Grande Bretagne (54) sous-marins (3)

Sous-marins classe Triton (type T)

Avant-propos

Les sous-marins de type T ont été conçus initialement pour remplacer les unités plus anciennes de classe Odin, Parthian et Rainbow. Les premières études sont lancées en 1934 avec les contraintes du traité de Londres de 1930 à savoir une flotte sous-marine limitée à 52700 tons (47808 tonnes métriques) avec un tonnage unitaire limité à 1800 tonnes et un armement maximal autorisé à un canon de 130mm.

Ces sous-marins dérivés des type P et appelés d’ailleurs à l’origine « Repeat P » étaient conçus pour pouvoir opérer en Extrême-Orient ce qui imposait des contraintes en terme de vitesse et surtout d’endurance.

Quinze sous-marins sont commandés avant guerre (un en 1935, quatre en 1936, sept en 1937 et trois en 1938) mais seulement quatre sont en service en septembre 1939, onze autres étant en construction et sont mis en service entre 1941 et 1943.

Sept nouveaux sous-marins de ce type sont commandés en septembre 1939, sous-marins mis en service en 1941 et 1943. Cela porte la flotte à vingt-deux exemplaires, deux navires commandés en septembre 1943 sont mis en service en 1948, juste à temps pour participer au conflit.

Sur le plan de l’organisation, ils sont répartis en trois flottilles de huit submersibles, une déployée en mer du Nord, une dans l’Océan Indien depuis Aden et la troisième en Extrême-Orient depuis Singapour ou la Malaisie.

Dès le début du conflit, la flottille déployée à Aden va rallier l’Atlantique, étant déployée à Freetown avec la possibilité d’utiliser les facilités françaises implantées à Dakar.

1st Submarine Flottilla (Rosyth)

HMS Triton

HMS Triton

-Le HMS Triton (N15) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 28 août 1936 lancé le 5 octobre 1937 et mis en service le 9 novembre 1938.

Presque dix ans plus tard, le sous-marin était immobilisé pour un grand carénage. Il doit être disponible début octobre.

-Le HMS Trident (N52) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 12 janvier 1937 lancé le 7 décembre 1938 et mis en service le 1er octobre 1939.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à la mer pour entrainement. Il rentre à sa base pour compléter ses soutes et appareiller pour sa première patrouille de guerre au large des ports allemands de la mer du Nord.

-Le HMS Tarpon (N17) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding de Greenock le 5 octobre 1937 lancé le 17 octobre 1939 et mis en service le 8 mars 1940.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin est à quai, attendant la suite des événements

HMS Triad

HMS Triad

-Le HMS Triad (N53) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong le 24 mars 1938 lancé le 5 mai 1939 et mis en service le 16 septembre 1939.

Le 5 septembre 1948 quand débute le second conflit mondial, le sous-marin est immobilisé pour un grand carénage qui doit s’achever mi-septembre.

-Le HMS Talisman (N78) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 27 septembre 1938 lancé le 29 janvier 1940 et mis en service le 18 octobre 1940.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin vennait d’appareiller pour une patrouille qui devient de guerre, le Talisman recevant ordre de torpiller tout navire de guerre allemand en attendant que soit donné l’ordre d’attaquer cargos, paquebots et pétroliers.

HMS Tempest

HMS Tempest

-Le HMS Tempest (N86) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 6 juin 1940 lancé le 10 juin 1941 et mis en service le 14 mars 1942.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin est à quai, attendant la suite des événements.

-Le HMS Traveller (N48) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding de Greenock le 17 janvier 1940 lancé le 27 août 1941 et mis en service le 10 avril 1942

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à quai. Il appareille le lendemain pour sa première patrouille de guerre

HMD Turbulent

HMS Turbulent

-Le HMS Turbulent (N98) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong le 15 mars 1940 lancé le 12 mai 1941 et mis en service le 14 avril 1942.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin est à quai, attendant la suite des événements.

3rd Submarine Flottilla (Aden)

Cette flottille est stationnée dans l’Océan Indien dans le port d’Aden d’où elle peut contrôler l’Océan Indien mais également la mer Rouge.

La position stratégique fait peu de doutes. Elle permet de contrôler l’accès à la mer Rouge et de là au canal de Suez. On peut également surveiller la Somalie italienne, l’Ethiopie et l’Eyrthrée alors sous contrôle italien (depuis la fin du dix-neuvième siècle pour la première et la troisième, depuis 1936 pour la seconde).

Cette flottille pourrait si besoin est s’appuyer sur les points d’appui français de Djibouti et de Diego-Suarez.

Elle n’en aura guère l’occasion car dès le mois de septembre, elle va rallier Freetown via le cap de Bonne Espérance pour participer à la traquer des raiders allemands et des U-Boot dans l’Atlantique Sud.

HMS Thetis

HMS Thetis

-Le HMS Thetis (N25) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 21 décembre 1936 lancé le 29 juin 1938 et mis en service le 26 octobre 1940.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était à quai, en entretien à flot après une patrouille qui l’avait conduit dans le Golfe Persique et jusqu’au canal du Mozambique.

-Le HMS Triumph (N18) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 19 mars 1937 lancé le 16 février 1938 et mis en service le 2 mai 1939.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à Singapour en grand carénage. Son immobilisation doit s’achever à la mi-octobre. Il pourrait être détaché en Extrême-Orient et non rejoindre ses compères en Afrique Noire.

HMS Thistle

HMS Thistle

-Le HMS Thistle (N24) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 7 décembre 1937 lancé le 25 octobre 1938 et mis en service le 25 octobre 1938.

Dix ans plus tard en septembre 1948, le sous-marin était à quai, attendant comme on dit la suite des événements.

-Le HMS Truant (N68) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 24 mars 1938 lancé le 5 mai 1939 et mis en service le 31 octobre 1939.

Quand les allemands déclenchent l’opération Weserübung, le sous-marin était en patrouille dans le canal du Mozambique. Il reçoit l’ordre de rallier Simonstown pour ravitaillement et entretien, devant être rejoint par les autres sous-marins de la 3rd SF.

HMS Tetrach

HMS Tetrach

-Le HMS Tetrach (N77) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 24 août 1938 lancé le 14 novembre 1939 et mis en service le 15 octobre 1940.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin avait appareillé en patrouille huit jours plus tôt. Il reçoit l’ordre de rallier Aden pour se ravitailler et se préparer à Simonstown.

HMS Thorn

HMS Thorn

-Le HMS Thorn (N11) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 20 janvier 1940 lancé le 18 mars 1941 et mis en service le 12 février 1942.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était à quai attendant la suite des événements.

-Le HMS Trooper (N91) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding de Greenock le 7 mai 1940 ancé le 5 mars 1942 et mis en service le 2 février 1943.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était à quai attendant la suite des événements.

-Le HMS Tutankhamen (N311) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 25 avril 1946 lancé le 5 mars 1947 et mis en service le 14 février 1948.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était à quai attendant la suite des événements.

5th Submarine Flottilla (Singapour)

Si le stationnement de la 3rd Submarine Flottilla à Aden à suscité de nombreux débats au sein de la Royal Navy (peu de menaces, difficultés pour l’entretien), celui de la 5th Submarine Flottilla n’à fait l’objet d’aucun débat.

D’abord parce que les Triton étaient conçus pour opérer en Extrême Orient et parce qu’un conflit avec le Japon était du domaine du possible voir du certain.

HMS Tribune

HMS Tribune

-Le HMS Tribune (N76) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding de Greenock le 3 mars 1937 lancé le 8 décembre 1938 et mis en service le 17 octobre 1939.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin venait de rentrer d’une patrouille. Il doit être reconditionné avant de reprendre la mer

-Le HMS Taku (N38) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 18 novembre 1937 lancé le 20 mai 1939 et mis en service le 17 avril 1940.

Quand éclate le second conflit mondial, le Taku était immobilisé depuis juin pour un grand carénage qui doit normalement s’achever fin novembre.

HMS Tigris

HMS Tigris

-Le HMS Tigris (N63) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 11 mai 1938 lancé le 31 octobre 1939 et mis en service le 20 juin 1940.

Le 5 septembre 1948, le sous-marin était à quai, attendant la suite des événements

-Le HMS Tuna (N94) est mis sur cale aux chantiers navals Scotts Shipbuilding de Greenock le 13 juin 1938 lancé le 10 mai 1940 et mis en service le 30 avril 1941.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin venait de partir en patrouille en relève du Tribune et reçoit des consignes de vigilance vis à vis des mouvements de la flotte japonaise.

HMS Torbay

HMS Torbay

-Le HMS Torbay (N79) est mis sur cale au Chatham Dockyard le 21 novembre 1938 lancé le 9 avril 1940 et mis en service le 14 janvier 1941.

En septembre 1948, le sous-marin était à l’entrainement en mer de Chine méridionale. Cet entrainement se poursuit mais dans un contexte différent bien évidément.

-Le HMS Thraser (N37) est mis sur cale aux chantiers navals Cammell Laird de Birkenhead le 14 novembre 1939 lancé le 28 novembre 1940 et mis en service le 17 juillet 1941.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était à quai, attendant la suite des événements.

HMS Trusty

HMS Trusty

-Le HMS Trusty (N45) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Birkenhead le 15 mars 1940 lancé le 14 mars 1941 et mis en service le 24 février 1942.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était à quai, attendant la suite des événements.

-Le HMS Trespasser (N312) est mis sur cale aux chantiers navals Vickers-Armstrong de Barrow-in-Furness le 08 septembre 1946 lancé le 20 août 1947 et mis en service le 14 février 1948.

Quand éclate le second conflit mondial, le sous-marin était à quai attendant la suite des événements.

Caractéristiques Techniques

Déplacement : surface 1170 tonnes plongée 1415 tonnes

Dimensions : longueur 84.28m largeur 7.77m tirant d’eau 3.89m

Propulsion : deux moteurs diesels de 2500ch deux moteurs électriques de 1450ch deux hélices

Performances : vitesse maximale 15.5 noeuds en surface 9 noeuds en plongée distance franchissable 8000 miles nautiques à 10 noeuds

Armement : dix tubes lance-torpilles (six de proue quatre externes) avec seize torpilles un canon de 102mm (4 pouces) sur le pont

Equipage : 48 officiers et marins

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20-Ordre de Bataille et programme de guerre (1)

20°) ORDRE DE BATAILLE et PROGRAMME DE GUERRE

A-Ordre de bataille de la Marine Nationale le 1er septembre 1948

En guise d’introduction

En septembre 1948, la marine nationale est au sommet de sa puissance. La politique menée depuis près d’un quart de siècle avec constance par les politiques et les marins à permis à la Royale de n’avoir à rougir ni de son allié, ni de ses ennemis. La flotte est équilibrée et la majorité des carences constatées durant la Guerre de Pologne ont été corrigées.

L’organisation est celle adoptée en septembre 1940 avec deux flottes principales (Atlantique et Méditerranée) subidivisées en escadres puis en flottilles et en division plus des forces de souveraineté déployées sur toute la surface du globe.

La situation de l’Escadre Légère du Nord (ELN) est particulière, c’est une escadre indépendante mais pas une réelle force de souveraineté comparable aux FNEO ou aux FNAEF. Sa mission est davantage de porter le fer en mer du Nord que de défendre les côtes de la Manche.

