10-Contre-torpilleurs (45)

Le D’Assas

Louis d'Assas du Mercou dit "chevalier d'Assas" (1733-1760). La gravure représente sa mort

Louis d’Assas du Mercou dit « chevalier d’Assas » (1733-1760). La gravure représente sa mort

-Le D’Assas est mis sur cale aux chantiers navals de la Société Provençale de Construction Navale (SPCN) sis à La Ciotat le 22 novembre 1943 et lancé le 8 décembre 1944.

Au quai d’armement, il est rejoint quatre jours plus tard par le Dupetit-Thouars (classe Bayard) et les deux navires pourtant de deux classes différentes vont être achevés à une période similaire, le hasard de la disponibilité des cales expliquant cette situation.

Le D’Assas est armé pour essais le 17 juin 1945, sortant pour ses essais constructeurs du 17 au 21 juin, jour où sa responsabilité juridique est transférée de la SPCN à la marine nationale bien qu’il soit loin d’être opérationnel.

Après un passage pour se ravitailler à Toulon le 22 juin, le D’Assas quitte Toulon le lendemain 23 juin 1945, faisant escale à Casablanca du 27 au 29 juin avant de rallier Lorient le 3 juillet 1945.

Il est échoué dans la forme de Lanester du 3 au 15 juillet 1945 pour des travaux complémentaires et surtout permettre de réaliser les essais officiels dans les meilleurs conditions.

Armé officiellement pour essais le 17 juillet 1945, le D’Assas sort pour sa première campagne d’essais officiels du 18 juillet au 1er août.

Les formes de l’Arsenal de Lorient étant saturées, le D’Assas doit atteindre le 16 août pour être échoué dans la forme de Lanester et jusqu’au 26 août. Dans la période du 2 au 15 août, le D’Assas effectue ses premiers essais d’artillerie ce qui permet d’anticiper sur un problème d’alimentation entre les soutes et les tourelles.

La deuxième campagne d’essais officiels à lieu du 28 août au 17 septembre, effectuant dans la foulée ses essais officiels d’artillerie du 19 au 30 septembre avant de rallier Brest pour les essais de lancement de torpille, de mouillage de mines et de grenades et ce du 2 au 15 octobre, date à laquelle le D’Assas rentre à Lorient.

Il passe une dernière fois au bassin dans la forme de Lanester du 1er au 12 octobre pour d’ultimes modifications, des travaux de peinture sans oublier la préparation de la traversée de longue durée, une boucle en Méditerranée avant de rallier Toulon son port d’attache.

Il quitte Lorient le 15 octobre, faisant escale à Bordeaux du 16 au 19 octobre, à Lisbonne du 22 au 26 octobre, à Casablanca du 28 octobre au 1er novembre, pénétrant en Méditerranée le lendemain 2 novembre.

Le D’Assas est à Tetouan du 3 au 7 novembre, à Oran du 8 au 12 novembre, à Alger du 13 au 17 novembre, à Bône du 18 au 21 novembre, à Bizerte du 23 au 26 novembre,  à Tunis du 27 novembre au 1er décembre.

Il traverse ensuite le bassin orientale de la Méditerranée, direction le Levant faisant escale à Lattaquié du 4 au 7 décembre, à Beyrouth du 8 au 11 décembre avant d’entamer son transit vers Toulon.

Il quitte le Liban le lendemain 12 décembre, se ravitaille rapidement à Bizerte le 15 décembre avant de mettre cap sur Toulon.

Le 17 décembre 1944, il fait sa jonction avec son sister-ship Bruix mis en service seulement neuf jours plutôt.

La mise en service du deuxième contre-torpilleur de classe Bruix permet la réactivation de la 1ère DCT qui avait été mise en sommeil avec le redéploiement à Brest des contre-torpilleurs Guépard, Lion et Bison (qui avaient alors formé une nouvelle 2ème DCT).

Arrivés à Toulon le lendemain 18 décembre, les deux contre-torpilleurs se ravitaillent puis reprennent la mer pour un entrainement commun jusqu’au 22 décembre quand ils accueillent à 50 miles des côtes provençales leur sister-ship La Tour d’Auvergne, le troisième et dernier contre-torpilleur de la 1ère DCT. La division au complet s’entraine jusqu’au 25 décembre quand ils rentrent à Toulon.

Le contre-torpilleur D’Assas est admis au service actif le 17 décembre 1945, formant la 1ère DCT en compagnie du Bruix (Al). La 1ère DCT est basée à Toulon au sein du groupement de contre-torpilleurs de la 2ème Escadre.

Après une période d’entretien à flot commune du 26 décembre 1945 au 10 janvier 1946, les trois contre-torpilleurs effectuent trois jours d’essais à la mer du 11 au 14 janvier puis un stage de remise en condition du 16 au 26 janvier, date à laquelle ils rentrent à Toulon.

Le D’Assas et ses deux compères  de la 1ère DCT vont alors effectuer leur premier entrainement de division en Méditerranée occidentale, entrainement qui va occuper les trois navires du 7 février au 12 avril, date du retour des trois navires à Toulon.

