Le Conflit (29) Norvège (29)

De violents combats qui ne font guère de doutes

Narvik

Fortifications allemandes

Le grand port du nord-norvégien était naturellement bien protégé par de solides défenses côtières, une noix dure à casser en quelque sorte.

On trouvait par exemple la Batterie du Nord qui disposait de deux canons de 127mm et de deux canons de 150mm, des canons provenant d’unités endommagées dont le rapatriement en Allemagne pour réparations était devenu beaucoup trop aléatoire. Les navires étaient désarmés puis coulés comme blockships, les canons récupérés et installés à terre avec leurs canonniers.

La Batterie du Sud était plus puissante avec des pièces plus lourdes en l’occurrence quatre canons de 203mm montés sur des plate-formes mobiles protégées par de solides protection en béton tout comme les postes de commandement, les postes d’observation, les casernement et les soutes à munitions.

Les allemands auraient voulu construire des défenses bien plus solides mais les projets de batteries de 240, de 305, de 406 voir de 510mm (!) n’ont pas aboutit faute de temps, en raison de changements de priorités sans compter l’action de la résistance norvégienne.

Des batteries auxiliaires ont été construites pour protéger les approches de la ville en cas de débarquement au sud et au nord pour une prise en tenaille et un encerclement de la ville, une tactique dont usaient et abusaient les allemands.

Ces batteries portaient des numéros, pairs au nord et impairs au sud. Les installations sont plus sommaires que pour les batteries nord et sud.

Pour comparer avec un modèle français on peut dire que les Nördliche et Südliche Batterie sont des ouvrages CORF et que les batteries auxiliaires de défense côtière (Hilfsbatterie der Küstenverteidigung) sont des ouvrages CEZF.

Des batteries auxiliaires sont également installées dans les Lofotens pour couvrir les approches de Narvik.

Curieusement aucune unité d’infanterie n’y est installée, les allemands estimant non sans raison que la prise de cette presqu’île permettrait certes aux alliés de prendre pied en Norvège mais cela ne sera pas d’un grand recours pour une manœuvre d’ampleur.

De toute façon comme les allemands n’avaient pas des moyens illimités il fallait bien faire des choix et si le sort des combats se montrait favorable on pourrait toujours récupérer

Les batteries auxiliaires dans les Lofoten comprennent quatre canons de 105mm et deux de 127mm sur des emplacements découverts, les seuls zones protégées étant les casernements, les soutes à munitions et les postes de commandement.

Au nord de Narvik, deux batteries (I et III) assurent la défense des approches de la ville par voie terrestre, chaque batterie disposant de deux canons de 152mm soviétiques avec des stocks munitions importants, les allemands ayant choisit de produire des munitions en Allemagne pour des canons robustes et fiables.

Au sud de Narvik, trois batteries assurent la défense des approches de la ville par voie terrestre, la batterie II située à proximité du littoral comprend deux canons de 152mm, la batterie IV comprend deux canons de 105mm et deux canons de 75mm français, la batterie VI comprenant elle deux canons de 105mm. Le tout est accompagné d’abris pour l’infanterie, de postes de commandement et de diverses installations souterraines.

A ces batteries s’ajoutent les moyens d’artillerie du 21ème CA notamment un régiment d’artillerie lourde qui comprend des pièces de 150mm pouvant aussi bien tirer contre terre qu’en direction des flots. Néanmoins dès le début de l’opération BOREALIS les allemands choisissent de préserver cette artillerie pour frapper les troupes dès leur mise à terre.

Unités allemandes déployées

La Kriegsmarine est aussi présente à Narvik mais ces moyens sont bien plus faible que ceux de l’armée de l’air :

Zerstörer Z.9 Wolfgang Zenker

-Destroyers Z.9 Wolfgang Zenker et Z.14 Friedrich Ihn

-Torpilleur T.53

-Raum-Boot (R-Boot) R-50/52/54/56/58/60 formant la 10. R-Flottille

-Dragueurs de mines (M-Boot) M-84 M-97 et M-101

-MarineInfanterieSchift (MIS) MIS-1 et 3

-Un transport armé

18. Marine Aufklärung Staffel avec seize Heinkel He-117

Blohm & Voss Bv138

24. Marine Aufklärung Staffel avec douze Blohm & Voss Bv-138M

La Luftwaffe bien que sérieusement affaiblie regroupe des moyens importants en Norvège avec pas moins de trois Corps Aériens ou FliegerKorps.

Le nord du pays est ainsi couvert par le XI. FliegerKorps qui comprend les moyens suivants :

Focke-Wulf Fw-190G

-Jagdgeschwader 11 : 1er groupe volant sur Focke-Wulf Fw-190G, 2ème groupe volant sur Focke-Wulf Fw-190G, 3ème groupe volant sur Focke-Wulf Fw-190F, 4ème groupe volant sur Messerschmit Me-410 Hornisse

Messerschmitt Me-410 Hornisse (Frelon)

-Kampfgeschwader 11 : 1er groupe volant sur Heinkel He-119, 2ème groupe volant sur Dornier Do-217 et 3ème groupe volant sur Junkers Ju-288

Focke-Wulf Fw-189

-Aufklärunggeschwader 11 : 1er groupe volant sur Focke-Wulf Fw-189 2ème groupe volant sur Focke-Wulf Fw-189 et 3ème groupe volant sur Fieseler Fi-156 Storch.

-Transport Gruppen Norge : Junkers Ju-52/3m et Junkers Ju-90

Panzer IV Ausf G

La défense de Narvik est la mission prioritaire du 21. ArmeeKorps (21. AK) qui comprend deux divisions d’infanterie (214. InfanterieDivision et 7. Gebirgsdivision), le 212 PanzerBataillon équipé de de Panzer IV Ausf G à canon de 75mm, le 712 StugBataillon équipé de Stug III Ausf F à canon de 75mm long mais aussi un régiment d’artillerie lourde disposant de 36 pièces de 150mm et un régiment du génie.

Le 21ème Corps d’Armée peut également compter sur les moyens disponibles au niveau de l’armée même si dans un premier temps l’état-major allemand va répugner à engager notamment le Kampfgruppe Tielmans voir dépouiller le 20ème Corps d’Armée qui doit empêcher une offensive soviétique voir un nouveau débarquement allié.

Unités alliées déployées

Le débarquement à Narvik est confié aux américains ce qui aurait provoqué une déception côté français qui aurait aimé combattre à nouveau pour ce port, théâtre d’un nouveau moment de gloire pour les hommes à la tarte.

Qui dit débarquement dit donc moyens navals et ces moyens sont importants mais sans être énormes montrant clairement que la prise de Narvik correspond davantage à la couverture de la manœuvre générale qu’à un Schwerpunkt pour reprendre une expression allemande.