Les régions maritimes sont toujours là et comme depuis septembre 1940, elles assurent des missions de soutien, gérant les bases et les arsenaux, les seuls navires sous leurs ordres étant ceux en refonte ou en réparations longues.

Comme il est peu probable que les escadres soient engagées en bloc, il est prévu la création de groupements occasionnels désignés par les lettres de l’Alphabet.

Sur le plan technique, la flotte est jeune avec peu de faiblesses évidentes, la DCA ayant été notablement renforcée tous comme l’électronique embarquée qu’il s’agisse de radars ou de sonars.

Voici donc maintenant l’ordre de bataille de la marine nationale le 1er septembre 1948, quatre jours avant le début de la deuxième conflagration mondiale.

Flotte de l’Atlantique (QG : Brest) navire-amiral : cuirassé Gascogne

1ère escadre

Groupement de Ligne : cuirassés Gascogne et Normandie; torpilleurs d’escadre  Durandal et Dague (chargés de la protection du cuirassé Gascogne) et les torpilleurs d’escadre Sabre et Claymore (chargés de la protection du cuirassé Normandie)

Groupement Aéronaval : porte-avions Painlevé et Henriette de France cuirassé Lorraine torpilleurs d’escadre L’Intrépide et Le Téméraire (protection du cuirassé Lorraine), Arquebuse Cimeterre (protection du Painlevé) Ney et Murat (protection du Henriette de France)

3ème Escadre Légère

Groupement des croiseurs de l’Atlantique : croiseurs lourds Foch et Colbert (3ème DC), croiseurs légers La Gloire Georges Leygues et Montcalm (4ème DC), croiseur-école Jeanne d’Arc (appelé à être déployé aux Antilles)

Groupement des contre-torpilleurs de l’Atlantique : Contre-torpilleurs Bugeaud Du Chayla Dupetit-Thouars (3ème DCT) Vautour Milan Epervier (6ème DCT)
Hors rang :  vedettes lance-torpilles des 1ère ELA (VTB-11 et 12) et 2ème ELA (VTB-16 18 20 et 22) basées à Lorient.

5ème Escadre

-Ravitailleur de sous-marins Jules Verne navire-amiral de l’Escadre

-Sous-marins Casabianca Sfax Centaure L’Espoir (2ème DSM)

-Sous-marins Rolland Morillot La Praya La Martinique et Ile de France (4ème DSM)

-Sous-marins Ile de Ré Ile d’Yeu Kerguelen et La Guadeloupe (6ème DSM)

-Sous-marins  Agosta Bévéziers Ouessant et Sidi Ferruch (8ème DSM)

1ère flottille de surveillance et d’escorte de l’Atlantique (1ère FSEA)

-Torpilleurs légers  L’Algérien Le Sénégalais L’Arabe Le Marocain (classe Kabyle) formant la 6ème DT basée à Lorient

-Aviso-dragueurs L’Impétueuse, La Capricieuse, La Batailleuse et La Boudeuse (3ème DEL) basée à Brest Aviso-dragueurs Enseigne Balande La Trompeuse L’Ambitieuse et La Sérieuse (7ème DEL) basée à Casablanca

-Chalutiers ASM L’Havraise et La Nantaise à Lorient, L’Algéroise L’Oranaise à Cherbourg

-Corvettes anti-sous-marines La Malouine La Dieppoise La Remoise La Versaillaise (1ère DEO) à Brest;  La Nimoise La Calvaise La Rennaise et L’Agenaise (3ème DEO) basé à Lorient; La Bastiaise La Paimpolaise La Dunkerquoise (2ème DEO) à Casablanca

-Patrouilleur ASM/navire-école L’Heureux (P-28) et Patrie (P-36)

-Chasseurs de sous-marins : CH-7 et 8 CH-53 et 54 à Brest, CH-11 et 12 à Lorient, CH-17 18 et 19 à Casablanca.

-Patrouilleur anti-sous-marin L’Incomprise  et  Jutland (P-37)

Les navires suivants sont détachés à Dakar :

-Aviso colonial Dumont d’Urville

-Patrouilleur (ex-torpilleur) La Bombarde

-Aviso-dragueurs coloniaux  La Précieuse L’Amiral Duperré La Rieuse et l’Amiral Gourdon  (10ème DEL)

-Corvettes La Lyonnaise L’Oranaise La Sablaise et La Servannaise (7ème DEL)

Groupement de soutien de la Flotte de l’Atlantique (GSFA)

-Pétrolier Le Var

-Pétrolier Ravitailleur d’Escadre La Seine

-Ravitailleurs Rapides Lot et La Charente

-Pétrolier-caboteur La Lèze

-Cargos rapides Mostaganem et Mers-El-Kébir

-Avisos Amiens et Arras utilisés comme auxiliaires
-Ravitailleur d’hydravions Sans Souci et Calais utilisé comme ravitailleur d’hydravions

-Aviso hydrographe Beautemps-Beaupré

-Navire école Notre Dame de France (P-95)

-Dragueurs de mines Avranches et Pornic

-Voiliers-école L’Etoile et La Belle Poule

-Remorqueur de haute mer Elephant et Mastodonte

-Remorqueurs Champion  L’Appliqué L’Attentif et L’Acharné  L’Actif  (ce dernier est basé à Lorient) (1000cv)

-Remorqueurs Narcisse et Lotus (750cv)

-Remorqueurs  Penfeld Plougastel Portzic et Provençal Morbihan (ce dernier est basé à Lorient) (600cv)

-Remorqueur de 600cv Lavandou basé à Casablanca

-Navire-hydrographe Cormoran

-Gabares Le Titan La Résistante La Prévoyante et la Victorieuse

Les navires suivants sont détachés à Dakar :

-Remorqueur de haute mer Buffle

-Remorqueurs de 600cv L’Efficient et Cap Vert

-Remorqueur de 750cv Romarin

-Gabare La Patiente

Flotte de la Méditerranée (QG : Toulon) navire-amiral : croiseur lourd Algérie

Le magnifique croiseur lourd Algérie

Le magnifique croiseur lourd Algérie, navire-amiral de la Flotte de la Méditerranée

2ème Escadre (Toulon)

1er Groupement de Ligne de la Méditerranée (1er GLM) :

-Cuirassés Richelieu et Clemenceau (3ème DL) Alsace et Flandre (5ème DL)

-Cuirassé Provence

-Porte-avions Joffre

-Torpilleurs d’escadre Corsaire et Flibustier (protection du cuirassé Richelieu) Rapière et Hallebarde (protection du cuirassé Clemenceau) Mousquet et Bombardier (protection du cuirassé Alsace)  Voltigeur et Goumier (protection du cuirassé Flandre) Mameluk Casque (protection du cuirassé Provence)  L’Inconstant et Lancier (protection du porte-avions Joffre)

Groupement de croiseurs de la 2ème Escadre

-Croiseur lourd Algérie

-Croiseurs lourds Suffren Dupleix (1ère DC) Saint Louis Charlemagne Henri IV (5ème DC)

-Croiseurs légers De Grasse Chateaurenault Guichen (6ème DC)

Groupement des contre-torpilleurs de la 2ème Escadre

-Contre-torpilleurs Bruix D’Assas La Tour d’Auvergne (1ère DCT)  Bayard Du Guesclin Turenne (2ème DCT)  Aigle Albatros Gerfaut (5ème DCT) Le Fantasque L’Audacieux Le Malin (9ème DCT)
Desaix Kléber et Marceau (12ème DCT)

1ère flottille légère de la Méditerranée (1ère FLM) :

-Vedettes lance-torpilles VTB  41 43 45 47 et 49 formant la 1ère ELM

-Vedettes lance-torpilles  VTB-23 24 25 26 27 28 formant la 4ème ELM

-Vedettes lance-torpilles VTB-56 57 58 59 60 61 formant la 6ème ELM

-Vedettes lance-torpilles  VTB-15, 17, 19 et 21 de la 3ème Escadrille Légère de la Méditerranée (3ème ELM) déployée à  Ajaccio

1ère flottille de sous-marin :

-3ème escadrille de sous-marins (3ème ESM)  1ère DSM : Le Glorieux Le Heros Le Conquerant Le Tonnant 3ème DSM La Réunion Crozet Ile d’Oleron Belle Ile et 5ème DSM  Ile de Brehat, Saint Marcouf Ile d’Aix Ile d’If

-5ème escadrille de sous-marins (5ème ESM) 13ème DSM : Aurore, Créole, Antigone et La Bayadère 15ème DSM : Venus Iris Pallas 19ème DSM : L’Astrée La Favorite La Gorgone et L’Africaine et 21ème DSM : Diamant et Perle

-1ère flottille de surveillance et d’escorte de la Méditerranée (1ère FSEM) :

-Torpilleurs légers Le Fier L’Agile L’Entreprenant Le Farouche (1ère DT)

-Torpilleurs légers  Annamite Hova Somali Touareg (4ème DT)

-Chalutiers ASM La Cancalaise et La Lorientaise

-Aviso-dragueurs Elan, Commandant Dominé et de La Capricieuse (1ère DEL)

-Aviso-dragueurs  La Gracieuse et La Moqueuse (4ème DEL) (en temps de guerre, doit être détachée à Ajaccio)

-Chasseurs de sous-marins CH-9 CH-10 CH-49 et CH-50 +  CH-43 et CH-44 (ces deux derniers déployés à Ajaccio)

-1er Groupement de Soutien de la Méditerranée (1er GSM) :

-Pétroliers ravitailleurs d’escadre La Saône et Le Liamone

-Pétroliers Elorn et Sèvre

-Ravitailleur Rapide L’Adour

-Aviso (devenu auxiliaire) Somme

-Mouilleur de mines Vauquois

-Mouilleur de mines Castor

-Mouilleur de filets Gladiateur

-Ravitailleurs d’hydravions (ex-canonnière) Diligente et Sans Peur

-Dragueurs de mines Ouistreham et Saint Brieuc

-Cargos rapides Sidi-Bel-Abbès et Tlemcen

-Remorqueurs Goliath Le Laborieux Cépet Haleur Efficient  Corse Faron et Mont Caume Tulipe Aconit Edelweis

-Bâtiment-cible L’Impassible

-Navires-hydrographes La Chimère Mouette Ibis

-Gabares  L’Endurante, La Persévérante,  La Prudente, La Persistante, L’Epuisante

——–

4ème Escadre (QG : Mers-El-Kébir) navire-amiral : cuirassé Jean Bart

2ème Groupement de Ligne de la Méditerranée (2ème GLM)

-Croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg (1ère DL)

-Cuirassé Jean Bart (hors-rang)

-Cuirassé Bourgogne (hors-rang)

-Cuirassé Bretagne (hors rang)

-Porte-avions Commandant Teste

-Torpilleurs d’escadre Le Hardi L’Epée (chargés de la protection du Dunkerque), Le Lansquenet et Le Fleuret (chargés de la protection du Strasbourg),  L’Eveillé et L’Alerte (chargés de la protection du Bretagne), Hussard et Spahi (chargés de la protection du Commandant Teste), L’Opiniâtre et L’Aventurier (chargés de la protection du Jean Bart) Lannes et Augereau (chargés de la protection du cuirassé Bourgogne)

Groupement léger de la 4ème Escadre

-Croiseurs légers Latouche-Treville  Condé et Gambetta (8ème DC)

-Contre-torpilleurs Magon  Dunois et  La Hire (4ème DCT) Le Terrible  Le Triomphant et  L’Indomptable (10ème DCT)