Le D’Assas et le La Tour d’Auvergne sortent pour une école à feux du 15 au 22 avril, faisant escale à La Ciotat du 23 au 26 avril avant un exercice de combat antisurface du 27 avril au 3 mai, date du retour des deux navires à Toulon. Ils ressortent ensuite pour la remise en condition du Bruix et  du 9 au 17 mai puis du 22 au 31 mai,  les trois navires faisant escale à La Ciotat du 18 au 21 mai 1946.

La 1ère DCT effectue ensuite une école à feux du 1er au 9 juin avant un entrainement de défense aérienne à la mer du 11 au 19 juin. Après un mouillage aux salins du 20 au 27 juin, les trois contre-torpilleurs rentrent à Toulon le lendemain 28 juin 1946.

Le D’Assas sort en solitaire pour un entrainement au raid amphibie. Appareillant à l’aube le 1er juillet, il embarque en grande rade à Toulon un détachement de fusiliers marins chargés normalement de la protection du port varois.

Filant plein sud, il est repéré à l’aube par plusieurs avions du CNMAN mais avant même qu’une riposte appropriée à l’hostile soit trouvée, le contre-torpille pénètre en baie d’Ajaccio, débarque ses quatre-vingt quatorze fusiliers marins qui s’emparre de la BAN d’Aspretto prise complètement au dépourvu.

Après un mouillage en baie d’Ajaccio jusqu’au 7 juillet, le D’Assas effectue une école à feux du 8 au 14 juillet, rentrant à Toulon le lendemain 15 juillet. Il est ensuite indisponible pour entretien et permissions d’été de l’équipage du 18 juillet au 5 août, sortant pour essais (6 au 9 août) et pour remise en condition (11 au 23 août), à chaque fois en compagnie du Bruix, les deux contre-torpilleurs allant ensuite mouiller aux salins d’Hyères.

Le 28 août 1946, le La Tour d’Auvergne à la suite de ses essais à la mer y retrouve ses deux compères de la 1ère DCT. Les trois navires sortent pour sa remise en condition du 29 août au 5 septembre, se ravitaillent à Toulon le 6 septembre avant un nouveau cycle de remise en condition du 7 au 15 septembre, date à laquelle les trois navires rentrent à Toulon.

Le 22 septembre 1946, les trois contre-torpilleurs quittent Toulon en compagnie du pétrolier Elorn pour un entrainement de division au large des côtes africaines entre le Maroc et le Golfe de Guinée.

Arrivant à Dakar le 4 octobre, les trois contre-torpilleurs de la 1ère DCT vont manoeuvrer du 5 au 12 octobre, font escale à Dakar du 13 au 15 octobre avant de poursuivre leur entrainement dans le Golfe de Guinée.

Après une escale à Conakry du 20 au 23 octobre,  les trois contre-torpilleurs et le pétrolier font escale à Libreville du 25 au 28 octobre, à Pointe Noire du 30 octobre au 2 novembre, à Abidjan du 5 au 8 novembre, à Dakar pour ravitaillement le 12 novembre, à Casablanca du 16 au 21 novembre avant de rallier Toulon le 25 novembre 1946 après plus de deux mois loin de leur port d’attache.

Après une période d’entretien à flot du 26 novembre au 9 décembre, les trois contre-torpilleurs sortent pour essais du 10 au 13 décembre avant une nouvelle sortie mais pour entrainement cette fois et ce du 14 au 21 décembre, restant ensuite au port jusqu’à la fin de l’année civile.

Le D’Assas et ses deux compères de la 1ère DCT sort pour la première fois du 7 au 15 janvier 1947 pour une école à feux, se ravitaillant à Toulon le 16 janvier avant d’enchainer par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 17 au 30 janvier, rentrant à Toulon le 5 février après une escale à La Ciotat du 31 janvier au 4 février.

Du 8 au 27 février 1947, la 1ème DCT exécute un exercice commun avec la 2ème DCT et les croiseurs légers de la 6ème DC, la petite escadre rentrant à Toulon le lendemain.

Après une école à feux du 4 au 12 mars, la 1ère DCT participe du 15 mars au 10 avril à  un entrainement commun avec le croiseur lourd Charlemagne et les torpilleurs légers de la 1ère DT du 15 mars au 10 avril. Ils enchainent ensuite les escales : Nice du 12 au 17 avril, Bastia du 18 au 24, à Ajaccio du 25 au 30 et Bonifaccio (2 au 7 mai) avant de rentrer à Toulon le 9 mai 1947 dans la matinée.

La 1ère DCT effectue ensuite un entrainement de division du 16 mai au 16 juin, mouillant aux salins d’Hyères du 17 au 25 juin avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Le D’Assas et le Bruix sortent pour une école à feux du 1er au 7 juillet avant de mouiller aux salins d’Hyères du 8 au 11 juillet. Après un entrainement à la défense aérienne à la mer du 12 au 17 juillet, les deux contre-torpilleurs rentrent à Toulon le lendemain 18 juillet 1947.