Ces moyens sont les suivants :

USS New Mexico (BB-40)

-Cuirassés USS New Mexico (BB-40) et HMS Saint Andrew

-Porte-avions USS Cowpens (CV-31) avec à son bord le Carrier Air Group Thirty-One (CAG-31) composé de deux flottilles de chasse volant sur Grumman F8F Bearcat, d’une flottille de bombardement en piqué volant sur Curtiss SB2C Helldiver et d’une flottille de bombardement-torpillage volant sur Grumman TBF/TBM Avenger.

-Croiseur lourd USS Minneapolis (CA-36)

USS Flint (CL-64)

-Croiseurs légers USS Pasadena (CL-101) USS Flint (CL-64) HMNLS Jacob van Heermskerck Leopold 1er HMS Newcastle et Birmingham

-Destroyers HMS Jupiter Express USS Gridley (DD-380) USS Maury (DD-401) HMNoS Otto Sverdrup et HMNoS Thor Heyrerdhal

-Torpilleurs HMNLS Hermelyn Bulhond Jackhal

-Sous-marin HNoMS Ula (ex-HMS Ursula) et Sirène

-Le transport de la force d’assaut est assuré par des cargos rapides mais aussi et surtout par la formidable batelerie construite depuis 1950 avec les célèbres LST qui conçus pour transporter des chars vont jouer un rôle bien plus important que prévu.

Pour la Narvik Task Force le transport des unités terrestres est assuré par deux cargos rapides en l’occurrence les USS Alcona (AK-126) et USS Beaverhead (AK-130) et surtout huit LST (deux canadiens), douze LCI (quatre canadiens), huit LCT (deux canadiens) et douze LCM.

La protection de la force d’assaut est assurée à la fois par les destroyers que nous avons vu plus haut mais aussi et surtout par des escorteurs, des Destroyer Escort (DE) de Classe Island, les USS Aghiyuk (DE-5) USS Adugak (DE-4) USS Adak (DE-1) et USS Alameda Island (DE-9) mais aussi le HMNoS Draug (type Hunt IV)

Le ravitaillement en carburant des navires est assuré par le RFA Blue Ranger, un pétrolier britannique comme on peut le deviner.

L’aviation n’est pas oubliée avec des unités américaines mais aussi norvégiennes, ces dernières étant visiblement là plus pour des raisons politiques que pour des raisons militaires même si les pilotes norvégiens étaient loin d’être des manchots.

Au dessus de Narvik, les alliés vont engager le jour J les unités de chasse, de bombardement et de reconnaissance suivantes :

Curtiss P-40 en vol

370th Fighter Group volant sur Curtiss P-40M Warhawk

474th Fighter Group volant sur Republic P-47J Thunderbolt

Martin B-26 Marauder

93th Combat Bombardement Group volant sur Martin B-26D Marauder

389th Combat Bombardement Group volant sur North American B-25 Mitchell

N°455 Squadron (Norge), un squadron de chasse volant sur Hawker Fury II

N°458 Squadron (Norge) un squadron de reconnaissance volant sur De Havilland Mosquito

En ce qui concerne les troupes terrestres, le groupe occasionnel de Narvik dispose des principales unités suivantes :

-1ère brigade légère norvégienne (1. Norske Lysbrigader)

Insigne de la 3ème division d’infanterie américaine

-3ème division d’infanterie américaine (3rd US Infantry Division)

-Un groupement blindé fournit par la 6th US Armoured Division

-Des unités d’artillerie et du génie notamment un groupement de marche norvégien avec des canons-obusiers de 25 livres et des canons de 17 livres.

Assaut !

Dès le 1er octobre 1953 les alliés ont intensifié leurs frappes aériennes sur la Norvège bien conscients que la noix allait être particulièrement dure à casser. Le dispositif naval se met progressivement en place avec des bombardements navals qui commencent de manière sporadique dès le 9 octobre moins pour écraser que pour neutraliser les liaisons et ainsi faciliter le travail des troupes mises à terre le 11 octobre date prévue pour l’opération BOREALIS.

La veille les allemands sont mis en alerte dans toute la Norvège mais on se demande si cela sera suffisant pour faire face aux troupes alliées.

A l’aube sur les coups de 05.45 l’aviation donne le LA. Venus de Grande-Bretagne, les B-25 Mitchell et les B-26 Marauder vont tenter d’écraser les batteries côtières et le port de Narvik sous un tapis de bombe, le carpet bombing.

Sans surprise, cette attaque aérienne n’est pas un succès important. Il y à certes une perturbation, un dérangement profond des liaisons et des communications, quelques unités secouées par ce qu’on appelait jadis le shock shell (choc de l’obus) mais les espoirs américains d’écraser la résistance allemande sous les bombes est comme à chaque fois ou presque déçue.

Pour ne rien arranger la chasse allemande est intervenue, abattant plusieurs bombardiers malgré la présence d’une escorte de chasse en dépit des réticences américaines.

A 06.55 précise c’est le début du bombardement naval, bombardement guidé par l’aviation notamment les Hawker Fury II norvégiens dont les pilotes étaient formés au guidage des tirs de l’artillerie navale.

Ecole à feu pour le New Mexico

Si le bombardement aérien avait simplement secoué les batteries côtières en revanche le bombardement naval neutralise nombre de pièces que ce soit à cause des canons de 356mm du New Mexico, des canons de 406mm du Saint Andrew ou encore des canons de 203mm du Minneapolis.

En revanche les destroyers conservent leur puissance de feu intacte pour appuyer les troupes dès leur mise à terre. Ils ne sont pas les seuls dans ce cas car l’aviation embarquée du USS Cowpens (CVL-31) est elle aussi conservée en retrait.

Cette mise à terre à lieu sur les coups de 07.30 alors que les allemands ont été passablement secoués par un bombardement naval précis.

Couvert par le tir de barrage des destroyers et par l’action des avions embarqués, les norvégiens de la 1ère brigade légère sont engagés en premier, un geste certes très politique mais qui avait aussi un sens militaire, le haut-commandement allié comptant sur sa motivation et son agressivité pour l’emporter rapidement sur des troupes allemandes que l’on pense démoralisées.

Ils sont ensuite suivis par les chars de la 6th Armoured Division et les fantassins de la 3ème division d’infanterie américaine dont c’est le baptême du feu, les projets de l’envoyer ailleurs pour l’aguerrir n’ayant pas aboutit.

Es-ce à dire que le débarquement allié va se transformer en promenade de santé ?

Hélas non pour les troupes américano-norvégiennes qui à leur grande surprise et à leur grand désarroi vont se heurter à une solide résistance allemande marquée notamment par l’engagement des chars et des canons d’assaut conservés en réserve à l’abri des bombardements.

