24-Armée de l’air (47)

Commandement Territorial (C Ter)

Escadrilles Régionales de Chasse

Comme leur nom l’indique, les Escadrilles Régionales de Chasse (ERC) ont un rôle local de défense des grandes villes et des sites stratégiques comme les grands ports et les industries d’armement.

Si pendant longtemps, les ERC n’étaient équipés que d’avions dépassés, bien en peine de mener à bien des missions, ce n’est plus le cas en septembre 1948.

-Signe de son importance, ce sont pas moins de quatre ERC qui assurent la couverture aérienne de la capitale à la fois en raison de la présence du pouvoir politique mais également en raison des nombreuses industries aéronautiques, automobiles et militaires concentrées à Paris et autour de la capitale.

Dewoitine D-551 encore non peint

Dewoitine D-551 encore non peint

L’ERC-500 stationnée sur la BA 107 de Villacoublay dispose de douze Dewoitine D-551, l’ERC-505 stationnée sur la BA 126 Coulommiers-Voisin dispose de douze Arsenal VG-36 tout comme l’ERC-507 qui est elle stationnée à Orly sur la BA-118. L’ERC-510 équipée de Bloch MB-157 couvre le nord-est de la région parisienne depuis la base aérienne 135 de Meaux-Esbly.
-L’ERC-501 équipée d’Arsenal VG-36 assure la couverture aérienne de l’estuaire de la Seine depuis la base aérienne 147 de Le Havre-Octeville.

-L’ERC 503 elle aussi équipée d’Arsenal VG-36 assure la défense de Strasbourg depuis la base aérienne 244 de Strasbourg-Etzinheim

-L’ERC-502 assure avec ses douze Dewoitine D-551 la couverture de l’estuaire de la Loire depuis la base aérienne 161 de Montoire de Bretagne.

A la mobilisation, un détachement de quatre appareils s’installe à Chateau-Bougon pour protéger l’usine de la SNCAO et les chantiers navals qui tournent à plein régime pour la défense nationale.

-L’ERC-504 assure avec ses douze Dewoitine D-551 la couverture de Marseille depuis la base aérienne de Marignane.

-L’ERC-506 et ses douze Dewoitine D-551 assurent la couverture de Lyon depuis la base de Lyon-Bron.

-L’ERC-508 et ses douze Bloch MB-157 assure depuis la base aérienne 124 de Cazaux la couverture de la région bordelaise qui comme la région nantaise dispose à la fois d’usines aéronautiques et de chantiers navals.

-L’ERC-509 stationnée à Toulouse-Francazal (BA-101) assure avec ses douze Arsenal VG-36 la couverture de la région toulousaine

-L’ERC-511 stationnée à Lezignan sur la BA-162 assure avec ses douze Arsenal VG-36 la couverture de la région de Montpelier, de Sète et de Port-Vendres contre d’hypothétiques menaces espagnoles et italiennes.

Quatre Escadrilles Régionales de Chasse sont également déployées en Afrique du Nord, les ERC-512 et 514 basées respectivement à Marrakech (BA 207) et Meknès (BA 206) ainsi que les ERC-513 et 515 basées respectivement à Blida (BA 201) et Alger (BA 203), ces quatre ERC étant équipées d’Arsenal VG-39.

Le Groupe Régional de Chasse de Corse dispose lui de quatre escadrilles de neuf appareils équipées de Dewoitine D-520. Le GC I/13 est déployée à Solenzara (deux escadrilles) et Campo del Oro près d’Ajaccio (deux escadrilles)

Défense Antiaérienne du Territoire

La Défense Antiaérienne du Territoire (DAT) placée sous le commandement territorial est chargée de la défense des grandes villes et des points sensibles du territoires : grandes villes, ports, industries stratégiques à l’aide de batteries fixes et des batteries mobiles formant des colonnes mobiles antiaériennes qui se déplacent sur route et éventuellement sur chemin de fer, des batteries mobiles sur voie ferrée ont été étudiées avant guerre mais sans réalisation concrète.

Après la mobilisation qui lui permet d’augmenter ses moyens, la Défense Antiaérienne du Territoire (DAT) aligne les moyens suivants :

canon de 75mm CA modèle 1932

canon de 75mm CA modèle 1932

-48 batteries antiaériennes légères équipées chacune de douze canons répartis équitablement entre des canons de 25mm et des canons de 40mm

-8 batteries de six canons de 40mm Bofors dont l’action est renforcée par les mitrailleuses de 20mm Oerlikon modèle 1939.

-24 batteries antiaériennes lourdes réparties entre douze batteries de douze canons de 75mm modèle 1936 et modèle 1936 modifié 1944 et douze batteries de neuf canons de 90mm modèle 1939.

-La défense rapprochée des pièces lourdes est assurée par des mitrailleuses de 13.2mm.

Les différentes batteries sont réparties de la façon suivante :

-Paris et région parisienne : six batteries légères de 40mm, quatre batteries légères de 25mm et quatre batteries légères de 37mm plus au niveau des batteries lourdes cinq batteries de 90mm soit un total de 36 canons de 40mm, 48 canons de 37mm, 48 canons de 25mm et 45 canons de 90mm soit un total respectable 177 pièces antiaériennes.

Si les canons de 90mm sont installés sur des batteries fixes, les pièces légères sont installées sur des emplacements préparés mais les pièces peuvent être redéployées ailleurs.

