Italie (26) Croiseurs Lourds (3)

Croiseurs lourds classe Ragusa

CA Zara 8

Les Ragusa sont une évolution des Zara (ici le Zara)

Avant-Propos

Comme nous l’avons vu plus haut le croiseur lourd est une véritable créature du traité de Washington signé le 6 février 1922 puisque ces caractéristiques répondent au maximum autorisé à savoir environ 10000 tonnes et une artillerie principale d’un calibre maximal de 203mm même si mis à part les soviétiques avec leurs canons de 180mm, aucun croiseur type Washington sera armé d’un autre calibre que le 203mm (les Hawkins et leurs canons de 190mm ont servis de maitres étalons).

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16-Navires auxiliaires (4)

D-Cargos rapides type Oranie

Avant-propos

Voulant améliorer ses capacités de transport logistique, la marine étudie à partir du printemps 1940 l’achat de cargos appartenant à des armateurs français et étrangers.

Ne trouvant pas son bonheur parmi les navires existants, elle décide de faire dessiner un modèle de cargo rapide (20 noeuds) par le STCN et sous-traiter sa construction à des chantiers privés.

Le STCN dessine un navire de 8000 tonnes, filant à 20 noeuds maximum (18 noeuds en pratique) disposant d’importantes capacités de levage, de cales bien conçus.

Détail intéressant, on prévoit déjà la possibilité de les transformer en navires spécialisés pour le soutien logistique voir pour d’hypothétiques opérations amphibies.

Deux navires sont financés à la tranche 1944 et deux autres à la tranche 1945 dans le cadre du programme naval du 14 mai 1941 et enfin deux autres à la tranche 1947. Ces navires sont baptisés du nom de villes de l’Oranie : Mers-El-Kébir, Oran, Sidi-Bel-Abbès, Tlemcen, Mostaganem et Chelif.

La construction est attribuée à trois chantiers privés, les deux premiers doivent voir le jour aux Ateliers et Chantiers de Provence (ACP) installés à Port-Bouc, les deux suivants aux Ateliers et Chantiers Maritimes du Sud-Ouest & Bacalan réunis de Bordeaux et les deux derniers aux Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët de Saint Nazaire.

Le Mers-El-Kébir

-Le Mers-El-Kébir est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Provence (ACP) de Port-Bouc le 12 septembre 1943 lancé le 12 mai 1944 et admis au service actif le 25 novembre 1944.

Il quitte son chantier constructeur le 25 novembre pour rallier Toulon le lendemain 26 novembre pour recevoir son armement en l’occurence deux canons de 90mm et six canons de 37mm en trois affûts doubles.

Affecté à Brest, il quitte le Var le 5 décembre 1944, fait escale à Casablanca du 9 au 12 décembre où il décharge du matériel avant de rallier Brest le 17 décembre 1944.

Il va assurer des missions de transport de matériel militaire entre les ports de la façade atlantique et Brest mais également entre les ports anglais et les ports de la côte est des Etats Unis. Il va également assurer au mouillage des missions de ravitaillement au profit de la 1ère et de la 3ème escadre.

Du 3 décembre 1947 au 16 janvier 1948, il est échoué dans le bassin n°3 pour son premier grand carénage destiné à le remettre totalement en état. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 26 janvier 1948, sortant pour essais le 27 janvier avant remise en condition du 28 janvier au 3 février 1948.

Le 5 septembre 1948, le Mers-El-Kébir rentrait de New-York avec un chargement de munitions produites par des usines françaises installées aux Etats Unis. Il débarque ce chargement dans le port de commerce de Brest puis prépare aussitôt à assurer le ravitaillement du CEFAN en chargeant plusieurs tonnes de munitions pour les troupes françaises.
L’Oran

-L’Oran  est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Provence (ACP) de Port-Bouc le 12 septembre 1943 lancé le 4 juin 1944 et mis en service le 7 janvier 1945.

Il quitte son chantier constructeur le 8 janvier 1945 pour rallier Toulon où il reçoit son armement et quelques travaux non réalisés par les ACP. Affecté à Bizerte, il quitte le Var le 19 janvier pour rallier la Tunisie le 22 janvier.

Il va assurer des missions de ravitaillement au cours des exercices en transférant à couple et à flot du matériel et des munitions. Il va aussi effectuer des missions de transport de matériel entre la métropole et la Tunisie.

Du 21 février au 23 mars 1948, il est échoué dans le bassin n°1 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage. Il succède ainsi au Joffre et précède le cuirassé Bourgogne. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 4 avril 1948, sortant pour essais le 5 avril puis pour remise en condition du 7 au 17 avril 1948.

Le 3 septembre 1948, il quitte Bizerte pour rallier Toulon sans escorte afin de charger des munitions et du matériel au profit des Forces Armées de Tunisie (FAT).

Arrivé à Toulon le 5 septembre dans la journée, il est retenu à Toulon, chargeant obus de 105 et de 155mm, moteurs de chars et équipements militaires mais son appareillage est retardé, le cargo rapide devant être escorté pour rallier Bizerte.

Le Sidi-Bel-Abbès

-Le Sidi-Bel-Abbès est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers Maritimes du Sud-Ouest & Bacalan réunis sis à Bordeaux le 24 juin 1944 lancé le 12 mars 1945 et mis en service le 4 novembre 1945.

Il quitte son chantier constructeur, rallie Brest le 7 novembre pour recevoir son armement puis quitte le port breton avec un chargement de munitions direction Toulon où il doit être  basé. Il fait escale à Casablanca du 13 au 17 novembre puis rallie Toulon le 22 novembre 1945.

Comme ses cinq sister-ships, il va être utilisé comme transport de munitions et de matériel militaire sensible entre Toulon, l’Afrique du Nord voir le Levant. Il va également servir au mouillage de ravitailleur au profit des unités de combat de la 2ème Escadre.

Le Sidi-Bel-Abbès va également participer à un exercice d’entrainement à la défense de convois en janvier 1947.

Le 5 janvier 1947, les contre-torpilleurs Aigle et Albatros vont mouiller aux salins d’Hyères où ils sont rejoints trois jours plus tard par le transport-caboteur Golo et les cargos rapides Sidi-Bel-Abbès et Tlemncen.

Ces trois navires  vont simuler un convoi mouillant dans une baie et menacée par les forces navales ennemies. La 5ème DCT va assurer la protection contre les torpilleurs légers de la 1ère DT. Au cours d’une série de douze duels du 9 au 21 janvier, les torpilleurs ne parviendront à atteindre les trois transports qu’à quatre reprises.

Le Golo, le Tlmecen et le Sidi-Bel-Abbès appareillent le 22 janvier de Toulon pour livrer du matériel à  Bizerte. Ils sont escortés par les deux contre-torpilleurs et les quatre torpilleurs légers qui doivent néanmoins recompléter leurs soutes à Ajaccio le 23 janvier, les trois cargos mouillant en baie d’Ajaccio, attendant leurs protecteurs.

Le petit convoi bien protégé arrive à Bizerte le 28 janvier 1947 au matin. Les deux contre-torpilleurs et les quatre torpilleurs se ravitaillent puis mouillent  au centre du lac en attendant que les trois cargos soient vidés de leurs munitions, de leurs moteurs d’avions, de leurs vivres et de matériels divers.

Les trois cargos repartent avec leurs escorteurs le 30 janvier, rentrant directement à Toulon le 2 février 1947.

Le 5 septembre 1948, le Sidi-Bel-Abbès était en entretien à flot à Toulon. Les travaux sont accélérés pour lui permettre de prendre le plus vite un rôle opérationnel notamment le transport en métropole de matériel et de troupes venues d’Afrique du Nord.

Le Tlemcen

-Le Tlemcen est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers Maritimes du Sud-Ouest & Bacalan réunis sis à Bordeaux  le 4 octobre 1944 lancé le 7 août 1945 et mis en service le 2 mars 1946.

Il quitte son chantier constructeur le lendemain 3 mars 1946 et rallie Brest le 4 mars pour recevoir son armement et subir quelques travaux complémentaires et ce du 5 au 12 mars 1946.

Affecté à Toulon, il quitte la Bretagne le 13 mars, fait escale à Casablanca du 17 au 21 mars avant de rallier le Var le 25 mars 1946.

Comme ses cinq sister-ships, il va être utilisé comme transport de munitions et de matériel militaire sensible entre Toulon, l’Afrique du Nord voir le Levant. Il va également servir au mouillage de ravitailleur au profit des unités de combat de la 2ème Escadre.

Le Tlemcen va également participer à un exercice d’entrainement à la défense de convois en janvier 1947 en compagnie de la 5ème DCT, du transport-caboteur Golo et de son sister-ship Sidi-Bel-Abbès et ce du 9 au 21 janvier 1947

Le Golo, le Tlmecen et le Sidi-Bell Abbès appareillent le 22 janvier de Toulon pour livrer du matériel à  Bizerte. Ils sont escortés par les deux contre-torpilleurs et les quatre torpilleurs légers qui doivent néanmoins recompléter leurs soutes à Ajaccio le 23 janvier, les trois cargos mouillant en baie d’Ajaccio, attendant leurs protecteurs.

Le petit convoi bien protégé arrive à Bizerte le 28 janvier 1947 au matin. Les deux contre-torpilleurs et les quatre torpilleurs se ravitaillent puis mouillent  au centre du lac en attendant que les trois cargos soient vidés de leurs munitions, de leurs moteurs d’avions, de leurs vivres et de matériels divers.

Les trois cargos repartent avec leurs escorteurs le 30 janvier, rentrant directement à Toulon le 2 février 1947.

Le 5 septembre 1948, le Tlemcen était à quai à Toulon. Il va alors charger des munitions de 130, de 100, de 37 et de 25mm et gagner les salins d’Hyères où il doit servir de base avancée de ravitaillement en cas d’opérations de haute intensité contre l’Italie.
Le Mostaganem

-Le Mostaganem est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët sis à Saint Nazaire le 1er mars 1947 lancé le 8 octobre 1947 et mis en service le 5 avril 1948.

Affecté à Brest, il rallie son port d’affectation dès le 6 avril même si il subit des travaux complémentaires du 7 au 14 avril avant d’être pleinement opérationnel.

Il effectue sa première mission opérationnelle en ralliant New York afin de charger des pièces détachées au profit des avions américains en service dans l’armée de l’air et dans la marine. Quittant Brest le 16 avril, il rallie New York le 25 avril, charge les 26 et 27 avril, repartant le 28 avril pour rentrer à Brest le 7 mai 1948.

