Italie (84) Regia Aeronautica (6)

Les avions de la Regia Aeronautica (3) : les avions d’attaque au sol

Avant-propos

Si durant le premier conflit mondial le bombardier et l’avion d’attaque étaient confondus (les bombardiers lourds étaient rarissimes) ce ne fût pas le cas dans les années vingt et trente.

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Italie (45) Aéronavale (3)

Bombardiers et Bombardiers-torpilleurs

Avant-propos

Localiser l’ennemi en mer c’est une bonne chose. L’attaquer c’est mieux ce qui explique que toutes les marines ou presque disposaient d’unités d’assaut aéromaritime, des unités chargées d’attaquer les navires ennemis en haute-mer en coopération, en coordination avec les croiseurs et les cuirassés.

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Italie (43) Aéronavale (1)

AERONAVALE

Avant-propos

L’arrivée du vecteur aérien à naturellement changé le cours de la guerre navale même si l’idée d’une guerre au delà de l’horizon sans que les navires ne s’aperçoivent était encore du domaine de la science-fiction pour les amiraux du début du XXème siècle.

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Allemagne (85) Armée de l’Air (18)

Ordre de bataille de la Luftwafe en septembre 1948

Etat-Major Général (OberKommando der Luftwafe OKL) : implanté à Berlin à proximité du ministère de l’Air (Reichluftministerium RLM)

Luftflotte 1 (Berlin)

Couvrant le nord et l’est de l’Allemagne, la 1ère flotte aérienne de la Luftwafe dispose des moyens suivants :

-Quatre Geschwader de chasse de jour, deux équipés de Me-109 et deux de Focke-Wulf Fw-190

-Deux Geschwader de chasse lourde équipés de Me-110

Les six Geschwader de chasse sont regroupés au sein de deux Fliegerkorps avec deux unités de monomoteurs et une unité de bimoteurs

-Quatre Geschwader de bombardement, deux équipées de Dornier Do-217 et deux équipées de Ju-88 et de Ju-188

-Deux Geschwader de bombardement en piqué équipées de Junkers Ju-87

Comme pour la chasse, les Geschwader de bombardement sont répartis en deux Fliegerkorps composé chacun d’un Geschwader de bombardement en piqué et de deux de bombardement horizontal.

-Une Geschwader de reconnaissance stratégique équipée de Dornier Do-217

-Un groupe indépendant de reconnaissance équipé de Focke-Wulf Fw-189 et

de Fieseler Fi-156 Storch

-Un Geschwader de transport équipé de Junkers Ju-90 (2/3) et de Junkers Ju-52/3m (1/3)

Ces unités restent indépendantes, dépendant directement de l’état-major de la Luftflotte 1

-Des unités de planeurs et d’écolage

Luftflotte 2 (Braunschweig)

Couvrant le nord-ouest de l’Allemagne, cette 2ème flotte aérienne dispose des moyens suivants :

-Six Geschwader de chasse jour, quatre équipées de Me-109 et deux équipées de Fw- 190 répartis en deux Fliegerkorps

-Deux Geschwader de chasse lourde équipés pour l’un de Me-110 et pour l’autre de Me-210 formant un Fliegerkorps

-Quatre Geschwader de bombardement, deux équipées de Heinkel He-111, un de

Dornier Do-217 et un équipé de Heinkel He-179, le tout formant un puissant Fliegerkorps

-Un Geschwader de bombardement en piqué équipé de Junkers Ju-87

-Deux Geschwader d’attaque au sol équipés pour de Focke-Wulf Fw-190D

Ces trois unités forment un Fliegerkorps

-Un groupe indépendant de reconnaissance équipé de Focke-Wulf Fw-189 et de

Fieseler Fi-156 Storch

-Un Geschwader spécial de transport équipé de Messerschmitt Me-323 Giant et de

de Focke-Wulf Fw-200 Condor

-Des unités de planeurs et d’écolage

Luftflotte 3 (Munich)

Cette troisième flotte aérienne couvre le sud-ouest de l’Allemagne et dispose des moyens suivants

-Quatre Geschwader de chasse équipées pour deux d’entre-eux de Me-109 et pour les

deux autres de Fw-190

-Un Geschwader de chasse lourde équipé de Messerschmitt Me-210

Si un Fliegerkorps ne dispose que de deux Geschwader de Me-109, le deuxième regroupe les Fw-190 et les Me-210.

