15-Pétroliers et Ravitailleurs Rapides (5)

L’Elorn

L'Elorn

L’Elorn

-L’Elorn est mis sur cale aux chantiers Deutsche Werft de Hambourg, lancé le 31 octobre 1930 et admis au service actif le 24 août 1931. Les années qui le sépare de la guerre de Pologne sont occupées à des missions de transport entre la France et les bassins de production (Amérique Latine Caucase) mais à partir de septembre 1939, il va servir de ravitailleur en étant basé à Toulon.

Du 5 septembre au 25 octobre 1941, il est échoué dans le bassin Vauban n°7 pour un grand carénage qui permet une remise en état complète du pétrolier. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 12 novembre, sortant pour ses essais réglementaires les 13 et 14 novembre puis pour remise en condition du 16 au 27 novembre 1941.

Le 7 janvier 1942, L’Elorn quitte Toulon en compagnie du cuirassé Richelieu, des torpilleurs d’escadre Le Corsaire et Le Flibustier et du croiseur léger Jean de Vienne venu de Bizerte, tous ces navires formant la Division Navale Française (DNF) (CA de Penvers) chargée d’une mission de propagande en Amérique du Sud.

La Division Navale Française (DNF) quitte donc Toulon le 7 janvier 1942 sous le commandement du contre-amiral François de Penvers, faisant escale à Casablanca le 13 janvier avant de traverser l’Atlantique, arrivant à Rio de Janeiro le 21 janvier. Ouverts au public, les cinq navires remportent un très grand succès auprès des brésiliens qu’il s’agisse de simples visites ou de réceptions.

La DNF repart le 28 janvier direction Montevideo où elle fait escale du 29 janvier au 5 février 1942 avant de gagner le même jour Buenos Aires où la division reste mouillée jusqu’au 17 février 1942 quand elle appareille pour Valparaiso au Chili, arrivant à destination le 1er mars après une escale de deux jours les 20 et 21 février à Port Stanley, l’Elorn connaissant quelques ennuis mécaniques vite réparés.

La DNF fait escale dans la principale base chilienne du 17 au 29 mars 1942 avant une brève escale à Callao au Pérou du 30 mars au 2 avril puis à Guyaquil (Equateur) du 5 au 7 avril.

Elle franchit le canal de Panama le 9 avril et après une escale de ravitaillement à Fort de France les 14 et 15 avril, elle rentre à Toulon le 25 avril, le Jean de Vienne rentrant ensuite à Bizerte le 28 avril 1942. La DNF est dissoute le lendemain 29 avril 1942.

Le 22 septembre 1942, le pétrolier Elorn quitte Toulon en compagnie de la 1ère DT (torpilleurs légers Le Fier L’Entreprenant Le Farouche et L’Agile), de la 5ème DCT (Aigle Albatros Gerfaut) et des sous-marins de la 1ère DSM pour une série d’exercices menés jusqu’au 5 novembre, la petite force navale rentrant à Toulon le 6 novembre 1942.

Équipé d’un système de ravitaillement à la mer à l’été 1943, il participe aux tests du système de ravitaillement installé sur le contre-torpilleur Guépard (7 octobre 1943).

Du 10 novembre au 26 décembre 1943, l’Elorn est à la mer en compagnie de la 2ème DCT (Guépard Lion Bison) et de la 1ère DT pour une série d’exercice, le pétrolier ravitaillant à plusieurs reprises les trois contre-torpilleurs et les quatre torpilleurs légers.

Le 4 mars 1944, il ravitaille le Strasbourg et ses torpilleurs d’escadre Lansquenet et Fleuret engagés dans une série d’exercices pour leur permettre d’éviter la panne sèche avant de rentrer à Toulon le lendemain 5 mars 1944.

Du 21 juin au 12 août 1944, il est à nouveau échoué au bassin Vauban n°7 pour une remise en état générale doublée d’une modernisation avec l’embarquement d’un radar de navigation, d’une nouvelle DCA et de travaux sur le système de ravitaillement à la mer.

Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 30 août 1944, sortant pour essais les 31 août et 1er septembre et pour remise en condition du 3 au 17 septembre 1944.

Du 2 au 12 mars 1945, il participe à un entrainement commun avec le croiseur lourd Henri IV, le croiseur de classe Saint Louis assurant la protection antiaérienne du pétrolier.

Le 9 novembre 1945, l’Elorn quitte Toulon en compagnie du cuirassé Provence et du porte-avions Joffre, le cuirassé et le porte-avions étant escortés par leurs torpilleurs d’escorte Mameluk Casque L’Inconstant et le Lancier.

Après une escale à Bizerte du 12 au 16 novembre, la petite escadre manoeuvre dans le bassin oriental du 17 au 30 novembre avant une escale à Beyrouth, le port libanais accueillant un cuirassé, un porte-avions, un pétrolier et quatre torpilleurs.

Reprenant la mer le 1er décembre, le porte-avions lance des raids simulés contre Beyrouth, Tyr et Sidon protégés par le cuirassé qui repousse au cours de cet exercice la riposte de l’armée de l’air et l’exercice terminé le 12 décembre, l’escadre fait escale à Haïfa du 13 au 17 décembre, à Tunis du 19 au 22 décembre avant de rentrer à Toulon le 24 décembre 1945. L’Elorn assure lui ravitaillement des navires engagés pour leur éviter un retour au port.

Le 22 septembre 1946, l’Elorn quitte Toulon en compagnie de la 1ère DCT (Bruix D’Assas La Tour d’Auvergne) pour un entrainement de division au large des côtes africaines entre le Maroc et le Golfe de Guinée.

Après un ravitaillement au large du cap Juby le 27 septembre, les trois contre-torpilleurs effectuent une école à feux du 27 septembre au 1er octobre avant de rallier Dakar le 4 octobre après un nouveau ravitaillement auprès de l’Elorn.

Le Bruix, le D’Assas et le La Tour d’Auvergne effectuent un entrainement à l’escorte et à l’attaque de convois du 5 au 12 octobre. A tour de rôle, un contre-torpilleur protégeait l’Elorn contre l’attaque de deux contre-torpilleurs.

Après une escale à Dakar du 13 au 15 octobre, la 1ère DCT accompagnée par l’Elorn gagnent le Golfe de Guinée pour poursuivre leur entrainement. Le transit en direction de Conakry (où les quatre navires arrivent le 20 octobre) est l’occasion d’un entrainement à la défense aérienne à la mer.

Après donc une escale à Conakry (20 au 23 octobre), les trois contre-torpilleurs et le pétrolier font escale à Libreville du 25 au 28 octobre, à Pointe Noire du 30 octobre au 2 novembre, à Abidjan du 5 au 8 novembre, à Dakar pour ravitaillement le 12 novembre, à Casablanca du 16 au 21 novembre avant de rallier Toulon le 25 novembre 1946 après plus de deux mois loin de leur port d’attache.

Du 3 au 10 mars 1947, le pétrolier Elorn participe à un entrainement préparatoire à un exercice entre la Flotte de la Méditerranée et la Mediterranean Fleet en compagnie du cuirassé Alsace, du porte-avions Joffre, du croiseur lourd Henri IV, des croiseurs légers De Grasse et Jean de Vienne, des contre-torpilleurs Desaix Kléber et Marceau de la 12ème DCT, des torpilleurs d’escadre L’Inconstant Lancier Mousquet et Bombardier, les sous-marins Nivôse  Floréal Ile de Brehat ainsi que le PRE Liamone.

Le 12 mars, cette escadre baptisée force T quitte Toulon pour rallier La Valette afin de participer à «Cordial Agreement». A cette occasion, les britanniques mobilisent les cuirassés Nelson et Rodney, le porte-avions Indomitable, les croiseurs légers Belfast et Newcastle, six destroyers et quatre sous-marins.

Cet exercice bilatéral à lieu du 16 au 20 mars avant que les deux escadres ne rallient le lendemain 21 mars les atterrages de la Tunisie, des îlots désertiques de la côte tunisienne servant de cible aux canons de 406,380, 203,152,130 et 120mm dans un bruyant concert sans parler des avions embarqués qui utilisent bombes et roquettes.

Les trois cuirassés, les deux porte-avions, les quatre croiseurs légers, le croiseur lourd, les neuf destroyers, les pétroliers et les sous-marins font ensuite escale à Bizerte où ils sont passés en revue par le résident général en Tunisie avant de se séparer le lendemain 22 mars, les navires français rentrant à Toulon le 24 mars 1947 au matin  sauf le Jean de Vienne resté à Bizerte son port d’attache.

Le 3 mai 1947, le pétrolier Elorn quitte Toulon en soutien de la 9ème DCT (Le Fantasque L’Audacieux et Le Malin) pour un entrainement de division au large du Sénégal.

Les trois contre-torpilleurs effectuent ainsi la traversée Toulon-Dakar sans escale, arrivant à destination le 12 mai pour un entrainement de division exécuté du 15 mai au 30 juin 1947, les trois contre-torpilleurs et le pétrolier quittent Dakar le 1er juillet, se ravitaillent le 5 à Casablanca avant de rentrer à Toulon le 10 juillet 1947.

Du 12 juillet au 30 août 1947, l’Elorn est échoué dans le bassin n°3 du Missiessy pour un nouveau grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 16 septembre, sortant pour essais les 17 et 18 septembre puis pour remise en condition du 20 septembre au 3 octobre 1947.

Le 2 mars 1948, l’Elorn quitte Toulon en compagnie du cuirassé Richelieu, des torpilleurs d’escadre Corsaire et Flibustier, des croiseurs légers de la 6ème DC ( De Grasse Chateaurenault Guichen) et  des contre-torpilleurs Le Fantasque L’Audacieux et Le Malin de la 9ème DCT. L’entrainement occupe les navires concernés du 2 mars au 4 mai, la petite escadre faisant escale à Bizerte du 5 au 12 mai 1948 avant de rentrer à Toulon le 15 mai 1948.

Le 5 septembre 1948, le pétrolier Elorn était à quai à Toulon.

Le Var

Le Var

Le Var

Le Var  est construit dans le même chantier que l’Elorn à savoir les chantiers Deutsche Werft de Hambourg. Lancé le 17 mars 1931, il est armé à Cherbourg et admis au service actif le 15 novembre 1931 entamant les rotations entre la France et les puits de pétrole notament ceux du Caucase. Il subit un grand carénage à Cherbourg du 15 juillet au 10 novembre 1939, manquant donc une grande partie de la guerre de Pologne

En septembre 1940, il est basé à Brest, soutenant la Flotte de l’Atlantique notamment la 1ère Escadre et la 3ème Escadre Légère, ravitaillant les navires à flot et à couple en attendant de pouvoir le faire à couple, en route et en haute mer.

Du 25 juin au 5 septembre 1942, le Var est échoué dans le bassin n°4 du Salou pour un grand carénage qui combine remise en état complète et modernisation avec l’installation d’un système de ravitaillement à la mer. Armé pour essais le 15 septembre, il effectue ses essais réglementaires les 16 et 17 septembre puis sa remise en condition du 19 au 30 septembre 1942.
Le 12 octobre 1942, les trois croiseurs légers de la 4ème DC franchissent le Goulet de la rade de Brest pour gagner la haute mer en compagnie du Var qui ravitailla à trois reprises La Gloire, le Georges Leygues et le Montcalm entre le 12 et le 29 octobre. Il assura également à nouveau leur ravitaillement durant leur deuxième phase d’entrainement du 4 au 17 novembre.

Le 20 février 1943, le Var quitte Brest en compagnie du Jean Bart et des torpilleurs d’escadre L’Opiniâtre et l’Aventurier pour une croisière en Amérique Centrale sur le modèle de celle de la DNF en Amérique du Sud un an plus tôt.

La petite escadre traverse l’Atlantique, faisant escale à Jacksonville en Floride du 28 février au 2 mars, à La Havane du 5 au 8 mars, à Kingston du 9 au 14 mars, à Veracruz (Mexique) du 21 au 25 mars et Colon (Panama) du 27 mars au 2 avril. La petite escadre prend alors le chemin du retour, faisant escale à Fort de France les 8 et 9 avril avant de rallier Brest le 16 avril 1943.

Le 14 juillet 1943, le Var participe à une revue navale au large de Saint-Malo en compagnie des trois croiseurs légers de la 4ème DC. Ils rallient ensuite Le Havre pour une escale du 16 au 21 juillet avant une série d’exercices du 22 juillet au 5 août, le pétrolier participant aux exercices tout en assurant le ravitaillement en mazout des trois «7600 tonnes». Après une nouvelle au Havre du 6 au 10 août, la petite escadre rentre à Brest le 12 août 1943.

Du 2 au 12 septembre 1943, le croiseur léger La Gloire s’entraine dans le Golfe de Gascogne et bénéficie du soutien du Var qui délivre les tonnes de mazout nécessaires au bon fonctionnement des chaudières. Les deux navires font escale à Saint-Nazaire du 13 au 16 septembre avant de rentrer à Brest le 17.

Le 29 septembre 1943, le Var quitte Brest et le lendemain ravitaille le croiseur léger La Gloire et les contre-torpilleurs Jaguar Léopard Chacal de la 1ère DCT. Du 13 au 15 octobre, il mouille en baie de Douarnenez où il sert de station service flottante au profit de la 1ère DCT et de la 4ème DC. Il rentre à Brest le lendemain 16 octobre 1943.

le 1er février 1944, le Var quitte Brest en compagnie des contre-torpilleurs Milan Epervier et Vautour de la 6ème DCT pour un entrainement aux Antilles. Ce choix était dicté par la volonté de sortir les équipages de la routine de la mer d’Iroise et du Golfe de Gascogne. Les quatre navires arrivent à Fort de France le 9 février et y retrouvent l’aviso colonial Bougainville et le pétrolier Loing.

Le Var et la 6ème DCT s’entrainent avec ses deux navires du 11 février au 4 mars. Les navires venus de Brest quittent la Martinique le 5 mars pour rallier Cayenne le 9 mars, effectuant un exercice commun avec l’aviso-colonial Lapérouse du 10 au 17 mars.

Après une nouvelle escale à Cayenne du 18 au 21 mars, les quatre navires venus de Brest traversent l’Atlantique direction Dakar où ils arrivent le 27 mars pour une école à feu à Rufisque du 29 mars au 7 avril, le pétrolier en profitant pour recompléter ses soutes. Ils quittent Dakar le 8 avril, font escale à Lisbonne du 12 au 15 avril avant de rentrer à Brest le 18 avril 1944.

Du 13 mars au 20 avril 1945, il est échoué dans le bassin n°3 de l’Arsenal de Brest pour un nouveau grand carénage.

Outre une remise en état complète, il reçoit enfin une DCA moderne. Après des travaux complémentaires à quai, le Var est armé pour essais le 1er mai, effectuant ses essais réglementaires les 2 et 3 mai puis sa remise en condition du 5 au 17 mai.

Le 15 octobre 1946, le Var quitte Brest pour prendre position dans le Golfe de Gascogne afin de soutenir la 4ème DC, les 3ème (Bugeaud du Chayla Dupetit-Thouars) et 6ème DCT (Vautour Epervier Milan) engagés du 16 au 27 octobre dans une série de joutes nautiques.

Le pétrolier les ravitaille à la mer avant de recompléter ses soutes au Verdon où d’autres pétroliers souvent civils déchargeaient du mazout venu des Etats-Unis à moins que le mazout ait été produit en France. Le Var va également ravitailler les navires sus-nommés lors d’une nouvelle phase d’entrainement du 28 octobre au 21 novembre, tous les navires rentrant à Brest le lendemain 22 novembre 1946.

Le 28 février 1947 et à nouveau le 11 mars, les trois contre-torpilleurs de la 3ème DCT se ravitaillent auprès du Var.

Le 18 juin 1947, le pétrolier Var ravitaille à la fois les croiseurs légers Georges Leygues et Montcalm engagés dans un raid amphibie contre l’île d’Ouessant puis le cuirassé Gascogne et ses torpilleurs d’escorte Durandal et Dague.

Du 1er février au 4 mars 1948, le Var est échoué au bassin n°3 de l’Arsenal de Brest pour un nouveau grand carénage. Après des travaux complémentaires à quai, il est armé pour essais le 22 mars, sortant pour essais les 23 et 24 mars puis pour remise en condition du 26 mars au 4 avril 1948.

Le 5 septembre 1948, il au mouillage en rade de Brest, prêt à appareiller au sein du convoi transportant le CEFAN. Il doit assurer le ravitaillement des navires de transport et des escorteurs.

Caractéristiques Techniques de la classe Mékong

Déplacement : standard 5482 tW pleine charge 15150 tonnes 9600 tonnes de port en lourd

Dimensions : longueur hors tout 148.58m longueur entre perpendiculaires 139m largeur 18.81m tirant d’eau : 7.92m

Propulsion : deux diesels Burmeister & Wain 6300P 4 temps et 6 cylindres développant 4850ch et entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 13.5 noeuds autonomie 11500 miles nautiques à 13.5 noeuds

Capacités : 24 citernes pouvant embarquer 11169 mètres cubes, citernes réparties entre 6 tanks transversaux divisés en 3 citernes. Deux pompes à vapeur pouvant absorber 300 tonnes par heure.

Armement : deux canons de 100mm modèle 1925; deux canons de 37mm modèle 1925 et 2 mitrailleuses de 8mm (1939-40) deux canons de 100mm modèle 1925 et huit canons de 37mm Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles (1948)

Equipage : 6 officiers et 72 hommes en temps de paix, 8 officiers et 87 hommes en temps de guerre

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10-Contre-torpilleurs (28)

Le Malin

Le contre-torpilleur Le Malin

Le contre-torpilleur Le Malin

-Le Malin connu à l’origine sous le numéro Da18 est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) de La Seyne sur Mer le 16 novembre 1931, lancé le 17 août 1933 et armé pour essais le 15 décembre 1934.

Le contre-torpilleur Le Malin est admis au service actif le 8 août 1936, formant la 8ème DL en compagnie de ses sister-ships Le Triomphant et L’Indomptable.

Le 12 avril 1937, la 8ème DL devient 8ème DCT (Division de Contre-Torpilleurs) mais sa composition ne bouge pas.

Comme sa consœur de la 10ème DCT, la 8ème DCT est intégrée au déclenchement de la guerre de Pologne à la Force de Raid chargée de traquer les raiders allemands.

La 8ème DCT connait une période d’entretien à flot du 2 au 27 janvier, sortant pour essais du 28 au 31 janvier avant de sortir pour une remise en condition du 1er au 22 février, faisant escale à Saint-Malo du 23 au 27 février avant de rentrer à Brest le lendemain 28 février 1940.

Le 5 mars, Le Malin, Le Triomphant (Al) et L’Indomptable appareillent de Brest pour un entrainement de division aux Antilles. Les trois contre-torpilleurs traversent l’Atlantique à vitesse réduite pour ne pas risquer la panne sèche, arrivant à Fort de France le 13 mars 1940.

Ils s’y entrainent du 22 mars au 27 avril, faisant escale à Pointe à Pitre et à Fort France. Ils quittent les Antilles le 1er mai et rentrent à Brest le 9 mai 1940.

La 8ème DCT quitte Brest pour un nouvel entrainement de division le 21 mai, effectuant une école à feux du 21 au 27 mai, faisant escale à Saint-Nazaire du 28 mai au 1er juin, ressortant pour un entrainement au combat antisurface du 2 au 12 juin avant une nouvelle escale à La Pallice du 13 au 16 juin. Ils sont de retour à Brest le 17 juin.

Le Malin est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 18 juin au 9 juillet 1940, sortant pour essais du 10 au 13 juillet avant remise en condition du 14 au 31 juillet menée en compagnie de l’Indomptable.

Le Malin participe ensuite aux essais du Triomphant du 1er au 3 août avant la remise en condition du 4 au 27 août. Les contre-torpilleurs Le Malin et Le Triomphant participe ensuite à la remise en condition de l’Indomptable du 28 août au 8 septembre 1940.

Le 10 septembre  1940, la 8ème DCT au grand complet (Le Triomphant, L’Indomptable et Le Malin) quittent Brest en compagnie des contre-torpilleurs Jaguar et Chacal pour un exercice commun du 10 au 30 septembre, faisant escale à Saint Nazaire du 1er au 5 octobre avant une nouvelle série d’exercices du 6 au 22 octobre. Après une nouvelle escale à Bordeaux du 23 au 27 octobre, les cinq contre-torpilleurs rentrent à Brest le 29 octobre à l’aube.

Le 10 septembre 1940, la Force de Raid est officiellement dissoute et la 8ème DCT est rattachée à la 3ème Escadre Légère.

La 8ème DCT quitte Brest le 4 novembre pour une école à feux du 4 au 10 novembre puis après un ravitaillement à Lorient le 11 novembre enchainent par un entrainement au mouillage de mines du 12 au 17 novembre, rentrant à Brest le lendemain 18 novembre 1940.

Le 30 novembre, Le Malin et le Triomphant sortent pour une école à feux jusqu’au 7 décembre quand les deux contre-torpilleurs rallient Nantes pour une escale du 7 au 12 décembre, rentrant à Brest le 14 décembre, les deux navires restant au quai des flottilles jusqu’à la fin de l’année civile.

Du 2 au 8 janvier 1941, Le Malin et Le Triomphant participent à un exercice commun avec la 2ème DCT.  Les cinq navires rentrent à Brest le 9 janvier 1941.

Du 18 janvier au 9 février 1941, Le Malin et Le Triomphant participent à un exercice commun avec la 2ème DCT, le Le Fantasque de la 10ème DCT ainsi que les six croiseurs de la classe La Galissonnière des 2ème et 4ème DC.

Du 21 au 24 février, Le Malin et Le Triomphant participent aux essais de L’Indomptable puis à sa remise en condition du 25 février au 18 mars. Les trois navires font escale à Saint-Nazaire du 19 au 24 mars avant de rentrer à Brest le lendemain 25 mars, préparant l’entrainement commun aux DCT de la 3ème EL au large du Sénégal.

Le 7 avril 1941, les trois DCT de la 3ème escadre légère sortent au complet pour une série d’exercices au large du Sénégal, les trois divisions arrivant à Dakar le 14 avril 1941. Les manoeuvres ont lieu du 16 avril au 16 mai, quittant Dakar le 19 mai pour rentrer à Brest le 26 mai 1941.

Le 30 mai 1941, le contre-torpilleur Le Malin débarque ses munitions et vidange ses soutes avant d’être échoué au bassin n°6 de l’Arsenal de Brest pour un grand carénage combinant remise en état et modernisation de la DCA.

Il est ainsi remis à flot le 4 septembre 1941 avec une DCA bien plus moderne composée de huit canons de 37mm Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles et de quatre canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en affûts simples.

Armé pour essais le 11 septembre, il sort du 12 au 15 septembre avant de retrouver en baie de Douarnenez l’Indomptable _devenu navire-amiral de la 8ème DCT_ pour remise en condition du 17 septembre au 7 octobre.

Alors que l’Indomptable est en entretien à flot (pour notamment des travaux sur sa DCA), Le Malin sort pour une école à feux du 12 au 20 octobre, faisant escale à Saint-Malo du 21 au 25 octobre avant d’enchainer par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 26 octobre au 6 novembre, date à laquelle il rentre à Brest.

Le Malin reprend la mer en compagnie de l’Indomptable le 13 novembre pour une école à feux jusqu’au 20 quand les deux navires arrivent à Royan pour quelques jours d’escale.

Reprenant la mer le 25 novembre, les deux contre-torpilleurs effectuent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 25 novembre au 3 décembre, date à laquelle ils rentrent à Brest.

Du 8 au 11 décembre, il participe aux essais du Triomphant en compagnie de L’Indomptable avant d’enchainer par sa remise en condition du 12 au 30 décembre.

Le 1er janvier 1942, la réorganisation des divisions de contre-torpilleurs entre en application. Le Malin est désormais affecté à Toulon, formant une 9ème DCT avec ses sister-ships Le Fantasque et L’Audacieux.

Le Malin quitte ainsi Brest le 7 janvier, se ravitaille à Casablanca le 11 avant de rallier Toulon le 15 janvier dans la soirée. Quatre jours plus tard, le 19 janvier 1942, ses deux compères le rejoignent à Toulon.

Après une période d’entretien à flot du 20 janvier au 2 février, les trois contre-torpilleurs vont s’entrainer pour former une division apte à combattre et ce du 5 février au 7 mars 1942, rentrant le lendemain à Toulon le 8 mars 1942.

Après un mouillage aux Salins d’Hyères du 15 au 22 mars pour une phase d’entrainement au profit notamment de réservistes de la 3ème région maritime, la 9ème DCT ressort pour un nouvel entrainement de division cette fois au large du Sénégal.

Quittant le  Var le 27 mars, la division se ravitaille à Casablanca le 31 mars et arrive à destination le 4 avril. Le cycle d’entrainement à lieu du 16 avril au 23 mai, les trois contre-torpilleurs quittant Dakar le 26 mai pour rallier Toulon le 9 juin 1942.

Le Malin sort pour une école à feux du 16 au 24 juin, faisant escale à Sète du 25 au 29 juin avant de rentrer le lendemain à Toulon. Il est indisponible du 1er au 22 juillet pour entretien courant et permissions de l’équipage.

Il sort ensuite pour essais du 23 au 25 juillet et à la remise en condition du 26 juillet au 14 août en compagnie du Fantasque. Ils sortent ensuite pour participer aux essais (15 au 18 août) et à la remise en condition (19 août au 2 septembre) de L’Audacieux qui sortait de sa période d’indisponibilité estivale.

Le 14 septembre 1942, la division appareille pour un entrainement de division en Méditerranée. Les trois contre-torpilleurs quittent Toulon et vont d’abord mouiller aux salins d’Hyères jusqu’au 22 septembre avant de prendre la mer pour s’entrainer du 23 septembre au 31 octobre.  Après un nouveau mouillage aux salins d’Hyères du 1er au 12 novembre, les trois contre-torpilleurs rentrent à Toulon le 13 novembre 1942.

Le Malin quitte Toulon le 21 novembre pour un entrainement au raid amphibie. Il mouille à Saint Mandrier où il embarque une compagnie de fusiliers marins qui habituellement assurait la protection du secteur fortifié de Toulon.

Reprenant la mer, il échappe aux surveillances aériennes et se glisse à l’aube le 23 novembre dans le port d’Oran, débarquant ses fusiliers marins qui ravagent le port. Le contre-torpilleur rembarque ses «raiders» se ravitaille à Ajaccio le 24 novembre puis rentre à Toulon dans la journée.

Le Malin sort à nouveau pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 1er au 8 décembre, effectuant une escale à Marseille du 9 au 12 décembre avant de rentrer à Toulon dans la journée, étant indisponible (permissions de l’équipage) jusqu’à la fin de l’année.

Le Malin et L’Audacieux sortent pour un entrainement de division du 10 janvier au 8 février 1943 avec des escales à Alger, Tunis et Bizerte.

Après une escale à La Valette du 9 au 13 février, les deux contre-torpilleurs traversent le bassin oriental de la Méditerranée, direction Le Pirée où ils arrivent le 17 février. Ils quittent le port athénien le 20 février pour une succession d’escales dans les ports de la région.

Après Thessalonique du 21 au 25 février, l’Audacieux et le Malin sont à Istanbul du 26 février au 1er mars, à Izmir du 2 au 7 mars, à Limassol du 9 au 12 mars, à Beyrouth du 13 au 16 mars avant de rentrer en métropole, se ravitaillant à Bizerte le 20 mars, ralliant Toulon le 24 mars 1943.

Le Malin qui doit prochainement entrer en grand carénage sort néanmoins encore, effectuant une école à feux du 31 mars au 5 avril, faisant escale à Nice du 6 au 10 avril avant d’enchainer par un entrainement au combat antisurface du 11 au 18 avril, rentrant à Toulon le lendemain 19 avril 1943.