Le 5 septembre 1948, le Mostaganem était à quai à Brest.

Le Chelif

-Le Chelif  est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire-Penhoët sis à Saint Nazaire le  4 novembre 1947 et lancé le 24 juin 1948.

Encore en armement à flot le 5 septembre 1948, il devait être normalement affecté à Mers-El-Kébir mais avec le début du conflit, ce planning pourrait être chamboulé sachant que sa mise en service n’est prévu que pour la fin de l’année au plus tard printemps 1949.

Caractéristiques Techniques des cargos rapides de classe Oranie

Déplacement : standard 8000 tW pleine charge 21000 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 144.50m longueur entre perpendiculaire 140m largeur 21m tirant d’eau à pleine charge 8.5m

Propulsion : deux groupes diesels SNM développant une puissance totale de 9700ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 20 noeuds (18 noeuds dans la pratique) distance franchissable 7000 miles nautiques à 8 noeuds 3500 miles nautiques à 15 noeuds

Electronique : un radar de navigation

Armement : deux canons de 90mm modèle 1926 en affûts simples (un à la poupe et un à la proue) et  six canons de 37mm Schneider modèle 1941 en trois affûts doubles

Capacités : quatre cales pouvant contenir un total de 13000 tonnes de charge. Manutention assurée par deux mats de charge

Equipage : 62 hommes (marins civils sous contrat de la marine nationale et canonniers pour le service de l’armement)

15-Pétroliers et Ravitailleurs Rapides (7)

F-Ravitailleurs rapides classe L’Adour

Avant-propos

Au milieu des années trente, pour les esprits les plus lucides, la guerre n’est qu’une question de temps et qui dit guerre dit interruption des voies commerciales normales. Il faut donc prévoir des stocks suffisants pour une flotte dont le tonnage ne cesse d’augmenter.

En 1936, l’état-major demande à bénéficier d’au moins six mois de stocks de temps de guerre ce qui nécessite des dépôts à terre mais également de nouveaux pétroliers pour augmenter la flotte et remplacer les plus anciens. Outre les besoins de la marine, il faut prévoir les besoins pour les autres armées mais aussi ceux de l’industrie.

C’est également à cette époque que la marine nationale entame véritablement les expérimentations pour un ravitaillement en route à la mer.

Le manque d’autonomie de navires essentiellement conçus pour un théâtre d’opérations méditerranéen oblige la marine à envisager un ravitaillement des torpilleurs par les croiseurs.

Le premier essai effectué le 16 juin 1936 en baie de Seine est cependant l’oeuvre de deux contre-torpilleurs, l’Indomptable ravitaillant le Valmy. Les deux méthodes à couple et en flèche sont expérimentées.

Le premier ravitaillement mené par un pétrolier est l’oeuvre du Mékong qui le 15 mars 1940 ravitaille le contre-torpilleur Milan. La méthode en couple est alors privilégiée en raison notamment des grosses hélices des contre-torpilleurs français qui rend le ravitaillement en flèche périlleux.

Ces deux besoins conjugués entraine la construction de dix pétroliers répartis entre six ravitailleurs rapides de classe Adour financés aux tranches 1936 (Adour et Lot), tranches 1937 (Tarn) et 1938bis (La Charente La Mayenne et La Baise) alors que les quatre pétroliers rapides de classe La Seine financé pour les deux premiers par le décret-loi du 2 mai 1938 (La Seine et La Saône) et pour les deux suivants (Liamone et Medjerda) par la loi du 31 décembre 1938.

L’Adour

Le ravitailleur rapide L'Adour

Le ravitailleur rapide L’Adour

-L’Adour est mis sur cale dans les chantiers de la Societé Provençale de Construction Navale (SPCN) sis à La Ciotat le 5 juillet 1937. Il est lancé le 9 octobre 1938 et admis au service actif le 20 avril 1940.

Basé à Toulon, il intègre le groupement de soutien de la 2ème escadre pour assurer à terme le soutien logistique des navires de combat basés à Toulon notamment le porte-avions Joffre alors en construction à Saint-Nazaire.

Son classement en ravitailleur rapide n’est pas anodin. Si sa principale mission est de ravitailler en mazout les navires, il doit aussi pouvoir ravitailler à flot les navires en vivres et en munitions en attendant de le pouvoir faire en route et à couple.

Le 13 mai 1942, l’Adour quitte Toulon avec à son bord des réservistes de la 3ème région maritime pour un exercice de combat antisurface, le ravitailleur rapide simulant un croiseur auxiliaire ennemi intercepté par le croiseur léger Lamotte-Picquet du 14 au 25 mai, les deux navires faisant escale à Nice du 26 au 28 mai avant de rentrer à Toulon le 29 mai 1942.

Du 3 mars au 10 mai 1943, L’Adour est échoué au bassin Vauban n°7 pour son premier grand carénage. Outre une remise en état complète, il reçoit une DCA plus moderne et un nouveau système de ravitaillement à la mer plus efficace que celui d’origine.

Après des travaux complémentaires à quai, L’Adour est armé pour essais le 25 mai, sortant pour essais à la mer les 26 et 27 mai puis pour sa remise en condition du 29 mai au 4 juin 1943.

Le 17 février 1946, le ravitailleur rapide L’Adour quitte Toulon en compagnie des contre-torpilleurs Aigle Albatros Gerfaut (5ème DCT) et des torpilleurs légers Le Fier L’Agile L’Entreprenant Le Farouche (1ère DT) pour un entrainement en Méditerranée orientale.

Les deux divisions s’affrontent dans un intense entrainement antisurface du 17 au 23 février avec un ravitaillement à la mer mené par l’Adour avant que les huit navires ne fassent escale à Bizerte du 24 au 27 février 1946.

Les huit navires reprennent la mer le lendemain 28 février, faisant la traversée jusqu’à Beyrouth où ils arrivent le 3 mars, l’Adour ravitaillant les contre-torpilleurs et les torpilleurs légers.

Ils effectuent ensuite un entrainement à la défense aérienne à la mer du 5 au 12 mars avant une nouvelle escale cette fois à Lattaquié et ce du 13 au 16 mars 1946.

Ce déploiement en Méditerranée orientale s’achève pour la 5ème DCT et la 1ère DT par deux exercices : un entrainement avec l’aviso colonial La Grandière du 17 au 27 mars et un entrainement anti-sous-marin avec la 17ème DSM du 29 mars au 5 avril 1946.

Après une ultime escale à Beyrouth du 6 au 10 avril 1946, les huit navires reprennent la mer, rentrant à Toulon sans escale le 17 avril en étant ravitaillés à tour de rôle par l’Adour.

Le 29 mai 1946, l’Adour quitte Toulon au sein d’un groupe occasionnel composé du porte-avions Joffre, du cuirassé Provence et des quatre torpilleurs d’escadre Mameluk Casque l’Inconstant et le Lancier.

Ils font escale à Casablanca du 4 au 7 juin avant d’arriver à Dakar le 11 juin 1946. La petite escadre va s’entrainer au large de Dakar du 13 juin au 31 juillet, L’Adour assurant le ravitaillement en mer des navires engagés dans des exercices au large de Dakar et de Rufisque.

Le 1er août 1946, la petite escadre quitte Dakar fait escale à Casablanca du 5 au 10 août, à Mers-El-Kébir du 13 au 16 août avant de rentrer à Toulon le 19 août 1946.

Du 3 octobre au 30 novembre 1946, il est échoué au bassin n°1 du Missiessy pour un nouveau grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il armé pour essais le 15 décembre, sortant pour essais officiels le 16 et le 17 décembre avant remise en condition du 19 au 30 décembre 1946.

A noter que le 11 juin 1948, il ravitaille à la mer le cuirassé Flandre et ses torpilleurs d’escorte Voltigeur et Goumier.

Le 1er septembre 1948, L’Adour quitte Toulon pour aller charger du mazout à Batoumi en mer Noire mais à l’annonce des bombardements allemands le 5 septembre, le pétrolier alors à Istanbul reçoit l’ordre de rallier Haïfa pour la même mission.

Le Lot

Le ravitailleur rapide Le Lot à pleine charge

Le ravitailleur rapide Le Lot à pleine charge

-Le Lot est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France à Dunkerque le 7 mai 1937, lancé quasiment achevé le 19 juin 1939 et admis au service actif le 9 décembre 1939.

Il est affecté à Brest au sein du groupement de soutien de la Flotte de l’Atlantique avec à terme comme principale mission le soutien du porte-avions Painlevé qui n’était pas encore sur cale quand de l’admission au service actif de son futur .

Du 16 janvier au 1er mars 1943, le ravitailleur rapide Lot est échoué dans le bassin n°9 du Laninon succédant au cuirassé Clemenceau. Le Lot subit une remise en état complète de la coque qui est grattée, sablée et repeinte, les hélices sont changées, les turbines inspectées, les chaudières retubées…… .

Au niveau de la modernisation, il reçoit un nouveau système de ravitaillement à la mer plus efficace que celui installé d’origine. La DCA est modernisée et des radars sont embarqués pour améliorer l’efficience du navire.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 17 mars, sortant pour les essais officiels 18 et 19 mars puis pour remise en condition du 21 mars au 3 avril 1943.

Le 24 novembre 1944, les contre-torpilleurs Panthère Lynx et Tigre de la 3ème DCT quittent Brest en compagnie du Lot pour un entrainement de division.

Après un exercice de défense aérienne à la mer du 24 novembre au 2 décembre, le Lot ravitaille en carburant les trois contre-torpilleurs qui après une école à feux du 3 au 12 décembre, se ravitaillent à nouveau auprès du lot avant un entrainement au combat antisurface nocturne du 13 au 21 décembre 1944.

Le 3 janvier 1945, le ravitailleur rapide Lot quitte à nouveau Brest en compagnie de contre-torpilleurs mais cette fois c’est la 1ère DCT (Guépard Lion Bison) qui accompagne le sister-ship de L’Adour pour un entrainement au large de Dakar où les quatre navires arrivent le 11 janvier 1945.

L’entrainement de la 1ère DCT à lieu du 12 janvier au 15 février, la 1ère DCT et le Lot quittant Dakar le 16 février et rentrant à Brest le 23 février 1945.

Du  24 janvier au 8 mars 1946, le Lot est échoué au bassin n°8 du Laninon pour un nouveau grand carénage qui se limite à une remise en état  générale (coque, appareil propulsif, appareil évaporatoire, locaux-vie et locaux opérationnels).