-Deux Geschwader de bombardement équipées de Junkers Ju-88/188 formant un

Fliegerkorps

-Un Geschwader de bombardement en piqué équipé de Junkers Ju-87

-Deux Geschwader d’attaque au sol, un équipé de Fw-190D et un équipé de Henschel

Hs-129

Les Geschwader de bombardement en piqué et d’attaque au sol sont regroupés au sein d’un

Fliegerkorps

-Un Geschwader de reconnaissance tactique équipé de Junkers Ju-188

-Un groupe indépendant de reconnaissance équipé de Focke-Wulf Fw-189 et de

Fieseler Fi-156 Storch

-Une escadre de transport équipé de Junkers Ju-90 (½) et de Junkers Ju-52/3m (½).

-Des unités de planeurs et d’écolage

Luftflotte 4 (Vienne)

Cette 4ème flotte aérienne qui couvre le sud-est de l’Allemagne dispose des moyens suivants :

-Deux Geschwader de chasse, un équipé de Me-109 et le second de Fw-190

-Un Geschwader de chasse lourde équipé de Me-410

Ces trois escadres forment un Fliegerkorps

-Deux Geschwader de bombardement horizontal, un équipé de Heinkel He-179 et un

second équipé de Dornier Do-217

-Un Geschwader de bombardement en piqué équipé de Junkers Ju-87

Ces trois escadres forment un Fliegerkorps

-Un groupe de reconnaissance tactique équipé de Focke-Wulf Fw-189 et de

Fieseler Fi-156 Storh

-Des unités de planeurs et d’écolages

FallschirmjägerKorps

-3rd FliegerDivision

-5th FliegerDivision

-7th FliegerDivision

Allemagne (74) Armée de l’Air (7)

Junkers Ju-87

Junkers Ju-87B en formation au dessus de la Pologne

Junkers Ju-87B en formation au dessus de la Pologne

Si le bombardement horizontal est adapté au traitement des cibles larges et étendues, il l’est beaucoup moins pour des cibles de taille réduite comme les batteries d’artillerie ou les navires de guerre.

Voilà pourquoi les premières expérimentations de bombardement en piqué furent menés par les pays développant une aéronavale, les Etats-Unis et le Japon faisant figure de pionniers.

L’Allemagne qui avait développé une aviation d’assaut à la fin du premier conflit mondial comprend l’intérêt du bombardement en piqué pour l’appui-rapproché des troupes au sol.

Après le Sofort-programme (programme d’urgence) qui avait donné naissance au Hs123, un nouveau programme est lancé en janvier 1935.

Ce Sturzbomber-Programm est censé être une compétition ouverte entre Junkers, Arado, Heinkel et la Hamburger Flugzeugbau mais en réalité, les demandes ont été littéralement calquées sur le projet de Junkers.

Heinkel He-118

Heinkel He-118

Le futur Junkers Ju-87 s’oppose à l’Arado Ar81 _seul biplan de la compétition_ , au Heinkel He118 _un monoplan conventionnel_ et le Blohm & Voss (Hamburger Flugzeugbau) Ha137 qui reprenait la même configuration en aile en W que le futur Stuka.

Le Junkers Ju-87 effectue son premier vol le 17 septembre 1935 mais est perdu le 21 janvier 1936 entrainant la mort du pilote et de son observateur. C’est le second prototype qui effectue son premier vol en mars 1936 qui prend le relais et qui affronte en finale le Heinkel He118 et l’emporte.

Après un troisième prototype qui décolle en novembre 1936, la production en série est lancée avec d’abord dix appareils de pré-production suivis des appareils de série qui entrèrent en service en 1937.

Comme le Hs123, le Ju-87 est testé lors de la guerre d’Espagne, une poignée d’appareils y étant envoyés pour être évalués et pour affiner les tactiques de mise en œuvre.

La carrière du Ju-87A est courte, ses performances étant fort modestes en raison d’un aérodynamisme douteux. Il est rapidement remplacé par le Ju-87B aisément identifiable par un train d’atterrissage fixe redessiné pour améliorer l’aérodynamisme.

En septembre 1939, quatre escadres de bombardement en piqué équipées de Junkers Ju-87A et B sont en service au sein de la Luftwafe avec 366 exemplaires en service. 31 exemplaires sont perdus durant le conflit.

