15-Pétroliers et ravitailleurs rapides (10)

Le Liamone

-Le Liamone est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) de Dunkerque le 4 avril 1940 lancé le 15 janvier 1942 et mis en service le 10 mars 1943 à Cherbourg son port d’armement.

Il quitte Cherbourg le 12 mars 1943, charge du mazout, du gazole et du matériel à Brest le 13 mars puis reprend la mer le 15.

Le Liamone fait escale à Casablanca du 20 au 23 mars avant de rallier Toulon le 28 mars 1943, intégrant la 2ème Escadre pour soutenir notamment les cuirassés et le porte-avions Joffre comme le 21 mars 1945 quand il ravitaille successivement le Provence, le Joffre et leurs quatre torpilleurs d’escadre ou encore le 29 août 1945.

Du 16 au 22 septembre 1945, le Provence sert de plastron au groupe aérien du Joffre, étant ravitaillés à plusieurs reprises par le Liamone. Les cinq navires font escale à Tunis du 23 au 27 septembre avant de tous rentrés à Toulon le 29 septembre 1945.

Du 26 février au 7 avril 1946, Le PRE Liamone est échoué dans le bassin Vauban n°7 pour son premier grand carénage. Outre une remise en état complète, il reçoit un radar et un complément de DCA. Armé pour essais le 15 avril, il sort pour essais les 16 et 17 avril puis pour remise en condition du 19 au 30 avril 1946.

Le 5 mai 1946, le PRE Liamone quitte Toulon en compagnie du cargo rapide Tlemcen et des contre-torpilleurs Desaix Marceau et Kléber (12ème DCT) pour un entrainement de division délocalisé à Dakar et dans le Golfe de Guinée.

Les cinq navires arrivent le 15 mai 1946 à Dakar. Après quelques jours de relache pour réparer le matériel et reposer les hommes, la 12ème DCT entame son cycle d’exercice par une école à feux du 18 au 21 mai avant d’enchainer par un exercice de défense aérienne à la mer du 23 au 27 mai puis un exercice de défense et d’attaque de convois du 29 mai au 5 juin au cours duquel le Tlemcen et le Liamone sont alternativement protégés par deux contre-torpilleurs et attaqué par le troisième.

Après une nouvelle escale à Dakar du 6 au 9 juin, les trois contre-torpilleurs accompagnés du cargo et du pétrolier ravitailleur quittent la capitale de l’AOF le 10 juin puis rallient Abidjan le 15 juin après un transit marqué par une série d’exercices.

Alors que le Tlemcen est mouillé dans la lagune pour servir de base mobile, la 12ème DCT et le pétrolier-ravitailleur reprennent la mer pour une nouvelle série d’exercice ayant pour thème la protection d’un cargo rapide et ce du 17 au 25 juin. La petite escadre fait ensuite escale à Conakry du 27 au 30 juin, à Libreville du 2 au 6 juillet et à Pointe-Noire du 8 au 11 juillet.

Ils rallient le Tlemcen au large d’Abidjan le 14 juillet et les cinq navires entament le transit retour en direction de Toulon, faisant escale à Dakar du 17 au 20 juillet, Casablanca du 24 au 27 juillet avant de rallier Toulon le 1er août 1946.

Le 8 septembre 1947, le pétrolier-ravitailleur d’escadre Liamone quitte Toulon en compagnie des contre-torpilleurs Bayard Du Guesclin Turenne (2ème DCT) Aigle Albatros Gerfaut (5ème DCT) pour un entrainement de division au large du Levant. Les six contre-torpilleurs effectuent ainsi la traversée sans escale Toulon-Beyrouth, étant ravitaillés deux fois par le PRE avant d’arriver à destination le 16 septembre 1947.

Le cycle d’entrainement commence le 19 septembre par une école à feu qui s’achève le 27 septembre 1947. Après une escale à Lattaquié du 28 septembre au 1er octobre, les deux divisions s’affrontent dans un exercice de défense et d’attaque de convois, convoi symbolisé par l’aviso colonial La Grandière et le pétrolier-caboteur Ardèche, les deux divisions assurant tour à tour la défense et l’escorte du convoi sans parler des périodes où les deux divisions sont recomposées.

