10-Contre-torpilleurs (38)

I-Contre-Torpilleurs classe Bayard

Avant-propos

Avec la construction des quatre Hoche, la marine nationale disposait d’une force conséquente de trente six-contre-torpilleurs majoritairement déployés en Méditerranée puisque Brest ne disposait que de trois DCT et que Dunkerque n’avait qu’une DCT à deux navires soit seulement onze contre-torpilleurs qui n’étaient ni déployés à Toulon, ni à Bizerte et encore moins à Mers-El-Kébir.

Il fallait cependant songer à remplacer les Jaguar, les premiers contre-torpilleurs construits après le premier conflit mondial. Ces navires qui symbolisèrent la renaissance de notre marine nationale étaient considérés comme des navires peu réussis manquant de punch et de puissance.

De toute façon même si ces navires avaient été réussis, ils devaient être remplacés à moyen terme puisque ayant été mis en service en 1926 (Jaguar Tigre Chacal) et en 1927 (Léopard Panthère Lynx), ils devaient être désarmés normalement en 1943 et 1944 à l’issue de dix-sept années de service.

Le remplacement des Jaguar est entamé le 1er avril 1940 quand un décret-loi autorise le financement de six contre-torpilleurs.

L’étude technique est entamée le 4 avril 1940 quand on fait le bilan, une sorte  une base de départ pour d’eventuelles modifications : schéma de coque des Mogador, appareil-moteur analogue, armement principal de huit canons de 130mm en quatre tourelles doubles.

Le calendrier serré oblige le STCN à renoncer à  une nouvelle étude, de repartir de zéro. Il fallait construire rapidement de nouveaux navires.

Il paraissait difficile de construire des navires plus gros que les Hoche qui auraient été de véritables croiseurs légers et difficile de construire des navires plus légers pour une raison évidente : la concurrence italienne. En effet, la Regia Marina avait décidé de riposter aux deux Mogador par des croiseurs-éclaireurs de classe Capitani Romani armés de huit canons de 135mm en quatre tourelles doubles.

Rapidement donc, le STCN part sur l’idée d’une redite des Hoche qui avaient l’avantage de la série en réduisant les coûts, le temps de construction et facilitait la formation des équipages.

L’étude s’accélère vraiment au printemps 1941. L’étude quasi-finale des futurs Bayard donne un navire de 3000 tW, une vitesse maximale en service courant de 36 noeuds et un armement composé de huit canons de 130mm en quatre tourelles doubles, douze canons de 37mm Schneider modèle 1941 en six affûts doubles, quatre canons de 25mm en deux affûts doubles, dix tubes lance-torpilles de 550mm (deux plate-formes triples et deux plate-formes doubles) et deux grenadeurs de sillage avec une trentaine de projectiles.

Sur le plan technique, la coque est étroitement dérivée de celle des Hoche et Mogador mais les superstructures sont refondues pour s’adapter notamment à l’installation dès le neuvage des radars avec un mat renforcé. Un rouf continu est intégré pour faciliter la circulation d’un bout à l’autre du navire notamment en période de mauvais temps.

Le plan est définitivement approuvé en janvier 1942 et les navires sont baptisés du nom de grands chefs de guerre français : Bayard Du Guesclin Turenne Bugeaud Du Chayla et Dupetit-Thouars.

La construction est repartie entre trois chantiers : l’Arsenal de Lorient pour le Bayard et le Bugeaud, les Chantiers Navals de France à Caen pour le Du Guesclin et le Du Chayla et enfin la Société Provençale de Construction Navale (SPCN) de La Ciotat pour le Turenne et le Dupetit-Thouars.

Le Bayard

Le chevalier Bayard

Le chevalier Bayard

-Le Bayard est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient (cale n°3) le 12 mars 1942 et lancé le 4 septembre 1943 après dix-huit mois de travail.

Après huit mois d’achèvement à flot, il est armé pour essais le 7 mai 1944, effectuant deux campagnes d’essais, la première du 10 au 31 mai et la seconde du 21 juin au 13 juillet ainsi que deux passages au bassin : le premier du 1er au 17 juin et le second du 14 juillet au 4 août.

Prêt techniquement, le Bayard effectue ses essais d’artillerie du 10 au 25 août au large de Lorient notamment contre la coque de l’ancien cuirassé Voltaire échoué sur la presqu’île de Rhuys. Il gagne ensuite Brest le 28 août pour effectuer ses essais de recette de torpilles et de grenades du 29 août au 5 septembre, date à laquelle il rentre à Lorient pour préparer sa traversée de longue durée.