Junkers Ju-87 "Caësar" les ailes repliées

Junkers Ju-87 « Caësar » les ailes repliées

Au printemps 1940, les derniers Ju-87A sont remplacés par les premiers “Dora”, le Ju-87D (le -C désignant la variante embarquée du Stuka), une version améliorée avec un armement défensif renforcé (quatre mitrailleuses dans les ailes et deux mitrailleuses dans le poste arrière), une meilleure protection de l’équipage.

Chaine de montage du Junkers Ju-87 "Dora"

Chaine de montage du Junkers Ju-87 « Dora »

En septembre 1948, deux escadres sont équipées de Ju-87D, une de Ju-87B et la quatrième de Ju-87R, une version à long rayon d’action.

Les Ju-87A et B retirés du service furent revendus à la Hongrie et au Japon (ce dernier pays pour l’évaluation), l’Italie commandant également des Ju-87B.

La production du Junkers Ju-87 continue dans sa version R ainsi que dans une variante embarquée du modèle R.

Le Ju-87G est une variante destinée à l’exportation mais qui ne connu pas de succès, le Ju-87H une version d’entrainement qui elle à été produite en petit nombre.

Junkers Ju-87B-2

Caracteristiques Techniques du Junkers Ju-87D

Type : bombardier en piqué biplace

Masse à vide équipé 3900kg maximale au décollage 6600kg

Dimensions : envergure 13.80m longueur 11.50m hauteur 3.90m

Motorisation : un moteur en ligne Junkers Jumo 211J-1 de 1400ch

Performances : vitesse maximale 410 km/h à 3840m vitesse de croisière 320 km/h à 5090m Distance franchissable 1535km Plafond pratique 7290m

Armement : quatre mitrailleuses MG-81 de 7.92mm avec 800 coups chacun et deux mitrailleuses MG-81Z en affût double en poste arrière avec 2000 cartouches 1800kg de bombes sous le fuselage et les ailes

Allemagne (73) Armée de l’Air (6)

Les avions en service (2) avions d’assaut et bombardiers en piqué

Bombardement horizontal ou Bombardement en piqué

Le premier rôle de l’avion fût d’observer les mouvements de l’ennemi pour renseigner l’état-major et lui permettre de prendre les meilleures décisions.

Rapidement pour ne pas dire immédiatement, les avions d’observation furent chassés par leurs congénères ou par des avions conçus pour ce rôle les chasseurs. Un fait en entrainant un autre, les premiers bombardements furent menés à l’aide de grenades ou d’obus d’artillerie modifiés. Les bombardiers étaient nés.

Dans ce dernier domaine, les premiers raids de bombardement furent menés par des avions attaquant à l’horizontal ce qui n’était pas toujours la meilleure façon de viser avec précision. D’où l’idée d’un mode d’attaque permettant de viser avec précision, c’est l’acte de naissance du bombardement en piqué.

Ce mode d’attaque fût plébiscité en Allemagne pour l’appui-rapproché des troupes au sol mais ne connu ailleurs q’un succès partiel, la France s’y ralliant tardivement (à l’exception de la marine), la Grande-Bretagne et les Etats-Unis y restant imperméables du moins pour leurs armées de l’Air.

Au final pour l’appui au sol, la Luftwafe allait utiliser des bombardiers en piqué (Henschel Hs-123 et Junkers Ju-87) mais également des avions d’assaut, un “classique” comme le Junkers Ju-88 et son dérivé le Ju-188 et un plus hétérodoxe, le Henschel Hs-129, un avion blindé qui reçu le surnom de “Panzer volant”.

Henschel Hs-123

Henschel Hs-123

Henschel Hs-123

A l’origine du “Ein-Zvei-Drei” (123) figure une demande de la future Luftwafe pour un bombardier en piqué capable de mener des missions de chasse.

La firme Henschel était un nouveau venu dans le domaine de la construction aéronautique, étant opposé au Fieseler Fi-98. Le premier prototype effectue son premier vol le 1er avril 1935 suivit de deux autres prototypes.

Le Fieseler Fi98, le concurrent malheureux du "Ein Zvei Drei"

Le Fieseler Fi98, le concurrent malheureux du « Ein Zvei Drei »

L’appareil était un biplan solidement construit avec un train d’atterrissage fixe lui donnèrent une allure désuète ce qui ne préjugeait pas de son efficacité. Deux prototypes sont perdus au cours d’une mise au point difficile, le quatrième prototype intégrant les modifications qui en firent un appareil opérationnellement utilisable.