Après un ravitaillement auprès du Liamone le 10 octobre, les deux divisions de contre-torpilleurs effectuent un exercice de défense aérienne à la mer jusqu’au 20 octobre quand ils rallient le port de Beyrouth.

La 2ème et la 5ème DCT accompagnés du PRE quittent le Levant le 25 octobre, relachent à Bizerte du 30 octobre au 4 novembre avant de rentrer à Toulon le 7 novembre 1947 au matin.

Le 5 septembre 1948, le pétrolier-ravitailleur Liamone était à quai à Toulon, en entretien. Il accélère sa remise en condition pour être prêt à mener des missions de guerre.   

Le Rhône

-Le Rhône est mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Gironde (FCG) sis à Bordeaux le 12 septembre 1944 lancé le 12 mars 1946 et mis en service le 4 octobre 1946 à Brest son port d’armement.

Affecté en Indochine, il quitte Brest dès le 1er octobre soit avant sa mise en service pour rallier son port d’attache. Il traverse l’Atlantique à bonne vitesse, se ravitaillant à Fort de France le 9 octobre et arrivant à l’entrée du canal de Panama le 12 octobre. Il franchit le canal interocéanique les 13 et 14 octobre.

Après un bref ravitaillement à Balboa le 15 octobre avant de traverser le Pacifique direction Pearl Harbor où ils font escale du 19 au 21 octobre avant de reprendre leur route, faisant escale à Guam du 26 au 28 octobre, à Subic Bay du 5 au 8 novembre avant de rallier Cam-Ranh le 11 novembre 1946.

Du 13 au 30 novembre 1946, Le Rhône est échoué dans la forme n°1 de l’Arsenal de Cam-Ranh pour inspection et travaux après une longue traversée. Il sort pour essais les 1er et 2 décembre puis remise en condition du 4 au 10 décembre 1946.

Du 4 au 20 février 1947, Le PRE Le Rhône participe à la remise en condition du croiseur lourd Tourville en compagnie du croiseur léger Duguay-Trouin.

Le 24 février, un incident frontalier oppose des légionnaires français à des soldats thaïlandais pour quelques arpents de terre disputés entre la France et la Thaïlande. La France bien décidée à ne pas se laisser se marcher sur les pieds décide d’effectuer une démonstration navale.

Dès le lendemain, une petite escadre appareille de Cam-Ranh, escadre composée des croiseurs Tourville et Duguay Trouin ainsi que du PRE Le Rhône, bientôt rejoints par l’aviso colonial Amiral Charner venu de Saïgon pour une démonstration dans le Golfe de Thaïlande, démonstration à laquelle ne répond pas la marine thaïlandaise.

Cette démonstration s’achève le 4 mars quand les trois navires français mettent cap sur Cam Ranh où ils arrivent le 7 mars 1947, l’amiral Charner lui ralliant Saïgon.

Du 23 octobre au 15 novembre, le pétrolier-ravitailleur d’escadre Le Rhône soutien le croiseur lourd Tourville pour une mission de surveillance dans le Golfe de Thaïlande, relayé par des avions et des hydravions pour pister les unités de la marine thaïlandaise.

Du 24 février au 6 mars 1948, Le Rhône sort pour un entrainement en compagnie du porte-avions léger Alienor d’Aquitaine, du croiseur léger Duguay-Trouin et du croiseur lourd Tourville.

Le 5 septembre 1948, Le Rhône est à quai à Cam-Ranh, s’apprêtant à sortir pour des exercices communs à tous les navires des FNEO.

La Garonne

-Le Garonne est mis sur cale aux Forges et Chantiers de Gironde (FCG) le 4 octobre 1944 lancé le 4 avril 1946 et mis en service le 12 novembre 1946 à Brest, son port d’armement.

Affecté à Diego-Suarez, il quitte Brest le 15 novembre, font escale à Casablanca du 20 au 23 novembre, franchit les colonnes d’Hercules le 24 novembre pour pénétrer en Méditerranée.

La Garonne fait escale à Bizerte du 28 au 30 novembre, est à Alexandrie du 5 au 8 décembre avant de franchir le canal de Suez les 9 et 10 décembre. Il est à Djibouti du 15 au 18 décembre avant de rallier Diego-Suarez le 26 décembre 1946.

Bien que classé PRE, La Garonne va servir autant de ravitailleur rapide pour les navires des FNAEF mais également de transport pétrolier, chargeant à Adaban (Iran) et à Basrah (Irak) du mazout et du gazole pour alimenter les dépôts de Djibouti et de Diego-Suarez.