Hélas les allemands après un court moment d’espoir ne vont pas pouvoir rejeter les alliés à la mer en raison de l’engagement plus rapide que prévu de la 6th Airborne, une division aéroportée britannique qui une fois n’est pas coutume n’est pas parachutée mais transportée par des croiseurs en l’occurrence le Minneapolis détaché pour l’occasion en compagnie des HMS Southampton et Newcastle.

Effectuant trois aller et retour entre la Grande-Bretagne et la Norvège, ces trois croiseurs vont débarquer ces combattants d’élite, agressifs et motivés qui vont faire basculer le sort des armes en faveur des alliés dès le soir du 12 octobre 1953.

Le port de Narvik est sécurisé le lendemain 13 octobre et la ville aux mains des alliés le 14 octobre au matin.

En ce qui concerne les allemands, les pertes ont été lourdes mais nombre d’entre-eux ont choisit de ne pas combattre jusqu’à la mort ce qui leur à sauvé la vie.

Nombre d’entre-eux sont faits prisonniers et sont d’abord regroupés à Narvik avant de rallier rapidement des bateaux prisons, le gouvernement norvégien refusant officiellement pour des raisons de sécurité la présence des anciens occupants sur leur sol.

La prise de Narvik ne signifie naturellement pas pour les troupes américano-norvégiennes la fin de la guerre puisqu’il va rester l’étape de l’exploitation depuis la tête de pont la plus septentrionale. En effet un certain nombre d’unités allemandes ont choisit de se replier en dehors de la ville pour bloquer la phase d’exploitation depuis la tête de pont la plus septentrionale.

Les combats ont provoqué de lourdes pertes au sein des troupes au sol, au sein du XI. Fliegerkorps mais aussi au sein des moyens navals stationnés à Narvik.

Le destroyer Z.9 appareille dès les premiers bombardements aériens pour échapper à la destruction et dans l’espoir de surprendre la flotte alliée. Il est surpris par les destroyers HMS Express et Jupiter qui vont l’exécuter à coup d’obus de 120mm et de deux torpilles.

Le Z.14 à moins de chance. Sérieusement endommagé par le bombardement naval, il est finalement sabordé par son équipage pour ne pas tomber aux mains des alliés. Son épave sera relevée après guerre et démantelée.

Le torpilleur T.53 qui est parvenu à appareiller pour tenter de répérer la flotte alliée et attaquer des cibles à sa portée échoue dans sa mission. Après plusieurs engagements confus, il tente de se replier vers la côte. Il n’aura pas le temps d’atteindre un fjord puisqu’il est coulé par deux torpilles de 550mm lancées par le sous-marin français Sirène.

Les R-Boote R.50 R.52 R.54 R.56 R.58 R.60 sont tous coulés ou détruits. Le R.50 et le R.52 sont détruits par les bombardements aériens préliminaires de l’opération BOREALIS, le R.54 sérieusement endommagé par le bombardement naval est sabordé par son équipage, le R.56 est victime de l’aviation en haute-mer alors qu’elle tentait de fuir Narvik.

Le R.58 est détruit le 13 octobre 1953. Ayant échappé à la vigilance alliée, le petit navire avait tenté de se faufiler à travers le dispositif allié en profitant du mauvais temps qui la secouait comme une vulgaire barcasse. Une lame plus forte qu’une autre le jette à la côte. Enfin le R.60 est détruit par l’aviation le 14 octobre 1953 dans un fjord où tapi le navire espérait s’échapper dès que l’occasion se présenterait.

Le dragueur de mines M-84 est coulé à quai par l’aviation alliée, une bombe provoquant le naufrage du M-Boot. Le M-97 est capturé par les britanniques mais au cours de son remorquage vers la Grande-Bretagne il sombre sans que l’on sache si cela est accidentel ou intentionel. Le M -107 pris à l’abordage par les norvégiens sombre sous les coups d’une terrible tempête qui s’abat quelques jours après le débarquement.

Le MIS-1 se réfugie à Lofoten où il est sabordé alors que le MIS-3 est coulé le 12 octobre 1953 par des roquettes lancées par les Hawker Fury II norvégiens alors qu’il tentait de quitter son abri au sud de Narvik dans l’espoir de rejoindre une zone encore tenue par les allemands. Quant au transport armé il à été coulé par l’aviation.

HMS Jupiter

Des navires alliés sont également coulés et endommagés à Narvik. Le HMS Jupiter est victime de la Batterie du Nord.

Cette dernière loin d’avoir êté neutralisée par l’aviation et par le bombardement naval est toujours opérationnel pour le plus grand malheur du destroyer britannique qui après un bref duel coule après avoir encaissé deux obus de 127mm et quatre obus de 150mm. Le navire chavire et coule quelques minutes.

La Batterie du Nord n’aura pas l’occasion de savourer cette victoire puisqu’elle est durement chatiée par l’aviation embarquée américaine, des Helldiver plaçant plusieurs bombes perforantes et plusieurs bombes explosives pour faire taire définitivement cette batterie.

Le USS Maury (DD-401) à plus de chance car il n’est qu’endommagé, encaissant un obus de 127mm qui lui impose un passage auprès d’un navire-atelier pour des réparations sommaires, le destroyer américain étant de retour au combat dès le 13 octobre 1953.

Autre perte alliée, le USS Aghiyuk (DE-5) un destroyer d’escorte surpris par un chasseur-bombardier Focke-Wulf Fw-190 qui place une bombe de 500kg. Cet unique projectile casse le navire en deux qui coule en quelques minutes.

Le HMNoS Draug est lui victime du sous-marin U-217 venu de Bergen. Le sous-marin allemand qui sera coulé par un hydravion américain en maraude lance trois torpilles, une se perd en Mer du Nord, la deuxième touche le destroyer norvégien et la troisième frappe un LST canadien qui sombre avec ses chars. On perd également d’autres navires amphibies de différentes tailles notamment un LCI canadien et deux LCM eux aussi armés par des canadiens.

En ce qui concerne le contrôle de l’espace aérien sans surprises les alliés parviennent à s’en emparer même si la Luftwaffe parvient à donner encore quelques coups de griffe. Très vite l’action des avions portant la Baldenkreuze intègrent le niveau de la nuisance plus que de la menace.

Elle sera néanmoins fatale au HMNLS Jacob van Heermskerck qui coule après avoir encaissé deux bombes de 250kg, coulant en quelques minutes après avoir été cassé en deux.

