du 24 au 27 février, les trois torpilleurs se ravitaillent à Lorient le 28 février avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface contre le Courbet qui simule un croiseur corsaire dans le Golfe de Gascogne du 1er au 7 mars. Les quatre navires rentrent à Brest le 13 mars après une escale à Saint-Nazaire du 8 au 12 mars.

Le 20 mars 1941, la 2ème Flottille de torpilleurs quitte Brest pour un entrainement de grande ampleur. Si les 4ème, 2ème et 5ème DT sortent au complet, la 6ème DT n’est représenté que par le Mistral, le Cyclone étant encore en remise en condition et le Siroco en grand carénage.

Cet entrainement à lieu en mer d’Iroise du 20 mars au 4 avril avec des ravitaillements réguliers à Brest. Au cours de cet exercice, les torpilleurs effectuent un entrainement à l’évolution, des écoles à feux, des lancements simulés et réels de torpilles, des grenades. Tous les torpilleurs rentrent à Brest le lendemain.

Après une période d’entretien à flot du 6 au 17 avril, le Bourrasque et les deux autres torpilleurs de la 4ème DT sortent pour essais et remise en condition du 18 au 30 avril, date de leur retour à Brest.

Le 1er mai 1941, la 4ème DT devient 4ème DTE (Division de Torpilleurs d’Escadre) suite à l’activation à Toulon d’une 1ère DT avec les premiers torpilleurs de type Le Fier.  

La 4ème DTE effectue alors un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne. Appareillant de Brest le 8 mai, la division effectue une école à feux du 8 au 13 mai avant de se ravitailler à Lorient le 14 mai.

Les trois torpilleurs effectuent ensuite un entrainement au combat antisurface du 15 au 22 mai, entrainement qui est suivit par une escale à Quiberon du 23 au 30 mai puis par une nouvelle école à feux du 1er au 5 juin, le Bourrasque, l’Orage et l’Ouragan rentrant à Brest le lendemain.

Le Bourrasque dont le désarmement approche sort en solitaire pour une école à feux au large d’Ouessant du 11 au 27 juin, participant ensuite du 1er au 15 juillet à la remise en condition de l’Orage qui sortait d’une période d’indisponibilité estivale de trois semaines.

Le Bourrasque et l’Orage participent ensuite aux essais (19 au 21 juillet) et à la remise en condition (22 juillet au 4 août) de l’Ouragan après sa période d’indisponibilité estivale.

Le 8 août 1941, le Bourrasque transmet son pavillon de navire-amiral de la 4ème DTE à son sister-ship Orage. Il est le même jour placé en position de complément et entame le processus qui doit conduire à son désarmement.

Il passe au bassin Tourville du 23 au 30 août puis est mouillé en Penfeld en attendant que son sort final soit décidé.

Le 31 août 1941, le torpilleur d’escadre Bourrasque est officiellement désarmé. Condamné le lendemain 1er septembre, son nom est rayé du registre et il est renuméroté Q-01.

Le 8 octobre 1941, décision est prise de remorquer l’ex-torpilleur au Poulmic pour servir de ponton à la Base Aéronavale de Lanvéoc-Poulmic. Amarré sur place le 15 octobre, il reçoit des logements supplémentaires pour accueillir le personnel notamment le personnel non permanent qui peinait à être logée dans le périmètre de la base.

10-Contre-torpilleurs (4)

Le Chacal

Le contre-torpilleur Chacal

Le contre-torpilleur Chacal

-Le Chacal est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët à Sain Nazaire le 18 septembre 1923 lancé le 27 septembre 1924 et armé pour essais le 10 novembre 1925. Il est admis au service actif le 23 décembre 1926.

A peine mis en service, le Chacal est engagé dans une mission de représentation pour montrer le pavillon français et favoriser d’éventuelles commandes pour les chantiers français. Une division navale légère est constituée avec les contre-torpilleurs Jaguar et Chacal, le torpilleur d’escadre Simoun et les sous-marins Marsouin et Souffleur.

La division fait successivement escale à Oslo (19 au 24 août 1926), Stockholm (du 27 au 31 août), Helsinki et Tallin, Riga (4 au 8 septembre), Gdynia (9 au 17 août) et Copenhague (18 au 25 septembre) avant un retour à Cherbourg le 27 septembre 1926.

Le 10 novembre 1926, sont rassemblés en rade de Brest les croiseurs légers Lamotte-Picquet et Duguay Trouin, le contre-torpilleur Chacal, les torpilleurs d’escadre Tempête Simoun Bourrasque ainsi que les sous-marins Souffleur et Narval.

Ces navires sont destinés à participer à une «Croisière navale de l’Atlantique Est» et appareillent le 12 pour Dakar via Lisbonne, Casablanca Agadir et Tenerife mais le mauvais temps bloque les trois torpilleurs dans le Tage et ce n’est que le 24 qu’il arriveront à Casablanca et le 27 à Agadir, rejoint par les sous-marins. La division pousse jusqu’à Conakry avant de rentrer par le Cap Vert, Las Palmas et Cadix. Le contre-torpilleur, les torpilleurs et les sous-marins rallient Toulon le 24 décembre 1926.

Le 25 avril 1927, le président de la République, Gaston Doumergue passe en revue la première escadre en rade de l’Estaque à Marseille. Le torpilleur Bourrasque escorte l’embarcation présidentielle avec l’Orage durant sa traversée du port de Marseille. Accompagnés par l’Ouragan, les deux torpilleurs précédemment cités escorteront le président Doumergue lors de sa visite en Angleterre du 30 mai au 4 juin, faisant escale à Portsmouth en compagnie des croiseurs Lamotte-Picquet et Duguay Trouin et des contre-torpilleurs Jaguar Tigre et Chacal avant de rentrer en Méditerranée.

Du 30 mai au 4 juin 1927, le Chacal fait escale à Portsmouth lors de la visite en Angleterre du président Doumergue et ce en compagnie de ses sister-ship Tigre et Jaguar, du torpilleur d’escadre Bourrasque et des croiseurs légers Duguay Trouin et Lamotte-Picquet.

En janvier 1928, il forma la 5ème Division Légère (5ème D.L) en compagnie de ses sister-ship Panthère et Tigre au sein de la 1ère escadre en Méditerranée.

Quand éclate la Guerre de Pologne, le Chacal forme la 2ème DCT avec ses sister-ship Jaguar et Léopard. Cette division est mise à la disposition de la 2ème région maritime avec Brest pour port d’attache.

Alors que le Jaguar est en grand carénage, le Chacal et le Léopard sort pour entrainement commun du 16 au 27 janvier 1940 avant une escale à Cherbourg du 28 janvier au 2 février, rentrant à Brest le 10 février après un exercice de combat de nuit du 3 au 9 février.

Le Chacal sort pour un entrainement défense aérienne à la mer du 15 au 23 février avant d’enchainer  par un entrainement au combat antisurface du 25 février au 2 mars. Il fait escale à La Pallice du 3 au 10 mars, rentrant à Brest le 19 mars après un entrainement au combat de nuit du 11 au 18 mars.

Le 21 mars 1940, le Jaguar achève son grand carénage Il sort pour essais du 22 au 25 mars en compagnie de ses deux sister-ship avant un stage de remise en condition avec école à feu au large d’Ouessant du 27 mars au 8 avril 1940.

Le Chacal subit ensuite un grand carénage, étant échoué au bassin n°6 de l’Arsenal de Brest du 9 avril au 12 juillet. Il sort pour essais du 13 au 17 juillet. Du 18 juillet au 5 août, le Chacal sort avec ses deux sister-ships pour remise en condition avant que le Léopard ne rentre à son tour en grand carénage.

Après une période d’indisponibilité pour les permissions de l’équipage du 7 au 22 août, le Chacal et le Jaguar sortent pour remise en condition du 23 août au 5 septembre, rentrant à Brest le lendemain 6 septembre 1940.

Le 10 septembre  1940, le Chacal et le Jaguar quittent Brest en compagnie de la 8ème DCT au grand complet (Le Triomphant, L’Indomptable et Le Malin) pour un exercice commun du 10 au 30 septembre, faisant escale à Saint Nazaire du 1er au 5 octobre avant une nouvelle série d’exercices du 6 au 22 octobre. Après une nouvelle escale à Bordeaux du 23 au 27 octobre, les cinq contre-torpilleurs rentrent à Brest le 29 octobre à l’aube.
Après une nouvelle sortie du 1er au 8 novembre, le Chacal et le Jaguar rentrent à Brest le 9 novembre 1940. Le 10 novembre 1940, le Léopard sort de grand carénage. Il est en essais du 12 au 15 novembre avant remise en condition du 17 au 30 novembre 1940 en compagnie de ses deux sister-ships.