Le 24 août 1948, il quitte Diego-Suarez en compagnie de la corvette La Rouennaise pour rallier Adaban afin de charger du mazout pour les dépôts de Diego Suarez. Les deux navires arrivent à destination le 2 septembre, chargeant du mazout les 3 et 4 septembre, appareillant dans la nuit du 4 au 5 septembre pour rentrer à Diego Suarez le 14 septembre 1948.

Caractéristiques Techniques des PRE de classe La Seine

Déplacement : standard 8490 tW pleine charge 21200 tonnes 14800 tonnes de port en lourd

Dimensions : longueur hors tout 160m longueur à la flottaison 158m longueur entre perpendiculaires 153m largeur 22m tirant d’eau 9m pleine charge

Propulsion : deux groupes de turbines Parson alimentées par trois chaudières dévellopant 14750ch entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 18 noeuds (14 noeuds en service courant) rayon d’action inconnu

Electronique : un radar de navigation

Capacités : douze citernes pour le transport de mazout (huit citernes), de gazole (deux citernes), de carburant aviation (deux citernes) soit 12000 tonnes de mazout, quatre soutes pour vivres et pièces détachées (170 tonnes au total).

Le ravitaillement à lieu à couple avec quatre postes pour combustible et un en flèche. Deux grues de 25 tonnes pour le transfert à couple et à flot de charges lourdes.

Armement : deux canons de 100mm modèle 1925 et huit canons de 37mm Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles. Des mitrailleuses de 7.5mm sont embarquées au moment de l’entrée en guerre.  

Equipage : 140 officiers et marins

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12-Torpilleurs légers (26)

Le Niçois

Drapeau du Comté de Nice

Drapeau du Comté de Nice

-Le Niçois mis sur cale aux Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) sis à La Seyne sur Mer le 15 mars 1941 lancé le 21 septembre 1942 et mis en service le 15 mars 1944

Son admission au service actif permet l’activation de la 7ème DT qu’il forme avec son sister-ship Le Savoyard, les deux membres de la 7ème Division de Torpilleurs sortant pour deux entraînements de division, le premier du 25 mars au 5 mai et le second du 12 mai au 21 juin 1944.

Alors que Le Savoyard est indisponible pour entretien et permissions d’équipage, Le Niçois sort pour une école à feux du 25 juin au 2 juillet, faisant escale à Douarnenez du 3 au 8 juillet avant de rentrer à Lorient le 9 juillet 1944.

Indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 14 juillet au 4 août, Le Niçois sort pour essais (5 au 7 août) et pour remise en condition (9 au 23 août) en compagnie du Savoyard, les deux torpilleurs légers rentrant à Lorient le lendemain.

Le Niçois et Le Savoyard termine l’année par deux entraînements de division, le premier dans le Golfe de Gascogne du 1er septembre au 12 octobre et le second au large des côtes marocaines du 25 octobre au 5 décembre, cet exercice étant suivit d’escales à Gibraltar, Cadix et Lisbonne avant un retour à Lorient le 19 décembre 1944.

L’affectation en Indochine approchant, Le Niçois passe au bassin du 3 au 20 janvier 1945 pour inspection et travaux sur les œuvres vivres. Il sort pour essais du 21 au 23 janvier puis pour remise en condition du 25 janvier au 5 février, à chaque fois en compagnie du Savoyard.

Après un dernière entraînement de division du 8 février au 3 mars 1945, Le Niçois et Le Savoyard quittent Lorient le 9 mars pour rallier l’Indochine le 10 juin 1945 via les Antilles, le canal de Panama, le Pacifique et les Philippines.

Les deux torpilleurs légers passent au bassin du 11 au 17 juin pour inspection et quelques menues réparations.

Ils sortent ensuite pour entraînement avec le croiseur lourd Duquesne du 25 juin au 5 juillet puis avec le Duquesne et le Duguay-Trouin du 6 au 15 juillet, les quatre navires remontant la rivière Saïgon pour mouiller à Saïgon jusqu’au 25 juillet, rentrant deux jours plus tard à Cam-Ranh.

