10-Contre-torpilleurs (13)

Le Verdun

Le contre-torpilleur Verdun durant la guerre de Pologne

Le contre-torpilleur Verdun durant la guerre de Pologne

-Le Verdun est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) installés à Saint-Nazaire le 10 août 1927 et lancé le 4 juillet 1928. Il est armé pour essais le 1er mai 1929.  La clôture d’armement est prononcée le 1er avril 1930. Le contre-torpilleur Verdun est admis au service actif le 19 avril 1930.

A sa mise en service, le Verdun forme la 7ème DL avec ses sister-ship Vauban Valmy et Guépard, la 7ème DL formant à partir du 15 avril 1931, le groupement de contre-torpilleurs de la 1ère escadre avec la 5ème DL composée des contre-torpilleurs Panthère Chacal et Tigre.

Au 1er janvier 1932, la 7ème DL ne dispose plus que du Verdun et du Valmy mais reçoit le renfort de l’Albatros le 25 janvier 1932. le 15 mars, le Gerfaut est également affecté à la division qui dispose donc de quatre navires.

Le 28 septembre 1933, le Verdun cesse d’être le bâtiment-amiral du groupe des contre-torpilleurs de la 1ère escadre et placé en position de complément, étant remplacé par le Tartu. Le Verdun est réarmé le 15 décembre 1934 et le 14 janvier 1935, il appareille pour le Levant, étant détaché à la Division Navale du Levant (DNL). Il y est déployé jusqu’au mois d’août, étant relevé par le Guépard avant de rentrer à Toulon.

Affecté depuis le 5 octobre 1935 à la 7ème DL, le Verdun retourne dans le groupe de complément le 1er janvier 1936, étant en travaux du 2 janvier au 22 août. Réarmé à effectifs complets le 15 août 1936, le Verdun forme une 13ème DL avec son sister-ship Guépard et le Vautour remplacé par le Valmy le 1er décembre 1936, la 13ème DL étant rebaptisée 3ème DCT le 12 avril 1937.

Comme une majeure partie de la marine nationale, le Verdun et la 3ème DCT vont participer à la guerre d’Espagne, la marine nationale assurant avec ses croiseurs, ses contre-torpilleurs, ses torpilleurs et ses sous-marins d’incessantes patrouilles pour préserver la liberté de commerce et de navigation en Méditerranée.

Le 1er juillet 1939 est créée à Bizerte une 4ème escadre, escadre composée d’une division de croiseurs et de trois divisions de contre-torpilleurs et chargée d’attaquer les lignes de communication italiennes entre la métropole, la Sicile et la Libye.

Sans la fin prématurée de la guerre de Pologne, la 3ème DCT serait passée en janvier 1940 dans l’Atlantique pour assurer la défense des convois entre Brest et Casablanca. La 3ème Division de Contre-Torpilleurs reste donc basée à Bizerte au sein de la 4ème Escadre qui va devenir en septembre 1940, la 6ème Escadre Légère.

Comme pour toutes les DCT, les trois navires vont passer à tour de rôle en grand carénage pour récupérer tout leur potentiel technique.

Le 3 janvier 1940, le Guépard transmet au Verdun son pavillon de navire-amiral de la 3ème DCT avant de rentrer en grand carénage le lendemain à l’Arsenal de Sidi-Abdallah.

Le Verdun et le Valmy sortent ainsi du 8 au 15 janvier pour un entrainement au combat antisurface avant une relâche prolongée à Sfax du 16 au 30 janvier en raison d’un problème technique pour le Verdun. Les deux navires reprennent la mer le lendemain 31 janvier 1940 pour une école à feux dans le golfe de Gabès et ce du 31 janvier au 9 février quand les deux navires rentrent à Bizerte.

La 3ème DCT sort à nouveau pour entrainement au combat de nuit du 15 au 22 février, faisant escale à Tunis du 23 au 27 février avant d’enchainer par une école à feux du 28 février au 7 mars quand les deux contre-torpilleurs rentrent à Bizerte. Ils se séparent alors, le Valmy devant entrer en grand carénage alors que le Verdun va participer à la remise en condition du Guépard.

Le Verdun sort ainsi avec le Guépard du 13 mars au 3 avril 1940,les deux navires rentrant à Bizerte le 8 avril après une escale à Tunis du 4 au 7 avril.

Le Guépard redevenu navire-amiral de la 3ème DCT sort avec le Verdun pour un exercice de combat antisurface du 16 au 30 avril avant une escale à La Valette du 1er au 4 mai qui est suivi d’un retour à Bizerte le lendemain 5 mai 1940.

Le Verdun est indisponible du 6 au 21 mai, sortant pour essais du 22 au 27 mai. La 3ème DCT sort ensuite du 30 mai au 5 juin, rentrant le lendemain à Bizerte.

Le Verdun subit un grand carénage à l’Arsenal de Sidi-Abdallah du 11 juin au 7 septembre 1940, il sort pour essais du du 9 au 12 septembre avant remise en condition en compagnie de ses sister-ships Guépard et Valmy du 14 septembre au 2 octobre, la 3ème DCT rentrant à Bizerte le 9 octobre après une escale à La Valette du 3 au 8 octobre 1940.

Le 17 octobre 1940, la 3ème DCT quitte Bizerte en compagnie du pétrolier Mékong qui ravitaille les trois «quatre tuyaux» à flot à Mers-El-Kébir le 21 octobre, à Casablanca le 24 octobre avant que les quatre navires ne gagnent à Dakar le 28 octobre. Les trois contre-torpilleurs vont y manoeuvrer jusqu’au 17 novembre, quittant Dakar le 19 pour rentrer à Bizerte le 28 novembre 1940.

Alors que le Guépard est en entretien à flot, le Verdun sort pour entrainement du 5 au 12 décembre, rentrant à Bizerte le lendemain 13 décembre. Il participe avec le Valmy à la remise en condition du Guépard du 20 au 31 décembre 1940.

La 3ème DCT sort pour un entrainement de division en Méditerranée orientale du 4 au 14 janvier 1941, la division se ravitaillant à Malte le 15 janvier avant de reprendre la mer en direction de Beyrouth où la division fait escale du 19 au 22 janvier avant de reprendre l’entrainement pour des manoeuvres qui s’achèvent par une escale à Haïfa du 28 janvier au 3 février avant que la division ne reprenne la mer pour rentrer à Bizerte le 7 février 1941.

Le Verdun est indisponible du 8 au 18 février 1941, sortant pour essais du 19 au 22 février 1941 avant un stage de remise en condition du 23 février au 3 mars.

Le 11 mars 1941, la 3ème DCT sort pour un nouvel entrainement de division au  large de la Tunisie, entrainement qui s’achève le 27 mars quand les navires rentrent à Bizerte. Les trois contre-torpilleurs subissent ensuite une période de travaux à flot du 28 mars au 12 avril 1941 pour modernisation de la DCA.

La 3ème DCT sort pour essais du 13 au 16 avril suivit d’un stage de remise en condition du 17 au 30 avril, remise en condition axée sur la défense aérienne à la mer pour roder la nouvelle DCA des trois contre-torpilleurs.

Du 2 au 12 mai, la 3ème et la 1ère DCT participe avec le croiseur léger Emile Bertin à un exercice de protection et d’attaque de convois. Après une escale à La Valette du 13 au 20 mai, ils effectuent un exercice DAM du 21 mai au 2 juin, rentrant le lendemain à Bizerte.

Le Verdun est indisponible du 2 au 21 juin, sortant pour essais les 22 et 23 juin puis  pour remise en condition du 24 juin au 10 juillet. Il participe ensuite à un entrainement de division du 23 juillet au 12 août,  faisant escale à La Valette (Malte) du 13 au 17 août, à Tunis du 18 au 22 août avant de rentrer à Bizerte le lendemain 23 août 1941.

Alors que le Valmy est indisponible pour avarie, le Verdun et le Guépard sortent pour entrainement du 28 août au 7 septembre, les deux contre-torpilleurs faisant escale à Tunis du 8 au 11 septembre  avant de rentrer à Bizerte le 12 septembre 1941. Ils enchainent ensuite par la remise en condition du Valmy du 15 au 30 septembre 1941.

La 3ème DCT sort à nouveau au complet pour un exercice combiné avec l’armée de l’air du 5 au 12 octobre, rentrant à Bizerte le lendemain 13 octobre 1941. C’est ensuite un entrainement intensif au sein de la 6ème EL en Méditerranée orientale du 15 octobre au 12 décembre, rentrant à Bizerte le 16 décembre après de multiples exercices avec la DNL et la marine britannique.

Le 1er janvier 1942, le contre-torpilleur Verdun forme une nouvelle 4ème DCT avec ses sister-ships Valmy et Vauban. Cette division est rattachée à la 4ème Escadre et basée à Mers-El-Kébir.

Le 5 janvier 1942, le Verdun quitte Bizerte pour sa nouvelle base en l’occurence Mers-El-Kébir qui de simple mouillage était devenue une véritable base opérationnelle pour la 4ème Escadre même si pour le gros entretien, la base oranaise dépendait encore de Toulon et de Bizerte.
Arrivé sur place le 9 janvier, le Verdun comme ses deux compères de la 4ème DCT subit une période d’entretien à flot du 10 au 31 janvier 1942, sortant pour essais du 1er au 5 février avant remise en condition du 6 au 24 février 1942.

Le Verdun sort avec ses deux compères de la 4ème DCT pour un premier entrainement de division du 4 mars au 11 avril 1942, rentrant au port le lendemain.

Le 20 avril 1942, le Verdun quitte Mers-El-Kébir direction Toulon. Il est provisoirement détaché au Centre d’Essais du Levant chargé des tests des nouvelles armes destinées à la marine nationale. C’est ainsi que du 21 avril au 3 mai, le contre-torpilleur va participer à des essais de torpilles, rentrant à son port d’attache le lendemain 4 mai.

Le contre-torpilleur Verdun sort à nouveau pour entrainement à la lutte ASM du 7 au 15 mai en coopération avec le sous-marin Junon, l’aviation et l’hydraviation basée à terre. Il rentre à Mers-El-Kébir le 22 mai après une escale à Alger du 16 au 20 mai 1942.

Le Verdun va participer ensuite à un nouvel entrainement de division en compagnie du Valmy et du Vauban, entrainement ayant lieu au large de Dakar du 7 juin au 22 juillet, la 4ème DCT faisant escale à Dakar du 23 au 27 juillet, à Casablanca le 2 août avant de rentrer à leur port d’attache le 7 août 1942.

Les trois contre-torpilleurs sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 8 au 30 août 1942, sortant pour essais du 31 août au 4 septembre avant remise en condition du 6 au 24 septembre, rentrant à Mers-El-Kébir le 2 octobre après une escale à Alger du 25 septembre au 1er octobre.

Le Verdun termine sa première année oranaise par un entrainement de division du 10 octobre au  13 novembre, rentrant à Mers-El-Kébir le 17 après une escale de courtoisie à Alger. Le sixième contre-torpilleur de classe Guépard enchaine ensuite par un entrainement DAM du 19 au 30 novembre, une escale à Alger du 1er au 4 décembre, un court passage à Mers-El-Kébir du 5 au 8 décembre avant de réaliser la remise en condition du Vauban du 9 au 22 décembre 1942.

Le Verdun effectue son premier entrainement de division de l’année du 5 janvier au 3 février 1943, rentrant  à Mers-El-Kébir le 10 février après une escale à Alger du 4 au 9 février 1943.

Le 17 février 1943, les contre-torpilleurs Vauban et Verdun quittent Mers-El-Kébir et mettent cap à l’ouest, retrouvant au large de l’Espagne, le remorqueur de haute mer américain Anglian Monarch qui remorquait depuis Charleston (Caroline du Sud), un dock-flottant de 210m de long et d’une capacité de 17000 tonnes destiné à la base de Mers-El-Kébir.

Le petit convoi arrive le 20 février dans sa nouvelle antre. Il va être inauguré par les contre-torpilleurs de la 4ème DCT qui vont passer à tour de rôle sur le dock pour un grand carénage bien mérité.

Du 3 au 16 mars, le Verdun _navire-amiral de la 4ème DCT en l’absence du Vauban_ participe à la remise en condition du Valmy qui venait de connaître une période d’indisponibilité accidentelle suite à une série de problèmes mécaniques.

Les deux contre-torpilleurs disponibles de la 4ème DCT sortent à nouveau pour entrainement du 21 au 31 mars avant une escale à Alger du 1er au 4 avril suivit par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 5 au 17 avril, date du retour des deux contre-torpilleurs à Mers-El-Kébir.

La 4ème DCT sort pour un entrainement ASM du 25 avril au 3 mai avec les sous-marins Méduse et Amphitrite avant de faire escale à Tunis du 4 au 7 mai, date de son appareillage pour un entrainement de défense aérienne à la mer qui s’achève le 17 mai 1943 lors du retour du Valmy et du Verdun à leur port d’attache.

Le Verdun sort pour entrainement du 22 au 30 mai 1943, rentrant à Mers-El-Kébir le 6 juin après une escale à Philippeville du 31 mai au 5 juin. Il participe du 12 au 30 juin à la remise en condition du Vauban qui venait de sortir de grand carénage. A l’issue de cette remise en condition, le Vauban redevient navire-amiral de la 4ème DCT.

Le Verdun et le Vauban sortent pour un entrainement de division du 4 au 25 juillet, faisant escale à Ajaccio du 26 au 29 juillet avant de rentrer le lendemain à leur port d’attache.  Le Verdun est ensuite indisponible (permissions de l’équipage) du 31 juillet au 17 août avant remise en condition du 24 août au 4 septembre en compagnie du Vauban.

Du 12 septembre au 20 décembre 1943, le contre-torpilleur Verdun subit un grand carénage, la remise en état étant doublée d’une modernisation de ses capacités avec l’installation d’un Asdic et d’un système de ravitaillement à la mer. Il sort pour essais du 21 au 24 décembre avant d’effectuer sa remise en condition avec ses deux compères de la 4ème DCT du 26 décembre au 12 janvier, les trois contre-torpilleurs rentrant à Mers-El-Kébir le 20 janvier après une escale à Tanger du 13 au 18 janvier 1944.

La 4ème DCT ressort pour son premier entrainement de division depuis près d’un an. Le Vauban suivit par le Verdun et le Valmy quittent Mers-El-Kébir à l’aube le 27 janvier 1944 pour six semaines d’exercice intensifs jusqu’au 17 mars,  jour où les trois navires rentrent à Mers-El-Kébir.

Après une période d’entretien à flot du 18 au 28 mars, la 4ème DCT sort pour essais du 29 mars au 2 avril avant un stage de remise en condition du 3 au 17 avril 1944.

Les contre-torpilleurs Vauban Valmy et Verdun quittent Mers-El-Kébir le 24 avril 1944 et retrouvent à la mer la 10ème DCT. Les deux divisions s’affrontent dans une série de joutes nautiques du 24 avril au 12 mai avec de fréquents ravitaillement au port.

Après une escale commune à Alger du 13 au 18 mai, les deux divisions subissent un entrainement de défense aérienne à la mer du 19 au 31 mai, rentrant à Mers-El-Kébir le 6 juin 1944 après une nouvelle escale à Alger du 1er au 5 juin 1944.

Le Verdun sort pour un entrainement à la lutte ASM avec le sous-marin L’Andromède du 12 au 21 juin puis après une escale à Tunis du 22 au 25 juin, effectue un entrainement à la défense aérienne à la mer du 26 juin au 3 juillet 1944. Il participe ensuite à la remise en condition du Vauban du 5 au 17 juillet 1944.

Après une nouvelle sortie pour école à feux du 20 au 27 juillet, le Verdun est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 29 juillet au 21 août 1944. Il sort pour essais du 22 au 27 août avant remise en condition du 29 août au 15 septembre 1944.

La 4ème DCT sort ensuite pour un nouvel entrainement de division  du 22 septembre au 8 novembre 1944, rentrant à Mers-El-Kébir le 14 novembre 1944 après une escale à Alger du 9 au 13 novembre.

Le Verdun sort pour une école à feux du 20 au 30 novembre 1944 puis fait escale à Ajaccio du 1er au 6 décembre, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 7 décembre. Il  participe ensuite du 8 au 22 décembre à la remise en condition du Vauban en compagnie de son sister-ship Valmy.

Le 8 janvier 1945, la 4ème DCT devait sortir pour un entrainement de division mais le Valmy est victime d’une avarie ce qui annule l’entrainement de division. Cela n’empêche pas le Vauban et le Verdun de sortir du 8 au 21 janvier pour un entrainement commun en attendant la disponibilité de leur compère.

L’indisponibilité du Valmy se prolongeant, le Verdun et le Vauban sortent pour un nouvel exercice _une école à feux_ du 27 janvier au 9 février 1945, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 10 février 1945.

La 4ème DCT sort enfin au complet le 15 février et va enchainer les exercices jusqu’au 5 avril 1945, ralliant leur port d’attache le lendemain.

Le Verdun et le Valmy sortent pour un entrainement du 22 avril au 27 mai 1945, ralliant le même jour leur port d’attache.

Le Verdun subit une période d’entretien à flot du 28 mai au 10 mai, sortant pour essais du 11 au 14 mai avant d’enchainer dès le lendemain par un entrainement de division avec ses deux contre-torpilleurs de la 4ème DCT, entrainement de division qui s’achève le 30 juillet,la division rentrant à Mers-El-Kébir après une escale à Alger du 31 juillet au 4 août.

Les trois contre-torpilleurs de la 4ème DCT sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 5 au 27 août, sortant pour essais du 28 au 31 août avant remise en condition du 2 au 27 septembre 1945.

La 4ème DCT sort alors pour un nouvel entrainement de division qui va occuper le Verdun, le Valmy et le Vauban du 1er octobre au 12 novembre, enchainant par des visites de représentation et de courtoisie, faisant escale à Port-Vendres du 15 au 18 novembre, à Marseille du 19 au 22 novembre, à Nice du 24 au 28 novembre, à Ajaccio du 29 novembre au 3 décembre, à Tunis du 5 au 8 décembre, à Alger du 10 au 15 décembre avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 17 décembre 1945. La division reste au port jusqu’à la fin de l’année pour entretien et repos de l’équipage.

Le Verdun effectue deux petites sorties d’entrainement au large d’Oran du 2 au 9 janvier 1946 et du 12 au 19 janvier 1946 avant d’enchainer par un entrainement de division. La 4ème DCT appareille ainsi le 21 janvier, fait une escale de ravitaillement le 25 juillet à Casablanca avant d’arriver à Dakar le 30 janvier 1946, la division s’entrainant jusqu’au 18 mars, quittant Dakar le 23 mars pour rallier Mers-El-Kébir le 1er avril 1946.

Le Verdun sort pour un entrainement  du 6 au 12 avril, faisant escale à Alger du 13 au 15 avril avant de rentrer à Mers-El-Kébir le lendemain 16 avril 1946.

Le Vauban et le Verdun sortent pour un exercice de lutte ASM du 21 au 28 avril avec le sous-marin Amirde, faisant escale à Alger du 29 avril au 4 mai avant d’enchainer par un exercice de défense aérienne à la mer du 5 au 12 mai. Les deux contre-torpilleurs font escale à Tunis du 13 au 16 mai avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 18 mai 1946.

Après un entrainement à la défense aérienne à la mer du 24 au 31 mai, le Verdun sort en compagnie de son sister-ship Vauban du 5 au 17 juin 1946,  faisant escale à Alger du 18 au 21 juin avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 22 juin 1946.
Le 1er juillet 1946, le Vauban sort en compagnie du Verdun pour entrainement et école à feux au large de l’Oranie et ce jusqu’au 13 juillet quand les deux navires arrivent à Alger.  A l’issue de quatre jours d’escale, les deux contre-torpilleurs rentrent à Mers-El-Kébir le 18 juillet 1946.

Le 23 juillet 1946, le Vauban est placé en position de complément ce qui entraine la dissolution de la 4ème DCT, le Verdun restant hors rang au sein du groupement de contre-torpilleurs de la 4ème Escadre.

Le Verdun sort à nouveau pour entrainement du 24 au 31 juillet, du 3 au 12 août 1946 et du 15 au 27 août.