Le 25 avril 1943, Le Malin est échoué au bassin n°2 du Missiessy pour un grand carénage doublé d’une modernisation. Il succède ainsi au Fantasque.

La coque est grattée, sablée et repeinte; les hélices sont remplacées, les chaudières sont retubées, des nombreux éléments de turbines sont remplacés, les locaux-vie refondus………Pour l’électronique, le contre-torpilleur reçoit un Asdic pour améliorer ses capacités ASM et pour les radars reçoit en plus de son unique radar de navigation reçoit un radar de veille combinée et deux radars de conduite de tir.

Les changements majeurs concernent l’armement. Les cinq canons de 138mm modèle 1929 sont remplacés par cinq canons de 130mm modèle 1932 en cinq affûts modèle 1941 sous masque. La DCA est renforcée avec dix canons de 37mm Schneider modèle 1941 en cinq affûts doubles alors que les six canons de 25mm en affûts simples sont remplacés par six canons en trois affûts doubles.

Au niveau de la lutte ASM, il reçoit de nouveaux grenadeurs de sillage et augmente son parc de grenades qui passe de 16 à 32 projectiles, des projectiles plus légers mais pas moins efficaces.

Enfin, le contre-torpilleur reçoit un système performant de ravitaillement à la mer, pouvant être ravitaillé aussi bien en flèche et à couple.

Il est remis à flot le 4 août 1943. Il sort en compagnie du Fantasque pour essais du 10 au 15 août puis pour remise en condition du du 17 août au 3 septembre, les deux navires rentrant à Toulon le 7 septembre après une escale à Nice du 4 au 6.

Seul contre-torpilleur de la division disponible, Le Malin sort pour entrainement du 14 au 30 septembre, rentrant à Toulon le lendemain. Il participe ensuite du 6 au 22 octobre à la remise en condition du Fantasque.

Après une école à feux du 30 octobre au 7 novembre, Le Malin et Le Fantasque vont mouiller aux Salins d’Hyères pour attendre la disponibilité de L’Audacieux après la fin de son grand carénage.

Les trois navires sortent pour la remise en condition de L’Audacieux du 23 novembre au 9 décembre,  faisant escale à Alger du 10 au 13 décembre, à Ajaccio du 14 au 17 décembre avant de rentrer à Toulon le 18 décembre. Ils restent à quai jusqu’à la fin de l’année civile.

La 9ème DCT commence l’année 1944 par un entrainement de division du 5 janvier au 11 février, en compagnie du Marceau rentrant le lendemain à Toulon. Du 26 février au 3 mars 1944, les 9ème et 12ème DCT (Desaix Kléber Marceau) participent à un exercice de combat de nuit avec le croiseur lourd Saint Louis.

Le Malin et L’Audacieux sortent pour entrainement du 10 mars au 4 avril, date à laquelle ils rallient les salins d’Hyères. Ils sont rejoints par Le Fantasque le 12 avril pour un cycle d’entrainement de base du 15 avril au 10 mai.

La 9ème DCT poursuit ensuite son entrainement jusqu’au 12 juin, faisant escale à Bastia du 13 au 17 juin avant de rentrer le lendemain à Toulon.

Le Malin sort pour un entrainement au mouillage de mines du 25 au 30 juin, faisant escale à Marseille du 1er au 4 juillet avant d’enchainer par une école à feux du 5 au 13 juillet, rentrant dans la journée à Toulon. Il participe ensuite du 15 au 31 juillet.à la remise en condition du Fantasque

Le Malin est indisponible du 2 au 23 août, sortant pour essais du 24 au 26 août, date à laquelle il va mouiller aux salins d’Hyères où  il retrouve ses deux compères de la 9ème DCT.  Les trois navires sortent pour sa remise en condition du 27 août au 13 septembre 1944.

La 9ème DCT sort pour un nouvel entrainement de division. Elle quitte Toulon le 21 septembre en compagnie de la 1ère DT. Les deux divisions se ravitaillent à Casablanca le 25 septembre avant de gagner Dakar le 28 septembre. La division va manoeuvrer entre Dakar, Port-Etienne et Rufisque du 30 septembre au 15 novembre en compagnie de la 1ère DT.

Les sept navires toulonnais (trois contre-torpilleurs et quatre torpilleurs légers) quittent Dakar le 16 novembre, se ravitaillent et relâchent à Casablanca (20 au 25 novembre) avant de rallier Toulon le 30 novembre. Après une ultime sortie du 7 au 13 décembre, les trois contre-torpilleurs sont indisponibles jusqu’à la fin de l’année civile.

Après deux sorties d’entrainement du 5 au 9 et du 16 au 23 janvier _sorties entrecoupées d’un mouillage aux Salins d’Hyères_, L’Audacieux et Le Malin sortent pour entrainement sans Le Fantasque qu’une avarie technique immobilisera jusqu’au 18 février 1945.

Les deux navires disponibles de la 9ème DCT effectuent un entrainement au combat antisurface du 31 janvier au 4 février. Après une escale à l’Ile Rousse du 5 au 9 février, l’Audacieux et le Malin effectuent une école à feux du 10 au 18 février, une escale à Alger du 19 au 23 février et un entrainement à la défense aérienne à la mer du 24 février au 5 mars, rentrant à Toulon le 7 mars 1945.

Le Malin et ses deux compères de la 9ème DCT vont alors exécuter un entrainement de division en Méditerranée occidentale et ce du 14 mars au 2 mai, les trois contre-torpilleurs faisant escale à Alger, à Tunis et Bizerte, la division ralliant Toulon le 2 mai 1945.

Après une période d’entretien à flot (artillerie) du 3 au 21 mai, le contre-torpilleur Le Malin sort pour essais et remise en condition du 22 mai au 6 juin. Il repart dès le lendemain 7 juin, retrouvant en mer l’Audacieux et le Fantasque venus de Calvi. Les trois navires s’entrainent au combat antisurface du 7 au 13 juin avant de prendre leur coffre aux salins d’Hyères.

Le 17 juin, les trois contre-torpilleurs de la 9ème DCT appareillent pour retrouver à la mer la 2ème DCT (Bayard Du Guesclin Turenne) et le croiseur lourd Algérie pour un exercice commun du 18 juin au 9 juillet, date du retour des sept navires à Toulon.

Après un entrainement commun avec Le Fantasque jusqu’au 26 juillet, Le Malin participe du 1er au 4 août aux essais et du 5 au 22 août à la remise en condition de L’Audacieux après sa période d’indisponibilité estivale.

Le Malin est à son tour indisponible du 23 août au 13 septembre pour entretien et permissions de l’équipage, sortant pour essais du 14 au 17 septembre puis pour remise en condition du 18 septembre au 2 octobre, le tout en compagnie de ses deux compères de la 9ème DCT.

La 9ème DCT sort pour un nouvel entrainement de division qui à lieu dans le Golfe de Gascogne pour rompre avec la routine des entrainements en Méditerranée. Les trois contre-torpilleurs quittent Toulon le 12 octobre, fait escale à Casablanca le 16 octobre, à Lisbonne du 19 au 21 octobre avant d’arriver à Lorient le 23 octobre 1945. L’entrainement de division à lieu du 25 octobre au 2 décembre 1945.

Après une période d’entretien à Lorient du 3 au 15 décembre,  les trois contre-torpilleurs quittent la Bretagne le 16 décembre, se ravitaillent à Casablanca le 20 décembre avant de rentrer à Toulon le 25 décembre 1945.

Après une période d’indisponibilité du 26 décembre au 14 janvier, les trois contre-torpilleurs de la 9ème DCT sortent pour essais du 15 au 18 janvier avant d’enchainer par un exercice en compagnie du croiseur lourd Algérie, de la 1ère Division de Torpilleurs (1ère DT) et de la 2ème DCT qui occupe les navires concernés du 22 janvier au 7 mars, la petite escadre rentrant dans la journée du 7 à Toulon.

Le 8 mars 1946, Le Malin devient navire-amiral de la 9ème DCT en remplacement du Fantasque qui va entrer deux jours plus tard en grand carénage. Il sort en compagnie de l’Audacieux pour un entrainement commun exécuté du 17 mars au 13 mai avec des escales à Sète et à Alger.

Victime d’une avarie mécanique, Le Malin est indisponible du 14 au 24 mai, sortant pour essais le 26 mai mais victime d’une nouvelle avarie, il doit revenir pour une nouvelle phase de réparations du 27 mai au 1er juin, sortant pour essais du 2 au 7 juin avant d’effectuer un entrainement au combat antisurface en compagnie de l’Audacieux du 12 au 21 juin 1946, les deux navires rentrant le lendemain à Toulon.

Du 6 au 8 juillet, Le Malin mouille aux Salins d’Hyères en compagnie du Fantasque avant de participer à sa remise en condition du 9 au 23 juillet, les deux navires rentrant à Toulon le 1er août après une escale à Nice du 24 au 31 juillet. Le jour du retour à Toulon, le Fantasque redevient navire-amiral de la 9ème DCT.

Le Malin est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 1er au 20 août, sortant pour essais du 21 au 24 août et pour remise en condition du 26 août au 14 septembre. Les deux contre-torpilleurs mouillent aux salins d’Hyères du 15 au 22 septembre avant de sortir pour une école à feux du 23 septembre au 1er octobre 1946.

Du 6 octobre au 12 janvier 1947, Le Malin est échoué dans le bassin n°4 du Castigneau pour une remise en état complète. Armé pour essais le 15 janvier, il sort pour essais avant de retrouver le 18 janvier ses deux compères aux salins d’Hyères. Les trois contre-torpilleurs sortent pour la remise en condition du Malin du 20 janvier au 4 février 1947, rentrant à Toulon le 8 février après une escale à Calvi du 5 au 7 février.

Le Malin et L’Audacieux sortent pour entrainement du 14 février au 4 mars avant de mouiller aux Salins d’Hyères  où le Fantasque les rejoint le 9 mars 1947.

La 9ème DCT ainsi reconstituée va sortir pour un entrainement de division qui l’occupe du 10 mars au 25 avril, date du retour de la division à Toulon.

Le 3 mai 1947, la 9ème DCT quitte Toulon pour un véritable entrainement de division au large du Sénégal en compagnie du pétrolier Elorn. Les trois contre-torpilleurs effectuent ainsi la traversée Toulon-Dakar sans escale, arrivant à destination le 12 mai. L’exercice à lieu du 15 mai au 28 juin, la division quittant Dakar le 1er juillet et ralliant Toulon le 10 juillet 1947.
Le Malin et L’Audacieux sortent pour un entrainement au mouillage de mines du 17 au 25 juillet avant une école à feux menée du 27 juillet au 2 août 1947.

Le Malin quitte à nouveau Toulon le 4 août pour aller mouiller aux salins d’Hyères. Il est rejoint le 8 août par son compère le Fantasque qui venait de sortir pour essais après sa période d’indisponibilité estivale (3 au 7 août). Les deux navires sont à la mer pour la remise en condition du Fantasque du du 10 au 25 août, date à laquelle les deux navires rentrent à Toulon.

Le Malin est à son tour indisponible et ce du 25 août au 15 septembre 1947, sortant pour essais du 16 au 19 septembre et pour remise en condition du 21 septembre au 6 octobre, le tout en compagnie de ses deux compères de la 9ème DCT.

La 9ème DCT sort pour un entrainement de division dans le Golfe du Lion du 15 octobre au 27 novembre, étant ensuite indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 28 novembre au 20 décembre, sortant pour entrainement du 21 au 28 décembre 1947, date de leur retour à Toulon.

Les contre-torpilleurs Le Malin Le Fantasque et L’Audacieux entame l’année 1948 par un entrainement de division au large de la Corse du 4 janvier au 28 février, rentrant le même jour à Toulon.

Le 2 mars 1948, la 9ème DCT quitte Toulon en compagnie des croiseurs légers De Grasse Chateaurenault Guichen (6ème DC), du cuirassé Richelieu et de ses deux torpilleurs d’escadre Le Corsaire et Le Flibustier ainsi que du pétrolier Elorn. La petite mais puissante escadre s’entraine ainsi du 2 mars du 4 mai 1948, tous les navires rentrant à Toulon le 15 mai après une escale à Bizerte du 5 au 12 mai.

Cette escale fait le régal des shiplovers qui peuvent admirer au milieu du lac l’un de nos plus puissants cuirassés avec à tribord les contre-torpilleurs et les deux torpilleurs alors qu’à bâbord la garde est montée par trois croiseurs légers qui font plus que soutenir la comparaison avec les réalisations étrangères. Seul l’Elorn fait bande à part rechargeant ses soutes aux appontements pétroliers.

Le Malin sort pour une école à feux et un entrainement au lancement de torpilles du 17 au 25 mai, mouillant aux salins d’Hyères du 26 au 30 mai avant de subir un entrainement à la défense aérienne à la mer du 31 mai au 7 juin. Il participe ensuite à la remise en condition du Fantasque du 11 au 30 juin, les deux navires rentrant le même jour à Toulon.

Le Malin est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 1er au 22 juillet, sortant pour essais du 22 au 25 juillet, retrouvant Le Fantasque et L’Audacieux aux Salins. Les trois contre-torpilleurs sortent pour la remise en condition du Malin du 26 juillet au 12 août 1948, faisant escale à Nice du 13 au 17 août avant de rentrer à Toulon le lendemain 18 août 1948.

Le 21 août 1948, les trois contre-torpilleurs passent à l’effectif de guerre et vont mouiller aux salins d’Hyères avec en permanence un contre-torpilleur en alerte prêt à appareiller et les deux autres navires en alerte à 6h. Néanmoins le 1er septembre, ce tour d’alerte est abandonné, la 9ème DCT sort pour entrainement du 2 au 5 septembre 1948.

10-Contre-torpilleurs (27)

L’Audacieux

Le contre-torpilleur L'Audacieux à la mer

Le contre-torpilleur L’Audacieux à la mer

-L’Audacieux initialement connu sous le nom du Da-17 est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient le 16 novembre 1931 lancé le 15 mars 1934 et armé pour essais le 1er septembre 1934.

Il est admis au service actif le 1er mai 1936 au sein de la 10ème Division Légère (10ème DL), unité de la 2ème Escadre Légère qu’il forme avec ses sister-ship Le Terrible et Le Fantasque.

Comme toutes les D.L équipées de contre-torpilleurs, la 10ème DL devient le 12 avril 1937 la 10ème DCT avec toujours Brest pour port d’attache.

Quand éclate la guerre de Pologne en septembre 1939, la 10ème DCT intègre la Force de Raid qui regroupe les navires les plus modernes de la Royale. Concentrée dans l’Atlantique, elle participe à la traque des raiders allemands, la 10ème DCT étant détachée jusqu’en janvier 1940 à Dakar.

Rentré à Brest le 7 janvier 1940, la 10ème DCT va être amputée pendant près de dix mois d’une unité qui va entrer en grand carénage à l’Arsenal de Brest.

Alors que Le Fantasque est immobilisé pour grand carénage, L’Audacieux sort en compagnie du Terrible pour un entrainement commun du 14 janvier au 5 février, date du retour des deux navires à Brest. La 10ème DCT enchaine ensuite par un entrainement  intensif dans le Golfe de Gascogne du 12 au 27 février, faisant escale à Bordeaux du 28 février au 4 mars avant de rentrer à Brest le lendemain 5 mars. L’Audacieux sort ensuite seul du 10 au 18 mars, dernière sortie avant son grand carénage.

Le 21 mars 1940, après avoir vidangé ses soutes et débarqué ses munitions, L’Audacieux est échoué dans le bassin n°3 de l’Arsenal de Brest pour un grand carénage.

Remorqué dans la rade abri le 7 juillet,  le contre-torpilleur est armé pour essais le 12 juillet. Il sort pour essais du 12 au 15 juillet et pour remise en condition du 17 au 31 juillet à chaque fois en compagnie du Fantasque.

Le 9 août 1940, la 10ème DCT sort à nouveau pour un entrainement de division qui à cette fois lieu au large de Dakar et plus précisément au large du nouveau polygone de Rufisque du 21 août au 12 septembre 1940, les deux contre-torpilleurs rentrant à Brest le 22 septembre.

Entre temps, le 10 septembre 1940, la réorganisation des forces navales dissout officiellement la Force de Raid. La 10ème DCT encore amputée du Terrible en grand carénage est désormais rattachée à la 3ème Escadre Légère, entitée regroupant croiseurs et contre-torpilleurs de la Flotte de l’Atlantique.

Le 30 septembre, la 10ème DCT devait sortir pour entrainement mais le Fantasque est victime d’une avarie technique et laisse l’Audacieux sortir seul pour une école à feux du 1er au 9 octobre avant de rentrer à Brest le 10 octobre. Il participe ensuite à la remise en condition du Fantasque du 19 octobre au 7 novembre 1940.

Les deux contre-torpilleurs sortent pour une école à feux du 10 au 18 novembre avant de mouiller en rade de Brest jusqu’au 27 novembre 1940. L’Audacieux et Le Fantasque participent ensuite aux essais (27 au 30 novembre) et à la remise en condition (2 au 17 décembre) du Terrible après son grand carénage.

La 10ème DCT est alors indisponible pour les permissions de l’équipage et ce jusqu’au 2 janvier 1941 quand L’Audacieux et ses compères sortent pour essais et entrainement et ce jusqu’au 12 janvier.

L’Audacieux aurait du participer à l’exercice engageant les contre-torpilleurs de la 3ème Escadre Légère et les croiseurs légers des 2ème et 4ème DC mais le 15 janvier 1941 à la veille de l’arrivée des croiseurs légers «tunisiens», il est victime d’une avarie de chaudière qui le rend indisponible jusqu’au 16 février.

Après une inspection technique du 17 au 22 février, il sort avec ses deux compères de la 10ème DCT dans le golfe de Gascogne du 27 février au 13 mars, faisant escale à Bordeaux du 14 au 17 mars, à Saint-Nazaire du 18 au 22 mars et à Lorient du 23 au 27 mars avant de rentrer à Brest le lendemain 28 mars 1941.

Le 7 avril 1941, les trois DCT de la 3ème escadre légère sortent au complet pour une série d’exercices au large du Sénégal du 16 avril au 18 mai, rentrant à Brest le 26 mai 1941.

L’Audacieux sort pour une école à feu du 5 au 13 juin, mouillant en baie de Douarnenez du 14 au 18 juin avant de participer du 23 juin au 12 juillet à la remise en condition du Fantasque qui sortait d’une période d’indisponibilité pour travaux et permissions d’été de l’équipage.

L’Audacieux est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 20 juillet au 10 août, recevant une DCA moderne et un radar de navigation. Du 15 août au 10 septembre, il sort en compagnie du Fantasque et du Terrible pour essais et remise en condition, faisant escale à Nantes du 11 au 15 septembre avant de rentrer à Brest le 16 septembre 1941.

La 10ème DCT sort pour un entrainement de division du 27 septembre au 16 novembre avant de terminer l’année par un entrainement de base du 23 au 30 novembre avant une période d’entretien à flot du 1er au 12 décembre avant d’être indisponible jusqu’à la fin de l’année pour permettre à l’équipage de prendre ses permissions.

Le 1er janvier 1942, L’Audacieux forme une nouvelle 9ème DCT en compagnie du Fantasque (Al) et du Malin. La division est placée sous l’autorité du groupement des contre-torpilleurs de la 2ème Escadre et basée à Toulon.

Le 8 janvier 1942, L’Audacieux quitte Brest en compagnie du Fantasque et du Terrible. Après une escale à Casablanca du 12 au 15 janvier, les deux premiers nommés rallient Toulon le 19 janvier où ils retrouvent leur nouveau compère, le contre-torpilleur Le Malin.

Après une période d’entretien à flot du 20 janvier au 2 février, les trois contre-torpilleurs entament un important cycle d’entrainement pour faire de la 9ème DCT une unité de combat homogène et bien entrainée. La nouvelle division de contre-torpilleurs sort ainsi en mer du 5 février au 8 mars, date de leur retour à Toulon.

Après un mouillage aux salins d’Hyères du 15 au 22 mars pour une phase d’entrainement à flot au profit notamment de réservistes de la 3ème région maritime, la 9ème DCT ressort pour un nouvel entrainement de division cette fois au large du Sénégal du 4 avril au 23 mai. La 9ème DCT quitte Dakar le 26 mai, se ravitaillent à Casablanca du 30 mai au 4 juin avant de rallier Toulon le 9 juin 1942.

L’Audacieux va mouiller aux salins d’Hyères du 16 au 23 juin avant une sortie d’entrainement à la mer du 24 juin au 2 juillet, rentrant le lendemain 3 juillet à Toulon. Il participe du 6 au 20 juillet à la remise en condition du Fantasque qui sortait d’une période d’indisponibilité pour entretien et permissions d’été de l’équipage.

L’Audacieux est indisponible du 23 juillet au 13 août, sortant pour essais du 15 au 18 août et pour remise en condition du 19 août au 2 septembre, le tout en compagnie du Fantasque et du Malin.

Le 14 septembre 1942, la division appareille pour un entrainement de division en Méditerranée. Les trois contre-torpilleurs quittent Toulon et vont d’abord mouiller aux salins d’Hyères jusqu’au 22 septembre avant d’entrer dans le vif du sujet. L’entrainement divisionnaire les occupent du 23 septembre au 31 octobre, les trois contre-torpilleurs mouillant aux salins d’Hyères du 1er au 12 novembre avant de rentrer le lendemain à Toulon.

Victime d’une avarie technique, l’Audacieux est indisponible du 16 novembre au 3 décembre, sortant pour essais du 4 au 7 décembre puis sortant pour remise en condition du 9 au 21 décembre, rentrant à Toulon le lendemain 22 décembre 1942.

Le 3 janvier 1943, l’Audacieux devient navire-amiral de la 9ème DCT en remplacement du Fantasque entré en grand carénage étoffé. Il sort ensuite en compagnie du Malin pour un entrainement de division au large des côtes de l’Afrique du Nord qui les occupent du 10 janvier au 8 février.

Après une escale à La Valette du 9 au 13 février, les deux contre-torpilleurs traversent le bassin oriental de la Méditerranée, direction Le Pirée où ils arrivent le 17 février. Ils quittent le port athénien le 20 février pour une succession d’escales dans les ports de la région.

Après Thessalonique du 21 au 25 février, L’Audacieux et Le Malin sont à Istanbul du 26 février au 1er mars, à Izmir du 2 au 7 mars, à Limassol du 9 au 12 mars, à Beyrouth du 13 au 16 mars, se ravitaillant à Bizerte le 20 mars, ralliant Toulon le 24 mars 1943.

L’Audacieux va mouiller aux salins d’Hyères du 1er au 10 avril, effectuant ensuite une école à feux du 11 au 18 avril avant de rentrer à Toulon le lendemain 19 avril 1943. Il sert ensuite de plastron pour entrainement des défenses côtières du secteur de Toulon du 26 avril au 4 mai, allant à nouveau mouiller aux salins d’Hyères où il est rejoint le 6 mai par le Fantasque.

Les deux navires sortent pour la remise en condition du Fantasque du 7 au 23 mai, les deux navires rentrant à Toulon le 30 mai après une escale à Nice du 24 au 29 mai. A l’issue de ce stage de remise en condition, Le Fantasque est redevenu navire-amiral de la 9ème DCT.

Du 10 juin au 30 juillet, L’Audacieux et Le Fantasque sortent pour un entrainement de division au large de Toulon.

L’Audacieux est ensuite échoué dans le bassin n°2 du Missiessy pour un grand carénage qui l’y immobilise du 4 août au 17 novembre 1943. Il sort pour essais du 19 au 21 novembre avant de rallier les salins d’Hyères où il retrouve ses deux compères de la 9ème DCT.

Il sort ensuite en compagnie du Fantasque et du Malin pour sa remise en condition du 23 novembre au 9 décembre, la division faisant escale à Alger du 10 au 13 décembre, à Ajaccio du 14 au 17 décembre avant de rentrer à Toulon le 18 décembre. Ils restent à quai jusqu’à la fin de l’année civile.

Le 5 janvier 1944, la 9ème DCT quitte Toulon pour un entrainement de division au complet en compagnie du contre-torpilleur Marceau. Les quatre navires s’entrainent intensivement au large de Toulon du 5 janvier au 11 février, ralliant Toulon le lendemain.

Après une école à feux individuelle du 17 au 23 février, L’Audacieux sort en compagnie des autres de la 9ème DCT, de la 12ème DCT (Desaix Kléber Marceau) et du croiseur lourd Saint Louis pour un entrainement de nuit du 26 février au 3 mars 1944.

L’Audacieux et Le Malin sort pour un entrainement au combat antisurface du 10 au 21  mars, faisant ensuite escale à Bastia du 22 au 27 mars avant une école à feux du 28 mars au 4 avril, date à laquelle ils vont mouiller aux salins d’Hyères. Le 12 avril, le Fantasque retrouvent ses compères de la 9ème DCT. Les trois navires sont à la mer du 15 au 21 avril, du 24 au 30 avril et du 2 au 10 mai.

Après une escale à Nice du 11 au 15 mai, les trois contre-torpilleurs reprennent la mer pour une école à feux du 16 au 23 mai, un  entrainement au combat antisurface du 25 mai au 3 juin avant un entrainement de défense aérienne à  la mer du 4 au 12 juin, faisant escale à Bastia du 13 au 17 juin avant de rentrer le 18 juin à Toulon.

Après un mouillage en rade de Villefranche du 25 au 30 juin, L’Audacieux effectue une école à feux du 1er au 8 juillet, rentrant à Toulon le lendemain 9 juillet. Il est ensuite indisponible du 10 juillet au 1er août 1944.

Il sort pour essais du 3 au 7 août puis pour remise en condition du 9 au 25 août à chaque fois en compagnie du Fantadque. Les deux contre-torpilleurs vont alors mouiller aux Salins d’Hyères où ils sont rejoint le lendemain par Le Malin. Les trois navires sortent pour la remise en condition du dernier nommé du 27 août au 13 septembre 1944.

Après quelques jours à quai, L’Audacieux et ses deux compères de la 9ème DCT quittent Toulon le 21 septembre pour rallier Dakar le 28 septembre. Ils vont y exécuter un entrainement de division du 30 septembre au 15 novembre, quittant la capitale de l’AOF le lendemain pour rentrer à Toulon le 30 novembre. Après une ultime sortie du 7 au 13 décembre, les trois contre-torpilleurs sont indisponibles jusqu’à la fin de l’année civile.

Après une brève sortie d’entrainement du 5 au 9 janvier, L’Audacieux, Le Fantasque et Le Malin vont mouiller aux Salins d’Hyères du 11 au 16 janvier avant de prendre la mer pour exécuter une école à feux et ce du 16 au 23 janvier, date à laquelle ils rentrent à Toulon.

La 9ème DCT aurait du appareiller le 28 janvier pour un entrainement de division mais le Fantasque est victime d’une avarie qui l’immobilise jusqu’au 18 février. L’Audacieux et Le Malin sortent donc seuls pour entrainement du 31 janvier au 5 mars, rentrant à Toulon deux jours plus tard.

Le 14 mars 1945, les contre-torpilleurs L’Audacieux, le Fantasque et le Malin appareillent de Toulon pour un entrainement de division en Méditerranée occidentale jusqu’au 2 mai, date du retour de la 9ème DCT à Toulon après des escales à Alger, à Tunis et à Bizerte.

L’Audacieux est indisponible du 3 au 21 mai, sortant pour essais et remise en condition du 22 au 30 mai. Le 1er juin 1945, L’Audacieux sort en compagnie du Fantasque pour un entrainement au combat de nuit du 1er au 3 juin avant une escale à Calvi du 4 au 7 juin avant de reprendre la mer, les deux contre-torpilleurs retrouvant le Malin pour un exercice de combat du 7 au 13 juin, la 9ème DCT allant alors mouiller aux salins d’Hyères.