Alors que Le Savoyard est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage, Le Niçois sort pour entraînement dans le Golfe du Tonkin du 1er au 12 août, faisant escale à Haïphong du 13 au 15 août, rentrant le lendemain  à Cam-Ranh.

Indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 18 août au 8 septembre, Le Niçois sort pour essais du 9 au 11 septembre et pour remise en condition du 13 au 27 septembre à chaque fois en compagnie de son compère Le Savoyard, les deux torpilleurs légers ralliant ensuite Haïphong le 28 septembre pour un exercice commun avec le patrouilleur La Cordelière du 30 septembre au 8 octobre, les deux torpilleurs légers rentrant à Cam-Ranh le lendemain.

Le 16 octobre 1945,  Le Niçois et Le Savoyard quittent Cam-Ranh en compagnie du Duquesne pour accueillir au large de Saïgon les torpilleurs légers Le Béarnais et Le Catalan venus de Métropole pour permettre à la 7ème DT d’atteindre son format définitif. Le Duquesne ravitaille les deux torpilleurs venus de métropole, les cinq navires arrivant à Cam-Ranh le 18 octobre 1945 dans la soirée.
La 7ème DT au grand complet sort pour entraînement en compagnie des croiseurs Duquesne et Duguay-Trouin du 25 au 29 octobre avant que la 7ème DT ne termine l’année par son premier entraînement de division du 6 novembre au 20 décembre 1945.

Après un entraînement de division allégé du 2 au 23 janvier 1946, Le Niçois sort en compagnie du Catalan pour un entraînement commun avec les deux croiseurs des FNEO et l’armée de l’air et ce du 28 janvier au 12 février, les deux croiseurs et les deux torpilleurs ralliant Cam-Ranh dans la foulée.

Le Niçois enchaine alors deux entraînements de division avant d’entrer dans le cycle des indisponibilités estivales : le premier du 21 février au 3 avril et le second du 11 avril au 27 mai 1946.

Le Niçois sort pour un entraînement en solitaire dans le Golfe du Tonkin du 4 au 15 juin, ralliant Cam-Ranh le lendemain. Il participe ensuite avec le Catalan aux essais (18 au 20 juin) et à la remise en condition (22 juin au 7 juillet) du Savoyard.

Le Niçois est à son tour indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 10 au 31 juillet, sortant pour essais du 1er au 3 août et pour remise en condition du 5 au 19 août à chaque fois en compagnie de ses compères Savoyard et Béarnais.

Les torpilleurs légers Niçois, Savoyard et Béarnais participent ensuite aux essais (23 au 25 août) et à la remise en condition (27 août au 9 septembre) du Catalan, la division au grand complet faisant escale à Haïphong du 10 au 15 septembre avant de rallier Cam-Ranh le lendemain.

Le 23 septembre, la 7ème DT quitte Cam-Ranh pour un nouvel entraînement de division qui à lieu du 23 septembre au 11 décembre avec un exercice commun avec le croiseur lourd Saint Louis du 1er au 6 octobre (plus une escale à Haïphong jusqu’au 11 octobre). Après une escale dans la rivière Saigon du 12 au 17 décembre, la division rentre à Cam-Ranh le lendemain.

Le 1er janvier 1947, Le Niçois devient chef de division en remplacement du Savoyard qui entre en grand carénage.

Il étrenne son nouveau statut par le premier entraînement de division de l’année qui à lieu du 6 janvier au 11 février, les trois torpilleurs légers disponibles faisant escale à Haïphong du 12 au 17 février avant de rentrer le lendemain à Cam-Ranh.

Les trois torpilleurs disponibles de la 7ème DT participent ensuite aux essais (26 au 28 février) et à la remise en condition (1er au 10 mars) du Niçois qui redevient alors navire-amiral de la 7ème DT.

Le Niçois sort à nouveau du 12 mars au 4 avril pour un exercice commun de la 7ème DT avec le croiseur Tourville. Les torpilleurs légers laissent le croiseur lourd remonter la rivière Saïgon pour rentrer à Cam-Ranh, Le Niçois devant subir son premier grand carénage.

Le Niçois débarque alors ses munitions et vidange ses soutes avant d’être échoué au bassin du 7 avril au 15 mai 1947 pour une remise en état complète et une modernisation de son électronique à l’aide de composants venus de France.

