15-Pétroliers et ravitailleurs rapides (10)

Le Liamone

-Le Liamone est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) de Dunkerque le 4 avril 1940 lancé le 15 janvier 1942 et mis en service le 10 mars 1943 à Cherbourg son port d’armement.

Il quitte Cherbourg le 12 mars 1943, charge du mazout, du gazole et du matériel à Brest le 13 mars puis reprend la mer le 15.

Le Liamone fait escale à Casablanca du 20 au 23 mars avant de rallier Toulon le 28 mars 1943, intégrant la 2ème Escadre pour soutenir notamment les cuirassés et le porte-avions Joffre comme le 21 mars 1945 quand il ravitaille successivement le Provence, le Joffre et leurs quatre torpilleurs d’escadre ou encore le 29 août 1945.

Du 16 au 22 septembre 1945, le Provence sert de plastron au groupe aérien du Joffre, étant ravitaillés à plusieurs reprises par le Liamone. Les cinq navires font escale à Tunis du 23 au 27 septembre avant de tous rentrés à Toulon le 29 septembre 1945.

Du 26 février au 7 avril 1946, Le PRE Liamone est échoué dans le bassin Vauban n°7 pour son premier grand carénage. Outre une remise en état complète, il reçoit un radar et un complément de DCA. Armé pour essais le 15 avril, il sort pour essais les 16 et 17 avril puis pour remise en condition du 19 au 30 avril 1946.

Le 5 mai 1946, le PRE Liamone quitte Toulon en compagnie du cargo rapide Tlemcen et des contre-torpilleurs Desaix Marceau et Kléber (12ème DCT) pour un entrainement de division délocalisé à Dakar et dans le Golfe de Guinée.

Les cinq navires arrivent le 15 mai 1946 à Dakar. Après quelques jours de relache pour réparer le matériel et reposer les hommes, la 12ème DCT entame son cycle d’exercice par une école à feux du 18 au 21 mai avant d’enchainer par un exercice de défense aérienne à la mer du 23 au 27 mai puis un exercice de défense et d’attaque de convois du 29 mai au 5 juin au cours duquel le Tlemcen et le Liamone sont alternativement protégés par deux contre-torpilleurs et attaqué par le troisième.

Après une nouvelle escale à Dakar du 6 au 9 juin, les trois contre-torpilleurs accompagnés du cargo et du pétrolier ravitailleur quittent la capitale de l’AOF le 10 juin puis rallient Abidjan le 15 juin après un transit marqué par une série d’exercices.

Alors que le Tlemcen est mouillé dans la lagune pour servir de base mobile, la 12ème DCT et le pétrolier-ravitailleur reprennent la mer pour une nouvelle série d’exercice ayant pour thème la protection d’un cargo rapide et ce du 17 au 25 juin. La petite escadre fait ensuite escale à Conakry du 27 au 30 juin, à Libreville du 2 au 6 juillet et à Pointe-Noire du 8 au 11 juillet.

Ils rallient le Tlemcen au large d’Abidjan le 14 juillet et les cinq navires entament le transit retour en direction de Toulon, faisant escale à Dakar du 17 au 20 juillet, Casablanca du 24 au 27 juillet avant de rallier Toulon le 1er août 1946.

Le 8 septembre 1947, le pétrolier-ravitailleur d’escadre Liamone quitte Toulon en compagnie des contre-torpilleurs Bayard Du Guesclin Turenne (2ème DCT) Aigle Albatros Gerfaut (5ème DCT) pour un entrainement de division au large du Levant. Les six contre-torpilleurs effectuent ainsi la traversée sans escale Toulon-Beyrouth, étant ravitaillés deux fois par le PRE avant d’arriver à destination le 16 septembre 1947.

Le cycle d’entrainement commence le 19 septembre par une école à feu qui s’achève le 27 septembre 1947. Après une escale à Lattaquié du 28 septembre au 1er octobre, les deux divisions s’affrontent dans un exercice de défense et d’attaque de convois, convoi symbolisé par l’aviso colonial La Grandière et le pétrolier-caboteur Ardèche, les deux divisions assurant tour à tour la défense et l’escorte du convoi sans parler des périodes où les deux divisions sont recomposées.

Après un ravitaillement auprès du Liamone le 10 octobre, les deux divisions de contre-torpilleurs effectuent un exercice de défense aérienne à la mer jusqu’au 20 octobre quand ils rallient le port de Beyrouth.

La 2ème et la 5ème DCT accompagnés du PRE quittent le Levant le 25 octobre, relachent à Bizerte du 30 octobre au 4 novembre avant de rentrer à Toulon le 7 novembre 1947 au matin.

Le 5 septembre 1948, le pétrolier-ravitailleur Liamone était à quai à Toulon, en entretien. Il accélère sa remise en condition pour être prêt à mener des missions de guerre.   

Le Rhône

-Le Rhône est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde (FCG) sis à Bordeaux le 12 septembre 1944 lancé le 12 mars 1946 et mis en service le 4 octobre 1946 à Brest son port d’armement.

Affecté en Indochine, il quitte Brest dès le 1er octobre soit avant sa mise en service pour rallier son port d’attache. Il traverse l’Atlantique à bonne vitesse, se ravitaillant à Fort de France le 9 octobre et arrivant à l’entrée du canal de Panama le 12 octobre. Il franchit le canal interocéanique les 13 et 14 octobre.

Après un bref ravitaillement à Balboa le 15 octobre avant de traverser le Pacifique direction Pearl Harbor où ils font escale du 19 au 21 octobre avant de reprendre leur route, faisant escale à Guam du 26 au 28 octobre, à Subic Bay du 5 au 8 novembre avant de rallier Cam-Ranh le 11 novembre 1946.

Du 13 au 30 novembre 1946, Le Rhône est échoué dans la forme n°1 de l’Arsenal de Cam-Ranh pour inspection et travaux après une longue traversée. Il sort pour essais les 1er et 2 décembre puis remise en condition du 4 au 10 décembre 1946.

Du 4 au 20 février 1947, Le PRE Le Rhône participe à la remise en condition du croiseur lourd Tourville en compagnie du croiseur léger Duguay-Trouin.

Le 24 février, un incident frontalier oppose des légionnaires français à des soldats thaïlandais pour quelques arpents de terre disputés entre la France et la Thaïlande. La France bien décidée à ne pas se laisser se marcher sur les pieds décide d’effectuer une démonstration navale.

Dès le lendemain, une petite escadre appareille de Cam-Ranh, escadre composée des croiseurs Tourville et Duguay Trouin ainsi que du PRE Le Rhône, bientôt rejoints par l’aviso colonial Amiral Charner venu de Saïgon pour une démonstration dans le Golfe de Thaïlande, démonstration à laquelle ne répond pas la marine thaïlandaise.

Cette démonstration s’achève le 4 mars quand les trois navires français mettent cap sur Cam Ranh où ils arrivent le 7 mars 1947, l’amiral Charner lui ralliant Saïgon.

Du 23 octobre au 15 novembre, le pétrolier-ravitailleur d’escadre Le Rhône soutien le croiseur lourd Tourville pour une mission de surveillance dans le Golfe de Thaïlande, relayé par des avions et des hydravions pour pister les unités de la marine thaïlandaise.

Du 24 février au 6 mars 1948, Le Rhône sort pour un entrainement en compagnie du porte-avions léger Alienor d’Aquitaine, du croiseur léger Duguay-Trouin et du croiseur lourd Tourville.

Le 5 septembre 1948, Le Rhône est à quai à Cam-Ranh, s’apprêtant à sortir pour des exercices communs à tous les navires des FNEO.

La Garonne

-Le Garonne est mis sur cale aux Forges et Chantiers de Gironde (FCG) le 4 octobre 1944 lancé le 4 avril 1946 et mis en service le 12 novembre 1946 à Brest, son port d’armement.

Affecté à Diego-Suarez, il quitte Brest le 15 novembre, font escale à Casablanca du 20 au 23 novembre, franchit les colonnes d’Hercules le 24 novembre pour pénétrer en Méditerranée.

La Garonne fait escale à Bizerte du 28 au 30 novembre, est à Alexandrie du 5 au 8 décembre avant de franchir le canal de Suez les 9 et 10 décembre. Il est à Djibouti du 15 au 18 décembre avant de rallier Diego-Suarez le 26 décembre 1946.