La 2ème DCT sort au complet pour entrainement dans le Golfe de Gascogne du 4 au 17 décembre, faisant escale à Saint Nazaire du 18 au 22 décembre, avant de rentrer à Brest le 23 décembre 1940.

Du 2 au 8 janvier, la 2ème DCT sort pour exercices en compagnie du Triomphant et du Malin de la 8ème DCT pour un entrainement commun. Ils rentrent à Brest le 9 janvier 1941.

Le 18 janvier 1941, les contre-torpilleurs de la 2ème DCT, les contre-torpilleurs Le Triomphant et Le Malin de la 8ème DCT et Le Fantasque de la 10ème DCT appareillent en compagnie des 2ème et 4ème DC pour une série d’exercice jusqu’au 9 février, les croiseurs de la 2ème DC quittant Brest le 16 février.

Du 17 février au 2 mars, les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT sont en entretien à flot. Outre l’entretien courant, ils reçoivent enfin une DCA moderne. Les huit mitrailleuses de 13.2mm en affûts doubles et les quatre mitrailleuses de 8mm en affûts doubles sont remplacés par six canons de  25mm Hotchkiss en affûts simples en attendant la disponibilité des canons de 37mm Schneider.

La 2ème DCT sort pour essais du 3 au 7 mars avant une remise en condition dans le Golfe du Gascogne du 9 au 22  mars 1941. La division prépare ensuite les manoeuvres «Faidherbe» prévues au mois d’avril au large de Dakar ne sortant qu’une fois du 27 au 31 mars 1941.

Les manoeuvres «Faidherbe» (du nom du colonisateur du Sénégal) ont lieu au large de Dakar du 16 au 27 avril et du 1er au 15 mai. Après une nouvelle escale à Dakar du 16 au 18 mai, les neuf contre-torpilleurs quittent Dakar le 19 mai, se ravitaillent à Casablanca le 22 mai avant de rentrer à  Brest le 26 mai 1941. Les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT sont indisponibles pour entretien et repos de l’équipage du 27 mai au 22 juin 1941.

Outre l’entretien courant,la DCA légère est améliorée avec les six canons de 25mm Hotchkiss regroupés en trois affûts doubles et l’embarquement de deux affûts doubles de 37mm Schneider modèle 1941. Ils sortent pour essais du 24 au 30 juin avant de reprendre l’entrainement par un stage de mise en condition du 3 au 22 juillet 1941.

Le Chacal sort pour entrainement au large du pays Basque, faisant escale à La Pallice du 24 au 28 juillet avant de s’entrainer au combat antisurface de jour et de nuit du 29 juillet au 12 août, relâchant à Royan du 13 au 17 août.

Reprenant la mer le 18 août pour un entrainement avec école à feux, il capte le SOS d’un hydravion Latécoère Laté 298 qui avait décollé de Biscarosse pour essais et qui victime d’une panne moteur avait du amerrir.

Le contre-torpilleur atteint le lendemain 19 août la position de l’hydravion qui est prit en remorque et ramené à Biscarosse mais trop endommagé, il sera cannibalisé au profit d’autres appareils en construction pour l’aéronavale française mais également pour l’aéronavale belge qui venait de commander une douzaine d’appareils.

Le Chacal quitte Biscarosse le 21 août, fait escale à Saint Nazaire du 22 au 26 août avant de rentrer à Brest le 27 août 1941. Il sort à nouveau pour entrainement au combat antisurface du 31 août au 6 septembre 1941.
Le 12 septembre 1941, la 2ème DCT sort au complet pour une série d’exercices jusqu’au 18 octobre 1941, rentrant à Brest le 19 octobre 1941.

Le Chacal sort pour un entrainement en solitaire du 25 octobre au 4 novembre, faisant escale à Cherbourg du 5 au  8 novembre, rentrant à Brest le lendemain 9 novembre 1941.

Du 10 au 21 novembre, il sort en compagnie du Léopard pour assurer la remise en condition du Jaguar qui venait de sortir d’une période d’indisponibilité, la 2ème DCT rentrant à Brest le 27 novembre après une escale à Lorient du 22 au 26 novembre 1941.

Le Chacal est en entretien à flot du 27 novembre au 13 décembre, sortant pour essais du 14 au 18 décembre avant remise en condition du 20 au 29 décembre 1941.

Le 1er janvier 1942, la 2ème DCT (Jaguar Chacal Léopard) est renumérotée 1ère DCT, restant basée à Brest.

Le 7 janvier 1942, la 1ère DCT sort pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne et ce jusqu’au 23 janvier. Après une escale à Lorient du 24 au 28 janvier, les trois contre-torpilleurs subissent un entrainement DAM du 29 janvier au 10 février avant de rentrer à Brest le 11 février 1942.

Victime d’une avarie de chaudière le 15 février, le Chacal est indisponible jusqu’au 21 mars, sortant pour essais du 22 au 27 mars avant remise en condition du 28 mars au 12 avril. Le contre-torpilleur enchaine par un entrainement au combat antisurface du 17 au 30 avril, rentrant à Brest le 7 mai 1942 après une escale à Lorient du 1er au 6 mai.

Du 13 au 21 mai, le Chacal sort pour un entrainement de défense aérienne à la mer, enchainant par un entrainement au combat antisurface du 23 mai au 5 juin, rentrant à Brest le 9 juin après une escale à Saint Malo du 6 au 8 juin 1942.

Les contre-torpilleurs Chacal et Léopard sortent pour entrainement du 15 juin au 2 juillet avant que les deux navires ne rentrent à Brest le 3 juillet.

Les deux contre-torpilleurs enchainent par un entrainement au combat de nuit du 10 au 25 juillet puis un entrainement à la défense aérienne à la mer du 28 juillet au 3 août 1942 et un entrainement au combat antisurface du 5 au 12 août 1942.

Après un entrainement de base du 15 au 22 août, le Chacal participe à la remise en condition du Jaguar avec le Léopard du 24 août au 7 septembre 1942.

Le Chacal est en grand carénage du 8 septembre au 12 décembre 1942 subissant des travaux de remise en état doublés d’une modernisation destinée à améliorer ses capacités militaires : installation d’un ASDIC, embarquement de grenades ASM plus modernes et plus nombreuses, le tout au détriment d’un affût lance-torpilles triple. Il reçoit également un système de ravitaillement à la mer à couple.

Après les essais à la mer du 13 au 17 décembre, le Chacal subit un stage de remise en condition en compagnie de ses sister-ship Jaguar et Léopard du 18 au 31 décembre 1942.

La 1ère DCT sort pour entrainement de division du 5 au 17 janvier 1943. Après un mouillage en rade de Brest, les trois navires quittent la Bretagne en compagnie du PRE La Seine pour gagner Dakar où les quatre navires arrivent le 22 janvier 1943. Ils vont y manoeuvrer du 24 au 31 janvier et du 4 au 27 février. Après une ultime escale à Dakar du 28 février au 2 mars, le pétrolier-ravitailleur et les trois contre-torpilleurs quittent Dakar le 3 mars, se ravitaille à Casablanca le 7 mars avant de rentrer à Brest le 11 mars 1943.

Après une période d’entretien à flot commune du 12 au 21 mars, les trois contre-torpilleurs de la 1ère DCT sortent pour essais du 22 au 25 mars avant de rentrer à Brest pour ravitaillement le 26 mars 1943.

Le 27 mars 1943 au matin, le Jaguar, le Chacal et le Léopard quittent Brest pour Dunkerque où ils arrivent le lendemain 28 mars 1943 dans la soirée. La 1ère DCT va manoeuvrer en Manche et en mer du Nord en compagnie des deux contre-torpilleurs de la 8ème DCT jusqu’au 27 avril. Après une ultime escale commune à Dunkerque jusqu’au 30 avril, les contre-torpilleurs «brestois» quittent Dunkerque le 1er mai pour rentrer à Brest le 3 mai 1943.

Le Chacal subit une période d’entrainement à flot du 4 au 17 mai, travaux consacrés à l’artillerie et à l’électronique, sortant ensuite pour essais/entrainement du 19 mai au 5 juin 1943.

Le 8 juin 1943, la 1ère DCT sort au complet pour un série d’exercices en mer d’Iroise et dans le golfe de Gascogne et ce jusqu’au 13 juillet, rentrant à Brest le 14 juillet au matin après s’être entrainé à la défense aérienne à la mer, au combat antisurface et au combat de nuit.