2ème flottille de sous-marins

-Sous-marin Minerve  Junon et Cerès (12ème DSM)

-Sous-marin L’Hermione  Clorinde et L’Andromède (14ème DSM)

-Sous-marin L’Andromaque  L’Amirde  L’Artemis et La Cornélie (18ème DSM)

-Sous-marins mouilleurs de mines Emeraude  Corail  Escarboucle et Agate (7ème DSM)

2ème flottille de surveillance et d’escorte de la Méditerranée (2ème FSEM) :

-Aviso-dragueurs Commandant Bory, du Commandant Delage, du Commandant Duboc et du Commandant Rivière (2ème DEL)

-Torpilleurs légers  Kabyle Tonkinois Sakalave Bambara (2ème DT)

-Chalutiers armés La Toulonnaise et La Sétoise

-Chasseurs de sous-marins CH-13 et CH-14

2ème Groupement de Soutien de la Méditerranée (2ème GSM)

-Ravitailleur rapide Tarn

-Ravitailleur rapide La Baïse

-Pétrolier-ravitailleur d’escadre La Medjerda

-Pétrolier-caboteur Aube

-Ravitailleur d’hydravions Sans Reproche

-Aviso mouilleur de mines Les Eparges

-Remorqueur de haute-mer L’Ours

-Remorqueur de 1000ch Cotentin

-Remorqueur de 600ch Esterel Palmier Tatihou

-Remorqueur de 750ch Amarante

-Gabares L’Ardente et La Performante

——–

6ème Escadre Légère (QG : Bizerte) navire-amiral : croiseur léger Emile Bertin

-Groupement des croiseurs : croiseur léger mouilleur de mines Emile Bertin, croiseurs légers La Galissonnière Jean de Vienne La Marseillaise (2ème DC)

-Groupement léger d’attaque : Contre-torpilleur Vauquelin  Chevalier Paul et Tartu (7ème DCT)  Mogador  Volta et Hoche (11ème DCT) Torpilleurs légers  L’Alsacien Le Breton Le Corse et Le Tunisien (3ème DT)

3ème flottille de sous-marins (3ème FSM)

-Sous-marins Phenix Ventôse Frimaire Prairial (9ème DSM)

-Sous-marins Aber Wrach Ile de Batz Tromelin (10ème DSM)

-Sous-marins Ile de Molêne Clipperton et Porquerolles (11ème DSM)

-Sous-marins Vendémiaire Nivôse Floréal Messidor (17ème DSM)

-Sous-marins mouilleurs de mines Turquoise Saphir Nautilus Rubis (20ème DSM)

3ème flottille de surveillance et d’escorte de la Méditerranée (3ème FSEM) :

-Aviso-dragueurs Chamois Gazelle Surprise et Rageot de La Touche (5ème DEL)

-Aviso-dragueurs La Joyeuse La Furieuse La Malicieuse et l’Enseigne Bisson (8ème DEL)

-Chalutiers armés L’Ajacienne et La Bônoise
-Chasseurs de sous-marins CH-15 CH-16 CH-51 et CH-52

-Vedettes lance-torpilles VTB 40 42 44 46 et 48 (2ème ELM)

-Vedettes lance-torpilles VTB 29 30 31 32 33 34  (5ème ELM)

3ème Groupement de Soutien de la Méditerranée (3ème GSM)

-Ravitailleur rapide La Mayenne

-Pétrolier Mékong

-Transport littoral Golo

-Navire hydrographe Pelican

-Cargo rapide Oran

-Ravitailleur d’hydravions L’Engageante et Sans Pareil

-Aviso (utilisés comme auxiliaires) Tahure et Epinal

-Remorqueur de haute-mer Rhinoceros et Belier

-Remorqueur de 1000ch Tebessa Fort Tenace

-Remorqueurs de 600ch Kairouan et Sousse

-Remorqueurs de 750ch Garance et Genièvre

-Gabares L’Antée  La Puissante La Servante et La Mordante

Escadre Légère du Nord (ELN) (QG : Dunkerque) croiseur léger antiaérien Waldeck-Rousseau

-Croiseur léger antiaérien Waldeck Rousseau

-Contre-torpilleurs Kersaint et Cassard (8ème DCT)

-Torpilleurs d’escadre Davout Soult Massena formant la Flottille des Torpilleurs du Nord (FTN)

-Torpilleurs légers Le Normand Le Parisien Le Provençal Le Saintongeais (5ème DT)

-Corvettes anti-sous-marines  L’Algeroise L’Aixoise La Quimperoise et La Cherbougeoise (8ème DEO)

-Sous-marins Fructidor Brumaire Pluviose (16ème DSM)

-Chasseurs de sous-marins CH-41 et CH-42

-Chasseurs de sous-marins CH-5 et CH-6 à Cherbourg

-1ère flottille légère du Nord (1ère ELN) avec la 1ère ELM (VTB 50 à 55) et la 2ème ELM (VTB 35 à 40)

-la canonnière L’Yser (classe Aisne) utilisée comme navire de sûreté

-Patrouilleur ASM L’Atlantique (P-33)

-le pétrolier-caboteur Blavet.

-Remorqueurs de haute mer Mamouth et Sanglier à Cherbourg

-Remorqueurs Lavande et Myosotis

-Remorqueurs côtiers Elan II Barfleur  Roule Crocus à Cherbourg

-Navire hydrographe Bengali

-Aviso-hydrographe Amiral Mouchez à Cherbourg

-Navire hydrographe Goeland à Cherbourg

-Gabares Girafe Fidèle Entrainante à Cherbourg

Division Navale du Levant (DNL) (QG : Beyrouth) navire-amiral : aviso colonial La Grandière

-Aviso La Grandière

-Chasseurs de sous-marins CH-20 et CH-21

-Pétrolier-caboteur L’Ardèche

-Gabare La Vaillante

Forces Navales en Afrique Equatoriale Française (FNAEF) QG : Diego-Suarez

Le croiseur léger Primauguet, navire-amiral des FNAEF

Le croiseur léger Primauguet, navire-amiral des FNAEF

-Croiseur léger Primauguet _navire-amiral des FNAEF_ Diego-Suarez

-Aviso colonial D’Entrecasteaux Diego-Suarez

-Corvettes anti-sous-marines La Rouennaise La Nancéenne La Lilloise et La Clermontoise (6ème DEO) Diego-Suarez

-Aviso colonial Savorgnan de Brazza Djibouti

-Canonnière La Tapageuse Djibouti

-Patrouilleur (ex-torpilleur) La Melpomène Djibouti

-Aviso-dragueurs coloniaux La Généreuse La Victorieuse L’Heureuse et  Alfred de Courcy (9ème DEL) Djibouti

-Remorqueur de 750ch Glaïeul Djibouti

-Transport du littoral (ex-aviso) Ypres (ex-Dunkerque) Diego-Suarez

-Pétrolier Ravitailleur d’Escadre La Garonne Diego-Suarez

Forces Navales en Extrême Orient (FNEO) QG : Cam-Ranh

Les navires suivants sont basés à Cam-Ranh :

Le croiseur lourd Tourville

Le croiseur lourd Tourville

-Flottille légère d’Indochine : Croiseur lourd Tourville _navire-amiral des FNEO_ hors rang associé au Croiseur léger Duguay Trouin, au porte-avions léger  Alienor d’Aquitaine et à ses escorteurs, les torpilleurs d’escadre Berthier et Tirailleur

-Flottille Légère d’Attaque et d’Escorte (FLAI): Torpilleurs légers Le Niçois Le Savoyard Le Béarnais et Le Catalan (7ème DT), Canonnières La Dedaigneuse et La Lurone et les aviso-dragueurs Chevreuil Annamite Matelot Leblanc et Amiral Sénès (6ème DEL)

-Groupement de soutien d’Indochine (GSI) : Pétrolier Niger, Pétrolier ravitailleur d’Escadre Rhône, Remorqueur de haute mer Taureau,  Remorqueur de 1000ch Le Valeureux, Remorqueurs de 750ch Jasmin Lys Pivoine, Remorqueur de 600ch Padaran, les remorqueurs de 300ch Nha Dé et Donnaï ainsi que la Gabare L’Entreprenante

Les navires suivants sont basés à Saïgon, ils forment une Flottille Côtière du Sud (FCS) mise en place officiellement courant septembre 1948 comme pendant de la FCN. La FCS dispose des navires suivants :

-Aviso colonial Amiral Charner

-Patrouilleur Branlebas

-Canonnière Marne

-Cannonières My Tho Tourane Francis Garnier et Song Do

-Chasseurs de sous-marins CH-45 et CH-46

Sont basés à Haïphong les navires suivants :

-Aviso Nancy stationnaire ne prenant plus la mer depuis juin 1947. Son désarmement à été repoussé par le début du conflit en Europe. En cas d’attaque, servirait de batterie flottante avec son canon de 138mm, son canon de 75mm, ses deux canons de 37mm et ses mitrailleuses.

-Patrouilleur La Cordelière. Cet ancien torpilleur de classe La Melpomène devient à son arrivée en Indochine navire-amiral de la Flottille Côtière du Nord (FCN) chargée de missions de souveraineté avec pour équipement six jonques armées, quatre patrouilleurs de construction locale et deux canonnières fluviales, la canonnière Bassac à Hué sur la rivière des Parfums et le Tonle Sap sur le fleuve Rouge

-Aviso Lassigny utilisé comme ravitailleur de sous-marins

-Sous-marins Germinal et Thermidor (23ème DSM)
Forces Navales Françaises du Pacifique (FNFP)

Forces de souveraineté, la FNFP déploie ses forces à Nouméa sur le Caillou et à Papeete sur l’île de Tahiti. Elle dispose en septembre 1948 des navires suivants :

Sont basés à Nouméa les navires suivants :

Aviso colonial Rigault de Genouilly, navire-amiral des FNFP

Aviso colonial Rigault de Genouilly, navire-amiral des FNFP

-Aviso colonial Rigault de Genouilly _navire-amiral des FNFP_

-Patrouilleur La Poursuivante

-Canonnière L’Audacieuse

-Chasseurs de sous-marins CH-47 et CH-48

Sont basés à Papeete les navires suivants :

-Aviso colonial D’Iberville

-Patrouilleur La Bayonnaise

-Canonnière L’Etourdi

Forces Navales Françaises aux Antilles (FNFA) QG Fort de France

Aviso colonial Bougainville

Aviso colonial Bougainville

-Avisos coloniaux Bougainville et Lapérouse (ce dernier est détaché en permanence à Cayenne)

-Patrouilleur Baliste

-Pétrolier Le Loing

-Remorqueur de 600ch Lamentin

-Remorqueurs de 750ch Baobab et Bruyère

17-Aviation navale (65)

Commandement du Levant de l’Aviation Navale (CLAN) (Tripoli du Liban)

-Escadrille 10R : six Loire 130.

-Escadrille 14T : huit Latécoère Laté 298.

-Escadrille 14B : six CAO-700M et huit Lioré et Olivier Léo 456.

-Escadrille de chasse 10C : douze Grumman G-36A.

Total : six Loire 130, huit Latécoère Laté 298, six CAO-700M, huit Lioré et Olivier Léo 456, douze Grumman G-36A soit un total de quarante appareils (quatorze hydravions et vingt-six avions)

Commandement Antilles-Guyane de l’Aviation Navale (CANGAN)

-Escadrille 7R : : huit Loire 130C dont un détaché à Cayenne et sept basés à Fort de France-Schoelcher

-Escadrille 19T (Fort de France-Schoelcher) : douze Bloch MB-481.