Armé pour essais le 25 mai, il sort pour ses essais post-carénage du 26 au 28  puis pour sa remise en condition du 30 mai au 13 juin, à chaque fois en compagnie de ses trois compères de la 7ème DT.

Après un entraînement à la défense aérienne à la mer du 20 au 27 juin, Le Niçois participent en compagnie du Catalan aux essais (6 au 8 juillet) et à la remise en condition (10 au 25 juillet) du Savoyard.

Les torpilleurs légers Niçois et Savoyard sortent ensuite pour les essais (28 au 30 juillet) et pour la remise en condition (1er au 14 août) du Béarnais, les trois torpilleurs légers disponibles de la 7ème DT sortent alors pour les essais (18 au 20 août) et la remise en condition (22 août au 5 septembre) du Catalan, la division ainsi reconstituée faisant escale à Haïphong du 6 au 9 , à Hong Kong du 11 au 15, à Manille du 17 au 22, à Saïgon du 25 au 30 septembre avant de rentrer à Cam-Ranh le lendemain.

Le Niçois et ses trois compères de la 7ème DT terminent l’année 1947 par un entraînement de division du 8 octobre au 23 décembre 1947, date à laquelle les quatre «1010 tonnes» rentrent à Cam-Ranh.

Après un entraînement de division du 8 janvier au 2 mars 1948 réalisé au complet, Le Niçois participe ensuite à un nouvel entraînement de division sans le Béarnais qui subit son premier grand carénage, la 7ème DT effectuant cet entraînement divisionnaire du 7 mars au 14 avril 1948.

Alors que Le Catalan subit son grand carénage, les torpilleurs Niçois et Savoyard participent aux essais (22 au 24 avril) et à la remise en condition (26 avril au 10 mai) du Béarnais, les trois torpilleurs légers faisant escale à Haïphong du 11 au 15 mai, à Hué du 16 au 21 mai et à Tourane du 22 au 27 mai, ralliant Cam-Ranh le lendemain.

Le Niçois accompagné par ses sister-ships Savoyard et Niçois participent ensuite aux essais (7 au 9 juin) et à la remise en condition du Catalan (11 au 25 juin), les quatre torpilleurs légers ralliant Cam-Ranh le lendemain.

Le Niçois sort pour un entraînement en solitaire dans le golfe de Siam du 3 au 14 juillet, rentrant à Cam-Ranh le 15 juillet. Indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 17 juillet au 7 août, le Niçois sort pour essais (8 au 10 août) et pour remise en condition (12 au 26 août) à chaque fois en compagnie de ses trois compères de division, les quatre torpilleurs rentrant le  27 à Cam-Ranh.

Quand éclate la guerre en Europe le 5 septembre 1948, la 7ème DT était à quai même si elle se préparait à sortir pour un entraînement de division.

12-Torpilleurs légers (25)

Le Savoyard

Drapeau de la Savoie

Drapeau de la Savoie

-Le Savoyard est mis sur cale aux  Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM) à la Seyne sur Mer le 5 mars 1941 lancé le 12 septembre 1942 et mis en service en décembre 1943.

A Lorient depuis le 4 mars 1943, le torpilleur léger Savoyard commence l’année 1944 par une succession de sorties d’entraînement en solitaire en attendant la mise en service du Niçois. Il sort ainsi pour des écoles à feux du 7 au 15 janvier, du 22 au 30 janvier et du 3 au 10 février 1944.

Le Savoyard sort pour un entraînement au combat antisurface du 15 au 22 février, fait escale à La Pallice du 23 au 28 avant un entraînement à la défense aérienne à la mer du 29 février au 8 mars, rentrant à Lorient le lendemain.

Le 15 mars 1944, Le Niçois est admis au service actif permettant l’activation de la 7ème DT qui est provisoirement affecté à la 3ème Escadre Légère en attendant son affection définitive au sein des FNEO.

La 7ème DT sort pour un premier entraînement de division du 25 mars au 4 mai, rentrant à Lorient le lendemain. Il est suivit d’un nouvel entraînement de division du 12 mai au 20 juin, rentrant le 21 à Lorient.

Le Savoyard est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 22 juin au 13 juillet, sortant pour essais du 14 au 16 juillet et pour remise en condition du 17 au 31 juillet. Il participe ensuite aux essais (5 au 7 août) et à la remise en condition (9 au 23 août 1944) du Niçois, les deux torpilleurs légers rentrant à Lorient le 24 lendemain.

