Le Conflit (12) Norvège (12)

Les plans opérationnels alliés

Comme nous le savons maintenant les alliés après leur défaite en octobre 1948 ne sont pas spécialement pressés de retourner en Scandinavie. Longtemps le théâtre opérationnel scandinave va rester un théâtre très secondaire.

Si on maintien la pression c’est pour intoxiquer les allemands et les pousser à y maintenir des forces conséquentes qui feront défaut d’ailleurs.

Cette pression doit cependant passer uniquement par des raids aériens, navals et aéronavals mais aussi par des raids commandos avec ou sans le concours de la Résistance qu’elle soit danoise ou norvégienne.

Peu à peu pourtant les alliés vont se dire que débarquer en Norvège serait utile dans le cadre d’une stratégie générale. Reste à savoir quand et comment…..

C’est au printemps 1952 que les alliés décident de débarquer en Norvège pour sécuriser le flanc septentrional de la poussée générale qui à lieu logiquement sur le continent. Certains estiment que c’est un gaspillage de moyens pas forcément illimités mais la décision politico-militaire est prise.

Avec une géographie aussi contraignante, il n’y à aucune possibilités de plans élégants et audacieux, c’est débarquer dans des fjords, des lieux fortement protégés par les allemands, des sanctuaires où sont tapis cuirassés, croiseurs, destroyers et sous-marins.

Il faudra donc taper fort sur les lignes fortifiées avant et pendant la mise à terre de troupes essentiellement américaines.

Initialement il était prévu de ne débarquer qu’en Norvège et d’effectuer une démonstration navale au large des côtes du Jutland (NdA tiens cela me rappelle un truc) mais finalement en dépit des difficultés à débarquer sur une côte dénudée balayée par les vents, les alliés décident de débarquer au Danemark.

En attendant que les moyens nécessaires soient réunis, en attendant que la situation stratégique le permette les alliés vont maintenir une pression très importante sur la Norvège en utilisant tous les moyens à leur disposition que ce soit des raids aériens, des raids aéronavals ou encore des opérations commandos en liaison avec la résistance intérieure.

Sur mer on se bat toujours !

En guise de présentation

La fin de la Campagne de Norvège (1948) ne marque pas la fin des affrontements de surface qu’ils soient majeurs ou mineurs. Les alliés veulent maintenir la pression et les allemands sont bien décidés à utiliser la Norvège comme un tremplin pour de futures opérations navales.

Si un débarquement direct dans les îles britanniques n’à pas dépassé l’étape de la réflexion théorique des démonstrations navales sur les côtes britanniques et l’attaque de convois sont du domaine du possible voir même du souhaitable.

Une fois les combats terminés les allemands décident de transformer la Norvège en base opérationnelle avec des implantations pour leurs navires de surface et pour les sous-marins, de solides défenses côtières mais aussi de nouvelles casernes tandis que les aérodromes norvégiens sont agrandis et modernisés (pistes en dur, hangar, dépôts de munitions et de carburant).

Ces travaux entrainent une réaction des alliés qui après un temps d’hésitation bombardent les chantiers ou encouragent la résistance norvégienne à saboter les chantiers.

Des opérations commandos sont également menées. Résultat si les bases ont été construites cela à pris bien plus de temps imposant des choix et l’abandon de certains projets.

Néanmoins quand l’opération BOREALIS sera déclenchée les fortifications allemands défendant les ports norvégiens sont sérieuses avec des pièces d’artillerie lourde, médianes et légères, des tubes lance-torpilles, des champs de mines, le tout protégé par des canons antiaériens en nombre sans compter des barbelés, des tranchées et des champs de mines terrestres.

Sur le plan opérationnel, les navires allemands déployés en Norvège dépendaient d’un commandant naval de Norvège disposant d’une large autonomie pour employer ses moyens comme il l’entend.

De novembre 1948 à juin 1950 les opérations navales concernant surtout l’attaque des lignes de communication de l’adversaire avec peu d’affrontements entre grandes unités.

Le 22 juin 1950 les allemands envahissent l’URSS dans le cadre de l’opération BARBAROSSA. Aussitôt les alliés vont tendre la main aux soviétiques avec une coopération (limitée mais coopération tout de même) avec la Flotte du Nord et surtout l’envoi de matériels, de véhicules, de fournitures sous la forme de convois reliant le Loch Ewe aux ports de Mourmansk et d’Arkangelsk.

Ces convois vont être solidement protégés par des escorteurs, des destroyers, des croiseurs, des cuirassés et des porte-avions, le tout couvert par l’aviation basée à terre.

La puissance de l’escorte s’explique par la diversité des menaces : sous-marins, avions basés à terre, grandes unités de surface.

Les allemands attaqueront directement ces convois ce qui entrainera plusieurs affrontements majeurs, le plus célèbre étant naturellement la Bataille du Cap Nord le 17 juin 1952, bataille fatale à plusieurs unités majeures notamment côté allemand (un croiseur de bataille, un croiseur lourd et un porte-avions léger).

L’effort principal est mené par la marine britannique mais la France maintien des moyens navals importants sur zone, moyens regroupés au sein d’une 7ème Escadre appelée également Escadre du Nord et de l’Arctique car devant opérer en mer du Nord et dans l’Océan Glacial Arctique. Cette escadre est placée sous l’autorité de la Home Fleet ce qui ne va pas sans mal même si dans l’ensemble les relations entre marins français et britanniques étaient cordiales.

NdA Dans les parties qui vont suivre je vais aborder l’évolution des flottes alliées et ennemies notamment les constructions liées au programme de guerre. Cela dépassera le cadre des simples opérations au large de la Norvège. Je m’excuse par avance des éventuelles redondances et scories qui pourraient alourdir le récit mais je n’ai pas trouvé de format plus satisfaisant.

La Royale est là

Dans un premier temps la France à d’abord envisagé de ne déployer en mer du Nord que des croiseurs, des contre-torpilleurs et des sous-marins préférant axer son effort sur la Méditerranée où la marine italienne est une noix dure à casser.

Finalement pour des raisons d’orgueil patriotique et de politique des cuirassés et des porte-avions vont opérer dans cette zone.

Le cuirassé Jean Bart à la mer

De février 1951 à novembre 1953 le cuirassé Jean Bart est déployé en mer du Nord pour opérer contre la marine allemande. Il participe notamment à la destruction du Bismarck le 18 juin 1951 dans ce qu’on à appelé la Bataille d’Heligoland, bataille qui sera fatale également à l’ancien cuirassé de poche Admiral Scheer endommagé par les avions de l’Anne de Bretagne et achevé par le sous-marin britannique HMS Safaris.

L’ancien cuirassé de poche à ainsi encaissé deux bombes et une torpille qui rendait sa survie très hypothétique (le miracle de Scharnhorst ne peut pas se reproduire tout le temps), son agonie étant donc achevée par la torpille du Safaris.

Schéma originel du Gascogne

Quelques semaines plus tôt le Gascogne avait rallié la zone, les marines alliées estimant que la menace des raiders de surface ne justifiait plus le maintien de moyens importants pour les traquer.

Il aurait du participer à la bataille du Cap Nord mais ironie de l’histoire ne participe pas à l’affrontement en question car il avait été envoyé vers le détroit du Danemark sur la fausse information du passage d’un nouveau corsaire dans l’Atlantique.

Quand il s’avéra qu’il s’agissait d’une fausse information le cuirassé française à la silhouette reconnaissable entre toutes (une tourelle quadruple à l’avant et une autre à l’arrière) filera pleine vapeur mais trop tard pour participer au combat ce qui lui vaudra des remarques acerbes d’autres équipages, remarques qui déclenchaient parfois pour ne pas dire souvent une bagarre nécessitant l’intervention de la police ou de la prévôté.

En juillet 1952 c’est un cuirassé flambant neuf qui arrive sur zone le Moselle qui n’est autre que le dernier cuirassé construit par la France près d’un siècle après la construction du Gloire. Avec ses neuf canons de 406mm d’origine britannique, ses vingt-quatre canons de 130mm, sa puissante DCA et une suite complète de radars il n’à rien à envier aux plus puissants battleships du monde.

Même les anglais le reconnaissait mais en précisant immédiatement que c’était parce que les canons de l’artillerie principale étaient made in UK.

Il n’aura pas l’occasion d’affronter une grande unité allemande, servant de navire de couverture de convoi et de navire de bombardement, ses obus de 406mm se montrant très efficaces durant l’opération BOREALIS. Il va rester sur zone jusqu’en janvier 1954.

Ralliant alors Brest il est immobilisé pour grand carénage et refonte jusqu’en juillet 1954. A nouveau opérationnel en août, il devient navire-amiral de la Flotte de la Méditerranée. Après avoir participé à la première guerre du Vietnam où ses canons donnèrent à nouveau de la voix, il rentre en métropole pour être désarmé en octobre 1964 avant d’être démoli en 1970.

Le Moselle à joué comme le Gascogne de malchance car il aurait pu couler le Kaiser Wilhelm II mais il à été relevé la veille de l’affrontement survenu le 12 janvier 1953, le cuirassé allemand étant coulé par le HMS Anson.

Ecole à feux pour le HMS Anson

Comme nous le savons en septembre 1948 en dépit des progrès des «ponts plats» le cuirassé reste le capital ship des principales marines.

Ce n’est que durant le conflit que le porte-avions va devenir le maitre-étalon de la puissance navale, le navire jadis auxiliaire devenant désormais le maitre d’un navire relégué à son tour au rang d’auxiliaire, un auxiliaire de luxe mais un auxiliaire tout de même.

Dans ce domaine la France maintien en permanence deux unités, le Painlevé et un porte-avions léger l’Henriette de France puis l’Anne de Bretagne. Ils vont opérer seuls ou avec des porte-avions britanniques, seuls ou avec des cuirassés français, britanniques et américains.

Ces trois unités vont survivre même si l’Henriette de France va rallier l’Océan Indien dès 1952 pour opérer au dessus de la Birmanie (opérations VAMPYR et GYMNASTIC) en attendant les opérations OVERLORD et ZIPPER au dessus de la Thaïlande, des Indes Néerlandaises, de la Malaisie, de Singapour et bien entendu de l’Indochine.

le croiseur lourd Colbert

La France déploie également des croiseurs lourds et des croiseurs légers en l’occurrence les croiseurs lourds Colbert Foch et Henri IV mais aussi des croiseurs légers en l’occurrence les Montcalm Georges Leygues Waldeck Rousseau Sully Lamotte-Picquet et Duquesne (ces deux derniers ne doivent pas être confondus avec le 8000 tonnes et le 10000 tonnes symbolisant la renaissance navale française dans les années vingt). Commme pour les cuirassés, tous les croiseurs ne sont pas déployés en même temps.

Le croiseur léger Georges Leygues en 1937

C’est ainsi que le Colbert n’arrive en mer du Nord qu’en février 1953 après avoir passé cinq ans à traquer les raiders allemands et leurs auxiliaires dans l’Atlantique, après avoir passé cinq ans à couvrir les convois transatlantiques en liaison avec d’autres unités majeures qu’elles soient françaises, britanniques et américaines.

Si il arrive trop tard pour participer à la bataille du Cap Nord il va pouvoir participer à l’opération BOREALIS en octobre 1953 comme nous le verrons, assurant la couverture du dispositif et l’appui-feu des troupes au sol.

Le croiseur lourd Foch

Son sister-ship Foch à moins de chance. Déployé en mer du Nord depuis le début du conflit il participe à des escortes de convois dans l’Océan Glacial Arctique, à des missions de recherche et de destruction et à des affrontements majeurs contre les navires allemands stationnés en Norvège. Il est ainsi coulé durant la Bataille du Cap Nord le 17 juin 1952 par l’action combinée du Prinz Eugen et d’autres unités de surface allemande.

Le Henri IV arrive lui en mer du Nord en janvier 1954 soit bien après les grands affrontements contre la marine allemande. Il va mener des missions de contrôle océanique, des missions d’escorte et d’appui-feu au profit des troupes au sol même si à cette époque la Norvège est quasi-intégralement sous contrôle allié.

En ce qui concerne les croiseurs légers le Montcalm arrive en mer du Nord en octobre 1952 pour renforcer les moyens français sur place. Il va escorter des convois, traquer des navires de surface allemand mais aussi couvrir des opérations commandos.

Il est endommagé à plusieurs reprises mais jamais sérieusement, participant à l’opération BOREALIS en couvrant le débarquement des troupes françaises à Namsos, assurant la coordination des opérations air-sol et l’appui-feu des troupes mises à terre.

Il est également engagé comme nous le verrons en temps utile contre une unité majeure de la marine allemande en l’occurrence le croiseur lourd Admiral Hipper sorti à la rencontre de la flotte alliée pour une mission que l’on peut qualifier de suicidaire.