Le D’Assas est indisponible pour entretien et permissions d’été de l’équipage du 19 juillet au 9 août 1947, sortant pour essais (10 au 13 août) et pour remise en condition (14 au 31 août) en compagnie de La Tour d’Auvergne, les deux contre-torpilleurs allant ensuite mouiller aux salins d’Hyères où ils sont rejoints le 5 septembre par le Bruix qui venait de réaliser ses essais à la mer après sa période indisponibilité estivale.

Les trois contre-torpilleurs sortent pour la remise en condition du Bruix du 6 au 17 septembre, se ravitaillent à Toulon le 18 septembre avant une deuxième et dernière phase d’entrainement du 19 au 30 septembre, les trois contre-torpilleurs rentrant à Toulon le lendemain 1er octobre 1947.

La 1ère DCT sort ensuite pour son traditionnel entrainement de division automnal, quittant Toulon le 8 octobre,  manoeuvrant jusqu’au 22 novembre, date de leur retour à Toulon avec tout de même une escale à Port-Vendres du 16 au 19 octobre et plusieurs rapides passages à Toulon pour se ravitailler.

Après une période d’entretien à flot du 23 novembre au 9 décembre 1947, le D’Assas, le Bruix et le La Tour d’Auvergne sortent pour essais du 10 au 13 décembre puis pour remise en condition du 14 au 24 décembre, date à laquelle ils rentrent à Toulon et ne sortant plus jusqu’à la fin de l’année civile.

Le D’Assas et ses deux compères de la 1ère DCT commencent l’année 1948 par une école à feux du 7 au 15 janvier, faisant escale à Port La Nouvelle du 16 au 19 janvier avant un entrainement au combat antisurface du 20 au 27 janvier, rentrant à Toulon  le lendemain 28 janvier 1948.

La 1ère DCT devait sortir pour un entrainement de division le 5 février mais le D’Assas est victime d’une avarie qui l’immobilise du 5 au 18 février, le contre-torpilleur réparé sortant pour essais du 19 au 22 février avant de retrouver le jour même le Bruix et le La Tour d’Auvergne aux salins d’Hyères.

La 1ère DCT ainsi reconstituée effectue une courte sortie d’essais/entrainement du 23 février au 1er mars avant de rallier Toulon le 2 mars pour se ravitailler.

L’entrainement de division à ensuite lieu dans la foulée du 3 mars au 1er mai, entrainement marqué notamment par une participation de la 1ère DT qui revenait de Bizerte  après un exercice avec la 2ème DC et la 3ème DT.

La 1ère DCT effectue une nouvelle sortie d’entrainement au large de Toulon du 8 au 17 mai, effectuant une école à feux, des lancements simulés et réels de torpilles, des grenades avec comme cible la coque du sous-marin Caïman désarmé au printemps 1942.

Après un mouillage aux Salins du 19 au 25 mai, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 26 mai au 6 juin, rentrant à Toulon le lendemain 7 juin 1948.

Le D’Assas et le La Tour d’Auvergne sortent pour une école à feux du 14 au 21 juin avant de rentrer à Toulon le lendemain 22 juin.

Le D’Assas est ensuite indisponible pour entretien et permissions estivales de l’équipage du 24 juin au 8 juillet, sortant pour essais (9 au 12 juillet) et pour remise en condition, à chaque fois en compagnie du Bruix. Les deux contre-torpilleurs vont ensuite mouiller en rade de Villefranche.

Le 28 juillet 1948, le La Tour d’Auvergne retrouve ses deux compères à Villefranche à l’issue de ses essais à la mer. Les trois contre-torpilleurs sortent pour la remise en condition du La Tour d’Auvergne du 29 juillet au 13 août puis après ravitaillement à Toulon le 14 août du 14 au 21 août, rentrant à Toulon le lendemain 22 août 1948.

Du 28 août au 4 septembre, la 1ère DCT participe avec la 2ème DCT à un entrainement destiné à remettre en condition le croiseur lourd Charlemagne. Les sept navires rentrent à Toulon le 5 septembre 1948 à l’aube………… .

10-Contre-torpilleurs (42)

Le Dupetit-Thouars

Aristide Aubert du Petit-Thouars (1760-1798)

Aristide Aubert du Petit-Thouars (1760-1798)

-Le Dupetit-Thouars est mis sur cale aux chantiers navals de la Societé Provençale de Construction Navale (SPCN) installés à La Ciotat le 20 novembre 1943, six jours après le lancement de son sister-ship Turenne qui était en achèvement à flot à quelques dizaines de mètres de là.

Il est lancé le 12 décembre 1944 et rejoint le quai d’armement pour sa période d’achèvement à flot, le contre-torpilleur étant naturellement toujours sous la responsabilité juridique du chantier constructeur.

Armé pour essais le 15 juillet 1945, le Dupetit-Thouars effectue ses essais constructeurs du 16 au 21 juillet, le mauvais temps et une avarie mécanique sans gravité les ayant prolongé de deux jours.

Le 22 juillet 1945, le Dupetit-Thouars est officiellement remis à la marine nationale et quitte le lendemain son chantier constructeur pour Toulon où il arrive le 24 juillet, une escale de quelques heures pour se ravitailler et charger du matériel notamment des radars qui seront installés à Lorient.