Le Conflit (27) Norvège (27)

Luftwaffe

Depuis la conquête du Danemark et de la Norvège, deux Fliegerkorps assurent la défense aérienne des deux pays mais aussi les opérations offensives menées depuis les aérodromes danois et norvégiens en l’occurrence des opérations de reconnaissance et d’attaque antisurface.

Les unités engagées dans l’opération Weserübung sont toujours là en octobre 1953 aux côtés d’autres unités, l’Allemagne ayant renforcé son dispositif en Scandinavie à la fois pour défendre les deux royaumes scandinaves mais aussi parce que l’avancée des troupes alliées en Allemagne faisait perdre un certain nombre d’aérodromes.

Il y avait également l’idée chimérique de créer un bastion scandinave d’où partirait une contre-attaque dévastatrice pour les alliés. On connait la suite….. .

En ce qui concerne l’équipement il à naturellement évolué même si le Me-109 et le Fw-190 sont toujours là, le Me-110 ayant cédé la place au Me-410, le Ju-88 et le Ju-188 au Ju-288, le He-111 au He-119. En revanche le Do-217 est toujours là.

En ce qui concerne les unités les dénominations ont changé, les geschwader créées pour Weserübung ayant été au final pérénisés alors ce n’était pas ce qui était prévu à l’origine.

X Fliegerkorps (Fliegerkorps Danmark)

Messerschmitt Me-109K

-Jagdgeschwader 10 : 1er groupe volant sur Messerschmitt Me-109K, 2ème groupe volant sur Messerschmitt Me-109L, 3ème groupe volant sur Messerschmitt Me-109L, 4ème groupe volant sur Messerschmitt Me-410 Hornisse.

Dornier Do-217 en vol

-Kampfgeschwader 10 : 1er groupe volant sur Dornier Do-217, 2ème groupe volant sur Dornier Do-217, 3ème groupe volant sur Junkers Ju-388, 4ème groupe volant sur Heinkel He-119

Focke-Wulf Fw-189

-Aufklärunggeschwader 10 : 1er groupe volant sur Focke-Wulf Fw-189 2ème groupe volant sur Focke-Wulf Fw-189, 3ème groupe volant sur Fieseler Fi-156 Storch 4ème groupe volant sur Focke-Wulf Fw-189

Junkers Ju-90

-Transport Gruppen Danmark : Junkers Ju-52/3m et Junkers Ju-90

Luftflotte Norge

La Luftflotte Norge regroupe tous les moyens aériens de la Luftwaffe déployés en Norvège. Pas moins de trois corps aériens sont déployés en Norvège, les XI. XII. et XIII. FliegerKorps

XI. FliegerKorps (nord du pays)

Maquette d’un Focke-Wulf Fw-190G

-Jagdgeschwader 11 : 1er groupe volant sur Focke-Wulf Fw-190G, 2ème groupe volant sur Focke-Wulf Fw-190G, 3ème groupe volant sur Focke-Wulf Fw-190F, 4ème groupe volant sur Messerchmit Me-410 Hornisse

Messerschmitt Me-410 Hornisse

-Kampfgeschwader 11 : 1er groupe volant sur Heinkel He-119, 2ème groupe volant sur Dornier Do-217 et 3ème groupe volant sur Junkers Ju-288

-Aufklärunggeschwader 11 : 1er groupe volant sur Focke-Wulf Fw-189 2ème groupe volant sur Focke-Wulf Fw-189 et 3ème groupe volant sur Fieseler Fi-156 Storch.

Junkers Ju-52/3m

-Transport Gruppen Norge : Junkers Ju-52/3m et Junkers Ju-90

XII. FliegerKorps (centre du pays)

Me-109

-Jagdgeschwader 12 : 1er groupe volant sur Messerchmit Me-109K, 2ème groupe volant sur Messerchmit Me-109H, 3ème groupe volant sur Messerchmit Me-109H et 4ème groupe volant sur Messerchmit Me-410 Hornisse

Ju-288

-Kampfgeschwader 12 : 1er groupe volant sur Heinkel He-119, 2ème groupe volant sur Junkers Ju-288 et 3ème groupe volant lui aussi sur Ju-288.

-Aufklärunggeschwader 12 : 1er groupe volant sur Focke-Wulf Fw-189 2ème groupe volant sur Focke-Wulf Fw-189 et 3ème groupe volant sur Fieseler Fi-156 Storch.

XIII. FliegerKorps (sud du pays)

Me-109H

-Jagdgeschwader 13 : 1er groupe volant sur Messerchmit Me-109K, 2ème groupe volant sur Messerchmit Me-109H, 3ème groupe volant sur Messerchmit Me-109H et 4ème groupe volant sur Messerchmit Me-410 Hornisse

-Kampfgeschwader 13 : 1er groupe volant sur Heinkel He-119, 2ème groupe volant sur Junkers Ju-288 et 3ème groupe volant lui aussi sur Ju-288.

-Sturzkampfgeschwader 13 : 1er groupe volant sur Junkers Ju-188, 2ème groupe volant sur Junkers Ju-287, 3ème groupe volant sur Junkers Ju-287

Le Conflit (5) Norvège (5)

Allemagne

Kriegsmarine

Pour cette première opération du second conflit mondial la marine de guerre allemande, l’héritière de la Kaiserliche Marine effectue un immense effort, un effort concernant aussi bien l’Atlantique (envoie de grandes unités pour détourner l’attention des alliés en menant une guerre de course), la Baltique (surveillance d’une marine soviétique au comportement incertain) et bien entendu la mer du Nord pour transporter, protéger et appuyer le corps expéditionnaire envoyé à la conquête de la Norvège et du Danemark.

Même si cette partie concerne la Campagne de Norvège (1948) je vais citer pour information les navires engagés dans l’Atlantique et en mer Baltique (pour le détail de leurs opérations j’en parlerai ultérieurement plus précisément dans le volume 2).

En mer Baltique les grosses unités sont chargées comme on dirait aujourd’hui de monitorer les mouvements de la Flotte de la Baltique et dissuader Moscou de profiter de l’engagement allemand en Norvège pour avancer ses pions voir pire.

Dans l’Atlantique les capital ships de la Kriegsmarine doivent détruire le trafic commercial ennemi en attaquant les convois qui commencent déjà à traverser cette immense étendue d’eau.

Les alliés se doutent bien que les allemands vont lancer quelques grosses unités en enfants perdus dans l’Atlantique et vont mettre en place des groupes de chasse pour tenter de contrer cette menace.

Le cuirassé de poche KMS Deutschland en 1936

Parmi les unités engagées dans l’Atlantique nous trouvons le cuirassé de poche Deutschland mais aussi les croiseurs de bataille Scharnhorst et Gneisenau. Ces deux inséparables ont reçu des surnoms évocateurs. Ce sont les Ugly Sisters pour les britanniques et les Soeurs Papin pour les français.