Mis en position de complément le 28 août 1946, le Verdun passe sur le doc du 29 août au 7 septembre 1946.

Le contre-torpilleur Verdun est officiellement désarmé le 8 septembre 1946. Mouillé à Mers-El-Kébir, il est transféré à la remorque en mars 1948 au cimetière naval du Breéaillon où il retrouve le Vauban et le Valmy le 12 mars.

Les trois navires vont servir à partir de septembre 1948 de ponton de DCA, recevant des pièces légères de 25 et de 37mm ainsi que des émetteurs de fumigènes pour protéger la rade d’éventuels raids aériens.
Classe Guépard

Caractéristiques techniques de la classe Guépard

Déplacement : en charge normale (prévu) 2689 tonnes (effectif) 2750 tonnes pleine charge 3200 à 3250 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 130.20m longueur entre perpendiculaires 123.10m largeur maximale 11.76m largeur à la flottaison 11.52m Tirant d’eau : 3.38m à l’avant 4.69m

Propulsion :  Le Guépard, le Bison, le Valmy et le Verdun dispose de turbines Parsons alors que les Lion et Vauban dispsosent de turbines Zoelly, les turbines étant alimentées par quatre chaudières réparties en deux rues de chauffe. Ces chaudières sont du type Du Temple à petit tubes d’eau timbrées à 20kg/cm². Elles dévellopent 64000ch et entrainent deux hélices tripales.

Performances :  vitesse maximale en service : 36 noeuds distance franchissable : 750 miles nautiques à 6 noeuds, 3450 miles nautiques à 14.5 noeuds

Electronique et Conduite de tir :  un télémètre de 5m à l’avant, un télémètre de 4m à l’arrière et deux télémètres de 1m au centre. Installation de plusieurs radars de navigation et de conduite de tir.

Schéma du canon de 138mm modèle 1923

Schéma du canon de 138mm modèle 1923

Armement : (configuration d’origine) 5 canons de 138mm modèle 1923 en affûts simples sous masque (deux avant, deux arrières et un derrière la quatrième cheminée); 4 canons de 37mm modèle 1925 en quatre affûts contre avions simples (CAS) installés deux par deux de part et d’autre de la cheminée n°3; 4 mitrailleuses de 8mm Hotchkiss modèle 1914 remplacées avant-guerre par deux affûts doubles de 13.2mm; 6 tubes lance-torpilles de 550mm groupés en deux plate-formes triples;4 mortiers Thornycroft avec douze bombes de 100kg. Ils sont débarqués en 1932 pour améliorer la stabilité mais deux sont réinstallés en 1939 pour tenter d’améliorer la capacité ASM de navires engagés dans des missions d’escorte et 2 grenadeurs avec 24 grenades de 200kg, seize en position et huit en réserve

(modifications 1940-1948) : modernisation de la DCA avec le remplacement des canons de 37mm modèle 1925 et des mitrailleuses de 13.2mm par par deux affûts doubles de 37mm Schneider modèle 1941 et six canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en affûts simples.

Débarquement des mortiers Thornycroft et des grenadeurs d’origine par deux nouveaux grenadeurs de sillage avec de nouvelles grenades.

Equipage :  9 officiers, 34 officiers mariniers et 193 quartiers maitres et matelots soit 236 hommes

10-Contre-torpilleurs (12)

Le Valmy

Le contre-torpilleur Valmy en 1929

Le contre-torpilleur Valmy en 1929

-Le Valmy est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Saint-Nazaire-Penhoët le 5 mai 1927 et lancé le 19 mai 1928. Il est armé pour essais le 15 février 1929. Après un passage au bassin, il quitte son chantier constructeur le 11 avril 1929, direction Lorient son port d’armement.

La clôture d’armement est prononcée le 1er janvier 1930. Les derniers essais sont réalisés le 12 janvier, la commission supérieure d’armement se réunissant le 22 janvier 1930. Il quitte Lorient le même jour, fait escale à Alger le 25, à Bizerte du 26 au 29.

Le contre-torpilleur Valmy est admis au service actif le 26 janvier 1930.

A son arrivée à Toulon le 15 février 1930, le cinquième contre-torpilleur de classe Guépard est affecté à la 1ère escadre, intègrant la 5ème DL qui ne comporte pas moins de cinq membres à savoir le Panthère, le Chacal et le Tigre de classe Jaguar et le Guépard appartenant à la classe éponyme.

Le 1er mai 1930 est créée la 7ème DL composée du Verdun, du Guépard et du Valmy, le Verdun étant chef de cette nouvelle division, la 5ème DL retrouvant un format plus habituel à trois navires avec le Panthère, le Chacal et le Tigre.

La composition de la 7ème DL change le 7 février 1931 quand le Vauban arrive à Toulon. Il remplace dans la division le Guépard ce qui donne une division homogène, les trois navires de la 7ème Division Légère étant des navires de la tranche 1926.

Le 15 avril 1931 est créé le groupe des contre-torpilleurs de la 1ère escadre avec la 5ème DL (Panthère Chacal Tigre) et la 7ème DL (Verdun Valmy Vauban).

Au 1er janvier 1932, la 7ème DL ne dispose plus que du Verdun et du Valmy mais reçoit le renfort de l’Albatros le 25 janvier 1932. le 15 mars, le Gerfaut est également affecté à la division qui dispose donc de quatre navires.

Le 1er août 1932, la 7ème DL perd le Gerfaut qui rejoint la 5ème DL alors que le Valmy est placé en disponibilité pour travaux, remplacé le 10 octobre par le Guépard, la 7ème DL étant alors composé du Verdun, du Guépard et de l’Albatros. Les travaux terminés, le Valmy est affecté au groupe de complément à partir du 20 juin 1933.

Après une période de travaux et de mise en disponibilité (liée en partie à des problèmes d’effectifs obligeant la marine à faire des choix), le Valmy quitte Toulon le 17 décembre 1934 pour Brest où il arrive le 22, intégrant la 4ème Division Légère (4ème D.L).

Le 15 août 1936, la 2ème Escadre dite aussi Escadre du Ponnant devient Escadre de l’Atlantique. La 4ème DL à laquelle appartenait le Valmy est dissoute, le contre-torpilleur devant ensuite rejoindre la Méditerranée.

Le 7 novembre, il intègre la 13ème DL, division qu’il forme avec ses sister-ship Guépard et Verdun. Il arrive à Toulon le 15 novembre 1936. Il effectue alors plusieurs patrouilles au large de l’Espagne

Le 12 avril 1937, les divisions légères deviennent en fonction des navires qui les composent des divisions de croiseurs (DC) ou des divisions de contre-torpilleurs (DCT). La 13ème DL devient ainsi la 3ème DCT, la composition de la division restant identique avec le Guépard, le Valmy et le Verdun.

Jusqu’à la fin de la guerre d’Espagne en mars 1939, le Valmy et ses deux compères de la 3ème DCT vont mener de nombreuses patrouilles pour assurer la liberté de navigation et la liberté du commerce.

Le 1er juillet, une 4ème escadre (forces légères d’attaque) est créée à Bizerte. Sous les ordres du contre-amiral Marquis, on trouve la 3ème DC (croiseurs La Marseillaise Jean de Vienne et La Galissonnière), le croiseur léger Emile Bertin, la 1ère DCT (contre-torpilleurs Vauban Lion Aigle), la 3ème DCT (contre-torpilleurs Guépard Verdun Valmy) et la 11ème DCT (Bison Milan Epervier).

Les contre-torpilleurs censés attaquer les lignes de communication italiennes vont mener des missions d’escorte en Méditerranée et dans l’Atlantique. Le Valmy à une brève période d’indisponibilité du 23 au 26 août.

Sans la fin prématurée de la guerre de Pologne, la 3ème DCT serait passée en janvier 1940 dans l’Atlantique pour assurer la défense des convois entre Brest et Casablanca. La 3ème Division de Contre-Torpilleurs reste donc basée à Bizerte au sein de la 4ème Escadre qui va devenir en septembre 1940, la 6ème Escadre Légère.

Comme pour toutes les DCT, les trois navires vont passer à tour de rôle en grand carénage pour récupérer tout leur potentiel technique.

Le 4 janvier 1940, le Guépard est échoué au bassin à l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour un grand carénage, laissant la 3ème DCT composée uniquement du Verdun (Al) et du Valmy. Cela n’empêche pas les deux contre-torpilleurs disponibles d’être fort actifs.

Le Valmy et le Verdun sortent ainsi du 8 au 15 janvier pour un entrainement au combat antisurface avant une relâche prolongée à Sfax du 16 au 30 janvier en raison d’un problème technique pour le Verdun.

Les deux navires reprennent la mer le lendemain 31 janvier 1940 pour une école à feux dans le golfe de Gabès et ce du 31 janvier au 9 février quand les deux navires rentrent à Bizerte.
La 3ème DCT sort à nouveau pour entrainement au combat de nuit du 15 au 22 février, faisant escale à Tunis du 23 au 27 février avant d’enchainer par une école à feux du 28 février au 7 mars quand les deux contre-torpilleurs rentrent à Bizerte. Ils se séparent alors, le Valmy devant entrer en grand carénage alors que le Verdun va participer à la remise en condition du Guépard.

Le Valmy est échoué le lendemain 8 mars au bassin n°4 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour une remise en état complète, la modernisation de ses capacités militaires (DCA et ASM notamment) étant repoussée à une date ultérieure en raison de l’indisponibilité de pièces de DCA modernes ainsi que d’Asdic en raison de la lenteur de leur fabrication et de la priorité donnée aux torpilleurs d’escadre.

Le contre-torpilleur durant ses trois mois au bassin (8 mars-8 juin 1940) voit sa coque grattée, sablée et repeinte (des renforts structuraux sont également mis en place), les hélices d’origine sont remplacées, les turbines subissent une grande visite, les chaudières sont retubées, les soutes à mazout sont curées. Quand aux locaux-vie, ils sont remis à neuf.

Remis à flot le 8 juin donc, le Valmy subit trois jours d’essais à la mer soit du 9 au 12 juin avant remise en condition en compagnie du Guépard du 14 juin au 2 juillet alors que le Verdun l’à remplacé dans le cycle de grand carénage.

Suite à une avarie technique sur le Guépard, le Valmy est le seul contre-torpilleur de la 3ème DCT disponible, sortant ainsi pour un entrainement au combat antisurface du 9 au 16 juillet puis après une escale à Tunis du 17 au 21 juillet subit un entrainement au combat de nuit et ce du 22 au 28 juillet, jour de son retour à Bizerte. Il participe ensuite du 3 au 19 août à la remise en condition du Guépard.

Le Valmy est indisponible pour permissions de l’équipage du 20 août au 5 septembre 1940 avant de participer à la remise en condition du Verdun en compagnie du Guépard et ce du du 14 septembre au 2 octobre, la 3ème DCT rentrant à Bizerte le 9 octobre après une escale à La Valette du 3 au 8 octobre 1940.

Le 17 octobre 1940, la 3ème DCT quitte Bizerte en compagnie du pétrolier Mékong qui ravitaille les trois «quatre tuyaux» à flot à Mers-El-Kébir le 21 octobre, à Casablanca le 24 octobre avant que les quatre navires ne gagnent à Dakar le 28 octobre. Les trois contre-torpilleurs y manœuvrent jusqu’au 17 novembre, quittant Dakar le 19 et rentrant à Bizerte le 28 novembre 1940 après une escale à Casablanca.

Après une période d’entretien à flot du 29 novembre au 14 décembre 1940, les trois navires de classe Guépard sortent pour essais du 15 au 18 décembre avant remise en condition en compagnie  du 20 au 31 décembre.

La 3ème DCT sort pour un entrainement de division en Méditerranée orientale du 4 au 14 janvier 1941, la division se ravitaillant à Malte le 15 janvier avant de reprendre la mer en direction de Beyrouth où la division fait escale du 19 au 22 janvier avant de reprendre la mer pour des manoeuvres qui s’achèvent par une escale à Haïfa du 28 janvier au 3 février avant que la division ne reprenne la mer pour rentrer à Bizerte le 7 février 1941.

Le 11 mars 1941, la 3ème DCT sort pour un nouvel entrainement de division au  large de la Tunisie, entrainement qui s’achève le 27 mars quand les navires rentrent à Bizerte.

Les trois contre-torpilleurs subissent une période de travaux à flot du 28 mars au 12 avril 1941 pour modernisation de la DCA : les quatre canons de 37mm modèle 1925 en affûts simples et les quatre mitrailleuses de 13.2mm en deux affûts doubles sont remplacées par deux affûts doubles de 37mm Schneider modèle 1941 et six canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en affûts simples.

La 3ème DCT sort pour essais du 13 au 16 avril suivit d’un stage de remise en condition du 17 au 30 avril, remise en condition axée sur la défense aérienne à la mer pour roder la nouvelle DCA des trois contre-torpilleurs.

Du 2 au 12 mai, la 3ème DCT participe à un exercice commun avec la 1ère DCT et le croiseur léger Emile Bertin. Après une escale dans le port de La Valette du 13 au 20 mai 1941, le croiseur léger et les trois contre-torpilleurs participent à un exercice de défense aérienne à la mer du 21 mai au 2 juin 1941 avant de rentrer le lendemain à Bizerte.

Le Valmy sort pour entrainement au large de Bizerte du 10 au 25 juin 1941 avant de connaître une période d’indisponiblité estivale du 26 juin au 17 juillet, sortant pour essais du 18 au 21 juillet puis pour remise en condition combinée à un entrainement de division du 23 juillet au 12 août, les trois navires faisant escale à  La Valette (Malte) du 13 au 17 août, à Tunis du 18 au 22 août avant de rentrer à Bizerte le lendemain 23 août 1941.

Le Valmy est ensuite indisponible pour avarie du 27 août au 12 septembre, sortant pour essais les 13 et 14 septembre puis pour remise en condition avec le Guépard et le Verdun et ce du 15 au 30 septembre 1941.

La 3ème DCT sort à nouveau au complet pour un exercice combiné avec l’armée de l’air du 5 au 12 octobre, rentrant à Bizerte le lendemain 13 octobre 1941.

Le Valmy et les deux navires de la 3ème DCT participent ensuite à une série d’exercices avec la 6ème EL, un premier cycle d’entrainement du 15 au 30 octobre est suivit d’escales à  La Valette du 1er au 7 novembre puis à Alexandrie du 10 au 15 novembre avant un exercice avec la marine britannique jusqu’au 21 novembre quand les navires des deux marines se séparent.

La 6ème Escadre Légère fait escale à Lattaquié du 23 au 27 novembre puis à Beyrouth du 28 novembre au 2 décembre. Les contre-torpilleurs effectuent un entrainement divisionnaire avant de rallier Bizerte le 16 décembre.

Le 1er janvier 1942, le Valmy forme une nouvelle 4ème Division de contre-torpilleurs avec ses sister-ships Vauban et Verdun.

C’est ainsi que le 5 janvier 1942, le Valmy quitte Bizerte en compagnie de ses deux nouveaux compères de division à savoir le Vauban et le Verdun. Les trois contre-torpilleurs arrivent à Mers-El-Kébir le 9 janvier 1942. Ils subissent une période d’entretien à flot du 10 au 31 janvier, sortant pour essais du 1er au 5 février avant remise en condition du 6 au 24 février 1942.

La 4ème DCT sort pour un premier entrainement de division du 4 mars au 11 avril 1942, rentrant le lendemain à Mers-El-Kébir.

Le Valmy sort pour un entrainement à la défense aérienne à la mer au large d’Alger du 17 au 24 avril, faisant escale dans la capitale de l’Algérie française du 25 au 30 avril avant de reprendre la mer pour une école à feux avec lancement simulés de torpilles du 1er au 8 mai. Après une nouvelle escale à Alger du 9 au 13 mai, le Valmy rentre à Mers-El-Kébir le 15 mai 1942.

Le Valmy subit une période d’entretien à flot du 16 au 22 mai avant une sortie pour essais du 23 au 26 mai 1942. Il enchaine avec ses compères Verdun et Vauban par un stage d’entrainement à Dakar du 7 juin au 22 juillet, quittant l’AOF le 28 juillet pour rentrer à Mers-El-Kébir le 7 août 1942.

Les trois contre-torpilleurs sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 8 au 30 août 1942, sortant pour essais du 31 août au 4 septembre avant remise en condition du 6 au 24 septembre, rentrant à Mers-El-Kébir le 2 octobre après une escale à Alger du 25 septembre au 1er octobre.

La 4ème DCT termine l’année par un entrainement de division du 10 octobre au 17 novembre 1943 puis un entrainement DAM du 19 au 30 novembre (Valmy et Verdun uniquement) avant la remise en condition du Vauban du 9 au 22 décembre.

Le Valmy participe à un entrainement de division avec le Vauban et le Verdun du 5 janvier au 3 février,  rentrant à Mers-El-Kébir le 10 février après une escale à Alger du 4 au 9 février 1943. Il est ensuite indisponible du 13 au 27 février,  sortant pour essais du 28 février au 2 mars avant remise en condition en compagnie du Verdun du 3 au 16 mars 1943.

Les deux contre-torpilleurs disponibles de la 4ème DCT sortent à nouveau pour entrainement du 21 au 31 mars avant une escale à Alger du 1er au 4 avril suivit par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 5 au 17 avril, date du retour des deux contre-torpilleurs à Mers-El-Kébir.

La 4ème DCT sort pour un entrainement ASM avec les sous-marins Méduse et Amphitrite du 25 avril au 3 mai avant de faire escale à Tunis du 4 au 7 mai, date de son appareillage pour un entrainement de défense aérienne à la mer qui s’achève le 17 mai 1943 lors du retour du Valmy et du Verdun à leur port d’attache.

Le Valmy qui doit succéder au Vauban sur le dock flottant effectue encore deux petites sorties au large des côtes oranaises, la première du 24 au 30 mai et la seconde du 1er au 4 juin 1943. Le même jour, le Vauban est remis à flot, le Valmy lui succédant deux jours plus tard.

Les travaux immobilisent le Valmy sur le dock du 6 juin au 9 septembre 1943. Outre la remise en état, le contre-torpilleur reçoit un Asdic, de nouvelles grenades ASM et un système de ravitaillement à la mer à couple. Il sort pour essais du 10 au 13 septembre avant d’effectuer sa remise en condition auprès du Vauban du 16 septembre au 3 octobre 1943.

La 4ème DCT réduite au Vauban et au Valmy quitte Mers-El-Kébir le 8 octobre 1943, fait escale à Casablanca le 11 octobre pour ravitaillement avant de gagner Dakar le 15 octobre. Ils vont y manoeuvrer jusqu’au 12 novembre, quittant Dakar le 18 pour rallier Mers-El-Kébir le 26 novembre 1943. Après une période d’entretien à flot du 27 novembre au 7 décembre,  le Vauban et le Valmy sortent pour essais et remise en condition du 8 au 17 décembre.

Le 20 décembre 1943, le Verdun quitte le dock flottant après trois mois de travaux. Il sort pour essais du 21 au 24 décembre avant d’effectuer sa remise en condition avec ses deux compères de la 4ème DCT du 26 décembre au 12 janvier, les trois contre-torpilleurs rentrant à Mers-El-Kébir le 20 janvier après une escale à Tanger du 13 au 18 janvier 1944.

La 4ème DCT ressort pour son premier entrainement de division depuis près d’un an. Le Vauban suivit par le Verdun et le Valmy quittent Mers-El-Kébir à l’aube le 27 janvier 1944 pour six semaines d’exercice intensifs jusqu’au 17 mars, rentrant à Mers-El-Kébir le même jour.

Après une période d’entretien à flot du 18 au 28 mars, la 4ème DCT sort pour essais du 29 mars au 2 avril avant un stage de remise en condition du 3 au 17 avril 1944.

Les contre-torpilleurs Vauban Valmy et Verdun quittent Mers-El-Kébir le 24 avril 1944 et retrouvent à la mer la 10ème DCT (Le Terrible, Le Triomphant et l’Indomptable). Les deux divisions s’affrontent dans une série de joutes nautiques du 24 avril au 12 mai avec de fréquents ravitaillement au port.