Le cinquième contre-torpilleur de classe Bayard fait escale à Casablanca du 28 au 31 juillet puis rallie Lorient où il arrive le 3 août 1945.

Il est échoué dans la forme de Lanester du 4 au 15 août 1945 pour une série de travaux complémentaires notamment l’installation des radars embarqués à Toulon et qui pour des raisons de sécurité ne pouvaient être installés par le chantier constructeur.

Remis à flot, il subit des tests de bon fonctionnement du 16 au 19 août avant d’effectuer sa première campagne d’essais officiels du 20 août au 10 septembre, passant une nouvelle fois au bassin du 11 au 30 septembre.

Il effectue sa deuxième et dernière campagne d’essais officiels du 2 au 17 octobre. Il enchaine par les essais artillerie (tourelles de 130mm, canons de 25 et de 37mm) du 19 au 31 octobre, gagnant Brest où il effectue ses essais de lancement de torpilles et de grenadage et ce du 2 au 10 novembre.

Il quitte Brest le 12 novembre pour une traversée de longue durée qui le conduit à faire escale à Plymouth du 13 au 15 novembre, à Douvres du 16 au 19 novembre, à Dunkerque du 20 au 23 novembre puis à Cherbourg du 24 au 28 novembre.

Appareillant dans la nuit du 28 au 29 novembre, il fait sa jonction dans la journée du 29 avec son sister-ship le Bugeaud avec qui il rentre le 30 novembre 1945.

Le contre-torpilleur Dupetit-Thouars est admis au service actif le 30 novembre 1945, formant avec le Bugeaud une nouvelle 3ème DCT, division de la 3ème Escadre Légère. Il est basé à Brest.

La nouvelle 3ème DCT sort pour entrainement du 7 au 28 décembre, ralliant Brest pour une escale de ravitaillement avec de reprendre aussitôt la mer.

Le 30 décembre 1945, la 3ème DCT prend contact en milieu d’après midi à 75 miles au N-E de Brest avec le Du Chayla qui est admis au service actif le lendemain.

Les trois contre-torpilleurs manoeuvrent ensemble du 30 décembre 1945 au 12 janvier 1946 avant de rentrer à Brest le lendemain 13 janvier 1946.

Les trois contre-torpilleurs subissent une période d’entretien à flot du 14 au 31 janvier, sortant pour essais/remise en condition du 1er au 15 février, faisant escale à Saint Nazaire du 16 au 19 février avant de rentrer à Brest le lendemain 20 février 1946.

Le 27 février, le Dupetit-Thouars et ses deux compagnons de la 3ème Division de Contre-Torpilleurs quittent Brest pour un nouvel entrainement de division. du 27 février au 3 avril 1946

Le 8 avril 1946 arrive à Brest une escadre britannique destinée à l’exercice «Entente Cordiale 1946», escadre composée du cuirassé Howe, du croiseur lourd Kent, des croiseurs légers antiaériens Dido et Bellona, de six destroyers et de trois sous-marins.

La Flotte de l’Atlantique engage elle le porte-avions Painlevé, le cuirassé Gascogne, le croiseur lourd Foch, la 6ème DCT (Vautour Milan Epervier), la 3ème DCT (Bugeaud Du Chayla Dupetit-Thouars) six torpilleurs d’escadre (Intrepide Téméraire Durandal Dague Arquebuse et Cimeterre)  et quatre sous-marins (Rolland Morillot  Ile de France  Kerguelen  et La Guadeloupe).

L’exercice à lieu d’abord au large de Brest du 10 au 16 avril avant que les deux escadres appareillent pour Rufisque (moins les sous-marins qui restent à Brest) pour poursuivre l’entrainement

La flotte franco-britannique manoeuvre durant son transit jusqu’à Dakar où elle arrive le 22 avril pour une école à feu au polygone de Rufisque du 23 avril au 31 mai, deux groupes se succédant, le groupe ne tirant pas manoeuvrant entre Dakar et Port Etienne.

Les navires des deux marines appareillent le 2 juin, font route ensemble jusqu’aux aterrages immédiats de Brest où les navires anglais quittent leurs homologues français et rentrent dans leurs ports respectifs, les navires français retrouvant la Rade-Abri le 7 juin 1946.

Le Dupetit-Thouars et le Du Chayla sortent pour une école à feux du 15 au 22 juin, mouillant en baie de Douarnenez du 23 au 26 juin, rentrant le lendemain 27 juin à Brest.

Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 30 juin au 20 juillet 1946, sortant pour essais du 21 au 24 juillet et pour remise en condition du 26 juillet au 10 août en compagnie du Bugeaud.

Les deux contre-torpilleurs vont mouiller en baie de Douarnenez où ils sont rejoints par le Du Chayla qui venait de réaliser ses essais à la mer. Les trois contre-torpilleurs sortent du 17 août au 3 septembre pour sa remise en condition, Les trois navires rentrant à Brest le 9 après une escale à Saint Nazaire du 4 au 8 septembre 1946.

La 3ème DCT va alors enchainer par un exercice commun avec la 6ème DCT et la 4ème DCT dans le Golfe de Gascogne, entrainement qui se déroule du 16 septembre au 21 novembre, les navires rentrant à Brest le lendemain.

