15-Pétroliers et Ravitailleurs Rapides (5)

L’Elorn

L'Elorn

L’Elorn

-L’Elorn est mis sur cale aux chantiers Deutsche Werft de Hambourg, lancé le 31 octobre 1930 et admis au service actif le 24 août 1931. Les années qui le sépare de la guerre de Pologne sont occupées à des missions de transport entre la France et les bassins de production (Amérique Latine Caucase) mais à partir de septembre 1939, il va servir de ravitailleur en étant basé à Toulon.

Du 5 septembre au 25 octobre 1941, il est échoué dans le bassin Vauban n°7 pour un grand carénage qui permet une remise en état complète du pétrolier. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 12 novembre, sortant pour ses essais réglementaires les 13 et 14 novembre puis pour remise en condition du 16 au 27 novembre 1941.

Le 7 janvier 1942, L’Elorn quitte Toulon en compagnie du cuirassé Richelieu, des torpilleurs d’escadre Le Corsaire et Le Flibustier et du croiseur léger Jean de Vienne venu de Bizerte, tous ces navires formant la Division Navale Française (DNF) (CA de Penvers) chargée d’une mission de propagande en Amérique du Sud.

La Division Navale Française (DNF) quitte donc Toulon le 7 janvier 1942 sous le commandement du contre-amiral François de Penvers, faisant escale à Casablanca le 13 janvier avant de traverser l’Atlantique, arrivant à Rio de Janeiro le 21 janvier. Ouverts au public, les cinq navires remportent un très grand succès auprès des brésiliens qu’il s’agisse de simples visites ou de réceptions.

La DNF repart le 28 janvier direction Montevideo où elle fait escale du 29 janvier au 5 février 1942 avant de gagner le même jour Buenos Aires où la division reste mouillée jusqu’au 17 février 1942 quand elle appareille pour Valparaiso au Chili, arrivant à destination le 1er mars après une escale de deux jours les 20 et 21 février à Port Stanley, l’Elorn connaissant quelques ennuis mécaniques vite réparés.

La DNF fait escale dans la principale base chilienne du 17 au 29 mars 1942 avant une brève escale à Callao au Pérou du 30 mars au 2 avril puis à Guyaquil (Equateur) du 5 au 7 avril.

Elle franchit le canal de Panama le 9 avril et après une escale de ravitaillement à Fort de France les 14 et 15 avril, elle rentre à Toulon le 25 avril, le Jean de Vienne rentrant ensuite à Bizerte le 28 avril 1942. La DNF est dissoute le lendemain 29 avril 1942.

Le 22 septembre 1942, le pétrolier Elorn quitte Toulon en compagnie de la 1ère DT (torpilleurs légers Le Fier L’Entreprenant Le Farouche et L’Agile), de la 5ème DCT (Aigle Albatros Gerfaut) et des sous-marins de la 1ère DSM pour une série d’exercices menés jusqu’au 5 novembre, la petite force navale rentrant à Toulon le 6 novembre 1942.

Équipé d’un système de ravitaillement à la mer à l’été 1943, il participe aux tests du système de ravitaillement installé sur le contre-torpilleur Guépard (7 octobre 1943).

Du 10 novembre au 26 décembre 1943, l’Elorn est à la mer en compagnie de la 2ème DCT (Guépard Lion Bison) et de la 1ère DT pour une série d’exercice, le pétrolier ravitaillant à plusieurs reprises les trois contre-torpilleurs et les quatre torpilleurs légers.

Le 4 mars 1944, il ravitaille le Strasbourg et ses torpilleurs d’escadre Lansquenet et Fleuret engagés dans une série d’exercices pour leur permettre d’éviter la panne sèche avant de rentrer à Toulon le lendemain 5 mars 1944.

Du 21 juin au 12 août 1944, il est à nouveau échoué au bassin Vauban n°7 pour une remise en état générale doublée d’une modernisation avec l’embarquement d’un radar de navigation, d’une nouvelle DCA et de travaux sur le système de ravitaillement à la mer.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 30 août 1944, sortant pour essais les 31 août et 1er septembre et pour remise en condition du 3 au 17 septembre 1944.

Du 2 au 12 mars 1945, il participe à un entrainement commun avec le croiseur lourd Henri IV, le croiseur de classe Saint Louis assurant la protection antiaérienne du pétrolier.

Le 9 novembre 1945, l’Elorn quitte Toulon en compagnie du cuirassé Provence et du porte-avions Joffre, le cuirassé et le porte-avions étant escortés par leurs torpilleurs d’escorte Mameluk Casque L’Inconstant et le Lancier.

Après une escale à Bizerte du 12 au 16 novembre, la petite escadre manoeuvre dans le bassin oriental du 17 au 30 novembre avant une escale à Beyrouth, le port libanais accueillant un cuirassé, un porte-avions, un pétrolier et quatre torpilleurs.

Reprenant la mer le 1er décembre, le porte-avions lance des raids simulés contre Beyrouth, Tyr et Sidon protégés par le cuirassé qui repousse au cours de cet exercice la riposte de l’armée de l’air et l’exercice terminé le 12 décembre, l’escadre fait escale à Haïfa du 13 au 17 décembre, à Tunis du 19 au 22 décembre avant de rentrer à Toulon le 24 décembre 1945. L’Elorn assure lui ravitaillement des navires engagés pour leur éviter un retour au port.

Le 22 septembre 1946, l’Elorn quitte Toulon en compagnie de la 1ère DCT (Bruix D’Assas La Tour d’Auvergne) pour un entrainement de division au large des côtes africaines entre le Maroc et le Golfe de Guinée.

Après un ravitaillement au large du cap Juby le 27 septembre, les trois contre-torpilleurs effectuent une école à feux du 27 septembre au 1er octobre avant de rallier Dakar le 4 octobre après un nouveau ravitaillement auprès de l’Elorn.

Le Bruix, le D’Assas et le La Tour d’Auvergne effectuent un entrainement à l’escorte et à l’attaque de convois du 5 au 12 octobre. A tour de rôle, un contre-torpilleur protégeait l’Elorn contre l’attaque de deux contre-torpilleurs.

Après une escale à Dakar du 13 au 15 octobre, la 1ère DCT accompagnée par l’Elorn gagnent le Golfe de Guinée pour poursuivre leur entrainement. Le transit en direction de Conakry (où les quatre navires arrivent le 20 octobre) est l’occasion d’un entrainement à la défense aérienne à la mer.