Du 19 au 31 juillet 1943, le Chacal sort pour entrainement avec le Léopard alors que le Jaguar était indisponible pour entretien et permissions de l’équipage. Il est à son tour indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 1er au 17 août. Il sort ensuite pour essais du 18 au 21 août avant remise en condition du 23 août au 3 septembre, taches menées avec ses deux sister-ships.

La 1ère DCT sort au complet du 5 au 17 septembre pour remise en condition du Léopard qui venait de connaître quinze jours d’indisponibilité, amarré dans la Penfeld. La division rentre à  Brest le lendemain 18 septembre 1943.

Le 24 septembre 1943, la 1ère DCT au complet sort en mer d’Iroise pour un exercice en compagnie du croiseur léger Gloire. Après un ravitaillement à la mer le 30 septembre auprès du Var, le croiseur léger et les contre-torpilleurs sont rejoints par les croiseurs légers Georges Leygues et Montcalm pour une série d’exercices du 1er au 20 octobre. Après une escale au Havre du 21 au 25 octobre, les six navires rentrent à Brest le 27 octobre 1943.

Le 5 novembre 1943, la 1ère DCT quitte Brest direction Dunkerque où elle arrive le 8 novembre pour un exercice commun avec la 8ème DCT mais également avec la 5ème DT qui en attendant la mise en service du Provençal ne dispose que de trois torpilleurs en l’occurence Le Normand Le Parisien et Le Saintongeais. Les trois divisions vont manoeuvrer ensemble jusqu’au 16 décembre, la 1ère DCT rentrant à Brest trois jours plus tard.

Le Chacal sort pour entrainement au combat antisurface du 23 au 31 décembre avant une période d’entretien à flot du 1er au 8 janvier, effectuant ensuite la remise en condition du Léopard du 11 au 31 janvier, les deux navires rentrant à Brest le 5 février 1944 après une escale à Saint-Malo du 1er au 4 février 1944.

La 1ère DCT sort au complet pour un entrainement de division le 12 février 1944. Les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement au combat antisurface du 12 au 19 février avant un rapide ravitaillement à Brest le 20 février.

Du 21 au 28 février 1944, les trois contre-torpilleurs s’entrainent au combat de nuit avant un ravitaillement à Brest le 29 février, ravitaillement suivit d’un entrainement à la défense aérienne à la mer du 1er au 12 mars, les trois contre-torpilleurs rentrant à Brest le lendemain 13 mars 1944.

Le 4 avril 1944, les trois contre-torpilleurs de la 1ère DCT appareillent de Brest en compagnie du croiseur léger Georges Leygues, du cuirassé Jean Bart et de ses escorteurs, les torpilleurs L’Opiniâtre et l’Aventurier.

La Force Y fait escale à Portsmouth du 5 au 12 avril, à Douvres du 15 au 17 avril puis à Newcastle du 22 au 25 avril, escale improvisée en raison d’un problème mécanique sur plusieurs navires de la force Y.

Les réparations assurées par l’équipage et les ouvriers de plusieurs chantiers de la Tyne terminées, les navires français font escale à Rosyth pour ravitaillement avant de cingler direction Scapa Flow où ils arrivent le 30 avril 1944.

La force Y retrouve alors une partie de la Home Fleet en l’occurence le porte-avions HMS Illustrious, le cuirassé HMS Lion, le croiseur lourd HMS London et huit destroyers, formant la force X. Les force X et Y reprennent la mer le 3 mai 1944 pour quinze jours d’exercices intensifs en mer du Nord et plus précisément au large de l’Ecosse.

Les navires de la Royale et de la Royal Navy vont ainsi simuler un classique combat d’escadre, répéter les procédures de défense aérienne à la mer et de défense anti-sous-marine avant plusieurs écoles à feu sur des ilôts désertiques de la côte écossaise.

Après une escale à Greenock dans l’estuaire de la Clyde du 21 au 26 mai, la force Y reprend la mer pour rentrer à Brest le 30 mai.

Le Chacal est indisponible pour entretien à flot du 31 mai au 13 juin, sortant pour essais du 14 au 18 juin avant remise en condition du 19 juin au 3 juillet.

A cette date, la 1ère DCT à été réduite à deux unités, le Jaguar ayant été mis en position de complément le 27 juin et désarmé le 4 juillet 1944.

Le Chacal sort pour entrainement au combat antisurface du 7 au 18 juillet puis pour entrainement à la défense aérienne à la mer du 20 au 25 juillet et enfin un entrainement anti-sous-marin du 27 juillet au 4 août, rentrant à Brest le lendemain 5 août 1944.

La 1ère DCT sort pour entrainement du 7 au 22 août, faisant escale à Cherbourg du 23 au 27 août avant de rentrer à Brest le 29 août 1944.

Le Chacal est mis en position de complément le 2 septembre et la 1ère DCT est dissoute le 7 septembre 1944 jour du désarmement du Chacal. Le Chacal est au bassin n°6 de l’Arsenal de Brest du 2 au 7 septembre 1944 pour les préparatifs de désarmement.

Le 7 septembre 1944, le Chacal est officiellement désarmé.  

L’ancien contre-torpilleur est remorqué à Landevennec au Dépôt Naval de l’Atlantique et mouillé à bâbord du Béarn à la poupe du Jaguar et devant le Léopard. Comme son sister-ship Léopard, il était toujours présent le 5 septembre 1948.

10-Contre-torpilleurs (3)

Le Léopard

Le contre-torpilleur Léopard

Le contre-torpilleur Léopard

-Le Léopard est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Saint Nazaire le 14 août 1923 lancé le 29 septembre 1924 et armé pour essais le 20 septembre 1925. Il est admis au service actif le 15 novembre 1927.

A son admission au service actif, le Léopard est mis à disposition de la préfecture maritime de Lorient (dont la suppression à cependant été votée en 1926) pour des missions représentation et ce jusqu’en janvier 1928 quanf est activée la 4ème Division Légère formée du Léopard, du Jaguar et du Lynx, division intégrée à la 2ème Escadre avec pour port d’attache Brest.

Au début de la guerre de Pologne, le Léopard forme la 2ème DCT en compagnie de ses sister-ship Jaguar et Chacal. Elle est mis à la disposition de la 2ème région maritime.

Alors que le Jaguar est en grand carénage, le Chacal et le Léopard sortent pour entrainement commun du 16 au 27 janvier 1940 avant une escale à Cherbourg du 28 janvier au 2 février, rentrant à Brest le 10 février après un exercice de combat de nuit du 3 au 9 février.

Le Léopard subit une période d’entretien à flot du 11 au 22 février, sortant pour essais/remise en condition du 23 février au 5 mars. Après une escale à Lorient du 6 au 9 mars, il enchaine par un exercice de combat de nuit du 10 au 17 mars avant de rentrer à Brest le 19 mars.

Le 21 mars 1940, le Jaguar achève son grand carénage et sort pour essais du 22 au 25 mars en compagnie de ses deux sister-ships. Il redevient alors navire-amiral de la 2ème DCT (le Chacal l’avait suppléé durant son immobilisation) et effectue sa remise en condition en compagnie du Léopard et du Chacal du 27 mars au 8 avril.

Alors que le Chacal est en grand carénage, le Léopard et le Jaguar sortent pour entrainement en Manche du 15 au 30 avril 1940, faisant escale à Cherbourg du 1er au 4 mai et à Dunkerque du 5 au 9 mai 1940. Après une nouvel exercice du 10 du 27 mai, les deux contre-torpilleurs rentrent à Brest le 28 mai 1940.

Le Léopard sort pour entrainement individuel du 30 mai au 7 juin avant de rentrer à  Brest le 10 juin après une escale à Saint Malo les 8 et 9 juin. Le 15 juin 1940, le Léopard quitte Brest et gagne Lorient où il retrouve le 16 juin son sister-ship le Jaguar.

Les deux navires de la 2ème DCT sortent pour entrainement au combat de nuit et entrainement au combat antisurface du 17 au 30 juin, rentrant à Brest le 1er juillet 1940. La 2ème DCT ressort à nouveau pour entrainement du 3 au 10 juillet 1940.
Le Chacal achève son grand carénage le 12 juillet et sort pour essais du 13 au 17 juillet. Du 18 juillet au 5 août, le Chacal sort avec ses deux sister-ships pour remise en condition avant que le Léopard ne rentre en grand carénage.