Le 17 septembre 1944, le Bayard quitte Lorient et traverse l’Atlantique, direction Halifax où il arrive le 24 septembre. Il fait escale à Boston du 27 au 30 septembre, à New York du 2 au 6 octobre, à Washington du 8 au 12 octobre, à Jacksonville du 14 au 17 octobre avant de rallier Fort de France le 21 octobre.

Après une période d’entretien du 22 octobre au 12 novembre (avec passage au bassin du 25 octobre au 9 novembre), le Bayard quitte la Martinique le 14 novembre, traverse l’Atlantique, fait escale à Casablanca du 20 au 23 novembre avant de rallier Toulon le 29 novembre 1944

Le contre-torpilleur Bayard est admis au service actif le 1er décembre 1944, étant placé provisoirement hors rang à Toulon au sein du groupement de torpilleurs de la la 2ème Escadre.

Le Bayard effectue une première sortie à la mer du 5 au 10 décembre, retrouvant en haute mer son sister-ship Turenne qui venait d’achever sa traversée de longue durée. Les deux contre-torpilleurs manoeuvrent ensemble du 11 au 14 décembre avant de rallier Toulon.

Le 15 décembre 1944, l’admission au service actif du Turenne permet l’activation de la 2ème DCT, ce numéro avait été laissé vacant quand les Guépard Lion et Bison avaient rallié Brest et avait formé une nouvelle 1ère DCT.

La nouvelle 2ème DCT sort pour entrainement du 20 au 27 décembre, faisant escale à Ajaccio du 28 au 31 décembre 1944.

Le dernier jour de l’année 1944, les deux contre-torpilleurs quittent Ajaccio pour la haute mer, accueillant au large des Baléares le Du Guesclin, troisième contre-torpilleur de la 2ème DCT. Les trois navires manœuvrent ensemble du 1er au 8 janvier avant de rentrer le lendemain 9 janvier 1945 à Toulon.

Après une période d’entretien à flot du 12 au 27 janvier 1945, les trois contre-torpilleurs sortent pour essais du 28 au 31 janvier avant d’aller mouiller aux salins d’Hyères. Après une période d’entrainement à flot du 1er au 5 février, les trois contre-torpilleurs vont effectuer leur premier entrainement de division.

Le Bayard (Al) quitte le premier son mouillage suivit par le Turenne et le Du Guesclin. Après une école à feux du 6 au 10 février, les trois contre-torpilleurs se ravitaillent à Toulon le 11 février avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 12 au 17 février 1945.

Après une escale à Ajaccio du 18 au 23 février, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 24 février au 1er mars avant une nouvelle escale à Marseille du 2 au 6 mars. L’entrainement de division se poursuit avec un entrainement de mouillage de mines du 7 au 11 mars.

Après un nouveau ravitaillement à Toulon le 12 mars, le Bayard et ses deux compères s’entrainent à la lutte ASM contre les sous-marins L’Astrée et La Favorite du 13 au 21 mars.

Après une escale à Nice du 22 au 27 mars, les trois contre-torpilleurs effectuent un exercice de synthèse dans le Golfe du Lion du 29 mars au 15 avril, date de leur retour à Toulon.

Le Bayard victime d’une avarie mécanique est indisponible du 18 avril au 7 mai 1945, sortant pour essais du 8 au 11 mai avant de sortir pour remise en condition du 12 au 26 mai en compagnie de ses deux compères de la 2ème DCT.

Après une école à feux du 1er au 8 juin, les trois contre-torpilleurs vont mouiller aux salins d’Hyères du 9 au 17 juin, date à laquelle ils reprennent la mer pour un exercice commun avec le croiseur lourd Algérie et la 9ème DCT (Le Fantasque L’Audacieux et Le Malin), exercice qui va occuper les navires concernés du 18 juin au 2 juillet, la petite escadre faisant escale à Nice du 3 au 7 juillet avant de rentrer à Toulon le surlendemain.

Le Bayard est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 10 au 25 juillet, sortant pour essais du 26 au 29 juillet et pour remise en condition du 31 juillet au 9 août en compagnie du Du Guesclin.

Le Bayard participe aux essais (11 au 14 août) et à la remise en condition (16 au 31 août) du Turenne avant que le Bayard et le Turenne ne participe aux essais (2 au 5 septembre) et à la remise en condition (7 au 21 septembre) du Du Guesclin.