-Escadrille d’Aviation Navale des Antilles (EANA) (Fort de France-Schoelcher) : six Grumman G-36A, quatre CAO-700M et huit Lioré et Olivier Léo 456.

Total : huit hydravions Loire 130, douze Bloch MB-481, six Grumman G-36A, quatre CAO-700M et  huit Lioré et Olivier Léo 456 soit un total de trente-huit appareils (vingt hydravions et dix-huit avions)

Commandement Pacifique de l’Aviation Navale (CPAN)

-Escadrille 9R (Papeete) : quatre Latécoère Laté 298.

-Escadrille 23C : huit Dewoitine HD-780, escadrille qui constitue la seule composante de chasse de la Polynésie.

-Escadrille 13E (Nouméa-Tantouta ) : douze Consolidated Catalina.

-Escadrille 24E (Nouméa-Tantouta) : huit CAO-700M et de huit Lioré et Olivier Léo-456.

-Escadrille 25C (Nouméa-Tantouta) : douze Dewoitine D-520.

A la déclaration de guerre, les escadrilles 9R et 23C forment une 13ème flottille d’hydravions alors que les escadrilles stationnées en Nouvelle-Calédonie forment une 2ème flottille mixte d’aviation navale.

Total : quatre Latécoère Laté 298, douze Consolidated Catalina, huit Dewoitine HD-780, huit CAO-700M, huit Lioré et Olivier Léo 456 et douze Dewoitine D-520 soit un total de cinquante six appareils (vingt-huit hydravions et de vingt-huit avions)

Commandement Indochine de l’Aviation Navale (CIAN) (Cam-Ranh)

9ème flottille d’aviation navale (porte-avions léger Alienor d’Aquitaine)

-Escadrille 13C : six Dewoitine D-795.

-Escadrille 15C : six Dewoitine D-795.

-Escadrille 17T : six Latécoère Laté 299-5.

-Escadrille 11B : quatre Loire-Nieuport LN-420.

-Section d’Entrainement et de Servitude avec quatre Morane-Saulnier MS-474 et deux Dewoitine D-720M

Total : douze Dewoitine D-795, six Latécoère Laté 299-5, quatre Loire-Nieuport LN-420, quatre MS-474 et deux Dewoitine D-720  soit un total de 28 appareils

11ème flottille d’hydravions

-Escadrille 11R (Cam-Ranh): douze Consolidated PBY-5 Catalina.

-Escadrille d’Hydravions de l’Indochine (EHI (Cam-Ranh) : quatre Dewoitine HD-731. Appareils toujours en service en décembre 1947. Détachés pour emploi à bord du Tourville et du Duguay-Trouin.

-Escadrille 23T : douze Bloch MB-481.

Total : douze Consolidated Catalina, quatre Dewoitine HD-731 et douze Bloch MB-481 soit un total de vingt huit appareils

12ème flottille d’aviation navale

-Escadrille 13R (Cam-Ranh) :douze CAO-700M.

-Escadrille 15B (Cam-Ranh):  douze Bloch MB-175T.

-Escadrille 12C (Cam-Ranh): douze Dewoitine D-520.

-Escadrille 24T (Haïphong) : douze Lioré et Olivier Léo 456.

Total : douze CAO-700M, douze Bloch MB-175T, douze Dewoitine D-520 et douze Lioré et Olivier Léo 456 soit un total de quarante-huit appareils.

Le CIAN dispose le 31-08-1948 de 104 appareils (vingt-huit hydravions et soixante-seize avions)

Commandement AEF de l’Aviation Navale (CAEFAN)

-Escadrille 17E (Diego Suarez) : six Potez CAMS 141.

-Escadrille 18E (Djibouti) :quatre CAO-700M et huit Lioré et Olivier Léo 456.

-Escadrille 9T (Djibouti) :  six Bloch MB-481.

-Escadrille 13T (Diego-Suarez) : six Bloch MB-481.

-Escadrille 11C (Djibouti) : douze Grumman G-36A.

-Détachement Aviation croiseur léger Primauguet (Diego-Suarez) : deux Dewoitine HD-731.

Total : six Potez CAMS 141, douze Bloch MB-481, quatre CAO-700M, huit Lioré et Olivier Léo 456 deux Dewoitine HD-731 et douze Grumman G-36A soit un total de quarante-quatre appareils (vingt hydravions et vingt-quatre avions)

Au 5 septembre 1948, l’Aviation Navale dispose de 1358 appareils (574 hydravions, 760 avions et 12 autogires)

17-Aviation navale (57)

Bloch MB-481

Bloch MB-481

Bloch MB-481

En mai 1937, la marine lance un appel d’offres pour un éclaireur de combat, un avion capable de mener des missions de reconnaissance, de bombardement et de torpillage. Trois constructeurs proposent leurs créations : Bloch avec le MB-480, Loire-Nieuport avec le LN-10 _deux constructeurs intégrés à la SNCAO_ et  la SNCAC (Hanriot) avec le NC-410.

Le premier prototype du MB-480 vole en juin 1939 et le second en octobre. Un temps le programme est menacé, la marine se demandant si la mission d’éclaireur de combat ne serait pas mieux assurée par un avion terrestre et notamment par une version adaptée du Léo 451.

Finalement le programme se poursuit. Si la production du MB-480 restant limité à 2 prototypes (qui finirent leur carrière à l’EEA d’Hourtin), celle du MB-481 allait être bien plus importante. Il va en effet remplacer le Lioré et Olivier H257bis mais également équiper de nouvelles unités.

La marine commande en septembre 1940, 60 MB-481, appareils livrés entre janvier et novembre 1941.

Une deuxième commande destinée à constituer un volant de réserve est passée en mars 1942 pour 30 appareils qui sont livrés entre juin et novembre 1942.

Une troisième commande est passée en mai 1945 pour trente-six appareils destinés à de nouvelles unités. Ces appareils sont livrés entre juin et décembre 1945.

Enfin une quatrième et dernière commande est passée pour vingt-quatre appareils destiné à renforcer la réserve en mars 1946, les appareils étant livrés entre juin et octobre 1946.

Le Bloch MB-481 va au total équiper neuf escadrilles de bombardement et de torpillage :

-La première à recevoir ce nouveau bimoteur est l’escadrille 8B basée à Port-Lyautey au Maroc, cette escadrille de la 6ème FH recevant en mars 1941, douze appareils qui remplacent avantageusement le H257bis.

Ces appareils (dix appareils du lot d’origine, deux de remplacement) sont encore en service le 31 août 1948 et vont maintenir une présence permanente au dessus des convois entre Brest et Casablanca, se relayant avec des unités du CAAN à partir du 5 septembre 1948.

Ils vont également surveiller la possible irruption sur les côtes marocaines de raiders ou de navires allemands pour une démonstration semblable à celle du Goeben en 1914 en Algérie, cette crainte avait d’ailleurs été indirectement à l’origine de la perte du Pluton.

-L’escadrille 2B basée à Berre au nord de Marseille est la deuxième unité à être transformée sur le nouvel appareil en l’occurence en juillet 1941 quand douze bimoteurs se  posent sur ce lac situé au nord de la cité phocéenne. Ils remplacent sept H257bis encore en état de vol.

Cette unité est toujours équipée du même appareil le 31 août 1948 même si l’entrainement intensif à entrainé la réforme de deux appareils, promptement remplacés. Après avoir mené des patrouilles anti-sous-marines entre Marseille et Toulon jusqu’au 5 septembre, l’escadrille 2B va assurer la couverture des convois Marseille-Ajaccio-Alger ou Marseille-Alger ou Marseille-Oran.

-En même temps que l’escadrille 2B, sa voisine de la 4B est également transformée sur le nouvel appareil, recevant également douze appareils type MB-481. Ce choix de transformer deux unités voisines en même temps n’est bien entendu pas un hasard………… .

Ces appareils de la 4B vont opérer avec l’escadrille 2B qui dispose également de douze appareils du même type soit une puissance de feu dissuasive en Méditerranée. Cette unité est toujours équipée du même appareil le 31 août 1948 même si l’entrainement intensif à entrainé la réforme de trois appareils, rapidement remplacés.

Après avoir mené des patrouilles anti-sous-marines entre Marseille et Toulon jusqu’au 5 septembre, l’escadrille 4B va assurer la couverture des convois Marseille-Ajaccio-Alger ou Marseille-Alger ou Marseille-Oran en coopération avec l’escadrille 2B, la 4B trainant également ses hélices et ses flotteurs en direction de la Corse.

-L’Escadrille 12T est officiellement créée le 30 septembre 1941 sur la base aéronavale d’Arzew, la 12ème escadrille de torpillage appuyant la 4ème Escadre en compagnie de la 14E et de la 14R.

La mission de cette unité est d’être le bras armé des deux autres unités de la 10ème FH. En clair, une force navale ennemie repérée par un Catalina de la 14R ou un Potez-CAMS 141 de la 14E à de grande chasse de voir débouler les hydravions-torpilleurs de la 12T à moins que les Bloch MB-481 ne l’ait repéré tout seul puisque ces bimoteurs sont à la fois capable d’attaquer à la torpille, de surveiller une zone, de pister une escadre et de traquer les submersibles.

Deux appareils sont perdus au cours d’exercices et de mission de surveillance. Le premier le 14 mars 1947, écrasé au nord d’Alger (trois tués et deux blessés graves parmi l’équipage, trois morts au sol) et le second le 5 mai 1948, disparu au large de la Sicile. Son épave sera retrouvée près de Gela au cours d’une mission de reconnaissance menée en plein conflit, l’épave présentant des impacts de balle…… . Ces deux appareils sont promptement remplacés par des appareils de réserve.

A partir du 1er septembre 1948, les hydravions-torpilleurs de la 12T vont participer au dispositif de surveillance des côtes nord-africaines tout en se préparant si nécessaire à mener des raids à la torpille notamment contre le trafic de cabotage entre la Sicile et la péninsule italique.

-L’Escadrille 9T est créée le 12 mars 1942 sur la base aéronavale de Djibouti quand arrivent six hydravions bimoteurs Bloch MB-481.
Ces six appareils sont toujours en service le 1er septembre 1948 même si la perte d’un appareil à Arta en septembre 1947 nécessita l’envoi d’un appareil complet en renfort de la métropole, quatre autres étant envoyés démontés par cargo, remontés sur place et utilisés comme appareils de réserve.

A partir de ces dates, les hydravions bimoteurs de la 9ème escadrille de torpillage vont maintenir une présence quasi-permanente au dessus de la mer Rouge.

-L’Escadrille 13T est créée le 17 mars 1942 sur la base aéronavale de Diego Suarez avec six Bloch MB-481.

Ces six appareils sont toujours en service le 1er septembre 1948 même si un appareil perdu en mer à du être remplacé. L’appareil de remplacement est arrivé de métropole démonté sur un cargo en compagnie de cinq autres appareils démontés qui servent de réserve d’attrition.

A partir du 2 septembre 1948, les hydravions de la 13T vont mener des patrouilles anti-sous-marines et des patrouilles anti-raiders dans l’Océan Indien pour contrer sous-marins et croiseurs auxiliaires ennemis qu’ils soient italiens ou allemands.