Après donc une escale à Conakry (20 au 23 octobre), les trois contre-torpilleurs et le pétrolier font escale à Libreville du 25 au 28 octobre, à Pointe Noire du 30 octobre au 2 novembre, à Abidjan du 5 au 8 novembre, à Dakar pour ravitaillement le 12 novembre, à Casablanca du 16 au 21 novembre avant de rallier Toulon le 25 novembre 1946 après plus de deux mois loin de leur port d’attache.

Du 3 au 10 mars 1947, le pétrolier Elorn participe à un entrainement préparatoire à un exercice entre la Flotte de la Méditerranée et la Mediterranean Fleet en compagnie du cuirassé Alsace, du porte-avions Joffre, du croiseur lourd Henri IV, des croiseurs légers De Grasse et Jean de Vienne, des contre-torpilleurs Desaix Kléber et Marceau de la 12ème DCT, des torpilleurs d’escadre L’Inconstant Lancier Mousquet et Bombardier, les sous-marins Nivôse  Floréal Ile de Brehat ainsi que le PRE Liamone.

Le 12 mars, cette escadre baptisée force T quitte Toulon pour rallier La Valette afin de participer à «Cordial Agreement». A cette occasion, les britanniques mobilisent les cuirassés Nelson et Rodney, le porte-avions Indomitable, les croiseurs légers Belfast et Newcastle, six destroyers et quatre sous-marins.

Cet exercice bilatéral à lieu du 16 au 20 mars avant que les deux escadres ne rallient le lendemain 21 mars les atterrages de la Tunisie, des îlots désertiques de la côte tunisienne servant de cible aux canons de 406,380, 203,152,130 et 120mm dans un bruyant concert sans parler des avions embarqués qui utilisent bombes et roquettes.

Les trois cuirassés, les deux porte-avions, les quatre croiseurs légers, le croiseur lourd, les neuf destroyers, les pétroliers et les sous-marins font ensuite escale à Bizerte où ils sont passés en revue par le résident général en Tunisie avant de se séparer le lendemain 22 mars, les navires français rentrant à Toulon le 24 mars 1947 au matin  sauf le Jean de Vienne resté à Bizerte son port d’attache.

Le 3 mai 1947, le pétrolier Elorn quitte Toulon en soutien de la 9ème DCT (Le Fantasque L’Audacieux et Le Malin) pour un entrainement de division au large du Sénégal.

Les trois contre-torpilleurs effectuent ainsi la traversée Toulon-Dakar sans escale, arrivant à destination le 12 mai pour un entrainement de division exécuté du 15 mai au 30 juin 1947, les trois contre-torpilleurs et le pétrolier quittent Dakar le 1er juillet, se ravitaillent le 5 à Casablanca avant de rentrer à Toulon le 10 juillet 1947.

Du 12 juillet au 30 août 1947, l’Elorn est échoué dans le bassin n°3 du Missiessy pour un nouveau grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 16 septembre, sortant pour essais les 17 et 18 septembre puis pour remise en condition du 20 septembre au 3 octobre 1947.

Le 2 mars 1948, l’Elorn quitte Toulon en compagnie du cuirassé Richelieu, des torpilleurs d’escadre Corsaire et Flibustier, des croiseurs légers de la 6ème DC ( De Grasse Chateaurenault Guichen) et  des contre-torpilleurs Le Fantasque L’Audacieux et Le Malin de la 9ème DCT. L’entrainement occupe les navires concernés du 2 mars au 4 mai, la petite escadre faisant escale à Bizerte du 5 au 12 mai 1948 avant de rentrer à Toulon le 15 mai 1948.

Le 5 septembre 1948, le pétrolier Elorn était à quai à Toulon.

Le Var

Le Var

Le Var

Le Var  est construit dans le même chantier que l’Elorn à savoir les chantiers Deutsche Werft de Hambourg. Lancé le 17 mars 1931, il est armé à Cherbourg et admis au service actif le 15 novembre 1931 entamant les rotations entre la France et les puits de pétrole notament ceux du Caucase. Il subit un grand carénage à Cherbourg du 15 juillet au 10 novembre 1939, manquant donc une grande partie de la guerre de Pologne

En septembre 1940, il est basé à Brest, soutenant la Flotte de l’Atlantique notamment la 1ère Escadre et la 3ème Escadre Légère, ravitaillant les navires à flot et à couple en attendant de pouvoir le faire à couple, en route et en haute mer.

Du 25 juin au 5 septembre 1942, le Var est échoué dans le bassin n°4 du Salou pour un grand carénage qui combine remise en état complète et modernisation avec l’installation d’un système de ravitaillement à la mer. Armé pour essais le 15 septembre, il effectue ses essais réglementaires les 16 et 17 septembre puis sa remise en condition du 19 au 30 septembre 1942.
Le 12 octobre 1942, les trois croiseurs légers de la 4ème DC franchissent le Goulet de la rade de Brest pour gagner la haute mer en compagnie du Var qui ravitailla à trois reprises La Gloire, le Georges Leygues et le Montcalm entre le 12 et le 29 octobre. Il assura également à nouveau leur ravitaillement durant leur deuxième phase d’entrainement du 4 au 17 novembre.

Le 20 février 1943, le Var quitte Brest en compagnie du Jean Bart et des torpilleurs d’escadre L’Opiniâtre et l’Aventurier pour une croisière en Amérique Centrale sur le modèle de celle de la DNF en Amérique du Sud un an plus tôt.

La petite escadre traverse l’Atlantique, faisant escale à Jacksonville en Floride du 28 février au 2 mars, à La Havane du 5 au 8 mars, à Kingston du 9 au 14 mars, à Veracruz (Mexique) du 21 au 25 mars et Colon (Panama) du 27 mars au 2 avril. La petite escadre prend alors le chemin du retour, faisant escale à Fort de France les 8 et 9 avril avant de rallier Brest le 16 avril 1943.

Le 14 juillet 1943, le Var participe à une revue navale au large de Saint-Malo en compagnie des trois croiseurs légers de la 4ème DC. Ils rallient ensuite Le Havre pour une escale du 16 au 21 juillet avant une série d’exercices du 22 juillet au 5 août, le pétrolier participant aux exercices tout en assurant le ravitaillement en mazout des trois «7600 tonnes». Après une nouvelle au Havre du 6 au 10 août, la petite escadre rentre à Brest le 12 août 1943.