Après des travaux complémentaires à quai, le ravitailleur rapide est armé pour essais le 24 mars, effectuant ses essais réglementaires les 25 et 26 mars puis sa remise en condition du 28 mars au 8 avril 1946.

Le 25 avril 1948, le ravitailleur rapide Lot quitte Brest en compagnie du porte-avions Painlevé, des cuirassés Lorraine et Gascogne accompagnés des torpilleurs d’escadre Arquebuse Cimeterre Intrépide Téméraire Durandal et Dague et des sous-marins Ile de Ré et Ile d’Yeux.

La petite escadre baptisée Force P fait escale quelques heures à Dunkerque le 28 avril où elle retrouve le croiseur léger antiaérien Waldeck-Rousseau. La force P au complet rallie Rosyth le 3 mai, retrouvant le cuirassé Howe (classe King George V), le porte-avions Victorious (classe Illustrious), six destroyers, quatre sous-marins et deux pétroliers.

L’exercice commence le 5 mai par un exercice de défense aérienne à la mer suivit le lendemain par un exercice anti-sous-marin, l’escadre combinée étant attaquée par les deux sous-marins français qui jouent tellement bien le jeu qu’ils entrent en collision le 6 mai au soir, devant rentrer en urgence à Rosyth pour réparations, laissant les seuls sous-marins britanniques attaquer les navires des deux marines.

Le 7 mai, les navires français et anglais simulent des raids amphibies contre la base de Rosyth, le porte-avions Victorious lançant ses bombardiers en piqué Dauntless contre la base pendant que les deux cuirassés simulent des bombardements contre la terre avant de mettre à l’eau leurs compagnies de débarquement.

Le porte-avions Painlevé lui essaye de perturber les raids en protégeant la base britannique, utilisant ses chasseurs mais également ses bombardiers et ses éclaireurs comme chasseurs improvisés. Le lendemain, les rôles changent entre les deux porte-avions.

Le 9 mai, le Coastal et le Bomber Command mettent à rude épreuve les canonniers antiaériens français et anglais lors d’un nouvel exercice de défense aérienne à la mer où le Waldeck Rousseau montre l’utilité d’un croiseur léger dédié à la défense antiaérienne, confirmant les observations faites par les britanniques avec les Dido/Bellona.

Le 10 mai, l’exercice se termine par un affrontement entre l’escadre britannique défendant les côtes et l’escadre française tentant de forcer le passage en direction du sud.

Le 11 mai 1948, la princesse Elisabeth âgée de 22 ans visite le cuirassé Gascogne et le porte-avions Painlevé au nom de son père George VI retenu à Londres pour d’autres impératifs. L’héritière du trône d’Angleterre effectue son discours en français, langue qu’elle maitrise parfaitement. Elle est accompagnée de son mari, le Prince Philippe, Duc d’Edimbourg. L’escadre française reprend la mer pour rentrer à Brest moins le Waldeck Rousseau qui s’arrête à Dunkerque le 14 mai. Les autres navires rentrent à Brest le 16 mai 1948.

Durant cet exercice, le Lot et ses deux compères britanniques ont ravitaillé à couple et en route les navires français et anglais. Des tests de transfert de charges solides ont également lieu mais ils ne sont pas concluant, la marine nationale préférant le transfert de charges solides à flot sur rade.

Le 5 septembre 1948, le Lot était à quai à Brest, chargeant ses soutes à carburant et à matériel, activité accélérée pour permettre au ravitailleur rapide d’appareiller le plus vite possible.

Le Tarn

Le ravitailleur rapide Le Tarn

Le ravitailleur rapide Le Tarn

-Le Tarn est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) à Dunkerque le 5 octobre 1937 lancé le 10 septembre 1939 et admis au service actif le 9 avril 1940 à Cherbourg, son port d’armement.

Le Tarn quitte Cherbourg le 11 avril 1940, charge du mazout, du gazole et des charges solides à Brest les 12 et 13 avril avant de rallier Mers-El-Kébir le 20 avril 1940 à l’aube. Il intègre en septembre 1940 la 4ème Escadre.

Le 3 mai 1943, il quitte Mers-El-Kébir pour rallier Bizerte le 5 mai 1943. Du  7 mai au 6 juillet 1943, il est échoué au bassin n°2 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage.

Le Tarn subit une remise en état complète de la coque qui est grattée, sablée et repeinte, les hélices sont changées, les turbines inspectées, les chaudières retubées…… .

Au niveau de la modernisation, il reçoit un nouveau système de ravitaillement à la mer plus efficace que celui installé d’origine. La DCA est modernisée et des radars sont embarqués pour améliorer l’efficience du navire.

Armé pour essais le 21 juillet, il sort pour ses essais à la mer les 22 et 23 juillet puis pour remise en condition du 25 juillet au 4 août 1943. Il quitte Bizerte le 6 août et rentre à Mers-El-Kébir le 9 août au matin.

Comme ses compères de classe L’Adour, le Tarn soutient les manoeuvres de la 4ème Escadre, sert de transport pétrolier notamment entre les dépôts de Mers-El-Kébir et de Bizerte mais également de navire-école au profit des réservistes de la région.

Du 10 mai au 30 juin 1946, il est échoué sur le dock-flottant de Mers-El-Kébir pour un nouveau grand carénage.

Après des travaux complémentaires à flot, le Tarn est armé pour essais le 17 juillet 1946, sortant pour ses essais réglementaires les 18 et 19 juillet puis pour sa remise en condition du 21 juillet au 2 août 1946.

Le 7 septembre 1946, le Tarn appareille de Mers-El-Kébir en compagnie des croiseurs légers Latouche-Treville et Gambetta (8ème DC) et des contre-torpilleurs Vauban Valmy Verdun (4ème DCT) pour une série d’exercices de combat antisurface du 7 au 17 septembre avant que le Tarn ne ravitaille les cinq navires en mazout, le ravitailleur rapide fait office d’observateur/arbitre.

Après une escale à Tunis du 18 au 22 septembre, la 8ème DC et la 4ème DCT retrouvent au large de Bizerte la 7ème DCT ( Vauquelin Tartu et Chevalier Paul) pour une nouvelle phase d’exercices.

Tout commence par un exercice de défense aérienne à la mer, les différents navires étant du 23 au 30 septembre attaqués soit en escadres soit individuellement par des avions de l’aéronavale et de l’armée de l’air.

Après un ravitaillement à Bizerte les 1er et 2 octobre, les contre-torpilleurs ressortent pour tenter d’intercepter le Tarn et les deux croiseurs légers qui simulent un raider tentant de passer du bassin occidental au bassin oriental de la Méditerranée.

Cet exercice qui à lieu du 3 au 15 octobre est suivit par un exercice de combat antisurface, le Latouche-Tréville prenant la tête de la 7ème DCT et le Gambetta celui de la 4ème DCT et ce du 17 au 27 octobre.

Après une dernière escale à Bizerte du 28 octobre au 3 novembre, la 8ème DC, la 4ème DCT et le Tarn quittent la Tunisie pour rentrer en Algérie arrivant à Mers-El-Kébir le 6 novembre 1946.

Le 28 novembre 1947, Le Tarn ravitaille successivement à la mer les trois contre-torpilleurs Magon Dunois La Hire de la 4ème DCT engagés dans un entrainement de division. Il les ravitaille de nouveau le 5 décembre 1947. Les 11 et 26 mai 1948, il ravitaille à nouveau cette division engagée dans un nouvel entrainement de division.

Le 12 mai 1948, le Tarn appareille de Mers-El-Kébir en compagnie du porte-avions Commandant Teste, du cuirassé Bretagne et du croiseur de bataille Strasbourg plus les six torpilleurs d’escadre escortant ces navires en l’occurence les torpilleurs d’escadre L’Eveillé L’Alerte (protecteurs du Bretagne), Lansquenet Fleuret (protecteurs du Strasbourg) Hussard et Spahi (protecteurs du Commandant Teste) auxquels se joignent venus de Bizerte, les contre-torpilleurs Mogador Volta Hoche (11ème DCT) et le pétrolier Mékong pour une série d’exercices du 15 mai au 20 juin 1948.

Le programme était chargé pour ne pas dire copieux avec un exercice de défense aérienne à la mer d’une force navale, la lutte ASM, le raid antisurface au cours duquel le Strasbourg et le Commandant Teste attaquèrent les contre-torpilleurs au canon et avec l’aviation embarqué avant que les contre-torpilleurs et les torpilleurs d’escadre ne tentent d’attaquer les deux gros (Strasbourg et Bretagne).

La force navale occasionnelle exécuta également des tirs contre la terre sur des ilots inhabités du territoire tunisien pour simuler un assaut amphibie.

Tout se termina par un exercice d’escorte de convois composé de deux pétroliers et de deux cargos escortés par les trois contre-torpilleurs et un torpilleur à l’arrière; le porte-avions, le cuirassé et le croiseur de bataille plus les trois torpilleurs restant formant un groupe de couverture. Le convoi est ainsi attaqué par des sous-marins et des avions basés à terre.

La force navale rentre à Bizerte le 21 juin et si les contre-torpilleurs et le Mékong restent en Tunisie puisque Bizerte est leur port d’attache, le croiseur de bataille, le cuirassé, le porte-avions et les six torpilleurs d’escadre plus le Tarn rentrent à Mers-El-Kebir le 28 juin 1948.

Le Tarn est en entretien à flot du 1er au 27 juillet 1948, sortant pour essais du 28 au 30 juillet  puis pour remise en condition du 1er au 12 août 1948.

Le 5 septembre 1948, il est à quai à Mers-El-Kébir se tenait prêt à appareiller pour soutenir les cuirassés, les croiseurs et le porte-avions de la 4ème Escadre.

15-Pétroliers et Ravitailleurs Rapides (5)

L’Elorn

L'Elorn

L’Elorn

-L’Elorn est mis sur cale aux chantiers Deutsche Werft de Hambourg, lancé le 31 octobre 1930 et admis au service actif le 24 août 1931. Les années qui le sépare de la guerre de Pologne sont occupées à des missions de transport entre la France et les bassins de production (Amérique Latine Caucase) mais à partir de septembre 1939, il va servir de ravitailleur en étant basé à Toulon.

Du 5 septembre au 25 octobre 1941, il est échoué dans le bassin Vauban n°7 pour un grand carénage qui permet une remise en état complète du pétrolier. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 12 novembre, sortant pour ses essais réglementaires les 13 et 14 novembre puis pour remise en condition du 16 au 27 novembre 1941.