-L’Escadrille 19T est activée le 11 octobre 1946 sur la base aéronavale de Fort de France-Schoelcher avec douze Bloch MB-481. Cette unité bien que qualifiée de torpillage va surtout mener des missions de surveillance et de lutte anti-sous-marine dans les Antilles.

A partir du 1er septembre 1948, les douze hydravions bimoteurs vont relayer au dessus des petites Antilles, poussant des pointes jusqu’en Guyane où ils se ravitaillent pour poursuivre leurs patrouilles ou tout simplement rentrer à Fort de France.

-L’Escadrille 22T est officiellement créée le 12 septembre 1947 sur la base de Dakar-Bel Air avec douze hydravions Bloch MB-481 utilisés davantage pour la surveillance et la lutte anti-sous-marine que pour le torpillage.

Au 5 septembre 1948, l’unité qui dispose de douze hydravions (tous du lot d’origine) multiplie les patrouilles anti-sous-marines au large de Dakar pour protéger les convois partant de ce port et ralliant Casablanca, Le Verdon et Brest.

-L’Escadrille 23T est créée en mars 1947 sur la base aéronavale de Cam-Ranh avec huit hydravions Bloch MB-481.

Sa mission est d’appuyer les FNEO et compenser la probable infériorité des forces navales françaises contre les japonais en menant de nuit un raid surprise contre les forces japonaises.

En septembre 1948, le nombre d’hydravions à été porté à douze avec l’arrivée de douze appareils démontés. Si quatre d’entre-eux sont montés et utilisés par la 23T, les huit autres sont montés mais stockés à Than-Son-Nut comme réserve d’attrition.

Au 5 septembre 1948, 96 Bloch MB-481 sont en service. Sur les 150 appareils commandés et livés, 96 sont en ligne, 11 ont été perdus ce qui réduit 43 le nombre d’appareils sont stockés dont 16 outre-mer et 27 en métropole. De nouveaux appareils appartenant à une version améliorée, le MB-483 vont être produits dans le cadre des commandes de guerre.

Caractéristiques Techniques du Bloch MB-481

Type : hydravion bimoteur multiplace de bombardement, d’éclairage et de torpillage

Poids : à vide 6800kg totale 10000kg

Dimensions : Envergure 23.50m Longueur 19.10m Hauteur 4.60m

Motorisation : deux moteurs radiaux Gnôme-Rhône 14N de 1200ch entrainant des hélices tripales

Performances : vitesse maximale 350 km/h à 2000m Autonomie 1200km plafond 7100m

Armement : une mitrailleuse Darne de 7.5mm dans le nez avec 900 cartouches, une mitrailleuse Darne de 7.5mm en ventrale arrière avec 900 cartouches et un canon de 20mm Hispano-Suiza en tourelle dorsale avec 60 obus. 1340Kg de bombes ou deux torpilles de 400mm

Equipage : deux pilotes et trois mitrailleurs

17-Aviation navale (54)

Latécoère Laté 301 et 302

Latécoère Laté 302

Latécoère Laté 302

Les années trente c’est encore pour l’aviation le temps des grandes découvertes notamment la traversée des océans dont l’Atlantique fatale à Jean Mermoz qui disparaît avec un Laté 300 baptisé Croix du Sud le 7 décembre 1936 lors d’une traversée Dakar-Natal.

Air France prend ensuite livraison de trois Laté 301 et la Marine intéressée commande une version militarisée, baptisée Laté 302. On reste encore dans l’échantillonnage (il faut dire que l’industrie aéronautique française était encore au stade semi-industriel) avec la livraison de trois appareils baptisés Guilbaud Cavelier de Cuverville et Mouneyrès qui sont mis en service au sein de l’Escadrille d’exploration E-4.

Cette escadrille est transférée en août 1939 de Lanvéoc-Poulmic à Dakar où elle est renforcée par les trois Laté 301 réquisitionnés soit une escadrille de six hydravions chargés de surveiller l’Atlantique Sud et traquer les raiders allemands dans la région.

Ces appareils s’usent très vite et après avoir rendu les trois Laté 301 à Air France, les trois Laté 302 sont retirés du service dès janvier 1940 et l’escadrille E-4 est dissoute pour ne pas immobiliser inutilement un personnel précieux.

Caractéristiques Techniques du Latécoère Laté302

Masse : à vide 13230kg maximale 24000kg

Dimensions : longueur 26.15m envergure 44.00m hauteur 7.98m

Motorisation : quatre moteurs en ligne Hispano-Suiza 12Ycrs de 835ch (deux propulsifs et deux tractifs

Performances : vitesse maximale 235km/h vitesse de croisière 215 km/h Rayon d’action 3250km Plafons opérationnel 5800m

Armement : 6 mitrailleuses de 7.5mm (deux avant, deux arrières et deux dans les ailes) 300kg de bombes

Equipage : 9 hommes

Latécoère Laté 523

Latécoère Laté 523

Latécoère Laté 523

En 1935, la firme implantée à Biscarosse fait voler pour la première un impressionnant hydravion hexamoteur, le Latécoère Laté 521. Il est propulsé par six moteurs _quatre tractifs et deux propulsifs_. Baptisé Lieutenant de Vaisseau Paris, il est utilisé pour des liaisons commerciales mais il finit par couler suite à un typhon.

Ramené en France et reconstruit, il bat plusieurs records et attire l’attention de la Marine Nationale qui commande trois exemplaires d’une version dérivée baptisée Laté 523. Les trois appareils sont baptisés Altaïr Algol et Aldébaran.

Les trois appareils arment l’Escadrille E-6 basée à la déclaration de guerre à Lanvéoc-Poulmic. L’Algol victime d’une avarie de moteur finit par couler suite à une tentative de remorquage  le 18 septembre.

Suite à cet incident, l’État-major décide de confier à l’escadrille, les uniques Laté 521 et Laté 522 qui devaient à l’origine armer l’Escadrille E12. Le Laté 522 sera rapidement rendu à Air France fin janvier et remplacé par le Laté 521 qui avait nécessité d’importants travaux de modifications. L’unité aligne donc alors deux Laté 523 et un Laté 521.

Le 15 septembre 1940, l’escadrille E-6 intègre la 3ème flottille d’hydravions qui regroupe tous les hydravions basés à Lanvéoc-Poulmic et un mois plus tard, elle est renumérotée 3E. Ses missions et son équipement ne change pas.

En novembre 1941, les deux Laté 523 et l’unique Laté 521 sont remplacés par six Latécoère Laté 612, une version améliorée issue de l’unique Latécoère Laté 611. Ces trois hydravions sont stockés à terre et ultérieurement feraillés.

Caractéristiques Techniques du Latécoère Laté 521

Type : hydravion de transport

Poids à vide : 20493 kg Masse totale : 37993 kg

Dimensions : Envergure : 49.31 m Longueur : 31.62 m Hauteur : 9.07 m   
Passagers 30           

Motorisation : six moteurs en ligne Hispano-Suiza 12Ybrs de 860 ch

Performances : Vitesse maximale : 247 km/h  Plafond : 6300 m Autonomie : 3900 km

Caractéristiques techniques du Latécoère Laté 522

Type : hydravion de transport

Poids à vide : 22600 kg  total : 41800 kg

Dimensions : Envergure : 49.31 m Longueur : 31.77 m Hauteur : 9.07 m  

Passagers 30           

Motorisation : 6 Hispano-Suiza 12Y-37 de 920 ch

Performances : Vitesse maximale : 260 km/h  Plafond : 5600 m Autonomie : 5400 km

Caractéristiques Techniques du Latécoère Laté 523

Type : hydravion de patrouille maritime

Poids à vide : 22820 kg total : 41800 kg

Dimensions : Envergure : 49.31 m Longueur : 31.77 m Hauteur : 9.07 m  
 
Equipage 10           

Motorisation : six moteurs en ligne Hispano-Suiza 12Y-27 de 900 ch

Performances : Vitesse maximale : 260 km/h  Plafond : 5500 m Autonomie : 5940 km

Armement : 1 mitrailleuse Darne de 7.5 mm en tourelle dorsale, 4 autres latérales, 3100 kg de bombes  

Latécoère Laté 612

Le Latécoère Laté 611, prototype du Laté 612

Le Latécoère Laté 611, prototype du Laté 612

Le Latécoère Laté 611 répond au même programme que le Potez-C.A.M.S 141, le Bréguet 730 et le Léo 440 qui ne sera pas construit. Comme souvent, la marine nationale décide de ne pas mettre tous mes œufs dans le même panier et bien que le Potez-CAMS 141 soit commandé et considéré comme le vainqueur du concours, le Latécoère Laté 611 et le Bréguet 730 vont être construits.

Le Latécoère Laté 611 effectue son premier vol le 8 mars 1939 propulsé par quatre Gnôme-Rhône 14N-30. Sous cette configuration, l’appareil va rester unique, utilisés pour des tests et l’instruction au sein de l’EEA d’Hourtin mais une autre configuration va être produite en série.

Baptisée Latécoère Laté 612, elle remplace les moteurs français par quatre Wright R-1820 Cyclone 9 de 1200ch.

La marine commande un prototype de Latécoère Laté 612 qui effectue son premier vol en décembre 1940. Les essais sont tellement prometteurs que la marine commande aussitôt douze appareils pour équiper deux escadrilles, les appareils étant livrés entre mars et novembre 1941. A la différence d’autres hydravions, aucun appareil de réserve n’est commandé probablement en raison de la taille de ces hydravions qui en fait des appareils difficile à stocker.

-L’Escadrille 3E de Lanvéoc-Poulmic reçoit six appareils en novembre et décembre 1941 pour remplacer deux Latécoère Laté 523 et un Laté 521. Cette escadrille va pouvoir ainsi rayonner largement dans l’Atlantique et le Golfe de Gascogne. Cinq appareils sont encore en service en septembre 1948

-L’Escadrille 20E est activée sur l’Etang de Berre le 21 octobre 1942 avec pour équipement six Latécoère Laté 612. Cette escadrille intègre la 4ème flottille d’hydravions chargé de la surveillance principalement entre les Baléares, la Corse et le continent. Tous les appareils sont encore en service en septembre 1948.

Caractéristiques Techniques du Latécoère Laté 612

Type : hydravion quadrimoteur de grande patrouille

Poids à vide : 15295kg totale 28834kg

Dimensions : longueur 27.05m envergure 40.55m hauteur 7.33m

Motorisation : quatre moteurs radiaux Wright R-1820 Cyclone 9 dévellopant 1200ch chacun et entrainant des hélices quadripales

Performances : vitesse maximale 385 km/h Autonomie 4500km

Armement : 4 mitrailleuses Darne de 7.5mm latérales, 2 Darne de 7.5mm en tourelle dorsale et une dans la queue 7000kg de charges diverses (bombes, torpilles, grenades ASM)

Equipage : 11 hommes

Latécoère Laté 615

A l’usage le Latécoère Laté 612 s’était révélé un bon appareil mais aisement perfectible. Il fallait aussi tenir compte de son vieillissement inévitable. Très rapidement (pour ne pas dire tout de suite), le bureau d’étude Latécoère plancha sur des versions améliorées du Laté 612.

Les projets Laté 613 et 614 n’aboutirent pas car propulsés par des moteurs français très demandé qu’il s’agisse des V-12 Hispano Suiza pour le Laté 613 ou des Gnôme Rhône 14N pour le -614.

Le seul projet qui réussit à aboutir fût donc le Latécoère Laté 615 qui comme son dévancier allait être propulsé par des moteurs américains en l’occurence des Wright Cyclone R-2600 de 1700ch.