Le Léopard est ainsi échoué au bassin n°6 de l’Arsenal de Brest du 6 août au 10 novembre pour  une remise en état complète. Il est en essais du 12 au 15 novembre avant remise en condition du 17 au 30 novembre 1940 en compagnie de ses deux sister-ships.

La 2ème DCT sort au complet pour entrainement dans le Golfe de Gascogne du 4 au 17 décembre, faisant escale à Saint Nazaire du 18 au 22 décembre, avant de rentrer à Brest le 23 décembre 1940.

Du 2 au 8 janvier, la 2ème DCT sort pour exercices en compagnie du Triomphant et du Malin de la 8ème DCT pour un entrainement commun. Ils rentrent à Brest le 9 janvier 1941.

Le 16 janvier 1941, les croiseurs légers La Galissonnière Jean de Vienne La Marseillaise arrivent à Brest où la 2ème DC retrouve la 4ème DC composée des croiseurs légers Gloire Montcalm et Georges Leygues. La 2ème DCT et donc le Léopard va participer à des exercices en compagnie d’autres contre-torpilleurs basés à Brest (Le Triomphant Le Malin et Le Fantasque des 8ème et 10ème DCT).

Après un exercice en mer d’Iroise du 18 au 25 janvier, les croiseurs et les contre-torpilleurs se ravitaillent au pétrolier Rance mouillé en baie de Douarnenez (26 au 29 janvier) avant d’enchainer par une nouvelle série d’exercice du 30 janvier au 9 février.

Du 17 février au 2 mars, les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT sont en entretien à flot. Outre l’entretien courant, ils reçoivent enfin une DCA moderne (six canons de 25mm en remplacement des mitrailleuses).

La 2ème DCT sort pour essais du 3 au 7 mars avant une remise en condition dans le Golfe du Gascogne du 9 au 22  mars 1941. La division prépare ensuite les manoeuvres «Faidherbe» prévues au mois d’avril au large de Dakar ne sortant qu’une fois du 27 au 31 mars 1941.

Le 7 avril 1941, les trois DCT (2ème DCT Jaguar Chacal Léopard 8ème DCT Le Triomphant L’Indomptable Le Malin et 10ème DCT Le Fantasque Le Terrible L’Audacieux) de la 3ème escadre légère sortent au complet pour une série d’exercices au large du Sénégal.

Navires aux jambes courtes et en attendant d’être équipés d’un système de ravitaillement à la mer performant, les neuf contre-torpilleurs doivent se ravitailler au Verdon le 9 avril et à Casablanca le 11 avril avant d’arriver à Dakar le 14 avril à l’aube.

Les trois divisions de contre-torpilleurs manœuvrent au large de Dakar du 16 au 27 avril et du 1er au 15 mai, les neuf contre-torpilleurs quittant Dakar le 19 mai, se ravitaillent à Casablanca le 22 mai avant de rentrer à  Brest le 26 mai 1941.

Les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT sont indisponibles pour entretien et repos de l’équipage du 27 mai au 22 juin. Outre l’entretien courant,la DCA légère est améliorée avec les six canons de 25mm Hotchkiss regroupés en trois affûts doubles et l’embarquement de deux affûts doubles de 37mm Schneider modèle 1941. Ils sortent pour essais du 24 au 30 juin avant de reprendre l’entrainement par un stage de mise en condition du 3 au 22 juillet 1941.

Le Léopard sort pour entrainement individuel du 27 juillet au 8 août 1941 avant une escale à Cherbourg du 9 au 13 août. Il rentre à Brest le 14 août. Victime d’une avarie technique à une chaudière le 17 août, il est indisponible jusqu’au 2 septembre, sortant pour essais du 3 au 9 septembre 1941.

Le 12 septembre 1941, la 2ème DCT sort au complet pour une série d’exercices jusqu’au 18 octobre 1941, enchainant successivement par des duels antisurface, un entrainement DAM et une école à feux, rentrant à Brest le 19 octobre 1941.

Le Léopard sort pour un entrainement au combat de nuit du 24 au 30 octobre puis pour entrainement au combat antisurface du 2 au 7 novembre avant de participer à  la remise en condition du Jaguar en compagnie de son sister-ship Chacal du 10 au 21 novembre 1941, la 2ème DCT rentrant à Brest le 27 novembre après une escale à Lorient du 22 au 26 novembre 1941.

Alors que le Chacal est en entretien à flot, le Léopard et le Jaguar sortent pour un entrainement commun du 4 au 17 décembre, rentrant à Brest le 18 décembre. Le Léopard sort à nouveau du 21 au 28 décembre 1941.

Le 1er janvier 1942, la 2ème DCT (Jaguar Chacal Léopard) devient la 1ère DCT, restant basée à Brest.

Le 7 janvier 1942, la 1ère DCT sort pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne et ce jusqu’au 23 janvier.

Après une escale à Lorient du 24 au 28 janvier, les trois contre-torpilleurs subissent un entrainement DAM du 29 janvier au 10 février avant de rentrer à Brest le 11 février 1942.

Le Léopard subit alors un grand carénage, étant échoué au bassin n°6 du 12 février au 14 mai 1942, ces travaux de remise en état étant doublé d’une modernisation destinée à améliorer les capacités militaires des Jaguar : installation d’un ASDIC, embarquement de grenades ASM plus modernes et plus nombreuses, le tout au détriment du débarquement de l’affût lance-torpilles triple. Il reçoit également un système de ravitaillement à la mer à couple.

Il sort pour essais du 15 au 20 mai avant un stage intensif de remise en condition du 23 mai au 7 juin, rentrant à Brest le 8 juin 1942.

Alors que le Jaguar est en grand carénage, le Léopard devient navire-amiral de la 2ème DCT et sort avec le Chacal pour entrainement du 15 juin au 2 juillet avant que les deux navires ne rentrent à Brest le 3 juillet.

Les deux contre-torpilleurs subissent un entrainement au combat de nuit du 10 au 25 juillet puis un entrainement à la défense aérienne à la mer du 28 juillet au 3 août 1942 et un entrainement au combat antisurface du 5 au 17 août 1942.

Du 24 août au 7 septembre 1942, le Léopard participe à la remise en condition du Jaguar en compagnie du Chacal qui va rentrer ensuite en grand carénage pour subir les mêmes travaux que ses sister-ships.

Le Jaguar et le Léopard sortent pour un entrainement de division du 12 au 27 septembre avant de faire escale à Bordeaux du 28 septembre au 2 octobre. Reprenant la mer le 3 octobre au matin, les deux navires font escale à La Pallice du 4 au 8 octobre, à Lorient du 9 au 12 octobre avant de rentrer à Brest le 13 octobre 1942.
Le 17 octobre, le Jaguar et le Léopard effectuent un entrainement au ravitaillement à la mer en compagnie du PRE La Seine.

Ils prennent ensuite la haute mer pour un entrainement de division du 18 octobre au 1er novembre date à laquelle les deux contre-torpilleurs arrivent à Saint Nazaire. Les deux navires quittent le port ligérien le 5 novembre, manœuvrent au large de la Bretagne jusqu’au 15 novembre, rentrant à Brest le 17 novembre 1942.

Le Léopard sort pour entrainement au combat antisurface du 18 au 28 novembre 1942, faisant escale à Lorient du 29 novembre au 4 décembre avant de rentrer à Brest le 13 décembre après un entrainement de défense aérienne du 5 au 12 décembre 1942.  Il participe ensuite à la remise en condition du Chacal en compagnie du Jaguar et ce du 18 au 31 décembre 1942.

La 1ère DCT sort pour entrainement de division du 5 au 17 janvier 1943. Après un mouillage en rade de Brest, les trois navires quittent la Bretagne en compagnie du PRE La Seine pour gagner Dakar où les quatre navires arrivent le 22 janvier 1943.

Les trois contre-torpilleurs s’entraine au large des côtes de l’AOF du 24 janvier au 27 février, faisant une ultime escale à Dakar du 28 février au 2 mars, rentrant en compagnie du PRE La Seine à Brest le 11 mars après une relâche de quelques heures à Casablanca.

Après une période d’entretien à flot commune du 12 au 21 mars, les trois contre-torpilleurs de la 1ère DCT sortent pour essais du 22 au 25 mars avant de rentrer à Brest pour ravitaillement le 26 mars 1943.