Bien que classé PRE, La Garonne va servir autant de ravitailleur rapide pour les navires des FNAEF mais également de transport pétrolier, chargeant à Adaban (Iran) et à Basrah (Irak) du mazout et du gazole pour alimenter les dépôts de Djibouti et de Diego-Suarez.

Le 24 août 1948, il quitte Diego-Suarez en compagnie de la corvette La Rouennaise pour rallier Adaban afin de charger du mazout pour les dépôts de Diego Suarez. Les deux navires arrivent à destination le 2 septembre, chargeant du mazout les 3 et 4 septembre, appareillant dans la nuit du 4 au 5 septembre pour rentrer à Diego Suarez le 14 septembre 1948.

Caractéristiques Techniques des PRE de classe La Seine

Déplacement : standard 8490 tW pleine charge 21200 tonnes 14800 tonnes de port en lourd

Dimensions : longueur hors tout 160m longueur à la flottaison 158m longueur entre perpendiculaires 153m largeur 22m tirant d’eau 9m pleine charge

Propulsion : deux groupes de turbines Parson alimentées par trois chaudières dévellopant 14750ch entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 18 noeuds (14 noeuds en service courant) rayon d’action inconnu

Electronique : un radar de navigation

Capacités : douze citernes pour le transport de mazout (huit citernes), de gazole (deux citernes), de carburant aviation (deux citernes) soit 12000 tonnes de mazout, quatre soutes pour vivres et pièces détachées (170 tonnes au total).

Le ravitaillement à lieu à couple avec quatre postes pour combustible et un en flèche. Deux grues de 25 tonnes pour le transfert à couple et à flot de charges lourdes.

Armement : deux canons de 100mm modèle 1925 et huit canons de 37mm Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles. Des mitrailleuses de 7.5mm sont embarquées au moment de l’entrée en guerre.  

Equipage : 140 officiers et marins

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15-Pétroliers et Ravitailleurs Rapides (8)

La Charente

Le ravitailleur rapide La Charente

Le ravitailleur rapide La Charente

-La Charente est mise sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime (ACSM) sis au Trait (Seine-Maritime) le 4 mai 1939 lancé le 12 mai 1941 et admis au service actif le 25 août 1942 à Cherbourg où les ouvriers de la DCN ont assuré des travaux complémentaires, sa mise au point et ses essais.

Il quitte le port bas-normand le 26 août 1942 et rallie Brest en fin de journée, étant affecté au groupement de soutien de la Flotte de l’Atlantique où il doit assurer le ravitaillement à la mer des navires de la 1ère Escadre mais également de la 3ème Escadre Légère.

Du 15 août au 5 octobre 1945, il est échoué dans le bassin n°3 de l’Arsenal de Brest pour son premier grand carénage, subissant une remise en état complète et une modernisation de son système RAM et de sa DCA.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 26 octobre, sortant pour essais les 27 et 28 octobre puis pour remise en condition du 30 octobre au 9 novembre 1945.

Du 8 au 22 mars 1946, le cuirassé Gascogne et les torpilleurs d’escadre Durandal et Dague effectue un entrainement intensif en mer d’Iroise, soutenus par La Charente qui les ravitaille en mer. Il effectue la même chose avec le cuirassé Normandie du 1er au 12 mars 1947.

Le 13 août 1948, il est échoué dans le bassin n°3 de l’Arsenal de Brest pour un nouveau grand carénage censé s’achever début novembre. Le début du second conflit mondial accélère les travaux au bassin qui s’achève avec dix jours d’avance sur le planning initial soit le 30 septembre 1948.

Il est armé pour essais dès le 5 octobre, effectuant une journée d’essais le 6 octobre puis sa remise en condition du 7 au 15 octobre 1948, date à laquelle il peut enfin participer aux opérations de guerre.

La Mayenne

Le ravitailleur rapide La Mayenne dans une livrée originale appliquée peu après le début du conflit

Le ravitailleur rapide La Mayenne dans une livrée originale appliquée peu après le début du conflit

-La Mayenne est mise sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime (ACSM) sis au Trait (Seine-Maritime) le 21 septembre 1939 lancé le 4 octobre 1941 et mis en service le 14 mars 1943 à Cherbourg son port d’armement.

Il quitte la Normandie le 16 mars, charge carburant et munitions à Brest le 17 mars puis reprend la mer le 18 mars, direction Bizerte son port d’attache.

Il fait escale à Casablanca du 23 au 25 mars, franchit quelques heures plus tard les colonnes d’Hercules avant de pénétrer en Méditerranée. Le ravitailleur rapide arrive à Bizerte le 31 mars 1943, son arrivée permettant le désarmement du vieux pétrolier Dordogne.

Il intègre la 6ème Escadre Légère et va principalement assurer le ravitaillement des navires de cette force dont le rôle principal est en temps de guerre de couper les lignes de communications entre l’Italie et sa colonie libyenne.

Le 20 novembre 1943, le ravitailleur rapide La Mayenne quitte Bizerte en compagnie des contre-torpilleurs Mogador Volta et Hoche pour un entrainement de division au large de Dakar où les quatre navires arrivent le 28 novembre. L’exercice à lieu du 1er décembre 1943 au 10 janvier 1944.

Les quatre navires quittent Dakar le 13 janvier, relâchent à Casablanca du 17 au 20 janvier avant de rentrer à Bizerte le 25 janvier 1944.
Le 22 juin 1945, le cuirassé Clemenceau arrive à Bizerte, mouillant au milieu du lac jusqu’au 27 juin date à laquelle il appareille pour faire une nouvelle escale à Sfax du 28 juin au 2 juillet. Le cuirassé de classe Richelieu n’est pas seul, étant accompagné des torpilleurs Rapière et Hallebarde et donc de La Mayenne.

La petite escadre quitte la Tunisie le 2 juillet pour traverser la Méditerranée direction Beyrouth où elle arrive le 7 juillet 1945.
Le cuirassé Clemenceau et ses deux torpilleurs manœuvrent en compagnie de l’aviso-colonial La Grandière, navire-amiral de la DNL.
Du 9 au 15 juillet 1945, les quatre navires subissent un entrainement DAM avant de se ravitailler auprès de La Mayenne qui ses soutes vides cingla vers Haïfa en compagnie de la Grandière pour recompléter ses soutes.
La Mayenne arrive à Haïfa le 17 juillet en compagnie de l’aviso-colonial et recharge aussitôt ses soutes en mazout. Le plein terminé le 18 au soir, le ravitailleur rapide quitte la Palestine mandataire le 19 dans la journée et retrouve le cuirassé et les deux torpilleurs le 21 juillet pour un ravitaillement à la mer, la Rapière ouvrant le bal suivit du Clemenceau avant que la Hallebarde ne termine ce cycle.
L’entrainement se poursuit et s’achève par un entrainement au combat antisurface du cuirassé (22 au 31 juillet), la petite escadre faisant escale à Alexandrie du 1er au 8 août avant de rallier Bizerte le 12  août, le cuirassé et ses deux torpilleurs repartant le 15 pour Toulon.

Le 12 février 1946, le ravitailleur rapide La Mayenne quitte Bizerte en compagnie de la 11ème DCT pour un nouvel entrainement de division au large de Dakar où les quatre navires arrivent le 19 février. A noter que durant le transit, les quatre navires sont régulièrement attaqués par les avions de l’armée de l’air et de l’aéronavale basés en Algérie et au Maroc.

L’entrainement à lieu du 24 février au 12 avril, le ravitailleur rapide La Mayenne ravitaille à plusieurs reprises les contre-torpilleurs, recomplétant ses soutes en puissant dans les réservoirs de la zone militaire du port de Dakar.

La Mayenne aurait du accompagner les contre-torpilleurs dans une mission de présence en Afrique Noire mais il est victime d’une avarie le 15 avril. Il passe au bassin du 18 avril au 5 mai pour inspection et réparations sommaires, un grand carénage étant prévu à l’issue de cette mission. Il sort pour essais du 6 au 8 mai puis reste à Dakar, effectuant de petites sorties au large de Dakar.

Le 24 mai 1946, il retrouve la 11ème DCT avec il quitte Dakar le 27 mai pour rallier Bizerte sans escale le 6 juin 1946.

Du  9 juin au 7 août 1946, La Mayenne est échoué au bassin n°4 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage.

Outre une remise en état complète, il reçoit plusieurs radars. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 28 août, sortant pour essais du 29 au 31 août puis pour remise en condition du 2 au 12 septembre 1946.