Deux prototypes sont commandés par la marine en mars 1944 et livrés par Latécoère en septembre de la même année.

Après quatre mois d’essais intensifs et satisfaisants, la marine décide de passer commande en janvier 1945 de seize hydravions pour équiper deux nouvelles unités d’exploration déployées dans l’Empire. Ces appareils sont livrés entre juin et novembre 1945.
-La première unité équipée est l’escadrille 15E activée à Port-Lyautey en septembre 1945 avec six appareils destinés à couvrir la navigation dans l’Atlantique. Ces six appareils sont toujours en service trois ans plus tard.

-La deuxième unité équipée est l’escadrille 21E activée à Diego-Suarez en mars 1946 avec six appareils destinés à couvrir la navigation commerciale alliée dans l’Océan Indien. Ces six appareils sont toujours en service trois ans plus tard.

Les quatre appareils restants et les deux prototypes reconditionnés servent d’appareils de réserve.

Caractéristiques Techniques du Latécoère Laté 615

Type : hydravion quadrimoteur de grande patrouille

Poids à vide : 15500kg totale 29104kg

Dimensions : longueur 28.45m envergure 41.05m hauteur 7.45m

Motorisation : quatre moteurs radiaux Wright Cyclone R-2600 de 1700ch entrainant des hélices quadripales

Performances : vitesse maximale 425 km/h Autonomie 4500km

Armement : deux mitrailleuses Darne de 7.5mm en tourelle avant avec 3000 cartouches, un canon de 20mm HS-404 en tourelle dorsale avec 75 obus (peut être remplacé par deux mitrailleuses de 7.5mm avec 1500 cartouches), deux mitrailleuses de 7.5mm en sabords latéraux arrière avec 1000 cartouches chacune et deux mitrailleuses de 7.5mm en tourelle de queue avec 2500 cartouches.

Soute à armement pouvant recevoir 7000kg de charge militaire (torpilles _2 à 4_ ; bombes et grenades ASM)

Equipage : deux pilotes, un observateur-navigateur, un opérateur radio et cinq mitrailleurs soit 9 hommes

Lioré et Olivier H-470

Lioré et Olivier H470

A l’époque où les moteurs d’avion ont une fiabilité incertaine, il vaut mieux traverser l’Atlantique avec un hydravion ce qui explique qu’Air France commande en 1936 cinq Lioré & Olivier H470, appareils produits par la SNCASE (Société Nationale de Constructions Aéronautiques du Sud-Est) qui sont réquisitionnés en septembre 1939 sans avoir été utilisé en service commercial.

Les cinq hydravions monoplans quadrimoteurs forment ainsi l’escadrille E-11 basé sur l’Etang de Berre.

Durant la guerre de Pologne, ces appareils vont mener d’intenses patrouilles de surveillance au dessus de la Méditerranée.

Les appareils sont déréquisitionnés le 20 janvier 1940 et rendus à Air France. Sans appareils, l’escadrille E-11 est dissoute le lendemain 21 janvier 1940.

Caractéristiques Techniques du Lioré & Olivier H470

Masse à vide : 10500kg totale : 18900kg

Dimensions : longueur 21.72m envergure 31.80m hauteur 7.10m

Motorisation : quatre moteurs en ligne Hispano-Suiza 12Y-34 de 860ch entrainant deux hélices tractives et deux hélices propulsives.

Performances : vitesse maximale 340 km/h autonomie 3250km plafond 7000m

Armement : quatre mitrailleuses Darne de 7.5mm et 600kg de bombes

Equipage : 5 hommes.

17-Aviation navale (53)

Loire 70

Loire 70 en vol

Loire 70 en vol

En dépit de la victoire du Bréguet Bizerte, l’Amirauté se voit obliger de commander l’appareil perdant à savoir le Loire 70. Cette pratique est à la fois une assurance contre le risque de faire confiance à un seul constructeur et pour ne pas fragiliser une industrie encore fortement marquée par l’artisanat des débuts.

Le Loire 70, hydravion à coque trimoteur effectue son premier vol le 28 novembre 1933. Commandé à sept exemplaires, les appareils sont mis en ligne au sein de l’Escadrille E7 à Karouba à la fin de 1937.

L’appareil souffre de défauts importants au niveau de la coque, des bâtis moteurs et des moteurs en eux mêmes qui sont loin d’être des modèles de fiabilité. Il est interdit de vol le 12 février 1940 après deux accidents. L’escadrille est faute de mieux rééquipée avec huit Lioré et Olivier H43 à l’origine prévue pour l’escadrille 3S5.

Caractéristiques Techniques du Loire 70

Masse à vide 6500kg en charge 11500kg

Dimensions : longueur 19.5m envergure 30m hauteur 6.75m

Motorisation : trois moteurs radiaux Gnome-Rhone 9Kfr de 740ch (le central est à hélice propulsive et les deux latéraux à hélice tractive)

Performances : vitesse maximale 235 km/h vitesse de croisière 165 km/h distance franchissable 3000km Plafond opérationnel 4000m

Armement : six mitrailleuses de 7.5mm, 600kg de bombes ou quatre grenades ASM de 75kg

Equipage : 8 hommes

Potez-CAMS 141

Le Potez-CAMS 141

Le Potez-CAMS 141

A l’époque où nous nous trouvons, l’aviation ressemble à une partie d’échec : il faut jouer avec deux ou trois coups d’avance. Un appareil entrant en service est pour ainsi dire périmé ou en voie de péremption et il faut déjà travailler à son successeur.

Le 10 mai 1935, la marine nationale lance ainsi un appel d’offres pour un hydravion d’exploration destiné à remplacer le Bréguet Bizerte alors que ce dernier commence à peine à être mis en service.

Le Potez-CAMS 141 effectue son premier vol à Caudebec-en-Caux le 21 janvier 1938 avant d’être pris en charge par la marine pour les essais officiels.

Ce prototype une fois les essais terminés est confié à l’escadrille E-8 devenue ensuite l’Escadrille d’Entrainement de l’Atlantique (EEA) basée à Hourtin. Il est retiré du service en mars 1942 et stocké. Redécouvert par hasard en 1960, il est restauré et constitue aujourd’hui l’une des pièces maitresse du musée de l’Air et de l’Espace du Bourget.

La marine passe commande de 32 appareils en septembre 1940, quelques problèmes techniques ayant retardé la mise au point de la version de série. Cette première commande est honoré entre décembre 1940 et août 1941 soit une cadence de quatre appareils par mois.
Cette première commande est suivie par une deuxième commande de seize appareils passée en septembre 1942 pour constituer une petite réserve d’appareils, appareils qui sont livrés entre octobre 1942 et janvier 1943.

Quatre escadrilles d’exploration vont être équipées de ce élégant quadrimoteur :

-L’Escadrille 5E est activée le 12 juin 1941 sur la BAN de Cherbourg-Querqueville avec pour appareils, six Potez-CAMS 141 dont le rayon d’action (6000km) lui permet de rayonner jusqu’en mer du Nord.

En septembre 1946, les six Potez-CAMS 141  (deux appareils de réserve ayant remplacé deux appareils perdus en capotant à l’amerissage, l’équipage étant récupéré secoué mais indemne) sont remplacés par six Potez-CAMS 143, version améliorée du -141.

-L’Escadrille 10E est activée le 7 juin 1941 sur la base de Port-Lyautey. Intégrée à la 6ème flottille d’hydravions, elle reçoit huit Potez-CAMS 141.

Ces appareils (six du lot d’origine et deux de remplacement arrivés respectivement en septembre 1946 et avril 1947) sont encore en service le 31 août 1948 et à partir du 1er septembre 1948, l’escadrille reçoit l’ordre de surveiller les côtes du Sud-marocain et de tendre jusqu’à Dakar pour couvrir une voie de navigation de convois, la voie DCB (Dakar-Casablanca-Brest).

-L’Escadrille 14E est créée à l’automne 1941 sur la base aéronavale d’Arzew en même que les autres unités de la 10ème flottille d’hydravions dont la mission principale est d’appuyer les unités de la 4ème Escadre. Elle dispose de douze hydravions type Potez-CAMS 141.

L’escadrille perd deux hydravions au cours de son utilisation opérationnelle, appareils qui sont rapidement remplacés. Cette escadrille dispose donc le 31 août 1948 de douze hydravions Potez-CAMS 141 qui vont participer aux patrouilles de surveillance et à la couverture de convois.

-L’Escadrille 17E est créée le 13 juin 1941 à Diego-Suarez avec une flotte six hydravions Potez-CAMS 141 afin de renforcer les capacités de surveillance dans l’Océan Indien notamment contre les raiders allemands.

Ces hydravions sont toujours en service le 31 août 1948 et dès le 5 septembre 1948 renforcent leur présence au dessus des flots notamment le long des routes commerciales pouvant être attaquées par des raiders allemands.

Au 5 septembre 1948, il y à 28 Potez-CAMS 141 en service. Six ont été perdus et remplacés par des appareils stockés réduisant la flotte à dix appareils mais le stock remonte à quatorze avec les anciens appareils de la 5E, deux appareils trop usés étaient feraillés après récupération des pièces.

Caractéristiques Techniques du Potez-C.A.M.S 141

Masse : à vide 12050kg pleine charge 24500kg

Dimensions : longueur 24.96m envergure 41.00m hauteur 7.85m

Motorisation : 4 moteurs en ligne Hispano-Suiza 12Y-26 de 860ch entrainant des hélices tripales

Performances : vitesse maximale 340 km/h Autonomie : 6000km Plafond : 5600m

Armement : 6 mitrailleuses de 7.5mm et 1400kg de bombes

Equipage : 8 hommes

Potez-CAMS 143

Le Potez-CAMS 141 était sans nul doute un bon appareil mais un bon appareil perfectible et alors que les Potez-CAMS 141 de série sortait de l’usine de Sartrouville, le bureau d’étude plancha sur un appareil étroitement dérivé du 141.

Après un projet Potez-CAMS 142 qui ne dépassa pas le stade du projet, les ingénieurs du bureau d’étude travaillèrent sur un Potez-CAMS 143 quadrimoteur à l’armement défensif et offensif plus puissant. La structure était également simplifiée pour favoriser une production de masse.

La marine commande deux prototypes le 12 mars 1943, prototypes livrés par son constructeur en juin 1943. deux configurations sont retenues : une à moteur Hispano-Suiza et une autre avec des moteurs Bristol Hercules.

Les deux configurations sont testées et finalement c’est la configuration avec Bristol Hercules II qui est choisit, les moteurs Hispano-Suiza étant très demandés pour les chasseurs. Le Potez-CAMS 143 est donc le deuxième avion français à être propulsé par ce moteur britannique après le Lioré et Olivier Léo 454.

Les essais achevés, la marine passe commande en mars 1944 de 50 Potez-CAMS 143, des appareils destinés à la fois à remplacer le Potez-CAMS 141 dans certaines unités et pour équiper de nouvelles escadrilles d’exploration. Cette commande est honorée entre septembre 1944 et mars 1945.

Cette commande est suivit d’une deuxième commande passée en septembre 1946 pour 25 appareils destinés à servir de réserve de fonctionnement, ces appareils étant livrés entre novembre 1946 et avril 1947.

Cinq escadrilles vont être équipées de ce quadrimoteur dont l’élégance n’avait rien à envier à son ascendant.