Le 27 mars 1943 au matin, le Jaguar, le Chacal et le Léopard quittent Brest pour Dunkerque où ils arrivent le lendemain dans la soirée. La 1ère DCT va manoeuvrer en Manche et en mer du Nord en compagnie des deux contre-torpilleurs de la 8ème DCT, le Kersaint et le Cassard. Les deux divisions vont manoeuvrer ensemble jusqu’au 27 avril, faisant escale à Dunkerque  du 27 au 30 avril 1943. La 1ère DCT repart le lendemain 1er mai et rentre à Brest le 3 mai 1943.

Le 8 juin 1943, la 1ère DCT sort au complet pour un série d’exercices en mer d’Iroise et dans le golfe de Gascogne et ce jusqu’au 13 juillet 1943, rentrant à Brest le 14 juillet 1943 au matin.

Du 19 au 31 juillet, le Léopard sort pour entrainement avec le Chacal, le Léopard étant navire-amiral de la 2ème DCT alors que le Jaguar était indisponible pour entretien et permissions de l’équipage et ce du  15 juillet au 31 août 1943.

Alors que le Chacal est indisponible du 1er au 17 août 1943, le Léopard sort pour la remise en condition du Jaguar du  du 8 au 18 août, les deux navires rentrant à Brest le 19 août dans la soirée.

Le Léopard est indisponible du 19 août au 4 septembre pour entretien courant et permissions de l’équipage.

La 1ère DCT sort au complet du 5 au 17 septembre pour remise en condition du Léopard qui venait de connaître quinze jours d’indisponibilité, amarré dans la Penfeld. La division rentre à  Brest le lendemain 18 septembre 1943.

Le croiseur léger Gloire de la 4ème DC quitte à nouveau Brest le 24 septembre 1943 pour un exercice en mer d’Iroise en compagnie de la 1ère DCT (Jaguar Léopard Chacal) jusqu’au 30 septembre quand les quatre navires se ravitaillent auprès du Var.

Le lendemain 1er octobre, les Georges Leygues et Montcalm sortent de Brest et retrouvent leur sister-ship ainsi que les contre-torpilleurs. Du 1er au 12 octobre, la 4ème DC affronte la 1ère DCT au cours d’une série de joutes diurnes et nocturnes avec tirs réels et lancement simulés ou non de torpilles.

Après ravitaillement et entretien en baie de Douarnenez du 13 au 15 octobre, les contre-torpilleurs appareillent en pleine nuit pour disparaître aux yeux des croiseurs qui vont tenter de l’interception, interception effective le 19 octobre entre Cherbourg et Le Havre. Les deux divisions font escale au Havre du 21 au 25 octobre avant de rentrer à Brest le 27 octobre 1943.

Le 5 novembre 1943, la 1ère DCT quitte Brest direction Dunkerque où elle arrive le 8 novembre pour un exercice commun avec la 8ème DCT mais également avec la 5ème DT qui en attendant la mise en service du Provençal ne dispose que de trois torpilleurs en l’occurence Le Normand Le Parisien et Le Saintongeais. Ces trois divisions vont manoeuvrer ensemble jusqu’au 10 décembre, faisant escale à Dunkerque du 11 au 15 décembre, la 1ère DCT quittant Dunkerque le 16 décembre et rentrant à Brest le 19 décembre 1943.

Après une période d’entretien à flot du 20 décembre au 4 janvier, le Léopard sort pour essais du 5 au 10 janvier avant un stage de remise en condition en compagnie du Chacal du 11 au 31 janvier, les deux navires rentrant à Brest le 5 février 1944 après une escale à Saint Malo du 1er au 4 février 1944.

La 1ère DCT sort au complet pour un entrainement de division à partir du 12 février 1944, enchainant successivement par un entrainement au combat antisurface, un entrainement au combat de nuit et un entrainement à la défense aérienne et ce jusqu’au 12 mars, la division rentrant à Brest le lendemain 13 mars 1944.

Le Léopard est victime d’une avarie de propulsion à son retour à Brest, étant indisponible du 13 au 25 mars, sortant pour essais et entrainement du 26 mars au 2 avril 1944.

Le 4 avril 1944, La 1ère DCT quitte Brest en compagnie du cuirassé Jean Bart (qui ouvre la marche), les contre-torpilleurs fermant une longue file composée également du croiseur léger Georges Leygues et des torpilleurs d’escadre L’Opiniâtre et l’Aventurier, les escorteurs du Jean Bart.

La petite force navale appelée force Y arrive dans la grande base navale britannique le lendemain 5 avril pour une opération publique d’une semaine où les navires français (et dit-on leurs équipages) ont connu un grand succès.

La force repart le 13 avril, fait escale à Douvres du 15 au 17 puis à Newcastle du 22 au 25 avril, escale improvisée en raison d’un problème mécanique sur plusieurs navires de la force Y.

Les réparations assurées par l’équipage et les ouvriers de plusieurs chantiers de la Tyne terminées, les navires français font escale à Rosyth pour ravitaillement avant de cingler direction Scapa Flow où ils arrivent le 30 avril 1944.

La force Y retrouve alors une partie de la Home Fleet en l’occurence le porte-avions HMS Illustrious, le cuirassé HMS Lion, le croiseur lourd HMS London et huit destroyers, formant la force X. Les force X et Y reprennent la mer le 3 mai 1944 pour quinze jours d’exercices intensifs en mer du Nord et plus précisément au large de l’Ecosse.

Les navires de la Royale et de la Royal Navy vont ainsi simuler un classique combat d’escadre, répéter les procédures de défense aérienne à la mer et de défense anti-sous-marine avant plusieurs écoles à feu sur des ilôts désertiques de la côte écossaise.

Après une escale à Greenock dans l’estuaire de la Clyde du 21 au 26 mai, la force Y reprend la mer pour rentrer à Brest le 30 mai.

Le Léopard est indisponible (entretien et permissions d’été de l’équipage) du 31 mai du 8 juillet, sortant pour essais du 9 au 15 juillet avant remise en condition du 16 juillet  au 2 août, rentrant à Brest le 3 août 1944. A cette date, la 1ère DCT est réduite à deux navires, le Jaguar ayant été mis en position du complément le 27 juin puis désarmé le 4 juillet 1944.

La 1ère DCT sort pour entrainement du 7 au 22 août, faisant escale à Cherbourg du 23 au 27 août avant de rentrer à Brest le 29 août 1944.

Le Chacal est mis en position de complément le 2 septembre et la 1ère DCT est dissoute le 7 septembre 1944, jour du désarmement du Chacal, le Léopard restant hors rang en attendant son désarmement à venir.

Le 18 septembre 1944, les contre-torpilleurs Guépard Lion Bison formant la 2ème DCT à Toulon arrivent à Brest où elle devient la 1ère DCT.

Le Léopard sort avec la 1ère DCT du 19 au 27 septembre pour entrainement et permettre aux contre-torpilleurs «ex-toulonnais» de prendre leurs marques en mer d’Iroise, en Manche et dans le Golfe de Gascogne. Ils rentrent tous le 28 septembre, jour où le Léopard est placé en position de complément. Le jour même, il est échoué au bassin n°6 pour les préparatifs de désarmement menés du 28 septembre au 5 octobre 1944.

Le 5 octobre 1944, le Léopard est désarmé et remorqué à Landevennec. Il retrouve auprès du Béarn ses sister-ship Jaguar et Chacal, les trois contre-torpilleurs étant amarré dans l’ordre à bâbord du Béarn : Jaguar_Chacal_Léopard. A la différence du Jaguar, il était toujours présent au DNA le 5 septembre 1948.

10-Contre-torpilleurs (2)

A-Contre-torpilleurs classe Jaguar

Le contre-torpilleur Jaguar

Le contre-torpilleur Jaguar

Avant-propos

Si la marine nationale sort aussi usée du premier conflit mondial c’est en partie en raison de l’absence de constructions neuves, les Arsenaux à l’exception de la poussière navale arrêtant les constructions neuves pour travailler au profit de l’armée de terre.

Les études se poursuivent cependant dans les bureaux d’études pour les futurs navires de la marine nationale. En juillet 1918 par exemple, on envisage la construction d’un contre-torpilleur de 1600 à 1800 tonnes, filant à 34/35 noeuds avec un armement composé de trois canons de 138mm en affûts simples axiaux, un canon de 75mm antiaérien, deux affûts lance-torpilles triples de 550mm dans l’axe et trois tubes lance-torpilles simples à l’avant.

Un avant projet est soumis en septembre 1919 au conseil supérieur de la marine. Il prévoit un bâtiment de 1765 tonnes, filant à 35.5 noeuds, trois canons de 138mm, neuf tubes lance-torpilles de 550mm en trois plate-formes triples avec une variante avec 4 canons de 100mm en deux groupes superposés.