Si le premier avec ses six canons de 280mm peut difficilement s’opposer à plus qu’aux croiseurs lourds, les seconds avec leurs six canons de 380mm représentent une menace bien supérieure pour le trafic commercial allié.

Le passage des deux croiseurs de bataille dans l’Atlantique est couvert par quatre Zerstorer, les Z.21 Wilhelm Heidkamp K.22 Anton Schmitt Z.27 et Z.28. Cette mission terminée ces quatre navires de combat médian vont rallier la force B devant Kristiansand.

Le croiseur lourd Admiral Graf Spee est également envoyé dans l’Atlantique comme pour venger son ainé disparu en décembre 1939.

Le KMS Tirpitz peu après sa mise en service

En mer Baltique la Kriegsmarine déploie le cuirassé de poche Admiral Scheer, le cuirassé Friedrich der Gross, le croiseur bataille Bayern le croiseur de bataille Saschen (qui lui ne va pas tarder à rallier la mer du Nord). On trouve également le cuirassé Tirpitz, le porte-avions Peter Strasser (avec à son bord le Tragergruppe 188 composé de vingt-quatre Focke-Wulf Fw-195, de douze Fieseler Fi-167 et seize Junkers Ju-87C) accompagnés comme pour chaque grosse unité de leurs destroyers pardon de leurs Zerstörer d’escorte.

KMS Hans Lody (Z-10)

On trouve par exemple les KMS Z.10 Hans Lody et Z.11 Bernd vont Armin qui protègent le sister-ship du Bismarck aka Tirpitz alors que les Z.29 et Z.30 assurent la protection antisurface, antiaérienne et anti-sous-marine du cuirassé Friedrich der Gross, les Z.37 et Z.38 protègent le porte-avions Peter Strasser. Les Z.43 et Z.44 assurent la protection rapprochée du croiseur de bataille Bayern alors que les Z.45 et Z.46 sont les garde du corps du Sachsen.

Les Z.47 et Z.48 opèrent en Baltique pour mener une mission de présence et se tenir prêts à attaquer les lignes de communication ennemies au canon et à la torpille. Même chose pour les KMS Z.49, Z.50, Z.51 et Z.52.

Même si tous ces navires ne sont pas disponibles en même temps nul doute que ce dispositif à éteindre les dernières velléités soviétiques si velléités il y eu.

A cela s’ajoute naturellement des sous-marins envoyés en éclaireurs, les «premiers de cordée» étant les U-93/U-136/U-144/U-146 (type VII) et le duo U-168/U-173 (type III), sous-marins régulièrement relevés pour maintenir dans la mesure du possible un dispositif permanent de surveillance. Ce dispositif sera allégé à la mi-octobre, la marine soviétique ne bougeant pas.

La Kriegsmarine engage donc le gros de ses moyens dans l’appui, l’escorte et la protection des opérations menées contre le Danemark et la Norvège.

Il s’agit moins de combattre les marines danoises et norvégiennes que les marines alliées qui ne tarderont pas à intervenir.

Force A (Bergen)

Messerschmitt Me-109T

-Porte-avions léger Bautzen disposant d’un groupe aérien (Tragergruppe 189) composé de 18 Messerchmit Me-109T, six Junkers Ju-87C et huit Fieseler Fi-169.

-Cuirassé Bismarck

-Croiseur lourd Admiral Reuter

-Croiseur léger Dantzig

-Destroyers Z.8 Bruno Heinemann et Z.9 Wolfgang Zenker (escorte rapprochée du Bismarck) Z.12 Erich Giese Z.19 Hermann Kühne (protection rapprochée des navires de transport d’assaut) Z.35 et Z.36 (escorte rapprochée du porte-avions Bautzen)

KMS Z.36

-Six transports, un pétrolier, un transport d’eau et un navire-hôpital escortés par les torpilleurs T.22, T.24, T.26 et T.30

Force B (Kristiansand)

KMS Karlsruhe

-Croiseurs légers Karlsruhe Köln Leipzig

-Quatre transports, un pétrolier, un transport d’eau escortés par les T.23, T.25 et T.27

Force C (Trondheim)

-Cuirassé Hidenburg

-Porte-avions Graf Zeppelin dispsosant d’un groupe aérien (Tragergruppe 186) composé de vingt-quatre Focke-Wulf Fw-195, douze Fieseler Fi-167 et seize Junkers Ju-87C.

-Croiseur lourd Tegetthoff

-Croiseur léger Hamburg

-Zerstörer KMS Z.1 Leberecht Maas Z.2 Georg Thiel (escorte rapprochée du Graf Zeppelin), Z.5 Paul Jacobi Z.6 Theodor Riedel Z.7 Heinan Schoemann Z.20 Karl Gaster (escorte rapprochée du cuirassé Hidenburg)

Un torpilleur allemand, le T.35 semblable aux T.29 et T.31.

-Huit transports, deux pétroliers, un transport d’eau, un navire-hôpital escortés par les torpilleurs T.29 et T.31

Force D (Bodo et îles Lofoten)

-Porte-avions légers Lutzen disposant d’un groupe aérien (Tragergruppe 187) composé de 18 Messerchmit Me-109T, six Junkers Ju-87C et huit Fieseler Fi-169.

Junkers Ju-87C

-Croiseur léger Frankfurt am Main et Magdeburg

-Zerstörer Z.33 et Z.34 (escorte rapprochée du porte-avions Lutzen)

-Deux transports et un pétrolier escortés par les torpilleurs T.2, T.4 et T.9

Force E (Narvik)

-Cuirassés Von der Tann et Derfflinger

-Croiseurs de bataille Oldenburg et Nassau

Kreuzer « Blücher »

-Croiseur lourd Blücher

-Zerstörer Z.25 et Z.26 (escorte du croiseur de bataille Oldenbourg), Z.31 et Z.32 (escorte du croiseur de bataille Nassau), Z.39 et Z.40 (escorte du Von der Tann) Z.41 et Z.42 (escorte du Derfflinger)

-Huit transports, un pétrolier et un navire-hôpital escortés par les torpilleurs T.5, T.6, T.7 et T.8

Force F (couverture des détroits danois)

-Cuirassés les KMS Kaiser Wilhem II et Ludendorff

-Zerstörer Z.17 Diether von Roeder Z.18 Hans Ludemann (escorte rapprochée du cuirassée Ludendorff) Z.23 et Z.24 (escorte rapprochée du cuirassé Kaiser Wilhelm II)

Force G (Copenhague)

-Croiseur lourd Seydlitz

Croiseur léger Koeningsberg

-Destroyers KMS Z.3 Max Schultz et Z.15 Erich Steinbrick.