Le «7600 tonnes» participe aux combats en mer du Nord jusqu’en février 1954 quand il rallie Brest pour un carénage qui va l’immobiliser jusqu’en juillet 1954, le navire reprenant la mer alors que la guerre en Europe était terminée depuis trois mois. Il rallie ensuite l’Indochine où il va rester déployé jusqu’en 1962 participant donc à la première guerre du Vietnam mais ceci est une autre histoire. Il est ensuite ramené en métropole, désarmé en 1963 et démoli.

Le croiseur léger antiaérien Waldeck Rousseau avait été gravement endommagé durant la Campagne de Norvège. Après dix-huit mois de réparations, il est à nouveau opérationnel en mars 1950 mais va alors rallier la Méditerranée pour deux ans de combat jusqu’au printemps 1952.

Après des travaux de remise en état et de modernisation (nouveaux tubes, tourelle double test annonçant le canon de 130mm modèle 1956, nouveaux radars et moyens de communication) il rallie la mer du Nord en septembre 1952 quasiment quatre ans après la Campagne de Norvège (1948).

Il va couvrir des convois, appuyer des opérations commandos en attendant l’opération BOREALIS au cours de laquelle il est légèrement endommagé par une batterie côtière.

Il termine la guerre en mer du Nord avant de retrouver une ville de Dunkerque ravagée par les combats. Suite à la fermeture de la station navale implantée dans la ville de Jean Bart, le Waldeck-Rousseau et les autres navires de l’ELN vont rallier Cherbourg. L’unique croiseur léger antiaérien de la marine française est désarmé en mars 1962 et démoli.

Des navires neufs sont également envoyés dès l’origine en mer du Nord. C’est le cas du croiseur léger Sully mis en service le 12 décembre 1950. Ce choix ne fait pas l’unanimité certains amiraux français auraient préféré son envoi en Méditerranée.

Comme les autres croiseurs français il va protéger les convois à destination de l’URSS, appuyer des opérations commandos, protéger des porte-avions engagés dans des raids aéronavals mais aussi à des affrontements majeurs de surface comme la bataille d’Heligoland (18 juin 1951).

Il participe ainsi à la bataille du Cap Nord mais aussi à l’opération BOREALIS au cours de laquelle il participe à la destruction du croiseur lourd allemand Amiral Hipper avec le Montcalm.

Il va y rester jusqu’à la fin de la guerre en Europe, ralliant ensuite Brest avec de réguliers détachements en Méditerranée et en Extrême-Orient et ce jusqu’à son désarmement survenu en décembre 1964. Il est démoli quelques années plus tard.

Le 3 octobre 1950 le croiseur léger Lamotte-Picquet à été mis en service d’abord au sein de la 3ème Escadre légère avec pour base Brest.

Il couvre des convois transatlantiques, traque raiders et autres croiseurs auxiliaires. Ce n’est qu’en janvier 1952 qu’il rallie la mer du Nord et la 7ème Escadre pour des missions semblables à celles du Sully.

Victime d’une avarie mécanique, il manque la bataille du cap Nord mais peut participer à l’opération BOREALIS.

Très sérieusement endommagé le 17 novembre 1953 par l’aviation allemande qui bien que très affaiblie possédait encore un solide coup de griffe _son sauvetage tiens même du miracle_ il est désarmé en janvier 1954 (il sera démoli en 1955/56), sa remise en état étant jugée inutile ce qui est tout de même significatif pour un navire mis en service à peine trois années plus tôt.

En février 1951 le croiseur léger Duquesne arrive à son tour en mer du Nord pour combattre les allemands, pour mener des missions de lutte antisurface, d’appui-feu et de couverture des opérations commandos, d’escorte de convois. Il est endommagé à plusieurs reprises mais va survivre au conflit. Il est transformé en croiseur lance-missiles (missiles surface-air MASURCA et missiles anti-sous-marins MALAFON notamment) et va servir dans la marine nationale jusqu’en 1971 date de son désarmement puis de sa démolition.

Aux cotés des croiseurs on trouve des contre-torpilleurs, des French SuperDestroyer, des navires uniques car n’étant ni des destroyers ni vraiment des croiseurs même si les Bayard, les Bruix, les Mogador et les Hoche pouvaient être considérés comme des «petits croiseurs» avec leurs huit canons de 130mm en quatre tourelles doubles.

Le contre-torpilleur Milan

Les contre-torpilleurs Milan et Epervier effectuent toute leur guerre dans l’Atlantique et en Mer du Nord.

Si le premier survit au conflit mais pour être rapidement désarmé en raison d’une usure prononcée liée à un usage intensif, le second n’à pas cette chance car il est coulé lors d’un affrontement contre des Zerstörer allemands, les Z.62 et Z.64 le 14 février 1953 au large de Narvik.

Il encaisse une torpille et une floppée d’obus qui vont le transformer bientôt en annexe de l’enfer. Il coule rapidement emportant une bonne partie de son équipage.

Le contre-torpilleur Bayard est détaché en mer du Nord d’octobre 1951 au 17 juin 1952 date de sa destruction au cours de la Bataille du Cap Nord, le grand destroyer ou le petit croiseur encaissant deux torpilles et de nombreux obus de moyen calibre.

Le Triomphant à la mer

Le contre-torpilleur Le Triomphant arrive en mer du Nord en juillet 1953. Jusqu’ici ce «lévrier des mers» avait opéré en Méditerranée contre la marine italienne.

Cette remarquable unité participe à plusieurs raids commandos où ses canons de 130mm sont d’un précieux secours pour ces unités de raids. Il ne verra pas la fin du conflit puisqu’il est coulé par une batterie côtière au moment de l’opération BOREALIS. Deux obus de 150mm et deux de 105mm le désemparant. Il coule quelques heures plus tard après avoir été pris un temps en remorque.

A la même époque le Guépratte arrive en mer du Nord après avoir été engagé en Méditerranée depuis sa mise en service en mai 1949.

Il couvre des convois, traque les navires allemands encore à flot avant de participer à l’opération BOREALIS. Il survit au conflit et va poursuivre sa carrière pendant encore quelques années subissant pour cela une modernisation mais c’est une autre histoire.

Le contre-torpilleur Maillé-Brézé (classe Guepratte) est déployé en Méditerranée d’octobre 1949 à octobre 1951 avant de rallier la mer du Nord après un passage par l’Arsenal de Brest pour remise en état. Il va y rester déployé jusqu’à sa destruction par l’aviation allemande en août 1953.

Le contre-torpilleur Ronarc’h mis en service en juin 1949 participe à la Campagne de France en Manche au cours de laquelle il est légèrement endommagé par l’aviation allemande (une bombe qui détruit un affût de 130mm et deux coups à toucher). Réparé il bascule en Méditerranée en janvier 1950 participant notamment aux combats de la Campagne de Grèce s’illustrant notamment dans la défense de l’isthme de Corinthe.

Il opère dans la Mare Nostrum jusqu’en mars 1953 date à laquelle il bascule en mer du Nord, participant à l’opération BOREALIS, couvrant les transports, sécurisant les têtes de pont et muselant d’abord les batteries côtières puis les poches de résistance allemandes.

Il opère en mer du Nord jusqu’à la fin du conflit avant de retrouver Brest. Il reste affecté dans l’Atlantique jusqu’à son désarmement en mars 1964. Il est coulé comme cible en juin 1965.

Le contre-torpilleur D’Estaing mis en service en juin 1950 est d’abord affecté en Méditerranée et ce jusqu’en octobre 1952, participant à différentes opérations dont plusieurs opérations amphibies comme DRAGON (Sardaigne) HUSKY (Sicile) et SKYLOCK (Italie péninsulaire).

Après un petit carénage à Toulon de novembre 1952 à février 1953 il bascule en mer du Nord où il va rester déployé jusqu’à la fin du conflit en Europe.

Sa présence n’y étend plus nécessaire il rallie ensuite l’Indochine, servant aux antipodes de juin 1954 à juin 1957. Rappelé en métropole, il est transformé en grand navire anti-sous-marin, servant dans son nouveau rôle de 1959 à 1970 date de son désarmement puis de sa démolition.

Après la construction des unités de classe Guépratte, la France commande une nouvelle classe de navires, des Escorteurs d’Escadre, la fusion des termes contre-torpilleur et torpilleur d’escadre, ces EE devant assurer aussi des missions de combat en autonome comme des contre-torpilleurs et protéger les grandes unités de surface comme les torpilleurs d’escadre.

C’est l’acte de naissance de la classe Surcouf. Huit navires sont commandés et mis sur cale mais la guerre éclate et surtout l’invasion du territoire national va sérieusement bousculer les choses.

En effet six des huit unités mises sur cale (Surcouf Kersaint Bouvet Magon D’Estrées Du Chayla) devront être sabotés ou sabordés pour ne pas tomber aux mains des allemands. Le Kersaint aura lui le triste privilège de couler lors de son remorquage entre Dunkerque et Brest où il devait être achevé et armé.

Deux unités sont construites à Brest et à Lorient ce qui leur évite une fin prématurée. Le Duperré est mis en service en décembre 1950 et le Forbin en février 1951, ralliant aussitôt la Méditerranée.

Six nouveaux escorteurs d’escadre sont commandés aux chantiers navals nantais (ACL et ACB) et aux ACP (Ateliers et Chantiers de Provence) sis à Port de Bouc.

Le Surcouf est mis en service en mai 1951, le Kersaint en septembre 1951, le Bouvet en juin 1951, ces trois ralliant aussitôt la Méditerranée. Le Magon est mis en service en avril 1952, le D’Estrées deux mois plus tôt en février et enfin le Du Chayla en août 1952.

Ces trois derniers navires vont eux rallier la Mer du Nord pour renforcer les moyens de la 7ème Escadre, la composante française en mer du Nord et en Arctique.

Le Magon est coulé par l’aviation allemande le 8 novembre 1952 alors qu’il venait de mener un raid contre la navigation allemande dans le nord du pays.

Après avoir coulé un caboteur, un pétrolier-caboteur et un escorteur, il se replie à grande vitesse mais pas assez vite pour échapper à des bombardiers-torpilleurs allemands qui placent quatre bombes ne laissant aucune chance à un navire quasiment neuf. Ses deux sister-ship vont survivre au conflit, étant désarmés en 1966 et 1968.

Six nouveaux Escorteurs d’Escadre sont construits dans la foulée après quelques hésitations en raisons de la surcharge (relative mais surcharge tout de même) des chantiers navals français qui ont certes bénéficié du repli au sud de La Seine des moyens des chantiers évacués mais qui n’ont pas les capacités des chantiers navals américains.

Ces navires reprennent les noms soit de navires désarmés avant guerre ou de navires coulés durant les premières années du conflit. Ces navires sont baptisés Vautour Cassard Mogador Jaguar Leopard Guépard.

Construits à Nantes (Vautour Mogador), Saint-Nazaire (Cassard Jaguar) et Bordeaux (Léopard Guépard), ces navires sont mis en service en septembre 1952 (Vautour), en octobre 1952 (Cassard), en janvier 1953 (Mogador) en mars 1953 (Jaguar), en juin 1953 (Leopard) et en juillet 1953 (Guépard).

Si le Vautour et le Cassard sont envoyés en mer du Nord, le Mogador et le Jaguar sont envoyés en Méditerranée alors que le Léopard et le Guépard vont rester à Brest pour couvrir les convois contre un éventuel baroud d’honneur d’un corsaire allemand.

Le Vautour et le Cassard vont participer à l’opération BOREALIS, étant légèrement endommagés le premier par l’aviation ennemie, le second par une batterie côtière récalcitrante. Ils sont transformés en navire ASM en 1962 et 1964 étant désarmés au milieu des années soixante-dix.

Le Mogador et le Jaguar vont rester en Méditerranée jusqu’à la fin de la carrière respectivement en 1969 et 1971. Le Léopard et le Guépard vont opérer à Brest jusqu’en mai 1954 avant de rallier l’Indochine où ils vont rester jusqu’à leur désarmement survenu en 1967 peu après la fin de la première guerre du Vietnam.

La naissance du concept d’escorteur d’escadre n’est pas la seule mutation au sein des forces navales de combat. Les torpilleurs légers disparaissent également au profit des escorteurs rapides (ex-navires légers de combat), seize navires qui reprennent les noms des torpilleurs de classe Bourrasque et L’Adroit désarmés avant guerre.

Ces seize navires vont former quatre DER (Divisions d’Escorteurs Rapides), deux déployées en mer du Nord pour des missions d’escorte et de combat, deux autres en Méditerranée pour des missions semblables pour ne pas dire identiques.

La commande supplémentaire d’escorteurs rapides à été envisagée mais finalement abandonnée pour des raisons industrielles, les chantiers navals français étant surchargés par les commandes de navires légers (type «poussière navale») et par la réparation des navires endommagés.