-Le Havre : deux batteries antiaériennes légères de 37mm et une batterie lourde de 75mm

-Rouen : une batterie de six canons de 40mm Bofors pour protéger le port à pétrole et une batterie lourde de 75mm

-Dunkerque : deux batteries antiaériennes légères de 25mm et une batterie lourde de 90mm

-Lille : quatre batteries antiaériennes légères de 25mm et une batterie lourde de 90mm

-Caen : deux batteries antiaériennes légères de 37mm

-Rennes : deux batteries antiaériennes légères de 37mm

-Nantes : quatre batteries antiaériennes légères de 37mm et deux batteries lourdes de 90mm

-Saint-Nazaire : deux batteries antiaériennes légères de 25mm et une batterie lourde de 75mm

-La Rochelle : deux batteries antiaériennes légères de 25mm

-Bordeaux : deux batteries antiaériennes légères de 25mm et deux batteries lourdes de 75mm

-Toulouse : deux batteries antiaériennes légères de 37mm

-Pau : une batterie antiaérienne légère de 25mm

-Marseille : deux batteries antiaériennes légères de 25mm et deux batteries lourdes de 90mm

-Port-Vendres : une batterie antiaérienne de 37mm et une batterie lourde de 75mm

-Ajaccio : une batterie antiaérienne de 37mm et une batterie lourde de 75mm

-Bastia : une batterie antiaérienne de 37mm et une batterie lourde de 75mm

-Nice : deux batteries antiaériennes de 25mm et une batterie lourde de 75mm
-Lyon : deux batteries antiaériennes de 25mm et une batterie lourde de 90mm

-Strasbourg : deux batteries antiaériennes légères (une de 25mm et une de 37mm) et une batterie lourde de 75mm

-Metz : deux batteries antiaériennes légères de 37mm et une batterie lourde de 75mm

-Nancy : deux batteries antiaériennes légères de 37mm et une batterie lourde de 75mm

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10-Contre-torpilleurs (37)

Le Kléber

Le général Kléber (1753-1800)

Le général Kléber (1753-1800)

-Le Kléber est mis sur cale aux Ateliers et Chantiers de France (ACF) à Dunkerque le 10 février 1942 et lancé le 17 juillet 1943 avant d’être remorqué à quai pour achèvement à flot.

Il quitte son chantier constructeur le 9 octobre 1943, faisant escale à Cherbourg du 10 au 15 octobre avant de rallier Lorient le 17 octobre 1943 où il retrouve le Desaix. En dépit de la présence simultanée des deux sister-ships, les deux navires vont mener leur mise en condition séparément.

Il passe au bassin du 22 octobre au 4 novembre 1943 dans la forme de Lanester avant d’entamer sa campagne d’essais officiels. Il est à la mer du 5 au 22 novembre pour essais qui se passent bien en dépit de certains problèmes au niveau des turbines.

Il passe à nouveau au bassin du 23 novembre au 5 décembre avant d’entamer une deuxième campagne d’essais officiels du 8 au 30 décembre. Il entame ensuite ses essais artillerie, sortant pour cela du 2 au 14 janvier 1944 notamment en tirant sur l’ancien cuirassé Voltaire échoué sur la presqu’île de Rhuys.

Après un ravitaillement à Lorient le 15 janvier, il rallie Brest le lendemain 16 janvier pour effectuer ses essais recette de torpilles et de grenades ASM avant de rentrer à Lorient le 18 janvier 1944. Il passe à nouveau au bassin, une ultime mise au sec pour des modifications et des travaux de peinture et ce du 20 janvier au 7 février 1944.

Après des essais finaux du 8 au 11 février, la clôture d’armement est prononcé le 12 février 1944 et le contre-torpilleur va entamer sa mise en condition avant de rallier Toulon son port d’attache.

Il quitte Lorient le 13 février 1944, fait escale à Lisbonne du 16 au 19 février, à Cadix du 20 au 23 février, à Casablanca du 24 au 27 février avant de traversée l’Atlantique, faisant escale à Caracas du 3 au 7 mars,  à Cayenne du 9 au 12 mars, à Rio de Janeiro du 15 au 21 mars avant de traverser l’Atlantique, faisant escale à Dakar 26 au 28 mars, profitant des installations du polygone de Rufisque pour réaliser une école à feux du 29 mars au 4 avril. Il quitte Dakar le 5 avril et rallie Toulon le 11 avril 1944.

Le contre-torpilleur Kléber est admis au service actif le 11 avril 1944, intégrant la 12ème DCT déjà composée du Marceau (Al) et du Desaix.

Le 28 avril 1944, la 12ème DCT appareille pour son premier entrainement de division qui à lieu entre Corse et Continent et ce du 28 avril au 12 juin, mouillant aux salins d’Hyères du 13 au 21 juin avant de rentrer à Toulon le lendemain 22 juin 1944.

Le Kléber et le Desaix sortent une école à feux commune du 29 juin au 9 juillet, faisant escale à Marseille du 10 au 14 juillet, rentrant le lendemain à Toulon. Le Kléber participe ensuite aux essais (16 au 19 juillet) et à la remise en condition (21 juillet au 7 août) du Marceau.

Le Kléber est indisponible du 8 au 30 août, sortant pour essais du 31 au 3 septembre avant de rallier les salins d’Hyères le 4 septembre où il retrouve ses deux compères de la 12ème DCT. Les trois contre-torpilleurs sortent pour sa remise en condition du 5 au 21 septembre, date à laquelle les trois contre-torpilleurs ont retrouvé leur poste au quai Noël.

Le 1er octobre, la 12ème DCT quitte Toulon en compagnie du ravitailleur rapide L’Adour, se ravitaillant à la mer pour pouvoir rallier Dakar sans escale.

Le 5 octobre, à la hauteur du cap Bojador, les trois contre-torpilleurs et le ravitailleur rapide font leur jonction avec le ravitailleur de sous-marin Jules Verne et les sous-marins Casabianca Achille et Persée de la 2ème DSM, les neuf navires ralliant Dakar le 9 octobre 1944.

La 12ème DCT effectue un entrainement de division du 12 octobre au 4 novembre avant de faire relâche à Dakar du 5 au 11 novembre puis s’enchainer par un entrainement commun avec la 2ème DSM du 12 au 18 novembre puis par un exercice de synthèse du 20 novembre au 1er décembre.