Le 17 juin 1945, la 9ème DCT quitte ce mouillage, retrouvant en mer la 2ème DCT (Bayard Du Guesclin Turenne) et le croiseur lourd Algérie pour un exercice jusqu’au 3 juillet, rentrant à Toulon le 9 juillet après une escale à Nice du 3 au 7.

L’Audacieux est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 10 au 31 juillet, sortant pour essais du 1er au 4 août et pour remise en condition du 5 au 22 août, le tout en compagnie du Malin.

Du 23 au 26 août 1945, L’Audacieux sort pour les essais du Fantasque puis à la remise en condition du navire-amiral de la 9ème DCT du 28 août au 11 septembre. L’Audacieux et Le Fantasque participent aux essais et à la remise en condition du Malin, respectivement du  14 au 17 septembre et 18 septembre au 2 octobre 1945.

La 9ème DCT termine l’année par un entrainement de division dans le golfe de Gascogne, arrivant à Lorient le 23 octobre 1945. Les trois contre-torpilleurs sont en exercice du 25 octobre au 28 novembre, quittant la Bretagne le 16 décembre avant de rentrer à Toulon le 25 décembre 1945.

Après une période d’indisponibilité du 26 décembre 1945 au 14 janvier 1946, les trois contre-torpilleurs de la 9ème DCT sortent pour essais du 15 au 18 janvier avant d’enchainer par un exercice en compagnie du croiseur lourd Algérie, de la 1ère Division de Torpilleurs et de la 2ème DCT.

La petite escadre quitte Toulon le 22 janvier, l’Algérie ouvrant la marche suivit par la 2ème DCT, la 1ère DT et la 9ème DCT. Les onze navires effectuent un premier exercice de combat antisurface du 22 janvier au 2 février, l’Algérie menant les torpilleurs légers  contre les contre-torpilleurs.

Après une escale à Nice du 3 au 6 février, la petite escadre effectue une école à feux du 7 au 15 février avant un ravitaillement à Toulon le 16 février. Ils enchainent par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 17 au 27 février avant un exercice de synthèse du 28 février au 7 mars, date du retour des navires à Toulon.

Alors que le Fantasque est immobilisé pour grand carénage, L’Audacieux et Le Malin sortent pour un entrainement de division du 17 mars au 13 mai date de leur retour à Toulon après des escales à Sète et à Alger.

Alors que Le Malin est indisponible suite à une avarie (14 au 24 mai), l’Audacieux va mouiller aux salins d’Hyères du 17 au 27 mai. Il est ensuite la mer pour une école à feux du 28 mai au 7 juin, fait escale à Porto-Ota du 8 au 11 juin avant d’enchainer par un entrainement de combat antisurface du 12 au 21 juin en compagnie du Malin, les deux navires rentrant le lendemain 22 juin 1946 à Toulon.

Du 26 juin au 5 octobre 1946, L’Audacieux est échoué dans le bassin n°4 du Castigneau pour une remise en état complète. Il sort pour essais du 6 au 9 octobre puis pour remise du 10 octobre au 2 novembre 1946 à chaque fois en compagnie du Fantasque.

Seul contre-torpilleur de la 9ème DCT disponible, L’Audacieux sort pour une école à feu du 7 au 18 novembre, mouille aux Salins d’Hyères du 19 au 26 novembre avant une nouvelle sortie d’entrainement du 27 novembre au 4 décembre, date de son retour à Toulon. Il termine l’année par une sortie d’entrainement avec le Fantasque du 7 au 22 décembre 1946.

Après une sortie d’entrainement du 4 au 13 janvier 1947, les deux contre-torpilleurs disponibles de la 9ème DCT vont mouiller aux salins d’Hyères où ils sont rejoint le 18 janvier par Le Malin qui venait de réaliser ses essais à la mer.

Les trois contre-torpilleurs sortent pour la remise en condition du dit Malin du 20 janvier au 4 février 1947, rentrant à Toulon le 8 février après une escale à Calvi du 5 au 7 février.

L’Audacieux et Le Malin sortent pour  une école à feux du 14 au 18 février avant une escale à Port-Vendres du 19 au 22 février avant d’enchainer par un entrainement de défense aérienne du 23 février au 4 mars, date à laquelle ils vont mouiller aux salins d’Hyères. Le 9 mars, le Malin et l’Audacieux voient arriver aux salins d’Hyères leur compère Le Fantasque.

La 9ème DCT ainsi reconstituée va sortir pour un entrainement de division du 10 mars au 25 avril, faisant escale à Propriano et à Ajaccio avant de rentrer dans la soirée du 25 avril à Toulon.

Le 3 mai 1947, la 9ème DCT quitte Toulon pour un véritable entrainement de division au large du Sénégal en compagnie du pétrolier Elorn. Les trois contre-torpilleurs effectuent ainsi la traversée Toulon-Dakar sans escale, arrivant à destination le 12 mai. Ils s’entrainent sur place jusqu’au 28 juin, quittant Dakar le 1er juillet et rentrant à Toulon le 10 juillet 1947.

L’Audacieux et le Malin sortent pour un entrainement au mouillage de mines du 17 au 25 juillet avant une école à feux menée du 27 juillet au 2 août 1947. L’Audacieux est ensuite indisponible du 3 au 24 août 1947 avant de sortir pour essais du 25 au 28 août puis pour remise en condition du 29 août au 13 septembre en compagnie du Fantasque. L’Audacieux et le Fantasque sortent pour les essais du Malin du 16 au 19 septembre puis à sa remise en condition du 21 septembre au 6 octobre 1947.

Le 15 octobre 1947, la 9ème DCT sort pour un entrainement de division dans le Golfe du Lion du 15 octobre au 27 novembre 1947, date du retour des trois navires à Toulon. La 9ème DCT est ensuite indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 28 novembre au 20 décembre, sortant pour entrainement du 21 au 28 décembre.

L’Audacieux sort avec ses compères Le Fantasque et Le Malin pour un entrainement de division au large de la Corse du 4 janvier au 28 février 1948.

Le 2 mars, L’Audacieux et ses deux compères de la 9ème DCT appareillent de Toulon en compagnie de la 6ème DC, du Richelieu, des torpilleurs d’escadre Corsaire et Flibustier ainsi que du pétrolier Elorn pour une série d’exercices du 2 mars au 15 mai 1948.

Après un mouillage aux salins d’Hyères du 22 au 31 mai, L’Audacieux sort pour une école à feux du 1er au 6 juin, date de son retour à Toulon. Il est ensuite indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 7 au 30 juin 1948. Il sort ensuite pour essais du 1er au 4 juillet puis pour remise en condition du 5 au 20 juillet, le tout en compagnie du Fantasque, les deux navires allant alors mouiller aux salins d’Hyères.

Le 25 juillet 1948, les deux contre-torpilleurs sont rejoint par Le Malin qui  venait de réaliser ses essais à la mer. Les trois navires sont à la mer du 26 juillet au 12 août 1948, faisant escale à Nice du 13 au 17 août avant de rentrer à Toulon le lendemain 18 août 1948.

Le 21 août 1948, les trois contre-torpilleurs passent à l’effectif de guerre et vont mouiller aux Salins d’Hyères avec en permanence un contre-torpilleur en alerte prêt à appareiller et les deux autres navires en alerte à 6h. Néanmoins le 1er septembre, ce tour d’alerte est abandonné, la 9ème DCT sort pour entrainement du 2 au 5 septembre 1948.

10-Contre-torpilleurs (26)

F-Contre-torpilleurs classe Le Fantasque

Le contre-torpilleur Le Fantasque quittant Le Havre

Le contre-torpilleur Le Fantasque quittant Le Havre

Avant-propos

La reconstruction de la marine nationale s’est appuyée sur les unités légères et non sur les cuirassés ou les croiseurs de bataille en raison des limitations imposées par le traité de Washington. Parmi les unités légères privilégiées par la marine française figure le contre-torpilleur.

Les six premiers de classe Jaguar sont jugés comme moyennement réussit mais les ingénieurs du STCN apprennent vite et chaque classe apporte son lot d’amélioration. Aux six Guépard succède les quatre Aigle, aux quatre Aigle succède les deux Milan qui cèdent bientôt la place aux six Vauquelin.

Ces derniers sont considérés comme les meilleurs des «quatre tuyaux» montrent certaines limites et notamment dans le domaine propulsif, les chaudières à vapeur saturée ont atteint leurs limites techniques et il est nécessaire de passer à la surchauffe qui avait été expérimentée avec succès à bord du Milan et de l’Epervier.

Sur le plan de la silhouette, les nouveaux contre-torpilleurs de la tranche 1930 regroupent les cheminées, désormais au nombre de deux.

Au niveau armement, ils intègrent un nouveau modèle canon de 138mm, le modèle 1929 au tube plus long (45 calibres) télécommandé en site et en azimut même si ce système fragile ne donnera jamais vraiment satisfaction. Une troisième plate-forme lance-torpilles triple est installée ce qui augmente la batterie à neuf tubes de 550mm.

La décision de développer un nouveau type de contre-torpilleurs est prise en août 1928 mais énormément de retard est pris et ce n’est que le 12 janvier 1930 qu’est financée la construction des six contre-torpilleurs baptisés en septembre 1931 de nom très euphoriques : Le Fantasque L’Audacieux Le Malin Le Terrible Le Triomphant et L’Indomptable.

Comme de coutume (la construction des Vauquelin avait fait exception), leur construction est répartie entre l’Arsenal de Lorient (Le Fantasque L’Audacieux) et l’Industrie en l’occurence les FCM de la Seyne sur Mer (Le Malin L’Indomptable), les ACL (Le Terrible) et les ACF de Dunkerque (Le Triomphant).

Le Fantasque

Le Fantasque en 1937

Le Fantasque en 1937

-Le Fantasque initialement connu sous le nom de Da16 est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient le 16 novembre 1931, lancé le 15 mars 1934, armé pour essais le 1er septembre 1934.

Il est admis au service actif le 1er mai 1936 au sein de la 10ème Division Légère (10ème DL), unité de la 2ème Escadre Légère qu’il forme avec ses sister-ship Le Terrible et L’Audacieux.

Comme toutes les D.L équipées de contre-torpilleurs, la 10ème DL devient le 12 avril 1937 la 10ème DCT avec toujours Brest pour port d’attache.

Quand éclate la guerre de Pologne en septembre 1939, la 10ème DCT intègre la Force de Raid qui regroupe les navires les plus modernes de la Royale. Concentrée dans l’Atlantique, elle participe à la traque des raiders allemands, la 10ème DCT étant détachée jusqu’en janvier 1940 à Dakar.

Rentré à Brest le 7 janvier 1940, la 10ème DCT va être amputée pendant près de dix mois d’une unité qui va entrer en grand carénage à l’Arsenal de Brest.

Le Fantasque, navire-amiral de la division transmet son pavillon au Terrible et est échoué le 10 janvier 1940 au bassin n°3 de l’Arsenal de Brest pour trois mois et demi de travaux jusqu’au 20 mars quand il est remis à flot.

Armé pour essais le 31 mars, il sort en compagnie du Terrible pour essais du 31 mars au 4 avril puis pour remise en condition du 6 au 24 avril, date du retour des deux navires à Brest. A l’issue de ce stage de remise en condition, le Fantasque redevient navire-amiral de la 10ème DCT.

Le 1er mai, la Force de Raid qui avait été passablement affaiblie par le transfert en Méditerranée de la 1ère DL (croiseurs de bataille Dunkerque et Strasbourg) est mise en sommeil (même si elle ne sera formellement dissoute que lors de la grande réorganisation de septembre 1940).

Alors que l’Audacieux est immobilisé pour grand carénage, les deux contre-torpilleurs disponibles de la 10ème DCT sortent pour un entrainement de division du 5 au 21 mai, alternant entrainement au combat, écoles à feux et lancement simulés et réels de torpilles. Ils font ensuite escale à Cherbourg du 22 au 28 mai, au Havre du 29 mai au 4 juin, à Dunkerque du 5 au 8 juin avant de rentrer à Brest le 9 juin 1940.

Le Fantasque est indisponible pour entretien courant et permissions de l’équipage du 10 au 25 juin, sortant pour essais du 26 au 29 juin avant une sortie d’entrainement en solitaire du 30 juin au 8 juillet, date de son retour à Brest. Il participe ensuite aux essais de L’Audacieux du 12 au 15 juillet puis à sa remise en condition du 17 au 31 juillet, date à laquelle les deux navires rentrent à Brest.

Le 9 août 1940, la 10ème DCT sort à nouveau pour un entrainement de division qui à cette fois lieu au large de Dakar et plus précisément au large du nouveau polygone de Rufisque. Les deux contre-torpilleurs se ravitaillent à Casablanca où ils font relâche du 12 au 15 août avant de cingler vers Dakar où ils arrivent le 19 août. L’entrainement à lieu du 21 août au 12 septembre date à laquelle les deux contre-torpilleurs quitte l’AOF pour rentrer à Brest le 22 septembre après une escale de ravitaillement à Casablanca.

Entre temps, le 10 septembre 1940, la réorganisation des forces navales dissout officiellement la Force de Raid. La 10ème DCT encore amputée du Terrible en grand carénage est désormais rattachée à la 3ème Escadre Légère, entité regroupant croiseurs et contre-torpilleurs de la Flotte de l’Atlantique.
Le Fantasque devait appareiller pour une école à feux le 30 septembre mais il est victime d’une avarie qui l’oblige à subir une période de réparations à flot jusqu’au 12 octobre. Il sort ensuite essais du 13 au 17 octobre avant une remise en condition exécutée du 19 octobre au 7 novembre en compagnie de L’Audacieux.

Les deux contre-torpilleurs sortent pour une école à feux du 10 au 18 novembre avant de mouiller en rade de Brest jusqu’au 27 novembre 1940. Le Fantasque et L’Audacieux participent ensuite aux essais (27 au 30 novembre) et à la remise en condition (2 au 17 décembre) du Terrible qui sortait de son grand carénage.

La 10ème DCT est alors indisponible pour les permissions de l’équipage et ce jusqu’au 2 janvier 1941 quand le Fantasque et ses compères sortent pour essais et entrainement jusqu’au 12 janvier.

Le 16 janvier 1941, la 2ème DC (La Galissonnière, Jean de Vienne et La Marseillaise) venue de Bizerte arrive à  Brest pour un entrainement commun avec la 4ème DC (Gloire Montcalm et Georges Leygues) et les contre-torpilleurs de la 3ème EL.

Seul le chef de division de la 10ème DCT, le contre-torpilleur Le Fantasque va participer à cet entrainement intensif, le Terrible subissant une période d’entretien à flot suite à un problème de chaudière et l’Audacieux ayant été victime d’une avarie à la veille de l’arrivée des croiseurs «tunisiens» à Brest.

Les six croiseurs et les six contre-torpilleurs appareillent de Brest le 18 janvier pour un exercice en mer d’Iroise. Tout commence par un exercice de combat antisurface, les contre-torpilleurs attaquant les croiseurs puis les croiseurs tentant d’intercepter des torpilleurs cherchant à gagner La Manche (18 au 25 janvier).

Après un ravitaillement auprès du pétrolier Nièvre mouillé en baie de Douarnenez (26 au 29 janvier), la 2ème DC se retrouve à attaquer la 4ème DC et les contre-torpilleurs avant que la 2ème DCT, La 8ème DCT et l’unique navire de la 10ème DCT ne s’allient aux croiseurs «tunisiens» contre les croiseurs «brestois» (30 janvier au 9 février). Après un mouillage en rade de Brest jusqu’au 16 février, la 2ème DC quitte la Bretagne.

Pour préparer le futur exercice «Faidherbe»,  les trois contre-torpilleurs de la 10ème DCT subissent une inspection technique du 17 au 22 février avant de sortir pour un entrainement de division dans le golfe de Gascogne du 27 février au 13 mars, faisant escale à Bordeaux du 14 au 17 mars, à Saint-Nazaire du 18 au 22 mars et à Lorient du 23 au 27 mars avant de rentrer à Brest le lendemain 28 mars 1941.

Le 7 avril 1941, les trois DCT de la 3ème escadre légère sortent au complet pour une série d’exercices au large du Sénégal (nom de code «Faidherbe»).

Navires aux jambes courtes et en attendant d’être équipés d’un système de ravitaillement à la mer performant, les neuf contre-torpilleurs doivent se ravitailler au Verdon le 9 avril et à Casablanca le 11 avril avant d’arriver à Dakar le 14 avril à l’aube.

Les trois divisions de contre-torpilleurs manœuvrent au large de Dakar et tir au polygone de Rufisque du 16 au 27 avril, relâchent à Dakar du 28 au 30 avril avant une nouvelle série de manoeuvres du 1er au 15 mai. Après une nouvelle escale à Dakar du 16 au 18 mai, les neuf contre-torpilleurs quittent Dakar le 19 mai, se ravitaillent à Casablanca le 22 mai avant de rentrer à  Brest le 26 mai 1941.

Le Fantasque est indisponible pour entretien à flot et permissions de l’équipage du 27 mai au 17 juin 1941. Au cours de cette immobilisation, il reçoit une DCA moderne : huit canons de 37mm Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles et six canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en affûts simples remplacent avantageusement les deux canons de 37mm modèle 1925 et les quatre mitrailleuses de 13.2mm en deux affûts doubles. Un premier radar (de navigation) est installé.

Il sort pour essais du 18 au 21 juin puis pour remise en condition du 23 juin au 12 juillet en compagnie de l’Audacieux. Le Fantasque participe ensuite du  19 juillet au 13 août  aux essais et à la remise en condition du Terrible qui sortait à son tour d’une période d’indisponibilité.

Le Fantasque et le Terrible  sortent ensuite ensemble pour les essais et la remise en condition de l’Audacieux qui avait été indisponible du 20 juillet au 10 août, les trois navires étant ainsi à la mer du 15 août au 10 septembre, faisant escale à Nantes du 11 au 15 septembre avant de rentrer à Brest le 16 septembre 1941.

Le 27 septembre 1941, la 10ème DCT au grand complet quitte Brest pour un entrainement de division intensif. Après une école à feux du 27 septembre au 3 octobre, les trois contre-torpilleurs font escale à Saint Malo du 4 au 8 octobre, date à laquelle ils reprenent la mer pour un entrainement à la défense aérienne à la mer (8 au 17 octobre).

Après une escale à Cherbourg du 18 au 22 octobre, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement au mouillage de mines du 23 au 27 octobre puis après un ravitaillement à Cherbourg le 28 octobre, ils enchainent par un entrainement au combat antisurface du 29 octobre au 10 novembre. Après une dernière escale au Havre du 11 au 15 novembre, les trois navires rentrent à Brest le 16 novembre 1941.

La 10ème DCT termine l’année par une sortie en mer d’Iroise consacrée à une école à feux, un entrainement à la défense aérienne à la mer et au combat antisurface. Le Fantasque et ses deux compères de la division sont ainsi à la mer du 23 au 30 novembre avant une période d’entretien à flot du 1er au 12 décembre avant d’être indisponible jusqu’à la fin de l’année pour permettre à l’équipage de prendre ses permissions.

Le 1er janvier 1942, la 10ème DCT est dissoute.  Le Fantasque est transféré à Toulon où il forme une nouvelle 9ème DCT en compagnie de L’Audacieux et du Malin.

Le 8 janvier 1942, les trois contre-torpilleurs de la désormais défunte 10ème DCT brestoise quittent le grand port du Ponnant pour rejoindre leurs nouveaux ports d’attache. Ils se ravitaillent à Casablanca où les trois navires font relâche du 12 au 15 janvier.

Ils se séparent alors : Le Terrible va rejoindre Mers-El-Kébir où il va former une nouvelle 10ème DCT avec Le Triomphant et l’Indomptable alors que le Fantasque et l’Audacieux rallient Toulon pour former une nouvelle 9ème DCT en compagnie du Malin qui à quitté Brest et à précédé ses compères de quelques jours. Les trois contre-torpilleurs sont rassemblés à Toulon le 19 janvier 1942.

Après une période d’entretien à flot du 20 janvier au 2 février, les trois contre-torpilleurs entament un important cycle d’entrainement pour faire de la 9ème DCT une unité de combat homogène et bien entrainée.

Après une école à feux du 5 au 12 février, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement au combat antisurface de jour et de nuit du 14 au 20 février. Mouillant aux salins d’Hyères jusqu’au 25 février, le Fantasque et ses deux compères subissent ensuite un entrainement de défense aérienne à la mer du 26 février au 2 mars puis s’entrainent au mouillage de mines du 4 au 7 mars avant de rentrer à Toulon le 8 mars 1942.

Après un mouillage aux salins d’Hyères du 15 au 22 mars pour une phase d’entrainement au profit notamment de réservistes, la 9ème DCT ressort pour un nouvel entrainement de division cette fois au large du Sénégal.

Quittant le  Var le 27 mars, la division se ravitaille à Casablanca le 31 mars et arrive à destination le 4 avril.

Après une période d’entretien à flot (pour réparer des avaries causées par la traversées) du 5 au 12 avril, les trois contre-torpilleurs sortent pour essais du 13 au 15 avril avant d’entamer son cycle d’entrainement.

Après une école à feux du 16 au 23 avril, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement de défense aérienne à  la mer du 25 avril au 2 mai avant un entrainement au mouillage de mines du 3 au 6 mai.

Après une nouvelle escale à Dakar du 7 au 12 mai, les trois contre-torpilleurs effectuent un entrainement au combat antisurface du 13 au 23 mai. Ils quittent Dakar le 26 mai, se ravitaillent à Casablanca du 30 mai au 4 juin avant de rallier Toulon le 9 juin 1942.

Le Fantasque est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 10 juin au 1er juillet, sortant pour essais du 2 au 5 juillet avant remise en condition du 6 au 20 juillet en compagnie de l’Audacieux.

Le Fantasque participe ensuite aux essais à la mer (23 au 25 juillet) et à la remise en condition (26 juillet au 14 août) du Malin. Les deux navires précédemment cités participent aux essais (15 au 18 août) et à la remise en condition (19 août au 2 septembre) de l’Audacieux qui sortait de sa période d’indisponibilité estivale.

Le 14 septembre 1942, la division appareille pour un entrainement de division en Méditerranée. Les trois contre-torpilleurs quittent Toulon et vont d’abord mouiller aux salins d’Hyères jusqu’au 22 septembre avant de prendre la mer pour une école à feux du 23 au 27 septembre avant une escale à Ajaccio du 28 septembre au 1er octobre.

Le Fantasque et les deux compères de sa division enchainent ensuite par un entrainement au mouillage de mines du 2 au 6 octobre, un entrainement à la défense aérienne à la mer du 7 au 17 octobre, une école à feux dans la nuit du 18 au 19 octobre et un exercice de synthèse du 20 au 31 octobre. Après un nouveau mouillage aux salins d’Hyères du 1er au 12 novembre, les trois contre-torpilleurs rentrent à Toulon le 13 novembre 1942.

Le Fantasque qui doit prochainement entrer en grand carénage reste très actif, sortant pour deux écoles à feux du 20 au 27 novembre et du 3 au 12 décembre, les deux écoles à feux étant séparées par une escale à Marseille du 28 novembre au 2 décembre. Après un mouillage aux salins d’Hyères du 13 au 17 décembre, le contre-torpilleur effectue une dernière sortie à la mer du 18 au 25 décembre, rentrant le même jour à Toulon.

Le 3 janvier 1943, Le Fantasque transmet son pavillon de navire-amiral à L’Audacieux et est échoué le lendemain 4 janvier au bassin n°2 du Missiessy pour remise en état et modernisation de ses capacités militaires.

La coque est grattée, sablée et repeinte; les hélices sont remplacées, les chaudières sont retubées, des nombreux éléments de turbines sont remplacés, les locaux-vie refondus…….. .

Pour l’électronique, le contre-torpilleur reçoit un Asdic pour améliorer ses capacités ASM et pour les radars reçoit en plus de son unique radar de navigation reçoit un radar de veille combinée et deux radars de conduite de tir.

Les changements majeurs concernent l’armement. Les cinq canons de 138mm modèle 1929 sont remplacés par cinq canons de 130mm modèle 1932 en cinq affûts modèle 1941 sous masque. La DCA est renforcée avec dix canons de 37mm Schneider modèle 1941 en cinq affûts doubles alors que les six canons de 25mm en affûts simples sont remplacés par six canons en trois affûts doubles.

Au niveau de la lutte ASM, il reçoit de nouveaux grenadeurs de sillage et augmente son parc de grenades qui passe de 16 à 32 projectiles, des projectiles plus légers mais pas moins efficaces.

Enfin, le contre-torpilleur reçoit un système performant de ravitaillement à la mer, pouvant être ravitaillé aussi bien en flèche et à couple.

Remis à flot le 24 avril 1943, il est armé pour essais le 1er mai, sortant à la mer du 2 au 5 mai avant de gagner les salins d’Hyères le 6 mai où il retrouve L’Audacieux. Les deux navires sortent pour la remise en condition du Fantasque du 7 au 23 mai, les deux navires rentrant à Toulon le 30 mai après une escale à Nice du 24 au 29 mai. A l’issue de ce stage de remise en condition, le Fantasque est redevenu navire-amiral de la 9ème DCT.

Le 10 juin, le Fantasque et l’Audacieux quitte Toulon pour un entrainement de division entre les côtes de Provence et la Corse. Après une école à feux du 10 au 18 juin, les deux contre-torpilleurs se ravitaillent à Toulon avant d’enchainer par un entrainement de défense aérienne à la mer du 19 au 27 juin.

Après une escale à Ajaccio du 28 juin au 2 juillet, les deux navires enchainent par un entrainement ASM avec les sous-marins Iris et Pallas du 3 au 8 juillet, un entrainement au mouillage de mines du 9 au 11 juillet avant un exercice de synthèse du 13 au 30 juillet, date du retour à Toulon des deux navires.

Le 4 août, le Malin est remis à flot, laissant le bassin n°2 du Missiessy à l’Audacieux. Le Fantasque participe aux essais du Malin 10 au 15 août puis à sa remise en condition du 17 août au 3 septembre, les deux navires rentrant à Toulon le 7 septembre après une escale à Nice du 4 au 6.

Le Fantasque est indisponible pour permettre à l’équipage de prendre ses permissions du 8 au 30 septembre, sortant pour essais du 1er au 4 octobre avant remise en condition en compagnie du Malin du 6 au 22 octobre 1943.

Le Fantasque et Le Malin sortent ensuite pour une école à feux du 30 octobre au 7 novembre 1943 avant d’aller mouiller aux salins d’Hyères dès le 8 novembre pour attendre la disponibilité de l’Audacieux alors en grand carénage.

Du 8 au 21 novembre, le Fantasque et le Malin s’étaient entrainés au mouillage avec des simulations de lancement de torpilles, des exercices de sécurité sans oublier que les compagnies de débarquement manœuvrèrent à terre. Le Fantasque et Le Malin participent à la remise en condition de L’Audacieux du 23 novembre au 9 décembre, les trois navires faisant escale à Alger du 10 au 13 décembre, à Ajaccio du 14 au 17 décembre avant de rentrer à Toulon le 18 décembre. Ils restent à quai jusqu’à la fin de l’année civile.

Le 5 janvier 1944, la 9ème DCT quitte Toulon pour un entrainement de division au complet en compagnie du Marceau. Après une école à feux du 5 au 12 janvier, les quatre contre-torpilleurs font escale à La Ciotat du 13 au 15 janvier avant d’enchainer successivement par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 16 au 20 janvier, un entrainement au combat antisurface du 22 au 30 janvier, un entrainement au mouillage de mines du 1er au 4 février et un entrainement ASM en compagnie des sous-marins Héros et Glorieux de la 1ère DSM du 5 au 11 février avant de rentrer à Toulon le 12 février 1944.