Le 30 janvier 1947, le ravitailleur rapide La Mayenne quitte Bizerte et ravitaille en mer les contre-torpilleurs Chevalier Paul et Tartu de la 7ème DCT avant de servir de plastron pour un exercice d’escorte et d’attaque de convois (1er au 8 février). La Mayenne va ensuite ravitailler à plusieurs reprises les deux contre-torpilleurs lors d’un exercice de synthèse mené du 10 au 27 février 1947.

Le 8 janvier 1948, le ravitailleur rapide quitte à nouveau Bizerte en compagnie de la 11ème DCT pour un nouvel entrainement au large de Dakar où ils arrivent le 18 janvier.

Après une école à feux du 21 au 25 janvier, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 27 janvier au 2 février, protégeant le pétrolier La Mayenne des assauts de l’armée de l’air et de l’Aviation Navale.

La 11ème DCT enchaine par un entrainement au combat antisurface du 4 au 11 février, un entrainement au mouillage de mines du 13 au 16 février et un entrainement ASM du 18 au 23 février contre le sous-marin Agosta.

Après un exercice de synthèse du 25 février au 5 mars, les trois contre-torpilleurs et les ravitailleurs rapides quittent Dakar le 7 mars en compagnie de l’Agosta qu’ils escortent jusqu’à Brest où les quatre navires arrivent le 15 mars.

Les trois contre-torpilleurs et le ravitailleur rapide quittent Brest le 16 mars, relâchent à Casablanca du 20 au 23 mars avant de rentrer à Bizerte le 28 mars 1948.

Le ravitailleur rapide La Mayenne était à Gabès le 5 septembre 1948 et reçoit l’ordre de rallier Bizerte pour préparer les missions de soutien aux actions de la 6ème Escadre Légère.

La Baïse

Le ravitailleur rapide La Baïse

Le ravitailleur rapide La Baïse

-La Baïse est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime (ACSM) sis au Trait  le 30 mai 1940 lancé le 14 juillet 1942 et mis en service le 15 janvier 1944 à Cherbourg son port d’armement.

Affecté à la 4ème Escadre avec Mers-El-Kébir comme base, le sixième et dernier ravitailleur rapide de classe L’Adour quitte la Normandie le 17 janvier, charge des munitions, du mazout et du gazole à Brest le 18 janvier puis quitte Brest le 19 janvier, fait une escale à Casablanca du 23 au 25 janvier avant de rallier Mers-El-Kébir le 28 janvier 1944.

Le 17 août 1946, La Baïse quitte Mers-El-Kébir en compagnie du croiseur de bataille Strasbourg et de ses torpilleurs d’escadre Lansquenet et Fleuret.

Au large de l’Espagne, il fait sa jonction avec le croiseur lourd Suffren et le croiseur léger Chateaurenault venus de Toulon. La petite escadre manoeuvre avant une escale à Casablanca le 24 août, escale suivit d’une traversée de l’Atlantique direction Fort de France où elle arrive le 2 septembre 1946.

Elle fait escale à Pointe à Pitre du 7 au 12 septembre, Kingston (Jamaïque) du 14 au 17 septembre, Veracruz (Mexique) du 19 au 22 septembre, La Nouvelle Orléans du 25 au 28 septembre, Miami du 30 septembre au 3 octobre 1946 avant de traverser l’Atlantique faisant escale à Dakar le 7 octobre 1946

Si le Strasbourg et ses deux torpilleurs d’escadre rentrent alors à Mers-El-Kébir, les deux croiseurs et La Baïse poursuivent cette croisière par un déploiement dans le Golfe de Guinée. Ils quittent Dakar le 11 octobre, font escale à Abidjan du 13 au 17 octobre, à Bioko (île de la Guinée Espagnole) du 19 au 21 octobre, à Libreville du 22 au 25 octobre, Abidjan à nouveau du 28 octobre au 2 novembre, Dakar du 4 au 8 novembre, à Casablanca du 11 au 14 novembre avant de rentrer à à Mers-El-Kébir le 18 novembre 1946.

Du 22 février au 2 mai 1947, il est échoué dans le bassin n°2 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 17 mai, sortant pour essais du 18 au 20 mai puis pour remise en condition du 22 mai au 2 juin 1947. Il quitte Bizerte le 3 juin et rentre à Mers-El-Kébir le lendemain 5 mai 1947.

Le 29 octobre 1947, La Baïse quitte Mers-El-Kébir en compagnie des croiseurs légers Latouche-Treville, Gambetta et Condé de la 8ème DC.

Après un exercice de défense aérienne à la mer du 29 octobre au 5 novembre, les trois navires se ravitaillent auprès du Ravitailleur Rapide le 6 novembre, les quatre navires faisant escale à Casablanca du 8 au 12 novembre 1947.

Reprenant la mer, les trois croiseurs se livrent à une série de joutes antisurfaces du 13 au 20 novembre au large des côtes du Maroc et de l’AOF avant de faire escale à Dakar du 21 au 24 novembre.

Les trois croiseurs effectuent une école à feux du 25 novembre au 7 décembre 1947 au polygone de Rufisque avant de faire à nouveau relâche à Dakar du 8 au 11 décembre. Ils repartent le 12 décembre, font escale à Casablanca avec La Baïse du 16 au 18 décembre avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 22 décembre 1947.

Le 5 janvier 1948, le ravitailleur rapide La Baïse quitte Mers-El-Kébir en compagnie des contre-torpilleurs Le Terrible Le Triomphant et L’Indomptable (10ème DCT) et les torpilleurs légers  Kabyle Tonkinois Sakalave Bambara (2ème DT) pour un entrainement au large de Dakar où le groupe occasionnel arrive le 15 janvier 1948.

Durant les écoles à feux, La Baïse sert de ravitailleur mais s’entraine également en solitaire avant de soutenir les deux divisions dans leurs duels antisurface du 5 au 12 février avant une escale du groupe occasionnel à Dakar du 13 au 15 février 1948.

Du 17 au 24 février, la 10ème DCT affronte la 2ème DT qui escortait la Baïse dans un entrainement à l’escorte et à l’attaque de convois. Les rôles sont inversés du 26 février au 5 mars quand la 2ème DT cherche à détruire le pétrolier protégé par les trois contre-torpilleurs.

Ce cycle d’entrainement s’achève par un entrainement à la défense aérienne à la mer commun du 7 au 14 mars puis un entrainement au raid amphibie du 15 au 19 mars, la 2ème DT protégeant la 10ème DCT qui attaquait le port de Dakar.

La 10ème DCT, la 2ème DT et le pétrolier-ravitailleur La Baïse quittent Dakar le 22 mars, relachent à Casablanca du 27 au 30 mars avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 4 avril 1948.

Le 5 septembre 1948, La Baïse était à quai à Mers-El-Kébir.

Caractéristiques Techniques de la classe Adour

Déplacement : standard 4500 tW pleine charge 12125 tonnes 5000 tonnes de port en lourd

Dimensions : longueur hors tout 132m longueur entre perpendiculaires 124.75m largeur 16.36m tirant d’eau : 6.40m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenage Parson alimentées en vapeur par deux chaudières Penhoët dévellopant 5200ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale théorique 15 noeuds (14 noeuds en pratique) rayon d’action 6600 miles nautiques à 8 noeuds 5500 miles nautiques à 10 noeuds

Electronique : au cours de leur premier grand carénage ou ultérieurement, les ravitailleurs rapides  reçoivent un radar de navigation

Capacités : les Adour peuvent transporter 6200 mètres cubes de fret et les capacités des soutes à pétrole sont de 5600 tonnes. Deux mats de charge de 5 tonnes à l’avant, trois de 12 tonnes sur le mat arrière et deux de 5 tonnes sur la dunette. Un système de ravitaillement à couple avec un poste tribord et un poste babord.

Armement : deux canons de 100mm modèle 1925 et quatre mitrailleuses de 13.2mm en deux affûts doubles. En 1948, les canons de 100mm sont toujours là mais les mitrailleuses de 13.2mm ont été remplacés par six canons de 37mm modèle 1941 en trois affûts doubles

Equipage : 6 officiers et 82 hommes en temps de paix 6 officiers et 103 hommes en temps de guerre

15-Pétroliers et Ravitailleurs Rapides (5)

L’Elorn

L'Elorn

L’Elorn

-L’Elorn est mis sur cale aux chantiers Deutsche Werft de Hambourg, lancé le 31 octobre 1930 et admis au service actif le 24 août 1931. Les années qui le sépare de la guerre de Pologne sont occupées à des missions de transport entre la France et les bassins de production (Amérique Latine Caucase) mais à partir de septembre 1939, il va servir de ravitailleur en étant basé à Toulon.