Le 7 janvier 1942, L’Elorn quitte Toulon en compagnie du cuirassé Richelieu, des torpilleurs d’escadre Le Corsaire et Le Flibustier et du croiseur léger Jean de Vienne venu de Bizerte, tous ces navires formant la Division Navale Française (DNF) (CA de Penvers) chargée d’une mission de propagande en Amérique du Sud.

La Division Navale Française (DNF) quitte donc Toulon le 7 janvier 1942 sous le commandement du contre-amiral François de Penvers, faisant escale à Casablanca le 13 janvier avant de traverser l’Atlantique, arrivant à Rio de Janeiro le 21 janvier. Ouverts au public, les cinq navires remportent un très grand succès auprès des brésiliens qu’il s’agisse de simples visites ou de réceptions.

La DNF repart le 28 janvier direction Montevideo où elle fait escale du 29 janvier au 5 février 1942 avant de gagner le même jour Buenos Aires où la division reste mouillée jusqu’au 17 février 1942 quand elle appareille pour Valparaiso au Chili, arrivant à destination le 1er mars après une escale de deux jours les 20 et 21 février à Port Stanley, l’Elorn connaissant quelques ennuis mécaniques vite réparés.

La DNF fait escale dans la principale base chilienne du 17 au 29 mars 1942 avant une brève escale à Callao au Pérou du 30 mars au 2 avril puis à Guyaquil (Equateur) du 5 au 7 avril.

Elle franchit le canal de Panama le 9 avril et après une escale de ravitaillement à Fort de France les 14 et 15 avril, elle rentre à Toulon le 25 avril, le Jean de Vienne rentrant ensuite à Bizerte le 28 avril 1942. La DNF est dissoute le lendemain 29 avril 1942.

Le 22 septembre 1942, le pétrolier Elorn quitte Toulon en compagnie de la 1ère DT (torpilleurs légers Le Fier L’Entreprenant Le Farouche et L’Agile), de la 5ème DCT (Aigle Albatros Gerfaut) et des sous-marins de la 1ère DSM pour une série d’exercices menés jusqu’au 5 novembre, la petite force navale rentrant à Toulon le 6 novembre 1942.

Équipé d’un système de ravitaillement à la mer à l’été 1943, il participe aux tests du système de ravitaillement installé sur le contre-torpilleur Guépard (7 octobre 1943).

Du 10 novembre au 26 décembre 1943, l’Elorn est à la mer en compagnie de la 2ème DCT (Guépard Lion Bison) et de la 1ère DT pour une série d’exercice, le pétrolier ravitaillant à plusieurs reprises les trois contre-torpilleurs et les quatre torpilleurs légers.

Le 4 mars 1944, il ravitaille le Strasbourg et ses torpilleurs d’escadre Lansquenet et Fleuret engagés dans une série d’exercices pour leur permettre d’éviter la panne sèche avant de rentrer à Toulon le lendemain 5 mars 1944.

Du 21 juin au 12 août 1944, il est à nouveau échoué au bassin Vauban n°7 pour une remise en état générale doublée d’une modernisation avec l’embarquement d’un radar de navigation, d’une nouvelle DCA et de travaux sur le système de ravitaillement à la mer.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 30 août 1944, sortant pour essais les 31 août et 1er septembre et pour remise en condition du 3 au 17 septembre 1944.

Du 2 au 12 mars 1945, il participe à un entrainement commun avec le croiseur lourd Henri IV, le croiseur de classe Saint Louis assurant la protection antiaérienne du pétrolier.

Le 9 novembre 1945, l’Elorn quitte Toulon en compagnie du cuirassé Provence et du porte-avions Joffre, le cuirassé et le porte-avions étant escortés par leurs torpilleurs d’escorte Mameluk Casque L’Inconstant et le Lancier.

Après une escale à Bizerte du 12 au 16 novembre, la petite escadre manoeuvre dans le bassin oriental du 17 au 30 novembre avant une escale à Beyrouth, le port libanais accueillant un cuirassé, un porte-avions, un pétrolier et quatre torpilleurs.

Reprenant la mer le 1er décembre, le porte-avions lance des raids simulés contre Beyrouth, Tyr et Sidon protégés par le cuirassé qui repousse au cours de cet exercice la riposte de l’armée de l’air et l’exercice terminé le 12 décembre, l’escadre fait escale à Haïfa du 13 au 17 décembre, à Tunis du 19 au 22 décembre avant de rentrer à Toulon le 24 décembre 1945. L’Elorn assure lui ravitaillement des navires engagés pour leur éviter un retour au port.

Le 22 septembre 1946, l’Elorn quitte Toulon en compagnie de la 1ère DCT (Bruix D’Assas La Tour d’Auvergne) pour un entrainement de division au large des côtes africaines entre le Maroc et le Golfe de Guinée.

Après un ravitaillement au large du cap Juby le 27 septembre, les trois contre-torpilleurs effectuent une école à feux du 27 septembre au 1er octobre avant de rallier Dakar le 4 octobre après un nouveau ravitaillement auprès de l’Elorn.

Le Bruix, le D’Assas et le La Tour d’Auvergne effectuent un entrainement à l’escorte et à l’attaque de convois du 5 au 12 octobre. A tour de rôle, un contre-torpilleur protégeait l’Elorn contre l’attaque de deux contre-torpilleurs.

Après une escale à Dakar du 13 au 15 octobre, la 1ère DCT accompagnée par l’Elorn gagnent le Golfe de Guinée pour poursuivre leur entrainement. Le transit en direction de Conakry (où les quatre navires arrivent le 20 octobre) est l’occasion d’un entrainement à la défense aérienne à la mer.

Après donc une escale à Conakry (20 au 23 octobre), les trois contre-torpilleurs et le pétrolier font escale à Libreville du 25 au 28 octobre, à Pointe Noire du 30 octobre au 2 novembre, à Abidjan du 5 au 8 novembre, à Dakar pour ravitaillement le 12 novembre, à Casablanca du 16 au 21 novembre avant de rallier Toulon le 25 novembre 1946 après plus de deux mois loin de leur port d’attache.

Du 3 au 10 mars 1947, le pétrolier Elorn participe à un entrainement préparatoire à un exercice entre la Flotte de la Méditerranée et la Mediterranean Fleet en compagnie du cuirassé Alsace, du porte-avions Joffre, du croiseur lourd Henri IV, des croiseurs légers De Grasse et Jean de Vienne, des contre-torpilleurs Desaix Kléber et Marceau de la 12ème DCT, des torpilleurs d’escadre L’Inconstant Lancier Mousquet et Bombardier, les sous-marins Nivôse  Floréal Ile de Brehat ainsi que le PRE Liamone.

Le 12 mars, cette escadre baptisée force T quitte Toulon pour rallier La Valette afin de participer à «Cordial Agreement». A cette occasion, les britanniques mobilisent les cuirassés Nelson et Rodney, le porte-avions Indomitable, les croiseurs légers Belfast et Newcastle, six destroyers et quatre sous-marins.

Cet exercice bilatéral à lieu du 16 au 20 mars avant que les deux escadres ne rallient le lendemain 21 mars les atterrages de la Tunisie, des îlots désertiques de la côte tunisienne servant de cible aux canons de 406,380, 203,152,130 et 120mm dans un bruyant concert sans parler des avions embarqués qui utilisent bombes et roquettes.

Les trois cuirassés, les deux porte-avions, les quatre croiseurs légers, le croiseur lourd, les neuf destroyers, les pétroliers et les sous-marins font ensuite escale à Bizerte où ils sont passés en revue par le résident général en Tunisie avant de se séparer le lendemain 22 mars, les navires français rentrant à Toulon le 24 mars 1947 au matin  sauf le Jean de Vienne resté à Bizerte son port d’attache.

Le 3 mai 1947, le pétrolier Elorn quitte Toulon en soutien de la 9ème DCT (Le Fantasque L’Audacieux et Le Malin) pour un entrainement de division au large du Sénégal.

Les trois contre-torpilleurs effectuent ainsi la traversée Toulon-Dakar sans escale, arrivant à destination le 12 mai pour un entrainement de division exécuté du 15 mai au 30 juin 1947, les trois contre-torpilleurs et le pétrolier quittent Dakar le 1er juillet, se ravitaillent le 5 à Casablanca avant de rentrer à Toulon le 10 juillet 1947.

Du 12 juillet au 30 août 1947, l’Elorn est échoué dans le bassin n°3 du Missiessy pour un nouveau grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 16 septembre, sortant pour essais les 17 et 18 septembre puis pour remise en condition du 20 septembre au 3 octobre 1947.

Le 2 mars 1948, l’Elorn quitte Toulon en compagnie du cuirassé Richelieu, des torpilleurs d’escadre Corsaire et Flibustier, des croiseurs légers de la 6ème DC ( De Grasse Chateaurenault Guichen) et  des contre-torpilleurs Le Fantasque L’Audacieux et Le Malin de la 9ème DCT. L’entrainement occupe les navires concernés du 2 mars au 4 mai, la petite escadre faisant escale à Bizerte du 5 au 12 mai 1948 avant de rentrer à Toulon le 15 mai 1948.

Le 5 septembre 1948, le pétrolier Elorn était à quai à Toulon.

Le Var

Le Var

Le Var

Le Var  est construit dans le même chantier que l’Elorn à savoir les chantiers Deutsche Werft de Hambourg. Lancé le 17 mars 1931, il est armé à Cherbourg et admis au service actif le 15 novembre 1931 entamant les rotations entre la France et les puits de pétrole notament ceux du Caucase. Il subit un grand carénage à Cherbourg du 15 juillet au 10 novembre 1939, manquant donc une grande partie de la guerre de Pologne

En septembre 1940, il est basé à Brest, soutenant la Flotte de l’Atlantique notamment la 1ère Escadre et la 3ème Escadre Légère, ravitaillant les navires à flot et à couple en attendant de pouvoir le faire à couple, en route et en haute mer.

Du 25 juin au 5 septembre 1942, le Var est échoué dans le bassin n°4 du Salou pour un grand carénage qui combine remise en état complète et modernisation avec l’installation d’un système de ravitaillement à la mer. Armé pour essais le 15 septembre, il effectue ses essais réglementaires les 16 et 17 septembre puis sa remise en condition du 19 au 30 septembre 1942.
Le 12 octobre 1942, les trois croiseurs légers de la 4ème DC franchissent le Goulet de la rade de Brest pour gagner la haute mer en compagnie du Var qui ravitailla à trois reprises La Gloire, le Georges Leygues et le Montcalm entre le 12 et le 29 octobre. Il assura également à nouveau leur ravitaillement durant leur deuxième phase d’entrainement du 4 au 17 novembre.