-Quatre transports escortés par les T.32 et T.34

Force H (couverture côte occidentale du Danemark)

Croiseur lourd Alexander von Humbolt

-Croiseur léger Dresden

Force L (soutien logistique)

-Quatre pétroliers, quatre cargos, un navire-hôpital protégés par les torpilleurs T.33, T.35 et T.36.

Ecran sous-marin

Pour éviter les mauvaises surprises, la marine allemande va déployer des sous-marins comme piquets d’alerte (on ne parle pas encore de piquet radar) pour alerter rapidement les navires allemands en cas d’arrivée des flottes alliées, la Home Fleet mais aussi la Royale.

Les moyens ne sont pas illimités car certains U-Boot ont été envoyés dans l’Atlantique pour tenter d’attaquer la navigation alliée.

Pas moins de vingt-cinq torpilleurs submersibles sont envoyés dans l’Atlantique dès la fin du mois d’août mais tous ne sont pas aptes à l’attaque quand l’opération Weserubung est déclenchée. Ce sont les unités suivantes :

-Type VIIA : U-28, U-33 , U-34,

-Type VIIB : U-54, U-85, U-102,

-Type VIIC : U-78,U-79, U-88,U-90,U-92

Un sous-marin type IX au bassin

-Type IXB : U-64, U-65,U-108, U-110,

-Type IXC : U-68, U-105, U-125, U-150, U-155, U-156, U-159, U-166, U-183

-Type IXD : U-145,

Les sous-marins utilisés en écran pour «exercice Weser» sont les suivants :

-Type VIIB : U-48, U-53, U-75, U-76, U-100

-Type VIIC : U-82

-Type IXA : U-44

-Type IXB : U-109

-Type IXC : U-129, U-163, U-180

A noter que paradoxalement les quatre croiseurs-sous marins prévus pour la guerre de course n’appareillent pas à temps pour attaquer les premiers convois alliés.

A ces groupes occasionnels s’ajoute l’engagement en Baltique et en Mer du Nord des navires légers destinés à la sécurisation des côtes et l’engagement des unités du Kriegsmarine Fliegerkorps stationnées sur les côtes allemandes :

Pour couvrir les rivages de la mer du Nord, l’aéronavale allemande dispose des moyens suivants regroupés au sein du Kriegsmarine FliegerKorps NordSee Kommando :

Le 2. Kriegsmarine Fliegerkorps Geschwader est stationné à Nordenay en Frise Orientale. Il dispose des unités suivantes :

Le Condor en vol

-Une unité de reconnaissance maritime à long rayon d’action le 2. Kriegsmarine Fernaufklärungsgruppe équipé de vingt-quatre Focke-Wulf Fw200 Condor puis d’Heinkel He-179M, version de patrouille maritime du bombardier Heinkel He179, cette unité étant organisée en trois staffel de huit appareils.

-Une unité de reconnaissance et d’observation maritime la 4. KFK-Aufklärungsgruppe équipée de vingt-sept Focke-Wulf Fw-200 Neue Condor, ce groupe disposant de trois staffel de neuf appareils .

Junkers Ju-188

-Deux unités de bombardement-torpillage les 6. et 8. KFK-Kampfgruppe disposant chacune de vingt-quatre Junkers Ju-188 répartis en deux staffel de douze appareils.

-Une unité de chasse, le 10. KFK-Jagdgruppe composé de trois staffel de neuf Messerchmit Me-109F.

Au déclenchement du second conflit, le 10 KFK-Jagdgruppe rejoint l’île d’Heligoland pour en renforcer la défense aérienne contre de probables raids aériens britanniques. Deux staffel fournis par les 6. et 8. Kampfgruppe se joignent à ce déploiement avancé.

Le 4. Kriegsmarine Fliegerkorps Geschwader est stationné à Hambourg et dispose des unités suivantes :

-Deux unités de reconnaissance et d’observation maritime, les 10. et 12. KFK-Aufklärungsgruppe regroupant un total de cinquante-quatre Focke-Wulf Fw-200 Neue Condor.

-Deux unités de bombardement-torpillage baptisées 11. et 13. KFK-Kampfgruppe regroupant un total de quatre-vingt seize Junkers Ju-188.

Le 6. Kriegsmarine Fliegerkorps Geschwader est stationné sur l’île de Sylt sur la base aéronavale de List. Il dispose des unités suivantes :

-Une unité de reconnaissance maritime à long rayon d’action le 14. Kriegsmarine Fernaufklärungsgruppe équipé de vingt-quatre Heinkel He-179M, cette unité étant organisée en trois staffel de huit appareils.

-Deux unités de reconnaissance et d’observation maritime baptisées 15. et 17. KFK-Aufklärungsgruppe regroupant un total de cinquante-quatre Focke-Wulf Fw-200 Neue Condor.

-Deux unités de bombardement-torpillage baptisées 16. et 18. KFK-Kampfgruppe regroupant un total de soixante-douze Junkers Ju-188.

-Une unité de mouillage de mines rapides, le 19. SchnellMinenKampf Gruppe équipé de seize Junkers Ju-290M, ces appareils répartis en deux staffel de huit appareils peuvent également être utilisés pour la patrouille maritime.

Messerschmitt Me-109G

-Une unité de chasse, le 20. KFK-Jagdgruppe disposant de vingt-quatre Messerchmit Me-109G répartis en trois staffel de neuf appareils.

Arado Ar196

A ces 418 avions basés à terre s’ajoutent des hydravions embarqués (32 Arado Ar198 et 20 Ar196) et des hydravions basés à terre si l’on peut dire, hydravions regroupés au sein du NWG (NordSee Wasserflugzeug Geschwader)-Kustenfliegergruppe :

Blohm & Voss Bv138

-12. Marine Aufklärung Staffel : unité de surveillance maritime stationnée sur l’île de Sylt avec pour équipement douze Blohm & Voss Bv138.

-14. Marine Aufklärung Staffel : unité de surveillance maritime stationnée à Nordenay avec pour équipement douze Blohm & Voss Bv138

-16. Marine Aufklärung Staffel : unité de surveillance maritime stationnée à Nordenay avec pour équipement douze Blohm & Voss Bv138

-18. Marine Kampf Staffel : unité de bombardement-torpillage stationnée sur l’île de Sylt avec pour équipement seize Heinkel He-117

-20. Marine Kampf Staffel : unité de bombardement-torpillage stationnée à Wilhelhmshaven avec pour équipement seize Heinkel He-117.

-22. Marine Kampf Staffel : unité de lutte anti-sous-marine stationnée à Wesermunde avec pour équipement de douze Blohm & Voss Bv138 adaptés à cette mission

Le Kustenfliegergruppe dispose au total de six staffel et de 80 hydravions.