Après une escale commune à Alger du 13 au 18 mai, les deux divisions subissent un entrainement de défense aérienne à la mer du 19 au 31 mai, rentrant à Mers-El-Kébir le 6 juin 1944 après une nouvelle escale à Alger du 1er au 5 juin 1944.

Le Valmy sort à nouveau pour entrainement du 11 au 27 juin, faisant escale à Ajaccio du 28 au 30 juin avant de rentrer le 2 juillet à Mers-El-Kébir. Il est ensuite indisponible pour entretien et permissions d’été de l’équipage du 5 au 28 juillet 1944.Le Valmy et le Vauban sortent pour essais du 29 juillet au 2 août et remise en condition du 3 au 17 août.

Le Valmy sort à nouveau pour un entrainement ASM à partir du 21 août mais l’exercice qui devait s’achever le 2 septembre est interrompu dès le 27 août suite à une avarie mécanique qui  oblige le contre-torpilleur à rentrer à Mers-El-Kébir où il est indisponible jusqu’au 12 septembre quand réparé, il sort pour des essais satisfaisants jusqu’au 17 septembre, date de son retour à Mers-El-Kébir

Les trois navires de la  4ème DCT dont le Vauban sortent pour un nouvel entrainement de division   du 22 septembre au 8 novembre 1944. Après une escale à Alger du 9 au 13 novembre, la 4ème DCT rentre à Mers-El-Kébir le 14 novembre 1944.

Le Valmy sort pour un entrainement au large d’Oran et ce du 20 au 30 novembre, faisant escale à Tunis du 1er au 5 décembre avant de rentrer à son port d’attache le 7 décembre. Il participe ensuite avec le Verdun à la remise en condition de son sister-ship Vauban et ce du 8 au 22 décembre 1944.

Le 8 janvier 1945, la 4ème DCT devait sortir pour un entrainement de division mais le Valmy est victime d’une avarie ce qui annule l’entrainement de division. Il est de nouveau disponible le 25 janvier 1945, sortant pour essais du 26 au 30 janvier mais jouant de malchance, il est victime d’une nouvelle avarie qui repousse sa disponibilité au 12 février 1945.

La 4ème DCT sort enfin au complet le 15 février et va enchainer les exercices jusqu’au 5 avril 1945, rentrant le lendemain à Mers-El-Kébir.

Le Valmy et le Verdun sortent pour un entrainement ASM avec les sous-marins Psyché et Oréade du 12 au 21 avril, faisant escale à Tanger du 22 au 30 avril avant d’enchainer par un exercice de défense aérienne à la mer du 1er au 10 mai. Suite à une escale à Ajaccio du 11 au 15 mai, les deux contre-torpilleurs effectuent une école à feux avec lancement simulés de torpilles du 16 au 27 mai 1945, date de leur retour à Mers-El-Kébir.

Le 7 juin 1945, le Valmy sort pour un entrainement en solitaire quand il reçoit le SOS d’un chalutier oranais en difficulté. Le contre-torpilleur se déroute et repêche les quatre marins-pêcheurs alors que le navire venait de couler. Il débarque ses naufragés le jour même avant d’effectuer l’entrainement prévu jusqu’au 11 juin 1945 date de son retour au port.

La 4ème DCT sort pour un nouvel entrainement de division  du 15 juin au 30 juillet 1945, faisant escale à Alger du 31 juillet au 4 août et rentrant le lendemain à Mers-El-Kébir.

Les trois contre-torpilleurs de la 4ème DCT sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 5 au 27 août, sortant pour essais du 28 au 31 août avant remise en condition du 2 au 27 septembre 1945.

Le Valmy participe à un nouvel entrainement de division avec le Vauban et le Verdun et ce du 1er octobre au 12 novembre avant d’enchainer par une mission de représentation, faisant escale à Port-Vendres du 15 au 18 novembre, à Marseille du 19 au 22 novembre, à Nice du 24 au 28 novembre, à Ajaccio du 29 novembre au 3 décembre, à Tunis du 5 au 8 décembre, à Alger du 10 au 15 décembre avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 17 décembre 1945. La division reste au port jusqu’à la fin de l’année pour entretien et repos de l’équipage.

Le Valmy commence l’année 1946 par un entrainement au large de Dakar en compagnie de ses deux compères de la 4ème DCT, entrainement mené du 2 février au 18 mars, les trois contre-torpilleurs quittant l’AOF le 23 mars pour rallier Mers-El-Kébir le 1er avril 1946.

Le 12 avril 1946, le Valmy et le Vauban appareillent pour un exercice en commun mais le 17 avril, il est victime d’une grave avarie qui compromet sa disponibilité. Le Valmy est mis en position de complément le 18 avril 1946 en attendant qu’une décision soit prise sur son avenir.

Jugeant peu économique de le réparer à quelques mois de son désarmement, l’amirauté décide de désarmer le contre-torpilleur. Le 2 mai 1946, le Valmy est officiellement désarmé

Le contre-torpilleur passe au dock-flottant du 2 au 9 mai et reste mouillé à Mers-El-Kébir jusqu’au 15 novembre 1947 quand il rejoint le Vauban au cimetière naval du Brégaillon à Toulon.

10-Contre-torpilleurs (11)

Le Vauban

Le contre-torpilleur Vauban à la mer en février 1931

Le contre-torpilleur Vauban à la mer en février 1931

-Le Vauban est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) de Dunkerque le 25 mars 1929. Comme pour de nombreux navires construits à Dunkerque, le Vauban est quasiment-achevé avant même le lancement. Il est ainsi armé pour essais le 1er janvier 1930 et lancé  un mois plus tard le 1er février 1930. Le Vauban quitte Dunkerque le 21 avril 1930 direction Lorient son port d’armement.

Il entre en armement définitif le 1er décembre, terminant ses essais que le 18 décembre quand il réalise l’essai de bon fonctionnement. La clôture d’armement est prononcée le 9 janvier 1931 et le Vauban est admis au service actif le 5 février 1931, deux jours avant son arrivée à Toulon qui survient le 7 février 1931.

A son admission au service actif, le Vauban est affecté à la 7ème DL formée également avec ses sister-ships Verdun et Valmy plus le Guépard  mais ce dernier est en disponibilité armée.

Le 15 avril 1931 est créé le groupe des contre-torpilleurs de la 1ère escadre. Il se compose de la 5ème DL (Panthère Chacal Tigre) et de la 7ème DL (Verdun Vauban Valmy Guépard ce dernier étant toujours en disponibilité armée).

Le Vauban quitte Toulon le 1er septembre 1931 pour rallier Brest. Il arrive dans le grand port du Ponant le 5 septembre suivant, intégrant la 4ème DL en remplacement du Lynx.

Le 1er août 1932, la 2ème Escadre est de nouveau réorganisée, devant regrouper les croiseurs légers Lamotte-Picquet et Duguay-Trouin, la 4ème DL (Lion Vauban Lynx), la 6ème DL (Bison et Léopard) et la 1ère DT (L’Adroit, Orage, Ouragan et Bourrasque).

La composition des divisions de contre-torpilleurs est de nouveau modifiée le 15 avril 1933, la 6ème DL se composant du Bison Maillé-Brézé Vauban alors que la 4ème DL était composée des contre-torpilleurs Lion Léopard Lynx.

Le Vauban quitte la 4ème DL le 21 juin 1934, étant en travaux du 24 juin au 10 décembre 1934. Le 1er octobre 1934, les divisions légères de la 2ème escadre sont modifiées, la 4ème DL étant formé des contre-torpilleurs Milan Epervier Valmy, la 6ème DL des Bison Lion et Vauban et la 8ème DL des Chacal Léopard Lynx.

Le 15 août 1936, la 2ème Escadre est rebaptisée Escadre de l’Atlantique et le 15 septembre, le groupe de contre-torpilleurs est rebaptisée 2ème Escadre Légère. Le Vauban quitte Brest le 8 octobre 1936 pour être détaché au Maroc avec le torpilleur d’escadre Simoun pour une mission de surveillance au large du Maroc Espagnol alors que l’Espagne à sombré dans la guerre civile.

Après une période de travaux à Lorient, le Vauban est de nouveau affecté en Méditerranée en février 1937, d’abord non endivisionné à Toulon puis au Levant au sein de la Division Naval du Levant (DNL).

La DNL depuis février 1935 voit ses moyens renforcés par un torpilleur ou un contre-torpilleur, le Vauban ayant été ainsi précédé par le Verdun, le Guépard, le torpilleur Trombe et donc l’Aigle. Les autres navires majeurs de la DNL sont l’aviso colonial D’Iberville et le remorqueur Djebel Sannin.

Relevé par l’Aigle le 30 septembre 1937, il rentre à Toulon le 4 octobre 1937 avant d’entrer en grand carénage du 1er novembre 1937 au 15 janvier 1938. Il est de nouveau affecté au sein de la DNL de mars à août 1938 avant d’intégrer la 3ème escadre légère à Toulon.

Le 15 septembre 1938 est créé une 1ère DCT avec le Vauban et le Lion. Cette division est affectée à l’EALM (Ecole de Lancement à la Mer), un élément de la division d’instruction. Cette 1ère DCT remplace les Tigre, Panthère et Lynx qui forment une 4ème DCT prévue un temps pour l’Atlantique mais qui au final va servir au sein de la 3ème Escadre Légère en Méditerranée.

Le 1er octobre 1938, la division d’instruction devient l’escadre d’instruction commandée par le vice-amiral Devin qui met sa marque sur le vénérable cuirassé Paris.

Dans la nuit du 11 au 12 avril, la 1ère DCT redevient une division opérationnelle, le Lion et le Vauban réintégrant l’Escadre de la Méditerranée le 17 avril 1939.

Le 1er juin 1939, le Vauban devient navire-amiral de la 1ère flottille de sous-marins en remplacement du contre-torpilleur Aigle.

Le 1er juillet est constituée la flotte de la Méditerranée sous le commandement du vice-amiral Ollive. La 1ère FSM est rattachée à la 2ème Escadre avec les cuirassés Provence Lorraine et Bretagne et la 1ère flottille de torpilleurs.

Ce rattachement est de courte durée car le même jour est créée une 4ème escadre basée à Bizerte pour attaquer les lignes de communications italiennes entre la Sicile et l’Afrique. Le 26 août 1939 est officiellement mise sur pied une nouvelle 1ère DCT formée par le Vauban, le Lion et l’Aigle bien que ce dernier soit indisponible jusqu’au 9 octobre et remplacé jusque là par l’Epervier.

La 1ère DCT est ainsi formée du Lion, du Vauban et de l’Epervier en attendant la disponibilité de l’Aigle, le contre-torpilleur désigné pour compléter cette division. La 1ère DCT est cependant privée du Lion de décembre 1939 à mai 1940 pour cause de grand carénage à Bizerte, l’Aigle prévu un temps pour remplacer le Lion est finalement affecté à la 11ème DCT avec le Milan et le Bison.

Le Vauban et l’Epervier sortent pour un entrainement en commun du 4 au 12 décembre 1939, entrainement mêlant écoles à feux et lancement de torpilles, les deux navires rentrant à Bizerte le 21 décembre après une longue escale à Malte du 13 au 19 décembre.

La première sortie de l’année à lieu du 15 au 30 janvier après une période d’entretien à flot du 23 décembre au 12 janvier. La 1ère DCT rentre à  Bizerte le 2 février 1940. Le Vauban et l’Epervier sont à nouveau à la mer pour entrainement du 7 au 17 février, du 22 au 27 février et du 2 au 12 mars avant une nouvelle période d’entretien à flot du 13 mars au 3 avril, période suivie par des essais du 4 au 7 avril et une remise en condition du 8 au 22 avril 1940.

La 1ère DCT toujours limitée au Vauban (Al) et à l’Epervier sort pour un entrainement au combat de nuit du 30 avril au 7 mai, faisant escale à Tunis du 8 au 12 mai avant de rentrer à Bizerte le lendemain 13 mai 1940. La division de contre-torpilleurs est à nouveau à la mer pour entrainement du 20 au 31 mai, rentrant à Bizerte le 6 juin après une escale à Tunis du 1er au 5 juin 1940.

La 1ère DCT sort pour un entrainement de division du 17 juin au 2 juillet, une succession d’exercices de combat antisurface et d’écoles à feux. Ils rentrent à Bizerte le 8 juillet 1940 après une escale à Tunis du 3 au 7 juillet.

Les trois contre-torpilleurs de la 1ère DCT subissent une période d’entretien à flot du 9 au 21 juillet, sortant ensuite pour essais du 22 au 25 juillet avant remise en condition du 27 juillet au 16 août, les trois navires de la 1ère DCT rentrant à Bizerte le 21 août 1940 après une escale à Tunis du 17 au 20 août.

Le 2 septembre 1940, la 1ère DCT quitte Bizerte pour un entrainement de division jusqu’au 17 septembre quand les trois contre-torpilleurs rentrent à leur port d’attache. La division sort à nouveau pour un entrainement de division du 25 septembre au 8 octobre, les trois navires faisant escale à Sfax du 9 au 13 octobre avant de rentrer à Bizerte le 14 octobre 1940.

Le Vauban transmet alors son pavillon de navire-amiral au Lion pour entrer en grand carénage, étant échoué au bassin n°2 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah du 15 octobre au 7 décembre 1940 pour une remise en état complète. Il sort pour essais du du 8 au 11 décembre puis pour remise en condition du 12 au 30 décembre, remise en condition menée en compagnie du Lion.

Alors que l’Epervier est en grand carénage, le Vauban et le Lion sortent pour un entrainement de division avec école à feux et lancement de torpilles du 7 au 21 janvier, faisant escale à Tunis du 22 au 27 janvier avant de rentrer à Bizerte le 28 janvier 1941. La 1ère DCT sort à nouveau pour entrainement du 30 janvier au 9 février, date de son retour à Bizerte.

Le 13 février 1941, l’Epervier ressort de son grand carénage qui comme le Vauban et comme le Lion s’était limité à une remise en état sans modernisation. Il sort pour essais du 14 au 19 février avant remise en condition en compagnie de ses deux compères du 22 février au 12 mars 1941.

Le croiseur léger Emile Bertin participe à un exercice avec les contre-torpilleurs sous ses ordres du 2 au 12 mai, un exercice de protection et d’attaque de convois. Après une escale dans le port de La Valette du 13 au 20 mai 1941, l’Emile Bertin et deux divisions de contre-torpilleurs ( 1ère DCT et 3ème DCT)  participent à un exercice de défense aérienne à la mer du 21 mai au 2 juin 1941 avant de rentrer le lendemain à Bizerte.

Du 3 au 17 juin,  les trois contre-torpilleurs subissent une période d’entretien à flot (ce qui permet à une partie de l’équipage de prendre ses permissions) au cours de laquelle la DCA des trois navires est modernisée.

Les quatre canons de 37mm modèle 1925 en affûts simples et les quatre mitrailleuses de 13.2mm modèle 1932 en deux affûts doubles sont remplacés par six canons de 37mm Schneider modèle 1941 en affûts doubles et quatre canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en affûts simples.

La division sort pour essais du 18 au 20 juin avant un entrainement de division du 21 juin au 13 juillet, les trois contre-torpilleurs effectuant ensuite une escale à Alger du 15 au 20 juillet, à Ajaccio du 21 au 25 juillet avant de rentrer à Bizerte le 27 juillet à l’aube.

La 1ère DCT effectue un nouvel entrainement divisionnaire du 7 au 21 août, entrainement consacré essentiellement au combat antisurface mais également à la défense aérienne à la mer. Après une escale à Tunis du 22 au 25 août et à La Valette du 27 au 31 août, la 1ère DCT rentre à Bizerte le 2 septembre 1941.

Le 8 septembre, le croiseur léger Emile Bertin quitte Bizerte avec un chargement de mines d’exercices soit 60 mines. Profitant du mauvais temps, il échappe à la 1ère DCT chargés de l’intercepter. Les mines mouillées dans le golfe de Gabès, l’Emile Bertin est finalement intercepté et coulé par les trois contre-torpilleurs, le champ de mines étant dragué du 13 au 17 septembre.

La 6ème Escadre Légère ressort au complet du 15 au 30 octobre pour des manoeuvres combinées avec pour thèmes l’escorte et l’attaque de convois, le bombardement littoral, le combat de nuit et la défense aérienne à la mer. Après une escale à La Valette du 1er au 7 novembre et à Alexandrie du 10 au 15 novembre, la 6ème EL manoeuvre avec la marine britannique jusqu’au 21 novembre.

La 6ème Escadre Légère fait escale à Lattaquié du 23 au 27 novembre puis à Beyrouth du 28 novembre au 2 décembre, les contre-torpilleurs s’entrainant seuls avant que la 6ème Escadre Légère ne rentre à Bizerte le 16 décembre 1941.

Le 1er janvier 1942, le Vauban quitte la 1ère DCT et Bizerte pour former une nouvelle 4ème DCT intégrée à la 4ème Escadre à Mers-El-Kébir.

C’est ainsi que le 5 janvier 1942, le Vauban quitte Bizerte en compagnie de ses deux nouveaux compères de division à savoir le Valmy et le Verdun. Les trois contre-torpilleurs arrivent à Mers-El-Kébir le 9 janvier 1942. Ils subissent une période d’entretien à flot du 10 au 31 janvier, sortant pour essais du 1er au 5 février avant remise en condition du 6 au 24 février 1942.

La 4ème DCT sort pour un premier entrainement de division à partir du 4 mars 1942. Les trois contre-torpilleurs entament leur cycle d’entrainement par un école à feux du 4 au 13 mars, se ravitaillant le lendemain 14 mars au port avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface de jour du 15 au 21 mars.

Après un nouveau ravitaillement le 22 mars, la 4ème DCT effectue un entrainement de défense aérienne à la mer du 23 mars au 2 avril puis après un ravitaillement le 3 avril, les contre-torpilleurs Vauban Valmy et Verdun achève ce cycle d’entrainement par un exercice de combat antisurface de nuit du 5 au 11 avril, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 12 avril 1942.

Le Vauban est indisponible du 13 avril au 2 mai, sortant pour essais du 3 au 7 mai avant remise en condition du 8 au 23 mai. Ils enchainent par un nouvel entrainement de division avec ses deux sister-ships.

Quittant Mers-El-Kébir le 27 mai, les trois contre-torpilleurs gagnent Casablanca le 1er juin pour ravitaillement avant d’arriver à Dakar le 5 juin 1942. Les contre-torpilleurs enchainent successivement un entrainement de défense aérienne à la mer (7 au 17 juin), une école à feux (18 au 30 juin) et un entrainement au combat antisurface (2 au 22 juillet). Après une nouvelle escale à Dakar du 23 au 27 juillet, les trois contre-torpilleurs reprennent la mer le 28 juillet, se ravitaillent à Casablanca le 2 août avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 7 août 1942.

Les trois contre-torpilleurs sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 8 au 30 août 1942, sortant pour essais du 31 août au 4 septembre avant remise en condition du 6 au 24 septembre, rentrant à Mers-El-Kébir le 2 octobre après une escale à Alger du 25 septembre au 1er octobre.
La 4ème DCT sort pour un nouvel entrainement de division à partir du 10 octobre quand les trois contre-torpilleurs franchissent le passage entre les deux digues artificielles. Après un entrainement à la défense aérienne à la mer, la division fait escale à Oran du 21 au 25 octobre pour ravitaillement.

Reprenant la mer le lendemain 26 octobre, le Vauban, le Valmy et le Verdun effectuent une école à feux qui attire une grande foule de curieux qui admire le savoir faire de nos artilleurs qui tirent au crépuscule après avoir effectué plusieurs lancements simulés et réels de torpilles, les torpilles d’exercices étant récupérée par une gabare de la DP de Mers-El-Kébir.

Après un nouveau ravitaillement à Mers-El-Kébir le 2 novembre, la 4ème DCT effectue un entrainement au combat de nuit du 3 au 13 novembre, rentrant à son port d’attache le 17 novembre après une escale à Alger du 14 au 16 novembre 1942.