Du 30 septembre au 15 octobre 1945, le Bayard et ses compères de la 2ème DCT effectuent un exercice commun avec le croiseur de bataille Strasbourg, ses torpilleurs d’escadre Fleuret et Lansquenet ainsi que les croiseurs légers De Grasse Chateaurenault et Guichen.

Alors que le Chateaurenault va s’entrainer avec le Richelieu, les autres navires après une escale à Mers-El-Kébir du 16 au 20 octobre, gagnent Dakar le 25 octobre pour une école à feu à Rufisque du 26 octobre au 12 novembre, rentrant tous à Toulon le 19 novembre 1945.

Après une période d’entretien à flot commune du 20 novembre au 10 décembre, les trois contre-torpilleurs de la 2ème DCT sortent pour essais du 11 au 14 décembre et pour remise en condition du 15 au 25 décembre, rentrant à Toulon le lendemain 26 décembre 1945.

Le Bayard et ses compères effectuent une sortie d’entrainement commune du 7 au 17 janvier 1946 pour préparer un entrainement commun de six semaines avec leurs compères de la 9ème DCT, les torpilleurs légers de la 1ère DT  et le croiseur lourd Algérie.

La petite escadre quitte Toulon le 22 janvier, l’Algérie ouvrant la marche suivit par la 2ème DCT, la 1ère DT et la 9ème DCT. Les onze navires effectuent un premier exercice de combat antisurface du 22 janvier au 2 février, l’Algérie menant les torpilleurs légers  contre les contre-torpilleurs.
Après une escale à Nice du 3 au 6 février, la petite escadre effectue une école à feux du 7 au 15 février avant un ravitaillement à Toulon le 16 février. Ils enchainent par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 17 au 27 février avant un exercice de synthèse du 28 février au 7 mars, date du retour des navires à Toulon.

La 2ème DCT quitte Toulon le 15 mars pour un entrainement de division dans le Golfe du Lion, effectuant une école à feux du 15 au 22 mars avant une escale à Port La Nouvelle du 23 au 27 mars, enchainant par un entrainement au combat antisurface du 28 mars au 4 avril quand les trois navires vont se ravitailler à Toulon.

Le Bayard, le Du Guesclin et le Turenne effectuent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 5 au 15 avril avant une escale à Nice du 16 au 21 avril 1946. Ils effectuent ensuite un entrainement ASM du 22 avril au 2 mai en compagnie des sous-marins La Gorgone et L’Africaine puis après un ravitaillement à Ajaccio le 3 mai, les trois contre-torpilleurs exécutent un exercice de synthèse du 4 au 19 mai, faisant escale à Marseille du 20 au 27 mai avant de rallier Toulon le lendemain 28 mai 1946.

Le Bayard sort en compagnie du Turenne pour une école à feux du 5 au 12 juin, mouillant aux salins d’Hyères du 13 au 17 juin pour exercices avant de rentrer à Toulon le lendemain 18 juin.

Le Bayard est indisponible  du 20 juin au 11 juillet 1946 pour entretien et permissions de l’équipage, sortant pour essais du 12 au 15 juillet et pour remise en condition du 16 juillet au 1er août à chaque fois en compagnie du Guesclin.

Les deux contre-torpilleurs vont mouiller aux salins le 2 août 1946 où ils sont rejoint le 5 août par le Turenne qui venaient de réaliser ses essais après son indisponibilité estivale. Les trois contre-torpilleurs sont à la mer du 6 au 20 août pour la remise en condition du Turenne, les trois navires faisant escale à La Ciotat du 21 au 24 août avant de rentrer à Toulon le 25 août 1946.

La 2ème DCT quitte Toulon le 12 septembre 1946 pour un entrainement de division au large de Dakar qui doit être suivit d’une mission de présence dans le Golfe de Guinée. Ils se ravitaillent à Casablanca le 17 et rallient la capitale de l’AOF le 21 septembre.

Ils réalisent une école à feux au polygone de Rufisque du 22 au 30 septembre puis un entrainement au combat antisurface du 2 au 9 octobre avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 11 au 17 octobre.

Après une période de relâche à Dakar, les trois contre-torpilleurs quittent la capitale de l’AOF le 24 octobre direction Abidjan où les trois navires font escale du 27 au 30 octobre, à Conakry du 2 au 5 novembre, à Libreville du 7 au 11 novembre et à Pointe Noire du 13 au 17 novembre 1946.