Le 20 février 1943, le Var quitte Brest en compagnie du Jean Bart et des torpilleurs d’escadre L’Opiniâtre et l’Aventurier pour une croisière en Amérique Centrale sur le modèle de celle de la DNF en Amérique du Sud un an plus tôt.

La petite escadre traverse l’Atlantique, faisant escale à Jacksonville en Floride du 28 février au 2 mars, à La Havane du 5 au 8 mars, à Kingston du 9 au 14 mars, à Veracruz (Mexique) du 21 au 25 mars et Colon (Panama) du 27 mars au 2 avril. La petite escadre prend alors le chemin du retour, faisant escale à Fort de France les 8 et 9 avril avant de rallier Brest le 16 avril 1943.

Le 14 juillet 1943, le Var participe à une revue navale au large de Saint-Malo en compagnie des trois croiseurs légers de la 4ème DC. Ils rallient ensuite Le Havre pour une escale du 16 au 21 juillet avant une série d’exercices du 22 juillet au 5 août, le pétrolier participant aux exercices tout en assurant le ravitaillement en mazout des trois «7600 tonnes». Après une nouvelle au Havre du 6 au 10 août, la petite escadre rentre à Brest le 12 août 1943.

Du 2 au 12 septembre 1943, le croiseur léger La Gloire s’entraine dans le Golfe de Gascogne et bénéficie du soutien du Var qui délivre les tonnes de mazout nécessaires au bon fonctionnement des chaudières. Les deux navires font escale à Saint-Nazaire du 13 au 16 septembre avant de rentrer à Brest le 17.

Le 29 septembre 1943, le Var quitte Brest et le lendemain ravitaille le croiseur léger La Gloire et les contre-torpilleurs Jaguar Léopard Chacal de la 1ère DCT. Du 13 au 15 octobre, il mouille en baie de Douarnenez où il sert de station service flottante au profit de la 1ère DCT et de la 4ème DC. Il rentre à Brest le lendemain 16 octobre 1943.

le 1er février 1944, le Var quitte Brest en compagnie des contre-torpilleurs Milan Epervier et Vautour de la 6ème DCT pour un entrainement aux Antilles. Ce choix était dicté par la volonté de sortir les équipages de la routine de la mer d’Iroise et du Golfe de Gascogne. Les quatre navires arrivent à Fort de France le 9 février et y retrouvent l’aviso colonial Bougainville et le pétrolier Loing.

Le Var et la 6ème DCT s’entrainent avec ses deux navires du 11 février au 4 mars. Les navires venus de Brest quittent la Martinique le 5 mars pour rallier Cayenne le 9 mars, effectuant un exercice commun avec l’aviso-colonial Lapérouse du 10 au 17 mars.

Après une nouvelle escale à Cayenne du 18 au 21 mars, les quatre navires venus de Brest traversent l’Atlantique direction Dakar où ils arrivent le 27 mars pour une école à feu à Rufisque du 29 mars au 7 avril, le pétrolier en profitant pour recompléter ses soutes. Ils quittent Dakar le 8 avril, font escale à Lisbonne du 12 au 15 avril avant de rentrer à Brest le 18 avril 1944.

Du 13 mars au 20 avril 1945, il est échoué dans le bassin n°3 de l’Arsenal de Brest pour un nouveau grand carénage.

Outre une remise en état complète, il reçoit enfin une DCA moderne. Après des travaux complémentaires à quai, le Var est armé pour essais le 1er mai, effectuant ses essais réglementaires les 2 et 3 mai puis sa remise en condition du 5 au 17 mai.

Le 15 octobre 1946, le Var quitte Brest pour prendre position dans le Golfe de Gascogne afin de soutenir la 4ème DC, les 3ème (Bugeaud du Chayla Dupetit-Thouars) et 6ème DCT (Vautour Epervier Milan) engagés du 16 au 27 octobre dans une série de joutes nautiques.

Le pétrolier les ravitaille à la mer avant de recompléter ses soutes au Verdon où d’autres pétroliers souvent civils déchargeaient du mazout venu des Etats-Unis à moins que le mazout ait été produit en France. Le Var va également ravitailler les navires sus-nommés lors d’une nouvelle phase d’entrainement du 28 octobre au 21 novembre, tous les navires rentrant à Brest le lendemain 22 novembre 1946.

Le 28 février 1947 et à nouveau le 11 mars, les trois contre-torpilleurs de la 3ème DCT se ravitaillent auprès du Var.

Le 18 juin 1947, le pétrolier Var ravitaille à la fois les croiseurs légers Georges Leygues et Montcalm engagés dans un raid amphibie contre l’île d’Ouessant puis le cuirassé Gascogne et ses torpilleurs d’escorte Durandal et Dague.

Du 1er février au 4 mars 1948, le Var est échoué au bassin n°3 de l’Arsenal de Brest pour un nouveau grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 22 mars, sortant pour essais les 23 et 24 mars puis pour remise en condition du 26 mars au 4 avril 1948.

Le 5 septembre 1948, il au mouillage en rade de Brest, prêt à appareiller au sein du convoi transportant le CEFAN. Il doit assurer le ravitaillement des navires de transport et des escorteurs.

Caractéristiques Techniques de la classe Mékong

Déplacement : standard 5482 tW pleine charge 15150 tonnes 9600 tonnes de port en lourd

Dimensions : longueur hors tout 148.58m longueur entre perpendiculaires 139m largeur 18.81m tirant d’eau : 7.92m

Propulsion : deux diesels Burmeister & Wain 6300P 4 temps et 6 cylindres développant 4850ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 13.5 noeuds autonomie 11500 miles nautiques à 13.5 noeuds

Capacités : 24 citernes pouvant embarquer 11169 mètres cubes, citernes réparties entre 6 tanks transversaux divisés en 3 citernes. Deux pompes à vapeur pouvant absorber 300 tonnes par heure.

Armement : deux canons de 100mm modèle 1925; deux canons de 37mm modèle 1925 et 2 mitrailleuses de 8mm (1939-40) deux canons de 100mm modèle 1925 et huit canons de 37mm Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles (1948)

Equipage : 6 officiers et 72 hommes en temps de paix, 8 officiers et 87 hommes en temps de guerre

14-Navires légers (9) avisos coloniaux classe Bougainville (8)

Le La Grandière

L'aviso-colonial La Grandière

L’aviso-colonial La Grandière

-Le La Grandière est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de Provence de Port de Bouc sous le nom de Ville d’Ys le 23 février 1938 lancé le 20 juin 1939, rebaptisé La Grandière en mars  et admis au service actif le 20 juin 1940.

Il quitte Toulon le 27 juin 1940 pour rallier Beyrouth le 1er juillet suivant. Affecté à la DNL, il doublonne le D’Iberville même si cette situation est temporaire, le dernier nommé devant rallier à l’automne 1940 le Pacifique.

En dépit de la présence de formes de radoub à Beyrouth, c’est à Haïfa en Palestine mandataire que le La Grandière va se faire caréner.  Nous pouvons y voir un geste politique pour plaire à nos alliés britanniques.

Arrivé à destination le 5 septembre 1940, il est échoué au bassin du 6 septembre au 5 novembre 1940. Armé pour essais le 20 novembre, il sort pour essais du 21 au 23 puis pour remise en condition du 25 novembre au 10 décembre 1940, date de son retour à Beyrouth.

Il reprend alors ses missions de patrouille en Méditerranée avec des incursions en mer Adriatique mais également en mer Noire. Comme ses sister-ships, il montre le pavillon tricolore dans les ports étrangers et fait respecter les mandats attribués à la France sur le Liban et la Syrie.

Le 7 décembre 1942, le croiseur léger Lamotte-Picquet quitte Beyrouth sans être relevé, transférant le pavillon de navire-amiral de la DNL à l’aviso-colonial La Grandière.

Il effectue également des exercices avec les navires de passage dans la région comme du 12 au 19 février 1943 quand il manoeuvre avec les torpilleurs légers de la 1ère DT venus de Toulon.

Les cinq navires font escale à Haïfa du 20 au 23 février avant un entrainement à la défense aérienne à la mer commun du 24 février au 4 mars, les cinq navires rentrant à Beyrouth le 5 mars 1943 et la 1ère DT quitte le Levant trois jours plus tard.

Du 5 au 12 avril, l’aviso La Grandière manoeuvre avec les contre-torpilleurs Vauquelin Tartu et Chevalier Paul de la 7ème DCT venus de Bizerte. Les quatre navires font escale à Lattaquié du 13 au 18 avril avant que les contre-torpilleurs ne rentrent en Afrique du Nord.

Décidément fort demandé, le La Grandière manoeuvre avec les contre-torpilleurs Mogador Volta Hoche de la 11ème DCT et ce du 30 juin au 4 juillet avant une escale commune à Beyrouth du 5 au 8 juillet 1943.

Il subit un nouveau grand carénage à Haïfa, étant échoué au bassin du 14 janvier au 6 mars 1944, subissant remise en état et modernisation (suppression des installations d’hydraviation, modernisation de la DCA).
Armé pour essais le 16 mars, il sort pour essais les 16 et 17 mars puis pour remise en condition du 19 au 30 mars, date de son retour à Beyrouth.

Victime d’une avarie, le La Grandière est indisponible du 5 au 30 juin 1944, remplacé dans sa mission par les contre-torpilleurs Vauquelin et Tartu. Réparé, il sort pour essais les 1er et 2 juillet puis pour remise en condition du 3 au 10 juillet date à laquelle il peut reprendre ses missions.

Le 7 juillet 1945, le cuirassé Clemenceau accompagné des torpilleurs d’escadre Rapière et Hallebarde et du pétrolier-ravitailleur La Mayenne arrive à Beyrouth.

La petite escadre manoeuvre avec La Grandière avec un entrainement de défense aérienne à la mer du 9 au 15 juillet avant un ravitaillement à la mer.

Les soutes vides, La Mayenne cingle vers Haïfa en compagnie de La Grandière pour recompléter ses soutes.

Le 21 juillet 1945, les deux navires reprennent la mer pour ravitailler à la mer le cuirassé et ses deux torpilleurs avant un entrainement au combat antisurface du 22 au 31 juillet 1945, date à laquelle La Grandière rentre à Beyrouth.

Du 19 au 27 octobre 1945, l’aviso colonial La Grandière effectue un exercice commun avec les contre-torpilleurs Mogador Volta Hoche de la 11ème DCT, les quatre navires faisant escale à Lattaquié du 28 au 30 octobre avant un exercice de synthèse du 2 au 7 novembre, les trois contre-torpilleurs rentrant alors à Bizerte.