Le Savoyard et le Niçois effectuent un nouvel entraînement de division du 1er septembre au 12 octobre, date à laquelle la 7ème DT rentre à son port d’attache morbihanais.

Il est suivit par un nouvel entraînement de division effectué au large du Maroc. Arrivés à Casablanca le 23 octobre, ils s’entraînent au large des côtes du protectorat du 25 octobre au 2 décembre. Repartant de Casablanca trois jours plus tard, ils rentrent à Lorient le 19 décembre 1944 après des escales  à Gibraltar du 6 au 8, à Cadix du 9 au 12 et à Lisbonne du 13 au 17.

L’affectation en Indochine approchant, Le Savoyard passe au bassin du 20 décembre 1944 au 2  janvier 1945 pour inspection et travaux sur les œuvres vivres. Il sort ensuite pour essais du 3 au 5 janvier et pour remise en condition du 6 au 16 janvier 1945. Il participe ensuite aux essais (21 au 23 janvier) et à la remise en condition (25 janvier au 5 février) du Niçois qui lui aussi avait été mis au sec.

La 7ème DT effectue un dernier entraînement de division avant leur départ pour l’Indochine du 8 février au 3 mars 1945, date de leur retour à Lorient.

Après avoir rempli leurs soutes en carburant, vivres et munitions, les deux torpilleurs légers quittent Lorient le 9 mars, traversant l’Atlantique direction Fort de France où ils arrivent le 14. Ils repartent le 18 mars, faisant escale à Kingston (Jamaïque) du 22 au 25 mars avant de rallier Colon (Panama) où ils font escale du 30 mars au 2 avril.

Ils franchissent le canal de Panama les 3 et 4 avril avant d’être à Balboa du 5 au 8 puis à Acapulco du 11 au 15.

Ils franchissent le Pacifique jusqu’à Pearl Harbor où ils font escale du 22 au 27 avril, ralliant ensuite Midway pour une courte escale du 30 avril au 3 mai.

Reprenant la mer, les deux torpilleurs légers sont à Guam du 7 au 12 mai, à Cavite en baie de Manille du 17 au 24 mai, manœuvrant ensuite avec l’Asiatic Fleet du 25 mai au 2 juin, se ravitaillant à Subic Bay le 3 juin avant de rallier Cam-Ranh où ils arrivent le 10 juin 1945.

Les deux torpilleurs légers passent au bassin du 11 au 17 juin pour inspection et quelques menues réparations. Ils sortent ensuite pour entraînement avec le croiseur lourd Duquesne du 25 juin au 5 juillet puis avec le Duquesne et le Duguay-Trouin du 6 au 15 juillet, les quatre navires remontant la rivière Saïgon pour mouiller à Saïgon jusqu’au 25 juillet, rentrant deux jours plus tard à Cam-Ranh.

Le Savoyard est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 28 juillet au 17 août 1945, sortant pour essais du 18 au 20 août puis pour remise en condition du 22 août au 5 septembre.

Il participe ensuite aux essais (9 au 11 septembre) et à la remise en condition (13 au 27 septembre) de son compère Le Niçois, les deux torpilleurs légers ralliant ensuite Haïphong le 28 septembre pour un exercice commun avec le patrouilleur La Cordelière du 30 septembre au 8 octobre, les deux torpilleurs légers rentrant à Cam-Ranh le lendemain 9 octobre 1945.

Le 16 octobre 1945, Le Savoyard et Le Niçois quittent Cam-Ranh en compagnie du Duquesne pour accueillir au large de Saïgon les torpilleurs légers Le Béarnais et Le Catalan venus de Métropole pour permettre à la 7ème DT d’atteindre son format définitif.

Le Duquesne ravitaille les deux torpilleurs venus de métropole, les cinq navires arrivant à Cam-Ranh le 18 octobre 1945 dans la soirée.

Le 25 octobre 1945, la 7ème DT au complet quitte Cam-Ranh en compagnie du Duquesne et du Duguay Trouin pour un exercice. L’exercice commence par un raid des quatre torpilleurs contre le croiseur lourd suivit par le même exercice contre le croiseur léger puis par l’attaque du croiseur léger par les quatre torpilleurs menés par le croiseur lourd avant que l’inverse ne soit réalisé. Après un exercice de défense aérienne à la mer, la force navale rentre à Cam-Ranh le 29 octobre 1945.