La 1ère DER (Bourrasque Fougueux Frondeur Orage) est déployée en Méditerranée, la 2ème DER (L’Adroit Foudroyant Ouragan Cyclone) est déployée en mer du Nord, la 3ème DER (Siroco La Palme Le Tempête Tramontane) est déployée en mer du Nord, la 4ème DER déployée en Méditerranée comprenant les escorteurs rapides Mistral Le Mars Typhon Tornade.

Ces navires sont mis en service en 1951 et 1952. Sur les huit navires engagés en mer du Nord, trois sont perdus. Il s’agit de l’Adroit victime d’un sous-marin allemand au large de Bergen le 4 janvier 1953, le Cyclone est victime d’une mine au large de Narvik le 8 mars 1953 et le Tramontane est coulé par l’aviation allemande le 15 juillet 1953.

Les autres navires sont retirés du service entre 1965 et 1970 remplacés par des corvettes (le terme corvette remplaçant celui des escorteurs rapides le 8 octobre 1969).

Aux côtés des escorteurs rapides on devrait trouver une série de patrouilleurs de 700 tonnes, des patrouilleurs essentiellement tournés vers la lutte anti-sous-marine notamment en zone côtière.

Ces navires sont simples à construire, à utiliser (des générations d’officiers mariniers et de matelots feront leurs premières armes à bord) avec un armement comparable à des corvettes avec un canon médian (90 ou 100mm), une DCA légère (canons de 25mm et mitrailleuses) et des grenades ASM.

Là encore l’invasion du territoire national par les allemands perturbe la construction. Un certain nombre d’unités sont sabotés sur cale pour ne pas tomber aux mains des allemands avec succès puisqu’aucun navire n’à été achevé par les allemands.

Les patrouilleurs Moustique Coléoptère Criquet Sauterelle sont mis en service en 1951, les autres navires sont mis en service en 1952 et 1953 (Guêpe Mouche Araignée Bourdon Libellule Frelon Scorpion). Ces navires vont opérer en Manche et secondairement en mer du Nord en liaison avec d’autres unités plus hauturières.

Plusieurs unités vont être coulées, le Moustique par une mine magnétique le 8 mars 1952 au large de Douvres, la Mouche par l’aviation allemande le 14 avril 1953 et le Scorpion par une batterie côtière lors de Borealis (11 octobre 1953).

Les autres navires vont survivre au conflit mais leur carrière militaire va être courte, la plupart de ces navires étant transférées à la gendarmerie maritime pour la surveillance des côtes mais ceci est une autre histoire.

Les sous-marins ne sont pas oubliés avec deux classes de «torpilleurs submersibles», le type Y-5 (sous-marin côtier) et le type Z-4 (sous-marin océanique). Ce sont au total quatorze sous-marins qui sont commandés suivis d’une nouvelle commande de huit Z-4 même si au final seulement six unités seront achevées.

Tout comme les autres constructions l’invasion allemande du territoire va entrainer le sabordage sur cale de certaines unités, unités qui pour certaines vont être remises sur cale au delà des menaces allemandes.

Quatre unités type Y-5 sont mis en service en 1951, l’Antiope en janvier, l’Amazone en février, l’Orphée en mars et le Sibylle en mai. En 1952 deux unités sont mises en service, les Calypso et Doris (respectivement en janvier et juin, deux unités étant sabordées au Havre (Circé et Thetis).

Quatre nouvelles unités sont mises en service en 1953 et 1954 en l’occurence le Sirène (septembre 1953), la Naïade (en février 1954), le Galatée (en juin 1954) et l’Argonaute (septembre 1954), les deux derniers ne participant donc pas au second conflit mondial.

Les sous-marins type Z-4 ne sont pas tous mis en service, deux unités sont ainsi sabordées sur cale dans les chantiers navals du Trait (Achille Persée). Les Pascal et Argo sont mis en service respectivement en juin et août 1952 tout comme l’Henri Poincaré et le Pasteur.

Ils sont suivis par l’Achille _qui reprend le nom du sous-marin sabordé sur cale au Trait_ en mai 1953, le Persée en juillet 1953, l’Ajax en décembre 1953, l’Archimède en avril 1954, le Fresnel en juin 1954 et l’Acheron en septembre 1954, la construction du Poncelet et de l’Acteon étant abandonnée fin 1953.

A la différence de l’avant-guerre la Royale décide de ne pas créer de nouvelles divisions de sous-marins, préférant créer le 14 septembre 1948 un Groupement de Sous-Marins du Nord qui prend sous son autorité tous les sous-marins détachés sous l’autorité de la 7ème Escadre.

Tous les sous-marins construits ne vont pas être engagés en mer du Nord. Sur les vingt sous-marins construits huit sont engagés au sein de la 7ème Escadre en l’occurrence l’Antiope, le Calypso, le Sirène, le Galatée, le Pascal, l’Argo, l’Achille et le Persée.

Sur ces huit unités, trois vont être perdues en l’occurrence l’Antiope victime le 12 février 1952 des charges de profondeur d’un hydravion allemand alors qu’il tentait d’attaquer un convoi allemand, le Calypso coulé par un U-Boot le 8 octobre 1953 alors qu’il menait une mission de surveillance en vue de BOREALIS et enfin le Sirène victime d’une mine en baie d’Heligoland le 14 février 1954.

Les autres submersibles survivent au conflit sont modernisés selon le programme AMATATE (Améliorations Tactiques et Techniques) et retirés du service à la fin des années soixante remplacés à la fois par des sous-marins diesels (classe Daphné et Agosta) et par des sous-marins nucléaires (classe Rubis) mais ceci est une autre histoire.

Les sous-marins français ayant survécu à la Campagne de Norvège restent déployés en mer du Nord, la marine française décidant d’éviter des transferts de submersibles d’une mer à l’autre à la fois pour des questions de sécurité mais aussi pour ne pas dilapider une expérience précieuse, les conditions de navigation et de combat en mer du Nord n’étant pas celles de la Méditerranée ou de l’Atlantique.

Il y aura bien des transferts mais uniquement des membres d’équipage qui parfois lassés de la chaleur de la Mare Nostrum voulaient découvrir les frimas de la Mer du Nord et inversément.

Le Casabianca réparé retourne en mer du Nord, assurant missions de surveillance, de combat de soutien à la résistance norvégienne (transport d’armes, infiltration d’agents et de commandos), survivant au conflit. Usé par un service intensif, il est désarmé le 30 mars 1955. Son kiosque est préservé au Musée de la Marine à Brest, le reste étant démoli.

Le Sfax

Le Sfax à moins de chance que son sister-ship. Victime de l’aviation allemande, il est coulé au large de Lofoten le 14 septembre 1951. Après avoir torpillé un cargo, il est surpris par un hydravion allemand qui place deux charges de profondeur. Une large tâche huileuse montre que le sous-marin à coulé avec tout son équipage.

Le Rolland Morillot premier «1800 tonnes» va opérer durant toute la guerre en mer du Nord, dans les détroits danois et même dans l’Océan Glacial Arctique, étant le seul sous-marin français à faire escale à Mourmansk.

Survit-il au conflit ? Oui et non car il est gravement endommagé par un échouage au large de Cherbourg le 7 mars 1954 alors qu’il ralliait son chantier constructeur pour un carénage en vue d’un envoi en Indochine. Une inspection montre des dégâts tels qu’on préfère le désarmer son nom étant récupéré pour rebaptiser un sous-marin italien livré au titre des dommages de guerre.

Le Martinique survit au conflit. Il opère en mer du Nord contre la navigation commerciale et militaire allemande, assurant également un rôle de sonnette pour détecter les sorties des grandes unités allemandes avant d’effectuer des missions de soutien à la résistance norvégienne.

En janvier 1954 décision est prise de l’envoyer en Indochine. Il va pour cela réaliser un tour du monde, partant de Brest, traversant l’Atlantique en surface direction les Antilles. Il fait escale à Fort de France dans une ambiance indescriptible.

Il franchit le canal de Panama, traverse le Pacifique avant de rallier Saigon (libérée à l’automne 1953). Après des travaux, il va mener des opérations contre le Japon même si au printemps 1954 les navires japonais se font rares.

Il est surtout utilisé pour des missions de surveillance, de reconnaissance et de récupération de pilotes abattus. De retour en Métropole en 1960, il est désarmé en septembre 1961 et démoli en 1963.

Le Saint Pierre et Miquelon à moins de chance. Endommagé durant la Campagne de Norvège, il est réparé en Grande-Bretagne avant de reprendre ses patrouilles. Il est sérieusement endommagé par une mine allemande dans le détroit du Skagerrak le 8 octobre 1952.

Il fait brièvement surface, se cassant en deux, l’avant coulant rapidement l’arrière flottant entre deux eaux. Vingt-quatre survivants embarquent à bord d’un chalutier danois qui va les ramener en Grande-Bretagne !

Les marins seront affectés à d’autres sous-marins, les marins danois ralliant le Danish Naval Group (DNG) pour continuer la lutte, les six jeunes marins étant trop jeunes pour combattre en 1948.

Le Kerguelen va survivre au conflit. Il effectue pas moins de vingt-quatre patrouilles durant le conflit sans être sérieusement endommagé. Baptisé «the lucky one» (le chanceux) par les anglais, il est modernisé après guerre, servant de sous-marin d’entrainement de 1963 à 1967 avant d’être démoli en dépit d’un projet de conservation comme sous-marin musée.

Le Mayotte est aussi un survivant du conflit. Il va opérer en mer du Nord, dans les détroits danois, dans le Skagerrak, faisant même escale en Islande. Il est endommagé à plusieurs reprises, toujours légèrement sauf durant l’opération BOREALIS où il est sérieusement secoué par une mine explosant à proximité de lui.

Sérieusement endommagé, la guerre est finie pour lui. Il est cependant réparé et remis en état, servant de sous-marin d’entrainement et d’essais jusqu’à son désarmement en 1959, le sous-marin sabordé au large de Toulon servant de but sonar.

Le Pluviose opère en mer du Nord de septembre 1948 à sa destruction survenue le 19 août 1952, le «800 tonnes» étant victime d’une mine alors qu’il patrouillait dans le Skagerrak. Comme souvent quand un sous-marin fait naufrage aucun membre d’équipage ne survit.

Le La Praya va lui survivre au conflit. Il mène des patrouilles en mer du Nord, dans les détroits danois, opérant même brièvement en Baltique après la libération de la Norvège et du Danemark.

Il est un temps prévu de l’envoyer en Indochine mais victime d’une avarie il est finalement désarmé en décembre 1954 et démoli deux ans plus tard.

L’Ile de Re opère d’abord dans l’Atlantique pour traquer croiseurs auxiliaires et autres raiders allemands. Il se rend même à Gibraltar, Casablanca et même Dakar où opère la 8ème DSM avec quatre vénérables 1500 tonnes (Agosta Ouessant Bévéziers et Sidi-Ferruch).

Redéployé en mer du Nord en septembre 1952 il participe à plusieurs opérations commandos, plusieurs opérations de soutien à la résistance norvégienne avant d’être engagé dans l’opération BOREALIS pour déposer des commandos préparant la mise à terre des troupes puis pour contrer l’arrivée de renforts allemands. Rentré à Brest en juin 1954, il est remis en état en juillet et août 1954 avant d’être envoyé en Indochine où il va rester jusqu’en 1957.

Rentré en métropole, il est refondu dans le cadre du programme AMTATE puis renvoyé en Extrême-Orient pour participer à la première guerre du Vietnam. Désarmé en septembre 1967 à Saigon il est démoli sur place en raison d’un état rendant son remorquage jusqu’en métropole trop aléatoire.

Le sous-marin Guadeloupe connait une carrière similaire à son sister-ship Ile de Ré. Il effectue cependant un crochet en Méditerranée de février 1954 à octobre 1955. Modernisé dans le cadre du programme AMTATE, il est lui aussi envoyé en Extrême-Orient pour participer à la première guerre du Vietnam.

A la différence du précédent il peut rentrer en métropole en décembre 1966 pour être démantelé. Son kiosque à été préservé et envoyé à Pointe à Pitre pour orner le monument aux morts dédié aux «enfants de la Guadeloupe morts pour la France», un monument hélas régulièrement tagué et dégradé par des imbéciles et des ignorants.

Des navires de soutien sont également construits en l’occurrence les navires-ateliers Vulcain et Hephaïstos mis en service respectivement en septembre 1950 et février 1951, le premier étant déployé en mer du Nord, le second d’abord en Méditerranée puis dans l’Océan Indien. Ces deux navires survivent au conflit et sont désarmés en 1970 pour le premier, en 1980 pour le second.

Deux pétroliers-ravitailleurs d’escadre (PRE) sont également construits, des navires baptisés Dordogne et Durance mis en service respectivement en janvier et mars 1951, le premier ralliant la mer du Nord et le second la Méditerranée.

Si le premier survit au conflit (étant désarmé en 1970), le second est victime d’une attaque aérienne allemande en mer Egée lors de l’opération SWORD le 21 novembre 1953. deux bombes vont l’envoyer par le fond alors qu’il ravitaillait des navires britanniques.