Pour couvrir les côtes de la mer Baltique, l’aéronavale allemande dispose des moyens regroupées au sein du Kriegsmarine FliegerKorps OstSee Kommando avec comme en mer du Nord des avions basés à terre et des hydravions basés à terre.

Le 1. Marineflieger Geschwader (puis KriegsmarineFliegerKorps-Geschwader ou KFK-Geschwader) est stationné sur la base aéronavale de Dantzig, une base aménagée entre 1941 et 1943. Cette unité dispose des unités suivantes :

-Une unité de reconnaissance maritime à long rayon d’action le 1. Kriegsmarine Fernaufklärungsgruppe équipé de vingt-quatre Heinkel He-179M,

-Deux unités de reconnaissance et d’observation maritime les 3. et 5. KFK-Aufklärungsgruppe regroupant un total de cinquante-quatre Focke-Wulf Fw-200 Neue Condor.

-Deux unités de bombardement-torpillage les 7. et 9. KFK-Kampfgruppe équipées chacune de quarante-huit Junkers Ju-188.

Le 1. KFK-Geschwader dispose donc de cinq gruppe et dix-sept staffel ainsi que de 174 appareils.

La base aéronavale de Dantzig se révélant saturée, une partie des moyens sont déployés à Rugen (7. KFK-Kampfgruppe) et à Memel (5. KFK-Aufklärungsgruppe), les autres unités restant à Dantzig.

L’OstSee Wasserflugzeug Geschwader (OWG) regroupe les hydravions embarqués et les hydravions basés à terre. Les hydravions embarqués sont au nombre de 48 (40 Arado Ar196 et 8 Arado Ar198) tandis que les hydravions basés à terre si l’on peut dire sont regroupés au sein des unités suivantes :

-11. Marine Aufklärung Staffel : unité de surveillance maritime stationnée à Rugen avec pour équipement douze Blohm & Voss Bv138

-13. Marine Aufklärung Staffel : unité de surveillance maritime stationnée à Memel avec pour équipement douze Blohm & Voss Bv138

-15. Marine Aufklärung Staffel : unité de surveillance maritime stationnée à Dievenow avec pour équipement douze Blohm & Voss Bv138

-17. Marine Kampf Staffel : unité de bombardement-torpillage stationnée à Dievenow en Poméranie avec pour équipement seize Heinkel He-117

Heinkel He-115

-19. Marine Kampf Staffel : unité de bombardement-torpillage stationnée à Rugen avec pour équipement seize Heinkel He-115.

-21. Marine Kampf Staffel : unité de lutte anti-sous-marine stationnée à Memel avec pour équipement de douze Blohm & Voss Bv138 adaptés à cette mission

L’OWG-Kustenflieggergruppe dispose au total de quatre-vingt hydravions chargés en temps de guerre de surveiller la Baltique, d’éclairer la flotte, d’attaquer la flotte ennemie, de mener des missions de mouillage de mines.

Luftwaffe

L’armée de l’air allemande à un rôle important à jouer. Même si le projet d’une opération aéroportée massive à été abandonnée au profit d’un assaut amphibie, la Luftwaffe doit engager d’importants moyens pour s’emparer de la maitrise de l’espace aérien et rendre la vie impossible aux troupes, aux aviations et aux marines ennemies.

Des bombardiers médians et lourds vont se lancer à l’assaut des aérodromes, des fortifications, des gardes de triage, des usines, des casernes, des postes de commandement le tout couvert par des chasseurs monomoteurs et bimoteurs, certains servant de chasseurs-bombardiers.

Des avions de reconnaissance sont rapidement déployés pour localiser l’arrivée des flottes alliées. Cette mission empiète sur les plates-bandes du KFK mais à part quelques récriminations et quelques critiques voilées, la coopération entre les deux rivaux est étonnamment bonne. Heureusement pour les alliés cela ne va pas durer.

Les moyens engagés sont issus des Luftflotte 1 (Berlin) et Luftflotte 2 (Braunschweig) qui s’occupent du nord et de l’est du Reich avec des escadres (Geschwader) de chasse, de bombardement et de reconnaissance, escadres regroupant un certain nombre de Gruppen eux mêmes divisés en Staffel (escadrilles).

Comme en septembre 1948 les Geschwader de chasse sont homogènes pour des raisons logistiques décision est prise d’engager en Norvège et au Danemark des Geschwader provisoires composés de gruppen venant des geschwader existants.

Cela avait certes l’avantage de créer des escadres sur mesure mais cela avait l’inconvénient de faire cohabiter des unités n’ayant pas l’habitude de combattre ensemble.

Visiblement ce choix controversé répondait surtout à la volonté d’offrir à un maximum de gruppen l’expérience du combat pour diffuser celle-ci à l’intérieur d’une armée de l’air jeune qui après une formidable expansion dans les années trente avait connu une sorte de glaciation liée à la Pax Armada et à la guerre civile allemande qui avait entrainé une série de purges au sein de la Luftwaffe.

Néanmoins décision sera prise à l’issue de la Campagne de Norvège (1948) de pérenniser ces Geschwader hétérogènes ce qui entrainera la dissolution de certains Geschwader ou leur réaffectation à d’autres missions.

L’échelon du Fliegerkorps sera également pérennisé, le «corps aérien» étant souvent activé pour une opération précise (par exemple pour l’opération MERKUR contre la Corse, les allemands déploieront un Fliegerkorps Korsika).

Avec le temps certains Fliegerkorps vont devenir permanents mais ceci est une autre histoire qui dépasse le cadre de ce tome.

Pour coordonner les opérations au dessus du Danemark et de la Norvège il était impossible de passer des geschwader aux Luftflotte. Voilà pourquoi dès le mois d’août dans le plus grand secret sont créés deux Corps Aériens ou Fliegerkorps, un pour les opérations au dessus du Danemark (X Fliegerkorps) et un autre pour les opérations au dessus de la Norvège (XI Fliegerkorps)

Ces corps aériens disposent d’une très large autonomie d’action pour mener leurs missions. Il y eut une tentative de placer sous leurs ordres les unités du KFK mais la marine allemande à refusé estimant que cela ferait trop pour les aviateurs.

Focke-Wulf Fw-190D

Le X Fliegerkorps comprend un Geschwader de chasse à trois Gruppen (un équipé de Messerschmitt Me-109, un équipé de Focke-Wulf Fw-190 et un équipé de Messerschmitt Me-110), un Geschwader de bombardement à trois Gruppen (deux équipés de Dornier Do-217 et un équipé de Junkers Ju-188) et un Kampfgruppen comprenant un Gruppen de reconnaissance (Focke-Wulf Fw-189) et un Gruppen de transport (Junkers Ju-52/3m).