Le Vauban est indisponible du 18 novembre au 4 décembre suite à une avarie de turbine. Il sort pour essais du 5 au 8 décembre avant remise en condition en compagnie de ses deux compères du 9 au 22 décembre, ne ressortant plus jusqu’à la fin de l’année.

La 4ème DCT effectue un premier entrainement de division à partir du 5 janvier quand les trois contre-torpilleurs sortent de Mers-El-Kébir pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 5 au 14 janvier, se ravitaillant à Mers-El-Kébir le 15 janvier avant d’enchainer au combat antisurface du 16 au 25 janvier. Après un dernier ravitaillement le 26 janvier, les trois contre-torpilleurs effectuent un exercice de combat de nuit du 27 janvier au 3 février, rentrant à Mers-El-Kébir le 10 février après une escale à Alger du 4 au 9 février 1943.

Alors que le Valmy est indisponible, le Vauban et le Verdun sortent de Mers-El-Kébir le 17 février 1943 et vont au devant d’un remorqueur américain, l’Anglian Monarch qui remorquait depuis Charleston un dock flottant destiné à Mers-El-Kébir.

Le petit convoi arrive le 20 février dans sa nouvelle antre. Il va être inauguré par les contre-torpilleurs de la 4ème DCT qui vont passer à tour de rôle sur le dock pour un grand carénage bien mérité.

Le 27 février 1943, le Vauban transmet son pavillon de navire-amiral de la 4ème DCT au Verdun et est échoué sur le dock-flottant le 1er mars pour remise en état et modernisation.

Il est ainsi au sec jusqu’au 4 juin 1943, recevant un Asdic, un système de ravitaillement à la mer mais la DCA déjà modernisée n’est pas modifiée. Sur le plan technique, la coque est grattée, sablée et repeinte, les hélices sont changées, les chaudières sont retubées.

Il est armé pour essais le 6 juin 1943, sortant du 7 au 10 juin avant remise en condition du 12 au 30 juin en compagnie du Verdun, redevenant à la fin de sa remise en condition navire-amiral de la 4ème DCT.

Alors que le Valmy est en grand carénage, le Vauban et le Verdun sortent pour un entrainement de division consacré au combat antisurface (4 au 16 juillet) puis à la défense aérienne à la mer (18 au 25 juillet), les deux navires rentrant à Mers-El-Kébir le 30 juillet  après escale à Ajaccio du 26 au 29 juillet 1943.

Le Verdun étant indisponible (permissions de l’équipage) du 31 juillet au 17 août, le Vauban sort seul pour entrainement ASM avec le sous-marin Amphitrite au large des côtes de l’Oranie du 2 au 13 août, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 14 août.

Il sort pour un nouvel entrainement ASM avec le sous-marin Méduse du 16 au 23 août avant de participer à une sortie de remise en condition du Verdun du 24 août au 4 septembre 1943. Du 16 septembre au 3 octobre 1943, le Vauban participe à la remise en condition du Valmy après son grand carénage.

La 4ème DCT réduite au Vauban et au Valmy quitte Mers-El-Kébir le 8 octobre 1943, fait escale à Casablanca le 11 octobre pour ravitaillement avant de gagner Dakar le 15 octobre.

Les deux contre-torpilleurs effectuent une école à feux du 16 au 23 octobre, un exercice de défense aérienne à la mer du 25 octobre au 2 novembre puis un entrainement au combat de nuit du 4 au 12 novembre. Après une ultime escale à Dakar du 13 au 17 novembre, les deux contre-torpilleurs appareillent le 18 novembre, se ravitaillent à Casablanca le 22 novembre et rentrent à Mers-El-Kébir le 26 novembre 1943.

Après une période d’entretien à flot du 27 novembre au 7 décembre,  le Vauban et le Valmy sortent pour essais et remise en condition du 8 au 17 décembre.

Du 26 décembre 1943 au 12 janvier 1944, le Vauban et le Valmy participent à la remise en condition du Verdun après son grand carénage, les trois contre-torpilleurs rentrant à Mers-El-Kébir le 20 janvier après une escale à Tanger du 13 au 18 janvier 1944.

La 4ème DCT ressort pour son premier entrainement de division depuis près d’un an. Le Vauban suivit par le Verdun et le Valmy quittent Mers-El-Kébir à l’aube le 27 janvier 1944 pour six semaines d’exercice intensifs.

Après un entrainement au combat antisurface de jour du 27 janvier au 6 février, les trois navires se ravitaillent à Ajaccio le 7 février pour enchainer par un exercice de défense aérienne à la mer du 8 au 18 février, exercice qui s’achève par une escale à Toulon du 19 au 22 février pour ravitaillement, entretien du navire et repos de l’équipage.

La 4ème DCT reprend la mer pour un exercice de combat de nuit du 23 au 28 février, exercice qui se termine le lendemain 29 février quand les trois navires rentrent à Mers-El-Kébir pour ravitaillement. La série d’exercices se termine par un exercice de lutte ASM du 1er au 8 mars avec les sous-marins  L’Hermione et Clorinde avant un entrainement au lancement de torpilles du 10 au 17 mars, jour où les trois navires rentrent à Mers-El-Kébir.

Après une période d’entretien à flot du 18 au 28 mars, la 4ème DCT sort pour essais du 29 mars au 2 avril avant un stage de remise en condition du 3 au 17 avril 1944.

Les contre-torpilleurs Vauban Valmy et Verdun quittent Mers-El-Kébir le 24 avril 1944 et retrouvent à la mer la 10ème DCT (Le Terrible, Le Triomphant et l’Indomptable). Les deux divisions s’affrontent dans une série de joutes nautiques du 24 avril au 12 mai avec de fréquents ravitaillement au port.

Après une escale commune à Alger du 13 au 18 mai, les deux divisions subissent un entrainement de défense aérienne à la mer du 19 au 31 mai, rentrant à Mers-El-Kébir le 6 juin 1944 après une nouvelle escale à Alger du 1er au 5 juin 1944.

Le Vauban est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 7 au 30 juin, sortant pour essais du 1er au 4 juillet avant remise en condition du 5 au 17 juillet en compagnie du Verdun alors que le Valmy est indisponible (5 au 28 juillet).

Le Vauban et le Valmy sort pour essais du 29 juillet au 2 août et remise en condition du 3 au 17 août alors que le Verdun est indisponible du 29 juillet au 21 août, sortant pour essais du 22 au 27 août avant remise en condition du 29 août au 15 septembre 1944.

La 4ème DCT sort pour un nouvel entrainement de division à partir du 22 septembre 1944. Le Vauban, le Valmy et le Verdun effectuent un entrainement à la défense aérienne du 22 au 30 septembre, se ravitaillant le 1er octobre avant d’enchainer par un entrainement à la lutte ASM du 2 au 12 octobre avec les sous-marins Emeraude et Agate puis un nouveau ravitaillement le 13 octobre 1944.

Après un exercice de combat antisurface de jour du 14 au 25 octobre, la 4ème DCT se ravitaille au port le 26 octobre avant un exercice de combat de nuit du 27 octobre au 8 novembre. Après une escale à Alger du 9 au 13 novembre, la 4ème DCT rentre à Mers-El-Kébir le 14 novembre 1944.

Le Vauban est indisponible du 15 novembre au 3 décembre suite à une avarie de propulsion, le contre-torpilleur sortant du 4 au 7 décembre pour essais avant remise en condition en compagnie de ses deux sister-ships du 8 au 22 décembre, la division restant au port jusqu’à la fin de l’année.

Le 8 janvier 1945, la 4ème DCT devait sortir pour un entrainement de division mais le Valmy est victime d’une avarie ce qui annule l’entrainement de division. Cela n’empêche pas le Vauban et le Verdun de sortir du 8 au 21 janvier pour un entrainement commun en attendant la disponibilité de leur compère. Le Valmy est déclaré disponible le 25 janvier, sortant pour essais du 26 au 30 janvier mais jouant de malchance, il est victime d’une nouvelle avarie qui repousse sa disponibilité au 12 février 1945.

Pour ne pas perdre la main, le Vauban et le Verdun sortent pour un nouvel exercice _une école à feux_ du 27 janvier au 9 février 1945, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 10 février 1945.

La 4ème DCT sort enfin au complet le 15 février et va enchainer les exercices. Après un entrainement à la défense aérienne à la mer du 15 au 26 février, les trois contre-torpilleurs se ravitaillent le 27 février avant d’enchainer par un entrainement à la lutte ASM avec les sous-marins Clorinde et Andromède du 28 février au 8 mars 1945.

Après un nouveau ravitaillement le 9 mars, la 4ème DCT enchaine par un entrainement au combat antisurface de jour du 10 au 22 mars. Après une escale à Alger du 23 au 27 mars, la 4ème DCT effectue un entrainement au combat de nuit du 28 mars au 5 avril, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 6 avril 1945.

Victime d’une avarie d’hélice, le Vauban passe sur le dock-flottant du 11 au 17 avril pour changer ses hélices, cette immobilisation étant mise à profit pour réaliser des travaux sur les œuvres vivres de la coque. Il sort pour essais du 18 au 21 avril avant remise en condition du 22 avril au 3 mai 1945.

Le Vauban effectue trois entrainement en solitaire, enchainant un entrainement anti-surface du 10 au 19 mai, un entrainement de défense aérienne du 21 au 28 mai et une école à feux du 30 mai au 8 juin 1945.

La 4ème DCT sort pour un nouvel entrainement de division à partir du 15 juin. Les contre-torpilleurs Vauban, Valmy et Verdun entame un imposant cycle d’entrainement par une école à feux qui censée durer du 15 au 22 juin s’achève dès le 20 pour le Vauban, victime d’une avarie sur les pièces II et III de 138mm. Il regagne Mers-El-Kébir pour réparations, retrouvant ses sister-ships à Oran où le Valmy et le Verdun étaient en escale depuis le 22 juin.

La 4ème DCT ressort pour entrainement au combat antisurface du 23 juin au 2 juillet, se ravitaillant à Mers-El-Kébir le 3 juillet, enchainant alors par un entrainement de défense aérienne à la mer du 4 au 15 juillet avant un nouveau ravitaillement au port le 16 juillet 1945.

Après un entrainement à la lutte ASM avec les sous-marins Agate et L’Escarboucle et en coopération avec l’aviation du 16 au 30 juillet, la 4ème DCT rentre à Mers-El-Kébir le 5 août après une escale à Alger du 31 juillet au 4 août 1945.

Les trois contre-torpilleurs de la 4ème DCT sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 5 au 27 août, sortant pour essais du 28 au 31 août avant remise en condition du 2 au 27 septembre 1945.

La 4ème DCT sort pour un nouvel entrainement de division, le Vauban le Valmy et le Verdun effectuant une école à feux du 1er au 8 octobre, un entrainement de lutte ASM avec les sous-marins L’Hermione et Clorinde du 10 au 18 octobre, un entrainement au combat antisurface du 20 au 30 octobre et un entrainement à la défense aérienne à la mer du 2 au 12 novembre.

La 4ème DCT effectue ensuite des visites de courtoisie et de représentation, faisant escale à Port-Vendres du 15 au 18 novembre, à Marseille du 19 au 22 novembre, à Nice du 24 au 28 novembre, à Ajaccio du 29 novembre au 3 décembre, à Tunis du 5 au 8 décembre, à Alger du 10 au 15 décembre avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 17 décembre 1945. La division reste au port jusqu’à la fin de l’année pour entretien et repos de l’équipage.

Le Vauban entame sa dernière année de service actif par une sortie d’entrainement en solitaire du 4 au 13 janvier, sortie d’essais et d’amarinage notamment pour les nouveaux membres d’équipage.

Les choses sérieuses commencent le 21 janvier quand la 4ème DCT quitte Mers-El-Kébir pour Dakar afin de profiter du climat clément de l’AOF. Après une escale de ravitaillement à Casablanca le 25 janvier, les contre-torpilleurs Vauban Valmy et Verdun arrivent à Dakar le 30 janvier 1946.

La 4ème DCT effectue une école à feu à Rufisque du 2 au 7 février puis après un ravitaillement à Dakar un entrainement au combat antisurface du 9 au 16 février.

Après une relâche à Dakar du 17 au 25 février, les trois contre-torpilleurs effectuent une école à feux avec lancement de torpilles du 26 février au 6 mars. Ils enchainent après ravitaillement avec un exercice de défense aérienne à la mer du 8 au 18 mars.

Après une dernière escale à Dakar du 19 au 22 mars, les trois contre-torpilleurs quittent l’AOF le 23 mars, se ravitaillent à Dakar le 27 mars avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 1er avril 1946.

Le Vauban et le Valmy sortent pour un nouvel entrainement le 12 avril mais le 17 avril 1946, le vénérable contre-torpilleur est victime d’une grave avarie qui compromet sa disponibilité.

Son désarmement étant prévu initialement à l’automne, le contre-torpilleur est mis en position de complément le 18 avril, seules des réparations sommaires sont menées. Le 2 mai, le couperet tombe : le Valmy est désarmé, réduisant la 4ème DCT à deux unités.

Le Vauban et le Verdun sortent pour un exercice de lutte ASM avec le sous-marin Amirde du 21 au 28 avril, faisant escale à Alger du 29 avril au 4 mai avant d’enchainer par un exercice de défense aérienne à la mer du 5 au 12 mai. Les deux contre-torpilleurs font escale à Tunis du 13 au 16 mai avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 18 mai 1946.

Après une période d’entretien à flot du 19 au 30 mai, le Vauban sort pour essais du 1er au 3 juin avant de reprendre l’entrainement, sortant avec son sister-ship Verdun du 5 au 17 juin, faisant escale à Alger du 18 au 21 juin avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 22 juin 1946.

Le 1er juillet 1946, le Vauban sort en compagnie du Verdun pour entrainement et école à feux au large de l’Oranie et ce jusqu’au 13 juillet quand les deux navires arrivent à Alger.  A l’issue de quatre jours d’escale, les deux contre-torpilleurs rentrent à Mers-El-Kébir le 18 juillet 1946.

Le Vauban est placé en position de complément le 23 juillet 1946 ce qui entraina la dissolution de la 4ème DCT le même jour, le Verdun restant hors rang jusqu’à son désarmement prévu à la fin de l’année.

Le Vauban passe sur le dock flottant du 27 juillet au 5 août, le navire étant privé de son armement, de son électronique et de tout le matériel récupérable. Remis à flot, il est mouillé dans un coin de la base en attendant que l’on décide de son sort.

Le contre-torpilleur Vauban est officiellement désarmé le 8 août 1946. Le 6 septembre 1947, le contre-torpilleur est remorqué à Toulon et mouillé au cimetière naval du Brégaillon. Quelques semaines plus tard, le Valmy l’y retrouvera.

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Le Lion

Le contre-torpilleurs Lion lors de ses essais à la mer

Le contre-torpilleurs Lion lors de ses essais à la mer

-Le Lion est mis sur cale aux chantiers navals des Ateliers et Chantiers de France (ACF) le 27 juillet 1927 et lancé le 5 août 1929. Comme de coutume, les ACF lancent un navire quasiment achevé ce qui explique que le navire prend armement pour essais le 1er juillet 1929.

La clôture d’armement est prononcée le 21 janvier et la commission supérieure d’armement se réunit le 27 janvier. Le 5 février 1931, le contre-torpilleur Lion est admis au service actif

A son admission au service actif, le Lion est affecté à la 2ème escadre basée à Brest. Il forme la 4ème Division Légère (4ème DL) avec le Léopard et le Lynx (classe Jaguar). Il quitte Lorient le 8 février et arrive à Brest le même jour.

Du 10 au 27 juin 1931, il effectue une croisière en mer Baltique en compagnie de son sister-ship Bison. Au printemps 1932, la composition de la 4ème DL évolue puisque la division est désormais composée du Lion, du Vauban et du Lynx.

Le 15 avril 1933, la composition des Divisions Légères de l’Escadre du Ponant évolue encore, le Lion formant la 4ème DL en compagnie du Léopard et du Lynx. Le 15 octobre 1933, les divisions légères sont à nouveau réorganisées, le Lion formant désormais la 6ème DL avec le Maillé-Brézé.

Le 1er octobre 1934, les divisions légères de la 2ème escadre sont modifiées. La 4ème DL est ainsi formée du Milan, de l’Epervier et du Valmy, la 6ème DL du Bison, du Lion et du Vauban et la 8ème DL du Chacal, du Lynx et du Léopard. Le Bison cesse d’être navire-amiral remplacé par le Milan.

Un an après la précédente réorganisation, la composition des divisions légères de la 2ème Escadre est à nouveau modifiée avec une 4ème DL composée des contre-torpilleurs Milan Epervier Valmy (au lieu des Bison et Vauban), une 6ème DL composée des Bison Lion et Vauban (au lieu de Lion et Maillé-Brézé) et une 8ème DL composée des contre-torpilleurs Chacal Léopard Lynx (au changement).

En septembre 1936, le Lion est redéployé à Toulon au sein de la 1ère escadre où le 27 septembre devient navire-amiral de la 1ère flottille de sous-marins à Toulon. Il va assurer ce rôle jusqu’en août 1938, assurant le commandement de sous-marins fort occupés par le conflit espagnol. Outre les taches classiques de commandement, le Lion sert souvent de but pour des tirs simulés de torpilles ou des tirs réels.

Le 15 août 1938, le Lion quitte la 1ère FSM remplacé par l’Aigle. Son état matériel est jugé mauvais et il subit un grand carénage du 15 août au 1er novembre 1938.

Un mois plus tard est créé une 1ère DCT avec le Lion et le Vauban. Cette division est affectée à l’EALM (Ecole de Lancement à la Mer), un élément de la division d’instruction. Cette 1ère DCT remplace les Tigre, Panthère et Lynx qui forment une 4ème DCT prévue un temps pour l’Atlantique mais qui au final va servir au sein de la 3ème Escadre Légère en Méditerranée.

Le 1er octobre 1938, la division d’instruction devient l’escadre d’instruction commandée par le vice-amiral Devin qui met sa marque sur le vénérable cuirassé Paris.

Dans la nuit du 11 au 12 avril, la 1ère DCT redevient une division opérationnelle, le Lion et le Vauban réintégrant l’Escadre de la Méditerranée le 17 avril 1939. Le Lion quitte Toulon le 2 juin et rallie Oran le lendemain, la 1ère DCT étant dissoute la veille tout comme l’escadre d’instruction qui devient la 5ème Escadre.
La force navale d’Oran à été formée le 10 mai 1939 et placé sous le commandement du contre-amiral Donval. La mission de cette 6ème escadre (à partir du 1er juillet) est de compléter à l’est l’action des britanniques à l’ouest du détroit de Gibraltar.

Le Lion est affecté à ce groupement occasionnel jusqu’au 26 août quand il est transféré à la 4ème escadre (basée à Bizerte), formant une nouvelle 1ère DCT avec le Vauban et l’Aigle. La mission de cette escadre créée le 1er juillet 1939 est d’attaquer les communications italiennes entre la Sicile et l’Afrique.

Le Lion arrive à Bizerte le 23 août 1939, le Vauban arrivant lui le 25 août. La 1ère DCT est reconstituée le lendemain mais ne sera complète que le 9 octobre quand l’Aigle sera de nouveau disponible. Il va assurer des missions d’escorte, bien loin des missions prévues lors de leur conception à savoir l’attaque éclair des communications ennemies.

Après plusieurs missions d’escorte notamment un transport d’or, le Lion subit un grand carénage de décembre 1939 à mai 1940. A noter que ce grand carénage est mené à Bizerte dans un des trois bassins de radoub du port en raison de la saturation de l’Arsenal de Sidi-Abdallah.

Il est en essais du 21 au 24 mai avant remise en condition du 25 mai au 8 juin. Il réintègre la 1ère DCT désormais formée par le Vauban (navire-amiral), le Lion et l’Epervier.

La 1ère DCT sort pour un entrainement de division du 17 juin au 2 juillet, une succession d’exercices de combat antisurface et d’écoles à feux. Ils rentrent à Bizerte le 8 juillet 1940 après une escale à Tunis du 3 au 7 juillet.