Le CSM à l’issue de cette présentation défini le contre-torpilleur comme un navire de 2000 à 2300 tonnes, filant à 36 noeuds, 4 canons de 138mm, une DCA légère, deux affûts lance-torpilles triples de 550mm.

Le 1er avril 1920, le CSM discute d’un projet de contre-torpilleur _nouveau nom pour le torpilleur éclaireur_ de 2300 tonnes, filant à 35 noeuds avec un armement composé de 4 canons de 138 ou de 150mm, une DCA légère et deux affûts lance-torpilles triples de 550mm dans l’axe.

La principale question concerne l’armement principal. Le canon de 100mm est rapidement écarté car bien inférieur à l’armement des navires étrangers équivalents en service ou en construction. Le 138mm est écarté tout comme le 150mm car l’obus est trop lourd à manoeuvrer sur des unités aussi légère, laissant seul en piste le canon de 130mm sans que le choix entre l’affût simple ou l’affût double soit tranché.

En janvier 1921 plusieurs variantes d’un navire déplaçant environ 2300 tonnes sont présentées avec  une vitesse de 36 noeuds avec un armement variant de quatre à huit canons de 130 ou de 138mm en affûts simples ou double.

Le projet définitif est approuvé par l’Etat-Major Général (note 1062) du 25 mai 1921 avec un armement composé de six canons de 130mm avec un affût simple et un affût double à l’avant, un affût simple au milieu et deux affûts simples à l’arrière.

Les essais d’affûts doubles se révélant infructueux (notamment en raison de problèmes d’alimentation en munitions), l’armement des contre-torpilleurs est modifié le 12 septembre 1923 avec cinq affûts simples (deux avant, un au milieu et deux à l’arrière).

Les six contre-torpilleurs financés à la tranche 1922 reçoivent tous des noms de grands félins, la construction étant répartie entre les Arsenaux et l’Industrie, les chantiers navals privés.

C’est ainsi que l’Arsenal de Lorient est chargé de la construction du Jaguar et du Panthère, les Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët reçoivent la commande du Chacal, son voisin des Ateliers et Chantiers de la Loire reçoivent la construction des Léopard et Lynx alors que le dernier baptisé Tigre est commandé aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) à Nantes.

Le Jaguar

Le contre-torpilleur Jaguar à la mer

Le contre-torpilleur Jaguar à la mer

-Le Jaguar est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient le 24 août 1922 lancé le 17 novembre 1923, armé pour essais le 1er juin 1926 et admis au service actif le 19 novembre 1926.

A son admission au service actif, le Jaguar est affecté à l’Escadre de l’Atlantique, formant la 4ème division légère en compagnie de ses sister-ship Léopard et Lynx en janvier 1928.

Il est engagé dans une mission de représentation pour montrer le pavillon français et favoriser d’éventuelles commandes pour les chantiers français. A cette occasion, une division navale légère est constituée avec les contre-torpilleurs Jaguar et Chacal, le torpilleur d’escadre Simoun et les sous-marins Marsouin et Souffleur.

La division fait successivement escale à Oslo (19 au 24 août 1926), Stockholm (du 27 au 31 août), Helsinki et Tallin, Riga (4 au 8 septembre), Gdynia (9 au 17 août) et Copenhague (18 au 25 septembre) avant un retour à Cherbourg le 27 septembre 1926.

Du 30 mai au 4 juin 1927, Le Jaguar fait escale à Portsmouth lors de la visite en Angleterre du président Doumergue et ce en compagnie de ses sister-ship Tigre et Chacal, du torpilleur d’escadre Bourrasque et des croiseurs légers Duguay Trouin et Lamotte-Picquet.

Il sert un temps de navire-amiral pour la 2ème flottille, la flottille de torpilleurs intégrée à l’Escadre de l’Atlantique et créée le 5 juillet 1935.

Quand la guerre de Pologne éclate, le Jaguar formait la 2ème DCT (Division de Contre-Torpilleurs) en compagnie de ses sister-ship Chacal et Léopard, la division étant affectée à la 2ème région maritime avec Brest pour port d’attache.

Le Jaguar subit un grand carénage au bassin n°6 de l’Arsenal de Brest. Il y est échoué du 15 janvier au 21 mars 1940 pour une remise en état complète du navire qui à passablement souffert d’une activité  intense à l’automne. Il sort pour essais du 22 au 25 mars en compagnie de ses deux sister-ship avant un stage de remise en condition avec école à feu au large d’Ouessant du 27 mars au 8 avril 1940.

Alors que le Chacal est grand carénage (bassin n°6 du 9 avril au 12 juillet 1940), le Jaguar et le Léopard sortent pour entrainement en Manche du 15 au 30 avril 1940, faisant escale à Cherbourg du 1er au 4 mai et à Dunkerque du 5 au 9 mai 1940. Après une nouvelle série d’exercices du 10 du 27 mai, les deux contre-torpilleurs rentrent à Brest le 28 mai 1940.

Le Jaguar sort pour entrainement individuel du 5 au 15 juin, retrouvant le Léopard le lendemain 16 juin 1940 à Lorient. Les deux navires de la 2ème DCT sortent pour entrainement au combat de nuit et entrainement au combat antisurface du 17 au 30 juin, rentrant à Brest le 1er juillet 1940. La 2ème DCT ressort à nouveau pour entrainement du 3 au 10 juillet 1940.

Le Chacal achève son grand carénage le 12 juillet et sort pour essais du 13 au 17 juillet. Du 18 juillet au 5 août, le Chacal sort avec ses deux sister-ships pour remise en condition avant que le Léopard ne rentre en grand carénage (bassin n°6 du 6 août au 10 novembre 1940)

Après une période d’indisponibilité pour les permissions de l’équipage du 7 au 22 août, le Jaguar et le Chacal sortent pour remise en condition du 23 août au 5 septembre, rentrant à Brest le lendemain 6 septembre 1940.

Le 10 septembre  1940, le Jaguar et le Chacal quittent Brest en compagnie de la 8ème DCT au grand complet (Le Triomphant, L’Indomptable et Le Malin) pour un exercice commun exécuté du 10 au 30 septembre, faisant escale à Saint-Nazaire du 1er au 5 octobre avant une nouvelle série d’exercices du 6 au 22 octobre. Après  avoir relâché à Bordeaux du 23 au 27 octobre, les cinq contre-torpilleurs rentrent à Brest le 29 octobre à l’aube. Après une ultime sortie du 1er au 8 novembre, le Jaguar et le Chacal rentrent à Brest le 9 novembre 1940.

Le 10 novembre 1940, le Léopard sort de grand carénage. Il est en essais du 12 au 15 novembre avant remise en condition du 17 au 30 novembre 1940 en compagnie de ses deux sister-ships.

La 2ème DCT sort au complet pour entrainement dans le Golfe de Gascogne du 4 au 17 décembre, faisant escale à Saint Nazaire du 18 au 22 décembre, avant de rentrer à Brest le 23 décembre 1940.

Du 2 au 8 janvier, la 2ème DCT sort en compagnie du Triomphant et du Malin de la 8ème DCT pour un entrainement commun. Ils rentrent à Brest le 9 janvier 1941.

Le 16 janvier 1941, la 2ème DC (La Galissonnière, Jean de Vienne La Marseillaise) arrive à Brest pour un exercice commun avec leur sister-ships de la 4ème DC (La Gloire, Montcalm et Georges Leygues) et du groupement de contre-torpilleurs de la 3ème escadre légère en l’occurence donc  la 2ème DCT au complet (Jaguar Chacal et Léopard) et une partie seulement des autres divisions : le Triomphant et le Malin pour la 8ème DCT et le seul Le Fantasque de la 10ème DCT.

Les six croiseurs et les six contre-torpilleurs appareillent de Brest le 18 janvier pour un exercice en mer d’Iroise. Tout commence par un exercice de combat antisurface, les contre-torpilleurs attaquant les croiseurs puis les croiseurs tentant d’intercepter des torpilleurs cherchant à gagner La Manche (18 au 25 janvier).

Après un ravitaillement auprès du pétrolier Rance mouillé en baie de Douarnenez (26 au 29 janvier), la 2ème DC se retrouve à attaquer la 4ème DC et les contre-torpilleurs avant que la 2ème DCT, La 8ème DCT et le 10ème DCT ne s’allie aux croiseurs «tunisiens» contre les croiseurs «brestois» (30 janvier au 9 février). Après un mouillage en rade de Brest jusqu’au 16 février, la 2ème DC quitte la Bretagne pour rentrer en Tunisie.