Le Kléber et ses deux compères de la 1éème DCT quittent Dakar en compagnie de L’Adour le 3 décembre, relâchent à Casablanca du 7 au 10 décembre avant de rentrer à Toulon le 14 décembre 1944 et de rester au port jusqu’à la fin de l’année civile.

Le Kléber et le Desaix sortent pour un entrainement de défense aérienne à la mer du 5 au 12 janvier, allant mouiller le 13 janvier 1945 aux salins d’Hyères où ils retrouvent leur sister-ship Marceau présent sur place depuis deux jours.

Après cinq jours au mouillage (13 au 18 janvier), la 12ème DCT ainsi reconstituée va effectuer son premier entrainement de division de l’année. Cet entrainement va occuper les trois navires du 19 janvier au 7 mars 1945, date de leur retour à Toulon.

Le Kléber et le Desaix quittent Toulon le 17 mars pour un entrainement alors que le Marceau est indisponible suite à une avarie mécanique, entrainement qui s’achève le 5 avril avant un retour le lendemain à Toulon. Du 10 au 30 avril, le Kléber et le Desaix participent à la remise en condition du Marceau.

Le 7 mai 1945, le Kléber accompagné du Marceau et du Desaix quitte Toulon en compagnie des torpilleurs légers de la 1ère DT. Après un affrontement de division du 7 au 17 mai, les deux divisions font escale en Corse, la 12ème DCT à Calvi et la 1ère DT à l’Ile-Rousse (18 au 23 mai).

Les deux divisions vont ensuite manoeuvrer ensemble du 24 mai au 30 juin avant une escale à Marseille du 1er au 4 juillet, les deux divisons rentrant à Toulon le lendemain.

Le Kléber et le Marceau sortent pour entrainement du 11 au 19 juillet avec école à feux et lancement de torpilles, rentrant à Toulon le 25 juillet après un mouillage aux salins d’Hyères du 20 au 24 juillet.

Le Kléber est indisponible du 27 juillet au 17 août, sortant pour essais (18 au 21 août) et pour remise en condition (23 août au 7 septembre) en compagnie du Desaix, les deux contre-torpilleurs participent ensuite du 16 septembre au 1er octobre à la remise en condition du Marceau.

Le 7 octobre 1945, la 12ème DCT quitte Toulon pour son entrainement de division automnal, entrainement qui l’occupe du 7 octobre au 10 décembre.

Le Kléber et le Desaix sortent une dernière fois pour entrainement du 15 au 27 décembre avant de subir une période d’entretien à flot du 28 décembre au 12 janvier, sortant pour essais du 13 au 16 janvier et pour remise en condition du 17 janvier au 2 février.

La 12ème DCT réduite aux seuls Kléber et Desaix (Al) sort pour entrainement de division du 7 février au 3 avril 1946, date à laquelle les deux contre-torpilleurs arrivent aux salins d’Hyères où ils retrouvent le Marceau qui venait de réaliser ses essais à la mer.

Les trois contre-torpilleurs sont à la mer du 4 au 11 avril et du 15 au 27 avril, les deux périodes à la mer étant entrecoupées d’une escale à Marseille. Les trois contre-torpilleurs rentrent à Toulon le 28 avril 1946 à l’aube. A l’issue de cette remise en condition, le Kléber devient navire-amiral de la 12ème DCT.

Le 5 mai 1946, la 12ème DCT quitte Toulon pour un entrainement de division délocalisé à Dakar et dans le Golfe de Guinée. Le soutien logistique est assuré par le pétrolier-ravitailleur Liamone et le cargo rapide Tlemcen chargé de vivres, de munitions, de pièces détachées.

L’entrainement de division à lieu du 18 mai au 9 juin au large de Dakar avant une nouvelle phase d’entrainement dans le Golfe de Guinée du 17 au 25 juin avant une mission de présence dans les ports de l’AEF.

Les trois contre-torpilleurs et Le Liamone rallient le cargo rapide Tlemcen au large d’Abidjan le 14 juillet et les cinq navires entament le transit retour en direction de Toulon, faisant escale à Dakar du 17 au 20 juillet, Casablanca du 24 au 27 juillet avant de rallier Toulon le 1er août 1946.

Les trois contre-torpilleurs de la 12ème DCT sont indisponibles pour entretien et permissions de l’équipage du 2 au 23 août, sortant pour essais du 24 au 27 août avant un stage de remise en condition du 29 août au 10 septembre, date à laquelle ils rentrent tous à Toulon.

La 12ème DCT sort pour une école à feux commune du 15 au 22 septembre, huit jours avant que le Desaix ne subisse son premier grand carénage.

Le 1er octobre 1946, le Kléber et le Marceau quittent Toulon pour un entrainement de division automnal qui à cette fois lieu dans le Golfe du Lion et au large de la Corse et ce jusqu’au 21 novembre, les deux contre-torpilleurs faisant escale à La Ciotat du 22 au 27 novembre avant de rentrer à Toulon le lendemain.

Le Kléber sort une dernière fois du 5 au 13 décembre, rentrant à Toulon le 14 décembre 1946. Il débarque ses munitions et vidange ses soutes, avant d’être échoué au bassin n°2 du Missiessy du 16 décembre 1946 au 27 février 1947.

Il sort pour essais du 28 février au 2 mars en compagnie de ses deux compères de la 12ème DCT avant de se ravitailler pour participer du 3 au 10 mars à l’entrainement de la Force T qui sert également de remise en condition.

Outre la 12ème DCT, cet entrainement va engager le cuirassé Alsace, le porte-avions Joffre, le croiseur lourd Henri IV, les croiseurs légers De Grasse et Jean de Vienne, les torpilleurs d’escadre L’Inconstant Lancier Mousquet Bombardier, les sous-marins Nivose Floréal Ile de Brehat ainsi que les pétroliers Elorn et Liamone.