-L’Escadrille 1E est la première unité à recevoir l’appareil en l’occurence en mars 1945 quand elle prend en main aux Mureaux douze Potez-CAMS 143 sur lesquels elle est déclarée opérationnelle en juin 1945. Tous les appareils d’origine sont encore en service quand éclate le second conflit mondial.

-L’Escadrille 2E  reçoit douze Potez-CAMS 143 en avril 1945 en remplacement de ses six Bréguet 521 Bizerte.

Entre mai 1945 et septembre 1948, l’unité perd un appareil qui s’écrase en Provence ne laissant que trois survivants sur les huit membres d’équipage. Cet appareil est rapidement remplacé par un appareil issu des stocks.

-L’Escadrille 4E basée à Port-Lyautey reçoit  en mai 1945 en remplacement de ses huit Bréguet Bizerte, douze Potez-CAMS 143. Un appareil est perdu en septembre 1947 et si l’équipage n’est que blessé, l’appareil est irrécupérable.

-L’Escadrille 6E reçoit en décembre 1945 huit Potez-CAMS 143 en remplacement de ses huit Bréguet Bizerte encore en service. Comme leurs devanciers, ils décollent de la BAN de Karouba pour surveiller les approches de la Tunisie et appuyer la 6ème Escadre Légère. Un appareil est perdu en mars 1948 et immédiatement remplacé.

-En septembre 1946, l’Escadrille 5E remplace ses six Potez-CAMS 141 par autant de Potez-CAMS 143. Ces appareils sont toujours en service en septembre 1948 et à partir du 5 septembre 1948 vont multiplier des patrouilles de surveillance en Manche et en mer du Nord en se ravitaillant à Calais-Marck.

Au 5 septembre 1948, 50 Potez-CAMS 143 sont en ligne et trois appareils ont été perdus, appareils remplacés en puisant dans les stocks réduits à 22 appareils.

Caractéristiques Techniques du Potez-C.A.M.S 143

Type : hydravion quadrimoteur de surveillance à long rayon d’action

Masse : à vide 13150kg pleine charge 25700kg

Dimensions : longueur 25.70m envergure 42.00m hauteur 8.35m

Motorisation : 4 moteurs radiaux Bristol Hercules II de 1356ch entrainant des hélices tripales

Performances : vitesse maximale 480 km/h Autonomie : 6200km Plafond : 6600m

Armement : deux mitrailleuses Darne de 7.5mm dans une tourelle vitrée à l’avant avec 2000 cartouches, deux mitrailleuses Darne de 7.5mm avec 800 cartouches chacune dans des sabords latéraux arrière, quatre mitrailleuses de 7.5mm en tourelle de queue avec un total de 4000 cartouches et un canon de 20mm en tourelle dorsale avec 75 obus pouvant être remplacée par deux mitrailleuses de 7.5mm

Charge militaire : 850kg (une torpille, des bombes, des grenades ASM)

Equipage : deux pilotes, un radio-navigateur, un observateur, un mitrailleur avant, deux mitrailleurs de sabord, un mitrailleur de queue et un mitrailleur dorsal soit 9 hommes

Consolidated Catalina

Consolidated Catalina de l'Aviation Navale

Consolidated Catalina de l’Aviation Navale

Après la victoire du Japon sur la Russie en 1905, la question ce n’était pas si il y aurait un conflit entre Tokyo et Washington mais quand. Les deux pays se préparèrent donc à une grande bataille de rencontre généralement localisée au large des Philippines.

Ainsi naquit dans la tête des planificateurs de l’US Navy l’idée d’un hydravion à très long rayon d’action capable de surveiller de très larges portions de l’océan (ou de patrouiller au dessus d’un secteur donné pour de très longues heures) et d’attaquer les lignes de communication ennemies, les «dents» étant paralysés par l’anéantissement de la «queue».

C’est en octobre 1933 que l’US Navy lance officiellement un appel d’offres pour un patrol bomber (patrouilleur bombardier), appel d’offres auquel répondirent Consolidated Aircraft et Douglas Aircraft Corporation.

Ce nouvel appareil avait été lancé pour remplacer les Martin P3M et Consolidated P2Y qui à l’utilisation s’étaient révélés sous motorisés, sous-armés sans parler de leurs «jambes courtes».

Sur le papier, le projet de Douglas baptisé XP3D-1 est meilleur mais au niveau prix, c’est le XP3Y-1 de Consolidated qui l’emporte et est donc choisit. Cela n’empêche pas le futur Catalina d’intégrer un certain nombre de perfections techniques notamment des flotteurs de stabilisation rétractables.

Le XP3Y-1 effectua son premier vol le 28 mars 1935 et fût ensuite intensivement testé par l’US Navy qui sure de son fait commanda 60 PBY-1 le 29 juin 1935. Les premiers appareils de série furent livrés au squadron VP-11F en octobre 1936.

La France à la recherche d’un hydravion à long rayon d’action passa commande au printemps 1940 de quarante Consolidated 28-5MF équivalents au PBY-2. Ces appareils sont livrés en novembre 1940.

Une seconde commande est passée pour vingt PBY-2 et vingt PBY-5 amphibies soit quarante appareils en septembre 1942, appareils livrés entre janvier et mai 1943.

-La première unité à recevoir l’hydravion américain est l’escadrille 2R basée à Hyères-Le Palyvestre au sein de la 2ème flottille d’hydravions. Elle reçoit douze appareils en juin 1941 en remplacement des canards boiteux Lioré et Olivier H-43.

Après six semaines d’entrainement, l’escadrille 2R quitte l’hydrobase des Mureaux le 27 juillet pour rallier Hyères le lendemain et reprendre sa mission de surveillance des approches de Toulon, les Catalina allant régulièrement jusqu’au Golfe de Gênes et au Cap Corse.

Les nombreuses patrouilles et les nombreux exercice occasionne la perte de deux appareils qui sont remplacés par des appareils neufs issus des stocks.

Le 1er septembre 1948, un dispositif de surveillance de Toulon est mis sur pied et la 2R va y participer avec ses Catalina. L’escadrille 2R assure la couverture de convois qui amène en métropole des troupes venues d’Afrique du Nord, le nombre de ces convois augmentant à partir du 5 septembre 1948.

-L’Escadrille 14R est la deuxième unité de l’Aviation navale à recevoir le Catalina et ce dès sa création le 30 septembre 1941. Elle intègre la 10ème flottille d’hydravions basée sur la base aéronavale d’Arzew pour appuyer la 4ème Escadre.

Ces appareils assurent des patrouilles vers le détroit de Gibraltar en liaison avec les britanniques installés à Gibraltar mais également vers l’est jusqu’aux approches immédiates de la Sardaigne et de la Sicile. Outre la surveillance pure, la lutte anti-sous-marine devient une mission prégnante pour l’unité.

Deux appareils sont perdus un en patrouille (équipage disparu présumé mort) et un à l’entrainement, l’appareil s’écrasant au large d’Oran (équipage récupéré) et remplacés par deux PBY-2 issus des stocks.

Comme les autres unités de surveillance, la 14R participent à des patrouilles permanentes au large des côtes nord-africaines avant de se préparer à couvrir les convois entre l’Afrique du Nord et la métropole.

-L’Escadrille 13E est créée le 13 novembre 1942 sur la base aéronavale de Nouméa-Tantouta avec huit Catalina utilisés pour appuyer les FNFP. Ces appareils sont toujours en service en septembre 1948 même si sur les huit appareils du lot d’origine, seuls quatre sont encore en service, les quatre autres étant des appareils de remplacement.

La mobilisation doit également permettre à l’unité de passer à douze appareils, les quatre appareils supplémentaires étant des PBY-2 venus directement de la métropole.

Au 5 septembre 1948, La France à commandé et à reçu 80 appareils. 44 appareils ont été mis en ligne dans trois escadrilles. Un total de huit appareils ont été perdus et remplacés, réduisant le stock de réserve à 36 appareils.

Caractéristiques Techniques du Consolidated PBY-5A Catalina

Type :  hydravion à coque bimoteur de patrouille maritime

Masse : à vide 9485kg maximale au décollage 16066kg

Dimensions :  longueur 19.46m envergure 31.70m hauteur : 6.15m

Motorisation :  deux moteurs radiaux Pratt & Whitney R-1830-92 Twin Wasp de 1200ch chacun

Performances :  vitesse maximale 314 km/h vitesse de croisière 201 km/h distance franchissablekm plafond opérationnel : 4000m

Armement :  deux mitrailleuses de 7.5mm latérales, deux autres dans la tourelle de nez et une mitrailleuse de 7.5mm dans le tunnel ventral. 1814 kg de charge militaire (torpilles, bombes, charges de profondeurs, mines).

Equipage :  deux pilotes, trois mitrailleurs, un mécanicien , un radio et un navigateur soit 8 hommes

17-Aviation navale (52)

Dewoitine HD-731

Dewoitine HD-731

Dewoitine HD-731

Le Loire 130 était à peine en service que déjà on s’interrogeait sur son futur remplacement. L’appareil était également prévu pour remplacer les derniers Gourdou-Lesseure à bord des croiseurs légers.

Comme nous l’avons déjà vu, il fallait à l’époque en matière d’aviation avoir deux ou trois coups d’avance et anticiper le remplacement d’un appareil dès sa mise en service.

Dewoitine proposa tout d’abord le HD-730 mais ce projet ne dépassa pas le stade du prototype et la firme d’Emile Dewoitine intégrée depuis 1936 dans la SNCAM (Société Nationale des Constructions Aéronautiques du Midi) lança un nouveau projet, dérivé du précédent, le HD-731, un hydravion de forme similaire mais aux capacités nettement accrues. Les deux prototypes en question servant d’hydravions-école au sein de l’EEM à Cuers-Pierrefeu.
Deux prototypes furent commandés en janvier 1941, le Dewoitine HD-731 n°1 effectuant son premier vol le 11 mars 1941 et le second _assez proche de la configuration de série_ décollant pour la première fois le 5 juin 1941.

Quatre appareils de présérie sont commandés le 17 septembre 1941 et livrés en novembre 1941 pour des essais intensifs.

Les essais révèlent un certain nombre de difficultés qui sont finalement résolues en juin 1942, la marine passant commande le 7 septembre 1942 de 76 appareils, cette première commande étant honorée en décembre 1942 et août 1943.

Cette première commande est suivie d’une seconde en septembre 1944 pour 38 appareils destinés à alimenter un volant de fonctionnement, ces appareils étant livrés entre novembre 1944 et avril 1945.

Le stock de réserve ayant diminué suite à des pertes au sein des unités de première ligne, une nouvelle commande de 38 appareils est passée en octobre 1946, commande honorée entre janvier et mai 1947.

Quand éclate le second conflit mondial le 5 septembre 1948, une nouvelle commande de 40 appareils à été passée à la SNCAM pour anticiper sur les inévitables pertes au cours du conflit.

-Le Groupement d’Hydraviation de l’Atlantique (GH-ATL) remplace courant 1943 ses Loire 130 par douze Dewoitine HD-731 qui sont embarqués à bord du cuirassé  Jean Bart, des croiseurs lourds Foch et Colbert et des croiseurs légers Gloire Montcalm et Georges Leygues.

Le nombre augmente l’année suivante avec la mise en service en 1944 du cuirassé Gascogne qui dispose lui aussi de deux Dewoitine HD-731. Ce n’est ensuite qu’en 1946 que deux autres appareils rejoignent le GH-ATL en l’occurence deux du Lorraine après sa reconstruction.