Les torpilleurs légers Le Savoyard (Al), Le Niçois Le Béarnais et le Catalan quittent leur port d’attache le 6 novembre 1945 pour le premier véritable entraînement de division de la 7ème Division de Torpilleurs qui à lieu du 6 novembre au 14 décembre, la division faisant escale à Saïgon du 15 au 20 décembre 1945, rentrant à Cam-Ranh le lendemain.

Le Savoyard et ses trois compères de la 7ème DT quittent Cam-Ranh pour entraînement du 2  janvier au 23 janvier avec une escale à Hué du 10 au 15.

Alors que leurs compères Niçois et Catalan sont engagés dans un exercice combiné avec l’armée de l’air et les deux croiseurs des FNEO, les torpilleurs légers Savoyard et Béarnais effectuent un exercice antisurface du 30 janvier au 7 février, faisant escale à Hué du 8 au 13 février avant de rallier Cam-Ranh le lendemain.

Le 21 février 1946, la 7ème DT quitte Cam-Ranh pour le premier véritable entraînement de division de l’année exécuté du 21 février au 2 avril, rentrant le lendemain à Cam-Ranh. Un nouvel entraînement de division à lieu du 11 avril au 18 mai, la division faisant escale à Hué du 19 au 26 avant de rentrer le lendemain à Cam-Ranh.

Le Savoyard est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 28 mai au 17 juin, sortant pour essais du 18 au 20  avant remise en condition du 22 juin au 7 juillet en compagnie de ses compères Niçois et Catalan.

Il participe ensuite en compagnie du Catalan aux essais (10 au 12 juillet) et à la remise en condition (14 au 28 juillet) du Béarnais, Le Savoyard et Le Béarnais sortent ensuite pour les essais (1er au 3 août) et pour la remise en condition (5 au 19 août)  du torpilleur léger Niçois.

Les torpilleurs légers Savoyard Béarnais et Niçois participent ensuite aux essais (23 au 25 août) et à la remise en condition (27 août au 9 septembre) du Catalan, la division au grand complet faisant escale à Haïphong du 10 au 15 septembre avant de rallier Cam-Ranh le lendemain.

Le 23 septembre, la 7ème DT quitte Cam-Ranh pour un nouvel entraînement de division. Ils croisent alors le croiseur lourd Saint Louis qui étaient en pleine croisière solitaire dans l’Océan Indien et en Extrême Orient.

Après une école à feux du 23 au 29 septembre, les quatre torpilleurs légers se ravitaillent à Tourane avant d’effectuer un exercice commun avec le Saint Louis et  du 1er au 6 octobre, faisant escale avec lui à Haïphong jusqu’au 11 octobre quand les navires se séparent : la 7ème DT continue son entraînement de division alors que le Saint Louis prend le chemin du retour vers la métropole.

Après un entraînement à la défense aérienne à la mer du 12 au 21 octobre, Le Savoyard et ses trois compères font escale à Hué du 22 au 27 octobre avant une série de joutes antisurfaces entre l’équipe bleue (Savoyard et Béarnais) et l’équipe rouge (Niçois et Catalan) au large de Cam-Ranh avec ou sans le concours des batteries côtières et de l’aviation.

Si l’équipe bleue triomphe durant la première (28 octobre au 3 novembre), la seconde (5 au 12 novembre) et la troisième joute (14 au 20 novembre), le parti rouge prend sa revanche durant les deux joutes suivantes (22 au 27 novembre et 29 novembre au 4 décembre) avant que la sixième revanche se termine sur un match nul (6 au 11 décembre) soit un score final de 4-3 en faveur de l’équipe bleue, la 7ème DT mouillant dans l’embouchure de la rivière Saïgon du 12 au 17 décembre avant de rallier Cam-Ranh le lendemain.

Le 1er janvier 1947, Le Savoyard cède son pavillon de chef de division à son sister-ship Le Niçois et quitte Cam-Ranh le lendemain 2 janvier pour rallier Saïgon afin de subir un grand carénage à l’Arsenal d’Indochine en dépit du fait que Cam-Ranh soit parfaitement outillé pour de tels travaux.