Les trois contre-torpilleurs entament le transit retour en direction de Toulon, faisant escale à Douala du 20 au 23 novembre, à Abidjan du 25 au 28 novembre, à Dakar du 1er au 5 décembre, à Casablanca du 9 au 12 décembre avant de rentrer à Toulon le 17 décembre 1946 et de rester au port jusqu’à la fin de l’année.

Le Bayard et ses deux compères de la 2ème DCT sortent pour la première fois de l’année du 7 au 17 janvier 1947 pour un entrainement de base. Après un mouillage aux salins d’Hyères du 18 au 24 janvier, les trois contre-torpilleurs effectuent une école à feux du 25 janvier au 3 février, date de leur retour à Toulon.

La 2ème DCT enchaine par un entrainement commun avec les contre-torpilleurs de la 1ère DCT (Bruix D’Assas et La Tour d’Auvergne) et les croiseurs légers de la 6ème DC (De Grasse Chateaurenault Guichen) et ce du 8 au 27 février. Ils rentrent tous à Toulon le 28 février 1947.

Le 5 mars 1947, le Bayard et ses deux compères de la 2ème DCT doivent sortir pour un entrainement de division mais le Turenne est victime d’une avarie. Le Bayard et le Du Guesclin sortent donc seuls pour une école à feux du 5 au 12 mars, allant mouiller aux salins d’Hyères pour poursuivre l’entrainement.

Le 17 mars 1947, le Turenne réparé rejoint ses deux compères qui sortent du 18 au 25 mars pour un entrainement de base destiné à la fois à tester et à remettre en condition le Turenne. La 2ème DCT ainsi reconstituée va enfin entamer son entrainement de division  printanier.

Après une escale à Nice du 26 au 30 mars, les trois contre-torpilleurs effectuent une école à feux du 31 mars au 5 avril, se ravitaillant à Toulon le 6 avril avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 7 au 17 avril puis par une escale à Marseille du 18 au 21 avril 1947.

Après un entrainement de défense aérienne du 22 avril au 2 mai, les trois contre-torpilleurs font escale à Ajaccio du 3 au 6 mai avant d’enchainer par un entrainement anti-sous-marin contre les sous-marins La Réunion et Crozet du 7 au 17 mai. Après un ultime ravitaillement à Toulon le 18 mai, les trois contre-torpilleurs réalisent un exercice de synthèse du 19 au 31 mai, rentrant à Toulon le 1er juin 1947.

Le Bayard et le Du Guesclin sortent pour une école à feux du 8 au 15 juin, mouillant aux Salins d’Hyères jusqu’au 20 juin avant de rentrer le lendemain 21 juin à Toulon.

Le Bayard participe alors aux essais et à la remise en condition du Turenne, les deux navires sortant du 22 au 26 juin puis du 28 juin au 13 juillet, date de leur retour à Toulon.

Le Bayard est indisponible du 14 juillet au 4 août 1947, sortant pour essais en solitaire du 5 au 8 août avant de retrouver en rade de Villefranche ses deux compères de la 2ème DCT le lendemain.

Les trois contre-torpilleurs sont à la mer pour la remise en condition du Bayard et ce du 10 au 25 août, faisant escale à La Ciotat du 26 août au 1er septembre avant de rentrer à Toulon le lendemain 2 septembre 1947.

Le 8 septembre 1947, la 2ème DCT quitte Toulon pour un entrainement de division au large du Levant. Ils sont accompagnés par la 5ème DCT (Aigle Vautour Gerfaut) et le pétrolier-ravitailleur Liamone.

Les six contre-torpilleurs effectuent ainsi la traversée sans escale Toulon-Beyrouth, étant ravitaillés deux fois par le PRE avant d’arriver à destination le 16 septembre 1947.

Le cycle d’entrainement commence le 19 septembre par une école à feu qui s’achève le 27 septembre 1947. Après une escale à Lattaquié du 28 septembre au 1er octobre, les deux divisions s’affrontent dans un exercice de défense et d’attaque de convois, convoi symbolisé par l’aviso colonial La Grandière et le pétrolier-caboteur Ardèche, les deux divisions assurant tour à tour la défense et l’escorte du convoi sans parler des périodes où les deux divisions sont recomposées.