Des navires légers sont également construits durant le conflit que ce soit des navires fluviaux pour patrouiller sur la Seine, des dragueurs de mines auxiliaires sur des coques de chalutiers (seize unités), des caboteurs……… . La plupart de ces navires vont opérer en France

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Le Chacal

Le contre-torpilleur Chacal

Le contre-torpilleur Chacal

-Le Chacal est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët à Sain Nazaire le 18 septembre 1923 lancé le 27 septembre 1924 et armé pour essais le 10 novembre 1925. Il est admis au service actif le 23 décembre 1926.

A peine mis en service, le Chacal est engagé dans une mission de représentation pour montrer le pavillon français et favoriser d’éventuelles commandes pour les chantiers français. Une division navale légère est constituée avec les contre-torpilleurs Jaguar et Chacal, le torpilleur d’escadre Simoun et les sous-marins Marsouin et Souffleur.

La division fait successivement escale à Oslo (19 au 24 août 1926), Stockholm (du 27 au 31 août), Helsinki et Tallin, Riga (4 au 8 septembre), Gdynia (9 au 17 août) et Copenhague (18 au 25 septembre) avant un retour à Cherbourg le 27 septembre 1926.

Le 10 novembre 1926, sont rassemblés en rade de Brest les croiseurs légers Lamotte-Picquet et Duguay Trouin, le contre-torpilleur Chacal, les torpilleurs d’escadre Tempête Simoun Bourrasque ainsi que les sous-marins Souffleur et Narval.

Ces navires sont destinés à participer à une «Croisière navale de l’Atlantique Est» et appareillent le 12 pour Dakar via Lisbonne, Casablanca Agadir et Tenerife mais le mauvais temps bloque les trois torpilleurs dans le Tage et ce n’est que le 24 qu’il arriveront à Casablanca et le 27 à Agadir, rejoint par les sous-marins. La division pousse jusqu’à Conakry avant de rentrer par le Cap Vert, Las Palmas et Cadix. Le contre-torpilleur, les torpilleurs et les sous-marins rallient Toulon le 24 décembre 1926.

Le 25 avril 1927, le président de la République, Gaston Doumergue passe en revue la première escadre en rade de l’Estaque à Marseille. Le torpilleur Bourrasque escorte l’embarcation présidentielle avec l’Orage durant sa traversée du port de Marseille. Accompagnés par l’Ouragan, les deux torpilleurs précédemment cités escorteront le président Doumergue lors de sa visite en Angleterre du 30 mai au 4 juin, faisant escale à Portsmouth en compagnie des croiseurs Lamotte-Picquet et Duguay Trouin et des contre-torpilleurs Jaguar Tigre et Chacal avant de rentrer en Méditerranée.

Du 30 mai au 4 juin 1927, le Chacal fait escale à Portsmouth lors de la visite en Angleterre du président Doumergue et ce en compagnie de ses sister-ship Tigre et Jaguar, du torpilleur d’escadre Bourrasque et des croiseurs légers Duguay Trouin et Lamotte-Picquet.

En janvier 1928, il forma la 5ème Division Légère (5ème D.L) en compagnie de ses sister-ship Panthère et Tigre au sein de la 1ère escadre en Méditerranée.

Quand éclate la Guerre de Pologne, le Chacal forme la 2ème DCT avec ses sister-ship Jaguar et Léopard. Cette division est mise à la disposition de la 2ème région maritime avec Brest pour port d’attache.

Alors que le Jaguar est en grand carénage, le Chacal et le Léopard sort pour entrainement commun du 16 au 27 janvier 1940 avant une escale à Cherbourg du 28 janvier au 2 février, rentrant à Brest le 10 février après un exercice de combat de nuit du 3 au 9 février.

Le Chacal sort pour un entrainement défense aérienne à la mer du 15 au 23 février avant d’enchainer  par un entrainement au combat antisurface du 25 février au 2 mars. Il fait escale à La Pallice du 3 au 10 mars, rentrant à Brest le 19 mars après un entrainement au combat de nuit du 11 au 18 mars.

Le 21 mars 1940, le Jaguar achève son grand carénage Il sort pour essais du 22 au 25 mars en compagnie de ses deux sister-ship avant un stage de remise en condition avec école à feu au large d’Ouessant du 27 mars au 8 avril 1940.

Le Chacal subit ensuite un grand carénage, étant échoué au bassin n°6 de l’Arsenal de Brest du 9 avril au 12 juillet. Il sort pour essais du 13 au 17 juillet. Du 18 juillet au 5 août, le Chacal sort avec ses deux sister-ships pour remise en condition avant que le Léopard ne rentre à son tour en grand carénage.

Après une période d’indisponibilité pour les permissions de l’équipage du 7 au 22 août, le Chacal et le Jaguar sortent pour remise en condition du 23 août au 5 septembre, rentrant à Brest le lendemain 6 septembre 1940.

Le 10 septembre  1940, le Chacal et le Jaguar quittent Brest en compagnie de la 8ème DCT au grand complet (Le Triomphant, L’Indomptable et Le Malin) pour un exercice commun du 10 au 30 septembre, faisant escale à Saint Nazaire du 1er au 5 octobre avant une nouvelle série d’exercices du 6 au 22 octobre. Après une nouvelle escale à Bordeaux du 23 au 27 octobre, les cinq contre-torpilleurs rentrent à Brest le 29 octobre à l’aube.
Après une nouvelle sortie du 1er au 8 novembre, le Chacal et le Jaguar rentrent à Brest le 9 novembre 1940. Le 10 novembre 1940, le Léopard sort de grand carénage. Il est en essais du 12 au 15 novembre avant remise en condition du 17 au 30 novembre 1940 en compagnie de ses deux sister-ships.

La 2ème DCT sort au complet pour entrainement dans le Golfe de Gascogne du 4 au 17 décembre, faisant escale à Saint Nazaire du 18 au 22 décembre, avant de rentrer à Brest le 23 décembre 1940.

Du 2 au 8 janvier, la 2ème DCT sort pour exercices en compagnie du Triomphant et du Malin de la 8ème DCT pour un entrainement commun. Ils rentrent à Brest le 9 janvier 1941.

Le 18 janvier 1941, les contre-torpilleurs de la 2ème DCT, les contre-torpilleurs Le Triomphant et Le Malin de la 8ème DCT et Le Fantasque de la 10ème DCT appareillent en compagnie des 2ème et 4ème DC pour une série d’exercice jusqu’au 9 février, les croiseurs de la 2ème DC quittant Brest le 16 février.

Du 17 février au 2 mars, les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT sont en entretien à flot. Outre l’entretien courant, ils reçoivent enfin une DCA moderne. Les huit mitrailleuses de 13.2mm en affûts doubles et les quatre mitrailleuses de 8mm en affûts doubles sont remplacés par six canons de  25mm Hotchkiss en affûts simples en attendant la disponibilité des canons de 37mm Schneider.

La 2ème DCT sort pour essais du 3 au 7 mars avant une remise en condition dans le Golfe du Gascogne du 9 au 22  mars 1941. La division prépare ensuite les manoeuvres «Faidherbe» prévues au mois d’avril au large de Dakar ne sortant qu’une fois du 27 au 31 mars 1941.

Les manoeuvres «Faidherbe» (du nom du colonisateur du Sénégal) ont lieu au large de Dakar du 16 au 27 avril et du 1er au 15 mai. Après une nouvelle escale à Dakar du 16 au 18 mai, les neuf contre-torpilleurs quittent Dakar le 19 mai, se ravitaillent à Casablanca le 22 mai avant de rentrer à  Brest le 26 mai 1941. Les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT sont indisponibles pour entretien et repos de l’équipage du 27 mai au 22 juin 1941.

Outre l’entretien courant,la DCA légère est améliorée avec les six canons de 25mm Hotchkiss regroupés en trois affûts doubles et l’embarquement de deux affûts doubles de 37mm Schneider modèle 1941. Ils sortent pour essais du 24 au 30 juin avant de reprendre l’entrainement par un stage de mise en condition du 3 au 22 juillet 1941.

Le Chacal sort pour entrainement au large du pays Basque, faisant escale à La Pallice du 24 au 28 juillet avant de s’entrainer au combat antisurface de jour et de nuit du 29 juillet au 12 août, relâchant à Royan du 13 au 17 août.

Reprenant la mer le 18 août pour un entrainement avec école à feux, il capte le SOS d’un hydravion Latécoère Laté 298 qui avait décollé de Biscarosse pour essais et qui victime d’une panne moteur avait du amerrir.

Le contre-torpilleur atteint le lendemain 19 août la position de l’hydravion qui est prit en remorque et ramené à Biscarosse mais trop endommagé, il sera cannibalisé au profit d’autres appareils en construction pour l’aéronavale française mais également pour l’aéronavale belge qui venait de commander une douzaine d’appareils.

Le Chacal quitte Biscarosse le 21 août, fait escale à Saint Nazaire du 22 au 26 août avant de rentrer à Brest le 27 août 1941. Il sort à nouveau pour entrainement au combat antisurface du 31 août au 6 septembre 1941.
Le 12 septembre 1941, la 2ème DCT sort au complet pour une série d’exercices jusqu’au 18 octobre 1941, rentrant à Brest le 19 octobre 1941.

Le Chacal sort pour un entrainement en solitaire du 25 octobre au 4 novembre, faisant escale à Cherbourg du 5 au  8 novembre, rentrant à Brest le lendemain 9 novembre 1941.

Du 10 au 21 novembre, il sort en compagnie du Léopard pour assurer la remise en condition du Jaguar qui venait de sortir d’une période d’indisponibilité, la 2ème DCT rentrant à Brest le 27 novembre après une escale à Lorient du 22 au 26 novembre 1941.

Le Chacal est en entretien à flot du 27 novembre au 13 décembre, sortant pour essais du 14 au 18 décembre avant remise en condition du 20 au 29 décembre 1941.

Le 1er janvier 1942, la 2ème DCT (Jaguar Chacal Léopard) est renumérotée 1ère DCT, restant basée à Brest.

Le 7 janvier 1942, la 1ère DCT sort pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne et ce jusqu’au 23 janvier. Après une escale à Lorient du 24 au 28 janvier, les trois contre-torpilleurs subissent un entrainement DAM du 29 janvier au 10 février avant de rentrer à Brest le 11 février 1942.

Victime d’une avarie de chaudière le 15 février, le Chacal est indisponible jusqu’au 21 mars, sortant pour essais du 22 au 27 mars avant remise en condition du 28 mars au 12 avril. Le contre-torpilleur enchaine par un entrainement au combat antisurface du 17 au 30 avril, rentrant à Brest le 7 mai 1942 après une escale à Lorient du 1er au 6 mai.

Du 13 au 21 mai, le Chacal sort pour un entrainement de défense aérienne à la mer, enchainant par un entrainement au combat antisurface du 23 mai au 5 juin, rentrant à Brest le 9 juin après une escale à Saint Malo du 6 au 8 juin 1942.

Les contre-torpilleurs Chacal et Léopard sortent pour entrainement du 15 juin au 2 juillet avant que les deux navires ne rentrent à Brest le 3 juillet.

Les deux contre-torpilleurs enchainent par un entrainement au combat de nuit du 10 au 25 juillet puis un entrainement à la défense aérienne à la mer du 28 juillet au 3 août 1942 et un entrainement au combat antisurface du 5 au 12 août 1942.

Après un entrainement de base du 15 au 22 août, le Chacal participe à la remise en condition du Jaguar avec le Léopard du 24 août au 7 septembre 1942.

Le Chacal est en grand carénage du 8 septembre au 12 décembre 1942 subissant des travaux de remise en état doublés d’une modernisation destinée à améliorer ses capacités militaires : installation d’un ASDIC, embarquement de grenades ASM plus modernes et plus nombreuses, le tout au détriment d’un affût lance-torpilles triple. Il reçoit également un système de ravitaillement à la mer à couple.

Après les essais à la mer du 13 au 17 décembre, le Chacal subit un stage de remise en condition en compagnie de ses sister-ship Jaguar et Léopard du 18 au 31 décembre 1942.

La 1ère DCT sort pour entrainement de division du 5 au 17 janvier 1943. Après un mouillage en rade de Brest, les trois navires quittent la Bretagne en compagnie du PRE La Seine pour gagner Dakar où les quatre navires arrivent le 22 janvier 1943. Ils vont y manoeuvrer du 24 au 31 janvier et du 4 au 27 février. Après une ultime escale à Dakar du 28 février au 2 mars, le pétrolier-ravitailleur et les trois contre-torpilleurs quittent Dakar le 3 mars, se ravitaille à Casablanca le 7 mars avant de rentrer à Brest le 11 mars 1943.

Après une période d’entretien à flot commune du 12 au 21 mars, les trois contre-torpilleurs de la 1ère DCT sortent pour essais du 22 au 25 mars avant de rentrer à Brest pour ravitaillement le 26 mars 1943.