Les trois contre-torpilleurs de la 1ère DCT subissent une période d’entretien à flot du 9 au 21 juillet, sortant ensuite pour essais du 22 au 25 juillet avant remise en condition du 27 juillet au 16 août, les trois navires de la 1ère DCT rentrant à Bizerte le 21 août 1940 après une escale à Tunis du 17 au 20.

Le 2 septembre 1940, la 1ère DCT quitte Bizerte pour un entrainement de division jusqu’au 17 septembre quand les trois contre-torpilleurs rentrent à leur port d’attache. La division sort à nouveau pour un entrainement de division du 25 septembre au 8 octobre, les trois navires faisant escale à Sfax du 9 au 13 octobre avant de rentrer à Bizerte le lendemain.

Alors que le Vauban est en grand carénage, le Lion _devenu navire-amiral de la 1ère DCT_ et l’Epervier sortent pour un entrainement du 22 octobre au 3 novembre, faisant escale à Malte du 4 au 7 novembre avant de traverser la Méditerranée, direction Lattaquié où ils font escale du 10 au 15 novembre avant de reprendre la mer et de rentrer à Bizerte le 21 novembre 1940.

Le Lion sort à nouveau pour un entrainement du 24 novembre au 4 décembre 1940 avant de rentrer à Bizerte le lendemain 5 décembre. Il participe ensuite à la remise en condition du Vauban du 12 au 30 décembre 1940.

Alors que l’Epervier est en grand carénage, le Lion et le Vauban sortent pour un entrainement de division avec école à feux et lancement de torpilles du 7 au 21 janvier, faisant escale à Tunis du 22 au 27 janvier avant de rentrer à Bizerte le lendemain. La 1ère DCT sort à nouveau pour entrainement du 30 janvier au 9 février, date de son retour à Bizerte. Le Lion participe ensuite avec le Vauban à la remise en condition de l’Epervier et ce du 22 février au 12 mars 1941.

Du 2 au 12 mai, les 1ère et 3ème DCT  participent à un exercice de défense et d’escorte de convois en compagnie de l’Emile Bertin.  Après une escale dans le port de La Valette du 13 au 20 mai 1941, l’Emile Bertin et les deux divisions de contre-torpilleurs participent à un exercice de défense aérienne à la mer du 21 mai au 2 juin 1941 avant de rentrer le lendemain à Bizerte.

Du 3 au 17 juin,  les trois contre-torpilleurs subissent une période d’entretien à flot (ce qui permet à une partie de l’équipage de prendre ses permissions) au cours de laquelle la DCA des trois navires est modernisée.

Les quatre canons de 37mm modèle 1925 en affûts simples et les quatre mitrailleuses de 13.2mm modèle 1932 en deux affûts doubles sont remplacés par six canons de 37mm Schneider modèle 1941 en affûts doubles et quatre canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en affûts simples.

La division sort pour essais du 18 au 20 juin avant un entrainement de division du 21 juin au 13 juillet, les trois contre-torpilleurs effectuant ensuite une escale à Alger du 15 au 20 juillet, à Ajaccio du 21 au 25 juillet avant de rentrer à Bizerte le 27 juillet à l’aube.

La 1ère DCT effectue un nouvel entrainement divisionnaire du 7 au 21 août, entrainement consacré essentiellement au combat antisurface mais également à la défense aérienne à la mer. Après une escale à Tunis du 22 au 25 août et à La Valette du 27 au 31 août, la 1ère DCT rentre à Bizerte le 2 septembre 1941.

Le 8 septembre, le croiseur léger Emile Bertin quitte Bizerte avec un chargement de mines d’exercices soit 60 mines. Profitant du mauvais temps, il échappe à ses «mouchards» en l’occurence trois contre-torpilleurs de la 1ère DCT chargés d’intercepter un mouilleur de mines ennemi et va déposer son chargement dans le Golfe de Gabès le 10 septembre 1941.

L’Emile Bertin file plein nord mais est «intercepté» par la 1ère DCT  qui coule le navire à  la torpille et au canon le 11 septembre. Le champ de mines n’est pas repéré jusqu’à ce qu’un cargo ne «saute» sur une mine.

Une observation aérienne repère le champ de mines qui est dragué par des aviso-dragueurs et des dragueurs auxiliaires (des chalutiers réquisitionnés) du 13 au 17 septembre. Une mine dérivante est coulée à la mitrailleuse par un hydravion de grande patrouille Bréguet Bizerte.

La 6ème Escadre Légère ressort au complet du 15 au 30 octobre pour des manoeuvres combinées avec pour thèmes l’escorte et l’attaque de convois, le bombardement littoral, le combat de nuit et la défense aérienne à la mer.

La 6ème EL fait escale à La Valette du 1er au 7 novembre puis à Alexandrie du 10 au 15 novembre avant un exercice avec la marine britannique jusqu’au 21 novembre quand les navires des deux marines se séparent.

L’Emile Bertin et ses contre-torpilleurs font escale à Lattaquié du 23 au 27 novembre puis à Beyrouth du 28 novembre au 2 décembre. Le croiseur mouilleur de mines manoeuvre avec le Primauguet, navire-amiral de la DNL du 3 au 12 décembre avant que la 6ème EL ne rentre à sa base le 16 décembre et d’y rester jusqu’à la fin de l’année 1941.

Le 1er janvier 1942, le contre-torpilleur Lion quitte Bizerte pour Toulon où il forme une nouvelle 2ème DCT avec ses sister-ship Guépard et Bison.

Le Lion quitte Bizerte le 5 janvier 1942, se ravitaille à Ajaccio le 8 janvier avant d’arriver à Toulon le lendemain 9 janvier en compagnie de ses deux nouveaux compagnons, le Guépard comme le Bison étant par le passé basés également en Tunisie.

Après une période d’entretien à flot commune du 9 au 24 janvier 1942, les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT entament une importante phase d’entrainement pour trouver des automatismes, la division était censée ne faire qu’un au combat, cette phase les occupants jusqu’au 2 mars avant un retour à Toulon le lendemain.

La 2ème DCT quittent Toulon le 12 mars en compagnie de la 5ème DCT pour une série d’exercices. Jusqu’au 15 avril,enchainant les différents exercices avec tout de même une escale à Ajaccio du 21 au 24 mars et une escale à Tunis du 1er au 5 avril.

Le Lion sort pour un entrainement au combat de nuit du 22 au 30 avril, faisant escale à Calvi du 1er au 4 mai avant de rentrer à Toulon le lendemain 5 mai. Il participe ensuite du 13 mai au 2 juin en compagnie du Bison à la remise en condition du Guépard. Les trois contre-torpilleurs font escale à Nice du 3 au 7 juin avant de rentrer à Toulon le 8 juin 1942.

La 2ème DCT sort pour un nouvel entrainement de division le 15 juin, le dernier avant un nouveau cycle de grand carénage. La division de contre-torpilleurs enchaine les exercices jusqu’au 14 juillet 1942, date de leur retour à Toulon après une escale à Nice du 10 au 13 juillet.

Durant l’indisponibilité du Guépard, le Lion et le Bison sortent pour entrainement du 21 juillet au 12 août 1942 , faisant escale à Port-Vendres du 13 au 17 août, manquant d’entrer en collision avec un paquebot italien Comte Da Giovanni lors de leur départ du port catalan. Les deux contre-torpilleurs rentrent à Toulon le 19 août 1942 à l’aube.

Le Lion sort à nouveau pour entrainement au combat de nuit du 25 août au 4 septembre avant de participer à la remise en condition du Bison du 9 au 23 septembre 1942.

Du 6 octobre 1942 au 7 janvier 1943 le Lion va subir un grand carénage doublé d’une modernisation. Il Lion reçoit un radar de veille combinée, un radar de navigation, un radar de conduite de tir et un Asdic plus de nouvelles grenades anti-sous-marines plus performantes.

Il sort pour essais du 8 au 11 janvier avant remise en condition en compagnie du Guépard du 14 janvier au 2 février, les deux navires rentrant à Toulon le 8 février après une escale à Marseille du 3 au 7 février 1943.

Le Lion sort pour un entrainement à la lutte ASM du 15 au 22 février en compagnie du sous-marin Pégase, rentrant à Toulon le lendemain 23 février 1943.

Le 27 février 1943, la 2ème DCT (réduite aux seuls Guépard et Lion) quitte Toulon pour un entrainement au combat antisurface du 27 février au 12 mars, rentrant le même jour à Toulon.

Le 15 mars 1943, le Bison est remis à flot à la fin de son grand carénage, sortant pour essais du 16 au 19 mars avant remise en condition en compagnie du Lion et du Guépard du 23 mars au 18 avril 1943.

La 2ème et la 5ème DCT quittent ensemble Toulon pour une série d’exercices en Méditerranée occidentale du 22 avril au 25 mai, rentrant à Toulon le lendemain et après des escales à Ajaccio du 30 avril au 3 mai et à Mers-El-Kébir du 13 au 16 mai.
Après une période d’entretien à flot du 27 mai au 12 juin,  les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT sortent pour essais du 13 au 16 juin avant remise en condition du 18 juin au 13 juillet 1943.

Le 20 juillet 1943, la 2ème DCT sort en compagnie de la 1ère DT et du contre-torpilleur Marceau pour un exercice commun à vocation antisurface du 20 au 31 juillet et à vocation antiaérienne du 2 au 13 août, rentrant à Toulon le 18 août après une escale à Nice du 14 au 17 août 1943.

Le Lion sort pour un entrainement à la lutte ASM du 24 août au 2 septembre en compagnie du sous-marin Astrée, faisant escale à Nice du 3 au 6 septembre avant de rentrer à Toulon le 7 septembre 1943.

La 2ème DCT ressort au complet pour entrainement du 12 septembre au 6 octobre, faisant escale à Bastia du 7 au 12 octobre avant de rallier Toulon le 14 octobre 1943. Elle enchaine par un exercice avec la 5ème DCT, le contre-torpilleur Marceau et le croiseur léger Primauguet du 21 au 31 octobre 1943.

Après une période d’entretien à flot commune du 2 au 13 novembre, les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT sortent pour essais du 14 au 17 novembre avant un stage de remise en condition du 18 au 30 novembre.

Rentrés à Toulon le 30 novembre au soir, le Guépard le Lion et le Bison sortent à nouveau pour un entrainement de division du 7 au 21 décembre, rentrant à Toulon  le lendemain 22 décembre et restant à quai jusqu’à la fin de cette année 1943.

Le Lion sort pour entrainement au combat antisurface du 7 au 19 janvier, faisant escale à Marseille du 20 au 23 janvier avant de rentrer à Toulon le lendemain 24 janvier 1944. Du 27 janvier au 13 février 1944, le Lion et le Bison sortent pour remise en condition du Guépard.  Les trois contre-torpilleurs rentrent à Toulon le 22 février après une escale à Sète du 14 au 21 février 1944.

La 2ème DCT sort pour un entrainement de division du 26 février au 19 mars, les trois contre-torpilleurs rentrent à Toulon pour quelques heures afin de se ravitailler. Ils reprennent la mer en compagnie de la 1ère DT pour un exercice en commun du 21 mars au 8 avril, les six navires faisant escale à Bastia du 9 au 12 avril avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Du 25 avril au 8 mai 1944, le Lion et ses deux compères de la 2ème DCT sortent en compagnie de la 5ème DCT et des croiseurs lourds Suffren et Dupleix sortent pour un entrainement au combat antisurface. Après une escale à Alger du 9 au 12 mai et à Ajaccio du 13 au 17 mai, les deux croiseurs rentrent à Toulon le 18 mai 1944.

Victime d’une avarie mécanique, le Lion est indisponible du 19 au 27 mai, effectuant des essais à la mer concluants du 28 au 31 mai et reprenant alors l’entrainement. Le Lion sort pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 4 au 15 juin, rentrant à Toulon le 18 juin après un mouillage aux salins d’Hyères du 15 au 17 juin 1944.

Du 21 au 30 juin 1944, le Lion participe à la remise en condition du Guépard avant d’être à son tour indisponible et ce du 1er au 18 juillet 1944 pour l’entretien et les permissions de l’équipage. Il sort pour essais et remise en condition en compagnie  Guépard du 19 juillet au 3 août 1944.

Le désarmement des Jaguar laissant seulement deux divisions de contre-torpilleurs à Brest, la marine décide de redéployer une division à Brest. C’est la 2ème DCT qui est choisit pour se déployer en Bretagne.

Après un ultime entrainement de division du 7 août au 2 septembre, les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT prépare leur départ à Brest, quittant définitivement Toulon et ralliant Brest le 18 septembre, la 2ème DCT devenant la 1ère DCT. Du 19 au 27 septembre, ils sortent en compagnie du Léopard pour prendre leurs marques en mer d’Iroise, en Manche et dans le Golfe de Gascogne. Ils rentrent tous le 28 septembre, jour où le Léopard est placé en position de complément.

Après une période d’entretien à flot du 29 septembre au 20 octobre 1944, les trois contre-torpilleurs de la 1ère DCT sortent pour essais du 21 au 25 octobre avant remise en condition du 26 octobre au 12 novembre quand les trois navires rentrent à Brest.

La 1ère DCT effectue un entrainement de division du 15 novembre au 16 décembre, ne rentrant à Brest que le 22 décembre 1944 après une escale à Saint-Malo du 17 au 21 décembre. Elle enchaine par une période d’exercices au large de Dakar en compagnie du ravitailleur Lot du 12 janvier au 15 février. La 1ère DCT quitte Dakar le 16 février et rentre à Brest en compagnie du Lot le 23 février 1945.

Le Bison et le Lion sortent pour entrainement au combat antisurface du 27 février au 7 mars, les deux contre-torpilleurs gagnant Lorient le 8 mars pour retrouver leur compère Guépard. Les trois navires enchainent par une série d’exercice jusqu’au 3 avril, faisant escale à Saint-Nazaire du 18 au 22 mars et à Lorient du 4 au 8 avril avant de rentrer à Brest le lendemain.

Le Lion sort pour entrainement de combat de surface du 15 au 23 avril, faisant escale à  Saint-Nazaire du 24 au 27 avril avant d’enchainer par un exercice de défense aérienne à la mer du 28 avril au 9 mai avant de rentrer à Brest le 10 mai 1945.

Du 17 mai au 2 juin 1945, le Lion participe avec le Bison à  la remise en condition du Guépard qui sortait d’une période d’indisponibilité.

La 1ère DCT sort à nouveau pour un entrainement de division, un entrainement très intense mené du 10 juin au 17 juillet, les trois contre-torpilleurs rentrant à Brest le lendemain.

Le Lion est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 19 juillet au 2 août, sortant ensuite pour essais du 3 au 6 août, rentrant à Brest dans la soirée.

La 1ère DCT sort ensuite avec la 4ème DC du 7 au 21 août pour exercice de défense aérienne à la mer, combat antisurface et attaque/protection de convois avant de rentrer à Brest le 25 août après une escale à Cherbourg du 22 au.

Le 27 août 1945, le contre-torpilleur Bison est placé en position de complément, première étape vers son désarmement _effectif le 8 septembre_, laissant la 1ère DCT avec les Guépard et Lion.

Le Lion sort pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 1er au 7 septembre, rentrant à Brest le lendemain 8 septembre 1945.

La 1ère DCT ainsi réduite sort pour entrainement du 12 au 23 septembre, faisant escale à Cherbourg du 24 au 28 septembre avant de reprendre la mer pour un entrainement à la lutte ASM avec les sous-marins Ile de Re et Ile d’Yeu du 29 septembre  au 7 octobre, date du retour du Guépard et du Lion à Brest.

Après une période d’entretien à flot du 8 au 12 octobre, le Guépard et le Lion sortent pour une école à feux du 13 au 21 octobre avant d’enchainer par un entrainement à la lutte ASM du 23 octobre au 4 novembre 1945 avec le sous-marin Agosta.
Après un ultime entrainement dans le Golfe de Gascogne du 5 au 15 novembre, le Guépard est mis en position de complément le 18 novembre 1945, date à laquelle la 1ère DCT est dissoute, laissant le Lion en position de navire hors rang au sein du groupement de contre-torpilleurs de la 3ème Escadre Légère.

Le Lion sort pour un ultime entrainement du 22 au 29 novembre avant d’être mis en position de complément le 30 novembre 1945. Il est échoué au bassin n°6 du 1er au 8 décembre 1945.

Le 9 décembre 1945, le contre-torpilleur Lion est désarmé. Le lendemain, il mouille à Landevennec en compagnie du Guépard et du Bison.

10-Contre-torpilleurs (9)

Le Bison

Le Bison intégré à la 6ème DL (octobre 1934-août 1936)

Le Bison intégré à la 6ème DL (octobre 1934-août 1936)

-Le Bison est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient le 14 mars 1927 sur la cale n°5. Il est lancé le 29 octobre 1928 et armé pour essais le 1er juillet 1929. L’armement définitif est prononcé le 15 avril 1930 suivit de nouveaux essais de bon fonctionnement le 20 mai puis du 22 au 24 mai. La clôture d’armement est prononcé le 10 octobre

Le 24 octobre 1930, le contre-torpilleur Bison est admis au service actif avec pour Brest pour port d’attache.

A son admission au service actif, le Bison devient navire-amiral de la 2ème Escadre Légère en remplacement du croiseur ex-allemand Mulhouse. Du 10 au 27 juin 1931, il effectue une croisière en mer Baltique en compagnie de son sister-ship Lion.

Le 15 avril 1933, le Bison forme la 6ème DL (Division Légère) en compagnie du Maillé-Brézé et du Vauban, étant remplacé dans son rôle de navire-amiral par le croiseur léger Lamotte-Picquet, la 2ème Escadre Légère devenant le 15 octobre 1933, le groupement des contre-torpilleurs de l’Escadre de l’Atlantique.

Le 1er octobre 1934, les divisions légères de la 2ème escadre sont modifiées. La 4ème DL est ainsi formée du Milan, de l’Epervier et du Valmy, la 6ème DL du Bison, du Lion et du Vauban et la 8ème DL du Chacal, du Lynx et du Léopard. Le Bison cesse d’être navire-amiral remplacé par le Milan.

Le 16 avril 1936, le Bison, le Milan et l’Epervier sont affectés au groupe du complément de la 2ème escadre. Le Bison est petit carénage au mois de juin. Le 30 juillet, le Bison quitte Brest en compagnie du Chacal et du Léopard, transportant une promotion de l’Ecole Navale qui accomplit sa croisière d’été, faisant escale à Oban (Ecosse), Gudvangen (Norvège), Bergen, Amsterdam, Anvers, Gand, Portsmouth avant de rentrer à Brest le 31 août 1936.

Le 15 août 1936, la 2ème escadre est rebaptisée Escadre de l’Atlantique.  La 6ème DL est dissoute, le Bison quitte Brest le 5 septembre 1936 pour Tanger afin de participer à la surveillance de la zone internationale alors que l’Espagne est secouée par une guerre civile. Il rentre à Brest le 28 septembre 1936.

Le Bison est mis à effectif réduit le 1er octobre 1936 et devient navire-amiral de la 2ème flottille de sous-marins, assurant l’intérim en attendant que le ravitailleur Jules Verne soit de nouveau disponible. Il va assurer ce rôle jusqu’en février 1937.

Il est ensuite en travaux à Lorient du 27 février au 28 juillet 1937, rentrant à Brest le 29 juillet pour une très brève escale, repartant le soir-même pour la corvette d’été de l’Ecole Navale avec le Chacal et le Léopard jusqu’au 31 août 1937 date de leur retour à Brest.

Le Bison est remis à effectif normal le 25 septembre 1937, devenant navire-amiral de la 2ème flottille de torpilleurs en remplacement du Jaguar.

Le 7 février 1939 au matin, une partie de la 2ème escadre quitte Brest : la 4ème Division de Croiseurs (Georges Leygues Montcalm Gloire), la 2ème escadre légère avec les contre-torpilleurs L’Indomptable Le Malin Le Triomphant Le Fantasque L’Audacieux Le Terrible et la 2ème flottille avec le contre-torpilleur Bison et six torpilleurs plus des sous-marins. Ces navires doivent retrouver les cuirassés Lorraine et Provence qui rentrent d’Afrique du Nord.

