15-Pétroliers et ravitailleurs rapides (9)

G-Pétroliers-ravitailleurs d’escadre (PRE) classe La Seine

Avant-propos

Dans le cadre du plan national de ravitaillement en combustible, quatre pétroliers rapides sont prévus, les deux premiers étant financés par le décret-loi du 2 mai 1938 (La Seine et La Saône) et pour les deux suivants  par la loi du 31 décembre 1938 (Liamone et Medjerda).

Ces quatre pétroliers doivent à la fois ravitailler le pays en combustible et servir de ravitailleur aux unités des différentes escadres.

Ca c’était le plan originel mais le dévellopement de notre marine nationale et surtout la généralisation du ravitaillement à la mer fait que ces navires vont être utilisés pour le ravitaillement des navires en mer et dans une moindre mesure le ravitaillement des dépôts des bases navales depuis les terminaux pétroliers.

Deux autres pétroliers rapides semblables aux quatre premiers (mais prennant en compte des modifications tirées de leur utlisation) sont financées à la tranche 1944 du programme naval du 14 mai 1941, des navires baptisés Rhône et Garonne.

La Seine

Le PRE La Seine

Le PRE La Seine

-La Seine est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) de Dunkerque le 15 novembre  1939 lancé le 22 avril 1941 et admis au service actif à Cherbourg le 25 juillet 1942.

Il quitte Cherbourg le 26 juillet et rallie Brest en fin de journée. Il est affecté au groupement de soutien de la Flotte de l’Atlantique. Il va servir principalement de ravitailleur et secondairement de transport pétrolier. Il est équipé dès l’origine d’un système de ravitaillement à la mer avec un portique avant et un portique arrière.

Le 17 octobre 1942, le Pétrolier Ravitailleur d’Escadre (PRE) La Seine assure l’entrainement au ravitaillement à la mer des contre-torpilleurs Jaguar et Léopard avec des contacts à sec et des contacts humides.

La 17 janvier 1943, le PRE La Seine quitte Brest en compagnie des contre-torpilleurs Jaguar Léopard Chacal de la 1ère DCT pour Dakar où les quatre navires arrivent le 22 janvier 1943.

Durant l’école à feux des contre-torpilleurs, La Seine reste à Dakar avant de reprendre la mer pour ravitailler les trois contre-torpilleurs le 13 février avant d’assister à un exercice de défense aérienne à la mer du 14 au 27 février.

Après une ultime escale à Dakar du 28 février au 2 mars, le pétrolier-ravitailleur et les trois contre-torpilleurs quittent Dakar le 3 mars, se ravitaillent à Casablanca le 7 mars avant de rentrer à Brest le 11 mars 1943.

Le 2 septembre 1944, La Seine ravitaille le cuirassé Gascogne venu de Calais pour lui permettre de rallier de Brest le lendemain 3 septembre.

Le 5 janvier 1945, La Seine quitte Brest en compagnie des contre-torpilleurs Vautour Milan Epervier de la 6ème DCT, des sous-marins Agosta et Bévéziers de la 8ème DSM et du ravitailleur de sous-marins Jules Verne.

Alors que les sous-marins et le ravitailleur vont mouiller dans l’estuaire de la Loire, les trois contre-torpilleurs vont assurer l’escorte du PRE qui simule un convoi entre Brest et Casablanca.

Du 6 au 11 janvier, les deux sous-marins vont tenter d’intercepter le convoi, pourchassé par deux contre-torpilleurs, le troisième assurant l’escorte rapproché du pétrolier qui parvient à arriver avec ses contre-torpilleurs à Casablanca le 13 janvier 1945.

Du 14 au 23 janvier 1945, les trois contre-torpilleurs subissent un entrainement de défense aérienne à la mer au large de Casablanca avant d’enchainer par une école à feux du 24 au 31 janvier dans le Golfe de Gascogne. Durant ce délai, le PRE La Seine subit une période d’entretien à flot à Casablanca.

Après une escale à Bordeaux du 1er au 7 février en compagnie du PRE La Seine, du Jules Verne et des sous-marins Agosta et Bévéziers, la 6ème DCT rentre à Brest avec les autres navires le 8 février 1945.

Du 4 au 17 mars 1945, le porte-avions Painlevé s’entraine dans le Golfe de Gascogne, le PRE La Seine ravitaille le porte-avions à plusieurs reprises avant que le porte-avions, le pétrolier et les torpilleurs d’escadre Arquebuse et Cimeterre ne rentrent à Brest le 18 mars 1945.

Le 16 avril 1945, la rade de Brest est brutalement dépeuplée avec le départ des cuirassés Gascogne et Alsace, du porte-avions Painlevé, des contre-torpilleurs Vautour Milan Epervier (6ème DCT), des torpilleurs d’escadre Forbin Basque Durandal Dague Arquebuse et Cimeterre, des sous-marins  Ajax  et Pasteur  (6ème DSM) Antiope  et Sibylle (16ème DSM) et donc du PRE La Seine.

Cette escadre baptisée Force N fait escale à Liverpool du 25 au 28 avril puis à Greenock du 30 avril au 3 mai où il retrouve la force M composée du porte-avions Victorious, du cuirassé Anson, des croiseurs légers Dido et Southampton, de quatre destroyers et de quatre sous-marins. L’exercice «Entente Cordiale 1945» à lieu du 5 au 15 mai.

Les deux escadres se séparent le 17 mai 1945 après une revue navale à Rosyth. Les navires français font ensuite escale à Dunkerque du 19 au 22 mai, Cherbourg du 24 au 26 mai avant de rentrer à Brest le 27 mai dans la soirée.

Du 28 mai au 20 juillet 1945, il est échoué au bassin n°4 du Salou pour son premier grand carénage qui voit le PRE être totalement remis en état, recevoir un radar de navigation et un renforcement de sa DCA. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 5 août, sortant pour essais les 6 et 7 août puis pour remise en condition du 9 au 20 août 1945.

Le porte-avions Painlevé est armé pour essais le 14 mars et sort en compagnie du cuirassé Lorraine du 15 au 22 mars, les deux navires et leurs quatre torpilleurs d’escadre faisant escale à Saint-Nazaire du 23 au 27 mars avant de reprendre la mer pour entamer la remise en condition.

Le 28 mars 1947, le porte-avions Painlevé récupère son groupe aérien venu de Lanvéoc-Poulmic à savoir  quinze chasseurs-bombardiers Dewoitine D-795, huit éclaireurs-torpilleurs SNCAO CAO-600, neuf bombardiers en piqué Loire-Nieuport LN-420 et huit bombardiers-torpilleurs Latécoère Laté 299.

La remise en condition devait avoir lieu dans le Golfe du Gascogne mais le mauvais temps provoque un changement de programme, l’exercice étant maintenant prévu au large de Dakar. Le pétrolier-ravitailleur La Seine rejoint la petite escadre pour la ravitailler et lui permettre de rejoindre Dakar le 5 avril 1947.

Le PRE La Seine soutient les navires engagés du 11 au 30 avril 1947 avant de faire escale à  Dakar du 1er au 5 mai. Il quitte Dakar le 6 mai pour rentrer à Brest le 11 mai afin de participer à l’exercice Entente Cordiale.

Le 15 mai 1947, le PRE La Seine quitte Brest en compagnie des cuirassés Jean Bart et Normandie, de leurs torpilleurs d’escorte L’Opiniâtre L’Aventurier Sabre et Claymore; du croiseur lourd Foch, du croiseur léger Gloire, des contre-torpilleurs Bugeaud Du Chayla Dupetit-Thouars de la 3ème DCT et des sous-marins Casabianca Rolland Morillot et Guadeloupe.

Cette force occasionnelle baptisée Force G met cap sur Greenock où elle arrive le 21 mai 1947 après une série de manoeuvre pour améliorer la cohesion de navires qui n’ont pas forcément l’habitude de travailler ensemble.

Elle reprend la mer le 24 mai 1947 et arrive à Scapa Flow le 28 mai où elle retrouve les cuirassés King George V et Vanguard (classe Hood, des Lion améliorés), le porte-avions lourd Malta, les croiseurs légers Southampton et Gloucester et six destroyers.

Les deux escadres s’entrainent du 1er au 21 juin avec des attaques escadres contre escadres, des exercices de lutte ASM, de défense aérienne à la mer, de raids amphibies, de tir contre la terre…………. .

Les deux groupes font escale ensemble à Aberdeen du 23 au 27 juin puis à Newcastle du 29 juin au 1er juillet, Douvres du 4 au 7 juillet, Cherbourg du 10 au 13 juillet et Brest du 17 au 22 juillet 1947, date à laquelle les navires anglais rentrent au pays.

Le 14 décembre 1947, le cuirassé Gascogne et ses torpilleurs d’escadre Durandal et Dague quittent Brest en compagnie du PRE La Seine, la petite escadre traversant l’Atlantique direction les Antilles pour une série d’exercices. Il arrive à Fort de France le 21 décembre pour cinq jours d’escale jusqu’au 26 décembre avant un exercice avec l’aviso colonial Bougainville du 27 décembre au 2 janvier 1948.

Après ravitaillement auprès du PRE La Seine le 3 janvier, le cuirassé fait escale à La Havane du 4 au 10 janvier, à Miami du 12 au 17 janvier, à Charleston du 19 au 23 janvier, à Norfolk du 26 janvier au 2 février avant de retraverser l’Atlantique pour rentrer à Brest le 7 février 1948.

Le 23 février 1948, le cuirassé Gascogne se ravitaille auprès du PRE La Seine avant d’enchainer par un entrainement de défense aérienne à la mer du 24 février au 5 mars.

Du 5 mars au 20 mai 1948, le PRE La Seine est échoué au bassin n°4 du Salou pour un nouveau grand carénage destiné à le remettre totalement en état. Après des travaux complémentaires, il est armé pour essais le 5 juin, sortant pour essais les 6 et 7 juin puis pour remise en condition du 9 au 19 juin 1948.

Le 3 août 1948, le PRE La Seine quitte Brest en compagnie du porte-avions Painlevé, du cuirassé Lorraine et des torpilleurs d’escadre Arquebuse Cimeterre Intrepide Temeraire pour effectuer une importante phase d’entrainement au large de l’Afrique.

Ils arrivent à Dakar le 7 août et s’entrainent au polygone de Rufisque du 9 au 23 août 1948. Après une escale à Dakar du 24 au 26 août, la petite escadre appareille de Dakar pour rentrer à Brest le 30 août 1948.

La Seine ressort en compagnie du Painlevé et du Lorraine du 1er au 5 septembre pour entrainement, rentrant à Brest au moment de l’attaque de Norvège, se ravitaillant à quai pour reprendre la mer le plus rapidement possible afin de rejoindre à Rosyth le cuirassé Normandie qui l’ont précédé de quelques heures.

La Saône

PRE La Saône

PRE La Saône

-La Saône est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) de Dunkerque le 20 mai 1939 lancé le 5 juin 1941 et mis en service à Cherbourg le 12 octobre 1942.

Il quitte la Normandie le 15 octobre, charge à Brest les 16 et 17 octobre du mazout, du gazole, des munitions et des pièces détachées, fait escale à Casablanca du 21 au 23 octobre avant de rallier Toulon le 27 octobre à l’aube.

Il intègre le groupement de soutien de la 2ème Escadre où il va soutenir les cuirassés, les porte-avions et les croiseurs principalement.

Du 5 au 25 juin 1945, le PRE La Saône assure le soutien du porte-avions Painlevé, du cuirassé Provence et de leurs navires d’escorte, les torpilleurs L’Inconstant Lancier Mameluk et Casque.

Après une escale à Bastia du 26 au 30 juin, le porte-avions et le cuirassé effectuent un entrainement anti-sous-marin du 1er au 13 juillet 1945.

Cet exercice baptisé «Némo» voit les sous-marins des 3ème et 5ème escadrilles de sous-marins tendent une série d’embuscades contre le porte-avions, le cuirassé, les quatre torpilleurs d’escadre et le PRE La Saône.

Cet exercice mené dans le Golfe du Lion voit les CAO-600 maintenir une veille permanente autour du porte-avions guidant les Latécoère Laté 299 utilisés comme appareils de lutte ASM tout comme les Dewoitine HD-731 du cuirassé qui à cours de carburant allaient amerrir à Saint Mandrier pour se ravitailler. L’escadre rentre à Toulon le 14 juillet 1945 et la veille il avait ravitaillé le cuirassé Alsace alors engagé dans une série d’exercices.

Le 22 septembre 1945, le PRE La Saône quitte Toulon et ravitaille en haute mer le cuirassé Clemenceau et ses torpilleurs d’escadre Rapière et Hallebarde pour leur permettre de rallier Rufisque.

Les quatre navires franchissent le détroit de Gibraltar le 27 septembre et arrivent à Dakar sans aucune escale le 3 octobre 1945.

Après une semaine d’escale pour remettre le navire en état _la mer ayant causé quelques dégâts_, le cuirassé effectue une première école à feux du 11 au 21 octobre suivit d’une nouvelles escale de représentation à Dakar du 22 au 25 octobre et à chaque fois, La Saône assure le ravitaillement en carburant.

La Saône ravitaille à nouveau le cuirassé et les torpilleurs d’escadre le 5 novembre avant que les trois navires de combat ne s’entrainent au combat de nuit du 6 au 10 novembre avant de rentrer à Dakar pour les commémorations du 11 novembre.

Le cuirassé, ses torpilleurs et le PRE effectuent une deuxième Ecole à feux du 12 au 27 novembre avant de regagner Dakar pour une ultime escale jusqu’au 1er décembre 1945 date de leur appareillage de Dakar pour rentrer à Toulon. Il font escale à Casablanca du 4 au 7 décembre, rentrant à son port d’attache le 11 décembre 1945.

Du 15 décembre 1945 au 25 février 1946, il est échoué au bassin Vauban n°7 pour son premier grand carénage. Outre une remise en état complète, il  reçoit un radar de navigation tandis que sa DCA est renforcée.

Après des travaux complémentaires à quai, le PRE est armé pour essais le 15 mars 1946, sortant pour essais les 16 et 17 mars puis pour remise en condition du 19 au 30 mars 1946.

Le 8 janvier 1947, le PRE La Saône ravitaille le cuirassé Clemenceau et ses torpilleurs d’escadre qui venaient de s’entrainer du 2 au 7 janvier et qui poursuivent leur entrainement du 9 janvier au 5 février 1947.

Suite à des émeutes anti-françaises à Iskenderun, la France décide de montrer les dents face à la Turquie en envoyant sur zone une puissante escadre composée du porte-avions Joffre, des cuirassés Richelieu et Provence, des torpilleurs d’escadre L’Inconstant Lancier Corsaire Flibustier Mameluk et Casque, les navires de combat étant soutenus par le PRE La Saône.
L’escadre ainsi constituée Toulon le 7 février, arrivant sur zone le 12 février et y restant jusqu’au 27 février avant des exercices jusqu’au 5 mars quand elle met cap sur Toulon où elle arrive le 8 mars 1947.

Le 7 octobre 1947, le PRE La Saône quitte Toulon en compagnie du croiseur lourd Henri IV et du croiseur léger Guichen pour une croisière en Amérique du Sud. Ils arrivent à Dakar le 14 octobre 1947. L’escadre française quitte l’AOF le 17 octobre, manoeuvre ensemble jusqu’au 21 octobre, durant le transit jusqu’à Fortaleza où les navires tricolores font escale jusqu’au 24 octobre.