Du 5 septembre au 25 octobre 1941, il est échoué dans le bassin Vauban n°7 pour un grand carénage qui permet une remise en état complète du pétrolier. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 12 novembre, sortant pour ses essais réglementaires les 13 et 14 novembre puis pour remise en condition du 16 au 27 novembre 1941.

Le 7 janvier 1942, L’Elorn quitte Toulon en compagnie du cuirassé Richelieu, des torpilleurs d’escadre Le Corsaire et Le Flibustier et du croiseur léger Jean de Vienne venu de Bizerte, tous ces navires formant la Division Navale Française (DNF) (CA de Penvers) chargée d’une mission de propagande en Amérique du Sud.

La Division Navale Française (DNF) quitte donc Toulon le 7 janvier 1942 sous le commandement du contre-amiral François de Penvers, faisant escale à Casablanca le 13 janvier avant de traverser l’Atlantique, arrivant à Rio de Janeiro le 21 janvier. Ouverts au public, les cinq navires remportent un très grand succès auprès des brésiliens qu’il s’agisse de simples visites ou de réceptions.

La DNF repart le 28 janvier direction Montevideo où elle fait escale du 29 janvier au 5 février 1942 avant de gagner le même jour Buenos Aires où la division reste mouillée jusqu’au 17 février 1942 quand elle appareille pour Valparaiso au Chili, arrivant à destination le 1er mars après une escale de deux jours les 20 et 21 février à Port Stanley, l’Elorn connaissant quelques ennuis mécaniques vite réparés.

La DNF fait escale dans la principale base chilienne du 17 au 29 mars 1942 avant une brève escale à Callao au Pérou du 30 mars au 2 avril puis à Guyaquil (Equateur) du 5 au 7 avril.

Elle franchit le canal de Panama le 9 avril et après une escale de ravitaillement à Fort de France les 14 et 15 avril, elle rentre à Toulon le 25 avril, le Jean de Vienne rentrant ensuite à Bizerte le 28 avril 1942. La DNF est dissoute le lendemain 29 avril 1942.

Le 22 septembre 1942, le pétrolier Elorn quitte Toulon en compagnie de la 1ère DT (torpilleurs légers Le Fier L’Entreprenant Le Farouche et L’Agile), de la 5ème DCT (Aigle Albatros Gerfaut) et des sous-marins de la 1ère DSM pour une série d’exercices menés jusqu’au 5 novembre, la petite force navale rentrant à Toulon le 6 novembre 1942.

Équipé d’un système de ravitaillement à la mer à l’été 1943, il participe aux tests du système de ravitaillement installé sur le contre-torpilleur Guépard (7 octobre 1943).

Du 10 novembre au 26 décembre 1943, l’Elorn est à la mer en compagnie de la 2ème DCT (Guépard Lion Bison) et de la 1ère DT pour une série d’exercice, le pétrolier ravitaillant à plusieurs reprises les trois contre-torpilleurs et les quatre torpilleurs légers.

Le 4 mars 1944, il ravitaille le Strasbourg et ses torpilleurs d’escadre Lansquenet et Fleuret engagés dans une série d’exercices pour leur permettre d’éviter la panne sèche avant de rentrer à Toulon le lendemain 5 mars 1944.

Du 21 juin au 12 août 1944, il est à nouveau échoué au bassin Vauban n°7 pour une remise en état générale doublée d’une modernisation avec l’embarquement d’un radar de navigation, d’une nouvelle DCA et de travaux sur le système de ravitaillement à la mer.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 30 août 1944, sortant pour essais les 31 août et 1er septembre et pour remise en condition du 3 au 17 septembre 1944.

Du 2 au 12 mars 1945, il participe à un entrainement commun avec le croiseur lourd Henri IV, le croiseur de classe Saint Louis assurant la protection antiaérienne du pétrolier.

Le 9 novembre 1945, l’Elorn quitte Toulon en compagnie du cuirassé Provence et du porte-avions Joffre, le cuirassé et le porte-avions étant escortés par leurs torpilleurs d’escorte Mameluk Casque L’Inconstant et le Lancier.

Après une escale à Bizerte du 12 au 16 novembre, la petite escadre manoeuvre dans le bassin oriental du 17 au 30 novembre avant une escale à Beyrouth, le port libanais accueillant un cuirassé, un porte-avions, un pétrolier et quatre torpilleurs.

Reprenant la mer le 1er décembre, le porte-avions lance des raids simulés contre Beyrouth, Tyr et Sidon protégés par le cuirassé qui repousse au cours de cet exercice la riposte de l’armée de l’air et l’exercice terminé le 12 décembre, l’escadre fait escale à Haïfa du 13 au 17 décembre, à Tunis du 19 au 22 décembre avant de rentrer à Toulon le 24 décembre 1945. L’Elorn assure lui ravitaillement des navires engagés pour leur éviter un retour au port.

Le 22 septembre 1946, l’Elorn quitte Toulon en compagnie de la 1ère DCT (Bruix D’Assas La Tour d’Auvergne) pour un entrainement de division au large des côtes africaines entre le Maroc et le Golfe de Guinée.

Après un ravitaillement au large du cap Juby le 27 septembre, les trois contre-torpilleurs effectuent une école à feux du 27 septembre au 1er octobre avant de rallier Dakar le 4 octobre après un nouveau ravitaillement auprès de l’Elorn.

Le Bruix, le D’Assas et le La Tour d’Auvergne effectuent un entrainement à l’escorte et à l’attaque de convois du 5 au 12 octobre. A tour de rôle, un contre-torpilleur protégeait l’Elorn contre l’attaque de deux contre-torpilleurs.

Après une escale à Dakar du 13 au 15 octobre, la 1ère DCT accompagnée par l’Elorn gagnent le Golfe de Guinée pour poursuivre leur entrainement. Le transit en direction de Conakry (où les quatre navires arrivent le 20 octobre) est l’occasion d’un entrainement à la défense aérienne à la mer.

Après donc une escale à Conakry (20 au 23 octobre), les trois contre-torpilleurs et le pétrolier font escale à Libreville du 25 au 28 octobre, à Pointe Noire du 30 octobre au 2 novembre, à Abidjan du 5 au 8 novembre, à Dakar pour ravitaillement le 12 novembre, à Casablanca du 16 au 21 novembre avant de rallier Toulon le 25 novembre 1946 après plus de deux mois loin de leur port d’attache.

Du 3 au 10 mars 1947, le pétrolier Elorn participe à un entrainement préparatoire à un exercice entre la Flotte de la Méditerranée et la Mediterranean Fleet en compagnie du cuirassé Alsace, du porte-avions Joffre, du croiseur lourd Henri IV, des croiseurs légers De Grasse et Jean de Vienne, des contre-torpilleurs Desaix Kléber et Marceau de la 12ème DCT, des torpilleurs d’escadre L’Inconstant Lancier Mousquet et Bombardier, les sous-marins Nivôse  Floréal Ile de Brehat ainsi que le PRE Liamone.

Le 12 mars, cette escadre baptisée force T quitte Toulon pour rallier La Valette afin de participer à «Cordial Agreement». A cette occasion, les britanniques mobilisent les cuirassés Nelson et Rodney, le porte-avions Indomitable, les croiseurs légers Belfast et Newcastle, six destroyers et quatre sous-marins.

Cet exercice bilatéral à lieu du 16 au 20 mars avant que les deux escadres ne rallient le lendemain 21 mars les atterrages de la Tunisie, des îlots désertiques de la côte tunisienne servant de cible aux canons de 406,380, 203,152,130 et 120mm dans un bruyant concert sans parler des avions embarqués qui utilisent bombes et roquettes.

Les trois cuirassés, les deux porte-avions, les quatre croiseurs légers, le croiseur lourd, les neuf destroyers, les pétroliers et les sous-marins font ensuite escale à Bizerte où ils sont passés en revue par le résident général en Tunisie avant de se séparer le lendemain 22 mars, les navires français rentrant à Toulon le 24 mars 1947 au matin  sauf le Jean de Vienne resté à Bizerte son port d’attache.

Le 3 mai 1947, le pétrolier Elorn quitte Toulon en soutien de la 9ème DCT (Le Fantasque L’Audacieux et Le Malin) pour un entrainement de division au large du Sénégal.