Après une école à feux du 16 au 22 février, la 9ème DCT manoeuvre avec la 12ème DCT (Desaix Kléber Marceau) et le croiseur lourd Saint Louis du 26 février au 3 mars, rentrant le jour même à Toulon.

Le Fantasque est indisponible suite à une avarie de chaudière du 7 mars au 5 avril, sortant pour essais du 6 au 9 avril avant de retrouver le 12 avril aux salins d’Hyères ses compères Audacieux et Malin. Les trois navires sont à la mer du 15 au 21 avril, du 24 au 30 avril et du 2 au 10 mai.

Après une escale à Nice du 11 au 15 mai, les trois contre-torpilleurs reprennent la mer pour une école à feux du 16 au 23 mai, un  entrainement au combat antisurface du 25 mai au 3 juin avant un entrainement de défense aérienne à  la mer du 4 au 12 juin, faisant escale à Bastia du 13 au 17 juin avant de rentrer le 18 juin à Toulon.

Le Fantasque est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 19 juin au 9 juillet 1944, sortant pour essais du 10 au 13 juillet et pour remise en condition du 15 au 31 juillet en compagnie du Malin.

Le Fantasque participe du 3 au 7 août aux essais de l’Audacieux dont il assure la remise en condition du 9 au 25 août, les deux navires allant mouiller aux salins d’Hyères. Le Fantasque et l’Audacieux voit le Malin les rejoindre le 26. Les trois navires sortent pour la remise en condition du Malin du 27 août au 13 septembre 1944, rentrant le lendemain à Toulon.

La 9ème DCT sort pour un nouvel entrainement de division. Elle quitte Toulon le 21 septembre en compagnie de la 1ère DT. Les deux divisions se ravitaillent à Casablanca le 25 septembre avant de gagner Dakar le 28 septembre.

Après une école à feux commune du 30 septembre au 7 octobre, la 9ème DCT affronte la 1ère DT dans un entrainement antisurface du 9 au 21 octobre, faisant ensuite escale à Dakar jusqu’au 25 octobre quand les deux divisions entament un entrainement à la défense aérienne à la mer qui s’achève le 4 novembre.

Après un exercice de synthèse commun du 6 au 15 novembre, les sept navires toulonnais quittent Dakar le 16 novembre, se ravitaillent et relâche à Casablanca (20 au 25 novembre) avant de rallier Toulon le 30 novembre. Après une ultime sortie du 7 au 13 décembre, les trois contre-torpilleurs sont indisponibles jusqu’à la fin de l’année civile.

Après une brève sortie d’entrainement du 5 au 9 janvier, les trois contre-torpilleurs vont mouiller aux Salins d’Hyères du 11 au 16 janvier avant de prendre la mer pour exécuter une école à feux et ce du 16 au 23 janvier, date à laquelle ils rentrent à Toulon.

La division aurait du appareiller le 28 janvier pour un entrainement de division mais Le Fantasque est victime d’une avarie qui l’immobilise à Toulon jusqu’au 18 février quand il peut prendre la mer pour essais mais une nouveau problème repousse de 48h le début des essais qui sont enfin satisfaisants (21 au 24 février). Il sort ensuite pour remise en condition du 25 février au 12 mars 1945.

Le 14 mars 1945, les contre-torpilleurs Le Fantasque L’Audacieux et le Malin appareillent de Toulon pour une école à feux qui s’achève le 21 mars quand les trois navires arrivent à Alger pour quelques jours d’escale.

Reprenant la mer le 25 mars, la 9ème DCT subit un entrainement de défense aérienne à la mer jusqu’au 31 mars quand le Fantasque et ses compères arrivent à Tunis, faisant escale dans la capitale du protectorat du 31 mars au 4 avril.

Les trois navires enchainent ensuite avec un entrainement au combat antisurface du 5 au 13 avril puis après une escale à Bizerte du 14 au 17 avril effectuent un entrainement au mouillage de mines du 18 au 21 avril avant de terminer par un entrainement ASM avec les sous-marins Venus et Pallas  du 22 avril au 2 mai, date du retour de la 9ème DCT à Toulon.

Le Fantasque mouille aux salins d’Hyères du 10 au 18 mai, ressortant le 19 mai pour une école à feux jusqu’au 26 mai, rentrant le jour même à Toulon.

Le 1er juin 1945, le Fantasque sort en compagnie de l’Audacieux pour un entrainement au combat de nuit du 1er au 3 juin avant une escale à Calvi du 4 au 7 juin, les deux contre-torpilleurs retrouvant alors le Malin pour un exercice de combat du 7 au 13 juin, la 9ème DCT allant mouiller ensuite aux salins d’Hyères.

Le 17 juin, le Fantasque l’Audacieux et le Malin quittent leur mouillage, retrouvant au large de Toulon le croiseur lourd Algérie et la la 2ème DCT ( Bayard Du Guesclin Turenne) pour entrainement.

Du 18 au 25 juin, l’Algérie va simuler un navire corsaire tentant de franchir la barrière de Corse (Nice-Bastia), barrière défendue par des divisions de contre-torpilleurs puis après une courte escale à Bastia du 26 au 28 juin, l’Algérie va simuler un cargo rapide harcelé près des côtes par des contre-torpilleurs ennemis mais bénéficiant cette fois du soutien de l’aviation et des sous-marins Venus, La Gorgone  et L’Africaine pour cet exercice qui à lieu du 29 juin au 2 juillet. Après une escale à Nice du 3 au 7 juillet, l’Algérie rentre à Toulon le 9 juillet 1945.

Alors que l’Audacieux est indisponible, Le Fantasque et le Malin sort pour une école à feux et des lancements de torpilles aux Salins d’Hyères du 17 au 25 juillet avant de rentrer à Toulon le lendemain 26 juillet.

Le Fantasque est indisponible du 1er au 22 août, sortant pour essais du 23 au 26 août puis pour remise en condition du 28 août au 11 septembre en compagnie de l’Audacieux, les deux contre-torpilleurs participant aux essais et à la remise en condition du Malin (respectivement 14 au 17 septembre et 18 septembre au 2 octobre).

La 9ème DCT sort pour un nouvel entrainement de division qui à lieu dans le Golfe de Gascogne pour rompre avec la routine des entrainements en Méditerranée. Les trois contre-torpilleurs quittent Toulon le 12 octobre, fait escale à Casablanca le 16 octobre, à Lisbonne du 19 au 21 octobre avant d’arriver à Lorient le 23 octobre 1945.

Après une école à feux du 25 au 31 octobre, les trois contre-torpilleurs font escale à La Pallice du 1er au 4 novembre avant d’enchainer par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 5 au 12 novembre, faisant escale à Bordeaux du 13 au 16 novembre. Après un entrainement au combat antisurface du 17 au 27 novembre, les trois contre-torpilleurs font escale à Royan du 28 novembre au 2 décembre.

Après une période d’entretien à Lorient du 3 au 15 décembre,  les trois contre-torpilleurs quittent la Bretagne le 16 décembre, se ravitaillent à Casablanca le 20 décembre avant de rentrer à Toulon le 25 décembre 1945.

Après une période d’indisponibilité du 26 décembre au 14 janvier, les trois contre-torpilleurs de la 9ème DCT sortent pour essais du 15 au 18 janvier avant d’enchainer par un exercice en compagnie du croiseur lourd Algérie, de la 1ère Division de Torpilleurs et de la 2ème DCT.

La petite escadre quitte Toulon le 22 janvier, l’Algérie ouvrant la marche suivit par la 2ème DCT, la 1ère DT et la 9ème DCT. Les onze navires effectuent un premier exercice de combat antisurface du 22 janvier au 2 février, l’Algérie menant les torpilleurs légers  contre les contre-torpilleurs.

Après une escale à Nice du 3 au 6 février, la petite escadre effectue une école à feux du 7 au 15 février avant un ravitaillement à Toulon le 16 février. Ils enchainent par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 17 au 27 février avant un exercice de synthèse du 28 février au 7 mars, date du retour des navires à Toulon.

Le 8 mars 1946, Le Fantasque transmet son pavillon de navire-amiral au Malin avant de subir un nouveau grand carénage. Il est échoué du 10 mars au 25 juin au bassin n°4 du Castigneau pour une remise en état complète sans modernisation de ses capacités militaires.

Armé pour essais le 1er juillet, il sort pour essais du 2 au 5 juillet avant de mouiller aux Salins d’Hyères du 6 au 8 juillet en compagnie du Malin avec qui il sort pour sa remise en condition du 9 au 23 juillet, rentrant à Toulon le 1er août après une escale à Nice (24 au 31 juillet). Le jour du retour à Toulon, le Fantasque redevient navire-amiral de la 9ème DCT.

Alors que le Malin est indisponible pour les permissions de l’équipage (1er au 20 août), le Fantasque va mouiller aux Salins d’Hyères du 1er au 8 août, sortant pour une école à feu du 9 au 18 août avant de rentrer à Toulon le 19 août.

Il participe du 21 au 24 août aux essais du Malin puis du 26 août au 14 septembre à sa remise en condition après sa période d’indisponibilité estivale. Les deux contre-torpilleurs mouillent aux salins d’Hyères du 15 au 22 septembre avant de sortir pour une école à feux du 23 septembre au 1er octobre 1946.

Le 5 octobre 1946, l’Audacieux quitte le bassin n°4 du Castigneau où il est remplacé le lendemain par le Malin. Le Fantasque participe à ses essais du 6 au 9 octobre puis à sa remise en condition du 10 octobre au 2 novembre 1946.

Le Fantasque est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 3 novembre au 2 décembre, sortant pour essais du 3 au 6 décembre avant une sortie d’entrainement en compagnie de l’Audacieux du 7 au 22 décembre 1946, les deux navires restant à quai jusqu’à la fin de l’année.

Après une sortie d’entrainement du 4 au 13 janvier 1947, les deux contre-torpilleurs disponibles de la 9ème DCT vont mouiller aux salins d’Hyères où ils sont rejoint le 18 janvier par le Malin qui venait de réaliser ses essais à la mer. Les trois contre-torpilleurs sortent pour la remise en condition du Malin du 20 janvier au 4 février 1947, rentrant à Toulon le 8 février après une escale à Calvi du 5 au 7 février.

Victime d’une avarie de chaudière, le Fantasque est indisponible du 11 février au 4 mars 1947, sortant pour essais du 5 au 8 mars avant de retrouver le lendemain 9 mars ses sister-ships Audacieux et Malin aux salins d’Hyères.

La 9ème DCT ainsi reconstituée va sortir pour un entrainement au combat antisurface du 10 au 31 mars avant une escale à Propriano du 1er au 4 avril. Les Fantasque, Audacieux et Malin effectuent un entrainement à  la défense aérienne à la mer du 5 au 12 avril puis chargent des mines d’exercices à Toulon le 13 avril pour un entrainement au mouillage de mines au large de la Balagne du 14 au 17 avril. Après un nouveau ravitaillement à Ajaccio le 18, les trois contre-torpilleurs effectuent un exercice de synthèse jusqu’au 25 avril date de leur retour à Toulon.

Le 3 mai 1947, la 9ème DCT quitte Toulon pour un entrainement de division au large du Sénégal en compagnie du pétrolier Elorn. Les trois contre-torpilleurs effectuent ainsi la traversée Toulon-Dakar sans escale, arrivant à destination le 12 mai.

Les contre-torpilleurs effectuent une école à feux à Rufisque du 15 au 22 mai avant d’enchainer par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 24 au 31 mai, faisant relâche à Dakar du 1er au 7 juin avant de reprendre l’entrainement. Après une nouvelle école à feux du 8 au 15 juin, les contre-torpilleurs effectuent un entrainement à l’attaque et à la défense d’un convoi représenté par l’Elorn et ce du 17 au 27 juin.

Après une nouvelle escale à Dakar du 28 au 30 juin, les trois contre-torpilleurs et le pétrolier quittent Dakar le 1er juillet, se ravitaillent le 5 à Casablanca avant de rentrer à Toulon le 10 juillet 1947.

Le contre-torpilleur Le Fantasque est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 11 juillet au 2 août, sortant pour essais du 3 au 7 août avant de retrouver le 8 août son compère Le Malin aux salins d’Hyères. Les deux navires sortent pour la remise en condition du Fantasque du 10 au 25 août, date à laquelle les deux navires rentrent à Toulon.

Le Fantasque participe du 29 août au 13 septembre à la remise en condition de l’Audacieux avant que les deux navires ne participent aux essais et à la remise en condition du Malin respectivement du 16 au 19 septembre et du 21 septembre au 6 octobre.

Le 15 octobre 1947, la 9ème DCT sort pour un entrainement de division dans le Golfe du Lion, effectuant une école à feu du 15 au 23 octobre avant une escale à Port-Vendres du 24 au 27 octobre.

Après un entrainement de défense aérienne à la mer du 28 octobre au 7 novembre, les trois contre-torpilleurs sont à Sète du 8 au 11 novembre avant un entrainement au mouillage de mines du 12 au 15 novembre. Après un ravitaillement à Toulon le 16 novembre, la 9ème DCT effectue un entrainement ASM avec les sous-marins Iris et Cérès du 17 au 26 novembre, rentrant à Toulon le lendemain.
La 9ème DCT est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 28 novembre au 20 décembre, sortant pour entrainement du 21 au 28 décembre.

Le Fantasque sort avec ses compères L’Audacieux et Le Malin pour un entrainement de division au large de la Corse à partir du 4 janvier quand les trois navires de la division entament une école à feux qui s’achève le 12 quand les trois navires mouillent à Ajaccio.

Ils enchainent par un entrainement de défense aérienne à la mer du 13 au 21 janvier puis par un entrainement au mouillage de mines du 23 au 26 janvier avant un entrainement ASM avec les sous-marins L’Astrée  et La Gorgone du 28 janvier au 8 février. Après un mouillage aux salins d’Hyères du 9 au 16 février, les trois contre-torpilleurs effectuent un exercice de synthèse à la mer du 17 au 28 février, rentrant le jour même à Toulon.

La 9ème DCT quitte Toulon le 2 mars 1948 en compagnie de la 6ème DC (De Grasse Chateaurenault Guichen), du cuirassé Richelieu, de deux torpilleurs d’escadre et du pétrolier Elorn.

La petite mais puissante escadre commence par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 2 au 12 mars avant une escale à Nice du 13 au 17 mars.

Le Richelieu appareille le premier dans la nuit du 17 au 18 mars avec pour mission de rallier Alger en échappant aux croiseurs légers et aux contre-torpilleurs (L’Elorn lui gagne Mers-El-Kébir pour recompléter ses soutes et servir de base mobile de ravitaillement).

Au cours de six joutes successives (18-21 mars, 23-26 mars, 28-30 mars, 1er au 4 avril, 6 au 9 avril et 11 au 15 avril), le Richelieu est intercepté à trois reprises mais coulé une seule fois sous les coups des torpilles et des obus des croiseurs et contre-torpilleurs.

Après une escale de ravitaillement auprès de l’Elorn à Mers-El-Kébir du 17 au 22 avril, le cuirassé accompagné des contre-torpilleurs appareille pour un exercice à double détente contre les croiseurs légers qui devaient rallier Bizerte. L’exercice qui à lieu du 24 avril au 4 mai et se termine par une escale à Bizerte du 5 au 12 mai 1948. Tous les navires rentrent à Toulon le 15 mai 1948.

Le Fantasque est indisponible du 16 mai au 7 juin pour entretien et permissions de l’équipage, sortant pour essais du 8 au 10 juin avant remise en condition menée du 11 au 30 juin en compagnie du Malin.

Le Fantasque participe ensuite aux essais (1er au 4 juillet) et à la remise en condition (5 au 20 juillet) de l’Audacieux avant que les deux navires n’aillent mouiller aux salins d’Hyères.

Le 25 juillet, le Malin qui venait de réaliser ses essais à la mer retrouve ses deux compères aux salins. Les trois navires sont à la mer du 26 juillet au 12 août 1948, faisant escale à Nice du 13 au 17 août avant de rentrer à Toulon le lendemain 18 août 1948.

Le 21 août 1948, les trois contre-torpilleurs passent à l’effectif de guerre et vont mouiller aux salins d’Hyères avec en permanence un contre-torpilleur en alerte prêt à appareiller et les deux autres navires en alerte à 6h.

Néanmoins le 1er septembre, ce tour d’alerte est abandonné, la 9ème DCT sortant pour entrainement du 2 au 5 septembre 1948.

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Le Maillé Brézé

Le contre-torpilleur Maillé-Brézé à la mer

Le contre-torpilleur Maillé-Brézé à la mer

Par le marché n°5268E du 17 octobre 1929, la construction du contre-torpilleur Da-14 est attribuée à la Société des Ateliers et Chantiers de Saint Nazaire Penhoët.

-Le Da-14 ultérieurement baptisé Maillé-Brézé est mis sur cale le 9 octobre 1930 et lancé le 9 novembre 1931. Après une période d’achèvement à flot, le Maillé-Brézé quitte Saint-Nazaire le 12 septembre 1932 direction Lorient son port d’armement.

Les essais commencés dès la traversée Saint Nazaire-Lorient se déroulent sans réels incidents et le contre-torpilleur entre en phase de démontage dès le 7 novembre 1932.

Les remontages sont terminés le 24 janvier 1933 mais la surcharge des bassins de l’Arsenal retarde sa mise au sec, préalable à sa sortie de vérification qui à lieu à la fin du mois de février. Revenu à Lorient le 7 mars, son départ pour sa traversée longue durée est retardé par une avarie d’hélice. La clôture d’armement est prononcée le 6 avril et il quitte Lorient pour Brest le 11 avril 1933.

Rentré de Brest le 13 avril 1933, il appareille pour sa traversée de longue durée qui se résume à une traversée Lorient-Brest avec une participation aux exercices de la 2ème Escadre. Il rallie le port finisterien le 22 avril 1933.

Le 22 avril 1933, le contre-torpilleur Maillé-Brézé est admis au service actif au sein de la 2ème Escadre à Brest.

A son admission au service actif, le Maillé-Brézé est affecté à la 6ème DL qu’il compose avec le Bison et le Vauban, deux unités plus anciennes de classe Guépard.

Le 15 octobre 1933 est créé au sein de la 2ème Escadre un groupe de contre-torpilleurs, le Maillé-Brézé formant la 6ème DL avec le Lion mais seulement trois mois plus tard, en janvier 1934, cette division est formée par le Maillé-Brézé, le Kersaint et le Léopard.

Le 26 mars 1934, le Kersaint est admis au service actif ce qui permet à la 6ème DL de devenir une division homogène avec le Maillé-Brézé, le Vauquelin et donc le Kersaint.

Le 22 octobre 1934, la 6ème DL quitte définitivement Brest pour Toulon où elle arrive le 31 octobre après une escale à Casablanca du 25 au 29. La 6ème DL est alors rebaptisé 9ème DL et affecté au groupe des contre-torpilleurs de la 1ère Escadre.

Pour l’année d’instruction 1936-37, la composition de la 9ème DL évolue puisque la division est désormais composée du Maillé Brézé (Al), du Kersaint et du Cassard, la division étant intégrée à la 3ème Escadre Légère (nouvelle appellation du groupe des contre-torpilleurs de la 1ère Escadre).

Après une fin d’année 1936 consacrée à un grand carénage (Maillé Brézé et Cassard à Toulon, Kersaint à Bizerte), la 9ème DL est affectée en janvier 1937 aux opérations au large de l’Espagne, la 9ème DL devant faire respecter la liberté de navigation menacée par les deux belligérants et leurs alliés.

Le 12 avril 1937 comme les autres DL armées de contre-torpilleurs, la 9ème DL devient 9ème DCT mais ce changement de nom se traduit par aucun changement de composition de la division qui va rester ainsi composée jusqu’au déclenchement de la guerre de Pologne en septembre 1939.

Durant les deux mois de conflit (septembre-décembre 1939), le Maillé-Brézé va effectuer des escortes de convois, des missions de surveillance sans oublier un entrainement constant et de plus en plus intensif pour être prêt à faire face à une entrée en guerre de l’Italie.

La 9ème DCT est en entretien à flot du 1er au 17 janvier, sortant pour essais du 18 au 21 janvier avant remise en condition du 23 au 17 février 1940. Ils rentrent tous à Toulon le 22 février après une escale à Marseille du 18 au 21 février.

Alors que le Kersaint est indisponible pour avarie, le Cassard et le Maillé-Brézé sortent pour un entrainement au combat antisurface du 25 février au 5 mars, faisant escale en rade de Villefranche du 6 au 10 mars avant d’enchainer une école à feux et des lancements de torpilles du 11 au 17 mars allant mouiller aux salins d’Hyères.

Le 20 mars, le Kersaint réparé retrouve ses compères aux salins d’Hyères, les trois contre-torpilleurs effectuant une école à feux jusqu’au 24 mars, date à laquelle les trois contre-torpilleurs rentrent à Toulon.

La 9ème DCT exécute alors un entrainement de division. Quittant Toulon le 30 mars, les trois contre-torpilleurs commencent cet entrainement par une école à feux du 30 mars au 8 avril puis après un ravitaillement à Toulon le 9 avril par un entrainement au combat antisurface du 10 au 15 avril suivit après un nouveau ravitaillement par un entrainement au mouillage de mines du 17 au 21 avril date à laquelle les trois navires reprennent leur poste au quai Noël.

Alors que le Cassard est indisponible suite à une avarie mécanique, le Maillé-Brézé et le Kersaint sortent pour une école à feux nocturne du 27 avril au 1er mai, date à laquelle ils vont mouiller aux salins d’Hyères jusqu’au 8 mai.

Le lendemain 9 mai, le Cassard les y rejoint pour un entrainement commun (combat antisurface, école à feux) du 9 au 18 mai. Après une escale commune à La Ciotat du 19 au 24 mai, les trois navires rentrent à Toulon le 25 mai 1940.

Le Maillé-Brézé va à partir du 1er juin mouiller en grande rade pour entrainement au mouillage, une sortie à la mer étant prévue le 8 juin 1940.

Le 8 juin 1940 à  9.14, peu après un entrainement au lancement simulé de torpilles, une explosion secoue le Maillé-Brézé.

Une torpille de la plate-forme double bâbord s’est auto-allumée, la gargousse de poudre étant restée en place en dépit des consignes. La torpille chassée fonce droit devant, défonçant les cloisons légères. Le cône explosif qui n’était pas en place semble devoir limiter les dégâts mais le réservoir d’air comprimé sous l’effet de la chaleur explose, ravageant les superstructures et déclenchant un terrible incendie qui oblige le commandant, le CF Glottin à noyer les soutes avant de 138mm.

Plusieurs navires de la DP de Toulon  interviennent rapidement mais l’incendie ravage le navire qui pour ne rien arranger, s’enfonce sous l’effet des paquets d’eau envoyés par les navires de secours et finit par couler droit.

Le Maillé-Brézé sécoué par l'incendie. Au fond la presqu'ile de Saint Mandrier

Le Maillé-Brézé secoué par l’incendie. Au fond la presqu’ile de Saint Mandrier

Au total 34 marins ont été tués que ce soit par l’explosion, l’incendie ou la submersion du bâtiment qui est considéré comme irrécupérable. Le Maillé-Brézé est condamné le 17 octobre 1940 et l’épave relevée en février 1941 puis démantelée. Les obsèques des 17 marins morts à l’intérieur du navire feront l’objet d’un faste à la hauteur de l’émotion suscitée. La mémoire du contre-torpilleur sera perpétuée par un contre-torpilleur de classe Guépratte.

10-Contre-torpilleurs (22)

Le Cassard

Le contre-torpilleur Cassard du temps où il était intégré à la 9ème DL

Le contre-torpilleur Cassard du temps où il était intégré à la 9ème DL

La construction du Da-12 est attribuée par le marché n°5268C signé entre la marine nationale et les Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) de Nantes, marché signé comme les cinq autres de la classe Vauquelin le 17 octobre 1929.

-Le Da12 ultérieurement baptisé Cassard est mis sur cale le 12 novembre 1930, lancé le 8 novembre 1931 puis subissant une période d’achèvement à flot à Nantes.

Le 9 août 1932, il quitte Nantes pour Lorient, le port d’armement des six contre-torpilleurs de classe Vauquelin, arrivant à destination le lendemain.

Le programme d’essais est rondement mené, la clôture d’armement est prononcé  le 15 septembre et dès le 3 octobre, le Cassard rentre en période de démontages.

Malheureusement, lors d’une sortie d’essais le 13 décembre 1932, il est victime d’une avarie ce qui l’oblige à revenir à son chantier constructeur pour des réparations estimées à six mois.

Les réparations terminées, le Cassard rallie Lorient le 8 septembre puis Brest le 13 septembre pour charger ses torpilles avant de réaliser sa traversée de longue durée.

Armé définitivement le 20 septembre 1933, il appareille pour sa traversée de longue durée le 23 septembre, faisant escale à Casablanca et à Alger avant de rallier Toulon le 6 octobre 1933.

Le 7 octobre 1933, le contre-torpilleur Cassard est admis au service actif au sein de la 1ère escadre

A son admission au service actif, le Cassard forme la 7ème Division Légère (7ème DL) en compagnie de son sister-ship Tartu et de l’Albatros.

Il est placé en position de complément durant l’année d’instruction 1934-35 (1er octobre 1934 au 30 septembre 1935) remplacé au sein de la 7ème DL par son sister-ship Chevalier Paul. Cela ne signifie pas qu’il reste à Toulon, sortant régulièrement pour entrainement.

Il est réarmé pour l’année d’instruction 1935-1936, intégrant la 5ème DL qu’il forme avec ses sister-ships Tartu et Chevalier Paul.

Cette appartenance est éphémère car pour l’année d’instruction 1936-37 il intègre la 9ème DL où il retrouve le Maillé-Brézé et le Kersaint, la 9ème DL étant l’une des divisions de la 3ème Escadre Légère.

Comme tous les autres contre-torpilleurs basés à Toulon,  le Cassard participe aux opérations liées à la guerre d’Espagne.

Le 1er octobre 1937, les trois contre-torpilleurs de la 9ème DCT prennent l’effectif de la disponibilité armée, en principe pour la durée de l’année d’instruction 1937-38 (1er octobre 1937 au 30 septembre 1938).

Après quelques sorties à effectifs réduits, les contre-torpilleurs de cette division rentrent en grand carénage. Le Cassard arrive à l’Arsenal de Sidi-Abdallah le 13 janvier 1938 pour presque six mois de travaux, revenant à Toulon à la mi-juin.

La dégradation de la situation internationale (crise des Sudètes) accélère le réarmement de la 9ème DCT qui est réalisé début septembre alors qu’il n’était prévu que le 1er octobre 1938. Les contre-torpilleurs sont armés à effectifs de guerre avant de revenir à l’effectif de temps de paix au début du mois d’octobre.

Le 1er juillet 1939 est créée la Flotte de la Méditerranée. Placée sous le commandement de l’amiral Ollive qui à mis sa marque sur le cuirassé Provence, cette grande entité est organisée en quatre escadres.

La 2ème Escadre basée à Toulon regroupe les vieux cuirassés  Lorraine Bretagne au sein de la 2ème DL accompagnés par les torpilleurs de la 1ère flottille.

La 3ème Escadre basée à Toulon regroupe deux «sous-escadres» avec la 1ère Escadre de Croiseurs composée de la 1ère DC (Algérie Foch Dupleix) et de la 2ème DC (Duquesne Tourville Colbert) et la 3ème Escadre Légère composée de trois divisions de contre-torpilleurs la 5ème DCT, la 7ème DCT et la 9ème DCT ( Maillé Brézé_navire amiral de la 3ème escadre légère_ Kersaint Cassard).