Les deux croiseurs et le pétrolier sont ensuite à Rio de Janeiro du 27 au 31 octobre, à Montevideo du 4 au 7 novembre, à Buenos Aires du 8 au 12 novembre avant que les trois navires ne rentrent en métropole, traversant l’Atlantique jusqu’à Dakar où la division fait escale du 17 au 25 novembre pour ravitaillement et entretien. Ils sont à Port-Etienne du 27 au 30 novembre, à Casablanca du 2 au 7 décembre, à Alger du 10 au 15 décembre avant de rentrer à Toulon le 17 décembre 1947.

Du 4 au 20 août 1948, le PRE La Saône quitte Toulon en compagnie du porte-avions Joffre, des cuirassés Provence et Alsace et des torpilleurs d’escadre Mameluk Casque l’Inconstant Lancier Mousquet et Bombardier pour un exercice aéronaval entre la Corse et le Continent, rentrant à Toulon le 22 août 1948.

Le 5 septembre 1948, le pétrolier ravitailleur d’escadre était en entretien à quai.

La Medjerda
-La Medjerda est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) sis à Dunkerque le 8 janvier 1940 lancé le 8 mars 1942 et mis en service à Cherbourg le 12 juin 1943.

Le troisième pétrolier-ravitailleur d’escadre de classe La Seine quitte Cherbourg le 15 juin 1943, fait escale à Brest du 16 au 20 juin _où il charge mazout, gazole, munitions et pièces détachées_ puis reprend la mer le 21 juin à l’aube, direction Mers-El-Kébir où il arrive le 29 juin 1943. Il est donc affecté à la 4ème Escadre.

Le 10 mars 1945, La Medjerda largue les amarres et quitte Mers-El-Kébir en compagnie des contre-torpilleurs Le Terrible Le Triomphant et L’Indomptable de la 10ème DCT pour un entrainement de division dans l’Atlantique Sud au large de l’Afrique et de la Guyane. Les quatre navires rallient Dakar sans escale le 18 mars 1945.

Après trois jours de relache, les trois contre-torpilleurs entament leur entrainement par une école à feux au polygone de Rufisque du 22 au 28 mars avant d’enchainer les exercices : entrainement au combat antisurface du 30 mars au 4 avril, entrainement à la défense aérienne à la mer du 5 au 10 avril, entrainement au mouillage de mines du 11 au 13 avril avant un exercice de synthèse du 15 au 25 avril durant lesquels La Medjerda assure le ravitaillement en carburant, les vivres et les munitions étant eux transférés au mouillage.

La 10ème DCT et le pétrolier-ravitailleur quittent Dakar le 30 avril et traversent l’Atlantique, arrivant à Cayenne le 7 mai. Après trois jours d’escale, les trois contre-torpilleurs participent à un exercice d’interdiction du 11 au 18 mai, le pétrolier La Medjerda simulant un croiseur auxiliaire cherchant à attaquer le port de Cayenne à la manière des descentes du temps de la marine à voile.

Du 20 au 25 mai, Le Terrible et Le Triomphant protège La Medjerda contre L’Indomptable qui simulait un raider cherchant à détruire le pétrolier. Du 26 au 30 mai, c’est Le Terrible qui devient le méchant avant que du 31 mai au 4 juin, Le Triomphant ne devienne à son tour l’assaillant.

Les trois contre-torpilleurs après une relâche du 5 au 12 juin pour reposer les équipages et réparer le matériel effectuent une dernière série d’exercices : école à feux du 13 au 16 juin, entrainement à la défense aérienne à la mer du 17 au 21 juin et entrainement au combat antisurface du 23 au 27 juin et comme précédemment, le PRE assure le ravitaillement en mazout et en charges solides.

La 10ème DCT et La Medjerda quittent Cayenne le 29 juin, sont à Fort de France du 2 au 6 juillet, à Pointe à Pitre du 8 au 11 juillet, à Casablanca du 17 au 20 juillet avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 24 juillet à l’aube après plus de trois mois loin de son port d’attache.

Le 12 août 1945, La Medjerda quitte Mers-El-Kébir pour rallier Bizerte afin de subir son premier grand carénage. Arrivé à destination le 14 août, il est échoué dans le bassin n°2 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah du 16 août au 21 octobre 1945 pour une remise en état complète et une modernisation de ses capacités militaires (radars, compléments de DCA).

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 5 novembre 1945, sortant pour ses essais officiels les 6 et 7 novembre au cours duquel il connait quelques avaries mineures qui oblige les ouvriers de l’Arsenal et l’équipage à des travaux supplémentaires.

Les essais menés le 14 novembre se révélant concluants, le pétrolier-ravitailleur effectue sa remise en condition du 15 au 25 novembre 1945. Il quitte Bizerte le 26 novembre pour rallier Mers-El-Kébir le 28 novembre.

Le 8 novembre 1947, une petites escadre composée du porte-avions Commandant Teste, du cuirassé Bretagne, des torpilleurs d’escadre L’Eveillé l’Alerte Hussard et Spahi et donc du PRE La Medjerda quitte Mers-El-Kébir pour Dakar où elle arrive le 10 novembre 1947.

Ils sont en exercices du 12 au 27 novembre et pendant le passage au bassin du porte-avions (28 novembre au 10 décembre), la Medjerda soutien le cuirassé Bretagne durant son école à feux.

Le porte-avions effectue des essais de routine jusqu’au 13 décembre quand il met cap sur l’Algérie en compagnie de son garde du corps, les torpilleurs et le PRE, les quatre navires franchissant le détroit de Gibraltar le 16 et arrivant à Mers-El-Kebir le 19 décembre 1947.

Le 24 juillet 1948, le PRE La Medjerda quitte Mers-El-Kébir pour rallier le 26 Bizerte afin de subir un nouveau grand carénage. Il est échoué au bassin n°1 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah le 28 juillet, succédant au porte-avions Joffre.

Les travaux devaient s’achever le 15 septembre mais le début du conflit précipite les choses. Le PRE est remis à flot dès le 7 septembre, les travaux complémentaires sont menés en cinq jours au lieux de dix.

C’est ainsi qu’il est armé pour essais le 12 septembre au lieu du 25 septembre comme il était initialement prévu. Les essais sont menés tambour battant le 26 septembre et la remise en condition à  lieu du 27 septembre au 3 octobre 1948, date à laquelle le PRE est à nouveau disponible, ralliant Mers-El-Kébir le 5 octobre 1948.

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15-Pétroliers et Ravitailleurs Rapides (7)

F-Ravitailleurs rapides classe L’Adour

Avant-propos

Au milieu des années trente, pour les esprits les plus lucides, la guerre n’est qu’une question de temps et qui dit guerre dit interruption des voies commerciales normales. Il faut donc prévoir des stocks suffisants pour une flotte dont le tonnage ne cesse d’augmenter.

En 1936, l’état-major demande à bénéficier d’au moins six mois de stocks de temps de guerre ce qui nécessite des dépôts à terre mais également de nouveaux pétroliers pour augmenter la flotte et remplacer les plus anciens. Outre les besoins de la marine, il faut prévoir les besoins pour les autres armées mais aussi ceux de l’industrie.

C’est également à cette époque que la marine nationale entame véritablement les expérimentations pour un ravitaillement en route à la mer.

Le manque d’autonomie de navires essentiellement conçus pour un théâtre d’opérations méditerranéen oblige la marine à envisager un ravitaillement des torpilleurs par les croiseurs.

Le premier essai effectué le 16 juin 1936 en baie de Seine est cependant l’oeuvre de deux contre-torpilleurs, l’Indomptable ravitaillant le Valmy. Les deux méthodes à couple et en flèche sont expérimentées.

Le premier ravitaillement mené par un pétrolier est l’oeuvre du Mékong qui le 15 mars 1940 ravitaille le contre-torpilleur Milan. La méthode en couple est alors privilégiée en raison notamment des grosses hélices des contre-torpilleurs français qui rend le ravitaillement en flèche périlleux.

Ces deux besoins conjugués entraine la construction de dix pétroliers répartis entre six ravitailleurs rapides de classe Adour financés aux tranches 1936 (Adour et Lot), tranches 1937 (Tarn) et 1938bis (La Charente La Mayenne et La Baise) alors que les quatre pétroliers rapides de classe La Seine financé pour les deux premiers par le décret-loi du 2 mai 1938 (La Seine et La Saône) et pour les deux suivants (Liamone et Medjerda) par la loi du 31 décembre 1938.

L’Adour

Le ravitailleur rapide L'Adour

Le ravitailleur rapide L’Adour

-L’Adour est mis sur cale dans les chantiers de la Societé Provençale de Construction Navale (SPCN) sis à La Ciotat le 5 juillet 1937. Il est lancé le 9 octobre 1938 et admis au service actif le 20 avril 1940.

Basé à Toulon, il intègre le groupement de soutien de la 2ème escadre pour assurer à terme le soutien logistique des navires de combat basés à Toulon notamment le porte-avions Joffre alors en construction à Saint-Nazaire.

Son classement en ravitailleur rapide n’est pas anodin. Si sa principale mission est de ravitailler en mazout les navires, il doit aussi pouvoir ravitailler à flot les navires en vivres et en munitions en attendant de le pouvoir faire en route et à couple.

Le 13 mai 1942, l’Adour quitte Toulon avec à son bord des réservistes de la 3ème région maritime pour un exercice de combat antisurface, le ravitailleur rapide simulant un croiseur auxiliaire ennemi intercepté par le croiseur léger Lamotte-Picquet du 14 au 25 mai, les deux navires faisant escale à Nice du 26 au 28 mai avant de rentrer à Toulon le 29 mai 1942.

Du 3 mars au 10 mai 1943, L’Adour est échoué au bassin Vauban n°7 pour son premier grand carénage. Outre une remise en état complète, il reçoit une DCA plus moderne et un nouveau système de ravitaillement à la mer plus efficace que celui d’origine.

Après des travaux complémentaires à quai, L’Adour est armé pour essais le 25 mai, sortant pour essais à la mer les 26 et 27 mai puis pour sa remise en condition du 29 mai au 4 juin 1943.

Le 17 février 1946, le ravitailleur rapide L’Adour quitte Toulon en compagnie des contre-torpilleurs Aigle Albatros Gerfaut (5ème DCT) et des torpilleurs légers Le Fier L’Agile L’Entreprenant Le Farouche (1ère DT) pour un entrainement en Méditerranée orientale.

Les deux divisions s’affrontent dans un intense entrainement antisurface du 17 au 23 février avec un ravitaillement à la mer mené par l’Adour avant que les huit navires ne fassent escale à Bizerte du 24 au 27 février 1946.

Les huit navires reprennent la mer le lendemain 28 février, faisant la traversée jusqu’à Beyrouth où ils arrivent le 3 mars, l’Adour ravitaillant les contre-torpilleurs et les torpilleurs légers.

Ils effectuent ensuite un entrainement à la défense aérienne à la mer du 5 au 12 mars avant une nouvelle escale cette fois à Lattaquié et ce du 13 au 16 mars 1946.

Ce déploiement en Méditerranée orientale s’achève pour la 5ème DCT et la 1ère DT par deux exercices : un entrainement avec l’aviso colonial La Grandière du 17 au 27 mars et un entrainement anti-sous-marin avec la 17ème DSM du 29 mars au 5 avril 1946.

Après une ultime escale à Beyrouth du 6 au 10 avril 1946, les huit navires reprennent la mer, rentrant à Toulon sans escale le 17 avril en étant ravitaillés à tour de rôle par l’Adour.

Le 29 mai 1946, l’Adour quitte Toulon au sein d’un groupe occasionnel composé du porte-avions Joffre, du cuirassé Provence et des quatre torpilleurs d’escadre Mameluk Casque l’Inconstant et le Lancier.

Ils font escale à Casablanca du 4 au 7 juin avant d’arriver à Dakar le 11 juin 1946. La petite escadre va s’entrainer au large de Dakar du 13 juin au 31 juillet, L’Adour assurant le ravitaillement en mer des navires engagés dans des exercices au large de Dakar et de Rufisque.

Le 1er août 1946, la petite escadre quitte Dakar fait escale à Casablanca du 5 au 10 août, à Mers-El-Kébir du 13 au 16 août avant de rentrer à Toulon le 19 août 1946.

Du 3 octobre au 30 novembre 1946, il est échoué au bassin n°1 du Missiessy pour un nouveau grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il armé pour essais le 15 décembre, sortant pour essais officiels le 16 et le 17 décembre avant remise en condition du 19 au 30 décembre 1946.

A noter que le 11 juin 1948, il ravitaille à la mer le cuirassé Flandre et ses torpilleurs d’escorte Voltigeur et Goumier.

Le 1er septembre 1948, L’Adour quitte Toulon pour aller charger du mazout à Batoumi en mer Noire mais à l’annonce des bombardements allemands le 5 septembre, le pétrolier alors à Istanbul reçoit l’ordre de rallier Haïfa pour la même mission.

Le Lot

Le ravitailleur rapide Le Lot à pleine charge

Le ravitailleur rapide Le Lot à pleine charge

-Le Lot est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France à Dunkerque le 7 mai 1937, lancé quasiment achevé le 19 juin 1939 et admis au service actif le 9 décembre 1939.

Il est affecté à Brest au sein du groupement de soutien de la Flotte de l’Atlantique avec à terme comme principale mission le soutien du porte-avions Painlevé qui n’était pas encore sur cale quand de l’admission au service actif de son futur .

Du 16 janvier au 1er mars 1943, le ravitailleur rapide Lot est échoué dans le bassin n°9 du Laninon succédant au cuirassé Clemenceau. Le Lot subit une remise en état complète de la coque qui est grattée, sablée et repeinte, les hélices sont changées, les turbines inspectées, les chaudières retubées…… .

Au niveau de la modernisation, il reçoit un nouveau système de ravitaillement à la mer plus efficace que celui installé d’origine. La DCA est modernisée et des radars sont embarqués pour améliorer l’efficience du navire.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 17 mars, sortant pour les essais officiels 18 et 19 mars puis pour remise en condition du 21 mars au 3 avril 1943.

Le 24 novembre 1944, les contre-torpilleurs Panthère Lynx et Tigre de la 3ème DCT quittent Brest en compagnie du Lot pour un entrainement de division.

Après un exercice de défense aérienne à la mer du 24 novembre au 2 décembre, le Lot ravitaille en carburant les trois contre-torpilleurs qui après une école à feux du 3 au 12 décembre, se ravitaillent à nouveau auprès du lot avant un entrainement au combat antisurface nocturne du 13 au 21 décembre 1944.

Le 3 janvier 1945, le ravitailleur rapide Lot quitte à nouveau Brest en compagnie de contre-torpilleurs mais cette fois c’est la 1ère DCT (Guépard Lion Bison) qui accompagne le sister-ship de L’Adour pour un entrainement au large de Dakar où les quatre navires arrivent le 11 janvier 1945.

L’entrainement de la 1ère DCT à lieu du 12 janvier au 15 février, la 1ère DCT et le Lot quittant Dakar le 16 février et rentrant à Brest le 23 février 1945.

Du  24 janvier au 8 mars 1946, le Lot est échoué au bassin n°8 du Laninon pour un nouveau grand carénage qui se limite à une remise en état  générale (coque, appareil propulsif, appareil évaporatoire, locaux-vie et locaux opérationnels).