Le Dupetit-Thouars accompagné du Du Chayla et du Bugeaud sortent pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne, entrainement occupant la division du 30 novembre 1946 au 8 janvier 1947.

Après une période d’entretien à flot commune du 10 au 31 janvier, le Dupetit-Thouars et ses deux compagnons de la 3ème DCT sortent pour essais et remise en condition du 1er au 14 février, rentrant à Brest le lendemain 15 février 1947. La 3ème DCT enchaine par entrainement de division du 22 février au 4 avril.

Alors que le Bugeaud est indisponible suite à une avarie mécanique, le Dupetit-Thouars et le Du Chayla sortent pour une école à feux du 11 au 26 avril puis après un mouillage en baie de Douarnenez du 27 avril au 1er mai, participent du 2 au 12 mai à la remise en condition du Bugeaud.

Le 15 mai 1947, la rade de Brest se dépeuple brusquement. La 3ème DCT ouvre la voie au cuirassé Jean Bart, au croiseur lourd Foch, au cuirassé Normandie, le croiseur léger Gloire, aux torpilleurs d’escadre Opiniâtre Aventurier Sabre Claymore, les sous-marins Casabianca Rolland Morillot Guadeloupe et le PRE La Seine.

Cette escadre baptisée Force G met cap sur Greenock dans l’estuaire de la Clyde où elle arrive le 21 mai pour une escale qui s’achève le 24 mai quand elle reprend la mer, direction Scapa Flow où arrivée le 28 mai elle retrouve les navires anglais impliqués dans l’exercice à savoir les cuirassés King George V et Vanguard (classe Hood, des Lion améliorés), le porte-avions lourd Malta, les croiseurs légers Southampton et Gloucester et six destroyers.

Les deux escadres s’entrainent du 1er au 21 juin avec des attaques escadres contre escadres, des exercices de lutte ASM, de défense aérienne à la mer, de raids amphibies, de tir contre la terre…………. .

Les deux groupes font escale ensemble à Aberdeen du 23 au 27 juin puis à Newcastle du 29 juin au 1er juillet, Douvres du 4 au 7 juillet, Cherbourg du 10 au 13 juillet et Brest du 17 au 22 juillet 1947, date à laquelle les navires anglais rentrent au pays.

Le Dupetit-Thouars et le Du Chayla sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 22 juillet au 5 août, sortant pour essais du 6 au 9 août, ralliant le Bugeaud en baie de Douarnenez le lendemain 10 août 1947. Les trois contre-torpilleurs de la 3ème DCT sortent pour remise en condition du Dupetit-Thouars et du Du Chayla du 11 au 31 août, date de leur retour à Brest au quai des flottilles.

Le 4 septembre 1947, le Bugeaud transmet son pavillon de navire-amiral au Dupetit-Thouars car devant subit son premier grand carénage. La 3ème DCT réduite aux seuls Dupetit-Thouars et Du Chayla effectue un entrainement de division qui commence par une école à feux du 8 au 18 septembre avant une escale à Lorient du 19 au 24 septembre et un entrainement au combat antisurface du 25 septembre au 2 octobre.

Après une escale à Royan du 3 au 7 octobre, le Dupetit-Thouars et le Du Chayla effectuent un entrainement de défense aérienne à la mer du 8 au 21 octobre avant une escale à Saint Nazaire du 22 au 27 octobre avant un entrainement ASM contre les sous-marins Kerguelen et La Guadeloupe  du 28 octobre au 7 novembre, date du retour des deux navires à Brest.

Victime d’une avarie mécanique, le Dupetit-Thouars est indisponible du 8 au 18 novembre, sortant pour essais du 19 au 21 novembre et pour remise en condition du 22 novembre au 5 décembre,  à chaque fois en compagnie du Du Chayla.

Le Bugeaud en fin de grand carénage et le Du Chayla se préparant à y entrer, le Dupetit-Thouars sort seul pour une école à feux du 10 au 17 décembre en mer d’Iroise, se ravitaillant à Brest le 18 décembre avant d’aller mouiller en baie de Douarnenez où il est rejoint le 22 décembre par le Bugeaud qui venait de réaliser ses essais à la mer, les deux contre-torpilleurs sortant pour remise en condition du Bugeaud du 23 décembre 1947 au 8 janvier 1948, date à laquelle les deux navires rentrent à Brest et que le Bugeaud redevient navire-amiral de la 3ème DCT.

Le Dupetit-Thouars et le Bugeaud sortent pour un entrainement courant du 15 au 23 janvier, faisant escale à La Rochelle du 24 au 27 janvier avant d’effectuer un entrainement de défense aérienne à la mer du 28 janvier au 5 février, les deux contre-torpilleurs faisant escale à Nantes du 6 au 11 février 1948.

Reprenant ensuite la mer pour une école à feux contre la coque de l’ancien cuirassé Voltaire du 12 au 22 février, se ravitaillant à Lorient le 23 février avant un entrainement au combat antisurface du 24 février au 3 mars, date à laquelle ils rentrent à Brest.