Il remplace le Heinkel He-50, un bombardier en piqué mis au point à l’origine pour la marine impériale japonaise et livré à 78 exemplaires à la Luftwafe pour entrainer les équipages destinés aux unités de bombardement en piqué.

Le Henschel Hs-123 était lui même un appareil intérimaire en attendant que le Junkers Ju-87, le célèbre Stuka entre en service, le premier vol ayant été effectué le 17 septembre 1935.

250 exemplaires furent produits jusqu’en octobre 1938 quand la production fût définitivement stoppée.

L’appareil participera à la guerre d’Espagne au sein de la Légion Condor mais au moment de la guerre de Pologne, la quasi-totalité des unités de bombardement en piqué ayant reçu les différentes versions du Junkers Ju-87.

Néanmoins une unité temporaire, le Fliegergeschwader 150 fût créé avec des Henschel Hs-123 et des Heinkel He-51 comme une force d’appui, étant utilisée au dessus de la Pologne en renfort des unités de Ju-87. Le Hs-123 utilisa ainsi son moteur au bruit terrifiant pour effrayer les unités hippomobiles polonaises.

Le Fliegergeschwader 150 est dissous au printemps 1940, les Heinkel He-51 sont ferraillés mais les Henschel Hs-123 sont utilisés pour l’instruction des pilotes et des mitrailleurs de Stuka, certains appareils étant revendus à l’Espagne et à la Chine, ces deux pays possédant déjà des “Ein-Zwei-Drei” en petit nombre.

Quand éclate le second conflit mondial, une poignée de Henschel Hs-123 sont encore utilisés pour l’écolage, l’entrainement au bombardement en piqué et le remorquage de cibles.

Henschel Hs123 3

Caracteristiques Techniques du Henschel Hs-123

Type : bombardier en piqué monoplace

Masse : à vide 1500kg en charge 2215kg

Dimensions : longueur 8.33m envergure 10.50m hauteur 3.20m

Motorisation : un moteur radial 9 cylindres BMW 132 de 880ch

Performances : vitesse maximale 314 km/h à 1200m distance franchissable 480km (860km avec des réservoirs supplémentaires) plafond opérationnel 9000m

Armement : deux mitrailleuses MG-17 avec 400 coups chacun, jusqu’à 450kg de bombes (généralement une de 250kg sous le fuselage et quatre de 50kg sous les ailes)

Allemagne (68) Armée de l’Air (1)

LUFTWAFE

Historique

Durant le premier conflit mondial, comme les autres armées, l’Allemagne impériale utilise les moyens aériens non pas dans une unique force mais dispersés entre l’armée de terre et la marine. Ces forces sont démantelées en mai 1920, privant l’Allemagne de forces aériennes et ce jusqu’au 26 février 1935 date officielle de la création de la Luftwafe.

Cette interdiction est contourné par différents subterfuges comme la pratique du vol sur des appareils légers ou le vol commercial au sein de la Lufthansa. En 1924, un centre de vol clandestin est établit à Lipetsk pour permettre à l’Allemagne et à l’URSS de se former à l’aviation de combat. Ce centre est fermé en 1933.

Dès l’arrivée au pouvoir des nazis, les étapes de la reconstitution d’une force aérienne indépendante sont mises en place notamment la création du Ministère de l’Air (Reichsluftfahrtministerium) en avril 1933, ministère chargé notamment de planifier les constructions et de tester les nouveaux appareils à Rechlin.

Au mois de mai, les différentes organisations paramilitaires d’aviation sont placées sous l’autorité du RLM. Nombre des membres de la Luftwafe étant membres du parti, le caractère national-socialiste de l’armée de l’air allemande était nettement plus prononcée que les autres branches des forces armées allemandes.

Sur le plan de l’équipement, l’Allemagne étudia sérieusement la mise sur pied d’une force de bombardement stratégique mais le manque de temps et d’expérience ainsi que le coût la fit reporter à une date ultérieure, la Luftwafe privilégiant la constitution d’une puissante force de bombardement tactique pour appuyer les futures offensives de l’armée de terre. De plus, les allemands craignant qu’une stratégie de terreur entraineraient des représailles britanniques et françaises.