Le 27 mars 1943 au matin, le Jaguar, le Chacal et le Léopard quittent Brest pour Dunkerque où ils arrivent le lendemain 28 mars 1943 dans la soirée. La 1ère DCT va manoeuvrer en Manche et en mer du Nord en compagnie des deux contre-torpilleurs de la 8ème DCT jusqu’au 27 avril. Après une ultime escale commune à Dunkerque jusqu’au 30 avril, les contre-torpilleurs «brestois» quittent Dunkerque le 1er mai pour rentrer à Brest le 3 mai 1943.

Le Chacal subit une période d’entrainement à flot du 4 au 17 mai, travaux consacrés à l’artillerie et à l’électronique, sortant ensuite pour essais/entrainement du 19 mai au 5 juin 1943.

Le 8 juin 1943, la 1ère DCT sort au complet pour un série d’exercices en mer d’Iroise et dans le golfe de Gascogne et ce jusqu’au 13 juillet, rentrant à Brest le 14 juillet au matin après s’être entrainé à la défense aérienne à la mer, au combat antisurface et au combat de nuit.

Du 19 au 31 juillet 1943, le Chacal sort pour entrainement avec le Léopard alors que le Jaguar était indisponible pour entretien et permissions de l’équipage. Il est à son tour indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 1er au 17 août. Il sort ensuite pour essais du 18 au 21 août avant remise en condition du 23 août au 3 septembre, taches menées avec ses deux sister-ships.

La 1ère DCT sort au complet du 5 au 17 septembre pour remise en condition du Léopard qui venait de connaître quinze jours d’indisponibilité, amarré dans la Penfeld. La division rentre à  Brest le lendemain 18 septembre 1943.

Le 24 septembre 1943, la 1ère DCT au complet sort en mer d’Iroise pour un exercice en compagnie du croiseur léger Gloire. Après un ravitaillement à la mer le 30 septembre auprès du Var, le croiseur léger et les contre-torpilleurs sont rejoints par les croiseurs légers Georges Leygues et Montcalm pour une série d’exercices du 1er au 20 octobre. Après une escale au Havre du 21 au 25 octobre, les six navires rentrent à Brest le 27 octobre 1943.

Le 5 novembre 1943, la 1ère DCT quitte Brest direction Dunkerque où elle arrive le 8 novembre pour un exercice commun avec la 8ème DCT mais également avec la 5ème DT qui en attendant la mise en service du Provençal ne dispose que de trois torpilleurs en l’occurence Le Normand Le Parisien et Le Saintongeais. Les trois divisions vont manoeuvrer ensemble jusqu’au 16 décembre, la 1ère DCT rentrant à Brest trois jours plus tard.

Le Chacal sort pour entrainement au combat antisurface du 23 au 31 décembre avant une période d’entretien à flot du 1er au 8 janvier, effectuant ensuite la remise en condition du Léopard du 11 au 31 janvier, les deux navires rentrant à Brest le 5 février 1944 après une escale à Saint-Malo du 1er au 4 février 1944.

La 1ère DCT sort au complet pour un entrainement de division le 12 février 1944. Les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement au combat antisurface du 12 au 19 février avant un rapide ravitaillement à Brest le 20 février.

Du 21 au 28 février 1944, les trois contre-torpilleurs s’entrainent au combat de nuit avant un ravitaillement à Brest le 29 février, ravitaillement suivit d’un entrainement à la défense aérienne à la mer du 1er au 12 mars, les trois contre-torpilleurs rentrant à Brest le lendemain 13 mars 1944.

Le 4 avril 1944, les trois contre-torpilleurs de la 1ère DCT appareillent de Brest en compagnie du croiseur léger Georges Leygues, du cuirassé Jean Bart et de ses escorteurs, les torpilleurs L’Opiniâtre et l’Aventurier.

La Force Y fait escale à Portsmouth du 5 au 12 avril, à Douvres du 15 au 17 avril puis à Newcastle du 22 au 25 avril, escale improvisée en raison d’un problème mécanique sur plusieurs navires de la force Y.

Les réparations assurées par l’équipage et les ouvriers de plusieurs chantiers de la Tyne terminées, les navires français font escale à Rosyth pour ravitaillement avant de cingler direction Scapa Flow où ils arrivent le 30 avril 1944.

La force Y retrouve alors une partie de la Home Fleet en l’occurence le porte-avions HMS Illustrious, le cuirassé HMS Lion, le croiseur lourd HMS London et huit destroyers, formant la force X. Les force X et Y reprennent la mer le 3 mai 1944 pour quinze jours d’exercices intensifs en mer du Nord et plus précisément au large de l’Ecosse.

Les navires de la Royale et de la Royal Navy vont ainsi simuler un classique combat d’escadre, répéter les procédures de défense aérienne à la mer et de défense anti-sous-marine avant plusieurs écoles à feu sur des ilôts désertiques de la côte écossaise.

Après une escale à Greenock dans l’estuaire de la Clyde du 21 au 26 mai, la force Y reprend la mer pour rentrer à Brest le 30 mai.

Le Chacal est indisponible pour entretien à flot du 31 mai au 13 juin, sortant pour essais du 14 au 18 juin avant remise en condition du 19 juin au 3 juillet.

A cette date, la 1ère DCT à été réduite à deux unités, le Jaguar ayant été mis en position de complément le 27 juin et désarmé le 4 juillet 1944.

Le Chacal sort pour entrainement au combat antisurface du 7 au 18 juillet puis pour entrainement à la défense aérienne à la mer du 20 au 25 juillet et enfin un entrainement anti-sous-marin du 27 juillet au 4 août, rentrant à Brest le lendemain 5 août 1944.

La 1ère DCT sort pour entrainement du 7 au 22 août, faisant escale à Cherbourg du 23 au 27 août avant de rentrer à Brest le 29 août 1944.

Le Chacal est mis en position de complément le 2 septembre et la 1ère DCT est dissoute le 7 septembre 1944 jour du désarmement du Chacal. Le Chacal est au bassin n°6 de l’Arsenal de Brest du 2 au 7 septembre 1944 pour les préparatifs de désarmement.

Le 7 septembre 1944, le Chacal est officiellement désarmé.  

L’ancien contre-torpilleur est remorqué à Landevennec au Dépôt Naval de l’Atlantique et mouillé à bâbord du Béarn à la poupe du Jaguar et devant le Léopard. Comme son sister-ship Léopard, il était toujours présent le 5 septembre 1948.

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Le Léopard

Le contre-torpilleur Léopard

Le contre-torpilleur Léopard

-Le Léopard est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Saint Nazaire le 14 août 1923 lancé le 29 septembre 1924 et armé pour essais le 20 septembre 1925. Il est admis au service actif le 15 novembre 1927.

A son admission au service actif, le Léopard est mis à disposition de la préfecture maritime de Lorient (dont la suppression à cependant été votée en 1926) pour des missions représentation et ce jusqu’en janvier 1928 quanf est activée la 4ème Division Légère formée du Léopard, du Jaguar et du Lynx, division intégrée à la 2ème Escadre avec pour port d’attache Brest.

Au début de la guerre de Pologne, le Léopard forme la 2ème DCT en compagnie de ses sister-ship Jaguar et Chacal. Elle est mis à la disposition de la 2ème région maritime.

Alors que le Jaguar est en grand carénage, le Chacal et le Léopard sortent pour entrainement commun du 16 au 27 janvier 1940 avant une escale à Cherbourg du 28 janvier au 2 février, rentrant à Brest le 10 février après un exercice de combat de nuit du 3 au 9 février.

Le Léopard subit une période d’entretien à flot du 11 au 22 février, sortant pour essais/remise en condition du 23 février au 5 mars. Après une escale à Lorient du 6 au 9 mars, il enchaine par un exercice de combat de nuit du 10 au 17 mars avant de rentrer à Brest le 19 mars.

Le 21 mars 1940, le Jaguar achève son grand carénage et sort pour essais du 22 au 25 mars en compagnie de ses deux sister-ships. Il redevient alors navire-amiral de la 2ème DCT (le Chacal l’avait suppléé durant son immobilisation) et effectue sa remise en condition en compagnie du Léopard et du Chacal du 27 mars au 8 avril.

Alors que le Chacal est en grand carénage, le Léopard et le Jaguar sortent pour entrainement en Manche du 15 au 30 avril 1940, faisant escale à Cherbourg du 1er au 4 mai et à Dunkerque du 5 au 9 mai 1940. Après une nouvel exercice du 10 du 27 mai, les deux contre-torpilleurs rentrent à Brest le 28 mai 1940.

Le Léopard sort pour entrainement individuel du 30 mai au 7 juin avant de rentrer à  Brest le 10 juin après une escale à Saint Malo les 8 et 9 juin. Le 15 juin 1940, le Léopard quitte Brest et gagne Lorient où il retrouve le 16 juin son sister-ship le Jaguar.

Les deux navires de la 2ème DCT sortent pour entrainement au combat de nuit et entrainement au combat antisurface du 17 au 30 juin, rentrant à Brest le 1er juillet 1940. La 2ème DCT ressort à nouveau pour entrainement du 3 au 10 juillet 1940.
Le Chacal achève son grand carénage le 12 juillet et sort pour essais du 13 au 17 juillet. Du 18 juillet au 5 août, le Chacal sort avec ses deux sister-ships pour remise en condition avant que le Léopard ne rentre en grand carénage.

Le Léopard est ainsi échoué au bassin n°6 de l’Arsenal de Brest du 6 août au 10 novembre pour  une remise en état complète. Il est en essais du 12 au 15 novembre avant remise en condition du 17 au 30 novembre 1940 en compagnie de ses deux sister-ships.

La 2ème DCT sort au complet pour entrainement dans le Golfe de Gascogne du 4 au 17 décembre, faisant escale à Saint Nazaire du 18 au 22 décembre, avant de rentrer à Brest le 23 décembre 1940.

Du 2 au 8 janvier, la 2ème DCT sort pour exercices en compagnie du Triomphant et du Malin de la 8ème DCT pour un entrainement commun. Ils rentrent à Brest le 9 janvier 1941.

Le 16 janvier 1941, les croiseurs légers La Galissonnière Jean de Vienne La Marseillaise arrivent à Brest où la 2ème DC retrouve la 4ème DC composée des croiseurs légers Gloire Montcalm et Georges Leygues. La 2ème DCT et donc le Léopard va participer à des exercices en compagnie d’autres contre-torpilleurs basés à Brest (Le Triomphant Le Malin et Le Fantasque des 8ème et 10ème DCT).

Après un exercice en mer d’Iroise du 18 au 25 janvier, les croiseurs et les contre-torpilleurs se ravitaillent au pétrolier Rance mouillé en baie de Douarnenez (26 au 29 janvier) avant d’enchainer par une nouvelle série d’exercice du 30 janvier au 9 février.

Du 17 février au 2 mars, les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT sont en entretien à flot. Outre l’entretien courant, ils reçoivent enfin une DCA moderne (six canons de 25mm en remplacement des mitrailleuses).

La 2ème DCT sort pour essais du 3 au 7 mars avant une remise en condition dans le Golfe du Gascogne du 9 au 22  mars 1941. La division prépare ensuite les manoeuvres «Faidherbe» prévues au mois d’avril au large de Dakar ne sortant qu’une fois du 27 au 31 mars 1941.

Le 7 avril 1941, les trois DCT (2ème DCT Jaguar Chacal Léopard 8ème DCT Le Triomphant L’Indomptable Le Malin et 10ème DCT Le Fantasque Le Terrible L’Audacieux) de la 3ème escadre légère sortent au complet pour une série d’exercices au large du Sénégal.

Navires aux jambes courtes et en attendant d’être équipés d’un système de ravitaillement à la mer performant, les neuf contre-torpilleurs doivent se ravitailler au Verdon le 9 avril et à Casablanca le 11 avril avant d’arriver à Dakar le 14 avril à l’aube.

Les trois divisions de contre-torpilleurs manœuvrent au large de Dakar du 16 au 27 avril et du 1er au 15 mai, les neuf contre-torpilleurs quittant Dakar le 19 mai, se ravitaillent à Casablanca le 22 mai avant de rentrer à  Brest le 26 mai 1941.

Les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT sont indisponibles pour entretien et repos de l’équipage du 27 mai au 22 juin. Outre l’entretien courant,la DCA légère est améliorée avec les six canons de 25mm Hotchkiss regroupés en trois affûts doubles et l’embarquement de deux affûts doubles de 37mm Schneider modèle 1941. Ils sortent pour essais du 24 au 30 juin avant de reprendre l’entrainement par un stage de mise en condition du 3 au 22 juillet 1941.

Le Léopard sort pour entrainement individuel du 27 juillet au 8 août 1941 avant une escale à Cherbourg du 9 au 13 août. Il rentre à Brest le 14 août. Victime d’une avarie technique à une chaudière le 17 août, il est indisponible jusqu’au 2 septembre, sortant pour essais du 3 au 9 septembre 1941.