La Force T va donc participer à des exercices avec la Mediterranean Fleet sur le modèle des exercices Entente Cordiale qui engage la flotte de l’Atlantique et la Home Fleet. Cet exercice est baptisé «Cordial Agreement» en guise de clin d’œil

Pour cette première, la flotte britannique de la Méditerranée à mobilisé les cuirassés Nelson et Rodney, le porte-avions Indomitable, les croiseurs légers Belfast et Newcastle, six destroyers et quatre sous-marins.

Cette exercice imposant va occuper les deux marines du 16 au 21 mars, faisant une brève escale à Bizerte le 22 mars avant de rentrer à Toulon ou de rester en Tunisie, la 12ème DCT rentrant dans le port varois le 24 mars.

Le 2 avril 1947, la 12ème DCT devait sortir pour un entrainement de division mais le Marceau est victime d’une avarie, laissant le Kléber et le Desaix sortir pour une école à feux du 2 au 11 avril avant de mouiller aux salins d’Hyères où ils sont rejoints par le Marceau. La 12ème DCT sort pour son entrainement de division du 22 avril au 12 juin, date du retour des trois navires à Toulon.

Le Kléber et le Desaix sortent pour une école à feux du 17 au 28 juin, faisant escale à La Ciotat du 29 juin au 2 juillet avant de rentrer le lendemain à Toulon. Le Kléber sort pour les essais (4 au 7 juillet) et remise en condition (8 au 24 juillet) du Marceau qui venait d’être indisponible pour entretien et permissions de l’équipage.

Le Kléber est indisponible pour entretien et permissions de l’équipage du 26 juillet au 16 août 1947, sortant pour essais (17 au 20 août) et pour remise en condition (21 août au 5 septembre) en compagnie de ses sister-ships Desaix et Marceau.

La 12ème DCT sort pour un entrainement de division automnal en Méditerranée occidentale du 13 septembre au 8 novembre, mouillant aux salins d’Hyères du 9 au 15 novembre avant de rentrer à Toulon le lendemain 16 novembre 1947.

Alors que le Marceau est indisponible suite à une avarie mécanique, le Kléber et le Desaix sortent ensemble pour entrainement au large de Toulon et ce du 20 au 27 novembre, mouillant aux salins d’Hyères du 28 novembre au 4 décembre, rentrant à Toulon le lendemain. Du 9 au 23 décembre, le Kléber accompagné par le Desaix participe à la remise en condition du Marceau.

La 12ème DCT effectue une première sortie du 7 au 15 janvier 1948 pour une école à feux au cours de laquelle sont testés de nouveaux obus explosifs de 130mm, mieux adaptés au bombardement contre la terre.

Après un mouillage aux salins du 16 au 23 janvier, le Kléber et ses deux compères retrouvent en haute mer la 4ème DT (Annamite Hova Somali en attendant le Touareg) pour un exercice commun du 24 janvier au 5 mars, exercice marqué par une escale à Alger.

Le 17 mars 1948, le Kléber et le Desaix quittent Toulon en compagnie des torpilleurs légers Annamite Hova et Somali de la 4ème DT pour rallier Ajaccio le lendemain 18 mars. Mouillant en baie d’Ajaccio, ils retrouvent le Marceau et le Touareg, le dernier torpilleur à intégrer la 4ème DT.

La 12ème DCT et la 4ème DT vont manoeuvrer d’abord chacun de leur côté du 19 au 25 mars puis après ravitaillement le 26 mars, vont s’affronter mutuellement du 27 mars au 6 avril.

Après une escale à Alger du 7 au 11 avril, la 2ème DCT et la 4ème DT subissent un entrainement à la défense aérienne à la mer du 12 au 22 avril avant une école à feux du 24 avril au 1er mai, date à laquelle ils rallient Calvi où les sept navires font escale du 1er au 5 mai, rentrant dans la soirée à Toulon.

Le Kléber sort pour une école à feux du 10 au 17 mai puis pour un entrainement à la défense aérienne à la mer du 19 au 27 mai, se ravitaillant à Toulon le 28 mai avant d’enchainer par la remise en condition du Desaix du 29 mai au 14 juin, date à laquelle les deux contre-torpilleurs vont mouiller aux salins d’Hyères.

Le 17 juin, le Marceau y retrouve ses deux compères de la 12ème DCT et la division ainsi reconstituée sort pour un entrainement antisurface du 18 au 30 juin, date à laquelle les trois contre-torpilleurs rentrent à Toulon.

Le Kléber sort pour entrainement au combat antisurface du 3 au 10 juillet, rentrant à Toulon le 15 juillet après une escale à Marseille du 11 au 14 juillet. Il est indisponible du 16 au 31 juillet, sortant pour essais du 1er au 4 août  et pour remise en condition du 5 au 14 août en compagnie du Marceau.

Accompagné du Marceau, le Kléber participe aux essais (16 au 18 août) et à la remise en condition (19 au 29 août) du Desaix.

Le 30 août, la 12ème DCT passe aux effectifs de guerre avec le rappel des réservistes et la levée des limitations techniques du temps de paix (vitesse maximale, surcharge carburant et munitions). Le Kléber, le Desaix et le Marceau sortent du 31 août au 3 septembre, rentrant à Toulon le 4 septembre, à la veille de l’offensive allemande en Scandinavie.

A l’annonce des bombardements allemands, les trois contre-torpilleurs quittent Toulon pour prendre position entre le Cap Corse et le continent, de crainte que les italiens n’attaquent pour détourner l’attention des alliés du front scandinave.