Le 17 janvier 1946, les contre-torpilleurs Le Triomphant et L’Indomptable arrivent à Beyrouth dans le cadre d’un entrainement de division. Après des exercices en duo du 19 janvier au 2 février, les deux contre-torpilleurs font escale avec l’aviso colonial à Lattaquié du 3 au 7 février.

Du 8 au 13 février, la 10ème DCT affronte l’aviso colonial qui simule un croiseur auxiliaire avant que du 15 au 22 février, les deux contre-torpilleurs alternent entre protection et attaque du La Grandière. Les trois navires sont à Beyrouth du 23 au 27 février avant que les deux contre-torpilleurs ne prennent le chemin du retour.

Au printemps 1946, La Grandière manoeuvre avec les contre-torpilleurs Aigle Albatros Gerfaut de la 5ème DCT, les torpilleurs légers de la 1ère DT Le Fier L’Entreprenant L’Agile et Le Farouche ainsi que les sous-marins L’Atalante Vestale et Sultane de la 17ème DSM.

Du 17 au 27 mars 1946, La Grandière simule un raider ennemi cherchant à s’en prendre au trafic commercial et traqué par la 1ère DT et la 5ème DCT avant de prendre la tête de la 1ère DT pour contrer un raid artillerie de la 5ème DCT contre Beyrouth.

Du 29 mars au 5 avril, l’aviso La Grandière  protégé par la 1ère DT est attaqué par les sous-marins de la 17ème DSM, la 5ème DCT assurant la traque en solitaire des sous-marins qui tentent aussi de torpiller les cargos sortant et arrivant dans le port de Beyrouth. La petite escadre fait une escale à Beyrouth du 6 au 10 avril avant que la 5ème DCT et la 1ère DT ne rentrent à Toulon et la 17ème DSM à Bizerte.

La Grandière subit un nouveau grand carénage à Haïfa, étant échoué au bassin du 5 mars au 10 juin 1947. Armé pour essais le 22 juin, il sort pour essais du 23 au 25  puis pour remise en condition du 27 juin au 9 juillet date de son retour à Beyrouth.

Le 16 septembre 1947, les contre-torpilleurs Aigle Albatros Gerfaut (5ème DCT) accompagnés par les Bayard Du Guesclin Turenne (2ème DCT) et du PRE Liamone arrivent à Beyrouth. Du 28 septembre au 1er octobre, les deux divisions assurent un exercice d’attaque et de défense de convois, un convoi symbolisé par l’aviso colonial et le pétrolier-caboteur Ardèche.

Quand la Seconde Guerre Mondiale éclate le 5 septembre 1948, l’aviso est à la mer au large de la Palestine mandataire. Il rallie Beyrouth pour recompléter ses soutes avant de rallier la région du Dodécanèse, possession italienne qu’il devait surveiller.

12-Torpilleurs légers (20)

Le Tunisien

-Le Tunisien (ex-Le Flamand) est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) à Nantes le 25 juillet 1940 lancé le 15 septembre 1941 et mis en service le 2 septembre 1942.

Intégré à la 3ème DT, Le Tunisien quitte Lorient le 9 septembre avec ses trois compères pour rallier la Tunisie le 23 septembre après une escale à Casablanca du 13 au 18 septembre. La 3ème DT effectue un exercice commun avec la 12ème DT du 24 au 2 octobre, les deux divisions ralliant Bizerte le jour même.

Après un entraînement commun aux unités de la 6ème Escadre Légère du 7 au 25 octobre, la 3ème DT effectue un entraînement commun avec les croiseurs légers La Galissonnière et La Marseillaise du 27 octobre au 4 novembre, les six navires faisant escale commune à La Valette du 5 au 10  avant de rallier Bizerte le 12 novembre 1942.

La 3ème DT termine l’année par un entraînement commun avec les croiseurs légers La Galissonnière et La Marseillaise (2ème DC) et les contre-torpilleurs Mogador et Volta (11ème DCT) du 15 novembre au 22 décembre 1942, passant la fin  de l’année à quai.

Le Tunisien quitte Bizerte le 5 janvier 1943 en compagnie de ses compagnons de la 3ème DT pour un entraînement au large de Bizerte jusqu’au 15 janvier quand les quatre torpilleurs rentrent à  Bizerte pour se ravitailler. Ils enchainent par un entraînement commun avec le croiseur léger Emile Bertin et  du 18 au 27 janvier, les cinq navires rentrant à Bizerte deux jours plus tard.
La 3ème DT _et donc Le Tunisien_ exécute alors trois entraînements de division, le premier du 8 février au 19 mars, le second du 30 mars au 8 mai et le troisième du 15 mai au 17 juin, la division entrant alors un nouveau cycle celui des indisponibilités estivales.

Le Tunisien sort pour entraînement du 24 juin au 3 juillet, ralliant Bizerte le lendemain. Il participe ensuite avec son compère Le Corse aux essais (10 au 12 juillet) et à la remise en condition (14 au 28 juillet) de L’Alsacien.

Le Tunisien et L’Alsacien participent ensuite aux essais (1er au 3 août) et à la remise en condition (5 au 19 août) du Breton.

Indisponible à son tour du 23 août au 12 septembre, Le Tunisien sort pour essais (13 au 15 septembre) et pour remise en condition (17 septembre au 1er octobre) en compagnie de ses trois compères de la 3ème DT,  les quatre torpilleurs légers rentrant le lendemain à Bizerte.
Le Tunisien et les trois autres torpilleurs de la division effectuent ensuite un exercice commun avec les croiseurs légers La Galissonnière et La Marseillaise du 4 au 12 octobre, date à laquelle ils rejoignent Sfax pour une escale jusqu’au 18 octobre. Rejoints dès le 14 par le Jean de Vienne, la 2ème DC et la 3ème DT reprennent la mer pour une série d’exercices qui les occupent du 18 octobre au 9 novembre date de leur retour à Bizerte.
Après la revue navale du 11 novembre 1943, Le Tunisien et ses trois compagnons de division terminent l’année par un entraînement de division du 18 novembre au 21 décembre 1943.

Après un entraînement de division du 5 janvier au 16 février, la 3ème DT participe à la remise en condition des contre-torpilleurs de la 11ème DCT du 22 février au 8 mars  puis enchaine par un entraînement de division du 15 mars au 5 mai puis par les manoeuvres Harmattan du 12 mai au 5 juin 1944.  Les quatre torpilleurs légers rentrent à Bizerte le lendemain.

Les torpilleurs légers Le Tunisien et Le Breton sortent pour un entraînement commun du 12 au 22 juin. Ils participent ensuite aux essais (29 juin au 1er juillet) et à la remise en condition (3 au 17 juillet) de leur compère L’Alsacien.

Le Tunisien est indisponible du 20 juillet au 10 août 1944, sortant pour essais du 11 au 13 août et pour remise en condition du 15 au 29 août en compagnie de ses sister-ships L’Alsacien et Le Corse.

Les trois torpilleurs disponibles de la 3ème DT participent ensuite aux essais (3 au 5 septembre) et à la remise en condition (7 au 21 septembre) du Breton, la 3ème DT rentrant dans la foulée à Bizerte.

La 3ème DT effectue un entraînement au combat de nuit du 25 septembre au 2 octobre en compagnie du croiseur léger Jean de Vienne et du contre-torpilleur Hoche avant deux entraînements de division, le premier du 10 octobre au 13 novembre et le second du 20 novembre au 20 décembre 1944.

Le torpilleur léger Le Tunisien et ses trois compères de la 3ème DT commencent l’année 1945 par un entraînement de division en Méditerranée orientale du 7 janvier au 12 mars

Le Tunisien et Le Corse sortent pour une école à feux du 14 au 20 mars se ravitaillant à Bizerte le 21 mars avant de reprendre la mer pour la suite des exercices. L’équipe Rouge (Le Corse et Le Tunisien) va ainsi affronter l’équipe Bleue (L’Alsacien et Le Breton) du 23 mars au 3 avril, la division reconstituée effectuant une escale commune à Tunis du 4 au 9 avril avant de rentrer à Bizerte le lendemain.

La 3ème Division de Torpilleurs (3ème DT) enchaine par un entraînement commun avec le croiseur léger La Galissonnière du 20 avril au 17 mai puis du 19 au 27 mai avec le concours de la 11ème DCT qui affronte le croiseur et les torpilleurs légers, les navires engagés dans cet exercice rentrant à Bizerte le 28.

Le torpilleur léger Le Tunisien effectue un entraînement de division avec ses compères Corse _chef de division en l’absence de L’Alsacien en grand carénage_ et Breton du 1er juin au 4 juillet, date à laquelle la division rentre à Bizerte.

Le Tunisien sort pour entraînement du 11 au 18 juillet avant de participer en compagnie du Corse aux essais (22 au 24 juillet) et à la remise en condition (26 juillet au 9 août) de L’Alsacien qui au retour des trois navires à Bizerte redevient chef de la 3ème DT.

Les torpilleurs légers Le Tunisien et L’Alsacien sortent pour une école à feux commune du 19 au 26 août, rentrant à Bizerte le lendemain. Ils participent ensuite aux essais (1er au 3 septembre) et à la remise en condition (5 au 20 septembre) du Breton, les trois torpilleurs faisant escale à Sfax du 21 au 25 septembre, rentrant le lendemain  à Bizerte.

Le Tunisien va alors subir son premier grand carénage, étant échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah du 1er octobre au 10 novembre 1945 pour une remise en état complète et une modernisation de ses capacités militaires (électronique, DCA).

Après une période de travaux complémentaires à quai, Le Tunisien sort pour essais (21 au 24 novembre) et pour remise en condition (26 novembre au 10 décembre) en compagnie de ses trois compères de la 3ème DT qui fait escale Bone du 11 au 18 décembre, ralliant Bizerte le 20 décembre et y restant jusqu’à la fin de l’année civile.

Après un entraînement de division «unitaire» du 5 janvier au 2 mars 1946,  Le Tunisien exécute une école à feux du 9 au 15 mars en compagnie de L’Alsacien, les deux torpilleurs légers se ravitaillant à Gabès le 16  avant de reprendre la haute mer en essayant d’échapper à leurs compères Le Corse et Le Breton avec qui ils s’affrontent du 17 au 24 mars, date du retour de la division à Bizerte.