Le 12 septembre 1941, la 2ème DCT sort au complet pour une série d’exercices jusqu’au 18 octobre 1941, enchainant successivement par des duels antisurface, un entrainement DAM et une école à feux, rentrant à Brest le 19 octobre 1941.

Le Léopard sort pour un entrainement au combat de nuit du 24 au 30 octobre puis pour entrainement au combat antisurface du 2 au 7 novembre avant de participer à  la remise en condition du Jaguar en compagnie de son sister-ship Chacal du 10 au 21 novembre 1941, la 2ème DCT rentrant à Brest le 27 novembre après une escale à Lorient du 22 au 26 novembre 1941.

Alors que le Chacal est en entretien à flot, le Léopard et le Jaguar sortent pour un entrainement commun du 4 au 17 décembre, rentrant à Brest le 18 décembre. Le Léopard sort à nouveau du 21 au 28 décembre 1941.

Le 1er janvier 1942, la 2ème DCT (Jaguar Chacal Léopard) devient la 1ère DCT, restant basée à Brest.

Le 7 janvier 1942, la 1ère DCT sort pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne et ce jusqu’au 23 janvier.

Après une escale à Lorient du 24 au 28 janvier, les trois contre-torpilleurs subissent un entrainement DAM du 29 janvier au 10 février avant de rentrer à Brest le 11 février 1942.

Le Léopard subit alors un grand carénage, étant échoué au bassin n°6 du 12 février au 14 mai 1942, ces travaux de remise en état étant doublé d’une modernisation destinée à améliorer les capacités militaires des Jaguar : installation d’un ASDIC, embarquement de grenades ASM plus modernes et plus nombreuses, le tout au détriment du débarquement de l’affût lance-torpilles triple. Il reçoit également un système de ravitaillement à la mer à couple.

Il sort pour essais du 15 au 20 mai avant un stage intensif de remise en condition du 23 mai au 7 juin, rentrant à Brest le 8 juin 1942.

Alors que le Jaguar est en grand carénage, le Léopard devient navire-amiral de la 2ème DCT et sort avec le Chacal pour entrainement du 15 juin au 2 juillet avant que les deux navires ne rentrent à Brest le 3 juillet.

Les deux contre-torpilleurs subissent un entrainement au combat de nuit du 10 au 25 juillet puis un entrainement à la défense aérienne à la mer du 28 juillet au 3 août 1942 et un entrainement au combat antisurface du 5 au 17 août 1942.

Du 24 août au 7 septembre 1942, le Léopard participe à la remise en condition du Jaguar en compagnie du Chacal qui va rentrer ensuite en grand carénage pour subir les mêmes travaux que ses sister-ships.

Le Jaguar et le Léopard sortent pour un entrainement de division du 12 au 27 septembre avant de faire escale à Bordeaux du 28 septembre au 2 octobre. Reprenant la mer le 3 octobre au matin, les deux navires font escale à La Pallice du 4 au 8 octobre, à Lorient du 9 au 12 octobre avant de rentrer à Brest le 13 octobre 1942.
Le 17 octobre, le Jaguar et le Léopard effectuent un entrainement au ravitaillement à la mer en compagnie du PRE La Seine.

Ils prennent ensuite la haute mer pour un entrainement de division du 18 octobre au 1er novembre date à laquelle les deux contre-torpilleurs arrivent à Saint Nazaire. Les deux navires quittent le port ligérien le 5 novembre, manœuvrent au large de la Bretagne jusqu’au 15 novembre, rentrant à Brest le 17 novembre 1942.

Le Léopard sort pour entrainement au combat antisurface du 18 au 28 novembre 1942, faisant escale à Lorient du 29 novembre au 4 décembre avant de rentrer à Brest le 13 décembre après un entrainement de défense aérienne du 5 au 12 décembre 1942.  Il participe ensuite à la remise en condition du Chacal en compagnie du Jaguar et ce du 18 au 31 décembre 1942.

La 1ère DCT sort pour entrainement de division du 5 au 17 janvier 1943. Après un mouillage en rade de Brest, les trois navires quittent la Bretagne en compagnie du PRE La Seine pour gagner Dakar où les quatre navires arrivent le 22 janvier 1943.

Les trois contre-torpilleurs s’entraine au large des côtes de l’AOF du 24 janvier au 27 février, faisant une ultime escale à Dakar du 28 février au 2 mars, rentrant en compagnie du PRE La Seine à Brest le 11 mars après une relâche de quelques heures à Casablanca.

Après une période d’entretien à flot commune du 12 au 21 mars, les trois contre-torpilleurs de la 1ère DCT sortent pour essais du 22 au 25 mars avant de rentrer à Brest pour ravitaillement le 26 mars 1943.

Le 27 mars 1943 au matin, le Jaguar, le Chacal et le Léopard quittent Brest pour Dunkerque où ils arrivent le lendemain dans la soirée. La 1ère DCT va manoeuvrer en Manche et en mer du Nord en compagnie des deux contre-torpilleurs de la 8ème DCT, le Kersaint et le Cassard. Les deux divisions vont manoeuvrer ensemble jusqu’au 27 avril, faisant escale à Dunkerque  du 27 au 30 avril 1943. La 1ère DCT repart le lendemain 1er mai et rentre à Brest le 3 mai 1943.

Le 8 juin 1943, la 1ère DCT sort au complet pour un série d’exercices en mer d’Iroise et dans le golfe de Gascogne et ce jusqu’au 13 juillet 1943, rentrant à Brest le 14 juillet 1943 au matin.

Du 19 au 31 juillet, le Léopard sort pour entrainement avec le Chacal, le Léopard étant navire-amiral de la 2ème DCT alors que le Jaguar était indisponible pour entretien et permissions de l’équipage et ce du  15 juillet au 31 août 1943.

Alors que le Chacal est indisponible du 1er au 17 août 1943, le Léopard sort pour la remise en condition du Jaguar du  du 8 au 18 août, les deux navires rentrant à Brest le 19 août dans la soirée.

Le Léopard est indisponible du 19 août au 4 septembre pour entretien courant et permissions de l’équipage.

La 1ère DCT sort au complet du 5 au 17 septembre pour remise en condition du Léopard qui venait de connaître quinze jours d’indisponibilité, amarré dans la Penfeld. La division rentre à  Brest le lendemain 18 septembre 1943.

Le croiseur léger Gloire de la 4ème DC quitte à nouveau Brest le 24 septembre 1943 pour un exercice en mer d’Iroise en compagnie de la 1ère DCT (Jaguar Léopard Chacal) jusqu’au 30 septembre quand les quatre navires se ravitaillent auprès du Var.

Le lendemain 1er octobre, les Georges Leygues et Montcalm sortent de Brest et retrouvent leur sister-ship ainsi que les contre-torpilleurs. Du 1er au 12 octobre, la 4ème DC affronte la 1ère DCT au cours d’une série de joutes diurnes et nocturnes avec tirs réels et lancement simulés ou non de torpilles.

Après ravitaillement et entretien en baie de Douarnenez du 13 au 15 octobre, les contre-torpilleurs appareillent en pleine nuit pour disparaître aux yeux des croiseurs qui vont tenter de l’interception, interception effective le 19 octobre entre Cherbourg et Le Havre. Les deux divisions font escale au Havre du 21 au 25 octobre avant de rentrer à Brest le 27 octobre 1943.

Le 5 novembre 1943, la 1ère DCT quitte Brest direction Dunkerque où elle arrive le 8 novembre pour un exercice commun avec la 8ème DCT mais également avec la 5ème DT qui en attendant la mise en service du Provençal ne dispose que de trois torpilleurs en l’occurence Le Normand Le Parisien et Le Saintongeais. Ces trois divisions vont manoeuvrer ensemble jusqu’au 10 décembre, faisant escale à Dunkerque du 11 au 15 décembre, la 1ère DCT quittant Dunkerque le 16 décembre et rentrant à Brest le 19 décembre 1943.

Après une période d’entretien à flot du 20 décembre au 4 janvier, le Léopard sort pour essais du 5 au 10 janvier avant un stage de remise en condition en compagnie du Chacal du 11 au 31 janvier, les deux navires rentrant à Brest le 5 février 1944 après une escale à Saint Malo du 1er au 4 février 1944.

La 1ère DCT sort au complet pour un entrainement de division à partir du 12 février 1944, enchainant successivement par un entrainement au combat antisurface, un entrainement au combat de nuit et un entrainement à la défense aérienne et ce jusqu’au 12 mars, la division rentrant à Brest le lendemain 13 mars 1944.

Le Léopard est victime d’une avarie de propulsion à son retour à Brest, étant indisponible du 13 au 25 mars, sortant pour essais et entrainement du 26 mars au 2 avril 1944.

Le 4 avril 1944, La 1ère DCT quitte Brest en compagnie du cuirassé Jean Bart (qui ouvre la marche), les contre-torpilleurs fermant une longue file composée également du croiseur léger Georges Leygues et des torpilleurs d’escadre L’Opiniâtre et l’Aventurier, les escorteurs du Jean Bart.

La petite force navale appelée force Y arrive dans la grande base navale britannique le lendemain 5 avril pour une opération publique d’une semaine où les navires français (et dit-on leurs équipages) ont connu un grand succès.

La force repart le 13 avril, fait escale à Douvres du 15 au 17 puis à Newcastle du 22 au 25 avril, escale improvisée en raison d’un problème mécanique sur plusieurs navires de la force Y.

Les réparations assurées par l’équipage et les ouvriers de plusieurs chantiers de la Tyne terminées, les navires français font escale à Rosyth pour ravitaillement avant de cingler direction Scapa Flow où ils arrivent le 30 avril 1944.

La force Y retrouve alors une partie de la Home Fleet en l’occurence le porte-avions HMS Illustrious, le cuirassé HMS Lion, le croiseur lourd HMS London et huit destroyers, formant la force X. Les force X et Y reprennent la mer le 3 mai 1944 pour quinze jours d’exercices intensifs en mer du Nord et plus précisément au large de l’Ecosse.

Les navires de la Royale et de la Royal Navy vont ainsi simuler un classique combat d’escadre, répéter les procédures de défense aérienne à la mer et de défense anti-sous-marine avant plusieurs écoles à feu sur des ilôts désertiques de la côte écossaise.

Après une escale à Greenock dans l’estuaire de la Clyde du 21 au 26 mai, la force Y reprend la mer pour rentrer à Brest le 30 mai.

Le Léopard est indisponible (entretien et permissions d’été de l’équipage) du 31 mai du 8 juillet, sortant pour essais du 9 au 15 juillet avant remise en condition du 16 juillet  au 2 août, rentrant à Brest le 3 août 1944. A cette date, la 1ère DCT est réduite à deux navires, le Jaguar ayant été mis en position du complément le 27 juin puis désarmé le 4 juillet 1944.

La 1ère DCT sort pour entrainement du 7 au 22 août, faisant escale à Cherbourg du 23 au 27 août avant de rentrer à Brest le 29 août 1944.

Le Chacal est mis en position de complément le 2 septembre et la 1ère DCT est dissoute le 7 septembre 1944, jour du désarmement du Chacal, le Léopard restant hors rang en attendant son désarmement à venir.

Le 18 septembre 1944, les contre-torpilleurs Guépard Lion Bison formant la 2ème DCT à Toulon arrivent à Brest où elle devient la 1ère DCT.

Le Léopard sort avec la 1ère DCT du 19 au 27 septembre pour entrainement et permettre aux contre-torpilleurs «ex-toulonnais» de prendre leurs marques en mer d’Iroise, en Manche et dans le Golfe de Gascogne. Ils rentrent tous le 28 septembre, jour où le Léopard est placé en position de complément. Le jour même, il est échoué au bassin n°6 pour les préparatifs de désarmement menés du 28 septembre au 5 octobre 1944.

Le 5 octobre 1944, le Léopard est désarmé et remorqué à Landevennec. Il retrouve auprès du Béarn ses sister-ship Jaguar et Chacal, les trois contre-torpilleurs étant amarré dans l’ordre à bâbord du Béarn : Jaguar_Chacal_Léopard. A la différence du Jaguar, il était toujours présent au DNA le 5 septembre 1948.

10-Contre-torpilleurs (2)

A-Contre-torpilleurs classe Jaguar

Le contre-torpilleur Jaguar

Le contre-torpilleur Jaguar

Avant-propos

Si la marine nationale sort aussi usée du premier conflit mondial c’est en partie en raison de l’absence de constructions neuves, les Arsenaux à l’exception de la poussière navale arrêtant les constructions neuves pour travailler au profit de l’armée de terre.

Les études se poursuivent cependant dans les bureaux d’études pour les futurs navires de la marine nationale. En juillet 1918 par exemple, on envisage la construction d’un contre-torpilleur de 1600 à 1800 tonnes, filant à 34/35 noeuds avec un armement composé de trois canons de 138mm en affûts simples axiaux, un canon de 75mm antiaérien, deux affûts lance-torpilles triples de 550mm dans l’axe et trois tubes lance-torpilles simples à l’avant.