Après des travaux complémentaires à quai, le ravitailleur rapide est armé pour essais le 24 mars, effectuant ses essais réglementaires les 25 et 26 mars puis sa remise en condition du 28 mars au 8 avril 1946.

Le 25 avril 1948, le ravitailleur rapide Lot quitte Brest en compagnie du porte-avions Painlevé, des cuirassés Lorraine et Gascogne accompagnés des torpilleurs d’escadre Arquebuse Cimeterre Intrépide Téméraire Durandal et Dague et des sous-marins Ile de Ré et Ile d’Yeux.

La petite escadre baptisée Force P fait escale quelques heures à Dunkerque le 28 avril où elle retrouve le croiseur léger antiaérien Waldeck-Rousseau. La force P au complet rallie Rosyth le 3 mai, retrouvant le cuirassé Howe (classe King George V), le porte-avions Victorious (classe Illustrious), six destroyers, quatre sous-marins et deux pétroliers.

L’exercice commence le 5 mai par un exercice de défense aérienne à la mer suivit le lendemain par un exercice anti-sous-marin, l’escadre combinée étant attaquée par les deux sous-marins français qui jouent tellement bien le jeu qu’ils entrent en collision le 6 mai au soir, devant rentrer en urgence à Rosyth pour réparations, laissant les seuls sous-marins britanniques attaquer les navires des deux marines.

Le 7 mai, les navires français et anglais simulent des raids amphibies contre la base de Rosyth, le porte-avions Victorious lançant ses bombardiers en piqué Dauntless contre la base pendant que les deux cuirassés simulent des bombardements contre la terre avant de mettre à l’eau leurs compagnies de débarquement.

Le porte-avions Painlevé lui essaye de perturber les raids en protégeant la base britannique, utilisant ses chasseurs mais également ses bombardiers et ses éclaireurs comme chasseurs improvisés. Le lendemain, les rôles changent entre les deux porte-avions.

Le 9 mai, le Coastal et le Bomber Command mettent à rude épreuve les canonniers antiaériens français et anglais lors d’un nouvel exercice de défense aérienne à la mer où le Waldeck Rousseau montre l’utilité d’un croiseur léger dédié à la défense antiaérienne, confirmant les observations faites par les britanniques avec les Dido/Bellona.

Le 10 mai, l’exercice se termine par un affrontement entre l’escadre britannique défendant les côtes et l’escadre française tentant de forcer le passage en direction du sud.

Le 11 mai 1948, la princesse Elisabeth âgée de 22 ans visite le cuirassé Gascogne et le porte-avions Painlevé au nom de son père George VI retenu à Londres pour d’autres impératifs. L’héritière du trône d’Angleterre effectue son discours en français, langue qu’elle maitrise parfaitement. Elle est accompagnée de son mari, le Prince Philippe, Duc d’Edimbourg. L’escadre française reprend la mer pour rentrer à Brest moins le Waldeck Rousseau qui s’arrête à Dunkerque le 14 mai. Les autres navires rentrent à Brest le 16 mai 1948.

Durant cet exercice, le Lot et ses deux compères britanniques ont ravitaillé à couple et en route les navires français et anglais. Des tests de transfert de charges solides ont également lieu mais ils ne sont pas concluant, la marine nationale préférant le transfert de charges solides à flot sur rade.

Le 5 septembre 1948, le Lot était à quai à Brest, chargeant ses soutes à carburant et à matériel, activité accélérée pour permettre au ravitailleur rapide d’appareiller le plus vite possible.

Le Tarn

Le ravitailleur rapide Le Tarn

Le ravitailleur rapide Le Tarn

-Le Tarn est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) à Dunkerque le 5 octobre 1937 lancé le 10 septembre 1939 et admis au service actif le 9 avril 1940 à Cherbourg, son port d’armement.

Le Tarn quitte Cherbourg le 11 avril 1940, charge du mazout, du gazole et des charges solides à Brest les 12 et 13 avril avant de rallier Mers-El-Kébir le 20 avril 1940 à l’aube. Il intègre en septembre 1940 la 4ème Escadre.

Le 3 mai 1943, il quitte Mers-El-Kébir pour rallier Bizerte le 5 mai 1943. Du  7 mai au 6 juillet 1943, il est échoué au bassin n°2 de l’Arsenal de Sidi-Abdallah pour son premier grand carénage.

Le Tarn subit une remise en état complète de la coque qui est grattée, sablée et repeinte, les hélices sont changées, les turbines inspectées, les chaudières retubées…… .

Au niveau de la modernisation, il reçoit un nouveau système de ravitaillement à la mer plus efficace que celui installé d’origine. La DCA est modernisée et des radars sont embarqués pour améliorer l’efficience du navire.

Armé pour essais le 21 juillet, il sort pour ses essais à la mer les 22 et 23 juillet puis pour remise en condition du 25 juillet au 4 août 1943. Il quitte Bizerte le 6 août et rentre à Mers-El-Kébir le 9 août au matin.

Comme ses compères de classe L’Adour, le Tarn soutient les manoeuvres de la 4ème Escadre, sert de transport pétrolier notamment entre les dépôts de Mers-El-Kébir et de Bizerte mais également de navire-école au profit des réservistes de la région.

Du 10 mai au 30 juin 1946, il est échoué sur le dock-flottant de Mers-El-Kébir pour un nouveau grand carénage.

Après des travaux complémentaires à flot, le Tarn est armé pour essais le 17 juillet 1946, sortant pour ses essais réglementaires les 18 et 19 juillet puis pour sa remise en condition du 21 juillet au 2 août 1946.

Le 7 septembre 1946, le Tarn appareille de Mers-El-Kébir en compagnie des croiseurs légers Latouche-Treville et Gambetta (8ème DC) et des contre-torpilleurs Vauban Valmy Verdun (4ème DCT) pour une série d’exercices de combat antisurface du 7 au 17 septembre avant que le Tarn ne ravitaille les cinq navires en mazout, le ravitailleur rapide fait office d’observateur/arbitre.

Après une escale à Tunis du 18 au 22 septembre, la 8ème DC et la 4ème DCT retrouvent au large de Bizerte la 7ème DCT ( Vauquelin Tartu et Chevalier Paul) pour une nouvelle phase d’exercices.

Tout commence par un exercice de défense aérienne à la mer, les différents navires étant du 23 au 30 septembre attaqués soit en escadres soit individuellement par des avions de l’aéronavale et de l’armée de l’air.

Après un ravitaillement à Bizerte les 1er et 2 octobre, les contre-torpilleurs ressortent pour tenter d’intercepter le Tarn et les deux croiseurs légers qui simulent un raider tentant de passer du bassin occidental au bassin oriental de la Méditerranée.

Cet exercice qui à lieu du 3 au 15 octobre est suivit par un exercice de combat antisurface, le Latouche-Tréville prenant la tête de la 7ème DCT et le Gambetta celui de la 4ème DCT et ce du 17 au 27 octobre.

Après une dernière escale à Bizerte du 28 octobre au 3 novembre, la 8ème DC, la 4ème DCT et le Tarn quittent la Tunisie pour rentrer en Algérie arrivant à Mers-El-Kébir le 6 novembre 1946.

Le 28 novembre 1947, Le Tarn ravitaille successivement à la mer les trois contre-torpilleurs Magon Dunois La Hire de la 4ème DCT engagés dans un entrainement de division. Il les ravitaille de nouveau le 5 décembre 1947. Les 11 et 26 mai 1948, il ravitaille à nouveau cette division engagée dans un nouvel entrainement de division.

Le 12 mai 1948, le Tarn appareille de Mers-El-Kébir en compagnie du porte-avions Commandant Teste, du cuirassé Bretagne et du croiseur de bataille Strasbourg plus les six torpilleurs d’escadre escortant ces navires en l’occurence les torpilleurs d’escadre L’Eveillé L’Alerte (protecteurs du Bretagne), Lansquenet Fleuret (protecteurs du Strasbourg) Hussard et Spahi (protecteurs du Commandant Teste) auxquels se joignent venus de Bizerte, les contre-torpilleurs Mogador Volta Hoche (11ème DCT) et le pétrolier Mékong pour une série d’exercices du 15 mai au 20 juin 1948.

Le programme était chargé pour ne pas dire copieux avec un exercice de défense aérienne à la mer d’une force navale, la lutte ASM, le raid antisurface au cours duquel le Strasbourg et le Commandant Teste attaquèrent les contre-torpilleurs au canon et avec l’aviation embarqué avant que les contre-torpilleurs et les torpilleurs d’escadre ne tentent d’attaquer les deux gros (Strasbourg et Bretagne).

La force navale occasionnelle exécuta également des tirs contre la terre sur des ilots inhabités du territoire tunisien pour simuler un assaut amphibie.

Tout se termina par un exercice d’escorte de convois composé de deux pétroliers et de deux cargos escortés par les trois contre-torpilleurs et un torpilleur à l’arrière; le porte-avions, le cuirassé et le croiseur de bataille plus les trois torpilleurs restant formant un groupe de couverture. Le convoi est ainsi attaqué par des sous-marins et des avions basés à terre.

La force navale rentre à Bizerte le 21 juin et si les contre-torpilleurs et le Mékong restent en Tunisie puisque Bizerte est leur port d’attache, le croiseur de bataille, le cuirassé, le porte-avions et les six torpilleurs d’escadre plus le Tarn rentrent à Mers-El-Kebir le 28 juin 1948.

Le Tarn est en entretien à flot du 1er au 27 juillet 1948, sortant pour essais du 28 au 30 juillet  puis pour remise en condition du 1er au 12 août 1948.

Le 5 septembre 1948, il est à quai à Mers-El-Kébir se tenait prêt à appareiller pour soutenir les cuirassés, les croiseurs et le porte-avions de la 4ème Escadre.

15-Pétroliers et Ravitailleurs Rapides (5)

L’Elorn

L'Elorn

L’Elorn

-L’Elorn est mis sur cale aux chantiers Deutsche Werft de Hambourg, lancé le 31 octobre 1930 et admis au service actif le 24 août 1931. Les années qui le sépare de la guerre de Pologne sont occupées à des missions de transport entre la France et les bassins de production (Amérique Latine Caucase) mais à partir de septembre 1939, il va servir de ravitailleur en étant basé à Toulon.

Du 5 septembre au 25 octobre 1941, il est échoué dans le bassin Vauban n°7 pour un grand carénage qui permet une remise en état complète du pétrolier. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 12 novembre, sortant pour ses essais réglementaires les 13 et 14 novembre puis pour remise en condition du 16 au 27 novembre 1941.

Le 7 janvier 1942, L’Elorn quitte Toulon en compagnie du cuirassé Richelieu, des torpilleurs d’escadre Le Corsaire et Le Flibustier et du croiseur léger Jean de Vienne venu de Bizerte, tous ces navires formant la Division Navale Française (DNF) (CA de Penvers) chargée d’une mission de propagande en Amérique du Sud.

La Division Navale Française (DNF) quitte donc Toulon le 7 janvier 1942 sous le commandement du contre-amiral François de Penvers, faisant escale à Casablanca le 13 janvier avant de traverser l’Atlantique, arrivant à Rio de Janeiro le 21 janvier. Ouverts au public, les cinq navires remportent un très grand succès auprès des brésiliens qu’il s’agisse de simples visites ou de réceptions.

La DNF repart le 28 janvier direction Montevideo où elle fait escale du 29 janvier au 5 février 1942 avant de gagner le même jour Buenos Aires où la division reste mouillée jusqu’au 17 février 1942 quand elle appareille pour Valparaiso au Chili, arrivant à destination le 1er mars après une escale de deux jours les 20 et 21 février à Port Stanley, l’Elorn connaissant quelques ennuis mécaniques vite réparés.

La DNF fait escale dans la principale base chilienne du 17 au 29 mars 1942 avant une brève escale à Callao au Pérou du 30 mars au 2 avril puis à Guyaquil (Equateur) du 5 au 7 avril.

Elle franchit le canal de Panama le 9 avril et après une escale de ravitaillement à Fort de France les 14 et 15 avril, elle rentre à Toulon le 25 avril, le Jean de Vienne rentrant ensuite à Bizerte le 28 avril 1942. La DNF est dissoute le lendemain 29 avril 1942.

Le 22 septembre 1942, le pétrolier Elorn quitte Toulon en compagnie de la 1ère DT (torpilleurs légers Le Fier L’Entreprenant Le Farouche et L’Agile), de la 5ème DCT (Aigle Albatros Gerfaut) et des sous-marins de la 1ère DSM pour une série d’exercices menés jusqu’au 5 novembre, la petite force navale rentrant à Toulon le 6 novembre 1942.

Équipé d’un système de ravitaillement à la mer à l’été 1943, il participe aux tests du système de ravitaillement installé sur le contre-torpilleur Guépard (7 octobre 1943).

Du 10 novembre au 26 décembre 1943, l’Elorn est à la mer en compagnie de la 2ème DCT (Guépard Lion Bison) et de la 1ère DT pour une série d’exercice, le pétrolier ravitaillant à plusieurs reprises les trois contre-torpilleurs et les quatre torpilleurs légers.

Le 4 mars 1944, il ravitaille le Strasbourg et ses torpilleurs d’escadre Lansquenet et Fleuret engagés dans une série d’exercices pour leur permettre d’éviter la panne sèche avant de rentrer à Toulon le lendemain 5 mars 1944.

Du 21 juin au 12 août 1944, il est à nouveau échoué au bassin Vauban n°7 pour une remise en état générale doublée d’une modernisation avec l’embarquement d’un radar de navigation, d’une nouvelle DCA et de travaux sur le système de ravitaillement à la mer.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 30 août 1944, sortant pour essais les 31 août et 1er septembre et pour remise en condition du 3 au 17 septembre 1944.

Du 2 au 12 mars 1945, il participe à un entrainement commun avec le croiseur lourd Henri IV, le croiseur de classe Saint Louis assurant la protection antiaérienne du pétrolier.

Le 9 novembre 1945, l’Elorn quitte Toulon en compagnie du cuirassé Provence et du porte-avions Joffre, le cuirassé et le porte-avions étant escortés par leurs torpilleurs d’escorte Mameluk Casque L’Inconstant et le Lancier.

Après une escale à Bizerte du 12 au 16 novembre, la petite escadre manoeuvre dans le bassin oriental du 17 au 30 novembre avant une escale à Beyrouth, le port libanais accueillant un cuirassé, un porte-avions, un pétrolier et quatre torpilleurs.

Reprenant la mer le 1er décembre, le porte-avions lance des raids simulés contre Beyrouth, Tyr et Sidon protégés par le cuirassé qui repousse au cours de cet exercice la riposte de l’armée de l’air et l’exercice terminé le 12 décembre, l’escadre fait escale à Haïfa du 13 au 17 décembre, à Tunis du 19 au 22 décembre avant de rentrer à Toulon le 24 décembre 1945. L’Elorn assure lui ravitaillement des navires engagés pour leur éviter un retour au port.

Le 22 septembre 1946, l’Elorn quitte Toulon en compagnie de la 1ère DCT (Bruix D’Assas La Tour d’Auvergne) pour un entrainement de division au large des côtes africaines entre le Maroc et le Golfe de Guinée.

Après un ravitaillement au large du cap Juby le 27 septembre, les trois contre-torpilleurs effectuent une école à feux du 27 septembre au 1er octobre avant de rallier Dakar le 4 octobre après un nouveau ravitaillement auprès de l’Elorn.