Du 2 au 12 septembre 1943, le croiseur léger La Gloire s’entraine dans le Golfe de Gascogne et bénéficie du soutien du Var qui délivre les tonnes de mazout nécessaires au bon fonctionnement des chaudières. Les deux navires font escale à Saint-Nazaire du 13 au 16 septembre avant de rentrer à Brest le 17.

Le 29 septembre 1943, le Var quitte Brest et le lendemain ravitaille le croiseur léger La Gloire et les contre-torpilleurs Jaguar Léopard Chacal de la 1ère DCT. Du 13 au 15 octobre, il mouille en baie de Douarnenez où il sert de station service flottante au profit de la 1ère DCT et de la 4ème DC. Il rentre à Brest le lendemain 16 octobre 1943.

le 1er février 1944, le Var quitte Brest en compagnie des contre-torpilleurs Milan Epervier et Vautour de la 6ème DCT pour un entrainement aux Antilles. Ce choix était dicté par la volonté de sortir les équipages de la routine de la mer d’Iroise et du Golfe de Gascogne. Les quatre navires arrivent à Fort de France le 9 février et y retrouvent l’aviso colonial Bougainville et le pétrolier Loing.

Le Var et la 6ème DCT s’entrainent avec ses deux navires du 11 février au 4 mars. Les navires venus de Brest quittent la Martinique le 5 mars pour rallier Cayenne le 9 mars, effectuant un exercice commun avec l’aviso-colonial Lapérouse du 10 au 17 mars.

Après une nouvelle escale à Cayenne du 18 au 21 mars, les quatre navires venus de Brest traversent l’Atlantique direction Dakar où ils arrivent le 27 mars pour une école à feu à Rufisque du 29 mars au 7 avril, le pétrolier en profitant pour recompléter ses soutes. Ils quittent Dakar le 8 avril, font escale à Lisbonne du 12 au 15 avril avant de rentrer à Brest le 18 avril 1944.

Du 13 mars au 20 avril 1945, il est échoué dans le bassin n°3 de l’Arsenal de Brest pour un nouveau grand carénage.

Outre une remise en état complète, il reçoit enfin une DCA moderne. Après des travaux complémentaires à quai, le Var est armé pour essais le 1er mai, effectuant ses essais réglementaires les 2 et 3 mai puis sa remise en condition du 5 au 17 mai.

Le 15 octobre 1946, le Var quitte Brest pour prendre position dans le Golfe de Gascogne afin de soutenir la 4ème DC, les 3ème (Bugeaud du Chayla Dupetit-Thouars) et 6ème DCT (Vautour Epervier Milan) engagés du 16 au 27 octobre dans une série de joutes nautiques.

Le pétrolier les ravitaille à la mer avant de recompléter ses soutes au Verdon où d’autres pétroliers souvent civils déchargeaient du mazout venu des Etats-Unis à moins que le mazout ait été produit en France. Le Var va également ravitailler les navires sus-nommés lors d’une nouvelle phase d’entrainement du 28 octobre au 21 novembre, tous les navires rentrant à Brest le lendemain 22 novembre 1946.

Le 28 février 1947 et à nouveau le 11 mars, les trois contre-torpilleurs de la 3ème DCT se ravitaillent auprès du Var.

Le 18 juin 1947, le pétrolier Var ravitaille à la fois les croiseurs légers Georges Leygues et Montcalm engagés dans un raid amphibie contre l’île d’Ouessant puis le cuirassé Gascogne et ses torpilleurs d’escorte Durandal et Dague.

Du 1er février au 4 mars 1948, le Var est échoué au bassin n°3 de l’Arsenal de Brest pour un nouveau grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 22 mars, sortant pour essais les 23 et 24 mars puis pour remise en condition du 26 mars au 4 avril 1948.

Le 5 septembre 1948, il au mouillage en rade de Brest, prêt à appareiller au sein du convoi transportant le CEFAN. Il doit assurer le ravitaillement des navires de transport et des escorteurs.

Caractéristiques Techniques de la classe Mékong

Déplacement : standard 5482 tW pleine charge 15150 tonnes 9600 tonnes de port en lourd

Dimensions : longueur hors tout 148.58m longueur entre perpendiculaires 139m largeur 18.81m tirant d’eau : 7.92m

Propulsion : deux diesels Burmeister & Wain 6300P 4 temps et 6 cylindres développant 4850ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 13.5 noeuds autonomie 11500 miles nautiques à 13.5 noeuds

Capacités : 24 citernes pouvant embarquer 11169 mètres cubes, citernes réparties entre 6 tanks transversaux divisés en 3 citernes. Deux pompes à vapeur pouvant absorber 300 tonnes par heure.

Armement : deux canons de 100mm modèle 1925; deux canons de 37mm modèle 1925 et 2 mitrailleuses de 8mm (1939-40) deux canons de 100mm modèle 1925 et huit canons de 37mm Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles (1948)

Equipage : 6 officiers et 72 hommes en temps de paix, 8 officiers et 87 hommes en temps de guerre

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11-Torpilleurs d’escadre (35)

Le Flibustier

Le torpilleur d'escadre Le Flibustier en achèvement à flot

Le torpilleur d’escadre Le Flibustier en achèvement à flot

-Le Flibustier est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) installés à La Seyne sur Mer (Var) le 11 mars 1938 et lancé le 14 décembre 1939 avant de subir une période d’armement à flot.

Le 8 septembre 1940, le Flibustier quitte La Seyne sur Mer, traversant la rade pour rallier Toulon afin de remplir ses soutes pour rallier son port d’armement en l’occurence Lorient. Le torpilleur d’escadre quitte Toulon le 9 septembre 1940, fait escale à Casablanca du 13 au 17 septembre avant de rallier Lorient le 20 septembre 1940, quatre jours après son compère Corsaire.

Le torpilleur d’escadre Le Flibustier est officiellement admis au service actif le 18 janvier 1941.

Le Flibustier et le Corsaire quittent Lorient le 19 janvier pour rallier le port belge d’Anvers le 21 où ils retrouvent le cuirassé Richelieu qui était alors en pleine traversée de longue durée avant son admission au service actif.