Les trois contre-torpilleurs effectuent ainsi la traversée Toulon-Dakar sans escale, arrivant à destination le 12 mai pour un entrainement de division exécuté du 15 mai au 30 juin 1947, les trois contre-torpilleurs et le pétrolier quittent Dakar le 1er juillet, se ravitaillent le 5 à Casablanca avant de rentrer à Toulon le 10 juillet 1947.

Du 12 juillet au 30 août 1947, l’Elorn est échoué dans le bassin n°3 du Missiessy pour un nouveau grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 16 septembre, sortant pour essais les 17 et 18 septembre puis pour remise en condition du 20 septembre au 3 octobre 1947.

Le 2 mars 1948, l’Elorn quitte Toulon en compagnie du cuirassé Richelieu, des torpilleurs d’escadre Corsaire et Flibustier, des croiseurs légers de la 6ème DC ( De Grasse Chateaurenault Guichen) et  des contre-torpilleurs Le Fantasque L’Audacieux et Le Malin de la 9ème DCT. L’entrainement occupe les navires concernés du 2 mars au 4 mai, la petite escadre faisant escale à Bizerte du 5 au 12 mai 1948 avant de rentrer à Toulon le 15 mai 1948.

Le 5 septembre 1948, le pétrolier Elorn était à quai à Toulon.

Le Var

Le Var

Le Var

Le Var  est construit dans le même chantier que l’Elorn à savoir les chantiers Deutsche Werft de Hambourg. Lancé le 17 mars 1931, il est armé à Cherbourg et admis au service actif le 15 novembre 1931 entamant les rotations entre la France et les puits de pétrole notament ceux du Caucase. Il subit un grand carénage à Cherbourg du 15 juillet au 10 novembre 1939, manquant donc une grande partie de la guerre de Pologne

En septembre 1940, il est basé à Brest, soutenant la Flotte de l’Atlantique notamment la 1ère Escadre et la 3ème Escadre Légère, ravitaillant les navires à flot et à couple en attendant de pouvoir le faire à couple, en route et en haute mer.

Du 25 juin au 5 septembre 1942, le Var est échoué dans le bassin n°4 du Salou pour un grand carénage qui combine remise en état complète et modernisation avec l’installation d’un système de ravitaillement à la mer. Armé pour essais le 15 septembre, il effectue ses essais réglementaires les 16 et 17 septembre puis sa remise en condition du 19 au 30 septembre 1942.
Le 12 octobre 1942, les trois croiseurs légers de la 4ème DC franchissent le Goulet de la rade de Brest pour gagner la haute mer en compagnie du Var qui ravitailla à trois reprises La Gloire, le Georges Leygues et le Montcalm entre le 12 et le 29 octobre. Il assura également à nouveau leur ravitaillement durant leur deuxième phase d’entrainement du 4 au 17 novembre.

Le 20 février 1943, le Var quitte Brest en compagnie du Jean Bart et des torpilleurs d’escadre L’Opiniâtre et l’Aventurier pour une croisière en Amérique Centrale sur le modèle de celle de la DNF en Amérique du Sud un an plus tôt.

La petite escadre traverse l’Atlantique, faisant escale à Jacksonville en Floride du 28 février au 2 mars, à La Havane du 5 au 8 mars, à Kingston du 9 au 14 mars, à Veracruz (Mexique) du 21 au 25 mars et Colon (Panama) du 27 mars au 2 avril. La petite escadre prend alors le chemin du retour, faisant escale à Fort de France les 8 et 9 avril avant de rallier Brest le 16 avril 1943.

Le 14 juillet 1943, le Var participe à une revue navale au large de Saint-Malo en compagnie des trois croiseurs légers de la 4ème DC. Ils rallient ensuite Le Havre pour une escale du 16 au 21 juillet avant une série d’exercices du 22 juillet au 5 août, le pétrolier participant aux exercices tout en assurant le ravitaillement en mazout des trois «7600 tonnes». Après une nouvelle au Havre du 6 au 10 août, la petite escadre rentre à Brest le 12 août 1943.

Du 2 au 12 septembre 1943, le croiseur léger La Gloire s’entraine dans le Golfe de Gascogne et bénéficie du soutien du Var qui délivre les tonnes de mazout nécessaires au bon fonctionnement des chaudières. Les deux navires font escale à Saint-Nazaire du 13 au 16 septembre avant de rentrer à Brest le 17.

Le 29 septembre 1943, le Var quitte Brest et le lendemain ravitaille le croiseur léger La Gloire et les contre-torpilleurs Jaguar Léopard Chacal de la 1ère DCT. Du 13 au 15 octobre, il mouille en baie de Douarnenez où il sert de station service flottante au profit de la 1ère DCT et de la 4ème DC. Il rentre à Brest le lendemain 16 octobre 1943.

le 1er février 1944, le Var quitte Brest en compagnie des contre-torpilleurs Milan Epervier et Vautour de la 6ème DCT pour un entrainement aux Antilles. Ce choix était dicté par la volonté de sortir les équipages de la routine de la mer d’Iroise et du Golfe de Gascogne. Les quatre navires arrivent à Fort de France le 9 février et y retrouvent l’aviso colonial Bougainville et le pétrolier Loing.

Le Var et la 6ème DCT s’entrainent avec ses deux navires du 11 février au 4 mars. Les navires venus de Brest quittent la Martinique le 5 mars pour rallier Cayenne le 9 mars, effectuant un exercice commun avec l’aviso-colonial Lapérouse du 10 au 17 mars.

Après une nouvelle escale à Cayenne du 18 au 21 mars, les quatre navires venus de Brest traversent l’Atlantique direction Dakar où ils arrivent le 27 mars pour une école à feu à Rufisque du 29 mars au 7 avril, le pétrolier en profitant pour recompléter ses soutes. Ils quittent Dakar le 8 avril, font escale à Lisbonne du 12 au 15 avril avant de rentrer à Brest le 18 avril 1944.

Du 13 mars au 20 avril 1945, il est échoué dans le bassin n°3 de l’Arsenal de Brest pour un nouveau grand carénage.

Outre une remise en état complète, il reçoit enfin une DCA moderne. Après des travaux complémentaires à quai, le Var est armé pour essais le 1er mai, effectuant ses essais réglementaires les 2 et 3 mai puis sa remise en condition du 5 au 17 mai.

Le 15 octobre 1946, le Var quitte Brest pour prendre position dans le Golfe de Gascogne afin de soutenir la 4ème DC, les 3ème (Bugeaud du Chayla Dupetit-Thouars) et 6ème DCT (Vautour Epervier Milan) engagés du 16 au 27 octobre dans une série de joutes nautiques.

Le pétrolier les ravitaille à la mer avant de recompléter ses soutes au Verdon où d’autres pétroliers souvent civils déchargeaient du mazout venu des Etats-Unis à moins que le mazout ait été produit en France. Le Var va également ravitailler les navires sus-nommés lors d’une nouvelle phase d’entrainement du 28 octobre au 21 novembre, tous les navires rentrant à Brest le lendemain 22 novembre 1946.

Le 28 février 1947 et à nouveau le 11 mars, les trois contre-torpilleurs de la 3ème DCT se ravitaillent auprès du Var.

Le 18 juin 1947, le pétrolier Var ravitaille à la fois les croiseurs légers Georges Leygues et Montcalm engagés dans un raid amphibie contre l’île d’Ouessant puis le cuirassé Gascogne et ses torpilleurs d’escorte Durandal et Dague.

Du 1er février au 4 mars 1948, le Var est échoué au bassin n°3 de l’Arsenal de Brest pour un nouveau grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 22 mars, sortant pour essais les 23 et 24 mars puis pour remise en condition du 26 mars au 4 avril 1948.

Le 5 septembre 1948, il au mouillage en rade de Brest, prêt à appareiller au sein du convoi transportant le CEFAN. Il doit assurer le ravitaillement des navires de transport et des escorteurs.

Caractéristiques Techniques de la classe Mékong

Déplacement : standard 5482 tW pleine charge 15150 tonnes 9600 tonnes de port en lourd

Dimensions : longueur hors tout 148.58m longueur entre perpendiculaires 139m largeur 18.81m tirant d’eau : 7.92m

Propulsion : deux diesels Burmeister & Wain 6300P 4 temps et 6 cylindres développant 4850ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 13.5 noeuds autonomie 11500 miles nautiques à 13.5 noeuds

Capacités : 24 citernes pouvant embarquer 11169 mètres cubes, citernes réparties entre 6 tanks transversaux divisés en 3 citernes. Deux pompes à vapeur pouvant absorber 300 tonnes par heure.