Focke-Wulf Fw-189 en Finlande

Le XI Fliegerkorps comprend lui deux Geschwader de chasse à trois Gruppen chacun regroupant au total six Gruppen de chasse (trois de Messerschmitt Me-109, deux de Focke-Wulf Fw-190 et un de Me-110), un Geschwader de bombardement à trois Gruppen (trois Gruppen de Junkers Ju-188), un Geschwader de bombardement en piqué à trois Gruppen (trois Gruppen de Ju-87) et un Kampfgruppe disposant d’un groupe de reconnaissance volant sur Focke-Wulf Fw-189, un groupe d’observation sur Fieseler Fi-156 et un groupe de transport volant sur Junkers Ju-52.

Cela nous donne l’ordre de bataille suivant :

X Fliegerkorps (Fliegerkorps Danmark)

Jagdgeschwader 10 : I.Gruppe/Jdg-3 (1er groupe du JG-3) volant sur Messerschmitt Me-109, II.Gruppe/Jdg-51 (2ème groupe du JG-51) volant sur Focke-Wulf Fw-190 et IV.Gruppe/ZG-3 (4ème groupe de la 3ème escadrille de Zerstörer) volant sur Messerschmitt Me-110.

Messerschmitt Me-110

Kampfgeschwader 10 : I.Gruppe/KpfG-1 (1er groupe de la 1ère escadre de bombardement) volant sur Dornier Do-217, II.Gruppe/KpfG-4 (2ème groupe de la 4ème escadre de bombardement) volant également sur Dornier Do-217 et III.Gruppe/KpfG-76 (3ème groupe de la 76ème escadre de bombardement) volant sur Junkers Ju-188.

Kampfgruppen 10 : groupement temporaire regroupant sous son autorité l’Aufklärungruppe 132 disposant de Focke-Wulf Fw-189 et de Fieseler Fi-156 Storch et du 1er groupe de la 1ère escadre de transport (I.Gruppe/1.TransportGeschwader) volant sur Junkers Ju-52/3m.

XI Fliegerkorps (Fliegerkorps Norge)

Jagdgeschwader 11 : I.Gruppe/ZG-26 volant sur Messerschmitt Me-110, I.Gruppe/JdG-26 volant sur Messerschmitt Me-109 et I.Gruppe/JdG-27 volant lui aussi sur Messerschmitt Me-109

Jagdgeschwader 110 : III.Gruppe/JdG-54 volant sur Messerschmitt Me-109, I.Gruppe/JdG-2 volant sur Focke-Wulf Fw-190 et I.Gruppe/JdG-53 volant sur Focke-Wulf Fw-190

Kampfgeschwader 11 : I.Gruppe/KpfG-76 (Ju-188), II.Gruppe et II.Gruppe du Kampfgeschwader 3 (Junkers Ju-188)

Sturzkampfgeschwader 11 : I.Gruppe/SkpfG-1, II.Gruppe/SkpfG-2 et III.Gruppe/SkpfG-3 volant tous sur Junkers Ju-87.

Kampfgruppen11 : Aufklärunggruppe 121 volant sur Focke-Wulf Fw-189 et Aufklärunggruppe-123 volant sur Fieseler Fi-156, 2ème groupe de la 2ème escadre de transport (II.Gruppe/II.TransportGeschwader) volant sur Junkers Ju-52/3m.

Naturellement tous ces moyens ne sont pas immédiatement engagés notamment en raison de leur rayon d’action mais le contrôle rapidement des principaux aérodromes danois et norvégiens facilite grandement la tâche de la Luftwaffe.

Heer

Le corps expéditionnaire allemand envoyé pour l’opération WESERÜBUNG comprend cinq divisions d’infanterie, deux divisions d’infanterie de montagne, un groupement parachutiste de la 3. Fliegerdivision, un groupement blindé fournit par les 1. et 5. Panzerdivision. Des éléments d’artillerie et du génie sont également envoyées.

Ces moyens sont divisés en différentes forces portant des lettres de l’alphabet. Concernant la Norvège ce sont les moyens suivants qui sont engagés :

Panzer III Ausf G à canon de 50mm

La Force A est chargée de débarquer à Bergen. Elle comprend deux divisions d’infanterie (163 et 181.ID), deux bataillons de chars (un bataillon équipé de Panzer III à canon de 50mm et un bataillon équipé de Panzer IV à canon de 75mm fournis respectivement par les 1. et 5. Panzerdivision), une batterie antiaérienne équipée de canons de 20mm et une batterie antiaérienne équipée de canons de 37mm.

Panzer IV à canon de 75mm long

La Force B chargée de débarquer à Kristiansand comprend deux régiments d’infanterie de la 169.ID, un bataillon de Panzer III à canons de 50mm de la 1. PzD, une batterie de canons de 105mm, une batterie antichar équipée de canons de 50mm, une batterie antiaérienne équipée de canons de 20mm. A noter que le reste de la division d’infanterie est en alerte en Allemagne.

La Force C chargée de débarquer à Trondheim comprend une division d’infanterie la 196.ID, un régiment de montagne fournit par la 3. Gebirgsdivision, un bataillon de Panzer III à canons de 50mm de la 5. Panzerdivision et un bataillon de parachutistes fournit par la 3. Fliegerdivision.

Fallschirmjäger

La Force D chargée de prendre Bodo comprend un régiment de la 3ème division de montagne et un détachement motorisé comparable à un GRDI. Un régiment de la 5. LeichteDivision doit s’emparer des îles Lofoten.

La Force E chargée de s’emparer du port stratégique de Narvik comprend deux divisions d’infanterie (214.ID et 2. Gebirgsdivision), un bataillon de Panzer III à canons de 50mm et une compagnie de parachutistes de la 3. Fliegerdivision.

Ultérieurement d’autres unités vont être engagées, traversant le Danemark avant d’être transbordé par voie maritime en Norvège.

Outre le reliquat des unités déjà citées les allemands vont engager en Norvège deux divisions d’infanterie supplémentaires (25.ID 32.ID), des éléments d’artillerie et du génie. En ce qui concerne les Panzerdivisionen, si la 1. PzD conserve des éléments en Allemagne, la 5. PzD est entièrement engagée en Norvège.

Le Danemark justement l’Allemagne va engager le 31. ArmeeKorps (31ème Corps d’Armée) composé des unités terrestres suivantes :

-Deux divisions d’infanterie (4.ID et 8.ID)

-Un groupement blindé, le PanzerKampfGruppe Danmark fournit par la 3. Panzerdivision

-Un groupement parachutiste fournit par la 3. Fliegerdivision

-Des unités d’artillerie, du génie et de soutien