Les trois navires sont ainsi à  Rotterdam du 23 au 25 janvier, à Bergen du 28 janvier au 2 février, à Aberdeen du 5 au 8 février, à Douvres du 13 au 15 février, à Southampton du 19 au 21 février avant un retour à Brest le 23 février 1941.

Les torpilleurs d’escadre Flibustier et Corsaire quittent Brest le 1er mars en compagnie du Richelieu, les trois navires ralliant Toulon le 14 mars après des escales à Bordeaux, Lisbonne et Casablanca.

Le cuirassé étant indisponible du 23 août au 5 octobre 1941, les deux torpilleurs vont se partager la période d’indisponibilité pour leur entretien et les permissions d’été de l’équipage.

Le Flibustier après avoir effectué une école à feux du 25 août au 4 septembre, fait escale à La Ciotat du 5 au 8 septembre avant de rentrer à Toulon le lendemain 9 septembre 1941.
Il est ensuite indisponible du 14 septembre au 5 octobre, sortant pour essais du 6 au 9 octobre et pour remise en condition du 11 au 25 octobre en compagnie du Richelieu et du Corsaire, le cuirassé et ses deux torpilleurs d’escadre faisant escale à Nice du 26 au 30 octobre puis à Marseille du 1er au 4 novembre, rentrant à Toulon le lendemain 5 novembre 1941.

Le Flibustier et le Corsaire vont participer à la croisière de la Division Navale Française (DNF) en Amérique du Sud, la DNF quittant Toulon le 7 janvier 1942 et rentrant dans le Var le 25 avril 1942, les deux torpilleurs passant au bassin pour inspection et entretien après un tel périple.

Le Flibustier est ainsi mis au sec du 11 au 22 mai, sortant pour essais du 23 au 26 mai puis pour remise en condition du 28 mai au 7 juin en compagnie du Corsaire, les deux torpilleurs d’escadre   rentrant à Toulon le lendemain 8 juin 1942.

Après une école à feux du 13 au 19 juin, les torpilleurs Flibustier et Corsaire participent aux essais (23 juin au 2 juillet) et à la remise en condition (3 au 21 juillet) du Richelieu, les deux torpilleurs d’escadre étant ensuite indisponible pour permissions d’été de l’équipage du 22 juillet au 17 août 1942. Le Flibustier et le Corsaire sortent pour essais et remise en condition du 18 au 30 août et du 2 au 12 septembre.

Les torpilleurs d’escadre Flibustier et Corsaire accompagnent ensuite le Richelieu dans une école à feux au polygone de Rufisque, les trois navires quittant Toulon le 14 septembre, arrivant  à Dakar le  27, s’exerçant du 1er au 23 octobre, quittant Dakar le 1er novembre pour rentrer à Toulon le 17 novembre via Casablanca et Gibraltar.

Du 12 janvier au 18 mai 1943, le Richelieu est immobilisé à Toulon pour un grand carénage, laissant le Flibustier et le Corsaire sans navire à protéger.

Les deux torpilleurs ne vont pas pour autant rester à quai et vont multiplier les sorties d’entrainement, des sorties comparables à des «entrainement de division». Les deux torpilleurs d’escadre sont ainsi à la mer du 15 janvier au 10 mars et du 21 mars au 1er mai 1943.

Après une école à feux du 8 au 15 mai et une escale à Sète du 16 au 19 mai, les torpilleurs Flibustier et Corsaire rentrent à Toulon le 20, participant  ensuite aux essais (21 au 27 mai) et à la remise en condition (3 au 27 juin) du cuirassé après son petit carénage.

Le Flibustier et le Corsaire sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 28 juin au 17 juillet, sortant pour essais du 18 au 20 juillet et pour remise en condition du 22 juillet au 6 août 1943.

Le 15 janvier 1944, le Richelieu quitte Toulon pour subir un grand carénage à Brest et ce jusqu’au 18 novembre, étant mis au bassin du 24 janvier au 2 octobre. Les deux torpilleurs suivent le cuirassé et vont donc être déployés à Brest durant l’immobilisation du cuirassé.

Ils vont eux aussi subir un grand carénage, le premier de leur carrière. Alors que le Corsaire est immobilisé pour grand carénage, le Flibustier sort pour entrainement, effectuant une école à feux du 27 janvier au 3 février, faisant escale à Lorient du 4 au 8 février avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 9 au 16 février, le torpilleur rentrant à Brest le lendemain 17 février 1941.

Le Flibustier subit ensuite à son tour un grand carénage, étant échoué au bassin Tourville du 21 février au 18 mars.

Outre une remise en état totale, le torpilleur d’escadre reçoit une suite électronique complète avec un Asdic, un radar de navigation et un radar de veille combinée. Sa DCA est également modernisée avec la modification des tourelles de 130mm pour tirer contre avions et un renforcement de la défense contre-avions légère, le Flibustier sortant avec dix canons de 37mm Schneider modèle 1941 en cinq affûts doubles modèle 1943.

Remis à flot le 18 mars, il subit une période de travaux complémentaires à quai avant d’être armé pour essais le 29 mars. Il sort pour ses essais réglementaires du 30 mars au 2 avril puis pour sa remise en condition du 4 au 18 avril à chaque fois en compagnie de son sister-ship Corsaire, les deux navires faisant escale à Lorient du 19 au 23 avril, à Saint Nazaire du 24 au 28 avril et à La Pallice du 29 avril au 3 mai, rentrant à Brest le lendemain.

Alors que le Richelieu est toujours immobilisé pour grand carénage, ses deux torpilleurs d’escadre poursuivent leur carrière opérationnelle en sortant pour entrainement du 11 mai au 12 juin 1944, date de leur retour à Brest.

Le Flibustier sort pour école à feux du 16 au 24 juin, faisant escale à Saint-Malo du 25 au 30 juin avant de rentrer à Brest le lendemain.

Le Flibustier est indisponible pour permissions de l’équipage du 5 au 26 juillet, sortant pour essais du 27 au 30 juillet et pour remise en condition du 1er au 15 août, à chaque fois en compagnie du Corsaire, les deux navires rentrant à Brest le lendemain 16 août 1944.

Le Flibustier et le Corsaire sortent à nouveau pour entrainement du 23 août au 13 octobre puis du 20 octobre au 8 novembre, les deux navires faisant escale à Lorient du 9 au 13 novembre, rentrant le lendemain  à Brest.