Le Bruix, le D’Assas et le La Tour d’Auvergne effectuent un entrainement à l’escorte et à l’attaque de convois du 5 au 12 octobre. A tour de rôle, un contre-torpilleur protégeait l’Elorn contre l’attaque de deux contre-torpilleurs.

Après une escale à Dakar du 13 au 15 octobre, la 1ère DCT accompagnée par l’Elorn gagnent le Golfe de Guinée pour poursuivre leur entrainement. Le transit en direction de Conakry (où les quatre navires arrivent le 20 octobre) est l’occasion d’un entrainement à la défense aérienne à la mer.

Après donc une escale à Conakry (20 au 23 octobre), les trois contre-torpilleurs et le pétrolier font escale à Libreville du 25 au 28 octobre, à Pointe Noire du 30 octobre au 2 novembre, à Abidjan du 5 au 8 novembre, à Dakar pour ravitaillement le 12 novembre, à Casablanca du 16 au 21 novembre avant de rallier Toulon le 25 novembre 1946 après plus de deux mois loin de leur port d’attache.

Du 3 au 10 mars 1947, le pétrolier Elorn participe à un entrainement préparatoire à un exercice entre la Flotte de la Méditerranée et la Mediterranean Fleet en compagnie du cuirassé Alsace, du porte-avions Joffre, du croiseur lourd Henri IV, des croiseurs légers De Grasse et Jean de Vienne, des contre-torpilleurs Desaix Kléber et Marceau de la 12ème DCT, des torpilleurs d’escadre L’Inconstant Lancier Mousquet et Bombardier, les sous-marins Nivôse  Floréal Ile de Brehat ainsi que le PRE Liamone.

Le 12 mars, cette escadre baptisée force T quitte Toulon pour rallier La Valette afin de participer à «Cordial Agreement». A cette occasion, les britanniques mobilisent les cuirassés Nelson et Rodney, le porte-avions Indomitable, les croiseurs légers Belfast et Newcastle, six destroyers et quatre sous-marins.

Cet exercice bilatéral à lieu du 16 au 20 mars avant que les deux escadres ne rallient le lendemain 21 mars les atterrages de la Tunisie, des îlots désertiques de la côte tunisienne servant de cible aux canons de 406,380, 203,152,130 et 120mm dans un bruyant concert sans parler des avions embarqués qui utilisent bombes et roquettes.

Les trois cuirassés, les deux porte-avions, les quatre croiseurs légers, le croiseur lourd, les neuf destroyers, les pétroliers et les sous-marins font ensuite escale à Bizerte où ils sont passés en revue par le résident général en Tunisie avant de se séparer le lendemain 22 mars, les navires français rentrant à Toulon le 24 mars 1947 au matin  sauf le Jean de Vienne resté à Bizerte son port d’attache.

Le 3 mai 1947, le pétrolier Elorn quitte Toulon en soutien de la 9ème DCT (Le Fantasque L’Audacieux et Le Malin) pour un entrainement de division au large du Sénégal.

Les trois contre-torpilleurs effectuent ainsi la traversée Toulon-Dakar sans escale, arrivant à destination le 12 mai pour un entrainement de division exécuté du 15 mai au 30 juin 1947, les trois contre-torpilleurs et le pétrolier quittent Dakar le 1er juillet, se ravitaillent le 5 à Casablanca avant de rentrer à Toulon le 10 juillet 1947.

Du 12 juillet au 30 août 1947, l’Elorn est échoué dans le bassin n°3 du Missiessy pour un nouveau grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 16 septembre, sortant pour essais les 17 et 18 septembre puis pour remise en condition du 20 septembre au 3 octobre 1947.

Le 2 mars 1948, l’Elorn quitte Toulon en compagnie du cuirassé Richelieu, des torpilleurs d’escadre Corsaire et Flibustier, des croiseurs légers de la 6ème DC ( De Grasse Chateaurenault Guichen) et  des contre-torpilleurs Le Fantasque L’Audacieux et Le Malin de la 9ème DCT. L’entrainement occupe les navires concernés du 2 mars au 4 mai, la petite escadre faisant escale à Bizerte du 5 au 12 mai 1948 avant de rentrer à Toulon le 15 mai 1948.

Le 5 septembre 1948, le pétrolier Elorn était à quai à Toulon.

Le Var

Le Var

Le Var

Le Var  est construit dans le même chantier que l’Elorn à savoir les chantiers Deutsche Werft de Hambourg. Lancé le 17 mars 1931, il est armé à Cherbourg et admis au service actif le 15 novembre 1931 entamant les rotations entre la France et les puits de pétrole notament ceux du Caucase. Il subit un grand carénage à Cherbourg du 15 juillet au 10 novembre 1939, manquant donc une grande partie de la guerre de Pologne

En septembre 1940, il est basé à Brest, soutenant la Flotte de l’Atlantique notamment la 1ère Escadre et la 3ème Escadre Légère, ravitaillant les navires à flot et à couple en attendant de pouvoir le faire à couple, en route et en haute mer.

Du 25 juin au 5 septembre 1942, le Var est échoué dans le bassin n°4 du Salou pour un grand carénage qui combine remise en état complète et modernisation avec l’installation d’un système de ravitaillement à la mer. Armé pour essais le 15 septembre, il effectue ses essais réglementaires les 16 et 17 septembre puis sa remise en condition du 19 au 30 septembre 1942.
Le 12 octobre 1942, les trois croiseurs légers de la 4ème DC franchissent le Goulet de la rade de Brest pour gagner la haute mer en compagnie du Var qui ravitailla à trois reprises La Gloire, le Georges Leygues et le Montcalm entre le 12 et le 29 octobre. Il assura également à nouveau leur ravitaillement durant leur deuxième phase d’entrainement du 4 au 17 novembre.

Le 20 février 1943, le Var quitte Brest en compagnie du Jean Bart et des torpilleurs d’escadre L’Opiniâtre et l’Aventurier pour une croisière en Amérique Centrale sur le modèle de celle de la DNF en Amérique du Sud un an plus tôt.

La petite escadre traverse l’Atlantique, faisant escale à Jacksonville en Floride du 28 février au 2 mars, à La Havane du 5 au 8 mars, à Kingston du 9 au 14 mars, à Veracruz (Mexique) du 21 au 25 mars et Colon (Panama) du 27 mars au 2 avril. La petite escadre prend alors le chemin du retour, faisant escale à Fort de France les 8 et 9 avril avant de rallier Brest le 16 avril 1943.

Le 14 juillet 1943, le Var participe à une revue navale au large de Saint-Malo en compagnie des trois croiseurs légers de la 4ème DC. Ils rallient ensuite Le Havre pour une escale du 16 au 21 juillet avant une série d’exercices du 22 juillet au 5 août, le pétrolier participant aux exercices tout en assurant le ravitaillement en mazout des trois «7600 tonnes». Après une nouvelle au Havre du 6 au 10 août, la petite escadre rentre à Brest le 12 août 1943.

Du 2 au 12 septembre 1943, le croiseur léger La Gloire s’entraine dans le Golfe de Gascogne et bénéficie du soutien du Var qui délivre les tonnes de mazout nécessaires au bon fonctionnement des chaudières. Les deux navires font escale à Saint-Nazaire du 13 au 16 septembre avant de rentrer à Brest le 17.

Le 29 septembre 1943, le Var quitte Brest et le lendemain ravitaille le croiseur léger La Gloire et les contre-torpilleurs Jaguar Léopard Chacal de la 1ère DCT. Du 13 au 15 octobre, il mouille en baie de Douarnenez où il sert de station service flottante au profit de la 1ère DCT et de la 4ème DC. Il rentre à Brest le lendemain 16 octobre 1943.

le 1er février 1944, le Var quitte Brest en compagnie des contre-torpilleurs Milan Epervier et Vautour de la 6ème DCT pour un entrainement aux Antilles. Ce choix était dicté par la volonté de sortir les équipages de la routine de la mer d’Iroise et du Golfe de Gascogne. Les quatre navires arrivent à Fort de France le 9 février et y retrouvent l’aviso colonial Bougainville et le pétrolier Loing.

Le Var et la 6ème DCT s’entrainent avec ses deux navires du 11 février au 4 mars. Les navires venus de Brest quittent la Martinique le 5 mars pour rallier Cayenne le 9 mars, effectuant un exercice commun avec l’aviso-colonial Lapérouse du 10 au 17 mars.

Après une nouvelle escale à Cayenne du 18 au 21 mars, les quatre navires venus de Brest traversent l’Atlantique direction Dakar où ils arrivent le 27 mars pour une école à feu à Rufisque du 29 mars au 7 avril, le pétrolier en profitant pour recompléter ses soutes. Ils quittent Dakar le 8 avril, font escale à Lisbonne du 12 au 15 avril avant de rentrer à Brest le 18 avril 1944.

Du 13 mars au 20 avril 1945, il est échoué dans le bassin n°3 de l’Arsenal de Brest pour un nouveau grand carénage.

Outre une remise en état complète, il reçoit enfin une DCA moderne. Après des travaux complémentaires à quai, le Var est armé pour essais le 1er mai, effectuant ses essais réglementaires les 2 et 3 mai puis sa remise en condition du 5 au 17 mai.

Le 15 octobre 1946, le Var quitte Brest pour prendre position dans le Golfe de Gascogne afin de soutenir la 4ème DC, les 3ème (Bugeaud du Chayla Dupetit-Thouars) et 6ème DCT (Vautour Epervier Milan) engagés du 16 au 27 octobre dans une série de joutes nautiques.

Le pétrolier les ravitaille à la mer avant de recompléter ses soutes au Verdon où d’autres pétroliers souvent civils déchargeaient du mazout venu des Etats-Unis à moins que le mazout ait été produit en France. Le Var va également ravitailler les navires sus-nommés lors d’une nouvelle phase d’entrainement du 28 octobre au 21 novembre, tous les navires rentrant à Brest le lendemain 22 novembre 1946.

Le 28 février 1947 et à nouveau le 11 mars, les trois contre-torpilleurs de la 3ème DCT se ravitaillent auprès du Var.

Le 18 juin 1947, le pétrolier Var ravitaille à la fois les croiseurs légers Georges Leygues et Montcalm engagés dans un raid amphibie contre l’île d’Ouessant puis le cuirassé Gascogne et ses torpilleurs d’escorte Durandal et Dague.

Du 1er février au 4 mars 1948, le Var est échoué au bassin n°3 de l’Arsenal de Brest pour un nouveau grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 22 mars, sortant pour essais les 23 et 24 mars puis pour remise en condition du 26 mars au 4 avril 1948.

Le 5 septembre 1948, il au mouillage en rade de Brest, prêt à appareiller au sein du convoi transportant le CEFAN. Il doit assurer le ravitaillement des navires de transport et des escorteurs.

Caractéristiques Techniques de la classe Mékong

Déplacement : standard 5482 tW pleine charge 15150 tonnes 9600 tonnes de port en lourd

Dimensions : longueur hors tout 148.58m longueur entre perpendiculaires 139m largeur 18.81m tirant d’eau : 7.92m

Propulsion : deux diesels Burmeister & Wain 6300P 4 temps et 6 cylindres développant 4850ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 13.5 noeuds autonomie 11500 miles nautiques à 13.5 noeuds

Capacités : 24 citernes pouvant embarquer 11169 mètres cubes, citernes réparties entre 6 tanks transversaux divisés en 3 citernes. Deux pompes à vapeur pouvant absorber 300 tonnes par heure.

Armement : deux canons de 100mm modèle 1925; deux canons de 37mm modèle 1925 et 2 mitrailleuses de 8mm (1939-40) deux canons de 100mm modèle 1925 et huit canons de 37mm Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles (1948)

Equipage : 6 officiers et 72 hommes en temps de paix, 8 officiers et 87 hommes en temps de guerre

10-Contre-torpilleurs (43)

Le Du Chayla

Armand Blanquet Du Chayla (1759-1826)

Armand Blanquet Du Chayla (1759-1826)

-Le Du Chayla est mis sur cale aux Chantiers Navals Français (CNF) de Caen le 20 décembre 1943, huit jours après le lancement de son sister-ship Du Guesclin, le Du Chayla étant lancé le 30 décembre 1944.

Le Du Chayla est armé pour essais le 12 juillet 1945, effectuant ses essais constructeurs du 13 au 17 juillet, date à laquelle il appareille pour Cherbourg, toujours sous la responsabilité du chantier constructeur.

Une brève cérémonie le 18 juillet 1945 transfère la responsabilité juridique du contre-torpilleur des CNF à celui de la marine nationale.

Le Du Chayla quitte Cherbourg le 19 juillet 1945 et rallie Lorient le 21 juillet pour entamer ses essais officiels et sa mise en condition avant son admission au service actif prévue à la fin de l’année.

Il passe au bassin du 22 au 31 juillet, effectuant ensuite sa première série d’essais officiels du 3 au 22 août avant un nouveau passage au bassin du 23 août au 10 septembre 1945. Ce nouveau passage au sec est suivit par la deuxième et dernière campagne d’essais officiels réalisée du 12 au 30 septembre 1945.

Il réalise ensuite essais artillerie du 1er au 15 octobre puis gagne Brest le 17 octobre pour recetter ses tubes lance-torpilles et ses grenadeurs au cours d’essais réalisés du 18 au 24 octobre. Rentré à Lorient le 25 octobre, il passe une dernière fois au bassin du 25 octobre au 2 novembre pour préparer sa traversée de longue durée.

Il quitte Lorient le 5 novembre, mettant cap à l’ouest, direction le Canada. Après une escale à St Pierre et Miquelon du 11 au 15 novembre, le Du Chayla est à Halifax du 17 au 21 novembre, à Boston du 23 au 27 novembre et à New York du 28 novembre au 2 décembre.

Retraversant l’Atlantique, il mouille en baie de Bantry du 7 au 10 décembre, fait escale à Dublin su 12 au 15 décembre, sur l’île de Man du 16 au 19 décembre, à Liverpool du 21 au 25 décembre et à Plymouth du 26 au 29 décembre 1945.

Reprenant alors la mer, il fait sa jonction avec le Bugeaud et le Dupetit-Thouars le 30 décembre 1945 à 75 miles au N.E de Brest. Les trois contre-torpilleurs manœuvrent ensemble du 30 décembre 1945 au 12 janvier 1946, rentrant à Brest le lendemain 13 janvier.

Le contre-torpilleur Du Chayla est officiellement admis au service actif le 31 décembre 1945, intégrant la 3ème DCT, division basée à Brest sous l’autorité de la 3ème Escadre Légère.

Les trois contre-torpilleurs subissent une période d’entretien à flot du 14 au 31 janvier, sortant pour essais/remise en condition du 1er au 15 février, faisant escale à Saint-Nazaire du 16 au 19 février avant de rentrer à Brest le lendemain 20 février 1946.

Le 27 février, le Du Chayla et ses deux compagnons de la 3ème Division de Contre-Torpilleurs quittent Brest pour un nouvel entrainement de division. Cet entrainement outre l’entrainement courant doit préparer l’exercice franco-britannique «Entente Cordiale 1946» et occupe les trois puissants contre-torpilleurs du 27 février au 3 avril 1946

Le 8 avril 1946 arrive à Brest une escadre britannique destinée à l’exercice «Entente Cordiale 1946», escadre composée du cuirassé Howe, du croiseur lourd Kent, des croiseurs légers antiaériens Dido et Bellona, de six destroyers et de trois sous-marins.