Le Dupetit-Thouars subit son premier carénage du 13 mars au 21 juin 1948, étant échoué dans le bassin n°2 de l’Arsenal de Brest. Il sort pour essais du 22 au 25 juin, retrouvant ensuite au large d’Ouessant ses deux compères pour un stage de remise en condition réalisé du 26 juin au 12 juillet, date à laquelle les trois contre-torpilleurs rentrent à Brest.

Après une école à feu du 15 au 22 juillet, il participe aux essais (29 au 31 juillet) et à la mise en condition (2 au 12 août) du Bugeaud qui venait de connaître sa période d’indisponibilité estivale pour entretien et permissions de l’équipage.

Le Dupetit-Thouars participe ensuite avec le Bugeaud aux essais (13 au 16 août) et à la remise en condition (18 au 30 août) du Du Chayla, les trois navires rentrant à Brest le lendemain 31 août 1948.

La 3ème DCT passe alors aux effectifs de guerre et se tient prête à mener les opérations de guerre ordonnée par l’amiral commandement la Flotte de l’Atlantique.

C’est ainsi que le 3 septembre 1948, les trois contre-torpilleurs recoivent l’ordre de rallier Casablanca pour prendre en charge un convoi transportant en Bretagne une division stationnée au Maroc.

Arrivés sur place le 4 septembre, les trois contre-torpilleurs apprennent alors que l’envoi de cette brigade en métropole est annulée et qu’ils doivent rentrer en métropole, le Bugeaud et ses deux compères de la 3ème DCT rentrant à Brest le lendemain 5 septembre 1948.

10-Contre-torpilleurs (40)

Le Turenne

Henri de la Tour d'Auvergne, vicomte de Turenne (1611-1675)

Henri de la Tour d’Auvergne, vicomte de Turenne (1611-1675)

-Le Turenne est mis sur cale aux chantiers de la Société Provençale de Construction Navale (SPCN) de La Ciotat (cale n°2) le 15 juin 1942 et lancé le 14 novembre 1943, libérant ainsi la cale pour la construction du deuxième Bayard commandé au chantiers ciotadens à savoir le Dupetit-Thouars.

Armé pour essais le 15 juin 1944, le Turenne effectue ses essais constructeurs du 16 au 20 juin 1944 avant que la responsabilité juridique du navire ne soit transmise à la Marine Nationale. Après avoir rempli ses soutes à Toulon le 21 juin, le Turenne quitte la Méditerranée pour rallier Lorient le 30 juin 1944 après une courte escale de ravitaillement à Casablanca.

Il passe une première fois au bassin du 1er au 13 juillet pour inspection et des travaux complémentaires en vue de ses premiers essais officiels.

Armé officiellement pour essais le 15 juillet, il effectue sa première campagne d’essais officiels du 16 juillet au 2 août avant de passer une deuxième fois au bassin du 5 au 27 août pour effectuer les modifications liées aux leçons tirées des premiers essais.

La deuxième campagne d’essais à lieu du 1er au 21 septembre avant de réaliser les essais artillerie du 25 septembre au 4 octobre puis de rallier Brest le 5 octobre pour recetter ses grenadeurs et ses tubes lance-torpilles. Le mauvais temps retarde ces essais qui n’ont lieu que du 12 au 20 octobre, le Turenne ralliant Lorient le lendemain 21 octobre 1944.

Il passe une dernière fois au bassin du 22 octobre au 4 novembre pour préparer sa traversée de longue durée. Il quitte Lorient le 7 novembre et file vers le nord, faisant escale à Belfast du 10 au 13 novembre, à Glasgow du 15 au 18 novembre, à Reykjavik du 22 au 25 novembre, à Dublin du 29 novembre au 2 décembre, à Casablanca du 7 au 9 décembre avant de pénétrer en Méditerranée et de faire sa jonction avec son sister-ship Bayard le 10 décembre 1944. Les deux contre-torpilleurs manœuvrent ensemble du 11 au 14 décembre, ralliant Toulon ce dernier jour.

Le contre-torpilleur Turenne est admis au service actif le 15 décembre 1944, formant avec le Bayard la 2ème DCT, division du groupement de contre-torpilleurs de la 2ème Escadre basée à Toulon.

La nouvelle 2ème DCT sort pour entrainement du 20 au 27 décembre, faisant escale à Ajaccio du 28 au 31 décembre 1944.

Le dernier jour de l’année 1944, les deux contre-torpilleurs quittent Ajaccio pour la haute mer, accueillant au large des Baléares le Du Guesclin, troisième contre-torpilleur de la 2ème DCT. Les trois navires manœuvrent ensemble du 1er au 8 janvier avant de rentrer le lendemain 9 janvier 1945 à Toulon.

Après une période d’entretien à flot du 12 au 27 janvier 1945, les trois contre-torpilleurs sortent pour essais du 28 au 31 janvier avant d’aller mouiller aux salins d’Hyères.

Après une période d’entrainement à flot du 1er au 5 février, les trois contre-torpilleurs vont effectuer leur premier entrainement de division, entrainement qui occupe les trois contre-torpilleurs du 6 février au 15 avril 1945.