Si les bombardiers en piqué étaient chargés de l’appui-direct aux troupes au sol en neutralisant blockhaus et positions d’artillerie, les bombardiers légers et médians pouvaient mener des missions d’interdiction qui ne concernent pas le champ de bataille stricto-sensu.

Il faut rappeler qu’en septembre 1939, la France et la Grande-Bretagne ne sont pas mieux lotis dans ce domaine notamment la France dont l’aviation de bombardement est dans un état de faiblesse préoccupant.

En résumé, la Luftwafe en 1939 est une force aérienne tactique, taillée pour l’ouest du continent européen mais qui aurait du mal à affronter une puissance maritime comme l’Angleterre (le rayon d’action des bombardiers allemands imposant un départ de Belgique, des Pays-Bas et de France) ou d’une puissance continentale comme l’URSS qui pouvait compter sur sa profondeur stratégique pour épuiser l’envahisseur allemand.

Quand la guerre de Pologne éclate, la force aérienne allemande dispose des moyens suivants :

Messerschmitt Me-109E du JG-51

Messerschmitt Me-109E du JG-51

-Neuf escadres de chasse (Jagdgeschwader) équipées de Messerschmitt Bf109

-Quatre escadres de chasse lourde (Zerstörergeschwader) équipées de Messerschmitt Bf110

-Onze escadres de bombardement équipées de Heinkel He111 (six), de DornierDo17 (cinq) alors que le Junkers Ju-88A commence à faire son apparition.

Junkers Ju-87B en formation au dessus de la Pologne en 1939

Junkers Ju-87B en formation au dessus de la Pologne en 1939

-Quatre escadres de bombardement en piqué (Sturzkampfgeschwader) équipées de Junkers Ju-87 et de Henschel Hs-123.

Cela nous donne une force composée de 4201 avions, 1191 bombardiers, 361 bombardiers en piqué, 788 chasseurs monomoteurs, 431 chasseurs bimoteurs et 488 avions de transports soit au moins sur le papier, une force puissante.

La guerre de Pologne voit la Luftwafe écraser rapidement l’aviation polonaise, la maitrise totale du ciel favorisant la progression des divisions de Panzer qui n’avaient plus à craindre l’intervention des chasseurs et bombardiers polonais.

Durant la période de Pax Armada, la Luftwafe va continuer sa croissance. Le nombre de grandes unités va augmenter, des escadres de bombardiers stratégiques sont mises sur pied avec enfin un bombardier lourd efficace (le Heinkel He-179), des appareils plus modernes comme le Focke-Wulf Fw-190 est mis en service.

Quand le second conflit mondial éclate, la Luftwafe n’à rien à envier en terme de puissance à l’armée de l’air et à la Royal Air Force (RAF). Les appareils sont modernes, les équipages bien entrainés mais comme le veut l’adage, seul le combat révèle vraiment la valeur des hommes et des machines.

Comme l’armée de l’air, la Luftwafe connait une croissance de ses moyens avec en septembre 1948 les grandes unités suivantes :

-Seize escadres de chasse de jour, neuf équipées de Me-109 et sept de Focke-Wulf Fw- 190

Messerschmitt Bf 110

Messerschmitt Bf 110

-Six escadres de chasse lourdes avec trois équipées de Me-110, une équipée de Me- 210 et deux équipées du Me-410 _version améliorée du précédent_

-Douze escadres de bombardement, deux équipées de bombardiers lourds (Heinkel He-179 et une poignée de Focke-Wulf Ta-400), deux équipées de Heinkel He-111, quatre équipées de Dornier Do-217 et quatre équipées de Junkers Ju-88/Ju-188.

Heinkel He-111

Heinkel He-111

-Quatre escadres de bombardement en piqué équipées de Junkers Ju-87

-Quatre escadres d’attaque au sol équipées de Focke-Wulf Fw-190 (trois) et de Henschel Hs-129 (une)

-Une escadre de reconnaissance tactique équipée de Junkers Ju-188

-Une escadre de reconnaissance stratégique équipée de Dornier Do-217P

-Quatre groupes indépendants de reconnaissance équipés de Focke-Wulf Fw-189 et de Fieseler Fi-156 Storch

-Deux escadres de transport équipées de Junkers Ju-52 et de Junkers Ju-90

Junkers Ju-90

Junkers Ju-90

-Une escadre spéciale équipée d’avions géants Messerschmitt Me-323 et de Focke- Wulf Fw-200

-Des unités de planeurs et d’écolage

La Luftwafe aligne un total de 41 escadres soit approximativement 3690 appareils de première ligne

Organisation

 Reichsmarschall von Greim

Reichsmarschall von Greim

-Etat-major implanté en plein cœur de Berlin. Il est placé sous l’autorité de Goering puis après son élimination politique puis physique sous l’autorité du Reichsmarschall von Greim.