La Flotte de l’Atlantique engage elle le porte-avions Painlevé, le cuirassé Gascogne, le croiseur lourd Foch, la 6ème DCT (Vautour Milan Epervier), la 3ème DCT (Bugeaud Du Chayla Dupetit-Thouars) six torpilleurs d’escadre (Intrépide Téméraire Durandal Dague Arquebuse et Cimeterre)  et quatre sous-marins (Rolland Morillot  Ile de France  Kerguelen  et La Guadeloupe).

Cette troisième édition (les deux premières éditions avaient eu lieu dans les eaux britanniques) se déroule au large de la Bretagne du 10 avril au 15 avril, la flotte franco-britannique se ravitaillant le 16 avril pour gagner le polygone de Rufisque où les deux escadres sont présentes du 22 avril au 31 mai. Les navires français et britanniques quittent Dakar le 2 juin, se séparant au large de Brest où les navires français dont les contre-torpilleurs rentrent le 7 juin 1946.

Le Du Chayla et le Dupetit-Thouars sortent pour une école à feux du 15 au 22 juin, mouillant en baie de Douarnenez du 23 au 26 juin, rentrant le lendemain 27 juin à Brest.

Le Du Chayla participe ensuite aux essais (30 juin au 3 juillet) et à la remise en condition (5 au 20 juillet) du Bugeaud qui venait de connaître sa période d’indisponibilité estivale pour entretien et permissions de l’équipage.

Le Du Chayla est à son tour indisponible du 21 juillet au 11 août, sortant pour essais du 12 au 15 août avant de retrouver ses deux compères de la 3ème DCT en baie de Douarnenez le 16 août, les trois contre-torpilleurs étant à la mer du du 17 août au 3 septembre pour sa remise en condition. Les trois navires rentrent à Brest le 9 septembre 1946 après une escale à Saint Nazaire du 4 au 8 septembre.

Le 15 septembre 1946, la 3ème DCT quitte la Rade-Abri, franchit le Goulet pour exercice en compagnie de leurs semblables de la 6ème DCT (Vautour Milan Epervier) mais également des croiseurs légers de la 4ème DC (Gloire Montcalm Georges Leygues). Cet exercice occupe les trois divisions du 16 septembre au 22 novembre 1946, date leur retour à Brest.

Le Du Chayla sort en compagnie de ses deux compères de la 3ème DCT pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne du 30 novembre 1946 au 9 janvier 1947, date de leur retour à Brest.
Le Du Chayla participe en compagnie du Bugeaud et du Dupetit-Thouars à un autre entrainement de division du 22 février au 4 avril, date du retour de la division à Brest.

Alors que le Bugeaud est indisponible suite à une avarie mécanique, le Du Chayla et le Dupetit-Thouars sortent pour une école à feux du 11 au 26 avril puis après un mouillage en baie de Douarnenez du 27 avril au 1er mai, participent du 2 au 12 mai à la remise en condition du Bugeaud.

Le 15 mai 1947, la rade de Brest se dépeuple brusquement. La 3ème DCT ouvre la voie au cuirassé Jean Bart, au croiseur lourd Foch, au cuirassé Normandie, le croiseur léger Gloire, aux torpilleurs d’escadre Opiniâtre Aventurier Sabre et Claymore, aux sous-marins Casabianca Rolland Morillot Guadeloupe et au PRE La Seine.

La Force G met cap sur Greenock dans l’estuaire de la Clyde pour une escale du 21 au 24 mai avant de rallier sans se presser Scapa Flow le 28 mai, le transit étant l’occasion de peaufiner l’entrainement de ce groupe occasionnel.

Elle y retrouve la force anglaise engagée dans l’exercice en l’occurence les cuirassés King George V et Vanguard, le porte-avions lourd Malta, les croiseurs légers Southampton et Gloucester et six destroyers.

Les deux escadres s’entrainent du 1er au 21 juin avec des attaques escadres contre escadres, des exercices de lutte ASM, de défense aérienne à la mer, de raids amphibies, de tir contre la terre…………. .

Les deux groupes font escale ensemble à Aberdeen du 23 au 27 juin puis à Newcastle du 29 juin au 1er juillet, Douvres du 4 au 7 juillet, Cherbourg du 10 au 13 juillet et Brest du 17 au 22 juillet 1947, date à laquelle les navires anglais rentrent au pays.

Le Du Chayla et le Dupetit-Thouars sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 22 juillet au 5 août, sortant pour essais du 6 au 9 août, ralliant le Bugeaud en baie de Douarnenez le lendemain 10 août 1947. Les trois contre-torpilleurs de la 3ème DCT sortent pour remise en condition du Dupetit-Thouars et du Du Chayla du 11 au 31 août, date de leur retour à Brest au quai des flottilles.

La 3ème DCT réduite aux seuls Du Chayla et Dupetit-Thouars (Al) effectue un entrainement de division qui occupe les deux navires du 8 septembre au 7 novembre moins des escales à Lorient, Royan et Saint-Nazaire.

Le Bugeaud en grand carénage et le Dupetit-Thouars indisponible suite à une avarie mécanique, le Du Chayla sort seul pour une école à feux du 11 au 17 novembre avant de participer aux essais (19 au 21 novembre) et à la remise en condition (22 novembre au 5 décembre) du Dupetit-Thouars.

Le Du Chayla débarque ses munitions et vidange ses soutes avant d’être échoué le 10 décembre 1947 dans le bassin n°2 de l’Arsenal de Brest pour une remise en état qui s’achève le 12 mars 1948 quand il est remis à flot.

Après une période de travaux complémentaire à flot, le Du Chayla sort pour essais du 17 au 20 mars avant de retrouver le Bugeaud en baie de Douarnenez le 21 mars, les deux contre-torpilleurs étant à la mer du 21 mars au 5 avril 1948, faisant escale à Cherbourg du 6 au 11 avril, au Havre du 12 au 16 avril, à Boulogne du 17 au 21 avril, à Dunkerque du 22 au 27 avril, à Plymouth du 28 avril au 2 mai avant de rentrer à Brest le lendemain 3 mai 1948.

Le Du Chayla et le Bugeaud sortent pour un entrainement de division allégé du 10 mai au 9 juin, alternant dans un ensemble dynamique écoles à feux, entrainement au lancement de torpilles et au grenadage, entrainement à la défense aérienne à la mer et le dernier jour, entrainement au raid amphibie contre les défenses côtières protégeant l’accès au goulet.  Les deux contre-torpilleurs font escale à Saint-Nazaire du 10 au 15 juin avant de rentrer à Brest le lendemain 16 juin 1948.

Du 26 juin au 12 juillet 1948, le Du Chayla participe à la remise en condition du Dupetit-Thouars en compagnie du Bugeaud.

Le Du Chayla après une école à feux du 17 au 25 juillet est indisponible du 29 juillet au 12 août. Il sort pour essais du 13 au 16 août et pour remise en condition du 18 au 30 août en compagnie du Bugeaud et du Dupetit-Thouars, les trois contre-torpilleurs rentrant à Brest le lendemain 31 août 1948.

La 3ème DCT passe alors aux effectifs de guerre et se tient prête à mener les opérations de guerre ordonnée par l’amiral commandement la Flotte de l’Atlantique.

C’est ainsi que le 3 septembre 1948, les trois contre-torpilleurs reçoivent l’ordre de rallier Casablanca pour prendre en charge un convoi transportant en Bretagne une division stationnée au Maroc.

Arrivés sur place le 4 septembre, les trois contre-torpilleurs apprennent alors que l’envoi de cette division en métropole est annulée et qu’ils doivent rentrer en métropole, le Bugeaud et ses deux compères de la 3ème DCT rentrant à Brest le lendemain 5 septembre 1948.

Bruix

Caractéristiques Techniques de la classe Bayard

Déplacement : standard 3000 tW pleine charge 4134 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 139.20m largeur maximale de la coque 12.92m tirant d’eau moyen 4.85m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages Rateau alimentées en vapeur par six chaudières verticales Indret développant 92000ch entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale en service courant 36 noeuds distance franchissable 4200 miles nautiques à 18 noeuds

Electronique : un radar de navigation, un radar de veille combinée, deux radars de conduite de tir et un Asdic

Armement :

-Huit canons de 130mm modèle 1932 en quatre tourelles doubles modèle 1936 (deux avant et deux arrière)

-Douze canons de 37mm Schneider modèle 1941 en six affûts doubles et Quatre canons de 25mm en deux affûts doubles

-Dix tubes lance-torpilles de 550mm (deux plate-formes triples et deux plate-formes doubles, toutes latérales)

-Deux grenadeurs de sillage avec une trentaine de projectiles.

Equipage : 238 officiers et marins

10-Contre-torpilleurs (42)

Le Dupetit-Thouars

Aristide Aubert du Petit-Thouars (1760-1798)

Aristide Aubert du Petit-Thouars (1760-1798)

-Le Dupetit-Thouars est mis sur cale aux chantiers navals de la Societé Provençale de Construction Navale (SPCN) installés à La Ciotat le 20 novembre 1943, six jours après le lancement de son sister-ship Turenne qui était en achèvement à flot à quelques dizaines de mètres de là.

Il est lancé le 12 décembre 1944 et rejoint le quai d’armement pour sa période d’achèvement à flot, le contre-torpilleur étant naturellement toujours sous la responsabilité juridique du chantier constructeur.

Armé pour essais le 15 juillet 1945, le Dupetit-Thouars effectue ses essais constructeurs du 16 au 21 juillet, le mauvais temps et une avarie mécanique sans gravité les ayant prolongé de deux jours.

Le 22 juillet 1945, le Dupetit-Thouars est officiellement remis à la marine nationale et quitte le lendemain son chantier constructeur pour Toulon où il arrive le 24 juillet, une escale de quelques heures pour se ravitailler et charger du matériel notamment des radars qui seront installés à Lorient.

Le cinquième contre-torpilleur de classe Bayard fait escale à Casablanca du 28 au 31 juillet puis rallie Lorient où il arrive le 3 août 1945.

Il est échoué dans la forme de Lanester du 4 au 15 août 1945 pour une série de travaux complémentaires notamment l’installation des radars embarqués à Toulon et qui pour des raisons de sécurité ne pouvaient être installés par le chantier constructeur.

Remis à flot, il subit des tests de bon fonctionnement du 16 au 19 août avant d’effectuer sa première campagne d’essais officiels du 20 août au 10 septembre, passant une nouvelle fois au bassin du 11 au 30 septembre.

Il effectue sa deuxième et dernière campagne d’essais officiels du 2 au 17 octobre. Il enchaine par les essais artillerie (tourelles de 130mm, canons de 25 et de 37mm) du 19 au 31 octobre, gagnant Brest où il effectue ses essais de lancement de torpilles et de grenadage et ce du 2 au 10 novembre.

Il quitte Brest le 12 novembre pour une traversée de longue durée qui le conduit à faire escale à Plymouth du 13 au 15 novembre, à Douvres du 16 au 19 novembre, à Dunkerque du 20 au 23 novembre puis à Cherbourg du 24 au 28 novembre.

Appareillant dans la nuit du 28 au 29 novembre, il fait sa jonction dans la journée du 29 avec son sister-ship le Bugeaud avec qui il rentre le 30 novembre 1945.

Le contre-torpilleur Dupetit-Thouars est admis au service actif le 30 novembre 1945, formant avec le Bugeaud une nouvelle 3ème DCT, division de la 3ème Escadre Légère. Il est basé à Brest.

La nouvelle 3ème DCT sort pour entrainement du 7 au 28 décembre, ralliant Brest pour une escale de ravitaillement avec de reprendre aussitôt la mer.

Le 30 décembre 1945, la 3ème DCT prend contact en milieu d’après midi à 75 miles au N-E de Brest avec le Du Chayla qui est admis au service actif le lendemain.

Les trois contre-torpilleurs manoeuvrent ensemble du 30 décembre 1945 au 12 janvier 1946 avant de rentrer à Brest le lendemain 13 janvier 1946.

Les trois contre-torpilleurs subissent une période d’entretien à flot du 14 au 31 janvier, sortant pour essais/remise en condition du 1er au 15 février, faisant escale à Saint Nazaire du 16 au 19 février avant de rentrer à Brest le lendemain 20 février 1946.

Le 27 février, le Dupetit-Thouars et ses deux compagnons de la 3ème Division de Contre-Torpilleurs quittent Brest pour un nouvel entrainement de division. du 27 février au 3 avril 1946

Le 8 avril 1946 arrive à Brest une escadre britannique destinée à l’exercice «Entente Cordiale 1946», escadre composée du cuirassé Howe, du croiseur lourd Kent, des croiseurs légers antiaériens Dido et Bellona, de six destroyers et de trois sous-marins.

La Flotte de l’Atlantique engage elle le porte-avions Painlevé, le cuirassé Gascogne, le croiseur lourd Foch, la 6ème DCT (Vautour Milan Epervier), la 3ème DCT (Bugeaud Du Chayla Dupetit-Thouars) six torpilleurs d’escadre (Intrepide Téméraire Durandal Dague Arquebuse et Cimeterre)  et quatre sous-marins (Rolland Morillot  Ile de France  Kerguelen  et La Guadeloupe).

L’exercice à lieu d’abord au large de Brest du 10 au 16 avril avant que les deux escadres appareillent pour Rufisque (moins les sous-marins qui restent à Brest) pour poursuivre l’entrainement

La flotte franco-britannique manoeuvre durant son transit jusqu’à Dakar où elle arrive le 22 avril pour une école à feu au polygone de Rufisque du 23 avril au 31 mai, deux groupes se succédant, le groupe ne tirant pas manoeuvrant entre Dakar et Port Etienne.

Les navires des deux marines appareillent le 2 juin, font route ensemble jusqu’aux aterrages immédiats de Brest où les navires anglais quittent leurs homologues français et rentrent dans leurs ports respectifs, les navires français retrouvant la Rade-Abri le 7 juin 1946.

Le Dupetit-Thouars et le Du Chayla sortent pour une école à feux du 15 au 22 juin, mouillant en baie de Douarnenez du 23 au 26 juin, rentrant le lendemain 27 juin à Brest.

Il est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 30 juin au 20 juillet 1946, sortant pour essais du 21 au 24 juillet et pour remise en condition du 26 juillet au 10 août en compagnie du Bugeaud.

Les deux contre-torpilleurs vont mouiller en baie de Douarnenez où ils sont rejoints par le Du Chayla qui venait de réaliser ses essais à la mer. Les trois contre-torpilleurs sortent du 17 août au 3 septembre pour sa remise en condition, Les trois navires rentrant à Brest le 9 après une escale à Saint Nazaire du 4 au 8 septembre 1946.

La 3ème DCT va alors enchainer par un exercice commun avec la 6ème DCT et la 4ème DCT dans le Golfe de Gascogne, entrainement qui se déroule du 16 septembre au 21 novembre, les navires rentrant à Brest le lendemain.

Le Dupetit-Thouars accompagné du Du Chayla et du Bugeaud sortent pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne, entrainement occupant la division du 30 novembre 1946 au 8 janvier 1947.

Après une période d’entretien à flot commune du 10 au 31 janvier, le Dupetit-Thouars et ses deux compagnons de la 3ème DCT sortent pour essais et remise en condition du 1er au 14 février, rentrant à Brest le lendemain 15 février 1947. La 3ème DCT enchaine par entrainement de division du 22 février au 4 avril.