On trouve également la 4ème Escadre basée à Bizerte avec la 3ème DC (La Marseillaise Jean de Vienne et La Galissonnière) la 1ère DCT : contre-torpilleurs Vauban Lion Epervier la 3ème DCT contre-torpilleurs Guépard Valmy Verdun, la 11ème DCT : contre-torpilleurs Milan et Bison plus hors-rang le croiseur léger Emile Bertin et la 6ème Escadre à Oran avec le contre-torpilleur Lion, les torpilleurs Bordelais L’Alcyon et     Trombe et douze sous-marins.

Quand la guerre de Pologne éclate le 1er septembre 1939, la 9ème DCT est toujours composée des même navires, navires qui vont mener des missions de surveillance et d’escorte de convois en dépit du fait qu’ils n’étaient bien équipés pour une la dernière mission nommée.

La 9ème DCT est en entretien à flot du 1er au 17 janvier, sortant pour essais du 18 au 21 janvier avant remise en condition du 23 au 17 février 1940. Ils rentrent tous à Toulon le 22 février après une escale à Marseille du 18 au 21 février.

Alors que le Kersaint est indisponible pour avarie, le Cassard et le Maillé Brézé sortent pour un entrainement au combat antisurface du 25 février au 5 mars, faisant escale en rade de Villefranche du 6 au 10 mars avant d’enchainer une école à feux et des lancements de torpilles du 11 au 17 mars allant mouiller aux salins d’Hyères.

Le 20 mars, le Kersaint réparé retrouve ses compères aux salins d’Hyères, les trois contre-torpilleurs effectuant une école à feux jusqu’au 24 mars quand ils rentrent à Toulon.

La 9ème DCT exécute alors un entrainement de division mené du 30 mars au 21 avril, date à laquelle les  trois navires reprennent leur poste au quai Noël.

Le Cassard est victime d’une avarie mécanique sur sa turbine HP tribord, étant indisponible du 22 avril au 4 mai, sortant pour essais du 5 au 8 mai avant de rallier les salins d’Hyères le 9 mai où le contre-torpilleur retrouve ses compères de la 9ème DCT. Les trois-contre-torpilleurs sortent alors pour un entrainement commun du 9 au 18 mai.  Après une escale commune à La Ciotat du 19 au 24 mai, les trois navires rentrent à Toulon le 25 mai 1940.

Le 8 juin 1940, le Maillé Brézé est détruit accidentellement par une torpille alors qu’il était mouillé en grande rade à Toulon. La 9ème DCT se retrouve donc limitée à deux navires, le Kersaint reprenant le pavillon de navire-amiral de la division.

Le Cassard et le Kersaint sortent pour entrainement du 12 au 20 juin sans leurs tubes lance-torpilles qui ont été débarquées pour inspection et modification. Après un  mouillage aux salins d’Hyères du 21 au 27 juin, les deux contre-torpilleurs s’entrainent jusqu’au 6 juillet, rentrant à Toulon le 10 juillet après une escale à Sète du 7 au 9 juillet.

Les deux contre-torpilleurs sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 10 juillet au 1er août, sortant pour essais du 2 au 5 août et pour remise en condition du 6 au 23 août avec cette fois leurs tubes lance-torpilles. Ils rentrent à Toulon le 24 août 1940.

Le 1er septembre 1940, décision est prise de détacher à Casablanca la 9ème DCT pour renforcer la surveillance des côtes du Maroc. Les deux contre-torpilleurs quittent Toulon le 2 septembre et arrivent à leur nouveau port d’attache Casablanca le 7 septembre. Ils vont être déployés dans la région jusqu’au 10 janvier 1941 quand la décision est prise de redéployer à Toulon la 9ème DCT.

Le Cassard et le Kersaint quittent le Maroc le 11 janvier pour rallier Toulon le 15 janvier. Ils sont indisponibles jusqu’au 2 février, sortant pour essais et remise en condition du 4 au 27 février 1941.

Le Cassard et le Kersaint sortent pour un nouvel entrainement de division du 5 au 27 mars, les deux contre-torpilleurs faisant escale à Propriano du 28 au 31 mars puis à Port-Bouc du 1er au 6 avril avant de rentrer à Toulon le 8 avril 1941.

Le Cassard est victime d’une avarie qui le rend indisponible pour entretien du 9 au 20 avril, sortant pour essais et remise en condition du 21 avril au 3 mai. Le lendemain, il quitte Toulon, retrouvant au large d’Ajaccio le Kersaint venu d’Alger.

La 9ème DCT ainsi reconstituée manoeuvre du 5 au 12 mai, faisant escale ensuite à Bastia du 13 au 17 mai, à Nice du 18 au 21 mai, mouille aux salins d’Hyères du 22 au 27 mai avant de rentrer à Toulon le lendemain 28 mai 1941.

La 9ème Division de Contre-Torpilleurs va mouiller en rade de Villefranche du 5 au 17 juin avant de sortir pour un entrainement du 18 juin au 10 juillet avec une escale à La Ciotat du 27 juin au 2 juillet, les deux contre-torpilleurs rentrant à Toulon le lendemain 11 juillet 1941.

Le Kersaint en grand carénage, le Cassard après une période d’indisponibilité pour les permissions de l’équipage du 11 au 31 juillet sort pour essais du 2 au 5 août et pour remise en condition du 7 au 27 août, rentrant à Toulon le 1er septembre après une escale à Calvi du 28 au 31 août.

Le Cassard effectue une série de missions de présence et de surveillance dans le golfe de Gênes en raison de l’accroissement des mouvements de la Regia Marina. Quittant Toulon le 7 septembre, le contre-torpilleur effectue une première mission de surveillance du 7 au 13 septembre avant une escale à Nice du 14 au 17 septembre.

Une deuxième mission de surveillance à lieu du 18 au 25 septembre avant une escale à Bastia du 26 au 28 septembre, escale qui est suivie par une troisième mission de surveillance du 29 septembre au 5 octobre avant de rentrer à Toulon le lendemain 6 octobre.

Le 8 octobre 1941, le Kersaint quitte le bassin n°3 du Missiessy après presque trois mois de travaux et dès le lendemain 9 octobre, le Cassard lui succède pour des travaux qui vont l’immobiliser jusqu’au 30 décembre. Comme son sister-ship Kersaint, le Cassard subit une remise en état et une modernisation de sa DCA.

Il troque ainsi ses canons de 37mm modèle 1933 (deux affûts doubles) et ses mitrailleuses de 13.2mm (deux affûts doubles) contre trois affûts doubles de 37mm Schneider modèle 1941 et quatre canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40  en affûts simples. Des radars et un Asdic sont installés tout comme un système performant de ravitaillement à la mer.

Le 30 décembre 1941, le Cassard est donc remis à flot après près de trois mois de travaux. Il sort pour essais du 31 décembre au 3 janvier avant remise en condition du 4 au 21 janvier 1942.

Le 1er janvier 1942 dans le cadre de la réorganisation des divisions de contre-torpilleurs, le Kersaint forme avec le Cassard une nouvelle 8ème DCT, affectée en Manche avec Dunkerque pour port d’attache.

Le 22 janvier 1942, la nouvelle 8ème DCT quitte Toulon, se ravitaille à Casablanca le 26 janvier, relâche à Lisbonne du 28 janvier au 2 février, se ravitaille à Brest le 5 février avant de rallier Cherbourg le 6 février 1942, base provisoire en attendant que les installations de Dunkerque soient prêtes.

Le Cassard et le Kersaint effectuent une école à feux du 9 au 15 février puis après ravitaillement le 16 février rallie Le Havre le 18 février où ils retrouvent la 1ère DCT (Jaguar et Chacal) pour un exercice commun du 19 février au 25 mars, les deux divisions se séparant alors, la 8ème DCT rentrant à Cherbourg le 26 mars 1942..

Le 17 mars 1942, un décret du ministre de la Marine officialise la création de l’Escadre Légère du Nord (ELN) et l’activation de la station navale de Dunkerque qui bénéficie du soutien de la base aéronavale de Calais-Marck. Le Cassard est le navire-amiral de l’ELN en attendant la mise en service (encore assez lointaine) du croiseur léger prévu comme navire-amiral……….. .

La 8ème DCT quitte Cherbourg le 29 mars 1942 et rallie son nouveau port d’attache le lendemain 30 mars. Les deux contre-torpilleurs ressortent dès le lendemain pour un entrainement de base jusqu’au 6 avril quand les deux navires rentrent à Dunkerque.

Après une période d’entretien à flot du 7 au 30 avril, les deux contre-torpilleurs sortent pour essais du 1er au 4 mai avant remise en condition. Ils enchainent par un entrainement du 5 au 23 mai 1942.

Le 1er juin, les deux contre-torpilleurs appareillent de Dunkerque pour effectuer une tournée en mer du Nord. Le Cassard et le Kersaint effectuent une escale à Ostende du 2 au 6 juin, à Zeebruge du 7 au 11 juin, Anvers du 12 au 15 juin, Rotterdam du 17 au 21 juin, Oslo du 23 au 25 juin, Newcastle du 27 au 30 juin, Londres du 2 au 5 juillet, Douvres du 6 au 9 juillet avant de rentrer à Dunkerque le lendemain 10 juillet 1942.

Le Cassard sort pour entrainement du 16 juillet au 3 août avant d’être indisponible du 5 au 29 août 1942, effectuant ses essais et sa remise en condition en compagnie du Kersaint du 30 août au 20 septembre, les deux navires rentrant à Dunkerque le lendemain.

Du 29 septembre au 5 octobre, les deux contre-torpilleurs de la 8ème DCT effectuent un entrainement commun avec le cuirassé Jean Bart et ses torpilleurs d’escorte Opiniâtre et Aventurier, les cinq navires faisant escale à Cherbourg avant de se séparer le 9 octobre, les contre-torpilleurs ralliant Dunkerque le lendemain.

La 8ème DCT quitte Dunkerque le 15 octobre pour un entrainement de division au large de la Belgique. Il était prévu que le Corps Naval Belge participe à cet exercice mais au final sa participation à été annulée pour des raisons de politique intérieure.

Cet entrainement à lieu du 15 octobre au 28 novembre, rentrant à Dunkerque le 5 décembre après une escale à Calais du 29 novembre au 4 décembre, les contre-torpilleurs ayant également relâché à Douvres du 23 au 26 octobre. La 8ème DCT termine l’année par un entrainement du 8 au 21 décembre, rentrant à Dunkerque le lendemain.

Le Cassard commence l’année 1943 par un entrainement de division en compagnie du Kersaint, entrainement qui l’occupe du 7 janvier au 24 février, rentrant à Dunkerque le lendemain après avoir fait escale au Havre (28 janvier au 4 février et du 5 au 8 février).

Le Cassard sort pour un entrainement au combat antisurface du 27 février au 3 mars puis après une escale à Dieppe du 4 au 6 mars enchaine par un entrainement de défense aérienne à la mer du 7 au 14 septembre, rentrant à Dunkerque le 15 septembre 1943. Il participe ensuite à la remise en condition du Kersaint du 18 au 25 mars avec notamment une école à feux.

Le 28 mars 1943 dans la soirée, la 8ème DCT accueille au large de Dunkerque les contre-torpilleurs Jaguar Chacal et Léopard de la 1ère DCT venue de Brest. Les deux divisions vont s’entrainer du 31 mars au 27 avril, faisant escale à Dunkerque du 27 au 30 avril avant que les deux divisions se séparent.

La 8ème DCT sort pour un nouveau entrainement de division du 10 mai au 26 juin avec une participation belge du 23 mai au 9 juin, les deux contre-torpilleurs ayant fait escale à Ostende du 17 au 22 mai, Anvers du 28 au 31 mai, Calais du 10 au 12 juin et enfin Le Havre du 27 au 30 juin avant de rentrer le lendemain à Dunkerque.

Le Cassard est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 2 au 25 juillet, sortant pour essais du 26 au 29 juillet avant remise en condition du 31 juillet au 16 août. Il participe ensuite à la remise en condition du Kersaint du 22 août au 4 septembre 1943.

Du 10 septembre au 15 octobre, la 8ème DCT exécute un exercice commun avec la 3ème et la 6ème DCT venues de Brest. Après une école à feu du 22 au 30 octobre, les deux contre-torpilleurs effectuent une escale à Zeebruge du 31 octobre au 2 novembre, rentrant à Dunkerque le lendemain 3 novembre.

Le 8 novembre 1943, les contre-torpilleurs de la 8ème DCT et les torpilleurs légers de la 5ème DT accueillent à Dunkerque la 1ère DCT venue de Brest pour un entrainement commun du 9 novembre au 10 décembre, faisant une escale commune à Dunkerque jusqu’au 15 décembre, les contre-torpilleurs brestois quittant le Nord le lendemain.

Le Cassard et le Kersaint sont ensuite en entretien à flot du 20 décembre 1943 au 4 janvier 1944, sortant pour essais du 5 au 8 janvier avant un stage de remise en condition du 9 au 22 janvier, les deux navires rentrant à Dunkerque le 27 janvier après une escale à  Douvres du 23 au 26 janvier.

Le Cassard et le Kersaint effectuent ensuite un nouvel entrainement de division du 22 février au 26 mars, participant notamment à la remise en condition de deux sous-marins britanniques et faisant escale à Chatham du 13 au 16 mars. Les deux navires sont de retour à Dunkerque le 27.

Le Cassard est indisponible suite à une avarie de turbine du 28 mars au 18 avril, retrouvant le même jour au large de Dunkerque le Kersaint. Alors que le Cassard attend au mouillage, le Kersaint va se ravitailler avant de participer aux essais du 18 au 21 avril puis à sa remise en condition du 23 avril au 8 mai 1944.

La 8ème Division de Contre-Torpilleurs sort pour entrainement du 12 mai au 2 juin, faisant escale à Dieppe du 3 au 7 juin avant de rentrer à Dunkerque le 8 juin 1944.

Alors que le Kersaint est en grand carénage, le Cassard sort pour entrainement du 14 au 23 juin, faisant escale à Dieppe du 24 au 27 juin enchainant par une école à feux du 28 juin au 3 juillet, rentrant à Dunkerque le 4 juillet 1944.

Il est indisponible du 5 au 26 juillet pour entretien courant et permissions de l’équipage, sortant pour essais du 27 au 31 juillet avant un stage de remise en condition du 2 au 22 août. Il rentre à Dunkerque le 27 août après une escale à Anvers du 23 au 26 août 1944.

Le Cassard sort pour un entrainement au mouillage de mines du 1er au 5 septembre puis après un ravitaillement à Dunkerque le 6 septembre enchaine par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 7 au 17 septembre et par une école à feux du 19 au 24 septembre, rentrant à Dunkerque le lendemain 25 septembre 1944.

Après une école à feux et des lancements de torpilles du 29 septembre au 2 octobre, le Cassard quitte Dunkerque le 3 octobre pour rallier Cherbourg le lendemain 4 octobre. Mouillant en grande rade, il retrouve le Kersaint remis à flot le même jour, sortant pour essais  du 5 au 8 octobre avant un stage de remise en condition du 10 au 27 octobre.

Le 30 octobre 1944, le Cassard est échoué dans le même bassin que le Kersaint pour des travaux identiques à ceux subit par son compère de la 8ème DCT.  Il est remis à flot le 15 février 1945, retrouvant le Kersaint avec lequel il sort pour essais du 16 au 19 février puis pour remise en condition du 21 février au 13 mars.

Après des travaux à flot du 15 au 27 mars, les deux contre-torpilleurs quittent Brest pour Dakar, faisant escale à Casablanca pour se ravitailler le 31 mars, les deux navires arrivant à destination le 5 avril 1945. Ils vont s’y entrainer jusqu’au 27 mai, faisant escale à Dakar du 28 au 31 mai avant de quitter l’AOF pour escorter les sous-marins jusqu’à Mers-El-Kébir où ils arrivent le 7 juin 1945.

La 8ème DCT quitte l’Algérie le 8 juin, relâche à Casablanca pour ravitaillement du 11 au 13 juin, à Brest du 16 au 18 juin avant de rentrer à  Dunkerque le 19 juin 1945.

Les deux contre-torpilleurs sont indisponibles pour entretien courant et permissions de l’équipage du 20 juin au 13 juillet, sortant pour essais du 14 au 17 juillet avant un stage de remise en condition du 18 juillet au 7 août 1945.

La 8ème DCT sort pour un entrainement de division en Manche et en mer du Nord du 14 août au 27 septembre, faisant escale à Douvres, à Calais, à Boulogne et à Zeebruge du 28 au 30 septembre avant de rentrer à Dunkerque le 1er octobre

Après un duel antisurface contre le Kersaint le 10 octobre, le Cassard et son compère participent à un entrainement de division du 16 octobre au 20 novembre, rentrant à Dunkerque le lendemain 21 novembre 1945.

Les deux navires subissent une période d’entretien à flot consacrée à l’artillerie et à l’électronique embarquée du 22 novembre au 9 décembre, sortant pour essais du 10 au 13 décembre avant un stage d’entrainement à la mer du 14 au 24 décembre avec notamment une école à feux menée entièrement au radar.

Le 5 janvier 1946, la 8ème DCT entame son premier entrainement de division de l’année. Ce cycle d’entrainement va occuper les deux contre-torpilleurs jusqu’au 17 février, ralliant Dunkerque le lendemain.

Le Cassard sort pour une école à feux du 21 au 27 février puis après une escale à Boulogne du 28 février au 2 mars, enchainent par un entrainement au combat antisurface du 3 au 13 mars, un entrainement au mouillage de mines du 15 au 18 mars et un entrainement à la défense aérienne à la mer du 19 au 24 mars. Le lendemain 25 mars, il retrouve à la mer le Kersaint pour un stage de remise en condition du 25 mars au 19 avril, date du retour des deux navires au quai Ronar’ch.

Du 27 avril au 7 juin, le Cassard et le Kersaint sortent pour un nouvel entrainement de division marqué par une participation néerlandaise (sous-marins) et britanniques (avions) avec des escales à Anvers et à Chatham.

Le Cassard sort pour entrainement du 13 juin au 2 juillet avec une escale à Zeebruge du 23 au 26 juin avant une période d’indisponibilité pour entretien et permissions d’été de l’équipage du 3 au 25 juillet, sortant pour  essais du 26 au 29 juillet et pour remise en condition du 31 juillet au 19 août, le tout en compagnie du Kersaint. Le Cassard effectue une école à feux du 23 au 27 août avant de rentrer à Dunkerque le lendemain 28 août.

Du 1er au 25 septembre, les deux contre-torpilleurs sortent pour un entrainement de division avant d’accueillir au large de Dunkerque le croiseur Waldeck-Rousseau qui devient navire-amiral de l’ELN en remplacement du Cassard.

Les deux contre-torpilleurs reprennent ensuite la mer pour exécuter la deuxième partie de l’entrainement de division du26 septembre au 15 octobre, date à laquelle les deux navires rentrent à Dunkerque.

Le Cassard et le Kersaint sont à nouveau à la mer du 22 au 29 octobre pour une école à feu qui se double de lancements simulés de torpilles et d’entrainement au bombardement littoral contre les défenses de la région. Les deux navires sont ensuite en escale à Zeebruge du 30 octobre au 3 novembre rentrant le 4 novembre à Dunkerque.

Le 5 novembre 1946, le croiseur léger Waldeck-Rousseau quitte Dunkerque en compagnie de la 8ème DCT pour un entrainement combiné en mer du Nord, entrainement qui s’achève le 18 novembre quand les trois navires rentrent à Dunkerque.

Le Cassard est indisponible suite à une avarie mécanique du 21 au 29 novembre, sortant pour essais du 30 novembre au 2 décembre avant d’entamer un cycle d’entrainement.

Alors que le Kersaint est en grand carénage, le Cassard sort pour un cycle complet d’entrainement jusqu’au 25 décembre avant une période d’indisponibilité pour permissions de l’équipage du 26 décembre 1946 au 19 janvier 1947, sortant pour essais du 20 au 23 janvier avant remise en condition du 24 janvier au 7 février 1947.

Après une école à feux du 10 au 15 février, le Cassard quitte Dunkerque le 16 février pour rallier Cherbourg le 17 février. Il entre ensuite en grand carénage, étant échoué au bassin du 19 février au 21 mai 1947.

Le Cassard va réaliser ses essais du 22 au 25 mai puis sa remise en condition du 27 mai au 17 juin en compagnie du Kersaint, les deux navires rentrant à Dunkerque le 22 juin après une escale au Havre du 18 au 21 juin 1947.

Le Cassard sort pour une école à feux du 25 juin au 3 juillet puis après une escale à Calais du 4 au 6 juillet, effectue un entrainement de défense aérienne à la mer du 7 au 14 juillet.

Il est ensuite indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 16 juillet au 13 août, sortant pour essais du 13 au 17 août et pour remise en condition du 19 au 31 août, le tout en compagnie du Kersaint.

Du 3 au 13 septembre 1947, le Cassard s’entraine à la lutte ASM contre le sous-marin Brumaire, retrouvant le même jour à Calais son sister-ship Kersaint. Les deux contre-torpilleurs de la 8ème DCT sortent ensemble pour un entrainement au combat antisurface du 13 au 21 septembre, rentrant à Dunkerque le lendemain 22 septembre 1947.

Le 27 septembre 1947, le Waldeck-Rousseau sort avec la 8ème DCT et la 5ème DT pour une importante série de manoeuvres automnales baptisées «Noroit» qui vont occuper les différentes divisions jusqu’au 30 novembre 1947 avec la participation de navires britanniques et de navires néerlandais. Ils font notamment escale à Chatham, Dunkerque et Anvers. Le Cassard et le Kersaint terminent l’année par un nouvel exercice du 3 au 23 décembre.

Le Cassard et le Kersaint subissent une période d’entretien à flot commun du 3 au 17 janvier, sortant pour essais du 18 au 21 janvier puis pour remise en condition du 23 janvier au 15 février, date à laquelle ils rentrent à Dunkerque.

Le 20 février 1948, la 8ème DCT et la 5ème DT accueillent la 6ème DCT venue de Brest pour une importante série de manoeuvres au large de la Normandie jusqu’au 27 mars avec des escales à Boulogne, Le Havre et enfin Cherbourg du 28 mars au 2 avril, les navires rentrant dans leurs ports respectifs, la 8ème DCT rentrant le lendemain à Dunkerque.

Du 8 avril au 31 mai, le Cassard et le Kersaint sortent pour un entrainement de division en mer du Nord avec une escale à Newcastle du 18 au 21 avril.

Les deux contre-torpilleurs sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 1er au 22 juin, sortant pour essais du 23 au 26 juin et pour remise en condition du 28 juin au 13 juillet 1948. La 8ème DCT sort pour un entrainement antisurface du 17 au 24 juillet puis pour école à feu du 26 au 31 juillet.

Du 1er au 10 août, la 8ème DCT sort en compagnie du croiseur léger Waldeck-Rousseau, les  trois navires se ravitaillant auprès du Blavet, un pétrolier-caboteur qui les accueille à Boulogne pour une escale du 11 au 14 août. Ils rentrent à Dunkerque le 15 août 1948.

Le 21 août,  les deux contre-torpilleurs de la 8ème DCT passent à l’effectif de guerre. A partir de ce jour, un des deux contre-torpilleurs à une partie de ses chaudières sous pression pour un appareillage en urgence.

Les deux contre-torpilleurs sortent pour une école à feu du 22 au 28 août puis pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 30 août au 3 septembre.

A l’annonce de l’attaque allemande contre le Danemark et la Norvège le 5 septembre, le Waldeck-Rousseau appareille de Dunkerque en compagnie de la 8ème DCT pour une patrouille dans le détroit du Pas de Calais.

10-Contre-torpilleurs (21)

Le Kersaint

Le contre-torpilleur Kersaint

Le contre-torpilleur Kersaint

La construction du Da-11 est attribuée par le marché n°5268B signé entre la marine nationale et les Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) de Nantes, marché signé comme les cinq autres de la classe Vauquelin le 17 octobre 1929. La construction est sous-traitée aux Chantiers Navals Français sis à Caen.

-Le Da-11 est mis sur cale le 19 septembre 1930 et peu après baptisé Kersaint. Il est lancé le 14 novembre 1931. Après presque un an d’armement à flot, le Kersaint quitte Caen le 1er novembre, relâche à Cherbourg avant de rallier son port d’armement _en l’occurence Lorient_ le 8 novembre 1932.

Les essais officiels qui commencent le 24 novembre 1932 se passent normalement mais le 24 janvier 1933, il est victime d’une avarie qui va l’immobilisé jusqu’au 10 juillet le temps que la pièce défectueuse sois réparée.

Le programme d’essais est achevé le 9 août 1933 et le 16, le Kersaint rentre en démontages et modifications. Le 4 décembre 1933, il est à Brest pour recetter ses torpilles sortant du 7 au 9 décembre en compagnie du Lion.

Armé définitivement le 31 décembre 1933, le Kersaint est admis au service actif le 15 janvier 1934 au sein de la 2ème Escadre basée à Brest.

A son admission au service actif, le Kersaint intègre le groupe des contre-torpilleurs et plus précisément la 6ème DL, division formée également par le Maillé-Brézé et le Léopard.

Le 22 octobre 1934, la 6ème DL composée des contre-torpilleurs Maillé-Brézé Vauquelin et Kersaint quitte Brest pour rallier Toulon, intégrant la 1ère Escadre sous le nouveau nom de 9ème DL.

Au cours de l’année 1936-37, la composition de la 9ème DL évolue, le Vauquelin quittant la division et étant remplacée par le Cassard.

Comme les autres divisions de la 3ème escadre légère, la 9ème DL participe aux opérations liées à la guerre d’Espagne. Au mois d’avril 1937, la 9ème DL devient 9ème DCT avec comme composition à savoir le Maillé-Brézé (Al), le Cassard et le Kersaint.
Quand la guerre de Pologne éclate le 1er septembre 1939, la 9ème DCT est toujours composée des même navires, navires qui vont mener des missions de surveillance et d’escorte de convois en dépit du fait qu’ils n’étaient bien équipés pour une la dernière mission nommée.

La 9ème DCT est en entretien à flot du 1er au 17 janvier, sortant pour essais du 18 au 21 janvier avant remise en condition du 23 au 17 février 1940. Ils rentrent tous à Toulon le 22 février après une escale à Marseille du 18 au 21 février.

Victime d’une avarie, le Kersaint est indisponible du 24 février au 15 mars, sortant pour essais du 16 au 19 mars, retrouvant le lendemain 20 mars aux salins d’Hyères ses sister-ships Cassard et Maillé-Brézé avec lesquels il exécuté une école à feu jusqu’au 24 mars 1940 quand les trois contre-torpilleurs rentrent à Toulon.

La 9ème DCT exécute alors un entrainement de division. Quittant Toulon le 30 mars, les trois contre-torpilleurs commencent cet entrainement par une école à feux du 30 mars au 8 avril puis après un ravitaillement à Toulon le 9 avril par un entrainement au combat antisurface du 10 au 15 avril suivit après un nouveau ravitaillement par un entrainement au mouillage de mines du 17 au 21 avril date à laquelle les trois navires reprennent leur poste au quai Noël.

Alors que le Cassard est indisponible suite à une avarie mécanique, le Maillé-Brézé et le Kersaint sortent pour une école à feux nocturne du 27 avril au 1er mai, date à laquelle ils vont mouiller aux salins d’Hyères jusqu’au 8 mai.

Le lendemain 9 mai, le Cassard les y rejoint pour un entrainement commun (combat antisurface, école à feux) du 9 au 18 mai. Après une escale commune à La Ciotat du 19 au 24 mai, les trois navires rentrent à Toulon le 25 mai 1940.

La 9ème DCT sort pour une école à feux du 30 mai au 5 juin et si le Maillé-Brézé mouille en grande rade, le Kersaint et le Cassard reviennent au quai Noël.

Le 8 juin au matin, le Kersaint et le Cassard devaient appareiller pour rejoindre le Maillé-Brézé, la 9ème DCT devant mener un entrainement de division. A 9.14, peu après un entrainement au lancement simulé de torpilles, une explosion secoue le Maillé-Brézé qui finira par couler.