Le Flibustier et le Corsaire participent ensuite aux essais (21 novembre au 3 décembre) et à la remise en condition (12 au 24 décembre) du Richelieu dans le Golfe de Gascogne avant une remise en condition au large de l’AOF du 11 janvier au 27 février.

Le cuirassé et les deux torpilleurs quittent l’AOF le 1er mars 1945, font escale à Casablanca du 4 au 7 mars avant de gagner Brest le 10 mars pour débarquer ses Dewoitine HD-780 de chasse. Après ravitaillement, ils cinglent sur Toulon, fait escale à Gibraltar du 13 au 15 mars avant de rentrer à destination le 18 mars 1945.

Du 24 mai au 10 juillet 1945, les deux torpilleurs d’escadre participent à la croisière de représentation du cuirassé Richelieu en Afrique du Nord.

Le Flibustier sort pour entrainement au combat antisurface du 18 au 27 juillet puis pour entrainement à la défense aérienne à la mer du 30 juillet au 4 août, rentrant le lendemain à Toulon pour sa période d’indisponibilité estivale qui s’étend du 6 au 27 août, le Flibustier sortant pour essais du 28 au 31 août et pour remise en condition du 2 au 12 septembre en compagnie du Corsaire (pleinement opérationnel) et du Richelieu (qui venait d’achever sa période d’indisponibilité estivale).

Après une escale à Bastia du 13 au 17 septembre, le cuirassé et ses deux torpilleurs d’escorte reprennent la mer pour un entrainement au combat de nuit du 18 au 23 septembre puis après ravitaillement auprès de l’Adour enchainent par un entrainement à la défense aérienne du mer du 24 septembre au 4 octobre, rentrant à Toulon le 10 après une escale à Nice du 5 au 9 octobre.

Du 17 janvier au 8 février 1946, le Richelieu subit un petit carénage à Toulon, laissant les torpilleurs Flibustier et Corsaire sortir seuls du 20 au 31 janvier pour un entrainement au combat antisurface, les deux navires faisant escale à La Ciotat du 1er au 4 février avant de rallier Toulon le lendemain le .

Le Corsaire et Le Flibustier sortent ensuite pour les essais (9 au 12 février) du Richelieu avant de reprendre une activité habituelle.

Le Flibustier et le Corsaire sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 5 au 26 juillet, sortant pour essais du 27 au 30 juillet puis pour remise en condition du 1er au 16 août, les trois navires rentrant le lendemain à Toulon.

Du 29 octobre au 10 novembre 1946, le Richelieu indisponible après un entrainement au large de Dakar et ses deux torpilleurs subissent également une période d’entretien à flot.

Le Flibustier commence l’année 1947 en accompagnant le Richelieu dans un entrainement aviation du 5 au 15 janvier avant une escale à Nice du 16 au 20 janvier et un entrainement à la défense aérienne à la mer du 21 au 31 janvier, rentrant à Toulon le lendemain 1er février.

Le 5 février 1947, des émeutes antifrançaises frappent la ville d’Iskenderun, l’ancienne Alexandretta du temps de la domination française faisant quatre morts. La marine nationale décide d’effectuer une démonstration de force pour mettre la pression sur le gouvernement turc qui se montrera d’abord réticent à réprimer ses émeutes.

Le Flibustier va donc accompagner le Richelieu dans cette démonstration de force qui verra cette puissante escadre française rester sur zone du 12 au 27 février 1947, envoyant un signal fort et clair aux autorités turques.  Après une escale à Beyrouth du 28 février au 3 mars 1947, cette escadre occasionnelle rentre à Toulon le 7 mars 1947.

Le Flibustier subit à son tour son grand carénage, étant échoué au bassin Vauban n°6 du 9 mars au 20 avril. Armé pour essais le 25 avril, le torpilleur d’escadre effectue ses essais réglementaires du 26 au 29 avril avant de rallier Nice le 1er mai où il retrouve le Richelieu et le Corsaire. Les trois navires sortent pour sa remise en condition du 5 au 21 mai, le cuirassé et ses deux torpilleurs rentrant à Toulon le lendemain.

Les torpilleurs Casque et Flibustier participent à la revue navale du 14 juillet 1947 en compagnie de leur protégé. Profitant de la période d’indisponibilité du Richelieu (2 août au 14 septembre), le Flibustier et le Corsaire sont indisponibles du 2 au 23 août, sortant pour essais et remise en condition du 25 août au 12 septembre, date de leur retour à Toulon.

Le 16 septembre 1947, le Richelieu quitte Toulon pour rallier Dakar le 23 septembre. Le 25 septembre, il entame son école à feux mais le 27 septembre, le canon de 380mm n°2 (tourelle I) explose tuant ou blessant ses servants (bilan final : 9 morts et 24 blessés graves). Le cuirassé regagne Dakar le 29 septembre où les corps sont débarqués et transportés en France. Le cuirassé arrive à Brest le 7 octobre 1947 et est en travaux jusqu’au 17 décembre.

Durant l’immobilisation de leur protégé, les torpilleurs Flibustier et Corsaire sortent pour entrainement du 10 au 25 octobre avec école à feux et entrainement au combat antisurface puis à nouveau du 2 au 12 novembre pour un entrainement à la défense aérienne à la mer et du 20 novembre au 2 décembre pour un entrainement à la lutte ASM contre le sous-marin Casabianca.

Après une période d’entretien à flot du 3 au 12 décembre, les deux torpilleurs d’escadre participent aux essais du Richelieu du 19 au 31 décembre 1947, quittant Brest en sa compagnie le 4 janvier pour rallier Toulon le 12 janvier 1948.

Le Richelieu étant immobilisé pour entretien à flot du 18 mai au 12 juin, les deux torpilleurs subissent également des travaux mais seulement du 19 au 31 mai, sortant ensuite pour entrainement du 1er au 10 juin, date de leur retour à Toulon.

Les deux torpilleurs d’escadre participent ensuite aux essais et à la remise en condition du 18 au 30 juin du Richelieu avant de l’accompagner à Rufisque du 17 au 30 juillet, le cuirassé parti avec ses torpilleurs de Toulon le 3 juillet y rentrant le 12 août.