Armement : deux canons de 100mm modèle 1925; deux canons de 37mm modèle 1925 et 2 mitrailleuses de 8mm (1939-40) deux canons de 100mm modèle 1925 et huit canons de 37mm Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles (1948)

Equipage : 6 officiers et 72 hommes en temps de paix, 8 officiers et 87 hommes en temps de guerre

13-Sous-marins (11) sous-marins classe Pascal (7)

Le Sidi-Ferruch

Le Sidi-Ferruch

Le Sidi-Ferruch

-Le Sidi-Ferruch est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 30 janvier 1932 lancé le 9 juillet 1937 et mis en service le 1er janvier 1939.

Le quatrième sous-marin de la tranche 1930 forme en septembre 1939 la 8ème Division de Sous-Marins en compagnie de ses sister-ships Ouessant Agosta et Béveziers, division de la 4ème Escadrille, composante sous-marine de la 1ère Escadre.

Du 21 septembre au 30 décembre 1940, il est échoué au bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg en compagnie de son compère Béveziers pour une remise en état complète.

Les deux sous-marins sont armés pour essais le 7 janvier 1941, exécutant leurs essais réglementaires du 8 au 10 janvier et pour remise en condition du 12 au 26 janvier 1941, date de leur retour à Brest pour préparer leur future patrouille opérationnelle

Du 26 novembre 1943 au 2 janvier 1944, les sous-marins Sidi-Ferruch et Béveziers sont échoués au bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg pour un grand carénage combinant remise en état complète  et modernisation.

Armés pour essais le 10 janvier, ils exécutent leurs essais officiels du 11 au 13  et leur remise en condition du 15 au 29 janvier 1944, ralliant Brest le lendemain  pour préparer ses futures patrouilles opérationnelles.

Du 28 janvier au 4 février 1945, l’Ouessant et son compère Sidi-Ferruch participent à l’entrainement ASM  avec les contre-torpilleurs Tigre Panthère et Lynx (3ème DCT).

Le 8 juin 1945, la 8ème DSM au complet appareille pour Dakar où elle arrive le 13 juin 1945 en vue de participer à un exercice ASM contre  la 5ème DCT. Les deux divisions s’affrontent du 15 au 27 juin puis rentrent ensemble à Brest le 12 juillet, les contre-torpilleurs ne passant que quelques heures à Brest pour se ravitailler avant de rentrer à Toulon.

Du 14 février au 21 mai 1947, les sous-marins Sidi-Ferruch et Béveziers sont échoués au bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg pour une remise en état complète. Les deux submersibles sont armés pour essais le 1er juin, exécutant leurs essais officiels du 2 au 4 juin et pour remise en condition du 6 au 20 juin, date de leur retour à Brest pour préparer leurs futures patrouilles.

Du 5 au 13 décembre 1947, il participe avec son compère Béveziers à l’entrainement ASM des contre-torpilleurs de la 6ème DCT.

Le 25 août 1948, la 8ème DSM quitte Brest pour rallier Dakar afin d’être prête en cas d’éclatement du conflit. Les quatre submersibles arrivent à Dakar en compagnie du Jules Verne le 2 septembre 1948, le ravitailleur débarquant du matériel pour renforcer la base sous-marine de Dakar avant de revenir à Brest en solitaire.

Le Sidi-Ferruch reste lui à Dakar, ne devant appareiller qu’après des travaux complémentaires notamment sur ses diesels.
Le Sfax

Le Sfax

Le Sfax

-Le Sfax est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Nantes le 28 juillet 1931 lancé le 6 décembre 1934 et mis en service le 7 septembre 1936.

Durant la guerre de Pologne, le Sfax est intégré à la 2ème DSM en compagnie de ses compères Achille Persée et Casabianca, division de la 4ème escadrille qui dépend de la 1ère Escadre. La réorganisation de septembre 1940 ne change rien à la situation du Sfax même si désormais la 2ème DSM dépend de la 5ème Escadre.

Du 2 avril au 25 juin 1941, le Sfax est échoué au bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg pour un grand carénage destiné à une remise en état complète. Armé pour essais le 2 juillet, il sort pour essais du 3 au 5 juillet et pour remise en condition du 7 au 21 juillet, date de son retour à Brest pour préparer une nouvelle patrouille.

Du 6 au 10 février 1942, le Sfax participe avec l’Achille à l’entrainement ASM de la 2ème DTE (Fougueux Frondeur L’Adroit)

Du 16 mars au 19 juin 1944, le Sfax est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg pour un grand carénage combinant remise en état et modernisation de ses capacités militaires (appareil d’écoute, DCA). Armé pour essais le 28 juin, il sort pour essais du 29 juin au 1er juillet et pour remise en condition du 3 au 17 juillet, date de son retour à Brest pour préparer une nouvelle patrouille dans l’Atlantique.

Du 3 au 13 octobre 1944, le sous-marin s’entraine à la lutte ASM avec les torpilleurs d’escadre Corsaire et Flibustier, rentrant avec les deux torpilleurs à Brest.

Le 5 novembre 1944, le sous-marin Sfax quitte Brest pour rallier Dakar le 12 novembre afin de participer à un entrainement ASM avec les contre-torpilleurs de la 7ème DCT venus de Bizerte et s’entrainant au large de Dakar depuis la mi-octobre.

L’entrainement ASM à lieu du 14 au 21 novembre 1944, le Sfax restant à quai à Dakar jusqu’au 3 décembre date à laquelle il quitte Dakar en compagnie des contre-torpilleurs qui vont l’escorter jusqu’à Brest où les quatre navires arrivent le 12 décembre 1945.

Du 16 au 24 novembre 1946, le sous-marin Sfax participe à un entrainement ASM avec les torpilleurs d’escadre Cimeterre et Arquebuse d’habitude chargés de la protection du porte-avions Painlevé. Les trois navires rentrent à Brest le jour même.

Du 10 au 17 juin 1947, le Sfax sert de plastron pour l’entrainement du détachement aviation (deux Dewoitine HD-731) du cuirassé Gascogne, entrainement à la localisation et à l’attaque.

Du 19 septembre au 22 décembre 1947, le Sfax est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg pour une remise en état complète. Armé pour essais le 4 janvier 1948, il exécute ses essais réglementaires du 5 au 7 janvier puis pour sa remise en condition du 9 au 23 janvier 1948, date de son retour à Brest pour préparer une nouvelle patrouille.

Du 5 au 12 juin 1948, les sous-marins Sfax et Casabianca participent à un entrainement ASM avec les contre-torpilleurs de la 6ème DCT (Vautour Milan et Epervier).

Quand éclate le second conflit mondial en septembre 1948, le Sfax est à la mer, gagnant une nouvelle zone de patrouille en mer du Nord.

Le Casabianca

Le Casabianca

Le Casabianca

-Le Casabianca est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Nantes le 28 juillet 1931 sous le nom de Casablanca. Rebaptisé Casabianca le 1er janvier 1934, il est lancé le 7 février 1935 et mis en service le 1er janvier 1937.

Durant la guerre de Pologne, le Sfax est intégré à la 2ème DSM en compagnie de ses compères Achille Persée et Sfax, division de la 4ème escadrille qui dépend de la 1ère Escadre. La réorganisation de septembre 1940 ne change rien à la situation du Casabianca même si désormais la 2ème DSM dépend de la 5ème Escadre.

Du 26 juin au 4 septembre 1941, le Casabianca est échoué au bassin n°2 de l’Arsenal de Cherbourg pour une remise en état complète. Armé pour essais le 12 septembre, il exécute ses essais officiels du 13 au 15  puis sa remise en condition du 17 septembre au 1er octobre, date de son retour à Brest.

Du 16 au 24 mai 1942, le Casabianca accompagné par le Persée effectue un entrainement ASM avec les torpilleurs d’escadre Brestois Foudroyant Boulonnais de la 5ème DTE, rentrant à Brest le 25 mai 1942.

Du 12 au 24 mai 1943, le Casabianca participe à un entrainement ASM avec le Jaguar, ce dernier servant du 25 au 30 mai de plastron pour des essais de torpilles menés par le sous-marin .

Du 7 au 17 mars 1944, le Casabianca participe en compagnie de l’Achille, de l’Argo et du Centaure de la 4ème DSM à l’exercice Mandragore qui voit les contre-torpilleurs de la 3ème DCT (Tigre Lynx Panthère) protéger un convoi composé de deux cargos et d’un pétrolier.