La 9ème DCT se retrouve donc limitée à deux navires, le Kersaint Reprenant le pavillon de navire-amiral de la division.

Le Kersaint et le Cassard sortent pour entrainement du 12 au 20 juin sans leurs tubes lance-torpilles qui ont été débarquées pour inspection et modification. Il faut en effet se rappeler que le 23 février 1940 à Casablanca, le torpilleur d’escadre La Railleuse avait connu un accident similaire ce qui à accéléré les modifications déjà envisagées pour éviter qu’un tel accident dramatique ne se reproduise.

Après un  mouillage aux salins d’Hyères du 21 au 27 juin, les deux contre-torpilleurs sortent pour une école à feux du 28 juin au 6 juillet, rentrant à Toulon le 10 juillet après une escale à Sète du 7 au 9 juillet.

Les deux contre-torpilleurs sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 10 juillet au 1er août, sortant pour essais du 2 au 5 août et pour remise en condition du 6 au 23 août avec cette fois leurs tubes lance-torpilles. Ils rentrent à Toulon le 24 août 1940.

Le 1er septembre 1940, décision est prise de détacher à Casablanca la 9ème DCT pour renforcer la surveillance des côtes du Maroc. Les deux contre-torpilleurs quittent Toulon le 2 septembre et arrivent à leur nouveau port d’attache Casablanca le 7 septembre.

Le Kersaint appareille pour sa première mission de surveillance du 9 au 15 septembre, mission menée en liaison avec les Bréguet Bizerte de l’escadrille E1 avant de passer le relais au Cassard qui mène sa mission de surveillance du 16 au 24 septembre.

Le Kersaint est à nouveau à la mer du 25 septembre au 1er octobre 1940 puis en entretien à flot du 2 au 10 octobre, date à laquelle il prend le relais du Cassard pour une nouvelle mission de surveillance du 11 au 23 octobre.

Le 24 octobre, la 9ème DCT appareille de Casablanca pour une mission commune jusqu’à Dakar pour pister un cargo suspect, soupçonné de livrer des armes à des tribus insoumises du Sud-marocain. Le navire en question est arraisonné le 28 octobre mais aucune arme n’est trouvée à bord et le navire est autorisé à reprendre sa route.

Les deux contre-torpilleurs font relâche à Dakar du 29 octobre au 5 novembre, date à laquelle ils appareillent pour une école à feux au polygone de Rufisque du 6 au 13 novembre. Après un ravitaillement à Dakar le 14, les deux navires rentrent à Casablanca le 18 novembre.

Le Kersaint mène encore quatre missions de surveillance (20 au 27 novembre, 6 au 13 décembre, 18 au 23 décembre et 29 décembre 1940 au 7 janvier 1941) qui ne sont marquées par aucun événement notoire.

Le 10 janvier 1941, décision est prise de redéployer à Toulon la 9ème DCT qui quitte donc le maroc le 11 janvier pour rallier Toulon où les deux navires arrivent le 15 janvier. Ils sont indisponibles jusqu’au 2 février, sortant pour essais et remise en condition du 4 au 27 février 1941.

Le 5 mars, la 9ème DCT sort pour un entrainement de division au large de Toulon. Après un entrainement au combat antisurface diurne et nocturne du 5 au 12 mars, les deux navires enchainent après ravitaillement par un entrainement au mouillage de mines du 14 au 18 mars puis par une école à feux du 20 au 27 mars, les deux contre-torpilleurs faisant escale à Propriano du 28 au 31 mars puis à Port-Bouc du 1er au 6 avril avant de rentrer à Toulon le 8 avril 1941.

Le Cassard étant indisponible, le Kersaint sort seul pour une école à feu du 16 au 24 avril avant de faire escale à Oran du 25 au 28 avril puis à Alger du 29 avril au 4 mai. Quittant le port de la ville blanche le 4 mai au matin, il retrouve au large d’Ajaccio le Cassard.

La 9ème DCT ainsi reconstituée manoeuvre du 5 au 12 mai, faisant escale ensuite à Bastia du 13 au 17 mai, à Nice du 18 au 21 mai, mouille aux salins d’Hyères du 22 au 27 mai avant de rentrer à Toulon le lendemain 28 mai 1941.

La 9ème Division de Contre-Torpilleurs va mouiller en rade de Villefranche du 5 au 17 juin avant de sortir pour un entrainement au combat antisurface du 18 au 26 juin. Après une escale à La Ciotat du 27 juin au 2 juillet, les deux contre-torpilleurs effectuent une école à feu du 3 au 10 juillet, rentrant à Toulon le lendemain 11 juillet 1941.

Le Kersaint débarque alors ses munitions et vidange ses soutes avant d’être échoué dans le bassin n°3 du Missiessy le 16 juillet pour remise en état et modernisation de sa DCA composée désormais de trois affûts doubles de 37mm Schneider modèlé 1941 et de quatre canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40  en affûts simples. Des radars et un Asdic rudimentaire sont installés tout comme un système performant de ravitaillement à la mer.

Remis à flot le 8 octobre 1941, le Kersaint sort pour essais du 10 au 13 octobre avant un stage de remise en condition réalisé en solitaire du 15 octobre au 5 novembre, date à laquelle il rentre à Toulon.

Le Kersaint sort du 10 au 17 novembre pour un entrainement de défense aérienne à la mer avant une escale à Port-Vendres du 18 au 22 novembre qui est suivit par une école à feux du 23 novembre au 2 décembre. Après un mouillage aux salins d’Hyères du 3 au 9 décembre, le contre-torpilleur sort pour un entrainement au combat antisurface du 10 au 21 décembre avant de rentrer à Toulon le 22 décembre 1941.

Le 30 décembre 1941, le Cassard est remis à flot après près de trois mois de travaux. Il sort pour essais du 31 décembre au 3 janvier avant remise en condition du 4 au 21 janvier 1942.

Le 1er janvier 1942 dans le cadre de la réorganisation des divisions de contre-torpilleurs, le Kersaint forme avec le Cassard une nouvelle 8ème DCT, affectée en Manche avec Dunkerque pour port d’attache.

Le 22 janvier 1942, la nouvelle 8ème DCT quitte Toulon, se ravitaille à Casablanca le 26 janvier, relache à Lisbonne du 28 janvier au 2 février, se ravitaille à Brest le 5 février avant de rallier Cherbourg le 6 février 1942.

La base de la future Escadre Légère du Nord (ELN) est Dunkerque mais les installations n’étant pas encore prêtes, la 8ème DCT est rattachée à la préfecture de la 1ère Région Maritime (Cherbourg) et basé dans le port haut-normand.

Le Kersaint et le Cassard effectuent une école à feux du 9 au 15 février puis après ravitaillement le 16 février rallie Le Havre le 18 février où ils retrouvent la 1ère DCT (Jaguar Chacal) pour un exercice commun.

Les deux divisions manœuvrent du 19 février au 2 mars avant de faire escale à Dunkerque du 3 au 10 mars pour entretien, la mer s’étant montré virulente avec les lévriers des mers. Après un nouvel exercice du 11 au 25 mars, les deux divisions se séparent, la 8ème DCT rentrant à Cherbourg le 26 mars 1942.

Le 17 mars 1942, un décret du ministre de la Marine officialise la création de l’Escadre Légère du Nord (ELN) et l’activation de la station navale de Dunkerque qui bénéficie du soutien de la base aéronavale de Calais-Marck.

La 8ème DCT quitte Cherbourg le 29 mars 1942 et rallie son nouveau port d’attache le lendemain 30 mars. Les deux contre-torpilleurs ressortent dès le lendemain pour un entrainement de base jusqu’au 6 avril quand les deux navires rentrent à Dunkerque.

Après une période d’entretien à flot du 7 au 30 avril, les deux contre-torpilleurs sortent pour essais du 1er au 4 mai avant remise en condition. Ils enchainent successivement une école à feux du 5 au 14 mai puis après un ravitaillement à Dunkerque le 15 mai ressortent pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 15 au 23 mai, affrontant les Potez 631 de la marine et les Léo 451 de l’armée de l’air basés respectivement à Calais-Marck et à Lille-Lesquin.

Le 1er juin, les deux contre-torpilleurs appareillent de Dunkerque pour effectuer une tournée en mer du Nord. Le Kersaint et le Cassard effectuent une escale à Ostende du 2 au 6 juin, à Zeebruge du 7 au 11 juin, Anvers du 12 au 15 juin, Rotterdam du 17 au 21 juin, Oslo du 23 au 25 juin, Newcastle du 27 au 30 juin, Londres du 2 au 5 juillet, Douvres du 6 au 9 juillet avant de rentrer à Dunkerque le lendemain 10 juillet 1942.

Le Kersaint est indisponible pour entretien courant et permissions de l’équipage du 11 juillet au 4 août, sortant pour essais du 5 au 8 août avant remise en condition du 9 au 23 août. Il sort ensuite pour les essais et la remise en condition du Cassard du 30 août au 20 septembre, les deux navires  rentrant à Dunkerque le 21 septembre 1942.

Le 28 septembre, le Kersaint et le Cassard quittent Dunkerque pour participer à des manoeuvres avec le cuirassé Jean Bart et ses escorteurs, les torpilleurs d’escadre L’Ôpiniâtre et L’Aventurier. La 8ème DCT retrouve les navires brestois au large de la  Normandie le lendemain 29 septembre.

Le cuirassé, les torpilleurs d’escadre et les contre-torpilleurs manœuvrent ensemble du 29 septembre au 5 octobre, se séparant le 9 octobre après une escale commune à Cherbourg. Les deux contre-torpilleurs rentrent à Dunkerque le lendemain 10 octobre.

La 8ème DCT quitte Dunkerque le 15 octobre pour un entrainement de division au large de la Belgique. Il était prévu que le Corps Naval Belge participe à cet exercice mais au final sa participation à été annulée apparemment pour des raisons de politique intérieure.

Après une école à feux du 15 au 22 octobre, les deux contre-torpilleurs relâchent à Douvres du 23 au 26 octobre avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 27 octobre au 4 novembre, se ravitaillant à Dunkerque le 5 novembre avant d’effectuer un entrainement au combat antisurface du 6 au 13 novembre.

Cet entrainement de division se termine par un entrainement à la lutte ASM contre les sous-marins  Antiope et Amazone de la 16ème DSM du 15 au 22 novembre et par un entrainement au mouillage de mines du 24 au 28 novembre. La 8ème DCT rentre à Dunkerque le 5 décembre après une escale à Calais du 29 novembre au 4 décembre.

La 8ème DCT sort pour un entrainement de lutte antisurface du 8 au 13 décembre puis pour une école à feux du 16 au 21 décembre, rentrant à Dunkerque le 22 décembre et restant au port (quai Ronarch) jusqu’à la fin de l’année civile.

Le 7 janvier 1943, la 8ème DCT sort pour entrainement de division en Manche. Après un entrainement à la navigation de combat du 7 au 13 janvier, les deux navires effectuent une école à feux du 14 au 21 janvier, faisant ensuite escale au Havre du 22 au 27 janvier avant d’enchainer par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 28 janvier au 4 février.

Après une nouvelle escale au Havre du 5 au 8 février, le Kersaint et le Cassard participent à un entrainement au mouillage de mines du 9 au 15 février puis un entrainement à la lutte ASM du 17 au 24 février en compagnie des sous-marins  Orphée et Sibylle de la 16ème DSM. Ils rentrent à Dunkerque le lendemain 25 février  1943.

Le Kersaint est indisponible suite à une avarie mécanique du 26 février au 13 mars, sortant pour essais du 14 au 17 mars avant une sortie de remise en condition du 18 au 25 mars en compagnie du Cassard, les deux navires réalisant notamment une école à feux.

Le 28 mars 1943, les trois contre-torpilleurs de la 1ère DCT (Jaguar Chacal Léopard) arrivent à Dunkerque pour manoeuvrer avec la 8ème DCT.

Tout commence par un exercice de défense aérienne à la mer du 31 mars au 7 avril, les cinq lévriers des mers étant assaillis par les avions de l’aéronavale (Bloch MB-175T de l’escadrille 1B et Hanriot NC-600 de l’escadrille 3C) et de l’armée de l’air (bombardiers Lioré et Olivier Léo 451 et chasseurs Dewoitine D-520). Ils rentrent tous à Dunkerque dans la soirée du 7 avril.

La 1ère DCT quitte Dunkerque le 8 avril pour se positionner dans le sud du détroit du Pas de Calais pour un exercice d’interception, le Kersaint et le Cassard jouant le rôle de croiseurs auxiliaires cherchant à passer dans l’Atlantique.

A l’issue de cet exercice mené du 8 au 17 avril, les cinq navires font escale à Douvres en Angleterre jusqu’au 21 avril quand ils reprennent la mer pour un exercice de synthèse du 22 au 27 avril, les cinq navires regagnant Dunkerque pour une ultime escale du 27 au 30 avril 1943. La 1ère DCT repart le lendemain 1er mai et rentre à Brest le 3 mai 1943.

De son côté la 8ème DCT sort pour un nouvel entrainement de division à partir du 10 mai quand les deux navires prennent la mer pour une école à feux jusqu’au 17 mai date à laquelle les deux navires arrivent à Ostende pour une escale de cinq jours jusqu’au 22 mai 1943.

Ils effectuent ensuite un entrainement avec le Corps Naval Belge plus précisément les torpilleurs Ostende et Zeebruge avec lesquels ils mènent une série d’affrontements de jour et de nuit du 23 au 27 mai avant une escale commune à Anvers du 28 au 31 mai.

Reprenant la mer le 1er juin, la 8ème DCT subit un entrainement de défense aérienne franco-belge du 1er au 9 juin avec notamment l’assaut d’hydravions torpilleurs Latécoère Laté 298 dont le «plat pays» avait acheté douze exemplaires.

Après une escale à Calais du 10 au 12 juin, le Kersaint et le Cassard subit un entrainement au mouillage de mines du 13 au 15 juin avant d’enchainer par un entrainement à la lutte ASM du 17 au 26 juin en compagnie des sous-marins Antiope et Sibylle, la division de sous-marins de l’ELN. Après une ultime escale au Havre du 27 au 30 juin, le Kersaint et le Cassard rentrent à Dunkerque le 1er juillet 1943.

Alors que le Cassard est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage, le Kersaint effectue une expérimentation de navire de raid amphibie. L’idée est d’utiliser les lévriers des mers pour renouer avec les «descentes» du temps de la marine à voile.

Le Kersaint subit une courte période de travaux du 2 au 7 juillet avant de gagner Cherbourg le 8 juillet pour embarquer une compagnie de fusiliers marins soit 130 hommes armés de fusils MAS 36, de plusieurs fusils-mitrailleurs Châtellerault modèle 1924/29, de fusils VB, de pistolets mitrailleurs MAS 38, de deux mortiers de 60mm………. .

Le contre-torpilleur profite du mauvais temps pour approcher sans être détecté du port de Dunkerque et notamment de la zone militaire.

Le Kersaint effectue des tirs d’obus éclairants et d’obus fumigènes pour couvrir le débarquement des fusiliers marins qui après avoir débordé une garnison surprise, parvient à s’emparer de la zone militaire qui est ravagée, le Cassard étant symboliquement coulé en dépit de la résistance de l’équipe de gardiennage composée d’une douzaine d’hommes.

Cet exercice est jugé intéressant et porteur de nombreuses leçons notamment pour la sécurisation de la zone militaire.

Le Kersaint sort à nouveau du 12 au 18 juillet pour une école à feu avant une escale à Boulogne du 19 au 23 juillet, rentrant à Dunkerque le 24 juillet 1943.

Le Kersaint est indisponible du 25 juillet au 18 août pour entretien et permissions de l’équipage. Il sort pour essais du 19 au 21 août avant d’effectuer sa remise en condition du 22 août au 4 septembre en compagnie du Cassard.

Le 10 septembre 1943, La 8ème DCT accueillie au large de Dunkerque, les 3ème (Tigre et Panthère) et 6ème DCT (Vautour Milan Epervier) pour un entrainement commun.

Les sept contre-torpilleurs présents vont enchainer quatre exercices : entrainement au combat de surface diurne du 11 au 19 septembre, entrainement à la défense aérienne à la mer du 21 au 28 septembre, entrainement au combat de surface nocturne du 30 septembre au 7 octobre avant un entrainement à la lutte ASM avec la 16ème DSM du 9 au 15 octobre 1943.Les 3ème et 6ème DCT quitte Dunkerque le 16 octobre et rentrent à Brest le 18 octobre 1943.

Après une école à feu du 22 au 30 octobre _école au cours de laquelle le canon de 138mm III tire des obus sous-calibrés_, les deux contre-torpilleurs effectuent une escale à Zeebruge du 31 octobre au 2 novembre, rentrant à Dunkerque le lendemain 3 novembre.

Le 6 novembre 1943, la 8ème DCT et la 5ème DT accueille la 1ère DCT venue de Brest pour un exercice commun aux trois divisions.

Cet exercice commence par un entrainement au combat antisurface du 9 au 15 novembre puis de nuit du 17 au 25 novembre avant une escale de relâche à Dunkerque du 26 au 30 novembre.

Les trois divisions effectuent ensuite un entrainement de défense aérienne à la mer du 1er au 10 décembre avant de regagner Dunkerque pour une escale commune du 11 au 15 décembre 1943. La 1ère DCT quitte Dunkerque le 16 décembre et rentre à Brest le 19 décembre 1943.

Le Kersaint et le Cassard sont ensuite en entretien à flot du 20 décembre 1943 au 4 janvier 1944, sortant pour essais du 5 au 8 janvier avant un stage de remise en condition du 9 au 22 janvier, les deux navires rentrant à Dunkerque le 27 janvier après une escale à  Douvres du 23 au 26 janvier.

Le Kersaint et le Cassard effectue alors un entrainement de division, sortant d’abord du 1er au 8 février pour un école à feux. Après une escale à Dieppe du 9 au 12 février 1944, les deux contre-torpilleurs subissent un entrainement à la défense antiaérienne du 13 au 21 février, ralliant ensuite Dunkerque le 22 février le temps de  se ravitailler et de débarquer deux marins, un pour indiscipline et un deuxième pour maladie.

Les deux navires de la 8ème DCT effectuent un entrainement au combat antisurface du 22 février au 1er mars, enchainant ensuite par un entrainement à la lutte ASM contre deux sous-marins britanniques (qui effectuaient leur retour à la mer après un grand carénage) du 2 au 12 mars, les deux sous-marins et les deux contre-torpilleurs faisant escale à Chatham du 13 au 16 mars avant que les deux navires ne termine leur entrainement de division par un entrainement au mouillage de mines du 17 au 21 mars puis par un entrainement au raid amphibie du 22 au 26 mars, des fusiliers marins venus de Cherbourg attaquant le fort de Zuydcote. Les deux navires rentrent à quai le 27 mars.

Le Cassard victime d’une avarie laisse le Kersaint seul effectuer un entrainement à la surveillance maritime du 2 au 5 avril en  liaison avec des hydravions (deux Potez-CAMS 141 de la 5E venus de Cherbourg-Querqueville) et des avions de la marine (Bloch MB-175T de la 1B), cet entrainement étant suivit d’une école à feux du 6 au 11 avril puis d’une escale à Ostende du 12 au 17 avril.

Le lendemain 18 avril, le contre-torpilleur au mouillage au large du port belge rompt ses amarres et vient heurter violemment un bateau-feux. L’avant du navire est enfoncé mais la structure du navire n’est pas atteinte en profondeur, le navire pouvant continuer ses missions jusqu’à son grand carénage prévu au mois de juin.

Il quitte la Belgique le jour même et retrouve au large de Dunkerque le Cassard réparé après son avarie de turbine. Alors que le Cassard attend au mouillage, le Kersaint va se ravitailler avant de participer aux essais du 18 au 21 avril puis à sa remise en condition du 23 avril au 8 mai 1944.

La 8ème DCT sort pour une école à feu du 12 au 17 mai, faisant escale au Havre du 18 au 22 mai avant un entrainement de division du 23 mai au 2 juin, les deux contre-torpilleurs effectuant une escale à Dieppe du 3 au 7 juin avant de rentrer à Dunkerque le 8 juin 1944.

Le 11 juin 1944, le Kersaint quitte Dunkerque pour Cherbourg afin de subir un grand carénage, une remise en état doublée d’une modernisation. Il débarque ses munitions et vidange ses soutes avant d’être échoué au bassin le 13 juin pour presque quatre mois de travaux.

Le navire est d’abord  entièrement remis en état : coque grattée, sablée et repeinte, changement des hélices, les chaudières sont retubées, les turbines remise en état tout comme les locaux vie. Un système de RAM plus performant est installé.

L’électronique est modernisée avec de nouveaux radars et l’installation d’un Asdic pour améliorer les capacités ASM du contre-torpilleur.

En ce qui concerne l’armement, les cinq canons de 138mm sont remplacés par cinq canons de 130mm modèle 1932 en cinq affûts simples modèle 1941. La DCA est modernisée et unifiée avec dix canons de 37mm Schneider modèle 1941 en cinq affûts doubles, le nombre de grenades ASM est augmenté.

Remis à flot le 4 octobre, il retrouve au mouillage dans la grande rade le Cassard avec lequel il sort pour essais du 5 au 8 octobre avant un stage de remise en condition du 10 au 27 octobre, date à laquelle les deux navires se séparent, le Cassard entrant en grand carénage à Cherbourg alors que le Kersaint rentre à Dunkerque le 28 octobre 1944.

Le Kersaint sort pour une école à feu du 5 au 10 novembre, faisant escale à Anvers du 11 au 15 novembre avant de sortir pour exercices avec le Corps Naval Belge du 16 au 21 novembre, le Kersaint et les deux torpilleurs Gand et Bruges faisant escale à Calais du 22 au 27 novembre avant de se séparer, les navires belges rentrant à leur base de Zeebruge alors que le Kersaint rallie Dunkerque le 28 novembre 1944.

Le Kersaint termine l’année par un entrainement au mouillage de mines du 5 au 8 décembre puis par un entrainement à la lutte ASM du 10 au 18 décembre en compagnie de deux sous-marins néerlandais et d’un sous-marin britannique.  Il reste ensuite à quai jusqu’à la fin de l’année.

Le Kersaint quitte Dunkerque le 7 janvier pour une école à feux et lancement de torpilles jusqu’au 15 janvier quand il fait escale à Dieppe et ce jusqu’au 20 janvier. Reprenant alors la mer, le contre-torpilleur gagne Cherbourg pour embarquer une compagnie de fusiliers marins pour un raid amphibie contre la station navale de Dunkerque le 22 janvier 1945.

Le Kersaint sort ensuite pour un entrainement au mouillage de mines du 24 au 27 janvier puis à un entrainement de défense aérienne à la mer du 29 janvier au 9 février avant de rentrer à Dunkerque le lendemain 10 février 1945.

Le 14 février, le Kersaint quitte Dunkerque pour Cherbourg où il arrive dans la soirée. Il mouille en grande rade où le retrouve le Cassard qui est remis à flot le 15 février. Le Kersaint sort avec le Cassard pour les essais de ce dernier du 16 au 19 février.

Le Kersaint participe ensuite à la remise en condition du Cassard, remise en condition menée en Manche et au large de la Bretagne du 21 février au 13 mars, date à laquelle ils arrivent à Brest.

Après des travaux à flot du 15 au 27 mars, les deux contre-torpilleurs quittent Brest pour Dakar, faisant escale à Casablanca pour se ravitailler le 31 mars, les deux navires arrivant à destination le 5 avril 1945.

Le Kersaint et le Cassard sort pour une école à feux du 8 au 16 avril avant une escale de ravitaillement à Dakar le 17 avril. Les deux contre-torpilleurs enchainent par un entrainement antisurface du 18 au 27 avril puis après un nouveau ravitaillement le 28 avril, effectuent un entrainement de défense aérienne à la mer du 29 avril au 7 mai.

Après une nouvelle escale à Dakar du 8 au 11 mai, les deux contre-torpilleurs effectuent un entrainement au mouillage de mines du 12 au 15 mai puis un entrainement à la lutte ASM du 17 au 27 mai contre les sous-marins Minerve et Junon de la 12ème DSM.

Après une ultime escale à Dakar du 28 au 31 mai, les deux contre-torpilleurs quittent Dakar pour escorter les sous-marins jusqu’à Mers-El-Kébir, le Kersaint et le Cassard arrivant avec les sous-marins à destination le 7 juin 1945.

La 8ème DCT quitte l’Algérie le 8 juin, relâche à Casablanca pour ravitaillement du 11 au 13 juin, à Brest du 16 au 18 juin avant de rentrer à  Dunkerque le 19 juin 1945.

Les deux contre-torpilleurs sont indisponibles pour entretien courant et permissions de l’équipage du 20 juin au 13 juillet, sortant pour essais du 14 au 17 juillet avant un stage de remise en condition du 18 juillet au 7 août 1945.

La 8ème DCT sort pour un entrainement de division en Manche et en mer du Nord. Après un entrainement au combat antisurface du 14 au 23 août, les deux contre-torpilleurs font escale à Douvres du 24 au 27 août avant d’enchainer par une école à feux du 28 août au 2 septembre, date à laquelle ils arrivent à Calais où ils font escale du 3 au 7 septembre.

Les exercices s’enchainent, un entrainement à la défense aérienne à la mer du 8 au 18 septembre est suivit par une escale à Boulogne du 19 au 22 septembre avant un entrainement au mouillage de mines du 23 au 27 septembre. Après une escale à Zeebruge du 28 au 30 septembre, les deux navires rentrent à Dunkerque le lendemain 1er octobre 1945.

Le 8 octobre 1945, le Cassard quitte en toute discrétion Dunkerque pour Cherbourg alors que le Kersaint appareille lui aussi pour mouiller au large de Dunkerque.

Le 10 octobre, il est informé d’une menace contre le port de Dunkerque, un raider (joueur par le Cassard) cherchant à réaliser un raid amphibie contre ce grand port. Le Kersaint intercepte le Cassard après que ce dernier eut débarqué sa compagnie de fusiliers marins et le coule ce qui n’empêche pas les fusiliers marins de ravager le port de Dunkerque.

La 8ème DCT sort pour une école à feu du 16 au 22 octobre 1945, faisant ensuite escale au Havre du 23 au 27 octobre avant d’enchainer par un entrainement à la lutte ASM du 28 octobre au 3 novembre contre le sous-marin Sibylle, le dernier survivant de la 16ème DSM qui à d’ailleurs été dissoute après le désarmement de l’Orphée au mois de septembre.

Après un entrainement au mouillage de mines du 6 au 10 novembre, les deux contre-torpilleurs effectuent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 12 au 20 novembre. Ils rentrent à Dunkerque le 21 novembre 1945.

Les deux navires subissent une période d’entretien à flot consacrée à l’artillerie et à l’électronique embarquée du 22 novembre au 9 décembre, sortant pour essais du 10 au 13 décembre avant un stage d’entrainement à la mer du 14 au 24 décembre avec notamment une école à feux mené entièrement au radar.

Le 5 janvier 1946, la 8ème DCT entame son premier entrainement de division de l’année. Ce cycle d’entrainement commence par une école à feux du 5 au 9 janvier avant une escale à Douvres du 10 au 13 janvier et un entrainement au combat antisurface du 14 au 20 janvier.

Après un ravitaillement et quelques menues réparations menées à Dunkerque les 21 et 22 janvier, le Kersaint et le Cassard subissent un entrainement à la lutte ASM du 23 au 30 janvier en compagnie du sous-marin Sibylle qui est désarmé peu après.

Après une escale à Calais du 31 janvier au 4 février, les deux contre-torpilleurs subissent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 5 au 12 février et après un ravitaillement à Dunkerque le 13 février, enchainent par un exercice de mouillage de mines du 14 au 17 février, exercice qui clos ce cycle d’entrainement, les deux navires rentrant à Dunkerque le lendemain 18 février 1946.