Le 20 août, le cuirassé Richelieu est armé aux effectifs de guerre, recevant une peinture plus discrète avec des consignes de discrétion lumineuse maximales, tout comme naturellement ses torpilleurs d’escorte. Ils sortent pour amariner les réservistes et les rappelés du 21 au 30 août, faisant escale à Nice du 31 août au 3 septembre, rentrant à Toulon le 4 septembre 1948.

Caractéristiques techniques de la classe Le Hardi

Déplacement : 1772 tW en charge normale (soit 1797 tonnes métriques), 1982.40 tonnes en surcharge qui peut atteindre au maximum 2577.40 tonnes.

Dimensions :  longueur hors tout : 117.20m longueur entre perpendiculaires 111.59m largeur au fort : 11.10m largeur à la flottaison : 11.06m tirant d’eau avant au déplacement normal : 2.99m tirant d’eau arrière au déplacement normal : 3.79m tirant d’eau arrière au déplacement en charge 4.20m

Propulsion :  deux groupes de turbines (Rateau pour les torpilleurs Fleuret Epée Lansquenet Le Flibustier;Parson pour les Le Hardi Mameluk Casque Le Corsaire)  composées pour chacun d’une turbine à haute pression, d’une turbine à moyenne pression, d’une turbine à basse pression plus une turbine de croisière.

Elles sont alimentées en vapeur par quatre chaudières Sural-Penhoët à foyer sous pression timbrées à 35kg/cm² avec une température de surchauffe de 385°.

La puissance dévellopée peut varier de 58000 à 66000ch. Après réducteur, les turbines entrainent deux hélices tripales de 3.3m de diamètre

Performances : vitesse maximale théorique 37 noeuds vitesse maximale en service courant 34 noeuds distance franchissable 1900 miles nautiques à 25 noeuds, 3100 miles nautiques à 10 noeuds

Armement :

(Configuration originelle) :

6 canons de 130mm (5.1 pouces) modèle 1932 répartis en deux tourelles doubles (une avant et deux arrières) modèle 1935; deux canons de 37mm Contre-Avions Simples (CAS) modèle 1925;quatre mitrailleuses de 13.2mm Hotchkiss modèle 1929 en deux affûts doubles; Sept tubes lance-torpilles de 550mm en une plate-forme axiale triple et deux plate-formes latérales doubles; deux grenadeurs de sillage avec six grenades Guiraud modèle 1922 de 260kg avec une charge militaire composée de 200kg de tolite et Drague type C

(Configuration septembre 1948) :

Les tourelles doubles de 130mm ont toutes été modifiées contre avions, devenant les tourelles modèle 1935 modifié 1943 (mod 1935/43); la DCA légère à été portée à dix canons de 37mm Schneider modèle 1941 en cinq affûts doubles modèle 1943 et des grenades ASM plus légères embarquées.

Equipage :  187 officiers et marins

11-Torpilleurs d’escadre (34)

Le Corsaire

Le torpilleur d'escadre Le Corsaire en achèvement à flot

Le torpilleur d’escadre Le Corsaire en achèvement à flot

-Le Corsaire est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) installés à La Seyne sur Mer le 31 mars 1938 et lancé le 14 novembre 1939 avant de connaître une période d’achèvement à flot qui s’achève le 5 septembre 1940 quand il traverse la rade pour se ravitailler en carburant.

Il met alors cap sur Lorient, faisant escale à Casablanca du 9 au 13 septembre avant de rallier Lorient le 16 septembre 1940 où il est rejoint peu après par son sister-ship Flibustier.

Le torpilleur d’escadre Le Corsaire est officiellement admis au service actif le 18 janvier 1941

Le Corsaire et le Flibustier quittent Lorient le 19 janvier pour rallier le port belge d’Anvers le 21 retrouvant leur protégé, le cuirassé Richelieu qui était alors en pleine traversée de longue durée avant son admission au service actif.

Les trois navires sont ainsi à  Rotterdam du 23 au 25 janvier, à Bergen du 28 janvier au 2 février, à Aberdeen du 5 au 8 février, à Douvres du 13 au 15 février, à Southampton du 19 au 21 février avant un retour à Brest le 23 février 1941.

Les torpilleurs d’escadre Corsaire et Flibustier quittent Brest le 1er mars en compagnie du Richelieu, les trois navires ralliant Toulon le 14 mars après des escales à Bordeaux, Lisbonne et Casablanca.

Comme leurs six autres sister-ships, les torpilleurs Corsaire et Flibustier vont suivre le Richelieu comme son ombre pour lui offrir une protection ASM, une protection antisurface et antiaérienne rapprochée.

Les deux torpilleurs d’escadre accompagnent ainsi le Richelieu à son école à feux à Rufisque du 20 juillet au 22 août (date du départ et du retour à Toulon).

Le cuirassé étant indisponible du 23 août au 5 octobre 1941, les deux torpilleurs vont se partager la période d’indisponibilité.

Le Corsaire est ainsi indisponible du 23 août au 13 septembre pour entretien et permissions de l’équipage, sortant pour essais du 14 au 17 septembre puis pour remise en condition du 19 septembre au 3 octobre.

Le Corsaire participe ensuite aux essais (6 au 9 octobre) et à la remise en condition (11 au 25 octobre) du cuirassé et de son compère Flibustier, le cuirassé et ses deux torpilleurs d’escadre faisant escale à Nice du 26 au 30 octobre puis à Marseille du 1er au 4 novembre, rentrant à Toulon le lendemain 5 novembre 1941.

Le Corsaire et le Flibustier vont participer à la croisière de la Division Navale Française (DNF) en Amérique du Sud, la DNF quittant Toulon le 7 janvier 1942 et rentrant dans le Var le 25 avril 1942, les deux torpilleurs passant au bassin pour inspection et entretien après un tel périple.

Le Corsaire est ainsi échoué au bassin Vauban (n°6) du 30 avril au 10 mai pour inspection, grattage et peinture de la coque sans oublier des travaux de maintenance courant qui avaient été perturbés par la croisière.

Il sort pour essais du 11 au 15 mai puis pour remise en condition du 17 au 21 mai, retrouvant ensuite son compère Flibustier pour ses essais du 23 au 26 mai puis pour sa remise en condition du 28 mai au 7 juin, rentrant à Toulon le lendemain 8 juin 1942.