Alors que le Bugeaud est indisponible suite à une avarie mécanique, le Dupetit-Thouars et le Du Chayla sortent pour une école à feux du 11 au 26 avril puis après un mouillage en baie de Douarnenez du 27 avril au 1er mai, participent du 2 au 12 mai à la remise en condition du Bugeaud.

Le 15 mai 1947, la rade de Brest se dépeuple brusquement. La 3ème DCT ouvre la voie au cuirassé Jean Bart, au croiseur lourd Foch, au cuirassé Normandie, le croiseur léger Gloire, aux torpilleurs d’escadre Opiniâtre Aventurier Sabre Claymore, les sous-marins Casabianca Rolland Morillot Guadeloupe et le PRE La Seine.

Cette escadre baptisée Force G met cap sur Greenock dans l’estuaire de la Clyde où elle arrive le 21 mai pour une escale qui s’achève le 24 mai quand elle reprend la mer, direction Scapa Flow où arrivée le 28 mai elle retrouve les navires anglais impliqués dans l’exercice à savoir les cuirassés King George V et Vanguard (classe Hood, des Lion améliorés), le porte-avions lourd Malta, les croiseurs légers Southampton et Gloucester et six destroyers.

Les deux escadres s’entrainent du 1er au 21 juin avec des attaques escadres contre escadres, des exercices de lutte ASM, de défense aérienne à la mer, de raids amphibies, de tir contre la terre…………. .

Les deux groupes font escale ensemble à Aberdeen du 23 au 27 juin puis à Newcastle du 29 juin au 1er juillet, Douvres du 4 au 7 juillet, Cherbourg du 10 au 13 juillet et Brest du 17 au 22 juillet 1947, date à laquelle les navires anglais rentrent au pays.

Le Dupetit-Thouars et le Du Chayla sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 22 juillet au 5 août, sortant pour essais du 6 au 9 août, ralliant le Bugeaud en baie de Douarnenez le lendemain 10 août 1947. Les trois contre-torpilleurs de la 3ème DCT sortent pour remise en condition du Dupetit-Thouars et du Du Chayla du 11 au 31 août, date de leur retour à Brest au quai des flottilles.

Le 4 septembre 1947, le Bugeaud transmet son pavillon de navire-amiral au Dupetit-Thouars car devant subit son premier grand carénage. La 3ème DCT réduite aux seuls Dupetit-Thouars et Du Chayla effectue un entrainement de division qui commence par une école à feux du 8 au 18 septembre avant une escale à Lorient du 19 au 24 septembre et un entrainement au combat antisurface du 25 septembre au 2 octobre.

Après une escale à Royan du 3 au 7 octobre, le Dupetit-Thouars et le Du Chayla effectuent un entrainement de défense aérienne à la mer du 8 au 21 octobre avant une escale à Saint Nazaire du 22 au 27 octobre avant un entrainement ASM contre les sous-marins Kerguelen et La Guadeloupe  du 28 octobre au 7 novembre, date du retour des deux navires à Brest.

Victime d’une avarie mécanique, le Dupetit-Thouars est indisponible du 8 au 18 novembre, sortant pour essais du 19 au 21 novembre et pour remise en condition du 22 novembre au 5 décembre,  à chaque fois en compagnie du Du Chayla.

Le Bugeaud en fin de grand carénage et le Du Chayla se préparant à y entrer, le Dupetit-Thouars sort seul pour une école à feux du 10 au 17 décembre en mer d’Iroise, se ravitaillant à Brest le 18 décembre avant d’aller mouiller en baie de Douarnenez où il est rejoint le 22 décembre par le Bugeaud qui venait de réaliser ses essais à la mer, les deux contre-torpilleurs sortant pour remise en condition du Bugeaud du 23 décembre 1947 au 8 janvier 1948, date à laquelle les deux navires rentrent à Brest et que le Bugeaud redevient navire-amiral de la 3ème DCT.

Le Dupetit-Thouars et le Bugeaud sortent pour un entrainement courant du 15 au 23 janvier, faisant escale à La Rochelle du 24 au 27 janvier avant d’effectuer un entrainement de défense aérienne à la mer du 28 janvier au 5 février, les deux contre-torpilleurs faisant escale à Nantes du 6 au 11 février 1948.

Reprenant ensuite la mer pour une école à feux contre la coque de l’ancien cuirassé Voltaire du 12 au 22 février, se ravitaillant à Lorient le 23 février avant un entrainement au combat antisurface du 24 février au 3 mars, date à laquelle ils rentrent à Brest.

Le Dupetit-Thouars subit son premier carénage du 13 mars au 21 juin 1948, étant échoué dans le bassin n°2 de l’Arsenal de Brest. Il sort pour essais du 22 au 25 juin, retrouvant ensuite au large d’Ouessant ses deux compères pour un stage de remise en condition réalisé du 26 juin au 12 juillet, date à laquelle les trois contre-torpilleurs rentrent à Brest.

Après une école à feu du 15 au 22 juillet, il participe aux essais (29 au 31 juillet) et à la mise en condition (2 au 12 août) du Bugeaud qui venait de connaître sa période d’indisponibilité estivale pour entretien et permissions de l’équipage.

Le Dupetit-Thouars participe ensuite avec le Bugeaud aux essais (13 au 16 août) et à la remise en condition (18 au 30 août) du Du Chayla, les trois navires rentrant à Brest le lendemain 31 août 1948.

La 3ème DCT passe alors aux effectifs de guerre et se tient prête à mener les opérations de guerre ordonnée par l’amiral commandement la Flotte de l’Atlantique.

C’est ainsi que le 3 septembre 1948, les trois contre-torpilleurs recoivent l’ordre de rallier Casablanca pour prendre en charge un convoi transportant en Bretagne une division stationnée au Maroc.

Arrivés sur place le 4 septembre, les trois contre-torpilleurs apprennent alors que l’envoi de cette brigade en métropole est annulée et qu’ils doivent rentrer en métropole, le Bugeaud et ses deux compères de la 3ème DCT rentrant à Brest le lendemain 5 septembre 1948.

10-Contre-torpilleurs (41)

Le Bugeaud

Le général Bugeaud

Le général Bugeaud

-Le Bugeaud est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient (cale n°2) le 24 février 1943 et lancé le 12 septembre 1944.

Remorqué au quai d’armement, le quatrième Bayard connait un armement à flot compliqué, la prise d’armement pour les essais préliminaires étant retardé par un incendie dont l’origine accidentelle à été sérieusement mise en doute. Encore aujourd’hui, le mystère plane sur l’incendie du 4 mai 1945.

Armé pour essais le 4 juin 1945, le Bugeaud effectue ses essais préliminaires du 4 au 12 juin, passant au bassin du 13 juin au 3 juillet avant d’effectuer sa première campagne d’essais officiels du 4 au 31 juillet.

Après un deuxième passage au bassin du 1er au 14 août, le Bugeaud effectue sa deuxième campagne d’essais officiels du 17 août au 8 septembre, enchainant par les essais d’artillerie du 10 au 25 septembre.

Le contre-torpilleur quitte Lorient le 27 septembre pour Brest où il arrive le 28 septembre, effectuant ses essais de recette de ses tubes lance-torpilles et de ses grenadeurs du 30 septembre au 7 octobre. Il quitte Brest le 8 octobre, ralliant le lendemain Lorient pour préparer sa traversée de longue durée.

Il passe ainsi au bassin du 9 au 16 octobre puis après des essais de pure forme les 17 et 18 octobre, quitte Lorient le 21 octobre 1945 pour sa traversée de longue durée. Il fait escale à Cadix du 24 au 27 octobre, à Lisbonne du 30 octobre au 2 novembre, à Casablanca du 4 au 7 novembre, à Alger du 10 au 14 novembre, à Gibraltar du 16 au 18 novembre avant de rentrer à Brest le 21 novembre 1945.

Le contre-torpilleur Bugeaud est admis au service actif le 21 novembre 1945, étant placé hors rang au sein de la 3ème Escadre Légère.

Le nouveau contre-torpilleur brestois remplace le contre-torpilleur Panthère (classe Jaguar) désarmé en juin 1945. En attendant la mise en service de ses sister-ship Dupetit-Thouars et Du Chayla, le Bugeaud est placé hors rang au sein du groupement des contre-torpilleurs de la 3ème Escadre Légère.

Il sort pour la première fois du 22 au 29 novembre, effectuant une école à feux en mer d’Iroise avant de gagner la haute mer pour retrouver le Dupetit-Thouars qui achevait sa traversée de longue durée.

Les deux navires rentrent à Brest dans la journée du 30 novembre, jour de l’admission au service actif du Dupetit-Thouars ce qui permet la réactivation de la 3ème DCT dissoute le 15 août 1945.

La nouvelle 3ème DCT sort pour entrainement du 7 au 14 décembre, effectuant une escale à Saint-Malo du 15 au 18 décembre, enchainant par un entrainement de défense aérienne à la mer du 19 au 28 décembre, faisant une escale de ravitaillement à Brest le 29 décembre et Reprenant aussitôt la mer.

Le 30 décembre 1945, la 3ème DCT prend contact en milieu d’après midi à 75 miles au N-E de Brest avec le Du Chayla (qui est admis au service actif le 31 décembre) ce qui  permet à la  3ème DCT d’attendre son format définitif à trois navires.

Les trois contre-torpilleurs manœuvrent ensemble du 30 décembre 1945 au 12 janvier 1946 avant de rentrer à Brest le lendemain 13 janvier 1946.

Les trois contre-torpilleurs subissent une période d’entretien à flot du 14 au 31 janvier, sortant pour essais/remise en condition du 1er au 15 février, faisant escale à Saint-Nazaire du 16 au 19 février avant de rentrer à Brest le lendemain 20 février 1946.

Le 27 février, le Bugeaud et ses deux compagnons de la 3ème Division de Contre-Torpilleurs quittent Brest pour un nouvel entrainement de division. Cet entrainement outre l’entrainement courant doit préparer l’exercice franco-britannique «Entente Cordiale 1946».
Après une école à feux du 27 février au 6 mars, les trois contre-torpilleurs se ravitaillent à Lorient le 7 mars, enchainant par un entrainement au combat antisurface du 8 au 18 mars, un entrainement de défense aérienne à la mer du 20 au 27 mars, faisant escale à La Pallice du 28 mars au 2 avril, rentrant le lendemain 3 avril 1946 à Brest.

Le 8 avril 1946 arrive à Brest une escadre britannique destinée à l’exercice «Entente Cordiale 1946», escadre composée du cuirassé Howe, du croiseur lourd Kent, des croiseurs légers antiaériens  Dido et Bellona, de six destroyers et de trois sous-marins.

La Flotte de l’Atlantique engage elle le porte-avions Painlevé, le cuirassé Gascogne, le croiseur lourd Foch, la 6ème DCT (Vautour Milan Epervier), la 3ème DCT (Bugeaud Du Chayla Dupetit-Thouars) six torpilleurs (Intrépide Téméraire Durandal Dague Arquebuse et Cimeterre) d’escadre et quatre sous-marins (Rolland Morillot  Ile de France  Kerguelen  et La Guadeloupe).

L’exercice à lieu d’abord au large de Brest du 10 au 16 avril avant que les deux escadres appareillent pour Rufisque (moins les sous-marins qui restent à Brest) pour poursuivre l’entrainement

Le cuirassé Gascogne ouvre la marche suivit par le croiseur lourd Foch et son homologue britannique le Kent, le porte-avions Painlevé, le cuirassé Howe suivis par les six contre-torpilleurs, les six torpilleurs d’escadre, les croiseurs légers antiaériens et les six destroyers britanniques.

En mer, les deux forces se séparent pour former deux groupes occasionnels bi-nationaux. Le premier sous commandement français regroupe le cuirassé Gascogne, le porte-avions Painlevé, le croiseur lourd Kent, les trois contre-torpilleurs de la 3ème DCT quatre torpilleurs d’escadre et deux destroyers alors que le second sous commandement anglais regroupe le cuirassé Howe, le croiseur lourd Foch, les croiseurs légers antiaériens Dido et Bellona, les trois contre-torpilleurs de la 6ème DCT, quatre destroyers et deux torpilleurs d’escadre.

Ces deux forces vont manoeuvrer ensemble durant le transit jusqu’à Dakar où elles arrivent le 22 avril. Le groupe Gascogne est le premier à utiliser les installations du polygone de Rufisque du 23 avril au 14 mai avant de laisser la place au groupe Howe du 15 au 31 mai, le groupe Gascogne durant ce laps de temps manœuvrant entre Dakar et Port Etienne.

Les deux forces navales appareillent le 2 juin, font route ensemble jusqu’aux atterrages immédiats de Brest où les navires anglais quittent leurs homologues français et rentrent dans leurs ports respectifs, les navires français retrouvant la Rade-Abri le 7 juin 1946.

Le Bugeaud est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 8 au 29 juin, sortant pour essais du 30 juin au 3 juillet et pour remise en condition du 5 au 20 juillet à chaque fois en compagnie du Du Chayla.

Il participe aux essais (21 au 24 juillet) et remise en condition (26 juillet au 10 août) du Dupetit-Thouars. Les deux contre-torpilleurs vont mouiller en baie de Douarnenez où ils sont rejoint le 16 août par le Du Chayla qui venait de réaliser ses essais à la mer.

Les trois contre-torpilleurs sortent du 17 août au 3 septembre pour sa remise en condition. Les trois navires rentrent à Brest le  9 septembre 1946 après une escale à Saint-Nazaire du 4 au 8 septembre.

Le 15 septembre 1946, les 3ème et 6ème DCT appareillent en compagnie de la 4ème DC pour une importante phase d’exercice dans le Golfe de Gascogne.

Du 16 au 24 septembre, la 4ème DC affrontent les deux divisions de contre-torpilleurs dans une série de joutes nautiques avant que les trois divisions ne fassent escale à Lorient du 25 au 30 septembre.

La 4ème DC reprend la mer le 1er octobre pour un exercice d’attaque de convois contre les contre-torpilleurs simulant un convoi rapide entre Lorient et Biaritz où les navires font escale (au mouillage faute de place) du 9 au 15 octobre avant que les croiseurs les contre-torpilleurs reprennent la mer en trinômes.

La Gloire forme ainsi un groupe avec le Bugeaud et le Vautour, le Georges Leygues est avec le Du Chayla et l’Epervier alors que le Dupetit-Thouars et le Milan sont accompagnés du Montcalm.

Les trois groupes vont s’affronter dans des combats antisurface du 16 au 27 octobre, étant ravitaillé par le pétrolier Var venu de Brest recomplétant ses soutes au nouveau port pétrolier du Verdon à l’entrée de l’estuaire de la Garonne.

Après une escale à Royan du 28 octobre au 3 novembre, les croiseurs et les contre-torpilleurs subissent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 4 au 10 novembre avant une escale à Lorient du 11 au 15 novembre suivit d’un entrainement au combat de nuit du 16 au 21 novembre avant un retour à Brest le 22 novembre 1946.

Le Bugeaud accompagné du Du Chayla et du Dupetit-Thouars sortent pour un entrainement de division dans le Golfe de Gascogne. Quittant Brest le 30 novembre, la 3ème DCT sort pour une école à feux du 30 novembre au 9 décembre, se ravitaillant à Lorient le 10 décembre avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 11 au 16 décembre.

Après une escale à La Pallice du 17 au 21 décembre, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement de défense aérienne à la mer du 22 au 27 décembre puis après un nouveau ravitaillement à Lorient le 28 décembre, un exercice de synthèse du 29 décembre 1946 au 8 janvier 1947, rentrant à Brest le lendemain 9 janvier.