Caractéristiques Techniques de la classe Hoche

Déplacement : standard 2884 tW pleine charge 4018 tonnes

Dimensions : longueur hors tout 137.50m largeur maximale de la coque 12.67m tirant d’eau moyen 4.60m

Propulsion : deux groupes de turbines à engrenages Rateau alimentées en vapeur par six chaudières verticales Indret dévellopant 92000ch entrainant deux hélices

Performances : vitesse maximale 40 noeuds distance franchissable 4000 miles nautiques à 18 noeuds

Electronique : un radar de navigation, un radar de veille combinée, deux radars de conduite de tir et un Asdic

Armement :

-huit canons de 130mm modèle 1932 en quatre tourelles doubles modèle 1936 (deux avant et deux arrière)

-huit canons de 37mm Schneider modèle 1941 en quatre affûts doubles et six canons de 25mm en trois affûts doubles

-dix tubes lance-torpilles de 550mm (deux plate-formes triples et deux plate-formes doubles, toutes latérales)

-deux grenadeurs de sillage avec une trentaine de projectiles.

Equipage : 238 officiers et marins

5-Artillerie et systèmes d’armes de la marine nationale (3)

C-Artillerie légère (25 à 100mm)

Canon de 100mm modèle 1925

Schéma du canon de 100mm modèle 1925

Ce canon est le premier canon de ce calibre développé après guerre. Il va équiper les sous-marins de 1500 tonnes et les pétroliers de classe Mékong (Mékong Niger Elorn Var). Ce canon de 45 calibres tire des obus de 14.5kg à une distance maximale de 15000m à raison de huit coups par minute.

L’affût SMCA (Sous-marin Contre-Avions) modèle 1925 pèse 7.5 tonnes et permet au canon de pointer de 0° à +70°, la dotation en munitions étant de 100 coups pour les Requin et de 150 coups pour les Pascal.

 

Le sous-marin Casabianca équipé du canon de 100mm modèle 1925

L’affût CA modèle 1925 pèse 10 tonnes puisqu’il est muni d’un bouclier en acier léger et permet au canon de pointer en site de -10° à +70° à raison de 8° par seconde et en azimut sur 150° à raison de 10° par seconde, la dotation en munitions étant de 100 coups par canon soit un total de 200 obus.

Canon de 100mm modèle 1927

Transport d’hydravions Commandant Teste. Les canons de 100mm modèle 1927 sont clairement visible sur le bloc-passerelle

Le canon de 100mm modèle 1927 est une version améliorée du précédent. Il est utilisé sur le transport d’hydravions Commandant Teste sur un affût modèle 1927 pour le tir contre-avions et par les torpilleurs de classe Melpomène sur un affût ne permettant pas le tir contre-avions, donnant naissance au modèle 1932.

Ce canon de 45 calibres tire des obus de 14.95kg à une distance maximale de 15000m (+34°) à raison de dix coups par minute.

L’affût simple sous bouclier modèle 1927 permet au canon de pointer en site de -10° à +85°. La dotation en munitions est de 280 obus par canon soit un total de 3360 obus de 100mm dont 480 obus éclairants et 120 obus traçants.

L’affût simple modèle 1932 permet au canon de pointer en site de -10° à +34° et en azimut sur 135° avec 75 coups par canon soit 150 obus pour les Melpomène.

 Canon de 100mm modèle 1930 et 1932

Canons de 100mm modèle 1930 du cuirassé Richelieu. Photo prise à Dakar lors de la première école à feu du cuirassé sur le polygone de Rufisque

Ce canon est spécifiquement dévellopé pour le croiseur lourd Algérie qui va disposer de douze canons en six affûts doubles modèle 1931.

Au final, le cuirassé Lorraine va aussi recevoir quatre affûts doubles mais ces affûts quittent le bord lors de son entrée en reconstruction, remplaçant deux tourelles triples de 152mm à bord du Richelieu à cause d’une mise au point interminable des tourelles de 152mm qui se révélent inaptes au tir contre avions.

Ce canon modèle 1930 est un canon de 45 calibres tirant des obus de 15kg à une distance maximale de 15800m (+45°) et de 10000m en tir contre-avions (+80°) à raison de 10 coups par minute. L’affût double modèle 1931 pèse 13.5 tonnes permettant au canon de pointer en site de -10° à +80° et en azimut sur 80° de chaque côté. La dotation en munitions est de 180 coups par canon soit un total de 2160 coups.

Le canon de 100mm modèle 1932 est une version améliorée du modèle 1930 mais ces performances sont similaires au précédent. Il équipe les croiseurs de classe De Grasse, les torpilleurs légers de classe Le Fier et Colonie, les aviso-dragueurs type Elan et Chamois, les canons étant embarqués en affûts doubles modèle 1937, ce dernier pesant 29.8 tonnes et permettant aux canons de pointer en site de -10 à +90° et en azimut sur 80°.

Les corvettes classe La Malouine sont également équipés de canons de 100mm modèle 1932 montés en affûts simples modèle 1939, ce canon avec cet affût n’équipant les six premières corvettes qu’ultérieurement, leur armement d’origine étant le canon de 100mm modèle 1927 moins performant.

Canon de 100mm modèle 1934

Le sous-marin de 800 tonnes de classe Aurore disposait d’un canon de 100mm modèle 1934

Ce canon est spécifiquement développé pour les sous-marins de classe Aurore, Émeraude et Rolland Morillot. Ce canon est un canon 34 calibres tirant des obus de 15kg à une distance maximale de 15000m à raison de 8 coups par minute.

L’affût SMCA modèle 1934 permet au canon de pointer en site de -10 à +85° et en azimut sur 90° de chaque côté. La dotation en munitions est 150 coups pour les Émeraude et les Aurore et de 200 coups pour les Rolland Morillot.

Canon de 90mm modèle 1926

Canon de 90mm modèle 1926 en affût double sur le croiseur léger La Marseillaise

Ce canon antiaérien aux performances comparables au célèbre «88» allemand est développé en premier lieu pour les croiseurs lourds Colbert et Foch (affûts simples) et Dupleix (affûts doubles) avant d’équiper également le mouilleur de filets Gladiateur, le ravitailleur de sous-marins Jules Verne plus le croiseur léger Emile Bertin, ses dérivés de classe La Galissonnière et les chasseurs de sous-marins.