Le Turenne et le Du Guesclin sortent ensemble pour entrainement, effectuant une école à feux du 21 au 30 avril puis un entrainement de défense aérienne à la mer du 1er au 10 mai avant de participer à la remise en condition du Bayard du 12 au 26 mai.

Après une école à feux du 1er au 8 juin, les trois contre-torpilleurs vont mouiller aux salins d’Hyères du 9 au 17 juin, date à laquelle ils reprennent la mer pour un exercice commun avec le croiseur lourd Algérie et la 9ème DCT (Le Fantasque L’Audacieux et Le Malin) du 18 juin au 2 juillet, la petite escadre faisant escale à Nice du 3 au 7 juillet avant de rentrer à Toulon le 9 juillet.

Le Turenne quitte Toulon le 16 juillet pour un entrainement à la défense aérienne jusqu’au 24 juillet, date à laquelle il rentre à Toulon. Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 26 juillet au 10 août 1945, sortant pour essais (11 au 14 août) et remise en condition (16 au 31 août) en compagnie du Bayard.

Le Turenne et le Bayard participent ensuite aux essais (2 au 5 septembre) et à la remise en condition (7 au 21 septembre) du Du Guesclin qui sortait de sa période d’indisponibilité estivale.

Du 30 septembre au 15 octobre 1945, la 2ème DCT effectue un exercice de grande ampleur en compagnie de la 6ème DC (croiseurs légers De Grasse Chateaurenault Guichen) et surtout de la 1ère DL (croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg).

Alors que le Chateaurenault va s’entrainer avec le Richelieu, les autres navires après une escale à Mers-El-Kébir du 16 au 20 octobre, gagnent Dakar le 25 octobre pour une école à feu à Rufisque du 26 octobre au 12 novembre, rentrant tous à Toulon le 19 novembre 1945.

Après une période d’entretien à flot commune du 20 novembre au 10 décembre, les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT sortent pour essais du 11 au 14 décembre et pour remise en condition du 15 au 25 décembre, rentrant à Toulon le lendemain 26 décembre 1945.

Le Turenne et ses compères effectuent une sortie d’entrainement commune du 7 au 17 janvier pour préparer un entrainement commun de six semaines avec leurs homologues de la 9ème DCT (Le Fantasque L’Audacieux et Le Malin) ainsi que les torpilleurs de la 1ère DT (Le Fier L’Agile L’Entreprenant Le Farouche) et le croiseur lourd Algérie.

La petite escadre quitte Toulon le 22 janvier, l’Algérie ouvrant la marche suivit par la 2ème DCT, la 1ère DT et la 9ème DCT. Les onze navires vont s’entrainer intensivement du 22 janvier au 7 mars, date de leur retour à Toulon.

La 2ème DCT quitte Toulon le 15 mars pour un entrainement de division dans le Golfe du Lion, entrainement qui occupe les trois contre-torpilleurs du 15 mars au 20 mai 1946, les trois navires rentrant à Toulon le 28 mai après une escale à Marseille du 20 au 27 mai 1946.

Le Turenne sort en compagnie du Bayard pour une école à feux du 5 au 12 juin, mouillant aux salins d’Hyères du 13 au 17 juin pour exercices avant de rentrer à Toulon le lendemain 18 juin. Il participe ensuite aux essais (20 au 23 juin) et à la remise en condition (25 juin au 11 juillet) du Du Guesclin avant d’être à son tour indisponible du 12 juillet au 2 août.

Après ses essais à la mer du 2 au 5 août  1946, il  rallie les Salins d’Hyères où il retrouve le Bayard et le Du Guesclin. Les trois contre-torpilleurs sont à la mer du 6 au 20 août pour sa remise en condition, les trois navires faisant escale à La Ciotat du 21 au 24 août avant de rentrer à Toulon le 25 août 1946.

La 2ème DCT quitte Toulon le 12 septembre 1946 pour un entrainement de division au large de Dakar qui doit être suivit d’une mission de présence dans le Golfe de Guinée. Ils se ravitaillent à Casablanca le 17 et rallient la capitale de l’AOF le 21 septembre.

L’entrainement à  lieu du 22 septembre au 17 octobre et suivit d’une période de relâche à Dakar avant une mission de présence dans le Golfe de Guinée, la 2ème DCT faisant escale à Abidjan du 27 au 30 octobre, à Conakry du 2 au 5 novembre, à Libreville du 7 au 11 novembre et à Pointe Noire du 13 au 17 novembre 1946.

Les trois contre-torpilleurs entament le transit retour en direction de Toulon, faisant escale à Douala du 20 au 23 novembre, à Abidjan du 25 au 28 novembre, à Dakar du 1er au 5 décembre, à Casablanca du 9 au 12 décembre avant de rentrer à Toulon le 17 décembre 1946 et de rester au port jusqu’à la fin de l’année.

Le Turenne et ses deux compères de la 2ème DCT sortent pour la première fois de l’année du 7 au 17 janvier 1947 pour un entrainement de base. Après un mouillage aux salins d’Hyères du 18 au 24 janvier, les trois contre-torpilleurs effectuent une école à feux du 25 janvier au 3 février, date de leur retour à Toulon.