Après une période d’entretien à flot commune du 10 au 31 janvier, le Bugeaud et ses deux compagnons de la 3ème DCT sortent pour essais et remise en condition du 1er au 14 février, rentrant à Brest le lendemain 15 février 1947.

La 3ème DCT va sortir pour entrainement de division, entrainement destiné à préparer notamment une nouvelle édition de l’exercice Entente Cordiale qui contrairement à l’édition 1946 devait avoir lieu dans les eaux britanniques.

Après une école à feux du 22 au 28 février 1947 en mer d’Iroise, les trois contre-torpilleurs de la 3ème DCT se ravitaillent auprès du Var avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 1er au 10 mars puis après un nouveau ravitaillement auprès du Var le 11 mars à un entrainement à la défense aérienne à la mer du 12 au 21 mars.

Après une escale à Royan du 22 au 26 mars, les trois contre-torpilleurs effectuent un exercice de synthèse du 27 mars au 4 avril, date à laquelle ils rentrent à Brest.

Victime d’une avarie mécanique, le Bugeaud est indisponible du 7 au 27 avril, sortant pour essais du 28 au 30 avril puis pour remise en condition en compagnie de ses condisciples de la 3ème DCT du 2 au 12 mai, date de leur retour à Brest.

Le 15 mai 1947, la rade de Brest se dépeuple brusquement. La 3ème DCT ouvre la voie au cuirassé Jean Bart, au croiseur lourd Foch, au cuirassé Normandie, le croiseur léger Gloire, aux torpilleurs d’escadre Opiniâtre Aventurier Sabre Claymore, les sous-marins Casabianca Rolland Morillot Guadeloupe et le PRE La Seine.

Cette escadre baptisée Force G met cap sur Greenock dans l’estuaire de la Clyde où elle arrive le 21 mai pour une escale qui s’achève le 24 mai quand elle reprend la mer, direction Scapa Flow où arrivée le 28 mai elle retrouve les navires anglais impliqués dans l’exercice à savoir les cuirassés King George V et Vanguard (classe Hood, des Lion améliorés), le porte-avions lourd Malta, les croiseurs légers Southampton et Gloucester et six destroyers.

Les deux escadres s’entrainent du 1er au 21 juin avec des attaques escadres contre escadres, des exercices de lutte ASM, de défense aérienne à la mer, de raids amphibies, de tir contre la terre…………. .

Les deux groupes font escale ensemble à Aberdeen du 23 au 27 juin puis à Newcastle du 29 juin au 1er juillet, Douvres du 4 au 7 juillet, Cherbourg du 10 au 13 juillet et Brest du 17 au 22 juillet 1947, date à laquelle les navires anglais rentrent au pays.

Alors que le Du Chayla et le Dupetit-Thouars sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage, le Bugeaud qui doit prochainement subir un grand carénage sort seul du 30 juillet au 5 août pour une école à feux, allant ensuite mouiller en baie de Douarnenez.

Le 10 août 1947, le Bugeaud y est rejoint par le Du Chayla et le Dupetit-Thouars qui venaient de réaliser leurs essais à la mer, les trois contre-torpilleurs de la 3ème DCT sortent pour remise en condition du 11 au 31 août, date de leur retour à Brest au quai des flottilles.

Le 4 septembre 1947, le Bugeaud transmet le pavillon de navire-amiral de la 3ème DCT au Dupetit-Thouars avant de vidanger ses soutes et de débarquer ses munitions puis d’être échoué dans le bassin n°2 de l’Arsenal de Brest le 5 septembre 1947. Il y subit une remise en état complète et une modernisation de son électronique.

Remis à flot le 9 décembre 1947, il cède alors la place au Du Chayla avant de subir une période de travaux complémentaires jusqu’au 17 décembre quand il est armé pour essais, sortant du 18 au 21 décembre avant de retrouver le lendemain 22 décembre le Dupetit-Thouars mouillé en baie de Douarnenez, les deux contre-torpilleurs sortant pour remise en condition du Bugeaud du 23 décembre au 8 janvier, date à laquelle les deux navires rentrent à Brest et que le Bugeaud redevient navire-amiral de la 3ème DCT.

Le Bugeaud et le Dupetit-Thouars sortent pour un entrainement courant du 15 au 23 janvier, faisant escale à La Rochelle du 24 au 27 janvier avant d’effectuer un entrainement de défense aérienne à la mer du 28 janvier au 5 février, les deux contre-torpilleurs faisant escale à Nantes du 6 au 11 février 1948, Reprenant ensuite la mer pour une école à feux contre la coque de l’ancien cuirassé Voltaire du 12 au 22 février, se ravitaillant à Lorient le 23 février avant un entrainement au combat antisurface du 24 février au 3 mars, date à laquelle ils rentrent à Brest.

Du 10 au 15 mars, le Bugeaud effectue un entrainement au profit d’officiers de marine de réserve avant de mouiller en baie de Douarnenez. Le 21 mars, il y rejoint par le Du Chayla qui venait de réaliser ses essais post-carénage, les deux contre-torpilleurs étant à la mer du 21 mars au 5 avril 1948, faisant escale à Cherbourg du 6 au 11 avril, au Havre du 12 au 16 avril, à Boulogne du 17 au 21 avril, à Dunkerque du 22 au 27 avril, à Plymouth du 28 avril au 2 mai avant de rentrer à Brest le lendemain 3 mai 1948.
Le Bugeaud et le Du Chayla sortent pour un entrainement de division allégé du 10 mai au 9 juin, alternant dans un ensemble dynamique écoles à feux, entrainement au lancement de torpilles et au grenadage, entrainement à la défense aérienne à la mer et le dernier jour, entrainement au raid amphibie contre les défenses côtières protégeant l’accès au goulet.  Les deux contre-torpilleurs font escale à Saint-Nazaire du 10 au 15 juin avant de rentrer à Brest le lendemain 16 juin 1948.

Le 21 juin 1948, le Dupetit-Thouars quitte le bassin n°2 de l’Arsenal de Brest à l’issue de son premier grand carénage. Il sort pour essais du 22 au 25 juin, retrouvant ensuite au large d’Ouessant ses deux compères pour un stage de remise en condition réalisé du 26 juin au 12 juillet, date à laquelle les trois contre-torpilleurs rentrent à Brest.

Le Bugeaud est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 13 au 28 juillet, sortant pour essais du 29 au 31 juillet puis pour remise en condition du 2 au 12 août en compagnie du Dupetit-Thouars.

Le Bugeaud participe ensuite avec le Dupetit-Thouars aux essais (13 au 16 août) et à la remise en condition (18 au 30 août) du Du Chayla, les trois navires rentrant à Brest le lendemain 31 août 1948.

La 3ème DCT passe alors aux effectifs de guerre et se tient prête à mener les opérations de guerre ordonnée par l’amiral commandement la Flotte de l’Atlantique.

C’est ainsi que le 3 septembre 1948, les trois contre-torpilleurs reçoivent l’ordre de rallier Casablanca pour prendre en charge un convoi transportant en Bretagne une division d’infanterie stationnée au Maroc.

Arrivés sur place le 4 septembre, les trois contre-torpilleurs apprennent alors que l’envoi de cette unité en métropole est annulée et qu’ils doivent rentrer en métropole, le Bugeaud et ses deux compères de la 3ème DCT rentrant à Brest le lendemain 5 septembre 1948.

10-Contre-torpilleurs (13)

Le Verdun

Le contre-torpilleur Verdun durant la guerre de Pologne

Le contre-torpilleur Verdun durant la guerre de Pologne

-Le Verdun est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) installés à Saint-Nazaire le 10 août 1927 et lancé le 4 juillet 1928. Il est armé pour essais le 1er mai 1929.  La clôture d’armement est prononcée le 1er avril 1930. Le contre-torpilleur Verdun est admis au service actif le 19 avril 1930.

A sa mise en service, le Verdun forme la 7ème DL avec ses sister-ship Vauban Valmy et Guépard, la 7ème DL formant à partir du 15 avril 1931, le groupement de contre-torpilleurs de la 1ère escadre avec la 5ème DL composée des contre-torpilleurs Panthère Chacal et Tigre.

Au 1er janvier 1932, la 7ème DL ne dispose plus que du Verdun et du Valmy mais reçoit le renfort de l’Albatros le 25 janvier 1932. le 15 mars, le Gerfaut est également affecté à la division qui dispose donc de quatre navires.

Le 28 septembre 1933, le Verdun cesse d’être le bâtiment-amiral du groupe des contre-torpilleurs de la 1ère escadre et placé en position de complément, étant remplacé par le Tartu. Le Verdun est réarmé le 15 décembre 1934 et le 14 janvier 1935, il appareille pour le Levant, étant détaché à la Division Navale du Levant (DNL). Il y est déployé jusqu’au mois d’août, étant relevé par le Guépard avant de rentrer à Toulon.

Affecté depuis le 5 octobre 1935 à la 7ème DL, le Verdun retourne dans le groupe de complément le 1er janvier 1936, étant en travaux du 2 janvier au 22 août. Réarmé à effectifs complets le 15 août 1936, le Verdun forme une 13ème DL avec son sister-ship Guépard et le Vautour remplacé par le Valmy le 1er décembre 1936, la 13ème DL étant rebaptisée 3ème DCT le 12 avril 1937.

Comme une majeure partie de la marine nationale, le Verdun et la 3ème DCT vont participer à la guerre d’Espagne, la marine nationale assurant avec ses croiseurs, ses contre-torpilleurs, ses torpilleurs et ses sous-marins d’incessantes patrouilles pour préserver la liberté de commerce et de navigation en Méditerranée.

Le 1er juillet 1939 est créée à Bizerte une 4ème escadre, escadre composée d’une division de croiseurs et de trois divisions de contre-torpilleurs et chargée d’attaquer les lignes de communication italiennes entre la métropole, la Sicile et la Libye.

Sans la fin prématurée de la guerre de Pologne, la 3ème DCT serait passée en janvier 1940 dans l’Atlantique pour assurer la défense des convois entre Brest et Casablanca. La 3ème Division de Contre-Torpilleurs reste donc basée à Bizerte au sein de la 4ème Escadre qui va devenir en septembre 1940, la 6ème Escadre Légère.

Comme pour toutes les DCT, les trois navires vont passer à tour de rôle en grand carénage pour récupérer tout leur potentiel technique.

Le 3 janvier 1940, le Guépard transmet au Verdun son pavillon de navire-amiral de la 3ème DCT avant de rentrer en grand carénage le lendemain à l’Arsenal de Sidi-Abdallah.

Le Verdun et le Valmy sortent ainsi du 8 au 15 janvier pour un entrainement au combat antisurface avant une relâche prolongée à Sfax du 16 au 30 janvier en raison d’un problème technique pour le Verdun. Les deux navires reprennent la mer le lendemain 31 janvier 1940 pour une école à feux dans le golfe de Gabès et ce du 31 janvier au 9 février quand les deux navires rentrent à Bizerte.

La 3ème DCT sort à nouveau pour entrainement au combat de nuit du 15 au 22 février, faisant escale à Tunis du 23 au 27 février avant d’enchainer par une école à feux du 28 février au 7 mars quand les deux contre-torpilleurs rentrent à Bizerte. Ils se séparent alors, le Valmy devant entrer en grand carénage alors que le Verdun va participer à la remise en condition du Guépard.

Le Verdun sort ainsi avec le Guépard du 13 mars au 3 avril 1940,les deux navires rentrant à Bizerte le 8 avril après une escale à Tunis du 4 au 7 avril.

Le Guépard redevenu navire-amiral de la 3ème DCT sort avec le Verdun pour un exercice de combat antisurface du 16 au 30 avril avant une escale à La Valette du 1er au 4 mai qui est suivi d’un retour à Bizerte le lendemain 5 mai 1940.

Le Verdun est indisponible du 6 au 21 mai, sortant pour essais du 22 au 27 mai. La 3ème DCT sort ensuite du 30 mai au 5 juin, rentrant le lendemain à Bizerte.

Le Verdun subit un grand carénage à l’Arsenal de Sidi-Abdallah du 11 juin au 7 septembre 1940, il sort pour essais du du 9 au 12 septembre avant remise en condition en compagnie de ses sister-ships Guépard et Valmy du 14 septembre au 2 octobre, la 3ème DCT rentrant à Bizerte le 9 octobre après une escale à La Valette du 3 au 8 octobre 1940.

Le 17 octobre 1940, la 3ème DCT quitte Bizerte en compagnie du pétrolier Mékong qui ravitaille les trois «quatre tuyaux» à flot à Mers-El-Kébir le 21 octobre, à Casablanca le 24 octobre avant que les quatre navires ne gagnent à Dakar le 28 octobre. Les trois contre-torpilleurs vont y manoeuvrer jusqu’au 17 novembre, quittant Dakar le 19 pour rentrer à Bizerte le 28 novembre 1940.

Alors que le Guépard est en entretien à flot, le Verdun sort pour entrainement du 5 au 12 décembre, rentrant à Bizerte le lendemain 13 décembre. Il participe avec le Valmy à la remise en condition du Guépard du 20 au 31 décembre 1940.

La 3ème DCT sort pour un entrainement de division en Méditerranée orientale du 4 au 14 janvier 1941, la division se ravitaillant à Malte le 15 janvier avant de reprendre la mer en direction de Beyrouth où la division fait escale du 19 au 22 janvier avant de reprendre l’entrainement pour des manoeuvres qui s’achèvent par une escale à Haïfa du 28 janvier au 3 février avant que la division ne reprenne la mer pour rentrer à Bizerte le 7 février 1941.

Le Verdun est indisponible du 8 au 18 février 1941, sortant pour essais du 19 au 22 février 1941 avant un stage de remise en condition du 23 février au 3 mars.

Le 11 mars 1941, la 3ème DCT sort pour un nouvel entrainement de division au  large de la Tunisie, entrainement qui s’achève le 27 mars quand les navires rentrent à Bizerte. Les trois contre-torpilleurs subissent ensuite une période de travaux à flot du 28 mars au 12 avril 1941 pour modernisation de la DCA.

La 3ème DCT sort pour essais du 13 au 16 avril suivit d’un stage de remise en condition du 17 au 30 avril, remise en condition axée sur la défense aérienne à la mer pour roder la nouvelle DCA des trois contre-torpilleurs.

Du 2 au 12 mai, la 3ème et la 1ère DCT participe avec le croiseur léger Emile Bertin à un exercice de protection et d’attaque de convois. Après une escale à La Valette du 13 au 20 mai, ils effectuent un exercice DAM du 21 mai au 2 juin, rentrant le lendemain à Bizerte.

Le Verdun est indisponible du 2 au 21 juin, sortant pour essais les 22 et 23 juin puis  pour remise en condition du 24 juin au 10 juillet. Il participe ensuite à un entrainement de division du 23 juillet au 12 août,  faisant escale à La Valette (Malte) du 13 au 17 août, à Tunis du 18 au 22 août avant de rentrer à Bizerte le lendemain 23 août 1941.

Alors que le Valmy est indisponible pour avarie, le Verdun et le Guépard sortent pour entrainement du 28 août au 7 septembre, les deux contre-torpilleurs faisant escale à Tunis du 8 au 11 septembre  avant de rentrer à Bizerte le 12 septembre 1941. Ils enchainent ensuite par la remise en condition du Valmy du 15 au 30 septembre 1941.