La 3ème DT au complet participe ensuite à la remise en condition du contre-torpilleur Hoche du 26 mars au 12 avril, les cinq navires faisant escale à Alger du 13 au 17 avril, à Tunis du 19 au 23 avril avant de rentrer le lendemain à Bizerte, Le Tunisien et les trois autres navires de la 3ème DT réalisant ensuite un entraînement de division du 2 mai au 2 juin 1946 avant les traditionnelles indisponibilités estivales.

Le Tunisien effectue un entraînement à la défense aérienne à la mer du 9 au 17 juin avant d’être indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 19 juin au 7 juillet, sortant pour essais les 8 et 9 juillet et pour remise en condition du 11 au 22 juillet en compagnie de ses compères L’Alsacien et Le Breton. Le Tunisien et L’Alsacien participent ensuite aux essais (24 et 25 juillet) et à la remise en condition (27 juillet au 7 août) du Corse.

Les trois torpilleurs légers disponibles de la 3ème DT participent alors aux essais (9 au 11 août) et à la remise en condition (13 au 28 août) du Le Breton, les quatre torpilleurs légers faisant escale à Sfax du 29 août au 2 septembre, rentrant le lendemain à Bizerte.

Les torpilleurs légers de la 3ème DT vont alors participer à la remise en condition du croiseur léger Emile Bertin, le navire-amiral de la 6ème Escadre Légère en compagnie des croiseurs légers La Galissonnière et Jean de Vienne de la 2ème DC  du 9 au 21 septembre 1946.

A peine rentré à Bizerte et l’Alsacien et ses trois compagnons de la 3ème DT reprennent la mer pour  un important exercice en compagnie de l’Emile Bertin et de la 11ème DCT, navires de combat accompagné du transport Golo et du pétrolier Mékong équipé pour le ravitaillement à la mer, exercice qui occupe ce groupe occasionnel du 24 septembre au 7 décembre 1946, date à laquelle cette petite escadre rentre à Bizerte.

Les quatre torpilleurs légers de la 3ème DT subissent alors une période d’entretien à flot du 8 au 18 décembre, sortant pour essais les 19 et 20 décembre avant remise en condition du 22 au 30 décembre, date à laquelle ils rentrent à Bizerte.

Le torpilleur léger Le Tunisien commence l’année 1947 par un entraînement commun entre la 3ème DT et le croiseur léger Emile Bertin du 7 au 27 janvier avant un entraînement de division du 3 février au 9 mars, un entraînement commun avec la 4ème DCT  du 18 mars au 10 avril, la 3ème DT rentrant le lendemain à Bizerte et enfin un entraînement de division du 19 avril au 28 mai 1947.

Le Tunisien sort pour entraînement du 5 au 15 juin avant de participer en compagnie du Corse aux essais (19 au 21 juin) et à la remise en condition (23 juin au 7 juillet) de L’Alsacien. Le Tunisien et L’Alsacien participent ensuite aux essais (11 au 13 juillet) et à la remise en condition (15 au 29 juillet) du Breton

Indisponible du 2 au 23 août, le torpilleur léger Le Tunisien sort pour essais du 24 au 26 août et pour remise en condition du 28 août au 10 septembre en compagnie de ses trois compagnons de la 3ème Division de Torpilleurs.

Le Tunisien et les trois autres torpilleurs de la 3ème DT participent alors à un entraînement au combat antisurface avec le croiseur léger Emile Bertin du 15 au 23 septembre 1947, le croiseur et les torpilleurs faisant escale à La Valette du 24 au 27 septembre et à Sfax du 30 septembre au 2 octobre avant de rentrer à Bizerte deux jours plus tard. La 3ème DT termine l’année par deux autres entraînements de division : le premier du 12 octobre au 22 novembre et le second du 29 novembre au 23 décembre 1947.

Après un entraînement commun du 7 au 17 janvier, la 3ème DT se ravitaille à Bizerte le 18  avant de reprendre la mer et de rallier au large de Sfax la  2ème DC et la 1ère DT venue de Toulon pour un entraînement conjoint du 20 janvier au 2 février et du 10 au 15 février, ces deux phases d’entraînement étant séparé par un mouillage dans le Golfe de Gabès.

Les huit torpilleurs légers et les trois croiseurs légers vont ensuite gagner le Levant pour une escale à Lattaquié (18 au 21 février), à Tartous (22 au 25 février) , à Beyrouth (26 février au 2 mars), Haïfa (4 au 7 mars) avant de rentrer à Bizerte le 11 mars 1948.

Les torpilleurs Le Breton, Le Corse et Le Tunisien quittent Bizerte le 18 mars pour entraînement de division, les trois torpilleurs légers (L’Alsacien est en grand carénage) manœuvrant ensemble du 18 mars au 15 avril,  date à laquelle la 3ème DT rentre à Bizerte.

Le 17 avril, la 3ème Division de Torpilleurs quitte Bizerte pour rallier Toulon le 20 avril à l’aube. Le Tunisien et Le Corse sortent pour les essais (26 au 28 avril) et pour la remise en condition (30 avril au 14 mai) de L’Alsacien, la division amputée du Breton _en grand carénage_ rentrant à Bizerte le 17 mai 1948.

La 3ème DT quitte Bizerte le 19 mai pour rallier Toulon trois jours plus tard. Le Tunisien et L’Alsacien sortent  pour les essais (30 mai au 1er juin) et pour la remise en condition (3 au 17 juin) du Breton, les trois torpilleurs ralliant Bizerte le 19 juin 1948.

Les trois torpilleurs disponibles de la 3ème DT sortent ensuite pour entraînement au large de Bizerte du 22 au 27 juin avant de rallier Toulon le 29 juin 1948 au matin.

Le Tunisien subit alors son deuxième grand carénage, étant échoué au bassin Vauban n°9 du 1er juillet au 5 août 1948 pour une remise en état complète. Armé pour essais le 10 août, il sort pour essais du 11 au 13 août et pour remise en condition du 15 au 25 août, à chaque fois en compagnie des trois autres torpilleurs de la 3ème DT,  la division ralliant Bizerte le 28 août 1948.

Le 29 août 1948, Le Tunisien et les trois autres torpilleurs légers de la 3ème DT passent au régime de guerre, sortant pour entraînement au large de Bizerte du 30 août au 4 septembre, recomplétant aussitôt ses soutes pour se tenir prêt à appareiller en cas de menace italienne alors que la tension est à son comble en Europe.

12-Torpilleurs légers (19)

Le Corse

Drapeau de la Corse que le torpilleur léger hissait parfois sous le pavillon tricolore

Drapeau de la Corse que le torpilleur léger hissait parfois sous le pavillon tricolore

-Le Corse est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) sis à Nantes le 26 mars 1940 lancé le 5 juin 1941 et mis en service le 1er septembre 1942

Intégré à la 3ème DT, le torpilleur léger Le Corse quitte Lorient le 9 septembre  pour rallier la Méditerranée, se ravitaillant à Casablanca du 13 au 18 septembre avant de rallier la Tunisie le 23 septembre, retrouvant au large de Bizerte la 12ème DT pour un entraînement commun du 24 septembre au 2 octobre, les deux divisions ralliant Bizerte le jour même.

Après un entraînement commun aux unités de la 6ème Escadre Légère du 7 au 25 octobre, la 3ème DT effectue un entraînement commun avec les croiseurs légers La Galissonnière et La Marseillaise du 27 octobre au 4 novembre, les six navires faisant escale commune à La Valette du 5 au 10 novembre avant de rallier Bizerte deux jours.

La 3ème DT termine l’année par un entraînement avec les croiseurs légers La Galissonnière et La Marseillaise (2ème DC) et des contre-torpilleurs Mogador et Volta (11ème DCT) du 15 novembre au 22 décembre 1942, passant le reste de l’année à quai.

Après un entraînement divisionnaire allégé du 5 au 15 janvier, le torpilleur léger Le Corse et ses trois compères de la 3ème DT effectuent un entraînement commun avec le croiseur léger Emile Bertin du 18 au 27 janvier, rentrant deux jours plus tard à Bizerte.

La 3ème DT _et donc Le Corse_ exécute alors trois entraînements de division, le premier du 8 février au 19 mars, le second du 30 mars au 8 mai et le troisième du 15 mai au 17 juin, la division entrant alors un nouveau cycle celui des indisponibilités estivales.

Le torpilleur léger Le Corse sort pour entraînement du 24 juin au 4 juillet, rentrant à Bizerte le lendemain 5 juillet. Il participe ensuite avec Le Tunisien aux essais (10 au 12 juillet) et à la remise en condition (14 au 28 juillet) de L’Alsacien.

Le Corse est à son tour indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 1er au 22 août, sortant pour essais du 23 au 25 août et pour remise en condition du 27 août au 9 septembre en compagnie de ses compères L’Alsacien et Le Breton.

Il participe ensuite avec les deux torpilleurs nommés aux essais (13 au 15 septembre) et à la remise en condition (17 septembre au 1er octobre) du Tunisien,  les quatre torpilleurs légers rentrant le lendemain  à Bizerte.

Le Corse et les autres torpilleurs de la 3ème DT enchaine par un exercice commun avec les croiseurs légers La Galissonnière et La Marseille du 4 au 12 octobre, date à laquelle ils rallient Sfax où ils sont rejoints deux jours plus tard par le Jean de Vienne. Au complet, les 3ème DT et 2ème DC  manœuvrent ensemble du 18 octobre au 5 novembre avant de rentrer à Bizerte le 9 novembre 1943.

Après avoir participé à une revue navale le 11 novembre 1943 pour le 25ème anniversaire de l’armistice de 1918, la 3ème DT termine l’année par un entraînement de division du 18 novembre au 21 décembre, date à laquelle la division rentre à Bizerte.
Après un entraînement de division du 5 janvier au 16 février 1944, la 3ème DT participe à la remise en condition des contre-torpilleurs de la 11ème DCT Mogador Volta et Hoche et ce du 22 février au 8 mars, les trois puissants contre-torpilleurs  sortant d’une période d’indisponibilité.

Le torpilleur léger Le Corse enchaine ensuite par un nouvel entraînement de division du 15 mars au 5 mai avant une participation aux manoeuvres «Harmattan» du 12 mai au 5 juin 1944 avant d’entamer la période des indisponibilités estivales.

Le Corse sort pour entraînement à la défense aérienne à la mer du 12 au 22 juin, rentrant le lendemain  à Bizerte. Il est ensuite indisponible du 29 juin au 19 juillet, sortant pour essais du 20 au 22 juillet et pour remise en condition du 24 juillet au 7 août en compagnie de L’Alsacien et du Breton.