Du 17 février au 2 mars, les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT sont en entretien à flot. Outre l’entretien courant, ils reçoivent enfin une DCA moderne. Les huit mitrailleuses de 13.2mm en affûts doubles et les quatre mitrailleuses de 8mm en affûts doubles sont remplacés par six canons de  25mm Hotchkiss en affûts simples en attendant la disponibilité des canons de 37mm Schneider.

La 2ème DCT sort pour essais du 3 au 7 mars avant une remise en condition dans le Golfe du Gascogne du 9 au 22  mars 1941. La division prépare ensuite les manoeuvres «Faidherbe» prévues au mois d’avril au large de Dakar ne sortant qu’une fois du 27 au 31 mars 1941.

Le 7 avril 1941, les trois DCT de la 3ème escadre légère sortent au complet pour une série d’exercices au large du Sénégal.

Navires aux jambes courtes et en attendant d’être équipés d’un système de ravitaillement à la mer performant, les neuf contre-torpilleurs doivent se ravitailler au Verdon le 9 avril et à Casablanca le 11 avril avant d’arriver à Dakar le 14 avril à l’aube.

Les trois divisions de contre-torpilleurs manœuvrent au large de Dakar et tirent au polygone de Rufisque du 16 au 27 avril, relâchent à Dakar du 28 au 30 avril avant une nouvelle série de manoeuvres du 1er au 15 mai. Les neuf contre-torpilleurs quittent Dakar le 19 mai, se ravitaillent à Casablanca le 22 mai avant de rentrer à  Brest le 26 mai 1941.

Les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT sont indisponibles pour entretien et repos de l’équipage du 27 mai au 22 juin. Outre l’entretien courant,la DCA légère est améliorée avec les six canons de 25mm Hotchkiss regroupés en trois affûts doubles et l’embarquement de deux affûts doubles de 37mm Schneider modèle 1941. Ils sortent pour essais du 24 au 30 juin avant de reprendre l’entrainement par un stage de mise en condition du 3 au 22 juillet 1941.

Le Jaguar quitte Brest le 1er août pour un entrainement en solitaire jusqu’au 13 août quand il arrive à Cherbourg où il fait escale du 13 au 18 août. Reprenant la mer le lendemain, il manoeuvre au large du Cotentin et de la Normandie jusqu’au 30 août quand il arrive au Havre pour quelques jours d’escale. Il quitte la Basse-Normandie le 4 septembre 1941 et rentre à Brest le 6 septembre 1941.

Le 12 septembre 1941, la 2ème DCT sort au complet pour une série d’exercices. Tout commence par un exercice de combat antisurface, une série de «deux contre un» du 12 au 22 septembre. Les trois contre-torpilleurs se ravitaillent auprès du vieux pétrolier Rhône (qui sera désarmé peu après) le 23 septembre avant de reprendre l’entrainement.

Du 24 septembre au 5 octobre, les contre-torpilleurs de la 2ème DCT subissent un entrainement de défense aérienne à la mer avant un ravitaillement à Brest le 6 octobre 1941. Cette grande phase d’entrainement se termine par une école à feux du 7 au 18 octobre 1941 avant de rentrer à Brest le 19 octobre 1941.

Victime d’une avarie de turbine, le Jaguar est indisponible du 22 octobre au 3 novembre 1941, sortant pour essais du 4 au 8 novembre avant de sortir pour remise en condition en compagnie de ses deux sister-ship du 10 au 21 novembre, la 2ème DCT rentrant à Brest le 27 novembre après une escale à Lorient du 22 au 26 novembre 1941.

Alors que le Chacal est en entretien à flot, le Jaguar et le Léopard sortent pour un entrainement commun du 4 au 17 décembre, rentrant à Brest le 18 décembre. Le Jaguar, navire-amiral de la 2ème DC sort en solitaire pour entrainement au combat de nuit du 20 au 27 décembre 1941.

Le 1er janvier 1942, la 2ème DCT (Jaguar Chacal Léopard) est redésignée 1ère DCT. Elle reste basée à Brest.

Le 7 janvier 1942, la 1ère DCT sort pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne et ce jusqu’au 23 janvier. Après une escale à Lorient du 24 au 28 janvier, les trois contre-torpilleurs subissent un entrainement DAM (Défense Aérienne à la Mer) du 29 janvier au 10 février avant de rentrer à Brest le 11 février 1942.

Alors que le Léopard subit un nouveau grand carénage (bassin n°6 12 février au 14 mai 1942), le Jaguar et le Chacal sortent pour un entrainement commun en Manche avec la 8ème DCT qu’ils retrouvent au Havre le 18 février.

Les deux divisions manœuvrent du 19 février au 2 mars avant de faire escale à Dunkerque du 3 au 10 mars pour entretien, la mer s’étant montré virulente avec les lévriers des mers. Après un nouvel exercice du 11 au 25 mars, les deux divisions se séparent, la 1ère DCT rentrant à Brest le 27 mars.

Le Jaguar sort pour entrainement au combat antisurface en solitaire du 2 au 12 avril enchainant par un entrainement de défense aérienne à la mer du 14 au 21 avril puis par un entrainement au combat de nuit du 23 avril au 3 mai, rentrant à Brest le 7 mai après une escale à Lorient du 4 au 6 mai 1942.
Le Jaguar subit un grand carénage au bassin n°6 du 15 mai au 17 août 1942, subissant une remise en état complète et une modernisation de ses capacités notamment l’installation d’un ASDIC et de grenades ASM (ce qui nécessite le débarquement de l’affût lance-torpilles triples avant) et d’une installation de ravitaillement à la mer.

Il est en essais en mer du 19 au 23 août avant remise en condition avec ses deux sister-ships du 24 août au 7 septembre avant que le Chacal ne subisse un grand carénage (bassin n°6 8 septembre au 12 décembre 1942).

Le Jaguar et le Léopard sortent pour un entrainement de division du 12 au 27 septembre avant de faire escale à Bordeaux du 28 septembre au 2 octobre. Reprenant la mer le 3 octobre, les deux navires font escale à La Pallice du 4 au 8 octobre, à Lorient du 9 au 12 octobre avant de rentrer à Brest le 13 octobre 1942.

Le 17 octobre, le Jaguar et le Léopard effectuent un entrainement au ravitaillement à la mer en compagnie du PRE La Seine. Ils prennent ensuite la haute mer pour un entrainement de division du 18 octobre au 1er novembre date à laquelle les deux contre-torpilleurs arrivent à Saint-Nazaire. Les deux navires quittent le port ligérien le 5 novembre, manœuvrent au large de la Bretagne jusqu’au 15 novembre, rentrant à Brest le 17 novembre 1942.

Après une période d’entretien à flot du 18 au 30 novembre (artillerie et électronique notamment), le Jaguar sort pour essais et entrainement du  2 au 7 décembre 1942. Il participe ensuite à la remise en condition du Chacal en compagnie du Léopard et ce du 18 au 31 décembre 1942.

La 1ère DCT sort pour entrainement de division du 5 au 17 janvier 1943. Après un mouillage en rade de Brest, les trois navires quittent la Bretagne en compagnie du PRE La Seine pour gagner Dakar où les quatre navires arrivent le 22 janvier 1943.

Les trois contre-torpilleurs effectuent une école à feux du 24 au 31 janvier avant de faire relâche à Dakar du 1er au 3 février. Les trois contre-torpilleurs ressortent pour un exercice de combat antisurface du 4 au 12 février avant de se ravitailler auprès de La Seine et d’enchainer par un exercice de défense aérienne à la mer du 14 au 27 février.

Après une ultime escale à Dakar du 28 février au 2 mars, le pétrolier-ravitailleur et les trois contre-torpilleurs quittent Dakar le 3 mars, se ravitaillent à Casablanca le 7 mars avant de rentrer à Brest le 11 mars 1943.

Après une période d’entretien à flot commune du 12 au 21 mars, les trois contre-torpilleurs de la 1ère DCT sortent pour essais du 22 au 25 mars avant de rentrer à Brest pour ravitaillement le 26 mars 1943.

Le 27 mars 1943 au matin, le Jaguar, le Chacal et le Léopard quittent Brest pour Dunkerque où ils arrivent le lendemain 28 mars 1943 dans la soirée. La 1ère DCT va manoeuvrer en Manche et en mer du Nord en compagnie des deux contre-torpilleurs de la 8ème DCT.