Affût double de 90mm installé sur le croiseur léger Emile Bertin

Suite à l’abandon du 75mm, le canon de 90mm va équiper les croiseurs lourds Duquesne Tourville Suffren ainsi que les Duguay-Trouin.

Ce canon de 50 calibres tire des obus de 18kg à une distance maximale de 15440m en tir antisurface (site +45°) et de 10600m en tir antiaérien (site +80°) à raison de 12 à 15 coups à la minute.

L’affût contre-avions double (CAD _Contre-Avions Double) peut pointer en site de -7° à +80° et en azimut de 20° à +180° sur chaque bord alors que les deux affûts contre-avions simples (CAS _Contre-Avions Simple) peuvent pointer en site de -7° à +80° et en azimut de 15° à +165° sur chaque bord.

Canon de 75mm modèle 1897-15 sur affût modèle 1925

Canon de 75mm installé sur le torpilleur d’escadre Tempête (classe Bourrasque)

Le «75» est le véritable couteau suisse de l’artillerie française. A l’origine simple et redoutable pièce de campagne, elle devint également canon de char, canon antiaérien et même canon antichar. La marine ne pu passer à côté et s’équipa de canons de 75mm pour différents usages.

Le canon de 75mm modèle 1897-15 sur affût SMCA modèle 1925 arme les premiers sous-marins de 2ème classe et les sous-marins mouilleur de mines. Ce canon de 50 calibre tire un obus de 5.9kg à 15000m à raison de 12 coups par minute. Le sous marin dispose de 150 coups dont 30 imméditatement prêt au tir et 120 en soute. L’affût peut pointer en site jusqu’à +70° ce qui permet le tir contre-avions.

Ce canon non spécifiquement conçu pour le tir contre-avions sera ultérieurement remplacé par le canon de 75mm modèle 1928, une adaptation aux sous-marins du modèle 1922, le premier canon de 75mm spécifiquement conçu pour la défense contre-avions.

Canon de 75mm modèle 1922

Ce canon de 75mm est donc le premier canon ce calibre à être conçu pour la défense contre-avions et pour cela embarque sur les cuirassés de classe Bretagne (huit pièces), sur le porte-avions Bretagne (six pièces), les croiseurs lourds Duquesne, Tourville et Suffren (six pièces),les croiseurs légers Duguay-Trouin, Primauguet, Latouche-Treville et Jeanne d’Arc (quatre pièces), les Jaguar (deux pièces) et les Bourrasque (une pièce).

Ce canon de 50 calibres tir des obus de 6 kilos à 15000m avec un plafond de 7500m à raison de 8 à 15 coups par minute. L’affût simple permet au canon de pointer en site de -10° à +90° et en azimut sur 150° de chaque côté. La dotation en munitions est de 125 coups par canon soit un stock global allant de 500 à 1000 coups.

Les Bretagne ont perdu leurs canons lors de leur reconstruction puisqu’ils réapparurent avec des canons de 130mm à double usage en remplacement des canons de 75 et de 138mm. Si le Béarn à conservé ces canons jusqu’à son désarmement la Jeanne d’Arc, les Duquesne, Tourville et Suffren remplacèrent leurs six canons de 75mm par six canons de 90mm en six affûts simples

Canon de 75mm modèle 1928

Le sous-marin Argonaute était équipé d’un canon de 75mm sur la plage avant

Ce canon est une adaptation du canon modèle 1922 pour les sous-marins. Il arme pour la première fois les sous-marins de 2ème classe de type Amirauté avant de réarmer les sous-marins de 2ème classe et les sous-marins mouilleurs de mines équipés de canons de 75mm modèle 1897-15.

Ce canon de 50 calibres tir des obus de 6 kilos à 15000m avec un plafond de 7500m à raison de 8 à 15 coups par minute. L’affût simple permet au canon de pointer en site de -10° à +90° et en azimut sur 150° de chaque côté. La dotation en munitions est de 300 obus pour les sous-marins de 2ème classe et de 150 pour les sous-marins mouilleurs de mines.

Canon de 37mm modèle 1925 et modèle 1933

Canon de 37mm modèle 1925

Ces canons de 1.46 pouces sont les principaux canons antiaériens légers de la marine nationale en juin 1940.

Le canon de 37mm modèle 1925 est un canon de 60 calibres tirant un obus de 0.725kg à 8000m avec un plafond de 5000m à raison de 20 coups par minute. Ces deux canons peuvent pointer en site de -15° à +80°. La dotation en munitions est de 500 coups par pièce.

Le Canon de 37mm modèle 1933 était en réalité deux canons de 37mm modèle 1925 monté sur un même affût

Le canon de 37mm modèle 1933 est un canon de 50 calibres tire des obus de 0.7kg à une distance maximale de 5000m (8000m en théorie) à raison de 15 à 21 coups par minute. L’affût double permet à ce canon de pointer en site de -15° à +80° et en azimut sur 360°.

Ces canons sont dépassés en juin 1940 et sont remplacés soient par des canons Schneider modèle 1941 installés à plat pont avec munitions en parc pour les unités légères (torpilleurs, contre-torpilleurs………) ou des canons de 37mm ACAD (Automatique Contre-Avions Doubles) modèle 1935 pour les plus grosses unités.

Canon de 37mm ACAD modèle 1935 et ACAQ modèle 1943

Canon de 37mm ACAD modèle 1935 monté sur le vieil aviso Amiens lors des tests.

Lors de la guerre de Pologne, les escorteurs français ont souffert de ne pas disposer d’une DCA moderne en cas d’intervention de la Luftwafe ce qui ne fût heureusement pas le cas. Ce n’était pourtant pas faute d’y consacrer du temps, de la matière grise et de l’argent.