Il participe ensuite avec L’Alsacien aux essais (11 au 13 août) et à la remise en condition (15 au 29 août) du Tunisien, les trois torpilleurs disponibles de la 3ème DT  participent ensuite aux essais (3 au 5 septembre) et à la remise en condition (7 au 21 septembre) du Breton, la 3ème DT rentrant dans la foulée à Bizerte.

La 3ème DT effectue un entraînement au combat de nuit du 25 septembre au 2 octobre en compagnie du croiseur léger Jean de Vienne et du contre-torpilleur Hoche avant deux entraînements de division, le premier du 10 octobre au 13 novembre et le second du 20 novembre au 20 décembre 1944.

Le torpilleur léger Le Corse et ses trois compères de la 3ème DT commencent l’année 1945 par un entraînement de division en Méditerranée orientale du 7 janvier au 12 mars

Le Corse et Le Tunisien sortent pour une école à feux du 14 au 20 mars se ravitaillant à Bizerte le 21 mars avant de reprendre la mer pour la suite des exercices. L’équipe Rouge (Le Corse et Le Tunisien) va ainsi affronter l’équipe Bleue (L’Alsacien et Le Breton) du 23 mars au 3 avril, la division reconstituée effectuant une escale commune à Tunis du 4 au 9 avril avant de rentrer à Bizerte le lendemain 10 avril 1945.

La 3ème Division de Torpilleurs (3ème DT) enchaine par un entraînement commun avec le croiseur léger La Galissonnière du 20 avril au 17 mai puis du 19 au 27 mai avec le concours de la 11ème DCT qui affronte le croiseur et les torpilleurs légers, les navires engagés dans cet exercice rentrant à Bizerte le lendemain.

Le 29 mai, Le Corse devient chef de la 3ème DT en remplacement de L’Alsacien qui entre en grand carénage. Il étrenne sa nouvelle aura par un entraînement de division du 1er juin au 4 juillet en compagnie de ses sister-ships Le Breton et Le Tunisien.

Le torpilleur léger Le Corse sort pour une école à feux en solitaire du 11 au 18 juillet avant de participer en compagnie du Tunisien aux essais (22 au 24 juillet) et à la remise en condition (26 juillet au 9 août) de L’Alsacien qui venait de réaliser son grand carénage, les trois torpilleurs faisant escale à Tunis du 10 au 15 août avant de rentrer à Bizerte le lendemain. A l’issue de sa remise condition, l’Alsacien redevient chef de la 3ème DT.

Le torpilleur léger Le Corse subit alors son premier grand carénage à l’Arsenal de Sidi-Abdallah du 21 août au 30 septembre avec une remise en état complète et une modernisation. Après une période de travaux complémentaires à flot, Le Corse est armé pour essais le 10 octobre, sortant pour essais (11 au 13 octobre) et pour remise en condition (15 au 29 octobre) en compagnie de ses compères L’Alsacien et Le Breton,  les trois navires rentrant à Bizerte le lendemain.
Les torpilleurs légers Le Corse L’Alsacien et Le Breton sortent pour entraînement au combat antisurface du 5 au 12 novembre, faisant escale à Sfax du 13 au 16 novembre et ralliant leur port d’attache le lendemain.

Les trois torpilleurs légers disponibles de la 3ème DT participent ensuite aux essais (21 au 24 novembre) et à la remise en condition (26 novembre au 10 décembre) du Tunisien, la 3ème DT au grand complet faisant escale à Bône du 11 au 18 décembre, ralliant Bizerte le 20 décembre et y restant jusqu’à la fin de l’année civile.

Après un entraînement de division du 5 janvier au 2 mars 1946, Le Corse et Le Breton effectuent un entraînement à la défense aérienne à la mer du 7 au 14 mars, se ravitaillant à Bizerte le 15  avant de reprendre la haute mer pour un affrontement contre leurs compères L’Alsacien et Le Tunisien et ce du 17 au 24 mars, date du retour de la division à Bizerte.

La 3ème DT au complet participe ensuite à la remise en condition du contre-torpilleur Hoche du 26 mars au 12 avril, les cinq navires faisant escale à Alger du 13 au 17, à Tunis du 19 au 23 avril avant de rentrer le lendemain  à Bizerte. Le Corse effectue ensuite un entraînement de division du 2 mai au 2 juin avant le début d’un nouveau cycle d’indisponibilité estivale.

Le Corse sort pour un entraînement en solitaire du 9 au 17 juin avant de participer en compagnie du Breton aux essais (19 et 20 juin) et à la remise en condition (22 juin au 3 juillet) de L’Alsacien.

Le Corse est indisponible du 8 au 23 juillet, sortant pour essais (24 et 25 juillet) et pour remise en condition (27 juillet au 7 août) en compagnie de ses compères L’Alsacien et Le Tunisien.

Les trois torpilleurs légers disponibles de la 3ème DT participent ensuite aux essais (9 au 11 août) et à la remise en condition (13 au 28 août) du Breton, les quatre torpilleurs légers faisant escale à Sfax du 29 août au 2 septembre, rentrant le lendemain à Bizerte.

Les torpilleurs légers de la 3ème DT vont alors participer à la remise en condition du croiseur léger Emile Bertin, le navire-amiral de la 6ème Escadre Légère en compagnie des croiseurs légers Galissonnière et Jean de Vienne et ce du 9 au 21 septembre 1946.

A peine rentré à Bizerte, Le Corse et ses trois compagnons de la 3ème DT reprennent la mer pour  un important exercice en compagnie de l’Emile Bertin et de la 11ème DCT, navires de combat accompagné du transport Golo et du pétrolier Mékong équipé pour le ravitaillement à la mer, exercice qui occupe ce groupe occasionnel du 24 septembre au 7 décembre 1946, date à laquelle ils rentrent tous à Bizerte.

Les quatre torpilleurs légers de la 3ème DT subissent alors une période d’entretien à flot du 8 au 18 décembre, sortant pour essais les 19 et 20 décembre avant remise en condition du 22 au 30 décembre, date à laquelle ils rentrent à Bizerte.

Le torpilleur léger Le Corse commence l’année 1947 par un entraînement commun entre la 3ème DT et le croiseur léger Emile Bertin du 7 au 27 janvier avant un entraînement de division du 3 février au 9 mars, un entraînement commun avec les contre-torpilleurs Magon Dunois La Hire de la 4ème DCT du 18 mars au 10 avril, la 3ème DT rentrant le lendemain à Bizerte et enfin un entraînement de division du 19 avril au 28 mai 1947.

Le Corse sort pour entraînement à la défense aérienne à la mer du 5 au 15 juin avant de participer en compagnie du Tunisien aux essais (19 au 21 juin) et à la remise en condition (23 juin au 7 juillet) de L’Alsacien.
Le Corse est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 11 juillet au 1er août, sortant pour essais (2 au 4 août) et pour remise en condition (6 au 20 août) en compagnie de ses compères L’Alsacien et Le Breton.

Les trois torpilleurs disponibles de la 3ème DT participant alors aux essais (24 au 26 août) et à la remise en condition (28 août au 10 septembre) du Tunisien, clôturant la période des indisponibilités estivales.

Le Corse et les trois autres torpilleurs de la 3ème DT participent ensuite à un entraînement au combat antisurface avec le croiseur léger Emile Bertin du 15 au 23 septembre 1947, le croiseur et les torpilleurs faisant escale à La Valette du 24 au 27  et à Sfax du 30 septembre au 2 octobre avant de rentrer à Bizerte deux jours plus tard.

Le Corse et ses compères de la 3ème DT effectuent ensuite deux entraînements de divisions pour terminer l’année, le premier du 12 octobre au 22 novembre et le second du 29 novembre au 23 décembre 1947.

Après un entraînement commun du 7 au 17 janvier, la 3ème DT se ravitaille à Bizerte le 18 janvier 1948 avant de reprendre la mer et de rallier au large de Sfax la 2ème DC et la 1ère DT venue de Toulon  pour un entraînement commun du 20 janvier au 2 février avant un mouillage dans le Golfe de Gabès pour ravitaillement et repos jusqu’au 9.

Les huit torpilleurs légers et les trois croiseurs légers vont ensuite s’entrainer au combat de nuit du 10 au 15 février avant de gagner le Levant pour une escale à Lattaquié (18 au 21 février), à Tartous (22 au 25 février) , à Beyrouth (26 février au 2 mars) et Haïfa (4 au 7 mars) avant de rentrer à Bizerte le 11 mars 1948.

Les torpilleurs Le Corse, Le Breton et Le Tunisien effectuent alors un entraînement de division en l’absence de L’Alsacien en grand carénage du 18 mars au 15 avril, date du retour de la 3ème DT à Bizerte.

Le 17 avril, la 3ème Division de Torpilleurs quitte Bizerte pour rallier Toulon le 20 avril à l’aube. Si Le Corse et Le Tunisien vont participer aux essais et à la remise en condition de L’Alsacien, Le Breton lui va subir un grand carénage.

Le Corse et Le Tunisien participent donc aux essais (26 au 28 avril) et à la remise en condition (30 avril au 14 mai) de L’Alsacien qui à leur retour à Bizerte le  17 mai 1948, L’Alsacien reprend son pavillon de chef de la 3ème DT.

Le Corse, L’Alsacien et Le Tunisien quittent Bizerte le 19 mai pour rallier Toulon 22 mai 1948, le premier pour subir un grand carénage, les deux autres pour tester et remettre en condition Le Breton.

Le torpilleur léger Le Corse est ainsi échoué au bassin Vauban (n°9) du 26 mai au 30 juin pour une remise en état complète. Armé pour essais le 4 juillet, il sort en mer pour essais du 5 au 7 et pour remise en condition du 9 au 23 juillet, à chaque fois en compagnie de ses compères L’Alsacien et Le Breton avec qui il rallie Bizerte le 26 juillet 1948.

La 3ème DT effectue une entraînement combiné du 30 juillet au 7 août, ralliant le 9 août Toulon pour participer aux essais et à la remise en condition du Tunisien. Les quatre torpilleurs légers sortent pour les essais du Tunisien du 11 au 13 août et pour sa remise en condition du 15 au 25 août, la division ralliant Bizerte le 28 août 1948.
Le 29 août 1948, l’Alsacien et les trois autres torpilleurs légers de la 3ème DT passent au régime de guerre, sortant pour entraînement au large de Bizerte du 30 août au 4 septembre, recomplétant aussitôt ses soutes pour se tenir prêt à appareiller en cas de menace italienne alors que la tension est à son comble en Europe.