Débarquant ses munitions et vidangeant ses soutes, il est échoué dans l’unique bassin de cet arsenal pour remise en état complète et une modernisation de son électronique à l’aide de composants venus de France.

Échoué au bassin du 5 janvier au 15 février 1947, il subit une période de travaux complémentaires à flot jusqu’au 25 février quand il est armé pour essais. Rejoint par ses trois compères de la 7ème DT, Le Savoyard sort pour essais du 26 au 28 février, se ravitaille à Cam-Ranh puis effectue sa remise en condition du 1er au 10 mars, redevenant alors navire-amiral de la 7ème DT.

Le Savoyard sort à nouveau du 12 mars au 4 avril pour un exercice commun de la 7ème DT avec le croiseur Tourville qui à remplacé le Duquesne après son échouage fatal. Les torpilleurs légers laissent le croiseur lourd remonter la rivière Saïgon pour rentrer à Cam-Ranh le lendemain 5 avril, Le Niçois devant subir son premier grand carénage.

Alors que Le Niçois est immobilisé au bassin, Le Savoyard accompagné du Béarnais et du Catalan quittent Cam-Ranh le 12 avril pour un entraînement de division du 12 avril au 17 mai, rentrant le lendemain à Cam-Ranh.

Le Savoyard participe alors en compagnie de ses sister-ships Béarnais et Catalan aux essais (26 au 28 mai) et à la remise en condition (30 mai au 13 juin) du Niçois après le grand carénage de ce dernier.

Le Savoyard est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 14 juin au 5 juillet 1947, sortant pour essais du 6 au 8 juillet et pour remise en condition du 10 au 25 juillet en compagnie de ses compères Niçois et Catalan.

Il participe ensuite en compagnie du Niçois aux essais (28 au 30 juillet) et à la remise en condition (1er au 14 août) du Béarnais.

Les torpilleurs légers Savoyard Béarnais et Niçois participent ensuite aux essais (18 au 20 août) et à la remise en condition (22 août au 5 septembre) du Catalan, la division ainsi reconstituée faisant escale à Haïphong du 6 au 9 septembre, à Hong Kong du 11 au 15 septembre, à Manille du 17 au 22 septembre, à Saïgon du 25 au 30 septembre avant de rentrer à Cam-Ranh le lendemain.

Le 8 octobre 1947, Le Savoyard accompagné de ses trois compères de la 7ème DT quittent Cam-Ranh pour un nouvel entraînement de division qui s’achève le 22 décembre après notamment une série de joutes antisurfaces du 19 novembre au 22 décembre. La division rentre à Cam-Ranh le lendemain.

Le Savoyard commence l’année 1948 comme il à terminé l’année 1947 par un entraînement de division qui se déroule du 4 janvier au 2 mars, rentrant à Cam-Ranh en fin de journée.

Alors que Le Béarnais est immobilisé pour grand carénage, Le Savoyard accompagné du Niçois et du Catalan quittent Cam-Ranh le 7 mars pour un nouvel entraînement de division qui s’achève le 13 avril, les trois torpilleurs légers rentrant le lendemain à Cam-Ranh.

Alors que Le Catalan subit son grand carénage, les torpilleurs Savoyard et Niçois participent aux essais (22 au 24 avril) et à la remise en condition (26 avril au 10 mai) du Béarnais, les trois torpilleurs légers faisant escale à Haïphong du 11 au 15 mai, à Hué du 16 au 21 mai et à Tourane du 22 au 27 mai, ralliant Cam-Ranh le lendemain.

Le Savoyard accompagné par ses sister-ships Béarnais et Niçois participent ensuite aux essais (7 au 9 juin) et à la remise en condition du Catalan (11 au 25 juin), les quatre torpilleurs légers ralliant Cam-Ranh le lendemain.

Le Savoyard est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 26 juin au 16 juillet, sortant pour essais (17 au 19 juillet) et pour remise en condition (21 juillet au 5 août) en compagnie de ses compères Béarnais et Catalan.

Les trois torpilleurs légers disponibles de la 7ème DT participent ensuite aux essais (8 au 10 août) et pour remise en condition (12 au 26 août) du Niçois, les quatre torpilleurs rentrant le lendemain  à Cam-Ranh.

Quand éclate la guerre en Europe le 5 septembre 1948, la 7ème DT était à quai même si elle se préparait à sortir pour un entraînement de division.