Un an plus tard, au 31 décembre 1947, ce groupement dispose de dix-huit Dewoitine HD-731. Si les deux HD-731 du Jean Bart ont suivit le sister-ship du Richelieu et du Clemenceau à Mers-El-Kébir,deux autres appareils appartenant au cuirassé Normandie sont venus les rejoindre tout comme deux appareils utilisés par le croiseur-école Jeanne d’Arc en remplacement des Loire 130 usés jusqu’à la corde.

La situation est identique au 31 août 1948, aucun nouveau navire «porte-hydravions» n’ayant rejoint  la 1ère Escadre ou la 3ème Escadre Légère.

-Le Groupement d’Hydraviation de la Méditerranée (GH-MED) dispose au 31 décembre 1944 de 24 Dewoitine HD-731 embarqués deux par deux à bord des cuirassés Richelieu et Clemenceau, des croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg, les croiseurs lourds Algérie Suffren Dupleix Saint Louis Henri IV et les croiseurs légers De Grasse Chateaurenault et Guichen.

La mise en service en 1945 du cuirassé Alsace et celle du Provence (après reconstruction) permet au GH-MED d’ajouter à sa flotte quatre Dewoitine HD-731 portant le nombre de ces hydravions d’observation à vingt-huit.

Le 31 décembre 1946, le Groupement d’Hydraviation de la Méditerranée (GH-MED) dispose de vingt-six hydravions d’observation Dewoitine HD-731 répartis repartis entre les cuirassés Richelieu Clemenceau Alsace et Provence, les croiseurs lourds Suffren Dupleix Algérie Saint Louis Henri IV Charlemagne ainsi que les croiseurs légers De Grasse Chateaurenault Guichen.

Cette réduction s’explique par le départ à Mers-El-Kébir des croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg (soit quatre hydravions de moins) et la mise en service du croiseur lourd Charlemagne soit l’arrivée de deux hydravions type HD.731.

L’année 1947 voit l’arrivée au sein du GH-MED de deux nouveaux Dewoitine HD-731, ceux du cuirassé Flandre admis au service actif le 7 décembre 1947 et formant la 5ème division de ligne avec son sister-ship Alsace.

Ce GH-MED est subdivisé à partir du 1er juin 1948 en trois groupes : HS-1 pour les cuirassés (10 appareils), HS-2 pour les croiseurs lourds (12 appareils) et HS-3 pour les croiseurs légers (6 appareils), ces groupements étant purement informels pour favoriser entretien et administration puisqu’en mer les détachements avia font partie de l’équipage du navire et dépendent du commandant du bâtiment.

Au 31 août 1948, le GH-MED dispose toujours de 28 Dewoitine HD-731. En comptant le taux d’attrition, ce sont au total 34 appareils qui ont été utilisés.

-Le Groupement d’Hydraviation d’Afrique du Nord (GH-AFN) regroupe les hydravions des 4ème et 6ème Escadre Légère.

Le 10 mars 1943, le cuirassé Bretagne reconstruit est remis en service à Mers-El-Kébir au sein de la 4ème Escadre. Il arrive en Algérie avec à bord les deux premiers Dewoitine HD-731 du GH-AFN.

A l’automne 1945, le GH-AFN remplace les Loire 130 des croiseurs de la 2ème DC et les GL.832HY de l’Emile Bertin par huit Dewoitine HD-731. Deux autres appareils rallient Arzew à bord du croiseur léger Latouche-Treville.

L’année 1946 marque un tournant pour le GH-AFN. En effet, le nombre d’hydravions devient plus important à Arzew qu’à Karouba. L’hydrobase tunisienne abrite ainsi huit hydravions Dewoitine HD.731 destinés aux quatre croiseurs légers de la 6ème Escadre Légère alors que l’hydrobase algérienne dispose désormais de dix Dewoitine HD.731.

Aux quatre déjà présents (cuirassé Bretagne et croiseur léger Latouche-Treville) s’ajoute ceux du croiseur léger Gambetta mis en service en juillet 1946 et ceux des croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg qui quittent Toulon pour Mers-El-Kébir, la 2ème Escadre pour la 4ème.

Cela entraine la création d’une escadrille des hydravions de Tunisie (EHT) et d’une escadrille des hydravions d’Algérie (EHA).

Ce déséquilibre s’accentue au cours de l’année 1947. L’EHT reste bloquée à huit Dewoitine HD-731 pour les croiseurs légers Emile Bertin  La Galissonnière Jean de Vienne et La Marseillaise alors que l’EHA passe à quatorze hydravions du même modèle pour les cuirassés Bretagne et Jean Bart, les croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg ainsi que les croiseurs légers Latouche Treville, Gambetta et Condé. Conséquence logique : le 1er septembre 1947, le QG du GH-AFN est transféré de Karouba à Arzew.

Au 31 août 1948, le Groupement d’Hydraviation d’Afrique du Nord (GH-AFN) dispose de 24 Dewoitine HD-731, l’EHA ayant reçut deux autres appareils, ceux du cuirassé Bourgogne (classe Alsace).

Au total, en comptant les appareils réformés pour usure et ceux perdus par accident, le GH-AFN à utilisé 30 Dewoitine HD-731.
Le Dewoitine HD-731 équipe également l’Escadrille des Hydravions d’Indochine (EHI) disposant de quatre Dewoitine HD-731 qui sont embarqués à bord du croiseur lourd Tourville et du croiseur léger Duguay-Trouin. Le nouvel hydravion embarqué est aussi l’hydravion du croiseur léger Primauguet à raison de deux appareils arrivés à Diego Suarez au printemps 1947.

Au 5 septembre 1948, l’Aviation Navale à reçu un total de 152 appareils plus 40 appareils encore en commande. 76 appareils ont été mis en ligne et 18 perdus ce qui réduit le stock de 76 à 58 appareils.

Caractéristiques Techniques du Dewoitine HD-731

Type : hydravion biplace d’observation embarqué

Poids : à vide 1500kg en charge 2150kg  

Dimensions : Envergure 12.60m Longueur 10.45m Hauteur 3.10m

Motorisation : un moteur Béarn 6E de 450ch entraine une hélice bipale

Performances : vitesse maximale 300 km/h Autonomie 980km Plafond 5500m

Armement : deux mitrailleuses de 7.5mm Darne dans les ailes alimentées à 720 cartouches chacune et une mitrailleuse identique en poste arrière avec 850 cartouches

Bréguet Bizerte

Bréguet 521 Bizerte

Bréguet 521 Bizerte

En 1932, l’Aéronautique Navale lança un appel d’offre pour un hydravion d’exploration à long rayon d’action. Bréguet proposa le Bréguet Br530 Saigon qui était lui même issu du Bréguet Calcutta, version produite sous licence du Short Calcutta.

Devenu le Bréguet Br521 Bizerte, cet appareil effectua son premier vol le 11 septembre 1933 et fût déclaré vainqueur de la compétition même si comme d’habitude, son opposant, le Loire 70 fût également commandé.

-L’Escadrille E-1 basée à Berre dispose au 1er septembre 1940 de huit Bréguet Br521 Bizerte. A la mobilisation, elle est redéployée à Port-Lyautey au Maroc pour couvrir les convois Brest-Gibraltar-Casablanca-Dakar.

Elle intègre le 15 septembre 1940 la 6ème flottille d’hydravions qui regroupe au sein du CSMAN les hydravions basés à Port-Lyautey. Elle devient au mois d’octobre l’escadrille 4E avec toujours le même équipement. Les six Bréguet Bizerte encore en service sont remplacés en avril/mai 1945 par douze Potez-CAMS 143 quadrimoteurs

-L’Escadrille E-2 est déployée à l’été 1939 à Cherbourg-Chantereyne avec sept Bréguet Bizerte. Elle devait être déployée à Karouba mais finalement, elle rejoint Lanvéoc-Poulmic. En février 1940, le nombre d’appareils passe à douze suite à la dissolution de l’escadrille E-9.

L’Escadrille E-2 intègre la 3ème flottille d’hydravions le 15 septembre 1940, l’escadrille E-2 devenant le 1er octobre, l’escadrille 1E avec toujours Lanvéoc-Poulmic comme base.

Au printemps 1945, les dix appareils encore en service (un appareil perdu en mer _équipage disparu présumé mort_ et un appareil usé, réformé et cannibalisé) sont remplacés par douze quadrimoteurs Potez-CAMS 143, version améliorée du Potez CAMS-141.
-L’Escadrille E-3 est basée à l’origine sur l’Etang de Berre avec six Bréguet Bizerte mais elle est redéployée à la mise septembre 1939 à Karouba en remplacement de l’escadrille E-2 qui avait finalement rejoint Lanvéoc-Poulmic.

A partir du 15 septembre 1940, elle intègre la 8ème flottille d’hydravions et le 1er octobre, elle est renumérotée escadrille 6E, recevant au passage trois nouveaux Bréguet Bizerte.

En décembre 1945, les huit Bréguet Bizerte survivants (un appareil usé avait été réformé et cannibalisé en septembre 1944) sont remplacés par huit Potez-CAMS 143 plus modernes et plus efficaces.

-L’Escadrille E-5 basée sur l’Etang de Berre dispose en septembre 1939 de sept hydravions de type Bréguet 521 Bizerte.

Le 15 septembre 1940, elle intègre la 4ème flottille d’hydravions et en octobre 1940, elle est renumérotée escadrille 2E avec neuf Bréguet Bizerte comme équipement, les missions ne changeant pas.

Trois appareils sont perdus lors d’une utilisation opérationnelle intense : un perdu en mer (équipage disparu), un écrasé à terre près de Marseille (équipage sauf) et un autre ayant capoté à l’amerrissage sur l’étang de Berre (équipage sauf).

Au printemps 1945, les six Bréguet Bizerte survivants sont remplacés par douze Potez-CAMS 143 quadrimoteurs aux performances meilleures que le Bizerte.

-L’Escadrille E-9 créée le 15 octobre 1939 avec cinq Bréguet Bizerte prélevé sur les quatre autres unités. Unité du temps de guerre, elle est dissoute en février 1940, ces appareils sont confiés à l’escadrille E-2.

Au total, l’Aviation Navale à reçu 38 appareils type Bréguet Bizerte. 8 appareils ont été perdus et trente encore disponibles après leur retrait du service. Si 12 sont immédiatement feraillés après cannibalisation car trop usés pour servir d’appareils de réserve, 18 sont encore disponibles et quatre réutilisés par l’Escadrille Ecole de la Méditerranée (EEM) de Cuers-Pierrefeu, ces quatre appareils étant toujours en service en septembre 1948.

Caractéristiques Techniques du Bréguet 521 Bizerte

Type : hydravion multiplace de surveillance à long rayon d’action

Masse à vide : 9470kg en charge 14669kg maximale au décollage 16600kg

Dimensions : longueur 20.48m envergure 35.18m hauteur 7.50m

Motorisation : trois moteurs radiaux Gnome-Rhone 14Kirs de 671ch

Performances : vitesse maximale 243 km/h vitesse de croisière 200 km/h distance franchissable 2100km plafond opérationnel 6000m

Armement : 5 mitrailleuses de 7.5mm Darne et 300kg de bombes

Equipage : 8 hommes (deux pilotes, un mécanicien, un radio, un mitrailleur et un navigateur)