Un avant projet est soumis en septembre 1919 au conseil supérieur de la marine. Il prévoit un bâtiment de 1765 tonnes, filant à 35.5 noeuds, trois canons de 138mm, neuf tubes lance-torpilles de 550mm en trois plate-formes triples avec une variante avec 4 canons de 100mm en deux groupes superposés.

Le CSM à l’issue de cette présentation défini le contre-torpilleur comme un navire de 2000 à 2300 tonnes, filant à 36 noeuds, 4 canons de 138mm, une DCA légère, deux affûts lance-torpilles triples de 550mm.

Le 1er avril 1920, le CSM discute d’un projet de contre-torpilleur _nouveau nom pour le torpilleur éclaireur_ de 2300 tonnes, filant à 35 noeuds avec un armement composé de 4 canons de 138 ou de 150mm, une DCA légère et deux affûts lance-torpilles triples de 550mm dans l’axe.

La principale question concerne l’armement principal. Le canon de 100mm est rapidement écarté car bien inférieur à l’armement des navires étrangers équivalents en service ou en construction. Le 138mm est écarté tout comme le 150mm car l’obus est trop lourd à manoeuvrer sur des unités aussi légère, laissant seul en piste le canon de 130mm sans que le choix entre l’affût simple ou l’affût double soit tranché.

En janvier 1921 plusieurs variantes d’un navire déplaçant environ 2300 tonnes sont présentées avec  une vitesse de 36 noeuds avec un armement variant de quatre à huit canons de 130 ou de 138mm en affûts simples ou double.

Le projet définitif est approuvé par l’Etat-Major Général (note 1062) du 25 mai 1921 avec un armement composé de six canons de 130mm avec un affût simple et un affût double à l’avant, un affût simple au milieu et deux affûts simples à l’arrière.

Les essais d’affûts doubles se révélant infructueux (notamment en raison de problèmes d’alimentation en munitions), l’armement des contre-torpilleurs est modifié le 12 septembre 1923 avec cinq affûts simples (deux avant, un au milieu et deux à l’arrière).

Les six contre-torpilleurs financés à la tranche 1922 reçoivent tous des noms de grands félins, la construction étant répartie entre les Arsenaux et l’Industrie, les chantiers navals privés.

C’est ainsi que l’Arsenal de Lorient est chargé de la construction du Jaguar et du Panthère, les Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët reçoivent la commande du Chacal, son voisin des Ateliers et Chantiers de la Loire reçoivent la construction des Léopard et Lynx alors que le dernier baptisé Tigre est commandé aux Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) à Nantes.

Le Jaguar

Le contre-torpilleur Jaguar à la mer

Le contre-torpilleur Jaguar à la mer

-Le Jaguar est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient le 24 août 1922 lancé le 17 novembre 1923, armé pour essais le 1er juin 1926 et admis au service actif le 19 novembre 1926.

A son admission au service actif, le Jaguar est affecté à l’Escadre de l’Atlantique, formant la 4ème division légère en compagnie de ses sister-ship Léopard et Lynx en janvier 1928.

Il est engagé dans une mission de représentation pour montrer le pavillon français et favoriser d’éventuelles commandes pour les chantiers français. A cette occasion, une division navale légère est constituée avec les contre-torpilleurs Jaguar et Chacal, le torpilleur d’escadre Simoun et les sous-marins Marsouin et Souffleur.

La division fait successivement escale à Oslo (19 au 24 août 1926), Stockholm (du 27 au 31 août), Helsinki et Tallin, Riga (4 au 8 septembre), Gdynia (9 au 17 août) et Copenhague (18 au 25 septembre) avant un retour à Cherbourg le 27 septembre 1926.

Du 30 mai au 4 juin 1927, Le Jaguar fait escale à Portsmouth lors de la visite en Angleterre du président Doumergue et ce en compagnie de ses sister-ship Tigre et Chacal, du torpilleur d’escadre Bourrasque et des croiseurs légers Duguay Trouin et Lamotte-Picquet.

Il sert un temps de navire-amiral pour la 2ème flottille, la flottille de torpilleurs intégrée à l’Escadre de l’Atlantique et créée le 5 juillet 1935.

Quand la guerre de Pologne éclate, le Jaguar formait la 2ème DCT (Division de Contre-Torpilleurs) en compagnie de ses sister-ship Chacal et Léopard, la division étant affectée à la 2ème région maritime avec Brest pour port d’attache.

Le Jaguar subit un grand carénage au bassin n°6 de l’Arsenal de Brest. Il y est échoué du 15 janvier au 21 mars 1940 pour une remise en état complète du navire qui à passablement souffert d’une activité  intense à l’automne. Il sort pour essais du 22 au 25 mars en compagnie de ses deux sister-ship avant un stage de remise en condition avec école à feu au large d’Ouessant du 27 mars au 8 avril 1940.

Alors que le Chacal est grand carénage (bassin n°6 du 9 avril au 12 juillet 1940), le Jaguar et le Léopard sortent pour entrainement en Manche du 15 au 30 avril 1940, faisant escale à Cherbourg du 1er au 4 mai et à Dunkerque du 5 au 9 mai 1940. Après une nouvelle série d’exercices du 10 du 27 mai, les deux contre-torpilleurs rentrent à Brest le 28 mai 1940.

Le Jaguar sort pour entrainement individuel du 5 au 15 juin, retrouvant le Léopard le lendemain 16 juin 1940 à Lorient. Les deux navires de la 2ème DCT sortent pour entrainement au combat de nuit et entrainement au combat antisurface du 17 au 30 juin, rentrant à Brest le 1er juillet 1940. La 2ème DCT ressort à nouveau pour entrainement du 3 au 10 juillet 1940.

Le Chacal achève son grand carénage le 12 juillet et sort pour essais du 13 au 17 juillet. Du 18 juillet au 5 août, le Chacal sort avec ses deux sister-ships pour remise en condition avant que le Léopard ne rentre en grand carénage (bassin n°6 du 6 août au 10 novembre 1940)

Après une période d’indisponibilité pour les permissions de l’équipage du 7 au 22 août, le Jaguar et le Chacal sortent pour remise en condition du 23 août au 5 septembre, rentrant à Brest le lendemain 6 septembre 1940.

Le 10 septembre  1940, le Jaguar et le Chacal quittent Brest en compagnie de la 8ème DCT au grand complet (Le Triomphant, L’Indomptable et Le Malin) pour un exercice commun exécuté du 10 au 30 septembre, faisant escale à Saint-Nazaire du 1er au 5 octobre avant une nouvelle série d’exercices du 6 au 22 octobre. Après  avoir relâché à Bordeaux du 23 au 27 octobre, les cinq contre-torpilleurs rentrent à Brest le 29 octobre à l’aube. Après une ultime sortie du 1er au 8 novembre, le Jaguar et le Chacal rentrent à Brest le 9 novembre 1940.

Le 10 novembre 1940, le Léopard sort de grand carénage. Il est en essais du 12 au 15 novembre avant remise en condition du 17 au 30 novembre 1940 en compagnie de ses deux sister-ships.

La 2ème DCT sort au complet pour entrainement dans le Golfe de Gascogne du 4 au 17 décembre, faisant escale à Saint Nazaire du 18 au 22 décembre, avant de rentrer à Brest le 23 décembre 1940.

Du 2 au 8 janvier, la 2ème DCT sort en compagnie du Triomphant et du Malin de la 8ème DCT pour un entrainement commun. Ils rentrent à Brest le 9 janvier 1941.

Le 16 janvier 1941, la 2ème DC (La Galissonnière, Jean de Vienne La Marseillaise) arrive à Brest pour un exercice commun avec leur sister-ships de la 4ème DC (La Gloire, Montcalm et Georges Leygues) et du groupement de contre-torpilleurs de la 3ème escadre légère en l’occurence donc  la 2ème DCT au complet (Jaguar Chacal et Léopard) et une partie seulement des autres divisions : le Triomphant et le Malin pour la 8ème DCT et le seul Le Fantasque de la 10ème DCT.

Les six croiseurs et les six contre-torpilleurs appareillent de Brest le 18 janvier pour un exercice en mer d’Iroise. Tout commence par un exercice de combat antisurface, les contre-torpilleurs attaquant les croiseurs puis les croiseurs tentant d’intercepter des torpilleurs cherchant à gagner La Manche (18 au 25 janvier).

Après un ravitaillement auprès du pétrolier Rance mouillé en baie de Douarnenez (26 au 29 janvier), la 2ème DC se retrouve à attaquer la 4ème DC et les contre-torpilleurs avant que la 2ème DCT, La 8ème DCT et le 10ème DCT ne s’allie aux croiseurs «tunisiens» contre les croiseurs «brestois» (30 janvier au 9 février). Après un mouillage en rade de Brest jusqu’au 16 février, la 2ème DC quitte la Bretagne pour rentrer en Tunisie.

Du 17 février au 2 mars, les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT sont en entretien à flot. Outre l’entretien courant, ils reçoivent enfin une DCA moderne. Les huit mitrailleuses de 13.2mm en affûts doubles et les quatre mitrailleuses de 8mm en affûts doubles sont remplacés par six canons de  25mm Hotchkiss en affûts simples en attendant la disponibilité des canons de 37mm Schneider.

La 2ème DCT sort pour essais du 3 au 7 mars avant une remise en condition dans le Golfe du Gascogne du 9 au 22  mars 1941. La division prépare ensuite les manoeuvres «Faidherbe» prévues au mois d’avril au large de Dakar ne sortant qu’une fois du 27 au 31 mars 1941.

Le 7 avril 1941, les trois DCT de la 3ème escadre légère sortent au complet pour une série d’exercices au large du Sénégal.

Navires aux jambes courtes et en attendant d’être équipés d’un système de ravitaillement à la mer performant, les neuf contre-torpilleurs doivent se ravitailler au Verdon le 9 avril et à Casablanca le 11 avril avant d’arriver à Dakar le 14 avril à l’aube.

Les trois divisions de contre-torpilleurs manœuvrent au large de Dakar et tirent au polygone de Rufisque du 16 au 27 avril, relâchent à Dakar du 28 au 30 avril avant une nouvelle série de manoeuvres du 1er au 15 mai. Les neuf contre-torpilleurs quittent Dakar le 19 mai, se ravitaillent à Casablanca le 22 mai avant de rentrer à  Brest le 26 mai 1941.

Les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT sont indisponibles pour entretien et repos de l’équipage du 27 mai au 22 juin. Outre l’entretien courant,la DCA légère est améliorée avec les six canons de 25mm Hotchkiss regroupés en trois affûts doubles et l’embarquement de deux affûts doubles de 37mm Schneider modèle 1941. Ils sortent pour essais du 24 au 30 juin avant de reprendre l’entrainement par un stage de mise en condition du 3 au 22 juillet 1941.

Le Jaguar quitte Brest le 1er août pour un entrainement en solitaire jusqu’au 13 août quand il arrive à Cherbourg où il fait escale du 13 au 18 août. Reprenant la mer le lendemain, il manoeuvre au large du Cotentin et de la Normandie jusqu’au 30 août quand il arrive au Havre pour quelques jours d’escale. Il quitte la Basse-Normandie le 4 septembre 1941 et rentre à Brest le 6 septembre 1941.

Le 12 septembre 1941, la 2ème DCT sort au complet pour une série d’exercices. Tout commence par un exercice de combat antisurface, une série de «deux contre un» du 12 au 22 septembre. Les trois contre-torpilleurs se ravitaillent auprès du vieux pétrolier Rhône (qui sera désarmé peu après) le 23 septembre avant de reprendre l’entrainement.

Du 24 septembre au 5 octobre, les contre-torpilleurs de la 2ème DCT subissent un entrainement de défense aérienne à la mer avant un ravitaillement à Brest le 6 octobre 1941. Cette grande phase d’entrainement se termine par une école à feux du 7 au 18 octobre 1941 avant de rentrer à Brest le 19 octobre 1941.

Victime d’une avarie de turbine, le Jaguar est indisponible du 22 octobre au 3 novembre 1941, sortant pour essais du 4 au 8 novembre avant de sortir pour remise en condition en compagnie de ses deux sister-ship du 10 au 21 novembre, la 2ème DCT rentrant à Brest le 27 novembre après une escale à Lorient du 22 au 26 novembre 1941.

Alors que le Chacal est en entretien à flot, le Jaguar et le Léopard sortent pour un entrainement commun du 4 au 17 décembre, rentrant à Brest le 18 décembre. Le Jaguar, navire-amiral de la 2ème DC sort en solitaire pour entrainement au combat de nuit du 20 au 27 décembre 1941.

Le 1er janvier 1942, la 2ème DCT (Jaguar Chacal Léopard) est redésignée 1ère DCT. Elle reste basée à Brest.