Cette intense recherche aboutit enfin en 1941 avec la production des premiers affûts ACAD (Automatique Contre-Avions Double) modèle………..1935 qui sont installés en priorités sur les nouveaux cuirassés et croiseurs de bataille à raison de cinq ou six affûts doubles.

Ce système d’arme extrêmement novateur est cependant lourd et encombrant ce qui interdit son installation en nombre sur des unités plus légères comme les contre-torpilleurs ou les torpilleurs d’escadre.

Une version quadruple _l’ACAQ modèle 1943_ est mise au point et sera installée sur les Alsace, le Commandant Teste et au cours du conflit sur les autres unités.

Le canon de 37mm modèle 1935 est un canon de 70 calibres tirant des obus/projectiles de 816g à une distance maximale théorique de 8000m à raison de 165/172 coups par minute. L’affût double ACAD pèse 8070kg et peut pointer en site de -10° à +85° et en azimut sur 360°. . La dotation en munitions est classifiée. L’affût quadruple ACAQ pèse 1100kg et peut pointer en site de -10° à +85° et en azimut sur 360°. . La dotation en munitions est classifiée.

Canon de 37mm Schneider modèle 1941.

Canon Schneider de 37mm. C’est de ce canon terrestre que fût mis au point le canon de 37mm modèle 1941

Pendant que le STCAN (Service Technique des Constructions et Armes Navales) s’acharnait à développer le système ACAD, la firme Schneider décidait de prendre le contre-pied des services officiels en décidant de développer un canon simple, facile à produire et installable sur la plupart des navires de la marine sans qu’il y ait besoin de gros travaux.

Les services officiels voient naturellement cela d’un très mauvais œil et donnent un avis défavorable mais l’amiral Darlan passe outre et autorise la construction de quatre prototypes qui sont prêts en juillet 1940.

Après plusieurs semaines d’essais intensifs, la marine passe commande de 180 canons qui sont installés d’abord sur un affût simple, l’affût double n’étant prêt qu’en 1942 et l’affût quadruple qu’en 1944.

Le canon de 37mm modèle 1941 est un canon de 60 calibres tirant des obus/projectiles de 900g à une distance maximale théorique de 6800m à raison de 150 coups par minute. L’affût double peut pointer en site de -10° à +90° et en azimut sur 360°. La dotation en munitions est classifiée.

A l’usage, les performances du Schneider se révéleront moins brillantes que celle de l’ACAD considéré comme la «Rolls» des pièces de DCA légère mais la pièce Schneider se révélera plus endurante.

Comme le dira un canonnier du Strasbourg (équipé de l’ACAD) qui avait auparavant servit à bord du torpilleur d’escadre Le Hardi (équipé du Schneider) «la pièce de DCA légère idéale devra combiner les performances de l’ACAD avec l’endurance et la robustesse du Schneider.

Canon de 25mm Hotchkiss modèle 1940

Schéma du canon de 25mm Hotchkiss modèle 1939-40

Outre les canons de 37mm, la DCA légère française était essentiellement composée de mitrailleuses de 8 et de 13.2mm de la firme Hotchkiss dont les performances étaient de moins en moins en corrélation avec ceux des avions ennemis potentiels.

La marine nationale décide de remplacer ses mitrailleuses par un canon léger. Le 37mm étant trop gros pour remplacer nombre pour nombre les mitrailleuses, la Royale chercha un canon plus léger, étudiant l’Oerlikon suisse de 20mm avant finalement de choisir comme l’armée de l’air le canon de 25mm Hotchkiss, canon qui outre les navires sera utilisé à terre pour la protection antiaérienne des bases.

Le canon de 25mm Hotchkiss modèle 1939/40 est un canon de 77 calibres tirant ses projectiles à une distance maximale de 7500m (pratique : 3500m) à raison de 250/300 coups par minute (350 à 400 coups pour le modèle 1940) avec des boitiers-chargeurs de 15 coups.

Les torpilleurs d’escadre reçoivent généralement des canons de 25mm en affût simple à raison d’un canon pour deux ou trois mitrailleuses mais les navires plus gros reçoivent des canons de 25mm en affûts doubles (contre-torpilleurs, croiseurs légers et lourds) ou quadruples (cuirassés, porte-avions).

Mitrailleuses

Deux modèles de mitrailleuses sont en service sur les navires de la marine nationale en juin 1940 : la vieille Hotchkiss de 8mm déjà utilisé durant le premier conflit mondial et les plus modernes Hotchkiss ou Browning de 13.2mm.

La mitrailleuse de 8mm Hotchkiss modèle 1914 tire des cartouches de 13 grammes utilisés en bandes rigides de 24 cartouches ou en bandes articulées de 250 cartouches. La portée maximale est de 2400m. Elle est utilisé en affûts simples ou en affûts doubles modèle 1916, les deux mitrailleuses étant alors superposées.

Schéma de la mitrailleuse de 13.2mm Hotchkiss modèle 1929 en affût double

La mitrailleuse de 13.2mm Hotchkiss modèle 1929 dispose d’un canon de 76 calibres ayant une portée maximale de 3500m, une cadence de tir pratique de 250 coups/minute (lié au système d’alimentation, des boitiers chargeurs de 30 cartouches). Elles sont montées en affûts simples, doubles ou quadruples.

La mitrailleuse de 13.2mm Browning était à l’origine une arme en calibre 12.7mm rechambrée par la Fabrique Nationale d’armes de Herstal en Belgique suite à des marchés passés en 1939 et 1940. Elle est alimentée à bandes de 500 cartouches avec un débit de 1000 coups par minute et une portée efficace de 2000m. L’arme est utilisé en affût simples.