Après une école à feux du 13 au 19 juin, les torpilleurs Corsaire et Flibustier participent aux essais (23 juin au 2 juillet) et à la remise en condition (3 au 21 juillet) du Richelieu, les deux torpilleurs d’escadre étant ensuite indisponible pour permissions d’été de l’équipage du 22 juillet au 17 août 1942. Le Corsaire et le Flibustier sortent pour essais et remise en condition du 18 au 30 août et du 2 au 12 septembre.

Durant cette immobilisation estivale, le Corsaire comme le Flibustier voient leur DCA être modernisée, les canons de 37mm modèle 1925 et les mitrailleuses de 13.2mm modèle 1929 sont remplacés par six canons de 37mm Schneider modèle 1941 en trois affûts doubles modèle 1943 et deux canons de 25mm modèle 1939-40 en affûts simples.

Les torpilleurs d’escadre Corsaire et Flibustier accompagnent ensuite le Richelieu dans une école à feux au polygone de Rufisque, les trois navires quittant Toulon le 14 septembre, arrivant  à Dakar le  27 septembre, s’exerçant du 1er au 23 octobre, quittant Dakar le 1er novembre pour rentrer à Toulon le 17 novembre via Casablanca et Gibraltar.

Du 12 janvier au 18 mai 1943, le Richelieu est immobilisé à Toulon pour un grand carénage, laissant le Corsaire et le Flibustier sans navire à protéger.

Les deux torpilleurs ne vont pas pour autant rester à quai et vont multiplier les sorties d’entrainement, des sorties comparables à des «entrainement de division» que mènent leurs prédécesseurs Bourrasque et l’Adroit.

Le Corsaire et le Flibustier effectuent une école à feux du 15 au 22 janvier, faisant escale à Port-Vendres du 23 au 27 janvier avant un entrainement de défense aérienne à la mer du 28 janvier au 3 février et une escale à Marseille du 4 au 10 février.

Après un entrainement au combat antisurface du 11 au 20 février, les deux torpilleurs font escale à Tanger du 21 au 25 février avant un entrainement anti-sous-marin, le sous-marin Minerve de la 12ème DSM servant de plastron aux torpilleurs du 26 février au 4 mars, les deux torpilleurs et le sous-marin faisant escale à Oran du 5 au 9 mars, les deux torpilleurs rentrant à Toulon le 10 mars 1943.

Le Corsaire et le Flibustier sortent à nouveau pour entrainement à partir du 21 mars, les deux torpilleurs effectuant une école à feux du 21 au 29 mars avant une escale à Sète du 30 mars au 2 avril avant un entrainement au combat antisurface du 3 au 10 avril, une escale à Calvi du 11 au 15 avril avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 16 au 22 avril, les deux torpilleurs mouillant aux salins d’Hyères du 23 au 30 avril avant de rentrer le lendemain 1er mai 1943 à Toulon.

Les deux torpilleurs escortant en temps normal le Richelieu sortent pour une école à feux du 8 au 15 mai, faisant escale à Sète du 16 au 19 mai avant de rentrer à  Toulon le lendemain 20 mai. Ils participent ensuite aux essais (21 au 27 mai) et à la remise en condition (3 au 27 juin) du cuirassé après son petit carénage.

Le Corsaire et le Flibustier sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 28 juin au 17 juillet, sortant pour essais du 18 au 20 juillet et pour remise en condition du 22 juillet au 6 août 1943.
Le 15 janvier 1944, le Richelieu quitte Toulon pour subir un grand carénage à Brest jusqu’au 18 novembre. Les deux torpilleurs suivent le cuirassé et vont donc être déployés en Bretagne durant l’immobilisation du cuirassé.

Ils vont eux aussi subir un grand carénage, le premier de leur carrière. Le Corsaire à peine arrivé à Brest débarque ses munitions, vidange ses soutes avant d’être échoué au bassin Tourville du 23 janvier au 20 février 1944.

Outre une remise en état complète, le torpilleur d’escadre reçoit une suite électronique complète avec un Asdic, un radar de navigation et un radar de veille combinée. Sa DCA est également modernisée avec la modification des tourelles de 130mm pour tirer contre avions et un renforcement de la défense contre-avions légère, le Corsaire sortant avec dix canons de 37mm Schneider modèle 1941 en cinq affûts doubles modèle 1943.

Le Corsaire est armé pour essais le 2 mars 1944, sortant aux essais du 2 au 5 mars puis pour remise en condition du 7 au 21 mars, rentrant le lendemain à Brest. Il participe ensuite aux essais (30 mars au 2 avril) et à la remise en condition (4 au 18 avril) du Flibustier qui l’avait remplacé dans le bassin Tourville, les deux navires faisant escale à Lorient du 19 au 23 avril, à Saint-Nazaire du 24 au 28 avril et à La Pallice du 29 avril au 3 mai, rentrant à Brest le lendemain.

Le Corsaire et le Flibustier quittent Brest le 11 mai 1944 pour une école à feux jusqu’au 18 mai quand les deux navires font escale à Lorient du 19 au 22. Après un entrainement à la défense aérienne à la mer du 23 au 30 mai, les deux torpilleurs font relâche à Nantes du 31 mai au 3 juin avant un entrainement antisurface du 4 au 11 juin, les deux navires rentrant à Brest le lendemain.

Le Corsaire est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 13 juin au 4 juillet 1944, sortant pour essais du 5 au 8 juillet puis pour remise en condition du 10 au 24 juillet. Il participe ensuite aux essais (27 au 30 juillet) et à la remise en condition (1er au 15 août) du Flibustier, les deux navires rentrant à Brest le lendemain.

Le 23 août 1944, les torpilleurs Corsaire et Flibustier appareillent pour un nouvel entrainement avec une école à feux du 23 au 30 août avant une escale à Lorient du 31 août au 3 septembre et un entrainement au combat antisurface du 4 au 12 septembre.

Après une escale à Biaritz du 13 au 17 septembre, les deux torpilleurs subissent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 18 au 27 septembre, faisant escale à La Pallice du 28 septembre au 2 octobre avant un entrainement ASM avec le sous-marin Sfax du 3 au au 13 octobre, date à laquelle les deux torpilleurs rentrent à Brest.