Dans la nuit du 7 au 8 février, les croiseurs de la division servent de but aux flottilles de torpilleurs commandées à la mer par le CT Bison. Le croiseur léger Georges Leygues heurte alors violemment le Bison qui est gravement endommagé, l’avant coulant entrainant 18 hommes dans le mort pendant que 50 hommes sont sauvés.

Le Bison après sa collision avec le Georges Leygues

Le Bison après sa collision avec le Georges Leygues

Le Bison en réparations dans la forme de Lanester

Le Bison en réparations dans la forme de Lanester

Le Bison est échoué dans la forme de Lanester pour remise en état, les travaux étant menés au pas de charge pour permettre la mise sur cale du De Grasse le 28 août 1939. Remis à flot, le Bison est en travaux jusqu’en décembre 1939. Affecté durant ses travaux à la Force de Raid (hors-rang), il forme une fois remis en service la 11ème DCT en compagnie de l’Aigle et du Milan.

Cette division aurait du être déployée à Dakar au sein de la force X chargée de traquer les raiders allemands mais la fin de la guerre de Pologne entraine son redéploiement à Bizerte au sein de la 4ème Escadre.

Le Bison arrive à Bizerte le 4 janvier 1940 et devient aussitôt navire-amiral de la 11ème DCT en compagnie donc de l’Aigle et du Milan. La division sort pour entrainement du 10 au 31 janvier, rentrant à Bizerte le 7 février 1940 après escale à Tunis du 1er au 6 février.

La 11ème DCT va devenir la division la plus active de la 4ème escadre, sortant très régulièrement pour entrainement. Elle est ainsi à la mer pour un entrainement au combat de nuit du 12 au 19 février puis un entrainement au combat de jour du 21 au 27 février, faisant escale à La Valette du 28 février au 2 mars avant de rentrer à Bizerte le 4 mars 1940 à l’aube.

Le Bison est indisponible pour entretien du 5 au 17 mars, sortant pour essais du 18 au 20 mars puis pour remise en condition du 21 mars au 2 avril 1940.

La 11ème DCT quitte Bizerte le 10 avril en compagnie de la 12ème DT ( torpilleurs de classe Melpomène La Pomone la Bombarde et L’Iphigénie) pour un exercice commun, les deux divisions effectuant une série de joutes nautiques et ce du 10 au 17 avril, du 19 au 24 avril, du 25 avril au 2 mai et du 4 au 10 mai, rentrant à Bizerte le 15 mai 1940 après une escale à Tunis du 11 au 14 mai.

Alors que l’Aigle est indisponible pour entretien courant, le Bison et le Milan sortent pour un entrainement commun du 18 au 28 mai, retrouvant à la mer leur compère pour assurer sa remise en condition et ce du 30 mai au 12 juin.

Après un ravitaillement à Bizerte le 13 juin, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement de division du 14 au 21 juin, se ravitaillant à Malte le 22 juin avant de traverser la Méditerranée, faisant escale à Beyrouth du 23 au 27 juin puis à Haïfa du 29 juin au 3 juillet avant de rentrer à Bizerte le 8 juillet 1940.

Le Bison est indisponible pour entretien et permissions d’été de l’équipage du 9 au 24 juillet, sortant pour essais du 25 au 28 juillet puis pour remise en condition du 29 juillet au 12 août en compagnie de l’Aigle. Le Bison participe ensuite à la remise ne condition du Milan du 14 au 28 août puis celle du Milan du 3 au 12 septembre.

Le 21 septembre 1940, la 11ème DCT sort pour son dernier entrainement de division avant un cycle de grand carénage. Du 22 au 28 septembre, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement au combat de nuit avant de se ravitailler à Bizerte le 29 septembre puis d’enchainer par un entrainement au combat de jour avec écoles à feux du 30 septembre au 6 octobre puis une escale à Tunis du 7 au 12 octobre avant de rentrer à Bizerte le 13 octobre 1940.

Le Bison et l’Aigle sortent pour entrainement de division du 21 octobre au 3 novembre,  faisant escale à Sfax du 4 au 10 novembre avant de rentrer à  Bizerte le 12 novembre 1940.

La 11ème DCT sort à nouveau pour entrainement du 20 novembre au 2 décembre 1940 en compagnie de la 17ème DSM ((Aréthuse, de l’Atalante, de la Vestale et de la Sultane) et de la 12ème DT, les deux contre-torpilleurs, les trois torpilleurs et les quatre sous-marins faisant escale à  Tunis du 3 au 8 décembre avant de rentrer à Bizerte le 9 décembre.

Après une période d’entretien à flot du 10 au 21 décembre, le Bison sort pour essais du 22 au 25 décembre et pour remise en condition en compagnie de l’Aigle du 27 décembre 1940 au 12 janvier 1940.

Le lendemain 13 janvier 1941, le Milan est sorti de son grand carénage. Il sort pour essais du 14 au 17 janvier 1940 puis pour remise en condition en compagnie du Bison du 19 janvier au 2 février 1941.

La 11ème DCT réduite au Bison et au Milan sort pour un entrainement de division au large de la Tunisie et ce du 7 au 17 février. Après une escale à La Valette du 18 au 22 février, la 11ème DCT traverse la Méditerranée, faisant escale à Heraklion du 25 au 27 février, au Pirée du 28 février au 2 mars, à Izmir du 4 au 7 mars, à Beyrouth du 9 au 12 mars avant de rentrer à  Bizerte le 16 mars 1941.

Le Bison sort encore du 21 mars au 2 avril 1941 pour un dernier entrainement avant son entrée en grand carénage prévue au début du mois d’avril.

Le 9 avril 1941, l’Aigle quitte le bassin n°4 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah. Le temps de le vider et de réparer les tains et le Bison le remplace pour une remise en état complète du 11 avril au 12 juillet.

Il sort ensuite pour essais du 15 au 21 juillet puis pour remise en condition en compagnie de ses deux compères  de la 11ème DCT du 24 juillet au 12 août, les trois navires rentrant à Bizerte le 17 août après une escale à Tunis du 13 au 16 août. A l’issue de ce stage de remise en condition, le Bison redevient navire-amiral de la 11ème DCT.

La 11ème DCT sort pour son premier entrainement de division depuis près d’un an, enchainant un entrainement au combat antisurface de jour (24 août au 4 septembre), une école à feux (6 au 13 septembre) et un entrainement au combat de nuit (15 au 27 septembre), la division rentrant à Bizerte le 5 octobre après une escale à La Valette du 28 septembre au 3 octobre 1941.

La 6ème Escadre Légère ressort au complet du 15 au 30 octobre 1941 pour des manoeuvres combinées avec pour thèmes l’escorte et l’attaque de convois, le bombardement littoral, le combat de nuit et la défense aérienne à la mer.

La 6ème EL fait escale à La Valette du 1er au 7 novembre puis à Alexandrie du 10 au 15 novembre avant un exercice avec la marine britannique jusqu’au 21 novembre quand les navires des deux marines se séparent.

L’Emile Bertin, ses torpilleurs ses contre-torpilleurs font escale à Lattaquié du 23 au 27 novembre puis à Beyrouth du 28 novembre au 2 décembre. Le croiseur mouilleur de mines manoeuvre avec le Primauguet, navire-amiral de la DNL du 3 au 12 décembre avant que la 6ème EL ne rentre à sa base le 16 décembre et d’y rester jusqu’à la fin de l’année 1941.

Le 1er janvier 1942, la 11ème DCT est dissoute. Le Bison est redéployé à Toulon, formant la 2ème DCT en compagnie de ses sister-ship Guépard (Al) et Lion.

Le Bison quitte Bizerte le 5 janvier 1942, se ravitaille à Ajaccio le 8 janvier avant d’arriver à Toulon le lendemain 9 janvier en compagnie de ses deux nouveaux compagnons, le Guépard comme le Lion étant par le passé basés également en Tunisie.

Après une période d’entretien à flot commune du 9 au 24 janvier 1942, les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT entament une importante phase d’entrainement pour trouver des automatismes, la division était censée ne faire qu’un au combat. La phase d’entrainement à lieu du 30 janvier au 2 mars rentrant à Toulon le lendemain.

Le Bison et ses deux compères de la 2ème Division de Contre-Torpilleurs s’entrainent ensuite avec les contre-torpilleurs Aigle Albatros et Gerfaut de la 5ème DCT du 12 mars au 15 avril, entrainement entrecoupé d’une escale à Ajaccio du 21 au 24 mars, à Tunis du 1er au 5 avril et un ravitaillement à Bizerte le 6. Ils rentrent à Toulon dans la foulée de cette série d’exercices.

Après des sorties locales sans événements saillants,  le Bison participe du 13 mai au 2 juin à la remise en condition du Guépard en compagnie du Lion. Les trois contre-torpilleurs font escale à Nice du 3 au 7 juin avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Du 15 juin au 10 juillet, le Bison participe à l’entrainement de division de la 2ème DCT, entrainement entrecoupé d’un ravitaillement à Ajaccio le 23 juin et à Bastia le 1er juillet et couronné par une escale à Nice du 10 au 13 juillet, les trois contre-torpilleurs ralliant Toulon pour le Bastille Day.

Le 15 juillet, le Guépard transmet son pavillon de navire-amiral de la 2ème DCT au Bison et est échoué le 17 juillet au bassin n°5 du Castigneau pour une remise en état complète et une modernisation.

Le Bison et le Lion sortent pour entrainement du 21 juillet au 12 août 1942,  faisant escale à Port-Vendres du 13 au 17 août, manquant d’entrer en collision avec le paquebot italien Comte Da Giovanni lors de leur départ du port catalan. Les deux contre-torpilleurs rentrent à Toulon le 19 août 1942 à l’aube.

Après une période d’entretien à flot du 20 août au 3 septembre 1942, le Bison sort pour essais du 4 au 8 septembre avant remise en condition en compagnie de son sister-ship Lion du 9 au 23 septembre 1942. La 2ème DCT sort ensuite pour un entrainement de division du 25 septembre au 3 octobre 1942.

Le 4 octobre 1942, le Guépard est remis à flot après presque trois mois de travaux, la remise en état ayant été doublée d’une modernisation. Le Bison participe à sa remise en condition du 10 octobre au 2 novembre 1942 et à l’issue de cette remise en condition, le Guépard redevient navire-amiral de la 2ème DCT.

La 2ème DCT quitte Toulon le 10 novembre en compagnie de la 1ère DT (Le Fier L’Entreprenant L’Agile Le Farouche) et du pétrolier Elorn pour une série d’exercices jusqu’au 22 décembre, exercices entrecoupées d’une escale à Ajaccio du 23 au 27 novembre et d’une autre à Bizerte du 13 au 16 décembre, les navires de la division rentrant à Toulon le 26 décembre 1942.

Le 7 janvier 1943, le Lion sort de grand carénage, le Bison le remplaçant dans le bassin n°5 du Castigneau à partir du 10 janvier et jusqu’au 15 mars 1943, sortant pour essais du 16 au 19 mars avant remise en condition en compagnie du Guépard et du Lion du 23 mars au 18 avril 1943.

La coque est grattée, sablée et repeinte, les hélices sont changées, les chaudières retubées, les turbines sont remises en état. Sur le plan de la modernisation, le Bison reçoit un radar de veille combinée et un radar de conduite de tir sans oublier un Asdic pour augmenter ses capacités ASM.

A la différence du Guépard qui avait connu une modernisation de la DCA a minima, le Bison avait toujours les quatre canons de 37mm modèle 1925 et les deux affûts doubles de 13.2mm, ces armes étant remplacées par trois affûts doubles de 37mm Schneider modèle 1941 et huit canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en quatre affûts doubles. Des grenades ASM supplémentaires sont également embarquées.

Le Bison reçoit également un système de ravitaillement à la mer à couple pour augmenter sa distance franchissable.

Du 22 avril au 25 mai, le Bison participe à une série d’exercices avec ses compères de la 2ème DCT et la 5ème DCT, exercices entrecoupées d’une escale à  Ajaccio du 30 avril au 3 mai et d’une autre escale à Mers-El-Kébir du 13 au 16 mai, les deux divisions rentrant à Toulon le 26 mai 1943.

Après une période d’entretien à flot du 27 mai au 12 juin, les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT sortent pour essais du 13 au 16 juin avant remise en condition du 18 juin au 13 juillet 1943.

Le 20 juillet 1943, la 2ème DCT sort en compagnie de la 1ère DT et du contre-torpilleur Marceau pour des exercices communs du 20 juillet au 13 août, rentrant à Toulon le 18 août après une escale à Nice du 14 au 17 août 1943.

Le Bison est indisponible suite à une avarie mécanique du 22 août au 2 septembre, sortant pour essais du 3 au 6 septembre 1943.

La 2ème DCT ressort au complet du 12 au 23 septembre 1943 pour un entrainement de défense aérienne à la mer qui est suivit par une escale à Nice du 24 au 28 septembre. Les trois contre-torpilleurs enchainent par un entrainement ASM du 29 septembre au 6 octobre avec les sous-marins  La Bayadère et L’Antigone , date à laquelle ils arrivent à Bastia pour quelques jours d’escale. Quittant le port corse le 12 octobre, les trois contre-torpilleurs rentrent à Toulon le 14 octobre 1943 à l’aube.

Du 21 au 31 octobre 1931, le Bison et ses compères de la 2ème DCT sortent pour des exercices en compagnie de la 5ème DCT, du croiseur léger Primauguet et du contre-torpilleur Marceau, ces navires étant chargés d’intercepter plusieurs cargos «ennemis» symbolisés par des cargos affrétés durant cette période par la marine.

Après une période d’entretien à flot commune du 2 au 13 novembre, les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT sortent pour essais du 14 au 17 novembre avant un stage de remise en condition du 18 au 30 novembre.

Rentrés à Toulon le 30 novembre au soir, le Bison, le Guépard et le Lion sortent à nouveau pour un entrainement de division du 7 au 21 décembre, rentrant à Toulon  le lendemain 22 décembre et restant à quai jusqu’à la fin de cette année 1943.

Le Bison sort pour entrainement anti-sous-marin du 4 au 12 janvier contre le sous-marin La Gorgone avec le soutien de l’aviation basée à terre (deux hydravions Latécoère 615 de l’escadrille 20E et quatre Bloch MB-481 de l’escadrille 2B). Il rentre à Toulon le 16 janvier après une escale à La Ciotat du 13 au 15 janvier 1944.

Après une sortie pour entrainement de défense aérienne à la mer du 17 au 22 janvier, il participe avec le Lion à la remise en condition du Guépard du 27 janvier au 13 février. Les trois contre-torpilleurs rentrent à Toulon le 22 février après une escale à Sète du 14 au 21 février 1944.

La 2ème DCT sort pour un entrainement de division du 26 février au 19 mars quand il rallie Toulon pour se ravitailler. Après quelques heures à quai, les trois contre-torpilleurs reprennent la mer en compagnie de la 1ère DT pour un exercice en commun du 21 mars au 8 avril, les six navires faisant escale à Bastia du 9 au 12 avril avant de rentrer à Toulon le 13 avril 1944.

Le Bison effectue un entrainement au combat antisurface du 15 au 23 avril, rentrant à Toulon le 24 avril 1944. Dès le lendemain, il reprend la mer avec le Guépard et le Lion, avec la 5ème DCT et les croiseurs lourds Suffren et Dupleix pour des exercices de combat antisurface du 25 avril au 8 mai 1944. Après une escale à Bastia du 10 au 13 mai, la 2ème DCT reprend la mer pour un entrainement de défense aérienne à la mer du 14 au 30 mai avant de rentrer le lendemain 31 mai à Toulon.

Le contre-torpilleur Bison sort en mer le 4 juin pour un entrainement de base. Il reçoit un SOS d’un hydravion Bréguet Bizerte victime d’une panne de moteur. L’hydravion amérit à quelques miles du contre-torpilleurs qui lui passe une remorque le 6 juin 1944 pour le ramener à Saint Mandrier où il sera remis en état.

Après ravitaillement à quai le 7 juin 1944, le Bison sort pour entrainement du 8 au 22 juin, rentrant à Toulon le 27 juin après une escale à La Ciotat du 23 au 26 juin 1944.

Le Bison sort en compagnie du Guépard pour entrainement du 1er au 12 juillet, faisant escale à Sète du 13 au 17 juillet avant de rentrer à Toulon le 18 juillet. Le Bison est alors indisponible du 19 juillet au 5 août 1944 pour entretien et permissions d’équipage.

Le désarmement des Jaguar laissant seulement deux divisions de contre-torpilleurs à Brest, la marine décide de redéployer une division à Brest. C’est la 2ème DCT qui est choisit pour se déployer en Bretagne.

Après un entrainement de division du 7 août au 2 septembre 1944, le Bison appareille de Toulon dans le sillage du Guépard et suivit par le Lion. Ils font escale à Casablanca le 14 septembre 1944 pour se ravitailler avant de rallier Brest le 18 septembre 1944.

Le 18 septembre 1944, la 2ème DCT est rebaptisée 1ère DCT avec toujours les même navires

Du  19 au 27 septembre, la 1ère DCT sort en compagnie du Léopard pour entrainement et permettre aux contre-torpilleurs «ex-toulonnais» de prendre leurs marques dans leur nouvelle zone opérationnelle. Ils rentrent tous le 28 septembre, jour où le Léopard est placé en position de complément.

Après une période d’entretien à flot du 29 septembre au 20 octobre 1944, les trois contre-torpilleurs de la 1ère DCT sortent pour essais du 21 au 25 octobre avant remise en condition du 26 octobre au 12 novembre quand les trois navires rentrent à Brest.

Du 15 novembre au 16 décembre 1944, Le Bison participe à ce premier entrainement de division «brestois». Ils rentrent à Brest le 22 décembre après une escale à Saint-Malo du 17 au 21 décembre.

Du 11 janvier au 16 février 1945, la 1ère DCT manoeuvre au large de Dakar en compagnie du ravitailleur Lot. Ils sont de retour à Brest le 23 février 1945.

Le Bison et le Lion sortent pour entrainement au combat antisurface du 27 février au 7 mars, les deux contre-torpilleurs gagnant Lorient le 8 mars pour retrouver leur compère Guépard. La 1ère DCT sort alors pour un entrainement au combat antisurface du 8 au 17 mars avant une escale à Saint-Nazaire du 18 au 22 mars. La division effectue ensuite un entrainement de défense aérienne à la mer du 23 mars au 3 avril, rentrant à Brest le 9 avril après une escale à Lorient du 4 au 8 avril 1945.

Le Bison sort pour un entrainement à la défense ASM en mer d’Iroise contre le sous-marin La Praya du 16 au 28 avril, faisant escale à Saint-Malo du 29 avril au 2 mai avant de reprendre la mer pour un entrainement de défense aérienne à la mer du 3 au 12 mai, rentrant à Brest le lendemain 13 mai. Du 17 mai au 2 juin 1945, le Bison participe à la remise en condition du Guépard en compagnie du Lion.

La 1ère DCT participe à un entrainement de division du 10 juin au 17 juillet, entrainement entrecoupé d’une escale à Nantes du 19 au 22 juin et à La Pallice du 3 au 7 juillet, rentrant à Brest le 18 juillet 1945.

Le Bison est indisponible du 19 juillet au 1er août, sortant pour essais du 2 au 5 août avant de rentrer à Brest le lendemain 6 août 1945.  Il enchaine par un entrainement avec le Guépard, le Lion et les croiseurs de la 4ème DCT du 7 au 21 août 1945, les six navires faisant escale à Cherbourg du 22 au 24 août avant de rentrer à Brest le lendemain.

Le 27 août 1945, le Bison est placé en position de complément. Le même jour, il est échoué au bassin n°6 de l’Arsenal de Brest jusqu’au 6 septembre. Les prises d’eau sont obturées, les soutes sont curées, l’électronique et l’armement sont débarquées, les ouvertures clôturées.

Remis à flot le 6 septembre 1945, le Bison est mouillé dans la Penfeld. Désarmé le 8 septembre 1945, le Bison est remorqué le jour même à Landevennec au sein du Dépôt Naval de l’Atlantique.

Il y était toujours le 5 septembre 1948 en compagnie de ses sister-ships  Guépard et Lion.