La 3ème DCT sort à nouveau au complet pour un exercice combiné avec l’armée de l’air du 5 au 12 octobre, rentrant à Bizerte le lendemain 13 octobre 1941. C’est ensuite un entrainement intensif au sein de la 6ème EL en Méditerranée orientale du 15 octobre au 12 décembre, rentrant à Bizerte le 16 décembre après de multiples exercices avec la DNL et la marine britannique.

Le 1er janvier 1942, le contre-torpilleur Verdun forme une nouvelle 4ème DCT avec ses sister-ships Valmy et Vauban. Cette division est rattachée à la 4ème Escadre et basée à Mers-El-Kébir.

Le 5 janvier 1942, le Verdun quitte Bizerte pour sa nouvelle base en l’occurence Mers-El-Kébir qui de simple mouillage était devenue une véritable base opérationnelle pour la 4ème Escadre même si pour le gros entretien, la base oranaise dépendait encore de Toulon et de Bizerte.
Arrivé sur place le 9 janvier, le Verdun comme ses deux compères de la 4ème DCT subit une période d’entretien à flot du 10 au 31 janvier 1942, sortant pour essais du 1er au 5 février avant remise en condition du 6 au 24 février 1942.

Le Verdun sort avec ses deux compères de la 4ème DCT pour un premier entrainement de division du 4 mars au 11 avril 1942, rentrant au port le lendemain.

Le 20 avril 1942, le Verdun quitte Mers-El-Kébir direction Toulon. Il est provisoirement détaché au Centre d’Essais du Levant chargé des tests des nouvelles armes destinées à la marine nationale. C’est ainsi que du 21 avril au 3 mai, le contre-torpilleur va participer à des essais de torpilles, rentrant à son port d’attache le lendemain 4 mai.

Le contre-torpilleur Verdun sort à nouveau pour entrainement à la lutte ASM du 7 au 15 mai en coopération avec le sous-marin Junon, l’aviation et l’hydraviation basée à terre. Il rentre à Mers-El-Kébir le 22 mai après une escale à Alger du 16 au 20 mai 1942.

Le Verdun va participer ensuite à un nouvel entrainement de division en compagnie du Valmy et du Vauban, entrainement ayant lieu au large de Dakar du 7 juin au 22 juillet, la 4ème DCT faisant escale à Dakar du 23 au 27 juillet, à Casablanca le 2 août avant de rentrer à leur port d’attache le 7 août 1942.

Les trois contre-torpilleurs sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 8 au 30 août 1942, sortant pour essais du 31 août au 4 septembre avant remise en condition du 6 au 24 septembre, rentrant à Mers-El-Kébir le 2 octobre après une escale à Alger du 25 septembre au 1er octobre.

Le Verdun termine sa première année oranaise par un entrainement de division du 10 octobre au  13 novembre, rentrant à Mers-El-Kébir le 17 après une escale de courtoisie à Alger. Le sixième contre-torpilleur de classe Guépard enchaine ensuite par un entrainement DAM du 19 au 30 novembre, une escale à Alger du 1er au 4 décembre, un court passage à Mers-El-Kébir du 5 au 8 décembre avant de réaliser la remise en condition du Vauban du 9 au 22 décembre 1942.

Le Verdun effectue son premier entrainement de division de l’année du 5 janvier au 3 février 1943, rentrant  à Mers-El-Kébir le 10 février après une escale à Alger du 4 au 9 février 1943.

Le 17 février 1943, les contre-torpilleurs Vauban et Verdun quittent Mers-El-Kébir et mettent cap à l’ouest, retrouvant au large de l’Espagne, le remorqueur de haute mer américain Anglian Monarch qui remorquait depuis Charleston (Caroline du Sud), un dock-flottant de 210m de long et d’une capacité de 17000 tonnes destiné à la base de Mers-El-Kébir.

Le petit convoi arrive le 20 février dans sa nouvelle antre. Il va être inauguré par les contre-torpilleurs de la 4ème DCT qui vont passer à tour de rôle sur le dock pour un grand carénage bien mérité.

Du 3 au 16 mars, le Verdun _navire-amiral de la 4ème DCT en l’absence du Vauban_ participe à la remise en condition du Valmy qui venait de connaître une période d’indisponibilité accidentelle suite à une série de problèmes mécaniques.

Les deux contre-torpilleurs disponibles de la 4ème DCT sortent à nouveau pour entrainement du 21 au 31 mars avant une escale à Alger du 1er au 4 avril suivit par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 5 au 17 avril, date du retour des deux contre-torpilleurs à Mers-El-Kébir.

La 4ème DCT sort pour un entrainement ASM du 25 avril au 3 mai avec les sous-marins Méduse et Amphitrite avant de faire escale à Tunis du 4 au 7 mai, date de son appareillage pour un entrainement de défense aérienne à la mer qui s’achève le 17 mai 1943 lors du retour du Valmy et du Verdun à leur port d’attache.

Le Verdun sort pour entrainement du 22 au 30 mai 1943, rentrant à Mers-El-Kébir le 6 juin après une escale à Philippeville du 31 mai au 5 juin. Il participe du 12 au 30 juin à la remise en condition du Vauban qui venait de sortir de grand carénage. A l’issue de cette remise en condition, le Vauban redevient navire-amiral de la 4ème DCT.

Le Verdun et le Vauban sortent pour un entrainement de division du 4 au 25 juillet, faisant escale à Ajaccio du 26 au 29 juillet avant de rentrer le lendemain à leur port d’attache.  Le Verdun est ensuite indisponible (permissions de l’équipage) du 31 juillet au 17 août avant remise en condition du 24 août au 4 septembre en compagnie du Vauban.

Du 12 septembre au 20 décembre 1943, le contre-torpilleur Verdun subit un grand carénage, la remise en état étant doublée d’une modernisation de ses capacités avec l’installation d’un Asdic et d’un système de ravitaillement à la mer. Il sort pour essais du 21 au 24 décembre avant d’effectuer sa remise en condition avec ses deux compères de la 4ème DCT du 26 décembre au 12 janvier, les trois contre-torpilleurs rentrant à Mers-El-Kébir le 20 janvier après une escale à Tanger du 13 au 18 janvier 1944.

La 4ème DCT ressort pour son premier entrainement de division depuis près d’un an. Le Vauban suivit par le Verdun et le Valmy quittent Mers-El-Kébir à l’aube le 27 janvier 1944 pour six semaines d’exercice intensifs jusqu’au 17 mars,  jour où les trois navires rentrent à Mers-El-Kébir.

Après une période d’entretien à flot du 18 au 28 mars, la 4ème DCT sort pour essais du 29 mars au 2 avril avant un stage de remise en condition du 3 au 17 avril 1944.

Les contre-torpilleurs Vauban Valmy et Verdun quittent Mers-El-Kébir le 24 avril 1944 et retrouvent à la mer la 10ème DCT. Les deux divisions s’affrontent dans une série de joutes nautiques du 24 avril au 12 mai avec de fréquents ravitaillement au port.

Après une escale commune à Alger du 13 au 18 mai, les deux divisions subissent un entrainement de défense aérienne à la mer du 19 au 31 mai, rentrant à Mers-El-Kébir le 6 juin 1944 après une nouvelle escale à Alger du 1er au 5 juin 1944.

Le Verdun sort pour un entrainement à la lutte ASM avec le sous-marin L’Andromède du 12 au 21 juin puis après une escale à Tunis du 22 au 25 juin, effectue un entrainement à la défense aérienne à la mer du 26 juin au 3 juillet 1944. Il participe ensuite à la remise en condition du Vauban du 5 au 17 juillet 1944.

Après une nouvelle sortie pour école à feux du 20 au 27 juillet, le Verdun est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 29 juillet au 21 août 1944. Il sort pour essais du 22 au 27 août avant remise en condition du 29 août au 15 septembre 1944.

La 4ème DCT sort ensuite pour un nouvel entrainement de division  du 22 septembre au 8 novembre 1944, rentrant à Mers-El-Kébir le 14 novembre 1944 après une escale à Alger du 9 au 13 novembre.

Le Verdun sort pour une école à feux du 20 au 30 novembre 1944 puis fait escale à Ajaccio du 1er au 6 décembre, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 7 décembre. Il  participe ensuite du 8 au 22 décembre à la remise en condition du Vauban en compagnie de son sister-ship Valmy.

Le 8 janvier 1945, la 4ème DCT devait sortir pour un entrainement de division mais le Valmy est victime d’une avarie ce qui annule l’entrainement de division. Cela n’empêche pas le Vauban et le Verdun de sortir du 8 au 21 janvier pour un entrainement commun en attendant la disponibilité de leur compère.

L’indisponibilité du Valmy se prolongeant, le Verdun et le Vauban sortent pour un nouvel exercice _une école à feux_ du 27 janvier au 9 février 1945, rentrant à Mers-El-Kébir le lendemain 10 février 1945.

La 4ème DCT sort enfin au complet le 15 février et va enchainer les exercices jusqu’au 5 avril 1945, ralliant leur port d’attache le lendemain.

Le Verdun et le Valmy sortent pour un entrainement du 22 avril au 27 mai 1945, ralliant le même jour leur port d’attache.

Le Verdun subit une période d’entretien à flot du 28 mai au 10 mai, sortant pour essais du 11 au 14 mai avant d’enchainer dès le lendemain par un entrainement de division avec ses deux contre-torpilleurs de la 4ème DCT, entrainement de division qui s’achève le 30 juillet,la division rentrant à Mers-El-Kébir après une escale à Alger du 31 juillet au 4 août.

Les trois contre-torpilleurs de la 4ème DCT sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 5 au 27 août, sortant pour essais du 28 au 31 août avant remise en condition du 2 au 27 septembre 1945.

La 4ème DCT sort alors pour un nouvel entrainement de division qui va occuper le Verdun, le Valmy et le Vauban du 1er octobre au 12 novembre, enchainant par des visites de représentation et de courtoisie, faisant escale à Port-Vendres du 15 au 18 novembre, à Marseille du 19 au 22 novembre, à Nice du 24 au 28 novembre, à Ajaccio du 29 novembre au 3 décembre, à Tunis du 5 au 8 décembre, à Alger du 10 au 15 décembre avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 17 décembre 1945. La division reste au port jusqu’à la fin de l’année pour entretien et repos de l’équipage.

Le Verdun effectue deux petites sorties d’entrainement au large d’Oran du 2 au 9 janvier 1946 et du 12 au 19 janvier 1946 avant d’enchainer par un entrainement de division. La 4ème DCT appareille ainsi le 21 janvier, fait une escale de ravitaillement le 25 juillet à Casablanca avant d’arriver à Dakar le 30 janvier 1946, la division s’entrainant jusqu’au 18 mars, quittant Dakar le 23 mars pour rallier Mers-El-Kébir le 1er avril 1946.

Le Verdun sort pour un entrainement  du 6 au 12 avril, faisant escale à Alger du 13 au 15 avril avant de rentrer à Mers-El-Kébir le lendemain 16 avril 1946.

Le Vauban et le Verdun sortent pour un exercice de lutte ASM du 21 au 28 avril avec le sous-marin Amirde, faisant escale à Alger du 29 avril au 4 mai avant d’enchainer par un exercice de défense aérienne à la mer du 5 au 12 mai. Les deux contre-torpilleurs font escale à Tunis du 13 au 16 mai avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 18 mai 1946.

Après un entrainement à la défense aérienne à la mer du 24 au 31 mai, le Verdun sort en compagnie de son sister-ship Vauban du 5 au 17 juin 1946,  faisant escale à Alger du 18 au 21 juin avant de rentrer à Mers-El-Kébir le 22 juin 1946.
Le 1er juillet 1946, le Vauban sort en compagnie du Verdun pour entrainement et école à feux au large de l’Oranie et ce jusqu’au 13 juillet quand les deux navires arrivent à Alger.  A l’issue de quatre jours d’escale, les deux contre-torpilleurs rentrent à Mers-El-Kébir le 18 juillet 1946.

Le 23 juillet 1946, le Vauban est placé en position de complément ce qui entraine la dissolution de la 4ème DCT, le Verdun restant hors rang au sein du groupement de contre-torpilleurs de la 4ème Escadre.

Le Verdun sort à nouveau pour entrainement du 24 au 31 juillet, du 3 au 12 août 1946 et du 15 au 27 août.

Mis en position de complément le 28 août 1946, le Verdun passe sur le doc du 29 août au 7 septembre 1946.

Le contre-torpilleur Verdun est officiellement désarmé le 8 septembre 1946. Mouillé à Mers-El-Kébir, il est transféré à la remorque en mars 1948 au cimetière naval du Breéaillon où il retrouve le Vauban et le Valmy le 12 mars.

Les trois navires vont servir à partir de septembre 1948 de ponton de DCA, recevant des pièces légères de 25 et de 37mm ainsi que des émetteurs de fumigènes pour protéger la rade d’éventuels raids aériens.
Classe Guépard

Caractéristiques techniques de la classe Guépard

Déplacement : en charge normale (prévu) 2689 tonnes (effectif) 2750 tonnes pleine charge 3200 à 3250 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 130.20m longueur entre perpendiculaires 123.10m largeur maximale 11.76m largeur à la flottaison 11.52m Tirant d’eau : 3.38m à l’avant 4.69m

Propulsion :  Le Guépard, le Bison, le Valmy et le Verdun dispose de turbines Parsons alors que les Lion et Vauban dispsosent de turbines Zoelly, les turbines étant alimentées par quatre chaudières réparties en deux rues de chauffe. Ces chaudières sont du type Du Temple à petit tubes d’eau timbrées à 20kg/cm². Elles dévellopent 64000ch et entrainent deux hélices tripales.

Performances :  vitesse maximale en service : 36 noeuds distance franchissable : 750 miles nautiques à 6 noeuds, 3450 miles nautiques à 14.5 noeuds

Electronique et Conduite de tir :  un télémètre de 5m à l’avant, un télémètre de 4m à l’arrière et deux télémètres de 1m au centre. Installation de plusieurs radars de navigation et de conduite de tir.

Schéma du canon de 138mm modèle 1923

Schéma du canon de 138mm modèle 1923

Armement : (configuration d’origine) 5 canons de 138mm modèle 1923 en affûts simples sous masque (deux avant, deux arrières et un derrière la quatrième cheminée); 4 canons de 37mm modèle 1925 en quatre affûts contre avions simples (CAS) installés deux par deux de part et d’autre de la cheminée n°3; 4 mitrailleuses de 8mm Hotchkiss modèle 1914 remplacées avant-guerre par deux affûts doubles de 13.2mm; 6 tubes lance-torpilles de 550mm groupés en deux plate-formes triples;4 mortiers Thornycroft avec douze bombes de 100kg. Ils sont débarqués en 1932 pour améliorer la stabilité mais deux sont réinstallés en 1939 pour tenter d’améliorer la capacité ASM de navires engagés dans des missions d’escorte et 2 grenadeurs avec 24 grenades de 200kg, seize en position et huit en réserve

(modifications 1940-1948) : modernisation de la DCA avec le remplacement des canons de 37mm modèle 1925 et des mitrailleuses de 13.2mm par par deux affûts doubles de 37mm Schneider modèle 1941 et six canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en affûts simples.

Débarquement des mortiers Thornycroft et des grenadeurs d’origine par deux nouveaux grenadeurs de sillage avec de nouvelles grenades.

Equipage :  9 officiers, 34 officiers mariniers et 193 quartiers maitres et matelots soit 236 hommes