La 2ème DCT enchaine par un entrainement commun avec la 1ère DCT (Bruix D’Assas et La Tour d’Auvergne) et les croiseurs légers de la 6ème DC (De Grasse Chateaurenault Guichen) et ce du 8 au 27 février. Ils rentrent tous à Toulon le 28 février 1947.

Le 5 mars 1947, la 2ème DCT devait sortir pour un entrainement de division mais le Turenne est victime d’une avarie mécanique qui retarde cet entrainement de division.

Le 17 mars 1947, le Turenne réparé rejoint ses deux compères qui sortent du 18 au 25 mars pour un entrainement de base destiné à la fois à tester et à remettre en condition le Turenne. La 2ème DCT ainsi reconstituée va enfin entamer son entrainement de division  printanier qui après une escale à Nice du 26 au 30 mars, occupe la division du 31 mars au 1er juin 1947.

Le Turenne est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 1er au 21 juin, sortant pour essais du 22 au 26 juin puis pour remise en condition du 28 juin au 13 juillet, à chaque fois en compagnie du Bayard.

Le Turenne participe ensuite à la remise en condition du Du Guesclin, sortant en sa compagnie du 15 au 18 juillet pour les essais réglementaires puis du 20 juillet au 5 août pour la remise en condition, les deux contre-torpilleurs allant alors mouiller en rade de Villefranche.

Le 9 août, le Bayard arrive à Villefranche où il retrouve le Turenne et le Du Guesclin. Les trois navires sortent pour la remise en condition du Bayard et ce du 10 au 25 août, faisant escale à La Ciotat du 26 août au 1er septembre avant de rentrer à Toulon le lendemain 2 septembre 1947.

Le 8 septembre 1947, la 2ème DCT quitte Toulon pour un entrainement de division au large du Levant. Ils sont accompagnés par la 5ème DCT et le pétrolier-ravitailleur Liamone. Les six contre-torpilleurs effectuent ainsi la traversée sans escale Toulon-Beyrouth, étant ravitaillés deux fois par le PRE avant d’arriver à destination le 16 septembre 1947.

L’entrainement se déroule du 19 septembre au 20 octobre et après une escale à Beyrouth, La 2ème et la 5ème DCT accompagnés du PRE quittent le Levant le 25 octobre, relâchent à Bizerte du 30 octobre au 4 novembre avant de rentrer à Toulon le 7 novembre 1947 au matin.

Le 7 novembre 1947, le Turenne devient navire-amiral de la 2ème DCT en remplacement du Bayard qui va entrer en grand carénage.

Les deux contre-torpilleurs disponibles de la 2ème DCT  effectuent un entrainement de base au large de Sète du 16 au 23 novembre, faisant escale à Sète du 24 au 27 novembre avant d’enchainer par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 28 novembre au 2 décembre puis après une escale à Marseille du 3 au 7 décembre, une école à feux du 8 au 12 décembre. Ils rentrent à Toulon le 14 décembre 1947 à l’aube et reste au port jusqu’à la fin de l’année civile.

Après une courte sortie du 1er au 4 janvier, le Turenne et le Du Guesclin retrouvent le Bayard qui venait d’achever son grand carénage.

A place d’une remise en condition classique, les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT manœuvrent du 10 au 20 janvier avec la 5ème DCT et la «Division de Fer», la 5ème Division de Croiseurs. Les croiseurs font ensuite escale à Bastia, la 5ème DCT à Calvi et la 2ème DCT à l’Ile Rousse avant que les neuf navires ne rentrent à Toulon le 28 janvier 1948.

Le Turenne et le Bayard sortent pour un entrainement de division du 3 février au 12 mars, date du retour des deux navires  à Toulon.

Le Turenne débarque alors ses munitions et vidange ses soutes avant d’être échoué le 13 mars dans bassin n°3 du Missiessy et ce jusqu’au 15 mai quand il est remis à flot. Il sort pour essais du 17 au 21 mai avant de retrouver ses deux compères aux salins d’Hyères.

Les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT sortent pour la remise en condition du Turenne du 22 mai au 8 juin puis après ravitaillement à Toulon le 9 juin du 10 au 18 juin, date du retour à Toulon de la division.

Du 22 juin au 2 juillet, le Turenne affronte le Du Guesclin dans une série de joutes antisurface avec tirs simulés d’artillerie ainsi que des lancements fictifs de torpilles. Il participe aux essais (5 au 8 juillet) et à la remise en condition (9 au 21 juillet) du Bayard qui sortait de sa période d’indisponibilité estivale. Le Bayard et le Turenne participe ensuite du 25 juillet au 8 août à la remise en condition du Du Guesclin.

Le Turenne et ses deux compères de la 2ème DCT sortent pour une école à feux du 15 au 22 août avant de rentrer à Toulon le 23 août pour passer aux effectifs de guerre.

Du 28 août au 4 septembre, la 2ème DCT sort en compagnie de la 1ère DCT (Bruix D’Assas La Tour d’Auvergne) pour remise en condition du croiseur lourd Charlemagne. Rentrés à Toulon le 5 septembre à l’aube, ils se ravitaillent, se tenant prêt à appareiller en cas d’attaque italienne.