10-Contre-torpilleurs (8)

B-Contre-torpilleurs classe Guépard

Le contre-torpilleur Guépard au moment de la guerre de Pologne

Le contre-torpilleur Guépard au moment de la guerre de Pologne

Vous avez dit «quatre tuyaux» ?

Les premières ébauches du programme naval de l’immédiat après guerre prévoyait à l’origine douze contre-torpilleurs, nombre réduit de moitié pour des raisons pratiques. Il s’agissait de commander les navires que l’Industrie et que les Arsenaux pouvaient construire immédiatement.

C’est en mars 1924 que commence les discussions pour les contre-torpilleurs à financer à la tranche 1925.

Rapidement, il est décidé de reprendre la même configuration d’armement que les Jaguar mais avec cinq canons de 138mm plus puissants. Ces trois navires commandés le 9 octobre 1925 sont des navires de 2690 tonnes, filant à 35.5 noeuds avec une puissance propulsive de 64000ch soit 10000ch de plus que les Jaguar.

Ils marquent l’apparition d’un style, d’une allure martiale avec quatre cheminées inclinées leur donnant une allure inimitable, allure reprise par les Aigle et les Vauquelin qui héritèrent tous du surnom tout trouvé de «quatre tuyaux».

Le 23 janvier 1926, une note du STCN (Service Technique des Constructions Navales) envisage plusieurs hypothèses pour trois autres contre-torpilleurs à mettre en chantier en 1927, des navires bien plus gros avec un projet d’un navire de 3850 tonnes avec six canons de 138mm et 4750 tonnes avec huit canons de 138mm.

Ces projets sont jugés trop gros pour les besoins français sachant que les contre-torpilleurs italiens sont des navires de 1800 tonnes avec un armement composé de cinq canons de 120mm même si des navires armés de huit canons de 120mm sont sur le point d’être mis en service.

Finalement après moultes discussions, il est décidé de construire trois autres contre-torpilleurs de type Guépard.

En mai 1928, on envisage d’armer ces six navires de six canons de 138mm ou de huit canons de 130mm mais au final on retiendra une configuration à cinq canons de 138mm en affûts simples.

La marine nationale va donc financer aux tranches 1925 et 1926 six contre-torpilleurs très semblables, formant la classe Guépard.

A la différence des Jaguar dont les noms étaient homogènes, les six Guépard reçoivent des noms fort différent puisque l’on trouve deux félins (Guépard Lion), un bovidé (Bison), deux batailles (Verdun Valmy) et un célèbre ingénieur militaire du 17ème siècle (Vauban).

Comme pour les Jaguar, la construction des Guépard est partagé entre les Arsenaux et l’Industrie. La construction des Guépard et Bison est attribuée à l’Arsenal de Lorient, celle du Lion et du Vauban aux Ateliers et Chantiers de France à Dunkerque, celle du Valmy aux Ateliers et Chantiers de Saint-Nazaire-Penhoët et du Verdun aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Saint-Nazaire.

Le Guépard

Le Guépard en construction à Lorient

Le Guépard en construction à Lorient

-Le Guépard est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient (cale n°7) le 14 mars 1927 et lancé le 19 avril 1928. Il est armé pour essais le 1er octobre 1928. Les essais s’achève à la fin du mois de juin et il est armé définitif le 1er juillet 1929, Le contre-torpilleur Guépard étant admis au service actif le 16 août 1929.

Le Guépard est affecté à la 1ère escadre légère, formant la 5ème division légère (5ème DL) avec son sister-ship Valmy  mais également le Chacal, le Panthère et le Tigre.

Le 1er mai 1930, le Guépard constitue à Toulon la 7ème DL en compagnie de ses sister-ship Verdun et Valmy et le 15 avril 1931, cette division intègre le groupe des contre-torpilleurs de la 1ère escadre en compagnie de la 5ème DL (Panthère Chacal Tigre). Dès le 15 septembre 1931, le Guépard devient le bâtiment amiral de la 1ère flottille de torpilleurs en remplacement du Jaguar qui rejoint la 7ème DL pour compenser le départ du Guépard et du Vauban.

Le 10 octobre 1932, le Guépard est remplacé par le Jaguar comme navire-amiral de la 1ère flottille de torpilleurs. Le Guépard est réincorporé dans la 7ème DL formé à l’époque avec le Verdun et l’Albatros. Il reprend ce rôle le 15 septembre 1933, étant à la tête de la 1ère flottille de torpilleurs jusqu’au 11 septembre 1934 quand le Jaguar le remplace.

Le Guépard rejoint le groupe de complément auquel il sera rattaché du 1er octobre 1934 au 15 août 1936. Il entre dans l’Arsenal le 4 janvier 1935 puis est versé à la 3ème région maritime pour grandes réparations à partir du 1er mars, étant au bassin au Missiessy du 8 mai au 5 juin puis à flot du 5 juin au 7 juillet. Il est remis sur rade le 7 août 1935 et réintègre le groupe de complément le 16 août.

Du 17 août 1935 au 23 avril 1936, le Guépard est affecté à la Division Navale de Levant (DNL) en remplacement du Verdun.

Relevé par le torpilleur Trombe (classe Bourrasque), il forme à partir du 15 août 1936, la 13ème Division Légère (13ème DL) avec ses sister-ships Valmy et Verdun. Cette division comme la majorité des moyens de la marine nationale va participer à la guerre d’Espagne, une mission compliquée car corsetée par des impondérables d’ordre politique et diplomatique.

Le 12 avril 1937, les divisions légères deviennent des divisions de croiseurs (DC) ou des divisions de contre-torpilleurs (DCT). La 13ème DL devenant à cette occasion la 3ème DCT.

Le 20 avril 1937, des zones de contrôle sont mises en place au large de l’Espagne pour protéger les navires de commerce neutre et détruire si nécessaire les bâtiments de surface, les sous-marins et les avions engagés dans des actes de «piraterie».

Ce dispositif tiendra jusqu’au mois de septembre quand il est remplacé par un dispositif spécial. La 3ème DCT va rester détachée au dispositif spécial en Méditerranée jusqu’au 7 juillet 1937.

Le 24 mars 1938, le Guépard, navire-amiral de la 3ème DCT devient le navire-amiral des Forces de Haute Mer (FHM) chargées du dispositif spécial. Il va y rester intégré jusqu’à la fin du conflit entre républicains et nationalistes.

Le 1er juillet 1939, une 4ème escadre (forces légères d’attaque) est créée à Bizerte. Sous les ordres du contre-amiral Marquis, on trouve la 3ème DC (croiseurs La Marseillaise Jean de Vienne et La Galissonnière), le croiseur léger Emile Bertin, la 1ère DCT (contre-torpilleurs Vauban Lion Aigle), la 3ème DCT (contre-torpilleurs Guépard Verdun Valmy) et la 11ème DCT (Bison Milan Epervier).

Sans la fin prématurée de la guerre de Pologne, la 3ème DCT serait passée en janvier 1940 dans l’Atlantique pour assurer la défense des convois entre Brest et Casablanca. La 3ème Division de Contre-Torpilleurs reste donc basée à Bizerte au sein de la 4ème Escadre qui va devenir en septembre 1940, la 6ème Escadre Légère.

Comme pour toutes les DCT, les trois navires vont passer à tour de rôle en grand carénage pour récupérer tout leur potentiel technique en attendant une véritable modernisation (RAM, DCA, lutte ASM…..).

Le 3 janvier 1940, le Guépard transmet son pavillon de navire-amiral au Verdun et est échoué le lendemain dans le bassin n°4 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour un grand carénage bien mérité jusqu’au 7 mars. Il sort pour essais du 8 au 12 mars avant remise en condition en compagnie du Verdun, les deux navires rentrant à Bizerte le 8 avril après une escale à Tunis du 4 au 7 avril.

Le Guépard redevenu navire-amiral de la 3ème DCT sort avec le Verdun pour un exercice de combat antisurface du 16 au 30 avril avant une escale à La Valette du 1er au 4 mai et un retour à Bizerte le lendemain 5 mai 1940.

Le Guépard sort pour un entrainement de base au large de Bizerte du 12 au 23 mai, le contre-torpilleur faisant escale à Tunis du 24 au 27 mai, rentrant à Bizerte  le 28 mai 1940. La 3ème DCT sort du 30 mai au 5 juin et rentre à Bizerte le 6.

Du 14 juin au 2 juillet 1940, le Guépard participe à la remise en condition du Valmy qui sortait de grand carénage. Ironie de l’histoire, il est indisponible suite à une avarie technique du 7 au 28 juillet 1940, sortant pour essais du 29 juillet au 1er août avant remise en condition en compagnie du Valmy du 3 au 19 août 1940.

Le Guépard sort pour entrainement au combat de nuit du 26 au 31 août, faisant escale à Tunis du 1er au 3 septembre avant de rentrer à Bizerte le lendemain. Du 14 septembre au 2 octobre 1940, le Guépard et le Valmy participent à la remise en condition du Verdun, la 3ème DCT rentrant à Bizerte le 9 octobre après une escale à La Valette du 3 au 8 octobre 1940.

Le 17 octobre 1940, la 3ème DCT quitte Bizerte en compagnie du pétrolier Mékong qui ravitaille les trois «quatre tuyaux» à flot à Mers-El-Kébir le 21 octobre, à Casablanca le 24 octobre avant que les quatre navires ne gagnent à Dakar le 28 octobre.

La division effectue successivement une école à feu du 30 octobre au 5 novembre, se ravitaille auprès du Mékong le 6 novembre avant un exercice de combat antisurface du 7 au 17 novembre, se ravitaillant à nouveau à Dakar le 18 novembre. Les quatre navires quittent Dakar le 19 novembre, font escale à Casablanca le 23 novembre avant de rentrer à Bizerte le 28 novembre 1940.

Après une période d’entretien à flot du 29 novembre au 14 décembre 1940, le Guépard sort pour essais du 15 au 18 décembre avant remise en condition en compagnie du Verdun et du Valmy du 20 au 31 décembre.

La 3ème DCT sort pour un entrainement de division en Méditerranée orientale du 4 au 14 janvier 1941, la division se ravitaillant à Malte le 15 janvier avant de reprendre la mer en direction de Beyrouth où la division fait escale du 19 au 22 janvier avant d’enchainer par des manoeuvres qui s’achèvent par une escale à Haïfa du 28 janvier au 3 février avant que la division ne reprene la mer pour rentrer à Bizerte le 7 février 1941.

Le Guépard sort pour entrainement au combat antisurface du 11 au 18 février faisant escale à Tunis du 19 au 23 février avant d’enchainer par un entrainement à la navigation au combat de nuit du 24 février au 3 mars, rentrant à Bizerte le lendemain 4 mars 1941.

Le 11 mars 1941, la 3ème DCT sort pour un nouvel entrainement de division au  large de la Tunisie, entrainement qui s’achève le 27 mars quand les navires rentrent tous à Bizerte.

Les trois contre-torpilleurs subissent une période de travaux à flot du 28 mars au 12 avril 1941 pour modernisation de la DCA : les quatre canons de 37mm modèle 1925 en affûts simples et les quatre mitrailleuses de 13.2mm en deux affûts doubles sont remplacées par deux affûts doubles de 37mm Schneider modèle 1941 et six canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en affûts simples.

La 3ème DCT sort pour essais du 13 au 16 avril suivit d’un stage de remise en condition du 17 au 30 avril, remise en condition axée sur la défense aérienne à la mer pour roder la nouvelle DCA des trois contre-torpilleurs.

Du 2 au 12 mai 1941, la 3ème DCT sort en compagnie de la 1ère DCT (Vauban Lion Epervier) et du croiseur léger mouilleur de mines Emile Bertin pour un exercice de combat antisurface. Après une escale dans le port de La Valette du 13 au 20 mai 1941, l’Emile Bertin et deux divisions de contre-torpilleurs participent à un exercice de défense aérienne à la mer du 21 mai au 2 juin 1941 avant de rentrer le lendemain à Bizerte.

Après une période d’indisponibilité du 4 au 27 juin, le Guépard sort pour essais du 28 au 30 juin puis pour une remise en condition en solitaire du 2 au 17 juillet, rentrant à Bizerte le 18 juillet. Le navire-amiral de la 3ème  DCT sort à nouveau pour un entrainement de division entre la Tunisie et la Sicile et ce du 23 juillet au 12 août, faisant escale à La Valette (Malte) du 13 au 17 août, à Tunis du 18 au 22 août avant de rentrer à Bizerte le lendemain 23 août 1941.

Alors que le Valmy est indisponible pour avarie, le Guépard et le Verdun sortent pour entrainement du 28 août au 7 septembre, les deux contre-torpilleurs faisant escale à Tunis du 8 au 11 septembre  avant de rentrer à Bizerte le 12 septembre 1941. Ils enchainent par la remise en condition du Valmy du 15 au 30 septembre 1941.

La 3ème DCT sort à nouveau au complet pour un exercice combiné avec l’armée de l’air du 5 au 12 octobre, rentrant à Bizerte le lendemain 13 octobre 1941.

La 6ème Escadre Légère (Emile Bertin, 1ère, 3ème DCT, 11ème DCT : contre-torpilleurs Milan Aigle et Bison et 12ème DT formée par les torpilleurs La Pomone la Bombarde et L’Iphigénie.) ressort au complet du 15 au 30 octobre 1941 pour des manoeuvres combinées avec pour thèmes l’escorte et l’attaque de convois, le bombardement littoral, le combat de nuit et la défense aérienne à la mer.

La 6ème EL fait escale à La Valette du 1er au 7 novembre puis à Alexandrie du 10 au 15 novembre avant un exercice avec la marine britannique jusqu’au 21 novembre quand les navires des deux marines se séparent.

L’Emile Bertin et ses contre-torpilleurs font escale à Lattaquié du 23 au 27 novembre puis à Beyrouth du 28 novembre au 2 décembre. Le croiseur mouilleur de mines manoeuvre avec le Primauguet, navire-amiral de la DNL du 3 au 12 décembre avant que la 6ème EL ne rentre à sa base le 16 décembre et d’y rester jusqu’à la fin de l’année 1941.

Le 1er janvier 1942, le Guépard forme à Toulon une nouvelle 2ème DCT en compagnie de ses sister-ships Bison et Lion. Elle intègre la 2ème Escadre.

Le Guépard quitte Bizerte le 5 janvier 1942, se ravitaille à Ajaccio le 8 janvier avant d’arriver à Toulon le lendemain 9 janvier en compagnie de ses deux nouveaux compagnons, le Bison comme le Lion étant par le passé basés également en Tunisie.

Après une période d’entretien à flot commune du 9 au 24 janvier 1942, les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT entament une importante phase d’entrainement pour trouver des automatismes, la division était censée ne faire qu’un au combat.

Les trois navires effectuent d’abord un entrainement à la navigation de jour comme de nuit du 30 janvier au 2 février. Après un rapide ravitaillement à Toulon, les trois navires de la 2ème DCT Guépard (navire-amiral), Lion et Bison enchainent par un entrainement au combat antisurface de jour du 4 au 9 février puis de nuit du 11 au 18 février. Après un entrainement à la défense aérienne à la mer du 20 février au 2 mars, les trois navires rentrent à Toulon le 3 mars 1942.

La 2ème DCT quittent Toulon le 12 mars en compagnie de la 5ème DCT (Aigle Albatros Gerfaut) pour une série d’exercices. Les deux divisions s’affrontent dans un combat antisurface du 12 au 20 mars, les deux divisions faisant escale à Ajaccio du 21 au 24 mars avant d’enchainer par un exercice de combat de nuit du 25 au 31 mars, les six contre-torpilleurs faisant escale à Tunis du 1er au 5 avril 1942. Après une escale à Bizerte pour se ravitailler le 6 avril, les deux divisions subissent un entrainement de défense aérienne à la mer du 7 au 15 avril, rentrant le même jour à Toulon.

Victime d’une avarie de chaudière, le Guépard est indisponible du 19 avril au 7 mai, sortant pour essais du 8 au 11 mai avant remise en condition du 13 mai au 2 juin en compagnie du Lion et du Bison. Les trois contre-torpilleurs font escale à Nice du 3 au 7 juin avant de rentrer à Toulon le 8 juin 1942.

La 2ème DCT sort pour un nouvel entrainement de division le 15 juin, le dernier avant un nouveau cycle de grand carénage. La division de contre-torpilleurs enchaine successivement un entrainement de combat antisurface du 15 au 22 juin, un ravitaillement à Ajaccio le 23 juin, un entrainement à la défense aérienne à la mer du 24 au 30 juin, un ravitaillement à Bastia le 1er juillet avant un nouvel entrainement au combat antisurface, de nuit cette fois et ce du 2 au 10 juillet, le Guépard le Lion et le Bison rentrant à Toulon le 14 juillet 1942 après une escale à Nice du 10 au 13 juillet.

Le 15 juillet, le Guépard transmet son pavillon de navire-amiral de la 2ème DCT au Bison et est échoué le 17 juillet au bassin n°5 du Castigneau pour une remise en état complète et une modernisation.

La coque est grattée, sablée et repeinte, les hélices sont changées, les chaudières retubées, les turbines sont remises en état.

Sur le plan de la modernisation, le Guépard reçoit un radar de veille combinée et un radar de conduite de tir sans oublier un Asdic pour augmenter ses capacités ASM. Au niveau armement, les deux affûts doubles de 37mm sont conservés mais les six canons de 25mm Hotchkiss sont regroupés en trois affûts doubles et des grenades ASM supplémentaires sont embarquées.

Le Guépard reçoit également un système de ravitaillement à la mer à couple pour augmenter sa distance franchissable.

Remis à flot le 4 octobre 1942, il sort pour essais du 5 au 8 octobre avec notamment la validation du système RAM auprès du pétrolier Elorn le 7 octobre. Du 10 octobre au 2 novembre 1942, le Guépard effectue sa remise en condition en compagnie du Bison, le seul autre contre-torpilleur encore disponible, le Lion ayant succédé au Guépard au bassin.

La 2ème DCT quitte Toulon le 10 novembre en compagnie de la 1ère DT (Le Fier L’Entreprenant L’Agile Le Farouche) et du pétrolier Elorn pour une série d’exercices. Les deux divisions subissent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 10 au 22 novembre, étant ravitaillées à deux reprises par l’Elorn le tout sous menace aérienne.

Après une escale à Ajaccio du 23 au 27 novembre, la 2ème DCT doit affronter la 1ère DT dans une série de joutes nautiques du 28 novembre au 12 décembre, faisant escale à Bizerte du 13 au 16 décembre. Après un entrainement au combat de nuit du 17 au 22 décembre, les deux divisions et le pétrolier Elorn rentrent à Toulon le 26 décembre 1942.

Du 14 janvier au 2 février 1943, le Guépard participe à la remise en condition du Lion qui venait d’achever son grand carénage et ses essais techniques. Les deux navires font escale à Marseille dans le Vieux Port du 3 au 7 février avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Le 15 février, le Guépard sort pour un entrainement ASM contre le sous-marin L’Espoir, entrainement mené en compagnie d’avions et d’hydravions du CNMAN en l’occurence six Catalina de la 2R, quatre Latécoère Laté 298 et deux CAO-700M de la 12E et ce jusqu’au 22 février quand il rentre à Toulon.

Le 27 février 1943, la 2ème DCT quitte Toulon pour un entrainement au combat antisurface du 27 février au 12 mars. La division participe ensuite à la remise en condition du Bison du 23 mars au 18 avril 1943.

La 2ème et la 5ème DCT quittent ensemble Toulon pour une série d’exercices en Méditerranée occidentale. Les deux divisions enchainent un entrainement au combat antisurface de jour du 22 au 29 avril, une escale à Ajaccio du 30 avril au 3 mai, un entrainement à la défense aérienne à la mer du 4 au 12 mai, une escale à Mers-El-Kébir du 13 au 16 mai et un entrainement au combat antisurface de nuit du 17 au 25 mai, rentrant à Toulon le lendemain 26 mai 1943.

Après une période d’entretien à flot du 27 mai au 12 juin,  les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT sortent pour essais du 13 au 16 juin avant remise en condition du 18 juin au 13 juillet 1943.