Après un ravitaillement auprès du Liamone le 10 octobre, les deux divisions de contre-torpilleurs effectuent un exercice de défense aérienne à la mer jusqu’au 20 octobre quand ils rallient le port de Beyrouth.  La 2ème et la 5ème DCT accompagnés du PRE quittent le Levant le 25 octobre, relachent à Bizerte du 30 octobre au 4 novembre avant de rentrer à Toulon le 7 novembre 1947 au matin.

Le jour même, le Bayard transmet au Turenne son pavillon de navire-amiral de la 2ème DCT puis débarque ses munitions et vidange ses soutes. Le lendemain 8 novembre 1947, il est échoué au bassin n°3 du Missiessy pour son premier grand carénage qui s’achève le 2 janvier 1948 quand il est remis à flot et sort pour essais jusqu’au 5 janvier 1948.

Du 10 au 20 janvier, le Bayard effectue sa remise en condition au cours d’un exercice commun avec la 5ème DC (croiseurs lourds Saint Louis Charlemagne et Henri IV) et la 5ème DCT (Aigle Albatros Gerfaut), les navires faisant escale à Bastia pour les croiseurs, à Calvi pour la 5ème DCT, et à l’Ile Rousse pour la 2ème DCT (21 au 27 janvier). Les neuf navires sont de retour à Toulon le 28 janvier 1948. Le Bayard redevient alors navire-amiral de la 2ème DCT.

Le Bayard et le Turenne sortent pour un entrainement de division. Après une école à feux du 3 au 10 février, les deux contre-torpilleurs font escale à Nice du 11 au 14 février avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 15 au 22 février.

Après un ravitaillement rapide à Toulon le 23 février, les deux contre-torpilleurs s’entrainent au mouillage de mines du 23 au 26 février puis à la défense aérienne à la mer du 27 février au 4 mars quand ils se ravitaillent à nouveau à Toulon pour effectuer un exercice de synthèse du 5 au 12 mars, date du retour des deux navires  à Toulon.

Le Bayard va alors participer à la remise en condition du Du Guesclin qui sort de son premier grand carénage. Mouillé aux Salins d’Hyères dès le 14 mars, le Bayard est rejoint par le Du Guesclin le 18 mars 1948 après les essais à la mer réglémentaires.

Le Bayard et le Du Guesclin sort pour remise en condition du second du 19 au 31 mars puis après ravitaillement à Toulon le 1er avril, effectuent une ultime phase de remise en condition du 2 au 10 avril, date à laquelle ils rentrent à Toulon.

Du 17 au 24 avril, le Bayard et le Du Guesclin effectuent une école à feux, mouillant en rade de Villefranche du 25 avril au 2 mai avant de subir un entrainement de défense aérienne à la mer du 3 au 12 mai, rentrant le lendemain 13 mai à Toulon. Le 15 mai, les deux contre-torpilleurs disponibles de la 2ème DCT quittent Toulon pour rallier les salins d’Hyères.

Ils sont rejoints le 21 par le Turenne qui venait d’achever ses essais post-carénage. Le Bayard et le du Guesclin participent à la remise en condition de leur compère du 22 mai au 8 juin et du 10 au 18 juin, la journée du 9 étant consacrée à un ravitaillement à Toulon.

Le Bayard est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 19 juin au 4 juillet, sortant pour essais du 5 au 8 juillet et pour remise en condition du 9 au 21 juillet en compagnie du Turenne, les deux navires allant mouiller aux salins d »Hyères le même jour.

Ils sont rejoints par le Du Guesclin le 24 juillet après ses essais. Les trois navires sortent pour sa remise en condition du 25 juillet au 8 août, date du retour de la division à Toulon.

Le Bayard et ses deux compères de la 2ème DCT sortent pour une école à feux du 15 au 22 août avant de rentrer à Toulon le 23 août pour passer aux effectifs de guerre. Du 28 août au 4 septembre, la 2ème DCT sort en compagnie de la 1ère DCT pour remise en condition du croiseur lourd Charlemagne. Rentrés à Toulon le 5 septembre à l’aube, ils se ravitaillent, se tenant prêt à appareiller en cas d’attaque italienne.

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Une réflexion sur “10-Contre-torpilleurs (38)

  1. Frédéric dit :

    Les délais entre le début de la conception et la mise en service étaient vraiment court à l’époque 🙂

    Aujourd’hui, l’électronique de bord est déjà presque obsolète entre le moment ou la conception assisté par ordinateur démarre et la mise à flot…

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