Cet exercice mené dans un triangle Brest-Hendaye-Saint-Nazaire voit les sous-marins assaillirent le convoi chacun à tour de rôle (on est encore loin de l’idée d’une attaque en meute), actions contrées par les contre-torpilleurs mais également par l’aviation, les sous-marins bénéficiant de l’appui des hydravions pour repérer le convoi.)

Du 20 juillet au 30 septembre 1944, le Casabianca est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg pour un grand carénage combinant remise en état et modernisation de ses capacités militaires.

Armé pour essais le 8 octobre 1944, il exécute ses essais officiels du 9 au 11  puis sa remise en condition du 13 au 27 octobre, ralliant Brest le lendemain  pour préparer une nouvelle patrouille opérationnelle.

Le 30 septembre 1944 à l’aube, les sous-marins Casabianca Achille et Persée quittent Brest en compagnie du ravitailleur de sous-marins Jules Verne pour un exercice au large de Dakar.

Le 5 octobre à la hauteur du cap Bojador, les sous-marins et le ravitailleur prennent contact avec les contre-torpilleurs Marceau Desaix Kleber de la 12ème DCT venus de Toulon en compagnie du ravitailleur rapide l’Adour. Les navires de cette petite escadre arrivent tous à Dakar le 9 octobre 1944.

Les sous-marins vont s’entrainer de leur côté du 13 octobre au 5 novembre avec des duels entre sous-marins, un entrainement à la protection de convois _convoi représenté par le Jules Verne_ et des écoles à feux.

Après une semaine d’entretien à flot auprès du «Jules», les trois sous-marins de la 2ème DSM effectuent un entrainement commun avec la 12ème DCT du 12 au 18 novembre qui est suivit d’un exercice de synthèse du 20 novembre au 1er décembre. Le Jules Verne et la 2ème DSM quittent Dakar le 2 décembre pour rallier Brest le 9 décembre 1944 à l’aube.

Du 1er au 7 mars 1945, le Casabianca participe à l’entrainement ASM du contre-torpilleur Guépard et du 22 mars au 4 avril, il participe à l’entrainement ASM de la 6ème DCT en compagnie de son compère Sfax. Poursuivant sur sa lancée, il participe à l’entrainement ASM de la 1ère DCT (Guépard Lion Bison) avec son compère Persée et ce du 8 au 17 juillet 1945.

Du 5 au 13 novembre 1945, le sous-marin Casabianca participe à un entrainement ASM avec les torpilleurs d’escadre Durandal et Dague qui en temps normal protègent le cuirassé Gascogne.

Le 12 septembre 1946, le Casabianca appareille pou une nouvelle patrouille en mer du Nord. Durant le transit, il effectue un exercice de tir, d’abord une école à feux avec son canon de 100mm puis la destruction de la coque du torpilleur d’escadre Fougueux avec deux torpilles de 550mm, l’ex-torpilleur se cassant en deux et sombrant en mer d’Iroise.

Après avoir participé à l’exercice «Entente Cordiale 47» du 1er au 21 juin 1947, le Casabianca subit un grand carénage au bassin n°1 de l’Arsenal de Cherbourg du 1er juillet au 18 septembre 1947. Il sort pour essais du 29 septembre au 1er octobre et pour remise en condition du 3 au 17 octobre, date de son retour à Brest pour préparer une nouvelle patrouille opérationnelle.

Du 20 novembre au 2 décembre 1947, le Casabianca participe à l’entrainement ASM des torpilleurs d’escadre Corsaire et Flibustier.

Du 5 au 12 juin 1948, les sous-marins Casabianca et Sfax participent à un entrainement ASM avec les contre-torpilleurs de la 6ème DCT (Vautour Milan et Epervier).

Quand le second conflit mondial éclate le 5 septembre 1948, le Casabianca s’apprêtait à appareiller pour une patrouille dans le Golfe de Gascogne. Il appareille bien le 6 septembre à l’aube mais direction la mer du Nord.

Classe Pascal (2)

Caractéristiques Techniques de la classe Pascal

Déplacement : surface 1572 tonnes plongée 2082 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 92.30m largeur 8.1m tirant d’eau 4.4m

Propulsion : deux moteurs diesels Sulzer ou Schneider-Carel et deux moteurs électriques de 1125ch chacun entrainant deux hélices.

Du Pascal au Phenix, les moteurs diesels ont une puissance de 3000ch, 3600ch de l’Espoir au Tonnant et enfin 4300ch de l’Agosta au Casabianca.

Performances : vitesse maximale 18.6 noeuds en surface 10 noeuds en plongée autonomie : 10000 miles nautiques à 10 noeuds en surface, 100 miles nautiques à 5 noeuds Immersion maximale : 80m

Armement : un canon de 100mm modèle 1925, un canon de 37mm et deux mitrailleuses de 13.2mm ultérieurement remplacés par un affût double de 25mm et 11 tubes lance-torpilles (9 tubes de 550mm et 2 tubes de 400mm, ces derniers étant ultérieurement débarqués)
Equipage : 64 officiers et marins

13-Sous-marins (4)

B- Sous-marins de 1500 tonnes classe Redoutable (projet M5)

Avant propos

Dès leur lancement, les sous-marins de classe Requin affichent de sérieuses limites en terme de vitesse et d’endurance. Le Conseil Supérieur de la Marine décide d’arrêter la production de ce modèle de sous-marins après la construction de neuf submersibles et de privilégier un nouveau modèle, le projet «M» dont le premier projet est présenté en 1923.

La cinquième variante est adoptée le 1er juillet 1924 d’où le nom de M5 attribué au projet mais seulement deux sous-marins seront construits, financés à la tranche 1924 et baptisés Redoutable et Vengeur, ce modèle étant abandonné en raison d’une vitesse en surface insuffisante.

Le Redoutable

Le Redoutable à la mer

Le Redoutable à la mer

-Le Redoutable est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 1er juillet 1925 lancé le 24 février 1928 et mis en service le 10 juillet 1931.

Formant la 7ème DSM en compagnie de son sister-ship Vengeur, Le Redoutable effectue de nombreuses patrouilles (généralement d’une quinzaine de jours) en mer Tyrrhénienne avec pour principale mission la surveillance des ports italiens notamment celui de La Spezia dans le Golfe de Gênes.

Du 5 janvier au 4 mars 1940, il est échoué au bassin n°2 du Missiessy pour subir le dernier grand carénage de sa carrière puisque son désarmement est prévu pour 1942. Il sort ensuite pour essais du 8 au 11 mars 1940 puis pour remise en condition du 13 au 27 mars 1940, reprenant ensuite ses patrouilles avec un élargissement de son terrain de jeu, le Redoutable devenant un habitué des Bouches de Bonifaccio.
La réorganisation de septembre 1940 ne change rien à la composition de la division (pour des raisons évidentes de communauté logistique) mais la 7ème DSM passe des forces de région (3ème région maritime) à la 1ère flottille de sous-marins qui regroupe tous les submersibles de la 2ème escadre, sous-marins répartis entre les 3ème et 5ème escadrille.

Mis en position de complément le 7 septembre 1942 (ce qui entraine la dissolution de la division), le Redoutable est officiellement désarmé le 15 octobre 1942 et mouillé au Dépôt Naval de la Méditerranée au Bregaillon jusqu’au mois de décembre 1946 quand il est vendu à la démolition à un chantier de Villefranche qui démantèle le sous-marin entre janvier et mars 1947.

Le Vengeur

Le Vengeur, sister-ship du Redoutable

Le Vengeur, sister-ship du Redoutable

-Le Vengeur est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 11 janvier 1926 lancé le 1er septembre 1928 et mis en service le 18 décembre 1931.

Durant la guerre de Pologne (1er septembre-15 décembre 1939), le Vengeur va relayer l’action de son sister-ship de la 7ème DSM, Le Redoutable en effectuant de nombreuses patrouilles (généralement d’une quinzaine de jours) en mer Tyrrhénienne avec pour principale mission la surveillance des ports italiens notamment celui de La Spezia dans le Golfe de Gênes.

Du 5 mars au 7 juin 1940, Le Vengeur subit un grand carénage au bassin n°2 du Missiessy, sortant pour essais du 14 au 17 juin pour remise en condition du 19 juin au 4 juillet, reprenant ensuite ses patrouilles dans le bassin occidental de la Méditerranée.