Le 20 juillet 1943, la 2ème DCT sort en compagnie de la 1ère DT et du contre-torpilleur Marceau pour un exercice commun à vocation antisurface du 20 au 31 juillet et à vocation antiaérienne du 2 au 13 août, rentrant à Toulon le 18 août après une escale à Nice du 14 au 17 août 1943.

Le Guépard sort à nouveau pour entrainement ASM en coopération avec l’aviation à partir du 25 août. Le contre-torpilleur, d’habitude brillant lévrier des mers se transforme en laborieux chien de berger, traquant le submersible Perle jusqu’au 7 septembre 1943 date de son retour à Toulon.

La 2ème DCT ressort au complet du 12 au 23 septembre 1943 pour un entrainement de défense aérienne à la mer qui est suivit par une escale à Nice du 24 au 28 septembre.

Les trois contre-torpilleurs enchainent par un entrainement ASM du 29 septembre au 6 octobre contre les sous-marins La Bayadère et L’Antigone , date à laquelle ils arrivent à Bastia pour quelques jours d’escale. Quittant le port corse le 12 octobre, les trois contre-torpilleurs rentrent à Toulon le 14 octobre 1943 à l’aube.

Du 21 au 31 octobre, les 2ème et 5ème DCT  participent à un exercice de combat antisurface sous la direction du croiseur léger Primauguet, l’exercice simulant un blocus d’un pays ennemi, les contre-torpilleurs devant intercepter des forceurs de blocus. Le croiseur léger et les contre-torpilleurs rentrent à Toulon le soir même.

Après une période d’entretien à flot commune du 2 au 13 novembre (travaux concernant essentiellement les chaudières et l’électronique embarquée), les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT sortent pour essais du 14 au 17 novembre avant un stage de remise en condition du 18 au 30 novembre.

Rentrés à Toulon le 30 novembre au soir, le Guépard le Lion et le Bison sortent à nouveau pour un entrainement de division du 7 au 21 décembre, rentrant à Toulon  le lendemain 22 décembre et restant à quai jusqu’à la fin de cette année 1943.

Le Guépard est indisponible (avarie mécanique) du 2 au 21 janvier, ressortant pour essais du 22 au 25 janvier avant remise en condition du 27 janvier au 13 février en compagnie de ses deux sister-ships. Les trois contre-torpilleurs rentrent à Toulon le 22 février après une escale à Sète du 14 au 21 février 1944.

La 2ème DCT sort pour un entrainement de division à partir du 26 février. Après un entrainement de combat antisurface du 26 février au 6 mars, les trois contre-torpilleurs se ravitaillent à Ajaccio le 7 mars 1944.

Après un entrainement de défense aérienne à la mer du 8 au 19 mars, les trois contre-torpilleurs rentrent à Toulon pour quelques heures afin de se ravitailler. Ils reprennent la mer en compagnie de la 1ère DT pour un exercice en commun du 21 mars au 8 avril, les six navires faisant escale à Bastia du 9 au 12 avril avant de rentrer à Toulon le 13 avril 1944.

Du 25 avril au 8 mai 1944, la 2ème DCT manoeuvre en Méditerranée en compagnie de la 5ème DCT et des croiseurs lourds Suffren et Dupleix.

Les deux croiseurs commencent d’abord par simuler la présence d’un navire corsaire en Méditerranée, menaçant des convois entre l’Afrique du Nord et la métropole, convois protégés par les contre-torpilleurs avant que les deux croiseurs ne simulent des cargos rapides, cherchant à échapper à plusieurs groupes de ratissage formés par les contre-torpilleurs. Après une escale à Alger du 9 au 12 mai et à Ajaccio du 13 au 17 mai, les contre-torpilleurs et les croiseurs rentrent à Toulon le 18 mai 1944.

Le Guépard sort pour une école à feux du 25 au 31 mai au large de Toulon avant d’être indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 1er au 17 juin, sortant pour essais du 18 au 20 juin avant remise en condition en compagnie du Lion du 21 au 30 juin 1944.

Alors que le Lion est indisponible du 1er au 18 juillet,  le Guépard sort en compagnie du Bison pour entrainement du 1er au 12 juillet, faisant escale à Sète du 13 au 17 juillet avant de rentrer à Toulon le 18 juillet.

Le Guépard sort pour les essais et la remise en condition du Lion du 19 juillet au 3 août, les deux navires rentrant à Toulon le 4 août 1944.

Le désarmement des Jaguar laissant seulement deux divisions de contre-torpilleurs à Brest, la marine décide de redéployer une DCT à Brest. C’est la 2ème DCT qui est choisit.

En attendant de quitter le Levant pour le Ponant, la 2ème DCT sort pour entrainement de division à partir du 7 août, les trois contre-torpilleurs effectuant un entrainement au combat antisurface du 7 au 18 août, se ravitaille en carburant à Toulon le 19 août avant d’enchainer par un entrainement à la défense antiaérienne à la mer du 20 août au 2 septembre quand les trois contre-torpilleurs rentrent à Toulon.

Le 10 septembre 1944, le Guépard suivit par le Bison et le Lion quittent Toulon. Ils font escale à Casablanca le 14 septembre pour se ravitailler avant de rallier Brest le 18 septembre 1944.

Le 18 septembre 1944, la 2ème DCT est rebaptisée 1ère DCT sans que sa composition ne change.

La 1ère DCT sort avec le Léopard du 19 au 27 septembre pour entrainement et permettre aux contre-torpilleurs «ex-toulonnais» de prendre leurs marques en mer d’Iroise, en Manche et dans le Golfe de Gascogne. Ils rentrent tous le 28 septembre, jour où le Léopard est placé en position de complément, dernière étape avant son désarmement.

Après une période d’entretien à flot du 29 septembre au 20 octobre 1944, les trois contre-torpilleurs de la 1ère DCT sortent pour essais du 21 au 25 octobre puis pour remise en condition du 26 octobre au 12 novembre quand les trois navires rentrent à Brest.

La 1ère DCT sort pour son premier entrainement de division depuis son arrivée à Brest. Les trois contre-torpilleurs enchainent successivement un entrainement de défense aérienne à la mer du 15 au 22 novembre, un entrainement au combat antisurface du 24 novembre au 1er décembre et un entrainement au combat de nuit du 3 au 16 décembre, les trois navires ne rentrant à Brest que le 22 décembre 1944 après une escale à Saint Malo du 17 au 21 décembre.

Le 3 janvier 1945, la 1ère DCT quitte Brest en compagnie du ravitailleur Lot, les trois contre-torpilleurs arrivant à Dakar le 11 janvier 1945 sans la traditionnelle escale de Casablanca, ravitaillement à la mer oblige.

Les trois contre-torpilleurs effectuent une école à feux au polygone de Rufisque du 12 au 19 janvier suivit d’un ravitaillement à Dakar le 20 janvier. Après un entrainement de défense aérienne à la mer du 21 janvier au 2 février, les trois contre-torpilleurs se ravitaillent à Dakar le 3 février avant un nouvel exercice de combat antisurface du 4 au 15 février. La 1ère DCT quitte Dakar le 16 février et rentre à Brest en compagnie du Lot le 23 février 1945.

Le Guépard sort pour entrainement à la lutte ASM en compagnie du sous-marin Casabianca du 1er au 7 mars avant de retrouver ses sister-ships à Lorient le 8 mars.

La 1ère DCT sort alors pour un entrainement au combat antisurface du 8 au 17 mars avant une escale à Saint-Nazaire du 18 au 22 mars. La division effectue ensuite un entrainement de défense aérienne à la mer du 23 mars au 3 avril, rentrant à Brest le 9 avril après une escale à Lorient du 4 au 8 avril 1945.

Victime d’une avarie technique, le Guépard est indisponible du 13 avril au 11 mai, sortant pour essais du 12 au 16 mai avant remise en condition en compagnie de ses deux sister-ships du 17 mai au 2 juin 1945.

La 1ère DCT sort à nouveau pour un entrainement de division, un entrainement très intense. Tout commence par un exercice de défense aérienne à la mer du 10 au 18 juin, les trois navires remontant ensuite la Loire pour faire escale à Nantes du 19 au 22 juin 1945.

Reprenant la mer, la division effectue un exercice de combat antisurface du 23 juin au 2 juillet avant une escale à La Pallice du 3 au 7 juillet. Après un exercice de lutte ASM en compagnie des sous-marins Casabianca et Persée du 8 au 17 juillet, les trois contre-torpilleurs rentrent à Brest le 18 juillet 1945.

Le Guépard sort pour un entrainement de base du 23 au 28 juillet, faisant escale à Saint Malo du 29 juillet au 2 août avant de rentrer à Brest le lendemain 3 août 1945.

Du 7 au 21 août 1945, la 1ère DCT sort en compagnie de la 4ème DC pour un exercice de défense aérienne à la mer, de combat antisurface et attaque/protection de convois. Après une escale à Cherbourg du 22 au 24 août, les deux divisions rentrent à Brest le 25 août 1945.

Le 27 août 1945, le Bison est placé en position de complément laissant le Guépard et le Lion comme seuls membres de la 1ère DCT.

La 1ère DCT ainsi réduite sort pour entrainement du 12 au 23 septembre, faisant escale à Cherbourg du 24 au 28 septembre avant de reprendre la mer pour un entrainement à la lutte ASM du 29 septembre  au 7 octobre en compagnie des sous-marins Ile de Re  et Ile d’Yeu, date du retour du Guépard et du Lion à Brest.

Après une période d’entretien à flot du 8 au 12 octobre, le Guépard et le Lion sortent pour une école à feux du 13 au 21 octobre avant d’enchainer par un nouvel entrainement à la lutte ASM du 23 octobre au 4 novembre 1945 en compagnie cette fois du sous-marin Agosta.

Après un ultime entrainement dans le Golfe de Gascogne du 5 au 15 novembre, le Guépard est mis en position de complément le 18 novembre 1945, date à laquelle la 1ère DCT est dissoute, laissant le Lion en position de navire hors rang au sein du groupement de contre-torpilleurs de la 3ème Escadre Légère.

Il passe au bassin n°9 au Laninon du 18 au 28 novembre pour préparer son stockage à Landevennec où le contre-torpilleur est transféré le 30 novembre 1945, jour même de son désarmement. Il était toujours là le 5 septembre 1948.

10-Contre-torpilleurs (1)

10°) CONTRE-TORPILLEURS

Avant-propos

Le torpilleur de défense mobile n°86

Le torpilleur de défense mobile n°86

En 1887, le torpilleur de défense mobile N°68 (type Normand 33m, 46 tonnes) fût transféré par chemin de fer de Toulon à Cherbourg provoqua l’angoisse de la presse britannique et relança les invasion scares, ces bouffées délirantes, craignant une invasion française, bouffées souvent liées à la mise en service d’un nouveau navire ou d’une nouvelle arme au sein de la Royale. La multiplication des torpilleurs dans les marines françaises et russes firent craindre une submersion des torpilleurs britanniques, écrasés par le nombre.

On chercha donc des parades et après plusieurs essais infructueux, les anglais aboutirent à un navire qu’ils appelèrent Torpedo Boat Destroyer (TBD) bientôt connu sous la forme générique de destroyer (destructeur). La France ne tarda pas à imiter la «Perfide Albion» en créant son propre «destructeur» appelé dans la langue de Molière le contre-torpilleur.

Ce terme est apparu une première fois brièvement en 1890 mais ce n’est qu’en 1896 que le terme s’impose quand les avisos-torpilleurs sont reclassés contre-torpilleurs d’escadre avant que le terme escadre ne disparaisse en 1900 et celui de contre-torpilleur en 1913 quand les contre-torpilleurs sont reclassés torpilleurs d’escadre.

Quand le premier conflit mondial se termine, la marine nationale dispose sur le papier de treize contre-torpilleurs de 800 tonnes (trois autres mis en service après l’armistice), onze de 450 tonnes et quarante-sept de 300 tonnes soit soixante-onze navires mais l’immense majorité n’ont plus aucune valeur militaire et sont condamnées entre 1919 et 21.

L'Amiral Senès, ex-S 113 annonce les futurs contre-torpilleurs de la Royale renaissante

L’Amiral Senès, ex-S 113 annonce les futurs contre-torpilleurs de la Royale renaissante

Pour faire la soudure avec les futures constructions neuves, la marine nationale récupère des unités ex-allemandes et ex-austro-hongroises, la plupart d’un tonnage semblable aux unités nationales mais le destroyer S113 rebaptisé Amiral Sénès avec son déplacement de 2060 tonnes et son armement de quatre canons de 150mm annonce les futurs contre-torpilleurs de la marine nationale.

La marine nationale sort durablement affaiblie du premier conflit mondial, connaissant une profonde crise matérielle et morale. Tout est à reconstruire ou presque.

Fort heureusement, la Royale va bénéficier d’un contexte national et international favorable. Sur le plan national, les pertes du premier conflit mondial font craindre des «classes creuses» et une nouvelle infériorité numérique vis à vis de l’Allemagne.

Ce handicap, on espère le compenser en faisant appel aux colonies et pour transporter les zouaves, goumiers et autres tirailleurs en métropole, il faut une puissante marine pour escorter les transports de troupes.

Sur le plan international, la France à signé le traité de Washington, traité qui fait d’elle une puissance navale de seconde zone, à parité avec l’Italie et loin des Etats Unis, de la Grande-Bretagne et du Japon.

Paradoxalement, ce traité va être bénéfique pour la reconstruction de notre marine en limitant ses ambitions, en se gardant d’aventures comme le programme de 1912 avec de nombreux cuirassés dont aucun ne sera achevé.

La  priorité est donnée aux unités légères, les croiseurs, les torpilleurs et les contre-torpilleurs sans oublier les sous-marins.
Le 13 janvier 1920, le ministre de la Marine Georges Leygues dépose sur le bureau des Assemblées un projet de loi dit «Projet 171» qui prescrit l’arrêt définitif de la construction des cinq cuirassés de classe Normandie, la construction de six éclaireurs d’escadre et de douze torpilleurs éclaireurs. Ce projet n’est pas adopté car Georges Leygues perd son portefeuille de ministre.

Par lettre des 17 et 18 juin 1920, le ministre Adolphe Landry demande qu’on amende le projet 171 en ajoutant 12 sous marins (6 de 550 tonnes et 6 de 1100 tonnes), modification acceptée par la Commission de la Marine Militaire.

Ce projet est encore amendé en 1921 par Gabriel Guist’hau, ministre de la Marine qui comprend 6 croiseurs de 8000 tonnes, 12 contre-torpilleurs de 2400 tonnes, 12 torpilleurs de 1455 tonnes, 36 sous marins de 550 à 1100 tonnes et la transformation de l’ancien cuirassé Béarn en porte-avions.

Ce projet est adopté en principe mais il est volontairement limité aux constructions absorbables immédiatement par les Arsenaux et l’Industrie (la construction navale privée) soit 3 croiseurs, 6 contre-torpilleurs de 2400 tonnes, 12 torpilleurs de 1500 tonnes, 12 sous marins et la transformation du Béarn.

Après deux ans de tergiversations, la première tranche du Programme naval est définitivement votée par le Sénat le 18 mars 1922.

C’est l’acte de naissance de la classe Jaguar (Jaguar Panthère Chacal Léopard Lynx Tigre) qui marque donc la renaissance de la marine nationale et le début d’une rivalité avec la marine italienne et la construction successive d’une série de contre-torpilleurs.

C’est ainsi qu’aux Jaguar succèdent les Guépard (Guépard Lion Bison Valmy Vauban Verdun) qui marquent le début de la formidable famille des «quatre tuyaux» avec notamment un changement de calibre en l’occurence cinq canons de 138mm au lieu de cinq canons de 130mm.

Le contre-torpilleur Guépard en 1930-31

Le contre-torpilleur Guépard en 1930-31

Ces «quatre tuyaux» sont marqués par un appareil propulsif plus compact et des chaudières plus puissantes qui permet d’en réduire le nombre de cinq à quatre chaudières.

Aux Guépard succèdent la classe Aigle composée de quatre plus deux navires. Les quatre premiers financés à la tranche 1927 et baptisés Aigle Vautour Albatros Gerfaut sont pour ainsi dire identiques aux Guépard avec des modifications peu visibles si ce n’est un armement plus moderne et un télémètre stéréo.

Le contre-torpilleur Aigle

Le contre-torpilleur Aigle

Les deux navires suivants financés à la tranche 1927 et baptisés Milan et Epervier. Ces navires sont tantôt considérés comme des Aigle, tantôt comme une classe spécifique. Par rapport aux Aigle, ces deux navires se distinguent par un arrière en cul de poule (déjà prévu pour la classe suivante), une coque plus longue (129.30m contre 122.40m), une puissance propulsive accrue (68000 contre 64000ch) et un tube lance-torpilles de plus.

Le contre-torpilleur Milan

Le contre-torpilleur Milan

La tranche 1928 finance la construction de six contre-torpilleurs d’un nouveau type, les «2700 tonnes» (les Jaguar, Guépard et Aigle étaient considérés comme des «2400 tonnes») ou la classe Vauquelin du nom de la première unité mise sur cale (Vauquelin Kersaint Cassard Tartu Maillé-Brézé et Chevalier Paul) qui portaient des noms de grands marins français.

Le contre-torpilleur Maillé Brézé

Le contre-torpilleur Maillé Brézé

Aux Vauquelin succèdent les contre-torpilleurs de classe Le Fantasque (Le Fantasque L’Audacieux Le Malin Le Terrible Le Triomphant et L’Indomptable) financés à la tranche 1930.

Le contre-torpilleur Le Fantasque en 1937

Le contre-torpilleur Le Fantasque en 1937

A la différence de la série Guépard/Aigle/Milan/Vauquelin, les Fantasque ne disposent plus que de deux cheminées avec une puissance propulsive supérieure (74000ch) et un armement plus puissant qu’il s’agisse d’un canon de 138mm plus puissant d’une troisième plate-forme triple soit neuf tubes de 550mm.

Aux Fantasque succèdent une nouvelle classe de contre-torpilleurs qui marquent l’apogée de la flotte de «French superdestroyers». Les Mogador et Volta sont en effet de véritables petits croiseurs puisque ces navires financés respectivement aux tranches 1932 et 1934 sont armés de huit canons de 138mm en quatre pseudo-tourelles doubles alors que l’armement en torpilles passe à dix tubes de 550mm.

Le contre-torpilleur Volta

Le contre-torpilleur Volta

La volonté de conserver le principe des DCT à trois unités entraine le financement de quatre navires semblables aux Mogador, des navires baptisés Hoche Marceau Desaix Kléber qui auraient du être identiques aux Mogador mais qui au final, seront différents avec quatre tourelles doubles de 130mm à double usage qui rééquiperont également les Mogador et Volta.

Le décret-loi du 1er avril 1940 finance la construction de six nouveaux contre-torpilleurs destinés à remplacer en 1944-45 les Jaguar qui atteindront alors la fin de leur carrière opérationnelle. Ces navires sont baptisés Bayard Du Guesclin Turenne Bugeaud Du Chayla et Dupetit-Thouars.

Les Bayard sont pour ainsi dire des copies des Hoche, reprenant le tracé de coque, la propulsion et l’armement principal (8 canons de 130mm) alors que le nombre de tubes lance-torpilles est porté à douze. La DCA légère est améliorée tout comme l’armement ASM. C’est également la première classe à intégrer dès la construction des détecteurs électroniques qui imposent un certain nombre de servitudes nouvelles comme un mat renforcé.

Les tranches 1942 et 1943 du programme naval du 14 mai 1941 financent la construction de six contre-torpilleurs de classe Bruix qui sont identiques aux Bayard moins des modifications de détail.

Ces navires baptisés Bruix D’Assas La Tour d’Auvergne Magon Dunois et La Hire vont remplacer ainsi les Guépard.

Enfin, la tranche 1947 finance la construction de six contre-torpilleurs semblables aux Bruix et théoriquement destinés à remplacer les Aigle mais le déclenchement de la guerre bouleversera le programme et les Guépratte Ronar’ch Maillé Brézé D’Estaing Vautreuil et Aumale auront un destin bien différent.