Victime d’une avarie technique, le Kersaint est indisponible du 19 février au 15 mars, sortant pour essais du 16 au 19 mars mais au retour à Dunkerque, il s’échoue sur un banc de sable ce qui retarde sa remise en condition, le contre-torpilleur ne sortant que le 25 mars en compagnie du Cassard pour un stage de remise en condition qui s’achève le 19 avril quand les deux navires s’amarrent à leurs postes quai Ronar’ch.

La 8ème DCT sort le 27 avril pour un nouvel entrainement de division. Après un entrainement au combat antisurface du 27 avril au 4 mai, les deux navires font escale à Anvers du 5 au 8 mai, escale qui est suivit par un entrainement à la lutte ASM avec deux sous-marins néerlandais et ce du 9 au 15 mai avant que les deux navires français ne fassent escale à Chatham du 16 au 20 mai.

Reprenant la mer, les deux «lévriers des mers» s’entrainent à la défense aérienne à la mer, un entrainement franco-anglais puisque le Kersaint et le Cassard sont attaqués du 21 mai au 1er juin aussi bien par des avions français que des avions britanniques.

Après un ravitaillement à Dunkerque le 2 juin, les deux contre-torpilleurs terminent ce cycle d’entrainement par un entrainement au mouillage de mines du 3 au 7 juin, rentrant à Dunkerque le lendemain 8 juin.

Le Kersaint est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 9 juin au 2 juillet, sortant ensuite pour essais du 3 au 6 juillet avant remise en condition du 7 au 25 juillet, date à laquelle le Cassard est à son tour disponible. Il participe ensuite aux essais (26 au 29 juillet) et à la remise en condition (31 juillet au 19 août) du Cassard.

Le 1er septembre 1946, la 8ème DCT quitte Dunkerque pour un nouvel entrainement de division, entrainement qui commence par une école à feux du 1er au 7 septembre et se poursuit après une escale à Calais du 8 au 10 septembre par un entrainement au combat antisurface du 12 au au 21 septembre et un entrainement à la lutte ASM contre le sous-marin Fructidor du 22 au 25 septembre.

Après un rapide ravitaillement, les deux contre-torpilleurs accueillent au large de Dunkerque le croiseur Waldeck-Rousseau qui devient navire-amiral de l’ELN. Les deux contre-torpilleurs reprennent ensuite la mer pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 26 septembre au 4 octobre avant de successivement réaliser un entrainement au mouillage de mines du 6 au 10 octobre et un entrainement au raid amphibie du 12 au 15 octobre, date à laquelle les deux navires rentrent à Dunkerque.

Le Kersaint et le Cassard sont à nouveau à la mer du 22 au 29 octobre pour une école à feu qui se double de lancements simulés de torpilles et d’entrainement au bombardement littoral contre les défenses côtières de la région. Les deux navires sont ensuite en escale à Zeebruge du 30 octobre au 3 novembre, rentrant le 4 novembre à Dunkerque.

Le 5 novembre 1946, le croiseur léger Waldeck-Rousseau quitte Dunkerque en compagnie de la 8ème DCT pour un entrainement combiné en mer du Nord, entrainement qui s’achève le 18 novembre quand les trois navires rentrent à Dunkerque.

Après une école à feux du 23 au 30 novembre, le Kersaint quitte Dunkerque le 1er décembre direction Cherbourg où il arrive le 2 pour subir un nouveau grand carénage. Il débarque ses munitions, vidange ses soutes puis est échoué au bassin pour une remise en état complète du 3 décembre 1946 au 18 février 1947.

Après avoir réalisé ses essais à la mer du 19 au 22 février, le Kersaint est désigné pour réaliser une expérimentation, celle de l’embarquement d’une catapulte sur un contre-torpilleur. L’idée est d’améliorer les capacités de renseignement de la marine.

Si cet expérimentation réussie, ses partisans pensent pouvoir réarmer le Jaguar, le Chacal et le Léopard qui seraient modifiés en éclaireurs rapides.

Pour réaliser cette expérimentation, le Kersaint perd ses trois canons de 130mm arrière et reçoit en échange une catapulte et une grue pour hydravions. Les essais menés du 25 février au 7 mars donnent raison aux sceptique, ce système apporte plus de soucis qu’autre chose.

L’expérimentation s’arrête là et le Kersaint retrouve sa configuration classique, sortant pour essais du 9 au 11 mars avant remise en condition du 12 au 31 mars, le contre-torpilleur rentrant à Dunkerque le lendemain 1er avril 1947.

Le Kersaint quitte Dunkerque le 8 avril pour une école à feux en Manche, école à feux qui se termine le 15 avril quand le contre-torpilleur fait escale à Rouen et ce jusqu’au 18 avril avant de remonter la Seine pour effectuer un entrainement à la navigation de combat et ce du 19 au 27 avril, date à laquelle il arrive au Havre pour une escale de courtoisie qui s’achève le 4 mai quand le contre-torpilleur quitte le port normand pour rentrer à Dunkerque le 5 mai à l’aube.

Après un nouvel entrainement en solitaire du 10 au 18 mai, le contre-torpilleur quitte Dunkerque le 19 mai pour Cherbourg où il arrive le lendemain 20 mai. Le 21, le Cassard est remis à flot après son grand carénage. Le Kersaint participe aux essais du Cassard du 22 au 25 mai puis à sa remise en condition du 27 mai au 17 juin, les deux navires rentrant à Dunkerque le 22 juin après une escale au Havre du 18 au 21 juin 1947.

Le Kersaint est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 23 juin au 15 juillet, sortant pour essais du 16 au 19 juillet avant un stage de remise en condition du 21 juillet au 12 août.

Il participe ensuite aux essais (13 au 17 août) et à la remise en condition du Cassard après sa période d’indisponibilité (19 au 31 août).

Le Kersaint sort du 5 au 12 septembre pour une école à feux avant de retrouver à Calais le 13 septembre son sister-ship Cassard qui venait de réaliser un entrainement ASM avec le sous-marin Brumaire. Les deux contre-torpilleurs de la 8ème DCT sortent ensemble pour un entrainement au combat antisurface du 13 au 21 septembre, rentrant à Dunkerque le lendemain 22 septembre 1947.

Le 27 septembre 1947, le Waldeck-Rousseau sort avec la 8ème DCT et la 5ème DT pour une importante série de manoeuvres automnales baptisées «Noroit».

Tout commence par un exercice de défense aérienne à la mer du 27 septembre au 7 octobre suivit d’un ravitaillement le 8 octobre auprès du Suroit, ravitaillement mené en condition de guerre avec deux pièces de 130mm prêtes à tirer et la DCA légère totalement armée.

Les sept navires quittent Dunkerque le 9 octobre pour un entrainement au combat de nuit jusqu’au 16 octobre quand ils rentrent à Dunkerque pour ravitaillement mené le 17 octobre. Du 18 au 28 octobre, le Waldeck-Rousseau prend la tête de la 5ème DT pour attaquer la 8ème DCT qui simulaient deux raiders tentant de franchir le détroit du Pas de Calais. L’exercice terminée, les navires français font escale à Chatham du 29 octobre au 3 novembre.

Le 4 novembre, le croiseur léger antiaérien, les quatre torpilleurs légers et les deux contre-torpilleurs quittent la Grande Bretagne en compagnie de quatre destroyers britanniques pour un exercice commun du 5 au 10 novembre avant une escale à Dunkerque du 11 au 15 novembre 1947.

Les navires français et britanniques reprennent la mer pour un exercice avec le croiseur-éclaireur Léopold 1er et les torpilleurs légers Ostende et Zeebruge du Corps Naval Belge. L’escadre multinationale manoeuvre ensemble du 16 au 24 novembre avant une escale commune à Anvers du 25 au 28 novembre, se séparant alors, les navires français rentrant à Dunkerque le 30 novembre 1947.

Le 1er décembre 1947, le Kersaint devient navire-amiral de l’ELN en remplacement du Waldeck-Rousseau parti à Cherbourg subir un petit carénage.

La 8ème DCT sort pour entrainement du 3 au 12 décembre, effectuant des écoles à feu diurnes et nocturnes ainsi que des lancement de torpilles. Après une escale à Calais du 13 au 16 décembre, les deux contre-torpilleurs terminent l’année par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 17 au 23 décembre, rentrant dans la foulée à Dunkerque et ne ressortant plus jusqu’à la fin de l’année civile.

Le Kersaint et le Cassard subissent une période d’entretien à flot commun du 3 au 17 janvier, sortant pour essais du 18 au 21 janvier puis pour remise en condition du 23 janvier au 15 février, date à laquelle ils rentrent à Dunkerque.
Le 20 février 1948, la 8ème DCT et la 5ème DT accueillent au large de Dunkerque la 6ème DCT venue de Brest pour un entrainement commun au large de la Normandie.

Du 22 février au 1er mars, la 8ème DCT et la 6ème DCT s’allient pour affronter les torpilleurs légers de la 5ème DT, les neuf navires faisant ensuite escale à Boulogne du 2 au 5 mars 1948. Ils enchainent par un entrainement de défense aérienne à la mer du 6 au 14 mars, entrainement suivit d’une escale au Havre du 15 au 19 mars.

La 6ème DCT prend alors sous son aile la 5ème DT, les trois contre-torpilleurs et les quatre torpilleurs légers cherchant du 20 au 27 mars à intercepter la 8ème DCT qui simulait la tentative de  passage dans l’Atlantique de deux raiders qui sont coulés à la torpille et au canon de 100 et de 130mm.

Après une dernière escale commune à Cherbourg du 28 mars au 2 avril, les navires rentrent dans leurs ports respectives, la 8ème DCT retrouvant le quai Ronar’ch le 3 avril 1948 au soir.

La 8ème DCT quitte à nouveau Dunkerque le 8 avril pour un entrainement de division en mer du Nord en compagnie de la 16ème DSM. Après un affrontement entre navires de surface et sous-marins du 8 au 17 avril, les trois sous-marins et les deux contre-torpilleurs font escale à Newcastle du 18 au 21 avril. Reprenant la mer, les deux contre-torpilleurs escortent les sous-marins jusqu’à Dunkerque où les submersibles arrivent le 23 avril.

Le Kersaint et le Cassard enchainent après un ravitaillement par un entrainement de défense aérienne à la mer du 25 avril au 3 mai puis après un rapide ravitaillement à Dunkerque le 4 mai effectuent une école à feu du 5 au 15 mai, un entrainement au mouillage de mines du 17 au 21 mai et enfin un entrainement au combat antisurface du 23 au 31 mai, date de leur retour à Dunkerque.

Le Kersaint et le Cassard sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 1er au 22 juin, sortant pour essais du 23 au 26 juin et pour remise en condition du 28 juin au 13 juillet 1948.

La 8ème DCT sort pour un entrainement antisurface du 17 au 24 juillet puis pour école à feu du 26 au 31 juillet.

La 8ème DCT sort pour un entrainement au combat antisurface du 1er au 10 août en compagnie du Waldeck-Rousseau, les trois navires se ravitaillant auprès du Blavet, un pétrolier-caboteur qui les accueille à Boulogne pour une escale du 11 au 14 août. Ils rentrent à Dunkerque le 15 août 1948.

Le 21 août,  les deux contre-torpilleurs de la 8ème DCT passent à l’effectif de guerre. A partir de ce jour, un des deux contre-torpilleurs à ses chaudières sous pression pour un appareillage en urgence.

Les deux contre-torpilleurs sortent pour une école à feu du 22 au 28 août puis pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 30 août au 3 septembre.

A l’annonce de l’attaque allemande contre le Danemark et la Norvège le 5 septembre, le Waldeck-Rousseau appareille de Dunkerque en compagnie de la 8ème DCT pour une patrouille dans le détroit du Pas de Calais.

Le Kersaint

La construction du Da-11 est attribuée par le marché n°5268B signé entre la marine nationale et les Ateliers et Chantiers de la Loire (ACL) de Nantes, marché signé comme les cinq autres de la classe Vauquelin le 17 octobre 1929. La construction est sous-traitée aux Chantiers Navals Français sis à Caen.

-Le Da-11 est mis sur cale le 19 septembre 1930 et peu après baptisé Kersaint. Il est lancé le 14 novembre 1931. Après presque un an d’armement à flot, le Kersaint quitte Caen le 1er novembre, relâche à Cherbourg avant de rallier son port d’armement _en l’occurence Lorient_ le 8 novembre 1932.

Les essais officiels qui commencent le 24 novembre 1932 se passent normalement mais le 24 janvier 1933, il est victime d’une avarie qui va l’immobilisé jusqu’au 10 juillet le temps que la pièce défectueuse sois réparée.

Le programme d’essais est achevé le 9 août 1933 et le 16, le Kersaint rentre en démontages et modifications. Le 4 décembre 1933, il est à Brest pour recetter ses torpilles sortant du 7 au 9 décembre en compagnie du Lion.

Armé définitivement le 31 décembre 1933, le Kersaint est admis au service actif le 15 janvier 1934 au sein de la 2ème Escadre basée à Brest.

A son admission au service actif, le Kersaint intègre le groupe des contre-torpilleurs et plus précisément la 6ème DL, division formée également par le Maillé-Brézé et le Léopard.

Le 22 octobre 1934, la 6ème DL composée des contre-torpilleurs Maillé-Brézé Vauquelin et Kersaint quitte Brest pour rallier Toulon, intégrant la 1ère Escadre sous le nouveau nom de 9ème DL.

Au cours de l’année 1936-37, la composition de la 9ème DL évolue, le Vauquelin quittant la division et étant remplacée par le Cassard.

Comme les autres divisions de la 3ème escadre légère, la 9ème DL participe aux opérations liées à la guerre d’Espagne. Au mois d’avril 1937, la 9ème DL devient 9ème DCT avec comme composition à savoir le Maillé-Brézé (Al), le Cassard et le Kersaint.

Quand la guerre de Pologne éclate le 1er septembre 1939, la 9ème DCT est toujours composée des même navires, navires qui vont mener des missions de surveillance et d’escorte de convois en dépit du fait qu’ils n’étaient bien équipés pour une la dernière mission nommée.

La 9ème DCT est en entretien à flot du 1er au 17 janvier, sortant pour essais du 18 au 21 janvier avant remise en condition du 23 au 17 février 1940. Ils rentrent tous à Toulon le 22 février après une escale à Marseille du 18 au 21 février.

Victime d’une avarie, le Kersaint est indisponible du 24 février au 15 mars, sortant pour essais du 16 au 19 mars, retrouvant le lendemain 20 mars aux salins d’Hyères ses sister-ships Cassard et Maillé-Brézé avec lesquels il exécuté une école à feu jusqu’au 24 mars 1940 quand les trois contre-torpilleurs rentrent à Toulon.

La 9ème DCT exécute alors un entrainement de division. Quittant Toulon le 30 mars, les trois contre-torpilleurs commencent cet entrainement par une école à feux du 30 mars au 8 avril puis après un ravitaillement à Toulon le 9 avril par un entrainement au combat antisurface du 10 au 15 avril suivit après un nouveau ravitaillement par un entrainement au mouillage de mines du 17 au 21 avril date à laquelle les trois navires reprennent leur poste au quai Noël.

Alors que le Cassard est indisponible suite à une avarie mécanique, le Maillé Brézé et le Kersaint sortent pour une école à feux nocturne du 27 avril au 1er mai, date à laquelle ils vont mouiller aux salins d’Hyères jusqu’au 8 mai.

Le lendemain 9 mai, le Cassard les y rejoint pour un entrainement commun (combat antisurface, école à feux) du 9 au 18 mai. Après une escale commune à La Ciotat du 19 au 24 mai, les trois navires rentrent à Toulon le 25 mai 1940.

La 9ème DCT sort pour une école à feux du 30 mai au 5 juin et si le Maillé-Brézé mouille en grande rade, le Kersaint et le Cassard reviennent au quai Noël.

Le 8 juin au matin, le Kersaint et le Cassard devaient appareiller pour rejoindre le Maillé Brézé, la 9ème DCT devant mener un entrainement de division.A 9.14, peu après un entrainement au lancement simulé de torpilles, une explosion secoue le Maillé-Brézé qui finira par couler.

La 9ème DCT se retrouve donc limitée à deux navires, le Kersaint Reprenant le pavillon de navire-amiral de la division.

Le Kersaint et le Cassard sortent pour entrainement du 12 au 20 juin sans leurs tubes lance-torpilles qui ont été débarquées pour inspection et modification. Il faut en effet se rappeler que le 23 février 1940 à Casablanca, le torpilleur d’escadre La Railleuse avait connu un accident similaire ce qui à accéléré les modifications déjà envisagées pour éviter qu’un tel accident dramatique ne se reproduise.

Après un mouillage aux salins d’Hyères du 21 au 27 juin, les deux contre-torpilleurs sortent pour une école à feux du 28 juin au 6 juillet, rentrant à Toulon le 10 juillet après une escale à Sète du 7 au 9 juillet.

Les deux contre-torpilleurs sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 10 juillet au 1er août, sortant pour essais du 2 au 5 août et pour remise en condition du 6 au 23 août avec cette fois leurs tubes lance-torpilles. Ils rentrent à Toulon le 24 août 1940.

Le 1er septembre 1940, décision est prise de détacher à Casablanca la 9ème DCT pour renforcer la surveillance des côtes du Maroc. Les deux contre-torpilleurs quittent Toulon le 2 septembre et arrivent à leur nouveau port d’attache Casablanca le 7 septembre.

Le Kersaint appareille pour sa première mission de surveillance du 9 au 15 septembre, mission menée en liaison avec les Bréguet Bizerte de l’escadrille E1 avant de passer le relais au Cassard qui mène sa mission de surveillance du 16 au 24 septembre.

Le Kersaint est à nouveau à la mer du 25 septembre au 1er octobre 1940 puis en entretien à flot du 2 au 10 octobre, date à laquelle il prend le relais du Cassard pour une nouvelle mission de surveillance du 11 au 23 octobre.

Le 24 octobre, la 9ème DCT appareille de Casablanca pour une mission commune jusqu’à Dakar pour pister un cargo suspect, soupçonné de livrer des armes à des tribus insoumises du Sud-marocain. Le navire en question est arraisonné le 28 octobre mais aucune arme n’est trouvée à bord et le navire est autorisé à reprendre sa route.

Les deux contre-torpilleurs font relâche à Dakar du 29 octobre au 5 novembre, date à laquelle ils appareillent pour une école à feux au polygone de Rufisque du 6 au 13 novembre. Après un ravitaillement à Dakar le 14, les deux navires rentrent à Casablanca le 18 novembre.

Le Kersaint mène encore quatre missions de surveillance (20 au 27 novembre, 6 au 13 décembre, 18 au 23 décembre et 29 décembre 1940 au 7 janvier 1941) qui ne sont marquées par aucun événement notoire.

Le 10 janvier 1941, décision est prise de redéployer à Toulon la 9ème DCT qui quitte donc le maroc le 11 janvier pour rallier Toulon où les deux navires arrivent le 15 janvier. Ils sont indisponibles jusqu’au 2 février, sortant pour essais et remise en condition du 4 au 27 février 1941.

Le 5 mars, la 9ème DCT sort pour un entrainement de division au large de Toulon. Après un entrainement au combat antisurface diurne et nocturne du 5 au 12 mars, les deux navires enchainent après ravitaillement par un entrainement au mouillage de mines du 14 au 18 mars puis par une école à feux du 20 au 27 mars, les deux contre-torpilleurs faisant escale à Propriano du 28 au 31 mars puis à Port-Bouc du 1er au 6 avril avant de rentrer à Toulon le 8 avril 1941.

Le Cassard étant indisponible, le Kersaint sort seul pour une école à feu du 16 au 24 avril avant de faire escale à Oran du 25 au 28 avril puis à Alger du 29 avril au 4 mai. Quittant le port de la ville blanche le 4 mai au matin, il retrouve au large d’Ajaccio le Cassard.

La 9ème DCT ainsi reconstituée manoeuvre du 5 au 12 mai, faisant escale ensuite à Bastia du 13 au 17 mai, à Nice du 18 au 21 mai, mouille aux salins d’Hyères du 22 au 27 mai avant de rentrer à Toulon le lendemain 28 mai 1941.

La 9ème Division de Contre-Torpilleurs va mouiller en rade de Villefranche du 5 au 17 juin avant de sortir pour un entrainement au combat antisurface du 18 au 26 juin. Après une escale à La Ciotat du 27 juin au 2 juillet, les deux contre-torpilleurs effectuent une école à feu du 3 au 10 juillet, rentrant à Toulon le lendemain 11 juillet 1941.

Le Kersaint débarque alors ses munitions et vidange ses soutes avant d’être échoué dans le bassin n°3 du Missiessy le 16 juillet pour remise en état et modernisation de sa DCA composée désormais de trois affûts doubles de 37mm Schneider modèlé 1941 et de quatre canons de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40 en affûts simples.

Des radars et un Asdic rudiméntaire sont installés tout comme un système performant de ravitaillement à la mer.

Remis à flot le 8 octobre 1941, le Kersaint sort pour essais du 10 au 13 octobre avant un stage de remise en condition réalisé en solitaire du 15 octobre au 5 novembre, date à laquelle il rentre à Toulon.

Le Kersaint sort du 10 au 17 novembre pour un entrainement de défense aérienne à la mer avant une escale à Port-Vendres du 18 au 22 novembre qui est suivit par une école à feux du 23 novembre au 2 décembre. Après un mouillage aux salins d’Hyères du 3 au 9 décembre, le contre-torpilleur sort pour un entrainement au combat antisurface du 10 au 21 décembre avant de rentrer à Toulon le 22 décembre 1941.

Le 30 décembre 1941, le Cassard est remis à flot après près de trois mois de travaux. Il sort pour essais du 31 décembre au 3 janvier avant remise en condition du 4 au 21 janvier 1942.

Le 1er janvier 1942 dans le cadre de la réorganisation des divisions de contre-torpilleurs, le Kersaint forme avec le Cassard une nouvelle 8ème DCT, affectée en Manche avec Dunkerque pour port d’attache.

Le 22 janvier 1942, la nouvelle 8ème DCT quitte Toulon, se ravitaille à Casablanca le 26 janvier, relache à Lisbonne du 28 janvier au 2 février, se ravitaille à Brest le 5 février avant de rallier Cherbourg le 6 février 1942.

La base de la future Escadre Légère du Nord (ELN) est Dunkerque mais les installations n’étant pas encore prêtes, la 8ème DCT est rattachée à la préfecture de la 1ère Région Maritime (Cherbourg) et basé dans le port haut-normand.

Le Kersaint et le Cassard effectuent une école à feux du 9 au 15 février puis après ravitaillement le 16 février rallie Le Havre le 18 février où ils retrouvent la 1ère DCT (Jaguar Chacal) pour un exercice commun.

Les deux divisions manoeuvrent du 19 février au 2 mars avant de faire escale à Dunkerque du 3 au 10 mars pour entretien, la mer s’étant montré virulente avec les lévriers des mers. Après un nouvel exercice du 11 au 25 mars, les deux divisions se séparent, la 8ème DCT rentrant à Cherbourg le 26 mars 1942.

Le 17 mars 1942, un décret du ministre de la Marine officialise la création de l’Escadre Légère du Nord (ELN) et l’activation de la station navale de Dunkerque qui bénéficie du soutien de la base aéronavale de Calais-Marck.

La 8ème DCT quitte Cherbourg le 29 mars 1942 et rallie son nouveau port d’attache le lendemain 30 mars. Les deux contre-torpilleurs ressortent dès le lendemain pour un entrainement de base jusqu’au 6 avril quand les deux navires rentrent à Dunkerque.

Après une période d’entretien à flot du 7 au 30 avril, les deux contre-torpilleurs sortent pour essais du 1er au 4 mai avant remise en condition. Ils enchainent successivement une école à feux du 5 au 14 mai puis après un ravitaillement à Dunkerque le 15 mai ressortent pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 15 au 23 mai, affrontant les Potez 631 de la marine et les Léo 451 de l’armée de l’air basés respectivement à Calais-Marck et à Lille-Lesquin.

Le 1er juin, les deux contre-torpilleurs appareillent de Dunkerque pour effectuer une tournée en mer du Nord. Le Kersaint et le Cassard effectuent une escale à Ostende du 2 au 6 juin, à Zeebruge du 7 au 11 juin, Anvers du 12 au 15 juin, Rotterdam du 17 au 21 juin, Oslo du 23 au 25 juin, Newcastle du 27 au 30 juin, Londres du 2 au 5 juillet, Douvres du 6 au 9 juillet avant de rentrer à Dunkerque le lendemain 10 juillet 1942.

Le Kersaint est indisponible pour entretien courant et permissions de l’équipage du 11 juillet au 4 août, sortant pour essais du 5 au 8 août avant remise en condition du 9 au 23 août. Il sort ensuite pour les essais et la remise en condition du Cassard du 30 août au 20 septembre, les deux navires rentrant à Dunkerque le 21 septembre 1942.

Le 28 septembre, le Kersaint et le Cassard quittent Dunkerque pour participer à des manoeuvres avec le cuirassé Jean Bart et ses escorteurs, les torpilleurs d’escadre L’Ôpiniâtre et L’Aventurier. La 8ème DCT retrouve les navires brestois au large de la Normandie le lendemain 29 septembre.

Le cuirassé, les torpilleurs d’escadre et les contre-torpilleurs manoeuvrent ensemble du 29 septembre au 5 octobre, se séparant le 9 octobre après une escale commune à Cherbourg. Les deux contre-torpilleurs rentrent à Dunkerque le lendemain 10 octobre.

La 8ème DCT quitte Dunkerque le 15 octobre pour un entrainement de division au large de la Belgique. Il était prévu que le Corps Naval Belge participe à cet exercice mais au final sa participation à été annulée apparemment pour des raisons de politique intérieure.

Après une école à feux du 15 au 22 octobre, les deux contre-torpilleurs relachent à Douvres du 23 au 26 octobre avant un entrainement à la défense aérienne à la mer du 27 octobre au 4 novembre, se ravitaillant à Dunkerque le 5 novembre avant d’effectuer un entrainement au combat antisurface du 6 au 13 novembre.

Cet entrainement de division se termine par un entrainement à la lutte ASM contre les sous-marins Antiope et Amazone de la 16ème DSM du 15 au 22 novembre et par un entrainement au mouillage de mines du 24 au 28 novembre. La 8ème DCT rentre à Dunkerque le 5 décembre après une escale à Calais du 29 novembre au 4 décembre.

La 8ème DCT sort pour un entrainement de lutte antisurface du 8 au 13 décembre puis pour une école à feux du 16 au 21 décembre, rentrant à Dunkerque le 22 décembre et restant au port (quai Ronarch) jusqu’à la fin de l’année civile.

Le 7 janvier 1943, la 8ème DCT sort pour entrainement de division en Manche. Après un entrainement à la navigation de combat du 7 au 13 janvier, les deux navires effectuent une école à feux du 14 au 21 janvier, faisant ensuite escale au Havre du 22 au 27 janvier avant d’enchainer par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 28 janvier au 4 février.

Après une nouvelle escale au Havre du 5 au 8 février, le Kersaint et le Cassard participent à un entrainement au mouillage de mines du 9 au 15 février puis un entrainement à la lutte ASM du 17 au 24 février en compagnie des sous-marins Orphée et Sibylle de la 16ème DSM. Ils rentrent à Dunkerque le lendemain 25 février 1943.

Le Kersaint est indisponible suite à une avarie mécanique du 26 février au 13 mars, sortant pour essais du 14 au 17 mars avant une sortie de remise en condition du 18 au 25 mars en compagnie du Cassard, les deux navires réalisant notamment une école à feux.

Le 28 mars 1943, les trois contre-torpilleurs de la 1ère DCT (Jaguar Chacal Léopard) arrivent à Dunkerque pour manoeuvrer avec la 8ème DCT.