Mis en position de complément le 12 septembre 1942, le sous-marin Le Vengeur est désarmé le 25 octobre 1942. Passant au bassin du 26 octobre au 10 novembre, il subit une inspection en règle et des travaux pour être transformé en sous-marin école.

Il va effectuer sa mission de formation de nouveaux sous-mariniers jusqu’au 15 novembre 1946 quand il s’échoue sur l’île de Porquerolles. Jugé trop endommagé pour être remis en état en raison de son age, il est désarmé le 22 novembre, condamné le 27 novembre 1946 et démantelé sur place.

Classe Redoutable

Caractéristiques Techniques de la classe Le Redoutable

Déplacement : surface 1384 tW plongée 2084 tW

Dimensions : longueur 93.20m largeur 8.16m

Propulsion : deux moteurs diesels Sulzer de 3000ch et deux moteurs électriques de 1000ch entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 17 noeuds en surface 10 noeuds en plongée distance franchissable 10000 miles nautiques à 10 noeuds en surface 100 miles nautiques à 5 noeuds Immersion : 80m

Armement : un canon de 100mm modèle 1925, un canon de 37mm modèle 1925 et deux mitrailleuses de 13.2mm en affût double; neuf tubes lance-torpilles de 550mm et deux tubes lance-torpilles de 400mm

Equipage : 64 officiers et marins

13-Sous-marins (3) Classe Requin (2)

Le Dauphin

Le Dauphin

Le Dauphin

-Le Dauphin est mis sur cale à l’Arsenal de Toulon le 11 décembre 1922 lancé le 2 avril 1925 et mis en service le 22 novembre 1927

Comme les autres submersibles de classe Requin, le Dauphin subit une refonte au milieu des années trente pour résoudre les problèmes techniques les plus criants. Il est ainsi refondu aux Forges et Chantiers de la Méditerranée du 28 janvier 1936 au 9 mars 1938.

Durant la guerre de Pologne (1er septembre-15 décembre 1939), le Dauphin est intégré à la 10ème DSM en compagnie de ses sister-ships Phoque et Espadon, division intégrée à la 3ème FSM qui dépend de la 4ème Escadre Légère. Il subit ensuite un petit carénage du 16 décembre 1939 au 15 janvier 1940, sortant pour essais du 16 au 18 janvier puis pour remise en condition du 20 janvier au 3 février 1940.

La réorganisation de septembre 1940 ne change rien pour le Dauphin qui reste intégré à la 10ème DSM, division de la 3ème FSM qui dépend de la 6ème Escadre Légère.

Après de nombreuses patrouilles en Méditerranée, le Dauphin est mis en position de complément le 15 février 1942 et désarmé officiellement le 20 mars 1942. Condamné le 1er avril 1942, il est vendu à la démolition le 15 septembre 1944 et démantelé par un chantier de démolition navale implanté à Tunis.

Le Caïman

-Le Caïman est mis sur cale à l’Arsenal de Cherbourg le 11 août 1924 lancé le 3 février 1927 et mis en service le 7 février 1928.

Refondu aux Ateliers et Chantiers de Saint-Nazaire-Penhoët du 24 février 1936 au 26 novembre 1937, le Caïman appartient durant la guerre de Pologne à la 9ème DSM, division de sous-marins de la 3ème flottille qui dépend de la 4ème Escadre Légère.

Du 22 mai au 22 août 1940, il est immobilisé sur le dock flottant pour subir un grand carénage, sortant pour essais du 23 au 25 août et pour remise en condition du 27 août au 10 septembre 1940.

La réorganisation de septembre 1940 maintient le Caïman au sein de la 9ème DSM, division qui dépend toujours de la 3ème FSM, la 4ème Escadre Légère étant devenue la 6ème Escadre Légère.

Comme ses congénères, le Caïman multiplie les patrouilles en Méditerranée orientale, surveillant notamment le Dodécanèse italien (il fait alors escale à Beyrouth et à Chypre) mais poussant parfois jusqu’en Adriatique pour surveiller notamment les ports de Bari et de Venise.

Le 21 mars 1942, le Morse est mis en position de complément entrainant la dissolution de la 9ème DSM, le Caïman effectuant encore deux patrouilles avant d’être à son tour mis en position de complément le 4 juin 1942.

Un passage au bassin (dans une forme du port de Bizerte) du 5 au 12 juin révélant son bon état matériel, il est décidé de l’utiliser en Méditerranée comme sous-marin d’entrainement.

Il quitte ainsi la Tunisie le 1er juillet pour rallier Toulon le 3 juillet 1942.

Il va servir de sous-marin d’entrainement jusqu’au 14 mars 1947 quand il est désarmé suite à une avarie de diesel. Condamné le 5 mai, il aurait du être vendu à la démolition mais il est finalement utilisé comme cible lors d’exercice de grenadage et de lancement de torpilles du 16 au 25 mai 1948.

Le Phoque
-Le Phoque est mis sur cale à l’Arsenal de Brest le 21 mai 1924 lancé le 16 mars 1926 et mis en service le 7 mai 1928.

Comme les autres submersibles de cette classe, le Phoque subit une refonte, refonte confiée aux Ateliers et Chantiers de La Loire de Saint-Nazaire qui exécutent les travaux 25 novembre 1935 au 8 février 1938.

Durant la guerre de Pologne, l’avant-dernier submersible de classe Requin est affecté à la 10ème DSM en compagnie du Dauphin et de l’Espadon.

Après un petit carénage du 18 février au 14 mars 1940, le Phoque reprend ses patrouilles en Méditerranée, se focalisant notamment sur la surveillance du détroit de Sicile.

Le Phoque est mis en position de complément le 21 mars 1942 ce qui entraine la dissolution de la 10ème DSM. Il passe sur le dock flottant du 16 au 23 juillet révèle un état matériel satisfaisant et il va servir de sous-marin d’entrainement à Toulon, le Phoque ralliant le Var le 4 août 1942.

Mis à nouveau en position de complément le 14 juin 1945, il est mouillé au Dépôt Naval de la Méditerranée au Bregaillon jusqu’au 15 septembre 1947 quand il est vendu à la démolition et démantelé par un chantier de la Ciotat du 21 septembre au 30 octobre 1947.

L’Espadon

Lancement du sous-marin L'Espadon

Lancement du sous-marin L’Espadon

-L’Espadon est mis sur cale à l’Arsenal de Toulon le 1er octobre 1923 lancé le 28 mai 1926 et mis en service le 16 décembre 1927.

L’Espadon est refondu aux Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne sur Mer du 2 janvier 1936 au 9 mars 1938. Intégré à la 10ème DSM, il participe durant la guerre de Pologne à de nombreuses patrouilles en Méditerranée orientale et en Adriatique.

Il subit un petit carénage du 16 janvier au 17 février 1940, sortant pour essais du 18 au 20 février et pour remise en condition du 22 février au 7 mars 1940, reprenant alors son cycle de patrouilles.

L’Espadon est mis en position de complément le 4 mai 1942 puis passe sur le dock flottant du 24 au 30 juin.

Son état matériel ne justifiant pas une réutilisation, l’Espadon est officiellement désarmé le 2 juillet 1942 et condamné le 12 juillet 1942. Il est mouillé sur le lac de Bizerte jusqu’au 15 mai 1947 quand il est vendu à la démolition et démantelé par un chantier de démolition naval implanté à Arzew.

Le Marsouin  à Cherbourg en 1925

Le Marsouin à Cherbourg en 1925

Caractéristiques Techniques de la classe Requin

Déplacement : en surface 974 tW en plongée 1441 tW

Dimensions : longueur 78.25m largeur 6.84m tirant d’eau 5.1m

Propulsion : deux moteurs diesels Schneider ou Sulzer de 1450ch chacun et deux moteurs électriques de 900ch deux hélices

Performances : vitesse maximale en surface 16 noeuds vitesse maximale en plongée 10 noeuds

Distance franchissable : 6650 miles nautiques à 10 noeuds en surface 105 miles nautiques à 5 noeuds en plongée

Immersion : 80m

Endurance : 30 jours

Armement : un canon de 100mm modèle 1925 et deux mitrailleuses de 8mm remplacées ensuite par deux mitrailleuses de 13.2mm; dix tubes lance-torpilles de 550mm (4 tubes à l’étrave, 2 à l’arrière et deux plate-formes orientables doubles)

Equipage : 14 officiers et 36 officiers mariniers et matelots