Le remplacement des mitrailleuses par des canons pour la DCA n’entraine pas la fin de la présence des mitrailleuses à bord des navires. Les plus grosses unités vont conserver plusieurs mitrailleuses lourdes pour la protection rapproché des espaces sensibles, les unités les plus légères conservant une ou deux mitrailleuses de 8mm pour la protection au mouillage, ces mitrailleuses étant ultérieurement remplacés par des mitrailleuses de 7.5mm. A noter que les compagnies de débarquement disposaient généralement d’un ou deux fusils-mitrailleurs Chatellerault MAC 24/29.

D-Torpilles

En juin 1940, la marine nationale dispose de deux calibres de torpilles : la torpille de 550mm pour les navires de surface et les sous-marins et la torpille de 400mm pour les sous-marins et les avions et les hydravions.

Les torpilleurs d’escadre utilisent principalement des torpilles de 550mm modèle 1919D longues de 8.22m avec une charge militaire de 237 ou 250 kg et une portée comprise entre 6000m à 35 noeuds et 14000m à 26 noeuds.

Ils utilisent également des torpilles modèle 19V longues de 6.60m pesant 1385kg avec une charge militaire de 238kg et une portée comprise entre 2000m à 42 noeuds et 4000m à 35 noeuds.

Les contre-torpilleurs et les croiseurs (légers et lourds) utilisent des torpilles de 550mm modèle 1923DT pesant 2068kg avec une charge militaire de 310kg. Mesurant 8.280m de long, elles peuvent atteindre des cibles entre 9000m à 39 noeuds et 13000m à 35 noeuds.

Les sous-marins utilisent des torpilles de 550mm modèle 1924V et M pesant 1490kg avec une charge militaire de 310kg. Mesurant 8.280m de long, elles peuvent atteindre des cibles entre 3000m à 45 noeuds et 7000m à 35 noeuds.

Les sous-marins et les aéronefs utilisent également des torpilles de 400mm modèle 1926. Pesant 674kg dont une charge militaire de 144kg, ils mesurent 5.140m et peuvent atteindre des cibles entre 2000m à 44 noeuds et 3000m à 35 noeuds.

Les nouveaux sous-marins ne disposent plus de tubes lance-torpilles de 400mm, le calibre étant unifié à 550mm. Désormais seuls les aéronefs et les vedettes lance-torpilles disposeront de torpilles de 400mm.

En 1944, une nouvelle torpille de 550mm est mise en service, une torpille propulsée par un moteur à oxygène sans sillage. Elle pèse 1900kg avec une charge militaire de 280kg, mesurant 7.90m de long avec une portée variant de 9000m à 48 noeuds à 15000m à 30 noeuds.

Cette torpille est d’abord utilisée par les navires de surface avant d’être adaptée aux sous-marins en 1947 ce qui n’empêchera pas les sous-mariniers français de regretter les bonnes vieilles torpilles modèle 1924V et M plus fiables.Il est à noter que les autres belligérants ont connu d’importants problèmes avec leurs torpilles. 

Les aéronefs et les vedettes lance-torpilles vont mettre en œuvre une torpille à la technologie semblable, le modèle 1946. Pesant 720kg dont une charge militaire de 160kg, elles mesurent 5.50m et peuvent atteindre des cibles entre 2000m à 45 noeuds et 5000m à 25 noeuds.

E-Mines et Armes ASM

Mines

En juin 1940, la marine nationale dispose uniquement de mines à orin fournies par trois constructeurs : Bréguet (B), Sautter-Harié (H et HS pour sous-marins).

Bréguet a fournit cinq modèles (B1 à B5) dont la charge militaire est respectivement de 60, 100,110,80 et 220kg.

Sautter-Harié à fourni cinq modèles H1 H3 H4 H5 H6 et H7 dont la charge militaire est de 80kg (H1), 110kg (H3) 220kg (H4 H5) 300kg (H6) et 100kg (H7).

La firme précédemment cité à fourni pour les sous-marins les HS1 (60kg), HS1M (113kg), HS2 (220kg), HS4 (220kg), HS5 (200kg) et H6 (200kg). Toutes ces mines sont des mines à orin mais en septembre
1942 apparaît une mine magnétique mouillable par avion et sous-marins.

Armes ASM

-Les torpilles Ginocchio sont définitivement débarquées en 1941 et retirées du service

-Grenades sous-marines Guiraud modèle 1922 de 260kg avec une charge militaire de 200kg à mise à feu hydrostatique à 30,50,75 ou 100m de profondeur mais également des grenades de 130.4kg avec 100kg de tolite et de 52kg avec une charge de 35 kilos. Ces grenades sont mises à l’eau par des grenadeurs axiaux ou des projecteurs latéraux.

-De nouvelles grenades ASM sont mises en service en 1943, des grenades de 150kg avec 130kg d’explosif, ces grenades plus légères permettent aux navires d’augmenter leur capacité de 30 à 45%.

Armes Spéciales

Des tests ont été menés en 1939/40 sur des bombes de 50,75 et 125kg munies d’ailettes leur permettant de planer sur plusieurs kilomètres ce qui pourrait permettre aux avions de larguer les bombes hors de la DCA.

Aucune réalisation concrète n’à aboutit tout comme des armes radioguidées même si la recherche se poursuit notamment sous la direction du brillant ingénieur qu’est René Leduc qui travaille parallèlement sur un projet de propulsion révolutionnaire.

Ce n’est pas le cas des roquettes air-air qui lointaines descendantes des fusées Prieur utilisés pour incendier les saucisses allemandes font leur apparition au sein de l’aéronavale au printemps 1947 avec néanmoins une efficacité trop faible pour effacer le scepticisme qui les entourent.

Néanmoins, certains partisans enthousiastes testèrent les roquettes en mode air-sol, rôle dans lequel elles se montrent particulièrement efficaces.

 NdA : encore désolé pour ce changement de police dont j’ignore la raison. Cela me navre car cela gâche un peu le postage de mon uchronie. En espérant que ce problème soit solutionné un jour……. .