Le 7 janvier 1942, la 1ère DCT sort pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne et ce jusqu’au 23 janvier. Après une escale à Lorient du 24 au 28 janvier, les trois contre-torpilleurs subissent un entrainement DAM (Défense Aérienne à la Mer) du 29 janvier au 10 février avant de rentrer à Brest le 11 février 1942.

Alors que le Léopard subit un nouveau grand carénage (bassin n°6 12 février au 14 mai 1942), le Jaguar et le Chacal sortent pour un entrainement commun en Manche avec la 8ème DCT qu’ils retrouvent au Havre le 18 février.

Les deux divisions manœuvrent du 19 février au 2 mars avant de faire escale à Dunkerque du 3 au 10 mars pour entretien, la mer s’étant montré virulente avec les lévriers des mers. Après un nouvel exercice du 11 au 25 mars, les deux divisions se séparent, la 1ère DCT rentrant à Brest le 27 mars.

Le Jaguar sort pour entrainement au combat antisurface en solitaire du 2 au 12 avril enchainant par un entrainement de défense aérienne à la mer du 14 au 21 avril puis par un entrainement au combat de nuit du 23 avril au 3 mai, rentrant à Brest le 7 mai après une escale à Lorient du 4 au 6 mai 1942.
Le Jaguar subit un grand carénage au bassin n°6 du 15 mai au 17 août 1942, subissant une remise en état complète et une modernisation de ses capacités notamment l’installation d’un ASDIC et de grenades ASM (ce qui nécessite le débarquement de l’affût lance-torpilles triples avant) et d’une installation de ravitaillement à la mer.

Il est en essais en mer du 19 au 23 août avant remise en condition avec ses deux sister-ships du 24 août au 7 septembre avant que le Chacal ne subisse un grand carénage (bassin n°6 8 septembre au 12 décembre 1942).

Le Jaguar et le Léopard sortent pour un entrainement de division du 12 au 27 septembre avant de faire escale à Bordeaux du 28 septembre au 2 octobre. Reprenant la mer le 3 octobre, les deux navires font escale à La Pallice du 4 au 8 octobre, à Lorient du 9 au 12 octobre avant de rentrer à Brest le 13 octobre 1942.

Le 17 octobre, le Jaguar et le Léopard effectuent un entrainement au ravitaillement à la mer en compagnie du PRE La Seine. Ils prennent ensuite la haute mer pour un entrainement de division du 18 octobre au 1er novembre date à laquelle les deux contre-torpilleurs arrivent à Saint-Nazaire. Les deux navires quittent le port ligérien le 5 novembre, manœuvrent au large de la Bretagne jusqu’au 15 novembre, rentrant à Brest le 17 novembre 1942.

Après une période d’entretien à flot du 18 au 30 novembre (artillerie et électronique notamment), le Jaguar sort pour essais et entrainement du  2 au 7 décembre 1942. Il participe ensuite à la remise en condition du Chacal en compagnie du Léopard et ce du 18 au 31 décembre 1942.

La 1ère DCT sort pour entrainement de division du 5 au 17 janvier 1943. Après un mouillage en rade de Brest, les trois navires quittent la Bretagne en compagnie du PRE La Seine pour gagner Dakar où les quatre navires arrivent le 22 janvier 1943.

Les trois contre-torpilleurs effectuent une école à feux du 24 au 31 janvier avant de faire relâche à Dakar du 1er au 3 février. Les trois contre-torpilleurs ressortent pour un exercice de combat antisurface du 4 au 12 février avant de se ravitailler auprès de La Seine et d’enchainer par un exercice de défense aérienne à la mer du 14 au 27 février.

Après une ultime escale à Dakar du 28 février au 2 mars, le pétrolier-ravitailleur et les trois contre-torpilleurs quittent Dakar le 3 mars, se ravitaillent à Casablanca le 7 mars avant de rentrer à Brest le 11 mars 1943.

Après une période d’entretien à flot commune du 12 au 21 mars, les trois contre-torpilleurs de la 1ère DCT sortent pour essais du 22 au 25 mars avant de rentrer à Brest pour ravitaillement le 26 mars 1943.

Le 27 mars 1943 au matin, le Jaguar, le Chacal et le Léopard quittent Brest pour Dunkerque où ils arrivent le lendemain 28 mars 1943 dans la soirée. La 1ère DCT va manoeuvrer en Manche et en mer du Nord en compagnie des deux contre-torpilleurs de la 8ème DCT.

Tout commence par un exercice de défense aérienne à la mer du 31 mars au 7 avril, les cinq lévriers des mers étant assaillis par les avions de l’aéronavale et de l’armée de l’air. Ils rentrent à Dunkerque dans la soirée du 7 avril.

La 1ère DCT quitte Dunkerque le 8 avril pour se positionner dans le sud du détroit du Pas de Calais pour un exercice d’interception, le Kersaint et le Cassard jouant le rôle de croiseurs auxiliaires cherchant à passer dans l’Atlantique.
A l’issue de cet exercice mené du 8 au 17 avril, les cinq navires font escale à Douvres en Angleterre jusqu’au 21 avril quand ils reprennent la mer pour un exercice de synthèse du 22 au 27 avril quand les cinq navires gagnent Dunkerque pour une ultime escale du 27 au 30 avril 1943. La 1ère DCT repart le lendemain 1er mai et rentre à Brest le 3 mai 1943.

Le 12 mai 1943, le Jaguar quitte Brest pour un exercice de lutte ASM. Du 12 au 24 mai,  il va traquer le sous-marin Casabianca avant de servir du 25 au 30 mai de plastron pour des essais de lancement de torpilles par ce même sous-marin. Il rentre à Brest le lendemain 31 mai 1943.

Le 8 juin 1943, la 1ère DCT sort au complet pour un série d’exercices en mer d’Iroise et dans le golfe de Gascogne. Cela commence par un exercice de défense aérienne à la mer du 8 au 15 juin avant une escale à Lorient du 16 au 19 juin.

Reprenant la mer, les Jaguar Chacal et Léopard réalisent un exercice d’entrainement au combat antisurface avec tirs réels et lancement de torpilles simulés et actifs et ce du 20 juin au 2 juillet avant une escale à Saint-Nazaire du 3 au 7 juillet. Après un exercice de combat de nuit du 8 au 13 juillet, les trois navires rentrent à Brest le 14 juillet au matin.

Le Jaguar est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 15 juillet au 1er août 1943 avant de sortir pour essais du 2 au 7 août puis pour remise en condition en compagnie du Léopard du 8 au 18 août, les deux navires rentrant à Brest le 19 août dans la soirée. Il participe ensuite aux essais (18 au 21 août) et à la remise en condition du Chacal qui venait de sortir de son indisponibilité estivale (23 août au 3 septembre).

La 1ère DCT sort au complet du 5 au 17 septembre pour remise en condition du Léopard qui venait de connaître lui aussi ses quinze jours d’indisponibilité, amarré dans la Penfeld. La division rentre à  Brest le lendemain 18 septembre 1943.

Le 24 septembre 1943 à l’aube, le croiseur léger Gloire (4ème DC) franchit le goulet de Brest suivit par les trois contre-torpilleurs de la 1ère DCT. Le croiseur léger et les contre-torpilleurs vont manoeuvrer en mer d’Iroise jusqu’au 30 octobre avant un ravitaillement à la mer auprès du pétrolier Var.

Le lendemain 1er octobre, les Georges Leygues et Montcalm sortent de Brest et retrouvent leur sister-ship ainsi que les contre-torpilleurs. Du 1er au 12 octobre, la 4ème DC affronte la 1ère DCT au cours d’une série de joutes diurnes et nocturnes avec tirs réels et lancement simulés ou non de torpilles.

Après ravitaillement et entretien en baie de Douarnenez du 13 au 15 octobre, les contre-torpilleurs appareillent en pleine nuit pour disparaître aux yeux des croiseurs qui vont tenter de l’interception, interception effective le 19 octobre entre Cherbourg et Le Havre. Les deux divisions font escale au Havre du 21 au 25 octobre avant de rentrer à Brest le 27 octobre 1943.

Le 5 novembre 1943, la 1ère DCT quitte Brest direction Dunkerque où elle arrive le 8 novembre pour un exercice commun avec la 8ème DCT mais également avec la 5ème DT qui en attendant la mise en service du Provençal ne dispose que de trois torpilleurs légers en l’occurence Le Normand Le Parisien et Le Saintongeais.

Cet exercice commence par un entrainement au combat antisurface de jour du 9 au 15 novembre puis de nuit du 17 au 25 novembre avant une escale de relâche à Dunkerque du 26 au 30 novembre.

Les trois divisions effectuent ensuite un entrainement de défense aérienne à la mer du 1er au 10 décembre avant de regagner Dunkerque pour une escale commune du 11 au 15 décembre 1943. La 1ère DCT quitte Dunkerque le 16 décembre et rentre à Brest trois jours plus tard. Le Jaguar sort à nouveau du 23 au 28 décembre pour un entrainement de base.

Après une période d’entretien à flot du 1er au 15 janvier 1944, le Jaguar sort pour essais du 16 au 20 janvier avant un stage de remise en condition du 21 janvier au 2 février. Il rentre à Brest le lendemain 3 février.

La 1ère DCT sort au complet pour un entrainement de division le 12 février 1944. Les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement au combat antisurface du 12 au 19 février avant un rapide ravitaillement à Brest le 20 février.

Du 21 au 28 février 1944, les trois contre-torpilleurs s’entrainent au combat de nuit avant un nouveau ravitaillement à Brest le 29 février, ravitaillement suivit d’un entrainement à la défense aérienne à la mer du 1er au 12 mars, les trois contre-torpilleurs rentrant à Brest le lendemain.

Le Jaguar sort à nouveau du 16 au 22  mars pour un entrainement à la lutte ASM, entrainement mené en compagnie du sous-marin Archimède, d’avions et d’hydravions avant de rentrer à Brest le 25 mars après une escale à Lorient les 23 et 24 mars 1944.

Le 4 avril 1944, le cuirassé Jean Bart appareille de Brest direction Portsmouth la grande base britannique. Il n’est pas seul puisque l’accompagne le croiseur léger Georges Leygues, les trois contre-torpilleurs de la 1ère DCT ( Jaguar Chacal Léopard) et les torpilleurs d’escadre L’Opiniâtre et L’Aventurier.

La petite force navale appelée force Y arrive dans la grande base navale britannique le lendemain 5 avril pour une opération de relations publiques/public relation d’une semaine où les navires français (et dit-on leurs équipages) ont connu un grand succès.

La force repart le 13 avril, fait escale à Douvres du 15 au 17 puis à Newcastle du 22 au 25 avril, escale improvisée en raison d’un problème mécanique sur plusieurs navires de la force Y.

Les réparations assurées par l’équipage et les ouvriers de plusieurs chantiers de la Tyne terminées, les navires français font escale à Rosyth pour ravitaillement avant de cingler direction Scapa Flow où ils arrivent le 30 avril 1944.

La force Y retrouve alors une partie de la Home Fleet en l’occurence le porte-avions HMS Illustrious, le cuirassé HMS Lion, le croiseur lourd HMS London et huit destroyers, formant la force X. Les force X et Y reprennent la mer le 3 mai 1944 pour quinze jours d’exercices intensifs en mer du Nord et plus précisément au large de l’Ecosse.

Les navires de la Royale et de la Royal Navy vont ainsi simuler un classique combat d’escadre, répéter les procédures de défense aérienne à la mer et de défense anti-sous-marine avant plusieurs écoles à feu sur des ilôts désertiques de la côte écossaise.

Après une escale à Greenock dans l’estuaire de la Clyde du 21 au 26 mai, la force Y reprend la mer pour rentrer à Brest le 30 mai.

Le Jaguar sort à nouveau pour entrainement du 5 au 12 juin et du 17 au 21 juin, en mer d’Iroise avant d’entamer les préparatifs du désarmement.

Il est mis en position de complément le 27 juin 1944 puis échoué dans le bassin n°6 de l’Arsenal de Brest du 27 juin au 4 juillet. Les munitions sont débarquées, les soutes vidangées et tout le matériel récupérable l’est notamment l’électronique (qui va servir de pièces de rechange, de matériel école ou de matériel d’expérimentation) et l’armement qui est débarqué au dépôt central d’artillerie de Guipavas pour une réutilisation ultérieure.

Le contre-torpilleur Jaguar est officiellement désarmé le 4 juillet 1944.

Remis à flot, il reste mouillé en Penfeld jusqu’au 15 septembre 1944 quand il est remorqué au cimetière marin de Landevennec (officiellement Dépôt Naval de l’Atlantique) et amarré à bâbord de l’ancien porte-avions Béarn. Il est coulé comme cible en compagnie de l’ex-torpilleur L’Adroit le 14 mars 1946. Son épave repose à 150 miles à l’ouest de la pointe du Raz.