A la différence du gros Herman, il n’est que commandant en chef de la Luftwafe à la tête de l’OberKommando der Luftwafe (OKL), le poste de ministre de l’Air étant dissocié du poste de commandant en chef de la Luftwaffe.

-Le poste de chef d’état-major est occupé par le GeneralOberst Jeschonnek puis à partir de septembre 1946 par le GeneralOberst von Rchitoffen, cousin du célèbre as du premier conflit mondial.

-Les plus grandes unités de la Luftwaffe sont les flottes aériennes ou Luflotten, quatre existant avant le conflit, chacune couvrant un quart du territoire allemand. Il est prévu la création de Luffloten «expéditionnaires» pour une opération spécifique.

-La Luftflotte 1 couvre le nord et l’est de l’Allemagne depuis son état-major implanté à Berlin. La Luftflotte 2 depuis Braunschweig couvre le nord-ouest de l’Allemagne alors que la Luftflotte 3 depuis Munich s’occupe du sud-ouest de l’Allemagne. La Luftflotte 4 dont l’état-major est implanté à Vienne couvre le sud-Est de l’Allemagne.

-Ces flottes aériennes sont à la fois des entités opérationnelles chargées d’exécuter des opérations mais également d’assurer l’entrainement et la formation des nouveaux pilotes. L’organisation est donc différente par rapport à la France où il existe deux chaines de commandement distinctes.

-Pour la gestion administrative, la zone de responsabilité des Luflotten est divisée en Luftgaue alors que la gestion opérationnelle est assurée par des Fliegerkorps. Ces entités dont la composition peut évoluer portent des chiffres romains.

-Chaque Luflotte à sous son autorité via les Fliegerkorps un certain nombre d’unités, des divisions ou des corps, chaque division ou chaque corps disposant de Geschwader (escadres) et parfois des unités plus petites, des groupes (Gruppen) et des escadrilles (Staffeln).

La numérotation est semblable à celle de l’armée de l’air française. Par exemple le 1er groupe de la 1ère escadre de chasse est le I./JG.1.

-Une escadre (Geschwader) aligne en moyenne 80 à 90 avions

-Les Geschwader sont spécialisées dans la chasse (monomoteurs ou bimoteurs), dans le bombardement en piqué, l’appui tactique, la reconnaissance tactique, le bombardement moyen, le bombardement lourd et le transport.

-Voici la liste des différents types d’escadres :

-Jagdgeschwader (chasse)

-Zerstörergeschwader (chasse lourde)

-KampfGeschwader (bombardement)

-SchnellKampfGeschwader (bombardement rapide)

-Sturzkampfgeschwader (bombardement en piqué)

-Schlachtgeschwader (attaque au sol)

-Transportgeschwader (transports)

-Lehrgeschwader (entrainement avancé)

-Kampfschulgeschwader (école d’entrainement au bombardement)

-Luftlandegeschwader (planeurs)

-Un temps la Luftwafe contrôle l’aviation maritime basée à terre mais après 1945, la Kriegsmarine reprend le contrôle de ses unités d’avions et d’hydravions basées à terre.

-Chaque escadre dispose de quatre groupes de trois staffel de douze appareils soit en théorie 144 appareils.

-La Luftwafe à également sous son autorité une défense antiaérienne destinée à la défense du territoire, des bataillons légers, mixtes et lourds accompagnés d’unités de projecteurs.

-Des unités sont fixes ou mobiles avec notamment des trains antiaériens. Les bataillons sont regroupés en régiments eux mêmes regroupés en brigades, brigades étant regroupés en corps antiaériens.

-On trouve également des unités parachutistes. A la différence de beaucoup de pays, l’Allemagne à confier la création des unités parachutistes à son armée de l’air et non à son armée de terre.