Tout commence par un exercice de défense aérienne à la mer du 31 mars au 7 avril, les cinq lévriers des mers étant assaillis par les avions de l’aéronavale et de l’armée de l’air. Ils rentrent à Dunkerque dans la soirée du 7 avril.

La 1ère DCT quitte Dunkerque le 8 avril pour se positionner dans le sud du détroit du Pas de Calais pour un exercice d’interception, le Kersaint et le Cassard jouant le rôle de croiseurs auxiliaires cherchant à passer dans l’Atlantique.
A l’issue de cet exercice mené du 8 au 17 avril, les cinq navires font escale à Douvres en Angleterre jusqu’au 21 avril quand ils reprennent la mer pour un exercice de synthèse du 22 au 27 avril quand les cinq navires gagnent Dunkerque pour une ultime escale du 27 au 30 avril 1943. La 1ère DCT repart le lendemain 1er mai et rentre à Brest le 3 mai 1943.

Le 12 mai 1943, le Jaguar quitte Brest pour un exercice de lutte ASM. Du 12 au 24 mai,  il va traquer le sous-marin Casabianca avant de servir du 25 au 30 mai de plastron pour des essais de lancement de torpilles par ce même sous-marin. Il rentre à Brest le lendemain 31 mai 1943.

Le 8 juin 1943, la 1ère DCT sort au complet pour un série d’exercices en mer d’Iroise et dans le golfe de Gascogne. Cela commence par un exercice de défense aérienne à la mer du 8 au 15 juin avant une escale à Lorient du 16 au 19 juin.

Reprenant la mer, les Jaguar Chacal et Léopard réalisent un exercice d’entrainement au combat antisurface avec tirs réels et lancement de torpilles simulés et actifs et ce du 20 juin au 2 juillet avant une escale à Saint-Nazaire du 3 au 7 juillet. Après un exercice de combat de nuit du 8 au 13 juillet, les trois navires rentrent à Brest le 14 juillet au matin.

Le Jaguar est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 15 juillet au 1er août 1943 avant de sortir pour essais du 2 au 7 août puis pour remise en condition en compagnie du Léopard du 8 au 18 août, les deux navires rentrant à Brest le 19 août dans la soirée. Il participe ensuite aux essais (18 au 21 août) et à la remise en condition du Chacal qui venait de sortir de son indisponibilité estivale (23 août au 3 septembre).

La 1ère DCT sort au complet du 5 au 17 septembre pour remise en condition du Léopard qui venait de connaître lui aussi ses quinze jours d’indisponibilité, amarré dans la Penfeld. La division rentre à  Brest le lendemain 18 septembre 1943.

Le 24 septembre 1943 à l’aube, le croiseur léger Gloire (4ème DC) franchit le goulet de Brest suivit par les trois contre-torpilleurs de la 1ère DCT. Le croiseur léger et les contre-torpilleurs vont manoeuvrer en mer d’Iroise jusqu’au 30 octobre avant un ravitaillement à la mer auprès du pétrolier Var.

Le lendemain 1er octobre, les Georges Leygues et Montcalm sortent de Brest et retrouvent leur sister-ship ainsi que les contre-torpilleurs. Du 1er au 12 octobre, la 4ème DC affronte la 1ère DCT au cours d’une série de joutes diurnes et nocturnes avec tirs réels et lancement simulés ou non de torpilles.

Après ravitaillement et entretien en baie de Douarnenez du 13 au 15 octobre, les contre-torpilleurs appareillent en pleine nuit pour disparaître aux yeux des croiseurs qui vont tenter de l’interception, interception effective le 19 octobre entre Cherbourg et Le Havre. Les deux divisions font escale au Havre du 21 au 25 octobre avant de rentrer à Brest le 27 octobre 1943.

Le 5 novembre 1943, la 1ère DCT quitte Brest direction Dunkerque où elle arrive le 8 novembre pour un exercice commun avec la 8ème DCT mais également avec la 5ème DT qui en attendant la mise en service du Provençal ne dispose que de trois torpilleurs légers en l’occurence Le Normand Le Parisien et Le Saintongeais.

Cet exercice commence par un entrainement au combat antisurface de jour du 9 au 15 novembre puis de nuit du 17 au 25 novembre avant une escale de relâche à Dunkerque du 26 au 30 novembre.

Les trois divisions effectuent ensuite un entrainement de défense aérienne à la mer du 1er au 10 décembre avant de regagner Dunkerque pour une escale commune du 11 au 15 décembre 1943. La 1ère DCT quitte Dunkerque le 16 décembre et rentre à Brest trois jours plus tard. Le Jaguar sort à nouveau du 23 au 28 décembre pour un entrainement de base.

Après une période d’entretien à flot du 1er au 15 janvier 1944, le Jaguar sort pour essais du 16 au 20 janvier avant un stage de remise en condition du 21 janvier au 2 février. Il rentre à Brest le lendemain 3 février.

La 1ère DCT sort au complet pour un entrainement de division le 12 février 1944. Les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement au combat antisurface du 12 au 19 février avant un rapide ravitaillement à Brest le 20 février.

Du 21 au 28 février 1944, les trois contre-torpilleurs s’entrainent au combat de nuit avant un nouveau ravitaillement à Brest le 29 février, ravitaillement suivit d’un entrainement à la défense aérienne à la mer du 1er au 12 mars, les trois contre-torpilleurs rentrant à Brest le lendemain.

Le Jaguar sort à nouveau du 16 au 22  mars pour un entrainement à la lutte ASM, entrainement mené en compagnie du sous-marin Archimède, d’avions et d’hydravions avant de rentrer à Brest le 25 mars après une escale à Lorient les 23 et 24 mars 1944.

Le 4 avril 1944, le cuirassé Jean Bart appareille de Brest direction Portsmouth la grande base britannique. Il n’est pas seul puisque l’accompagne le croiseur léger Georges Leygues, les trois contre-torpilleurs de la 1ère DCT ( Jaguar Chacal Léopard) et les torpilleurs d’escadre L’Opiniâtre et L’Aventurier.

La petite force navale appelée force Y arrive dans la grande base navale britannique le lendemain 5 avril pour une opération de relations publiques/public relation d’une semaine où les navires français (et dit-on leurs équipages) ont connu un grand succès.

La force repart le 13 avril, fait escale à Douvres du 15 au 17 puis à Newcastle du 22 au 25 avril, escale improvisée en raison d’un problème mécanique sur plusieurs navires de la force Y.

Les réparations assurées par l’équipage et les ouvriers de plusieurs chantiers de la Tyne terminées, les navires français font escale à Rosyth pour ravitaillement avant de cingler direction Scapa Flow où ils arrivent le 30 avril 1944.

La force Y retrouve alors une partie de la Home Fleet en l’occurence le porte-avions HMS Illustrious, le cuirassé HMS Lion, le croiseur lourd HMS London et huit destroyers, formant la force X. Les force X et Y reprennent la mer le 3 mai 1944 pour quinze jours d’exercices intensifs en mer du Nord et plus précisément au large de l’Ecosse.

Les navires de la Royale et de la Royal Navy vont ainsi simuler un classique combat d’escadre, répéter les procédures de défense aérienne à la mer et de défense anti-sous-marine avant plusieurs écoles à feu sur des ilôts désertiques de la côte écossaise.

Après une escale à Greenock dans l’estuaire de la Clyde du 21 au 26 mai, la force Y reprend la mer pour rentrer à Brest le 30 mai.

Le Jaguar sort à nouveau pour entrainement du 5 au 12 juin et du 17 au 21 juin, en mer d’Iroise avant d’entamer les préparatifs du désarmement.

Il est mis en position de complément le 27 juin 1944 puis échoué dans le bassin n°6 de l’Arsenal de Brest du 27 juin au 4 juillet. Les munitions sont débarquées, les soutes vidangées et tout le matériel récupérable l’est notamment l’électronique (qui va servir de pièces de rechange, de matériel école ou de matériel d’expérimentation) et l’armement qui est débarqué au dépôt central d’artillerie de Guipavas pour une réutilisation ultérieure.

Le contre-torpilleur Jaguar est officiellement désarmé le 4 juillet 1944.

Remis à flot, il reste mouillé en Penfeld jusqu’au 15 septembre 1944 quand il est remorqué au cimetière marin de Landevennec (officiellement Dépôt Naval de l’Atlantique) et amarré à bâbord de l’ancien porte-avions Béarn. Il est coulé comme cible en compagnie de l’ex-torpilleur L’Adroit le 14 mars 1946. Son épave repose à 150 miles à l’ouest de la pointe du Raz.