Le Corsaire et le Flibustier sont à nouveau à la mer pour une école à feux du 20 au 27 octobre puis pour un entrainement à la défense aérienne du 29 octobre au 8 novembre, faisant escale à Lorient du 9 au 13 novembre, rentrant le lendemain  à Brest.

Le Corsaire et le Flibustier participent ensuite aux essais (21 novembre au 3 décembre) et à la remise en condition (12 au 24 décembre) du Richelieu dans le Golfe de Gascogne avant une remise en condition au large de l’AOF du 11 janvier au 27 février.

Le cuirassé et les deux torpilleurs quittent l’AOF le 1er mars 1945, font escale à Casablanca du 4 au 7 mars avant de gagner Brest le 10 mars pour débarquer ses Dewoitine HD-780 de chasse. Après ravitaillement, ils cinglent sur Toulon, fait escale à Gibraltar du 13 au 15 mars avant de rentrer à destination le 18 mars 1945.

Du 24 mai au 10 juillet 1945, les deux torpilleurs d’escadre participent à la croisière de représentation du cuirassé Richelieu en Afrique du Nord.

Alors que le Richelieu connait sa période d’indisponibilité estivale (15 juillet au 27 août), le Corsaire est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 15 juillet au 5 août, sortant aux essais du 6 au 9 août et pour remise en condition du 11 au 25 août.

Le Corsaire participe ensuite aux essais (28 au 31 août) et à la remise en condition (2 au 12 septembre) du Flibustier et du Richelieu. Après une escale à Bastia du 13 au 17 septembre, ils reprennent la mer pour un entrainement au combat de nuit du 18 au 23 septembre puis après ravitaillement auprès de l’Adour, un entrainement à la défense aérienne du mer du 24 septembre au 4 octobre, rentrant à Toulon le 10  après une escale à Nice du 5 au 9 octobre.

Du 17 janvier au 8 février 1946, le Richelieu subit un petit carénage à Toulon, laissant les torpilleurs Casque et Flibustier sortir seuls du 20 au 31 janvier pour un entrainement au combat antisurface, les deux navires faisant escale à La Ciotat du 1er au 4 février avant de rallier Toulon le lendemain. Le Corsaire et Le Flibustier sortent ensuite pour les essais (9 au 12 février) du Richelieu avant de reprendre une activité habituelle.

Le Corsaire et le Flibustier sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 5 au 26 juillet, sortant pour essais du 27 au 30 juillet puis pour remise en condition du 1er au 16 août, les trois navires rentrant le lendemain à Toulon.

Du 29 octobre au 10 novembre 1946, le Richelieu est indisponible après un entrainement au large de Dakar et ses deux torpilleurs subissent également une période d’entretien.

Le Corsaire commence l’année 1947 par un grand carénage. Il débarque ses munitions et vidange ses soutes avant d’être échoué au bassin Vauban n°6 du 5 janvier au 12 février 1947 pour une remise en état complète et une modernisation de l’électronique.

Remis à flot, il subit des travaux complémentaires avant d’être armé pour essais le 22 février, sortant pour essais du 23 au 26 février avant sa remise en condition du 28 février au 15 mars 1947.

Le Corsaire sort une école à feux du 20 au 27 mars avant une escale à Sète du 28 mars au 2 avril et un retour à Toulon le 3 avril. Il participe ensuite aux essais (5 au 9 avril) et à la remise en condition du Richelieu (12 au 30 avril) en compagnie du Chateaurenault.

Le Richelieu et le Corsaire sont rejoints à Nice le 1er mai par le Flibustier qui «remplace» le Chateaurenault qui est rentré à Toulon dès le 1er mai pour subir lui aussi un grand carénage. Après trois jours d’escale jusqu’au 4 mai, le Richelieu, le Corsaire et le Flibustier sortent pour remise en condition du Flibustier du 5 au 21 mai 1947, les trois navires rentrant le lendemain  à Toulon.

Les torpilleurs Corsaire et Flibustier participent à la revue navale du 14 juillet 1947 en compagnie de leur protégé. Profitant de la période d’indisponibilité du Richelieu (2 août au 14 septembre), le Corsaire et le Flibustier sont indisponibles du 2 au 23 août, sortant pour essais et remise en condition du 25 août au 12 septembre, date de leur retour à Toulon.

Le 16 septembre 1947, le Richelieu quitte Toulon pour rallier Dakar le 23 septembre. Le 25 septembre, il entame son école à feux mais deux jours plus tard, le 27 septembre, le canon de 380mm n°2 (tourelle I) explose tuant ou blessant ses servants (bilan final : 9 morts et 24 blessés graves). Le cuirassé regagne Dakar le 29 septembre où les corps sont débarqués et transportés en France. Le cuirassé arrive à Brest le 7 octobre 1947 et est en travaux jusqu’au 17 décembre.
Durant l’immobilisation de leur protégé, les torpilleurs Corsaire et Flibustier sortent pour entrainement du 10 au 25 octobre avec école à feux et entrainement au combat antisurface puis à nouveau du 2 au 12 novembre pour un entrainement à la défense aérienne à la mer et du 20 novembre au 2 décembre pour un entrainement à la lutte ASM contre le sous-marin Casabianca.

Après une période d’entretien à flot du 3 au 12 décembre, les deux torpilleurs d’escadre participent aux essais du Richelieu du 19 au 31 décembre 1947, quittant Brest en sa compagnie le 4 janvier pour rallier Toulon le 12 janvier 1948.

Le Richelieu étant immobilisé pour entretien à flot du 18 mai au 12 juin, les deux torpilleurs subissent également des travaux mais seulement du 19 au 31 mai, sortant ensuite pour entrainement du 1er au 10 juin, date de leur retour à Toulon.

Les deux torpilleurs d’escadre participent ensuite aux essais et à la remise en condition du 18 au 30 juin du Richelieu avant de l’accompagner à Rufisque du 17 au 30 juillet, le cuirassé parti avec ses torpilleurs de Toulon le 3 juillet y rentrant le 12 août.

Le 20 août, le cuirassé Richelieu est armé aux effectifs de guerre, recevant une peinture plus discrète avec des consignes de discrétion lumineuse maximales, tout comme naturellement ses torpilleurs d’escorte. Ils sortent pour amariner les réservistes et les rappelés du 21 au 30 août, faisant escale à Nice du 31 août au 3 septembre, rentrant à Toulon le 4 septembre 1948.