Tout commence par un exercice de défense aérienne à la mer du 31 mars au 7 avril, les cinq lévriers des mers étant assaillis par les avions de l’aéronavale (Bloch MB-175T de l’escadrille 1B et Hanriot NC-600 de l’escadrille 3C) et de l’armée de l’air (bombardiers Lioré et Olivier Léo 451 et chasseurs Dewoitine D-520). Ils rentrent tous à Dunkerque dans la soirée du 7 avril.

La 1ère DCT quitte Dunkerque le 8 avril pour se positionner dans le sud du détroit du Pas de Calais pour un exercice d’interception, le Kersaint et le Cassard jouant le rôle de croiseurs auxiliaires cherchant à passer dans l’Atlantique.

A l’issue de cet exercice mené du 8 au 17 avril, les cinq navires font escale à Douvres en Angleterre jusqu’au 21 avril quand ils reprennent la mer pour un exercice de synthèse du 22 au 27 avril, les cinq navires regagnant Dunkerque pour une ultime escale du 27 au 30 avril 1943. La 1ère DCT repart le lendemain 1er mai et rentre à Brest le 3 mai 1943.

De son côté la 8ème DCT sort pour un nouvel entrainement de division à partir du 10 mai quand les deux navires prennent la mer pour une école à feux jusqu’au 17 mai date à laquelle les deux navires arrivent à Ostende pour une escale de cinq jours jusqu’au 22 mai 1943.

Ils effectuent ensuite un entrainement avec le Corps Naval Belge plus précisément les torpilleurs Ostende et Zeebruge avec lesquels ils mènent une série d’affrontements de jour et de nuit du 23 au 27 mai avant une escale commune à Anvers du 28 au 31 mai.

Reprenant la mer le 1er juin, la 8ème DCT subit un entrainement de défense aérienne franco-belge du 1er au 9 juin avec notamment l’assaut d’hydravions torpilleurs Latécoère Laté 298 dont le «plat pays» avait acheté douze exemplaires.

Après une escale à Calais du 10 au 12 juin, le Kersaint et le Cassard subit un entrainement au mouillage de mines du 13 au 15 juin avant d’enchainer par un entrainement à la lutte ASM du 17 au 26 juin en compagnie des sous-marins Antiope et Sibylle, la division de sous-marins de l’ELN. Après une ultime escale au Havre du 27 au 30 juin, le Kersaint et le Cassard rentrent à Dunkerque le 1er juillet 1943.

Alors que le Cassard est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage, le Kersaint effectue une expérimentation de navire de raid amphibie. L’idée est d’utiliser les lévriers des mers pour renouer avec les «descentes» du temps de la marine à voile.

Le Kersaint subit une courte période de travaux du 2 au 7 juillet avant de gagner Cherbourg le 8 juillet pour embarquer une compagnie de fusiliers marins soit 130 hommes armés de fusils MAS 36, de plusieurs fusils-mitrailleurs Chatelleraut modèle 1924/29, de fusils VB, de pistolets mitrailleurs MAS 38, de deux mortiers de 60mm………. .

Le contre-torpilleur profite du mauvais temps pour approcher sans être détecté du port de Dunkerque et notamment de la zone militaire.

Le Kersaint effectue des tirs d’obus éclairants et d’obus fumigènes pour couvrir le débarquement des fusiliers marins qui après avoir débordé une garnison surprise, parvient à s’emparer de la zone militaire qui est ravagée, le Cassard étant symboliquement coulé en dépit de la résistance de l’équipe de gardiennage composée d’une douzaine d’hommes.

Cet exercice est jugé intéressant et porteur de nombreuses leçons notamment pour la sécurisation de la zone militaire.

Le Kersaint sort à nouveau du 12 au 18 juillet pour une école à feu avant une escale à Boulogne du 19 au 23 juillet, rentrant à Dunkerque le 24 juillet 1943.

Le Kersaint est indisponible du 25 juillet au 18 août pour entretien et permissions de l’équipage. Il sort pour essais du 19 au 21 août avant d’effectuer sa remise en condition du 22 août au 4 septembre en compagnie du Cassard.

Le 10 septembre 1943, La 8ème DCT accueillie au large de Dunkerque, les 3ème (Tigre et Panthère) et 6ème DCT (Vautour Milan Epervier) pour un entrainement commun.

Les sept contre-torpilleurs présents vont enchainer quatre exercices : entrainement au combat de surface diurne du 11 au 19 septembre, entrainement à la défense aérienne à la mer du 21 au 28 septembre, entrainement au combat de surface nocturne du 30 septembre au 7 octobre avant un entrainement à la lutte ASM avec la 16ème DSM du 9 au 15 octobre 1943.Les 3ème et 6ème DCT quitte Dunkerque le 16 octobre et rentrent à Brest le 18 octobre 1943.

Après une école à feu du 22 au 30 octobre _école au cours de laquelle le canon de 138mm III tire des obus sous-calibrés_, les deux contre-torpilleurs effectuent une escale à Zeebruge du 31 octobre au 2 novembre, rentrant à Dunkerque le lendemain 3 novembre.

Le 6 novembre 1943, la 8ème DCT et la 5ème DT accueille la 1ère DCT venue de Brest pour un exercice commun aux trois divisions.

Cet exercice commence par un entrainement au combat antisurface du 9 au 15 novembre puis de nuit du 17 au 25 novembre avant une escale de relâche à Dunkerque du 26 au 30 novembre.

Les trois divisions effectuent ensuite un entrainement de défense aérienne à la mer du 1er au 10 décembre avant de regagner Dunkerque pour une escale commune du 11 au 15 décembre 1943. La 1ère DCT quitte Dunkerque le 16 décembre et rentre à Brest le 19 décembre 1943.

Le Kersaint et le Cassard sont ensuite en entretien à flot du 20 décembre 1943 au 4 janvier 1944, sortant pour essais du 5 au 8 janvier avant un stage de remise en condition du 9 au 22 janvier, les deux navires rentrant à Dunkerque le 27 janvier après une escale à Douvres du 23 au 26 janvier.

Le Kersaint et le Cassard effectue alors un entrainement de division, sortant d’abord du 1er au 8 février pour un école à feux. Après une escale à Dieppe du 9 au 12 février 1944, les deux contre-torpilleurs subissent un entrainement à la défense antiaérienne du 13 au 21 février, ralliant ensuite Dunkerque le 22 février le temps de se ravitailler et de débarquer deux marins, un pour indiscipline et un deuxième pour maladie.

Les deux navires de la 8ème DCT effectuent un entrainement au combat antisurface du 22 février au 1er mars, enchainant ensuite par un entrainement à la lutte ASM contre deux sous-marins britanniques (qui effectuaient leur retour à la mer après un grand carénage) du 2 au 12 mars, les deux sous-marins et les deux contre-torpilleurs faisant escale à Chatham du 13 au 16 mars avant que les deux navires ne termine leur entrainement de division par un entrainement au mouillage de mines du 17 au 21 mars puis par un entrainement au raid amphibie du 22 au 26 mars, des fusiliers marins venus de Cherbourg attaquant le fort de Zuydcote. Les deux navires rentrent à quai le 27 mars.

Le Cassard victime d’une avarie laisse le Kersaint seul effectuer un entrainement à la surveillance maritime du 2 au 5 avril en liaison avec des hydravions (deux Potez-CAMS 141 de la 5E venus de Cherbourg-Querqueville) et des avions de la marine (Bloch MB-175T de la 1B), cet entrainement étant suivit d’une école à feux du 6 au 11 avril puis d’une escale à Ostende du 12 au 17 avril.

Le lendemain 18 avril, le contre-torpilleur au mouillage au large du port belge rompt ses amarres et vient heurter violement un bateau-feux. L’avant du navire est enfoncé mais la structure du navire n’est pas atteinte en profondeur, le navire pouvant continuer ses missions jusqu’à son grand carénage prévu au mois de juin.

Il quitte la Belgique le jour même et retrouve au large de Dunkerque le Cassard réparé après son avarie de turbine. Alors que le Cassard attend au mouillage, le Kersaint va se ravitailler avant de participer aux essais du 18 au 21 avril puis à sa remise en condition du 23 avril au 8 mai 1944.

La 8ème DCT sort pour une école à feu du 12 au 17 mai, faisant escale au Havre du 18 au 22 mai avant un entrainement de division du 23 mai au 2 juin, les deux contre-torpilleurs effectuant une escale à Dieppe du 3 au 7 juin avant de rentrer à Dunkerque le 8 juin 1944.

Le 11 juin 1944, le Kersaint quitte Dunkerque pour Cherbourg afin de subir un grand carénage, une remise en état doublée d’une modernisation. Il débarque ses munitions et vidange ses soutes avant d’être échoué au bassin le 13 juin pour presque quatre mois de travaux.

Le navire est d’abord entièrement remis en état : coque grattée, sablée et repeinte, changement des hélices, les chaudières sont retubées, les turbines remise en état tout comme les locaux vie. Un système de RAM plus performant est installé.

L’électronique est modernisée avec de nouveaux radars et l’installation d’un Asdic pour améliorer les capacités ASM du contre-torpilleur.

En ce qui concerne l’armement, les cinq canons de 138mm sont remplacés par cinq canons de 130mm modèle 1932 en cinq affûts simples modèle 1941. La DCA est modernisée et unifiée avec dix canons de 37mm Schneider modèle 1941 en cinq affûts doubles, le nombre de grenades ASM est augmenté.

Remis à flot le 4 octobre, il retrouve au mouillage dans la grande rade le Cassard avec lequel il sort pour essais du 5 au 8 octobre avant un stage de remise en condition du 10 au 27 octobre, date à laquelle les deux navires se séparent, le Cassard entrant en grand carénage à Cherbourg alors que le Kersaint rentre à Dunkerque le 28 octobre 1944.

Le Kersaint sort pour une école à feu du 5 au 10 novembre, faisant escale à Anvers du 11 au 15 novembre avant de sortir pour exercices avec le Corps Naval Belge du 16 au 21 novembre, le Kersaint et les deux torpilleurs Gand et Brugge faisant escale à Calais du 22 au 27 novembre avant de se séparer, les navires belges rentrant à leur base de Zeebruge alors que le Kersaint rallie Dunkerque le 28 novembre 1944.

Le Kersaint termine l’année par un entrainement au mouillage de mines du 5 au 8 décembre puis par un entrainement à la lutte ASM du 10 au 18 décembre en compagnie de deux sous-marins néerlandais et d’un sous-marin britannique. Il reste ensuite à quai jusqu’à la fin de l’année.

Le Kersaint quitte Dunkerque le 7 janvier pour une école à feux et lancement de torpilles jusqu’au 15 janvier quand il fait escale à Dieppe et ce jusqu’au 20 janvier. Reprenant alors la mer, le contre-torpilleur gagne Cherbourg pour embarquer une compagnie de fusiliers marins pour un raid amphibie contre la station navale de Dunkerque le 22 janvier 1945.

Le Kersaint sort ensuite pour un entrainement au mouillage de mines du 24 au 27 janvier puis à un entrainement de défense aérienne à la mer du 29 janvier au 9 février avant de rentrer à Dunkerque le lendemain 10 février 1945.

Le 14 février, le Kersaint quitte Dunkerque pour Cherbourg où il arrive dans la soirée. Il mouille en grande rade où le retrouve le Cassard qui est remis à flot le 15 février. Le Kersaint sort avec le Cassard pour les essais de ce dernier du 16 au 19 février.

Le Kersaint participe ensuite à la remise en condition du Cassard, remise en condition menée en Manche et au large de la Bretagne du 21 février au 13 mars, date à laquelle ils arrivent à Brest.

Après des travaux à flot du 15 au 27 mars, les deux contre-torpilleurs quittent Brest pour Dakar, faisant escale à Casablanca pour se ravitailler le 31 mars, les deux navires arrivant à destination le 5 avril 1945.

Le Kersaint et le Cassard sort pour une école à feux du 8 au 16 avril avant une escale de ravitaillement à Dakar le 17 avril. Les deux contre-torpilleurs enchainent par un entrainement antisurface du 18 au 27 avril puis après un nouveau ravitaillement le 28 avril, effectuent un entrainement de défense aérienne à la mer du 29 avril au 7 mai.

Après une nouvelle escale à Dakar du 8 au 11 mai, les deux contre-torpilleurs effectuent un entrainement au mouillage de mines du 12 au 15 mai puis un entrainement à la lutte ASM du 17 au 27 mai contre les sous-marins Minerve et Junon de la 12ème DSM.

Après une ultime escale à Dakar du 28 au 31 mai, les deux contre-torpilleurs quittent Dakar pour escorter les sous-marins jusqu’à Mers-El-Kébir, le Kersaint et le Cassard arrivant avec les sous-marins à destination le 7 juin 1945.

La 8ème DCT quitte l’Algérie le 8 juin, relâche à Casablanca pour ravitaillement du 11 au 13 juin, à Brest du 16 au 18 juin avant de rentrer à Dunkerque le 19 juin 1945.

Les deux contre-torpilleurs sont indisponibles pour entretien courant et permissions de l’équipage du 20 juin au 13 juillet, sortant pour essais du 14 au 17 juillet avant un stage de remise en condition du 18 juillet au 7 août 1945.

La 8ème DCT sort pour un entrainement de division en Manche et en mer du Nord. Après un entrainement au combat antisurface du 14 au 23 août, les deux contre-torpilleurs font escale à Douvres du 24 au 27 août avant d’enchainer par une école à feux du 28 août au 2 septembre, date à laquelle ils arrivent à Calais où ils font escale du 3 au 7 septembre.

Les exercices s’enchainent, un entrainement à la défense aérienne à la mer du 8 au 18 septembre est suivit par une escale à Boulogne du 19 au 22 septembre avant un entrainement au mouillage de mines du 23 au 27 septembre. Après une escale à Zeebruge du 28 au 30 septembre, les deux navires rentrent à Dunkerque le lendemain 1er octobre 1945.

Le 8 octobre 1945, le Cassard quitte en toute discretion Dunkerque pour Cherbourg alors que le Kersaint appareille lui aussi pour mouiller au large de Dunkerque.

Le 10 octobre, il est informé d’une menace contre le port de Dunkerque, un raider (joueur par le Cassard) cherchant à réaliser un raid amphibie contre ce grand port. Le Kersaint intercepte le Cassard après que ce dernier eut débarqué sa compagnie de fusiliers marins et le coule ce qui n’empêche pas les fusiliers marins de ravager le port de Dunkerque.

La 8ème DCT sort pour une école à feu du 16 au 22 octobre 1945, faisant ensuite escale au Havre du 23 au 27 octobre avant d’enchainer par un entrainement à la lutte ASM du 28 octobre au 3 novembre contre le sous-marin Sibylle, le dernier survivant de la 16ème DSM qui à d’ailleurs été dissoute après le désarmement de l’Orphée au mois de septembre.

Après un entrainement au mouillage de mines du 6 au 10 novembre, les deux contre-torpilleurs effectuent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 12 au 20 novembre. Ils rentrent à Dunkerque le 21 novembre 1945.

Les deux navires subissent une période d’entretien à flot consacrée à l’artillerie et à l’électronique embarquée du 22 novembre au 9 décembre, sortant pour essais du 10 au 13 décembre avant un stage d’entrainement à la mer du 14 au 24 décembre avec notamment une école à feux mené entièrement au radar.

Le 5 janvier 1946, la 8ème DCT entame son premier entrainement de division de l’année. Ce cycle d’entrainement commence par une école à feux du 5 au 9 janvier avant une escale à Douvres du 10 au 13 janvier et un entrainement au combat antisurface du 14 au 20 janvier.

Après un ravitaillement et quelques menues réparations menées à Dunkerque les 21 et 22 janvier, le Kersaint et le Cassard subissent un entrainement à la lutte ASM du 23 au 30 janvier en compagnie du sous-marin Sibylle qui est désarmé peu après.

Après une escale à Calais du 31 janvier au 4 février, les deux contre-torpilleurs subissent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 5 au 12 février et après un ravitaillement à Dunkerque le 13 février, enchainent par un exercice de mouillage de mines du 14 au 17 février, exercice qui clos ce cycle d’entrainement, les deux navires rentrant à Dunkerque le lendemain 18 février 1946.

Victime d’une avarie technique, le Kersaint est indisponible du 19 février au 15 mars, sortant pour essais du 16 au 19 mars mais au retour à Dunkerque, il s’échoue sur un banc de sable ce qui retarde sa remise en condition, le contre-torpilleur ne sortant que le 25 mars en compagnie du Cassard pour un stage de remise en condition qui s’achève le 19 avril quand les deux navires s’amarrent à leurs postes quai Ronar’ch.

La 8ème DCT sort le 27 avril pour un nouvel entrainement de division. Après un entrainement au combat antisurface du 27 avril au 4 mai, les deux navires font escale à Anvers du 5 au 8 mai, escale qui est suivit par un entrainement à la lutte ASM avec deux sous-marins néerlandais et ce du 9 au 15 mai avant que les deux navires français ne fassent escale à Chatham du 16 au 20 mai.

Reprenant la mer, les deux «lévriers des mers» s’entrainent à la défense aérienne à la mer, un entrainement franco-anglais puisque le Kersaint et le Cassard sont attaqués du 21 mai au 1er juin aussi bien par des avions français que des avions britanniques.

Après un ravitaillement à Dunkerque le 2 juin, les deux contre-torpilleurs terminent ce cycle d’entrainement par un entrainement au mouillage de mines du 3 au 7 juin, rentrant à Dunkerque le lendemain 8 juin.

Le Kersaint est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 9 juin au 2 juillet, sortant ensuite pour essais du 3 au 6 juillet avant remise en condition du 7 au 25 juillet, date à laquelle le Cassard est à son tour disponible. Il participe ensuite aux essais (26 au 29 juillet) et à la remise en condition (31 juillet au 19 août) du Cassard.

Le 1er septembre 1946, la 8ème DCT quitte Dunkerque pour un nouvel entrainement de division, entrainement qui commence par une école à feux du 1er au 7 septembre et se poursuit après une escale à Calais du 8 au 10 septembre par un entrainement au combat antisurface du 12 au au 21 septembre et un entrainement à la lutte ASM contre le sous-marin Fructidor du 22 au 25 septembre.

Après un rapide ravitaillement, les deux contre-torpilleurs accueillent au large de Dunkerque le croiseur Waldeck-Rousseau qui devient navire-amiral de l’ELN. Les deux contre-torpilleurs reprennent ensuite la mer pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 26 septembre au 4 octobre avant de successivement réaliser un entrainement au mouillage de mines du 6 au 10 octobre et un entrainement au raid amphibie du 12 au 15 octobre, date à laquelle les deux navires rentrent à Dunkerque.

Le Kersaint et le Cassard sont à nouveau à la mer du 22 au 29 octobre pour une école à feu qui se double de lancements simulés de torpilles et d’entrainement au bombardement littoral contre les défenses côtières de la région. Les deux navires sont ensuite en escale à Zeebruge du 30 octobre au 3 novembre, rentrant le 4 novembre à Dunkerque.

Le 5 novembre 1946, le croiseur léger Waldeck-Rousseau quitte Dunkerque en compagnie de la 8ème DCT pour un entrainement combiné en mer du Nord, entrainement qui s’achève le 18 novembre quand les trois navires rentrent à Dunkerque.

Après une école à feux du 23 au 30 novembre, le Kersaint quitte Dunkerque le 1er décembre direction Cherbourg où il arrive le 2 pour subir un nouveau grand carénage. Il débarque ses munitions, vidange ses soutes puis est échoué au bassin pour une remise en état complète du 3 décembre 1946 au 18 février 1947.

Après avoir réalisé ses essais à la mer du 19 au 22 février, le Kersaint est désigné pour réaliser une expérimentation, celle de l’embarquement d’une catapulte sur un contre-torpilleur. L’idée est d’améliorer les capacités de renseignement de la marine.

Si cet expérimentation réussie, ses partisans pensent pouvoir réarmer le Jaguar, le Chacal et le Léopard qui seraient modifiés en éclaireurs rapides.

Pour réaliser cette expérimentation, le Kersaint perd ses trois canons de 130mm arrière et reçoit en échange une catapulte et une grue pour hydravions. Les essais menés du 25 février au 7 mars donnent raison aux sceptique, ce système apporte plus de soucis qu’autre chose.

L’expérimentation s’arrête là et le Kersaint retrouve sa configuration classique, sortant pour essais du 9 au 11 mars avant remise en condition du 12 au 31 mars, le contre-torpilleur rentrant à Dunkerque le lendemain 1er avril 1947.

Le Kersaint quitte Dunkerque le 8 avril pour une école à feux en Manche, école à feux qui se termine le 15 avril quand le contre-torpilleur fait escale à Rouen et ce jusqu’au 18 avril avant de remonter la Seine pour effectuer un entrainement à la navigation de combat et ce du 19 au 27 avril, date à laquelle il arrive au Havre pour une escale de courtoisie qui s’achève le 4 mai quand le contre-torpilleur quitte le port normand pour rentrer à Dunkerque le 5 mai à l’aube.

Après un nouvel entrainement en solitaire du 10 au 18 mai, le contre-torpilleur quitte Dunkerque le 19 mai pour Cherbourg où il arrive le lendemain 20 mai. Le 21, le Cassard est remis à flot après son grand carénage. Le Kersaint participe aux essais du Cassard du 22 au 25 mai puis à sa remise en condition du 27 mai au 17 juin, les deux navires rentrant à Dunkerque le 22 juin après une escale au Havre du 18 au 21 juin 1947.

Le Kersaint est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 23 juin au 15 juillet, sortant pour essais du 16 au 19 juillet avant un stage de remise en condition du 21 juillet au 12 août.

Il participe ensuite aux essais (13 au 17 août) et à la remise en condition du Cassard après sa période d’indisponibilité (19 au 31 août).

Le Kersaint sort du 5 au 12 septembre pour une école à feux avant de retrouver à Calais le 13 septembre son sister-ship Cassard qui venait de réaliser un entrainement ASM avec le sous-marin Brumaire. Les deux contre-torpilleurs de la 8ème DCT sortent ensemble pour un entrainement au combat antisurface du 13 au 21 septembre, rentrant à Dunkerque le lendemain 22 septembre 1947.

Le 27 septembre 1947, le Waldeck-Rousseau sort avec la 8ème DCT et la 5ème DT pour une importante série de manoeuvres automnales baptisées «Noroit».

Tout commence par un exercice de défense aérienne à la mer du 27 septembre au 7 octobre suivit d’un ravitaillement le 8 octobre auprès du Suroit, ravitaillement mené en condition de guerre avec deux pièces de 130mm prêtes à tirer et la DCA légère totalement armée.

Les sept navires quittent Dunkerque le 9 octobre pour un entrainement au combat de nuit jusqu’au 16 octobre quand ils rentrent à Dunkerque pour ravitaillement mené le 17 octobre. Du 18 au 28 octobre, le Waldeck-Rousseau prend la tête de la 5ème DT pour attaquer la 8ème DCT qui simulaient deux raiders tentant de franchir le détroit du Pas de Calais. L’exercice terminée, les navires français font escale à Chatham du 29 octobre au 3 novembre.

Le 4 novembre, le croiseur léger antiaérien, les quatre torpilleurs légers et les deux contre-torpilleurs quittent la Grande Bretagne en compagnie de quatre destroyers britanniques pour un exercice commun du 5 au 10 novembre avant une escale à Dunkerque du 11 au 15 novembre 1947.

Les navires français et britanniques reprennent la mer pour un exercice avec le croiseur-éclaireur Léopold 1er et les torpilleurs légers Ostende et Zeebruge du Corps Naval Belge. L’escadre multinationale manoeuvre ensemble du 16 au 24 novembre avant une escale commune à Anvers du 25 au 28 novembre, se séparant alors, les navires français rentrant à Dunkerque le 30 novembre 1947.

Le 1er décembre 1947, le Kersaint devient navire-amiral de l’ELN en remplacement du Waldeck-Rousseau parti à Cherbourg subir un petit carénage.

La 8ème DCT sort pour entrainement du 3 au 12 décembre, effectuant des écoles à feu diurnes et nocturnes ainsi que des lancement de torpilles. Après une escale à Calais du 13 au 16 décembre, les deux contre-torpilleurs terminent l’année par un entrainement à la défense aérienne à la mer du 17 au 23 décembre, rentrant dans la foulée à Dunkerque et ne ressortant plus jusqu’à la fin de l’année civile.

Le Kersaint et le Cassard subissent une période d’entretien à flot commun du 3 au 17 janvier, sortant pour essais du 18 au 21 janvier puis pour remise en condition du 23 janvier au 15 février, date à laquelle ils rentrent à Dunkerque.

Le 20 février 1948, la 8ème DCT et la 5ème DT accueillent au large de Dunkerque la 6ème DCT venue de Brest pour un entrainement commun au large de la Normandie.

Du 22 février au 1er mars, la 8ème DCT et la 6ème DCT s’allient pour affronter les torpilleurs légers de la 5ème DT, les neuf navires faisant ensuite escale à Boulogne du 2 au 5 mars 1948. Ils enchainent par un entrainement de défense aérienne à la mer du 6 au 14 mars, entrainement suivit d’une escale au Havre du 15 au 19 mars.

La 6ème DCT prend alors sous son aile la 5ème DT, les trois contre-torpilleurs et les quatre torpilleurs légers cherchant du 20 au 27 mars à intercepter la 8ème DCT qui simulait la tentative de passage dans l’Atlantique de deux raiders qui sont coulés à la torpille et au canon de 100 et de 130mm.

Après une dernière escale commune à Cherbourg du 28 mars au 2 avril, les navires rentrent dans leurs ports respectives, la 8ème DCT retrouvant le quai Ronar’ch le 3 avril 1948 au soir.

La 8ème DCT quitte à nouveau Dunkerque le 8 avril pour un entrainement de division en mer du Nord en compagnie de la 16ème DSM. Après un affrontement entre navires de surface et sous-marins du 8 au 17 avril, les trois sous-marins et les deux contre-torpilleurs font escale à Newcastle du 18 au 21 avril. Reprenant la mer, les deux contre-torpilleurs escortent les sous-marins jusqu’à Dunkerque où les submersibles arrivent le 23 avril.

Le Kersaint et le Cassard enchainent après un ravitaillement par un entrainement de défense aérienne à la mer du 25 avril au 3 mai puis après un rapide ravitaillement à Dunkerque le 4 mai effectuent une école à feu du 5 au 15 mai, un entrainement au mouillage de mines du 17 au 21 mai et enfin un entrainement au combat antisurface du 23 au 31 mai, date de leur retour à Dunkerque.

Le Kersaint et le Cassard sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 1er au 22 juin, sortant pour essais du 23 au 26 juin et pour remise en condition du 28 juin au 13 juillet 1948.

La 8ème DCT sort pour un entrainement antisurface du 17 au 24 juillet puis pour école à feu du 26 au 31 juillet.

La 8ème DCT sort pour un entrainement au combat antisurface du 1er au 10 août en compagnie du Waldeck-Rousseau, les trois navires se ravitaillant auprès du Blavet, un pétrolier-caboteur qui les accueille à Boulogne pour une escale du 11 au 14 août. Ils rentrent à Dunkerque le 15 août 1948.

Le 21 août, les deux contre-torpilleurs de la 8ème DCT passent à l’effectif de guerre. A partir de ce jour, un des deux contre-torpilleurs à ses chaudières sous pression pour un appareillage en urgence.

Les deux contre-torpilleurs sortent pour une école à feu du 22 au 28 août puis pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 30 août au 3 septembre.

A l’annonce de l’attaque allemande contre le Danemark et la Norvège le 5 septembre, le Waldeck-Rousseau appareille de Dunkerque en compagnie de la 8ème DCT pour une patrouille dans le détroit du Pas de Calais.